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Urgence à domicile

 
Dim 19 Juin 2022 - 19:00 Message

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Anton grommela. Il n’appréciait pas le ton qu’employait Siobhan, mais ne pouvait pas y faire grand-chose dans son état. Pas qu’il eût probablement pu faire plus même sobre. Tout au plus se contenta-t-il d’un regard agacé dans la direction de la vampire alors qu’il s’essuyait la bouche d’un revers de la manche. Il était trop alcoolisé pour faire preuve de son maniérisme naturel.

Le nécromancien ne bougea pas quand elle se rapprocha de lui, tout en l’invectivant. Il ne pouvait s’empêcher toutefois de noter qu’il y avait quelque chose de fascinant chez la rousse, de terriblement attirant dans sa façon de s’avancer vers lui. Le fait qu’elle soit terriblement dangereuse et une non-morte était loin de la rendre moins attractive, surtout aux yeux d’Anton Frankenstein. Il eut le bon sens de taire ses réflexions toutefois, pas qu’il eu l’occasion de le faire de toute façon, alors que Siobhan continuait sa diatribe et allait même jusqu’à lui accoler une claque à l’arrière du crâne. Il y porta une main par réflexe, plus que parce qu’il avait mal. Plus les mots coulaient depuis la bouche de la rousse, plus le visage et le regard d’Anton se durcissaient. Il était ivre, un peu moins depuis qu’il avait vomi, mais pas complètement stupide ou insensible à ce qu’on lui disait. Et il n’aimait pas qu’on lui hurle dessus. Jamais.

Il se redressa et d’une main, lissa un pan de sa chemise avant de se diriger vers une table d’opération. Il n’adressa pas un mot à Siobhan, ne répondit pas à ses invectives et se contenta, dans un élan de lucidité, d’appeler à lui son assistante. Nightmare Nurse sortit des ombres du laboratoire, avec une seringue à la main. Anton lui offrit un hochement de tête et elle lui injecta la substance dans le bras. Les battements de coeur du nécromancien s’accélérèrent un instant, avant de finalement s’arrêter complètement. La nécromancie qui animait sa main fit de même et l’appendice devint parfaitement immobile. Nightmare Nurse observa Siobhan avec un sourire. Un silence étrange s’installa dans le laboratoire.

Puis le sifflement des machines retentit. Partout dans la pièce, des capteurs s’agitaient, des lumières vacillaient. Une étrange brume s’échappa en un sifflement de ce qui ressemblait à une cuve et un nouvel Anton en émergea. Les différences entre celui-ci et l’homme qui était allongé, inerte, sur une table étaient toutefois notables. Le nouveau nécromancien était plus musculeux, ses cheveux étaient coupés courts, à ras, et il était entièrement nu. Il se saisit de la main tranchée et commença à la fixer au moignon de son ancien corps, tandis que Nightmare Nurse lui tendait différent outils.

“Comme je le disais, je suis parfaitement capable de me réparer moi-même.” Nota-t-il d’un ton froid. Il toisa la vampire du regard. “Je tiens aussi à t’assurer que je tiens parfaitement l’alcool, quand il est consommé dans des quantités raisonnables. Mais il y a une raison pour laquelle tu ne me vois pas traîner au Pandémonium ou dans des lieux comme l’Eclipse plus que nécessaire. Certains démons sont particulièrement communs.”

L’alcool, la drogue, le sexe. Tout ce qu’il avait expérimenté, à l’excès, souvent, pour faire taire, rien qu’un bref instant, le capharnaüm de pensées et de réflexions qui l’accompagnait constamment. Son génie était parti en vacances, parce qu’il l’avait voulu.

“Je ne serais pas resté à l’Eclipse et n’aurait pas bu de cette façon si ta cousine ne m’y avait pas invité. Si je ne m’étais pas inquiété pour toi aussi et si tu étais revenu. Maintenant si tu as soif, j’ai des réserves de sang à disposition, ou tu pourras te nourrir de cette enveloppe charnelle quand j’en aurais fini avec. Réparer mon corps originel me prendra moins de temps que de drainer l’alcool de son système sanguin.”

Avec des gestes experts, il avait déjà attaché une bonne partie de la main, réaligné les ossements, avait fait disparaître la plupart des fractures avec une injection de sérum. Nightmare Nurse constituait d’adresser des sourires à la vampire de temps à autre.

“Mais si tu veux retourner à ta vie pour te nourrir autre part où aller t’envoyer en l’air, tu es la bienvenue. Sache juste que je n’apprécie pas qu’on me hurle dessus.”


Il croisa un instant les bras sur son torse nu et plongea son regard dans le sien.
 
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Jeu 30 Juin 2022 - 14:59 Message

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Au moins, Frankenstein s’était enfin tu. Et il avait appelé sa foutu assistante. Les bras croisés, je l’observais en silence. Mes traits étaient redevenus impassibles, tandis que les machines du nécromancien animaient au moins un peu la pièce. Son laboratoire me mettait toujours mal à l’aise. Même si cela m’avait permis de revenir à la vie, d’obtenir une seconde - ou était-ce la troisième ? - chance, je ne pouvais pas dire que je me réjouissais d’avoir été un sujet comme un autre à un moment de mon existence.

Je levais les yeux au ciel quand il émergea d’une cuve. Nu, évidemment. Cela aurait été trop beau qu’on lui donne de quoi se couvrir. Je n’étais pas spécialement pudique, avant, mais les choses avaient changé irrémédiablement après les multiples traumatismes que j’avais pu vivre. Cela faisait longtemps que j’avais dépassé le stade de l’intimité. Simplement, je l’avais fait avec des femmes.

Je me redressais légèrement, les yeux fixés sur son visage plutôt qu’ailleurs. Bien sûr, il ne pouvait pas résister à la tentation, il fallait qu’il me fasse sa petite leçon.

« Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour moi, lâchais-je après qu’il ait fini. Le silence s’était réinstallé un bref instant, sans que je ne détourne le regard du sien. Je ne suis plus ta patiente et je suis parfaitement capable de m’occuper de moi-même. »

Quand bien même je le considérais comme un ami, la plupart du temps, je n’avais pas envie de me sentir… Maternée. De quelque façon que ce soit.

« Skye ne sait pas encore bien dans quoi elle a mis les pieds, mais rien ne te forçait à rester avec elle. C’est une grande fille, et si elle veut vraiment faire partie de mon monde, il faut qu’elle commence à s’endurcir dès maintenant. »

Un sourire narquois retroussa mes lèvres, même si mes yeux ne reflétaient aucun semblant de joie.

« Tu n’aimes pas qu’on te hurle dessus ? Ne le mérite pas. Les gens ne se coupent pas les mains quand ils sont bourrés. Les gens ne s’offrent pas en pâture à une vampire et tu n’aurais pas dû le faire. Je te hurle dessus, Frankenstein, parce que si je suis en position de faire des choses que je regretterais pour une éternité. Tout nécromancien que tu sois, tu es fragile à côté de moi. »

Il me dépassait d’un point de vue intellectuel, mais j’étais plus forte, plus rapide, meilleure combattante, aussi. Si j’avais perdu les pédales, j’aurais pu le mettre en miettes. Et même s’il pouvait faire ses petits tours de magie et revenir à la vie, je m’en serais voulu.

« Je rentre chez moi. Ces conneries ont assez duré et j’ai un contrat à me faire payer. »

Je n’avais pas envie de rester là, de prendre ce qu’il m’offrait, pas même un petit peu. Je haussais les épaules et fis volte-face, quittant les lieux sans un adieu. J’avais besoin de chasser, pour de bon. De renouer un peu avec ma nature que j’avais impitoyablement contrarié après avoir perdu les pédales la nuit dernière. Et d'extérioriser la colère qui couvait en moi. Sinon, j’allais finir par devenir folle. Et ce n’était dans l’intérêt de personne.
 
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Mar 26 Juil 2022 - 8:22 Message

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Anton releva les yeux de son ouvrage, son propre corps, placé devant lui, dont il était en train de restaurer la main en quelques gestes experts. Toute lueur d’ébriété avait quitté son regard. Le sang de son clone nécrotique n’avait après tout pas l’inconvénient d’être à demi-empoisonné par la boisson. Il avait mal toutefois, mais le cachait bien. Habiter une nouvelle enveloppe charnelle, dont les nerfs étaient parfaitement neufs, n’avait rien d’aisé. Il avait l’impression que son crâne allait exploser et que son cerveau entrerait en éruption.

“Peut-être.” Nota-t-il calmement. Il ferma les yeux un instant puis inspira profondément. “Je ne sais pas si tu as remarqué Siobhan, mais je ne me soucie pas vraiment des gens. Je ne me soucie pas vraiment du monde non plus. Certains me qualifient de distrait, alors que je me considère plus comme concentré sur ce qui m’importe vraiment. Pendant longtemps, ma sœur était la seule personne dont je me préoccupais, malgré nos tensions. Pour une raison qui m’échappe peut-être encore, je m’inquiète pour toi aussi maintenant. Peut-être parce que j’ai restauré ton enveloppe charnelle, peut-être pour d’autres raisons. Quoiqu’il en soit, je n’ai cure du fait que tu sois capable de t’occuper de toi-même.”

Il haussa les épaules. Anton pouvait compter sur une seule main les gens qui sortaient du lot, qui pouvaient le détourner rien qu’un instant de ses préoccupations personnelles. Abigaïl bien entendu. Peut-être Noélie par association. Puis Siobhan et Solveig. Cassandra aussi. Même s’il ne comprenait pas trop pourquoi. Le reste ? Ah. Il n’en avait cure.

“Probablement. Evelyn va la faire sienne rapidement sans cela. J’accepte parfaitement que rester était mon choix. Mais il a été motivé par certaines de tes actions malgré tout.”

Comme le fait de disparaître dans la nature sans qu’il sache si elle allait revenir ou pas. Anton n’était pas fier de sa décision, mais il ne pouvait admettre sa propre faiblesse. Pas maintenant, pas déjà. Il avait trop d’égo pour cela. Surtout devant Siobhan.

“Les gens ne sont pas moi.” Releva-t-il tout en finissant des sutures. “Je ne suis pas fragile, Siobhan. Je suis vieux, beaucoup plus vieux que toi. Je ne sais plus combien de corps j’ai habité, combien de fois je suis revenu d’entre les morts. J’ai perdu le fil. Si tu veux mon avis, le problème est plutôt avec toi.” Il pointa son scalpel dans sa direction. “Tu veux me voir comme un humain que tu peux briser et tu te vois toujours comme une humaine qui peut culpabiliser pour ça. Sauf que je suis un nécromancien immortel qui revient d’entre les morts à chaque fois et que tu es une vampire.”

Ils étaient des monstres. Tous les deux à leur façon. C’était un fait qu’Anton avait accepté il y avait bien longtemps. Difficilement. Mais maintenant il était lucide. Il avait été un monstre dès sa conception. Bien avant qu’il ne commence à coudre des cadavres ensemble et à réanimer les morts. Bien avant que Méphistophélès ne fasse de lui un esprit maudit. Le nécromancien n’avait toutefois pas la présence d’esprit de se demander si la vampire aurait regretté d’avoir blessé quelqu’un d’autre.

“Si tu y tiens. Évite juste de casser ma porte en partant.”

La retenir n’aurait aucun intérêt et il ne savait même pas s’il en avait vraiment envie. Les remarques acides de Siobhan le laissaient de marbre à l’accoutumée. Cette fois-ci, pourtant, il n’avait pas apprécié de se sentir comme un enfant qui se faisait invectiver pour un moment de faiblesse passagère. Il était Anton Frankenstein, il était le Dread Doctor. Bien sûr qu’il allait se couper la main et la réanimer lui-même pour la réparer. Cela faisait bien longtemps que les différences entre lui et ses créations avaient commencé à s’estomper.
 
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Mer 27 Juil 2022 - 20:29 Message

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Sans rire, Anton Frankenstein ne se souciait pas de son prochain ? Vraiment, avait-il d’autres nouvelles exceptionnelles pour moi ? Le fait était qu’il se montrait parfois étrangement… Moralisateur dans sa façon de voir mes déboires et que je n’appréciais pas ça. Je n’avais pas besoin d’aide, pas besoin que l’on se préoccupe de moi, et peu importait la raison. Vaguement agacée par son constat, je pris sur moi de ne pas répondre. J’avais assez peu d’amis comme ça, si je commençais à braquer les rares qu’ils me restaient…

« Mes actions ne regardent que moi. »

La remarque, sèche, fut quand même offerte après quelques instants. Je n’avais jamais rien risqué, pas un seul instant. Je levais les yeux au ciel et secouais la tête, sans cacher mon agacement un seul instant. Il n’était pas n’importe qui, mais sans vouloir le vexer… J’étais tout à fait capable de le briser par inadvertance, et qu’il puisse revenir sous une autre forme n’y changeait rien. Ce dont je fis démonstration avant de m’esquiver, alors que j’étais déjà à mi-chemin de la sortie. Je lui pris son scalpel des mains avant qu’il n’ait pu réaliser que j’avais bougé, et chuchotais à son oreille.

« Tu es le dernier crétin. Il ne t’a pas effleuré l’esprit que ta survie n’était pas l’élément déterminant dans cette histoire ? Que le problème, c’était que je te blesse, toi ? »

J’ouvris les doigts et le scalpel retomba dans un tintement métallique sur la surface où il travaillait. Je partis sans rien ajouter. Pour un génie, Frankenstein pouvait se montrer particulièrement obtus. J’étais une vampire. Faire du mal à Pierre, Paul ou Jacques ne me ferait pas frémir outre mesure. Mais j’étais aussi celle qui avait toujours dû protéger sa famille, son héritage, et bien trop de vies. Et j’avais échoué, encore et encore. Blesser l’un de ceux que j’appréciais revenait à échouer une fois de plus. Surtout lorsque cela arrivait par manque de contrôle. Je dépassais l’endroit où j’avais perdu connaissance, la dernière fois, après Markov et ses lubies.

La porte d’entrée se referma en douceur derrière moi et j’inspirais doucement une fois à l’extérieur. Je crevais d’envie d’assouvir jusqu’à la dernière de mes pulsions, de cesser un instant de combattre tous ses instincts qui avaient pris le dessus sur ma vie. Qui se souciait que je garde le contrôle, vraiment ?

Cette nuit-là fut la première où je me laissais véritablement aller, en définitive. Du moins en dehors du cercle rassurant de mes quelques connaissances, autrement que parce qu’une certaine démone m’y encourageait sans vergogne. Les excès que j’avais à l’esprit devinrent réalité et lorsque l’aube vint éteindre la flamme vacillante de ma non-vie, j’étais presque… Satisfaite. Lorsque j’ouvris les yeux de nouveau au soir, l’envie dérangeante de retrouver ma créatrice n’était plus si omniprésente. Peut-être pourrais-je réussir à m’en tirer, finalement ? A devenir maîtresse et non esclave de mes désirs. Pour de bon, cette fois.
 
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