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Du sur mesure - Ft William Fleury

 
Dim 6 Fév 2022 - 21:15 Message

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Du sur mesure

William Fleury


Cela fait bientôt plus de quatre mois que le spectacle de la Sylphide est terminé. Que cela passe vite quand j’y pense. N’allez pas croire que je chôme depuis. Evidement que non. Il y a déjà un nouveau ballet en préparation dans lequel j’aurai le principal rôle. Et quel rôle ! Celui de Gisèle. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de Giselle, en quelques mots : c’est une jeune paysanne, amoureuse d’Albrecht, qui lui a juré fidélité alors que celui-ci est un duc fiancé à une fille d’un autre duc. En l’apprenant, Giselle en perd la raison et s’effondre sans vie. Venus se recueillir le soir sur la tombe de Giselle, Albrecht est la proie des wilis et de leur reine, l’implacable Myrtha, qui le condamne à danser jusqu’à la mort. Sortant de sa tombe, Giselle, nouvelle wili, tente en vain d’intervenir. Albrecht ne sera sauvé que par les premières lueurs de l’aube qui font rentrer les wilis dans leurs tombes.

L’amour qui survit après la mort, c’est un message fort. Mais rassurez-vous je n’ai nullement envie de mourir même si j’avoue que les dangers ne manquent pas à Star City.

Il est prévu que la première représentation aurait lieu le samedi 5 mars. En gros, il ne reste donc plus qu’un mois. Et croyez-moi ce n’est pas si large que cela. Les répétitions vont bon train. Le chorégraphe ne me lâche pas et supporte de moins en moins mes petites absences impromptues, lorsque les Veilleurs ont besoin d’aide. Et à Star City, les mésaventures et les dangers ne manquent pas. Je peux même dire qu’il n’y a aucun répit. Il faut toujours rester vigilant.

Donc on est tous tendu pour respecter le planning très juste. Un moindre petit grain de sable dans la mécanique pourrait tout compromettre. Et évidemment cela arrive toujours quand il ne faut pas. Notre couturier principal a un accident de voiture, heureusement non mortel mais suffisamment grave pour qu’il soit en arrêt maladie pour une quinzaine de jours. Donc la cata ! Il est déjà question de repousser le spectacle. Et je ne m’y fais pas encore à cette idée. Ce n’est pas mon genre de renoncer aussi facilement. Je veux remettre mes chaussons sur le parquet de la scène ! A Star City, il y a forcément des gens capables dans le domaine de la couture, surtout qu’ils ne seront pas seuls car il y a encore des assistants opérationnels à l’opéra. Il faut juste un chef d’orchestre pour le choix des tissus et à aider à faire du sur mesure.

Surfant sur le net, j’ai repéré quelques boutiques, qui proposent du sur mesure en vêtement. Et j’ai décidé de retenir une boutique située à Little Italy. Mon correspondant est un certain William Fleury. Il m’a fait une bonne impression au téléphone. Je lui ai donné rendez-vous à l’Opéra à midi pile, soit un vingt avant la fin des répétitions matinales. J’espère qu’il sera à l’heure, premier signe pour apprécier le sérieux. Je ne traîne donc pas dans la salle de danse filant direct prendre une douche illico presto. Mais bon, coquette un jour coquette toujours ! Je prends tout de même un peu de temps pour bien m’apprêter. Du coup j’arrive cinq minutes en retard. Mon rendez-vous doit m’attendre dans un salon qui sert généralement de réception. Je vois en effet un immense gaillard, sapé avec une grande classe, en train de patienter.

- M. FLeury ? Elena Clarke, enchantée de faire votre connaissance...Désolée pour ce léger retard. J'étais en pleine répétition.


@William Fleury






 
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Dim 6 Fév 2022 - 22:28 Message

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Savoir saisir les opportunités était tout un art que seuls les plus malins et ambitieux maîtrisaient à la perfection. Dans un monde comme celui de la couture et de la grande mesure, il s'agissait de qualités importantes qui pouvaient propulser une carrière vers les sommets. Alors quand on lui proposa de travailler pour l'opéra en remplacement du malheureux couturier accidenté, William accepta sans hésitation aucune. La notoriété de sa petite boutique pouvait tout simplement grimper en flèche en cas de réussite sur ce projet, d'autant plus que le natif de Liverpool se sentait très honoré de participer à l'élaboration des costumes pour un ballet mettant en scène quelques unes des plus grandes étoiles de ces dernières années.

Ce jour-là, il s'était apprêté comme à l'accoutumé. L'avantage de porter le costume quotidiennement était que lors des jours un peu spéciaux comme celui-ci, William n'avait aucun effort à faire si ce n'était être lui-même, tout simplement. Vérifiant le nœud du ruban en grenadine de soie bordeaux, il repassa une à une les règles de bienséances qu'il incombait de suivre lors d'une rencontre professionnelle. Un dernier ajustement de son trois pièces en flanelle grise et la voilà en train de se saisir de son pardessus et d'un parapluie, puis il ramassa une mallette contenant les échantillons de tissus qu'il avait préparé la veille au soir. L'horloge de la boutique indiquait qu'il était temps de partir. Le tailleur ferma la devanture et laissa un petit panneau sur la porte, indiquant à ses clients une fermeture temporaire. Le temps d'appeler un taxi et la voilà déjà en route pour l'Opéra.

Aussi étrange que cela pouvait paraître pour un grand amateur de musique et danse classique, William n'avait encore jamais eu l'occasion de se rendre à l'Opéra pour assister à une représentation. Sa double vie empiétait énormément sur son temps de loisir, consacré au repos et à la récupération des nuits d'insomnie. Il s'agissait là d'une grande première, et pas n'importe laquelle.

Arrivé sur place avec une avance de dix minutes, le tailleur se présenta au réceptionniste qui le fit attendre en lui désignant la salle à cet effet d'un geste de la main. William eut juste assez de temps pour répondre à quelques demandes de clients sur sa messagerie professionnelle. Ces derniers n'étaient pas nombreux, mais suffisamment exigeants et connaisseurs pour donner du travail à celui qui s'était installé en ville deux ans auparavant. Quand celle qui l'avait contacté se présenta, avec quelques minutes de retard remarqua-t-il, le franco-britannique se leva et la salua poliment avec son fort accent de Liverpool.

- Tout le plaisir est pour moi Mlle. Clarke. Je vous en prie, ce n'est pas bien grave, l'art passe avant tout.
Il lui offrit un sourire chaleureux rempli de sincérité, la même qui infusait dans ses grands yeux bleus.
- Je tiens à vous dire que c'est un immense plaisir de pouvoir travailler avec des talents comme le vôtre, cela change un peu des habitudes à la boutique.

D'autant plus que ces dernières semaines, il avait plus passé ses journées à ranger et confectionner quelques pièces, plutôt qu'à conseiller des clients aussi rares qu'une journée sans dangers à Star City.
- J'ai amené avec moi un grand nombre d'échantillons de tissus, néanmoins je dois savoir en premier lieu si votre costumier a déjà commencé à travailler sur certaines pièces. Je pourrai ainsi voir ce qu'il cherchait à faire et m'aligner sur son style. Cela nous évitera de perdre du temps dans la confection d'une garde-robe complète, d'autant plus que nous manquons de temps si j'ai bien compris.
 
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Lun 7 Fév 2022 - 11:53 Message

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Un grand sourire illumine mon visage pour accueillir ce grand gaillard. Je devrais dire même immense. Il pourrait sans problème jouer dans l’équipe de Star Blades, nos champions Basket Ball. D’ailleurs, il y joue peut être ! Comme mon petit ami Andrew est un fan de l’équipe féminine Liberty Stars, je me suis penchée sur ce sport, autrefois totalement méconnu. Pour Noël, je lui avais fait la surprise d’obtenir un ballon signé par toutes les joueuses. Enfin bref, revenons à nos moutons. Quoique maintenant que j’y pense sa grandeur explique peut être pourquoi il fait ce métier. Il aurait trop galéré pour trouver des vêtements à sa taille, alors quoi de mieux que d’être maintenant servi par soi-même.

- Monsieur Fleury, d’ailleurs pour faire simple je vous propose que vous m’appeliez Elena et moi William. Si je puis me permettre, votre cravate avec cette couleur grenadine est de très bon goût. Il est plutôt rare que les hommes osent de telles couleurs.

Ce compliment révèle ma spontanéité et ma facilité à complimenter. Je suis comme cela. C’est loin d’être la flatterie. Peut être un peu de séduction. C’est vrai que j’aime bien séduire, en tout honneur bien sûr car mon cœur est déjà pris.

- Je disais : merci d’avoir répondu aussi vite à ma demande. Dans un mois, la première de Gisèle, le ballet, sera lancée. Comme vous le savez notre chef costumier a eu malheureusement un accident. Je comprends bien que cela change des habitudes de la boutique mais du coup vous pouvez m’assurer que vous serez à la hauteur du défi ?

Il en va de sa réputation et celle de l’opéra. J’essaie de me rassurer en découvrant qu’il n’est pas venu les mains vides. Une belle initiative que celle d’avoir apporté des échantillons de tissus

- Ce que vous devez bien assimiler voire imprégner c’est que les costumes ne doivent pas être que beaux. Ils doivent faire corps avec les danseurs pour ne pas ombrager ou gêner leur mouvement. Etes vous déjà venu à l’Opéra ? Car je vous propose de le visiter pour vous familiariser avec l’endroit. C’est tout de même un lieu assez magique. Nous irons au passage voir la salle où sont rangés et confectionnés les costumes, ce qui vous permettra d’apprécier l’avancement. Je pense qu’il serait opportun également que vous preniez connaissance de l’histoire du Ballet. Je pourrai organiser par la suite un rendez-vous avec le chorégraphe. Si vous avez des questions, il ne faut pas hésiter à les poser. Je suis ici pour cela.
 
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Lun 7 Fév 2022 - 22:57 Message

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William esquissa un sourire en coin au compliment, loin d'être gêné il avait cependant d'autres affaires à penser à la place de la réception de sa belle cravate en grenadine de soie. Le défi qui l'attendait était de taille, et son esprit était déjà en train de réfléchir à ce qui allait suivre, à prévoir le moindre problème. Comme pour répondre davantage à la remarque, le tailleur réajusta le nœud du ruban.

- C'est une question que l'on me pose bien souvent, et à laquelle je réponds toujours ainsi : si je n'étais pas à la hauteur, je n'aurais pas choisi de faire de l'art tailleur mon métier. Je relèverai le défi quoiqu'il arrive, vous avez ma parole.

Il se dégageait de lui une confiance et un flegme tout britannique. Il s'agissait assurément d'une épreuve quelque peu atypique, mais il se savait capable de mener le projet à bien. Le moindre qu'il pût dire, c'était qu'Elena était très investie dans les préparatifs du spectacle. William aurait en premier imaginé le directeur ou le chorégraphe prendre ce genre d'initiatives, d'autant plus que les danseuses et danseurs avaient déjà énormément de choses à gérer entre les entraînements, les répétitions et la gestion du stress : ce monde n'était pas toujours reconnu comme le plus bienveillant, notamment à cause des exigences qui pesaient sur les artistes.

- C'est une réflexion que je me suis faite sur la route de l'Opéra. J'ai déjà quelques idées pour faire avec ces différents paramètres, mais j'attends de voir ce qui a déjà été préparé avant ma venue.

William n'en fit aucune mention, mais il avait déjà intégré cette problématique de l'esthétisme et du besoin de mouvement lorsqu'il avait confectionné le costume du Hussard. Les différentes pièces répliquaient des tenues du XIXe siècle, mais ces dernières n'étaient guère pratiques pour une utilisation autre que l'apparat et le combat à cheval, sabre à la main. Il avait adapté la tenue aux contraintes du combat au corps à corps, de son art martial et de ses diverses tactiques d'approche. Avec un peu d'ingéniosité et de savoir-faire il pouvait très largement produire un résultat similaire sans pour autant utiliser de matière aussi avancée que celle qui le protégeait lors de ses escapades nocturnes.

- Je me disais justement que je n'avais encore jamais eu l'occasion de venir ici. J'ai un emploi du temps assez chargé et je m'occupe seul de gérer la boutique à toute heure de la journée, ce qui laisse peu de place pour le divertissement. J'en suis le premier déçu. Néanmoins je serais ravi que vous me fassiez visiter.

Il sourit avec bienveillance. Le changement de cadre lui faisait du bien, la boutique et son appartement faisaient partie de la routine, au même niveau que les planques de criminelles et les nuits à traquer du vent.

- Il serait en effet judicieux que je m'entretienne avec le chorégraphe, il a très certainement des exigences que je dois prendre en compte lors de la confection des tenues.

Il pensait à la patte du costumier attitré, était-elle différente de la sienne ? Il pouvait y avoir des incompatibilités qu'il allait devoir régler avant même de se lancer entièrement dans le travail.

- Combien êtes-vous au total ? Si je peux avoir un ordre d'idée du nombre de personnes à habiller, ainsi que la proportion d'hommes et femmes, je serai en mesure de m'organiser efficacement pour la suite. J'aurais également besoin d'avoir une vie d'ensemble des danseurs, afin de déterminer des standards que je pourrai plus facilement retoucher et adapter à chacun.

William était pragmatique. Il avait besoin de toutes les données nécessaires pour réaliser un travail aussi colossal. Rien ne devait être fait au hasard et chaque détail comptait, chaque instant était précieux.
 
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Mar 8 Fév 2022 - 9:56 Message

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Je suis rassurée en écoutant la détermination que William exprime. Certes, ce ne sont que des mots ou des paroles mais l’intonation de sa voix et sa gestuelle corporelle viennent les appuyer. Je pars donc du postulat que je peux lui faire confiance. De toute façon, ai-je vraiment le choix maintenant ?
.
- C’est bien dommage que vous n’ayez pas trouvé le temps de venir au moins une fois à l’opéra. Après je comprends qu’avec le travail c’est toujours assez compliqué de se trouver du temps libre à se consacrer juste pour soi et pour ceux qu’on aime. Peut être que vous venez seulement de vous installer sur Star City ? J’ai remarqué que vous avez un petit accent, bien qu’il soit beaucoup moins prononcé que mon accent russe. Et encore là je fais un effort ! C’est un accent de quelle provenance ?

D’un signe de main, je l’invite à me suivre. Je m’improvise guide de l’opéra tout en répondant à ses questions. Je commence par la salle de spectacle prestigieuse et les espaces publics (grand foyer, rotonde des abonnés, salons), puis je l’emmène dans les coulisses pour terminer dans une grande salle qui est l’atelier des costumes. On dirait une ruche composée d’une dizaine de personnes qui s’apprêtent avec des fils et des aiguilles à coudre et à rabibocher. Les têtes se tournent pour nous regarder. Un sourire de bienvenue accueille William lorsque je le présente.

- Il faut compter pour exactement 154 personnes. Tous ne danseront pas forcément car certains sont des remplaçants. Mais il faut pouvoir envisager que cela arrive. Après je suppose que certains costumes sont réajustables en fonction du porteur d’autant qu’en général le remplaçant est choisi pour avoir à peu près la même physiologie que celui qu’il remplace. Tenez regarder ce costume c’est dans cet esprit. C’est dans l’univers du moyen âge avec pour seule différence la simplification dans le choix des matériaux composés principalement du lycra. Il faudra avoir des codes vestimentaires pour différencier des nobles des vignerons par exemple avec un côté très terriens. Il y a beaucoup de tulles notamment en soie.

Le laissant examiner les tissus et converser avec les costumiers, je me pose une seconde en plein réflexion ; tout en écoutant mon estomac gargouiller.


- William, je vous propose d’aller déjeuner au Juicy Bar jusqu’à la reprise de la répétition à 13h15. Vous verrez ainsi l’ensemble des danseurs et le chorégraphe

Cela me paraît une excellente idée qui comblera au moins ma faim.
 
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Mar 8 Fév 2022 - 18:50 Message

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Il souffla du nez, amusé par les remarques de la danseuses. Il y avait effectivement accent bien rocailleux de l'Europe de l'Est dans son anglais, même si elle faisait des efforts. Elle restait toutefois bien plus compréhensible que certains de ses compatriotes, avec qui le tailleur avait collaboré jadis sur certaines opérations.

- Je vous rassure, je fais moi-même des efforts pour me faire comprendre. Chez moi on appelle cet accent le scouse, l'anglais de Liverpool. Il arrive bien souvent que mes propres compatriotes ne me comprennent pas quand je ne fais pas attention. Cela dit, vous devez vous douter que je suis arrivé en ville très récemment. Il y a deux ans pour être exact.

Il laissa Elena passer devant et la suivit sans un mot, écoutant attentivement les anecdotes sur le bâtiment et profitant d'une splendide architecture qu'il ne reverra pas de sitôt une fois sa prestation accomplie. Il salua les ô combien précieuses "petites mains" qui étaient déjà à la tâche dans leur atelier. A voir leurs sourires, ils semblaient tous soulagés de voir quelqu'un prendre le relai à la tête des costumes. Il nota mentalement tous les détails qui lui étaient apportés : le nombre de danseurs, le thème et la période de l'histoire et les matières indispensables. Le mot "lycra" le fit subtilement grimacer. Pour un tailleur faisant de la grande mesure, l'utilisation de toiles en matières synthétiques était tout simplement interdit, et en tant qu'homme d'action, il connait les effets néfastes de ces matières sur le corps.

- Du lycra ? Hm... Je dois bien avouer que c'est une matière que je n'utilise pas, principalement pour des raisons éthiques et de confort. La soie me parle déjà plus. J'ai quelques idées qui me viennent pour satisfaire les exigences du spectacles, mais j'attends d'avoir vu le chorégraphe et ce qui a déjà été fait pour vous en faire part. Je n'aimerais pas vous apporter de faux espoirs, mais si cela m'est permis, on pourrait ajouter une touche d'authenticité dans les costumes.

Le britannique ne fit aucune remarque quant à se gargouillement inopportun et somme toute peu élégant, surtout lors d'un entretien professionnel. Il ne pouvait pourtant pas nier que lui aussi avait faim, mais tint à faire bonne impression et avait surtout mangé un petit quelque chose avant de venir, histoire que ce genre de déconvenue ne se produise pas et ruine l'image sérieuse qu'il voulait afficher.

- Volontiers. Je vous laisse me guider. Vous avez une idées de ce qu'ils proposent comme menu ?

Juste le temps de jeter un œil à sa montre puis il repris.

- J'y pense, puis-je vous demander depuis quand vous êtes à Star City ? Si cela n'est pas indiscret bien entendu.
 
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Mer 9 Fév 2022 - 13:25 Message

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Très récemment…je m’attendais à quelques mois comme réponse et non deux ans. Qu’est ce que je devrais dire moi qui suis arrivée de mémoire en mai 2021. La notion du temps ne doit pas être la même pour tout le monde.


En retrait, je laisse William se familiariser avec les couturiers et son futur environnement de travail/ Il a l’air comme dans un poisson dans l’eau ; ce qui est très rassurant pour le spectacle à venir. Je suis maintenant convaincue qu’il fera l’affaire. Ouf ! Cela fera un truc de moins à gérer. Il revient vers moi pour discuter de tout et de rien. Je ne suis pas contre sur le principe et après tout c’est moi qui ai commencé sur le sujet en lui demandant d’où venait cet accent.

- Vous venez donc de la ville des Beatles. Si je peux permettre un petit conseil, ne gommez pas ce joli accent que vous appelez Scourse. Cela vous donne une certaine originalité. Même si je conçois qu’il faut tout de même arriver à se faire comprendre.

Et c’est un conseil que je m’applique. Andrew, mon petit chéri, adore mon accent par exemple. De toute façon, si j’essayais de le faire un peu disparaître, je crois que cela serait peine peine. Chassez le naturel il revient au galop, comme ils disent.

- Deux ans c’est déjà pas mal si je puis me permettre. Moi je ne suis là que depuis presque 8 mois. Je vivais avant en Russie à Saint Pétersbourg. Mon académie de danse était là-bas. Mais je connaissais déjà un peu Star City car mon père y était officier militaire dans l’armée de l’air. Ma mère d’origine russe et moi le rejoignaient lors de la plupart des congés scolaires, sauf en temps de guerre évidemment. Mes parents sont décédés lors de la dernière invasion de Terminus. Ils l’ont combattue au prix de leur vie. Paix à leur âme. Allez, je vous emmène déjeuner avant qu’il n’y ai trop de monde. Le Juicy Bar est un petit restaurant tenu par Fabio, un napolitain d’origine. Il fait des pizzas et des pâtes à tomber par terre. Tous les jus de fruits sont faits de fruits frais pressés. Et il y a des plats végétariens pour ceux qui n’aiment pas la viande. En général, il y a un plat du jour.

J’invite William à me suivre. On passe par le vestiaire où je récupère mon manteau. Cela serait bête d’attraper froid dehors même s’il n’y a peine quelques centaines de mètres à faire à pied pour se rendre au restaurant. Le restaurant, même s’il ne paie pas de mine, offre une ambiance chaleureuse quand on y rentre avec un pan de mur décoré de portrait d’artistes d’opéra. Et je suis fière que le mien y soit encadré. Il y a déjà un peu de monde. Fabio, un homme quinquagénaire, légèrement bedonnant, aux traits sympathiques, nous accueille avec son accent napolitain. Il nous emmène à ma table favorite qui se situe tout ou bout contre la vitrine qui permet d’avoir une vue sur l’extérieur. Les chaises en velours rouges sont très confortables.

- Signore et signora Elena, aujourd’hui je vous propose comme plat du jour du bar en papillotes ou du bœuf napolitain. Comme d’habitude une eau gazeuse bien fraîche avec une rondelle de citron ? Monsieur, je peux vous proposer la carte si vous le souhaitez.

J’attends que Fabio prenne commande pour revenir sur le sujet de la matière des vêtements.

- Donc vous n’aimez pas le lycra car non naturel. Je comprends mais attention car le lycra est une matière très élastique, moulante, procurant une sensation de seconde peau ; et donc ce qu’il fait de mieux pour la danse.
 
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Mer 9 Fév 2022 - 18:43 Message

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A première vue, le courant passait bien avec les couturiers. C'était une excellente chose qui allait faciliter tout le processus de conception des costumes. Plutôt habitué à travailler seul, William appréhendait un peu le fait de devoir gérer une équipe, mais après cette entrevue, il était désormais bien plus confiant, notamment dans la qualité de leur travail. Il pouvait déjà s'enlever un peu de pression et penser à autre chose.

- Vous êtes bien la première à dire que le scouse est un joli accent, remarqua-t-il avec amusement. D'ordinaire les remarques son plutôt sévères, notamment de la part des londoniens qui le jugent comme un anglais de "péquenot".

En écoutant Elena, le tailleur essayait de se remémorer ses courts passages en Russie. Saint-Pétersbourg ne faisait pas partie des lieux qu'il avait pu voir. Le plus proche où il avait été était la ville de Novgorod pour un entraînement très spécial avec des troupes russes dans le cadre d'une exceptionnelles collaboration militaire. Il y était venu en pleine hiver, où il découvrit le véritable sens du mot "froid".

- Je suis navré pour vos parents. Les perdre aussi jeune n'a pas dû être facile.

Il fallait bien l'avouer, William n'était pas très loquace sur ce genre de thématiques. Il savait pourtant ce que c'était de perdre un parent jeune, mais sa discrétion et les conventions lui interdisaient de trop parler du passé, cela pouvait mettre ses interlocuteurs bien mal à l'aise.

Alors que son hôte prenait la direction du restaurant, non sans être partie récupérer son manteau entre temps, William lui emboîta le pas tout en l'écoutant répondre à sa question. Les plats italiens, ce n'était pas ce qui lui manquait, à Little Italy, il n'y avait pratiquement que des pizzerias et restaurants italiens pour ainsi dire. Au moins le cadre était très agréable et la l'accueil chaleureux. William se détendit un peu et fit sa commande.

- Le bar en papillotes me conviendra parfaitement, avec de l'eau plate s'il vous plaît.

Aussi simplement qu'il venait de commander, le natif de Liverpool retira son manteau et sa veste, afin de manger plus confortablement, ce qui signifiait en gilet, chemise et cravate. Il saisit tout de suite une certaine appréhension dans la voix d'Elena au moment d'évoquer le lycra et le fait que c'était une matière très utilisée voire indispensable pour des danseurs.

- Rassurez vous Elena, je n'aurais pas émis de réserve sur la matière si je n'avais pas une idée en tête.

Il ouvrit sa mallette et en sortit, au milieu de la multitude d'échantillons impeccablement rangés, une de tissu rouge très agréable au toucher, souple et élastique. La couleur émettait de beaux reflets, ce qui était bien évidemment un gage de qualité du tissu et de la teinture.

- Voici un mélange de lin, coton et élasthanne, autre nom pour le lycra. Ce tissu a des propriétés très intéressantes : d'une part il est léger et très respirant comme le lin, mais on garde le toucher et la souplesse du coton auxquels on ajoute un peu d'élasticité avec un faible pourcentage d'élasthanne. Avec ça on reste sur une seconde peau qui respire et ne retient ni la transpiration ni les odeurs. Et bien évidemment les matières naturelles qui le composent permettent d'avoir de magnifiques couleurs.

William connaissait bien les contraintes de ces disciplines demandant des tenues confortables, souples ou amples, il avait justement trouvé la meilleurs matière pour répondre à ces exigences sans devoir faire appel à des fibres entièrement issues de l'industrie pétrolière.

- Et si vous n'êtes pas convaincue, je peux vous affirmer que cette matière est utilisée dans la conception de vêtements de sport de combat, ils sont donc très résistants, croyez moi.
 
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Jeu 10 Fév 2022 - 21:24 Message

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Malgré le sujet sérieux des victimes de l’invasion Terminus, mon sourire est omniprésent. Il y a encore peu, j’aurai réagi autrement mais maintenant j’ai changé. Pour une bonne raison, mon deuil est fait. Il ne s’est pas fait en un jour.

- En effet, cela a été dur. Mais j’ai pris conscience que cela a été beaucoup plus pour d’autres. Je pense notamment à certains des enfants qui sont hospitalisés pour des soins psychiatriques pour avoir perdu leurs parents. Comme les orphelinats n’ont jamais été autant sollicités… Moi j’ai eu la chance de vivre au moins un certain temps avec mes parents et d’en profiter même évidemment j’aurai été tant heureuse qu’ils soient encore parmi nous. Et vous du coup, vous êtes ici sans attache ?

Curieuse, je jette un œil sur sa main pour voir s’il porte une alliance, ce qui aurait pu me donner un indice s’il vit en couple ou non. Je commande également du poisson.

- Fabio, un poisson aussi s’il te plaît, sans aucune sauce. Juste grillé si possible. Avec le spectacle qui se profile, je fais hyper gaffe à ce que je mange. Ca serait dommage que vous deviez réajuster les costumes parce qu’on prenne trop de poids. Il ne manquerait plus que cela !

J’exagère un peu car j’ai une silhouette très longiligne avec aucun gramme de graisse, ce qui est un normal quand on danse presque six par jour, plus deux heures d’entraînement dans le dojo de Maître Lee.

- Maintenant que vous me le dîtes, j’ai moi-même une tunique de super héros qui me fait penser à la matière que vous m’évoquez. La mienne est d’une extrême résistance, genre à résister à des coups de couteaux ou même à des tirs de balle. Elle serait faîte de soie mais d’araignées géantes issues de l'île de Kaijū. De toute façon, on fera des essais. Cela ne coûtera pas presque pas d’en faire. Vous me parlez d’un tissu utilisé dans des vêtements de sport de combat parce que vous en pratiquez un vous-même ? Moi je me suis mise à la Boxe des fleurs, enseignée par Maître Lee. C’est passionnant parce qu’à la fois spirituelle, technique et physique. A vrai dire comme si j’apprenais une nouvelle danse. Et c’est important de maîtriser une technique d’autodéfense à Star City car ici les malheurs tombent à chaque coin de rue.

Je suis bien placée pour en parler car on ne peut pas dire que j’ai été très épargnée depuis que je suis là, avec terroristes, scientifique fou, zombies, serial killer, cyborg, esprit surnaturel cauchemardesque, incendie….
Nous n’attendons pas longtemps pour voir arriver nos plats de poisson. C’est du frais, ça se voit, ça se sent. C’est cuit comme je le voulais, avec du citron en plus.
 
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Ven 11 Fév 2022 - 1:50 Message

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William eu durant un court instant un sourire attendri en écoutant Elena relativiser le drame qu'elle avait vécu. Elle n'avait clairement pas tort sur ce point, d'autant plus qu'elle semblait avoir une vie épanouie et pleines de découvertes, une base heureuse et saine pour tendre vers le bonheur.

- Aucune. J'ai laissé ma famille en Europe, non pas que je tienne à m'éloigner d'eux à tout prix, mais je pense qu'ils n'ont clairement pas besoin de moi à l'heure actuelle. Tant qu'ils me savent en bonne santé et en sécurité, je ne pense pas qu'ils aient des raisons de s'inquiéter outre mesure. De toute manière, si quelque chose devait m'arriver, soyez assurée que ma mère débarquerait avec la moitié de la Royal Air Force.

Le presque trentenaire admirait toujours sa maman, une femme forte comme on en croisait rarement. Elle flanquait une peur bleue aux plus aguerris des vétérans avec sa voix portante et son charisme naturel. William avait de qui tenir, bien qu'il fut bien moins direct et vindicatif que sa génitrice, du moins en apparence. Il roula légèrement ses yeux avec un rictus amusé en entendant la danseuse se justifier sur le fait qu'elle ne prenait pas de sauce avec son poisson. Comme si cela allait changer quelque chose avec un détail aussi insignifiant qu'une sauce. Elle prenait sa forme physique très à cœur, peut-être de manière un peu trop exagérée pour le britannique.

Il rangea son échantillon dans sa mallette et reprit.

- Ce tissu serait fort adapté s'il n'était pas aussi coûteux. Au moins avec le mélange coton/lin/élasthanne, nous restons sur une matière bien plus abordable, surtout si nous voulons habiller un grand nombre de danseurs et danseuses. Et puis après tout, vous n'aurez guère besoin de vous protéger que quelconque projectile, hormis les fleurs à la fin du spectacle.

Il ne pouvait cependant qu'approuver le fait que cette matière qui constitue les costumes des supers était très efficace. L'entièreté du sien, en dehors de son masque, était fait à partir de ces fibres exceptionnelles, mélangées à des fibres plus classiques comme de la laine ou du coton.

- J'eu pratiqué un sport de combat. Ca fait deux ans que je n'ai pas remis les pieds une salle dédiée.
Il les mettait plutôt dans la figure des criminels.
- Avant cela je pratiquais le Pencak Silat, un art martial indien et indonésien. J'en ai fait longtemps car j'ai commencé la pratique à l'âge de cinq ans, enfin... Ma mère m'y avait inscrit à l'âge de cinq ans. Mais au moment où je vous parle je suis très certainement rouillé. deux ans sans sport, ça laisse des traces. Si ça se trouve je ne rentre plus dans ces fameux vêtements que je portais autrefois.

Il se tut le temps de se faire servir le bar en papillotes. L'odeur lui laissait aussi le sentiment d'avoir affaire à de la qualité. Il huma discrètement le fumet qui se dégageait de son assiette et s'apprêta à commencer, non sans souhaiter un bon appétit à Elena.

- Vous parliez de la boxe des Fleurs, c'est un art martial n'est-ce pas ? En quoi cela consiste-t-il exactement ? Le nom est poétique, donc je suppose que c'est moins brutal que le Pencak.
 
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Ven 11 Fév 2022 - 23:10 Message

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Je pioche dans mon assiette des petits bouts de poisson pour les manger avec une extrême lenteur. Je me méfie des arêtes comme j’aime aussi manger lentement. C’est une bonne habitude que j’ai prise dès l’enfance. Il parait en effet que c’est meilleur pour la santé.

- Ne parlez pas de malheur….Avec Star City, on peut s’attendre à tout, surtout depuis qu’il y a ce mouvement terroriste, qui se fait appeler les héritiers des ombres. J’étais dans le jardin botanique quand l’attaque avait eu lieu. Il y avait des familles, des enfants…Je ne comprends pas comment on peut s’en prendre à des personnes aussi innocentes qui n’ont rien à voir avec la politique. On n’a pas assez de menaces qui peuvent du ciel pour en créer d’autres chez nous. On est nul, archi nul.

Me voilà en mode déprimée et déprimante. Il faut dire que je suis depuis en plus désabusée par de nombreux humains même si je me raccroche aux belles personnes que je peux aussi croiser.

- Vous devriez vous remettre à cet art martial ou un autre. Cela fait du bien de se décharger les mauvaises ondes. Le terme exact de la boxe des fleurs est Huajia Quan. C’est une discipline chinoise essentiellement d’autodéfense qui s’appuie sur la force de l’adversaire en mettant davantage l’accent sur une force souple et dynamique appelée jing (劲), par opposition à la force physique pure li (力). Sa pratique convient donc particulièrement aux femmes, même si certains hommes le partiquent. Cet art martial interne, assimilable à une forme de tai-chi-chuan, utilise le souffle ou l’énergie Qi pour porter les frappes. C’est également très esthétique à regarder qui me fait vraiment penser à une danse.

Et je me débrouille vraiment dans cette discipline ! J’apprends très vite avec un entraînement régulier. Evidemment, ma souplesse de danseuse classique contribue à cet apprentissage rapide.

- Il y a également une approche très spirituelle qui est plus complexe à assimiler et à appréhender. Mais c’est hyper intéressant. Et concernant votre art martial indien, je ne connaissais pas du tout. A vous écouter ça a l’air très violent….Donc je ne pense pas que je serais fan à pratiquer. Je n’aime pas la violence même si je suis consciente que dès fois elle est malheureusement inévitable.

Je prends une petite pause en me désaltérant avec un grand verre d’eau gazeuse accompagné d’une petite rondelle de citron. Il n’y a rien de transcendant mais pour moi c’est hyper rafraîchissant.


- Comment êtes-vous venu à faire ce métier ? Une passion transmise par un proche ? Ou autre ?
 
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Sam 12 Fév 2022 - 1:03 Message

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Il comprenait ce que ressentait l'héroïne danseuse. Il existait des menaces extra-terrestres extrêmement dangereuses, mais les humains semblaient toujours aussi prompts à s'entretuer, à s'exploiter ou à se faire du mal. Le constat était particulièrement navrant, en plus d'être risible.

- Il faut croire que nous n'apprendrons jamais.

Il s'en retourna un instant à son assiette, prenant le soin de manger à un rythme tout à fait convenable, bien que plus soutenu que celui de sa convive. William avait un besoin alimentaire assez important, et par conséquent était ce qu'on pouvait appeler un gros mangeur. Ses efforts quotidiens, aussi infimes étaient ils demandaient une consommation assez importante de matières grasses et autres féculents.

- Honnêtement, je m'y remettrai peut-être une fois que j'aurai le temps nécessaire pour le faire. A l'heure actuelle, je dois gérer bien trop de choses avec ma boutique que je ne peux pas encore reprendre l'entraînement, et puis une pause ne fait pas de mal. Après 22 ans de pratique, on peut se l'accorder.

Il était toutefois très intrigué par cette boxe des fleurs, étant curieux de la voir à l'œuvre, notamment dans des situations réelles. En l'écoutant, il se demanda ce qui attirait Elena dans la pratique de cet art martial : son esthétisme, ou son côté pratique ?

- En soit, le Pencak n'est pas spontanément violent, mais comparé à ce que vous venez de me décrire, il est clair qu'il peut apparaître comme plus brut. La discipline se repose sur trois piliers : l'art qui offre un côté très esthétique et où l'on retrouve les langka, des séries de mouvements codifiés, on a ensuite la self défense qui consiste en des esquives, parades et saisis, et enfin la connaissance, celle du corps, de soi, de l'autre et de l'environnement. En résumé on a tout un éventail de techniques allant des frappes aux clés, en passant par des projection et l'utilisation d'armes. Donc en effet cela paraît violent, même si on parle plus de fulgurance, car les coups peuvent être beaux, mais terribles quand ils sont portés par ceux qui maîtrisent cet art.

Et avec sa longue expérience dans le domaine, William avait suffisamment de maîtrise pour porter des frappes et prises extrêmement redoutables voire mortelles. Il était plutôt sérieux quand il évoquait la dangerosité du Pencak Silat, car certains prenaient trop à la légère les principes de contrôle de soi et devenaient de vrai dangers publics en l'utilisant à tort et à travers. Il se servit un verre d'eau et en sirota quelques gorgées avant de poursuivre.

- Pas du tout. En réalité ça m'est venu assez tard. J'ai grandi un temps à Oxford chez mes grands parents à la mort de mon père, du coup j'ai eu un rapport directe avec l'élégances des étudiants des habitants de la ville. Et puis j'ai effectué un court passage au service de Sa Majesté, où on est toujours tirés à quatre épingles. En revenant dans le civil je me suis laissé porter vers cette voie, et cela s'est révélé être un coup de cœur. Depuis je suis devenu le tailleur que vous voyez actuellement.

Il marqua une pause, prenant le temps d'une nouvelle bouchée de poisson, regrettant déjà le fait d'avoir mentionné sa carrière militaire. Ce genre de détail n'était jamais très bien vu en société, surtout dans un cadre comme celui dans lequel il se trouvait actuellement.

- Je vous retourne la question du coup. Quel est votre parcours pour être à la fois danseuse et héroïne ? Un tel mélange n'est pas banal du tout.
 
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Sam 12 Fév 2022 - 10:01 Message

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Entre deux trois coups de fourchette, je fixe William pour l’écouter parler, en livrant de temps en temps quelques sourires pour surligner l’histoire qu’il me raconte. Je suis à vrai dire contente qu’il soit passionné par son métier. Un coup de cœur comme il dit. Ça se ressentait déjà quand il parlait de son métier. Je suis maintenant quasi certaine qu’avec lui le travail sera très bien fait. Après il est vrai qu’on peut être passionné dans un truc et pourtant être pas très bon lorsqu’il s’agit de le pratiquer. Combien de danseuses en herbe j’ai entendu dire d’être passionnées et danser comme un pied derrière… Mais là non je suis assez confiante.

- Alors nous comptons parmi les rares chanceux à faire un métier qui nous passionne. Vingt-deux de pratique de cet art martial….je n’étais pas encore née ! Vous devez donc super bien le maîtriser. Déjà vous êtes impressionnant de taille alors maintenant que je sais que vous avez autant de pratique en art martial, je dirais au comptable de payer les factures en temps et en heure !

Je dis cela sur le ton de l’amusement avant de reprendre la discussion avec un air peu plus sérieux mais en restant dans la légèreté tout de même.

- J’ai de la chance de disposer d’un pouvoir. Cette chance est aussi une responsabilité de mettre ce pouvoir au service d’un intérêt général et pour la cause du Bien. Parce que je crois au Bien et au Mal, même si je suis consciente que les frontières entre les deux ne sont jamais clairement définis. Ce n’est jamais si simple. Mais la difficulté ne doit pas nous faire baisser les bras à tendre vers un idéal. Ma famille est bercée dans l’héroïsme. Mes grands-parents maternels se sont opposés contre le communisme en Russie. Ma grand-mère en a sacrifié sa carrière de danseuse classique. C’est peut-être elle qui m’a inspiré pour devenir danseuse et reprendre le flambeau. Je danse depuis quasi que je marche, enfin je crois. Mon premier cours de danse était à quatre ans. Et pour l’héroïsme, je baigne dedans depuis que je suis aussi toute petite. Mon père, sans pouvoir, pilote officier, était d’un courage absolu en combattant les grues puis l’invasion terminus jusqu’à en perdre la vie. Et ma mère a aussi perdu sa vie en s’exposant au danger lors de la création du Portal. Et donc quelque part je vois qu’ils soient tous les deux fiers de moi en reprenant le flambeau.

Mon assiette est enfin terminée, constatant que William avait déjà bien fini avant moi.

- Souhaitez-vous prendre un dessert ? Et un café ? Thé ? Je vous conseille leur tiramisu ou leur Torta caprese, sorte de moelleux au chocolat avec des amandes
 
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Sam 12 Fév 2022 - 16:01 Message

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Il sourit amusé, bien qu'une partie de la remarque faisait un peu mal : il avait l'impression de prendre dix ans dans la figure, des cheveux blancs et un rotule qui grince comme une porte de saloon. La crise de la trentaine approchait à grands pas, à se demander si on n'allait pas lui laisser les places assises dans les transports.

- Je viens prendre un coup de vieux à l'instant...

Il rit de bon cœur.

- Je suppose que je vais devoir rédiger mon testament, avec les deux pieds dans la tombe, il ne reste plus qu'à m'allonger. Et n'ayez crainte pour votre comptable, je suis aussi inoffensif qu'un petit chat, à se demander si je ne ramollis pas avec l'âge, justement.

En écoutant l'héroïne lui raconter comment elle en était arrivée jusque-là, il se frotta le menton, pris dans le récit mais également en train de réfléchir sur chaque élément qu'elle lui présentait. A n'en pas douter, il y avait quelque chose de très personnel et familial dans son parcours, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui le taraudait. Peut-être que ce n'était qu'une mauvaise impression. William était à des années lumières d'être un savant ou un sage, de ce fait il ne pouvait pas forcément discerner tout le bien qui animait une personne qui lui parlait. Il n'était qu'un humain parmi tant d'autres, faible et désespérément sous doté en terme de capacités pour faire face aux multiples menaces de ce monde : de la plus simple et insignifiante à la plus universelle et destructrice.

Savoir qu'Elena avait conscience des responsabilités qui l'incombait en tant que super le rassurait un peu, mais il ne pouvait ôter cette méfiance de son esprit. Est-ce que que cela venait justement de ce sentiment d'impuissance qu'il ressentait quand il voyait ce dont les super héros et les supers vilains étaient capables ? Peut-être qu'il se torturait l'esprit pour rien.

- C'est une bien belle histoire familiale. Puissent vos carrières être riches et pleines de succès.

Il leva son verre d'eau et en bu le contenu.

- Cependant, si vous me permettez de vous donner un conseil en tant que simple humain, pensez que vos responsabilités sont immenses, et qu'elles vont au-delà du combat contre les super vilains. Il y a des gens dans ce monde qui ont besoin de héros quotidiennement, j'espère qu'un jour ils trouveront ces héros qui les sauveront une bonne fois pour toute.

Il était devenu sérieux un instant. Trop de gens souffraient encore dans l'indifférence générale, et parfois certains rechignaient à faire ce qui était considéré comme le sale boulot. Le monde avait pourtant besoin d'êtres capables de mettre les mains dans de cambouis.

- Ce sera tout pour moi.

Il regarda sa montre.

- Je ne voudrais pas trop prendre de votre temps, d'autant plus que je ne sais pas à quelle heure nous devons retrouver le chorégraphe pour la suite du programme. Ce serait dommage de lui faire perdre du temps à lui aussi.
 
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Sam 12 Fév 2022 - 17:56 Message

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Mon front se plisse légèrement avec cette fin de non-recevoir avec le dessert. Je le trouve bien pressé, signe d’un grand enthousiasme de faire bien et vite. Je ne peux pas lui en vouloir. Un coup d’œil sur mon portable me permet de vérifier l’heure.

- Ne vous inquiétez pas. Il est à peine treize heures. Il nous reste un quart heure à peu près. Je vais prendre une boisson chaude, une tisane à la cardamone. C’est excellent pour la digestion et pour refaire le plein de minéraux et d'oligoéléments. Vous êtes toujours sûr de vouloir rien prendre ?

Je lève la main à l’intention du patron pour lui indiquer que nos plats sont terminés et qu’il peut prendre la suite de la commande.
J’ai senti William un brin sérieux dans le ton de sa voix . Ai-je dit quelque chose qui l’a vexé ou interpellé ?

- Dans l’homme, il n’y a rien de simple. Mon père n’avait aucun pouvoir et pourtant c’était un héros. Et l’héroïsme peut avoirs plusieurs visages comme ceux qui sauvent des vies dans les hopitaux, ceux des bénévoles qui s’occupent des orphelins ou de nos aînés, ou celui du le journaliste qui prend des risques pour obtenir des informations. Chacun fait avec les moyens qu’ils disposent. Le tout c’est un état d’esprit et de volonté, notamment de faire le bien. Moi j’ai la danse et mon pouvoir alors je fais avec ce que j’ai et ce que je fais de mieux. Par contre, combattre les supers vilains, je préfère éviter. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, je n’aime pas la violence. Je suis plus dans l’optique de sauver des vies contre des catastrophes naturelles ou non.

Fabio nous rejoint pour prendre la suite. Il a compris que je prends comme d’habitude. Il attend juste ce que William souhaite prendre. Il a peut être changé d’avis.

- Pour votre travail, au fait comment vous allez faire ? Il me semble qu’il serait plus pratique de travailler directement à l’opéra, notamment pour encadrer les costumiers et suivre l’approvisionnement des tissus. Bon pas forcément à temps plein car vous avez une boutique à faire tourner. Vous êtes d’ailleurs tout seul ? A votre compte ou employé ? Et d’autres collègues ou collaborateurs ? Il faudrait peut être que je prenne le temps de venir visiter votre boutique un de ces quatre.

Je réalise que je sais finalement peu de choses sur son commerce. Le peu que je connais je l’ai appris en surfant sur le net.


- Il me faudra me faire penser à vous faire obtenir un pass pour l’opéra. La sécurité est très stricte.

Et elle l’est encore plus depuis qu’une danseuse avait été assassinée par un sérial killer qui me harcelait. C’est l’histoire ancienne puisqu’il est en prison maintenant. Pour autant, avec le risque d’attentats, le directeur a cru bon de maintenir un service d’ordre très renforcé.
 
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Sam 12 Fév 2022 - 23:02 Message

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Il leur restait donc un quart d'heure. Il n'en fallu pas plus à William pour faire une estimation dans sa tête. Si elle prenait un digestif, le temps qu'elle le bût, qu'ils payent tous les deux, qu'ils traversent la rue assez fréquentée et enfin qu'ils rejoignissent le lieu approprié, il estimait qu'ils en avaient pour un quart d'heure au moins. Cela signifiait dans sa tête qu'au mieux ils arrivaient à l'heure. La perspective d'avoir du retard et de chambouler l'emploi du temps de quelqu'un d'autre. Pour quelqu'un qui arrivait toujours en avance, l'idée était gênante.

Il s'enfonça dans son fauteuil avec un air peu rassuré, signifiant au passage au patron qu'il ne prenait rien. Il réfléchissait juste à ce que lui disait la Veilleuse, se sentant concerné par sa manière de voir son statut.

- Je souhaite alors que vous ayez le moins d'occasion d'user de violence. Ce serait un gâchis certain que vous y ayez recours.

Très clairement il n'avait pas du tout le même code. D'aucuns diraient qu'il était un criminel, et ils n'auraient finalement pas tort. Entre les interrogatoires musclés et les cadavres qu'il a laissé derrière lui, le Hussard était loin d'être un parfait héros comme beaucoup le revendiquaient.

- Je travail seul, à mon propre compte. J'ai pensé, en arrivant à Star City, qu'il était mieux pour moi que je n'aie pas à travailler pour quelqu'un. Vous comprenez, entre les professeurs à l'école et les officiers de Sa Majesté, j'avais un besoin de m'accorder un peu d'air. Et puis il n'y a rien de mieux que de travailler seul dans sa boutique vous pouvez me croire, et pour l'instant je n'ai pas assez de clients pour avoir besoin d'un collaborateur, d'autant plus que j'habite juste à côté, donc je peux tout faire par moi-même pour l'instant. Etant donné le travail qu'il y a à faire, je pense qu'il me faudra venir régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement. Je ferai en sorte de tenir la boutique à distance en prenant des rendez-vous, le temps de mener le projet à son terme. Ca sera beaucoup de travail, mais je pense qu'avec de l'organisation et de la motivation, tout se passera très bien.

Il se frotta les yeux avec sa main droit, visualisant l'organisation qu'il allait devoir mettre en place pour que tout aille bien. Il devait ralentir les sorties nocturnes durant un moment. Little Italy allait devoir se passer du Hussard. Mais il voyait une bonne chose dans ce ralentissement. Ces derniers temps, ses proies étaient plus difficiles à débusquer, les criminels étaient sur leur gardes. Disparaître quelque temps pourrait les pousser à se montrer à nouveau.

- Je vais y penser, soyez en assurée. Je n'aimerais pas qu'on m'envoie au poste pour quelque chose comme ça. Je serais obliger de faire usage de mes compétences martiales pour aller travailler. Très compromettant mais on ne pourra pas m'enlever ma détermination pour réaliser vos costumes.

Il jetait des coups d'œil intermittents à sa montre, craignant vraiment d'arriver en retard. à la rencontre avec le chorégraphe. Oui William était très à cheval sur la ponctualité, et cela datait depuis bien avant sa formation de tailleur. "L'heure c'est l'heure !" lui avait-on dit maintes et maintes fois.

- Vous avez d'autres passions dans la vie ? Je me doute que la danse est première sur la liste, mais en dehors de ça, de vos entraînements et votre vie héroïque, vous devez sûrement en avoir d'autres.
 
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Dim 13 Fév 2022 - 12:32 Message

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Tout laisse à croire que William est hyper consciencieux dans son travail. Et sa détermination je n’en doute plus. Il me fait décrocher un sourire à décrocher les étoiles lorsqu’il sous-entend qu’il pourrait faire usage de ses compétences martiales juste pour venir travailler à l’opéra.

- J’espère que vous n’aurez pas jusqu’à aller à cet extrême. Vous avez donc un parcours militaire au Royaumes Unis ?

J’ai peut être loupé un épisode mais là si j’ai bien compris il s’est mis à son compte pour échapper à la rigueur et à la discipline militaire.

- N’hésitez pas à embaucher au moins en intérim un assistant si vous voyez que le travail devient trop prenant. Surtout que dès qu’on va savoir que vous travaillez pour l’opéra vos commandes risquent de partir en flèche. Enfin je vous le souhaite.

Fabio revient avec ma tisane bien chaude et fumante avec un petit chocolat en accompagnement. Le chocolat c’est mon petit pêché mignon. J’attends une petite minute qu’elle refroidit en soufflant dessus de temps en temps. J’adore le parfum qu’il s’y échappe.


- La danse est une passion qui exige d’y consacrer beaucoup de temps surtout lorsqu’ on est première ballerine. Il y a peu de place pour d’autres passe-temps. Et encore moins avec mon engagement chez les Veilleurs. Mais je m’en accorde un peu lorsqu’il s’agit de cuisiner. C’est une passion qui m’a été transmise par ma mère avec laquelle je pensais de mémorables moments de partage au fourneau. Sans me vanter, je me débrouille très bien. Enfin surtout je vois comment mon homme apprécie

J’ai des étoiles dans les yeux quand je pense à mon homme. C’est une histoire passionnelle mais que je garde pour moi. Depuis que je l’ai rencontré, je baigne dans le bonheur.


- Et j’aime bien aussi tout ce qui touche à la religion, philosophie, les cultures. En ce moment, je découvre celle de la Chine qui est bien différente de la nôtre mais des plus intéressantes. Je vous renvoie la question : et vous donc ?

Ma tisane a suffisamment refroidi pour que je la boive sans me brûler tout en restant attentive à la réponse de William. D’un petit signe de la main, je fais comprendre à Fabio de mettre l’addition sur mon compte. Je lui ai fait une petite avance sur laquelle il impute mes frais. J’évite ainsi des potentielles queues et perte de temps. Je lui fais totalement confiance.

- Bien, cette conversation fut des plus charmantes. Je vous propose de retourner à l’opéra. J’y vous présenterais le chorégraphe. Vous verrez qu’il est un peu excentrique mais c’est un génie.
 
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Dim 13 Fév 2022 - 14:21 Message

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Un instant il observa l'extérieur par la vitre juste à côté. La pluie avait cessé, ne laissait qu'une pellicule d'humidité sur la chaussée, battue intempestivement par les semelles des passants et les pneus des automobilistes. Il y avait un moment qu'il n'était pas sorti en ville juste pour le plaisir de prendre du bon temps. Récemment il n'était guère sorti de son quartier, de son appartement à la boutique, puis lors de ses patrouilles.

- Ca été mon premier choix de carrière, avant celui de tailleur. J'ai toujours servi sur base, à m'entraîner et à entretenir le matériel. Une vie de manutentionnaire en somme.

Aucune évocation du SAS pour sa propre sécurité. Les anciens des forces spéciales pouvaient être sujets à des enlèvements une fois leur identité compromise, car ils avaient une expérience interne. De ce fait, son dossier était surprotégé, crypté et inaccessible pour le commun des mortels. A la place, l'ancien tireur d'élite disposait d'un dossier factice qui corroborait ce qu'il disait dans ce restaurant.

- C'est une option que j'aimerais éviter de prendre, premièrement car je trouve que l'intérim est précarisant pour ceux qui en dépendent, et ensuite parce que je suis un peu trop perfectionniste et ne compte pratiquement que sur moi même pour faire un travail de qualité et être le seul à qui reprocher des erreurs.

IL était peut-être trop exigeant, mais il avait besoin d'avoir une pleine confiance en un ou une éventuel employé, d'autant plus qu'il ne pouvait pas se le permettre financièrement et logistiquement. Un employé devra forcément être quelqu'un mis dans la confidence de son identité secrète, soit un allié de confiance.

- Pour que les commandes augmentent de la sorte, il faudra un succès retentissant des costumes, ce n'est certes pas impossible mais il vaudrait mieux ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. De plus il ne faut pas oublier que le plus important dans tout ça, c'est vous et vos partenaires. Le costume ne doit pas éclipser les artistes.

Il y avait un côté touchant dans la manière qu'Elena avait de parler des choses qu'elle aimait. C'était presque naïf peut-être, mais William trouvait que cela la rapprochait plus de l'humaine que de la super dont il se méfiait.

- Il fut un temps où je prenais un immense plaisir à sortir visiter des musées ou des galeries d'art avant de prendre un verre dans un jazz club. J'aime énormément l'histoire et les sciences humaines en général, mais je n'ai pas le bagage intellectuel pour tout comprendre malheureusement. Enfin j'avoue aimer faire les magasins car j'aime la mode, tout simplement. Mais comme vous, je n'ai guère le temps de faire tout cela. Je pense qu'une fois que tout sera stabilisé dans ma vie, je pourrai retourner à quelques unes de temps en temps.

Il opina du chef au signal de départ, faisant toutefois un signe de la main pour l'arrêter dans son élan.

- Vous ne comptiez tout de même pas payer pour deux, pas vrai ?

Il fit un signe au patron et régla sa consommation en espèce avant de suivre Elena dehors.

- C'est toujours intimidant de se retrouver face à des génies de leur domaine. Ca l'est d'autant plus que ce sont des gens que l'on ne rencontre qu'une fois dans une vie. Je me suis toujours demandé comment est leur vision du monde, quels sont leurs considérations. Elles ne doivent certainement pas être les mêmes que la plupart d'entre nous, mais peut-être que j'idéalise un peu trop cette vision que j'ai des génies.
 
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Mar 15 Fév 2022 - 22:20 Message

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En tant que fille de militaire, je ne peux avoir que du respect pour le travail passé de William dans l’armée britannique. Les militaires sont pour la plupart des personnes disciplinées et patriotiques, et qui servent l’intérêt général, en tout cas dans nos démocraties.

Je comprends ce qu’il veut dire par son côté perfectionniste. Mais je pense qu’il a tort de ne pas vouloir déléguer car il risque de crouler sur le travail. Et il faudra bien se coordonner avec les costumiers de l’opéra. Et ce n’est pas très militaire dans l’approche.

[color=#DB0073]- C’est à vous voir, même si personnellement, je pense qu’on travaille mieux à plusieurs que seul. Mais c’est vous le patron ! [color]

Je ne préfère pas insister sur le sujet car après tout c’est son entreprise. Il en fait ce qu’il veut tant que les costumes seront prêts en temps et en heure.

- Si vous aimez les clubs de Jazz, je vous suggère d’essayer Le Sweet Home, un restaurant-bar situé sur la Croisette, assez proche de l'Atlantis. Il y a un piano bar avec des musiciens professionnels qui y jouent souvent dans une ambiance cosy. Et ce qu’on y mange est très raffiné. Touchez deux mots au patron, Liam Snyder que vous venez de ma part. Quant à la mode, je n’en ai pas parlé mais moi aussi j’adore flâner dans les magasins et y faire brûler ma carte bancaire. Il faut bien se faire plaisir de temps en temps !

Cette fois-ci à trop discuter, on risque vraiment d’être en retard et je déteste cela. Je presse donc le pas pour rentrer à l’heure, évitant la téléportation même si cela me démangeait. On arrive finalement à temps. Le chorégraphe se tient prêt du piano, attendant que les danseurs arrivent. Comme moi, il a un accent russe assez prononcé. Serguei Manov est un ancien danseur du Bolchoï, à la retraite depuis une dizaine d’année. Il a dansé dans les plus grands ballets comme premier danseur. Je le respecte beaucoup même si parfois il a un sacré caractère. Disons qu’il sait ce qu’il veut. Et moi j’ai un caractère un peu spécial…Je lui présente William rapidement, rappelant comment je l’ai rencontrée et toutes les consignes que j’ai déjà pu lui livrer. Il a l’air assez soulagé de cette solution car cela l’inquiétait plus qu’il ne laissait paraître.

- William, j’étais ravie de faire votre rencontre et vous remercie de prendre le flambeau de notre costumier chef.. N’hésitez pas à me contacter au besoin. Je vous laisse mon numéro de portable. Vous comprenez que je dois vous laisser car les répétitions vont bientôt reprendre. Encore un grand merci.


HRP:
 
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Mer 16 Fév 2022 - 0:07 Message

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William prit les recommandations d'Elena en notes. Star City était immense, et c'était à la fois un avantage et un inconvénient. On pouvait être sûr qu'il y avait toujours quelque chose pour soi voire trop, mais c'était aussi l'endroit où tous les crimes possibles pouvaient se passer aux quatre coins de la ville, rendant le travail difficile pour tous les justiciers des environs, ou du moins ceux dont le moyen de locomotion ne dépendait ni de pouvoirs ni de véhicules à réaction. Remettant en place une mèche de cheveux qui se décidait à faire une rébellion en pleine journée, il suivit Elena qui avait accéléré le pas, tandis que lui s'était contenté de l'allonger. Être grand et avoir de grandes jambes pouvait avoir son lot d'avantages, et pour le coup le britannique en profitait toujours pour marcher vite sans se fatiguer pour autant.

Se faut dans un empressement léger qu'il arriva auprès du chorégraphe. L'accent russe de ce dernier n'échappa pas au tailleur, lui rappelant que les plus grands prodiges de la discipline venaient en partie de le Mère Patrie. Il ne lui fallu qu'un court instant pour remarquer l'exigence de l'homme qui tirait les ficelles : en un seul échange, il lui donna un grand nombre de consignes qui devraient être respectées, lui fit part des idées qu'il avait en tête pour la chorégraphie. William s'accrocha comme il put à son stylo, prenant en note les aspects qu'il considérait comme essentiels à confection des costumes. Au-delà de ce bref échange, le britannique nota tout de même que le fait de savoir que les préparatifs du spectacle pouvaient se poursuivre était un soulagement général, et ce même si une partie du travail devait être reprise par un individu extérieur, et donc vert en ce qui concernait de monde particulier qu'était celui de la danse classique.

Vint finalement le moment de quitter les lieux avec la reprise des répétitions. William pouvait affirmer qu'à la vue des échanges avec Elena et des derniers mots qu'elle lui adressa, il faisait désormais partie de l'aventure.

- Tout le plaisir fut pour moi, Elena. Je n'hésiterai pas, et il en va de même pour vous, d'autant plus que vous avez déjà mon numéro. Bonne répétition.

Il remercia M. Manov et s'éclipsa au plus vite pour ne pas déranger plus longtemps les danseurs et danseuses. D'un pas vif et assuré, il prit le chemin de la sortie et appela un taxi pour le chemin retour vers la boutique. Il pouvait d'ores et déjà mettre de côté les sorties pour le mois à venir, réduire la durée d'intervention du Hussard et organiser un planning strict afin de ne pas crouler sous une masse de travail ingérable. Il allait aussi sûrement devoir informer les futurs clients que les commandes allaient prendre plus de temps à être réalisées, voire cesse d'en prendre si vraiment il se retrouvait dans l'incapacité de tout gérer. Un associé aurait certes été le bienvenu, mais le vigilant restait ferme sur ce point : personne pour l'aider tant qu'il n'aura pas trouvé quelqu'un de confiance.
 
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