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Can I ask you a favor? - Tlatla Forum_1Can I ask you a favor? - Tlatla Forum_3
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Can I ask you a favor? - Tlatla

 
Message posté : Ven 16 Avr - 13:28 Message
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Et donc par là, y a des clubs surtout. Des théâtres, des cinés, des trucs comme ça. Je venais danser des fois, mais ça fait longtemps, j’ai plus trop le temps”.

Entre la Légion, l’Ordre, ses projets personnels, sa vie privée, Rafa n’avait plus le temps de grand chose. Comme en prime, il avait cette sale habitude de perdre toute notion du temps, c’était encore pire. Les choses s’étaient améliorées depuis l’arrivée d’Agostino, début Février. Son cousin était aussi doué en magie que lui et il l’avait aidé sur plusieurs trucs. Ca lui avait permis de se libérer un peu de temps.

Les deux cousins remontaient l’une des rues du quartier des Théâtres. Agostino avait mis quelques fois les pieds à Star City, mais jamais aussi longtemps, il connaissait assez peu la ville, alors Rafa lui faisait visiter. Il se trouvait juste que ses talents de guide étaient plutôt médiocre. Au-delà de quelques parcs où il emmenait souvent Taz, de boutiques de magie qu’il fréquentait régulièrement, ou des magasins où il faisait ses courses, il visitait généralement la ville pour des trucs pas trop réjouissants. Genre des sacrifices humains, des cambriolages, tout ça.

Sur le moment, Rafa ne s’en inquiétait jamais trop. Maintenant qu’il faisait visiter un peu à Agostino, il réalisait qu’il était déjà venu à ce coin de rue et qu’il avait trouvé un cadavre affreusement mutilé avec Léo, ou alors qu’un incendie criminel avait fait plusieurs victimes près de cet immeuble. Il essayait très fort de ne pas y penser, et en même temps, il envisageait très franchement de le dire à son cousin.

Agostino envisageait de se fixer quelque part depuis quelques temps et Star City était parmi ses villes candidates, une perspective qui avait plutôt réjoui son cousin. Enfin… à sa manière très pudique, Rafa n’était pas très bon pour exprimer ses émotions, même avec quelqu’un avec qui il avait littéralement passé sa vie. Agostino était plus que son cousin, il était un frère, un meilleur ami, ils se connaissaient par coeur. C’était sans doute un peu égoïste, mais les derniers mois avaient été compliqués, pour plein de raisons. Il se sentait mieux depuis qu’il était là, savait aussi que son cousin était plus stable en présence d’amis qu’en solitaire dans un pays ou un autre.

Mais Star City était aussi une ville dangereuse. Pour lui, ça allait, il avait un Esprit du Bien et de Lumière qui squattait son corps, il pouvait se défendre. Mais Agostino? Il était magicien, mais aussi humain. Il savait se battre, mais il n’avait pas d’armure, pas d’armes autres que son épée. Face à une flingue, pas sûr que ça suffise.

Tout ça pour dire que Rafa n’avait pas choisi le quartier des Théâtres au hasard pour cette visite. Déjà, Agostino prospectait vaguement pour un endroit où installer son garage, donc il ne disait pas non pour visiter un peu en attendant de trouver le bon terrain vague. Ensuite, le temple de Tlazolteotl était installé ici, et il se trouvait que pour des raisons que Rafa ne comprenait pas tout à fait, la déesse aztèque lui avait accordé sa protection.

Est-ce qu’on doit… enlever nos pompes?

Rafa s’arrêta sur le pas de la porte du temple, le visage plissé. Est-ce qu’il avait retiré ses chaussures, la dernière fois? Il lui semblait pas. Et personne lui avait demandé de le faire. Donc il secoua la tête et invita son cousin à entrer. Il lui avait vaguement expliqué la situation à base de “Y a une déesse aztèque en ville et elle m’a mis sous sa protection” mais il n’était pas entré dans le détail de ce qu’il avait fait pour en bénéficier histoire de ne pas le faire flipper. Il était quand même question de déesse psychopathe des ténèbres, tout ça.

Bonjour euh… est-ce que… Naïma est là? S’il-vous-plaît?” réclama-t-il à la première prêtresse qu’il vit passer.

Enfin… il espérait que c’était une prêtresse quoi.
 
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Message posté : Ven 16 Avr - 23:04 Message
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Allongée dans le coeur de mon sanctuaire, j’ai les yeux clos bien que je garde un oeil métaphysique sur le temple et ce qui s’y passe. La température est un peu plus douce aujourd’hui, et ma petite cour est baignée par les rayons du soleil. Une installation des plus agréables. Cetl s’est couchée silencieusement contre moi, sous sa forme féline, et je la caresse à gestes lents, profitant de ses ronronnements. Les choses s’améliorent peu à peu partout où j’ai pu l’espérer. Avoir remis les mains dans la Eme m’amuse profondément, me distrais de tout le reste.

Puis il y a d’autres distractions, d’autres petites choses pour m’occuper agréablement ici et là.

Je suis surprise de reconnaître la signature émotionnelle de Rafael Colon à l’entrée de mon temple. Il ne vient pour ainsi dire jamais et rechigne à accepter mes cadeaux quand il a le malheur de me croiser directement. J’ai pris l’habitude de contourner le problème en visant ses absences pour effectuer mes dons, et m’étonne donc qu’il soit venu jusqu’ici. Il n’est pas seul, qui plus est, même si je ne connais pas son accompagnateur. Ou pas suffisamment bien pour être en mesure de reconnaître l’accord subtil des émotions qui l’agite au repos, du moins.

« Ma Dame. »

La voix de Lia. Je lui fais un signe de la main pour qu’elle s’exprime, presque paresseusement.

« Rafael a demandé après vous. Après Naïma, à vrai dire mais… Que dois-je lui dire ? »

Hm. Donc il vient me voir. Je me redresse et m’étire doucement.

« Que j’arrive. »

Elle s’incline légèrement et s’esquive pour aller en informer le mage espagnol. Probablement l’installer à l’étage, dans la salle où les fidèles viennent rencontrer mes prêtresses sans être interrompus. Certains ont eu le plaisir plus ou moins relatif de m’y rencontrer en personne. Je fais un détour par mon autel, récupère quelques offrandes, puis remonte jusqu’à la pièce en question. Elle ressemble à un salon, verdoyant, et plutôt confortable. J’y entre d’un pas tranquille et m’arrête sur l’inconnu en premier lieu. Un sourire, enchanteur, un sondage rapide de son esprit, puis je les dépasse et m’installe avec nonchalance dans l’un des fauteuils.

« Rafael. Que vous arrive-t-il donc ? Votre visite est un plaisir qui se fait terriblement rare, je le crains. »

Peut-être un reproche, à demi-mots. Je n’attends rien de lui car il n’est pas l’un de mes fidèles, mais la détermination qu’il met à me fuir est peut être un peu désagréable quoi qu’il en soit.
 
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Message posté : Sam 17 Avr - 14:06 Message
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Donc… Comment elle s’appelle, cette déesse?
-Euh… Tlazolteotl”.

Tino marqua la réponse de quelques hochements de tête, comme si la réponse éclairait tout. Pour tout dire, ça n’éclairait rien du tout, il n’y connaissait pas grand-chose, pour ne pas dire rien, au panthéon aztèque. Il aurait pu sortir le nom de Quetzalcoatl, mais pas plus. Pour l’heure, il regardait autour de lui d’un air curieux. Pour tout dire, il avait plutôt bien pris l’annonce du “Oh, au fait, y a des dieux en ville et je les connais”. Disons que quand on avait grandi dans la magie depuis tout petit, c’était probablement moins étonnant. Plus ou moins.

Rafa faisait du surplace. La visite n’était pas tout à fait gratuite mais il n’avait pas encore décidé comment il allait demander ce qu’il voulait demander. Fallait qu’il soit poli et clair à la fois, ce qui était beaucoup lui demander. En général, il était l’un ou l’autre. Trop direct pour être poli, mais clair, ou alors poli, mais on ne savait pas trop ce qu’il demandait vu qu’il enrobait ça dans plein de couches de politesses.

Autrement dit, l’espagnol était tellement plongé dans ses pensées qu’il se raidit quand une prêtresse l’invita à les suivre. Il ne l’avait pas du tout entendu arriver. Le temps qu’il réagisse qu’il devait la suivre, elle s’était déjà éloignée et il dut presser le pas pour ne pas se faire distancer.

C’est joli” commenta Agostino quand la prêtresse les laissa dans un salon aux sièges confortables et débordant de verdure. “On dirait un peu le patio de la maison”.

La maison. Le domaine Nazari, en Espagne. Rafa approuva d’un signe de tête pensif, effleura une feuille d’un vert soutenu du bout des doigts. Agostino se pencha sur quelques plantes, sans doute pour essayer de les identifier, ses doigts grattant pensivement sa barbe, mais se redressa et se retourna dans un même mouvement quand la porte s’ouvrit.

Tlazolteotl n’avait dit que trois phrases, une quinzaine de mots, tout au plus, mais elles déclenchèrent une avalanche de pensées dans la tête de Rafa, au point qu’il en oublia les raisons de sa venue pour essayer de toutes les exprimer à voix haute en même temps.

Rafa, je… pardon, je suis supposé vous rendre visite? Vous voulez que je vous rende visite? Attendez… C’est encore des cadeaux? Je suis pas venu pour des cadeaux”.

Les choses pouvaient paraître brouillon, mais il se trouvait que Rafa avait encore une demi-douzaine de pensées du même genre dans la tête et qu’il les retint de justesse. Plus ou moins. Pourquoi avait-elle regaré son cousin comme ça en entrant? Enfin il ne savait pas exactement comment, vu qu’il ne la voyait pas elle, mais elle s’était certainement attardée sur lui. Est-ce qu’elle était fâchée? Triste? C’était difficile à dire vu la couleur de son aura, le violet absorbait le rouge ou le bleu.

Tino le connaissait assez pour savoir à peu près ce qui devait se passer sous son crâne puisqu’il le rappela à la réalité d’un raclement de gorge. Le son n’avait l’air de rien, mais il était suffisant pour que Rafa remette les deux pieds sur terre.

... C’est mon cousin. Agostino.
-Bonjour. Vous… voulez que je m’incline? Fasse la révérence?
 
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Message posté : Jeu 22 Avr - 1:26 Message
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Je ne suis qu’à moitié surprise de constater que mes quelques mots, pourtant relativement anodins, semblent déclencher une avalanche déraisonnable d’interrogations dans l’esprit du mage espagnol. Ah, quel homme étrange. Je crois bien que je ne serais jamais en mesure de m’y habituer vraiment.

« Rafael. Non, vous n’êtes supposé me rendre visite que si vous en ressentez le besoin, et il me semble me souvenir que vous avez exprimé en long, en large et en travers le peu de plaisir que vous évoquait ma protection, pourtant accordée en vertu de services plus qu’importants. »

J’esquisse un sourire aimable, même si l’avertissement est audible dans ma voix. Un avertissement qui veut dire que s’il est encore là pour parlementer, il a tout intérêt à faire demi-tour et à rentrer chez lui. Je continue d’un ton posé :

« Quant à cela, oui, ce sont des cadeaux, et non, vous n’êtes certes pas venu les quémander, cela aurait été mal venu. Maintenant, je vous les offre tant que vous êtes là. Croyez le ou non, mais mes journées ne se résument pas à devoir visiter votre charmant manoir pour y laisser des dons en cachette, puisque je dois sinon parlementer avec vous pour que vous les acceptiez. Comme nous savons tous que vous finirez par repartir avec, faites moi le plaisir de sauter cet étape et de vous contenter de dire merci, hm ? »

Je lui mets le panier contenant quelques fruits que j’avais récupéré dans les mains - ce n’est vraiment pas grand-chose, cette fois-ci - puis tourne mon regard vers l’homme qui l’accompagne. Agostino est celui qui a recentré mon protégé irrévérencieux sur ce qui l’amenait ici. Enfin, c’est ce qu’il me semble, même si je n’ai aucune certitude, pour être parfaitement honnête.

« La coutume veut qu’on s’incline devant moi, de fait. Mais le simple fait que vous posiez la question m’interroge sur l’utilité du geste. Il a plus de sens lorsqu’il est spontané. »

Je soupire. Il semblerait que les usages se soient réellement perdus, j’imagine. Je n’y attache pas vraiment d’importance. En réalité, la seule raison pour laquelle j’encourage ce genre de politesses, c’est qu’elles permettent de rappeler aux mortels qui me côtoient que je suis une créature dangereuse. Et plus dangereuse qu’eux, surtout. C’est l’occasion de s’assurer qu’ils pèseront un peu mieux leurs mots, en quelque sorte.

« Bien. Ceci étant dit, Rafa, vous ne m’avez toujours pas dit ce qui vous avait mené jusqu’ici. Je suis positivement certaine que vous n’êtes pas simplement venu dire bonjour. »

J'aimerais autant que l’on en vienne aux faits, à choisir, plutôt que de s’empêtrer dans des explications confuses venant du mage espagnol.
 
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Message posté : Jeu 22 Avr - 15:31 Message
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Rafa vira à l’écarlate, ce qui en disait long sur son état de gêne parce qu’il en fallait pour que son teint mât atteigne cette couleur. Il bafouilla quelques syllabes sans suite avant de réussir à se reprendre et à s’exprimer plus clairement.

Ce n’est pas… que ça me fait pas plaisir, juste que euh… je suis pas sûr que je mérite tout ça”.

Ses yeux quittèrent l’aura violette de la déesse pour se poser brièvement sur le panier de fruits, et il revint aussitôt vers elle.

Je… je vous ai pas aidé pour avoir des cadeaux jusqu’à la fin de mes jours, je voulais juste… Vous m’avez demandé de l’aide, je vous l’ai donnée, voilà, ça impliquait rien de plus pour moi”.

Comme ça n’impliquait rien de plus quand quelqu’un d’autre lui demandait de l’aide. Rafa n’était vraiment pas compliqué. Quelqu’un avait besoin d’un coup de main et il pouvait le donner? Bin il le donnait.

Tino, légèrement en retrait, eut un coup d’oeil pour son cousin, et un autre pour la déesse à l’air tout à fait humaine qui se trouvait là. Il était un peu plus au fait socialement que son cousin, déjà parce qu’il voyait les gens et non pas leur aura, et il sentait bien que la déesse n’allait accepter que jusqu’à un certain point de se faire rembarrer comme ça.

Raf’?

Il toussota encore. Avant que Rafa ne dise un truc pas trop sympa sans faire exprès, parce qu’il ne faisait jamais exprès. Parfois, son cousin était passé pour un gars pas très prompt à la gratitude ou snob parce qu’il refusait plein de trucs qu’on lui donnait.

On a été élevé mieux que ça, proteste pas et dis merci.
-... mais…
-Dis merci”.

Le regard accroché dans celui de son cousin, Tino insista d’un hochement de menton presque imperceptible. Il le connaissait, depuis le temps. Assez pour savoir qu’à défaut de le pousser à accepter des trucs de bon coeur, il pouvait jouer sur sa politesse.

Merci. Pour… les fruits. Ils ont l’air délicieux”.

S’ils étaient maladroits, au moins, les remerciements étaient sincères. Objectivement, les fruits avaient l’air très appétissants. Une peau brillante, colorée… Pour un végétarien, il y avait certainement de l’attrait.

Cette question mit de côté, Agostino se fendit de sa plus belle révérence pour la déesse, même si elle n’était plus trop spontanée.

Je me souviendrais d’être spontané la prochaine fois, merci pour votre indulgence cette fois”.

Il ajouta un sourire. Pas triomphant, pas malicieux, juste poli et sincère. Agostino n’était pas franchement difficile à lire. La plupart du temps, ses émotions étaient écrites sur son visage, contrairement à Rafa qui avait surtout l’air paumé, la plupart du temps.

Rafa qui sembla se rappeler qu’effectivement, il était venu là pour demander un truc. N’importe qui aurait remis en question la demande après cette entrée en matière maladroite, mais Rafa n’était pas assez doué socialement pour comprendre ça, il ne voyait pas l’air de la déesse non plus. Alors il se lança.

Euh… en fait, je venais pour… pour la protection que vous m’accordez. Je sais que euh… j’ai pas été très euh… reconnaissant? Enfin euh… Je sais pas trop ce que j’ai fait pour la mériter, mais en fait euh… Je voulais savoir si… vous accepteriez de la euh… transférer à quelqu’un?

Tino haussa un sourcil et se pencha légèrement en arrière. Là, il se demandait si son cousin n’était pas un peu concon.
 
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Message posté : Mar 27 Avr - 0:37 Message
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Je prends sur moi de ne pas réagir de façon désagréable. N’ai-je pas été claire lorsque je l’ai encouragé à se passer de toute velléité de parlementer ? Apparemment pas. Le sourire poli que j’ai aux lèvres dissimule mal mon agacement.

« Ah oui ? »

Qu'y a-t-il de si compliqué à comprendre, honnêtement ? J’offre des cadeaux car j’en ai envie. Qu’il ait donné l’aide sans rien attendre en retour n’a absolument rien de pertinent dans la situation qui nous occupe actuellement, mais il semble bien incapable de l’accepter. Heureusement que son compagnon ici présent a plus de jugeote. J’admets être agréablement surprise de le voir intervenir. Je referme doucement la main que j’avais commencé à ouvrir, prête à invoquer de quoi faire valoir mon point de vue.

« Avec plaisir, Rafa. »

Le semblant de contrariété qui commençait à m’animer s’estompe aussitôt. Je ne suis pas rancunière et il est au moins capable d’y mettre du sien quand on l’y aide un peu. Je n’en demande pas plus. Je réponds d’un léger signe de tête, un sourire réellement avenant sur le visage, à présent.

« Je vous en prie, Agostino. »

Je reviens au mage espagnol qui semble finalement avoir retrouvé la raison pour laquelle il vient me trouver dans mon temple.

Dire que je n’apprécie pas, toutefois, est encore en dessous de la réalité. Je me fige, et cette fois, je ne prends même pas la peine de prétendre sourire. Je croise les bras et me redresse, toisant ce petit humain ingrat sans mot dire un instant. Quand je reprends la parole, mon ton est aussi froid que la glace.

« Si vous preniez seulement la peine de m’écouter parler une seule fois dans votre petite vie humaine, Rafael, vous sauriez sans doute ce que vous avez fait pour la mériter. Il semble toutefois que je m’échine un peu trop à parler dans le vide quand vous êtes concerné. »

Je marque une pause, lui tourne le dos et m’éloigne de quelques pas. Le sol comme les murs vibrent doucement tandis que je tente de contenir ma colère sans toutefois y parvenir entièrement.

« Et après tous les affronts que vous avez cumulé, que j’ai toléré car je reste consciente qu’ils sont involontaires, vous me demandez ça. »

Je fais demi-tour et observe Agostino.

« De transférer ma protection sur autrui comme si elle était un bien que l’on peut se partager à sa guise. Vous rejetez un don qui n’a été fait qu’à peu de mortels sur cette Terre, parce que le petit homme que vous êtes s’est persuadé qu’il pouvait savoir mieux que la déesse que je suis ce qui mérite ou non sa protection. Réfléchissez bien à ce que vous allez faire et dire par la suite. Je vous suggère de commencer par des excuses en bonne et due forme. Vous êtes hors de ma portée dans cette vie, mais Agostino ici présent ne l’est pas et je n’aurais aucun scrupule à me servir de lui pour vous faire comprendre l’étendue de mon déplaisir actuel. »
 
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Message posté : Mar 27 Avr - 16:09 Message
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Tino avait bien senti que c’était une idée de merde. Avant même que Rafa ait fini de parler, en fait.

Rafa, de son côté, sentait qu’il avait merdé, mais il n’était pas trop sûr de savoir où. Le truc était qu’il était tout à fait sincère quand il disait des trucs comme “Je sais pas ce que j’ai fait pour mériter votre protection”. OK, il avait aidé à tuer une déesse psychotique, tout ça… mais comme dit, il l’avait fait sans arrière pensée. Dans sa tête, c’était la même chose que d’aider quelqu’un à déménager, par exemple. Ou de déposer quelqu’un à l’aéroport pour rendre service quoi. Pas de quoi en faire tout un plat, pas de quoi promettre protection éternelle ou tout ça. La dame avait autre chose à faire, nan? Elle était une déesse quand même.

Quoi… non, attendez, je me suis mal exprimé, je…

Rafa bafouilla encore un peu pendant que la déesse parlait. On aurait pu croire qu’il n’écoutait pas, mais il écoutait, juste avec un temps de retard. Quand la menace sur son cousin monta à son cerveau, il vira au blanc et se plaça d’instinct devant lui. Rafa n’était pas du genre à paniquer facilement, mais là? Là, son cerveau n’était pas loin de se couper complètement.

Agostino n’était pas totalement rassuré non plus. Les murs tremblaient, le sol aussi, et il se demandait si sa vie n’allait pas se finir prématurément sous les décombres d’une salle qui se serait écroulée sur sa petite personne.

Rafa essayait tant bien que mal de se remettre d’aplomb, d’articuler des trucs, mais Tino l’arrêta de quelques claquements de langue. Son cousin ne pensait peut-être pas à mal, mais il avait comme qui dirait une intuition qu’il allait empirer les choses s’il ouvrait le bec, là, maintenant.

Est-ce que je peux avoir… une petite minute avec lui? Juste… Je sais que c’est difficile à croire, là, tout de suite, mais je peux vous jurer qu’il ne fait pas exprès d’être aussi… ingrat. Juste que… son cerveau fonctionne pas du tout comme le nôtre et qu’il doit être à peu près certain que son raisonnement a du sens, juste… une petite minute

Il leva un index vers l’aztèque et pivota dans le même geste vers son cousin avec un regard qui voulait dire “Mais qu’est-ce que tu fous bordel de merde”. Pas besoin d’être un génie pour savoir que vexer une déesse n’était pas la meilleure des idées.

Je…
-Nan, là, tu te tais, et tu m’écoutes.
-Mais je…
-Raf’. Tu vas t’excuser, et tu vas faire de ton mieux pour expliquer ce qui t’est passé par la tête, au juste, et après, tu vas dire que tu regrettes la proposition, et que tu la retires.
-Mais, non…
-J’ai pas besoin d’une protection.
-Si. Si, parce que c’est Star City, que… y a eu des invasions et des trucs magiques et… et je suis un Veilleur, on pourrait te faire du mal et t’es juste… toi, t’es pas… possédé par un Esprit, tu pourrrais…
-Raf’. Je suis un grand garçon, je peux me défendre tout seul. Je suis pas plus en danger que le reste des habitants de cette ville de me faire tuer par un truc ou un autre. Je dirais même plus que je suis plus un danger pour moi-même que n’importe quel truc dans cette ville et tu sais pourquoi. En plus, c’est débile, pourquoi moi et pas Andrea, hein?

Bon, il y avait le léger détail qu’il ignorait qu’Andrea était probablement l’un des trucs les plus dangereux dans cette ville ou pas loin. Tino avait dû toucher un truc, parce que son cousin lui fit une drôle de tête. Des grands yeux de chiot, une mine abattue.

Excuse-toi. Je suis sérieux, t’as merdé là-dessus”.

Rafa le regarda lui, puis la déesse, et re-son cousin. Il hésita, ouvrit et referma plusieurs fois la bouche, puis se lança.

Je… je vous demande pardon, je voulais pas…” Il s’arrêta pas. Pas besoin de dire qu’il faisait pas exprès, il avait quand même été blessant et ingrat, même sans le vouloir. “C’est juste… C’est… c’est mon cousin, on a grandi ensemble et… et je veux pas qu’il soit en danger mais… mais je peux pas toujours le protéger, alors je voulais… Je voulais pas vous demander votre protection pour lui, parce que vous me protéger déjà moi, c’est pour ça que… que le transfert, ça semblait pas si mal, parce que… ça vous faisait qu’une personne à protéger et… C’est pas que je suis ingrat, je vous jure que c’est pas ça, juste que… Je m’inquiète plus pour lui que pour moi. Je suis désolé, je suis pas un très bon protégé, mais je vous mens pas quand je dis que je comprends pas pourquoi vous faites tout ça pour moi. C’est pas que je remets en question vos décisions, mais… mais je comprends pas pourquoi ce que j’ai fait mérite tout ça pour vous, je suis désolé de ne pas comprendre et de… d’être blessant et ingrat sans faire exprès, parce que je vous jure que je fais pas exprès et que j’aimerais vraiment que ce soit plus facile de comprendre”.
 
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Message posté : Mer 28 Avr - 1:03 Message
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Oh, j’ai bien constaté qu’il s’était mal exprimé, mais je lui laisse pas l’occasion de réagir. Je vais au bout de mes avertissements, car il est temps qu’il commence à agir comme s’il parlait à une divinité et non pas à la première mage venue. Je suis fatiguée de devoir justifier de mes actions auprès d’un homme qui ne semble pas décidé à m’écouter parler. Autant dire que lorsqu’il se redresse pour reprendre la parole, non sans s’être placé devant son cousin… Un sourire cruel étire mes lèvres tandis que je demande à l’intéressé d’une voix douce :

« Oh, Rafael, croyez-vous vraiment que vous pourriez faire obstacle entre lui et moi ? Vous vous bercez d’illusions. Je peux le détruire de dizaines de façons différentes sans avoir besoin de lever le petit doigt. »

Heureusement pour le mage et son charmant cousin, contre lequel je n’ai rien en définitive, ce dernier semble avoir pris la mesure de la situation. Le tremblement de terre discret s’estompe jusqu’à s’interrompre tout à fait.

« Une. Minute. Pas plus. Je suis fatiguée de parlementer avec lui. »

Je fais volte-face et m’éloigne pour me laisser tomber dans l’assise que je fais apparaître d’une vague geste de la main, qui n’est pas sans rappeler le siège dans lequel j’ai reçu nombre de mes fidèles dans l’un de mes mondes. Je croise les jambes et m’installe avec une nonchalance feinte. Le coude sur l’un des accoudoirs, la joue contre mon poing fermé, mes yeux sombres fixés sur les deux hispaniques en pleine discussion. Quand finalement le duo revient vers moi, je fais un signe de tête sec, pour encourager Rafael à s’exprimer. Je sens que je ne vais être qu’à demi satisfaite. Au moins commence-t-il effectivement par des excuses. Je le laisse aller au bout de ses propos confus sans rien dire. Laisse planer le silence entre nous le temps de m’assurer que je ne risque pas d’arracher la tête de qui que ce soit par mégarde.

« Je ne vous demande pas de comprendre. Je vous demande d’accepter en premier lieu, d’écouter lorsque je vous donne mes raisons, et de cesser de protester une bonne fois pour toute lorsque j’évoque la protection que je vous ai octroyé ou lorsque je vous offre un cadeau. Puisque cela semble relativement efficace, pensez à ce que je pourrais faire à votre compagnon si vous recommencez à vous montrer désobligeant. »

Hors de question que je m’adoucisse trop. Pas cette fois.

« Lorsque quelqu’un souhaite ma protection, Rafael, il vient la demander. Soit à moi, directement, soit à une de mes prêtresses qui agit en mon nom. Votre cousin n’a rien fait pour moi qui le mérite. Il n’a rien qui le relie à moi. Rien qui ne lui donne intrinsèquement droit à mon regard. Qui plus est, vous est-il venu à l’idée une seule seconde de lui demander son avis avant d’attirer mon regard sur lui ? Il n’y a pas besoin d’être un génie pour savoir que beaucoup de mortels préfèrent se tenir loin de nous. »

Et vu la surprise mâtinée de frayeur exprimée par Agostino ici présent, je mettrais ma main à couper qu’il n’a pas été mis au courant avant de venir ici.

« Vous n’avez aucun droit de demander quoi que ce soit de ce genre. Ma protection ne s’offre pas, ne se transfert pas. Si vous souhaitez que je la donne à cet homme, vous en paierez le prix comme n’importe qui d’autre. Avec votre sang, vos offrandes, vos services, ce que vous souhaitez offrir et qui soit suffisant. »
 
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Message posté : Mer 28 Avr - 15:08 Message
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Rafa avait vaguement conscience qu’il n’avait aucune chance de survivre face à une déesse énervée. Rapport qu’il avait vu la déesse énervée en action. Ca ne l’empêcherait pas d’essayer, encore plus pour sauver son cousin, même si ça devait être le dernier truc qu’il faisait dans sa vie. L’Esprit allait l’aider, non? Il espérait. Il se méfiait toujours un peu de lui depuis qu’il lui avait retiré son soutien à un moment crucial et la confiance qu’il lui accordait mettrait du temps à se reconstruire.

Sans le bon sens d’Agostino, les choses auraient sans doute pris une tournure beaucoup moins agréables pour les deux cousins. Les excuses de Rafa n’étaient peut-être pas les plus claires du monde, mais elles étaient sincères, dans sa maladroite confusion.

Je suis désolé, c’est juste… J’arrive pas à… faire des choses si je les comprends pas. Quand c’est… c’est lié aux gens” bafouilla Rafa comme il put.

Souvent, ce n’était pas grand chose. Par exemple, il ne comprenait pas pourquoi parfois, quelqu’un proposait de faire quelque chose, mais en fait, c’était juste par politesse et c’était un code pour dire qu’on n’allait rien faire. Comme “On s’appellera pour se prévoir un dîner”. Pourquoi dire ça, si on comptait pas vraiment le faire?

Ne… le menacez pas, s’il-vous-plaît, il… C’est moi le problème, pas lui”.

Vraiment pas lui, pas du tout même. C’était peut-être une mauvaise idée d’amener son cousin jusque là quoique, pour sa défense, Rafa ne pensait véritablement pas à mal au moment où il avait eu l’idée. Dans sa tête, ça semblait vraiment logique de proposer un échange de ce genre. Tlazolteotl proposait quelqu’un, mais c’était quelqu’un qu’il voulait voir protéger, donc c’était une récompense qui lui faisait vraiment plaisir, si ça avait du sens.

Et qu’est-ce qui serait suffisant?
-Raf’” l’arrêta aussitôt Tino.

L’air complètement perdu, Rafa pivota vers son cousin, reporta aussitôt son attention sur la déesse, des fois qu’elle lui réponde, ou qu’il lui prenne l’envie d’arracher la tête de son cousin.

J’ai pas besoin de protection.
-Si. C’est Star City, y a des mutants, et des aliens et des robots géants et…
-Ouai, comme dans plein d’autres endroits. T’as oublié les rayons alcool des supermarchés dans la liste des dangers pour moi”.

Là, Rafa se retourna pour de bon vers son cousin. Et puis il se rappela la déesse, et il lui lança un bref regard, mais vraiment juste pour s’assurer qu’elle n’allait étrangler personne avec une liane ou quelque chose du genre. Il ne voyait pas la tête de son cousin, mais il l’avait vu assez souvent dans un miroir pour se représenter assez fidèlement l’expression de son visage. Légèrement désabusée et totalement sérieuse.

Je peux me défendre. Y a rien dans cette ville qui pourra me faire plus de mal que ce que j’ai déjà connu. Maintenant, excuse-toi encore, avec les formes. On l’a assez embêtée pour aujourd’hui”.
 
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Message posté : Dim 2 Mai - 21:23 Message
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Les excuses bafouillées de Rafa ne m’intéressent qu’à demi, je dois bien l’avouer. Plus que des mots, ce sont des effets que je souhaite voir. Un véritable changement dans la façon dont il m’appréhende et dont il appréhende ma protection. Mais j’en demande sans doute beaucoup. Je ne bouge pas, toujours assise, mais réponds sans la moindre douceur :

« Il ne tient qu’à vous que je cesse de le menacer. Je n’ai rien contre cet homme, personnellement. »

Je hausse les épaules, visiblement désintéressée de la question. Et me retiens de lever les yeux au ciel lorsqu’il demande immédiatement comment il pourrait demander ma protection pour son cousin. J’imagine que c’est l’affection qui le guide, mais il est assez mal avisé. L’intéressé n’a absolument pas l’air volontaire, lui.

« Si j’étais mauvaise langue, je dirais que vous tâtez de votre propre médecine, sur ce coup là, je relève à la fin de leur conversation. Vous passez votre temps à vous mettre en danger sans vous rendre seulement compte de ce que vous faites, mais vous êtes prêt à demander ma protection pour votre compagnon, qui ne m’a pourtant pas l’air en grand danger dans l’immédiat. »

Et qui le refuse catégoriquement.

« Sans compter le fait que je ne peux protéger personne de soi-même. Je vous aurais fait rentrer un peu de plomb dans la cervelle voilà bien longtemps, le cas échéant. Navrée. »

J’observe attentivement Tino, l’espace d’un instant. Ses manières, en soi, me sont bien plus agréables que celles de Rafa.

« J’aimerai vous parler seule à seul. Avant que vous partiez. »

En soi, l’homme n’a pas tort : Rafa s’est montré relativement embêtant, aujourd’hui. Plus qu’il ne peut l’être habituellement. S’il s’était avisé de jouer le même tour à Tezcatlipoca, il ne s’en serait probablement pas aussi bien sorti. Je peux être un peu désagréable lorsque l’on se montre désobligeant, lui, en revanche… Ma foi, heureusement que le mage espagnol n’a rencontré que moi. Et seul Quetzalcoatl connaît sinon son existence. Lui le trouverait probablement adorable. Le Seigneur Serpent à Plumes est bien plus tolérant que je ne le serais jamais sur ce point. A croire qu’il s’agit de la seule déité que je connaisse dotée d’un ego raisonnable.

Toujours est-il que pour le moment, je vois surtout là l’occasion de me faire… Disons, un allié de Tino. Il est plus réfléchi, il comprend mieux qu’il parle à une divinité potentiellement dangereuse, et il aime visiblement son cousin.
 
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Message posté : Mar 4 Mai - 22:19 Message
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Dans le doute, peut-être bien qu’il allait se taire. Ca semblait la solution la plus sûre, parce que se connaissant, il était capable de dire une connerie sans faire exprès, et la tête de Tino sauterait de son cou dans la foulée. Autant ne pas risquer le truc.

C’est… différent” marmonna Rafa. Sa résolution n’avait pas tenu longtemps, mais c’était malpoli de ne pas répondre alors qu’elle lui avait fait une remarque. “Je… je suis pas tout seul déjà de base”. Ok, il avait été tout seul au début, mais depuis presque un an, il ne l’était plus du tout. Conséquemment, ça voulait aussi dire qu’il était aussi plus en danger qu’avant vu qu’il était la cible de machins ophidiens aussi peu sympathiques les uns que les autres. “C’est pas parce qu’il est pas en danger maintenant qu’il le sera jamais”.

En fait, l’idée que Rafa essayait de transmettre avec beaucoup de confusion, c’était que la vie de son cousin était beaucoup plus précieuse à ses yeux que la sienne. Pareil pour celle d’Andrea ou de Marisol, ou de plein d’autres gens. Il ne se voyait pas vivre sans ces gens, vraiment pas. Il ne s’en serait jamais remis, il le savait. C’était totalement égoïste de préférer mourir en premier, il s’en rendait vaguement compte.

Ouai, c’est dommage que vous sachiez pas faire ça, trente ans que j’essaie et vous voyez le résultat”.

Tino regretta peut-être sa plaisanterie vu qu’il se trouva scruté dans la seconde qui la suivit. Il nota que ce n’était peut-être pas une très bonne idée de lancer des plaisanteries à la déesse qui avait plus ou moins menacé de lui faire des trucs pas agréables cinq minutes plus tôt.

Euh… à moi?
-Quoi? Pourquoi?

Un presque réflexe le fit arrêter son cousin avant qu’il ne s’avance pour se placer devant lui comme un garde du corps. Rafa avait l’air trop prompt à oublier qu’il pouvait lui casser le nez sans trop d’effort. Pas qu’il l’aurait fait, mais ils avaient reçu le même entraînement et Tino avait moins de scrupules que son cousin à s’en servir. Sans aller jusqu’à dire qu’il aurait attaqué en premier, il aurait beaucoup moins hésité à se défendre et à faire mal.

Raf’, j’arrive”.

Le regard de l’espagnol hésita entre la déesse et son cousin pendant un moment, passant de l’une à l’autre. Pour la première, il avait des oeillades un peu méfiantes. Pour le second, il donnait l’air de chercher à lire quelque chose dans on aura.

J’arrive” réitéra Agostino.

Il donna une tape sur l’épaule de son cousin, l’encouragea à attendre à l’extérieur. Dans tout ça, Rafa n’avait pas lâché le panier que Tlazolteotl lui avait fourré dans les mains un peu plus tôt. Il tenait l’anse d’une poigne un peu crispée, jetant un dernier regard inquiet à Agostino.

Est-ce que… vous allez m’arracher la tête?"

Il était à peu près sûr que non… mais sinon, il préférait être fixé rapidement.
 
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Message posté : Dim 9 Mai - 20:26 Message
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Je retiens un soupir.

« Il n’y a rien de différent. La seule chose différente c’est que vous êtes profondément égoïste et que vous préférez garder le rôle facile. Mourir, c’est facile. Vous laissez juste tout le chagrin aux autres. Pour quelqu’un qui prétend avoir les intérêts des autres plus à cœur que les siens, c’est presque malheureux. »

Je ne me suis pas fatiguée à prendre de gants. J’aime ceux qui sont capables de se battre même quand c’est difficile, de prendre le chemin qui les sauve eux aussi, pas les têtes brûlées qui vont se jeter au devant du danger pour sauver autrui, sans réfléchir à la douleur qu’ils laisseront derrière eux. Dommage pour Rafa, qui a pourtant de très nombreuses qualités.

« Je vois. »

J’ai répondu d’un air songeur. Ma demande, pourtant toute simple, se voit récompenser par la défiance de Rafael. S’il est vrai que je me suis quelque peu énervée pour commencer, je m’agace tout de même de constater qu’il croit avoir le choix.

« Parce que j’en ai ainsi décidé, et remerciez donc ce en quoi vous croyez que votre cousin vous arrête, encore une fois. La porte est là. »

Je la lui désigne d’un geste sec de la tête. Il hésite malgré tout, mais il finit par quitter les lieux. Je soupire de nouveau, lourdement, et jette un regard à l’homme qui est resté. Sa question a le mérite de me tirer un rire. Sincère, cette fois.

« Non. Pour commencer, j’ai d’autres manières moins salissantes de tuer, et tout aussi marquante. Ensuite, le but étant de marquer l’esprit de votre cousin afin de lui passer l’envie de protester dès que j’ai le malheur d’ouvrir la bouche, je ne l’aurais pas chassé pour ça. Je n’ai rien contre vous. Et je n’éprouve aucun plaisir à vous menacer. Simplement, menacer de s’en prendre à Rafael spécifiquement ne sert à rien. Il fait partie de ces gens qui croient que jeter leur vie aux orties est le moindre mal. »

Je ferme les yeux.

« Je l’ai simplement fait sortir avant de craquer. Vous avez plus de bon sens dans votre petit doigt que lui dans son corps entier, me semble-t-il. Je veux simplement que vous gardiez un oeil sur lui pour moi et que vous m’appeliez s’il est suffisamment en danger pour que mon intervention soit nécessaire. Cela et que vous vous assuriez qu’il comprenne en quoi m’aider à tuer une déesse millénaire mérite récompense, et ainsi de suite. Parvenez à faire en sorte qu’il cesse de me contredire à ce sujet, et qu’il accepte mes dons comme il se doit, et vous aurez ma protection. Vous lui expliquerez de façon détaillée que mon regard sur vous dépendra uniquement de sa bonne volonté. Je ne lui demande pas de changer sa façon d’être, mais au moins de réapprendre le respect lorsque je suis concernée. »

Je marque le rythme sur l’accoudoir de mon fauteuil, sans regarder Tino directement, au moins en départ.

« Je suis relativement… Aimable avec les mortels, mais je ne suis pas votre amie. Vous n’êtes pas mes fidèles, ni au nombre de mes prêtres. Il a besoin de réaliser que je suis dangereuse. S’il vous plaît. »
 
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Message posté : Mer 12 Mai - 19:17 Message
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Dire que Rafa bugua aurait été l’euphémisme du millénaire. Il fixa la déesse et cligna des yeux. Pour sa défense, on lui avait déjà dit qu’il était beaucoup de trucs - bizarre, à l’ouest, et un tas d’autres trucs - mais alors égoïste? Ca, on le lui avait jamais dit et ça lui faisait plus de mal qu’il ne pouvait se l’expliquer.

Son air de chien battu retranscrivait sans doute très bien ce qui se passait dans sa tête et dans son coeur. Autant parce qu’on le traitait d’égoïste que parce que ce n’était pas du tout ça. Il ne voulait pas mourir et laisser le chagrin aux autres. Dans l’absolu, il aurait préféré que personne ne soit triste, que le souvenir de son existence soit effacé des mémoires pour ne blesser personne.

Raf’, j’arrive”.

L’espagnol lança un regard un peu perdu à son cousin - entretemps, il avait un peu oublié ce qu’on lui avait demandé, un peu trop occupé à être chamboulé - mais il sortit sans faire d’histoire. Sans plus en faire, pour être exact.

Sans être complètement terrifié, Agostino n’aurait pas été jusqu’à dire qu’il était totalement rassuré d’être seul en présence de la déesse. Pas qu’il aurait aimé que son cousin s’interpose entre lui et ses tendances meurtrières non plus. Disons que dans l’absolu, il aurait préféré être ailleurs, mais il était là et allait donc faire un effort.

Un gros effort. Il ne tenait pas particulièrement à tester les méthodes de meurtres moins salissantes de la dame. La majorité de l’effort consistait à ne pas l’interrompre. Agostino Nazari était tout à fait conscient des potentiels manquements de son cousin pour tout ce qui était relation à l’autre. Il avait aussi un instinct de protection plutôt élevé pour le concerné et dut contenir ses instincts pour ne pas couper la déesse.

Il la laissa finir, laissa même passer une paire de secondes après ses derniers mots pour être certain qu’elle n’allait pas en rajouter. Là, il hocha la tête. Il n’était pas Rafa, il n’avait pas de problème particulier pour s’exprimer. Sans être un grand orateur, il avait de la tchatch. Plus que son cousin, mais c’était difficile d’en avoir moins. Là, la difficulté n’était pas tant de parler que de bien choisir ses mots.

Il ferma les yeux, lâcha une expiration, sa main frottant son front. Son cousin avait tendance à lui donner des rides, mais il ne le faisait généralement pas exprès et Agostino n’aurait jamais été lui dire.

Il y a… des choses qu’il faut que vous compreniez sur Rafa” commença Agostino, marquant une pause après ce préambule. Disons qu’il jouait le délicat jeu du “Ne pas vexer la dame qui peut faire pire que m’arracher la tête”. “Il est brillant, il l’a toujours été, déjà quand on était gamin mais les relations… il comprend pas. Je saurais pas dire pourquoi, je crois pas qu’il sache non plus. Il voit les auras, ça n’aide pas à… interpréter les expressions du visage, ce genre de chose. Et puis il est aussi… généreux. Très généreux” se corrigea l’espagnol, non sans un mouvement de menton. “Je sais pas… ce qui s’est passé exactement avec cette histoire de déesse psychotique, juste… que Rafa m’a dit que vous lui aviez demandé de l’aide, alors il vous a aidé. Il attendait rien en retour, il attend toujours rien en retour, mais vous lui offrez des tas de trucs précieux et votre protection et… il ne comprend vraiment pas pourquoi”.

Le magicien marqua une nouvelle pause - infime. Il n’avait pas été au bout de son idée et aurait bien aimé la dérouler jusqu’au bout sans perdre sa langue, se faire arracher le coeur ou des trucs comme ça.

Ce que j’essaie de vous dire… c’est que je comprends pourquoi pour vous, il paraît ingrat, parce qu’il arrête pas de refuser des trucs que vous lui offrez avec d’excellentes raisons et… euh… bah je suppose que comme vous êtes une déesse, tout ça, vous n’avez pas trop l’habitude qu’on refuse vos cadeaux”. Sans doute une très bonne déduction, mais il allait faire en sorte de ne pas en rester là. “Mais pour lui, tout ça, ça n’a pas lieu d’être. Vous lui avez demandé de l’aide et… et aussi bizarre que ça puisse paraître, que vous lui demandiez de l’aide pour changer votre pneu crevé, réparer une porte ou tuer une déesse, dans sa tête, il le verra de la même façon et il le fera, sans rien demander en retour. Je dis pas que vous avez pas le droit d’être agacée par ça. Croyez-moi, je sais, je… suis sincèrement le premier à vouloir l’attraper, le secouer très fort par les épaules, et essayer de faire entrer dans son crâne épais qu’il est brillant et que la plupart des remerciements qu’il reçoit ne sont pas à la hauteur des services qu’il a donnés. Je sais aussi que ça marchera pas”.

Emporté dans son discours, les mains d’Agostino avaient attrapé des épaules imaginaires devant lui et les avaient secoués brièvement. Il n’aurait jamais fait ça à son cousin, il était beaucoup trop fragile. Pas physiquement, mais émotionnellement? Il l’aurait cassé en deux à le toucher violemment. Outre le fait qu’il était un gars plutôt non-violent de base.

... J’le sais parce que…” Agostino marqua une pause, le temps de maîtriser le début de tremblement dans sa voix. Ses épaules se soulevèrent en même temps qu’il inspira. “Il a fait plus que me sauver la vie. Et il a réagi à chacun de mes remerciements en jurant que c’était normal et qu’il avait pas besoin que je le remercie. Je pense que vous visualisez à peu près mon état de frustration quand il a continué à dire ça alors qu’il… m’a empêché de faire des trucs pas…

Il ne savait pas trop comment finir sa phrase, mais ça n’était pas bien grave. Elle était compréhensible, même si inachevée. Il n’allait pas raconter sa vie dans le détail à une déesse qu’il ne connaissait pas et apparemment pas trop contre l’idée de le tuer pour torturer son cousin. Programme fort réjouissant.

Bref. Pour en revenir à l’idée principale. Je le connais par coeur. J’ai jamais vécu un seul instant de ma vie sans qu’il soit vivant. Je sais comment le prendre, alors je ferais de mon mieux. Ca va pas se faire du jour au lendemain, parce qu’il est Rafa et qu’il a le crâne dur et… qu’il est capable de vous demander de me donner sa protection parce que… dans sa tête, c’est logique. Là aussi, je dis pas que vous n’avez pas le droit de vous en vexer, j’essaie juste… de vous expliquer ce qui se passe dans sa tête. Il faut aussi que vous sachiez que je vais certainement pas lui dire que votre potentielle protection à mon égard dépend de sa réussite. Ca va juste le stresser, le casser en deux et il va faire n’importe quoi. Donc… ça m’arrangerait que vous lui en disiez rien. S’il-vous-plaît”.

Quand même. Il lui demandait juste de mentir pour sa pomme, ou en tout cas, d’omettre la vérité. C’était la moindre des choses d’être poli.

Et… je vous appellerais. S’il est en danger. Croyez-moi quand je vous dis que je veux pas qu’il meurt. Le monde se porte bien mieux avec un Rafa dedans”.
 
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Message posté : Jeu 13 Mai - 13:56 Message
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La peine ressentie par Rafa ne me remue pas. Peut-être même me satisfait-elle au moins un peu. Lorsque l’on me contrarie suffisamment, je n’ai guère de remords à me montrer mesquine. Je le suis du regard alors qu’il s’esquive, reporte rapidement mon attention sur son cousin inquiet. Le tranquilliser puis lui expliquer mes attentes ne prend guère de temps, mais je me doute que je ne vais pas obtenir un simple oui au vu du temps qu’il met à répondre. Et je suis loin d’être convaincue de ce qu’il a à dire. Pourtant, je l’écoute jusqu’au bout sans l’interrompre.

Pure politesse de ma part. Il sait mettre les formes, et c’est tout ce que je demande, en soi. Je m’assure qu’il ait terminé avant de répondre.

« Il y a des choses qu’il faut que vous compreniez sur moi, Agostino. Croyez-vous vraiment que je n’ai pas réalisé ce que vous m’expliquez ? Je suis, à ce qu’il me semble loin d’être idiote, et plus proche de l’humanité que n’importe laquelle des déités de mon panthéon. Ce qui ne m’empêche pas d’avoir quelques… Exigences. Rafael ne comprend pas, mais je ne lui demande pas de comprendre. J’ai bien conscience que je n’arriverais jamais à lui faire rentrer dans le crâne que tuer une déesse n’a rien d’anodin, et je n’en ai absolument rien à faire. La seule chose que je désire, c’est qu’il cesse de me contredire chaque fois qu’il ouvre la bouche, qu’il dise merci lorsque je lui offre quelque chose et qu’il passe à autre chose. »

Ce qu’il ne semble pas plus être en mesure de faire.

« Pas parce qu’il est un ingrat fini en se comportant de la sorte, pas parce que mon fragile ego de déesse, je raille, est contrarié qu’on refuse ses cadeaux, simplement parce que si j’ai décidé que je les lui offrirais, je le ferai quoi qu’il en soit et qu’il commence à être particulièrement pénible de le faire de cette façon. Ce n’est pas un choix de ma part, c’est une question d’honneur autant que d’équilibre, et croyez bien que si j’avais le choix, cela ferait des mois que j’aurais cessé de m’embêter avec votre cousin. »

Peut-être même plus, mais je perds aisément la notion du temps. Ma voix reste froide, égale, parfois caressante l’espace d’un instant. Je suis loin d’être de retour au calme.

« La générosité de Rafa est une chose. Son intelligence, ses particularités une autre. Mais il faudra bien qu’il réalise un jour que sa façon de se considérer entraîne des comportements qui sont dangereux pour lui et blessants pour ses proches. Je ne suis pas sûre que le lui cacher soit vraiment lui rendre service. De mon point de vue, vous surprotégez un homme qui mérite qu’on lui dise la vérité. Même si elle est parfois difficile à avaler. Il n’y a qu’à voir la façon dont il vient de réagir. Je suis sûre que sa solution idéale pour éviter le chagrin à ses proches, ce n’est pas de cesser de jouer les héros tragiques se jetant au devant du danger car mieux vaut lui qu’un autre mais de… Je ne sais pas. S’assurer que personne ne se souvienne de lui s’il meurt, sans doute. »

Je ne cache pas le dégoût que cela m’évoque. Pas une seule seconde.

« J’apprécie ses qualités. J’apprécie sa différence. Mais je ne suis pas du genre à passer outre tout le reste parce que cela risque de le stresser. Et vous lui rendriez sans doute service en commençant à vous poser ces questions également. Vous êtes mieux placé que quelqu’un d’autre pour le faire évoluer en douceur. Mes méthodes, dans son cas, ne seraient bonnes qu’à le briser. Faites ce que vous voulez. Parlez lui, secouez le, je m’en moque. Mais s’il dérape une fois de plus de la façon dont il l’a fait aujourd’hui, je continue d’un ton suave, je lui ferais comprendre pourquoi j’ai été crainte autant que révérée par le passé, et il n’aura plus que ses jolis petits yeux pour pleurer par la suite. Je vous adresse cet avertissement à vous et non à lui par égard pour votre opinion. Libre à vous de l’en informer, ou non. Pour le reste, c’est votre choix. Cacher lui que ses progrès pourraient vous valoir votre protection, leur absence vous en démunir, je n’en ai strictement rien à faire. Votre vie, vos choix, petit homme. »

Je hausse les épaules. Je n’ai pas à lui dicter sa conduite. Je n’en ai de toute façon pas envie. La coercition est réservée aux âmes qui m’ont réellement offensée. Je me redresse et crée dans la paume de ma main une fleur faite de terre, d’une délicatesse exceptionnelle, avant de m’arrêter devant Tino pour la lui poser dans la main. Je lui susurre mes derniers mots à l’oreille d’un ton tout aussi sucré.

« Brisez la, et je saurais que vous avez besoin de moi. Je détesterais que votre langue trébuche sur mon nom au moment opportun. »

Une main glissée sous son menton, j’observe son regard sombre l’espace d’un instant avant de le relâcher et de désigner la porte d’un geste sec de la tête.

« Sortez d’ici, maintenant. »

Je pivote et sors de la pièce par la porte arrière, afin de rejoindre les parties privées du temple. J’ai bien assez côtoyé Tino et Rafa pour aujourd’hui.
 
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Message posté : Ven 14 Mai - 17:08 Message
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Agostino hocha lentement la tête. Ok. Il pouvait voir pourquoi elle pensait qu’il la prenait pour une idiote finie. Disons aussi que ce n’était pas la première fois qu’il jouait le rôle de médiateur entre son cousin et quelqu’un d’autre qui n’avait pas bien compris ce qui se passait dans la tête de Rafael Colón. A ce sujet, Agostino n’était pas tout à fait convaincu que la déesse avait bien compris.

Ce n’est pas ce que je voulais insinuer. Que vous étiez idiote ou que vous aviez de l’ego” précisa Agostino. “Et croyez-moi quand je vous dis que Rafa est le premier à savoir qu’il n’est pas construit comme les autres, et qu’il est le premier que ça gêne au quotidien. Le truc… C’est qu’il a besoin de comprendre, lui. C’est comme ça que son cerveau est fait, il faut qu’il comprenne un truc, même juste un peu, que ça ait un peu de sens. Le problème des humains - ou des déesses - c’est que ce qui est vrai pour l’un n’est pas vraiment pour un autre. Donc il est constamment paumé, à pas comprendre pourquoi l’une de ses attitudes n’a pas dérangé quelqu’un mais dérange quelqu’un d’autre”.

Parce que clairement, la déesse n’était pas la première à vouloir le remercier à hauteur du service rendu. Certains - pas les préférés d’Agostino - n’avaient même pas essayé de remercier convenablement Rafa, mais ils étaient rares. D’autres insistaient, finissaient par trouver un moyen de lui donner un paiement, un cadeau, quelque chose. Dans ce tas-là, certains se vexaient de la difficulté qu’ils avaient à le remercier convenablement, d’autres ne s’en offusquaient pas vraiment.

Il prit une profonde inspiration. il y avait des trucs qu’il savait. Il connaissait Rafa comme il se connaissait, et il avait noté des différences que d’autres n’avaient probablement pas vu. Pas qu’ils étaient moins perceptifs ou quelque chose du genre, mais Agostino le connaissait depuis plus longtemps, il savait aussi que ses particularités pouvaient cacher très efficacement des trucs bien plus graves. Là, c’était justement un cas où Agostino aurait juré qu’il y avait un truc. La déesse n’était pas la première à mentionner que Rafa s’était beaucoup mis en danger, ces derniers mois. Parfois bêtement. Ni qu’il aurait préféré qu’on l’oublie totalement à sa mort plutôt que de le pleurer.

Je lui parlerais”.

Ce qu’il allait dire exactement ne concernait pas la déesse, mais il le ferait. A ce stade de la conversation, Agostino était moins effrayé par la perspective de se faire arracher la tête qu’il était inquiet pour son cousin. Même l’approche de la déesse ne le fit pas reculer, même d’un pas.

... je me suis entraîné, en fait. J’ai des amis mexicains avec des noms d’influence aztèque, et j’ai répété votre nom plein de fois avant de venir”.

Il offrit un grand sourire à la déesse en glissant la fleur dans sa poche. Ce n’étiat peut-être pas le moment de faire le malin, il l’admettait. Il était sorti de cette entrevue avec une déesse remontée en ayant encore toutes les parties de son corps à leur place, et sans avoir perdu l’esprit. On n’allait pas tout gâcher maintenant.

Donc, Tino sortit avant qu’elle ne change d’avis sur la décapitation de sa personne. Rafa l’attendait à la porte, se figea dans un mouvement quand il ouvrit la porte. L’espagnol avait possiblement creuser un sentier dans le couloir à force de faire des aller-retours. Ses poignets étaient rougis, là où il les avait frotté l’un contre l’autre de stress. Tino n’avait pas eu le temps de fermer la porte derrière lui que Rafa était déjà.

Ca va? Elle t’a rien fait? Je… je suis désolé si…

Rafa s’arrêta en plein milieu d’une phrase, parce que son cousin avait posé une main sur son épaule, et qu’il en avait profité pour l’attirer dans ses bras. Lui se trouva à cligner des yeux, le temps de se rappeler qu’il aimait bien les câlins d’Agostino. Là, il leva un bras maladroit pour lui rendre son étreinte, le panier de fruits offert par Tlazolteotl au bout de son bras.

Viens, faut qu’on cause.
-Qu’on… cause de quoi?” Pause. “... j’ai fait une bêtise hein?
-Ptet une ou deux, mais y a pas que ça. On va aller se chercher un truc à manger, et on va se poser dans le jardin, ok?

Agostino passa le bras autour de ses épaules et l’emmena avec lui vers la sortie, non sans lui ébouriffer gentiment les cheveux.

... oui. OK?

***

Rafa avait un vague air de déjà vu quand il se présenta à l’entrée du temple de Tlazolteotl. Ok, là, il était tout seul, et il apportait un truc, mais sinon, on ne pouvait pas nier qu’il y avait des ressemblances. Il avait l’air un peu plus penaud que lors de sa dernière visite, une dizaine de jours en arrière, mais sinon, le début de la visite ressembla à celle de la dernière fois. Il entra, chercha une prêtresse des yeux et toussota timidement pour attirer son attention.

Est-ce que euh… Naïma est là? S’il-vous-plaît”.
 
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Message posté : Mar 18 Mai - 20:01 Message
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Agostino obtient de ma part un moment de silence prolongé, tandis que je l’observe sans grande patience. Lorsque je reprends la parole, toutefois, mon ton est suffisamment maîtrisé pour qu’il puisse s’abstenir de se demander si je vais me montrer violente ou pas. Je n’aime pas faire peur par inadvertance. Seulement lorsque j’en ai ainsi décidé.

« Si j’avais cru que c’était réellement ce que vous insinuiez, vous ne seriez plus là pour en parler. »

J’esquisse un sourire qui n’a pas grand-chose de chaleureux et retiens un soupir.

« Vous gagneriez toutefois à cesser de croire que j’ai besoin de votre aide pour savoir ce que vous expliquez. Croyez bien qu’au bout de quelques millénaires au contact de votre espèce, je sais ce que je dis et ce que je fais. »

Je me suis rapprochée de lui. J’aurais préféré autre chose que des peut-être, mais je m’en satisferais pour le moment. Ses petites plaisanteries, qui m’auraient amusées un autre jour, ne lui valent qu’un regard neutre. Je ne rajoute pas un mot après l’avoir congédié un peu sèchement, disparaissant avant même qu’il n’ait passé la porte. Rafael m’a assez fatiguée pour la journée. Peut-être même pour la semaine. Je me change rapidement puis quitte le temple pour rentrer dans l’appartement de Naïma Tahir. Parfois, les humains sont désespérément stupides. Mais la routine reprend peu à peu.

Assez pour qu’au fil des jours, la mission que j’ai confiée à Agostino ne me revienne plus à l’esprit. Je ne serais qu’à moitié surprise de ne jamais revoir les deux espagnols, ou seulement de façon très passagère. Autant dire que lorsqu’on vient de nouveau me signifier qu’on a demandé après moi et que je sens encore une fois la présence de Rafael, je suis… Surprise. Pas nécessairement agréablement.

Cette fois, je garde mon apparence tout à fait humaine, et prends un peu mon temps avant de rejoindre l’homme à l’entrée du temple. C’est sans un sourire que je le salue, convaincue qu’il va de nouveau s’employer à m’insulter par ses propos, d’une façon ou d’une autre.

« Rafa. Que voulez-vous ? »

Je hausse un sourcil, sans l’inviter à entrer immédiatement. Je n’ai pas envie de devoir me retenir de le découper en petits morceaux, et tant qu’il n’est pas à l’intérieur, je suis tenue à un minimum de discrétion. Sans compter que je peux toujours tourner les talons et le planter là. Je n’ajoute rien, attendant d’avoir une réponse de sa part avec prudence.
 
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Message posté : Sam 22 Mai - 16:27 Message
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Rafa resta dans son coin en essayant de se faire le plus petit possible. Pour un homme de son âge et de sa stature, il avait cette remarquable capacité à se rendre quasiment invisible. Il n’était pas nécessairement causant, évitait généralement de se faire remarquer… ce qui expliquait la facilité avec laquelle il savait faire tapisserie. De là, on aurait pu être tenté de dire qu’il avait été inspiré avec son bracelet de Banksy.

Il tenait une boîte contre son ventre, la tenant des deux mains. Au cas où. Elle n’était pas nécessairement très lourde, mais elle contenait quelque chose de fragile qu’il destinait à la déesse aztèque. Tant qu’à faire, il préférait éviter de casser son contenu à quelques minutes de la donner à la déité.

Le magicien était suffisamment nerveux pour ne pas se rendre compte qu’il patientait un peu plus que d’ordinaire après Tlazolteotl. De base, il n’avait pas une grande notion du temps, elle aurait pu le faire poireauter une heure qu’il aurait pu ne pas le remarquer.

A moitié perdu dans ses pensées - elles tournaient sur le thème du “j’espère que ça va lui plaire et qu’elle va accepter mes excuses - Rafa ne remarqua pas tout de suite l’arrivée de la déesse. Pas aidée par le fait que son aura violette n’est pas tout à fait unique ici. Il se redressa quand elle parla, perdu le fil de ses pensées, et se contenta initialement d’un “... euuuuh”.

Bonjour” se rattrapa l’espagnol. “Pardon, euh… Je vais pas vous déranger longtemps, c’est juste que euh…

Il s’arrêta avant de partir dans un discours décousu. Il regrettait vaguement de ne pas avoir écrit un truc à l’avance. A la limite, une liste de trucs à aborder.

Je voulais vous présenter mes excuses pour euh… la dernière fois. Je suis toujours pas trop sûr de comprendre plein de trucs, mais ça change pas que j’ai pas été très correct et plutôt ingrat et… et je voulais pas vous blesser, mais je l’ai fait quand même, même si c’était pas mon intention, mais on s’en fiche de mon intention, parce que je l’ai fait quand même et euh…

Il tendit la boîte des deux mains, sans trop oser lever le nez pour regarder la déesse dans les yeux.

Je euh… vous ai fait un cadeau, pour dire pardon et euh… encore désolé”.

La boîte ne payait pas de mine. Il avait eu du mal à en trouver une assez grande pour le cadeau en question, mais pas trop non plus. Carré, d’une vingtaine de centimètres de côté, rouge avec quelques motifs orangés. Le couvercle était légèrement abîmé sur un coin et une arête. Il avait essayé d’ajouter un ruban, mais il était déjà un peu de travers de base. Après le transport, il était carrément de travers, les boucles étaient aplaties… bref, visuellement, ce n’était pas le truc le plus engageant du monde.

L’intérieur de la boîte ne serait pas beaucoup plus jolie. Une boule de cristal tout à fait banale, posée sur un coussin de pailles et de mousse et de papier bulle pour ne pas qu’elle casse. Heureusement que la boule était magique, enchantée par Rafa pour plonger une pièce dans un crépuscule constant quand on l’activait. Il s’était dit que comme elle était la dame du crépuscule, tout ça, ça lui plairait.
 
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Message posté : Ven 28 Mai - 20:43 Message
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J’avoue rester prudente. Je n’ai pas envie de blesser un humain sous ma protection involontairement, mais il m’a trop habituée à ses écarts de conduite pour que j’ai parfaitement confiance en ses capacités à ne pas m’offusquer une fois de plus. Habituellement, je reste partisane du fait que les intentions comptent, mais les actes et les mots de l’espagnol ont été suffisamment pénibles à mes yeux pour que je sois… Un peu moins enthousiaste à cette idée.

Je lui fais signe de continuer alors qu’il hésite à continuer. Ou qu’il réfléchit, je ne sais guère. peut-être n’a-t-il pas la moindre idée de ce qu’il est venu discuter en premier lieu ? Ou qu’il a simplement tout oublié. Je n’en serais qu’à demi surprise, si je dois me montrer parfaitement honnête. Mais il finit par reprendre la parole.

Ce qui sort de sa bouche ressemble à des excuses plutôt correctes. J’écoute sans mot dire, sans dire un mot, jusqu’à la fin, et laisse planer un instant de silence sur l’entrée du temple. Mes yeux se baissent sur la boîte qu’il me tend. J’hésite un instant mais finis par la récupérer avec un léger soupir. L’intention compte tout de même un peu. Je ne l’ouvre pas immédiatement et me contente d’observer un peu plus longtemps le mage.

« J’imagine que vous avez discuté avec votre cousin. J’espère qu’il se porte bien. »

C’est un constat qui n’appelle pas nécessairement de réponse. J’attends d’être certaine des bonnes résolutions de Rafa avant de décider de quoi que ce soit d’autre. Je ne tiens pas à donner ma protection à tort et à travers, après tout. J'entrouvre finalement le couvercle de la boîte, abîmée au demeurant. Pour le coup, cela ne me dérange pas. J’observe le globe de cristal qui s’y trouve en silence. La magie qui en émane me semble discrète, étrangère. Rien à voir avec l’une de mes créations. Je hausse un sourcil et relève le nez vers Rafa. Puis je décortique patiemment le fonctionnement de l’objet, jusqu’à en animer le pouvoir sans trop de mal. L’atmosphère du hall change immédiatement, la lumière s’amenuise jusqu’à rappeler celle d’un crépuscule baigné dans le soleil couchant. Joli. Je désactive le tout puis referme la boîte.

« Excuses acceptées. Continuez donc comme ça et n’oubliez pas de m’appeler si vous avez besoin d’aide. »

Avec sa santé, ou pour défendre sa vie.

« Je vous remercie de votre cadeau. Y-a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous aujourd’hui, Rafa ? »

Je n’ai pas spécialement appuyé l’usage de son surnom plutôt que du prénom sur lequel il me corrige systématiquement. Le fait est que je n’utilise ce dernier que lorsqu’il se montre particulièrement… Pénible, j’imagine.
 
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Message posté : Sam 29 Mai - 16:33 Message
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Euuuuuh… oui. Enfin euh… oui, on a euh… discuté. Et oui, il va bien”.

Rafa hocha vaguement le menton. Dire que la conversation avait été désagréable aurait été visée à côté. Agostino avait passé un moment à lui expliquer des trucs et à lui poser des questions, et l’espagnol avait possiblement réalisé deux-trois trucs pas trop joyeux sur sa personne.

Comme, par exemple, qu’il aurait pu être judicieux d’aller consulter un professionnel pour prendre soin de sa santé mentale. Une expérience déjà tentée dans le passé et qui n’avait pas eu des résultats très positifs.

Maintenant que ses mains ne tenaient plus la boîte, Rafa ne savait plus trop quoi en faire, alors il les tordait un peu nerveusement. Il n’osait pas non plus regarder la déesse dans les yeux, préférant regarder ses mains pendant qu’elle déballait son cadeau.

Elle examina le globe un moment. Un très très long moment, du point de vue de Rafa, qui commençait à se demander s’il n’avait pas totalement tapé à côté. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait un cadeau magique pour quelqu’un, mais c’était un peu sa première fois pour une déesse. On lui pardonnerait de ne pas être totalement sûr de lui.

Il ne se détendit pas plus quand elle activa l’objet. Bon, il était un peu rassuré de voir que ça marchait toujours, mais c’était pas pour autant que ça lui plaisait quoi. En fait, il n’était toujours pas certain de ce détail.

... Merci. Je… Merci”.

On allait pas gâcher les choses alors qu’elles partaient bien hein. Des questions comme “oui, à ce propos, je suis pas bien sûr de savoir quand je suis supposé vous appeler” pouvaient sans doute attendre. Par exemple, il n’allait pas trop bien, là, tout de suite, mais est-ce que c’était le genre de situation où une déesse pouvait aider? Pas sûr. Dans le doute, il allait pas déranger.

Hum. Non. Je… je venais pas vous demander quelque chose, juste… juste m’excuser et… et vous apportez… Je l’ai enchantée pour qu’il puisse pas se casser. Juste… au cas où y a un accident ou quelque chose”.

Pas qu’il voulait l’accuser de maladresse ou quoi. Simplement, on ne savait jamais. C’était un fragile, de base.

Je… Il… je vais vous laisser. Hum… Je travaille sur un truc avec… avec mon cousin, il m’attend et euh… Encore merci. Et pardon. Et euh… je suis content que ça vous plaise”.

Encore les coups de menton pour ponctuer, avant qu’il ne tourne les talons, qu’il fasse aussitôt demi-tour pour faire une sorte de révérence maladroite, puis qu’il ne reparte. Si ça lui plaisait, c’était bien, non?
 
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Message posté : Mer 2 Juin - 0:41 Message
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L’homme qui l’a accompagné la dernière fois ce sera avéré plus qu’utile, j’imagine.

« Je vois. Vous lui transmettrez mes remerciements et mes salutations, s’il vous plaît, Rafa. »

Un ordre déguisé par ma politesse. De toute façon, je ne vois pas pourquoi le mage me refuserait ce menu service. Je rendrai une autre visite, plus personnelle, à Agostino, quand j’en ressentirai le besoin. Puisqu’il ne désire pas que j’explique de quoi il retourne à son cousin, je ne peux pas transmettre grand-chose d’autre à l’homme qui se tient devant moi, après tout.

« C’est une bonne idée. Un accident est trop vite arrivé, et il serait dommage de briser votre cadeau. »

Je reviens à Rafa, m’intéresse à lui d’un peu plus près. La façon dont il s’auto-censure a attiré un très léger sourire sur mes lèvres, mais celui-ci a déjà disparu alors que je reprends la parole d’une voix douce :

« Je vous en prie. Je suis satisfaite de vous avoir vu aujourd’hui. »

Ses ressentis sont toujours confus, puisqu’il pense d’une façon bien particulière et qu’en prime, son esprit est protégé, mais il y a quelque chose d’autre. Quelque chose de… Comme une fausse note dans une mélodie familière, pourrais-je dire. Je l’observe de nouveau fixement alors qu’il me salue, puis tourne les talons, avant de lui couper la route menant à la sortie pour saisir son poignet avec légèreté. Je force un peu mon passage jusqu’à insuffler un peu… De paix, disons, dans le chaos de ses réflexions et de ses humeurs, quelles qu’elles soient par ailleurs.

« Cela vous paraîtra sans doute terriblement creux à cet instant, mais l’orage ne dure jamais éternellement. Essayez de faire les choses une par une. Le reste suivra. »

Un léger sourire aux lèvres, je le relâche,me décale, et repars avec ma boîte dans les mains. Quoiqu’il ait à l’esprit, cela devrait le torturer un peu moins pour les heures à venir. Je ne suis pas guérisseuse des maux de l’esprit, je le crains. Je ne peux pas faire ce travail à sa place, ni à celle de qui que ce soit. Mais je peux au moins donner un petit peu d’aide au moment opportun.

Le temps de m’enfoncer dans les profondeurs du temple, et je croise Lia, qui me cherchait, pour discuter de quelques travaux que je lui ai recommandé d’accomplir. Rafael me sort rapidement de l’esprit, alors que je m’immerge dans cette nouvelle activité, tout à fait sereinement.
 
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