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Why me ? - Gabriel Colt

 
Dim 14 Mar 2021 - 23:17 Message

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« Bah tiens, on vous a jamais dit que vous mentiez super mal, par hasard ? »

Marisol avait réagi avec l’air de ne pas y toucher. Elle se détendait un peu au gré des plaisanteries du Major, même si une partie d’elle restait bien plus morose qu’à son habitude. Elle lança un regard courroucé à Colt, d’ailleurs.

« Faites votre boulot ailleurs, j’ai pas besoin de baby-sitter. »

L’Espagnole renifla d’un air dédaigneux, quelque peu déboussolée par l’attention qu’on lui portait. Déjà qu’elle ne savait toujours pas quoi faire du fait que Colt l’avait ramassée pour la faire emmener à l’hôpital, à la fin de l’Invasion, quand elle végétait tranquillement dans le coma, elle se sentait toujours étrangement surveillée. Pas d’une façon désagréable, mais elle n’était pas sûre que ce soit son boulot à ce point là ?

« Ah bon, je ne peux pas ? »

Ce fut dit d’un ton un poil sarcastique, mais avec un sourire aux lèvres.

« Ça a été mis à jour y’a un mois. Normalement. »

Marisol n’avait pas vérifié ça depuis, partant du principe que le travail aurait été fait correctement. Généralement l’administration version UNISON ne tournait pas si mal. L’intéressée salua son supérieur alors qu’il prenait congé et s’employa à trouver la lieutenante, histoire de savoir ce qu’elle pouvait faire sans gêner pour autant le fonctionnement de son unité. L’inconvénient d’être une pièce rapportée. Après une hésitation, elle fit pourtant demi-tour et mit la main sur Colt avant qu’il n’ait pris congé. Après lui avoir demandé de lui toucher un mot en privé, la trentenaire hésita un moment avant de se jeter à l’eau.

« Major, je sais que ce n’est pas spécialement le moment et que ce n’est peut-être plus trop d’actualité après… Tout ce qui a pu se passer ces derniers mois, mais je voulais… Argh, c’est bizarre à dire. Disons que j’ai changé d’avis sur cette histoire de promotion. »

Les lèvres pincées, vaguement mal à l’aise - la caporale avait beau savoir qu’elle était plus que capable, elle savait que son comportement d’aujourd’hui ne jouait pas nécessairement en sa faveur - elle ajouta d’une voix hésitante :

« Je ferais le nécessaire pour que ce soit pris en compte, et je sais que toutes ces conneries ne jouent pas trop en ma faveur, mais j’imagine que j’ai envie… D’évoluer un peu ? »

Même si ça lui foutait la trouille. Ceci étant, après des années à tenir son poste, et devant l’absence assez évidente d’évolution du côté de sa vie personnelle, Marisol n’avait plus rien contre l’idée de progresser et de découvrir d’autres responsabilités.
 
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Lun 15 Mar 2021 - 16:06 Message

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Vous pourriez pas vous offrir mes services Aguilar”.

Un autre que Colt aurait pu se vexer, mais il connaissait bien l’espagnole. Elle était un peu brute de décoffrage et n’avait pas l’air d’apprécier qu’on s’occupe trop d’elle. Un trait de caractère que le Major comprenait : il s’occupait des autres, rarement l’inverse. Même Bradley ne s’occupait pas vraiment de Gabriel Colt, elle s’occupait du Major, ce qui faisait toute la différence.

Bon, parfait alors”.

Comme c’était pratique quand ses agents suivaient la procédure ! L’UNISON adorait les papiers divers. Colt avait beau râlé qu’un jour, on allait lui dire de faire remplir des papiers pour avoir le droit d’aller pisser, il admettait que les formulaires divers faisaient le taf, la plupart du temps.

Quelques saluts échangés plus tard, Colt dénicha Price, occupée à donner quelques ordres. Après une transmission du commandement dans les règles de l’art - avec salut, petite tape sur l’épaule et tout le reste - Price ordonna à un trio mené par un Caporal d’escorter le magicien jusqu’à la voiture du Major. Il aurait sans doute emboîté le pas à l’étrange équipage dans la foulée si Aguilar n’était pas revenue à la charge en lui demandant un mot en privé.

Je vais encore me prendre une soufflante Aguilar?” s’amusa le Major.

Ca aurait été une première. Deux soufflantes dans la même soirée, par la même personne. Pourtant, il suivit à l’écart. Ils étaient encore dans le périmètre délimité par de la rubalise, mais à la fois éloignés du pseudo-poste de commandement, du bâtiment, et des quelques badauds qui se rassemblaient à chaque fois qu’il y avait des opérations de ce genre.

Comme il était un gars poli, Colt resta silencieux, mais afficha son air de “Allez-y, je vous écoute” le plus sympa qu’il avait en stock. Pour une raison qu’il ignorait, Aguilar avait l’air d’hésiter, maintenant qu’elle était devant lui. Et puis elle se lança et autant dire que Colt n’était pas déçu du voyage.

Aguilar, bon sang, vous pouvez pas m’annoncer des trucs comme ça sans me demander de m’asseoir d’abord. Des années que je vous tanne, et là, vous changez d’avis? Et vous me balancez ça sans prévenir? Vous savez que j’suis plus tout jeune hein, faut pas me faire des chocs comme ça”.

Le Major Gabriel Colt prenait-il un malin plaisir à mettre en boite sa caporale? Oui. Une petite vengeance plus ou moins mesquine après la pseudo-soufflante d’un peu plus tôt. Il afficha un grand sourire.

Bon, je vous l’accorde, c’est pas le meilleur moment pour parler de ça. Je vais vous dire… Appelez Bradley pour prendre rendez-vous, qu’on en parle plus dans le détail, ça vous irait?

Pas qu’Aguilar avait spécialement le choix, la question était pas mal rhétorique. Ils n’allaient pas discuter d’une hypothétique promotion là, sur le bord du trottoir, entre un hangar désinfecté et des poubelles. Colt lui tapota gentiment l’épaule pour prendre congé.

Au fait, vous venez de me faire gagner cinquante dollars”.

Ca sonnerait sans doute obscur à Aguilar, mais ça ne sortait pas de nul part. Bradley et lui bossaient ensemble depuis assez longtemps pour qu’ils en soient au stade où ils avaient des petits jeux pour s’occuper. Dont des paris. Qui allaient demander sa mutation, ce genre de trucs. On s’occupait comme on pouvait entre milles réunions hein !

Oubliez pas de prendre rendez-vous Aguilar” lança le Major par-dessus son épaule, en regagnant sa voiture.

Prochain objectif : ramener ce magicien au Brett Building, où il serait enregistré et mis en cellule, puis aller se coucher. Avec un peu de chances, il arriverait à dormir un peu plus de cinq heures.
 
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Lun 15 Mar 2021 - 19:08 Message

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Marisol ne doutait absolument pas du fait qu’elle n’aurait pas pu s’offrir ses services, mais ce n’était pas comme si elle en avait la moindre envie. Et de toute façon, ce n’était qu’une plaisanterie de plus. Elle s’en allait vaquer à ses occupations lorsque quelque chose d’autre lui vint à l’esprit. Un choix qu’elle avait longuement réfléchi. Elle ne s’attendait pas nécessairement à ce qu’il soit si difficile de le formuler.

« Je ne me permettrais jamais, Major Colt. Si quelqu’un doit se prendre une soufflante, ce serait plutôt moi. »

Elle ne lui avait absolument pas fait la leçon, un peu plus tôt. C’était différent. Enfin, heureusement que Colt savait se montrer patient, parce qu’elle peina un peu à trouver ses mots. Tout ça pour pas grand-chose… Et pour une réaction un tantinet trop enthousiaste ? La caporale lança un regard agacé à son supérieur. Elle ne voyait franchement pas pourquoi il se sentait obligé de la faire tourner en bourrique.

« Vous dites n’importe quoi. Vous en avez conscience, au moins ? Je verrais ça. Pour le rendez-vous. »

Marisol avait envie de gommer ce grand sourire de son visage. Ou de lui dire qu’elle avait de nouveau changé d’avis en direct live. Ou de…

« Attendez, quoi ? Comment ça je vous ai fait gagner cinquante dollars » cria-t-elle alors que Colt était déjà à mi-chemin de sa voiture.

Elle resta là un instant, puis se secoua et retourna faire son travail. Le lendemain, la trentenaire avait fixé son rendez-vous et avait déjà de menus regrets. Ce fut quelques semaines plus tard seulement qu’il eut lieu, toutefois. Le Major était un homme plutôt occupé, pour commencer, et Marisol ne passait pas non plus ses journées à se tourner les pouces. Elle avait finalement pris le parti de venir hors de ses heures d’astreinte, alors qu’elle était supposée faire du travail de bureau. Comme la dernière fois qu’elle avait eu rendez-vous, elle se présenta au bureau de Colt avec ponctualité et toute la politesse du monde.

Bon, en espérant que cette fois, Rafa ne l’appelle pas en catastrophe. L’espagnole eut un vague sourire en coin à ce souvenir. Et en réalisant que son compatriote, depuis qu’il avait la Légion, faisait moins appel à elle. Elle supposait que c’était plutôt une bonne nouvelle. De le savoir bien entouré.

Avec un soupir, la caporale ferma brièvement les yeux. Entre temps, elle avait eu le temps de mûrir ses projets, mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne se demandait pas ce qu’elle foutait là, même après l’intervention d’Adrian pour bloquer la malédiction.
 
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Mar 16 Mar 2021 - 21:13 Message

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Gabriel Colt ignora royalement sa caporale et ses questions sur les cinquante fameux dollars. Si elle voulait savoir, eh bien elle n’avait qu’à prendre rendez-vous et se souvenir de poser la question à ce moment-là. Lui n’allait pas louper Amelia Bradley le lendemain, ni tous les jours suivants, jusqu’à ce qu’elle lui refile ses billets. On ne déconnait pas avec un pari.

De fait, Gabriel colt afficha un air tout à la fois triomphant et modeste quand il annonça à Bradley qu’elle ne devait pas s’étonner si Marisol Aguilar sollicitait un rendez-vous dans les prochains jours et de bien noter qu’il s’agissait d’un entretien préalable à une possible promotion dans l’objet. Si elle pouvait avoir l’amabilité de lui déposer ses cinquante dollars sur son bureau d’ici la fin de la semaine…

Sauf qu’Amelia Bradley ne comptait pas se faire arnaquer. Que la Caporale Aguilar ait émis l’envie d’être promue ne voulait pas dire qu’elle allait l’être. Il pouvait se passer des tas de choses d’ici là, et les termes du pari étaient claires. Sergente Aguilar, ou pas d’argent.

Cette histoire sortit de la tête du Major pendant les quelques semaines qui suivirent. Pour sa défense, il y avait tellement de choses à gérer au quotidien - autant dans le régulier que dans l’exceptionnel - que son cerveau ne gardait dans sa mémoire immédiate que les choses les plus urgentes.

Les choses changèrent lorsque la semaine de l’entretien pointa le bout de son nez. Il rappela à Bradley de ne pas oublier de s’arrêter à un distributeur de billets plusieurs fois. Ou bien qu’il acceptait aussi les chèques. Une bonne bouteille, à la rigueur.

Le jour même, sa lieutenante le fusilla du regard à chaque fois qu’il lui adressait un petit sourire triomphant. Finalement, l’heure du rendez-vous arriva. Si Colt n’était pas tout à fait à l’heure - la faute à une réunion qui s’était un peu éternisée - il n’avait pas des heures de retard comme lors du dernier entretien.

Ah, tiens, la future sergente Aguilar!” salua-t-il avec un entrain certain quand il l’aperçut en train d’attendre à l’entrée de son bureau. “Venez avec moi, on va discuter de tout ça”.

Si le Major devança l’espagnole pour lui ouvrir la porte de son bureau, il la laissa entrer avant lui. Principalement pour pouvoir se retourner et afficher un grand sourire à sa lieutenante avant de fermer la porte derrière lui, opacifiant les cloisons et la porte.

Asseyez-vous. Café? Thé? Sauf catastrophe majeure, on devrait avoir du temps devant nous pour discuter de tous les détails de votre promotion”.

Pour une fois, ça l’aurait arrangé que rien n’explose. Ce n’était pas tous les jours que Marisol Aguilar acceptait l’idée d’une promotion.
 
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Jeu 18 Mar 2021 - 23:24 Message

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Le retard était chose commune quand on était haut placé et donc plutôt quelqu’un de demandé. Autant dire que l’espagnole ne se formalisait absolument pas de son attente. Au bout d’un moment, elle avait tout simplement décrochée, si bien qu’elle avait les yeux dans le vague et la tête ailleurs. Perdue dans ses pensées, Marisol se leva d’un bond lorsque Gabriel arriva sur place, et le salua malgré la grimace affichée sur ses traits au vu de la façon dont il l’avait abordée. La future sergente Aguilar. Ça rendait les choses un peu trop réelles.

« Ecoutez, je commence à hésiter à faire demi-tour, là, Major Colt. »

Une plaisanterie. Presque qu’une plaisanterie. Elle lança un regard à la lieutenante Bradley, vaguement désespérée, puis passa devant lui pour atteindre l’intérieur du bureau avec un petit soupir. Elle aurait pu se douter, quand elle lui en avait parlé en premier lieu, que Gabriel s’emballerait un petit peu. Beaucoup. Presque trop.

« Vous avez conscience d’être un peu trop réjoui ? »

La caporale lui lança un regard hésitant avant de s’asseoir. Lentement. Dans le genre “est-ce que je devrais vraiment être là, on en est bien sûr ?”. Mais elle avait déjà pris sa décision, puisqu’elle était là. Sinon, elle aurait annulé son rendez-vous. Elle avait largement eu le temps de cogiter pendant ces dernières semaines à patienter. Plutôt deux fois qu’une.

« Café. S'il vous plaît. »

Marisol esquissa un sourire narquois et ajouta d’un ton quelque peu… Ironique :

« Où sont les catastrophes majeures quand on a besoin d’elles ? »

Vraiment, avec un peu de chance, Rafa allait l’appeler pour lui dire qu’il avait découvert une arme atomique ou elle ne savait pas quoi. Quelque chose de grave et qui ne pouvait absolument pas attendre, même une minute. Malheureusement, ce n’était pas quand on en avait envie que le hasard s’en mêlait, et de toute façon, même pour échapper à cet entretien, Marisol ne souhaitait aucun malheur à sa ville d’adoption.

« Euh… Du coup, on doit discuter de quoi, au juste ? »

Elle était devenue caporale en plein milieu d’une invasion. Autant dire qu’ils n’avaient pas vraiment discuté de quoi que ce soit à l’époque. Elle avait reçu ses galons et elle était repartie s’occuper des monstruosités qui n’arrêtaient pas de causer catastrophe sur catastrophe.

« Parce que vous m’avez dit de prendre rendez-vous, mais à part ça, je suis vaguement dans le flou. »

Encore une fois, elle n’avait pas trop l’habitude.
 
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Ven 19 Mar 2021 - 19:10 Message

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Je vous interdis de faire demi-tour Aguilar. Et vous avisez pas de désobéir, je suis le boss, z’avez pas le choix”.

Une affirmation que Colt livra avec un grand sourire. Il ne jouait pas souvent ouvertement la carte du “Big Boss”. Comprendre que oui, il était le Big Boss. Il donnait des ordres tous les jours, à plein de gens, mais… comment dire… de façon assez détendu. Ca sonnait plus comme des suggestions que comme des ordres, même si ça restait des ordres. Un résultat pas facile à atteindre. Et des fois, il appuyait un peu le truc.

Je suis réjoui comme il faut Aguilar. Ni trop, ni trop peu”.

Le truc qui était pratique, quand on avait une assistante comme Bradley, c’était qu’il n’avait pas besoin de lui parler tout le temps pour lui demander des trucs. La mentaliste surveillait ses pensées et agissait en conséquence. Aguilar voulait un café, il voulait un café, alors sa lieutenante était sur le coup.

Vous voyez Aguilar, vous venez de vous porter la poisse. Elles vont encore moins venir maintenant”.

Non pas que Colt était superstitieux. Enfin, si. Il l’était sans doute plus qu’il ne voulait bien l’admettre. L’armée vous faisait ça. Au bout d’un moment, on avait ses petits rituels, ses petits trucs à faire avant de partir en mission. C’était autant des trucs raisonnables - attacher ses chaussures d’une certaine façon, mettre son équipement dans tel ordre à sa ceinture - que de balancer une poignée de terre par-dessus son épaule - ce que faisait l’un de ses collègues, religieusement, avant chaque mission.

Normalement, c’est la procédure avant toutes les promotions. La dernière fois, vous y avez échappé parce que c’était la fin du monde, et que vous étiez “que” caporale. Là, les choses sont différentes, vous visez un poste de sergente. Du point de vue de votre dossier, ça devrait pas trop poser problème”.

Tout en parlant, les bras de Colt s’étaient agités pour aller pécher le dossier dans le tiroir en question. Bradley préparait toujours les dossiers nécessaires à l’avance et les mettait toujours dans le même tiroir. Le Major n’avait plus qu’à prendre le dossier sur le dessus de la pile à chaque rendez-vous.

Le seul truc qu’on pourrait vous reprocher, c’est que vous êtes caporale depuis quoi… deux ans et demi? Pour certaines huiles, c’est pas assez, j’ai tendance à dire que ça suffit pour faire ses preuves. Un autre point, c’est que si vous passez sergente, vous auriez le même grade que Parker et ça, c’est pas possible. Donc… ça laisse plusieurs options. Soit on promut aussi Parker, soit vous êtes mutée… Ca dépend aussi de vos projets. Vous voulez rester dans une unité d’inter?

Bradley toqua à la porte et entra après la seconde réglementaire pendant laquelle Colt avait le droit de protester. Dans les faits, c’était plus de la politesse qu’autre chose. Elle savait avec qui il était et qu’elle avait le droit d’entrer puisqu’elle apportait deux tasses de café sur un plateau. Elle connaissait Gabriel depuis assez longtemps pour avoir préparé son café comme il l’aimait, et avait laissé faire sa magie télépathe pour Aguilar.

Merci Bradley”.
 
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Mar 23 Mar 2021 - 18:28 Message

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De fait, techniquement parlant, elle n’avait pas vraiment le droit de faire demi-tour à partir du moment où son supérieur hiérarchique le lui avait interdit. Qu’il prenne le ton de la plaisanterie n’y changeait pas grand-chose. Mais ça lui valut tout de même un regard vaguement courroucé.

« Hm. »

En même temps, elle n’allait pas protester. Ça aurait été un peu déplacé de sa part, sur ce coup-là. Elle n’était pas supposée contester un ordre. Puis elle n’allait pas chipoter non plus pendant une demi-heure alors qu’elle avait plus ou moins pris sa décision, dans les faits. Ça aurait fait perdre du temps à tout le monde.

« Ah, ah. Comme si j’avais besoin de me porter la poisse. »

Au cas où il n’aurait pas remarqué, la poisse avait fait son petit bout de chemin toute seule comme une grande, ces derniers mois. Au moins, les choses semblaient s’être un petit peu calmées depuis. A priori. En toute logique, Marisol ne doutait donc pas une seconde que rien n’allait venir déranger cette entrevue. En réalité, elle n’en avait pas vraiment envie, de toute façon. Elle avait réfléchi suffisamment, aurait pu annuler cinquante fois avant que la date fatidique ne vienne. Et pour l’instant, rien n’était fait. Envisager une promotion ne voulait pas dire qu’on allait l’obtenir.

Elle écouta silencieusement et sans l’interrompre - elle était peut-être un peu brute de décoffrage mais elle savait tout de même se tenir, il ne fallait pas exagérer - le major. Elle avait anticipé le fait qu’il faudrait probablement changer d’unité. Même si ça la chagrinait un peu - elle s’entendait bien avec tout le monde, et avait l’habitude de travailler avec eux - elle n’était pas réfractaire à un peu de changement.

« Merci, Lieutenante. »

Elle avait remercié machinalement Bradley quand elle avait ramené le café.

« Je ne me vois pas ailleurs que dans une unité d’intervention, surtout. »

Marisol eut un sourire pour accompagner ses propos. Elle savait bien qu’à un moment ou un autre, elle devrait quitter le terrain, mais ce n’était clairement pas dans ses projets immédiats. Elle n’enviait pas le sort de Colt. Du tout.

« Changer d’unité ne me dérange pas plus que ça, ceci dit. »

Elle n’allait pas protester si Andrea était promue, elle ne doutait pas qu’elle le mérite en soi, mais elle ne savait pas si ce serait une option que sa supérieure apprécierait. Sans compter le fait qu’elle n’était pas de retour depuis si longtemps que ça, en réalité.
 
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Mer 24 Mar 2021 - 15:17 Message

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C’est marrant, Bradley me lance le même regard parfois”.

Généralement avant de lui passer une plus ou moins grosse soufflante. Ou, au minimum, de le maudire en silence. Colt s’amusait peut-être un peu trop à faire tourner sa caporale, future sergente, en bourrique, mais il n’en aurait jamais rien dit à voix haute.

Vous regrettez de plus vous transformer en chat?

Cette plaisanterie allait sûrement passer ou casser. Disons que la mésaventure était encore assez récente pour être peut-être un peu trop fraîche, mais aussi résolue. Tout dépendait de l’humour d’Aguilar et, le cas échéant, Colt n’était pas un goujat au point de ne pas être disposé à s’excuser.

Bradley n’avait pas eu le temps de sortir que Colt portait déjà sa tasse à ses lèvres pour prendre une gorgée du sien. Sa lieutenante le connaissait assez pour le préparer comme il aimait, ce dont il lui était toujours éternellement reconnaissant. Sa main dominante ajouta quelques notes sur un carnet.

Pour tout dire, ça l’arrangeait qu’Aguilar soit disposée à changer d’unités. Pas qu’il était contre promouvoir aussi Parker, mais la situation de la sergente était un poil plus complexe. Quand elle était partie, elle avait commis ce qui s’apparentait à une désertion. Il avait dû batailler pour qu’elle soit réintégrée à son poste, faisant valoir son dossier impeccable jusque là. Elle avait fait du bon boulot ces derniers mois, assez pour faire oublier cette tâche sur son dossier, mais pas au point de justifier une promotion au grade de lieutenante. Il lui aurait fallu un truc un peu héroïque. Sauver toute la ville d’un monstre, un truc du genre. Ca ne se prévoyait généralement pas à l’avance.

Je vais pas vous mentir Aguilar. Vous avez assez d’ancienneté, un dossier solide, des bons rapports avec vos collègues… Je pense que votre dossier a de bonnes chances d’être approuvé par la commission”.

Oui, parce qu’il ne décidait pas tout seul des promotions non plus. Sauf situation d’urgence, on ne changeait pas une équipe qui gagnait, et on remplissait des papiers. Plein de papiers. Ensuite, on faisait un autre truc qu’il adorait, on blablatait autour d’une table pendant des plombes pour dire si on était d’accord ou pas.

Mais le grade de sergente implique plus que d’être caporale. Niveau administratif, encadrement… Je vous promets rien, dans un sens ou dans l’autre, mais vous pourriez vous trouvez à diriger une escouade entière et pas juste quelques personnes”.

Tout dépendrait des besoins de l’UNISON à l’instant T. Parfois, entre le moment où une promotion était approuvée dans le principe et celui où elle était effectivement donné, il se passait quelques mois. Le temps de trouver un poste pour le nouveau promu.
 
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Jeu 25 Mar 2021 - 13:19 Message

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« Vous devriez peut-être vous demander pourquoi, je dis ça comme ça. »

Marisol se demanda si Bradley, elle, osait râler comme il se devait à l’intention de son supérieur et de ses tendances à chambrer autrui. Ce n’était pas comme si on pouvait toujours répondre. Dans ce cas précis, toutefois, elle se permit de lui offrir un regard parfaitement noir.

« Nan, j’en suis pas à ce point là. Essayez de vous transformer en chat. On en reparlera après. »

La trentenaire voulait bien rire de ses mésaventures - assez de temps s’était écoulé pour ça - mais il ne fallait pas pousser non plus. Même pour échapper à un entretien, être maudite, ce n’était pas bien amusant, à dire vrai. L’espagnole attrapa sa tasse de café, après avoir répondu à son supérieur de façon relativement laconique, au final. Plus pour s’occuper les mains - et parce qu’elle appréciait la sensation de chaleur entre ses mains autant que l’odeur de la boisson.

Il était plutôt gratifiant de savoir qu’elle avait un dossier suffisamment correct pour avoir de bons espoirs de monter en grade. Peu importait ce que cela impliquait par ailleurs. Notamment le fait que cela changerait son rapport aux autres et surtout, sa façon de travailler.

« Je vais pas vous mentir non plus, la pensée d’être responsable de tout ce monde là me fiche un peu la trouille, répondit-elle, mais je suppose que j’ai suffisamment d’expérience à apporter pour que ça vaille le coup. Si je ne pensais pas que c’est le cas, je ne postulerais pas. Je veux juste… Donner le meilleur de moi-même pour l’UNISON, je dirais. »

Marisol était relativement expérimentée. Elle avait servi dans l’année un petit paquet d’années avant de rejoindre l’UNISON, et avait voyagé dans suffisamment de bases différentes pour avoir un regard ouvert sur ce qu’elle faisait. Elle avait appris au contact de personnes très différentes les unes des autres, et considérait cela comme une richesse. Le reste viendrait aussi en faisant des conneries. La caporale savait bien qu’elle était loin, très loin d’être parfaite.

« De toute façon, le temps que ça passe en commission et qu’il se passe quelque chose, j’ai le temps de me préparer psychologiquement. »

L’espagnole pouffa de rire. De fait, elle comptait en partie là-dessus.

« Surtout que je veux pas changer de ville. Je tiens à rester ici. »

Elle faillit ajouter que son supérieur lui manquerait trop, mais elle n’était pas vraiment à l’aise à ce point avec Colt.
 
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Jeu 25 Mar 2021 - 16:49 Message

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Mince, vous pensez Aguilar? Je suis pas très bon pour l’autoréflexion vous savez. Enfin, vous inquiétez pas, elle me fout des soufflantes beaucoup plus régulièrement que vous”.

Ce qui n’était même pas une exagération. A peine. Disons que comme Amelia Bradley passait ses journées à proximité de Gabriel Colt, forcément, elle avait plus de probabilités de lui sortir un “Permission de parler franchement” et autre “Avec tout mon respect Major…”. Ca faisait aussi parti de son boulot, d’une certaine façon.

Je suis sûr que je serais adorable”.

Il était content de voir qu’elle ne le prenait apparemment pas trop mal. Elle bougonnait, mais bon, elle restait Marisol Aguilar hein. Depuis le temps qu’elle était à Star City, il la connaissait quand même un peu.

Ah, vous voyez, c’est bon à savoir ça. Au moins, vous êtes consciente de peut-être pas être complètement au point, c’est bon signe. L’autoréflexion, tout ça…” Est-ce qu’il se fichait un peu d’elle à partir de ce qu’il avait dit de lui un peu plus tôt? Peut-être. Il aurait nié, bien entendu. Ce n’était vraiment pas son genre de mettre ses agents en boîte. “En tout sérieux, vous pouvez faire des stages, des formations… demander à avoir un entretien avec un chef d’escouade pour poser des questions”.

L’UNISON aimait bien, la formation continue, les stages et tous ces trucs. L’organisation aimait bien les agents qui s’inscrivaient à des stages pour apprendre le russe ou les bases de la magie, ou pour apprendre à latter des têtes avec un couteau plutôt qu’à mains nues.

Ca tombe aussi bien que vous parliez de vous préparer psychologiquement, parce que vous allez y passer. Entretien psy obligatoire pour le personnel encadrant senior”.

Avant la promotion, au moins une fois par semestre après la promotion… même Colt n’y échappait pas. Ca n’avait beau être qu’une heure ou deux perdue par-ci par-là dans son agenda, ça l’emmerdait toujours. Il avait pas le temps de blablater sur sa personne, il avait des trucs à remplir ou à signer ou à tamponner.

Ah, c’est parce que je vous manquerais, c’est ça? Vous me flattez Aguilar. Moi aussi je vous aime bien, mais le dites à personne. Surtout pas à Bradley, elle pourrait se faire des idées”.

Il esquissa un sourire. Entre autre parce que sa lieutenante n’en avait sans doute rien loupé et qu’elle avait dû lâcher un “gnagnagna” pour elle-même. C’était un peu le coeur de leur relation, de se chamailler.

Si je peux vous donner un conseil ou deux Aguilar, ça serait de soigner votre dossier. Faire du zèle, aussi. Pas au point de vous mettre en danger, bien sûr, mais par exemple… si vous vous rapprochez des services de formation, vous pouvez animer une formation de combat aux couteaux. Ce genre de trucs passe bien avec la commission, ça montre que vous savez gérer un groupe. Je peux rajouter une ligne “Supporte Gabriel Colt”, ça aussi, c’est un bon argument. Ils me connaissent, ils savent ce que c’est”. Il assortit ce commentaire d’un autre sourire, et d’une gorgée de café. “Si vous faites du bénévolat aussi, qui impliquent de l’encadrement. Même si c’est un cadre sportif”.
 
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Ven 26 Mar 2021 - 9:07 Message

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« Comme je ne vous mets pas de soufflante, comme vous dites, la lieutenante Bradley doit effectivement le faire plus souvent que moi. »

Marisol n’avait pas trop de mal à imaginer l’intéressée en train de sermonner Colt, bizarrement. Ils avaient l’air de bien s’entendre, du peu que l’espagnole avait pu observer, du moins. Et tout le monde faisait des conneries, Major ou pas.

« N’importe qui serait adorable en chat, Major Colt, donc je ne suis pas sûre que ce soit indicatif de quoi que ce soit, sans vouloir vous vexer. »

Sans être fan inconditionnelle de l’espèce, la caporale admettait très volontiers qu’il était beaucoup trop facile de craquer pour ces petites bestioles là. Etre mignon faisait plus ou moins partie de leur fiche de poste, à ce stade. Ça ne rendait toutefois pas le fait d’être coincée sous cette forme plus agréable. Marisol en aurait probablement mieux profité si elle n’avait pas été sous l’emprise d’un sort qu’elle ne contrôlait pas.

« Oh, j’en doute pas. Puis c’est normal de se former quand on change de poste. Si j’étais pas prête à évoluer, j’aurais continué à faire l’autruche et à fuir plus vite qu’on ne peut se l’imaginer possible à chaque fois que j’entendais le mot promotion. »

L’espagnole fronça les sourcils, avant de continuer d’un ton léger :

« Pas de problème pour l’entretien. »

Marisol trouvait ça relativement important, et elle avait été la première à chercher du soutien auprès d’une des psys de l’UNISON lorsqu’elle avait été maudite. Même si cela n’avait rien d’obligatoire dans ce cas précis, cela lui avait fait du bien de pouvoir parler de la situation avec une professionnelle. Accessoirement, lorsqu’elle était plus jeune, elle avait été en fac de psycho. Certes dans un domaine bien spécifique, mais elle croyait en l’utilité de ces choses là, et encore plus quand on travaillait de près dans des conditions dangereuses comme les leurs.

« Je… Major Colt ! »

L’exclamation était sortie toute seule. Pendant une brève seconde, elle superposa l’image de Hermès, roi des emmerdeurs de son existence, à celle de Colt. Puis elle se souvint qu’elle parlait à son supérieur et évita de continuer.

« Je note vos conseils. Même si supporter son supérieur n’est sans doute pas un argument en soi, rapport au fait qu’on est un peu obligés, je vous rappelle. J’ai bien quelques… Activités d’encadrement qui pourraient être utiles, mais il faut que j’en parle aux concernés pour savoir ce qu’ils en pensent. »

A moitié à l’aise seulement, MArisol se redressa sur l’assise de son fauteuil, l’air vaguement songeuse. Elle encadrait une partie des gamins du temple régulièrement, ça devait bien valoir quelque chose, non ?
 
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Ven 26 Mar 2021 - 18:54 Message

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Vous et moi, on doit pas en avoir la même définition Aguilar”.

Ok, peut-être qu’il se fichait un peu d’elle. La caporale ne lui avait jamais vraiment mis de soufflante. Ses “permission d’être directe Major?” et autres “avec tout mon respect” avaient gardé des accents de respect. Quand elles s’y mettaient, Price comme Bradley ne le loupaient vraiment pas.

Trop tard, je suis vexé, parce que vous n’avez pas voulu flatter mon ego et admettre que je serais plus mignon que tous les autres si je me transformais en chat”.

Ca posait quand même des questions intéressantes. Par exemple… est-ce que la carrure humaine se retrouvait dans le félin qu’on devenait? Il était quand même bien bâti, est-ce que ça voulait dire qu’il aurait été un chat mastoc? Ou alors qu’il serait devenu un tout petit chat, sans que ça soit pris en compte? Colt n’était pas au stade où il allait demander à être transformé en chat pour avoir des réponses, mais parfois, c’était le genre de pensées qu’il avait. Pour sa défense, quand on passait sa journée à lire des rapports ou à signer des papiers, on finissait par avoir des pensées comme ça. C’était plus passionnant.

Bon, alors perdez pas de temps pour poser vos demandes. La commission aime bien que les postulants prennent de l’avance pour se former, ça montre la motivation, tout ça. Bradley peut vous préparer les papiers à remplir et vous pouvez prendre rendez-vous avec quelqu’un du service formation pour faire un point sur ce que vous pourriez faire”.

Une sacrée machine l’UNISON, mais bien huilée. Même s’il y avait des lourdeurs, le fonctionnement était à peu près logique et efficace. Sauf si le papier se perdait en transit, en général, une demande était rapidement prise en compte. Un peu obligée. Le monde aurait été mal barré si l’organisme chargé de le protéger se marchait dessus à chaque fois qu’il fallait faire un truc tout simple.

Caporale Aguilar?” lui retourna le Major comme si elle ne s’était pas exprimée d’un ton parfaitement outrée.

Intérieurement, il se marrait. Il tirait rarement des réactions aussi spontanées à ses subordonnés. La plupart du temps, il les voyait lutter intérieurement pour se retenir de lâcher un commentaire outré, ce genre de trucs.

Je suis pas d’accord, je dirais que c’est d’autant plus important de noter que, même si vous avez pas le choix, vous faites ça bien. Vraiment, je sens pas du tout que vous êtes obligée de me supporter”. Il appuya cette affirmation d’un mouvement de menton décidé et d’un grand sourire de gamin amusé. “Quel genre d’activités au juste si j’peux me permettre Aguilar?

Sans dire que l’organisation était prude, ça restait un milieu professionnel. Comprendre qu’il y avait certaines activités qui passaient mieux que d’autres, qui faisaient plus… respectables d’une certaine façon. Bah, au pire, si ça n’allait pas, Aguilar aurait le temps de trouver une association à aider, quelque chose du genre.
 
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Dim 28 Mar 2021 - 23:45 Message

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« Vous exagérez clairement si vous imaginez que je vous ai déjà passé un savon. Je ne me le permettrais pas. »

Même en comptant sur le fait que Gabriel avait tendance à vous faire oublier qu’il était votre supérieur hiérarchique pour de bon, avec ses manières relativement familières, Marisol faisait suffisamment attention à ce qu’elle disait pour ne pas sermonner le Major. Elle avait déjà pu se montrer un peu plus directe qu’elle n’aurait dû, comme quelques semaines auparavant, mais cela s’arrêtait généralement là.

« Je pense vraiment que vous vous en remettrez, Major Colt. »

L’espagnole eut un sourire poli. Elle avait du mal à imaginer l’homme en chat. Vraiment. Est-ce qu’il aurait été un tout petit gabarit, lui aussi ? Marisol n’était pas particulièrement petite, et pourtant, sa forme féline avait été d’un format plutôt réduit. En tout cas, c’était perturbant. Et elle ne le lui souhaitait clairement pas.

Mais là n’était pas la question. Cela n’avait été qu’un petit aparté avant d’aborder le thème du jour. A savoir ce qu’elle pouvait faire de son dossier pour maximiser ses chances. Se mettre en avant n’était pas hors de ses cordes. La caporale avait l’habitude de ce petit jeu, et ne s’en offusquait pas. Généralement, elle appréciait de s’impliquer plus que nécessaire au boulot. Il fallait être honnête : elle n’avait presque que ça, en définitive.

« Me prendre à l’avance, faire de la paperasse, très bien, c’est noté. Je me débrouillerais, ne vous inquiétez pas. Pas besoin de déranger la lieutenante pour autant. »

Les formulaires, ça se retrouvait facilement sur les serveurs internes et autres. Sinon, elle irait directement s’adresser aux ressources humaines. Elle imaginait que Bradley avait autre chose à faire que de lui filer des papiers. Et franchement, elle aurait juré que Colt devait avoir autre chose à faire que de la chambrer, quand bien même cela semblait être devenu le sport national.

« Je suis… Ravie de constater que je fais au moins ça de bien. »

Oui, c’était ironique, mais enfin. C’était le Major qui avait commencé. Et qui enfonça le clou, faisant légèrement rougir Marisol lorsqu’il se sentit obligé de relever le fait qu’elle avait mentionné des activités impliquant des tierces personnes sans rien mentionner de plus.

« J’encadre des gamins. Je donne des cours d’espagnol, des leçons sportives, aussi, à l’occasion. Sur mes jours de repos. »

La caporale avait presque l’air gêné. Parce qu’elle ne savait pas trop si cela compterait, d’une part, parce qu’au départ, elle avait tout de même cautionné quelque chose d’illégal, même si personne n’avait les moyens de le savoir à l’heure actuelle, normalement. Puis simplement parce que cela faisait partie de son petit jardin secret, en quelque sorte. Disons que sa volonté d’aider les orphelins du temple découlaient de sa fibre maternelle, que peu connaissait dans son lieu de travail.
 
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Lun 29 Mar 2021 - 16:23 Message

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Au fond, Gabriel Colt était tout à fait conscient qu’Aguilar ne lui avait jamais passé de savon. Elle s’était enflammée, mais… comment le dire… La caporale faisait du bruit, mais peu de fumée, et encore moins de flammes. En fait, personne n’entrait dans la catégorie “véritable soufflante”, même Bradley.

Je suis presque un peu déçu. Presque”.

Il n’aurait jamais droit à une soufflante d’Aguilar… a moins qu’elle ne devienne Major à un moment, mais enfin, d’ici-là… Il y aurait bien eu quelqu’un pour le tanner de passer Commandant. Ou pire… Marshall! Et ça aurait été exactement la même chose, Aguilar lui aurait balancé des excuses à base de hiérarchie et de protocole pour se tenir…

Faire de la paperasse, vous dites ça comme si c’était marrant… Vous vous imaginez pas la tonne de papiers que vous allez devoir gratter régulièrement pour le moindre truc, c’est moi qui vous le dit”.

Surtout si elle prenait en charge une unité entière. Ce n’était pas du tout la même chose que d’être Caporale et de gérer une petite unité de quelques agents. Autant sur le terrain que dans les coulisses. Enfin, la boutade n’était qu’à moitié sérieuse. Il connaissait le sérieux de la Caporale, elle devait bien se douter de tout ça, d’une façon ou d’une autre.

Ah, c’est pas mal ça Aguilar! N’hésitez pas à le mettre en avant. Si vous pouvez avoir des lettres de recommandations, n'hésitez pas non plus, c'est toujours un plus”.

S’il était mauvaise langue, il aurait dit que, parfois, gérer des subordonnés, c’était plus dur que de gérer des gamins, mais en réalité, tout dépendait des subordonnés. Il avait plus souvent rencontré des fortes têtes à l’armée qu’à l’UNISON. Les entretiens psychologiques de l’organisation internationale leur évitaient généralement les éléments… disons… turbulents.

En tout sérieux Aguilar… Je pense que vous êtes plus que prête. Votre dossier est bon, vous avez ce qu’il faut pour monter les échelons. Ca aurait tenu qu’à moi, vous seriez passée Caporale bien plus tôt et vous seriez déjà sergente. Je pourrais vous dire que je pousserais votre dossier, mais pour être honnête, je suis pas certain d’avoir besoin de beaucoup convaincre les gens de la commission. Sauf si vous avez des squelettes dans le placard. Vous mettez pas d’ananas sur votre pizza j’espère?” fit semblant de s’inquiéter Colt.

Ca, ça aurait été une véritable hérésie qui aurait valu une disgrace totale à Aguilar. Retrait des médailles, dégradation, renvoi de l’UNISON… pour ne pas dire, passage devant un tribunal martial avec emprisonnement à la clé.
 
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Dim 11 Avr 2021 - 14:44 Message

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« Vous allez vous en remettre. »

De toute façon, il n’aurait pas le choix. Marisol était peut-être plutôt à l’aise avec ses supérieurs, elle respectait la hiérarchie, et elle ne passerait jamais au dessus de Gabriel au sein de l’UNISON. Ou ailleurs, pour ce que ça importait. Elle était loin, très loin de pouvoir se le permettre.

« Croyez moi, j’ai jamais eu la moindre impression que c’était marrant, ronchonna Marisol. Je vous rappelle qu’outre les responsabilités, c’était dans mes critères qui me faisaient fuir cette fou… Cette promotion pour commencer. »

La paperasse et ses petites joies. La caporale en faisait déjà beaucoup trop à son goût et avait très peu envie de s’y pencher. Que ce soit à l’heure actuelle ou dans le futur. Mais il fallait fatalement en passer par là quand on montait les échelons, et elle n’allait pas passer ces années de carrière restantes comme caporale, si ?

« Je… Dois pouvoir demander une lettre de recommandation. »

Elle fit une drôle de tête, sans pouvoir masquer le fait qu’elle ne savait pas à qui elle devait la demander. Enfin, si, mais que ça allait forcément lui retomber sur le nez si elle demandait ça à Hermès. En même temps, elle se voyait mal demander au pauvre Hadrien. Même si ça lui aurait semblé moins risqué pour elle. L’espagnole revint à l’instant présent. Elle trouverait bien une façon de mentionner ça devant la déité sans se sentir crétine. En attendant, elle était plutôt gênée par les compliments de Colt.

Si c’était bien des compliments. En tout cas, ça y ressemblait. Marisol avait beau être consciente de ses propres capacités et relativement sûre d’elle par le passé, sa confiance en elle en avait pris un coup ces derniers mois et contrairement à son optimisme, n’avait pas encore entièrement récupéré.

« C’est… Gentil de votre part, je suppose. »

La caporale lui jeta un regard de défi, malgré tout.

« Et qu’est-ce que ça ferait, si je mets de l’ananas sur ma pizza, hein ? »

Le fait était qu’elle adorait ça. Et se faisait régulièrement chambrer à cause de cette union apparemment contre-nature entre une pizza et de l’ananas. A côté, les gens faisaient des pizzas bourrées de légumes en tous genres sans que ça ne choque personne.

« Je vous préviens, si c’est pour commencer à prétendre que c’est un scandale ou je ne sais quoi, je prends congé, Major Colt. »

Et elle le pensait sincèrement. Il n’y avait pas de raisons qu’elle le laisse lui dicter ce qu’elle était supposée manger ou non, non plus.
 
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Lun 12 Avr 2021 - 15:33 Message

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Ah, avec le temps, ptet bien Aguilar, mais en attendant, ça m’fout le coeur en miettes, vous vous doutez bien”.

Comme son temps était tout à fait sérieux, elle se doutait sans doute déjà qu’il plaisantait. Comme toujours. Gabriel Colt était incapable d’avoir une conversation sérieuse au-delà de quelques minutes. Les plaisanteries s’accumulaient et devaient sortir, d’une façon ou d’une autre.

Va falloir vous habituer à enlever le “foutu” quand vous en parlerez Aguilar” se moqua le Major, sans aucune vergogne. “Mais j’vous comprends. Si j’avais su que j’aurais autant de trucs à signer, j’aurais pas pris le poste ici”.

Qui espérait-il convaincre? Personne. Il aurait tué pour être le premier Major de la base de Star City. A l’époque, tout juste quarante piges, tout juste promu, ça avait été une sacrée marque de confiance. Premier poste de commandement, première base américaine ou pas loin… Il avait eu une sacrée pression et un paquet de dossiers urgents à régler dès ses premières semaines.

Bon, c’est une excellente chose, hésitez pas à faire jouer vos contacts, ça vaut aussi pour les gens de l’UNISON. Demandez à Parker par exemple. Ou Price? Vous avez bossé quelques fois avec elle me semble, c’est bien vu aussi ça”.

En fait, les goûts de la commission pouvaient se résumer à quelques items dans une liste. Leurs membres aimaient les lettres de recommandation, les beaux dossiers plein de médailles, et les gens impliqués. Aguilar tombait juste dans ces trois catégories, donc il ne se faisait vraiment pas de souci.

Si vous mettiez de l’ananas sur votre pizza, Aguilar, j’me verrais contraint d’être beaucoup moins élogieux dans la lettre de recommandation que je vais vous écrire. En personne, tout ça, avec un stylo et du papier, à l’ancienne. Je ferais même attention à pas écrire comme un sagouin et à pas laisser des taches d’encre sur le papier”.

Comprendre “Pas juste écrite sur ordinateur par Bradley et signée par moi”. Vraiment écrite par lui. Il ne faisait pas ça pour tous ses candidats à la promotion, mais Aguilar avait un sacré potentiel, il l’avait tout de suite vu. Depuis le temps qu’il bossait ou à l’armée, ou à l’UNISON, il avait le nez pour repérer les recrues talentueuses.

Je vous mettrais pas dehors, même de manière détournée en insultant la pizza hawaïenne, par contre, si vous avez pas d’autres questions, vous avez du taf, et j’en ai encore plus je pense”.

Une façon polie de lui dire de retourner bosser et de le laisser bosser de son côté. Pas qu’il n’aimait pas rencontrer ses agents mais il pouvait rarement se permettre de faire traîner les choses.



 
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Mar 13 Avr 2021 - 13:41 Message

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Le coeur en miettes, rien que ça. Marisol se retint fortement de lever les yeux au ciel. Gabriel Colt avait tendance à se foutre un peu trop de sa gueule. Un peu comme quand il relevait les jurons qui avaient failli lui échapper, alors qu’elle avait pourtant réussi à s’arrêter à mi-chemin, avant de gaffer.

« Vous pourriez me faire la grâce d’ignorer mes dérapages quand j’arrive à les rattraper, Major. Et personne vous croit quand vous dites que vous auriez pas voulu de ce poste. »

Sans vouloir lui manquer de respect, évidemment, mais le fait était qu’il n’avait franchement pas l’air de rechigner à faire son boulot, bien au contraire. La caporale considérait que ça lui allait comme un gant, de toute façon. Elle-même se voyait très mal Major de quoique ce soit, à contrario. Monter d’un échelon, ça lui suffisait. Personne de sain d’esprit ne lui aurait donné de poste plus important. Elle l’espérait, en tout cas. Ce serait déjà bien assez comme ça.

« Très bien. Je leur demanderais ça. »

Ce qui impliquait d’annoncer à Andrea qu’elle l’abandonnait lâchement, mais bon. Pas de raison que ça se passe mal. La sergente serait probablement plus heureuse pour elle qu’autre chose. Ce serait toujours plus facile que de demander une lettre à Hermès. Il ne lui laisserait jamais oublier ça. Peut-être qu’Hadrien pourrait s’en occuper, à la réflexion. Il était majeur, après tout.

« Vous n’êtes pas… »

Les protestations liées à ses goûts culinaires s’éteignirent quand Marisol capta que Colt venait de lui annoncer qu’il comptait lui faire une lettre de recommandation lui aussi. Ce qui lui valut un certain silence. Avec des yeux relativement surpris, l’espagnole observait le Major sans trop savoir quoi dire.

« Une lettre de recommandation. De vous. Pour moi. Je… »

Elle était gênée ? Sans compter qu’elle n’avait franchement pas l’impression de la mériter ?

« … Merci ? »

L’espagnole se redressa, étant donné qu’elle s’était poliment faite mettre à la porte.

« Major Colt. »

Elle le salua d’un signe de tête. Puis Marisol fit volte-face, l’esprit vaguement agité. Quand elle referma la porte derrière elle, elle poussa un petit soupir de soulagement, salua Bradley à son tour, puis s’esquiva. Elle avait effectivement du boulot et n’avait de toute façon pas plus envie de s’attarder que ça. Franchement, cet entretien l'avait remise dans ses questionnements sans fin. L'agent recommençait à se demander ce qu'elle foutait, sur ce coup là. Mais il était un peu tard pour ça.
 
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