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Les hommes n'ont pas besoin des dieux - Feat Raphaël Mercury

 
Ven 4 Déc 2020 - 6:16 Message

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Le temple d'Hermès, je pensais tout connaître de toi, mais je n'ai jamais compris ce que tu trouvais à ce Temple ni la raison pour laquelle tu y allais souvent, ce doit être la seule chose que je ne sais pas de toi. Qu'est-ce que tu pouvais bien trouver à ce genre de culte religieux ? J'ai beau rester planté devant le temple, comme tout les soirs, c'est une question qui demeure un grand mystère à mes yeux. Hors de question que je rentre, je préfère me tenir éloigné de ce genre de rites religieux, désolé Chloé, j'ai toujours été d'accord avec la grande majorité de tes décisions, mais ce genre de truc, ça me dépasse. Toi qui a toujours été si cartésienne, terre à terre, dis-moi pourquoi tu passais ton temps dans ce lieu ? Qu'est-ce que ça t'apportais ? T'étais pas le genre de fille qui se laisse avoir par ce genre de délire mystique, ce qui veut donc dire que tu avais probablement une information que je n'ai pas. Il doit y avoir une donnée, une variable qui m'échappe sur la raison pour laquelle il y a autant de fidèle dans ce temple. Je vois cet édifice comme un regroupement de personnes désespérées en quêtes de rédemption qui recherchent une quelconque aide extérieur par flemmardise de se bouger le cul par eux-mêmes. L'architecture est très jolie, ça je veux bien le reconnaître, mais tout cela me paraît quand même assez bizarre à mes yeux, je n'y vois rien de rationnel.

Enfin, depuis ta mort je suis assez mal placé pour parler de rationalité, ce n'est pas comme si je te voyais fréquemment comme si tu étais en vie. Par ailleurs, combien de temps vas-tu rester devant la porte du temple à me regarder ? Cela doit faire plusieurs minutes que tu es face à moi, je suis dans l'incapacité de bouger, et me connaissant mon épitaxie doit surement être revenue. Quand est-ce que j'arrêterai de te voir ? Est-ce que tout sera terminé une fois que j'aurais découvert qui t'a tuée, et pourquoi ? Je sais que tu n'es qu'une hallucination, mais dans un sens, je ne sais pas si j'ai envie de ne plus voir ton visage souriant. J'y arriverai, même si je découvre des pans de ta vie que j'ai du mal à comprendre, je trouverai les motivations de ce groupe terroriste qui a gâché ma vie le 12 Mai 2020. Les autres membres de notre famille veulent que j'avance, mais je pense que cette société bancale te doit des réponses sur ce qui t'es arrivé. Je sens mon portable vibrer à travers la poche de mon jeans et pourtant je n'entends pas la sonnerie de mon téléphone, je suis trop occupé à te regarder, c'est à peine si je sens l'écoulement de sang qui s'échappe de ma narine.

Est-ce qu'il y a quelque chose que tu essaie de me faire comprendre avec ta présence au sein de ce lieu saint ? Si seulement tu pouvais me parler au lieu de juste apparaître devant moi et me faire passer pour un mec bizarre auprès de tout ceux qui me regardent faire la statue avec le nez qui saigne et les yeux brillants. Tu te souviens quand je t'ai demandé de m'apprendre à être " normal " ? Tu m'avais répondue que je n'avais pas à changer pour les autres, pourtant je vois bien que je suis différent de mes camarades de classe par exemple, et je parvenais à ne pas être méprisant et arrogant seulement quand tu te tenais à mes côtés pour me montrer le chemin qu'il fallait prendre, mais sans toi, qui va m'apprendre à me libérer de cette façade hautaine que j'arbore en continue pour ne pas montrer ce que je suis réellement au fond de moi ? J'ai toujours su qu'un jour tu ne serais plus la pour m'apprendre à vivre en société et à me détacher de cette fausse image néfaste que je donne à tout ceux que je juge être moins intelligent que moi, j'ai beau être un surdoué de naissance et être le membre de notre famille avec le plus haut quotient intellectuel, c'est peut-être moi qui comporte le plus de lacune en ce qui concerne toutes les infimes particularités des relations humaines. Disons que je connais la théorie, mais que la pratique me semble insurmontable à traverser. Tu veux que je te dise Chloé Fallen ? Tu es partie trop tôt, j'avais encore besoin de toi, j'ai encore besoin d'aide.
 
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Ven 4 Déc 2020 - 17:19 Message

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L’Olympien chantonnait un air ancien, oublié depuis longtemps par les hommes, alors qu’il remontait la rue menant à son temple du quartier du Centre. Il portait un jean sur une paire de baskets en toile, assorti d’un pull en laine et de son long manteau gris d’hiver. La température était assez clémente pour qu’il puisse se permettre de le porter ouvert sur son torse. Si on ajoutait son charme olympien naturel, les lunettes de soleil sur son nez et une démarche nonchalante, il rendait cette tenue, simple au possible, parfaitement élégante.

Il n’avait pas réellement prévu de passer au temple aussi tôt, mais enfin, le reste de sa journée était vide et ce serait peut-être l’occasion d’offrir une journée de congés à Hadrien. Son grand-prêtre ne s’accordait que quelques heures de répit par semaine, le mercredi après-midi, pour faire du skate board et passer le reste à s’occuper des orphelins qui vivaient au temple ou des quelques fidèles que son culte s’était fait.

Comment Hermès en était-il venu à être l’une des déités païennes les plus populaires de Star City? Il n’en savait rien lui-même. Hadrien lui avait fait part de son hypothèse d’un ton hésitant. “Bin euh… t’es plutôt cool quand même et t’es pas prise de tête comme les chrétiens donc euh… voilà”.

Ce que l’Olympien admettait volontiers. Nul besoin de venir lui rendre hommage tous les dimanches et son code de conduite n’était pas aussi dense que celui de la Bible. Ne pas tuer, oui, certes, ne pas violer, très bien. Le reste? Peu importait. Voler, mentir, il acceptait l’un et l’autre. Il avait assez de facettes pour que beaucoup y trouve leurs comptes. Les orphelins cherchant une vie meilleure, ceux qui avaient désespérément envie de voyager..

La déité ralentit le pas à l’approche du vieil immeuble qui abritait son temple. Dans l’Antiquité, son culte se livrait principalement sur les routes, sur les bornes des carrefours. Il n’avait jamais eu de temples à colonnes comme les autres. Ce temple était le premier sur la Terre Prime à avoir l’air d’un bâtiment, et en même temps, il ne ressemblait qu’à lui. Un vieil immeuble d’habitation en briques rouges, transformés en squat par Hadrien et sa petite bande pendant l’invasion.

Ses pas s’arrêtèrent avant la porte. Un adolescent se tenait devant. Brun, yeux bleus, visage inconnu. Il semblait de ceux qui hésitaient à entrer, ce qui était plutôt commun. La réputation du temple s’était répandue par le bouche-à-oreille, on murmurait que c’était un refuge sûr pour les jeunes qui fuyaient un foyer dangereux mais il ne semblait pas tout à fait de ceux-là.

As-tu l’intention d’entrer?
 
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Sam 5 Déc 2020 - 5:30 Message

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- As-tu l’intention d’entrer ?

Et merdre, je me croyais seul. Et pour couronner le tout ça a suffit à te faire partir et à me faire revenir sur terre. Non seulement les fidèles sont dénués de toutes formes d'intelligences, mais en plus ils viennent perturber notre moment. Est-ce que j'ai l'intention d'entrer ? C'est une blague ? Je sais que tu me conseillerai de me contenir pour sympathiser avec mon interlocuteur, mais sérieusement Chloé, je prends cette question comme une insulte à mon intelligence. Bon, avant toute chose, je pense que je devrais nettoyer l'écoulement de sang, je n'ai pas envie de passer pour un idiot devant un de ses propagandiste à la con. La manche de ma veste est dorénavant parsemés de tâches rougeâtres, mais au moins je suis assuré de ne pas avoir l'air assez désespéré pour mettre ne serait-ce qu'un seul pieds à l'intérieur de ce truc.

- Jamais de la vie, en vérité je suis ici pour un devoir de zoologie, le sujet de l'exercice c'est de décrire le comportement des moutons dans leurs habitats naturels.

Je te l'accorde, j'aurais pu trouver mieux à répondre. Tu devais probablement avoir une raison légitime pour aller à cet enclot paumé, mais ce sera sans moi. La seule chose que j'espère c'est qu'il ne va pas me faire perdre trop de temps avec toutes ces conneries mystiques. Tout ce manichéisme regroupé en un seul endroit, je mettrai ma main à couper qu'aucune de ces personnes n'arrive à percevoir les nuances que peuvent offrir ce monde. Je suis peut-être un peu envieux de toutes ces brebis galeuses qui se contentent d'une chose aussi puérile pour parvenir à avancer dans la vie en faisant face à ces difficultés.

- Plus sérieusement, j'essaie de comprendre comment une personne terre à terre, heureuse dans sa famille et épanouie peut se retrouver dans ce genre d'endroit.

Non, tu ne rêves pas Chloé, c'est bien toi la personne dont je parle avec cet inconnu. Tu peux comprendre mon désarroi non ? J'espère que tu ne m'en veux pas, je ne me suis jamais immiscé dans ta vie quand tu étais vivante, je n'ai jamais eu besoin de le faire vu notre complicité, tu me disais tout, et je faisais de même avec toi, on se connaissait par cœur. Peut-être qu'au fond de moi, j'ai peur de découvrir d'autres facettes de toi que j'ignore totalement. C'est probablement pour cette raison que je suis la, chaque soir, à essayer de comprendre la raison pour laquelle tu venais souvent. Me tenir devant cet édifice, c'est comme si je me tenais devant la seule porte que tu as toujours refusée de m'ouvrir, devant le seul secret que tu m'as toujours cachée. De ton vivant je m'en foutais, car tu étais constamment auprès de moi, mais depuis ton départ, c'est dur.

- C'est ridicule, enfin, je veux dire, même en admettant que les dieux existent, sans les hommes ils ne sont rien. Si vous voulez mon avis, il devrait y avoir des temples à notre effigie au Mont Olympe, ce serait déjà bien plus crédible.

Ce que j'essaie de te dire Chloé, c'est que si les dieux existaient, tu serais encore auprès de moi. Ils étaient où lors du concert commémoratif des victimes du Terminus ? La seule chose qui était présente, c'est un massacre sans nom qui aurait pu être évité si ces fameux dieux avaient fait leur boulot. Comment est-ce qu'ils ont pu te laisser tomber alors que tu venais ici à chaque fois que tu en avais l'occasion ? C'est l'une des principales raison qui me fait détester ce genre d'endroit, je sais que ce que je dis peut être facilement réfutable par des théologiens de renom, mais sur le moment, ce n'est pas le surdoué qui parle, juste ton frère, ton frère à qui tu manques énormément.

- Ce que je vais dire, ça a été répété et répété dans plusieurs nations et à diverses époques, mais si les dieux existaient, il n'y aurait pas autant de souffrance dans ce monde.

Je commence à perdre le fil, c'est l'un des sujets sur lesquelles je n'ai pas énormément de connaissance, j'ai toujours évité de me confronter à ce genre de question malgré mon génie. Je ne sais même plus si je suis en train de parler à toi, si je me parle à moi-même, où si je suis en train de répondre à cet inconnu. A qui sont dédiés ces paroles qui sortent de ma bouche avec autant de véhémence d'esprit ? En tout cas, même si j'ai toujours tout fait pour m'éloigner de cette image de nerd, ce doit être à ça que ça ressemble un gamin chelou asociale qui essaie d'exprimer ce qu'il ressent auprès de lui.

- Le problème avec tout ça, c'est que tout se repose essentiellement sur de la philosophie, et la philosophie n'explique pas tout. Prenez Aristote par exemple, c'est un des philosophes qui a le plus influencé notre monde, et pourtant il a fait de sacrée bourdes scientifiques... De grosses bourdes scientifiques.

Regarde toi Chloé, tu étais pleine de vie, gentille, attentionnée, et pourtant ils ne sont pas venues à ton secours quand tu as criée à l'aide au milieu de tout ces coups de feu.
 
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Sam 5 Déc 2020 - 16:58 Message

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Un mouvement de manche suffit à faire disparaître les quelques traces de sang qui avaient perlés de son nez. L’Olympien hésitait encore sur son jugement. Il ne semblait pas mal nourri, pas mal habillé non plus, mais il était aussi parfaitement placé pour savoir que certaines souffrances étaient invisibles.

Une autre déité que lui se serait peut-être vexée du commentaire qui suivit - très probablement, d’ailleurs - mais Hermès n’était pas de ceux qui avaient un ego si surdimensionné. Surtout, la plaisanterie était suffisamment bien tournée pour lui faire esquisser un sourire.

Eh bien, si tu es à la recherche de moutons, j’ai sans doute l’adresse de quelques fermes à te fournir”.

Le ton de l’Olympien était tout à la fois parfaitement sérieux et empreint d’autre chose. Plus exactement, le sérieux l’était trop pour n’être que ça.

Ses yeux bleus coulèrent vers le bâtiment en briques rouges qui abritaient son temple, comme si lui-même semblait considérer la question. Sa bouche s’était transformée en moue pleine de réflexion alors qu’il relevait ses lunettes pour les poser sur le sommet de son crâne.

Je crains de ne pas faire partie de ces gens heureux et équilibrés qui pourraient t’offrir une réponse”.

Non pas qu’il n’était ni heureux, ni équilibré. Seulement, il n’était pas un “gens” au sens où il l’entendait sans doute. Son essence était divine, ses perspectives l’étaient également. Bien sûr, il avait entendu assez de prières au cours de son existence pour avoir une bonne idée de ce qui motivaient les mortels… mais il n’en demeurait pas moins que n’en étant pas un lui-même, l’expérience était similaire à celles qu’on avait en lisant une autobiographie.

Peut-être que c’est le cas… je ne peux pas dire que j’ai eu l’occasion de visiter le mont Olympe récemment”.

Un mensonge, bien sûr, mais délivré avec tous les accents de la vérité. En partie parce qu’il s’agissait d’une vérité pour Raphaël Mercury, new-yorkais de naissance et voyageur dans l’âme, mais pas au point de mettre les pieds sur le mythique mont Olympe.

Vraiment? Peut-être, qu’au contraire, il y en aurait encore plus”.

Les choses étaient différentes sur la Terre Prime. Le Pacte gouvernait. Il était l’un des rares, tout Panthéon confondu, à pouvoir mettre les pieds ici dans sa propre enveloppe et non par le truchement d’un hôte ou d’un champion. Il avait aussi pour lui d’être un dieu voyageur, d’avoir visité plus d’une Terre, y compris celles qui avaient reçus l’influence d’un Panthéon ou d’un autre. Ses conclusions étaient simples: l’absence des divinités, quelles qu’elles soient, faisaient souvent plus de bien que de mal à la planète concernée.

Prends la Guerre de Troie par exemple. Elle a été déclenchée par la Pomme de Discorde, par un conflit entre trois déesses, Héra, Aphrodite et Athéna. Elle a fait des milliers de victimes, a causé la destruction d’une civilisation entière”.

Sans doute l’exemple le plus connu qu’il pouvait citer. Pour une Troie aux légendes flamboyantes, des dizaines d’autres cités anonymes étaient tombées au nom d’une déité ou d’une autre. Surtout sur la Terre Prime. Pour une raison difficile à expliquer, les Panthéons avaient longtemps cohabités ici.

Et quelles erreurs auraient fait Aristote, selon toi?

Le ton de l’Olympien ne portait aucune moquerie, au contraire. L’adolescent semblait intelligent. Un peu rustre mais vif d’esprit. Lui-meme était une déité tournée vers l’intelligence, quoiqu’elle n’avait rien à voir avec la sagesse d’Athéna. L’intelligence qu’il représentait était plus… réaliste, plus rusée aussi.
 
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Dim 6 Déc 2020 - 7:20 Message

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Je sais pas ce que tu en penses Chloé, mais il a une attitude assez détaché à mes yeux. Peut-être même un peu trop. Il y'a quelque chose qui me dérange chez lui, mais je ne pourrais pas expliquer ce que c'est, c'est comme si il y avait une sorte d'énergie qui se dégageait de son être et qui rentrait en contradiction avec mes convictions les plus profondes. En quelques phrases il a réussi à instaurer une ambiance assez perceptible qui commençait à me mettre mal à l'aise. En tout cas, je ne m'attendais pas à parler avec une personne arborant ce genre de profil quand je me suis rendu devant ce lieu. J'ai peut-être des choses à apprendre de lui finalement, j'aime apprendre, et la mythologie n'a jamais été vraiment mon fort. Enfin, durant les cours traitant de mythologie, je me contentais d'avoir des B car je n'ai jamais pris le temps de me pencher sur ce sujet qui m'a toujours semblé dénué de tout intérêt. Un B reste une très bonne note, mais ce n'est pas ce que je vise généralement. Mes connaissances sont basiques, probablement les mêmes que monsieur tout le monde, je devrais donc peut-être éviter de faire le fier devant lui concernant l'histoire de la divinité de ce temple. En revanche, sa question sur Aristote me ferait presque sauter de joie tant j'avais peur qu'il m'emmène sur un terrain qui m'est totalement inconnu.

- Aristote, c'était quand même l'un des plus grands défenseur du géocentrisme. Il ne voulait pas en démordre, pour lui il ne pouvait y avoir d'autres vérités que celle d'une terre situé au centre de l'univers.

Avant de continuer j'observe attentivement l'inconnu, avec un regard plutôt inquiet, est-ce qu'il souhaite me tendre un piège ? Bah, quitte à être piéger, autant que j'aille jusqu'au bout de mes convictions et de mes idées.

- Je suis conscient que les avancées scientifiques n'étaient pas les mêmes qu'à notre époque, pourtant il y avait en son temps plusieurs personnes qui émettaient déjà l'hypothèse d'un univers héliocentrique, et ceux, il y a plusieurs milliers d'années avant Nicolas Copernic.

Je le sens attentif à mes propos, cependant, je ne peux m'empêcher de penser qu'il ne cherche qu'une chose, trouver une faille dans mon raisonnement pour sauter dessus la tête la première, c'est pour cela que je fais attention à chaque mot que j'emploie, au lieu de tout simplement laisser le flot de mes pensées jaillir par la bouche comme je le fais occasionnellement face à des contradicteurs.

- Certes ils s'étaient trompés en situant le soleil au centre de l'univers, mais au moins, ils avaient compris que c'était la terre qui tournait autour de celui-ci, et non l'inverse.

A ce stade, je pense que je ne pourrais même pas dire comment j'en suis arrivé à parler d'Aristote et de Copernic avec un homme que je n'avais jamais rencontré auparavant, je pense qu'il faut juste laisser l'esprit s'exprimer quand celui-ci à envie qu'on le débâillonne.

- Et, vous, du coup, qu'est-ce que vous faites devant ce temple ?

Une légère hésitation devait être présente dans ma voix lors de l'énonciation de cette phrase, et je pense que tu as du le voir Chloé, je ne sais pas comment tu faisais pour être aussi apaisée dans ce genre d'endroit, même si j'essaie de le cacher pour faire pâle figure, au fond de moi, j'ai juste la trouille. Quelque chose me gêne, quelque chose m'effraie, je pense que ce doit être la peur de l'inconnu.
 
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Dim 6 Déc 2020 - 14:13 Message

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La conversation trouvait d’autant plus de grâce aux yeux et aux oreilles de l’Olympien que, pour lui, Aristote n’était pas qu’un nom, un auteur antique au visage oublié. Il avait été un ami, un protégé, aussi. Les philosophes et leur éloquence étaient siens et il s’était souvent amusé à se glisser incognito parmi eux pour débattre.

Certes” admit la déité avec un mouvement de menton, sans s’émouvoir du regard inquiet que l’adolescent jetait sur lui “Cela dit, il n’était pas le seul à défendre le géocentrisme et les connaissances techniques de l’époque ne permettaient guère de prouver une autre théorie. Rien ne dit que contemporain de Galilée ou Copernic, il n’aurait pas été un ardent défenseur de l’héliocentrisme. Quand bien même… qu’il ait eu tort sur certains sujets n’enlèvent rien au fait qu’il a fait des remarques fort pertinentes sur d’autres. J’ajouterais qu’avoir tort n’est pas une fin en soi. Les erreurs des uns ont permis les découvertes des autres. Les erreurs du passé permettent d’apprendre pour le futur”.

Le jeune homme lui semblait quelque peu… sur la défensive. Si son regard était inquiet, le dieu de l’éloquence qu’il était le sentait hésiter sur le choix de ses mots. Son débit de paroles semblait ralenti par de minuscules débats intérieurs pour choisir le meilleur terme possible à chaque phrase.

Une nouvelle fois, le regard de l’Olympien glissa sur le bâtiment en briques rouges, comme s’il ne cessait d’oublier sa présence ou comme s’il avait momentanément oublié ce qu’il était venu faire dans ce coin de la ville.

Plusieurs réponses étaient possibles à ce stade. Il pouvait être Raphaël Mercury, riche philanthrope avec des penchants pour les religions païennes. Il pouvait être Hermès, patron des lieux. Il pouvait noyer le poisson et prétendre n’être que de passage sans donner plus de détails. Comme le jeune homme avait pu débattre sur les termes à employer, il débattait à présent de l’approche la plus pertinente. La première était classique, attendue. La seconde destabiliserait très probablement ce qui avait tout l’air d’être un athéiste. La dernière serait sans doute quelque peu frustrante.

La décision fut finalement prise en un quart de seconde. Dieu des vents, il arrivait à l’Olympien d'être aussi fougueux et impulsif qu’eux, qu’un débat intérieur trouve une résolution dans l’impulsion d’une action.

Oh. Je suis Hermès”.

Le ton était tout à fait sérieux, avec une légère pointe de politesse, comme s’il se présentait tout à fait naturellement au jeune homme. D’ailleurs, il fit suivre cette annonce d’une question.

Et toi? Qui es-tu?
 
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Lun 7 Déc 2020 - 8:29 Message

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- Certes, cela dit, il n’était pas le seul à défendre le géocentrisme et les connaissances techniques de l’époque ne permettaient guère de prouver une autre théorie. Rien ne dit que contemporain de Galilée ou Copernic, il n’aurait pas été un ardent défenseur de l’héliocentrisme. Quand bien même… qu’il ait eu tort sur certains sujets n’enlèvent rien au fait qu’il a fait des remarques fort pertinentes sur d’autres. J’ajouterais qu’avoir tort n’est pas une fin en soi. Les erreurs des uns ont permis les découvertes des autres. Les erreurs du passé permettent d’apprendre pour le futur.

Evidemment, je vois parfaitement où il veut en venir, et à vrai dire, il avait raison. Avec le recul, mon esprit de contradiction m'a probablement fait défaut sur ce coup-là car ce qu'il dit, ça fait sens. S'ils plaçaient le soleil au centre de l'univers, je pense que c'était avant tout par opposition à l'opinion général. Ouais, sur le coup, je pense que je ne peux qu'acquiescer pour approuver ces dires, c'était un bon complément d'information. Finalement, l'opinion que je me fais de lui est plutôt positive, tout comme toi, Chloé, je sais reconnaître quelqu'un qui vaille la peine d'être écouté. En revanche ces moments d'évasions où il se détache de la conversation le temps de quelques secondes me rendent perplexes, est-ce qu'il se fout de moi ? Je ressens quelque chose de particulier qui se dégage de lui, tu ne trouves pas qu'il donne l'impression d'être en dehors de notre réalité ? Son attitude, mélangé à son parler, donne l'impression qu'il surplombe son environnement. Peut-être que j'analyse trop les gens, j'ai souvent fait preuve d'énormes erreurs de jugements concernant les personnes que je pouvais côtoyer, tu le sais mieux que personne, Chloé.

- Oh. Je suis Hermès.

Je le regarde attentivement, sa réponse me prend au dépourvu, je le scrute de long et en large histoire d'être sûr d'avoir bien entendu… Et, ouais, il m'a tout bonnement l'air d'être sérieux. Ok, alors j'ai deux hypothèses, soit il se fout de ma gueule, ce qui ne correspond pas vraiment à ce visage si sérieux qu'il arbore, soit il est complètement fou.

Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il se met à pleuvoir soudainement ? Un brouillard épais s'installe dans la rue où l'on est situé, sauf autour de nous deux. J'ai aucune idée de ce qui se déroule et de l'endroit où je me trouve actuellement, mais je sens un frisson me parcourir de la nuque jusqu'aux pieds. Son visage est différent, il avait un certain détachement de sois, et à présent, il porte les stigmates d'un visage des plus démoniaque. J'ai peur, peur de ce dont je suis en train d'assister.

- C'est moi qui es tué ta sœur.

J'entends à présent le fracas des débris du temple qui est en train de s'effondrer, tandis que du sang s'écoule sur le visage souriant de l'inconnu. Mon cœur, il va s'arracher de ma poitrine, j'ai l'impression qu'il y a une véritable fournaise en moi. Je ressens un feu brulant qui traverse tout mon corps, et pourtant je suis littéralement en train de mourir de froid. Tout ces éléments paradoxales qui sont en train de se combiner, ces hurlements dans ma tête, cette voix, c'est… C'est...


- Et toi ? Qui es-tu ?

Le tambour musicale dans mon esprit se dissipe aussitôt, et tout semble être revenu à la normal. C'était quoi ça ? Si c'est encore une autre hallucination, on peut dire que ça s'aggrave, je préférais encore lorsque tu te contentais juste d'apparaître devant moi. J'ai eu la chair de poule, malgré le fait que le décors et l'apparence d'Hermès soient revenus à la normale, j'ai encore ces images en têtes qui surviennent comme les flashs d'un appareil photo. Ma tête est lourde, si lourde, et j'assiste à l'écoulement de quelques goûtes de sang qui viennent pleuvoir sur le trottoir. Encore une fois, j'essuis ces traces avec la manche de ma veste et tâche de faire bonne figure, ce qui est un peu l'histoire de toute ma nouvelle vie depuis ton départ.

- Mike, c'est Mike.

C'est quoi mon problème ? Et cette vision, pourquoi je l'ai eu ? Le cerveau humain, je l'ai toujours adulé de ton vivant, j'ai toujours admiré toute sa complexité, toutes ces membranes qui délimitent le contour de tout ces milliards de neurones qui nous rendent à la fois intelligent, et pleins de vie. Cependant, en ce moment, ce même cerveau que j'admirais autrefois est en train de me consumer à petit feu. Avant, je devais lutter contre tout le flot d'information continue qui circulait dans mon esprit, aujourd'hui, je dois lutter contre toutes ces images de toi qui ne veulent pas s'arrêter.

- Je crois que… Ouais, je crois que je devrais y aller.

Ouais, c'est ça, je vais courir le plus loin possible avant de recevoir la pitié où les jugements de ce type de plein fouet. La fuite, c'est l'option que j'ai toujours choisis lorsqu'un élément me mettait mal à l'aise, et ouais, c'est probablement ce que je vais faire. Je vais rentrer, m'enfermer dans ma chambre, et passer la nuit à penser à toi.

- Et puis, enfin, si je rentre trop tard à la maison, ma mère risque de me tuer.

Chloé ? Te revoilà encore, face à moi, les hallucinations n'ont jamais été aussi successive auparavant, et pour la première fois depuis ce qui m'a parut être une éternité, je réentends ta voix.

- Depuis quand est-ce que tu t'intéresses à ce que maman pense ?

Et merde, je commence à cruellement manquer de souffle, et je perd pieds peu à peu. La réalité est en train de se confondre avec mon imagination, et chaque nouvelles gouttelettes de sang qui s'échappent de mon nez et atterrissent sur le sol raisonnent comme le retentissement d'un énorme gong japonais dans le creux de mes oreilles. Je me sens partir, je me sens ailleurs. Ta silhouette disparaît peu à peu, me laissant de mon point de vue seul au milieu de la rue, tremblotant de tout mes membres.
 
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Lun 7 Déc 2020 - 16:19 Message

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La révélation eut l’effet attendu. Il aurait donné un coup de massue au jeune homme qu’il aurait sans doute obtenu ce même air, entre la surprise et l’hébètement. L’Olympien avait l’habitude d’être dévisagé quand il révélait sa nature. De même qu’il avait l’habitude de cette étincelle qu’il vit passer dans les yeux de l’adolescent. Celle qui se demandait s’il était sérieux. Suivie de celle qui se demandait s’il était fou.

Cela dit, ce n’était pas seulement du choc qu’il croyait voir chez lui. Pendant une seconde, juste avant qu’il ne lui donne son nom, ce qui passa dans ses yeux ressembla à de la terreur.

Je ne sais pas où tu habites, mais tu ne sembles guère en état de rentrer chez toi, Mike”.

L’Olympien poussa l’une des double-portes de l’immeuble. Achille, dans son armure à la grecque ornait d’une tortue, était assis sur une chaise, face à Argos dans son habituel costume et ses lunettes de soleil. Le géant avait dû le voir de l’un de ses multiples yeux puisqu’il ne leva même pas le nez du jeu qu’il partageait avec l’Achéen. A en juger par les cartes et les jetons, les deux hommes pariaient et Achille s’en sortait mal. Sans doute parce qu’Argos trichait.

Je peux t’offrir un thé, un jus de fruits ou un chocolat chaud. Des biscuits, aussi. Un siège pour attendre que tes membres arrêtent de trembler”.

Car en l’état, il doutait que le jeune homme soit en état de rentrer chez lui, tremblant comme il l’était. Même s’il avait habité dans le bâtiment le plus proche, même s’il avait simplement eu à traverser la rue. Sans parler de son nez, qui s’était remis à goutter du sang. L’Olympien n’aurait pas été particulièrement surpris si l’adolescent s’était simplement écroulé devant lui. Il semblait véritablement à deux doigts de l’évanouissement.

Peut-être aussi un mouchoir pour ce saignement”.

Il pointa son propre nez pour indiquer celui du jeune homme. Il s’efforçait d’effacer le sang aussi vite qu’il venait, mais il laissait des marques rougeâtres sur sa peau, sans parler de celles sur les manches de son sweat.

Achille, les sourcils froncés, la bouche plissée dans une moue mécontente, les yeux rivés sur ses cartes, avaient fini par se retourner, l’air de se demander pourquoi la déité n’entrait pas. Il jeta même un regard suspicieux à l’adolescent, comme si celui-ci avait représenté la pire des menaces pour l’endroit.

Ne t’en fais pas Achille, je ne suis pas en danger de mort” lança l’Olympien, sans même se retourner vers le grand blond tout en muscles.
 
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Mar 8 Déc 2020 - 3:51 Message

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Pourquoi tu m'as fais ça ? Pourquoi maintenant ? Tu le sais pourtant, ce n'est pas dans ton intérêt que l'on découvre notre secret. Si quelqu'un venait à découvrir que j'ai des hallucinations, que je te vois de manière régulière, je risquerai probablement d'être interné. Je ne dis pas que je n'ai pas envie d'être soigné, je suis conscient des troubles mentaux que j'accumule depuis que tu n'es plus la, mais je le ferai une fois que justice sera rendue et que ces monstres qui ont mis fin à ta vie soient hors d'état de nuire. Je sais que mon état mental se fragilise de plus en plus à mesure que le temps passe, mais tu dois être vengé. C'est une histoire qui ne doit pas rester impunis, et même si je n'ai pas le gabarit adapté à ce genre d'opération, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour la mener à bien.

- Je ne sais pas où tu habites, mais tu ne sembles guère en état de rentrer chez toi, Mike.

Ca me tue de l'admettre, mais il a raison. Par ailleurs, je commençais à aller dans la mauvaise direction au moment de partir avant qu'il ne choisisse de m'arrêter. Bien que je ne veuille pas lui répondre, je décide tout de même de l'accompagner, après tout, c'est peut-être l'occasion de découvrir l'endroit où tu avais l'habitude d'aller. L'une des portes qui m'a toujours été fermée s'ouvre, je m'attendais à ressentir un sentiment d'apaisement en voyant l'intérieur du temple, mais rien… Je ne ressens rien du tout. J'aurais préféré que ça se passe comme dans les films, ressentir une sorte de paix intérieur en allant dans l'un des endroits fréquentés de la personne qui nous manque, mais la vérité, c'est qu'il n'y a eu aucun changement notable.

- Je peux t’offrir un thé, un jus de fruits ou un chocolat chaud. Des biscuits, aussi. Un siège pour attendre que tes membres arrêtent de trembler.

Ouais, je suis toujours aussi frigorifié, mais je me sens reprendre peu à peu mes esprits. J'immerge en quelque sorte. Je lui répondrai bien un chocolat chaud, mais je me sentirais obligé de dire la vérité, et tu sais très bien pourquoi, Chloé.

On l'appelait " La boisson de la vérité ", c'était notre rituel. Tout les Samedi, à 10 heures tapante, nous nous rendions dans ce petit bar perdu près du campus pour extérioriser tout ce qui c'était déroulé de notre côté. Il n'y avait qu'une règle à respecter, tout savoir de l'autre avant que la boisson chaude ne soit terminée. Je ne sais pas ce qu'il en était de ton côté, mais j'ai toujours été sincère durant ce moment que nous avions l'habitude de partager tout les deux.

- Lève la main droite, et dis : Je jure au nom de la boisson de la vérité, de dire toute la vérité, rien que la...

- C'est stupide ton truc.

- Tu veux que je t'aide avec cette fille, non ?

- Ouais, mais pas comme ça, je trouve ce jeu rédhibitoire à souhait.

En effet, je trouvais que c'était d'un ridicule sans nom. Et pourtant, chaque samedi, je jouais le jeu, au début c'était simplement par égoïsme et avoir des conseils pour que je me sociabilise d'avantage dans le lycée, et peu à peu, j'ai commencé à réellement y prendre du plaisir. Chaque Samedi matin était convivial, chaleureux, drôle... Tu avais toujours des idées farfelus pour consolider nos liens fraternels, je donnerais tout pour te voir réapparaître avec un autre de tes concepts révolutionnaires.


Les souvenirs peuvent être à la fois merveilleux et douloureux. Ils nous rappellent des moments de joie, mais ils nous rappellent aussi que nous ne pourrons plus les revivre. C'est la même chose que de se laisser porter par un courant d'eau douce qui n'a de cesse de nous amener de force vers la marée haute.

- Je veux bien du thé, merci.

Je continue de me les geler, fait chier. Pourtant, quand je regarde les personnes autour de moi, ils n'ont pas l'air de ressentir autant les effets du froid. Mon regard s'attarde sur chaque détail de mon environnement, tu sais ce que je cherche Chloé, pas vrai ? Malheureusement, je ne le trouve pas, même si j'essaye sincèrement.

- Peut-être aussi un mouchoir pour ce saignement.

- Non, ça ira, j'ai ce qu'il faut.

Ce n'est pas comme si j'avais envie de rester de toute manière, dés que je me sentirais mieux et que ma température corporelle sera revenu à la normal, je me barre d'ici. Maintenant qu'il le dit, mon épitaxie a été beaucoup plus présente que les précédents jours, tu penses que je devrais m'en préoccuper ? En tout cas, je devrais essayer de trouver le moyen de réduire tes apparitions, et ces saignements nasales, sinon notre enquête n'aboutira jamais nul part. Je ne suis pas encore rentré dans le temple, et pourtant je ne peux m'empêcher de remarquer un regard qui me perturbe légèrement, et qui me fait clairement comprendre que je ne suis pas forcément le bienvenue ici.

- Ne t’en fais pas Achille, je ne suis pas en danger de mort.

- Je dois genre, heu.. Retirer mes chaussures ? Où me mettre de l'eau sur le front ?

Certes la comparaison avec l'accès à d'autres lieux de cultes pourraient faire sourire, mais la question était sérieuse.
 
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Mar 8 Déc 2020 - 16:56 Message

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L’Olympien tenait toujours la porte de son temple ouverte, patientant avec tous les accents de la politesse dans l’attitude que le jeune homme se décide. Entrer, partir? Il avait hésité quand il l’avait interpellé.

Il le laissa passer devant lui, peut-être en partie pour le rattraper s’il avait dû s’évanouir? La déité n’excluait pas cette possibilité. L’adolescent saignait toujours du nez - ou bien avait-il séché? - et tremblait. Il n’aurait guère été surpris de le voir s’effondre pour de bon au bout de quelques pas.

Hum? Oh non”. Il chassa toutes ces considérations d’un mouvement de poignet, comme s’il chassait matériellement ces idées ridicules. “Nous ne sommes ni chez les chrétiens, ni chez les musulmans. Tu laisseras une offrande sur l’autel en partant, si tu as envie”.

L’acte n’avait rien d’obligatoire. Ou, plus exactement, l’offrande pouvait avoir assez de visage pour ne rien demander de matériel à celui ou celle qui la laissait. Hermès, notamment, était particulièrement laxiste à ce sujet. Il savait se contenter d’une prière. D’une jolie pierre trouvée sur le bord d’une route parcourue dans la journée.

Achille fixait toujours le jeune homme d’un air… pas tout à fait mauvais mais clairement peu sympathique. L’Olympien l’avisa qu’il pouvait retourner à sa partie de quelques tapotements sur son épaule.

Arrête de tricher Argos”.

Le géant ne bougea pas mais l’Olympien pouvait sentir le regard de certains de ses yeux sur lui, comme s’il venait d’éventer un secret, de trahir un accord tacite même. N’était-il pas le dieu des tricheurs? N’était-il pas supposé le protéger?

Ahah!” triompha Achille, jetant ses cartes sur la table. “Je savais que tu ne pouvais pas avoir autant de chance!

Son accent s’était amélioré, mais il parlait toujours un anglais avec un accent à couper au couteau. Cela dit, il ne paraissait pas réellement fâché, mais plutôt… amusé. Il partit d’un tonitruant éclat de rire à la remarque du géant que l’Olympien ne perçut pas. Il en avait profité pour faire remonter le couloir à Mike. Une autre double-porte, sur la gauche, s’ouvrit sur une vaste grande salle où trônait des piliers et des bancs disparates. Là, deux ou trois bancs véritablement tirés d’une église catholique, là-bas, un banc de jardin en plastique. Au fond, un bloc de ciment brut, couvert d’un drap blanc, où trônaient quelques offrandes. Briquettes de jus de fruits, sachets de compotes à aspirer…

Quelques gamins étaient assis. Certains faisaient leurs devoirs, assis en califourchon sur un banc, la tête penchée, presque à toucher celle d’un copain pendant qu’ils essayaient de comprendre un problème ou un autre.

Une préférence, sur le thé?
 
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Mer 9 Déc 2020 - 10:38 Message

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J'en ai mis du temps à me décider, mais je suis finalement rentré à l'intérieur du temple, ce n'est pas comme si j'avais le choix de toute manière, et si je veux découvrir quelque chose que j'ignorais sur toi, c'est probablement maintenant où jamais. Par pur réflexe je ne peux m'empêcher de venir passer le dessus de ma main droite au niveau de mon nez, comme pour vérifier que mon épitaxie a cessé contrairement à cet étaux entravant mon cœur depuis ton départ, et effectivement, il ne reste rien de plus qu'une légère trace rougeâtre qui n'est rien d'autre que le reflet de la détresse ressentie depuis que tu m'as abandonné. A force d'essuyer maladroitement mes saignements nasales que tu me cause, il ne fait aucun doute que cela a laissé quelques séquelles sur cette partie de mon visage, mais au fond de moi, elles sont bien plus profonde. Je ne fais pas tellement confiance aux deux joueurs de cartes du temple, j'ignore pourquoi, mais je ne les sens pas. Enfin, je préfère ne pas y prêter attention, et laisser Hermès me guider à travers ce qui semble être à ses yeux son " entre ", cette demeure que tu considérais peut-être comme la tienne, qui sait. Je continue de le suivre jusqu'à un couloir après qu'il ai terminé de discuté avec ces deux types bizarres, silencieusement. Où est-ce qu'il compte m'amener ? C'est étrange, je me suis jamais imaginé être au sein de ces murs, et maintenant j'y suis. Mais c'est peut-être une bonne chose, dans le fond, je voulais être ici pour toi, mais je n'ai jamais osé franchir le pas. Il fallait que je vienne, juste une fois, j'avais peut-être juste besoin d'un coup de main pour oser venir.

En avançant, je t'observe déambuler dans ces couloirs, et pour la première fois depuis bien longtemps, ce n'est plus du sang qui s'écoule de mon visage, mais des larmes trop souvent retenues. Alors c'est ça, le sentiment d'apaisement cliché visible dans certains films que l'on est censé ressentir ? Quand je te vois ainsi, j'en viens à revenir sur ce que je pensais vouloir, ai-je vraiment envie d'être sauvé ? Je crois que dans un certain sens, ces hallucinations me font du bien, peut-être est-ce un rejet de la vérité ? C'est probablement ça. Tu n'étais pas ma grande sœur, tu étais mon héroïne, c'est probablement la raison pour laquelle je refuse de te laisser partir. Ces apparitions consécutives de toi, c'est simplement une projection de ce que je ressens au fond de moi. Lorsque Hermès ouvrit la porte, me laissant découvrir ce magnifique endroit, et surtout, tout ces gamins paumés en quête d'aide, mes yeux s'ouvrit. C'est vraiment touchant la manière dont mon esprit me fait te voir s'occuper d'eux comme tu le faisais avec moi, je commence à présent à comprendre la raison pour laquelle tu venais aussi souvent.

- Une préférence, sur le thé ?

Ton reflet se dissipe aussitôt, laissant mes yeux légèrement brillant observer Hermès qui me propose la saveur que je désire pour le thé. Ce n'est pas comme si j'avais une grande connaissance dans le domaine, et puis, je pense que je me satisferait de n'importe quoi ce soir.

- Je vous fais confiance.

Les membres ont arrêtés de trembler, mais je ressens toujours une migraine assez désagréable depuis ton départ. En tout cas ma cage thoracique c'est ouverte pour me laisser respirer un peu plus. C'est mon petit miracle à moi, bien qu'il ne soit probablement née que de mon subconscient, ça fait du bien, énormément de bien. Je regarde les gamins présent un à un, je ressens beaucoup de détresse dans les yeux de certains, peut-être me suis-je trop concentré sur mon malheur, est-ce mal ?
 
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Mer 9 Déc 2020 - 14:39 Message

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L’Olympien se fendit d’un haussement d’épaules face à la réponse plutôt vague de l’adolescent et poursuivit sa route, non sans retirer les mains de ses poches pour ébouriffer quelques-unes des têtes penchées sur les bancs ou sur un livre, récoltant à chaque fois un sourire, un rire. Une protestation outrée pour ces cheveux soudain décoiffés.

Il bifurqua après avoir remonté une moitié de l’allée centrale pour tourner à droite, vers une double-porte entrouverte. La salle commune donnait directement sur le réfectoire - lui-même connecté à une grande cuisine meublée comme celle d’un restaurant au vu des quantités de nourritures à préparer.

Comme la salle de prières, le réfectoire était meublé par des bancs disparates, quoique des longues tables rectangulaires les séparaient. Là aussi, des enfants étaient installés. Les plus âgés devaient être tout juste majeurs, les plus jeunes, tout juste dix ans. La plupart étaient penchés sur des devoirs, certains avaient sorti le plateau d’un jeu de société ou bien mangeaient un biscuit ou deux avec un jus de fruits. Tous étaient tellement habitués à la présence de l’Olympien qu’ils relevèrent la tête mais sans pour autant se précipiter vers lui.

Es-tu toujours d’humeur à observer le comportement des moutons?

La question avait été posée d’un ton léger, comme si l’adolescent n’avait pas insulté et ce qu’il était et ceux qu’ils protégeaient tout juste quelques minutes plus tôt. Chacun n’avait-il pas le droit à l’erreur? L’Olympien était d’autant plus disposé à l’indulgence qu’il n’était pas un homme, mais un enfant. Un enfant en souffrance, d’ailleurs.

Pour quelqu’un qui arguait de l'inexistence ou, en tout cas, de l’inutilité des dieux, tu as été bien facilement convaincu”.

En général, l’Olympien devait se débattre d’arguments. Ses pouvoirs n’étaient que de la magie ou une mutation, et non d’origine divine. Parfois, les gens admettaient qu’il était magique, mais qu’il ne devait sa divinité qu’au fait que les gens avaient voulu l’honorer.

Il poursuivit sa route jusqu’à la cuisine pour y mettre en route une bouilloire et fouiller les placards à la recherche des sachets de thé ou de tasses, chantonnant un air ancien pour lui-même pendant qu’il se livrait à ses tâches parfaitement triviales.

Tu me parais vaguement familier et je suis également certain que tu n’as jamais pis les pieds ici avant aujourd’hui. Etrange, non?

Peut-être lui rappelait-il quelqu’un, disparu depuis longtemps? Cela n’aurait pas été la première fois qu’un visage du présent avait des familiarités avec un visage du passé. Parfois, ce n’était qu’une impression. Des attitudes, des expressions qui lui rappelaient quelqu’un, aussitôt éclairci dès qu’il commençait à fouiller sa prodigieuse mémoire et qu’il retrouvait le visage en question.

Le bouton de la bouilloire claqua et elle arrêta de ronronner, l’Olympien poussa la boîte de thés vers l’adolescent et entreprit de disposer les tasses et des biscuits sur un plateau. Comme si de rien n’était. De fait, la journée était véritablement classique pour lui.
 
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Ven 11 Déc 2020 - 2:20 Message

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Mon esprit se disloque à mesure que mon cancer de l'esprit prends l'ascendant sur moi, mais j'essaie de faire pâle figure, de ne pas révéler toutes les démons tapis au fond de moi. La vie n'est-elle pas plus vive à l'intérieur d'un monde onirique ? Pas tellement, quand deux univers se combinent, ça créer un cocktail des plus virevoltants. Dissociation traumatique, dysmorphophobie, hallucination, crise d'angoisse, crise de panique, j'accumule tout ces mots qui ne devraient être que des mots. Heureusement pour moi, tu es la pour m'aider à traverser tout ces moments difficiles, tu es présente dans chaque parcelle de mon cerveau en décomposition latente. Je n'ai pas besoin de psychiatre, pas besoin de médecin, j'ai juste besoin de toi. En revanche, les gamins qui sont ici ont besoin d'aide, ça se voit. C'est dingue, je n'avais jamais imaginé qu'ils pouvaient être aussi nombreux, j'ai toujours habité à Star City et pourtant j'ai l'impression de découvrir tout un pan de la ville que j'ignorais complètement. C'est donc à ça que tu passais ton temps ? Tu t'occupais de ceux qu'on ne voit pas mais qui souffrent en silence ? Tu n'avais donc aucune passion ? Tu étais présente pour moi, présente pour eux, que faisais-tu en parallèle ? Je ne peux pas croire que ta vie ne se résumait qu'à ça.

- Es-tu toujours d’humeur à observer le comportement des moutons ?

- Ouais, enfin, j'imaginais pas l'enclot de cette manière. J'ignorais qu'il y avait autant de jeunes.

Il y'a un léger sentiment de culpabilité qui se fait entendre dans le son de ma voix lors de cette faible réponse qui ressemble d'avantage à une justification qu'autre chose. Qu'est-ce que je peux bien répondre après tout ? Oui, j'ai peut-être jugé à la hâte ce qui pouvait se dérouler dans ce temple, c'est moi tout craché ça. Je ne peux m'empêcher de toucher ma lèvre inférieur avec les mains de l'incertitude comme pour vérifier que ce que je vois est réel, mais rien, aucun autre saignement visible. C'est la réalité, le secret si bien gardé de Star City.

- Pour quelqu’un qui arguait de l'inexistence ou, en tout cas, de l’inutilité des dieux, tu as été bien facilement convaincu.

- C'est pas demain la veille que je vais adopter une idéologie hermétiste, mais je comprends l'endroit. Je comprends l'utilité de ce lieu. En revanche, vous présenter sous l'identité d'Hermès, je trouve ça très malsain. Et pourtant vous paraissez bien trop intelligent pour être un malade mental.

Quoi encore ? Oh ça va Chloé, je suis légitime pour parler de troubles psychiques vu tout ce qui m'arrive depuis que tu n'es plus la. Ce n'est pas comme si je passais le plus clair de mon temps enfermé à l'intérieur de ma propre tête. Cet air qu'il chante depuis quelques minutes, ce que ça peu m'agacer, il ne peut pas se taire un peu ? J'ai du mal à rester concentrer sur toi à cause de cette foutue mélodie.

- Tu me parais vaguement familier et je suis également certain que tu n’as jamais pis les pieds ici avant aujourd’hui. Etrange, non ?

Attends une minute… Il parle de toi, non ? Il me faut quelques secondes pour décortiquer les paroles prononcés par Hermès, est-ce qu'il sait qui tu es ? Qui je suis vis à vis de toi ? Peut-être pas, peut-être est-ce mon esprit qui me joue des tours, je ne suis pas le centre du monde après tout. En même temps, si tu venais régulièrement, il se pourrait qu'il te connaisse. Est-ce que je devrais en faire mention ? Est-ce que je devrais passer à autre chose ? C'est dur de prendre ce genre de décision sans toi, c'est dur de prendre ces propres décisions. Et sinon, il ne vient pas de dire que j'étais anormal ? Pour qui il se prends, avec son attitude décomplexé, je suis surement beaucoup plus normal que lui. Je ne sais pas pourquoi, mais mon esprit c'est focalisé sur l'avant dernier mot de sa phrase, je me sens insulté, injurié, et profondément en colère.

- Allez vous faire foutre ! Je ne suis pas " étrange " ! C'est vous qui êtes bizarre !

Je le conçois, j'aurais pu répondre beaucoup plus calmement à mon interlocuteur, et j'aurais pu être moins agressif dans la tonalité de ma voix. Seulement, il a fallut d'un seul mot servant de déclencheur pour que mes nerfs soient à vif. Il va surement faire comme les autres, prétendre ne pas m'avoir insulté, je ne suis pas dupe, je ne suis pas encore totalement aliéné pour ne pas remarquer quand on se fout de moi. Depuis ta mort j'ai l'impression que le monde entier est ligué contre moi, c'est un sentiment très désagréable.
 
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Ven 11 Déc 2020 - 13:53 Message

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L’Olympien ne releva pas la boutade, en partie parce qu’il l’avait encouragée. Son temple était à la fois secret de polichinelle et secret d’Etat. D’un côté, il était facile à trouver pour quiconque prenait la peine de le chercher ou non. De l’autre, peu de personnes savaient qui il hébergeait vraiment.

Je ne cherche pas à te convertir, l’idéologie hermétiste n’est qu’une facette parmi d’autres du culte qu’on a pu me rendre et je te prierais de ne pas insulter les malades mentaux”.

Le ton avait été léger. Hermès parvenait toujours à faire des remarques sonnant comme des reproches sur un ton poli, conversationnel même. Il était un dieu accueillant par nature. Toutes ses facettes se recoupaient, parfois, mais elles mettaient aussi sous sa protection un nombre assez important de personnes. Ceux que l’on regroupait sous cette étiquette de “malades mentaux” avaient pu terminer entre ses mains, souvent abandonnés à la naissance ou peu après, souvent condamnés à l’errance. Or, l’errance était une forme de voyage.

Plus prosaïquement, le terme avait quelque chose d’insultant dans la bouche de l’adolescent et il se trouvait que la plupart de ses protégés souffraient d’une maladie mentale ou d’une autre, conséquence de l’invasion, de l’abandon. Stress Post-Traumatique, dépression, Anxiété… Toutes ces maladies étaient plus que présentes, sous le toit du temple d’Hermès.

Je n’ai pas dit que tu étais étrange, j’ai dit que la situation l’était. Je te prierais de ne pas mettre des mots dans ma bouche et de te retenir de crier. Je ne suis pas sourd et si j’étais obtus, crier ne servirait pas plus”.

Cela faisait partie des choses que ses protégés n’appréciaient guère. Beaucoup faisaient encore des cauchemars de l’invasion et réveillaient leurs compagnons de chambrées. D’autres s’étaient joints plus tard au temple, fuyant des foyers où les cris étaient légions.

Cela étant, le jeune homme lui paraissait plus sur la défensive que véritablement furieux. Peut-être avait-il touché une corde sensible sans le savoir? Sans doute, d’ailleurs. La plupart des adolescents terminant leur route ici avaient le même air un peu sauvage dans le regard, la même méfiance.

Les règles de base ayant été établies, as-tu envie de me dire ce que tu faisais aux abords de mon temple? As-tu besoin d’un refuge pour l’après-midi ou pour plus longtemps?

Il avait mentionné vouloir rentrer chez lui, mais s’il était véritablement un gamin en fuite, cela pouvait ressembler à un squat dans un bâtiment insalubre ou un foyer qui n’en aurait eu que le nom. Qu’il ait eu l’air en relative bonne santé n’aidait pas l’Olympien à s’imaginer une situation familiale plus stable.
 
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Sam 12 Déc 2020 - 10:18 Message

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A chacune des réponses de Hermès, je ne peux m'empêcher de pousser un profond soupire d'exaspération comme le ferait un jeune en pleine crise d'adolescence qui voudrait se la jouer rebelle, cependant, je préfère ne pas répondre. J'agis comme un funambule, ces soupires me permettent de contester l'autorité d'Hermès en restant sur le fil. Cela reflète aussi l'incertitude que j'avais devant le seuil de la porte, lorsque je me demandais si je devais rentrer où non. Enfin, s'il me voit comme un jeune con arrogant et prétentieux, autant que je sois crédible dans mon rôle, non ? C'est en quelque sorte ma façon à moi de rejeter le paternalisme exacerbant qu'il pourrait vouloir m'imposer. Je vaux mieux que ça, et je n'ai pas besoin de son aide où de sa pitié. Je ne suis pas dupe, ce n'est pas en allégeant son timbre vocal qu'il m'aura.

Il n'a pas l'air d'avoir pris ma remarque sur les " malades mentaux " à la légère, quelque chose dans son regard me fait comprendre qu'il a l'air d'avoir une certaine connaissance du sujet, cependant, c'est mon opinion. Une opinion forgée sur une expérience particulièrement douloureuse, et qui m'empêche de pouvoir m'accommoder de quelques restes que la société pourraient me laisser de bon cœur. Cependant j'ai beau soupirer à chacune de ses remarques, mon visage hoche mécaniquement de haut en bas pour approuver ces dires. Je suis blasé, mais il est plus âgé que moi, et même si ça me fait chier de l'admettre, il en impose le bougre. J'ai cette sensation étrange au fond de moi qui me fait comprendre que cela ne servirait à rien de chercher à avoir raison face à lui. Moi qui d'habitude ne lâche jamais rien, voilà que je me met à donner le lead à ce type bizarre, mes détracteurs seraient probablement heureux d'assister à ça.

- Les règles de base ayant été établies, as-tu envie de me dire ce que tu faisais aux abords de mon temple? As-tu besoin d’un refuge pour l’après-midi ou pour plus longtemps ?

Je pousse encore un soupire, cette fois-ci plus fort que d'habitude et de manière beaucoup plus expressif et théâtralisé. Comme pour me laisser quelques secondes de répit, je bois quelques gorgés du thé… Merde, c'est dégueulasse le thé, qu'elle idée à la con d'avoir demandé à boire ce truc. Cependant, je m'efforce à offrir un immense sourire à Hermès, afin de simuler le bout goût que les amateurs de thé pourraient ressentir en goûtant cette mixture étrange. Bon, c'est vrai que le sourire paraît vachement hypocrite et moqueur, mais puisque je ne peux pas hurler où montrer mon mécontentement, je… Ouais ! Exactement Chloé, je suis en train de bouder. Et je ne me fais pas prier pour faire ma tête de mule à Hermès. Je laisse toutes les questions de ce " Dieu " sans aucune réponse, et je décide même de me payer le luxe de croiser mes bras en m'affalant contre le dossier de la chaise sur laquelle je suis assis afin d'exprimer mon énervement.
 
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Sam 12 Déc 2020 - 14:14 Message

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L’attitude de l’adolescent ne l’impressionnait nullement. Hermès avait eu une longue existence avant d’en arriver à ce jour et à cette rencontre. Mike n’était ni le premier, ni le dernier adolescent récalcitrant à croiser sa route. Ni le plus impressionnant, ne lui en déplaise. Lui-même avait géré les crises d’adolescence d’entités bien plus impressionnantes.

Tous les soupirs exaspérés ou ennuyés, tous les regards roulés au ciel, tous les mouvements de menton… Tout cela devait être destiné à renforcer son image d’adolescent arrogant persuadé de tout savoir mieux que tout le monde. Il en donnait une interprétation appréciable, dans l’ensemble. Elle manquait peut-être de conviction.

Ou peut-être qu’il en fallait plus pour impressionner le dieu des menteurs et des éloquents.

Toujours aussi peu impressionné, l’Olympien planta son coude sur la table et posa son menton dans sa main. Le geste l’avait obligé à se pencher vers l’avant, la pointe d’un pied en appui sur le sol. De cette façon, son visage était, peu ou prou, à hauteur de celui de l’adolescent. La déité affichait un sourire se voulant tout à la fois poli et amusé, à la façon dont se tirait les coins.

Je viens de réaliser plusieurs choses. En premier lieu… tu es un terrible menteur, je te déconseillerais de te lancer dans une carrière d’acteur”.

Il était évident que le thé n’était pas à son goût, sans que l’Olympien ne puisse déterminer s’il avait été mal choisi, mal infusé ou s’il n’aimait tout simplement pas la boisson. Tout comme il était évident que le jeune homme n’était pas aussi agacé qu’il le prétendait. Ces expressions visaient à dissimuler la réalité de ce qu’il ressentait.

En second lieu, tu n’es probablement ni aussi intéressant, ni aussi intelligent que je me l’imaginais au premier abord”.

L’attaque pouvait paraître gratuite. Sans doute l’était-elle un peu. Il y avait… quelque chose dans le regard du garçon. Une étincelle de colère qu’il avait déjà vu dans les yeux d’Arès ou d’Héraklès. Non, pas seulement de la colère. De la rancoeur. De l’injustice. Un cocktail pour le moins explosif chez un dieu, mais potentiellement tout aussi dangereux chez un mortel. Etait-ce pour cela qu’il cherchait à titiller la bête? Peut-être.

Pour finir… Il est évident que tu ne me considères pas comme un dieu mais pour un illuminé se faisant passer pour tel. Bien sûr, je pourrais prendre le temps de te convaincre mais il se trouve que j’ai mieux à faire de mon temps. J’imagine que je me consolerais de l’idée que tu trouverais bien plus terrifiant que je sois effectivement un dieu tout à fait réel plutôt qu’un mutant ou un magicien prétendant d’en être un. Toutes les certitudes que cette vérité remettraient en question. Ta vision du monde, sans doute tes valeurs…
 
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Dim 13 Déc 2020 - 5:48 Message

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J'écoute l'énumération de l'analyse qu'il a faite sur moi, silencieusement. Chacune de ses paroles possèdent le don d'augmenter de manière significative un fort sentiment de colère latent qui n'attendait qu'à jaillir de mon corps volcanique. Je suis comme une bombe à retardement, prêt à exploser à tout moment, à chaque mot que je prendrais de travers. Est-ce à cause de ces voix et de ces hallucinations que je suis devenu plus colérique que je ne l'étais avant ta mort ? Je n'en sais rien, mais à mesure qu'il parle, je n'ai qu'une envie, c'est de bondir de ma chaise pour l'étrangler. Le fait qu'il se proclame être un Dieu n'arrange rien, je déteste les dieux. Je déteste l'idée d'être protéger par ces cloportes, je déteste l'idée même de ces êtres divins qui ne font rien pour amoindrir la peine présente en moi. Il y'a de la haine dans mon regard lorsqu'il termine son monologue pendant que j'étais resté parfaitement silencieux à ces propos, et sa dernière phrase est à mon sens le détonateur d'un explosif abandonné.

- Bien, je vais partir du principe que les dieux existent. Admettons que vous soyez vraiment celui que vous prétendez être, où étiez-vous le 12 mai de cette année la ? Des gens avaient besoin de votre aide, mais vous étiez probablement trop occupé à vous quereller avec les différents membres de votre famille. Vous savez ce que je pense des dieux ? Je pense que ce sont des lâches, des êtres prétentieux qui ne pensent qu'à leurs petits égo, et qui sont bien lotis dans un confort qu'ils ne méritent pas. Ce que vous faites ici, c'est bien, mais à l'échelle humaine, c'est réalisable. Tout le monde peut créer un refuge pour les enfants paumés sur terre, mais vous ? Vous prétendez être divin, non ? A l'échelle divine, vous faites quoi ? Si j'avais le pouvoir de changer le monde, et que je me contentais de simplement donner une pièce à un sans papier, est-ce que ça ferait de moi une bonne personne ? Vous vous contentez d'être adulé par une bande d'incapable qui sont dans l'incapacité intellectuel de voir la vraie perception de ce monde, et qui se contentent d'agir selon les préceptes du micro bulbes qui leur sert de cerveau ! Vous ne savez faire que ça ! Observer ! A croire que notre putain d'enfer n'est qu'un film où une série télé à vos yeux, mais pour nous, c'est réel ! Vous ne serez jamais en mesure de comprendre le tiers de ce qu'on peut ressentir, vous nous laissez prisonnier dans un putain de gouffre abyssal insondable !

C'est à peine si je prend le temps de respirer pendant cette longue tirade véhiculée de manière non conventionnel. Je suis désolé, Chloé, mais je n'arrive pas à préserver mon calme. Pendant ce long discours qui semblait sans fin, ma tonalité vocal augmente, et je sens une énorme bouffée de chaleur venir s'immiscer sur toute la partie haute de mon corps. J'ignore si c'est à cause du stress généré par l'emportement soudain de mon comportement instable, mais quelque chose d'inattendu se produit suite à cette intervention.

Sur le côté, à gauche de Hermès, debout, j'aperçois dans une atmosphère d'étrangeté projetée par mon esprit une autre version de moi-même portant la même tenue que les terroristes du concert commémoratif du 12 Mai 2020. Je suis du regard ce qui semble être la projection inconsciente de mon " alter-ego ", je le vois faire les cent pas, tout en me toisant du regard il s'amuse à faire tourner son revolver avec sa main droite. Je suis conscient à ce moment-là que je suis en train de délirer devant Hermès, mais je ne peux détourner mes yeux de cette hallucination. Je vois ce fameux " Bad Mike " s'immobiliser à quelques centimètres de moi, et me braquer avec une arme. Mon nez se remet à saigner, quant à mes yeux, ils ne sont plus du tout concentré sur mon interlocuteur, ils sont à présent complètement hypnotisés par l'un des démons tapis au fond de mon esprit.

- Dégage, sale taré !

C'est la seule phrase qui a réussi à s'échapper de ma bouche, paradoxalement, c'est à une version alternative de moi-même que je prononce les deux derniers mots qui doivent probablement être guère appréciés d'Hermès, mais c'est la seule réponse que j'ai pu offrir en étant face à moi-même. Cependant, l'instant d'après je regrette aussitôt d'avoir rétorqué de cette manière, car un coup de feu se fait entendre, un coup de feu qui semble bien trop réel à mes yeux, et qui pourtant, ne semble être entendue que par moi. Je me vois me tirer dessus, en pleine poitrine. Putain, c'est flippant, cela me fait sursauter, sur le coup je suis persuadé que mes jours sont comptés et bien que ce ne soit qu'une hallucination je ne peux m'empêcher de baisser mon regard vers ma poitrine, laissant quelques gouttelettes de sang tomber sur mon t-shirt grisé qui comporte une énorme trace de transpiration, celui-ci étant gris froncé sur toute la partie haute à cause de la sueur, ma sueur.

Rien, aucune balle, je sais pertinemment que ce que j'ai vu est faux, mais cela semble si réel que sur le coup je ne peux m'empêcher de vérifier si je ne me suis pas pris réellement la balle. Je relève la tête à l'endroit où se trouvait mon alter-ego, mais il a disparu. Fait chier, tout ça c'est passé devant Hermès, pourquoi a t-il fallut que je délire devant ce sale type ? Dans mon regard se trouve la même lueur en proie à l'imprévisibilité, et c'est avec ces pupilles pleine de détermination que j'observe ce faux dieux droit dans les yeux.

- Je vais me barrer d'ici, ça sert à rien de débattre de la vacuité de l'agissement du divin. Je vous laisse vous préoccuper de l'image factice et dénué de sens que vous voulez vous donner. J'ai déjà un foyer, et j'ai pas besoin de votre aide.

Me barrer ? Ouais, c'est la seule chose que j'ai envie de faire. Je veux me tirer d'ici au plus vite, je veux partir, je veux m'enfuir en courant le plus loin possible. Il faut que j'aille courir, il faut que j'aille prendre l'air. J'ai besoin de respirer, je ressens une trop forte toxicité dans ces lieux. J'ai été stupide de croire que tu pouvais être présente ici, j'ai été stupide de penser que j'irais mieux après avoir visité cet endroit qui ne semble être qu'une sombre mascarade. Seulement, j'ai beau vouloir bouger mes membres, rien ne se produit. J'essaye de bouger mes jambes, mes mains, mais je suis dans l'incapacité de faire le moindre mouvement. Je veux me lever de la chaise et faire quelque chose de stupide, genre renverser la tasse de thé sur la table, mais je suis comme scotché à ma chaise sans vraiment comprendre pourquoi. Je ne peux même pas élevé le bras au niveau de mon nez pour essuyer la trace de sang qui dégouline de ma narine droite. Mes tremblements semblent être revenue, sauf que cette fois-ci, l'hystérie colérique semble avoir pris le dessus sur la frayeur.

- Ah ! Et le thé, il est dégueulasse. J'ai jamais aimé ça.

Pourquoi je dis ça ? J'en ai strictement aucune idée, il fallait juste que je sorte une saloperie, telle qu'elle soit. Peut-être est-ce que j'essaye simplement de combler le fait que je suis immobilisé sur ma chaise ? Mon corps et cette chaise ne semblent faire plus qu'un à présent, je suis totalement paralysé, mais il faut que je le cache. Je n'ai aucune envie que ce type prenne un quelconque ascendant sur moi. Il faut que je dissimule le fait que je sois à nouveau sans défense, à tout prix.

- Et je déteste votre dégaine. Vous voulez la jouer cool et décontracté, mais moi je vois juste un malade qui veut se donner bonne conscience.
 
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Dim 13 Déc 2020 - 16:59 Message

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Sans surprise aucune, l’Olympien atteignit l’effet escompté. Le volcan qu’il sentait bouillonner dans la carapace de l’adolescent explosa, la lave prenant la forme d’un torrent de mots jaillissant dans un déluge de colère. Lui-même conserva la même expression, nullement ennuyé de se faire alpaguer et critiquer, peut-être même vaguement amusé.

Un autre que lui l’aurait réduit à néant d’une pichenette. Exilé dans un coin perdu du Multivers, sans aucune possibilité de retour vers ses proches, son foyer. Hermès, cela dit, était patient. Bien plus que tous les autres ou presque.

Eh bien… Cela fait beaucoup de mots”.

Le ton était peut-être vaguement amusé, sous la neutralité, juste assez pour que l’adolescent puisse mal le prendre. L’Olympien s’amusait-il à ses dépends? Peut-être. Au moins un peu, pour lui faire payer son attitude. Plutôt que de s’asseoir, il resta dans la même position, le menton dans une main, le coude planté dans la table, à moitié avachi sur la table.

Je vais me permettre de te révéler plusieurs secrets de l’univers, si tu le veux bien, à commencer par celui-ci. Le monde entier a besoin d’aide. A chaque seconde, de chaque minute, de chaque heure, quelqu’un supplie qu’une déité lui vienne en aide, sauve sa vie, sauve celle d’un proche. Certaines sont exaucées, d’autres non. Pourquoi? Qui pourrait le dire. Les morts ne sont pas forcément moins vertueux que les survivants, l’existence a toujours eu cet arrière-goût d’injustice”.

Les dieux portaient-ils l’entière responsabilité de ce fait? Certainement pas. Ailleurs, d’autres Terres n’avaient jamais subi leur influence et les mêmes injustices y naissaient. Des gens vertueux mourraient quand des criminels survivaient.

Voici le deuxième. Vous les mortels, vous êtes… des adolescents. Fiers d’affirmer que vous êtes des adultes, capables de vous en sortir seuls dans le cycle de la vie mais criant à l’aide auprès des dieux dès que les choses se compliquent et proclamant que vous n’êtes que des enfants qu’ils doivent aider. Ton attitude illustre parfaitement ce point. Tu voulais l’aide d’un dieu tout en les dénigrant. Ce qui m’amène à mon troisième point. Tu as le pouvoir de changer le monde, même en ne donnant qu’une pièce à un SDF, même en ne faisant que montrer de la compassion à un inconnu. Tous les mortels ont le pouvoir d’influer sur le monde, en bien ou en mal, beaucoup ont tendance à oublier les conséquences de leurs actions. La pièce serait peut-être celle qui permettra à ce SDF de rebondir, par une suite de conséquences qu’il serait difficile de comprendre sur le moment. Et voilà le dernier point”.

L’Olympien se pencha légèrement en avant. Sa voix était restée calme, prenant quelques accents de passion qui avaient plus à voir avec sa passion de l’éloquence qu’avec une quelconque colère. S’il avait des défauts, l’impatience n’en faisait pas partie et la colère non plus.

Sois prudent dans tes désirs. Tu n’aimerais peut-être pas le monde que les dieux façonneraient pour toi”.

L’adolescent semblait… en état de choc, quoique cela ne semblait pas dû uniquement à sa colère ou à la réponse de la déité à celle-ci. Il semblait… ailleurs? En tout cas, il n’accordait aucun regard à Hermès, qui se décida à regarder par-dessus son épaule pour s’enquérir de ce qui le passionnait tant, sans rien y voir. Quand il reporta son regard azur sur l’adolescent, une étincelle de suspicion s’y était glissée. Il n’allait pas bien. Pas seulement mentalement.

Je suis cool et décontracté” lui retourna l’Olympien avec un calme digne de lui. “Il me semble que cela vaut mieux qu’autre chose. Cela étant dit, je ne te vois guère te lever pour quitter les lieux”.
 
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Lun 14 Déc 2020 - 23:27 Message

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Ce ton si flegmatique de Hermès, sa capacité à trouver une réponse à toutes mes interrogations, pourquoi ne veut-il tout simplement pas aller s'occuper des autres jeunes qui se trouvent à l'intérieur de ces murs ? Mais qui est ce type ? C'est la question qui tourne en boucle dans mon esprit perturbé, qui est-il ? J'ai la sensation très désagréable de n'être que son jouet, peut-être essaye t-il de me pousser à mes derniers retranchements ? Je n'en sais absolument rien, ce type, il est beaucoup moins gérable que tout ces psychologues à la con. Si je n'étais pas un rationaliste convaincu je dirais que sa science semble provenir d'un tout autre monde, mais peut-être n'est-il qu'un simple méta-humain abusant de sa capacité de raisonnement pour se faire passer pour un Dieu ? Oui, c'est probablement ça, qu'est-ce que ça pourrait être d'autre après tout ? Ce n'est pas le moment de laisser ce genre de futilité prendre trop de place dans la vaste et horrifique résidence de mon mental. En tout cas, il a un dialecte beaucoup mieux construis que le mien, il s'exprime avec parcimonie, tandis que de mon côté je me contente de glisser quelques injures ici et la dans un discours qui serait probablement beaucoup plus pertinent sans ce genre d'aveu de faiblesse. J'ai peut-être bien plus à apprendre que je ne l'aurais imaginé finalement.

Mon visage se crispe lorsqu'il fait mention de mon incapacité à bouger, où du moins, lorsqu'il relève le fait que je ne me sois toujours pas levé pour m'en aller d'ici. En même temps, c'était évident qu'il allait finir par s'en rendre compte, et ce n'est pas quelques grossièretés balancées aléatoirement dans le vent qui allaient changées quoi que ce soit. J'ai envie de disparaître en ce moment, j'aimerai m'effacer pour ne laisser qu'une chaise vide. Mais j'en suis dans l'incapacité, je peux juste écouter sa remarque sarcastique.

- Je ne peux pas.

Le ton employé dans cette réponse est bas, très bas, trop bas peut-être ? La culpabilité et la honte sont présentes dans le grain vocal déployé. Même si ça reste assez léger, mes membres continuent de trembler, enfin, en particulier les bras et les jambes. Ce serait tellement plus simple s'il se serait simplement énervé contre moi, pourquoi autant d'impavidité dans ces réponses ? Pourquoi autant d'impassibilité ? Il se contente d'être le plus calme possible.

- Vous ne vous énervez jamais ?

Bien que ma réponse comporte toujours une pointe d'agressivité, la tonalité de ma voix est devenu bien plus basse. Cette question n'est pas seulement la pour dissimuler la révélation quant à la raison pour laquelle je suis resté assis, elle était aussi présente pour répondre à quelques doutes incessants fourmillant dans mon esprit malade à propos de ce type.
 
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Mar 15 Déc 2020 - 14:18 Message

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La réponse de l’adolescent était digne de lui. Elle offrait une réponse sans en apporter aucune. Quoique… Elle précisait qu’il ne pouvait pas se lever et non qu’il ne le voulait pas, ce qui était déjà une information en soi. Un coup d’oeil lui permit d’en apprendre un peu plus. Il tremblait. S’il ajoutait les autrs symptômes, il était évident que le jeune homme aurait pu bénéficier d’un trajet aux urgences. Voire d’un séjour prolongé à l’hôpital.

Rarement” nuança la déité. “Crois-moi, tu ne veux pas voir cela”.

Hermès était d’une inconstance rare, il pouvait être impulsif mais également déployer des trésors de patience. Une qualité pour un voleur, pour un éloquent, pour un marchand… attendre le bon moment. Une qualité, également, pour celui qui s’était proclamé protecteur des enfants.

Cela dit, même sa patience arrivait parfois à bout et son tempérament calme laissait place à une rage glacée, dévastatrice. Bien peu de ceux qui l’avaient vu étaient restés en vie assez longtemps pour en témoigner.

Toi, en revanche, tu sembles plus prompt à cette émotion. Et à la recherche de quelqu’un à blâmer. As-tu encore des choses à évacuer ou es-tu disposé à expliquer calmement ce qui se passe sous ton crâne?

Car personne ne vivait aussi longtemps sans saisir les subtilités de la nature humaine. La colère était toujours indicatrice d’autre chose. Une émotion violente, tumultueuse, idéale pour dissimuler une émotion plus calme dans son expression. La tristesse, peut-être?

Puisque le thé n’était pas à son goût, l’Olympien lui prit sa tasse pour le boire lui-même - autant ne pas gâcher - se redressant en même temps qu’il la portait à ses lèvres.

A défaut de thé, que puis-je t’offrir? Jus de pomme? Jus d’orange? Café? Vodka? Tequila?

Peut-être n’était-il pas tout à fait sérieux pour les deux dernières propositions. Il était évident qu’il n’avait pas l'âge légal d’en boire, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel autre pays. Cela dit, Hermès n’était pas toujours un parent responsable, au contraire. Il se glissait avec bien plus de facilité dans le rôle de l’oncle permissif, adoré de ses neveux et nièces pour son attitude permissive.

Quelque chose à grignoter, peut-être?"

Sans vraiment attendre de réponse, l’Olympien et sa tasse de thé s’éloignèrent de l’adolescent pour errer parmi les placards. Le même air qu’un peu plus tôt était revenu entre ses lèvres, il passa de l’un à l’autre à la recherche d’un encas qui aurait ses faveurs. Du chocolat, peut-être? De la cacahuète?
 
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