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Ni Dieu Ni Monstre (ft Aria) Bouton_off
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Ni Dieu Ni Monstre (ft Aria)

 
Mer 11 Nov 2020 - 19:42 Message

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Un peu tendue, la situation. Je sais pas exactement comment on en est arrivés là, mais je fais évacuer le squat en urgence. A grands gestes et à grands, cris, je croise les doigts pour que personne ne reste à l’intérieur.

Sortez tout de suite ! Vite !

J’sais que c’est difficile de potentiellement abandonner ses affaires, et encore plus particulièrement quand on possède déjà pas grand chose. Quand on a pas de toit légal sur la tête et qu’on compte les billets avec appréhension à chaque fin de journée.
D’habitude, ou plus souvent en tout cas, quand on évacue, c’est à cause des flics. C’est une évacuation dans les règles. Enfin, leurs règles à eux. Si c’était nos règles à nous, ça serait plus simple : Les gens doivent être en sécurité. Tout le monde doit être logé. Point. Une maison vide, c’est une maison qui demande qu’à être occupée. Point.

Mais là… C’est différent.
La panique a envahi le squat une grosse demi-heure plus tôt, quand les occupants ont commencé à entendre du bruit dans la cave. Puis ving-cinq minutes plus tôt, quand un jeune adulte, l’un des immigrés occupant le squat, a été tué en essayant d’aller voir ce qu’il se passait en bas.
J’suis arrivé·e aussi vite que j’ai pu quand on m’a transmis la nouvelle. L’évacuation des lieux, priorité numéro un. Priorité numéro deux : trouver comment les reloger. Voir s’il reste de la place dans d’autres squats, ou aller en trouver un nouveau. Ou bien se débarrasser de ce je sais pas quoi qui a attaqué depuis la cave. Bordel. Avec ça, j’doute que qui que ce soit veuille y retourner.

Vite ! Vous pourrez passer récupérer des trucs quand on aura réglé le problème !

J’essaie de trouver les arguments que j’peux pour les convaincre de sortir plus vite… Mais ça marche pas de ouf. Je jure entre mes dents. Je comprends, profondément, et j’aurais probablement fait pareil à leur place. Mais voilà : Faut faire quelque chose. De l’intérieur, j’entends des cris.

Et je passe finalement le pas de la maison. J’ai ramassé une paire de briques au passage, on sait jamais. C’est pas récent. C’est l’une des nombreuses maisons de briques qui occupent les environs, peu rénovée, mal isolée, mais dans laquelle les squatteurs ont pu faire quelques travaux pour améliorer leur qualité de vie. Les propriétaires ? Des années qu’ils la possèdent et qu’ils ne mettent pas l’argent pour la faire correspondre aux standards énergétiques et aux normes de 2020. Alors on s’est servis. On a fait ce qu’ils refusaient de faire, et tant pis pour eux.

A l’intérieur, une cuisine fournie par les occupants, un peu bordélique. C’est pas spécialement sale, juste très chargé. Quelques lits défaits, des matelas au sol, des affaires qui ont été embarquées à l’arrache. Et les cris à l’intérieur. Je m’enfonce plus profondément dans la maison : Entrée, couloir… Et au bout du couloir, je vois le truc.

Merde !

La bestiole occupe tout l’espace du couloir et me fout les jetons. Une araignée géante, grisâtre, dont l’aspect extérieur ressemble plutôt à de la chair qu’à de la chitine. J’ai même l’impression qu’elle se tasse un peu sur elle-même pour entrer dans le couloir. Un frisson parcourt ma colonne vertébrale. Le truc est sur le point d’empaler une jeune occupante, acculée au mur et coincée entre deux pattes du monstre.

Cours !

J’lui fais. J’essaie d’imaginer que j’ai un flic en armure en face de moi et pas un truc de trois mètres bouffeur de chair humaine, et je lance une brique. J’fais de mon mieux pour viser genre, sa tête. Les yeux. Un truc comme ça. Un bruit mou, dégoûtant, quand la brique heurte la chair et les crocs du monstre, immédiatement suivi d’un rugissement strident et profondément dérangeant, un peu trop ressemblant à un cri humain à mon goût. Mais l’occupante parvient à s’échapper d’entre ses pattes et courir vers la sortie.

Mais moi… Je fais demi-tour et à toutes jambes, j’essaie de rattraper la sortie. Un truc me frappe dans le dos et je crois être propulsé·e vers la porte pendant une seconde, avant d’être arrêté·e brutalement par un fil gluant me reliant au monstre. Merde.
 
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Mer 11 Nov 2020 - 23:22 Message

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Depuis que mes émotions sont de nouveau fonctionnelles, je dois bien admettre que jouer les gardiennes de l’humanité m’est un peu plus complexe. Parce qu’il est plus difficile de dissimuler le mépris quand il se teinte d’agacement, voire de colère. Parce que leur faiblesse m’est parfois… Insupportable tant elle est importante. Pourtant, tous les Avariels ne sont pas en mesure de combattre, mais même le plus faible de nos jeunes serait plus dégourdi qu’eux. C’est parfois confondant.

Je sais qu’ils ont d’autres qualités, mais ils passent une quantité astronomique de leur temps à les gâcher. Autant dire que cela m’est quelque peu fatigant. Néanmoins, je me montre de plus en plus sous ma véritable apparence, et prétendre être une créature angélique est évidemment bien moins désagréable que de se faire passer pour une humaine à mesure que les jours passent. Bientôt, je ne serais plus seule ici bas. Bientôt, ce qu’il reste des miens sera en sécurité. La première partie de mon devoir sera accomplie. Il faudra simplement que je m’astreigne à les guider dans un nouveau monde. Que je trouve, aussi, comme accueillir Neszan.

Mais qu’importe. C’est en survolant une bâtisse abandonnée que je constate un mouvement de fuite qui en provient. Plusieurs créatures apparemment en train de courir. J’hésite. Il serait aisé de passer sans m’arrêter, mais cela fait plusieurs jours que rien de bien intéressant ne s’est présenté. Levant les yeux au ciel, j’entreprends donc de piquer vers le sol, redressant ma posture à la verticale au dernier moment en même temps que j’étends sèchement mes ailes pour ralentir drastiquement mon atterrissage. L’effort, quoique technique, est maîtrisé à la perfection. Je me pose de la pointe des pieds, replie mes ailes et attrape le premier fuyard venu pour lui demander ce qu’il se passe.


Le ramassis de mots qui sort de sa bouche me permet de saisir difficilement que quelque chose a tué quelqu’un - quelle précision admirable, je songe avec un soupir. Je finis par dégainer Lux Aeterna et entrer dans l’endroit. Un peu en désordre, mais je m’en moque. La tête légèrement inclinée par instant, je me fie au bruit autant qu’aux fuites pour remonter la piste de cette énigme toute relative.

Je dépasse finalement une jeune femme à l’air terrorisé, mais avec suffisamment de bon sens pour me pointer la direction à suivre du doigt et balbutier quelque chose d’intelligible à propos d’une autre victime potentielle. Je continue d’un pas léger et arrive sur une scène… Et bien, délicate, j’imagine, pour celle qui a été prise au piège par une arachnide que j’inspecte calmement. Un couloir.

Evidemment, il fallait qu’elle se trouve dans un espace étroit, dans lequel manoeuvrer s’avèrera délicat au vu de l’envergure de mes ailes. Je me glisse souplement entre la victime et la monstruosité qui se l’est appropriée. Répugnante, je dois bien l’avouer. En réponse à mon changement de comportement, mon armure se déploie et vient recouvrir mes membres, mon torse, et placer la fine pièce de métal qui recouvre les vaisseaux principaux de mes ailes.

    Lancer de dés #1
    Réussite : bon, déjà, Axel est libéré·e, un bon point.
    Echec : Le fil est super résistant, super araignée oblige.

    Lancer de dés #2
    Réussite : l’épée d’Aria peut blesser facilement la bêbête. Elle arrive à la faire reculer dans la pièce qu’elle vient de quitter.
    Echec : Non, apparemment elle aime bien son coin.


Sans trop y croire, j'abats avec violence mon arme sur le fil gluant qui relie l'inconnue à la créature. Et c'est sans surprise que celui-ci en sort sans grande difficulté. Il faut dire que je connais ce genre de choses. La solidité de leur tissage, peu importe la forme qu'il prend, m'est relativement familière. Bien entendu, celle-ci n'est en rien semblable à celles que j'ai connues sur Pangée, mais une arachnide en vaut une autre.

J'interromps le coup qu'elle tente de porter d'une de ses pattes, me rapproche, et peu à peu, de quelques frappes précises, je force le monstre à reculer. En entraînant son infortunée victime, je le crains, mais ce n'est pas mon problème le plus précis. Sitôt que j'ai réussi à la faire reculer jusqu'à l'endroit d'où elle vient - une pièce qui donne sur un escalier s'enfonçant sous terre - je la contrains à rester à distance, attrapant une de mes flèches que je fiche dans le filament immonde jusqu'à épingler celui-ci au sol.

« Ne bougez pas. »

A priori, elle ne peut plus quoi qu'il en soit, mais je préfère encore savoir où elle est. Au moins, sauf à disposer d'une force conséquente, l'araignée devrait avoir le plus grand mal à ramener sa proie à elle. Je doute que cela soit dans ses priorités immédiates, cela dit, mais deux précautions valent mieux qu'une. C'est aussi pour cela que lorsque je bondis en avant, je prends soin de rester placer entre l'inconnue et le monstre. Sait-on jamais.
 
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Mer 11 Nov 2020 - 23:22 Message

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Le membre 'Aria Romanelli' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :
Ni Dieu Ni Monstre (ft Aria) Echec

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#2 'Jugement du Hasard' :
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Sam 14 Nov 2020 - 14:11 Message

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J’ai la giga flippe qui m’envahit assez soudainement quand je me sens retenu·e par le pull par l’espèce de… Je sais pas, j’ai un peu de mal à me retourner pour être honnête, mais c’est une araignée, alors elle m’a probablement balancé un fil gluant ou un truc comme ça. En tout cas, ça a l’air robuste, lourd, et ça a l’air de pas vouloir se décrocher. Je tire en essayant de partir dans l’autre sens et la tension du fil me fait même revenir quelques pas en arrière dès que je cesse l’effort.

Merde merde merde, c’est la merde.

Et j’entends le bruit des pattes monstrueuses derrière moi, qui s’enfonce un peu dans le placo des murs. La peur m’a tétanisé·e quelques instants de trop, mais je perds pas l’espoir parce que merde, j’suis plus intelligent·e que cette bestiole, non ?


Finalement, ce qui me conforte dans mon espoir (peut-être peu réaliste), c’est pas la brique dans ma main ni l’idée qui me vient pour me libérer, mais l’arrivée non annoncée d’une Super dans le couloir.

Juste quelques instants pour identifier l’identité de la Super, enfin, son surnom plutôt. Faire le lien entre les ailes blanches, l’armure, l’épée… C’est pas une personnalité très connue, mais les Super sont un peu l’un de mes sujets de prédilection, à ma façon. Bref.
L’ange (vu que c’est comme ça qu’on l’appelle, et faut dire qu’elle en a la dégaine), tente de me libérer… Et tout ce que je sens, de mon côté, c’est le coup sur le fil qui me tire en arrière une seconde mais ne me relâche pas.
Et même loin de me relâcher, la bête commence à m’embarquer avec elle à mesure qu’elle recule. Ouais. Super. Bof.

Ma vision des événements est assez floue vu que je dois tordre le cou pour voir ce qu’il se passe derrière moi, mais dès que le fil est épinglé au sol, je prends l’opportunité pour employer une méthode révolutionnaire pour me libérer de cette laisse gluante : J’enlève mon pull.
Ouais, aussi simple que ça.

Du coup, non, je vais pas ne pas bouger.
Néanmoins, je ne fuis pas le squat non plus : Si la Super a besoin d’aide, bah autant que je sois là pour le signaler.

J’ai bougé.

Je signale, à haute voix. Je scrute les alentours pour chercher quoi que ce soit qui pourrait assister la Super à la tâche, mais je me rend assez bien à l’évidence : Je vois pas ce que je pourrais faire qui ne risquerait pas de juste la déranger dans son combat.

A défaut, je pourrais toujours prendre des photos et garder mon téléphone à la main pour appeler des renforts. C’est pas une si mauvaise idée, à mon humble avis.
L’araignée, elle, a l’air de m’avoir temporairement oublié·e pour se focaliser sur son adversaire emplumée. Dans l’autre main : Ma deuxième brique. On sait jamais.
D’ailleurs, je fais bien de me méfier et d’avoir gardé ça, parce que d’un coin au plafond, une vision d’horreur m’arrive : Celle de plusieurs petites araignées qui arpentent le plafond dans ma direction, essayant de se frayer un passage par dessus l’Ange.
Déjà, j’ai du mal à les dénombrer. Et en plus, quand je dis petites, c’est comparé à la maman, parce que les bestioles à l’unité ont l’air de faire la taille d’un putain de chat, et je me prépare à les accueillir à coups de botte, de brique, ou de quelque soit la première arme improvisée qui me vient en main.
 
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Lun 16 Nov 2020 - 14:05 Message

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J’ai bougé.

Le signalement me vient une minute après que j’ai engagé le combat avec la monstruosité qui a décidé de faire de cet endroit sa demeure. Je retiens une exclamation agacée, me retourne un instant, le temps de vérifier la position de l’humain. L’humaine. Peu importe. Dans l’urgence, je n’ai pas vraiment regardé à qui j’avais à faire, et ce n’est de toute façon pas quelque chose qui m’importe. A mes yeux, ils se valent tous plus ou moins. Certains sont un tantinet moins sous-évolués que la moyenne de la population, mais il faut… Bien chercher, à tout le moins.

Enfin. En toute logique, il ou elle devrait fuir. C’est ce qu’ils font généralement face au danger, après tout. Je recule d’un bond pour éviter un membre terminé par une pointe qui n’aurait rien à envier à un fer de lance, puis décale d’un pas sur la gauche pour me tenir toujours entre la créature et sa presque-victime.

Tout aurait pu très bien se passer s’il n’y avait pas deux choses. Premièrement, je réalise avec un temps de retard que l’humaine est toujours là. Dommage que je n’ai pas le temps de lui expliquer par le menu pourquoi et comment rester dans la même pièce qu’une arachne géante est une idée déplorable lorsque l’on est armé de rien du tout. Ah, non, mes plus plates excuses au genre humain : ma protégée a une brique à la main. Deuxièmement, la chose a visiblement eu l’excellente idée de se reproduire. Ce qui, d’un point de vue évolutif, se justifie amplement. D’un point de vue personnel, cela ne m’arrange pas du tout. Je vais devoir diviser mon attention. J’estime la position de l’autre d’un bref coup d’oeil, recule de quelques pas, et envoie trois des Lames du Crépuscule, détachées de mes ailes, se ficher dans les rejetons de l’araignée.

« Sortez d’ici. »

Puisqu’elle a réussi à se libérer, autant qu’elle mette à profit cet acte pour se mettre en sécurité. Ici, elle risque simplement de me gêner et de me mettre en danger. Les cadavres des petits tombent devant moi, et je m’emploie à en empêcher d’autres de passer au delà de ma garde. Ceci étant, je ne peux pas être partout.

Et la perte de quelques individus ne semble pas être au goût de la mère. Ou du père ? Hm. Y-a-t-il une seconde monstruosité comme celle-ci ailleurs dans le bâtiment ? Je songe qu’il faudra que je vérifie cela, alors qu’enfin, je parviens à porter un coup qui fait plus qu’érafler la créature. Une de ses huit pattes tombe au sol tandis qu’elle pousse un… Genre de chuintement qui, je suppose, exprime la colère ou la douleur, selon les capacités de cette monstruosité à ressentir. Je ne m’attarde pas, bloque une riposte grâce à l’un de mes bras, achève un petit de plus. Et ainsi de suite.

Je finis par acculer l’araignée. Le coup de grâce, s’occuper des plus petits, en espérant qu’ils n’aient pas décidé de consommer la victime si d’aventure elle se trouve toujours là. Puis fouiller l’endroit, vérifier que rien d’autre ne risque de tuer un habitant. Une intervention plutôt simple. Rapide.
 
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Lun 16 Nov 2020 - 20:48 Message

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Erk, l’aspect grouillant des petites araignées dont les pattes s’agitent alors qu’elles se déplacent vers moi me file la nausée. Je fais de mon mieux pour retenir un haut le coeur et reculer de quelques pas encore en les voyant se faire embrocher par des plumes étonnamment solides et tranchantes.
J’en ai vu des pires, mais ça n’empêche que l’existence de ce genre de créatures, la façon dont elles parviennent à s’infiltrer dans notre quotidien (où elles n’ont clairement pas leur place), c’est dérangeant. Et encore plus dérangeant : Savoir que le commun des mortels ne peut rien contre ce genre de choses. Qui sait si j’aurais su courir assez vite pour sauver ma peau, sans l’intervention de l’héroïne qui se bat encore à l’épée contre l’arachnide ?
Ouais.
On va dire que je vais pas trop me poser la question pour le moment et me concentrer sur ce qui arrive. D’abord, elle qui m’intime de sortir d’ici. Sortir. Prendre mes distances, admettons, mais sortir ? J’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans cette baraque, alors non, je vais pas sortir. Je pose de bonnes distances de sécurité en me plaçant non loin de la porte d’entrée. Assez près pour détaler au besoin. Assez à l’intérieur pour savoir encore ce qu’il se passe. Assez au milieu pour empêcher les rejetons d’arachnide de s’échapper dans la rue.

Les instants qui suivent, je peux pas vraiment me reposer pour observer ce que fait l’Ange. Tout ce que je sais, c’est qu’elle tatanne l’araignée. Mais ce que je constate aussi, c’est que comme je m’y étais préparé·e, des rejetons ont échappé à sa vigilance et finissent par s’approcher de moi. Un vieux frisson remonte le long de ma colonne vertébrale parce que bordel : ces machins sont vraiment dégueulasses.

Alors en adulte responsable, je fais le nécessaire :
J’en repousse une d’un coup de botte coquée bien placé. Puis j’en écrase une autre d’un grand plat de la brique, avec moultes bruits dérangeants que je décrirais de la façon suivante : Imaginez marcher sur de la pâte à prout mais qu’y a des os dedans.
Voilà.
Puis un bon réflexe me permet d’éviter l’une des bébé-arachnide qui a décidé de me sauter dessus tous crocs dehors, pour la laisser atterrir presque mollement deux mètres plus loin.

Je m’auto-encourage et sous la forme d’un cri un poil enragé, extériorise un peu la peur et l’anxiété (qui sont montés en flèche ces dernière minutes). Le cri accompagne un autre coup de botte qui vient aplatir la bestiole sur le carrelage de l’entrée.
Ca défoule, mais à choisir, j’préfèrerais me défouler sur un truc qui risque pas de me bouffer, hein ?

J’ai la sensation que les autres rejetons ont été retenus, pour le moment, alors je me retourne dans la direction de l’Ange. Juste pour m’enquérir de sa situation de loin, en restant près de l’entrée.

Ca va, vous vous débrouillez d’votre côté ?

J’essaie de juger un peu à l’oreille, mais bon c’est assez abstrait.
 
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Jeu 19 Nov 2020 - 17:07 Message

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Une fois la créature piégée comme il se doit, il ne me faut pas si longtemps, pour la neutraliser entièrement. Ça commence par la séparer d’une autre de ces pattes monstrueuses, éviter l’une de ses chélicères, puis me rapprocher près de cette bouche ignoble et transpercer ce qui lui sert de tête d’un coup ascendant et brutal. Lux Aeterna ronge les chairs autour d’elle tandis que je la retire d’un geste vif. J’ai la main couverte de fluides peu engageants, mais au moins cela est-il fait. Concentrée sur mon combat, je suis distraite un bref instant par un cri. Comme il ne semble pas exprimer de douleur, je n’abandonne pas ma surveillance de ce monstre, le temps d’être certaine qu’il ne lui prendra pas l’envie de se relever sitôt que je lui aurais tourné le dos.

Ce n’est qu’une fois persuadée de cet état de fait que je relève le nez de ma macabre tâche, pour constater qu’un certain nombre de ces minuscules rejetons à huit pattes ont peu à peu traversé ma garde. Puisqu’ils sont réduits à l’état de cadavres eux aussi, je considère que ce n’est guère préoccupant. Les ultimes représentants de cette espèce sont tués rapidement par l’union de ma lame et des plumes acérées que je peux contrôler d’une pensée. Seulement là, je me redresse et observe l’humaine, qui m’a interpelée.

Pourquoi est-elle encore là, c’est un questionnement tout à fait intéressant. La discipline. Encore quelque chose qui laisse à désirer chez ces créatures. Je secoue la tête mais répond d’un ton plat.

« Parfaitement. Vous seriez plus en sécurité dehors. »

Puisque celle qui a failli être victime de la créature n’écoute pas, je ne vais certainement pas me battre pour cela. Qu’elle se fasse donc dévorer par une saleté oubliée quelque part, si cela l’amuse. Je ne réitérèrais plus d’avertissements, tant qu’elle ne se met pas dans mes jambes. J’essuie la lame de mon épée de lumière tant bien que mal avant de la rengainer entre mes ailes. Un geste sec de la main remet les lames du crépuscule en place dans mes plumes.

« Savez-vous d’où venait ces créatures ? J’aimerais autant être certaine qu’il n’y en a pas d’autres ici avant de m’en aller. »

Je me suis arrêtée à la hauteur de l’humain. Mes bras restent le long de mon corps et je m’exhorte mentalement à la patience, même si mon visage reste globalement sans expression. Un ange fait peut-être le bien, il ne semble pas toujours avenant pour autant, d’après ce que j’ai cru comprendre. Je jette un oeil sur son pull, abandonné sur le sol.

« Y avait-il encore d’autres humains dans ce bâtiment ? »

Autre question qu’il m’appartient de trancher, malheureusement. Je ne peux pas me permettre d’abandonner des victimes ici, pas si je tiens à mon image. Et c’est le cas, je le crains. Par pur intérêt, mais c’est le cas quoi qu’il en soit.
 
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Mar 24 Nov 2020 - 22:17 Message

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Moi, aller dehors ? Non, toujours pas. Juste près de la sortie, comme il faut, m’assurant que le travail est bien fait. Enfin, genre, pas que je remette question ses capacités, vraiment pas, mais que c’est à moi de rendre des comptes aux personnes à reloger par la suite et que j’ai besoin d’en savoir le plus.
J’dirais même, de tout savoir.
L’ange essuie sa lame, range ses armes, d’une façon quand même un poil impressionnante. Est-ce que j’ai les réponses à ses questions ? Pas toutes, c’est pour ça qu’il faut que j’y retourne. Avec ou sans elle, j’dois aller inspecter la cave et tout le reste.

On m’a dit que les arachnides venaient de la cave. Faut que j’aille vérifier s’il n’y a plus rien. Vous pouvez venir avec moi, ça le fait ?

A la deuxième question, je suis à peu près sure que non, alors je secoue la tête. Encore une fois : C’est ma responsabilité de garder ces gens là en sécurité, sous un toit et avec tout le confort qu’on peut leur offrir malgré la précarité. Normalement, je suis au courant du nombre de personnes qui vivent dans cette maison puisque c’est moi qui les y ai invités après l’avoir mise à disposition.

J’ai compté les personnes qui sont sorties, y’a plus personnes dedans à part celui qui a été tué par l’arachnide.

Peu m’importe si elle essaie de me faire rester là, ou si elle désapprouve mon envie d’aller à la cave : Je me met en route d’un pas prudent et l’invite à me suivre.
Sur le trajet, j’essaie une seconde de décrocher mon pull collé au fil d’araignée visqueux, mais… Nope. C’est peine perdue. Je le lâche et continue ma route : Enjamber des bébés araignées dégueulasses, d’abord, puis enjamber les pattes massives de leur parent étalé dans le couloir. Ca me colle un vilain frisson. Ce truc a vraiment une allure d’un truc venu d’ailleurs. Genre, la texture de sa peau fait penser à une grenouille, mais des poils épais percent l’épiderme par endroits, et la présence des os à l’intérieur des chairs au lieu d’une chitine recouvrant son corps différencie la créature des araignées de notre monde.

En tout cas, si ces machins là existent ici, on m’a pas mis au courant. Et c’est pas une mauvaise chose.

Vous avez déjà vu un machin comme ça, vous ?

Je demande, un peu innocemment, après avoir dépassé la bestiole et en m’engageant lentement dans l’escalier qui descend vers la cave. J’ai mon téléphone au poing, flash allumé en guise de lampe torche. Des taches de sang maculent les marches au bout de quelques pas. Parmi les premières choses que je remarque : Des toiles épaisses qui recouvrent certaines surfaces de la cave. En second : Je crois apercevoir une crevasse. Un trou ? Un passage ? Je désigne le mur en question. Même le sol autour a l’air comme creusé.

J’crois pas qu’c’était dans la cave à l’origine, ça.

Si l’Ange veut passer devant, bah qu’elle se fasse pas prier, surtout.
 
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Mer 25 Nov 2020 - 15:24 Message

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J’observe mon interlocutrice avec un soupir. Intérieur. Cette fois-ci, je ne l’exprime pas à haute voix. Tout en me retenant soigneusement de la déposer de force à l’extérieur - quoique la tentation est là, bien réelle - j’acquiesce lentement d’un signe de tête, puis de quelques mots.

« Très bien. »

Une légère pause plus tard, j’ajoute d’un ton plat :

« Votre instinct de survie doit être défaillant. »

Je lui emboîte le pas sans un bruit, relevant mes ailes plus haut que je ne l’aurais fait habituellement. Je ne veux pas qu’elles heurtent une de ces créatures par erreur. Enjamber les membres de la plus grande, l’élément parent, ai-je supposé, est un peu plus délicat, mais j’y parviens sans incident notable.

« Où est le corps de celui qui a été tué ? »

Je m’en enquiers d’un ton posé avant de répondre à la question qu’elle a posée.

« Oui. Dans un autre monde. Mais la peau était moins souple, moins fragile. Et l’intellect bien plus développé. Elles chassent en groupe, vivent de même, et sont redoutables. Si c’était la même espèce, il y aurait plus de cadavres ici. A commencer par le vôtre. »

Je hausse les épaules et descend la première marche de l’escalier qui doit mener vers la cave d’où sont issues les créatures, semble-t-il. Je ne comprends vraiment pas comment fonctionne mon guide. De mon expérience, je me retrouve généralement rapidement à mener la marche, lorsque du danger est impliqué.

Je m’interromps un instant, le temps de noter le sang qui a imprégné les marches, et reprend ma descente plus lentement. A nouveau, à l’orée de la cave, je prends le temps d’observer les moindres recoins. Il y a des toiles, certes, mais pas comme on aurait pu le supposer. Les créatures nichaient là depuis très peu de jours, sans doute. Mes yeux accrochent une faille dans les murs. Je soupire. De façon audible, cette fois. Je déteste les souterrains. Un être qui vit dans les airs ne devraient jamais risquer la mort sous terre.

Avec nostalgie, je me souviens de cette fois où Sariel et moi nous sommes rendues sous les fondations même d’Al-Kamaris, dans un monde hostile aussi bien qu’austère, à la recherche d’un artefact perdu. Ce Miroir des Mondes qui a disparu ici. J’étais bien plus mal à l’aise qu’aujourd’hui. J’ai suffisamment grandi et mûri pour comprendre que la mort est la mort, peu importe où et comment elle est dispensée. Désormais, même si je n’y suis pas à l’aise, je ne rechigne plus tant.

« Arrangez-vous pour ne pas me gêner, je réitère avant de dégainer mon épée une fois de plus. Et ne touchez pas les toiles. »

Quoique cela me l’ôterait des pieds, si elle se retrouvait coincée dans une toile. Je secoue la tête légèrement puis m’aventure dans la crevasse. Parvenir à m’y faufiler malgré mes ailes est… Délicat, mais le passage s’élargit aussitôt. Je baisse les yeux sur le sol. Presque spongieux, recouvert d’un mucus transparent. Hm. L’épée levée haut devant moi - pour les bénéfices de sa lueur, qui vient éclairer très efficacement le couloir creusé ici - j’avance d’un pas léger, prenant garde à mes plumes, jusqu’à me trouver face à une intersection. Les deux semblent avoir été creusées, mais l’une d’elle est plus régulière que l’autre. Après une hésitation, je choisis la seconde. Les pas de l’humain me suivent, mais rien d’autres. L’air est lourd d’un silence que je ne parviens pas à apprécier. Dans ce genre de souterrains, il devrait y avoir des rongeurs, des petites créatures, qui émettent une myriade de sons. Mais rien. Juste le calme, propice à faire naître une peur instinctive chez tout ce qui vit. Pas chez moi, heureusement.

« Vous n'avez pas entendu parler de ces créatures avant aujourd'hui ? »

Vu les galeries dans lesquelles nous errons, il y a de quoi se poser des questions. Depuis quand sont-elles là, et pourquoi ?
 
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Dim 29 Nov 2020 - 22:22 Message

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Marrant, cette façon détachée qu’a l’Ange de me faire des remarques. J’me demande si elle fait du sarcasme ou si elle est un peu comme une machine là dedans. En tout cas, ma réponse : un haussement d’épaules.

J’suis encore là. C'est pas si mal.

Et j’ai prévu de le rester. Pour combien de temps ? Ca, je sais pas vraiment, parce que je compte continuer sur la même voie : Continuer de faire ce qui me paraît juste. Bon, évidemment, ça veut pas dire que je vais me jeter à la mort, mais disons que j’vais faire ce qui me paraît juste quand c’est de l’ordre du possible. Pour moi, humain·e normal·e.
Je répond à sa question avec le peu que je sais :

Il a été tué en allant à la cave. On a pas retrouvé son corps. Pour le moment.

Et ça me fait de la peine d’y penser (et un peu le frisson aussi), mais y’a des chances pour qu’on le retrouve pas. Ou pas en un seul morceau. Probable qu’il aie été dévoré par les bestioles. Vraiment, quelle merde…
Enfin, elle répond à ma question. Madame va donc dans d’autres mondes ? Intéressant. D’autres mondes qui, à l’entendre, ont pas l’air d’être pour les chochottes. Enfin, façon de parler. Peut-être juste qu’elle est australienne.

Bah, ravi·e de vous avoir avec moi.

Le long de notre descente dans la cave, puis dans l’exploration brève de cette dernière, je me gêne pas pour prendre des photos de tout ce qui pourraît nous aider. Que ce soit à retrouver le corps, à être certaines qu’il n’y aie plus de problèmes ici, et à documenter l’incident.

Compris.

Toucher à rien. Ça a du sens. La première toile collait un peu trop à mon goût et j’ai pas envie de devoir me débarrasser de mes chaussures pour m’en libérer. Ni d’une main.
J’la suis, dans le tunnel qui s’ouvre à nous. Merde, depuis quand c’est là, ça ?

Non, j’en ai pas entendu parler avant. Et les tunnels n’étaient pas là quand les gens se sont installés ici. J’ai vérifié la maison moi même avant de faire l’installation.

Peut-être que les tunnels étaient déjà partiellement creusés, et qu’ils ont fini par déboucher sur la cave ? Ou bien que c’est vraiment récent. Ou bien que leur arrivée dans le squat n’est pas un hasard. Ca, on le saura qu’en arrivant au bout et en menant l’enquête.
Prudent·e, je met un pied devant l’autre en m’assurant de ne marcher sur rien de cassant, ou rien qui ressemble de près ou de loin à de la toile ou à un piège. Avec ce silence pesant, autant dire que le seul truc que j’entend, c’est mon propre cœur qui martèle ma poitrine. Et je sais pas si c’est l’air qui est moite, ou moi qui transpire un peu trop abondamment malgré l’absence de mon pull.

Ma dernière visite ici date d’y a trois semaines, la cave était encore normale. Ca a du arriver v-

Je m’interrompt brusquement. Un bruit est arrivé à mes oreilles. Un bruit un peu sourd, comme quelque chose moyennement lourd qui tombe sur une surface pas totalement dure. Genre, sur la terre sur laquelle on marche par exemple. Mais plus loin dans le tunnel. Suivi d'un bruit de bois qui craque.
De mémoire, si on continue dans cette direction, on risque de tomber sur la cave d’une autre maison voisine. Ce qui serait… Vraiment pas ouf.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 0:28 Message

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C’est plutôt bon pour elle, je suppose, qu’elle soit encore là et en vie. Mais soit. J’acquiesce d’un signe de tête léger. Un corps en maraude. Au moins ici ne risque-t-il pas de se relever pour servir le Fléau. Encore que j’ai découvert avec une horreur certaine que les nécromanciens étaient presque plus communs ici que sur Pangée, ou tout un peuple pratique cet art déviant.

« Je vois. »

Je lui explique avoir déjà vu des créatures semblables et marque une légère pause pour l’observer. Est-ce du sarcasme où l’humaine est réellement soulagée de ma présence ? Je ne m’en informe toutefois pas, préférant ajouter de nouveaux avertissements du même ton laconique. Nous nous engageons finalement dans le tunnel, empli de silence et de sécrétions peu encourageantes.

L’endroit n’est pas particulièrement agréable, sans soulever de peur véritable pour autant. Pas chez moi, du moins. Quand je jette un oeil à la presque victime de l’arachnide, elle ne me semble pas au mieux de sa forme. De la sueur perle sur son front, et ses yeux reflètent un soupçon d’inquiétude. Je ne me fends pas de quelque encouragement que ce soit, toutefois.

Trois semaines. Je dresse l’oreille au son de chute, tout en évaluant la possibilité que quelqu’un ait creusé ces tunnels en trois semaines. Ou que les monstres l’aient fait eux-mêmes. Possible. Je n’irais pas jusqu’à qualifier cela de probable. Mais possible… Oui, certainement. Je reprends mon avancée en silence, plus attentive maintenant que je sais que nous ne sommes pas seules ici bas.

    Lancer de dés
    Réussite : bah, c’est pas une grosse bête, déjà.
    Echec : meh.


Je baisse les yeux un instant, en marchant. Réalise que cette fois, plusieurs fils, peu collants mais bien réels, courent sur le sol. Je marque une halte. Incline la tête. Le filin vibre. A peine. Je pince les lèvres.

« Reculez. »

Par précaution. Je ne serais pas étonnée que nous ayons alerté les monstruosités encore en vie dans ce réseau. C'est un nid que nous avons découvert. Peut-être. Sûrement. Je secoue la tête... et réagis d'un brusque geste de la main, fichant deux de mes sept Lames dans le ventre charnu d'une arachnide à mi-chemin entre les petits et la mère que nous avons croisé plus haut, à ceci près que la chitine est épaisse sur son dos, comme une pièce d'armure. La créature crie et recule précipitamment. Mais je sais qu'elle va se lancer à l'assaut de nouveau.

Probablement un genre de sentinelle. Derrière elle, à peine plus loin, se découpe une entrée qui semble donner sur une autre cave, habillée de boiseries un peu humides. J'évite un coup, grimaçant quand le haut de mes ailes heurte la paroi. J'espère que l'humaine a reculé suffisamment. En bondissant en arrière, toutefois, je heurte un obstacle de l'extrémité osseuse de l'aile droite, et la créature en profite pour me sauter dessus, me renversant au sol avec violence. Saleté.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 0:28 Message

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Mer 2 Déc 2020 - 20:07 Message

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Le silence donne l’impression de s’étirer à l’infini dans ma tête… Comme un élastique, jusqu’à ce qu’on le lâche et qu’il se détende brutalement quand la voix de l’Ange vient le briser.
Reculer, ouais, c’est pas hors de ma portée comme action. Et je m’exécute dans le plus grand silence et la plus grande prudence dont je sois capable : Axou, c’est pas le moment de t’emmêler les pieds dans une connerie, de glisser sur un caillou ou de te coller dans un fil. Pas de panique. Pas de cri, pas de pas lourds, pas de course.
Quelques pas prudents en arrière, que je fais sans même me rendre compte que j’ai arrêté de respirer au passage. Trop de concentration, là. Trop ? Non, pas trop, je dirais juste assez pour… Ne pas être à la place de l’Ange quand elle lance ses plumes/lames/quesais-je sur la bestiole, et être encore moins à sa place quand la bestiole lui saute dessus.

Les jurons, tous ceux que je connais, je les ai au bord des lèvres, à deux doigts de s’échapper dans un cri, mais je les retiens et j’essaie de garder mon calme. Autant qu’on peut quand un truc qui fait genre ma taille plaque au sol la personne qui garantit plus ou moins ma sécurité dans ce sous-sol lugubre (et supposé ne pas exister).

Alors dans ma tête, là, il se passe quelque chose du genre : merde merde chier nique merde. Et j’ai quoi sur moi, exactement, pour gérer l’affaire ? Je baisse les yeux juste un instant pour constater que le seul truc que j’ai en main, là, c’est mon téléphone.
Autant dire que c’est pas l’arme du siècle.

Mais bon, qui ne tente rien n’a rien, parce que la bestiole est tous crocs dehors au dessus de l’Ange.

Lancer de dé
Réussite : La bestiole est aveuglée par le flash direct et recule.
Echec : La bestiole lâche l’ange, effectivement, mais pour aller vers Axel

Comme j'ai pas trente-six outils dans mon attirail, c'est le flash de mon téléphone que j'active, au plus fort possible, avant de le braquer vers les... Huit yeux, je crois, du monstre qui surplombe l'Ange. Sa réaction ne se fait pas attendre : Un chuintement, je sais pas si ça venait de sa gueule ou de sa chitine, et un geste brusque, de son corps qui se redresse pour changer de centre d'intérêt.

Alors.
C'était un peu ce que je voulais. Un peu. Mais la bestiole reste pas là les pattes croisées sans rien faire, et je commence déjà à enchaîner les pas à reculons et les "Oh-oh" alors qu'elle s'agite pour venir vers moi, laissant sa proie derrière elle sur le sol.
J'aurais tendance à dire que c'est une mauvaise chose pour l'araignée, mais aussi une mauvaise chose pour moi si l'Ange ne se bouge pas les fesses.

Un trait gluant file dans ma direction, mais j'arrive à l'esquiver en me plaquant contre la paroi du tunnel, le machin s'étale derrière moi et m'arrête net dans ma marche à reculons : Si j'marche là dedans, j'suis foutu·e. Mais comme j'peux plus reculer, j'suis quand même coincé·e.
 
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Mer 2 Déc 2020 - 20:07 Message

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Ven 4 Déc 2020 - 0:11 Message

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Je parviens tant bien que mal à replier une jambe entre moi et la créature qui m’a plaquée au sol. Suffisamment pour dévier un coup qui ricoche également contre mon armure, mais pas assez pour avoir la possibilité de faire levier et de la déloger. Les lèvres pincées par la concentration, je tente de frapper ce que je peux atteindre du monstre, sans succès conséquent. Je tourne brutalement la tête pour éviter les chélicères, et leurs pointes acérées, qui se fichent dans la terre. Ses crocs, toutefois, s’apprêtent à saisir ma gorge. Dénudée, en partie.

Je peux toujours m’en sortir, je songe, mais une aide providentielle venue de la presque victime des arachnées me permet de grapiller plus de temps. Le flash ne m’aveugle pas - je n’étais pas en face, et la luminosité n’est pas suffisante pour me perturber - mais attire l’arachnide. Je roule sur moi-même et me relève sans perdre un instant quand elle part à la poursuite de l’inconnue.

Poursuite est certes un bien grand mot. Elle ne s’éloigne pas tant, puisqu’elle parvient à prendre l’autre au piège. Je me retiens de déployer mes ailes, combattant l’envie d’attaquer depuis des cieux inaccessibles. Au contraire. Je m’élance vers l’avant et me laisse glisser entre les pattes du monstre, mon épée prête à l’éventrer proprement. Le mouvement est net et sans bavures. Déclenche un nouveau chuintement, probablement lié à l’agacement ou à la douleur. Qu’en sais-je, au fond ?

J’utilise ma force autant que les forces de levier pour décocher un violent coup de pied entre les chélicères de la créature et l’envoyer valser en arrière. Le temps d’équiper mon arc, avec des gestes vifs, après avoir fiché Lux Aeterna dans le sol, et j’encoche plusieurs flèches à toute vitesse. La première se fiche dans un oeil, la seconde au fond de sa gueule. Quand elle bondit en avant, je me retourne, attrape l’humaine, et la recouvre de mes ailes pour la protéger d’un coup, remerciant mon armure lorsqu’elle amortit le choc. Quelques secondes supplémentaires, et les assauts cessent. Je libère ma protégée et me redresse prudemment.

« Celle-ci était différente. »

La créature a laissé échapper un dernier soupir sifflant. Je m’en approche avec prudence et relève une patte pour observer son abdomen, la seule zone qui ne soit pas recouverte d’une véritable armure. Intéressant.

« Quel est votre nom ? »

Je me suis tournée vers l’humaine. Je viens de réaliser que je ne le lui ai pas demandé. Sans doute parce que ça ne m’intéresse pas réellement. J’attends la réponse avant de repartir et de m’arrêter devant une autre ouverture. Une autre cave. Recouverte de tant de toiles, cette fois, que je ne suis pas certaine que s’y aventurer soit une bonne idée. L’air est empli d’une puanteur de charogne. Soit.
 
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Sam 5 Déc 2020 - 18:29 Message

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J’mobilise à peu près toute ma volonté pour ne pas tout lâcher, pour ne pas reculer d’un pas de plus. Pour rester figé·e, comme une statue, et arrêter de respirer encore une fois comme si ça allait mystérieusement me sauver la peau.
Je suis pas certain·e de ce qui m’attend maintenant : Est-ce que la bestiole va me pousser dans sa toile pour me coincer et prendre son temps plus tard, me coincer dans ses pattes, ou bien me mordre tout de suite pour pas perdre de temps ?
J’ai pas vraiment le temps ni le luxe d’avoir plein d’idées pour sortir de là, ni d’avoir plein d’idées de mort potentielles qui me devancent, parce que l’Ange refait son apparition d’entre les pattes du monstre.

Et quelle apparition. Je sais pas précisément ce qu’elle fait, mais elle le fait vite et bien (je suppose) parce que je suis encore en vie. L’araignée, éloignée, des flèches décochées, j’ai même pas le temps de dire “ouf” et j’me retrouve plus ou moins le nez dans les plumes de ses ailes d’ange.

C’est… Particulièrement bizarre, cette sorte de proximité soudaine qui me sauve probablement la vie. Alors que j’ai juste les yeux rivés droit devant moi, comme si j’essayais de voir la créature à travers la femme qui me protège le temps de son dernier assaut. Au moins, on peut dire que j’l’aurais vue de près, l’héroïne du jour.

Ceci dit, même l’araignée terrassée, j’ai toujours la même boule au ventre, et la transpiration qui fait maintenant coller mon t-shirt dans mon dos.

Merci.

Je fais, d’abord, dans un souffle. Parce que voilà, ce qu’elle fait compte. Ah, sa question.

Axel Armstrong.

Pas de problème à lui donner mon nom, surtout pas après les preuves qu’elle est en train de faire. En même temps que j’lui répond, je prend quelques photos de la créature, toujours aux mêmes fins documentaires.

On avance, et plus ça va plus ça va pas : L’odeur me prend au nez et me fait pratiquement pleurer. C’est à se retourner l’estomac et me rappelle l’invasion, les cadavres retrouvés bien trop tard sous les gravats, l’odeur de la mort et de la poussière.

Je crois qu’on arrive chez les voisins.

J’avance prudemment derrière l’Ange, et filme le contenu de la cave avec mon téléphone, sans m’y aventurer pour autant. C’est à dire que le spectacle est aussi affreux visuellement qu’olfactivement :
La lumière du flash révèle plusieurs corps, ou ce qu’il en reste. Du sang, absorbé dans les toiles et dans le bois du plancher, des chairs plus très fraiches, et quelques cocons dont la taille suggère qu’ils pourraient contenir d’autres corps.
Je m’efforce de soutenir le spectacle, le coeur au bord des lèvres, pour compter le nombre de morts approximatifs qu’on a sous les yeux.

Quatre ou cinq personnes… Je reviens.

C’en est un peu trop pour mon estomac, et disons que… J’vais pas faire un dessin, je fais juste quelques pas en arrière dans la galerie d’où on vient et m’alléger du repas précédent. J’essaie de faire ça vite, de faire ça… Euh, professionnellement, si on peut dire ça comme ça. Je reviens à la charge en tâchant de faire comme si j’étais pas d’une pâleur extrême et en sueur.

...Faudrait qu’on puisse les identifier. Vérifier s’il y a d’autres araignées, et vérifier si la maison est encore habitée ou bien si c’est les propriétaires qu’on a sous les yeux...

Je cherche déjà autour de moi le genre d’objets qui pourraient me paver la voie. Des planches ou des morceaux de cartons que j’aligne devant moi, par dessus la toile qui recouvre pratiquement toutes les surfaces, pour approcher les corps. Idéalement, fouiller leurs vêtements à la recherche de pièces d’identité.
 
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Dim 6 Déc 2020 - 19:09 Message

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Alors que je me suis immédiatement redressée pour inspecter le corps, l’humaine m’a l’air un peu secouée. Bah. J’imagine que c’est naturel, encore que je pourrais lui rappeler qu’elle a insisté pour me suivre et aurait probablement dû écouter ce que je lui disais et rester au dehors. Je jette un oeil peu intéressé vers l’arrière et hausse les épaules :

« Je vous en prie. Axel. »

J’utilise généralement les prénoms plutôt que les noms, lorsque je peux me le permettre. Chez nous, le nom de famille n’existe tout simplement pas. Nous pouvons avoir des titres, des surnoms liés à nos façons d’être, éventuellement - les miens sont relativement nombreux du fait du nombre de batailles que j’ai pu mener, même si la plupart du temps, ils ne sont pas utilisés - mais notre famille est notre peuple dans son intégralité. Nous reprenons notre avancée après que l’humaine se soit affairée à prendre quelques photos.

Le passage semble plus encombré, l’odeur devient de plus en plus désagréable. J’ai pourtant l’habitude de ce qui accompagne la mort, mais les senteurs de charogne sont toujours parmi les plus désagréables. Le spectacle qui va avec, lui, ne me touche guère. J’incline légèrement la tête, attentive aux moindres sons. Rien. Le silence s’accorde à la perfection avec les allures de charnier de cette cave. Petites inspirations délicates. Je détourne les yeux seulement lorsque j’entends l’autre faire demi-tour. Je la suis des yeux, retiens un soupir lorsqu’elle rend le contenu de son estomac. A trop vivre dans leur monde de verre et de béton, ils ont oublié la réalité cruelle de toute existence mortelle. La fin peut venir de terrible façon. Les corps ne sont pas beaux, maquillés, apprêtés. Le spectacle est glauque, désagréable au bas mot, répugnant en un certain sens.

« Vous n’êtes pas obligée d’être là. Remontez. »

Nouveau haussement d’épaules.

« Je doute que quiconque vive encore ici. Pas avec cette puanteur. Puis, si elles ressemblent un peu à celles que j’ai déjà croisées, elles ont dû nidifier ici. Lorsque la population s’est trop agrandie, elles ont cherché un nouveau garde-manger. Il doit en rester d’autres, mais probablement pas ici. »

Machinalement, je désigne la galerie, qui continue. D’autres reproductrices ont pu partir explorer ailleurs, si nous n’avons pas de chance. Sinon, il s’agira plutôt de combattantes comme celle que nous venons de rencontrer.

« Soyez délicate. Les vibrations risquent de nous attirer une attention malvenue et mes ailes risqueraient de se trouver piégées, là-dedans. »

Ma dévotion a des limites, et finir dévorée par l’une de ces monstruosités en est une. Je la laisse s’employer à nous dessiner un chemin pratiquable en silence avant de m’aventurer à pas légers dans la pièce. L’un des corps est suffisamment mal enveloppé pour que je parvienne à attraper un portefeuilles, qui dépasse d’une poche. Je le tends à Axel, par dessus mon épaule. Puis je rejoins l’escalier et vais ouvrir grand la porte pour faire circuler un peu d’air. Les premiers couloirs semblent moins encombrés. Je reviens sur mes pas aussitôt, toutefois, peu désireuse de laisser l’humaine seule au milieu de ces toiles.
 
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Dim 13 Déc 2020 - 15:23 Message

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Moi, remonter ? Non. Le seul truc remonté, c’est les restes de mon repas le long de mon oesophage, et ça sera tout. J’sais que c’est pas exempt de danger d’être ici, j’sais que c’est pas forcément quelque chose dont le commun des mortels est habitué, les cadavres, l’odeur de la mort, la pourriture des chairs, mais ça va pas me faire partir.

Non, je remonte pas. Pas tout d’suite en tout cas. J’dois des réponses aux gens qui ont perdu quelqu’un aujourd’hui. Et j’dois aussi m’assurer que ça se reproduise pas. Donc je dois savoir ce qu’il se passe là dessous.

Et non, c’est vrai, c’est pas à moi de faire la dératisation d’araignées géantes. De toute façon, j’en serais bien incapable. Mais récolter le maximum d’informations pour informer les personnes compétentes, c’est la moindre des choses. Savoir comment ces gens ont fini morts dans des cocons, prêts à être dévorés ou déjà vidés de leur substance, c’est mon métier. Découvrir s’il y a une histoire derrière tout ça aussi : Est-ce que ces monstres sont arrivés ici par hasard ?
L’Ange me fait part de ses suggestions. J’acquiesce, supposant qu’elle sait de quoi elle parle vu qu’elle a déjà vu des trucs du genre.

Ouais. Délicatesse, c’est mon deuxième prénom.“ Je commente, tout en concentration, en posant un autre morceau de carton sur la surface collante qui couvre le sol. La voie est à peu près pavée jusqu’aux deux corps les plus proches. J’avance à pas de loups, et récupère le portefeuille qu’elle me tend. ”J’vais cartographier ce que je peux. On sait pas combien y’en a, si on s’enfonce trop là dedans on pourrait se retrouver coincé·es. J’pourrais toujours contacter des gens pour euh… Nettoyer et sécuriser les galeries. Enfin, à part si vous vous sentez de le faire. C’est vous qui voyez.

Puis je me penche sur le portefeuille, examine les papiers.
Carte d’identité. Parfait. Un permis de conduire, ça fait le job, et l’adresse inscrite sur la carte correspond à la maison sous laquelle on se trouve (si j’ai bien calculé la direction dans laquelle on est parti·es).

Ouais. J’pense que tous les habitants de la maison sont ici.

Je suppose que s’il y avait des survivants, le squat d’à côté en aurait entendu parler. Je prend en photo les papiers, autant d’informations et de preuves que possible. J’remonte mon t-shirt par dessus mon nez pour inspirer profondément. Parce que j’ai besoin de faire monter de l’air, mais l’odeur… Je pourrais m’en passer. Puis faudra que jme brosse les dents après tout ça.

Ca vous botte, d’aller plus loin, ou bien vous avez des idées ? Genre, j’sais pas, bloquer la sortie du côté du squat, s’assurer qu’elles puissent pas sortir par cette maison, essayer de trouver d’autres sorties des tunnels. Ou bien juste appeler des gens pour nettoyer ce bazar, j’sais pas.

Perso, j’ai assez d’informations pour commencer mon travail, mais je serais pas contre pousser pour en avoir un peu plus. Mais seul·e, impossible. Ca va dépendre de l’ange.
 
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Lun 14 Déc 2020 - 0:46 Message

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Je hausse les épaules. Machinalement. Je ne sais pas trop si c’est le courage ou un défaut cruel d’instinct de survie qui parle par la bouche d’Axel, mais dans un cas comme dans l’autre, je ne la forcerais pas à remonter. Je ne suis pas là pour assister l’humanité dans ses choix. Quand bien même je serais vraiment l’envoyée de Dieu, l’un des cadeaux qu’il aurait fait à l’humanité est leur libre-arbitre. Loin de moi l’idée de les en priver.

« C’est votre choix. Même si je ne suis pas sûre que vous puissiez empêcher cela de se reproduire seule. Sans moi, vous seriez dans un cocon, vous aussi, à cette heure, et je connais mes limites. S’il y a un nid quelque part, je ne serais pas capable de m’en occuper seule. »

Je ne développe pas pour autant. La seule question qui me travaille, c’est de savoir comment une espèce qui n’est probablement pas endémique est arrivée ici. Peut-être devrais-je tenter de demander au mage. Rafael. Ou le signaler au Major Colt, même si notre seul et unique échange ne m’a guère convaincue de son utilité.

« … J’imagine que ce n’est pas réellement votre second prénom ? »

Comme si un seul prénom n’était d’ailleurs pas suffisant. Je la laisse examiner le portefeuille et remonte pour inspecter rapidement le premier couloir. Constater qu’il y a moins de toiles me suffit. Je reviens sur mes pas, tire le battant et utilise Lux Aeterna pour faire fondre en partie la serrure. Rien qui ne résisterait à un passage en force, mais cela sera toujours un peu mieux que rien.

« Autant continuer. Voir si nous trouvons un point d’entrée, quelque chose qui explique comment ces créatures sont arrivées jusqu’ici. A moins que quelque chose m’ait échappé ces dernières années, il ne m’avait pas semblé que les arachnides géants soient l’un de vos problèmes locaux. Il y a bien une raison à leur soudaine apparition. »

Je reviens dans le tunnel. Il y a deux voies possibles. Je me poste dans l’une puis dans l’autre. L’air circule dans les deux. Mais l’un d’eux est légèrement plus… Travaillé par les araignées. Je finis par m’y engager avec un soupir, rabattant mes ailes avec soin, la mine sombre. Je ne suis pas certaine de trouver grand-chose.

Je ne suis pas une enquêteuse. Je n’ai jamais été la meilleure à ce jeu. Il y a une raison pour laquelle nos tâches sont séparées, habituellement. Parfois, je ressens cruellement l’absence de mes subordonnées. Ithuriel aurait probablement été bien plus efficace, puisqu’elle est l’une de nos rares combattantes à avoir reçu une formation d’Erudite en partie.

« Dès que nous serons sorties d’ici, il faudra appeler quelqu’un. Vous avez des contacts capables de traiter une menace de ce genre ? »

Je jette un oeil par dessus mon épaule. Reviens à la voie que j’éclaire grâce à la lame de Lux Aeterna. Le tunnel s’assombrit peu à peu, l’air devient plus lourd, et il ne semble déboucher sur rien. Un mauvais pressentiment m’étreint brièvement, que je sache résolument. Il ne dépend que de mon peu d’enthousiasme à l’idée de m’emprisonner sous terre.
 
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Dim 20 Déc 2020 - 9:57 Message

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Nope, c’est sur que j’serais pas allé loin tout seul.

Je confirme, en haussant les épaules. Coup de bol, je suis pas seul·e, donc j’ai pas vraiment à me soucier de ça pour le moment. Seulement, qu’elle soit consciente que si elle décide de ne pas continuer, ben je suivrais le mouvement et on remontera toutes les deux à la surface sans aller plus loin.
Je hausse un sourcil un instant.

Non, c’est pas vraiment mon second prénom.

Je confirme encore une fois. Ouais, bon, le second degré, je suppose que c’est pas l’endroit ni le moment. Ou bien peut-être seulement que les anges ne le comprennent pas, c’est une possibilité. Ou bien encore que celle-ci y est juste réfractaire. Ou bien qu’elle a un autre genre d’humour. Enfin, ouais.
Je la laisse gérer la porte. Son épée a l’air efficace, c’est le moins qu’on puisse dire. De mon côté, je range le portefeuille et avise les tunnels qui se proposent à nous.

Ouais, on peut continuer tant que vous voulez bien continuer. Juste pour vous rassurer, j’insisterais pas si on tombe sur un nid ou un truc du genre.

Bien évidemment que j’ai envie d’avoir le fin mot de cette histoire, mais pas que ce soit au détriment de nos vies. Je suis journaliste, pas suicidaire, et j’ai déjà pas mal tiré sur la corde aujourd’hui. Suffisamment pour que mes prochaines nuits soient décorées par des cauchemars à base de toiles d’araignées, de longues pattes crochues et de corps semi-liquéfiés. Pas cool.
Je la suis, toujours téléphone en main pour filmer notre progression dans les galeries. Mon objectif navigue entre les murs et le sol, à la recherche d’indices, de quoi que ce soit qui pourrait nous dire s’il y a d’autres créatures dans le coin, ou de quoi découvrir leur origine.

Je pourrais appeler les Veilleurs, je les connais, je pense qu’ils sauront gérer ça.

J’ai pas trop de doutes là dessus. Ne serait-ce que parce qu’ils iront en équipe et qu’ils ont plein de compétences intéressantes, et doivent savoir gérer avec les bestioles et les trucs du genre.

Stop.[/color]”

Je fais, alors que le couloir s’assombrit. L’atmosphère pesante ne me plait vraiment pas, mais j’ai repéré un truc devant nous. J’éclaire le sol, dévoilant une trace de pas qui n’est pas la notre. Nette. Peut-être même récente. Qui d’autre d’assez timbré pour parcourir des couloirs remplis d’araignées meurtrières ? Sinon un responsable de tout ça ?

Quelqu’un d’autre est passé par là.

J’avance, entreprend de suivre les traces de pas. Elles se poursuivent sur une dizaine de mètres, avant de cesser brutalement devant un mur de terre tout à fait similaire à la texture des parois du tunnel. Pas spécialement de signes de lutte non plus.

Les traces devraient faire demi-tour.

Je commente à voix haute. Bon, c’est pas de l’enquête de haut vol, mais j’ai fait suffisamment d’escape game pour savoir qu’une impasse n’en est pas forcément une. Je m’assure qu’il n’y aie pas de toile sur le mur devant nous avant de poser la main dessus. Sans forcer, juste pour voir. On diraît juste de la terre légèrement humide, comme le reste. Je jette un oeil derrière moi.

Je vais peut-être faire un truc bête, restez pas loin au cas où ?

J’essaie de frapper dans le mur, je sais pas, peut-être que ça pourrait sonner creux ou quelque chose comme ça ? A ma plus grande surprise, ça ne sonne pas creux : Le mur me résiste un tout petit peu, puis c’est tout mon bras qui se retrouve… Dans le mur ? Avec mon élan, je me retrouve même dans le mur jusqu’à l’épaule. Et j’ai pas la sensation d’être enseveli·e dans la terre non plus.
Je recule, pour pas rester à moitié dans… Je sais pas quoi, l’autre côté de cette “paroi”. C’est pas agréable, et ça m’a mis un sacré frisson dans le dos.

C’est une sorte d’illusion, je crois. On peut passer à travers.

Si ça s’trouve, quelqu’un de l’autre côté a vu mon bras dépasser. J’en sais trop rien. Mais ça me rassurerait si l’ange voulait bien passer devant, pour le coup.
 
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