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Déjeuner en tête à tête - Ft Mike Fallen

 
Message posté : Mer 2 Déc - 14:15 Message
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Il était 12h30 pétante lorsque tous les élèves s’étaient précipités au réfectoire du lycée Joseph Clark High School pour y prendre leur déjeuner. Un certain brouhaha régnait dans la queue d’attente. Cela discutait par exemple des dernières séries TV, des petites relations amoureuses, ou des cours. Avec le froid, certains faisaient également des prévisions météo en pariant sur l’arrivée prochaine de la neige. Ils se projetaient sur les futures fêtes de fin d’années.

Jeffrey Highmore, avec son casque audio aux oreilles, écoutait de la musique classique pour se détendre, pendant qu’il choisissait ce qu’il allait bien pouvoir manger. Plus précisément, il écoutait la tendre Pavane de Fauré. Certes, ce n’est pas courant que quelqu’un de son âge écoute une telle musique. Mais Jeffrey n’est pas comme les autres et il se moque de ce que certains pourraient en penser. Et de toute façon il y a peu de personne qui se permettrait de lui faire une remarque car avec son statut de lanceur de champion de l’équipe de baseball avec laquelle il a gagné la finale l’an dernier c’est une vraie star à l’école. Pour autant, il est resté le même, c’est-à-dire très solitaire, et s’en prendre la grosse tête. Point de vue scolaire, il est également très studieux avec d’excellents résultats, dans les meilleurs notamment dans les matières de l’histoire, des mathématiques et de la philosophie. Il est aussi connu que sa mère était professeure d’histoire dans ce lycée et qu’elle a été tuée lors de la deuxième invasion de Terminus. C’était une professeure très appréciée car elle avait le don de pédagogie pour transmettre sa passion. Plus récemment, il y a eu un nouvel arrivé de la famille Highmore au sein de l’école : Jason, son petit frère qui lui a intégré la première année. Cet ado n’a clairement pas le même tempérament social que son aîné. Il aime se faire des copains et la popularité. C’est ainsi qu’il s’est fait élire délégué de sa classe.

Même si la nourriture n’était pas trois étoiles, le jeune homme remplit son plateau autant de ce qui est permis. Les calories, il les brûle à la vitesse grande V avec ses entrainements sportifs et ses petits footings nocturnes pour exercer son pouvoir de course. Ce pouvoir, il le cache bien sûr. Il attire déjà assez l’intention comme cela avec sa notoriété de champion. Et depuis tous les malheurs qu’il a pu subir, il est devenu très méfiant.

Par politesse, il retira ses écouteurs de ses oreilles, pour saluer et remercier les serveurs et cuisiniers. Son front se plissa car devant lui cela ricanait fort. Des jeunes se moquaient de Mike Fallen, dit la fontaine sanglante car il avait souvent des hémorragies nasales. Et là le pauvre faisait une petite crise. Jeffrey attrapa quelques serviettes en papier pour lui proposer son aide. Il ne s’était jamais permis de plaisanter sur ce problème physique.

« Au mieux de se moquer, vous ne pouviez pas lui venir en aide ? »

Son intervention arrêta nette les moqueries. Ils déguerpirent avec leur plateau repas.

« Je vais porter ton plateau et on va s’installer dans ce petit coin. »

Il y avait en effet une petite table de quatre personnes encore totalement libres près d’une fenêtre. A la force des deux bras, il prit un plateau dans chaque main pour les déposer sur la table. Ça allait être la première fois qui allait se retrouver face à face à déjeuner ensemble. Pourtant Mike et Jeffrey étaient dans la même classe. Ils se connaissaient peu car ils étaient apparemment tous les deux aussi solitaires. Toutefois, Mike était reconnu pour être un petit génie et le premier de la classe. Jeffrey en n’était en rien jaloux car pour lui c’était comme un défi à surpasser. Mais en ce moment, le Mike habituel était méconnaissable. Il séchait souvent les cours. Ses résultats étaient moins bons.
Jeffrey se souvint d’une promesse qu’il avait faite à son bienfaiteur. Il y avait peut-être là quelque chose à faire avec Mike même si Jeffrey n’avait pas besoin d’une telle promesse pour venir en aide à quelqu’un. Il était certes solitaire mais loin d’être égoïste ou insensible aux malheurs des autres.

« Cela t'arrive souvent de saigner... Tu en as parlé à un docteur ? »
 
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Message posté : Jeu 3 Déc - 20:25 Message
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Pourquoi ne peut-on pas me laisser dormir et échapper à ce lycée pourris ? Comme si j'avais le temps de me préoccuper de ce bahut remplie d'ignare et d'incompétent. L'école, c'est fait pour apprendre, non ? Moi je sais je connais sur le bout des doigts leurs foutus programmes scolaires et depuis la mort de ma sœur je n'ai aucune envie de venir jouer la vedette intellectuelle auprès de ces abrutis de profs qui ne m'apprécient que pour les notes que j'apporte à la moyenne générale de cette classe de m****. Je ne compte pas le nombre de fois où ma stupide mère est venue dans ma chambre pour que je me réveil, elle se fiche pas mal de ce que je peux ressentir, la seule chose qui l'inquiète, c'est que depuis quelques semaines elle ne peut plus se venter d'avoir un fils studieux et brillants auprès de ces poufs qui lui servent d'amies. Cela fait 7 mois maintenant que tu es décédée, et quand je regarde ma mère, mon autre sœur, j'ai l'impression d'être le seul à en pâtir.

10 heures du matin, je ferais mieux de me lever je pense, sinon ma mère va encore venir taper sa crise dans ma chambre, tu sais comment elle est. Je te propose de descendre avec moi pour que tu comprennes à qu'elle point ma mère est insupportable quand elle s'y met, elle est tout simplement incorrigible, la connaissant elle a probablement déjà préparée le petit déjeuner, et même si j'ai aucune envie de manger quoi que ce soit, je ne vais pas avoir le choix que de poser mes fesses sur la table à la regarder dans le blanc des yeux me poser tout un tas de questions puériles pour ne pas me prendre diverses leçons de morales. Je sais ce que tu vas me dire ! Je ne fais que de me plaindre, non, je ne fais que dire la vérité, le problème c'est que personne n'accepte la franchise dans cette société d'hypocrite.

Oh mon dieu, j'aurais du mettre plus de temps à atteindre la cuisine, vu le visage de ma mère, c'est surement partie pour un moment des plus gênants. Elle semble déterminée à une énième discussion vide de sens qui n'aboutira à rien, je ferai mieux de m'asseoir et d'écouter ce qu'elle souhaite me communiquer, ce début de journée est déjà insipide à mes yeux, je n'ai aucune envie d'empirer les choses. Je vais prendre quelques pancakes qu'elle a préparée spécialement pour moi et faire semblant d'aller bien, comme toujours.

- Tu as pris ta douche, Mike ?

- Tu le sais que je ne l'ai pas fait, alors pourquoi tu me poses cette question débile ?

C'est vrai quoi, c'est quoi cette manie qu'ont les gens de poser des questions auxquelles ils connaissent déjà les réponses ? Vu le soupire de ma mère, elle a l'air dépitée de ma répartie Elle a le don de m'irriter à chaque mot qui sort de sa bouche, je sais que tu n'as jamais appréciée la manière dont je parle à notre mère, mais c'est la vérité. La voila maintenant qui s'assied juste à côté de moi, avec un peu de chance, si j'arrête de me laver pendant encore 1 semaine, ce genre de moment n'arrivera plus.

- Tes saignements de nez sont de plus en plus fréquent, qu'est-ce que ta dis le psychologue par rapport à ça ?

- En gros, je dois arrêter d'aimer Chloé pour que ça s'arrête.

Désolée d'avoir parlé de toi si brusquement, mais en tout cas elle n'a rien eu d'autres à répondre, tout ce qu'elle a fait c'est se mordiller les lèvres de frustration. Sérieusement ? C'est le genre de comportement que j'ai en horreur, elle entame la discussion avec moi, et dés que ton nom est prononcé, elle se rétracte aussitôt. C'est toujours la même chose avec elle, c'est toujours la même chose dans cette famille, ils font tous semblant que tu n'a jamais existée pour aller de l'avant.

- Tu sais Mike, je sais que vous étiez très complice elle et toi, mais avant d'être ta sœur, elle était ma fille, tu n'es pas le seul à en souffrir.

- Je dois y aller, je vais être en retard en cours.

- T'as déjà 2 heures de retards, on est plus à quelques minutes prêt, tu veux en parler ?

Ca ne lui ressemble pas vraiment de vouloir parler de ça avec moi, mais honnêtement je n'ai aucune envie de parler de toi avec elle. Elle n'a aucune idée de ce que tu représentais à mes yeux et je n'ai pas envie de parler dans le vent. Avec toi les mots sortaient tout seul quand je rencontrais des moments compliqués, mais avec les autres membres de ma famille, ça a toujours été très difficile. Je ne me suis pas fait prier pour me lever, prêt à partir au plus vite de la maison, peut-être que dans le fond, c'est moi qui cherche à éviter de parler de faire mention de toi ? Après tout, j'ai déjà des hallucinations régulières de toi pour me faire des piqures de rappels douloureuses de la chance que j'avais de t'avoir auprès de moi... Non, le problème vient d'eux, ils refusent de se mettre à ma place, et parler de toi avec eux seraient une pure perte de temps.

- Attends Mike, je peux t'emmener au lycée si tu veux.

- Non, ça iras, je suis assez grand pour y aller tout seul.

- Je t'ai mis 20 dollars dans la poche arrière de ton sac, au cas où tu voudrais t'acheter quelque chose sur le chemin.

- Ouais, allez, à ce soir.

De l'air frais, enfin. Il fallait que je me vide l'esprit, l'ambiance devenait trop insoutenable pour moi. Tu vois toutes ces affiches à l'effigie des supers placardés sur tout les murs de cette rue ? Toutes les nuits je les retire, je les déchire, et tout les matins elles réapparaissent. Des gens sont payés pour les accrocher, dans qu'elle monde est-ce qu'on vit ? On vit vraiment dans une société bancale, on adule des lâches, et on se repose sur la potentielle présence de l'un d'eux quand un drame se produit. Tu vois où se trouve le problème ? Dans la grande majorité des cas, ils ne sont pas la, et c'est toujours les mêmes qui doivent avancer pour faire face à leurs erreurs. Si ils étaient à l'image de ces affiches ridicules, tu serais encore avec moi Chloé.

Le lycée, je suis enfin arrivé à mon lieu de destination, je vais enfin pouvoir revoir toutes ces personnes méprisantes et hautaines, super ! Et en plus, il est midi ! L'heure de la cafétaria, l'endroit que je déteste le plus. Quand tu étais encore en vie, j'adorais cette endroit, on s'asseyait tout les deux à une table et tu me donnais des conseils pour m'intégrer, me faire des amis, où pour discuter avec d'autres filles que toi. Enfin, je vais faire un effort, même si tu n'es pas physiquement présente avec moi. Je vais essayer de garnir mon plateau repas de la même manière que tu le faisais, j'espère que tu apprécie. Cela m'a toujours fait rire la manière dont tu disposais chaque élément de ton plateau afin de former un visage, je donnerai tout pour te voir le faire une dernière fois.

Bon et bien, tout est prêt, il ne reste plus qu'à trouver une table où personne n'est assit pour manger... Chloé... ? Non, pas maintenant, pas ici, s'il te plaît...

- Hey les gars ! Regardez ! La Fontaine Sanglante est de retour !

Mon nez doit probablement s'être remis à saigner en vue des brimades que j'entends autour de moi, cependant, ce moment est vraiment précieux à mes yeux. Tu es la, devant moi, et même si je suis incapable de bouger, je savoure chaque seconde de cet instant. J'ignore ce que tu fais plantée devant moi à me regarder avec ce même sourire compatissant et amicale, mais si tu voulais m'avoir par les sentiments, c'est chose faite. C'est à la fois agréable et très difficile de faire face à l'une de tes nombreuses apparitions...

- Chloé, je...

- Au mieux de se moquer, vous ne pouviez pas lui venir en aide ?

Je ne connais pas très bien Jeffrey, du moins, on est pas vraiment ami. La seule chose que je sais de lui, c'est qu'il paraît déjà nettement plus normal que moi, et que sa mère était professeur d'histoire. En tout cas son intervention a suffit à te faire partir Chloé, comme d'habitude il suffit d'un rien pour que ton reflet s'efface devant moi. Je suis encore un peu troublé par ce que je viens de voir, pourtant je devrais avoir l'habitude depuis le temps. Je n'arrive pas très bien à suivre ce qui précède ta venue, je pense que le mieux pour l'instant c'est de se laisser porter par Jeffrey, je vais juste le suivre et m'asseoir avec lui, en espérant qu'il ne soit pas aussi agaçant que les autres.

- Cela t'arrive souvent de saigner... Tu en as parlé à un docteur ?

- Oui, même si je n'ai pas eu besoin d'eux pour savoir ce que j'ai.
 
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Message posté : Jeu 3 Déc - 21:50 Message
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Avec méthodologie, Jeffrey organisait les éléments placés sur son plateau dans un ordre presque maniaque tout en écoutant son voisin de table. Il aimait la discipline, l'ordre et la rigueur. Pour son déjeuner, il avait choisi des poireaux à la vinaigrette, une cuisse de poulet avec des haricots verts, une crème chocolatée et une pomme. Même s’il pouvait brûler les calories très facilement avec son métabolisme, il faisait très attention à ce qu’il mange. Un œil attentif aurait toutefois observé que Jeffrey n’était pas totalement en bonne santé. Ses cernes sous les yeux et ses bâillements assez fréquents étaient des indicateurs de manque de sommeil.

« Nous n’avons pas besoin d’eux pour savoir ce que nous avons mais plutôt pour nous guérir. Je te comprends. »

Jeffrey faisait allusion à ses cauchemars. Il ne dormait quasiment plus depuis qu’il avait vu mourir ses parents sous ses yeux. Il revivait la scène de façon quasi réaliste. Son bienfaiteur Raphaël Mercury, l’homme fortuné qui avait pris sous son aile Jason et lui avait suggéré de se faire aider. Traduction : aller voir un psychologue. Le premier réflexe de Jeffrey avait été de répondre par la négative. Et quand il avait quelque chose en tête c'était très compliqué de lui faire changer d'idée. Mais Raphaël avait semé une petite graine dans sa tête qui ne demandait qu’à germer si on y apportait les bons engrais. Jeffrey savait reconnaitre des propos intelligents et de bon sens.

« As-tu fini notre devoir de dissertation sur le sujet : l’oubli est-il la condition de la vie humaine ? C’est une question qui me tourmente depuis le début. Il y a par exemple des souvenirs que j’aimerai oublier à jamais et d’autres me souvenir pour toujours. »

Le jeune homme s’attaqua à son entrée, en la dévorant comme un glouton. Pourtant il ne mourrait pas de faim ! Tout en mangeant, il gardait une oreille attentive à la réponse que Mike allait faire. Il s’était retenu pour l’instant de lui parler des écarts de conduite qu’il avait notés, telle que ses cours séchés, ses retards comme celui du matin, et son laisser aller en matière d’hygiène.
Il avait parsemé quelques perches par ci par là si Mike voulait en parler.

« Au fait je comptais sur toi pour me surpasser aux études. Tu es la référence de l’excellence que je ne pourrais jamais atteindre. Une grande motivation. Un défi. C’est dommage. Mais cela ne regarde que toi de mettre en l’air ton génie. Ma mère me disait Jeffrey, tu ne travailles pas à l’école pour moi mais pour toi. »

Jeffrey parlait rarement de sa mère. Dans son regard brun, une lueur de tristesse était visible à cette évocation. Il n'avait jamais fait totalement le deuil de son décès. Ses cauchemars s'en nourrissaient comme une créature vampirique. En tout cas, alors que la majorité des élèves masculins rêvaient d’être le champion lanceur qu’est Jeffrey, lui il enviait l’intelligence de Mike. C’est clair que Jeffrey n’était pas tout à fait comme les autres. Mike pouvait aussi avoir remarqué que Jeffrey n'avait pas de petite amie alors qu'il n'aurait eu qu'à claquer des doigts. Bizarre non ?
 
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Message posté : Sam 5 Déc - 0:52 Message
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Je suis sûr que tu jubilerai de joie en voyant cette scène, Chloé, toi qui a toujours voulue que j'essaie de me faire un ami dans ce repère à hypocrite. J'ai encore tout tes conseils en tête, mais je n'ai jamais eu l'occasion de les appliquer. Maintenant que j'y pense, il me semble que tu m'avais conseillé ce Jeffrey, non ? J'ai beau être assis sur la même table que lui, mon regard ne peut s'empêcher d'être focalisé sur une table vide, celle où nous avions l'habitude de nous asseoir tout les deux. J'ai beau être physiquement présent avec lui, mon esprit divague, c'est à peine si je prête attention à ce qu'il fait où ce qu'il me dit. Je sais ce que tu penses, ça va à l'encontre total de ce que tu m'avais appris, tes paroles je les entends chaque jour dans mon esprit, tout ce qu'il faut faire, et ne pas faire, pour avoir des gens de confiance sur qui l'on peut compter.

Nous étions la, sur cette table qui est aujourd'hui complètement vide, je m'en souviens comme si c'était hier. Comme à mon habitude, je mangeais avec divers livres ouverts sur ma table pendant que tu te tenais devant moi, à faire ce que je n'ai jamais su faire, la conversation. C'est un souvenir agréable à se remémorer, un souvenir qui m'offre tellement de plénitude que j'en viens à oublier que je suis assis en face du fameux lanceur de baseball de l'équipe championne du lycée, Enfin, cet oublie s'égara aussitôt lorsque tes mots me revinrent en mémoire.

- Et Jeffrey Highmore, t'en penses quoi ?

- Quoi, le " batteur " de cette équipe de bras cassé ?

- Il est lanceur... Mais je suis sérieuse, il ferait un excellent ami, je suis sûre qu'il pourrait avoir une très bonne influence sur toi.

- Ouais, le jour où j'aurais besoin de me taper un rail de coke j'irais lui parler.

- Pourquoi est-ce que tu dis ça ?

- Ta vu ces cernes ?

- T'es vraiment con quand tu t'y met.

- Bah quoi, c'est la vérité, ta vu la gueule qu'il a ?

- C'est de l'insomnie, pas de la toxicomanie.

- Je vois, être la star de l'équipe de baseball ça doit l'empêcher de dormir.

- Arrête de te moquer, sa mère est morte, j'étais dans la classe de madame Highmore il y a 2 ans, c'était une prof géniale, elle n'arrêtait pas de nous répéter que nous devions travailler pour nous-même, et non pour les autres.

- Comment j'aurais pu le savoir ? Et c'est complètement stupide de travailler pour soi-même, si la nature nous a doté d'une intelligence, c'est bien pour la partager aux autres, non ?

- C'est pour ça que les gens ne t'apprécient pas dans ce lycée, c'est pas à cause de ton intelligence. Tu dois te libérer des idées préconçus que tu te fais sur tout le monde. Je te parle d'une fille morte et la seule chose que tu trouves à dire c'est de la reprendre sur l'une de ces phrases. On se fout de savoir si elle avait raison où tord, elle est morte.

- Ouais, de toute manière on est trop différent lui et moi, et puis je t'ai toi, ça me suffit amplement.

- Je ne sais pas si tu en as conscience, mais la majorité des élèves de ce lycée n'attendent qu'une chose, c'est que je parte à l'université pour s'en prendre à toi. Et puis sérieusement, qu'est-ce que tu feras quand je serais partie ? Tu erreras tout seul dans les couloirs ? Tu mangeras en solitaire à la cafétéria ? Je ne serai pas toujours présente, et le jour où je ne serai plus dans ce lycée, ça me réconforterai de savoir qu'il y'a au moins une personne qui prenne autant soin de toi que je l'ai fait.

Je me souviens parfaitement de la réaction que j'avais eu à l'écoute de ces mots, je me suis juste renfermé sur moi-même en pensant que Jeffrey était un crétin qui voulait se donner un air sombre pour plaire auprès des filles. Je n'ai pas cherché plus loin, et bien que tu m'ai fais promettre de faire l'effort d'aller lui parler, jusqu'à ce jour je ne l'avais jamais fait. Ce jour-là je savais que tu avais raison, mais je n'imaginais pas à qu'elle point tu visais aussi juste concernant ce qui se passerait une fois que tu ne serais plus la.


Mais maintenant qu'il se trouve face à moi, tes mots raisonnent comme un bourdonnement incessant dans mes oreilles. Tu as toujours eu un don pour cerner les gens en un coup d'œil, et je pense que si tu m'as conseillée Jeffrey, ce n'est pas pour rien, il doit y avoir des raisons. Après, ce que tu me demandes de faire est difficile à mes yeux, tout le monde t'appréciait dans ce lycée, ce n'était pas compliqué de forger une amitié pour toi, car personne n'avait d'apriori te concernant. Contrairement à lui je préfère ne pas toucher à mon assiette, de toute façon je n'ai plus très faim après avoir été victime d'une autre hallucination provenant de toi, je vais juste me contenter de l'observer en long et en large en étant attentif à chacune de ces paroles. La première chose que je constate c'est la conclusion qu'il a amené concernant ma réponse à sa question médical, moi qui pensait que tout les joueurs de baseball n'avaient rien dans le crane, ça me surprends un peu.

- As-tu fini notre devoir de dissertation sur le sujet : l’oubli est-il la condition de la vie humaine ? C’est une question qui me tourmente depuis le début. Il y a par exemple des souvenirs que j’aimerai oublier à jamais et d’autres me souvenir pour toujours.

Comme si j'avais le temps de me préoccuper des cours depuis ta mort, il y'a tellement de choses auxquelles je pense depuis que tu es partie, je ne peux pas juste éclipser toutes ces questions sans réponses qui inondent mon esprit pour juste me focaliser sur des cours qui ne servirons pas à savoir qui était derrière l'attentat du 12 Mai 2020, tant que je n'aurais pas de réponse en ce qui concerne ta mort, je continuerai à mobiliser tout mes efforts à la résolution de cette atrocité. Néanmoins je pense savoir où est-ce que Jeffrey souhaite m'amener avec cette question, et sa confidence, sa dernière phrase me fait penser que tu avais peut-être raison le concernant, peut-être que j'ai mal jugé Jeffrey Highmore.

- Je n'ai pas trop la tête à ça en ce moment...

Il m'a suffit d'une autre apparition de ta part derrière Jeffrey pour que je comprenne aussitôt qu'il fallait que je surenchérisse.

- Enfin, si je l'avais fait, j'aurais probablement fait mention de la vision dépeinte par Charles Péguy dans son livre " Clio ". La mémoire c'est ce qui fait toute la profondeur de l'homme. Je pense que chaque souvenir est important pour notre construction, qu'ils soient douloureux, où non. Toujours selon lui, bien que ce ne soit qu'une vision philosophique et non scientifique, le vieillissement serait une opération de la mémoire. Après, c'est un poète, les écrivains savent manier les mots, pas les chiffres.

A mesure que je parle, mon visage ne peut se détacher de toi, qui te tient derrière l'épaule droite de Jeffrey sous la plus jolie forme d'hallucination qu'il m'ai été donné de voir. C'est un sujet sur lequel je peux peut-être faire l'effort de me préoccuper, indirectement, cela te concerne, non ? Est-ce que c'est ce que tu as toujours attendu de moi ce genre de conversation avec une autre personne que toi ? Je l'ignore, quoi qu'il en soit, un autre élément me vient en tête concernant ce devoir, je ferai mieux d'en faire part à Jeffrey afin qu'il ai une vision plus juste de ce que je pense de ce sujet.

- Cependant, je pense que le prof s'attends à ce que quelqu'un parle de la pensée Freudienne, selon sa théorie, il divisait le processus psychique qui se trouve dans l'homme en 3 parties, le moi, le ça, et le surmoi. Selon lui l'inconscient c'est l'ensemble des représentations refoulés par le moi, et toujours selon lui, elles sont incompatibles avec les valeurs morales du surmoi.

Je décide de te quitter des yeux un instant, désolé Chloé, j'avais oublié à qu'elle point c'était fantastique de laisser s'échapper tout ce qui pouvait se trouver dans ma tête, cela faisait une éternité que je ne l'avais pas fait. Il y'a un tel flot continue d'information dans mon esprit que j'ai refoulé depuis ta mort que cela fait énormément de bien, de juste s'accorder quelques minutes de réflexions.

- Enfin de compte, Charles Péguy ne semble pas si éloigné de la réalité, si un souvenir persiste, c'est qu'il est la pour créer un impact dans notre vie, qu'il soit néfaste où non.

Vu le regard de Jeffrey, c'est probablement la conclusion de tout ces embranchements qu'il attendait le plus d'entendre de ma part, il y'a quelque chose dans son regard qui me perturbe, il a mon regard. Les yeux ne mentent pas, ils sont le miroir de l'âme, et il semble avoir la même lueur dans l'œil que moi.

-Au fait je comptais sur toi pour me surpasser aux études. Tu es la référence de l’excellence que je ne pourrais jamais atteindre. Une grande motivation. Un défi. C’est dommage. Mais cela ne regarde que toi de mettre en l’air ton génie.

La première partie de son explication est assez désagréable à écouter, tout le monde se fout complètement de savoir pourquoi on ta tuée, si je ne mobilisais pas tout mes efforts pour comprendre ce mystère, personne ne le ferait.

- Ma mère me disait Jeffrey, tu ne travailles pas à l’école pour moi mais pour toi.

Pourquoi a t-il fallut qu'il parle de sa mère ? Je me sens assez stupide de l'avoir jugé si rapidement il y a 1 an. Qu'est-ce que je devrais répondre Chloé ? J'imagine bien la souffrance qu'il doit ressentir de parler d'elle, il a fait un pas vers moi, peut-être que je devrais faire la même chose.

- Ma sœur, Chloé, appréciait beaucoup ta mère.

Très bien, j'ai juste prononcé ton nom et je sens déjà les larmes qui me montent aux yeux. Je pousse juste une profonde expiration pour ne pas me taper la honte devant un joueur de baseball.

- C'était pas une menteuse, et de ce qu'elle disait, c'était une prof géniale.

Je ferai mieux de partir, j'ai jamais été très bon dans les rapports humains, et autant avec Jeffrey j'ai appris à qu'elle point ça faisait du bien de faire ressortir son génie, autant j'ai appris à qu'elle point cela pouvait être douloureux de reparler de toi.

- Je vais pas t'embêter plus longtemps, je pense que je devrais partir.
 
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Message posté : Sam 5 Déc - 11:41 Message
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Jeffrey avait cessé de manger pour se consacrer totalement à la conversation qu’il avait avec Mike. Il exposait avec brio les réponses qui pourraient apporter à cette question philosophique. Sa culture était immense, preuve qu’il s’intéressait au monde et aux autres. La dernière citation de Charles Péguy avec laquelle il appuyait son argumentation fit un étrange écho dans les pensées de Jeffrey. Il se demandait en effet si ses cauchemars récurrents dans lesquels il revivait la scène morbide du décès de ses parents « étaient là pour créer un impact dans sa vie, qu'il soit néfaste où non ». Il y avait peut-être un message caché qu’il n’avait pas pu déchiffrer et tant qu’il ne le trouverait pas ses cauchemars persisteraient à s’inviter dans son sommeil.

Il était resté silencieux, laissant ainsi Mike exposer totalement son point de vue. C’était la première fois qu’il avait une telle conversation avec quelqu’un de son âge. Et en plus ce qu’il disait était pertinent et allait droit au but. Son silence ne signifiait pas que Jeffrey n’avait pas de réparti. Il était sur le point de partager avec lui la position de Nietzsche qui argumente que tout acte exige l’oubli. Mais comme le sujet avait dérivé sur un thème plus personnel, il s’était abstenu par respect. En une phrase, Mike venait de citer deux êtres disparus et chers à chacun de leur cœur. Jeffrey connaissait trop bien ce sentiment de tristesse et de mélancolie perceptible dans le regard bleu de Mike. Il sentit aussi qu’il était maintenant sur le point de partir. Jeffrey aurait réagi pareil, il y a quelques temps, avant qu’il ait eu cette conversation avec son bienfaiteur Raphaël.

« Mike, s’il te plaît reste. Laisse-moi être un instant être celui qui t’essuie tes larmes plutôt que celui qui te fait pleurer, comme toi, avec ses mots touchants concernant ma mère, que tu viens de le faire. Je comprends cette pudeur car moi-même je la partage. Et nous sommes tous les deux quasiment inconnus de l’un et de l’autre. Mais il y a quelqu’un qui m’est très proche qui m’a dit la chose suivante : Tous les amis commencent par être des inconnus. »

Ce quelqu’un de très proche était bien sûr Raphaël. Cette réponse avait été consécutive au refus du jeune homme de consulter un psychologue pour traiter ses problèmes de cauchemar. Il avait argumenté qu’il ne parlerait pas à un inconnu. Jeffrey, même s’il pouvait se montrer têtu et impulsif, était loin d’être idiot. Cette phrase, il avait tournée cinquante fois dans sa tête. Cela le faisait réfléchir sur son comportement.

« Si je n’avais pas peur d’aimer et si j’avais eu le temps, j’aurai sûrement été comblé d’être l’ami de Chloé. C’était un ange ici avec un esprit affuté et un cœur bienveillant. Tu sais, ici j’ai l’étiquette du joueur star de l’équipe de Baseball. On ne s’intéresse qu’à la surface de ce que je suis. Je ne peux pas non plus leur en vouloir aussi car je ne suis pas non plus très ouvert aux autres. Chloé voyait au-delà de cela. Je le sais car un jour elle est venue, déjeuner à ma table, comme nous le faisons actuellement tous les deux. Elle s’est intéressée à moi, pour celui que je suis vraiment. Et j’avoue que j’étais un peu dans le même état de confusion que le tien. Alors, s’il te plaît reste. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi. Et si tu veux, on peut parler ailleurs. »

Jeffrey fixait du regard, Mike, pour lui montrer que ce n’était pas des mots en l’air.

« D’autant que je suis déçu que tu n’aies pas évoqué la position de Nietzsche qui va jusqu’à défendre que l’oubli est la condition même du bonheur car selon lui tout acte exige l’oubli : L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir; celui-là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir. »

Et si Jeffrey venait de résumer en quelques mots ce que Mike vivait depuis la mort de sa sœur. Lui faisait-il passer subtilement un message ?
 
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Message posté : Dim 6 Déc - 4:01 Message
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- Mike, s’il te plaît reste. Laisse-moi être un instant être celui qui t’essuie tes larmes plutôt que celui qui te fait pleurer, comme toi, avec ses mots touchants concernant ma mère, que tu viens de le faire. Je comprends cette pudeur car moi-même je la partage. Et nous sommes tous les deux quasiment inconnus de l’un et de l’autre. Mais il y a quelqu’un qui m’est très proche qui m’a dit la chose suivante : Tous les amis commencent par être des inconnus.

Rester ? Fait chier, comme avec ma mère, j'ai qu'une envie de faire quand ton nom apparaît, c'est de m'enfuir en courant. Enfin, je t'ai promis de faire des efforts pour me lier d'amitié avec lui, je ne comprenais pas vraiment pourquoi tu avais autant insistée il y a 1 ans, mais je commence à le réaliser aujourd'hui. En effet, Jeffrey est différent, c'est une version de moi qui sait apprécier les gens pour ce qu'ils sont. Nous sommes des opposés qui s'attirent lui et moi, nous ne venons pas du même monde, et pourtant la même douleur semble vouloir nous réunir. Jusqu'ici je n'avais jamais eu besoin de me faire des amis, je me foutais d'en avoir, puisque tu étais la Chloé, aujourd'hui c'est différent. Si j'avais su que je serais autant détesté après ton départ, j'aurais probablement fait l'effort de me faire des amis bien avant. Je suis assez surpris qu'il me demande de rester, généralement les gens préfèrent me fuir. Tu le sais bien Chloé, c'est bien pour cette raison que tu ne m'as jamais lâchée au lycée, pas vrai ? Où que j'aille, tu étais présente avec moi. Les mots de Jeffrey sont fort, ça fait du bien d'avoir une oreille attentive, ça fait du bien d'avoir une personne qui comprenne ce que je ressens au plus profond de moi.

Ouais, je vais rester... Après tout c'est ce que tu aurais voulue Chloé, je te dois bien ça vu que tu t'es occupée de moi depuis le jour de ma naissance. J'ai beau regarder mon assiette, je n'ai vraiment pas faim tout compte fait. La discussion devient beaucoup plus intime, et je n'ai jamais vraiment dis ce que je ressentais à qui que ce soit depuis ta mort, même aux membres de ma famille. Cela fait 7 mois que tu t'en es allée, mais cela semble faire une éternité que je garde toute cette peine pour moi. Je préfère pour le moment l'écouter parler en observant mon plateau remplie, c'est le mieux à faire, peut-être que j'ai enfin fini par trouvé la personne qui saura m'épauler.

- Si je n’avais pas peur d’aimer et si j’avais eu le temps, j’aurai sûrement été comblé d’être l’ami de Chloé. C’était un ange ici avec un esprit affuté et un cœur bienveillant. Tu sais, ici j’ai l’étiquette du joueur star de l’équipe de Baseball. On ne s’intéresse qu’à la surface de ce que je suis. Je ne peux pas non plus leur en vouloir aussi car je ne suis pas non plus très ouvert aux autres. Chloé voyait au-delà de cela. Je le sais car un jour elle est venue, déjeuner à ma table, comme nous le faisons actuellement tous les deux. Elle s’est intéressée à moi, pour celui que je suis vraiment. Et j’avoue que j’étais un peu dans le même état de confusion que le tien. Alors, s’il te plaît reste. Si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi. Et si tu veux, on peut parler ailleurs.

La manière dont Jeffrey te décrit, c'est d'une telle précision. Il ne t'a parlé qu'une seule fois, et pourtant il a tout de suite cerner qu'elle genre de personne tu étais. La seule chose que je peux faire, c'est acquiescer, je n'ai rien à ajouter, tout ce qu'il a dit te concernant est d'une justesse incroyable. C'est d'ailleurs pour cette raison que je le laisse continuer silencieusement, les yeux baissés sur ce plateau qui n'attends qu'une chose, qu'on l'allège.

- D’autant que je suis déçu que tu n’aies pas évoqué la position de Nietzsche qui va jusqu’à défendre que l’oubli est la condition même du bonheur car selon lui tout acte exige l’oubli : L’homme qui est incapable de s’asseoir au seuil de l’instant en oubliant tous les événements du passé, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu’est un bonheur et, ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. Imaginez l’exemple extrême : un homme qui serait incapable de ne rien oublier et qui serait condamné à ne voir partout qu’un devenir; celui-là ne croirait pas à sa propre existence, il ne croirait plus en soi, il verrait tout se dissoudre en une infinité de points mouvants et finirait par se perdre dans ce torrent du devenir.

Son explication à eu le mérite de me faire lever la tête vers lui, en entendant le nom de Nietzsche je ne peux pas m'empêcher de me pincer les lèvres, car je sais d'avance ce que sera la suite de son monologue. Et.. Ouais, c'est bien ce que j'avais prévu, il a parler des conséquences de la surabondance de souvenirs persistant.

- Je.. Je...

Je te vois... C'est ce que je devrais lui dire, n'est-ce pas Chloé ? Cependant, il est peut-être un peu trop tôt pour lui parler de mes hallucinations. C'est quelque chose que je n'ai confié à personne, la seule chose que les gens savent de moi, c'est que je saigne du nez à priori sans raison valable. Toi et moi on connait la raison, Chloé, mais ce n'est pas l'heure pour le dévoiler à quelqu'un d'autre. En revanche, une petite voix au fond de moi me fait clairement comprendre qu'il y'a un sujet que je devrais communiquer à Jeffrey.

- C'est l'enfer au lycée...

C'est un sujet assez délicat, mais je pense que c'est important que j'en parle à au moins une personne. Je vais prendre le temps qu'il me faut, mais je vais le faire.

- Quand elle était en vie, j'avais une sorte d'invulnérabilité autour de moi... Je pouvais dire ce que je voulais à qui je voulais parce que... Parce que... Parce que Chloé quoi.

Je pense que la simple énonciation de ton nom peut permettre de faire comprendre à Jeffrey la raison pour laquelle je n'avais pas beaucoup d'emmerdes lorsque tu étais encore présente. Tout le monde t'aimait, du coup, on me tolérait, mais ça ne veut pas dire qu'on m'appréciait.

- Ils étaient.. Ils étaient tellement cool, ils avaient tout, et ils sympathisaient avec une telle aisance, à leurs yeux, j'étais juste le geek un peu chelou toujours collé aux bottes de sa sœur. Je pense que j'étais jaloux. J'ai peut-être un peu profité d'elle à l'époque, pour satisfaire ma jalousie, où un pseudo complexe d'infériorité à la con. Dés que j'avais l'opportunité de rabaisser quelqu'un que je qualifiais de populaire je le faisais, sans prendre de gants.

L'explication peut sembler longue, mais je pense que c'est important de remettre les choses dans leurs contextes pour savoir avec précision pour qu'elle raison je n'arrive plus à mettre les pieds dans ce lycée.

- Maintenant qu'elle n'est plus la... C'est comme si j'étais une proie jetée en pâturage au milieu d'une meute de loup assoiffée de sang... Et... C'est.. Enfin.. Chaque morsure que je subis à chaque fois que je viens ici... Ca me confronte à la mort de Chloé, ça me fait prendre conscience que ma sœur est morte, parce que... Quand elle était la, ça n'arrivait pas. Chaque moquerie que je me prend de leur part sonnent à mes oreilles comme une vérité que je n'ai pas envie d'entendre.

Même si le mot " Harcèlement " n'a pas été prononcé, j'espère vraiment qu'il va comprendre, enfin, évidemment qu'il comprendra, ce que j'espère au fond de moi, c'est qu'il m'aidera. J'ai eu beaucoup de difficulté à m'exprimer, j'ignore si j'ai été assez clair sur le calvaire qui m'empêche réellement d'être aussi assidu que je ne l'étais auparavant. En même temps, je me sens coupable, je pense qu'en ce moment ça doit se voir sur mon visage, c'est moi qui ai allumé les braises de l'incendie de cet enfer, c'est normal que je subisse le retour de flamme. Tu dois surement penser que j'ai été trop rapide pour lui exposer mes problèmes, n'importe qui le penserait, après tout je viens à peine de le rencontrer, mais c'est probablement parce que ça a été aussi rapide qu'il faut s'en inquiétait. Chacun de mes mots sont ponctués d'une certaine détresse psychologique qui se ressent dans mes bégaiements à cause de ce foutu nœud à la gorge qui refuse de s'en aller pendant mon témoignage. Je suis une victime facile, après tout, je ne suis pas du tout sportif, je suis taillé comme une allumette, et ma tête est semblable à un panneau sur lequel il est écrit " Défoulez-vous ".

- Est-ce que... Enfin... Tu veux bien m'aider ?

Chloé, tu connais ce regard, j'aurais aimé avoir l'air un peu plus normal en lui demandant de l'aide, mais la seule chose qui est sortie de ma bouche, c'est une voix tremblotante, et la seule lueur présente dans mes yeux en ce moment raisonne comme une supplication. Pour le moment j'ai vraiment besoin que quelqu'un vienne effacer la cible qui se trouve derrière mon dos. Indirectement, je lui demandais de s'occuper de moi, je sais que c'est complètement égoïste, et je sais aussi qu'il doit avoir de son côté un sacrée paquet de merde à gérer, et pourtant, je le fais quand même, car sur le moment, c'est la seule chose que j'ai trouvé à faire. Je comprendrais parfaitement que Jeffrey refuse, c'est une star de Baseball, pourquoi il s'emmerderait à aider quelqu'un comme moi ? Enfin... S'il te plaît, dis oui Jeffrey.
 
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Message posté : Dim 6 Déc - 9:20 Message
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Jeffrey fut soulagé de constater que Mike reste. Certes, il ne l’avait pas clairement dit mais dans les faits, il était encore présent. Jeffrey avait donc su trouver les mots et les arguments pour atteindre cet état de fait. Il faut dire que lui aussi s’était quelque part mise à nu pour obtenir ce résultat. C’était une première pour lui de s’ouvrir autant à une personne de son âge, quasi inconnue, et surtout d’en prendre l’initiative.

Son regard s’assombrit lorsque son jeune interlocuteur expliqua ce qu’il vivait depuis le décès de sa sœur. Mike n’avait pas prononcé le mot de ses maux. Mais Jeffrey les qualifia tout de suite par ceux du harcèlement. Comment Jeffrey n’avait-il pas remarqué cela ? D’être dans sa bulle cela l’avait-il totalement coupé de la souffrance des autres ? Un sentiment de culpabilité l’envahit.

Jeffrey était un jeune homme profondément altruiste et bienveillant. Et pourtant il aimait être seul. N’y avait-il pas là un paradoxe ? Sa tête commençait à bouillonner avec une saloperie de migraine qui s’invita sans prévenir. Il l’ignora malgré la douleur pour se consacrer totalement à Mike. Ses mots qui allaient suivre n’étaient pas réfléchis. Ils avaient la forme de la spontanéité et de la sincérité.

« Mike, je te présente des excuses d’avoir été si aveugle et sourd. Je vais réparer cela.»

Jeffrey se leva d’un coup, attrapant le bras de Mike pour qu’il le suive. De toute façon, il ne lui laissait vraiment pas trop le choix. Il alla au centre du réfectoire, là où il serait le plus visible par le grand nombre. Saisissant une chaise, il se mit de bout dessus, pour surplomber tout le monde. Le brouhaha des discussions s’arrêta progressivement comme un écho au loin. Tous les regards se tournèrent vers Jeffrey qui avaient attendu ce silence pour enfin prendre la parole. Le ton de sa voix était sérieux et fort. Avec son statut de champion, il allait être écouté, d’autant que ce genre de réaction de sa part était extraordinaire.

« Vous allez tous maintenant m’écouter. Ça ne prendra qu’une minute. Certains d’entre nous avons eu à souffrir d’une disparition. Invasion, terrorisme, et que sais-je. Les motifs ne manquent pas. Et l’avenir ne présume pas que cela ne pourrait pas arriver malheureusement à d’autres. Alors soyons solidaires, attentionnés et prévoyants envers les uns et les autres. Mon ami Mike…»

D’un mouvement de tête, il le désigna.

« Mon ami Mike souffre de méchanceté gratuite, et brimades. Certes parfois il peut avoir le verbe lui aussi incisif et humiliant. Mais il se protège et se défend avec ses armes, c’est-à-dire son intelligence. Et il n'est probablement pas le seul dans ce cas. Je ne vous demande pas d’être son ami. Sans sincérité, il n’y a pas d’amitié. Mais juste de le respecter et d’avoir un peu d’humanisme et d’empathie. Alors si ceux ou celles de mon école ne sont pas capables d’avoir cette vertu d’écoute et de respect envers les autres, je préviens tout de suite que j’arrêterai de la représenter au sein de notre championnat car je ne saurai défendre des valeurs qui ne sont pas les miennes. Je compte sur donc sur vous pour que cela n'arrive pas.»

Son frère Jason qui se tenait dans la salle n’en croyait pas ses oreilles. Il ne voulait surtout pas qu’il arrête de jouer ! D’abord un parce que son frangin adore jouer au baseball et puis deux il est son super fan. Et connaissant le spécimen, il savait que son frère tient toujours ses promesses. Mais là il était tout de même très fier de celui-ci, notamment de prendre pour cause un état d’esprit. Mike était cité en exemple mais il y avait sans doute d’autres Mike dans le même cas de figure. Jason prit donc l’initiative d’applaudir. D’autres suivirent jusqu’à obtenir l’unisson de la salle.

Jeffrey ne rajouta rien et descendit de sa chaise. Il s’approcha de l’oreille de Mike pour souffler la question suivante :

« Et toi aussi tu m’aideras ? »

D’un signe de tête, il l’invita à rejoindre leur table où ils étaient assis tous les deux. La salle venait maintenant de reprendre ses habitudes. On y réfléchirait maintenant à deux avant d’embêter Mike maintenant.

A la question posée par Mike « veux-tu bien m’aider ? », Jeffrey ne lui avait pas apporté une réponse verbale. Il avait préféré opter pour un signal et une action forts et percutants. Il l’avait fait pour Mike et pour tous ceux qui pourraient être comme lui, lui-même y compris.
 
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Message posté : Lun 7 Déc - 2:17 Message
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Je vois bien dans son regard qu'il prends mes mots très au sérieux, c'est rassurant dans un sens, il y a enfin quelqu'un qui me comprends en dehors de toi. J'ai bien fait de me fier à ton jugement, et puis dans cet endroit j'ai appris que sans allier, nous sommes morts. Je ne pensais pas avoir autant de point commun avec quelqu'un qui semblait de prime à bord provenir d'un tout autre monde que moi, c'est étrange. Quand tu m'avais proposée à l'époque de me lier d'amitié avec lui, j'avais pensé naïvement que c'était à cause de sa côte de popularité, j'étais vraiment stupide. Aujourd'hui je vois pourquoi tu l'appréciais, parce que je commence à l'apprécier moi aussi. Jeffrey n'est pas juste " cool ", il sait aussi écouter les gens. Auparavant je m'en foutais d'être seul, mais je me rend compte petit à petit que cette solitude est un poison qui petit à petit est en train de me consumer de l'intérieur.

- Mike, je te présente des excuses d’avoir été si aveugle et sourd. Je vais réparer cela.

Il n'a aucune raison de s'en vouloir, je sais ce qu'il traverse, même si de mon côté c'est récent, j'imagine que c'est le genre de cicatrice qui ne se soigne jamais vraiment, même avec toutes les bonnes volontés du monde. Pourtant, j'acquisse, c'est tout, je suis vraiment flingué pour faire la conversation, dés que ça parle de science je suis présent, mais quand il s'agit de faire dans le relationnel, je suis nul. Peut-être qu'avec un sourire, ça passerait mieux ? C'est ce que j'essaie, je fais du mieux que je le peux, j'espère ne pas avoir l'air trop étrange en ce moment. Finalement, il décide de me prendre au dépourvu et de m'amener au centre de la pièce. Je dois avouer que je me sens un peu nerveux, surtout en le voyant surplomber la cafétaria.

- Vous allez tous maintenant m’écouter. Ça ne prendra qu’une minute. Certains d’entre nous avons eu à souffrir d’une disparition. Invasion, terrorisme, et que sais-je. Les motifs ne manquent pas. Et l’avenir ne présume pas que cela ne pourrait pas arriver malheureusement à d’autres. Alors soyons solidaires, attentionnés et prévoyants envers les uns et les autres. Mon ami Mike…

Et mince, tu peux me dire ce qu'il lui prend Chloé ? Comme tu peux le voir je ne sais plus où me mettre, je me sens actuellement comme un pion sur un échiquier encerclés par toute une armée de tourelles prêtes à me bondir dessus. Cependant quelque chose attire mon attention dans son discours, et ceux, même si je garde le regard le plus bas possible. Cela peut arriver à d'autres, c'est quelque chose dont je ne me suis jamais soucié, étant trop occupé à ruminer ma propre peine. Il est peut-être bien meilleur que je ne le suis finalement, une version améliorée de moi-même. A côté, je suis une ébauche raté.

- Mon ami Mike souffre de méchanceté gratuite, et brimades. Certes parfois il peut avoir le verbe lui aussi incisif et humiliant. Mais il se protège et se défend avec ses armes, c’est-à-dire son intelligence. Et il n'est probablement pas le seul dans ce cas. Je ne vous demande pas d’être son ami. Sans sincérité, il n’y a pas d’amitié. Mais juste de le respecter et d’avoir un peu d’humanisme et d’empathie. Alors si ceux ou celles de mon école ne sont pas capables d’avoir cette vertu d’écoute et de respect envers les autres, je préviens tout de suite que j’arrêterai de la représenter au sein de notre championnat car je ne saurai défendre des valeurs qui ne sont pas les miennes. Je compte sur donc sur vous pour que cela n'arrive pas.

Très bien, j'ai en ce moment qu'une envie, creuser un trou et m'y engouffrer. Quoi qu'il soit, je sais au fond de moi que c'est probablement l'une des étapes par laquelle je dois passer. Jeffrey vient de tout simplement nettoyer mon ardoise, remettre les compteurs à zéro. En quelque sorte, il me fait don d'un nouveau départ potentiellement possible. Il ne tient qu'à moi de faire ce qu'il faut pour ne pas me retrouver dans la même situation une nouvelle fois à présent.

- Et toi aussi tu m’aideras ?

- Evidemment, toujours.

Je n'ai pas perdu de temps pour répondre, ma réponse était à ton image, authentique et sincère, Chloé. En ce qui me concerne, même si ce n'est que des mots, ce n'est pas des paroles en l'air. C'est des mots que tu m'as toi-même déclarée autrefois sous la forme d'un engagement, et aujourd'hui, je perpétue la tradition familial en les prononçant à Jeffrey. Je l'accompagne à notre table, et, je ne peux m'empêcher d'étouffer un rire assez faible en le regardant, c'était d'avantage un rire nerveux qu'une réaction à une situation comique, car cette situation m'a fait repenser à l'image que je me faisais de Jeff, auparavant.

- Dire que j'pouvais pas te voir en pâture, enfin, merci.

C'est un de mes plus gros défauts en effet, et aussi la raison pour laquelle je ne me suis jamais fait d'amis. J'ai toujours eu des aprioris assez négatif sur les gens que je ne connais pas. Maintenant que les autres lycéens risquent de me laisser un peu respirer, il ne tient qu'à moi d'améliorer ce trait de caractère qui a toujours était des plus problématique.
 
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Message posté : Lun 7 Déc - 19:54 Message
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Jeffrey était bien content de pouvoir de nouveau s’assoir. Sa migraine devenait de moins en moins supportable. Son front perlait de sueur car oui il avait très chaud. Et ce n’est pas ce qu’il venait de dire et de faire qui le mettait dans un tel état. Non. Son corps l’alertait par certains signes qu’il était bientôt au bout du rouleau de ne pas dormir assez. Il fallait un jour en assumer les conséquences.
Le jeune homme but un verre d’eau pour se rafraîchir. Malgré cela, il avait encore le sens de la réparti, en répondant au tac au tac à Mike.

« Tu ne pouvais pas me voir en pâture ? Bah ça tombe bien car je ne crois pas avoir la tête d’un mouton… Je pense que maintenant on devrait te ficher la paix, au moins pour quelque temps car la nature humaine elle est ce qu’elle est. Ce que j’ai dit ça vaut aussi pour toi, essaie de prendre de temps en temps des gants quand tu t’adresses aux gens. Une intelligence comme la tienne c’est rare. Il t’appartient d’en faire de belles choses ou pas. C’est ton credo à choisir. Fais le pour toi et pour aussi Chloé car je ne pense pas me tromper en pensant qu'elle te voyait de faire d'immenses choses positives . Alors maintenant c'est fini de sécher les cours. Tu vas finir premier et choisir la meilleure université de ton choix. Quoique je ne compte pas te faciliter la tâche pour finir premier ! C'est promis ? »

Un sourire léger accompagna ses paroles. Ses yeux et son front se plissèrent plusieurs fois.

« Ah oui et en parlant de pâture, ne le prends pas mal mais c’est pour toi que je le dis mais fais-moi aussi plaisir : laves toi un peu car tu sens le bouc ! »

Bien sûr c’était dit sur le ton de la rigolade. Un ami doit aussi se montrer sincère et dire les quatre vérités. Et sur le ton de l’humour ça pouvait passer.
Jeffrey regarda son plateau repas. Il n’avait pas encore touché à son plat de résistance. D’habitude, il n’était pas le genre à laisser une seule miette dans son assiette. Mais là non, cette satanée migraine et chaleur l’étouffait. Il se leva, en prenant une pomme au cas où il aurait un petit creux plus tard.

« Allez viens, j’étouffe ici. On va prendre un peu l’air. »

Jeffrey l’emmena par la porte de sortie du réfectoire qui menait dehors dans une grande cour bétonnée mais aux abords sylvestres. Sa poitrine se gonfla pour prendre un grand bol d’air. Il plissa de nouveau ses yeux pour ensuite les frotter. Il voyait flou. Il sentait ses jambes flageoler, ne plus pouvoir le soutenir. Il allait tomber. Il eut à peine le temps de crier avant de s'évanouir : « Mike ! »
 
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Message posté : Mar 8 Déc - 9:02 Message
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Jeffrey est cool, je ne dis pas ça péjorativement, vraiment tu avais raison sur son compte. De mon côté, le feeling passe bien entre nous deux, et j'espère que c'est réciproque. Pour la première fois depuis longtemps, je me sens bien et en confiance avec quelqu'un d'autre que toi, ça fait du bien, c'est rafraichissant en quelque sorte. Je ne sais pas encore si on est ami, où quelque chose du genre, mais je pense qu'on est sur la bonne voie. J'espère que la où tu te trouves, t'es ravie de la tournure des évènements. J'ai fais des concessions aujourd'hui, il ne tient qu'à moi de les respecter. Je le sens légèrement fatigué, enfin, ce ne doit pas être grand chose, et à vrai dire je n'ai pas le temps de m'en préoccuper d'avantage, car il relance aussitôt la conversation.

- Tu ne pouvais pas me voir en pâture ? Bah ça tombe bien car je ne crois pas avoir la tête d’un mouton… Je pense que maintenant on devrait te ficher la paix, au moins pour quelque temps car la nature humaine elle est ce qu’elle est. Ce que j’ai dit ça vaut aussi pour toi, essaie de prendre de temps en temps des gants quand tu t’adresses aux gens. Une intelligence comme la tienne c’est rare. Il t’appartient d’en faire de belles choses ou pas. C’est ton credo à choisir. Fais le pour toi et pour aussi Chloé car je ne pense pas me tromper en pensant qu'elle te voyait de faire d'immenses choses positives . Alors maintenant c'est fini de sécher les cours. Tu vas finir premier et choisir la meilleure université de ton choix. Quoique je ne compte pas te faciliter la tâche pour finir premier ! C'est promis ?

Le discours moralisateur sur mes absences et mes devoirs non rendus, je dois dire que je m'y attendais un peu, je passe tellement de temps à enquêter sur le mystère qui entoure ta mort que s'en est devenu une obsession à mes yeux. Je connais toutes les leçons de ce trimestre par cœur, cependant, je préfère me concentrer sur les choses que j'ignore, comme l'identité de cette bande de terroriste qui t'ont assassinés de sang froid.

- Ouais, c'est promis.

C'est assez convainquant ? Je sais ce que tu penses, je viens à peine de me lier d'amitié avec lui, et je commence déjà à faire des promesses qui seront non tenues. Mais c'est pour ton bien, Chloé, tu le sais, pas vrai ? Tout ce que j'ai fait depuis ta mort, c'est pour toi et personne d'autre que je l'ai fait. J'aurais tout le temps de rattraper mes études quand tout sera terminé, quand tout sera résolu je pourrais te laisser partir de ma vie, pour le moment, tu vas devoir rester encore un peu.

- Ah oui et en parlant de pâture, ne le prends pas mal mais c’est pour toi que je le dis mais fais-moi aussi plaisir : laves toi un peu car tu sens le bouc !

Pourquoi est-ce que tu rigoles ? Je me lave, d'accord ? Enfin, quand j'y pense… Peut-être que j'aurais été plus propre si tu n'avais pas inondée l'entièreté de mon esprit par ta présence.

- On croirait entendre ma mère.

Oh putain, pourquoi a t-il fallut que je dise ça ? C'est sortit tout seul, j'ai vraiment été stupide, j'aurais du faire attention avant de parler. Oui je me sens coupable, et je crois que la seule chose à faire maintenant, c'est de présenter mes excuses.

- Jeffrey, je suis désolé, j'ai… Je m'excuse.

A t-il entendu mes excuses ? Pourquoi ai-je l'impression d'être le seul à avancer ? Il doit probablement être vexé, c'est du moins ce que je pensais avant de me retourner et de le voir s'écrouler devant moi.

- Mike !

- Bordel !

Qu'est-ce qu'il me fait la ? Apparemment le bruit à ameuté quelques lycéens qui se sont précipités vers la scène, et j'observe sans réagir l'un d'eux qui est en train de commencer à défaire la boucle de ceinture de Jeffrey, et de le décharger de couches de vêtements qu'il aurait en trop pour l'aider à respirer. C'est la que je décide d'intervenir, et de prendre aussitôt sa place.

- On fait ça quand la victime du malaise est encore consciente crétin ! Va chercher les secours p**** !

Tu ne trouves pas qu'il y a du progrès Chloé ? Enfin, ce n'est pas le moment de te parler, il faut que je me concentre. Bien, il respire, c'est déjà ça. Après avoir vérifié son rythme cardiaque, la seule chose qu'il me reste à faire, c'est le mettre en position latéral de sécurité, et attendre le personnel soignant de l'établissement scolaire. J'espère vraiment qu'ils vont se dépêcher à arriver, en tout cas, il est sous ma responsabilité, donc je reste avec lui quoi qu'il arrive en attendant qu'il soit prit en charge.
 
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Message posté : Mar 8 Déc - 12:05 Message
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Le jeune homme resta au sol inconscient une bonne quinzaine de secondes. Son camarade de classe avait pris les choses en main, en faisant les premiers gestes de secours. Le crétin de service, comme il l’avait appelé, avait pris ses jambes à son cou pour aller chercher du secours à l’infirmerie du lycée. Beaucoup de monde commençait à s’agglutiner autour d’eux en formant un cercle.

« Poussez-vous ! Laissez-moi passer ! »

Un grand gaillard aussi grand que Jeffrey, qui avait prononcé ses paroles, venait de mettre la main sur l’épaule de Mike. En se retournant, Mike pouvait découvrir qu’il s’agissait d’un jeune d’une quatorzaine d’années, avec les traits du visage très ressemblants à ceux de Jeffrey comme la couleur des yeux et des cheveux, la finesse des traits et certaines expressions. Il ne fallait pas être devin pour s’apercevoir qu’il s’agissait de son jeune frère. Il avait une expression de détresse dans le regard que Mike devait trop connaître. Il s’agenouilla pour prendre la main de son aîné qui venait de se réveiller.

Un adulte surveillant dispersa la foule pour laisser le souffrant respirer. Les secours ne furent pas longs à venir : un infirmier avec un brancard et une trousse. Il félicita Mike pour son initiative. Après avoir pris quelques mesures médicales, il demanda s’il y avait deux volontaires pour porter Jeffrey dans le brancard et l’emmener jusqu’à l’infirmerie. Jeffrey avait protesté pour s’y rendre debout mais l’infirmier n’avait pas cédé un iota pour qu’il reste allongé, le menaçant même de faire un rapport à son entraîneur pour l’interdire de nouveau. Cela l’avait calmé direct. Il était maintenant dans de bonnes mains. Un docteur avait été appelé pour identifier la cause du malaise. Les visites n’étaient pas autorisées. Il avait été demandé que chacun reprenne ses préoccupations. Seul le petit frère avait pu rester. Comme il s’agissait d’orphelins, leur tutrice avait été appelée ainsi que les services sociaux à l’initiative du docteur. Tomber de fatigue n’était pas normal pour un jeune homme de son âge et de sa constitution. Une enquête serait menée.

Dans l’après-midi, les cours avaient repris. La chaise de Jeffrey était vide dans sa classe. Pendant la pause, les conversations allaient bon train avec chacun des hypothèses plus ou moins farfelues sur les causes de son malaise. Et à vrai dire personne ne savait rien car Jeffrey ne parlait à personne.
Le lendemain matin, cette chaise était toujours vide. C’est le frère de Jeffrey qui alla trouver Mike directement.

« C’est toi Mike, le pote de Jeffrey ? Je suis Jason, son petit frère. Il m’a laissé un petit message pour toi, pour te dire qu’il n’y a rien de grave, et que le docteur lui a imposé un repos de sept jours. Il te remercie aussi pour ton secours. Et moi aussi. »

Jason lui tendit un Tupperware contenant une tarte Apple Pie. Il l’avait cuisiné le soir. Il aimait bien pâtisser pour se détendre.

« J’espère que tu aimes. Je l’ai cuisiné hier soir. Je te laisse ses coordonnées, numéro de portable et adresse. Si tu veux passer, ça lui fera plaisir. D’autant que t’es le seul pote que je lui connaisse ! »

Il lui donna une petite tape amicale sur l’épaule.

« Ah oui j’oubliais, il m’a demandé si tu pouvais lui prendre les cours pour ne pas qu’il prenne trop de retard. Allez, je te laisse. Tu me diras si la tarte était bonne. »
 
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Message posté : Mer 9 Déc - 4:42 Message
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Est-ce que j'aurais du faire plus ? Non, j'ai appliqué les méthodes de premiers secours adapté à la situation qui se trouvait devant moi. Cependant, je ne peux m'empêcher de ressentir de l'inquiétude à ce moment précis, le manque de sommeil de Jeffrey était donc si important ? J'aurais du m'en apercevoir, sur ce coup-ci je n'ai pas tellement assuré, j'aurais du voir les signes, ces signes que j'ai moi-même expérimenté. Je n'ai rien vu, j'étais probablement trop occupé à vivre l'instant au lieu de prêter attention à ce genre de détail. Il y a une sorte de brouhaha général tout autour de la scène qui m'exaspère au plus haut point.

- Poussez-vous ! Laissez-moi passer !

Une voix éloquente se fait entendre derrière mon dos, et je me retourne vers l'origine de celle-ci dés que je sens une pression s'effectuer sur mon épaule. Ce regard, c'est ce que je remarque en premier chez l'individu qui m'a rejoint le centre de la pièce. C'est assez perceptible pour que je le ressente, mais je n'ai pas le temps de m'en préoccuper d'avantage, car on a rapidement été rejoins par les secours. L'un d'eux par ailleurs me remercie pour les premiers gestes apportés le temps qu'ils arrivent, j'acquisse juste la tête, avec un sourire assez gêné sur le coin de mon visage. Quand ils sortent le brancard et demandent deux personnes pour le transporter, je me précipite vers celui-ci, prêt à apporter mon aide une fois de plus. Alors que je suis sur le point de poser mes mains sur les lanières du brancard, quelqu'un me fait renoncer aussitôt.

Cette personne, c'est toi Chloé. Cela ne dure pas longtemps, mais je te vois allongée sur celui-ci, complétement inconsciente, les vêtements tâchés de sang. Cette hallucination est furtive, trop furtive pour que je me mette à saigner du nez, mais assez longue pour que je décide de me rétracter aussitôt.

- Désolé, je peux pas.

Après avoir prononcé ces mots, je me dépêche de me retourner pour partir du cercle dans lequel je me trouve, un joueur de Baseball a pris ma place, je me fais pas de soucis, Jeffrey est entre de bonnes mains à présent. Je suis resté en cours toute la journée, à attendre qu'il se rétablisse, mais il n'a laissé qu'une chaise vide en guise de présence. La journée c'est passée sans encombre en dehors du fait que les rumeurs concernant Jeffrey raisonnaient dans chaque classe de cours de l'établissement.

La journée et la nuit se sont écoulées, et je suis la, assis à la même table sur laquelle j'ai mangé la veille avec Jeffrey. Apparemment, il n'a pas l'air d'être encore remis, cependant, une petite voix au fond de moi m'a fait clairement comprendre que j'allais bientôt avoir des nouvelles de lui.

- C’est toi Mike, le pote de Jeffrey ? Je suis Jason, son petit frère. Il m’a laissé un petit message pour toi, pour te dire qu’il n’y a rien de grave, et que le docteur lui a imposé un repos de sept jours. Il te remercie aussi pour ton secours. Et moi aussi.

Il n'avait pas besoin de le dire, je sais reconnaître ce genre de relation quand j'en vois une. J'aime cette complicité que je vois entre ces deux frères, et surtout, j'aime la lueur dans le regard de Jason quand il porte son attention sur Jeffrey, dans un sens je crois que je l'envie, il y'a quelque mois j'étais dans la même situation que lui, avant que ma vie ne devienne un enfer.

- C'est normal, et puis, il m'a aidé, je lui es rendue la pareille, ni plus ni moins.

Je le vois sortir un tupperware avec une tarte à l'intérieur, c'est apparemment pour moi, je dois dire que ça me surprends légèrement.

- J’espère que tu aimes. Je l’ai cuisiné hier soir. Je te laisse ses coordonnées, numéro de portable et adresse. Si tu veux passer, ça lui fera plaisir. D’autant que t’es le seul pote que je lui connaisse !

- Merci, c'est sympa. Je viendrai prendre de ces nouvelles.

Après tout, lui et moi nous sommes sur le même bateau, et il faut que je vois d'autres personnes, depuis ta mort je me suis encore plus renfermé sur moi-même, et je dois veiller à ma santé mental, pour toi.

- Ah oui j’oubliais, il m’a demandé si tu pouvais lui prendre les cours pour ne pas qu’il prenne trop de retard. Allez, je te laisse. Tu me diras si la tarte était bonne.

- Oui, dis lui de pas s'inquiéter, je lui ramènerai chaque leçon.
 
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Message posté : Mer 9 Déc - 11:44 Message
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Jeudi 4 décembre 17h30

Jeffrey en était à son deuxième jour de repos. Il commençait à percevoir quelques progrès en matière de sommeil. Hier, il avait eu une visite de Raphaël, ce qui lui avait permis de passer un peu le temps. Quand on a la vitesse dans le sang comme Jeffrey a, on peut comprendre comme il lui est désagréable de rester enfermer seul dans son appartement. La journée lui paraissait interminable. Le matin, il avait pu terminer sa dissertation de philosophie. Cela lui avait pris deux heures. Il y avait tellement réfléchi avant, qu’il ne restait plus que la phase rédactionnelle. Ensuite, il s’était mis au fourneau pour préparer son repas du midi et du soir : des bons spaghettis à la bolognaise ! Tout était fait maison, même les pâtes. Il était assez satisfait de lui. Son estomac bien repu, il avait fait une petite sieste d’une heure. Son ordinateur posé sur sa table basse de salon, il s’était ensuite uploader un film, La Légende d’Hercules. Passionné par la mythologie, il aimait ainsi regarder les péplums. Deux heures s’écoulèrent ainsi. Après avoir éteint son portable, il resta une bonne heure pensif à ne rien faire. Il s’était focalisé sur sa dernière rencontre avec Mike. C’était une grande première pour le jeune homme de laisser entrevoir une entrée dans son cercle si fermé où peu de proches avait accès. Depuis la mort de ses parents, Jeffrey s’était renfermé comme une huitre sur lui-même. Il avait peur de nouveau de perdre des êtres proches. Et la meilleure façon de calmer cette peur c’était d’avoir le moins de proche possible. C’était un paradoxe car Jeffrey est une personne extrêmement gentille et bienveillante, avec qui il était très facile de sympathiser. Donc avec Mike, c’était une première d’avoir été aussi loin et ce sur un coup de tête. C’était probablement lié au fait qu’il avait été touché par sa souffrance générée par la perte de sa sœur et sa réaction à l’isolement. Tout comme lui l’avait vécu avec la mort de ses parents.
Ne voulant pas que cette relation débutante s’étiole rapidement avec son repos forcé de sept jours, Jeffrey avait envoyé Jason en messager, pour contacter Mike. Son petit frère avait cuisiné spontanément un gâteau pour lui afin de le remercier. C’était le côté très touchant de Jason qui faisait fondre Jeffrey et lui faire pardonner certaines de ses facéties. Il n’y avait plus maintenant à croiser les doigts pour que celui-ci vienne !

C’est vers 17h30 qu’on sonna à la porte. L’ouvrant, il découvrit qu’il s’agissait de Mike. Un sourire rare illumina son visage, illustrant que cela lui faisait plaisir. Mike put aussi constater qu’il avait tout de même une meilleure mine que celle de leur tête à tête au déjeuner. Moins de cernes et moins de pâleur.

« Rentre, c’est sympa d’être passé. Le temps est terriblement long ici »

Jeffrey proposa son aide pour libérer Mike de ses affaires. Il introduit directement dans le salon. L’entrée donnait sur une très grande pièce très lumineuse avec une cuisine américaine et un salon. Il avait des grandes fenêtres d’un bout à l’autre où on avait une très belle vue en hauteur du quartier du centre puisque l’appartement se trouvait au septième étage.

Le salon se composait d’un canapé velours moutarde de trois places et deux fauteuils crapaud disposés autour d’une table basse sur laquelle était posé son ordinateur portable. Il n’y avait à première vue pas de télévision, ou alors elle était bien cachée. Au mur, il y avait des portraits de personne dessinés au fusain et encadrés. C’était une des passions de Jason. Il y avait dessiné tous les portraits de leur famille, de leur tutrice et de Raphaël leur bienfaiteur.

Il y avait également une porte fermée à un mètre de l’entrée qui donnait sur la partie nuit de l’appartement. En tout cas, Mike put constater que l’appartement était parfaitement entretenu et rangé. Jeffrey y prenait grand soin comme il avait tout lavé et rangé après avoir fait la cuisine.
Jeffrey invita Mike à s’asseoir.

« C’est gentil d’être passé. Je te remercie très chaleureusement pour ton aide. Le temps passe lentement dans cet appartement. Je préfèrerai mille fois être à l’école, tu sais…J’imagine que cela doit bien jazzer au lycée sur mon absence. Et toi ça va, quoi de neuf ? Plus personne n’est venue te chercher les poux ? »
 
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Message posté : Jeu 10 Déc - 9:36 Message
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Jeudi 4 décembre 17h30

Aussi loin que je me souvienne, tu as toujours été auprès de moi, que ce soit avant où après ta mort. J'ai toujours sentie que je n'étais pas à ma place dans ce monde, je suis étranger à tout ça, voir des gens, me lier à eux, ce n'est pas moi. Je n'ai jamais réussis à le faire, même lorsque tu étais encore en vie, de ce fait, me rendre chez Jeffrey, c'est vraiment un moment particulier à mes yeux. J'ai peur de tout faire foirer comme je le fais d'habitude, enfin, je sais que je vais tout faire foirer. Je n'ai jamais été fait pour les relations humaines, même si tu m'as prétendue le contraire toute ma vie. Par ailleurs, c'est pour ça que tu t'es efforcée à rester toujours auprès de moi ? Pour ne pas que je sois seul durant toute mon enfance ? Mais maintenant que tu n'es plus la, je fais quoi ? Tu as toujours été un pensement pour moi, mais celui-ci a été retiré avant que les plaies ne soient complètement cicatrisées.

Allez, il faut que je me concentre. J'ai tout ce qu'il me faut, les leçons et devoirs de Jeffrey, des Pizzas, des boissons gazeuses et fruités, et un corps tout propre qui avait bien besoin d'être lavé. Qu'est-ce qui pourrait se passer de mal ? Tout ce que j'ai à faire, c'est d'avoir l'air normal, d'éviter le moins de réaction possible en cas d'hallucination, et respirer un grand coup. Il n'y a aucune raison que ça se passe mal ! Et pour une fois que notre mère m'autorise à sortir après les cours, je compte bien en profiter. C'est rare que je puisse me balader dans ces rues avec son autorisation, généralement je suis obligé de faire le mur. S'il te plaît, Chloé, pas d'apparition, pas ce soir, laisse moi souffler un peu. Me voici devant le pallier de la porte de Jeffrey, il n'est pas trop tard pour faire marche arrière je pense, je devrais peut-être ? Pourquoi c'est si compliqué, pourquoi faut-il que tout soit si difficile. Il faut que je prenne sur moi, allez ! Je sonne…

Non, quelque chose m'empêche de sonner. Le nom inscris au dessus de la sonnette… Chloé Fallen ? Sur le coup, je suis resté immobile devant la porte. Heureusement, l'hallucination ne dure que quelques secondes, il m'a fallut un clignement de paupières pour que je vois le nom de Jeffrey apparaître à la place du nom de ma sœur.

Qu'est-ce que je t'ai dis Chloé ? Pas d'hallucination. Arrête ça. Je n'ai pas envie qu'il me prenne pour un fou alors que l'on vient à peine de se rencontrer, c'est un coup à le faire fuir le plus loin possible de moi, où un coup à me faire casser la gueule si j'en viens à confondre une fois de plus la réalité avec mon imagination, je n'ai aucune envie de l'agresser parce que tu m'as fait voir quelque chose de faux, déjà parce que je ne sais pas me battre et ne saurais probablement jamais me battre, et aussi parce que j'ai envie de croire qu'il soit en capacité de m'aider à révéler qui ta tuer afin que je puisse me faire soigner pour de bon. Je me décide de sonner, après avoir pris une grande respiration. Quand je le vois ouvrir la porte, il semble réellement heureux de me voir, c'est étrange, la seule personne à avoir ce genre de mimique sur le visage quand elle me voyait, c'était toi Chloé.

- Rentre, c’est sympa d’être passé. Le temps est terriblement long ici.

- C'est sympa de m'avoir invité. Heum, j'ai apporté des boissons, des pizzas, oh, et toutes les leçons que tu as manqué aussi ! J'ai mis des petits astérisques en fin de page avec des compléments d'informations que je trouvais pertinents.

Après que Chloé, enfin, je veux dire, après que Jeffrey m'ai libéré de mes affaires, je décide de rentrer à l'intérieur. Je n'ai pas l'habitude des endroits clos en dehors du lycée et de mon domicile, de ce fait, je me sens angoissé, mais j'essaie de le dissimuler au maximum. Quelque chose me perturbe dans sa décoration, il y a un détail sur lequel je m'arrête quelques minutes.

Pourquoi a t-il accroché toutes ces photos de moi ? C'est qui ce type ? Une sorte de " stalker " ? Non, tu lui fais confiance, quand tu étais en vie tu me l'as prescris, tu m'as conseillée d'en faire un ami. Il doit avoir une bonne raison pour avoir placardé toutes ces photos de moi sur ce mur, oui, il doit avoir une bonne raison. En les regardant de plus prêt, je ressens un sentiment étrange, les visages de chaque photo ont leurs regards braqués sur moi. Enfin, je ne vais pas le déranger avec ce genre de bêtises, je ne voudrais pas le brusquer, c'est peut-être simplement pour un projet artistique qui sait.

Merde, mon nez se remet à saigner, fait chier. Pourtant ça n'arrive généralement que quand tu apparais devant moi, je n'ai eu aucune hallucination qui pourrait expliquer ce saignement nasale. Pourquoi ça apparaît maintenant ?

Est-ce que c'est lié au fait que l'on soit dans ma maison ? Ma maison ? Oui, on est chez moi, non ? Oui, je l'ai invité chez moi, je reconnais mon salon, mes photos de famille, ma télévision, mon canapé.

Non, finalement on est chez Jeffrey, du moins, je crois ? Merde, tu as raison Chloé, je ferais mieux de m'asseoir. Heureusement que j'ai toujours un paquet de mouchoir dans ma poche pour mon nez, je m'essuis la trace de sang qui commençait à couler, et je place le mouchoir dans ma poche.

- C’est gentil d’être passé. Je te remercie très chaleureusement pour ton aide. Le temps passe lentement dans cet appartement. Je préfèrerai mille fois être à l’école, tu sais…J’imagine que cela doit bien jazzer au lycée sur mon absence. Et toi ça va, quoi de neuf ? Plus personne n’est venue te chercher les poux ?

- En tout cas, tu as une bien meilleure mine chez toi. Et oui, ça a pas mal jazzer à l'école. Tu étais au centre de toutes les discussions avant..

Est-ce que je devrais lui parler de ce qu'ils m'ont fait au gymnase du lycée ? J'ignore s'il serait en mesure de m'aider, après tout, il s'agit d'un membre de l'équipe de Baseball. Tu ferais quoi à ma place, Chloé ? Tu libèrerais la parole ? Il me fait confiance, si je commence à accumuler les mensonges ça risquerai de se voir, je préfère être franc à ce niveau la avec lui. Ouais, je vais lui parler de ce que j'ai vu dans les toilettes, je pense que c'est le mieux à faire.

- Et bah, le batteur de l'équipe de baseball c'est foutu de ma gueule dans les couloirs du lycée pendant la pause. D'habitude je sais rester calme, mais, enfin, a cause de ma mère je dois avaler une pilule toutes les 4 heures, c'est censé m'aider à m'endormir le soir, enfin, ils prétendent que c'est des somnifères, mais j'ai commencé à avoir des doutes, et depuis quelques jours, j'ai arrêté de les prendre. Et la, je crois j'ai déconné. Quand il c'est moqué de moi, je lui es foncé dessus, je l'ai frappé encore, et encore, et encore… Et j'ai été convoqué chez le proviseur adjoint. Il ne m'a même pas parler de bagarre, il m'a juste sermonné par rapport à la dégradation de matériel, j'ai préféré ne rien dire, vu que j'ai jamais fait de conneries auparavant il m'a juste mit un avertissement. Le pire dans tout ça, c'est que les lycéens qui ont assistés à cette altercation n'ont parlés que du casier qui a été endommagé. Ils ont fait comme si il n'y avait eu aucune bagarre, pourtant je sais qu'il y'en a eu une, je sais encore différencier ce qui est réel et ce qui ne l'est pas… Enfin, je m'en suis pas tellement préoccupé, ils sont tous tarés dans ce lycée de toute manière. Ca fait longtemps que j'ai arrêté d'essayer de les comprendre, c'est pas comme si c'était mes potes après tout.

Attends une minute, Chloé… Cette histoire, elle ne tient pas. Pourquoi je n'ai pas de marques au niveau des poings ? Si ça m'étais vraiment arrivé, j'aurais du avoir des marques physiques sur les mains, où est-ce qu'elles sont passés ?
 
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Message posté : Jeu 10 Déc - 11:09 Message
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Jeffrey était totalement décontracté contrairement au stress que ressentait Mike. Le jeune homme sentit le besoin de le mettre totalement à l’aise.

« Entre toi qui saigne du nez et moi qui fait des malaises, tous les deux ont fait la paire ! Tu sais, tu n’as aucun raison de stresser. Je ne vais pas te manger d’autant que tu as porté des Pizzas et des boissons. Et tu as pensé aux cours avec des petites notes en plus ! T’es un champion ! »

Pour Jeffrey c’est aussi une première de ce genre de relation. Mike était le premier camarade de classe à venir chez lui.
Mike se lança dans une tirade. Il avait apparemment un poids sur le cœur à soulager. Jeffrey lâcha un soupir, désespéré par l’attitude de son batteur de l’équipe.

« Ah tout de même… quel con ! Il est jaloux de moi parce qu’il n’est pas la star de l’équipe. Y suis je suis pour quelle chose ? J’en manque totalement de la notoriété. Il a de la chance que je doive rester ici sinon il aurait affaire à moi ! »

Jeffrey était en effet remonté comme une pendule. Il se leva pour aller chercher un plateau avec des verres, des serviettes, des assiettes et des couverts. Il déposa tout sur la table basse. Tout en parlant, il découpait les pizzas. Occupé, il se détendit.

« Moi aussi le docteur m’a donné des somnifères pour que je dorme. Je ne les prends car pour moi c’est de la saloperie. En fait, si j’ai fait un malaise la dernière fois, c’est parce que je ne dors pas suffisamment. Tu gardes ça pour toi mais depuis le décès de mes parents, je fais des cauchemars qui m’empêchent de dormir. Si je dors quatre heures par nuit, c’est le grand max. »

Le jeune homme se garda d’aller plus loin dans les explications. C’était déjà extraordinaire qui en parle.

« Par contre, Mike, ce que je vais te dire va surement te déplaire. Mais entre pote faut savoir se dire les choses même quand c’est désagréable, non ? Tu as tort de penser que ce sont tous des tarés. Nous sommes tous différents des uns et des autres, mais nous avons tous aussi de nombreux points communs, dont notamment souvent la souffrance d’avoir perdu un jour un être proche. Tiens prends par exemple il y a la petite Kalisté de notre classe qui vit seule avec sa mère. Son père était un militaire tué avec les honneurs combattant lors la deuxième invasion. Je crois bien qu’elle est aussi intelligente que toi, mais elle ne laisse rien paraître pour ne pas attirer l’attention sur elle. Comme moi, elle adore l’histoire. Et franchement n’est-elle pas super mignonne ? En tout cas, elle te regarde avec des papillons dans les yeux. Et toi mec, t’as vu que dalle ! »

Un grand sourire s’élargit sur son visage pour énoncer un flot de compliments sur Mike, avec une sincérité difficilement contestable.

« Alors qu’est-ce que tu attends ? T’es intelligent. Tu as une jolie frimousse d’acteur avec des yeux bleus qui pourraient faire chavirer les cœurs. Et si tu apprenais à sourire, tu serais un don juan ! »
 
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Message posté : Ven 11 Déc - 8:55 Message
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Réfléchis, qu'est-ce qui pourrait être pire que cette situation dans laquelle je me suis mis ? Pourquoi diable sa maison ressemble t-elle autant à une prison ? A moins que ce ne soit une perception erronée ? Depuis que je suis rentré chez Jeffrey, je ressens une certaine fracture qui c'est scindé entre mon subconscient et la réalité, c'est comme si il y avait une brèche permettant à mon imagination et au monde réel de coexister. Dis-moi Chloé, mon avenir se trouve t-il dans un hôpital psychiatrique ? Pour être honnête, c'est quelque chose qui m'effraie un peu. Depuis que je suis tout petit, je me suis toujours sentis en dehors de ce monde, mais depuis ta mort, j'ai l'impression que mon cerveau part dans tout les sens et me fait voir et entendre des choses qui ne sont pas censés existés. Pour être honnête, même si j'apprécie énormément Jeff, il y a énormément de choses qu'il m'a dit que je n'ai pas entendu, j'étais trop occupé à regarder les photos de sa famille prendre différentes formes issus de mes pires craintes. Il faut que je prenne sur moi, il faut que j'habitue mon esprit à coexister avec des endroits qui lui sont inconnus.

- Moi aussi le docteur m’a donné des somnifères pour que je dorme. Je ne les prends car pour moi c’est de la saloperie. En fait, si j’ai fait un malaise la dernière fois, c’est parce que je ne dors pas suffisamment. Tu gardes ça pour toi mais depuis le décès de mes parents, je fais des cauchemars qui m’empêchent de dormir. Si je dors quatre heures par nuit, c’est le grand max.

Bien, ça je l'ai entendu ! Enfin, quand Jeff s'exprime, je suis obligé de me concentrer pour l'entendre clairement parmi toutes ces voix qui surviennent de temps à autres dans ma tête, ces voix insupportables qui n'arrêtent pas de me répéter que si je t'avais empêché d'aller à ce concert, tu serais encore vivante. Je t'ai tué ? C'est ce qu'elles me disent. Lorsqu'il me parle de ces cauchemars, je me sens plutôt satisfait qu'il ait ouvert le débat la dessus, à vrai dire c'est quelque chose que je peux partager sans que l'on me prenne pour un fou. Ces foutus rêves que je fais chaque nuit, tu es la star vedette de mes pires cauchemars.

- Moi aussi, je fais des cauchemars. Tout le temps. Mais je ne souffre pas d'insomnie, je me réveil juste en sueur.

Comment je pourrais souffrir d'insomnie alors que les choses visibles dans mes cauchemars le sont aussi dans la réalité ? Et ce serait un cercle sans fin, cela ne me servirait à rien de vouloir dormir pour échapper à mes hallucinations par exemple, car ces mêmes hallucinations se trouvent aussi dans mes rêves. Entre mon monde onirique et ma réalité, il n'y a pas vraiment de différences, et j'avoue que parfois je m'y perd un peu.

- Par contre, Mike, ce que je vais te dire va surement te déplaire, je sais que tu as tué ta sœur. Mais entre pote faut savoir se dire les choses même quand c’est désagréable, non ? Tu aurais pu la sauver. Tu as tort de penser que ce sont tous des tarés. Elle est morte, et c'est uniquement ta faute. Nous sommes tous différents des uns et des autres, mais nous avons tous aussi de nombreux points communs, dont notamment souvent la souffrance d’avoir perdu un jour un être proche. Personne ne t'aime Mike. Tiens prends par exemple il y a la petite Kalisté de notre classe, elle passe ces journées à se moquer de toi. Son père n'a qu'une idée en tête, celle de te tuer. Je crois bien qu’elle est beaucoup plus intelligente que toi, mais elle ne laisse rien paraître car elle a pitié de ta vie pathétique. Comme moi, elle adore parler derrière ton dos. Et franchement n’est-elle pas meilleure que ta sœur ? En tout cas, elle te regarde avec Mépris. Et toi mec, t’as vu que dalle !

Qu'est-ce qui lui arrive ? Pourquoi me dit-il toutes ces saloperies ? Je pensais qu'il était un ami, m'a t-il invité uniquement pour se foutre de ma gueule ouvertement ? Je préfère ne rien dire, je pensais qu'il était comme moi, me serais-je trompé ? Chloé, ne l'écoute pas, tu vaux bien mieux que cette Kalisté. Depuis que j'ai arrêté de prendre ces fichus pilules il y a quelques jours, j'ai l'impression que tout le monde est encore plus méchant que d'habitude envers moi, pourquoi ? J'ai le droit de diriger ma vie comme je l'entends.

- Alors qu’est-ce que tu attends pour mettre fin à ta vie ? Tu as une jolie frimousse d’acteur avec des yeux bleus dont tout le monde se fout. Et si tu apprenais à sourire, tu ferais peur à tout le monde !

C'est trop, toutes ces choses qu'il me dit, comment il peut faire preuve d'autant d'incivilité envers moi alors que je lui es ouvert mon cœur ? Je me sens tellement en colère, ça doit probablement se voir, tout les traits de mon visage sont crispés. Le regard que je lance à Jeff à ce moment la est complètement noir. Il a beau être la star du Baseball, il n'a pas à me parler sur ce ton la.

- Va te faire foutre bordel ! Ferme la ! Arrête de dire toutes ces merdes sur moi où Chloé !

Chloé ? Tu es apparue au centre de la pièce de Jeffrey, du moins, je suis le seul à te voir, comme d'habitude. Pendant quelques secondes, je reste la à te regarder, quelques secondes d'apaisement, quelques secondes où je ne fais que t'observer en espérant trouver une sorte de paix intérieur. Mon nez saigne, mais je ne m'en préoccupe pas pour le moment, je reste les yeux figés sur toi. Malheureusement je ressens toujours cette colère immense en moi, et je pense avoir compris maintenant… Oui, j'ai compris, tout ça, c'est ta faute.

Il ne me faut pas longtemps pour me saisir du couteau que Jeffrey avait utilisé pour couper la pizza, et me diriger au centre de la pièce en te menaçant avec. Mon nez continue de saigner, et tout mes membres tremblent. Pourquoi je suis le seul à te voir ? Tu me rend fou... Tu me rend... J'en peux plus, j'ai beau te parler dans ma tête pour ne pas que les autres se moquent de moi, tu continue à rester aussi silencieuse.

- Putain ! Mais dégage ! Dégage de ma tête !

Malheureusement, aucune réponse. Tu te tiens pourtant toujours devant moi, je te menace avec un couteau, et ça ne semble pas te faire peur. J'ai beau te hurler dessus en te tenant en joug, tu restes plantés la, devant moi, sans bouger. J'ai chaud, très chaud, et je sens des goûtes de sueurs perler à grosses goûtes sur mon visage et le haut de mon corps. Ma cage thoracique se contracte, je manque d'air ? Il faut que je prenne l'air, où pas ? Merde.

- T'es contente hein ?! C'est ça que tu veux ?!
 
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Message posté : Ven 11 Déc - 12:17 Message
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Jeffrey voyait clairement que Mike n’était pas dans son assiette. Il ne savait pas exactement dire ce qu’il avait mais c’est clair que quelque chose n’allait pas. Il fut plus que surpris par la véhémence et le contenu des propos lorsqu’il lui cria dessus « Va te faire foutre bordel ! Ferme la ! Arrête de dire toutes ces merdes sur moi où Chloé ! ».

Il était resté sans voix. C’est tout le contraire qu’il voulait lui dire. Il essaya de se rappeler tous les propos qu’il venait de tenir et ne voyait franchement pas ce qu’il y avait de blessant. C’était même le contraire. Il venait de faire l’éloge de Mike. Pauvre Jeffrey, lui qui est du genre très solitaire et à se faire peu d’amis, a choisi pour une fois qui se veut se faire un ami le plus timbré de ses camarades. Là, il se demande même s’il n’a pas bu ou pris une drogue quelconque. Ou même s’il n’est pas possédé ! Le « dégage de ma tête » en tout cas le laissait croire.

Et la suite des événements l’horrifia en voyant Mike saisir le couteau de cuisine et gesticuler au milieu de la pièce comme s’il se battait contre une menace invisible. Jeffrey ne pouvait pas rester sans rien faire. Son ami pouvait se blesser. Il n’hésita pas une seconde, de façon impulsive, à se précipiter sur lui à une vitesse surhumaine. Derrière lui, il l’encercla avec ses bras et serra très fort pour plaquer les bras de Mike sa propre poitrine pour l’empêcher de manier le couteau et l’obliger à le jeter. Il lui parla avec une un ton de voix doux pour ne pas risquer de créer une panique encore plus importante.

« Mike lâche ce couteau, s’il te plaît. Tu risques de te blesser. Reviens à la réalité. Personne ici ne te menace. Tu es en sécurité. C’est moi Jeffrey, ton pote. »

Jeffrey ne lâcherait pas tant que Mike tiendrait ce couteau. Mais il avait sous estimé la force que peut générer quelqu'un qui a peur. Et son emprise céda ! Il se retrouvait maintenant face à lui avec Mike et son couteau à la main, capable de le blesser

« Je t’en prie Mike…calme…respire lentement et par la bouche…Et lâche ce couteau. Je ne te veux pas de mal. »

Jeffrey espérait que Mike n'allait pas l'attaquer. Certes, il avait de super réflexes pour éviter les coups, mais il ne voulait surtout pas se battre ici et avec lui. Vigilant, il regardait tout signe latent de potentielle attaque ou tout le contraire, d'un retour à la raison. Il était même prêt à bondir sur lui s'il voyait que Mike allait s'infliger une blessure dans un acte de pure folie ou suicidaire.


Citation :
Jet de dés
Jet 1 : blocage de Mike
Succès : Mike ne peut plus bouger
Echec : Mike arrive finalement à repousser l'étreinte

Jet 2 : si succès
Succès : il lâche le couteau
Echec : il le garde s'il le veut

 
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Message posté : Ven 11 Déc - 12:17 Message
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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 05/05/2012
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#1 'Jugement du Hasard' :
Déjeuner en tête à tête - Ft Mike Fallen Echec

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#2 'Jugement du Hasard' :
Déjeuner en tête à tête - Ft Mike Fallen Echec
 
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Message posté : Sam 12 Déc - 5:27 Message
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Ma respiration se fait de plus en plus difficile, et je ne me suis jamais sentis autant à l'étroit qu'en ce moment. Ce fameux moments où j'ai le ressentiment que les murs se rapprochent de moi et m'empêchent de raisonner de manière conventionnelle. Qu'est-ce que tu es en train de me faire faire Chloé ? Je suis en train de dérailler, je m'étais juré de rester calme avant de rentrer chez Jeffrey, je me pensais assez fort pour survivre face à un nouvel environnement, mais la vérité, c'est que je suis faible face à mes démons. Qu'elle est cette émotion qui gît au milieu de mes entrailles ? Je crois bien que c'est la peur, je me sens terrifié par ce qui est en train d'arriver et ce que je suis en train de faire, je me sens perdre le contrôle. Je ressens une étreinte tout autour de mon corps, c'est Jeff. Merde, j'étais tellement occupé avec toi que je ne l'ai pas vu s'approcher, en ressentant son étreinte autour de moi je ne peux m'empêcher de gesticuler frénétiquement afin de me libérer, et je me met à hurler comme un hystérique avec un sentiment de mort imminent qui se met à inonder mon esprit.

- Mike lâche..., s’il.... Tu... de te blesser. Reviens.... Ne te menace.... Sécurité. C’est moi...

- LACHE MOI ! LACHE MOI ! LACHE MOI ! ARRÊTE ! ARRÊTE !

Je le vois bien qu'il essaye d'engager le dialogue avec moi, mais la plupart de ces mots sont aspirés par mon phraser névrotique. Pendant qu'il me lacère de ces bras, je me met à bouger dans tout les sens et à hurler de toutes mes forces pendant ce qui semble être une éternité à mes yeux. Pendant ces cris sauvages, je peux presque sentir les veines sur mon front venir donner du relief contre les goûtes de sueurs perlant dessus. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe car je suis beaucoup trop apeuré pour le comprendre, mais j'aperçois Jeff face à moi. Mes yeux sont grand ouvert, j'ai chaud, tellement chaud, cette chaleur étouffante, elle m'empêche de réfléchir. Et puis j'ai ce couteau dans la main, merde, j'ai un putain de couteau, qu'est-ce que je fout avec ce couteau.

- Je t’en prie Mike…calme…respire lentement et par la bouche…Et lâche ce couteau. Je ne te veux pas de mal.

Chloé Fallen a écrit:
Mon frère doit-il lâcher le couteau ?
Premier jet
Réussite : Il lâche le couteau.
Echec : Il garde le couteau.

Deuxième jet
Si réussite au premier lancer :
Réussite : Il parvient à se calmer.
Echec : Il ne parvient pas à se calmer.

Si échec au premier lancer :
Réussite : Il menace Jeffrey avec le couteau.
Echec : Il se menace avec le couteau.

Je décide de lâcher le couteau, je n'ai aucune envie de faire du mal à moi-même où à Jeffrey dans un élan de frayeur. Le bruit causé par le couteau qui tombe sur le sol raisonne dans mes oreilles comme le bruit d'une balle qui me fait sursauter d'un coup sec, sur le coup, la seule chose qui s'échappe de ma bouche est un énorme cri de stupeur.

- AH !!

Au milieu de ce cauchemar sans fin, un autre bruit beaucoup plus familier fait son apparition. Un claquement de doigt, quand je relève la tête, je te vois une fois de plus en train de claquer des doigts de la main droite en formant un cercle de haut en bas devant mes yeux stupéfaits, ce mouvement tu le faisais régulièrement de ton vivant pour me réveiller lorsque je rêvassais. Malgré le manque d'oxygène qui se fait clairement ressentir, et les énormes traces de sueurs qui doivent probablement inonder le t-shirt gris se trouvant sous ma veste bleu foncé, je suis du regard le mouvement de tes claquements de doigts, je me sens hypnotisé par ce bruit.

- Allo ? Ici la terre, tu me reçois ?

Cette voix, je la reconnaîtrais entre mille. Il s'agit bien de la tienne, Chloé, tu me parles enfin, pourquoi maintenant ? Quand tu étais vivante, c'est toi qui gérais mes crises de panique et mes crises d'angoisse, je pense que si je veux être parfaitement rationnel quant à ce qui se passe, ce doit être un élément résultant de mon subconscient qui recherche le seul réconfort quant à cette situation des plus inquiétante. Ouais, ce doit être ça, selon le célèbre psychiatre allemand Theodor Hermann Meynert...

- Arrête de te poser toutes ces questions, concentre toi sur ma voix, uniquement ma voix.

Merde, c'est trop réel, je ne sais pas ce que doit penser Jeffrey de l'extérieur, mais intérieurement, c'est une véritable lutte pour reprendre le contrôle que je donne. Bien, je te fais confiance Chloé, dis-moi ce qu'il faut faire, parce que la je suis véritablement en train de crever de chaud, j'ai de grandes difficultés à respirer, un énorme poing au niveau de la poitrine, des grosses bouffés de chaleurs, et des tremblements parcourant l'ensemble de mes membres. Je crois que je suis en train de faire une crise de panique, oui, sans nul doute s'en est une.

- Ferme les yeux, Mike, inspire et expire profondément, lentement, délicatement.

Je ferme mes yeux et j'essaye d'appliquer tes conseils, mais honnêtement, je suis en train de respirer n'importe comment. C'est comme si j'avais perdus le rythme, comme si j'étais en apnée à essayer de sortir la tête de l'eau pour récupérer le plus d'air possible. C'est à ce moment la que je sens ton corps se coller à mon dos, pendant que ta main se pose délicatement sur mon ventre. Je peux entendre tes battements de cœurs, et ressentir la pression de ta silhouette contre la mienne.. Bordel, ça semble si réel… J'aimerai que ça le soit…

- Cale ton rythme cardiaque avec le mien, comme lorsque tu étais petit, tu te souviens ?

Evidemment que je m'en souviens, j'ai toujours souffert d'une forte anxiété, et c'est toujours toi qui devait calmer mes crises. Mais depuis ta mort, on a largement dépassé le stade des crises d'angoisse que j'avais l'habitude de faire à l'époque. J'ignore si ce sera suffisant, enfin… Je décide de te faire confiance, je te fais confiance. Je ressens ton ventre contre mon dos se bomber et se détendre, et je ressens ton souffle chaud et délicat contre ma nuque à chacune de tes respirations, je décide d'effectuer la même manipulation en même temps que toi… J'inspire… J'expire… Je crois que j'ai trouvé le rythme.

- C'est mieux, beaucoup mieux, tu vois, ce n'est pas si compliqué. Garde toujours le même rythme, maintenant tu vas compter de 100 jusqu'à 1, à chaque palier de 5 nombre atteint, tu t'arrêtes, tu inspires et expire profondément, et tu répètes la première phrase positive qui te passe par la tête.


Je commence à reprendre des couleurs, et mes membres ont arrêtés de trembler dans tout les sens. Ca fonctionne, pour l'instant, je commence à effleurer du bout des doigts la réalité, j'ai juste à tendre encore un peu plus le bras pour saisir celle-ci à pleine main et reprendre le contrôle.

- 100... 99... 98... 97... 96... 95...

Je fais exactement comme tu le dis, très distinctement, et en prenant le temps qu'il faut, je commence à compter à l'envers en partant de 100. Une fois arrivé à 95, je fais une pause, et je prends de profondes inspirations, en expirant lentement vers l'avant. La prochaine étape, c'est la phrase positive. J'exprime donc à voix haute la première chose qui me vient à l'esprit, chacune de mes phrases sont saccadés de quelques pauses à cause de ma difficulté à respirer qui s'atténue à mesure que je répéte l'exercice de relaxation.

- Je vaux mieux que ça… Je veux vaux mieux que ça… Je veux mieux que ça…


Je m'applique du mieux que je le peux, et j'effectue ce même exercice en boucle jusqu'à arriver à 80. Au moment où j'arrive à ce nombre, mes yeux s'ouvrent enfin. Waouh, j'ai l'impression d'être enfin redevenu moi-même, c'est relaxant, apaisant. Mon premier réflexe c'est de regarder derrière mon épaule, mais tu n'es plus la, tu es partie. J'observe la maison de Jeffrey comme si je la voyais véritablement pour la première fois. Les photos, c'est la famille de Jeff, je me sens légèrement idiot d'avoir eu une image faussée de ces magnifiques visages transpirant le bonheur. En revanche, en voyant le visage de mon camarade de classe et du couteau qui se trouve au sol, je comprends de suite que j'ai fais quelque chose de très mal.

- Merde, merde… Jeff, je suis… Je suis désolé.. Je suis désolé putain…

Tout ça à cause de cette foutue fierté, si seulement j'avais poursuivie le traitement. Je m'en veux, je m'en veux tellement. J'étais sûr que j'allais tout faire foiré, je l'avais pressentie avant même de rentrer chez lui. Mes yeux deviennent peu à peu brillant, brillant de culpabilité après cette énorme frayeur effectué par cette crise.

- Excuse moi, je suis désolé, je voulais pas… Je… C'est… Si tu savais comme je suis désolé…

Cette chaleur étouffante, il me faut quelques secondes pour trouver la fermeture de la veste et la dézipper. Je la retire tout en continuant de prendre d'énormes respirations, révélant ainsi l'immense tâche de transpiration présente sur tout le haut de mon maillot grisé. Je cherche du regard mon sac, et après avoir rangé ce vêtement beaucoup trop épais à l'intérieur, je porte mon sac à dos en passant chacun de mes bras dans chacune des lanières de celui-ci.

- Il faut que j'aille prendre l'air, je suis vraiment désolé, je voulais pas, c'était… Je voulais pas que tu me vois comme ça…

Pendant ce flot d'excuse qui ne pouvait pas s'empêcher de sortir de ma bouche, je ne peux m'empêcher de bouger nerveusement mes pieds depuis ma position, je suis redevenue moi-même, mais suite à cette expérience, j'ai énormément de mal à rester en place. A chaque bredouillement que j'offre à Jeff, mon regard se ballade de droite à gauche, où en direction du sol, je n'arrive pas à le regarder droit dans les yeux, ai-je peur d'y voir un quelconque jugement ? Oui, je crois que ça doit être ça.

- Ecoute, il faut que je sorte.. Oui.. Heu… Il faut que je prenne l'air, il faut que je marche… Il faut que j'aille oxygéner mon cerveau… Désolé… Je… Je comprendrais que tu veuilles couper les ponts avec moi… En tout cas, je te remercie d'avoir été mon ami, quand tu m'as parlé à la cafétéria, pour la première fois depuis des années j'ai eu l'impression d'être normal… C'est pour ça que j'ai arrêté de suivre mon traitement, et que j'ai arrêté de faire tout ces exercices de relaxation à la con…

Je commence à partir, en direction de la porte. Je suis encore un peu groggy, et j'ai une légère migraine, mais comparativement à ce que j'ai montré à Jeff, ce n'est rien. J'ai encore un peu de difficulté à respirer pleinement et à parler distinctement, mais j'ai repris le contrôle, et ça fait un bien fou. Après quelques minutes de marche, tout iras pour le mieux. En revanche, je suis attristé d'avoir perdu un ami. Avec ce qui c'est passé, il y a très peu de chance qu'il veuille rester pote avec moi.

- Heum.. Je… Je glisserai tes leçons dans la boite aux lettres en attendant que tu puisses revenir à l'école… Encore une fois, je suis désolé…
 
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Message posté : Sam 12 Déc - 5:27 Message
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'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Sam 12 Déc - 11:52 Message
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Mike venait enfin de retrouver la raison mais pour combien de temps ? Le regard de Jeffrey suivit la chute du couteau au sol et rebondir avec ce son métallique. Il resta interdit et choqué parce qu’il venait de vivre. Sa première pensée était de demander à Mike de foutre le camp d’ici et de ne jamais revenir. Mais il se retint de le dire, écoutant Mike, se confondre avec des excuses à répétition et un semblant d’explication.
Là maintenant, avec la tension qui retombait d’un cran, Jeffrey commença à infléchir sa colère par de la peine pour son camarade. Il comprenait qu’il n’avait pas été maître de son comportement et que c’était maladif. Et là ça change tout.

« Tes excuses sont acceptées. Mike, tu es malade. Là, tu aurais pu me blesser ou te blesser gravement. Il faut absolument que tu ailles consulter un docteur et que tu reprennes ton traitement. Il n’y a pas de honte ou de culpabilité à être malade, même si c’est psychique. Moi aussi je souffre de certains troubles. Et quel ami serai-je si je te repoussais parce que tu es malade ? Un ami ne doit-il pas être encore plus présent pour aider à surmonter les épreuves comme celle de la maladie ? »

Tout en parlant, avec célérité (encore humaine), il ramassa le couteau tombé au sol pour aller le ranger dans la cuisine. Prudence est mère de sûreté. Il en profita pour ouvrir toutes les fenêtres et laisser passer des grands courants d’air. Mike pouvait ainsi mieux respirer. Jeffrey revint avec diligence se positionner devant la porte d’entrée, bloquant ainsi l’accès.

« Mike, je ne peux pas te laisser partir dans cet état. Tu pourrais faire une nouvelle crise et encore plus grave de ce qu’il vient de se passer. Je te laisse trois possibilités. Soit je te raccompagne chez toi. Soit tu appelles tes parents pour qu’il vienne te chercher. Soit tu appelles ton médecin pour qu’il vienne ou que je t’y accompagne. Si je te laisserais repartir comme tel, cela serait de la non-assistance en personne en danger. Et je ne me pardonnerai pas qu’il t’arrive quelque chose. Donc que choisis-tu ? »

Plusieurs choix avaient été donnés à Mike pour qu’il choisisse la version la moins stressante pour lui. Il ne le savait peut être pas mais Jeffrey pouvait se montrer têtu comme une mule. Et là il s’était mis dans la tête qu’il ne laisserait pas partir Mike comme cela. Son regard brillait d’une détermination palpable mais aussi d’une profonde tristesse.

Pour une journée, pour laquelle il était censé se reposer, il y aurait encore des progrès à faire après cet instant d’émotion qu’il venait de vivre. Mais Jeffrey était convaincu d’avoir eu la bonne réaction et attitude. Il découvrait peu à peu ce qu’être un pote. Et il savait que cela serait source d’ennuis car Jeffrey est d’une loyauté et d’une bienveillance sans faille pour ceux qui rentrent dans son cercle d’intimité.

Toutes les cartes étaient maintenant dans les mains de Mike !
 
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Message posté : Dim 13 Déc - 11:26 Message
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Lorsque Jeffrey ouvre la fenêtre je ressens ma respiration revenir peu à peu en profitant de l'air frais qui vient me caresser tendrement le visage. Je me sens revigorer, le bien que ça fait de pouvoir ressentir sa pression artérielle revenir à la normale. A vrai dire, la réaction de Jeff me surprend au plus haut point. J'étais effrayé à l'idée qu'il ne veuille plus me parler après l'esclandre que je venais de lui offrir à cause de mes troubles mentaux. Heureusement, il souhaite toujours rester mon ami, en quelque sorte ça me rassure et me réconforte. Honnêtement, Jeffrey, je l'apprécie énormément, et pourtant j'ai beaucoup de difficulté à apprécier les personnes que je ne connais pas. Je ressens un lien étrange qui commence à se tisser entre nous, j'ai le pressentiment que nous pourrions nous aider mutuellement à traverser certaine difficulté de la vie. De plus, a présent il connaît mon secret, ce secret que je m'efforce de cacher depuis ta mort. Et puis sérieusement, sur le coup j'ai merdé, moi qui pensait être guérit juste car la sensation d'être normal était à son paroxysme quand j'étais avec Jeff, me voila revenue à la case départ. Il est en quelque sorte la raison qui m'a fait arrêter les traitements obligatoires que je suis obligé de suivre quotidiennement. A aucun moment je me suis sentis différent des autres la première fois qu'il m'a adressé la parole, de ce fait, j'ai pensé naïvement que je ne comportais plus aucun trouble mentaux. Tu parles d'un génie, plutôt décevant, n'est-ce pas Chloé ?

J'écoute calmement son discours moralisateur, de la bouche de quelqu'un d'autre cela m'aurait certainement agacé, mais provenant de Jeff, c'est différent. Le fait que tu m'ai conseillé de faire de Highmore un ami me fait voir cette amitié comme un joyau précieux à conserver, et dans les reflets du diamant brut de ce joyau, ton âme vibre, scintille. En quelque sorte, cela me rattache à toi. Je conserve notre lien à travers Jeffrey, je respecte ta volonté, et la promesse que je t'ai faite autrefois. Tu voulais qu'il soit celui qui te succèderai après ton départ, je pense que j'ai accompli ton souhait. Je pense être prêt pour faire acte de présence pour lui en cas de problème, je pense être prêt à découvrir ce qu'est d'être un ami sur qui l'on pourrait compter. C'est aujourd'hui que tout c'est joué, c'est aujourd'hui qu'un lien nouveau et resplendissant a vu le jour, celui de deux âmes brisées et solitaires réunis par le destin.

Et voila la partie que je redoutais le plus qui fait son apparition, avec des mots qui sont aussi effrayant que les hallucinations que je subis depuis ta mort. Il me laisse trois options, et je vois bien dans son regard que celles-ci sont non négociable. Premièrement, me raccompagner jusqu'à chez moi. Deuxièmement, appeler ma mère pour qu'elle vienne me chercher. Troisièmement, appeler le médecin, où s'y rendre en sa compagnie. A vrai dire je ne cherche même pas à contre-argumenter, je reconnais cette étincelle dans le regard, il me fait exactement les mêmes yeux emplis de détermination que tu me faisais autrefois Chloé.

- Je veux bien que tu m'accompagnes jusque chez moi, s'il te plaît. J'ai besoin de marcher un peu.

J'abaisse le regard, et merde, sur le haut de mon t-shirt se trouve une énorme trace de transpiration clairement visible à l'œil nue. Je me sens un peu gêné de sortir avec ça, je veux dire, ça fait vraiment " fou ". Ce n'est pas l'image que je veux véhiculer lorsque l'on marchera dehors.

- Jeff, t'aurais pas un t-shirt à me prêter ?
 
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Message posté : Dim 13 Déc - 12:31 Message
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Mike avait choisi la solution du raccompagnement. C’était probablement celle que Jeffrey préférait car lui aussi il avait besoin de dégourdir un peu les jambes. Et il ne voyait pas là une infraction à cette semaine de repos imposé. Prendre un l’air et s’oxygéner étaient même en soi recommander. Ce fut un soulagement de constater que son camarade, ami ou pote (c’était encore nouveau pour lui pour trouver le bon qualificatif) ait retrouvé le chemin de la raison.
Un t-shirt à prêter ? Ca s’était une demande facile à accéder et dans sa portée. Il eut toutefois un petit doute sur la sincérité de cette demande, le genre de petite astuce facile pour en profiter pour se barrer une fois qu’il serait parti chercher ce t-shirt.

« Oui bien sûr. Viens, on en a pour quelques secondes à en choisir un. »

Jeffrey l’invita à le suivre, en passant par la porte qui menait dans la partie nuit de l’appartement à travers un petit couloir et deux portes de chaque côté du mur. Il ouvrit la porte de droite, donnant directement dans sa chambre. Les deux posters de joueurs de baseball sur les murs ne laissaient aucun doute qu’il s’agissait bien de la chambre de Jeffrey. Pour une chambre d’adolescent, elle était hyper bien rangée et sobre avec un style assez rustique et anglais. Elle était assez grande avec un beau bureau en bois sur lequel étaient posé un globe terrestre et un cadre avec une photo de famille. Il y avait également un petit tas bien empilé de livres avec au sommet celui de Troïlus et Cressida de l’auteur William Shakespeare. Un bref coup d’œil sur certains ouvrages laissait percevoir un goût très prononcé pour le jeune homme sur la Grecque Antique. Et des livres il n’y en avait partout sur des étagères et sa table de nuit.

Il ouvrit le placard qui faisait face à son lit. Les vêtements y étaient empilés au carré. Il passa en revue la pile avec un doigt pour finalement en choisir un : un t-shirt à col rond uni noir et à manches longues avec un motif de joueur de baseball qui tape une balle.

« Tiens. C’est l’un de mes préférés pour sortir dehors sous ce froid. »

Jeffrey lui laissa quelques instants seuls pour se changer, en profitant pour glisser dans deux Tupperware des parts de pizzas mi chaudes qu’il mit dans son sac à dos. Il pourrait peut-être les manger en route qui sait !
Doudoune bleue et bonnet de la même couleur sur la tête, il était enfin prêt pour sortir. Lorsque Mike fut de retour, il l’accueillit avec un petit sourire. Cela lui faisait drôle de voir quelqu’un avec l’un de ses T-Shirt préférés sur le dos.

« Couvre toi bien, il fait froid dehors d’autant que la nuit est tombée. Au fait, tu habites dans quel quartier ? »

D’un geste de la main, il invita à sortir, après avoir veillé à bien fermer la porte. A force d’habitude, il faillit descendre par l’escalier mais se rétracta car il n’était pas tout seul.

« J'ai pris quelques parts de pizzas si ça te dit de les manger sur le chemin. Et pour les parts qui restent sur la table, tu vas faire un heureux, Jason adore les pizzas.»
 
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Message posté : Lun 14 Déc - 2:48 Message
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Qu'est-ce qu'une illusion ? Il s'agit d'une interprétation fausse de ce que l'on perçois, d'une projection dépourvue de réalité. Lorsque Jeffrey me tend ce t-shirt de Baseball, j'ai sur le coup pensé qu'il s'agirait peut-être d'une autre hallucination. Moi ? Porter ce genre de maillot ? J'ai horreur de ce sport, enfin, j'ai horreur du sport en général, mais avec le Baseball, nous ne sommes pas vraiment ami. En revanche je suis celui de Jeff, donc c'est bien une concession que je peux faire je pense. Mon regard ne peut s'empêcher de s'attarder sur les livres présents dans la chambre de mon camarade. Un sourire se dessine sur mon visage lorsque j'ai entrevu les titres de différents ouvrages que je reconnais du premier coup d'œil. A vrai dire, je commence à être admiratif de la personne que j'apprends à découvrir peu à peu. D'après ce que je constate, c'est quelqu'un qui a l'air de travailler énormément pour cultiver son intelligence. Même si mon quotient intellectuel est supérieur au sien, je fais pâle figure à côté. Moi, je me repose sur mes acquis et les capacités que dame nature à jugée bon de me donner à la naissance, avant ta mort j'ai toujours été très assidu en cours, mais ma chambre est à l'antipode total de ce qu'est celle de Jeffrey. En effet, la mienne comporte un ordinateur de bureau semblant être monté de toute pièce avec deux écrans d'une taille assez mirobolante, des bandes dessinés, divers consoles électroniques des plus anciennes aux plus récentes, et une infinité de jeux-vidéos qui reposaient dans une bibliothèque vitrée. Sans la bibliothèque de l'école dans laquelle je passe le plus clair de temps libre entre deux cours, et tout ces documentaires qu'il m'arrive de regarder à la maison, la culture de Jeff écraserai surement de loin la mienne. Ouais, je réalise que Jeffrey à énormément plus de mérite que moi, s'il venait à me dépasser intellectuellement parlant ce serait en somme tout à fait logique. Il mérite les bonnes appréciations acquises auprès de nos professeurs. Et en plus, contrairement à moi, il est doué en sport, ce qui est un facteur qui a une certaine importance pour rentrer à l'université.

J'attends timidement que Jeff sorte de la pièce pour retirer ce tissu plein de sueur collant et enfiler à la place de maillot si précieux de mon camarade de classe. On peut dire ça change, ce n'est pas du tout le genre de vêtement que je porte habituellement. Mais je suis plutôt heureux de le porter en réalité, par principe, et probablement à cause du symbole que le port de ce t-shirt représente à mes yeux. Lorsqu'il me demande de me couvrir, je reste sur la défensive, je comprends parfaitement la réaction de mon pote, mais actuellement, un feu bouillant brûle en moi.

- Je vais rester en t-shirt. Je remettrai ma veste s'il fait trop froid.

La réponse est assez spontanée, c'est probablement la bouffée de chaleur qui s'exprime. Je le suis durant son parcours à l'extérieur de son domicile, et acquisse simplement lorsqu'il me propose de déguster quelques parts de pizzas sur la route. Des flashs me viennent alors à l'esprit, me faisant revenir en mémoire la manière qu'il avait de déguster la nourriture de la cafétaria où la réaction qu'il avait eu lorsqu'il m'a aperçu avec les pizzas. Je constate donc qu'il aime la nourriture, c'est bon à savoir, je vais retenir ça. Tu m'as toujours dis de retenir ce genre de chose quand je n'avais pas encore d'ami, c'est le moment d'appliquer tes conseils. Lorsqu'il fait mention de son petit frère, un léger sourire, plus sincère cette fois-ci, débarque de nul part sur mon visage un peu perdu suite aux évènements récents survenu dans l'appartement de Jeff.

- Ouais, c'est aussi pour lui que j'ai acheté autant de Pizza. Il a l'air d'être vraiment quelqu'un de bien, et vous semblez très complice tout les deux.

Cette complicité fraternel, c'est la première chose à laquelle je pense lorsque je vois ces deux frangins côte à côte. Ouais, cela me rend un un tant soit peu nostalgique de toi, je dois bien l'admettre. C'est quoi la prochaine étape Chloé ? Montrer de l'intérêt à ce qu'il aime ? M'intéresser à sa vie ? Ca me semble être dans mes cordes.

- Alors comme ça, tu t'intéresses à la Grèce antique ? Désolé, j'ai pas pu m'empêcher de remarquer les livres dans ta chambre.
 
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Message posté : Lun 14 Déc - 22:08 Message
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Jeffrey plissa le front légèrement lorsque Mike voulut rester en t-shirt alors que dehors la température approchait les zéro. Mais il ne voulait pas se battre là-dessus. Son camarade s’en rendrait compte par lui-même à moins que lui aussi avait un super pouvoir ? Comme Jeffrey, il se pouvait qu'il cache un tel secret, se laissa formuler comme hypothèse.

La nuit était en effet arrivée alors qu’il devait être à peine 18 heures. Le quartier du centre prenait ainsi une nouvelle vie avec les éclairages festifs des décorations de Noel. Le ciel était également découvert laissant apercevoir une robe scintillante d’étoiles autour d’une lune au trois quart visible.

« Je ne sais toujours pas où on va mais je te suis Mike. Oui c’est gentil pour la pizza. Jason est le seul membre de la famille qui me reste alors on prend soin chacun de l’un et de l’autre. Bon parfois ce n’est pas toujours la fête entre nous. Il trouve que je l’étouffe trop. Ce n’est pas facile de trouver le juste milieu car je veux à la fois le protéger et le laisser libre. Je ne suis également très doué pour parler avec les gens comme tu as pu le constater. Et puis il est à l’âge de faire des bêtises…Et je dois faire le mauvais rôle de père moralisateur de temps en temps. »

La bêtise qui lui vint tout de suite en tête c’était de l’avoir pris la main dans le sac en train de fumer une cigarette. Il toucha du bois car depuis c’était un peu l’accalmie. Peut-être le calme avant la tempête ?
Jeffrey n’avait pas oublié la question sur ses goûts sur la Grecque antique. Il avait attendu d’être dehors, entretenant un peu le suspens. Il ne lui en voulait pas de cette curiosité. Jeffrey aurait sans doute fait de même.

« Je me demande comment tu as pu remarquer que je suis passionné par la Grecque antique. Mais oui tu as tout à fait raison. C’est probablement un héritage familial : une spécialité de ma mère historienne et mon père passionné autant. Moi je trouve c’est une période de l’histoire l’une des plus riches en savoir tels que l’architecture, la philosophie, les mythes, les sciences mathématiques, l’astronomie, les jeux olympiques….C’est à l’origine de tant de choses. Et toi as-tu des passions ? Surement pas le baseball en tout cas, j’ai cru comprendre. »

Jeffrey offrit un sourire sincère. Il n’y avait rien de grave à ne pas aimer le Baseball.
 
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Message posté : Mar 15 Déc - 1:37 Message
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Je l'écoute parler calmement, j'ai complètement oublié de lui donner l'adresse de mon lieu de domicile, il faut dire, mon esprit à du mal à retrouver sa pleine tangibilité, il n'attend qu'une chose, c'est de retrouver sa pleine capacité. La première chose que je ressens en arrivant dehors, c'est un sentiment de vivacité enivrant. J'ai l'impression de revivre et je retrouve peu à peu les repères que j'avais perdu chez Jeffrey. Evidemment, je ressens les effets du froids, cependant après l'énorme chaleur ressentie durant ma crise ce n'est pas quelque chose que je prends négativement. Mon regard se plonge dans les décorations de Noël, je perçois toutes ces lumières festives comme le rappel que cette fête hivernale sera la première que je vivrai sans toi.

- Ouais, ça m'est sorti de la tête. La 40ème avenue, c'est la où j'habite.

Les précisions apportées vis à vis de sa relation avec son frère me font sourire de manière sincère. Je reconnais bien la le rôle délicat d'être le petit frère d'une personne protectrice et aimante. La sensation d'étouffement, l'envie de se rebeller, c'est quelque chose qui doit être assez commun. C'est exactement le genre de choses que tu pourrais dire de moi si tu étais encore en vie Chloé.

- Ouais, enfin, c'est normal j'imagine. Il s'assagira avec le temps. En tout cas, je mettrais ma main à couper qu'au fond de lui, il apprécie beaucoup les couvaisons que tu lui offre. Ce que je veux dire c'est que...

Je marque un temps d'arrêt avant de poursuivre la conclusion de cette phrase. Mon regard s'abaisse vers le sol avec une lueur nostalgique brillant au fond de mes pupilles, avant de se tourner vers Jeffrey.

- Moi j'appréciais beaucoup ces moments-là, même si j'étais trop fier pour l'admettre à l'époque.

En effet, j'avais beaucoup trop de fierté, et ce n'est qu'aujourd'hui que je me rend compte que je chérissais de tout mon être ces instants que tu m'offrais de bon cœur. Quand je l'écoute me parler de la Grèce Antique, je le laisse parler, sans lui couper la parole comme j'ai l'habitude de faire lors de certains débats intellectuels. J'acquiesce, et j'approuve chacun de ces dires en projetant les paroles qu'il me dit dans mon subconscient, rêvassant le temps d'un instant de toutes les richesses de la Grèce Antique. Sa géopolitique, ces paysages, sa culture, il y avait de quoi en laisser plus d'un rêveur en effet. Je reprends mes esprits rapidement lorsqu'il me demande mes passions, ricanant d'un ton bas mais sincère lorsqu'il fait mention de mon amour pour le baseball.

- J'aime l'informatique, et les mathématiques. J'aime la rationalité, ça me rassure en quelque sorte. Je n'aime pas rester sans réponse, c'est pour ça que je me raccroche à des éléments qui ne laissent que très peu de place au doute. J'ai besoin d'avoir certains repères qui sont bien plus présent dans ces deux matières.

Bon, il est vrai que je me suis cantonner au milieu scolaire, mais j'allais quand même pas lui dire que je suis passionné de jeux-vidéos et de bandes-dessinés. Et puis, disons qu'il y a une grosse part d'informatique dans les consoles de jeux, de ce fait, je reste dans le thème de ce que j'ai décris à Jeffrey.

Autant le froid me faisait énormément de bien lorsque je suis tout juste sortie de chez lui et que j'étais encore sous l'effet de la chaleur oppressante qui avait envahit tout mon être durant la crise, autant il commence à offrir de légers frissons le long de mes bras. Je me décide de sortir ma veste bleu foncé de mon sac à dos pour l'enfiler, c'est préférable, je n'ai pas besoin d'une hypothermie sur le dos.

- Je prendrai bien une part de pizza, je commence à avoir faim. Pas toi ?
 
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Message posté : Mar 15 Déc - 18:49 Message
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Jeffrey appréciait d’avoir le retour de quelqu’un qui sait ce que c’est d’avoir un grand frère ou une grande sœur. Toutefois, il hésita à creuser le sujet en profondeur avec Mike, de peur de réveiller une nouvelle crise ou souffrance. Il n’avait peut-être pas encore fait son deuil pour parler de sa sœur. Jeffrey avait presque mis deux ans avant de pouvoir reparler de ses parents.

« Mike, ce sont des paroles rassurantes. C’est gentil. Merci. »

Son camarade commençait à un peu parler de lui. Il semblait beaucoup plus détendu. Mais c’était encore loin d’être la panacée, quoique Jeffrey juge cela bien suffisant en leur stade de relation. Il ne fallait pas se précipiter pour nouer des liens forts.

« Les mathématiques et l’informatique. Je ne suis pas très étonné à vrai dire. Tu savais que la plupart des grands mathématiciens sont des philosophes. C’était en tout cas très vrai dans la période Grecque antique mais aussi bien après comme par exemple à Descartes. Il a fait la démonstration de l’existence de dieu. D’autres philosophes après ont montré certaines failles à son raisonnement. Mais je trouve cela très intéressant. J’aime beaucoup aussi les mathématiques. Par contre l’informatique, j’avoue y être plutôt distant. Pourtant c’est l’avenir avec le développement de l’intelligence artificielle et la robotisation. Au fait, tu sais jouer aux échecs ? Si oui cela serait intéressant une partie de confrontation ! »

Tout en parlant, il avait défait son sac à dos pour y sortir les boîtes dans lesquelles il avait glissé les pizzas. Il lui tendit la sienne.

« On s’arrête là le temps de manger les pizzas ? »

Il lui désigna un banc inoccupé et éclairé par un lampadaire. Deux trois pigeons y picoraient le sol.

« Tout à l’heure, pendant ta crise, je te parlais de la petite et mignonne Kalisté qui te regarde avec des papillons dans les yeux. Et toi tu as du caca dans les yeux. Tu ne vois que dalles. Et donc je te demandais ce que tu attendais pour au moins prendre contact.»

Jeffrey pouvait critiquer mais il ne faisait pas mieux. Mais il pensait l’approche de Kalisté plus sincère que celles des autres personnes.

« Toi si quelqu’un s’intéresse à toi, c’est beaucoup sincère. Moi, on me voit d’abord comme le lanceur de l’école ou un trophée à conquérir. Je ne veux pas de ce genre de relation. Quelque part c’est super que tu n’aimes pas le baseball. Mais tu devrais tout de même faire un peu de sport, c’est bon pour le moral. Tu en fais peut être ? Du footing ?»

Jeffrey engloutit sa pizza et se lécha les doigts et les babines pour ne laisser aucune miette, au grand désespoir des pigeons.

« Elle était trop bonne cette pizza, même si chaude elle aurait été encore meilleure. »
 
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Message posté : Mer 16 Déc - 8:16 Message
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L'amitié pur et sincère est une denrée rare, du moins c'est ce que tu me répétais souvent. J'espère pouvoir un jour ressentir la puissance de tes mots, pour l'instant, avec Jeff, ça commence bien. Je préfère ne pas avoir de faux espoirs, c'est peut-être éphémère, mais je compte bien profiter du temps qu'il m'accordera en sa présence. On possède pas mal de points sur lesquelles on ne s'accorde pas vraiment, mais je relève tout de même plus de points communs que l'inverse. Je me demande jusqu'où aboutira ce lien naissant, en tout cas, même après le dérapage que je lui es révélé, il est resté. Je me sens plutôt bien durant cette ballade devenu nocturne à cause de l'heure hivernal, c'est un moment de complicité agréable à savourer, un instant que je ne pensais pas un jour découvrir avec quelqu'un du lycée, encore moins avec un joueur de Baseball. Je prend plaisir à l'entendre parler de Descartes, les discussions prennent une tournure des plus intéressantes à mes yeux, et ce n'est pas vraiment des sujets de conversations avec qui je peux discuter avec tout le monde.

- Je pense donc je suis. Ouais, Descartes est considéré par beaucoup de monde comme le fondateur de la philosophie moderne. Tout n'est pas à jeter dans la preuve cartésienne de l'existence de Dieu, bien que ça ai été réfuté plus tard, sa définition du libre arbitre est intéressante en soit, même si celle-ci se repose essentiellement sur l'étude d'un animal à qui l'on a placé de l'eau et de la nourriture à égale distance de lui-même. Il est intéressant de noter que l'âne de Buridan ce soit simplement laisser mourir lorsqu'il n'était pas porté plus d'un côté que de l'autre. Après, plusieurs facteurs sont à prendre en compte, l'instinct primitif de la bête ne peux pas s'appliquer à l'homme. Et puis, ce paradoxe se repose sur une légende, ce n'est pas comme si l'âne avait existé, même si ça reste un excellent sujet d'étude.

Evidemment, quand il se met à parler d'informatique, mon regard change aussitôt. Voilà un sujet qui me passionne et me laisse réellement rêveur et admiratif. Je prend la part de Pizza qu'il me tend et m'assois afin de parler d'une manière beaucoup moins terre à terre de ce domaine, a chaque fois qu'il m'arrive de parler d'informatique, la passion l'emporte souvent sur le rationalisme exacerbant auquel j'ai toujours eu énormément de mal à me détacher.

- L'informatique ce n'est pas l'avenir, ce n'est pas le monde de demain. Enfin, selon moi, c'est le monde d'aujourd'hui. Tiens, toi qui adore la philosophie, il y en a en réalité plus que ce qu'on pourrait penser dans l'informatique. Par exemple, le cerveau humain et l'ordinateur sont étroitement liés. Certes l'ordinateur sera capable de faire des calculs plus sophistiqués à la secondes et possède une capacité de stockage plus imposante que le cerveau humain, mais fondamentalement, les bases sont les mêmes. Les différences reposent essentiellement sur la performance, et non sur les fonctions qu'ils proposent l'un et l'autre.

Oui, je sais de quoi je parle, si mon cerveau serait un ordinateur, il serait surement remplie de bug, et je ne suis pas certain qu'une simple mise à jour soit suffisante pour remettre d'aplomb mon esprit malade et discouru. Pendant que je mange ma Pizza, mon regard se perd peu à peu dans un souvenir qui semble lointain lorsqu'il se met à parler d'échec. En effet, j'ai été viré de plusieurs clubs d'échecs du lycée, non pas à cause de mon niveau, mais parce que je critiquais celui des autres. J'ai aussi joué énormément de parties dans le parc de Star City, dans la partie réservée aux échiquiers, mais j'ai vite compris qu'il faudrait que j'évite de continuer à m'y rendre après que j'ai énervé ce qui semblait être un détenue qui n'avait pas la critique facile. Suite à ce genre d'expérience, j'ai énormément joué en ligne, la où je ne pouvais pas polluer la partie de remarques désobligeantes qu'il m'arrivait de faire de temps à autres lors de parties réels. Peut-être que je peux laisser une deuxième chance à ce jeu que j'apprécie tant ? Et puis, j'ai le sentiment qu'il pourrait m'offrir bien plus de difficulté que mes précédents adversaires, peut-être même pourrais-je perdre face à lui ? C'est une perspective intéressante.

- C'est mon jeu favori, et je serai ravi d'y jouer avec toi.

Lorsqu'il me parle de Kalisté, je ne peux m'empêcher de rougir légèrement. Ouais, c'est vrai qu'elle m'a toujours tapée dans l'œil elle aussi. Cependant, je suis conscient que ce genre de relation ne pourras jamais aboutir à cause de mes troubles mentaux. Tant que je te verrai, Chloé, je crains qu'il n'y ai pas beaucoup d'avenir au niveau romantique pour moi. Je m'y suis fait, c'est comme ça. Par ailleurs, je décide d'être assez honnête envers Jeff vis à vis de ce que je ressens concernant une potentielle petite amie que je pourrais avoir. De ton vivant, j'aurais peut-être pu avoir un meilleur intérêt pour tenter quelque chose même si je ne l'aurais probablement jamais fait par crainte du rejet, mais aujourd'hui, toutes mes chances sont réduites à zéro, et j'en suis bien conscient. Et puis, je dois bien admettre que Kalisté compte un peu pour moi, et je pense que je m'en voudrais trop de lui offrir ce genre de spectacle auquel mon ami à pu assister à son domicile. Ce n'est pas comme ça que je veux qu'elle me voit, et ce n'est pas comme ça que je voulais que mon camarade me voit aussi.

- Sérieux Jeffrey, tu peux me regarder droit dans les yeux et me dire que c'est une bonne idée après ce que tu as vu chez toi ? Je pense pas que ce soit le cas. Tant qu'il y aura tout ces bugs dans mon esprit, je peux tirer un trait à toutes relations amoureuses, telle qu'elle soit. Et puis même si je ne serai pas malade, les filles comme elle ne s'intéresse pas aux gars comme moi. Elle mérite quelqu'un qui soit meilleur que moi.

Je prend un temps de réflexion avant de poursuivre ma phrase. En effet, elle mérite beaucoup mieux que moi, et la liste des personnes qui seraient à mes yeux meilleurs que moi est longue. Seulement, il y a peut-être un nom qui ressort plus que tout les autres. Et il s'agit de mon nouvel ami, mon seul ami. Ce n'est pas difficile à admettre, selon moi, Jeffrey est bien meilleur que moi. Il est normal, c'est déjà un bon point non négligeable, et il sait parler aux gens. En tout cas, c'est l'impression que j'en ai après avoir discuté avec lui, il sait me parler. Avec lui, on se sent bien, sans impression de jugement, et il est aussi intelligent, avec une capacité de raisonnement assez incroyable. Contrairement à moi, il cerne les gens avec plus de facilité, moi je me contente de me focaliser sur leurs défauts, ce qui n'est pas vraiment une qualité lorsque l'on veut lutter contre la solitude omniprésente. Je décide donc d'entamer la conclusion de ma réponse en fixant Jeffrey droit dans les yeux, avec un regard des plus sincères démontrant que je pensais ce que je disais, avec une intonation vocale plus basse que d'habitude.

- Quelqu'un comme toi, par exemple.

Une question me taraude quand il fait mention de mes aptitudes physiques. Comment a t-il deviné que je ne fais pas de sport ? C'est donc si flagrant que ça ? Mon regard ne peut s'empêcher de regarder ma carrure, et la sienne, en gage de comparaison. Merde, c'est vraiment flagrant en fait. Lorsqu'il me demande si je fais du footing, il me faut un certain temps de réflexion. En effet, généralement il m'arrive de me réveiller en pleine nuit, au milieu de la rue, couvert de transpiration, comme si j'avais couru un marathon. Ca survint bien trop souvent lors de certains cauchemars trop présent, autant dans le monde onirique que le monde réel. Est-ce que je devrais en faire mention ? Ce n'est probablement pas le moment de l'incomber de ce genre de détail, il pourrait me trouver encore plus bizarre que je ne le suis déjà.

- Non, je fais pas de sport. J'ai essayé de m'y m'être, mais c'était plutôt catastrophique. En cours d'éducation physique, quand je suis sur le gymnase, j'essaye vraiment de m'appliquer, je réfléchis à toutes les notions acquises lors du débriefing de certains cours collectifs, je fais le pour et le contre de chacun des agissements que je pourrais faire pour donner l'ascendant à mon équipe, mais ça finit généralement très mal. Je reste juste planté sur place comme un poteau sans savoir quoi faire tant le déroulé des évènements est trop rapide à mes yeux. Et pour ce qui est des sports individuels, comme le monté de corde, c'est encore pire. Sérieusement, qui a inventé le monté de corde ? On devrait pendre ce gars la. Je connais la théorie de toutes ces disciplines par cœur, et pourtant je n'arrive pas à passer à la pratique.

Je termine ma part de pizza d'un air plutôt satisfaisant. Parler avec quelqu'un d'autre que toi, c'est vraiment super Chloé. Tout comme lui, j'ai adoré la pizza. En ce moment, j'ai un peu de difficulté à manger, et ça m'a fait du bien de me revigorer avec cette pizza, même si elle n'était pas aussi chaude qu'elle aurait du l'être. Je ne peux m'empêcher de lui proposer de renouveler l'expérience avec une étincelle dans les yeux qui avait disparue bien trop longtemps et qui semble être heureuse et excitée de faire son retour triomphal.

- Il faudra se refaire ça. Je veux dire, chez toi ce sera difficile, mais dans des espaces ouverts où même chez moi, j'apprécierai beaucoup.
 
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Message posté : Mer 16 Déc - 20:08 Message
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Voilà une perception intéressante de l’informatique qui captiva l’attention de Jeffrey. Sa main gratta son menton, en pleine réflexion. Il n’était pas certain d’être totalement d’accord avec lui, ce qu’il essaya d’exprimer sans rentrer dans un débat d’opposition. Il ne cherchait pas à avoir raison mais se faire sa propre opinion.

« C’est un point de vue très intéressant avec cette comparaison du cerveau et de l’ordinateur. Il y a toutefois des différences notables que je pense à relever. Bon après je ne suis pas un expert en biologie. Il me semble qu’il n’y a pas de la mécanique dans le cerveau comme des réactions chimiques qu’on ne trouve pas dans un ordinateur. Et puis il y a aussi le côté spirituel. Mais bon après on tombe dans des discussions sur les croyances et c’est un peu moins rationnel. »

Jeffrey venait de trouver un point commun avec Mike. Lui aussi aime jouer aux échecs.

« Ah c’est chouette que tu aimes jouer aux échecs. On pourra se faire des parties en pause déjeuner au lycée ou le soir par distance avec les ordinateurs. Oui j’ai tout de même un petit ordinateur portable, je ne suis pas totalement à la page. »

Jeffrey avait un sourire niais au visage mais qui avait un côté attendrissant.

« Cela fait un bail que je n’ai pas joué. La dernière fois que j’ai joué c’est avec mon père. Un excellent joueur. A la fin je le battais… »

Il lâcha un grand soupir. Maintenant, il pouvait parler de ses parents. Ca le rendait mélancolique mais les mots arrivaient à sortir de sa bouche.
Un sujet plus léger était maintenant en discussion : les filles ! Jeffrey le regarda droit dans les yeux car Mike lui avait défié de le faire.

« Comme moi ? La plupart ne s’intéresse à moi seulement parce que je suis populaire avec le baseball. Mes goûts, mes valeurs, mes passions….tout le monde s’en fout. J’exagère peut être mais je ne dois pas être très loin du vrai. Il parait que l’amour est un remède à beaucoup de maux. Remplis ton cœur et vide un peu ta tête. Cela sera mon conseil d’aujourd’hui. J’espère que tu vas prendre des mesures sérieuses pour te soigner. Car tout à l’heure tu m’as vraiment fait peur et inquiéter. Tu perçois des propos agressifs alors que c’est tout le contraire. Si tu veux en parler, je serais pour t’écouter. Il parait que cela fait du bien de parler. Pour moi-même, tu m’auras fait prendre conscience que je dois consulter un psychologue et trouver un remède pour que les cauchemars cessent de hanter mon sommeil. »

Les pizzas terminés, Jeffrey rangea les boites dans son sac, prêt maintenant à repartir.

« Je ne dirais rien à ta mère. Ce choix t’appartient. Mais prends au moins tes médicaments s’il te plaît. Je t’encourage à mettre tout en œuvre pour guérir, pour toi, pour ceux qui t’aiment et pour ceux qui t’ont aimé. On reprend notre route ?»
 
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Message posté : Ven 18 Déc - 5:45 Message
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Plus je passe du temps avec Jeff, et plus je le trouve vraiment intéressant. C'est génial de parler avec quelqu'un qui comprends ce que je dis, et qui sait rebondir à chacune de mes informations. Il a une faculté de compréhension respectable, quand on sait regarder derrière sa carapace de fer, ce que je n'ai jamais su faire avec qui que ce soit, on peut apercevoir les reflets du vrai Jeffrey. C'est nouveau pour moi, mais je pense commencer à comprendre le mécanisme. Il suffit simplement de se laisser aller, ne pas trop penser. Je n'ai jamais réussi à faire ça, mais avec mon camarade, c'est assez facile de laisser libre court à l'homme que je pense être. Il faudrait que je sois encore plus fou que je ne le suis déjà pour ne pas profiter de l'occasion pour découvrir toutes ces choses insoupçonnés qui m'a toujours été inconnu. Il ne doit probablement pas s'en rendre compte, mais je me suis vite attaché à lui, même si cela doit probablement être une des conséquences de mes troubles mentaux. Dans un sens, Highmore est inspirant, il ouvre la porte de la sérénité sans avoir peur de tendre la main dans les profondeurs de l'enfer. Je n'en suis pas rendue au point de passer de l'ombre à la lumière, mais une graine pleine de positivité vient d'être planté au fond de moi. Il n'advient qu'à moi de la faire cultiver.

Tout ces sentiments éphémères disparaissent aussitôt lorsqu'il se met à parler de son rapport aux autres. Le sentiment de jalousie revient aussitôt. Je n'en suis pas au point de me mettre en colère, même si j'aimerai énormément, mais je ressens une certaine étincelle de haine au fond de mon cœur, ainsi qu'un profond sentiment d'injustice. Je préfère ne pas lui en faire part, mais je perçois les grognements incessants de Cerbère au fond de mon âme. A vrai dire, j'ai toujours envié sa réputation, et même si dans le pire des cas ce serait par profil, au moins il n'est pas seulement vu comme le gars bizarre à éviter à tout pris. Il me faudrait une vie entière pour retirer ce sentiment d'incertitude qui m'a toujours rongé et qui pour le coup, était la bien avant ta mort Chloé. Je sais, j'ai toujours eu énormément de mal à me mettre à la place d'autrui. Peut-être qu'il souffre plus que ce que je veux bien l'imaginer. C'est peut-être la mon plus gros problème, il faut que je me mette dans le crane que je ne suis pas le seul qui souffre sur cette. Comme tu me l'as toujours répété Chloé, je ne peux pas avoir le monopole de la souffrance humaine. Je décide de prendre la parole, d'une manière assez sincère, en espérant que ça puisse excuser les propos que j'ai pu pensé vis à vis de lui.

- Tu sais, moi je m'en fout pas. Et honnêtement, je m'en fiche complètement que tu puisses jouer au Baseball.

Je ne peux m'empêcher de penser si ce n'était pas un poil trop niais ? J'imagine déjà la réponse que tu m'offrirais si tu étais la. Peut-être que Jeffrey à raison lorsqu'il dit que je dois me vider la tête et remplir mon cœur, enfin, rectification, il a raison. Après tout, n'est-ce pas ce que tu me répétais souvent à longueur de journée ? Je dois passer moins de temps dans mon esprit, moins de temps à penser. Je ne peux qu'acquiescer, assez timidement, à l'écoute de ce conseil. Être plus à l'écoute d'autrui pourrait me permettre d'en apprendre d'avantage sur moi-même. Je me sens en pleine cours d'assise lorsqu'il fait mention de mes troubles mentaux, mais je dois l'entendre, même si c'est assez difficile à écouter. J'apprécie néanmoins le fait qu'il me dise que rien ne sera dit à ma mère, je n'ai pas vraiment besoin de ça en ce moment. En tout cas, sur la vitalité de la reprise de mes traitements, la encore, il sonne juste, et je suis dans l'obligation de lui donner raison, oralement cette fois-ci.

- Ouais, je vais faire ce qu'il faut. Tu peux compter sur moi.

Est-ce que je vais réellement le faire ? Je n'en sais strictement rien. Des moments de lucidités, j'en ai eu un sacrée paquet depuis ton départ, est-ce que ça a déjà abouti à quelque chose ? Jamais. La différence aujourd'hui, c'est que des gens ont pleine conscience qu'il ne s'agit pas simplement d'anxiété comme il m'arrivait d'en faire étant gamin. Ce détail change tout dans l'équation, je l'espère du moins. Quand il me demande si nous devrions reprendre notre route, je décide de me lever du banc pour poursuivre la ballade, et la discussion.

- Ouais, on ferait mieux d'y aller.
 
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