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Premier contact [Gabriel Colt]

 
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Message posté : Lun 21 Juin 2021 - 1:26 Message
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Sergent de l'UNISON
Sergent de l'UNISON
Réputation Civile :  L'EmissaireRéputation Civile :  29Réputation Civile :  FémininRéputation Civile :  26/08/1992Réputation Civile :  15/06/2021Réputation Civile :  236Réputation Civile :  110Réputation Civile :  Naomi ScottRéputation Civile :  CorahRéputation Civile :  Sia AndersonRéputation Civile :  35 (officiellement 29)Réputation Civile :  CélibataireRéputation Civile :  Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'UnisonRéputation Civile :  Niveau 5Réputation Civile :  Niveau 4Réputation Civile :  RévéléeRéputation Civile :  Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
Réputation Civile :  CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
-Connexion au Coeur : Avec son esprit, Teri peut manipuler la technologie utopienne et d'accéder aux connaissances du Coeur (une sorte de super internet utopien)
-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
Réputation Civile :  
Réputation Héroïque :  L'EmissaireRéputation Héroïque :  29Réputation Héroïque :  FémininRéputation Héroïque :  26/08/1992Réputation Héroïque :  15/06/2021Réputation Héroïque :  236Réputation Héroïque :  110Réputation Héroïque :  Naomi ScottRéputation Héroïque :  CorahRéputation Héroïque :  Sia AndersonRéputation Héroïque :  35 (officiellement 29)Réputation Héroïque :  CélibataireRéputation Héroïque :  Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'UnisonRéputation Héroïque :  Niveau 5Réputation Héroïque :  Niveau 4Réputation Héroïque :  RévéléeRéputation Héroïque :  Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
Réputation Héroïque :  CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
-Connexion au Coeur : Avec son esprit, Teri peut manipuler la technologie utopienne et d'accéder aux connaissances du Coeur (une sorte de super internet utopien)
-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
Réputation Héroïque :  
Identité :  L'EmissaireIdentité :  29Identité :  FémininIdentité :  26/08/1992Identité :  15/06/2021Identité :  236Identité :  110Identité :  Naomi ScottIdentité :  CorahIdentité :  Sia AndersonIdentité :  35 (officiellement 29)Identité :  CélibataireIdentité :  Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'UnisonIdentité :  Niveau 5Identité :  Niveau 4Identité :  RévéléeIdentité :  Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
Identité :  CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
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-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
Identité :  

Teri Lynn
Sergent de l'UNISON

Personnage
L'Emissaire
ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
ϟ Arrivée à Star City : 15/06/2021
ϟ Nombre de Messages : 236
ϟ Nombre de Messages RP : 110
ϟ Célébrité : Naomi Scott
ϟ Crédits : Corah
ϟ Doublons : Sia Anderson
ϟ Âge du Personnage : 35 (officiellement 29)
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'Unison
ϟ Réputation Civile : Niveau 5 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 4 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
ϟ Pouvoirs : CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
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-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
ϟ Liens Rapides :
Joueur
L'Emissaire
ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
ϟ Arrivée à Star City : 15/06/2021
ϟ Nombre de Messages : 236
ϟ Nombre de Messages RP : 110
ϟ Célébrité : Naomi Scott
ϟ Crédits : Corah
ϟ Doublons : Sia Anderson
ϟ Âge du Personnage : 35 (officiellement 29)
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'Unison
ϟ Réputation Civile : Niveau 5 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 4 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
ϟ Pouvoirs : CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
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ÉQUIPEMENT :
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- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
ϟ Liens Rapides :
2012


J’avais quitté Utopia. Je réalisai enfin le rêve de ma vie, pourtant je l’avais vécu comme un déchirement. Ce qui se révélait être la plus grande aventure de mon existence avait également donné lieu à des séparations extrêmement difficiles. Ma famille et mes amis comprenaient difficilement mes choix et avaient très peur pour moi qui allait m’aventurer dans un monde de barbares, même s'ils étaient résignés. Je crois qu’au fond, ils espéraient tous que ce moment ne viendrait jamais et que mes rêves resteraient au stade d’idées abstraites. Je savais que les utopiens n’étaient pas prêts à ouvrir leurs portes au monde extérieur. Comment cela aurait-il pu en être autrement alors que mon peuple vivait reclus depuis un millénaire ? Il avait fallu que des avions de guerre se crashent près de nos rivages en 1941 pour que nous commençions à nous intéresser à ce qui se trouvait au-delà de nos frontières. Sarlyn avait été un pionnier, un véritable explorateur, un modèle pour moi. Il était le premier d’entre nous à avoir quitté Utopia en mille ans. Et son voyage n’avait duré au final que quelques années… Juste assez pour aider les humains à repousser une invasion allien, conclure leur guerre mondiale,  et constater que ces derniers n’apprenaient pas de leurs erreurs et qu’ils possédaient une prédisposition toute particulière pour la destruction de masse. Sarlyn était revenu en 1955, suite à la dissolution de la Ligue de la Liberté dont il était membre. Sa mission terminée, Utopia avait jugé inutile de le renvoyer pour un autre travail. A dire vrai, le conseil avait tout simplement décidé de se murer à nouveau dans l’isolement. Les humains nous avaient montré à quel point ils étaient en retard sur le plan technologique, mais aussi d’un point de vue social. La sauvagerie avec laquelle les américains avaient mis fin à la guerre en bombardant le Japon avait profondément choqué mon peuple. L’influence de plus en plus grandissante de mon grand-oncle sur les utopiens n’avait rien pu y changer, ils considéraient l’autarcie comme la solution la plus viable pour eux. Un jour peut-être que l’humanité évoluerait, peut-être qu’elle gagnerait en savoir scientifique mais aussi et surtout en sagesse. Ce jour-là, peut-être que nous pourrions nous révéler à elle et lui tendre la main sans craindre que cela ne se retourne contre nous.


Ce jour n’était toujours pas venu. Pour autant...


Les tentatives d’invasion alien et certains événements inquiétants n’avaient pas échappé à nos scientifiques ni à notre gouvernement. Bien que le sujet soit resté secret pour la majorité de notre population afin d’éviter les mouvements de panique, nous savions tous qu’Utopia ne pouvait plus continuer à se mettre des œillères. Sarlyn parvint enfin à faire entendre raison au conseil : un nouvel émissaire devait rejoindre la côte ouest pour analyser le nouveau monde, près de soixante-dix ans après le Premier Contact, et nous permettre de nous faire une idée plus nette de la situation.


J’avais travaillé d’arrache-pied toute ma vie pour cet instant, pour être choisie. L’avis de Sarlyn, en tant que  premier Émissaire, avait largement pesé dans la balance pour ma candidature. Mais même si j’étais avantagée par mes liens avec cet homme exceptionnel, je savais qu’on ne m’avait pas envoyé par hasard. Je m’étais préparée, j’avais fait tout ce qu’il fallait pour être à la hauteur. Je parlais même deux langues du monde sans jamais avoir côtoyé un seul de ses habitants, c’est dire ! Bon, je trichais un peu avec ma mémoire eidétique… Mais tout de même ! Sarlyn m’avait bercé si longtemps d’histoires incroyables sur l’extérieur… Je voulais voir ça de mes propres yeux.


J’avais fait mes valises. Je ne pouvais pas trop m’encombrer car je devais être mobile mais on m’avait équipé de l’essentiel. La technologie de mon peuple me permettait d’être en contact permanent avec mes supérieurs ou mes proches. Nous étions tous connectés, ainsi était faite notre technologie… une puce neuronale et un entremêlat d’esprits qui pouvaient se toucher les uns les autres. Notre cerveau était discipliné depuis notre plus jeune âge pour tolérer ce contact et pouvoir s’y fermer au besoin. Nous étions une communauté soudée, sociable avec des règles éthiques bien établies. Nous aimions cette proximité, ce sentiment de partage qui nous rapprochaient les uns des autres. La solitude et l’isolement nous seyaient mal… Notre technologie me permettrait donc de faire mes rapports de manière régulière et de joindre mes proches si j’avais le mal du pays (même si j’étais tenue au secret, je ne pourrai pas leur raconter librement ce que je voyais hors du pays).


Sarlyn m’avait confié des liasses de dollars, vestige de l’époque où il vivait aux Etats-Unis. Nous ignorions si ces morceaux de papiers auraient encore la moindre valeur après tout ce temps… Dans le doute, on me donna également des biens de valeur pour faire du troc : des pierres précieuses, des bijoux, de l’or… Rien de technologique, il n’était pas question d’offrir aux humains quelque chose auquel ils n’étaient pas supposés avoir accès. Pas pour le moment du moins.


On m’avait également confié un appareil pour collecter des données audios, visuelles, numériques… Ainsi qu’une intelligence artificielle supposer écouter les autochtones, analyser leur vocabulaire pour produire des traductions sur le long terme. Si Utopia s’ouvrait un jour au monde, un tel savoir nous serait grandement utile pour communiquer avec autrui. Mon peuple parlait un dérivé de l’atlante et je doutais fort que grand monde sur Terre connaisse notre dialecte. Ce serait donc à nous de fournir cet effort. Il était possible que je trouve une Amérique du nord transformée, ne parlant plus l’anglais… Le cas échéant, il me faudrait m’adapter et apprendre la langue sur le tas, avec l’aide de l’IA si nécessaire. J’étais préparée à ce scénario, il ne m’inquiétait pas outre mesure. Ce serait juste un peu plus long pour collecter des données…


Sarlyn m’avait fait un présent de grande valeur, un artefact atlante, vestige de la gloire d’antan de nos ancêtres. Cet objet, infiniment précieux, avait pour but de me protéger. Et bien sûr, j’avais emporté mon bâton d’orichalque, ce dernier ayant la particularité de pouvoir se camoufler très aisément en changeant de forme.


J’étais donc partie. Tournant le dos à tout ce que j’avais connu, me précipitant vers l’inconnu. Mon nom serait inscrit dans l’histoire des Utopiens comme étant la seconde Emissaire, la première femme a avoir quitté sa patrie pour s’aventurer à l’étranger. Quel honneur !


Un pilote m’avait déposé sur les côtes de la Floride avant de disparaître et mon aventure avait commencé. Je me souviens très clairement m’être dit que les Etats-Unis avaient bien changé au regard des images que mon oncle avait rapporté en 1950. Mon accent, visiblement à couper au couteau, m’avait rapidement catégorisé comme étrangère. Par chance, la ville où je me trouvais semblait accueillir de nombreux touristes et j’avais pu me fondre dans la masse. J’avais vite compris que mes billets avaient toujours de la valeur, au même titre que l’or qui semblait être racheté dans des boutiques spécialisées pour des sommes importantes. J’avais également réalisé que les gens devenaient beaucoup moins suspicieux et plus sympathiques quand on possédait beaucoup de ces morceaux de papier. C’était un concept qui m’échappait un peu… Qui voudrait des bouts de feuilles contre un métal précieux ? Utopia fonctionnait principalement sur la base du troc. Nous avions certe de la monnaie, frappée sur du métal, mais rien de semblable aux dollars américains. Bref, posséder des ressources, et notamment de l’argent, était donc une norme qui imposait le respect dans cette culture.


Tout était étrange, j’étais complètement perdue. Par chance, j’étais débrouillarde et j’avais enregistré les histoires de Sarlyn dans mon esprit, étudié chacune de ses photos, vidéos, rapport… Je ne partais donc pas de rien. Il y avait néanmoins un monde entre l’étude et l’immersion au sein de la culture.


J’avais déniché une petite auberge, usé de mon plus beau sourire et de bons arguments pour que le propriétaire ne soit pas regardant à propos des papiers d’identité qu’il était supposé demander (les deux semaines payées d’avance en liquide avaient probablement aidé, à l’instar de la liasse de billets que j’avais laissé entrapercevoir. Décidément, ces choses là avaient vraiment un pouvoir magique !). Puis mon enquête avait commencé.


J’avais très vite pris conscience que, si la ville semblait accueillante aux premiers regards, tout n’était pas si rose. Je me souviens encore de ma première confrontation avec l’extrême pauvreté. Des individus sales, amaigris, mendiants. Ce tableau m’avait profondément choquée. Comment les floridiens pouvaient ils marcher dans la rue et passer devant ces pauvres gens en évitant délibérément leur regard ? De tels écarts de richesses n’existaient pas à Utopia, jamais nous n’aurions permis une chose pareille ! J’aurai vidé l’intégralité de mon placard pour partager avec autrui si j’avais rencontré quelqu’un qui avait faim, même dans les périodes de crise où les récoltes étaient mauvaises. Sarlyn m’avait prévenu de cela aussi… La Ligue de la Liberté avait été dissoute car les Etats-Unis suspectait ses membres de collaborer avec une puissance qui avait pour valeur principale la redistribution de ses ressources et le partage. Je m’étais longtemps interrogée pour savoir pourquoi mon grand-oncle n’avait pas préféré les russes aux américains, mais il m’avait alors expliqué que leur modèle, en apparence proche du nôtre par les valeurs véhiculées, était également corrompu.  


Incapable de rester impassible face à la souffrance d’autrui, j’étais allée au contact de ces mendients que j’avais rencontré, discutant longuement, leur offrant à manger et de l’argent sans la moindre hésitation. Le soir venu, j’avais eu la surprise d’être acculée dans une rue par l’un de ces individus et plusieurs de ses compagnons inconnus au bataillon. Ils exigèrent que je leur livre toutes mes richesses, se montrèrent agressifs. Cela me choqua presque autant que de me confronter à leur misère. Pour la première fois de ma vie, je dû me battre pour protéger ma vie. Ils ne firent pas le poids bien entendu, et je quittai les lieux en abandonnant quatre hommes sonnés à terre, le coeur chargé d’incompréhension. Comment pouvait-on faire d’un geste de générosité un aveu de faiblesse ? J’avais voulu tendre la main, et on m’avait prise pour cible à cause de cela. Pourquoi ? Cette question me hanta de longs mois, jusqu’à ce que je parvienne un peu mieux à appréhender la culture américaine moderne.


Deux semaines passèrent pendant lesquelles je me familiarisai avec la ville où je m’étais installée. Cette période fut riche en apprentissage… Je découvris avec dépit les concepts de “racisme”, "misogynie", mais aussi de “pauvreté extrême”. Je n’étais pas préparée à cela et ce fut un coup difficile à avaler. La criminalité était chose rare à Utopia, on pouvait arpenter les rues de la cité à toute heure du jour et de la nuit sans être importunée. Mais ici, être une femme solitaire semblait donner des ailes à certains individus.


Heureusement, tout n’était pas noir. Ma bonne humeur et mon côté sociable m'avaient permis de sympathiser avec quelques personnes de toutes conditions sociales, SDF, étudiants, employés…  J’apprenais énormément à leur contact, assimilant leur culture et leur comportement mimo-gestuel. Les étasuniens saluaient en secouant leur main levée, en les frappant l’une contre l’autre le poing fermé, ou s’embrassaient parfois. Cela était-il commun à tous les humains ? Leurs expressions, leurs postures étaient tout à fait passionnantes à observer.


J’avais appris l’existence d’une ressource exceptionnelle : internet. Les technologies que les étasuniens utilisaient pour “naviguer” sur ce qu’ils appelaient “la toile” étaient rudimentaires, mais en demandant des conseils à droite et à gauche, je parvins rapidement à saisir les bases du fonctionnement des machines. Internet semblait être une source d’informations inépuisable, reliant le monde entier. Fascinée, j’employais les mois suivants à étudier attentivement la chose, m’appropriant la compréhension des smartphone, tablette et ordinateurs, et étudiant également tout ce qui pouvait m’informer sur le contexte géopolitique mondial, ainsi que sur les menaces allien. Il y avait tant à découvrir !


Étonnement, les films m’apprirent énormément sur la culture du pays. Ils étaient le reflet des rêves américains, de leurs valeurs et de leurs normes. Malheureusement, mon temps était limité, à l’instar de mes ressources. J’avais emmagasiné de nombreuses données, largement corrigé mon accent, et je commençai sérieusement à me heurter à des gènes. D’abord il y avait la question de la nationalité : les autorités adoraient contrôler les documents d’identité : dans la rue, dans les aéroports… Je dû apprendre à ruser pour esquiver les questions gênantes et la police et cela ne facilita pas mes déplacements au sein des Etats-Unis.  Ensuite, il y avait la question de l’argent. Si ce dernier circulait sous forme de monnaie, je découvris à mes dépens que l’essentiel des transactions se faisaient par des systèmes dématérialisés. Et pour ouvrir un compte, il me fallait une identité, et des documents pour prouver mes origines. Bref, c’était le serpent qui se mordait la queue.


Mon gouvernement jugea la première partie de mon investigation satisfaisante et nous décidâmes qu’il était temps de me dévoiler. Sarlyn réactiva son réseau. Beaucoup de temps s’était écoulé et les humains avaient une espérance de vie relativement courte, mais il me stupéfia en parvenant à établir des liaisons avec des natifs. J’en vins à me demander si mon oncle avait réellement cessé tout contact avec le reste de la Terre pendant les soixante-cinq dernières années comme il le prétendait… Mais qu’importe ? Sarlyn m’avait ouvert une porte. Je m’y étais engouffré sans hésiter et avait été introduite auprès du gouvernement étasunien en qualité d’ambassadrice de la nation utopienne. Le pays semblait désireux de repartir sur de bonnes bases avec nous et je songeai qu’il avait effectivement tout à y gagner… Les menaces pesant sur cette planète étaient de plus en plus nombreuses et notre technologie et connaissances scientifiques dépassaient de loin les leurs… Néanmoins, Utopia aussi avait besoin d’alliés. Nous aurions pu nous tourner vers d’autres puissances, mais les Etats-Unis avaient le mérite d’être géographiquement proches de nous, et d’avoir un passif. Mon oncle y avait fait ses preuves, nous savions qu’il nous serait plus facile de renouer des liens diplomatiques.


Ma situation se régularisa et devint nettement plus confortable. Je possédais désormais les avantages liés à ma fonction, et ils étaient nombreux. Parmi eux, des papiers d’identité qui me permettaient de circuler librement sur le territoire, l’immunité diplomatique, et enfin l’ouverture d’un compte en banque qui me facilita grandement la vie.


Mais Utopia n’était toujours pas déterminée à ouvrir ses frontières. Comprenant que les ronds de jambe avec les politiciens locaux ne suffiraient pas à me garantir un accès aux véritables enjeux qui intéressaient ma patrie, je pris la décision de devenir actrice des événements, comme mon oncle l’avait jadis fait. Avec le soutien de mon gouvernement, j’entamai des démarches pour devenir membre de l’UNISON. Mes origines facilitèrent grandement la démarche et je compris que des personnes puissantes me soutenaient… Pour le moment. Autrement il m’aurait été difficile de justifier des diplômes qui n’avaient aucun équivalent en dehors d’Utopia. Là où le délai d’attente était normalement important, on me fit passer des tests très rapidement et je fis mes preuves. Du moins, j’aimais à penser que c’était le cas et qu’on ne me recrutait pas uniquement pour des raisons diplomatiques - ma fierté en aurait pris un coup.


Je fus formée pour étayer mes compétences, m’aider à mieux m’intégrer dans cette organisation militarisée, à ce monde que je méconnaissais et à remplir mon rôle. Par chance, j’apprenais très vite. Je fis naturellement le choix de me spécialiser dans l’investigation, plus adaptée à ma personnalité et à mon savoir-faire. Si la partie théorique se passa parfaitement bien, la discipline militaire et la manipulation des armes à feu, furent plus délicates. Je pris très rapidement en grippe ces outils qui étaient destinés à tuer, mais je n’avais pas le choix… Je tentai de me convaincre que l’objet n’était pas maléfique, que c’était l’intention de celui ou celle qui le manipulait qui en faisait un objet de mort ou non. Cela n’atténua que peu ma culpabilité.  




***


2013


Je fus affectée à Star City. Il fallait croire qu’en dépit de l’aspect international de l’organisation, les Etats-Unis tenaient à me garder à l’oeil. Ca m’était bien égal, j’avais hâte de pouvoir aider mon prochain et de me rendre enfin utile. J’avais rencontré beaucoup de misère et de souffrance au cours des derniers mois et je ne pouvais tout simplement pas rester indifférente. En outre, j’espérais avoir rapidement l’opportunité de voyager à l’étranger et de découvrir de nouvelles cultures. Restait à savoir si j’allais être bien reçue à Star City. Je savais que certains membres de l’UNISON hauts placés voyaient d’un mauvais oeil mon statut d'ambassadrice. Peut-être craignaient-ils que je sois plus fidèle à ma patrie ou à mes devoirs politiques qu’à mes missions… Et ils auraient raison de le penser. Utopia serait toujours ma priorité. Mais Sarlyn avait parfaitement prouvé que l’on pouvait jouer sur les deux tableaux et je voulais croire de tout mon coeur que ma contribution pourrait faire changer les choses. C’était peut-être naïf, mais je devais au moins essayer.


Le jour venu, je me présentai aux locaux de l’UNISON et avisai pour la première fois l’immense bâtiment de verre. Il était à la fois beau et imposant, majestueux et impressionnant, à l’image de l’organisation qu’il abritait. Je me sentais d’humeur curieuse. C’était mon premier jour en tant qu’agent, les choses allaient-elles bien se passer pour moi ? La base était dirigée par un certain major Colt. J’ignorais tout de cet homme et de l’accueil qu’il allait me faire. Il faisait désormais partie des rares initiés à savoir qu’Utopia existait et était sorti de son silence pour envoyer un nouvel émissaire observer les humains. Mon gouvernement avait, comme jadis, explicitement fait le choix de garder ma patrie dans l’ombre et les politiques humaines avaient respecté ce voeux. J’étais connue de quelques hauts placés, politiciens, héros, et maintenant l’UNISON, mais les gens du peuple ne savaient rien de moi ou de mon pays d’origine.


Après avoir pris une grande inspiration, je pénétrai dans le bâtiment et me rendit à l’accueil, me présentant comme la nouvelle recrue que j’étais. J’avais rendez-vous avec le commandant de la base et me demandais si j’allais être reçue à l’heure. L’homme allait probablement me tester, c’était souvent arrivé pendant ma formation, mais la réciproque était vraie également. Cette entrevue allait m’apprendre énormément de choses sur la personnalité de mon supérieur le plus haut gradé  de cette ville. J’étais impatiente !


On me demanda d’attendre et je m’exécutai docilement après avoir gratifié mon interlocuteur d’un grand sourire. J’en profitai pour faire quelques pas dans ce splendide hall d’accueil et observer attentivement les lieux, ainsi que chaque visage qui allait et venait. Mon cerveau enregistrait les informations sans que je n’en ai vraiment conscience, notant les détails. Ici un civil, là un homme en uniforme… Armé. J’eus une petite moue désapprobatrice. J’allais devoir m’habituer à travailler à côté d’hommes et de femmes qui portaient toujours une arme à feu. L’idée me mettait mal à l’aise, mais je devais faire des concessions pour m’intégrer.


Deux silhouettes apparurent finalement au loin, du côté des ascenseurs. Mes yeux se braquèrent un instant sur les nouveaux arrivants, les observant avec une curiosité bienveillante avant de détourner le regard, jusqu’à ce que je réalise que ces personnes se dirigeaient vers moi. Un homme et une femme. Aussitôt, je posais à nouveau mon regard sur les deux, poussant l’examen plus en détail. Je remarquai les salutations d’un membre de l’UNISON adressés aux deux, sa déférence… Plus marqué envers l’autre homme. Je compris aussitôt à qui j’avais affaire et reportai mon attention sur celui que l’on venait de saluer.
Le major Colt était un bel homme. Grand pour un humain, massif et particulièrement musclé, les cheveux coupés courts, brun… Je l’aurais trouvé attirant et aurait pu l’aborder si je l’avais croisé dans la rue mais l’idée ne me traversa pas l’esprit dans le contexte. Cet homme transpirait l’autorité et semblait imposer le respect à ceux qu’il croisait. Le dos bien droit, les épaules en arrière et le menton levé, tout dans sa gestuelle affichait qu’il se trouvait en territoire conquis. J’étais prête à parier que cet homme avait l’habitude d’être écouté. Pourtant… L'expression de son visage avait un je-ne-sais-quoi qui me plaisait… Je n’aurai su le définir précisément. Derrière ses allures pressées, je lui devinais un côté sympathique. Peut-être était-ce le regard qu’il portait à ceux qu’il croisait ? J’y lisais une certaine bienveillance. Il était certes charmant, mais j’aurai mis ma main au feu que cet homme avait connu le terrain. J’avais croisé des hommes de bureau ces derniers mois au cours de ma formation, leur comportement non-verbal était sensiblement différent de ce que renvoyait cet homme. Et puis… Il y avait des éléments observables qui en disaient long : un costume légèrement débraillé, l’absence de cravate, ou encore de ses médailles. A l’évidence, l’homme n’avait pas besoin de crier au monde ce qu’il était en se pavanant comme un paon pour être respecté. Intéressant. Le major Colt était-il un homme qui préférait juger la valeur d’un individu à son travail plutôt qu’à ses titres ou à sa verve ? J’allais très bientôt en savoir plus…
Mes yeux se posèrent ensuite sur la jeune femme qui l’accompagnait. Son uniforme la désignait comme lieutenant, un grade élevé dans cette institution. Blonde aux yeux clairs, les bras chargés de dossiers et d’une tablette, son maintien avait une certaine similitude avec son compagnon de route… Militaire. Sa couleur de cheveux me plu aussitôt. La dominante étant à la peau matte et aux cheveux de jais à Utopia, je trouvai la variété des caractéristiques physiques humaines tout à fait fascinante.
Nos regards se croisèrent, je me sentis scrutée. Était-elle en train de me sonder comme je le faisais avec elle ? Son grade, sa proximité avec le commandant et les dossiers me poussèrent à l’imaginer comme son assistante. J’aurai bientôt l’occasion de vérifier cette théorie.


Mon observation ne dura en réalité que quelques secondes, le temps de me rapprocher de mes deux supérieurs. Comme c’était étrange de les considérer comme tels ! J’appartenais enfin officiellement à une organisation d’humains et j’allais devoir continuer mes efforts pour devenir l’une des leurs… Ce qui signifiait continuer à me soumettre à leurs règles même si elles m’étaient parfois difficiles à saisir.
Mon sourire n’avait pas quitté mes lèvres, j’étais sincèrement heureuse de vivre ce moment et curieuse de découvrir ce que les prochaines minutes me réserveraient. En plus de rencontrer mon nouveau chef, j’allais aussi faire la connaissance de mes futurs collègues de travail et cela m’enthousiasmait beaucoup. Les utopiens aimaient créer des liens et je n’échappais pas à la norme.


Le major Colt savait qui j’étais, je décidai donc de le saluer à la manière des utopiens. Je m’adressai à lui le premier puisqu’il était sans nulle doute l’homme le plus important de ce bâtiment. Je posai une main légèrement refermée sur mon coeur, restant ainsi quelques instants, avant de tourner doucement ma paume vers le haut pour faire un léger mouvement dans sa direction. Dans notre culture, ce geste traduisait littéralement l’idée que l’on ouvrait son coeur à l’autre, c’était notre manière de saluer, bienveillante, à notre image. Le temps où la main reposait sur notre coeur dépendait généralement du respect que l’on souhaitait témoigner à son prochain. Le geste était plutôt rapide pour un inconnu ou un ami, mais nettement plus marqué pour une personnalité importante. Le major ignorait tout de nos coutumes, mais je venais de le positionner comme l’une de ces personnalités.


- Commandant. Lieutenant, lançai-je en saluant ensuite d’un geste plus couramment utilisé par les membres de l’UNISON lorsqu’ils rencontraient un gradé.


J’ignorais le nom de cette femme, mais j’imaginais que je n’allais pas tarder à le découvrir. J’avais toujours un petit accent, même si j’avais fais d’énormes progrès pour le corriger. Bientôt, j’espérai du moins, il n’y paraîtrait plus.


- Je suis ravie de faire votre connaissance, ajoutai-je sincère en regardant tour à tour l’homme et la femme. On m’appelle ici Teri Lynn. Je viens d’être affectée à votre base pour rejoindre le département d’investigation, dis-je d’une voix posée, parfaitement maîtrisée, de celle qui avait l’habitude d’user de mots devant un auditoire.


Bien sûr, il savait déjà tout cela, mais la politesse me poussait à me présenter convenablement.
 
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Message posté : Mer 23 Juin 2021 - 22:28 Message
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Le Major avait passé la nuit dans son bureau.

Quelques années en arrière, à l’ouverture de la base, la chose serait tout de suite vue. Le pantalon froissé, la chemise dans le même état, la veste utilisée comme oreiller pour qu’il puisse grappiller quelques heures de sommeil sur son canapé…

Depuis, le Major avait appris. Des costumes l’attendaient dans son casier du vestiaire menant à la salle de sport du Brett Building, il avait une trousse de toilettes avec tout ce qu’il fallait pour ne pas avoir une haleine de trois jours, ce genre de choses.

Ca n’aurait tenu qu’à lui, il aurait fait sa vie en chemise froissée, mais il paraissait que ça la foutait mal quand on était Major.

Beaucoup de trucs la foutait mal, quand on était Major. Disons que quelques habitudes avaient la vie dure, chez Colt. Trop habitué à vivre à la dure, à manger en vitesse, sur un coin de bureau. Les déjeuners d’affaire relevaient de la torture, pareil pour les soirées de gala. Mais c’était une partie de son boulot, alors il le faisait.

Pour en revenir à sa nuit passée sur le canapé de son bureau, les raisons étaient simples. Une réunion en urgence avec des grands pontes de l’organisation, Ellis en tête. Sa base avait l’immense honneur d’accueillir l’émissaire utopienne, il fallait le briefer. Disons qu’il avait… sa réputation. Un peu trop franc, un peu trop chaleureux… ça plaisait à ses subordonnés, qui le trouvaient accessibles, un peu moins aux Commandants et à la Marshall.

Le briefing avait duré un moment, des tas de personnes dont il avait déjà oublié le nom lui avait expliqué tout ce qu’ils savaient sur Utopia et sur celle qu’il allait bientôt accueillir. Le mot d’ordre était “ne pas merder”. Ils ne l’avaient pas présenté comme ça, Colt paraphrasait, mais l’idée était là. Ne pas merder. Faire en sorte que la dame ne meurt pas, ne soit pas blessée,... la base, un peu. Colt ne commençait pas ses journées avec dans l’idée de laisser des gens de sa base mourir. Autant dire qu’on ne lui demandait pas l’impossible.

Après quelques cafés, une douche et un costume propre, Colt avait l’air présentable, la fatigue ne marquait pas trop son visage. Merci le sérum de Manaka, il pouvait faire des nuits courtes et quand même se sentir reposer. Bradley avait l’air en forme également. Le teint frais, l'œil alerte, à la différence que la mentaliste n’avait pas le même boost que lui. Il avait servi avec elle pendant l’invasion Grue et savait qu’elle pouvait faire des merveilles pour se rendre présentable, dans le respect des règles de l’organisation. On aurait presque pu dire qu’elle était plus présentable que son patron. Le Major n’avait pas de cravate - il n’en avait plus dans son casier et celle de la veille avait eu un léger… accident - portait sa chemise avec le col ouvert sur le dernier bouton quand le chignon de Bradley était aussi impeccable que son tailleur pantalon ou ses chaussures.

Le duo s’était remis au travail séance tenante. Leur équipe fonctionnait depuis trois ans et était parfaitement rodée. Le Major et la Lieutenante profitaient de chaque moment de leur journée pour faire le point, décider… Plus exactement, Bradley rappelait les affaires en cours et elle faisait en sorte que les décisions de Colt arrivent. Un trajet en ascenseur suffisait à régler des demandes de crédits supplémentaires pour l’achat d’une machine spécifique pour un département de recherches, ou bien pour convenir d’un rendez-vous avec un gradé d’une autre base ou d’une des branches de l’armée américaine.

Leur travail ne s’arrêta pas, même une fois sortie de l’ascenseur menant directement au bureau de Gabriel, dans les étages. Jusqu’au dernier moment, le Major donna ses consignes, la Lieutenante cochait des choses sur l’écran de sa tablette, posée sur une pile de dossiers. L’une et l’autre avaient parfaitement repéré leur émissaire et nouvelle agente - ils n’avaient aucun mérite, son dossier leur avait été transmis et il contenait des photos d’identité - et ils s’arrêtèrent de parler à quelques mètres d’elle.

Généralement, ses agents et agentes le saluaient à la militaire. Ceux qui étaient intégrés à la hiérarchie, en tout cas. Le personnel civil pouvait se contenter de le saluer d’un signe de tête, ça ne le dérangeait pas plus que ça. Autant dire qu’il ne s’attendait pas au salut qu’utilisa la jeune femme.

Ça, ça n’était pas dans le briefing.

Colt n’était pas non plus idiot et à défaut de comprendre la signification derrière le geste, il comprit que c’était un salut. Probablement amical, vu ce qu’il savait des Utopiens. Il lui rendit son salut militaire avec un peu plus d’assurance. Ça, c’était connu.

Major” corrigea-t-il. “N’allons pas donner des idées de promotion à mes supérieurs”.

Une petite subtilité de l’organisation. Il était commandant de la base de Star City, mais il n’avait pas le grade de commandant. Ca, c’était l’échelon encore au-dessus du sien, et très franchement, ça ne le faisait pas rêver du tout. Il était bien où il était, il était bien avec son grade de Major, et il comptait y rester. Parce que passer Commandant, c’était la porte ouverte à tous les excès. Par exemple, le nommer Marshall. Merci, mais non merci.

Le plaisir est partagé, agente Lynn. Voici la lieutenante Bradley.
-Agente” salua la concernée dans la foulée. Un rituel bien rodé là aussi. Amélia Bradley passait toutes ses journées avec le Major et surtout, elle lisait dans les pensées. Cela aidait à ne jamais s’interrompre. “Un plaisir de vous connaître
Venez avec moi Lynn. Vos badges et codes de sécurité ne seront actifs que demain. Vous irez les retirer un peu plus tard dans la journée”.

Colt faisait déjà demi-tour, l’encouragea à lui emboîter le pas d’un signe de tête. Très naturellement, Bradley laissa passer la jeune utopienne devant elle, fermant la marche derrière le duo.

Je vais vous faire une visite rapide des lieux, on va essayer de trouver votre responsable, mais me semble qu’il est parti sur le terrain tôt ce matin. Bradley?
-Il est à Hamelin.
-Il est à Hamelin, donc vous êtes coincée avec moi pour l’instant. C’est pas aussi terrible que ça en a l’air. Ne dites rien Bradley.
-Je n’y pensais pas Major”.

C’était ce genre de choses qui faisaient grincer des dents, plus haut. Colt était amical. Il était prompt à la plaisanterie, surtout avec des gens qu’il connaissait depuis longtemps, même si ça ne l’empêchait pas de le faire avec des subordonnés. Il connaissait Bradley depuis des années, ils avaient failli mourir plusieurs fois ensemble, autant dire que leur relation était beaucoup plus détendue qu’elle n’aurait dû l’être.

Votre arrivée à Star City s’est bien passée? N’hésitez pas s’il vous faut quoi que ce soit. Bradley peut vous conseiller dans pas mal de domaines et selon votre quartier, on peut vous mettre en relation avec certains de vos collègues”.

Ca aidait à la cohésion. En plus d’être utile pour des questions plus… pratiques. Quand une catastrophe se produisait dans son quartier, qu’on n’était pas en service, ça aidait de savoir quels agents étaient dans le voisinage.

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Message posté : Jeu 24 Juin 2021 - 0:34 Message
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Un petit tatouage au poignet
Réputation Civile :  CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
-Connexion au Coeur : Avec son esprit, Teri peut manipuler la technologie utopienne et d'accéder aux connaissances du Coeur (une sorte de super internet utopien)
-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
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Identité :  

Teri Lynn
Sergent de l'UNISON

Personnage
L'Emissaire
ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
ϟ Arrivée à Star City : 15/06/2021
ϟ Nombre de Messages : 236
ϟ Nombre de Messages RP : 110
ϟ Célébrité : Naomi Scott
ϟ Crédits : Corah
ϟ Doublons : Sia Anderson
ϟ Âge du Personnage : 35 (officiellement 29)
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'Unison
ϟ Réputation Civile : Niveau 5 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 4 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
ϟ Pouvoirs : CAPACITÉ & POUVOIRS

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ϟ Liens Rapides :
Joueur
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ϟ Liens Rapides :
Major ou commandant… j’avais hésité sur l'appellation, me demandant s’il fallait mettre en valeur son grade ou son statut au sein de cette base. J’avais une chance sur deux de trouver la bonne réponse, mais j’étais passé à côté. L’homme n’avait pas l’air agacé pour autant, il faisait même de l’humour. Tant mieux, il aurait été dommage que nous partions sur une gêne… Malgré ma formation rapide au sein de l’UNISON, je démarrais avec une belle tare…  Ce monde m’était étranger en bien des points et même si mon cerveau carburait à toute vitesse pour mémoriser un tas de choses improbables, mes expériences de la vie étaient limitées. J’apprenais au jour le jour et ce n’était pas toujours facile.

La réaction du major m’amusa. Il ne manquait pas d’humour et cela me confortait dans l’analyse que j’avais rapidement faite de lui en l’observant. Il avait un petit quelque chose de sympathique qui me plaisait.

- Cela serait si terrible pour vous ? demandai-je en réponse à son allusion sur le fait de monter en grade.

“Bradley”, notai-je en posant les yeux sur la lieutenante. Je pouvais désormais mettre un nom sur ce visage, voilà qui était un début !

Cela me faisait tout drôle d’être appelée “agente”. J’avais fini par me faire au surnom "d'Émissaire", m’appeler ainsi était l’un des plus grands honneurs que l’on pouvait me faire tant j’avais admiré Sarlyn et son épopée. C’était un titre emprunt de respect pour tous les utopiens, un statut très particulier pour les miens. Mais “agente”... C’était encore quelque chose de nouveau. J’avais intégré une organisation humaine et mondiale, je faisais désormais partie de cet immense groupe avec les avantages et les inconvénients. J’ignorais encore si j’allais aimer cette expérience. J’avais gardé une impression nuancée de ma formation, mais les choses seraient peut-être différentes ici… Le reste de la base ignorerait tout de mes origines et de mes différences. Ma réussite ou mon échec social et professionnel, je ne le devrai qu’à moi-même. Du moins c’est ainsi que je le voyais… mais j’étais peut-être dans l’erreur. Allait-on vraiment faire de moi un agent à part entière de l’UNISON ou m'avait-on seulement envoyé ici pour me donner l’illusion d’avoir accédé à ma requête, tout en me mettant au placard pour garder un oeil sur moi ?

J’acquiesçai aux explications du major Colt tout en lui emboîtant le pas. Je n’aurai des badges que demain, pas de problèmes. Mes yeux se promenaient de ci et là, enregistrant de nouveaux détails que je n’avais pas aperçu plus tôt.

Je ne pus m’empêcher de rire en écoutant le petit duo discuter. Ils avaient l’air complices et Colt ne manquait définitivement pas d’humour… Bradley non plus d’ailleurs, même si c’était plus discret.

- Je pense que je survivrai à cette terrible épreuve !  

La première impression qu’il me faisait était bonne. J’ignorais s’il était coutume ou non qu’un commandant de base fasse visiter personnellement les lieux à une nouvelle recrue. Je n’étais pas assez naïve pour ne pas faire une parallèle entre mon statut de diplomate étrangère et cet accueil… Même si je ne pouvais en être sûre, je me doutais que le major avait reçu des instructions. J’aurai aimé savoir lesquelles… Si nous avions été seuls, j'aurais pu jouer franc-jeu, mais nous déambulions dans des couloirs où des individus circulaient de temps à autre, ce qui rendait la discussion plus délicate.

J’en vins à me demander si le major simulait cet élan sympathique à la demande de sa hiérarchie ou s’il était réellement ainsi au naturel. Certains humains excellaient dans l’art de la tromperie, je l’avais appris à mes dépens. Cela me peinerait que mon commandant de base soit de cette veine.

Hamelin… Je n’avais aucune idée de la localisation de cet endroit. Je chercherai dès que je le pourrai… Je n’aimais pas me sentir ignorante, mais c’était un sentiment qui ne me quittait jamais depuis que j’avais débarqué sur les côtes américaines. Je travaillais dur pour apprendre tout en ayant l’impression de me noyer.

Moi qui avait toujours été considérée comme quelqu’un d’hors norme chez moi… Ici, j’étais juste attardée. Pas sur le plan des technologies ou les sciences, car même sans être une spécialiste, l’avance d’Utopia sur le reste du monde m’offrait un bagage intellectuel très respectable vis à vis des humains. Je possédais des connaissances élémentaires pour mon peuple, mais qui me faisait passer pour quelqu’un de connaisseur ici. Sur le plan culturel en revanche… J’étais dépassée.

J’adressai un sourire chaleureux à Colt, ainsi qu’à Bradley. J’ignorais si la recherche de mon bien-être par le major était dictée par ses supérieurs ou si c’était un acte de bienveillance spontanée, mais j’y étais sensible.

- Votre gouvernement m’a trouvé un appartement meublé non loin d’ici. Je suis arrivée trop récemment pour avoir eu l’occasion de visiter la ville, mais je vais m’y atteler lorsque j’aurai un peu de temps. Est-il coutume que des agents de l’UNISON se fréquentent en dehors du travail ? demandai-je.

Je n’avais pas la moindre idée des us et coutumes ici, et je préférais demander au risque de passer pour une femme naïve  plutôt que de comettre un impair au cour des prochains jours. J’étais quelqu’un de sociable, peut-être un peu trop pour les habitants de ce pays… J’étais du genre à accoster quelqu’un dans la rue car cette personne m’avait plu pour une raison X, et lui proposer de sortir… En tout bien tout honneur. Mais j’avais remarqué que les américains étaient méfiants avec les étrangers, distants… Ils se sentaient vite agressés et devenaient tout aussi vite agressifs.

-Si oui, j’accepte bien volontiers votre proposition. Ce serait agréable d’avoir un guide pour découvrir les charmes de Star City.  

Nul doute qu’un habitant aurait beaucoup à me montrer… Beaucoup plus qu’une plaquette touristique en tout cas. Et puis la perspective de nouer de nouvelles amitiés était trop tentante. J’avais rencontré beaucoup de personnes cette dernière année, mais ce n’était jamais que des amitiés de passage. Dans cette ville, je devais repartir de zéro… Je ne connaissais encore personne et j’espérais rapidement changer ça.

-Ou bien des conseils de lieux à voir en priorité ? De bons restaurants ?  


Je suivais toujours le major sans savoir où il m’amenait, ce qui me poussa à lui demander :

- Nous allons donc faire un tour de la base ? Ou bien préférez-vous que nous parlions en privé, en premier lieu ? J’imagine que ma présence doit soulever des questions,   suggérai-je.

A vrai dire, j’aimais autant commencer par là avant même de faire connaissance avec le reste de mes futurs collègues. J’appréciais la franchise et je n’aimais pas avancer en eau trouble. L’homme devant moi était un soldat, pas un politicien. Il semblait être d’un tempérament direct, peut-être que nous arriverions à poser des bases saines ensemble… Lui devait vouloir faire “tourner sa barraque” pour reprendre l’expression humaine, et moi je tenais à savoir à quoi aller ressembler ma vie ici. Nous devions parler d’Utopia, de mes devoirs d’ambassadrice, poser des limites…
 
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Message posté : Sam 26 Juin 2021 - 15:55 Message
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Catastrophique? Catastrophique qu’elle disait? Mais catastrophique, ça ne commençait pas à décrire le début de la cata totale que ça aurait été, qu’il termine Commandant. Commandant, c’était la porte ouverte à Marshall, et Marshall, c’était l’emmerdement maximale. Il devait déjà feinter pour finir sur le terrain alors qu’il était Major et qu’il était le boss, alors une fois commandant? Nope, il ne verrait rien d’autres que des piles et des piles de rapports. Il finirait par se noyer là-dedans.

Vous n’avez pas idée”.

La réponse était sobre, mais sa tête ajoutait un petit on-ne-savait-quoi, un mélange de gravité et d’humour qui laissait planer le doute sur la sincérité de sa réponse.

Il aurait pu être dit que Tery Linn avait de la chance, qu’elle trouvait Colt dans un bon jour, qu’il était de bonne humeur, qu’il avait assez dormi… mais Gabriel Colt était toujours de bonne humeur. Sauf catastrophe vraiment catastrophique, et non, il n’était pas question de le promouvoir au poste de Commandant. Même dans la panade la plus noire, il était capable de sortir une ou deux plaisanteries plus ou moins qualitatives. C’était sa façon de ne pas péter un plomb sous la pression.

Vous avez déjà vu le hall d’entrée” commenta Colt, non sans un moulinet du poignet pour le désigner dans son entier. “Je ne pense pas que ça vaille le coup que je détaille qu’il est là pour accueillir les gens. Vous avez vu les portiques, les détecteurs… C’est le plus important pour vous”.

D’accord, il devait faire visiter la base à sa nouvelle recrue et jeune diplomate, mais il n’allait pas s’éterniser non plus. Si elle était à l’UNISON, Utopienne ou pas, elle devait être dégourdie. Enfin… elle devait être tout à fait dégourdie chez elle. Ici? Ca devait être pire que quand il avait mis les pieds en Russie pour la première fois, sans parler un mot de russe.

Décrivez, non loin? Dans le Quartier du Parc?

Le choix du gouvernement n’avait pas été fait tout à fait au hasard. En lui proposant un appartement au plus près, c’était l’assurance qu’elle avait un refuge à proximité, en cas d’attaque. Les huiles avaient été claires : Ellis, les commandants, les ambassadeurs, même le foutu président s’y était mis. Si elle claquait sous sa garde, il était cuit.

Ça arrive oui. Bon… je suppose que c’est le moment où je vous dis qu’il y a des règles pour… disons… la fraternisation. Vous pouvez être amie avec tout le monde ou pas loin, dans le respect de la hiérarchie, mais toute relation amoureuse doit être dûment signalée aux ressources humaines via le formulaire appropriée”.

Est-ce qu’il avait appris ça par cœur? Oui, peut-être. Personne ne pourrait le prouver. Et non, ce n’était pas parce que les agents du Brett Building étaient du genre chaleureux les uns avec les autres, c’était juste l’une des multiples règles dont il devait faire un rappel régulier, pour le simple plaisir de pouvoir dire “Vous pourrez pas dire que vous saviez pas”.

Bradley vous fera une liste… Bradley?
-Je suis dessus Major”.

C’était quand même pratique de bosser avec une mentaliste. Pas besoin de finir ses phrases, même pas besoin de les commencer qu’elle était déjà en train de faire ce qu’il fallait. La lieutenante avait la tête baissée sur sa tablette, ses doigts passant d’un coin à l’autre en fonction de ce qui s’affichait sur l’écran, mais elle continuait pourtant à marcher sans aucune difficulté derrière le Major et l’Emissaire.

Ah ça, ça dépend de ce que vous aimez. Plutôt musée ou nature? Et pareil pour les restaurants, c’est une sacrée responsabilité. Si je vous conseille un truc et que vous aimez pas, vous oserez pas me le dire, et la confiance sera brisée entre nous”.

Loin de lui l’idée de se montrer dramatique, bien évidemment. Il voulait juste la mettre à l’aise, comme il aurait mis à l’aise n’importe quel autre agent nouvellement arrivé. Bon, il se trouvait que son style de commandement avait autant de chance de détendre ses recrues que de les stresser. Trop amical pour eux, ils ne s’y attendaient pas, de la part du commandant des lieux.

Pour ce qui était du cas de l’Utopienne, Gabriel Colt ne comptait pas lui faire de cadeau ou lui octroyer un traitement de faveur. Elle était une agente, au même titre que n’importe quel autre. D’accord, d’accord, il avait reçu l’ordre de la garder en vie quoiqu’il puisse lui en coûter… mais là aussi, rien de révolutionnaire. Il faisait les mêmes efforts pour le reste de ses agents.

Laissez-moi deviner, ça vous trotte dans le crâne, ce qu’on a pu me dire sur vous?

Aucun reproche dans la voix de Colt, seulement un constat. Dans une moindre mesure, il comprenait le sentiment. Il était le seul soldat sur qui l’expérimentation du sérum de Manaka avait eu des résultats. Il avait passé un moment à entendre murmurer sur son passage, dans le labo de l’armée où il avait été injecté. Il avait aussi passé un moment à essuyer le même genre de comportement à chaque nouvelle affectation.

Initialement, Colt penchait pour une visite de la base, et seulement ensuite, une conversation à coeur ouvert. Mais enfin, si elle y tenait, il pouvait être un gars flexible. Plutôt que d’appuyer sur le bouton d’appel d’un des ascenseurs généraux, il appela “son” ascenseur. Celui qui menait directement du rez-de-chaussée à son bureau, sans escale. Il entra le premier, l’ambassadrice sur les talons, Bradley fermant la marche et se postant en face des portes, continuant à tapoter régulièrement sur sa tablette. Il sifflotait vaguement pendant que l’ascenseur filait vers les étages - l’endroit manquait cruellement d’une ambiance sonore, si on lui demandait - jusqu’au tintement indiquant l’ouverture imminente des portes, juste après l’arrêt de l’appareil.

Bradley sortit la première, s’arrêta au grand bureau en L installé en biais à quelques mètres de là. Colt poursuivit vers son bureau. Il était séparé de celui de Bradley par des grands panneaux vitrés, mais qui n’était pas tout à fait du verre. Ils pouvaient être opacifié à volonté et résistaient aux balles, ce qui était toujours appréciable quand on aimait pas particulièrement se faire tirer dessus.

La pièce était immense, lumineuse grâce à des baies montant du sol au plafond. Sur la droite, près des fenêtres, un canapé en cuir marron faisait face à deux fauteuils dans le même style et la même couleur, séparés par une table basse. Sur la gauche, un grand bureau avec un plateau en verre disparaissait sous un clavier, un écran, des tas de dossiers. Le mur juste après était encombré par plusieurs meubles de rangements, tous fermés à clé.

Fauteuil, canapé, chaise?

Il montra l’espace détente d’un mouvement de tête, puis son bureau et les deux sièges disposés de ce côté, en face du sien. Un truc super ergonomique option maintien des lombaires, des cervicales et de tous les os entre les deux.
 
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Message posté : Sam 26 Juin 2021 - 22:41 Message
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Un petit tatouage au poignet
Réputation Civile :  CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
- Profilage
- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
-Connexion au Coeur : Avec son esprit, Teri peut manipuler la technologie utopienne et d'accéder aux connaissances du Coeur (une sorte de super internet utopien)
-Communication mentale
-Télékinésie



ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
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ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
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Identité :  CAPACITÉ & POUVOIRS

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ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

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Identité :  

Teri Lynn
Sergent de l'UNISON

Personnage
L'Emissaire
ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
ϟ Arrivée à Star City : 15/06/2021
ϟ Nombre de Messages : 236
ϟ Nombre de Messages RP : 110
ϟ Célébrité : Naomi Scott
ϟ Crédits : Corah
ϟ Doublons : Sia Anderson
ϟ Âge du Personnage : 35 (officiellement 29)
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Ambassadrice d'Utopie, Sergent/Enquêtrice de l'Unison
ϟ Réputation Civile : Niveau 5 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 4 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
Un petit tatouage au poignet
ϟ Pouvoirs : CAPACITÉ & POUVOIRS

- Experte du combat au bâton
- Mémoire eidétique
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- Espérance de vie accrue (200 ans) et vieillissement lent
- Super-force (10T) & résistance physique
-Connexion au Coeur : Avec son esprit, Teri peut manipuler la technologie utopienne et d'accéder aux connaissances du Coeur (une sorte de super internet utopien)
-Communication mentale
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ÉQUIPEMENT :
- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

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ϟ Liens Rapides :
Joueur
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ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
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ϟ Signes particuliers : Brune, cheveux raides arrivant au milieu du dos, 1m70, yeux noisettes.
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- Bâton de combat en orichalque pouvant changer de forme (bijou) et de taille (de 50cm à 2 mètres) à la demande de Teri

- Artefact utopien : Bracelet qui lui permet de matérialiser un champ de force dans un rayon de 1 à 2m autour d'elle.

-Armure utopienne (tenue discrète, par balle)
ϟ Liens Rapides :
-Sur une échelle de 1 à 10, à quel point ce serait dramatique ? relança Teri avec une expression taquine.

Elle testait l’humour de son patron puisqu’il semblait en avoir en réserve.

Thereylin suivi du regard les lieux que lui indiquait le major. Le hall, oui, ça il y en avait aussi à Utopia, songea t-elle amusée.

- Jusque là je suis, répondit la brune avec une lueur rieuse dans le regard. Et elle ajouta avec un sourire en coin : J’éviterai d’entrer avec une barre en fer, sauf si j’ai envie de faire danser les agents de sécurité. Remarque que ça pourrait faire un peu d’animation.

Elle s’était déjà confrontée aux portiques de sécurité qui détectaient le métal. Ses quelques mois d’errance aux Etats-Unis avant de prendre contact avec l’UNISON lui avaient appris pas mal de choses sur la technologie humaine et sa formation de junior avait complété ses connaissances. Si elle était encore loin de tout savoir, elle n’était plus tout à fait la jeune femme perdue qu'elle était jadis.

- Dans le quartier du parc, oui. Ils ont dû craindre que je me perde pour aller travailler, répondit Thereylin.

Le gouvernement américain avait probablement voulu lui faciliter la vie en l’intégrant près du QG de l’UNISON. C’était une attention délicate dont elle ne se plaignait pas, elle appréciait l’aide qu’il lui apportait en facilitant son installation. Elle aurait eu du mal à entamer des démarches pour louer un appartement seule… Oh, elle aurait finit par y arriver avec le temps, mais elle avait mieux à faire.

Puisque la question de sympathiser se posa, Thereylin interrogea ses deux interlocuteurs pour définir très rapidement les limites. Elle acquiesça sérieusement à la réponse du major. Les liaisons amoureuses étaient autorisées entre collègues, mais en toute transparence pour l’organisation. Ça avait du sens, elle n’avait rien à redire à cette règle. L’UNISON était un organe militaire et sensible, les relations amoureuses pouvaient, dans certains cas, perturber la bonne marche des missions. La vie privée était sérieusement entachée ici… Il allait falloir s’y faire.

L’alchimie entre la lieutenante et le major était fascinante à observer. Les deux se comprenaient, ou plutôt, Bradley semblait parfaitement en phase. Ils devaient travailler ensemble depuis un bout de temps pour en arriver là…

- Je vous le dirai, major. Peut-être même que je vous préparerai une spécialité de chez moi que vous trouverez tout aussi mauvaise et l’équilibre sera préservé, répondit Teri du tac-o-tac.

Puis elle reprit plus sérieusement :

- Je suis intéressée par tout ce qui me permettra de mieux faire connaissance avec votre culture. J’ai vadrouillé incognito quelques mois aux Etats-Unis avant de me dévoiler à votre gouvernement, mais je me sens encore aussi ignorante et inculte qu’un nourrisson.

Ils firent quelques pas, se rapprochant doucement de l’ascenceur lorsque Thereylin décida d’aborder le sujet qui la préoccupait.

- En effet. Mais ce qui m’intéresse le plus c’est l’idée que vous vous faites de ma présence ici. Une telle situation ne doit pas arriver tous les jours et cela vous place peut-être dans une situation inconfortable ?

Le silence se fit alors pendant qu’ils montaient à l’étage. Thereylin supposait qu’ils se rendaient dans un lieu tranquille, peut-être le bureau du grand patron ? Ce serait le plus logique.
Ce serait plus simple ainsi… Une bonne discussion, puis elle pourrait envisager sereinement la rencontre avec ses collègues et l’appropriation de son nouveau cadre de travail. Elle pénétra dans une pièce de très belle taille et son regard balaya spontanément les alentours. Deux bureaux, des dossiers un peu partout mais un environnement organisé… Et la vue était superbe. Le regard de Teri s’attarda quelques instants sur la vue à laquelle elle eut du mal à s’arracher. La question de son patron finit par la ramener à la réalité.
Discussion sur des fauteuils ou derrière un bureau ? Euh… Il était en train de la tester, c’était une question piège ? Tout utopien qui se respectait choisirait spontanément le canapé et les fauteuils. Disposés en face à face, ils donnaient une tournure moins formelle à la discussion, la hiérarchie était moins marquée ainsi. Le bureau créait une séparation physique entre les personnes…

Elle sonda du regard le major à la recherche d’un indice avant de finir par opter pour un fauteuil. Tant pis, elle n’allait pas passer la journée à s’interroger sur le bon usage culturel à suivre aux Etats-Unis dans ce genre de circonstance.

- Vous avez une jolie vue d’ici. Le quartier est charmant avec le parc à proximité, dit-elle poliment tout en songeant que les rues manquaient un peu trop de verdure à son goût en dehors dudit parc.

Ca faisait longtemps qu’elle s’était absentée de chez elle… Elle n’avait pas vu Utopia depuis quoi ? Neuf, dix mois peut-être ? Alors qu’elle pensait à sa maison, un signal s’activa dans son esprit. Aussi léger et doux qu’une caresse, non intrusif, elle reconnut l'empreinte de son frère et la repoussa doucement. “Pas maintenant, Kaidan”... Songea-t-elle. Ce n’était pas le moment d’avoir une conversation mentale, elle devait être pleinement concentrée sur son entretien. Son frère comprit le message et n’insista pas. Elle le recontacterai plus tard dans la journée pour avoir le réconfort d’entendre sa voix.

- Pour commencer, je vous remercie de m’accueillir dans votre base. Bien que je me doute qu’on ne vous ait pas laissé le choix, lança t-elle avec un sourire.

Teri allait pouvoir commencer à prendre la température. S’il voulait être honnête et lui dire que sa présence était une source d’ennuie pour lui, elle ne le prendrait pas mal. Au moins, elle saurait à quoi s’en tenir. Ils ne pouvaient pas changer la situation, mais c’était important de partir sur des bases franches.

- Je m'appelle Thereylin. Les utopiens n'ont pas de nom de famille, mais il m'en fallait un pour me fondre dans votre société donc j'ai décomposé mon prénom, expliqua t-elle.
 
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Message posté : Mar 29 Juin 2021 - 21:59 Message
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Colt lui lança un regard tout à fait sérieux. En vrai, il se marrait plutôt, parce qu’elle était tout de suite entrée dans son jeu.

Douze” répondit-il avec une voix si mortellement sérieuse que même son regard sérieux avait l’air de plaisanter.

Au fond, est-ce qu’il plaisantait? Réponse courte : non. Une promotion comme Commandant, c’était la plus grosse catastrophe qui pouvait lui arriver. Vraiment, il préférait gérer une invasion que de devenir Commandant.

S’il avait su qu’il serait exaucé, moins d’une décennie plus tard, il aurait peut-être retenu ses pensées, mais passons.

Une partie de moi a envie de vous demander quel genre d’endroits vous avez visité, au juste, une autre se dit que tout ce que je ne sais pas ne peut pas me faire de mal”.

C’était pour ça que Colt faisait de son mieux pour tout savoir dans sa base. Ce n’était pas facile : il était le boss, n’était là que depuis trois ans. Ses agents avaient encore des mauvaises habitudes, celles de cacher les conneries sous le tapis, ce genre de trucs. Il y avait du mieux, mais tout de même. L’attitude allait au-delà de la base. Colt ne pouvait faire son boulot efficacement que s’il était au courant de ce que détectait les satellites et tous les machins technologiques de l’UNISON.

Mais là, dans le cas de l’ambassadrice utopienne? Si comme il le pensait, elle avait été faire un tour dans un club de strip-tease, il ne voulait pas le savoir. Du tout.

Ouai, sans doute”.

Ce ne devait pas être le premier avantage qu’avait eu en tête le gouvernement américain, en l’installant au plus proche du Brett Building. Le Quartier du Parc était cossu. Le moindre appartement ici coûtait plusieurs centaines de milliers de dollars. Les rues étaient propres, il y avait de la verdure, le taux de criminalité était sans doute l’un des plus bas de la ville. Rien à voir avec… disons… Little Italy ou les Docks. Ils avaient eu la sécurité de la jeune femme à coeur. Au fond, est-ce que c’était une mauvaise chose? Non. On avait bien fait comprendre à Colt qu’il devait la garder en vie, même quand elle n’était pas dans sa base.

Vous entendez ça Bradley, elle veut m'empoisonner. J’espère que je pourrais compter sur votre témoignage.
-Major, peu importe ce que vous préparera l’agent Lynn, je suis certaine que je vous aurais déjà vu manger pire en mission”.

Gabriel Colt eut une moue, un mouvement de tête. C’était… pas faux du tout ça. Pour ne pas dire que c’était très vrai. Il avait fait l’Irak, l’Afghanistan, tout un tas de pays vers le Vietnam et l’Indonésie. Il avait mangé des trucs franchement bizarres, d’après les standards américains. Du genre sauterelles grillées.

Ah ça, on a pas tous les jours une émissaire d’un peuple vivant reclus depuis des millénaires qui toquent à la Maison Blanche”.

Même si elle n’avait pas exactement toqué à la Maison Blanche, elle voyait l’idée. C’était pour ça que les huiles étaient nerveuses. Il s’agissait, pour le dire très familièrement, de ne pas merder. C’était bien pour ça qu’on le faisait chier à coups de briefing d’urgence et compagnie.

Puisqu’il était dans son bureau et qu’elle n’avait pas trop l’air à cheval sur le protocole - et quand bien même, elle était ambassadrice, ok, mais il était aussi son boss, donc il faisait ce qu’il voulait, comme un bon rebelle - il retira sa veste et la laissa sur le dossier de son fauteuil de bureau. Comme elle avait choisi le fauteuil, il opta pour le canapé, principalement pour être assis en face d’elle. Sur le chemin, il commença à remonter les manches de sa chemise aux coudes.

Ça a du bon d’être Major”.

Il se serait contenté d’un placard à balais, mais paraissait que ça la foutait mal de coller le Major dans un placard. Une histoire de décorum, que ça devait avoir la classe, tout ça.

Hum, en fait, je me suis porté volontaire”. Il se laissa aller contre le dossier, maintenant que ses deux manches étaient dûment remontées sur ses coudes. “Il y a eu débat, pour savoir où vous alliez atterrir aux États-Unis. Ça commençait à prendre des plombes, j’ai dit que je vous prenais, ça a écourté la discussion”.

Il racontait l’anecdote d’un air un peu je-m’en-foutiste, mais elle était tout à fait. Certes, racontée à la sauce Colt, mais vraie. Après quatre heures le cul posé sur une chaise, il en avait eu ras les galons. Ça avait arrangé tout le monde, en partie parce que Star City n’était qu’à un jet de pierres de Washington. En partie, aussi, parce que maintenant, si ça merdait, tout serait de sa faute et que personne avait voulu prendre le risque.

Mais Colt était confiant. Ça n’allait pas merdé.

Je sais, j’ai été briefé. Vous serez quand même l’agente Lynn, en tout cas en public. Pour le privé…” Il lâcha un petit rire. “J’ai eu pour consigne strict de ne pas me montrer trop familier avec vous, mais j’aime pas tortiller du cul comme un diplomate. Sans offense” ajouta-t-il après coup. “Si vous voulez tout savoir, ma première mission, c’est de vous garder en vie. Ça devrait pas être trop dur, j’essaie de faire ça tous les jours avec le reste de mes agents. J’ai une méthode très simple en fait. Je vous donne l’ordre de ne pas mourir, voilà. Nan, vraiment, discutez pas, et ne mourrez pas. C’est chiant, y a plein de paperasses, et là, on me dira que c’est de ma faute si une coopération entre les Utopiens et nous foirent. Donc voilà. Premier ordre officiel”.
 
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Message posté : Mar 29 Juin 2021 - 23:57 Message
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Identité :  

Teri Lynn
Sergent de l'UNISON

Personnage
L'Emissaire
ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 26/08/1992
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ϟ Célébrité : Naomi Scott
ϟ Crédits : Corah
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ϟ Liens Rapides :
-Aïe aïe aïe… Ce sera major alors, je ne voudrai surtout pas gâcher votre vie.

Il plaisantait probablement, mais elle était prête à parier que son insistance cachait quelque chose de plus sérieux. Soit son poste le surmenait déjà à l’heure actuelle,  il regrettait les responsabilités qui lui incombaient et ne tenait pas à se charger d’avantage… Soit il aimait son poste, mais regrettait le terrain et ne voulait pas s’en éloigner encore plus en grimpant dans les échelons… Il avait un petit quelque chose d’atypique qui la faisait douter.

-Hmm, je me suis aventurée dans… disons environ un tiers des états de ce pays, répondit Thereylin après un rapide calcul mental en retraçant son parcours.   Certains m’ont plu plus que d’autres. Je dois admettre que les Texans et leur mentalité du “je cogne et je tire d’abord, et je cause après” ne m’ont pas vraiment séduite, dit-elle avec une moue désapprobatrice.

Ceux-là, elle les trouvait particulièrement barbares… Peut-être qu’elle ne leur avait pas laissé assez de temps pour lui montrer leurs bons côtés… Mais elle était pressée et avait préféré tracer son chemin pour voir du pays.

Theryelin lança un coup d'œil à la lieutenante. C’était la première fois qu’elle l’entendait parler autant d’un coup. Elle lui confirmait le fait que les deux se connaissaient depuis un bon bout de temps et qu’ils avaient fait du chemin ensemble. Pas étonnant qu’ils semblent à ce point sur la même longueur d’onde. A sa connaissance, les humains n’étaient pas connectés par l’esprit comme l’étaient les utopiens, donc à moins que l’un d’eux ne soit télépathe, leur complicité devait être due à un passif.

-J’ai le droit à un exemple ? demanda la brune en voyant la moue de l’homme.

A quel genre de chose avait-il bien pu goûter dans sa vie ? Les humains avaient tellement de recettes, tellement de variétés culinaires ! C’était fascinant !


Elle lui emboita le pas pour monter dans son bureau.

-Oh, seulement un millier d’années… Nous n’étions pas cachés auparavant, votre race ne cherchaient seulement pas au bon endroit, dit-elle avec un léger sourire amusé.

Leur navigation n’était pas vraiment au point… Les humains avaient fait un énorme bond technologique en quelques siècles, c’était très impressionnant à observer. Il avait fallu mettre en place de solides camouflages pour continuer à leur dissimuler Utopia.

- Nous avons tenté de tendre deux fois la main à votre civilisation au cours du dernier millénaire… Mais les choses ne se sont pas vraiment bien passées. Vous avez ce dicton que j’aime bien… Hmm… “Jamais deux sans trois” ? dit-elle avant d’ajouter, une ombre dans les yeux :   Vous êtes peut-être prêts cette fois...

Le bureau était spacieux et agréable. L’entretien serait sympathique dans un tel cadre. Thereylin se doutait qu’elle n’entrerait pas ici tous les jours par la suite. Encore que, ses origines et sa connexion avec Utopia risquait de nécessiter un contact régulier avec le commandant de cette base. Colt la verrait peut-être plus régulièrement qu’il ne voyait habituellement ses agents nouvellement arrivés.

Elle écarquilla légèrement les yeux de surprise en découvrant qu’il s’était porté volontaire. L’avait-il réellement fait pour mettre fin à une interminable discussion ou étais-ce encore l’une de ses plaisanteries ? Décidément, ce personnage était bien singulier. Son comportement l’était tout autant. Très différent de la plupart des individus qu’elle avait croisés jusque-là, de ceux qui étaient au courant de ses origines tout du moins.

- En effet, mes origines ne doivent pas s’ébruiter.

Elle avait peaufiné une couverture et s’en était servi pendant tout le temps de sa formation de junior… Son affectation à Star City ne serait que la continuité de son mensonge. C’était dur de devoir se cacher en permanence… Mais elle n’avait pas le choix.
Teri fronça légèrement les sourcils en entendant la consigne des supérieurs du major. Son franc-parler lui arracha un sourire. Décidément, il était marrant ce type…

- Je devrai peut-être surveiller mon arrière train alors, dit-elle ironique.

Il n’avait peur de rien ! Là où le gouvernement américain s’était coupé en quatre et avait pris toutes les peines du monde pour ne pas la vexer, lui allait au bout de ses pensées. Teri commençait à comprendre pourquoi il ne voulait pas monter en galon… Il tranchait peut-être un peu trop avec le comportement attendu dans les hautes sphères. Elle songea qu’un tel chef ne devait pas toujours être facile. Il vous disait ses quatre vérités en face, agréables ou pas. Mais au moins, il était franc. Au fond, elle préférait peut-être ça à quelqu’un de trop diplomate… Avec un homme comme Colt, elle n’aurait pas à s’inquiéter d’un coup de poignard dans le dos.

-Quel est le scénario qui leur fait le plus peur ? Que nous devenions amis ou bien que vous me fassiez fuir ?

Elle tendit l’oreille alors qu’il lui expliquait que sa mission était de l’empêcher de mourir. Et bien oui, c’était un début… A vrai dire, elle approuvait l’idée !

- Ok, jusque là je vous suis, acquiesça-t-elle.

Ses yeux se perdirent quelques instants sur un oiseau qu’elle voyait voler derrière la fenêtre. Elle finit par reporter son attention sur son voisin.

- Je vais être honnête avec vous. Intégrer l’UNISON est un choix personnel. Mon gouvernement cherche à récolter des données pour se faire un avis sur l’état du monde et l’évolution de votre race. J’aurai pu me contenter de faire le tour du monde en première classe et siroter un cocktail en prenant des photos… Sarlyn ne l’a pas fait, et je ne le ferai pas non plus. Partout où je tourne mon regard, je vois des personnes en souffrance. Je veux aider. J’ai étudié l’historique de l’UNISON. L’organisation a su transcender les rivalités politiques pour construire une alliance internationale et protéger l'intérêt du plus grand nombre plutôt que celui d’une seule nation… Cela me donne foi en l’humanité. J’ai envie d’apporter ma pierre à cet édifice… Et l’avenir nous dira si cette coopération inspirera mes semblables à en faire autant.    
 
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