Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility
Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Bouton_off
AccueilDernières imagesFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Logo de la barre de navigation

Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_1Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_3
Aller à la page : Précédent  1, 2
 

Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury

 
Mer 16 Déc 2020 - 3:27 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
La rage qui bouillonnait quelques minutes plus tôt en moi semble être redescendu. Je ne peux pas m'empêcher de penser si c'est une bonne idée de me confier, la perception de ce qui pourrait m'arriver après avoir dévoilé mes plus sombres secrets laisse une trace indélébile d'incertitude profonde. Serais-je envoyé chez les fous à cause de ce que je peux voir et entendre ? Difficile à dire, il est vrai que le traitement et les méthodes de relaxation sont assez efficace, enfin, quand je les suis méthodiquement, ce qui n'est plus le cas depuis quelques jours. Et puis, est-ce que j'ai envie d'arrêter de te voir ? Je ne pense pas être prêt, même si ça me bousille le cerveau jour après jour en laissant la porte ouverte à mes pires cauchemars. Tout est devenu beaucoup plus complexe depuis ton départ, auparavant j'avais uniquement de l'anxiété à gérer, aujourd'hui, je dois faire face à un esprit pervers et perturbé qui s'amuse à me faire tourner en bourrique. La perte de contrôle, la maîtrise de sois, je ne sais même plus où je me situe dans la graduation se trouvant entre ces deux émotions. Mon cerveau est en pleine dislocation, je le sens s'effriter à mesure que je reste les bras ballants à attendre que le temps passe.

A qui la faute ? Toi peut-être ? A ceux qui ne t'ont pas secourus alors que tu avais besoin d'aide ? A ceux qui sont venus transformer un concert commémoratif en désastre complet ? Où bien, le gouvernement, incapable de se prononcer sur l'identité des ravisseurs qui sont toujours en liberté à ce jour ? Qui peux le dire ? Hermès peut-être ? Il a réponse à chaque question que je me pose après tout, je pourrais peut-être me laisser tenter par cette assurance intellectuelle. Le moment est peut-être venu de demander de l'aide avant qu'il ne soit trop tard pour que je sois moi-même sauvé. Et puis, ce n'est pas en laissant ma folie prendre le dessus sur la raison que je réussirai à découvrir le mystère qui entoure ta mort. Pourquoi ai-je envie de faire confiance à ce type alors que j'ai en horreur tout ce qu'il représente ? Une part de moi à tout simplement envie de laisser le cœur s'exprimer, l'autre partie de moi veut laisser la parole à mon alter-ego, complètement dérangé, et emplie de haine. Quand il me pose la question de savoir si je me sens prêt à parler, c'est comme si ma bouche parlait de son propre chef. Je décide d'offrir encore un peu de résistance dans ma réponse, mais elle est bien minime contrairement au début.

- Si je parle, qu'est-ce qui se passera ? Ce n'est pas comme si on pouvait remonter dans le temps avec la parole.

Lorsqu'il me demande de choisir une autre boisson, mon regard s'attarde vers un autre coin de la pièce. Je te vois, assise à une autre chaise en buvant notre boisson favorite, celle qui faisait taire les mensonges qui pouvaient subsister entre nous. Je ressens une légère caresse le long de ma joue droite, il me faut quelque seconde avant de me rendre compte de quoi il s'agit. Une larme qui c'est tout simplement enfuie de mes yeux brillant suite à une énième apparition de ta part.

- Chocolat chaud... Avec.. Heum... De la chantilly, si vous avez...

Oui, la voix est saccadée et le ton employé est grisaillant. Et je n'ai pu m'empêcher de me racler la gorge après avoir formulé ma demande. Quand ton reflet se dissipe une nouvelle fois mon regard divague peu à peu à divers endroit du temple à la recherche d'un quelconque repère sur lequel je pourrais m'accrocher pour faire face à ces hallucinations successives. J'ignore si c'est parce que j'ai décidé de parler, mais je retrouve la mobilité de mes bras, j'en profite donc et j'essuis une fois de plus les restes de l'épitaxie que je ne pouvais pas essuyer. Lorsqu'il me demande si je souhaite un encas, je lui offre un simple haussement d'épaule maladroitement exécuté en guise de réponse. Est-ce qu'il s'y attendait ? Je me le demande, il s'en est aller avant même que je ne puisse lui répondre. Ma carapace n'est tenue que par une simple ficelle prête à être découpée d'une seconde à l'autre.

- Est-ce que… Vous en parlerez à quelqu'un ?

L'ébruitement de mes secrets m'offriraient de nouvelles perspectives inquiétantes à mes yeux, pourtant je sais que c'est peut-être un cap qu'il me faudra apprendre à passer pour aller mieux, autant physiquement que mentalement. Cependant je suis encore hésitant pour mettre des mots sur mes maux. Je ne sais pas si j'ai forcément envie d'une solution à l'instant T, je crois que j'ai juste envie de parler. Il ne peux y avoir que deux issus à la suite de ce dialogue, soit j'en ressortirai grandis, soit j'en ressortirai détruis.
 
Revenir en haut Aller en bas

Mer 16 Déc 2020 - 13:21 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
L’Olympien lui offrit un mouvement de tête. Cela dit, rien ne pouvait lui permettre de remonter dans le temps, de changer l’événement qui l’avait tant mis en colère. Chronos aurait peut-être pu, mais Hermès ne se serait jamais avisé de demander ce servir à son ancêtre. Trop risqué.

As-tu envisagé que, peut-être, poser des mots sur ce que tu ressens et ce que tu vis permettrait de soulager ton coeur et ton esprit, au moins un peu?

Que cela pouvait l’aider à remettre des choses en perspective, à essayer de vivre avec. Ce n’était pas un dieu de l’éloquence qui allait remettre en cause le pouvoir de la parole. Il savait à quel point les mots pouvaient être tour à tour blessants ou libérateurs. Comment échanger un terme pour un autre pouvait tout changer. La parole pouvait aussi être profondément libératrice, permettre d’évacuer un mal intérieur.

Va pour un chocolat chaud avec de la chantilly”.

La tasse de thé retrouva la table, le temps pour l’Olympien de refaire un tour des placards et du frigo, de mettre une tasse de lait à chauffer au micro-ondes, de sortir une boîte de cacao, une cuillère. En l’affaire de quelques minutes, la tasse fumait et la déité recouvrit généreusement la surface du lait d’une couche de chantilly. Il poussa même le détail jusqu’à saupoudrer une cuillère de cacao sur le dessus. Comme son invité ne semblait pas certain de vouloir un encas, il glissa un paquet de biscuits contre son coude et ramena la tasse jusqu’à lui sans renverser ni la montagne de chantilly, ni la moindre goutte de lait.

Chocolat chaud avec crème chantilly et biscuits sablés” annonça l’Olympien comme le maître d’hôtel d’un restaurant de luxe aurait annoncé des plats alambiqués avec des ingrédients hors de prix.

Comme pour l’inviter à se servir des biscuits, s’il en désirait, il déchira lui-même le papier et en croqua un dans le même geste. Tout au plus offrit-il des sourcils froncés en réponse à la question du jeune homme, au moins le temps de finir de mâcher.

Et pourquoi en parlerais-je à qui que ce soit? Les secrets que tu choisis de révéler sont tiens à partager. Je ne serais que simple dépositaire de ce que tu accepteras de partager avec moi. Vois cela comme… une sorte de secret professionnel”.

Le même qu’auraient eu un avocat et son client ou un médecin et son patient. Outre le fait que l’Olympien n’était ni l’un ni l’autre.
 
Revenir en haut Aller en bas

Jeu 17 Déc 2020 - 9:31 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Un lourd fardeau se trouve en moi depuis que tu es partie, il est la, refusant de s'en aller et m'empêchant d'avancer. Mon cœur peut-il être apaisé avec de simples mots ? J'ai terriblement envie d'y croire, j'ai envie de saisir la main tendue d'Hermès de toutes mes forces. Est-ce que tu penses que je devrais mettre ma fierté de côté et me livrer ? Parler de toi n'a jamais été une mince affaire, la simple évocation de ton nom détruit tout mon être, me brise de l'intérieur. Ton identité même est un tabou, ton départ me fait me sentir comme une colombe a moitié morte dans la cage du désespoir. En tout cas, les mots d'Hermès ne me laissent pas indifférent, ce doit être la raison pour laquelle mon regard tangue vers le haut pour éviter d'avoir affaire à ces yeux si perceptible. J'ai encore un peu de difficulté à engager ce dialogue de façon si abrupte avec un homme que je ne connais pas. Mes questions se bousculent avec mes émotions, et je ne vois aucune issue de secours pour me tirer d'ici au plus vite comme j'ai habituellement l'habitude de faire. A quoi bon fuir ? Partout où je vais, tu es la.

Quand j'observe individuellement chaque enfant présent dans le temple je me sens vraiment idiot. Je suis à l'image même du Vilain Petit Canard dépeint par Hans Christian Andersen. Comment est-ce que tu as pu me supporter aussi longtemps ? Et comment Hermès peut-il toujours être assis face à moi ? Quand je le vois manger un biscuit, j'ignore pourquoi mais cela me met en confiance. Instinctivement, je me surprend à en saisir un, et à le tremper dans la chantilly de mon chocolat chaud pour le grignoter. Les paroles qu'il m'offre après la dernière question que je lui es posé me rassure un tant sois peu, et je pense être prêt à libérer cette parole trop souvent cachée par la colère. Seulement, il y'a un léger problème, de qu'elle manière je suis censé m'y prendre ? Je balance tout d'un seul coup ? Je prends le temps d'amener ce qui me fait souffrir ? Ce n'est pas quelque chose que j'ai l'habitude de faire. Pendant quelques minutes, je reste juste la, silencieux, à manger quelques sablés et à boire quelques gorgées du chocolat chaud. Le silence peut paraître assez malaisant, mais les mots ne sortent pas, peut-être me faut-il plus de temps ? Quoi qu'il en soit, après un temps d'attente interminable, je décide de laisser quelques mots s'évader de ma bouche.

- Depuis que je suis petit, je souffre d'une forte anxiété.

J'ai réussi à dire une phrase, super. Mais à vrai dire, je regrette aussitôt. J'aurais peut-être du formuler ça différemment ? Ce n'est pas un peu étrange de débuter ce genre de confession de cette manière ? Est-ce que j'aurais du parler de toi directement ? Il y avait probablement des tas d'autres démarrages possibles pour entamer le dialogue. Il est encore temps pour Hermès de patienter encore un peu pour avoir la suite. Comme pour éviter de me confronter à cette situation, je continue de manger les assortiments d'Hermès avec la Chantilly, tout en m'abreuvant de manière lente et délicate. Heureusement pour lui, après quelques secondes de rêvasserie, je décide finalement de poursuivre la où je m'étais arrêté.

- Tout me faisait peur, la foule, l'école, le monde, l'inconnu… Et je faisais régulièrement des crises d'angoisses et des crises de paniques.

Non, ta raison Chloé, je n'aurais pas du démarrer comme ça, j'ai juste l'air d'un crétin qui ne sait pas s'exprimer. Putain, je regrette qu'il n'y ai pas de retour en arrière possible pour faire plusieurs essaie avant de se lancer. Il va au mieux me trouver pathétique. Avec mon génie, j'aurais du trouver une manière plus intelligente de raconter ce qui me fait mal. Je fais quoi maintenant ? Je coupe court à la discussion ? J'arrête ?

- Abrège, va t'en. Tu ne mérites aucune aide.

Cette fichue voix dans ma tête, ne peut-elle pas se taire ? Cela ressemble à un murmure lointain raisonnant dans mon esprit, un écho éloigné mais malheureusement toujours perceptible. J'essaye de faire abstraction de ce que je peux entendre dans mon subconscient pour me concentrer sur la conversation, après une autre gorgée de chocolat chaud et un rapide hochement de tête de haut en bas censé me donné un semblant de courage, je continue.

- Ma sœur, Chloé…

Merde, c'est comme si un éclair venait de me foudroyer sur place après que j'ai prononcé ton nom. Les larmes me montent aussitôt au niveau des yeux, je sens de l'humidité qui inonde chacune de mes pupilles et qui refuse de disparaître. A l'énonciation de ce simple nom, c'est comme si une partie de moi-même venait de se briser pour échouer dans les méandres de la mélancolie. Toutes ces pauses incessantes que je fais entre chaque petit bout de phrase, comment peut-il encore être avec moi ? Je ressens des démangeaisons au niveau de la nuque et de la colonne vertébrale, j'en viens à me gratter maladroitement afin de me donner encore quelques instants de répits.

- Elle c'est toujours occupée de moi, elle veillait à ce que je prenne mes médicaments, elle me faisait faire les exercices de relaxations obligatoires, elle me faisait faire de l'hypnose pour surpasser certaines peurs… Enfin, elle était la, tout le temps, tout au long de ma vie. A la maison, au lycée, dehors, il n'y a pas un seul jour où elle n'était pas à mes côtés.

L'humidité a du se lasser de rester enfermée dans mes pupilles affligés de désarroi, elle se met à s'échapper lentement vers le bas en formant quelques larmes difficile à dissimuler. Je fais quoi maintenant ? Autant poursuivre le récit ? Non ? Et puis merde, pourquoi est-ce que je raconte ma vie ? On s'en fout non ? Ce n'est pas comme si quelqu'un en avait quelque chose à foutre de ma putain de vie de merde. Je prend aussitôt un virage dans mon discours pour dissimuler en quelques sortes les larmes déjà bien visible sur mon visage, en m'exprimant d'une intonation colérique qui avait bien trop hâte de revenir. Cependant, le ton reste assez bas malgré la colère bien présente dans ma voix, la faute à la douleur qui a dors et déjà inondée chaque parcelle de mon âme.

- J'ai des putains d'hallucination. Depuis 7 mois ! Et j'ai ces saloperies de voix de merde qui n'arrêtent pas de me parler dans ma tête !

J'ai quelques tics de langage assez familier qui sont récurrents quand la colère est présente, ces jurons surviennent souvent à tord et à travers, c'est un automatisme que j'ai pris depuis ta mort. Je ne peux m'empêcher de placer ces mots, je me sens comme un automate programmé à placer ces monstruosité bien trop attachés à moi. La colère monte de plus en plus quand l'idée me vient soudainement à l'esprit qu'il pourrait me prendre pour quelqu'un de dangereux où je ne sais quoi encore. Je ressens le besoin viscéral de me justifier aussitôt, toujours avec la même tonalité.

- Elles ne m'ont jamais dis de faire du mal à qui que ce soit okey ? Je suis pas un putain de psychopathe !

Il faut que je me calme, je suis en train de dérailler, et je suis à la limite de l'irrespect envers Hermès. C'est pas le moment de tout foutre en l'air, j'inspire et j'expire assez ouvertement, sans forcément chercher à me cacher. J'essayer juste de me détendre, de me canaliser au milieu de toutes ces émotions qui se mélangent en moi. J'ai encore ce besoin de me justifier, inlassablement, par peur d'être stigmatisé où pris pour une personne que je ne suis pas, mais je me contiens. Je décide simplement de conclure, avec grande peine, sans refaire état de toi Chloé.

- Elles… Elles se contentent de… Enfin.. Elles me rabaissent… Tout le temps… Elles ne veulent pas se taire, il n'y a pas un seul jour où elles ne sont pas apparus.
 
Revenir en haut Aller en bas

Jeu 17 Déc 2020 - 14:30 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
L’Olympien ne se fendit d’aucune remarque face au silence du jeune homme. Au contraire, il resta aussi silencieux que lui, profita de l’occasion pour grignoter un autre biscuit, pour boire une gorgée de son thé. Contrairement à l’adolescent, il le trouvait délicieux mais il ne lui reprochait pas son dégoût. Tous les goûts étaient dans la nature, n’est-ce pas?

Il resta tout aussi silencieux quand les premiers mots vinrent enfin, comme s’il risquait d’effrayer les suivants à réagir trop tôt. Le dieu de l’éloquence qu’il était savait l’importance du silence. Il sirota une gorgée de thé, patientant sagement pour la suite. Ce silence ne fut pas aussi long que le premier et l’adolescent lui offrit quelques précisions sur la première affirmation.

L’apparition de larmes ne lui arracha aucun mot non plus. Tout au plus se permit-il d’avancer un rouleau d’essuie-tout au jeune homme, s’il avait eu besoin de se moucher, de se tamponner les yeux.

Le prénom qu’il avait prononcé ne lui était pas inconnu - il arrivait, de fait, un moment où tous les prénoms humains prenaient une certaine familiarité - mais dans la bouche du jeune homme, il prit une dimension nouvelle. Depuis qu’il était ici, l’Olympien trouvait une vague familiarité au visage du jeune homme, tout en étant parfaitement certain de ne l’avoir jamais rencontré. Là, sa brillante mémoire partait à la recherche d’une Chloé rencontrée récemment.

L’attitude de l’Olympien offrait un contraste certain avec celle du garçon. Ni ses larmes, ni le retour de sa colère ne suffirent à faire vaciller sa sérénité. Il continua à siroter son thé jusqu’à vider sa tasse, à grignoter quelques biscuits. Il donnait vaguement l’impression de se désintéresser de ce récit pour préférer se demander s’il allait se resservir une tasse ou non mais il était parfaitement attentif, autant aux mots qu’il prononçait qu’à ceux qu’il retenait.

Je n’ai pas dit que tu en étais un”.

C’était la première phrase que prononçait la déité depuis que l’adolescent avait commencé à parler. Toujours la même attitude sereine, frôlant le désintérêt. S’il l’avait crû véritablement dangereux, lui aurait-il permis de rester dans son temple? Peut-être pas. D’un autre côté, ils étaient isolés dans la cuisine à l’heure actuelle et l’Olympien était parfaitement capable de le gérer, le cas échéant.

Donc… tu as des hallucinations depuis que ta soeur est morte” commenta l’Olympien. “Car elle est morte, n’est-ce pas? Chloé. Elle venait ici. Les enfants l’aimaient beaucoup”.

Le commentaire donnait presque l’impression d’être sorti de nul part. La déité se souvenait de cette Chloé - la seule qu’il avait rencontrée récemment - qui venait jusqu’à son temple pour aider. Il se souvenait parfaitement des traits de son visage et si son frère n’était pas son portrait craché, il y avait indéniablement un air de famille difficile à ignorer.

Là aussi, un non-dit flotta dans la phrase de la déité. Elle venait ici, était-ce pour cela que lui aussi était venu?

Je ne crois pas que tu sois un psychopathe. Je crois, en revanche, que tu es malade. Il se trouve qu’un cerveau sain ne produit pas d’hallucination”.

Une tournure de phrase qui allait certainement lui déplaire. Il semblait mettre un point d’honneur à défendre son honneur, comme si la moindre allusion à sa santé mentale ou physique impliquait quelque chose sur son intégrité. Pour autant, l’Olympien n’allait pas tourner autour du pot.
 
Revenir en haut Aller en bas

Sam 19 Déc 2020 - 1:56 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Je ne sais pas si cela me fait du bien de parler à Hermès, c'est assez douloureux. Il exprime ce que je me suis toujours refusé de dire. A commencer par un élément simple : Ta mort. Cela me fait bizarre de l'entendre dire que tu n'es plus la de vive-voix, j'ai beau l'avoir déjà répété une infinité de fois dans mon esprit, je ne l'ai jamais dis oralement. C'est comme s'il me mettait face à une réalité que je refuse d'affronter, cette réalité qui me peine tant. Pourquoi faut-il qu'il soit direct ? J'ai l'impression qu'il m'applique de l'électro convulsivothérapie, chacun de ces mots raisonnent dans mon esprit comme de puissant électrochocs qui m'éloignent peu à peu du monde idyllique que je me suis construis. Est-ce donc ce dont j'ai besoin pour avancer ? Je l'ignore. Pour le moment, ça fait juste mal, très mal. Heureusement qu'il y a le rouleau d'essuie tout, je m'en sert juste après son affirmation, ce qui en quelque sorte me permet d'approuver ces dires sans forcément avoir besoin de prononcer le moindre mot. Je me contente d'essuyer les yeux bien humides perlant de mes yeux devenus rougeoyant. Je me sens fatigué, épuisé, pour la première fois depuis ton enterrement, ma coquille semble complètement brisée.

Je n'ai plus très faim, je délaisse les biscuits, cependant, la boisson m'offre un certain réconfort. De temps à autre je me surprends à tremper les lèvres dans l'immense montagne de chantilly surplombant le chocolat chaud. Le second électrochoc survient de la bouche d'Hermès : Ma maladie. Il parle de ma déréalisation de manière si abrupte qu'il me faut encore du temps pour accepter les paroles qui pénètrent mon esprit. Je m'évade donc dans le silence une fois de plus, en approchant encore une fois cette boisson chaude et relaxante de ma bouche pour m'échapper lors de ces gorgées provisoire. Je suis sûr qu'Hermès doit me trouver assez pathétique, je suis juste la, a moitié affalé sur la table, le dos courbé, et j'essaye de dissimuler avec pas mal de difficulté ce corps inutile derrière cette tasse qui comporte le seul repère sur lequel je semble vouloir m'attacher de tout mon être. Encore une fois je me renferme dans cet esprit troublé qu'est le mien, je me sens plutôt bien dans ma tête, à parler avec toi. Ce n'est pas une solution sur le long terme, mais c'est une habitude que j'ai prise pour éviter de me confronter à une réalité dont je n'ai pas envie de faire face. Je m'évade juste, le temps d'un instant, en ne parlant à personne d'autre que toi, Chloé.

Que reste t-il d'un bâtiment dont les murs porteurs ont été détruits ? Un tas de cendre, c'est ainsi que je me sens actuellement, actuellement ? Non, c'est ce que je suis depuis ta mort. J'ose à peine lever les yeux vers Hermès, par honte. Oui, je crois que c'est ce qui défini le plus ce que je ressens. Un profond dégoût de moi-même et de ce que je suis devenu. Je suis une épave jetée à la mer, et je me noie dans les méandres de la mélancolie. Je coule, petit à petit, dans les profondeurs insoupçonnée d'un monde marin des plus terrifiant. Je décide de relever légèrement la tête, tout en la laissant assez basse pour ne pas avoir à affronter le regard d'Hermès. D'un ton assez solennelle, dépourvue de toute allégresse, je me décide à prendre la parole non pas d'un air dépité, mais dans l'expression d'un semblant de ras-le-bol qui s'exprime par le biais de mon langage corporel qui semble hurler Ô combien il a actuellement besoin d'aide.

- Si… Si… Enfin… Il y a... Je…

Un raclement de gorge vient ponctuer ces quelques paroles que je réussi à balbutier, mon regard s'évade peu à peu… A droite ? A gauche ? Cela n'a pas d'importance, il se dirige partout où Hermès n'entre pas dans mon champ de vision. J'essaye de reprendre calmement, après avoir tenté de remettre un semblant d'ordre dans mes idées sombres.

- Je me suis donné une année pour retrouver ceux qui… Et… Enfin… Si au bout de cinq mois l'affaire est toujours classé sans suite… Je partirais moi aussi.

Les mots ont été prononcés sous forme de constat. En effet, c'est pour moi la suite logique. Je bois quelques gorgées de mon chocolat chaud, avant de me rendre compte qu'il ne restait plus rien de la boisson, dévoilant un récipient aussi vide que mon cœur.

- Merci pour la boisson. Je crois que je vais partir maintenant.

On s'amuse à compter le nombre de fois où la phrase : " Je crois que je vais partir " a été prononcée au cours de ma vie ? Ce pourrait être un jeu amusant si ma détresse n'obstruait pas ma joie de vivre. Dans tout les cas, c'est encore cette expression que je réaltère, une expression qui résume en quelque sorte toute l'histoire de ma vie. J'ai passé ma vie à fuir, et ce soir, je vais encore fuir. Je fuirais jusqu'à ce que mes jambes ne me permettent plus d'avancer, et que je me décide à traverser ce long tunnel blanc dont parles la grande majorité des religieux.
 
Revenir en haut Aller en bas

Sam 19 Déc 2020 - 13:58 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
A un moment de la conversation, l’Olympien s’était renversé en arrière sur sa chaise, ses longues jambes croisées devant lui, les pieds sur la table. Hadrien aurait sans doute hurlé qu’il donnait un très mauvais exemple aux enfants mais son prêtre n’était pas là. Si son attitude paraissait décontractée, la déité n’en était pas moins parfaitement concentrée sur l’instant présent.

Je vois”.

Il prit une gorgée de la tasse de thé qu’il venait de se servir, aussi détendu que si Mike lui avait parlé de ses projets du week-end plutôt que celui de son suicide imminent.

Je suis plutôt familier de la Mort. L’une des conséquences à être un dieu psychopompe. J’ai conduit des quantités innombrables d’âmes aux Enfers. J’ai vu quantité de morts. Plus d’une fois, j’ai aussi vu des gens qui étaient morts sans que ce ne soit leurs heures. Ils étaient là, ils vivaient… mais un être leur manquait, la guerre les avait ravagés”.

En vérité, toutes les raisons étaient bonnes. L’Olympien ne se serait jamais permis de juger l’intérieur d’un coeur humain. Certains n’avaient pas la même résistance que d’autres, certains encaissaient plus. Il termina d’ailleurs ce début d’énumération par un vague geste de la main pour signifier la quantité d’autres raisons.

Admettons que dans cinq mois, tu ne sois pas plus avancé, que tu décides effectivement de te suicider. Ta soeur sera toujours morte, la vérité ne sera pas forcément plus proche d'être découverte. La seule différence sera que tu le seras également. Certes, tu pourrais être tenté de me répondre que cela ne changerait rien à l’ordre des choses… Ou peut-être que cela changerait tout. Les mortels s’imaginent assez mal l’ampleur des conséquences de leurs actions sur le monde, même la plus ridicule”.

L’Olympien reposa sa tasse. Il aurait pu user d’autres arguments, mais il leur trouvait personnellement un arrière-goût assez rance. Arguer que sa soeur morte n’aurait pas voulu la mort pour lui avait plus les accents de la culpabilité qu’autre chose.

Ceci étant dit, tu es bien sûr libre de partir. Tu es tout aussi libre de revenir, si le coeur t’en dit. Beaucoup de mes protégés avaient une sincère affection pour ta soeur et seraient sans doute ravis de pouvoir se la rappeler avec toi. Autrement… eh bien je serais toujours disposé à t’écouter”.

L’offre était faite tout à fait sérieusement. Quelque chose disait à la déité que le jeune homme avait cruellement besoin d’une oreille attentive. Il pencha légèrement la tete, comme pour essayer de capter son regard, mais l’opération semblait compromise par sa façon de regarder partout, sauf dans sa direction.
 
Revenir en haut Aller en bas

Dim 20 Déc 2020 - 23:51 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
La mort, qu'est-ce que c'est réellement ? Tout dépend de la conception qu'on lui donne. Si Hermès est bien ce qu'il prétend être, c'est une continuité. S'il ment, c'est le néant. Qu'est-ce qui serait le mieux ? Je me suis souvent posé la question, dernièrement plus qu'auparavant. Je vois cette étape comme une libération pour ma part, la fin d'une souffrance assez profonde et d'une lutte perpétuelle pour rentrer dans le moule d'une société où je ne me suis jamais senti à ma place. Tu étais la seule chose qui me maintenait en vie, et tu l'es encore dans un sens, étant donné que je cherche à mettre la lumière sur les causes de ton départ prématuré. Ma soif de justice me fait rester artificiellement dans ce monde, j'existe, non pas pour moi, mais pour toi. Cette amertume si familière et singulière finira par avoir ma peau. Les propos d'Hermès ne rentrent pas dans l'oreille d'un sourd, même si j'ai encore du mal à croire qu'il est réellement un dieu. On peut donc s'effacer de l'existence terrestre sans que son heure ne soit venue ? C'est un point de vue intéressant, le suicide ne serait donc pas écrit dans les fameuses lignes de notre destin. Il conclut la première partie du discours assez intelligemment, précisant que les personnes qui ont choisis le même chemin que moi ont gardés cette même souffrance vis à vis de l'être qui leurs manquaient.

La partie la plus intéressante du discours d'Hermès arrive enfin, la partie la plus rationnelle. Je dénote une grande intelligence de sa part, je ne sais pas si c'est parfaitement volontaire où pas, mais il semble avoir adapté son discours vis à vis de mes idées. Il a débuté par un constat empreint de mysticisme, pour ensuite conclure avec une hypothèse beaucoup plus terre à terre. Il a d'abord parlé de ce qui se passerait pour moi dans l'au-delà, pour ensuite donner son opinion sur ce qui pourrait se passer sur terre après mon départ. Sa dernière phrase me fait légèrement sourciller malgré mon état peu enclin à l'expressivité, et je reconnais bien l'état d'esprit d'Hermès vis à vis des conséquences de certains agissements. A vrai dire, ça fait écho à ce qu'il a déjà essayé de m'expliquer beaucoup plus tôt. Un simple don d'une pièce de deux euros peut vraiment changer le monde de manière aussi significative ? On en revient aux battements d'ailes d'un papillon, provoquant un cataclysme à l'autre bout du monde. C'est avec un léger roulement des paupières que je décide de répondre à mon interlocuteur.

- Ouais… L'effet papillon…

Il est vrai qu'on fait souvent mention de l'effet papillon pour décrire les conséquences néfastes d'une petite action, et je dois bien admettre que l'œil positif d'Hermès sur ce concept est intéressant. Cependant, je reste encore convaincu de ma destiné. Ill a pourtant le mérite de me faire réfléchir sur des notions que j'ai peu exploré au cours de ma vie. Sa proposition me laisse un peu perplexe, j'hésite à saisir la branche tendue d'Hermès.

Chloé a écrit:
Mon frère doit-il accepter la proposition d'Hermès ?
Réussite : Oui.
Échec : Non.

Mon regard continue de tanguer, jusqu'à s'arrêter sur celui de l'homme face à moi après tant d'effort effectués de mon côté pour l'éviter. C'est probablement cet échange visuel qui m'a conforté dans ma décision. Après moult réflexions intérieurs, je décide finalement de mettre un peu de positivité dans ma vie. L'utopie d'Hermès à eu raison de mon fatalisme, en effet, peut-être qu'un autre chemin peut s'offrir à moi.

- Ouais, je viendrais après les cours si ça ne vous dérange pas.

La réponse est suivie d'un mouvement de tête de haut en bas, comme pour me convaincre que la solution choisie a été la bonne. Je décide finalement de me lever de mon siège, pour me diriger lentement vers la sortie.
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Dim 20 Déc 2020 - 23:51 Message

Maître du Jeu
Maître du Jeu
Réputation Civile
Le Hasard
10Masculin05/05/201207/04/201278967149L'Homme Mystère© RenanaucunTous et aucunTous et aucunHasardNiveau 0Niveau 6RévéléeaucunaucunStar City Heroes
Réputation Héroïque
Le Hasard
10Masculin05/05/201207/04/201278967149L'Homme Mystère© RenanaucunTous et aucunTous et aucunHasardNiveau 0Niveau 6RévéléeaucunaucunStar City Heroes
Identité
Le Hasard
10Masculin05/05/201207/04/201278967149L'Homme Mystère© RenanaucunTous et aucunTous et aucunHasardNiveau 0Niveau 6RévéléeaucunaucunStar City Heroes

Esprit du Hasard
Maître du Jeu

Personnage
Le Hasard

ϟ Âge : 10
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 05/05/2012
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
ϟ Nombre de Messages : 7896
ϟ Nombre de Messages RP : 7149
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Doublons : aucun
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Réputation Civile : Niveau 0 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 6 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : aucun
ϟ Pouvoirs : aucun
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Joueur
Le Hasard

ϟ Âge : 10
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 05/05/2012
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
ϟ Nombre de Messages : 7896
ϟ Nombre de Messages RP : 7149
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Doublons : aucun
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Réputation Civile : Niveau 0 ϟ Réputation Héroïque : Niveau 6 ϟ Identité : Révélée
ϟ Signes particuliers : aucun
ϟ Pouvoirs : aucun
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Le membre 'Mike Fallen' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


'Jugement du Hasard' :
Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Reussite
 
Revenir en haut Aller en bas

Lun 21 Déc 2020 - 14:16 Message

Invité
Invité
Réputation Civile
Réputation Héroïque
Identité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
L’Olympien ponctua le commentaire de l’adolescent d’un geste de la main. Oui, les humains appelaient parfois ce phénomène ainsi, quoique la déité trouvait personnellement que la métaphore était quelque peu exagérée. Trop déconnectée des réalités humaines, aussi. Lui-même l’aurait formulée autrement, aurait parlé des conséquences inattendues d’un geste de bonté vers un inconnu. Quelque chose d’humain.

Les mortels comprenaient assez vaguement bon nom nombre de concept mais ils étaient aussi une espèce profondément sociable. Ils voulaient des connexions, ils voulaient exister au sein d’une communauté, d’une façon ou d’une autre.

L’adolescent hésitait. Il tanguait d’un côté, de l’autre, comme si son attitude exprimait les mêmes tergiversations que son esprit. La déité aurait pu ajouter des arguments pour le pousser dans un sens ou dans l’autre mais il lui semblait en avoir assez dit. Il avait montré ses cartes, le jeune homme devait maintenant décider quoi en faire, aussi patienta-t-il en silence, le menton dans sa main.

A la bonne heure! Si je devais être absent, demande Hadrien, il est mon prêtre. Tu devrais t’entendre avec lui”.

Peut-être parce qu’Hadrien s’entendait avec tout le monde? Il n’avait pas le charisme d’Hermès, sa personnalité était plus… calme. Il arrivait pourtant à trouver de quoi se faire apprécier des gens, à trouver le point commun qui servirait de base à une relation. Parfois, ce pouvait être un âge approchant, d’autres fois, une passion commune pour un jeu vidéo.

A son tour, l’Olympien se leva. Il laissa là les tasses et le paquet de biscuits pour emboîter le pas à Mike et le raccompagner jusqu’à la sortie, puisque c’était là le chemin qu’il prenait. Les mains dans les poches, le dos droit, le menton haut, il chantonnait un air pour lui-même tout en marchant à coté de l’adolescent, comme s’ils avaient eu un échange plaisant sur un sujet passionnant.

Eh bien, je suppose qu’il ne me reste plus qu’à te souhaiter une bonne journée?

Il tendit la main vers l’adolescent pour le saluer. Un geste presque étrange quand il était fait par un dieu, trop… humain, d’une certaine façon. Son éternel sourire était toujours accroché à ses lèvres. Cette fois, il n’était pas tant malicieux qu’il était compréhensif, en plus de son charme habituel. Il n’avait pas menti. Il connaissait bien la Mort, il l’avait souvent vu dans les yeux de ses protégés. Après tout, on ne devenait pas orphelin sans qu’Elle ne frappe pas quelqu’un.

Et à une prochaine fois”.
 
Revenir en haut Aller en bas

 
Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury
 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2Revenir en haut 
Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_6Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_8


Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_1Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_6Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury - Page 2 Forum_8

Sauter vers:  
Prédéfinis


Scénarios


Postes à pourvoir


Préliens
Nos voisins
      
      
      
      
Le saviez-vous ?