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MargaritaEarth - Marisol

 
Dim 6 Juin 2021 - 14:14 Message

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Exagérer, moi? Je ne vois pas de quoi tu parles. Les miens sont réputés pour leur pondération”.

Au ton tout à fait sérieux de l’Olympien, on aurait pu en être persuadé. Evidemment que les Olympiens étaient des exemples de modération. Aucune orgie, aucune destruction excessive de cités, aucune malédiction proférée contre un mortel pour une offense somme tout mineure… Partant de ce postulat, il était impossible qu’Hermès exagère dans ses compliments pour Marisol. Elle était tout simplement aussi merveilleuse qu’il le disait, c’était ainsi.

Eh bien figure-toi qu’elle proteste à chaque fois qu’elle est qualifiée ainsi, elle aussi. Quoique… ses raisons sont assez différentes des siennes…

Non, dans le cas de Tlazolteotl, il s’agissait plutôt d’une question de principe. Elle tenait à sa liberté, ou bien parce que la réalisation de son propre amour pour l’Olympien était trop récente pour qu’elle en arrive à cette conclusion. Comment savoir.

Celle-la même. Elle a sérieusement manqué de délicatesse. Et de discernement. J’irai même jusqu’à dire qu’elle a pu être cruelle… Ensuite, j’ai failli mourir dans ses bras pour lui sauver la vie, et disons que les choses se sont décantées”.

Fidèle à lui-même, l’Olympien avait ponctué ce discours de délicats moulinets du poignet, le visage tourné vers le soleil. A ne se fier qu’au ton de sa voix, on aurait pu le croire en train de deviser sur un sujet tout à fait léger. Son dernier voyage en date, par exemple. Au lieu de quoi, il mentionnait une presque mort et un sauvetage in extremis.

Marisol, tu vas finir par me blesser avec tes insinuations, je suis parfaitement innocent. Je ne parlerais pas pour Tlazolteotl, bien sûr, mais il me semble qu’elle l’est également. Il se trouve juste qu’elle a une certaine affection pour mon prêtre et qu’il lui est arrivé plusieurs fois de visiter son temple. Je suppose qu’il y aura croisé cette jeune prêtresse, et que de fil en aiguille… ai-je vraiment besoin de te faire un dessin?

Sans doute que non. Marisol avait dû connaître les premiers tourments de l’amour à un moment ou à un autre. Son adolescence n’était pas si loin.

Marisol… est-ce si désagréable de se faire servir? Tu n’as rien d’autre à faire que de prendre le soleil et te baigner, éventuellement te décider pour ce que tu désires manger… De la même façon… est-ce si désagréable d’être prise pour mon épouse? Tu admettras que je ne suis pas un affreux mari. Déjà, je suis esthétiquement plaisant à regarder. Ensuite, tu peux faire à peu près tout ce que tu désires, et plus encore”.
 
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Mar 8 Juin 2021 - 23:40 Message

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La pondération grecque. Bien entendu. Même Marisol, loin d’être une spécialiste du domaine, avait quelques histoires dans un coin de la tête qui disaient tout le contraire. Mais elle n’était pas assez à l’aise sur ces sujets pour se permettre de discourir à ce propos. Aussi laissa-t-elle sagement couler les récriminations de son Olympien préféré, pour plutôt passer à autre chose. En l’occurrence, la satisfaction de sa curiosité à l’égard de sa compagne.

« … Tu as failli mourir. »

La partie où il sauvait la vie de l’autre déesse lui passait loin au dessus de la tête. Pour commencer, parce qu’en bonne mortelle impressionnable qu’était l’Espagnole, elle n’aurait jamais imaginé que ce soit possible. Pas… pour de bon. Les dieux mouraient, oui, puis ils revenaient, comme si la mort avait été leur petite promenade du dimanche. Ils n’étaient pas supposés être véritablement mortels.

« Et tu me dis ça comme ça. Déjà, t’es pas censé pouvoir. T’es censé être l’ami éternel dans ton coin, là. Me dis pas des trucs comme ça. »

L’Espagnole, au fond, appréciait assez de savoir qu’Hermès était immuable. Même si parfois, elle se demandait s’il viendrait toujours jouer les amis un peu pénibles mais pas trop quand elle aurait quatre-vingt ans.

« Donc, le hasard a simplement fait les choses un peu trop bien, si j’ai bien suivi. C’est mignon. J’espère que ça ira bien entre eux, en tout cas. Pas à cause de la petite coïncidence, mais Hadrien mérite d’avoir une vie à lui aussi. Sans vouloir te vexer. »

La trentenaire savait qu’il n’y avait rien de mal à se vouer à Dieu. Ou à un dieu. Mais elle avait l’âme protectrice quand il s’agissait des gamins du temple, et l’adolescent n’échappait pas à la règle. Elle ne lui souhaitait que le meilleur pour sa vie future, et cela incluait de pouvoir construire une vie personnelle équilibrée. S’il avait voulu rester seul, elle aurait été tout aussi en faveur.

« Je n’aime pas me faire servir. Je sais pas, pas comme ça, pas en ayant l’impression d’être une espèce… De reine. D’extraterrestre. Ça me perturbe. J’ai pas l’habitude qu’on me fasse des courbettes. Et ce n’est pas une question de savoir si tu es affreux ou pas. Juste que je n’aime pas qu’on me prenne pour ce que je ne suis pas. Et je ne suis pas ton épouse. »

Sans compter qu’elle ne le serait absolument jamais. Il n’y avait aucune possibilité qu’une telle chose arrive, peu importait la façon dont on prenait le problème.
 
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Ven 11 Juin 2021 - 21:36 Message

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Humhum”.

L’Olympien avait fermé les yeux. Ses bras croisés sous sa tête faisaient office de coussin alors qu’il profitait de la caresse du soleil et de la brise marine sur sa peau. On aurait pu le croire en train de confirmer quelque chose de beaucoup moins dramatique, quoique choquant. Le prix exorbitant d’une montre par exemple. Ou d’un caillou vendu par une maison de haute-couture usurpant son nom.

Ooooh écoute-toi… Maintenant, je suis ton éternel ami que tu regretterais de voir disparaître…

La pauvre Marisol n’était vraiment pas sortie d’affaire avec lui. Athéna ne l’aurait pas autant faite tourner en bourrique. Elle aurait même pu avoir des conversations poussées avec la déesse de la sagesse. Très probablement ennuyeuses aussi. A la place, elle se voyait doter d’un Olympien facétieux, parlant de sa mort comme d’un mauvais rhume.

Exactement. Bon… il se trouve que pour les grecs, je suis aussi le dieu du Hasard… Mais je jure sur l’honneur que je n’y suis pour rien”.

Comme pour ajouter de la solennité à cette déclaration, il leva un bras, l’index croisé sur son majeur, comme si le geste transformait les mots en un serment inviolable. Dans les faits, il était effectivement totalement innocent. Il ne passait pas son existence à courrir après son prêtre pour l’aider à séduire des prêtresses.

Nulle vexation et nulle offense, je suis tout à fait d’accord avec toi. J’oeuvre depuis un an à essayer de le remettre sur le chemin d’une vie personnelle. La chose doit être faite subtilement, bien sûr… Pour commencer, il va terminer le lycée. Ensuite, il a un solide projet de travailleur social. Cela demandera certainement quelques ajustements au temple, mais il n’est pas mon seul prêtre. Si je puis me permettre, j’ai tiré le gros lot quand ce petit s’est lié à moi”. Il claqua des doigts et pointa Marisol, baissant ses lunettes sur son nez d’un mouvement de menton. “Il faudra me rappeler de répéter ce compliment à portée de ses oreilles. Son ego a besoin d’être boosté, il n’en a vraiment pas assez”.

Il n’était certes pas une bonne chose de trop en avoir, mais il n’était pas mieux de ne pas en avoir du tout. Cela pouvait conduire à des situations dangereuses, des relations où l’on ne se sentait pas bien, mais où l’on était persuadé que c’était tout ce que l’on méritait.

Non pas qu’il pensait la jeune Estelle capable de ce genre d’attitude. Il prévoyait juste l’avenir. Avec elle, ou une autre, dans la solitude ou non. Hadrien avait besoin de s’aimer un peu aussi.

Oui, oui, certes, admettons, nous ne nous marierons jamais. Mon coeur se brise, etcetera… Quelle alternative te plairait? Un salut militaire? Un highfive? Gunsigns?

Pour illustrer cette dernière proposition, il tendit le pouce et l’index sur ses deux mains, repliant le reste de ses doigts, et pointa Marisol avec un claquement de langue. Le geste était ridicule en soi, mais l’Olympien parvenait à lui donner… un certain on ne savait pas bien quoi.

Que Marisol ne lui reproche pas de ne pas être arrangeant quand il lui proposait des alternatives.
 
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Sam 12 Juin 2021 - 10:01 Message

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Marisol manqua de répliquer avec sa vivacité habituelle. S’interrompit. Pinça son nez, souffla doucement par la bouche, avant de finalement s’exprimer. Sans grande amélioration sur son calme et sa maîtrise d’elle, soit dit en passant. Heureusement que ce n’était pas la même chose lorsqu’elle était en mission.

« Bordel, tu prends vraiment rien au sérieux, Hermès. »

Le ton était sec, mais d’un autre côté, elle avait un vague sourire aux lèvres, qu’elle ne retenait pas tout à fait.

« Evidemment que j’ai pas envie de te savoir mort. Je te considère vraiment comme un ami. Un ami qui me vaudra peut-être un ticket supplémentaire pour griller en Enfer, vu nos… Euh, divergences théologiques, mais bon, est-ce que je suis encore à ça prêt ? »

Marisol leva les yeux au ciel.

« Probablement pas. Donc essaie de te concentrer pour ne pas mourir de suite. Le contrat dit que j’aurais claqué bien avant toi. »

L’Espagnole ignorait toutefois que sa mort ne ressemblerait probablement pas à ce qu’elle imaginait. Il semblait qu’on veillait déjà sur elle depuis les Enfers, après tout. Mais ceci était une toute autre histoire, qui ne risquait pas d’être abordée pour le moment. Marisol aurait-elle eu le choix, elle aurait de toute façon avancer sa carte déni pour pouvoir plutôt s’attarder sur les choix sentimentaux des protégés de Raphaël Mercury. Enfin. Un en particulier. Les autres étaient moins... Rigides ? Angoissés à l'idée de vivre leur propre vie au détriment d'une partie du temps accordé au temple et aux résidents qu'il y restait encore ?

« Oh ? Il reprend quand ? Je suis contente de savoir qu’il reprend le chemin de l’école. »

L’agent de l’UNISON ne cachait pas son soulagement, par ailleurs. On ne pouvait pas demander à un gamin si jeune de sacrifier toute son existence à un dieu. Même aussi sympathique que Hermès.

« Il n’aime pas les compliments. J’en ai laissé échapper un la semaine dernière, j’ai cru qu’il allait se liquéfier sur place. Ne va pas le traumatiser. »

Marisol secoua la tête. Elle-même avait appris à les accepter avec l’âge. Mais à contrecoeur et en protestant tout de même que ce n’était pas nécessaire. Le dieu l’aurait remarqué, de toute façon. Pourtant elle ne manquait pas de confiance en elle, c’était simplement qu’elle n’appréciait pas qu’on relève ses hypothétiques qualités. Point.

« … Rien du tout ? Un bonjour ? Et t’as l’air con. »

Marisol le regarda d’un air parfaitement blasé. Le je ne sais quoi d’Hermès ne marchait pas bien souvent, sur elle. Autant dire qu'elle aurait préféré qu'il arrête tout de suite. Elle n'était franchement pas convaincue par la démonstration, encore moins par le fait qu'il était encore en train de se moquer d'elle, pour changer.
 
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Sam 12 Juin 2021 - 16:29 Message

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Evidemment que non, ce serait terriblement ennuyeux”.

Le ton de l’Olympien avait un vague accent de bourgeois validant une évidence, avec une légère pointe de jugement. Légère comme une plume, mais qui voulait tout de même demander à Marisol si elle l’avait bien regardé avant de lui faire cette remarque. Si elle voulait du sérieux, elle ne s’adressait pas au bon Olympien.

A vos ordres, Caporale Aguilar. Je ferais de mon mieux pour ne rendre l’âme ou ne passer l’arme à gauche avant quelques millénaires. Quel est l’intérêt d’être ton ami si je ne puis me faire passer pour ton fils quand tu seras à l’hospice et frappée de démence?

Pour diverses raisons, l’Olympien n’allait pas préciser qu’il s’était déjà fait passé pour les enfants de ses protégés par le passé. Ceux qui avaient été orphelins avant de devenir eux-mêmes protecteurs des orphelins. Ensuite, il les avait accompagnés sur le chemin de la mort.

En revanche, je n’avais pas conscience d’avoir signé un contrat. Où est-il, au juste? Que je puisse au moins m’assurer que je ne me suis pas fait avoir”.

L’occasion aurait été idéale pour placer l’expression “L’hôpital qui se fiche de la charité”. Marisol n’avait jamais trop eu à en pâtir, mais Hermès pouvait être… intraitable, dans les négociations. Gare à celui ou celle qui tenterait de profiter de lui ou de l’arnaquer.

Il l’a déjà refait. Par correspondance” précisa l’Olympien avec un geste de la main. “Il s’est inscrit comme candidat libre pour le passer cette année, avec pour l’université pour Septembre. Il a déjà été pris à celle de Star City”.

Sans qu’il n’ait soudoyé personne. Son prêtre avait construit sa candidature avec soin, l’avait rempli de lettres de recommandations, de preuves de son implication dans un orphelinat post-invasion, de son emploi comme éducateur junior au temple - son rôle officiel, au vu de la loi. L’essai qu’il avait écrit pour sa candidature montrait une autre facette de son attachement à Hermès : il se lisait avec une facilité déconcertante, démontrant d’un talent certain pour l’éloquence et le maniement des mots. Il se trouvait juste que son protégé hésitait beaucoup trop quand il s’agissait de se lancer à l’oral.

Je sais, je sais, j’ai complimenté son sweat une fois, il ne s’en est toujours pas remis”.

Et l’Olympien exagérait à peine! Autant s’imaginer ce que cela donnait quand il complimentait autre chose chez le jeune homme. Comme sa compassion, sa générosité, son sens du devoir… En parlant du fameux essai, Hadrien avait fait l’erreur de lui poser quelques questions sur sa personnalité. Autant dire que la réponse ne l’avait pas déçue et l’avait possiblement traumatisée.

Sous ses lunettes de soleil, il roula dramatiquement des yeux, entraînant légèrement sa tête vers l’arrière dans le mouvement.

Tu es terriblement ennuyeuse, tu le sais ça?

Sans doute le savait-elle. D’un autre côté, pouvait-on être autre chose qu'ennuyeux quand on côtoyait un dieu comme Hermès? La question méritait d’être posée.

Ne fais pas comme si tu ne t’amusais pas follement en ma présence. Ni comme si tu ne m’adorais pas”.

La chose n’était pas évidente, vu la tête que tirait Marisol. Et elle ne risquait pas de beaucoup changer, puisque la jeune femme en tablier revenait avec un panier, suivi par une collègue chargée de la même façon. Et que l’une et l’autre s’inclinèrent profondément devant eux avant de se charger d’étaler une couverture sur le sable et d’étaler le repas sur celle-ci.
 
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Ven 18 Juin 2021 - 1:10 Message

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Evidemment que non. Un instant, Marisol se demanda à quoi elle s’était attendue venant de la divinité. Probablement précisément à ce qu’il venait de dire. Probablement pas à la partie concernant l’hospice, en revanche.

« … Hein ? »

Une demande aussi gracieuse qu’élégante, qui collait parfaitement à l’espagnole, comme toujours.

« … Super. Vraiment. »

Elle essayait toujours de recoller les morceaux et de se dire que tout ça n’était qu’une blague. Hermès n’allait pas vraiment se faire passer pour son fils un jour, n’est-ce pas ? Il n’y avait absolument aucune raison que cela arrive. Bon, d’un autre côté, si elle avait été parfaitement honnête, la caporale aurait dû dire qu’elle trouvait l’idée passablement drôle. Et vaguement touchante dans le sens où cela voudrait dire qu’il comptait lui rendre visite quand elle serait complètement folle. Est-ce que ça n’était pas tout à fait adorable, vraiment ?

« T’as signé le contrat quand tu m’as fait tomber dans ton portail dans ton temple, là. Fallait réfléchir avant, si tu voulais pas te faire avoir » rétorqua l’intéressée avec un haussement d’épaules.

Avant de passer au sujet suivant, à savoir Hadrien et ses projets scolaires comme professionnels. Marisol était parfaitement ravie d’entendre autant de bonnes nouvelles. Elle s’était à demi redressée sur sa serviette et observait l’Olympien porteur des dites nouvelles avec un grand sourire. Certes, ce sourire ne tarderait pas à fondre.

« Il ne m’avait pas dit tout ça. »

Peut-être précisément pour s’éviter des félicitations et des compliments, maintenant qu’elle y pensait.

« Je suis terriblement ennuyeuse. Bah va bien te faire foutre, Hermès. »

Le ronchonnement fut suivi d’un regard un peu agacé. L’Espagnole était beaucoup de choses, mais elle ne s’imaginait pas spécialement ennuyeuse pour autant. Elle trouvait ça un petit peu désagréable. Ou elle l’aurait trouvé désagréable, s’il n’avait pas été en train de se foutre de sa gueule.

« Je peux m’amuser et te trouver l’air con, c’est pas incompatible, je te signale. »

Marisol se tut toutefois brutalement dans la foulée, car la jeune femme qui était venue s’enquérir de ce qu’ils désiraient était de retour. Avec une collègue, supposa la trentenaire, non sans rougir violemment lorsque les deux comparses s’inclinèrent profondément. Bon sang, ça devenait ridicule. Elle aurait pu s’occuper du repas toute seule. Elle aurait dû s’occuper du repas toute seule. Cela lui aurait évité tout ça. Elle finit d’ailleurs par se lever pour donner un coup de main, très naturellement, ce qui lui valut des récriminations de la part des deux jeunes femmes, que l’Espagnole ne comprit évidemment pas.
 
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Sam 19 Juin 2021 - 17:13 Message

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Je suis ravi que tu le vois ainsi, vraiment”.

Même s’il aurait pu être argué que Marisol ne voyait en réalité pas grand chose, et même qu’elle n’avait probablement pas envie de voir la réalité. Elle avait cette expression que le dieu voyait régulièrement sur ses traits quand elle était en sa présence. Celle qui s’interrogeait sur le sérieux de l’Olympien, qui se demandait s’il était tout à fait sérieux, seulement à moitié sérieux, ou pas du tout sérieux et qu’il se fichait simplement d’elle.

Hermès n’avait jamais fait d’effort pour fournir des réponses à cette expression, il n’en fournit pas plus à cet instant.

Humhum, je vois. J’ai donc signé le contrat le jour où tu m’as reproché d’être un pervers pédophile, c’est bien cela? Par mon nom, si j’avais su à quoi je m’engageais à cet instant…

Il aurait fait exactement la même chose? Il s’amusait beaucoup trop en présence de la mortelle - autant de sa compagnie que de sa personne, à l’occasion - pour passer à côté d’une telle amitié, aussi courte qu’elle puisse être à l’échelle de son existence.

D’un geste assuré, il claqua les doigts et pointa Marisol de l’index.

Sais-tu ce que tu devrais faire? Oublier tout ce que je viens de te dire et aller lui poser toi-même des questions sur son avenir, ses projets et son couple avec la douce et charmante Estelle. Insiste surtout sur cette dernière partie, quoique sans oublier de le féliciter pour ses excellents résultats aux examens blancs qu’il a passé pour s’entraîner. Mais vraiment, en priorité, Estelle. Il faut que tu vois en personne la nuance que prennent ses joues. Je suis le dieu de l’éloquence, et j’aurais moi-même du mal à lui rendre justice”.

Le pauvre Hadrien était tout à la fois très bien et très mal tombé, le jour où il avait rencontré Hermès. La déité semblait tout à la fois décidé à lui offrir tout ce qu’il pouvait désirer, et à le gêner atrocement dans le processus.

Marisol pouvait sans doute compatir, elle vivait la même chose.

Marisol, rien ne me ferait plus plaisir que d’aller me faire foutre, c’est une activité que j’ai toujours trouvé agréable”.

Il roula des yeux si forts qu’il roula également la tête vers l’arrière. Marisol avait dû être un bélier dans une vie antérieure, au vue de sa ténacité. Non seulement elle refusa de rester assise, mais elle poussa même la chose jusqu’à prendre des choses des mains des deux domestiques pour installer elle-même leur pique-nique, en dépit des protestations des deux jeunes femmes.

Enfin… Ce qui auraient pu être des protestations. Elles essayaient tant bien que mal de récupérer leurs tâches, lançaient des regards à l’Olympien, essayaient de plaider auprès de Marisol, de lui demander ce qu’elles avaient mal faits pour qu’elle les juge incapables de faire leur travail, alors que celle-ci continuait de les ignorer royalement. Compréhensible, elle ne comprenait même pas la langue. Les deux servantes prirent la chose autrement, comme le signe qu’elles n’étaient même pas dignes de se trouver-là. La plus jeune des deux semblait particulièrement bouleversée.

“[color:c558=#008000]Elle aime faire les choses par elle-même, ce n’est pas contre vous. Et je tiens bien trop à la vie pour essayer de l’en dissuader”. Il eut un regard pour Marisol, toujours occupée à préparer le pique-nique, tapota gentiment l’épaule de la domestique. “Profitez d’une journée de congés. Vous et tous les autres. Allez-y, profitez du soleil.

La plus âgée, celle qui était venue leur demander leurs préférences pour le menu, hocha la tête, hésita tout de même, mais tira finalement la seconde derrière elle. Non sans un soupir, l’Olympien pivota vers Marisol.

Tu vas finir par me les casser tu sais”.
 
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Dim 20 Juin 2021 - 23:55 Message

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« Tu peux pas m’en vouloir d’avoir cru… Des trucs. Ça prêtait à confusion, ton histoire. »

Des dizaines de gamins et un seul adulte, un peu louche ne lui en déplaise, au milieu ? Marisol avait certes sauté aux conclusions, mais les dites conclusions n’avaient rien eu d’aberrantes. Au contraire. Surtout quand celui qui n’était alors qu’un inconnu avait commencé à prétendre être un dieu. Certes, c’était vrai, mais ça ne changeait rien au fait que les apparences n’avaient clairement pas joué en sa faveur.

« T’as qu’à te barrer, si je te fais chier. C’est toi qui t’échine à me kidnapper tous les quatre matins, je te signale. »

Il fallait être honnête, ceci dit, l’Olympien lui aurait manqué. Elle se sentait à l’aise avec lui, même si par moment elle avait vaguement l’impression d’être redevenue une gamine dont il prenait soin. Alors qu’elle n’en était plus une depuis belle lurette.

« Tu es diabolique, ricana l’Espagnole. Je n’oublierais pas de le mitrailler de questions à ce sujet la prochaine fois que je passe au temple. »

De toute façon, la trentenaire avait réellement envie d’entendre de sa bouche ce qu’il devenait et ce qu’il comptait devenir. Elle n’avait pas de préférés, au temple, pas vraiment, mais Hadrien l’avait toujours particulièrement touchée, dans son dévouement à autrui. Si elle n’avait pas été aussi… Doux, elle aurait adoré le voir entrer à l’UNISON à son tour. Il aurait probablement pu faire des miracles, avec son intelligence. Mais elle n’avait pas envie de rajouter plus de difficultés à son parcours. Quoique travailler dans le social apportait autant de crève-coeurs que de moments de bien-être absolu, dans lesquels on se sentait utile aux autres. Peut-être même plus de crève-coeurs qu’autre chose.

Puis Marisol n’avait pas vraiment de soucis à se faire à propos de la relève. Qu’elle en soit consciente ou non, certains des enfants perdus d’Hermès la voyaient comme un modèle. Il y en aurait bien un ou deux pour suivre ses traces. Et elle serait probablement particulièrement perplexe au moment de le constater, soit dit en passant.

« Fais comme tu veux, tant que c’est pas dans mon champ de vision. »

La réplique avait fusé presqu’immédiatement, avant que l’Espagnole ne se lève pour participer à la tâche consistant à leur installer leur repas. Sans réaliser un seul instant qu’elle faisait paniquer les jeunes femmes venues les servir, ni comprendre leurs protestations. Elle n’était pas aveugle au point de ne pas remarquer que les intéressées essayaient de récupérer leurs biens, mais sans comprendre leurs angoisses, elle leur expliqua gentiment qu’elle pouvait parfaitement s’en occuper et qu’elles pouvaient aller faire autre chose. Jusqu’à ce que l’Olympien ne prenne le relais. Et n’obtienne en retour un regard surpris.

« Hein ? Qu’est-ce que tu racontes, encore, comme conneries ? »

Un plat entre les mains, la caporale se laissa tomber sur le tissu qu’on leur avait ramené pour s’installer, l’air interrogateur, avant de faire signe au dieu de ramener son charmant fessier jusqu'ici.
 
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Mer 23 Juin 2021 - 22:00 Message

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Certes, certes, je veux bien t’accorder ce point, tu ne me connaissais pas à l’époque. Tu semblais aussi persuadée que j’étais un fou, quoique je ne suis pas certain qu’il soit approprié de parler au présent. A la façon que tu as parfois de me regarder, il semble que tu n’aies pas tout à fait réviser ton jugement à ce sujet”.

D’un autre côté, c’était aussi ce qui l’avait fait apprécier Marisol instantanément. L’espagnole s’était montrée… virulente dans sa défense des enfants contre sa prétendue perversité. Elle avait gagné beaucoup de points à cet instant, par sa simple volonté de protéger des enfants qu’elle ne connaissait pas, alors que l’une d’entre elles venait de la priver d’un bien particulièrement précieux.

Au risque de me répéter, je ne te kidnappe pas, je procède à un déplacement temporaire de ta personne sans m’enquérir de ton avis au préalable. Cela n’a strictement rien à voir”.

Et même en admettant que la chose eut à voir, Marisol ne tenait vraiment pas à le relancer sur ce sujet. Il était le dieu de l’éloquence. S’il voulait la rendre folle à coups de raisonnement fallacieux, mais parfaitement tournés, il le ferait. Sans aucune hésitation.

Je suis facétieux. Je note au passage qu’il ne m’a pas fallu une éternité pour te convaincre”.

Peut-être parce que les intentions de Marisol étaient un peu plus pures que les siennes? Elle aimait prendre des nouvelles d’Hadrien, le concerné était le premier à le dire. Prendre des nouvelles était probablement sa priorité, la moquerie venait seulement dans un second temps. Du côté de l’Olympien, les deux choses étaient à égalité parfaite.

Marisol, tu vas vraiment finir par me briser le coeur. Ainsi, je ne suis même pas digne d’être dans ton champ de vision?

Comment? Ce n’était pas tout à fait ce qu’avait dit l’espagnole? Vraiment, il lui avait pourtant semblé que c’était ce qu’elle disait, et il comptait habiller son visage de l’expression adéquate.

Au moins pour une seconde entière. Ensuite, il fut bien trop occupé à aller s’asseoir sur la nappe, replaçant ses lunettes sur le nez d’un mouvement de tête vers l’avant.

Remettons les choses en perspective. Tu n’aimes pas te faire servir, soit. Celles et ceux qui travaillent pour moi sont plutôt ravis de le faire. Je suis un patron sympathique. Salaires décents, jours de repos… La Terre Prime devrait en prendre de la graine. Le capitalisme? Je ne sais pas ce qui vous est passé par la tête quand vous avez pondu cette chose. Bref, pour en revenir au sujet…”. Il confisqua brièvement le plat que Marisol s’était octroyée pour planter sa fourchette dans ce qui se trouvait à l’intérieur. Il retrouva aussitôt les mains de l’espagnole, comme si rien ne s’était passé. “Les deux charmantes jeunes femmes étaient persuadées que tu ne voulais pas qu’elles te servent parce qu’elles faisaient mal leur travail”.
 
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Ven 25 Juin 2021 - 0:42 Message

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En même temps, l’Olympien avait parfois à coeur de continuer d’entretenir les doutes de l’Espagnole au sujet de sa santé mentale. Quelqu’un de parfaitement sain n’aurait probablement pas kidnappé une amie sans préavis. Encore moins dans un autre monde, de telle sorte que la dite amie soit assurée de ne pas pouvoir fuir. Vraiment, il y avait de quoi se poser de très sérieuses questions.

« Tu n’essaies pas franchement de me persuader que t’es pas timbré, Hermès. Je reste persuadée qu’il te manque une case ou deux » répondit-elle d’un air buté.

Peut-être que c’était ça, la raison de toutes ces péripéties, au fond. Cela aurait expliqué beaucoup de choses, du point de vue de Marisol au moins. L’intéressée ne s’aventura toutefois pas sur le périlleux chemin consistant à tenter de contredire la déité à propos de son kidnapping. Pas encore. Il était parfaitement capable de retourner la situation à son avantage et elle ne tenait pas à essayer de tuer un enfant de l’Olympe. Ce genre de choses avait tendance à très mal finir, à ce qu’il semblait.

« Parce que je l’aime bien, ce gamin. C’est pas la même chose d’entendre des nouvelles de ta part que de les avoir de sa bouche, c’est tout. »

Si elle pouvait faire marcher Hadrien au passage, elle n’allait simplement pas trop s’en plaindre, voilà tout. Marisol savait être un peu malicieuse à ses heures perdues, elle aussi. Son tempérament joyeux aidait généralement beaucoup. Quand elle n’était pas en train de ronchonner dans son coin pour faire genre.

« Oh, bon sang, ça va, Cosette ? Tu veux un mouchoir, avec ça ? »

Comme si elle avait dit ou sous-entendu une seule seconde qu’il n’était pas digne d’elle de quelque façon que ce soit. Assise sur un recoin de son bout de tissu, elle ne fut pas particulièrement ravie quand Hermès l’informa qu’elle avait apparemment fichu la trouille aux jeunes femmes. Ce n’était absolument pas le but de la manoeuvre, et elle soupira.

« Je peux pas rester assise pendant qu’on fait tout ça. On est pas… Au restau ou je ne sais quoi. Je suis désolée, je ne voulais pas qu’elles soient vexées, ou attristées, mais t’es leur patron. Je suis juste la pièce rapportée qu’on prend pour ta foutue femme. Et ne me remets pas la responsabilité du capitalisme sur les épaules, qu’est-ce que tu veux que j’y foute, hein ? »

L’Espagnole considérait rarement son monde comme idéal, mais c’était son monde et elle aimait aider à son échelle. Elle n’allait pas commencer à porter toute la misère de l’univers en question, hors de question.
 
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Sam 26 Juin 2021 - 15:51 Message

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Seulement une case ou deux? Il semble que je t’ai fait une mauvaise impression”.

Si elle le prenait pour un fou maintenant, avec le peu qu’elle avait vu de lui, qu’aurait été son jugement si elle avait tout su de lui? Au-delà des mythes, l’Olympien avait un certain nombre d’histoire à raconter. Celle de son accession au trône de cette île était somme toute plutôt classique au regard des aventures - à ce stade, les choses pouvaient être qualifiées ainsi - qu’il avait non seulement vécu, mais provoqué. Il aurait même affirmé, avec une certaine fierté, qu’il n’avait pas été saoul pour la grande majorité d’entre elles.

En premier lieu, j’ose espérer que tu l’aimes effectivement bien, il est la prunelle de mes yeux. Tu savais que je n’avais jamais eu de grand-prêtre avant lui? Je garde l’information sous le coude pour l’instant. Je crains de le casser pour de bon si je devais lui apprendre la vérité”.

Car il se trouvait qu’Hadrien n’avait pas été totalement au courant des détails du culte d’Hermès au moment d’ériger le temple qu’il lui avait dédié. En premier lieu, que le culte de l’Olympien était avant tout nomade, se rendait au bord des routes, dans les orphelinats… jamais dans un temple. Ce n’était pas un hasard si aucun grand temple dédié à son humble divinité n’avait été retrouvé.

L’autre détail important tenait à l’absence de clergé ou plutôt, à son omniprésence. Tous les mortels étaient des voyageurs, même ceux qui passaient toute leur vie au même endroit, sur le long chemin de la vie. Par essence, chacun d’eux était habilité à animer son culte.

En second lieu, j’ose espérer que tu ne dis pas ça parce que tu m’accuses de mentir[i] ou d’[i]exagérer, car ce sont là des attitudes qui ne me ressemblent pas du tout”.

En guise d’illustration, il maquilla son visage d’une expression attristée, sa bouche se tordit en une moue, ses yeux commencèrent à larmoyer pour de bon… mais uniquement parce qu’il ressentait effectivement ses émotions, et non pas parce qu’il les falsifiait pour faire tourner Marisol en bourrique.

Pourquoi pas? Est-ce vraiment si différent d’un restaurant? Tu as passé commande, ta nourriture a été préparé par un autre que toi dans une cuisine que tu n’as pas vu, et elle t’a été apportée là où tu es installée. Si je ne m’abuse, cela ressemble fort à la description d’un restaurant”.

Le plus beau dans l’histoire restait que Marisol ne pouvait même pas nier. Ou bien que si elle essayait, elle aurait quelques mauvaises surprises. Le raisonnement initiale pouvait paraître bancal, mais l’Olympien était tout à fait disposé à l’étayer d’arguments.

Oh, ne t’en fais pas. Je profite de la moindre occasion que j’ai de reprocher ce choix aux habitants de la Terre Prime. Je tâche d’être plus virulent envers ceux qui en profitent, évidemment”.
 
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Sam 26 Juin 2021 - 23:56 Message

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Elle n’aurait pas précisément dit qu’il lui faisait mauvaise impression. Plutôt qu’il ne vivait clairement pas dans le monde qu’elle, et qu’il appréciait un peu trop la chambrer pour son propre bien. Marisol s’amusait bien avec la déité, certes, mais elle restait toujours un peu consciente qu’elle ne le comprendrait jamais vraiment. Pas qu’elle envie sa position pour autant. De son point de vue, c’était une espèce d’enfer perpétuel.

« Non, je ne savais pas. Comment veux-tu que je sache ça ? »

Marisol avait l’air vaguement perplexe. Déjà qu’elle était loin d’être une experte en matière d’Olympien, elle ne risquait pas de connaître ce genre de détails bien particuliers. Qui étaient effectivement du genre à casser le jeune homme, comme il disait si bien, avec sa sensibilité.

« Oh, recommence pas, hein. »

Parce qu’elle le connaissait par coeur, son petit numéro, à force. Il allait encore jouer les pleureuses pour qu’elle se sente coupable d’avoir signalé quelque chose dont il était effectivement coupable. Par tous les saints, il était littéralement dieu des menteurs, évidemment qu’il mentait. Particulièrement quand il essayait de se faire passer pour une pauvre victime. Si elle avait eu son sac à portée de main, l’Espagnole lui aurait vraiment sorti un mouchoir, histoire qu’il soit en mesure de sécher ses larmes de crocodile une bonne fois pour toute.

Au lieu de quoi, elle se lança dans une mission impossible pour une humaine de presque quarante ans répondant au nom de Marisol Aguilar qui n’avait certes pas la langue dans sa poche, mais pas non plus l’éloquence ou l’assurance d’une certaine déité décidée à la faire tourner en bourrique.

« La différence, c’est que les serveuses d’un restaurant ne croient pas que je suis la femme d’un roi, abruti. Ne commence pas à me faire croire que tu ne vois pas ça, parce que je ne vais certainement pas commencer à argumenter avec toi. »

Autant ne pas perdre son temps. Etrangement, Hermès réussissait généralement à remporter haut la main ces joutes verbales, même quand il avait douloureusement tort ou faisait preuve d’une très évidente mauvaise foi.

« Je ne doute pas une seconde que ce soit ton genre. »

Certes, le ronchonnement était un peu agacé, mais cela naissait aussi et surtout du fait que cela faisait une demie-journée à peine qu’elle était là, mais que la divinité avait réussi à se foutre d’elle à peu près chaque fois qu’elle avait eu l’idée d’ouvrir la bouche.
 
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Mar 29 Juin 2021 - 22:04 Message

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Il lui offrit un haussement d’épaules. Qu’en savait-il? Marisol était bien libre de savoir ou de ne pas savoir ce qu’il lui plaisait. Il n’était pas là pour la juger si elle avait une passion dévorante pour… disons… la multitude d’espèces de grenouilles que comptait cette Terre.

Cela étant dit, maintenant que tu le sais, tu as l’interdiction formelle de la révéler à Hadrien. Sauf si je suis dans les parages. Dans ce cas, tu as ma permission”.

Il aurait presque pu parler de bénédiction, mais en bonne catholique, elle aurait eu l’air outragé qu’il puisse se permettre de la bénir alors qu’il n’était qu’une pauvre déité païenne. Quelque chose du genre, en tout cas.

Ne recommence pas? Je n’ai jamais commencé !

Si Marisol aurait été du genre à lui sortir un mouchoir de son sac pour qu’il essuie ses fausses larmes, il aurait été du genre à larmoyer véritablement et à se tamponner les yeux avec toute la sincérité du monde.

Hum… à cela j’arguerais que cela dépend du restaurant et de la compagnie. Mais soit, soit, admettons que je le vois. Parce que cela me fait plaisir et que je ne tiens pas à gâcher tes vacances”.

Non pas qu’elle semblait particulièrement se déplaire ici. Elle avait mangé, elle avait nagé… Passée la surprise initiale de son déplacement de localité sans permission, elle avait commencé à apprécier l’endroit.

La nourriture est-elle au moins à ton goût, ô reine de mes jours?

Sans doute que ces derniers mots allaient lui valoir une gifle monumentale que Tlazolteotl elle-même n’aurait pas reniée. Une gifle que l’Olympien lui-même aurait été capable de décrire comme parfaitement justifiée. Ou bien, au minimum, s’attendait-il à un regard noir. Peut-être un coup de poing dans l’épaule?

En attendant sa sentence, il tendit le bras vers un pichet rempli d’un liquide coloré et parfumé pour se servir un verre.

As-tu envie de rester sur la plage ou bien as-tu envie d’autre chose, pour l’après-midi? Faire une randonnée? Lézarder au soleil? Chevaucher un dauphin?

Ces trois options - et un certain nombre d’autres - étaient tout à fait réalisables. Il n’y avait bien qu’une seule chose qui se verrait opposer un refus : si Marisol s’avisait de demander son retour sur Terre. Ils avaient toujours un accord.

Fidèle à lui-même, l’Olympien picora dans chacun des plats, non sans passer par l’intermédiaire d’une assiette qu’il remplissait autant qu’il vidait, en fonction de ses préférences. Les deux jeunes femmes avaient apporté divers fruits et légumes coupés en dés, quelques sauces, ce qui avait tout l’air d’être la charcuterie locale. Tout ressemblait à de la nourriture terrienne, mais les saveurs n’avaient rien à voir.
 
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