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There is something normal with you and it's weird - Aria

 
Lun 2 Nov 2020 - 18:34 Message

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Rafa n’avait plus sa coque sur le nez. Son nez n’était pas encore totalement guéri, mais c’était déjà ça. Psychologiquement, disons. C’était mieux de ne pas voir sa tête façon boxeur après un combat dans le miroir. Il respirait mieux aussi, ses yeux n’étaient plus beurrés de noir. Il avait toujours mal par contre. Au visage, au bras… Son épaule avait été remis en place, mais il avait une fracture du radius. Donc le bras plâtré du poignet au coude et en écharpe. Une véritable galère pour s’habiller. En gros, il ne pouvait pas mettre un t-shirt tout seul. Il arrivait à peu près à se débrouiller pour enfiler une veste ou un blouson.

Parce qu’évidemment, il avait fallu que les flics lui cassent le bras gauche… mais il préférait ne pas y penser. Se faire arrêter par erreur lui donnait encore des cauchemars. Le genre qui rendait presque agréable ceux que lui filaient l’Esprit encore quelques semaines plus tôt.

Aujourd’hui devait être sa première sortie tout seul depuis l’événement. Il avait laissé Taz à la maison, parce qu’il devait faire des courses. Et comme il ne pouvait pas conduire… eh bah il avait pris le bus. Avec un bras en moins, il ne pourrait faire qu’une ou deux boutiques, mais il lui manquait des trucs, dans tout ce qui était herbes et poudres pour potions. Il n’avait toujours pas acheté des fringues, ce qui avait été le but initial de sa sortie, une dizaine de jours plus tôt.

Du coup, il était présentement au Front de Mer. Le trajet depuis la Colline aux Lanternes avait pris une petite éternité via les transports en commun, mais ça ne le dérangeait pas. Ca faisait du bien de sortir de la maison, quelque part. Ca le stressait à fond, parce qu’il ne se sentait qu’à moitié en sécurité, là, tout de suite, mais ça faisait aussi du bien. Il avait passé la majorité des derniers jours à dormir ou devant la télé ou encore à dormir. Les premiers jours, il avait eu tellement mal qu’il passait ses journées sous anti-douleurs. Après ça, son cerveau avait juste été… complètement engourdi. Bref. Etre enfermé, ça commençait à le rendre un peu fou.

Le bras gauche en écharpe, son blouson en cuir sur le dos et ses lunettes de soleil style aviateur sur le nez - il avait juste vraiment envie qu’on le laisse tranquille et il n’était pas sur que l’histoire soit totalement retombée vu qu’il arrêtait pas de voir des trucs là-dessus sur Internet ou à la télé - Rafa descendit du bus. Il avait une boutique de trucs magiques à visiter, pas loin. Et puis il prendrait peut-être un café quelque part, il savait pas encore.
 
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Mer 4 Nov 2020 - 0:08 Message

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M’éloigner de Star City quelques temps a été bénéfique. Lorsque Lady Satan m’a informée qu’il serait bon que je ne me montre pas pendant les quelques jours autour de leur équinoxe d’automne, j’ai décidé de repartir vers le Canada. M’y suis faite voir, aussi, pour justifier de mon absence lorsque la ville aurait bien eu besoin d’une créature de Dieu pour la défendre. A ce que j’ai compris, la diablesse apprécie tourmenter ses semblables en cette occasion. Grand bien lui fasse. Le destin des habitants de Star City ne me regarde guère. Quelque part, ils devraient remercier la démone. C’est grâce à elle aussi que je joue ce jeu de dupes.

Je reviens tout juste et, comme souvent dans ce cas, je prends le temps de survoler les environs. Une fois n’est pas coutume, j’ai abandonné le glamour. Que l’on me voit comme celle que je suis, que les uns et les autres aperçoivent lorsque le terrain s’y prête bien l’ombre d’une créature ailée se profiler au dessus d’eux. Mon épée et mon arc sont arrimés dans mon dos, mais dissimulés, eux.

Je finis par me poser dans le quartier du Front de Mer, choisissant une zone sans trop de monde avec beaucoup de soin. L’avantage d’avoir leur UNISON parfaitement au courant de ma présence et de mes intentions tout à fait dénuées de la moindre agressivité, c’est qu’à part la surveillance, je ne risque pas grand chose. Les médias ayant abordés mes apparitions, certains savent ce que je suis. La plupart ne s’effraie de toute façon pas de la présence d’un être ressemblant à s’y méprendre à un de leurs anges.

J’échange quelques mots polis quoique distants avec un père qui me demande de porter mon regard sur son enfant - un nourrisson, encore tout petit - et obtiens en échange un semblant de bénédiction prononcé dans ma langue de naissance puis dans la sienne, avant de m’éloigner d’un pas leste. Je m’apprête à partir vers une ruelle dans laquelle je pourrais revêtir mon glamour sans être aisément repérée quand je réalise que l’homme que je viens de dépasser n’est pas un inconnu. Je fronce les sourcils et pivote sur mes pieds.

« Rafa ? »

J’ai remarqué du coin de l’oeil - une habitude lorsque l’on marche entourée d’ennemis potentiels - qu’il n’a pas une posture naturelle, mais celle d’une créature blessée.

« Que vous est-il arrivé ? »

A-t-il encore été enquêter sur des choses qui l’ont battu comme plâtre ? Après tout, chaque fois que je me suis associée à lui ou presque, il n’est pas passé si loin de finir en pièces détachées.
 
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Mer 4 Nov 2020 - 15:37 Message

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Rafa était toujours un peu perdu dans ses pensées quand il marchait. Il pensait à des trucs magiques sur lesquels il bossait, ou alors à des trucs qu’il avait à faire dans la journée. Là, il se forçait à être attentif. Disons que la dernière fois qu’il marchait tranquillement dans la rue en pensant à des trucs, il s’était fait tacler par derrière par un policier. Il avait fini avec un trauma crânien, un nez cassé, une épaule déboîtée, des côtes fêlées et un bras cassé. Donc… bon. Disons qu’il était un peu échaudé.

Un stress supplémentaire venait de la peur qu’on le reconnaisse. Disons que quand il avait rejoint les Veilleurs et qu’il avait dévoilé son identité publique, il s’attendait à des trucs comme “être reconnu par un méchant” ou “être reconnu par des gens qui aiment les supers” pas à “être connu comme le super qui s’est fait taclé par un flic et malmené et arrêté et le tout en vidéo”. Autant physiquement, il s’était plus ou moins remis, autant, mentalement, l’humiliation était toujours là. Pareil pour l’angoisse.

Comme son hypervigilance s’activait surtout autour de lui, comme il n’avait pas spécialement envie de s’attarder pour voir ce qui attirait les gens - en plus, ils n’avaient pas l’air terrifié - Rafa décida que le mieux, c’était d’en profiter pour avancer vers ce qu’il avait à faire.

Plan parfait… si on ne l’avait pas interpellé.

La mention de son nom le fit se retourner et il tomba nez à nez avec une silhouette très facile à reconnaître. Grande, ailée. Quelques temps en arrière, il aurait dit “toute blanche”, mais ça, ça avait changé depuis.

Hum… bonjour Firiel” hésita l’espagnol.

Sa question le fit baisser les yeux vers son torse. Son bras gauche était toujours en écharpe. Il avait enfilé son t-shirt normalement - avec de l’aide - mais n’avait pas passé son bras par les manches de sa veste ou de son blouson, donc elle pendait sur le côté.

J’ai… été arrêté. C’est… c’est une longue histoire”.

Qu’il n’avait pas du tout envie de raconter là, tout de suite. Rapport que Firiel était très reconnaissable, avec ses grandes ailes. Et que comme elle lui avait parlé, elle avait attiré l’attention des gens sur lui. Jusque là, il avait été relativement incognito - un type pressé, avec des lunettes de soleil et un bras dans le plâtre. Il sentait que ça venait de changer. Il entendait des murmures, un ou deux “C’est pas Lux?” ou “C’est pas lui qui s’est fait arrêté par les flics?”, voyait des têtes baissées sur des téléphones, des auras colorées de curiosité.

Euh… il faut…” Il moulina de son index valide, incapable d’aller au bout de sa phrase. “J’ai… j’ai des trucs à faire” marmonna-t-il.

Et il reprit sa route en accélérant légèrement le pas. Voyons, où est-ce qu’il pouvait aller se planquer?
 
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Dim 8 Nov 2020 - 1:18 Message

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Un instant, je crois que Rafael ne va pas me reconnaître. Je fronce les sourcils en l’observant en silence jusqu’à ce qu’il finisse apparemment par comprendre qui je suis, sans trop savoir quelle attitude adopter. Je sens bien quelques regards sur nous, une partie pour moi et une autre pour lui, mais je les ignore sans trop de problèmes.

« Arrêté ? Vous aviez fait quelque chose d’illégal... ? Et résisté, apparemment. »

J’ai croisé les bras et me sens… Surprise. Le mage ne m’a jamais frappé comme un révolté. Certes, il intervient ici et là, pas toujours de façon heureuse, m’a-t-il semblé, mais globalement animé de bonnes intentions. Et il s’échine à appeler les autorités humaines dès que possible. Pourquoi serait-il arrêté, dans ces conditions ?

Ceci étant, la loi humaine me semble bien particulière. L’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas envie que mon peuple ne doivent s’y plier. Nous avons nos propres règles, notre propre culture. Nos propres horizons, qui ne regardent en rien l’humanité. Nous serons aussi bien loin de leur façon de vivre.

« Vous avez l’air effrayé. »

Le constat est prononcé d’un ton plat tandis que je l’observe avec une attention soutenue. Je finis par corriger mon affirmation, incertaine de sa justesse.

« Ou gêné ? »

Je lui emboîte le pas en silence. Au détour d’une rue, je profite de n’être dans le champ de vision direct de personne pour remettre le glamour en place d’une pensée. J’ai assez été vue comme cela. Je ne vais pas dire que ce jeu me rend folle de joie. La plupart du temps, j’en conçois de l’agacement. Ou de la commisération, au minimum, pour cette espèce dont je ne parviens toujours pas à pardonner les faiblesses. Enfin. Puisqu’il semble décider à fuir, plutôt que de courir derrière lui, je m’arrête et demande d’un ton poli, dans lequel on entend toutefois un soupçon d’impatience :

« Si vous êtes occupé, je peux vous laisser, Rafa. »

Je hausse les épaules et jette un regard en arrière. Et retourner à mon… travail. Une légère grimace déforme mes traits. Je n’ai pas la moindre envie de faire cela. Mais peu importe. Même maintenant, même avec mes émotions apparemment en roue libre, je dois continuer d’accomplir mon devoir envers les miens. C’est finalement le dernier repère qu’il me reste, la seule chose qu’il ne m’est pas pénible de prendre en compte dans les circonstances actuelles. Tout le reste est chamboulé. Entièrement.
 
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Dim 8 Nov 2020 - 19:12 Message

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Hum… non”.

Rafa déglutit, le nez toujours baissé sur son bras cassé. Il s’était juste contenté de marcher dans la rue, perdu dans ses pensées. Sauf si c’était illégal d’ignorer un policier qui vous interpellait quand vous n’aviez rien fait? Et quand bien même… même s’il avait été un criminel, Rafa aurait été d’avis qu’il n’aurait pas mérité les blessures qu’il avait reçu.

Mais non, il s’était fait tapé dessus parce qu’il avait une tronche de latino, qu’on l’avait pris pour un autre, le tout, alors qu’il n’avait rien fait. Il avait quand même fini au poste. Très franchement, toute l’expérience l’avait terrifié bien plus qu’une Fae blanche ou un kraken ophidien dans un lac.

Il aurait bien précisé tout ça à voix haute à Firiel, mais les gens s’intéressaient de plus en plus à eux, ce qui ne faisait qu’augmenter son malaise. Les réactions à son arrestation avaient été… mitigées. Beaucoup de latinos avaient fait part de leur soutien, des afro-américains aussi… bref, tous ceux qui étaient susceptibles de se faire arrêter avec la même violence. D’autres avaient argués que le policier avait fait son travail, que l’erreur était humaine, qu’il était normal de réagir vivement quand le type qu’on arrêtait commençait à briller de l’intérieur. Il n’avait pas spécialement envie de découvrir si les gens autour d’eux faisaient plutôt partie de la première ou de la seconde catégorie. Voire de la troisième. Celle remplie de gens qui disaient qu’il l’avait bien mérité et qui regrettaient que les flics ne l’aient pas tué. Des gens tout à fait charmants, n’est-ce pas?

Heureusement, personne ne l’empêcha de quitter cette rue pour d’autres, moins fréquentées. Les murmures étaient quand même difficiles à supporter. Rafa aurait même pu jurer qu’il y avait eu un flash ou deux. Peut-être allait-il encore finir sur les réseaux sociaux. Quel bonheur d’être connu comme le type qui s’était fait tabasser par la police…

Il ralentit dans une petite rue, appuya son dos contre le mur d’un bâtiment, prit le temps d’inspirer à fond. Il se sentait fébrile. Quelques minutes en arrière, il aurait juré d’être à deux doigts d’une crise de panique, mais ça allait beaucoup mieux maintenant qu’il était seul. Avec Firiel. Il se tendit légèrement en réalisant à quel point elle était proche de lui. Dans son début de panique, il n’avait même pas vu qu’elle le suivait.

Je suis pas…. je voulais surtout éviter les gens”. Il se laissa glisser jusqu’au sol, se trouva accroupi, le dos contre le mur. Il se forçait à respirer lentement, se répéter des choses comme “ça va, tout va bien” en boucle. Personne les avait suivis jusque là. “Je n’avais rien fait” se sentit-il obligé de préciser. “Un homme a… a volé une boutique, il a fui. Un policier m’a vu et a trouvé que…. que j’avais une tête de suspect, je sais pas. Je ressemblais même pas au type qu’il cherchait”. Rapport que le type en question avait été caucasien, qu’il avait les cheveux châtains clairs et qu’il était plus petit et plus fin. Il avait porté un blouson en cuir par contre, mais brun et non pas noir, comme celui de Rafa. Bref, l’espagnol avait eu contre lui de ressembler un peu trop à un latino membre d’un gang avec ses tatouages et d'avoir un policier raciste sur les talons. “L’un des policiers m’a plaqué au sol alors que je lui tournais le dos. Assez fort pour que mon front cogne le trottoir et… Il m’a fait une clé de bras, m’a déboîté l’épaule, cassé le bras…” Il souleva son plâtre, sous son blouson et sa veste. Enfin plutôt son bras immobilisé. Son autre main était occupée à frotter son front. Il ne savait pas trop pourquoi, mais il trouvait ça apaisant. “J’ai pas résisté. J’étais dans les vapes, j’avais mal… Et puis… et puis j’ai commencé à briller de l’intérieur parce que… parce que mon corps a voulu se soigner. Ils m’ont tasé, j’ai été emmené au poste. Le tout devant… une vingtaine de témoins et en étant filmé”.

Elle pouvait très littéralement aller voir sur internet si elle avait envie de voir exactement le déroulé des événements. Même avec les multiples angles - Axel, la seule personne qui était intervenue, avait filmé, mais d’autres l’avaient imités - même avec les vidéos prouvant qu’il n’avait pas résisté, il y en avait encore pour défendre les policiers. Celui qui lui avait fait ça avait écopé d’une mise à pied pour deux mois et avait une enquête sur le dos, mais Rafa n’avait guère d’espoir.

C’était y a… presque deux semaines. C’est la première fois que je sors depuis”.

Il le regrettait un peu maintenant. Il aurait dû attendre un jour de congé d’Andrea. Ou demander à Aleksia ou Marisol… bref, à quelqu’un de venir avec lui.
 
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Mar 10 Nov 2020 - 15:46 Message

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Non ? Je trouve ça étrange. Sans être une exaltée à ce point, je ne suis pas comme celles et ceux qui s’insurgent contre la violence lorsqu’elle est méritée. Ceci étant, mon peuple est assez prompt à condamner les écarts de conduite. Lorsque l’on a notre longévité et notre pouvoir, mieux vaut ne pas laisser les éléments les plus dangereux s’agiter en toute impunité. Ceci étant, personne n’abuse de sa position de force sur les autres. Il m’a semblé que l’humanité n’est pas plus efficace à ce sujet que pour les autres. Leurs préjugés associés à leur individualisme crasse ont tendance à pourrir leurs institutions sur quantité de niveaux.

Au fond, tant mieux pour nous. Leur manque de discipline fait partie des choses qui me rendront la tâche plus facile pour protéger les miens. En partie en leur bâtissant la réputation de défenseurs de l’humanité, une mission que j’ai d’ores et déjà commencé à remplir en me montrant. Enfin. Rafael m’a tout l’air de vouloir être seul, si bien que je finis par proposer de m’en aller. J’hésite à prendre congé sans lui demander son avis auparavant, pour être honnête. Je ne suis pas la baby-sitter du mage, ni de n’importe quel être humain.

Ses explications ne soulèvent pas vraiment de réactions de ma part. Un soupçon de compassion, peut-être, mais encore. Que j’ai des émotions de nouveau ne signifie tout de même pas que j’ai commencé à m’attendrir envers son espèce. Je ne suis pas surprise d’apprendre qu’il a été victime d’une erreur - cela me semble plus cohérent que d’imaginer qu’il ait été arrêté pour une bonne raison, du moins - pas plus que de la réaction du public.

« Je vois. »

Une pause. Je secoue la tête.

« Votre espèce est irrécupérable. »

J’établis ce fait à haute voix sans y réfléchir, avec une légère moue de dégoût. Je ne me sens pas touchée, mais cela renforce encore la répugnance que je peux avoir envers eux.

« Vous avez peur, je réitère d’une voix plate. Que cela arrive de nouveau ? »

Un regard en arrière, vers la rue passante que nous venons de quitter.

« Ou du regard des autres ? »

Puisqu’il me semble qu’il serait d’une notoire insensibilité que de rappeler qu’il suffit encore de les ignorer, et que je peux comprendre - pour des raisons différentes, je m’offusquerais de ces attentions à cause de ma fierté uniquement - je n’ajoute pas de conseils vides de sens. De toute façon, cela implique plus de contrôle sur soi qu’il n’en a.

« Vous n’avez pas répondu. Voulez-vous que je vous laisse seul ? »

Même sans mes ailes, je sais que j’ai tendance à attirer quelques regards, parfois, sans que je ne sache exactement pourquoi. Je me moque profondément de ces attentions, mais Rafael peut-être pas.
 
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Mar 10 Nov 2020 - 21:21 Message

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Pour une fois, Rafa n’était pas trop d’humeur à défendre l’humanité des jugements de Firiel. Disons que dans ce cas très précis, il avait plus d’une raison d’être d’accord avec elle. Il se força à continuer d’inspirer et d’expirer à fond, les yeux fermés. Il se répétait toujours des trucs rassurants en boucle.

... Un peu les deux” avoua le magicien du bout des lèvres.

Sans savoir à quel point l’un ou l’autre étaient ridicules. Il n’avait jamais eu particulièrement peur des policiers, avant. En même temps, il venait d’Espagne, on ne l’avait jamais regardé de travers parce qu’il était latino, là-bas. Quand il venait aux États-Unis, il suivait les recommandations de Rodrigo, et on l’avait bien embêté plusieurs fois à l’aéroport - un peu trop de voyages dans des pays musulmans pour les autorités, mais ça se réglait généralement vite. Maintenant, c’était différent. Une menace lointaine était devenue parfaitement réelle.

Les vidéos ont fait le tour du pays” marmonna Rafa. “Mes parents les ont vues, ma famille…

Et disons que niveau humiliation… se faire tabasser par la police devant des centaines de milliers de spectateurs… ça se posait. Encore plus quand on était Légionnaire. Un sacré paquet de commentaires malveillants s’était fait sur le thème du “Et ce type qui se fait rétamer en deux secondes est légionnaire? On est mal barré pour la prochaine catastrophe”.

Je… sais pas”.

Faux, il savait, il venait de le penser. Qu’il aurait dû attendre qu’une amie soit libre avant de sortir, plutôt que d’essayer de le faire tout seul. Il ne savait même pas ce qui l’avait décidé à venir jusqu’ici. Il aurait pu aller au Quartier du Parc, ou attendre… Rien de ce qu’il comptait faire aujourd’hui n’était urgent.

Est-ce que vous buvez du café? Ou… autre chose?

Quoi? La question était quand même légitime hein, elle avait des ailes, tout ça. Pour ce qu’il en savait, elle n’avait besoin ni de boire, ni de manger, ou alors peut-être pas de l’eau. En plus, ils ne s’étaient jamais croisés dans un contexte civil. Même pour cette histoire de leçon de vol.

Je veux dire… Un peu de compagnie pourrait être appréciable. Si… vous avez le temps”.

Parce que, ok, elle lui avait demandé s’il voulait être seul, mais ça ne voulait pas dire qu’elle avait toute la journée devant elle quand même hein. Autant dire que Rafa était limite plus gené de lui demander sa compagnie que d'être la cible des regards des gens, c’était dire.

C’est.. pas obligé que ce soit du café, on peut… J’avais des boutiques à faire, à la base”.

Il n’était juste plus certain de l’urgence de la situation à ce sujet.
 
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Mer 11 Nov 2020 - 13:35 Message

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Je l’observe d’un regard neutre. Les humains sont vraiment rois lorsqu’il s’agit de se torturer pour des choses auxquelles ils ne peuvent rien. Je détesterais revivre ce que j’ai vécu lorsqu’elle m’a libérée, mais je ne m’en angoisse pas pour autant.

« Je comprends la peur que cela recommence. Moins que le regard d’une flopée d’imbéciles que vous ne connaissez pas et ne connaîtrez probablement jamais vous dérange. »

Avoir peur d’une situation potentiellement dangereuse est, semble-t-il, une réaction normale. J’en suis détachée car les contingents guerriers de mon peuple sont entraînés depuis leurs premiers jours à se détacher de la peur. Non pas à la supprimer - elle permet de survivre, lorsqu’elle est bien utilisée. Simplement à savoir quand il faut écouter ce sentiment et quand il n’y en a nul besoin. Dans mon cas, je ne l’avais jamais ressentie avant qu’elle me rende mes émotions en pleine face. Et je ne l’ai jamais ressentie que face à elle.

« Votre famille, j’imagine, se sera montrée pleine de soutien. Qu’importe ce qu’on vous a fait ? Cela ne diminue ni votre valeur ni votre force. Ne laissez pas cela vous paralyser. Vous méritez mieux que ça, Rafa. »

Je hausse les épaules, redressant légèrement mes ailes lorsqu’elles effleurent le sol. Oh, je ne considère pas sa mésaventure comme normale, mais elle ne me regarde tout simplement pas. Qu’il me juge insensible ne me dérangera pas plus, soit dit en passant. Je ne suis pas là pour le consoler ou l’ensevelir sous des bons sentiments factices.

« Je n’aime pas le café. Ni le thé. Je bois d’autres choses, ceci dit, j’ajoute en fronçant les sourcils. Comme tout un chacun. »

Il me faut les précisions de mon interlocuteur pour comprendre qu’il ne veut tout simplement pas être seul. J’en conçois un soupçon d’agacement. D’un autre côté… Cela ou me donner en spectacle, entre regards méfiants et ceux pleins d’admiration, je suppose que cette occupation n’est pas plus dérangeante. En soi, j’aurais pu allier les deux, mais enfin…

« Je suppose que vous préférez que je garde le glamour pour ne pas attirer l’attention ? »

Je demande à tout hasard.

« Je peux rester un peu avec vous, Rafael. Pour cette fois. Et quelques temps. »

Je n’ai pas des heures à lui consacrer, à le tenir par la main pour qu’il puisse effectuer ses achats. Je ne suis même pas certaine que ce soit un service à lui rendre. Surtout que lorsque mon peuple sera ici, je ne perdrais certainement plus autant d’heures à consoler un humain vaguement traumatisé.
 
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Mer 11 Nov 2020 - 19:17 Message

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Ah. Alors si en prime, Rafa devait expliquer son humiliation à voix haute… Déjà qu’il ne savait même pas par quel bout commencer lui-même.

Je… j’aime pas être le centre de l’attention et…

Il eut un moulinet du poignet, cherchant ses mots. Comment dire que là, il en recevait un sacré paquet, et pas du tout avec une bonne connotation? La plupart de ces gens étaient curieux, mais dans le genre curieux malsains. “Oh, regardez le légionnaire qui s’est fait tabassé”. Rafa voyait les émotions des gens sur leurs auras, et disons que ça n’était pas très positif, ce qu’il voyait. Il sentait la moquerie, il sentait la pitié…

J’ai failli me faire tabasser à mort devant témoin” marmonna l’espagnol, les yeux fermés, la main frottant toujours son front. “Ils… ne jugent pas ma faiblesse, ils s’inquiètent”.

Ce qui le gênait encore plus. Franchement, quand il repensait à la scène, il avait envie de se flageller. Son père avait passé des années à le former et il se faisait étaler comme ça? Même l’excuse du “Il m’a pris par surprise et dans le dos” ne prenait qu’à moitié. Il n’avait jamais entendu sa mère être aussi affolée, quand il l’avait eu au téléphone, plusieurs heures plus tard. Son père était dans le même état. Ses soeurs étaient sur le pied de guerre pour venir le voir, Sarah depuis Cuba, Téo depuis l’Europe. Ses frères avaient été partisans de la même idée, Rafa les avait entendus se battre pour s’enquérir de son état. C’était bizarre. Il… hésitait toujours à se considérer comme proche de ses frères et soeurs, ceux avec qui il partageait et son père et sa mère. Pourtant, les quatre avaient toujours été déterminés à le soutenir.

Il leva le nez vers Firiel et son aura bizarrement colorée. Il ne savait pas exactement pourquoi ça lui filait un tel malaise. Il s’était trop habitué à la voir toute blanche? Ou… c’était pour autre chose? Cette interrogation eut le mérite de le distraire assez longtemps pour qu’il en oublie son début de panique.

S’il-vous-plaît” confirma-t-il.

Il poussa sur ses jambes pour se remettre debout, presque étonné de voir qu’il ne penchait pas. C’était bon signe, supposait-il? Disons que le peu d’ego qu’il avait naturellement aurait eu du mal à se remettre d’un malaise devant Firiel, après son tabassage en règle par des flics.

Rafa” corrigea-t-il. “Et votre aura est encore plus bizarre qu’avant” lui signifia-t-il.

Oui, ça le perturbait beaucoup.

Il osa s’avancer vers la sortie de la rue. La petite foule de tout à l’heure semblait s’être dissipée, c’était déjà ça?

Qu’est-ce que vous voulez faire?

Il avait proposé un café - ou… ce qu’elle buvait comme tout un chacun? - mais comme il la déviait de ses activités… disons qu’il était ouvert à tout. C’était presque bizarre de faire un truc tout à fait mondain avec elle. Généralement, ils se retrouvaient pour se faire taper dessus par des trucs.
 
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Mer 11 Nov 2020 - 23:21 Message

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Je ne suis pas plus avancée par les explications de Rafael. En fait… Il n’aime pas être le centre de l’attention… Pourquoi ? S’il n’y fait pas attention, le problème se résoudra de lui-même. Qu’importe le regard des autres, les émotions qu’il inspire ? Ce sont des choses si accessoires, si étranges sur lesquelles se focaliser.

« Si les gens qui vous importent sont simplement inquiets, pourquoi cette gêne du regard des autres ? Enfin. Je ne suis pas sûre d’être en mesure de comprendre, à vrai dire. Comme quantité de choses ici. »

J’ai complété d’une voix… Non pas lasse, plutôt vaguement, très vaguement fatiguée. Je ne suis pas sûre qu’il soit en mesure de comprendre, lui, l’extrême effort que dix années de vie terrestre ont représenté pour moi. Hors de mon milieu naturel, dans une société abominable et au milieu d’êtres primitifs et apparemment incapables d’évoluer, attachés à des notions qui me laissent entièrement sceptiques. A devoir me mêler à eux, prétendre être comme eux… Au final, de ce point de vue, Lady Satan est une libération. Une ange n’est pas humaine. Grâce à elle, je pourrais être un peu plus proche de ma véritable nature.

Même si en compagnie de Rafael, ce n’est apparemment pas le cas. Je ne lui explique pas cela, toutefois. A quoi bon ? De toute façon, les humains sont généralement plutôt égocentrés, de ce que j’ai vu. Même si le mage l’est un peu moins, je ne compte pas mettre cela à l’épreuve. Qui plus est, ça ne le concerne pas et ne le concernera probablement jamais. Il ne manquerait plus que je me répande auprès de lui.

« Mon aura n’a rien d’étrange. Pourquoi allez vous donc vous focaliser dessus systématiquement ? »

Je m’agace. Légèrement. Pourrait-il peut-être envisager de cesser de prétendre que je suis anormale ? Différente ? Etrange ? Je ne suis rien de tout ça. Juste une espèce différente, qu’il devrait cesser de voir à travers le prisme de sa culture pour laquelle j’ai un respect déjà tout relatif. Je prends les devants vers la sortie de la rue et y croise les bras, l’attendant avec une certaine impatience. Lorsqu’il finit par me rejoindre, je lui lance un regard désabusé.

« C’est vous qui aviez des choses à faire. Pas moi. Allons-y. »

Si je faisais ce que je voulais faire, ce serait faire ce que je dois faire et non ce qui me fait envie. Travailler, établir ma réputation, gagner de quoi continuer à vivre dans l’appartement que j’habite, au sommet de ma tour du Quartier du Parc. Certainement pas boire quelque chose ou m’aventurer dans des boutiques humaines.
 
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Jeu 12 Nov 2020 - 14:33 Message

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Et Rafa n’était pas sûr de pouvoir l’expliquer. Quand votre mère vous appelait à deux doigts de la panique en vous demandant comment vous alliez parce qu’elle vous avez vu vous faire tabasser par un policier… Une expérience que Rafa ne souhaitait à personne. Pour tout dire, il se souvenait très très vaguement de cette première conversation tellement il avait été engourdi par la douleur. Il s’était senti coupable de faire subir ça à ses parents, à sa famille au sens large. C’était stupide. Il n’avait pas provoqué le policier, il n’avait rien fait. Il n’avait juste… pas eu de chance.

C’est la seule chose que je vois de vous” remarqua l’espagnol à voix haute. “Avant, elle était blanche, elle ne montrait rien du tout. Maintenant, elle est… colorée”.

A deux doigts de dire “Là, par exemple, je sais que vous êtes agacée, parce qu’elle a pris une teinte de rouge au niveau de votre visage et de votre poitrine”. Disons qu’il connaissait assez Firiel pour savoir qu’elle était plus ou moins comme Rodrigo. Brusque. N’empêche qu’il avait bien dû se passer quelque chose pour qu’elle passe de l’un à l’autre. La seule chose qui le retint de poser la question aussi brusquement, c’était qu’il avait beaucoup de choses à gérer. Son stress, par exemple.

Rafa jeta un coup d’oeil prudent de chaque côté de la rue, mais puisque personne n’en avait rien à faire de lui… Il inspira à fond et sortit de sa ruelle. Il n’allait pas s’assurer que le petit attroupement s’était dispersé et il alla plutôt sur la gauche. La boutique de magie qu’il voulait visiter n’était pas très loin. Une façade un peu ancienne, en bois peint en rouge, avec de grandes vitres.

Heureusement, la porte - qui fit tinter une petite cloche quand il la poussa - devait être assez large pour Firiel et ses ailes. L’endroit sentait fort les plantes - il y avait plein de casiers à thés contre les murs, des bacs remplis d’herbes - et les vieux livres - il y avait plein d’étagères débordantes de livres au fond de la boutique. Il y avait aussi des vitrines avec des objets magiques de diverses origines. Rien de dangereux, plutôt du pratique. Du même niveau que la paire de gants pour faire la vaisselle qu’il avait enchanté avec Noélie.

J’en ai pas pour longtemps” marmonna Rafa. “Bonjour”.

Le salut s’adressait à l’homme grisonnant derrière le comptoir. Il répondit d’un signe de tête et d’un regard pour Firiel. Peut-être parce qu’il ne l’avait jamais vu? Rafa, lui, était quasi un habitué. Enfin, les lunettes de l’homme s’arrêtèrent aussi sur son bras en écharpe. Heureusement que Rafa ne le remarqua pas.

Il était occupé à fouiller ses poches à la recherche de la liste qu’il avait rédigé pour ne rien oublié, en même temps qu’il déambulait entre les rayons. Des fois qu’il se rappelle d’un truc qu’il devait acheter.
 
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Lun 16 Nov 2020 - 14:05 Message

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La seule chose qu’il voit de moi ? Est-il aveugle ou je ne sais quoi, pour qu’il lui soit impossible de voir autre chose ? J’ai bien compris qu’il voit les auras, soit, mais les quelques-uns de mes frères et soeurs qui en avaient la possibilité ne m’ont jamais fait part de difficultés à nous percevoir. Peut-être est-ce, à nouveau, quelque chose de propre à l’humain. Ou de propre à Rafael. Il ne m’a semblé être le plus… Classique des siens, jusqu’ici.

Je croise les bras. Blanche ou pas, cela ne me dit pas pourquoi il s’y attache tant. En quoi cela le regarde-t-il, pour commencer ? Ensuite, au vu de mes derniers… Changements, je suppose que mon aura a changé en réponse à la malédiction qui m’a été arrachée. Neszan, ce qu’elle peut me manquer.

« Il s’est passé des choses dans ma vie qui ont pu la modifier ces dernières semaines. Cela ne me dit toujours pas pourquoi vous êtes si focalisé sur ce détail. En quoi l’apparence de mon aura vous impacte-t-elle ? »

Je retiens un soupçon d’agacement et lui emboîte le pas, décroisant les bras et observant attentivement les alentours. Sans oublier de maintenir mon glamour et, surtout, de jouer un peu la comédie. Demi-sourire aux lèvres, observation oisive plus que vouée à repérer un danger ou un autre.

Je tiens le battant d’une main et entre à sa suite dans une boutique qui, je suppose, a quelque chose à voir avec la magie. Si je parviens à passer la porte sans trop de difficulté, je reste à l’entrée, m’adossant à une étagère en silence, après avoir salué le propriétaire des lieux avec toute la politesse nécessaire à cette situation. Les allées sont suffisamment étroites pour que je risque de faire tomber quelque chose avec mes ailes.

« Prenez votre temps. »

Je hausse les épaules. Je n’ai pas toute la journée, mais ce n’est pas pour autant que je compte le presser. Principalement parce que, si cette tâche me fatigue, je n’aurais qu’à m’envoler ailleurs. Je le préviendrais, par courtoisie, mais je ne resterais certainement pas avec Rafael une minute de plus que je ne le désire.

« Qu’est-ce que vous êtes ? »

La question me fait tourner le regard vers l’homme. Je prends l’air légèrement interloqué avant de répondre d’une voix hésitante :

« Aux dernières nouvelles, une journaliste. Pourquoi donc ? »

Il entrouvre la bouche. Pour répondre, protester ? Je ne sais pas et je m’en moque. Finalement, il préfère retomber dans le silence mais ne me quitte pas des yeux, sauf pour surveiller Rafa, qui déambule dans les rayons.
 
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Lun 16 Nov 2020 - 16:39 Message

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Ah”.

Il… supposait que ça avait du sens? En tout cas, ça expliquait le changement, pas qu’elle ait été blanche pour commencer. Au moins, la discussion avait le mérite de lui changer les idées, de lui faire oublier qu’il était stressé et nerveux.

... parce que je crois pas que c’était bon signe qu’elle soit blanche”.

Ok, Firiel n’était pas humaine. Peut--être que pour son peuple, c’était standard, les auras blanches, il n’en savait rien, au fond. C’était plus… un instinct. Il sentait que ce n’était pas normal sans être savoir d’expliquer pourquoi. Autant qu’il avait pu en juger, elle ressentait des choses. Enfin par exemple… elle avait montré plusieurs fois de l’agacement, lors de leurs précédentes rencontres. Rafa n’étant pas particulièrement doué pour les représentations disons… physiques des émotions, il n’avait pas pensé qu’elle avait pu faire semblant. Disons qu’il ne voyait pas de différence entre les fois précédentes et maintenant. Outre le fait que son aura se colorait.

Sa liste en main, Rafa cherchait dans les rayons. Il était venu assez souvent pour savoir où se trouvaient à peu près les choses seulement, il se trouva vite face à un problème d’ordre technique. Il avait un bras dans le plâtre. Sa main gauche, en plus. Alors autant il pouvait se servir les sachets déjà emballés, autant pour le reste…

La question du propriétaire de la boutique le tira de sa réflexion. Il le regarda lui - aura violette pâle, magicien de bas niveau, plutôt versé dans la théorie que dans la pratique, avec une tache colorée pour montrer sa curiosité - puis Firiel. Qui ressemblait… bin à Firiel. Même avec son glamour, il voyait l’ombre de ses ailes. Peut-être que c’était le cas aussi de l’homme?

Hum… vous pourriez… me donner un coup de main?” Il capta l’attention de l’homme avec sa question, lui montra son bras dans le plâtre. “J’ai fait une liste de ce qu’il me faut”.

L’homme eut l’air d’hésiter un instant. Il eut un dernier regard pour Firiel avant de se laisser glisser au bas de son siège et de passer devant le comptoir pour rejoindre Rafa. La liste en main, il marmonna les articles à voix basse à mesure qu’il les déchiffrait, sans cesser de regarder par-dessus son épaule.

Je vais voir tout ça. C’était vous le gars intéressé par les auras?
-Euh.. oui?
-J’ai reçu des livres, ça devrait vous intéresser. Bougez pas”.

Comme les allées n’étaient pas très larges, Rafa se recula prudemment pour le laisser passer d’un bac à l’autre, d’une étagère à thé à des rangées de bocaux, un panier à la main, remplissant parfois des sachets ou des pots.

... possible qu’il ne soit pas berné par votre glamour” marmonna Rafa.
 
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Jeu 19 Nov 2020 - 17:06 Message

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Rafael parle sans savoir à quel sujet il s’exprime, je suppose. Il était certainement beaucoup plus souhaitable pour mon entourage que mon aura reste blanche, si cela était réellement liée à la malédiction. Depuis que je dois lutter contre ma colère rentrée contre l’humanité en permanence, me retenir de faire valoir mon dégoût de façon violente est un effort concret. D’autres choses aussi. Du temps où j’étais protégée de mes propres faiblesses, jamais je n’aurais eu besoin de m’éloigner de la ville pendant les festivités de leur équinoxe d’automne.

« Vous devriez vous abstenir de croire quoi que ce soit à ce sujet, à vrai dire » je réponds un peu sèchement.

Je détourne le regard un instant, avant d’entrer dans sa boutique, pour me positionner calmement dans un coin de celle-ci. Je me concentre sur ma sérénité, sur le calme, le monde froid et blanc dans lequel mon être était réfugié en permanence avant que Lady Satan ne se mêle de mon existence, afin de ne pas céder à mes pulsions les plus… Colériques. Heureusement, dans ce contexte, que Rafael attire vers lui l’attention du propriétaire des lieux. Je n’aurais pas apprécié de devoir continuer à faire face à son scepticisme à mon sujet.

Comme je n’apprécie qu’à demi que le mage fasse remarquer qu’il n’a peut-être pas été fort impressionné par mon glamour. Je ne suis pas sûre qu’il voit réellement ce que je suis. Sans être exceptionnelle, cette magie illusoire est faite pour résister à la plupart des tentatives de passer outre. Néanmoins, elle peut être suffisamment contrée pour qu’un praticien d’un art magique sache qu’il ne voit pas ce qu’il devrait.

« Peut-être partiellement, mais il ne sait pas pour autant ce qu’il est supposé voir. »

Je me redresse légèrement, croisant les bras.

« Si vous me voyez telle que je suis, c’est parce que vous savez ce que vous êtes supposé voir. Vous avez déjà vu cela. »

Plus d’une fois, dans son cas. Je me livre à ces explications du bout des lèvres, le ton plat et factuel quoi qu’il en soit. Ce n’est pas la faute de Rafael s’il est paralysé par la peur. Je ne peux pas spécialement m’attendre à ce qu’il dépasse ce qui semble être un traumatisme en si peu de temps. Le propriétaire des lieux finit par revenir avec un sac d’une taille conséquente. Il me lance un léger coup d’oeil, de nouveau, fronce les sourcils tandis que je maintiens, en sa présence, un sourire tout à fait factice.

 
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Ven 20 Nov 2020 - 14:26 Message

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Comme toutes les autres fois où Firiel s’était montrée… disons… un peu sèche, Rafa ne releva pas. Beaucoup aurait été tenté de faire remarquer que ce n’était probablement pas la technique la plus efficace pour convaincre l’autre de ne pas vous envoyer bouler, mais l’espagnol ne prenait pas nécessairement les choses personnellement. Firiel était sans doute en colère, mais pas contre lui exactement.

Possible” reconnut l’espagnol.

Il admettait qu’il ne connaissait pas assez le propriétaire des lieux pour savoir s’il était capable de voir les auras ou les traces de magie d’un simple coup d’oeil. Ça ne semblait pas vraiment le moment de lui poser la question, en plus. Ca aurait un peu trop attiré l’attention sur Firiel.

Pendant que l’homme passait de rayon en rayon en remplissant des sachets, Rafa jeta un coup d’oeil en coin à Firiel. C’était logique, vu la magie utilisée, que ça ne le berne pas totalement. Il l’avait plus souvent vu sous sa véritable forme que sous celle-ci, pour tout dire. Il hésita un instant à poser une question mais le retour du propriétaire des lieux le coupa dans son élan.

“”Tenez, vos ingrédients.
-Oh, merci.
-Je vais vous chercher les livres”.

Toujours la même couleur de franche curiosité quand il regarda Firiel… Il finit pourtant par s’éloigner et par disparaître entre les rayonnages pour s’intéresser au rayonnage du fond.

Vous savez que si… je peux aider avec… ce qui s’est arrivé à votre aura… je le ferais?

Pas qu’il était tout à fait certain de pouvoir aider au sens “résoudre le problème”, mais il ferait de son mieux pour essayer de comprendre, le cas échéant. Une malédiction, peut-être? Ou alors… peut-être qu’elle avait été protégée par un sortilège rendant la lecture de son aura impossible et que celui-ci s’était cassé… Difficile à dire sans savoir quel était l’événement qui avait tout changé.

Il ne poussa pas plus loin, parce que l’homme revenait avec quatre ou cinq bouquins entre les bras. Quelques-uns avaient une reliure en cuir, à l’ancienne, des pages jaunies et l’odeur qui allait avec. Un autre était si fraîchement imprimé qu’il donnait l’impression de sortir tout juste d’une imprimerie, du genre qu’on utilisait pour relier ses rapports de recherche.

Hum… j’ai déjà celui-là” indiqua Rafa en pointant de sa main valide le seul livre à l’air à la fois moderne et professionnellement imprimé et distribué. “Les autres non mais… ceux-là sont à combien?

La question portait sur les livres à l’air ancien. Le magicien était bien placé pour savoir que certains livres magiques étaient rares et anciens, donc cher.

Je vous fais les quatre pour trois cents. Z’êtes à peu près le seul que le sujet intéresse et qui vient jusqu’ici dans cette ville”.

Rafa se demanda brièvement comment il allait se débrouiller pour porter tout ça en plus de ses achats avec un seul bras, mais donna aussi un signe de tête. L’homme passa derrière son comptoir et commença à presser des touches sur un tiroir-caisse qui avait l’air d’être une véritable antiquité. L’appareil à carte, juste à côté, faisait bizarre, trop moderne. Il regretta un peu la dépense quand il se trouva avec un sac rempli de livres et d’ingrédients calé contre la poitrine et pesant sur son seul bras valide. Juste un peu.

Vous… êtes sûre que ça va?” se renseigna l’espagnol en essayant de manoeuvrer jusqu’à la sortie avec son chargement.
 
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Lun 23 Nov 2020 - 16:27 Message

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Possible, impossible… En réalité, peu m’importe. S’il s’avérait que l’homme pouvait voir ce qui se trouve - ou plutôt qui se trouve - sous le glamour, cela ne changerait pas grand-chose à ma façon de faire. Je tiens à conserver un semblant d’anonymat sous les traits d’Aria Romanelli, mais s’il voit sous le glamour, il ne reconnaîtra probablement pas la journaliste. De toute façon, personne ne la reconnaîtrait au premier regard puisque ma photo ne se trouve pas diffusée plus que cela. Je suis loin, bien loin d’être célèbre.

Le propriétaire vient et confie une partie des achats de Rafael à celui-ci. Je me retiens de lever les yeux au ciel lorsqu’il fait demi-tour et retourne chercher autre chose. Des livres, semble-t-il, cette fois-ci. Puis le mage attire mon attention une fois de plus. Je tourne les yeux vers lui. Cette volonté d’aider à quelque chose qu’il n’appréhende pas vraiment… Je ne sais pas si je la juge appréciable ou intrusive.

« Vous ne pouvez pas. Ce n’est pas un problème d’aura mais autre chose, pour commencer, et ensuite, quelqu’un s’occupe déjà de ça. »

Oh, j’adorerais reprendre le contrôle, utiliser de nouveau ce qui était apparemment une malédiction comme je l’ai toujours fait. Un don de Neszan, un cadeau qui m’a permis d’être plus encore que ce que j’étais destinée à être. Néanmoins, je ne reviendrais pas sur le marché que j’ai passé avec Lady Satan. Elle a demandé ce sort comme prix de la sécurité des miens. Ce n’est pas grave. Je peux vivre ainsi. C’est autrement plus plaisant que d’être sa… Chose, à jamais.

Rafael termine ses achats. Se retrouve avec un sac qui a l’air bien trop lourd et encombrant pour un humain handicapé comme il l’est. Je le récupère d’un geste et tourne les talons pour sortir sans répondre à sa question. Essentiellement parce que le tenancier de la boutique nous observe sans avoir l’air de le faire vraiment, mais aussi parce que je n’ai pas réellement envie d’y répondre. C’est une question que les humains adorent se poser. Est-ce que ça va. Problème étant qu’ils n’écoutent généralement pas vraiment la réponse, et ne répondent généralement pas très sincèrement. Ce n’est qu’une fois au dehors, lui tenant la porte du bout du pied, que je rétorque d’un ton plat :

« Oui. Pourquoi posez-vous la question ? »

Je relâche la porte, ses achats contre l’un de mes bras, portés sans grand effort. Le poids me semble ridicule, mais je sais déjà que je suis plus forte que la moyenne de l’humanité, cela ne m’étonne donc pas que le mage, lui, ait été en difficulté.

« Où voulez-vous aller, ensuite ? »

Je hausse légèrement les épaules, assez peu concernée par ses décisions.
 
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Mar 24 Nov 2020 - 14:40 Message

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Un autre que Rafa se serait sans doute vexé à ce stade. Il proposait gentiment son aide et il se faisait envoyer bouler. Sauf que Rafa n’était pas du genre à se vexer. Ou à le prendre personnellement quand il se faisait envoyer bouler. Enfin, là, il était quasi sûr que ce n’était pas contre lui. Firiel était comme Rodrigo, pas du tout aimable.

D’accord. Si jamais vous changez d’avis, n’hésitez pas”.

N’empêche que ça le rendait curieux. Si ce n’était pas un problème d’aura… Disons qu’il était toujours plus ou moins parti du principe que c’était quelque chose qui… disons… déconnectait son aura de ses émotions, c’était pour ça qu’elle ne reflétait rien. Sauf qu’elle avait l’air de dire que ça venait d’autre chose, mais qui aurait quand même eu un effet sur son aura. Un vrai mystère.

Rafa n’eut pas trop le loisir de batailler pour son sac. Déjà, parce qu’il n’avait qu’un seul bras valide et qu’il n’aurait pas été sûr de gagner. Ensuite… Bin parce qu’il admettait que ça l’arrangeait. Ca pesait lourd, et ça le privait de sa seule main encore utilisable. Déjà qu’il n’était pas particulièrement doué avec celle-là…

Merci. Et parce que… vous avez pas l’air. D’aller bien, je veux dire”.

Le magicien hésita à lui reparler de son aura - ça avait l’air d’être un sujet sensible - mais c’était le coeur du truc. Il savait que ça n’allait sans doute pas aussi bien qu’elle le disait parce que… bin ça se voyait dessus. Les couleurs qu’elle affichait n’étaient pas celles des émotions positives. Beaucoup de colère, déjà. Elle était d’autant plus facile à voir qu’il lui semblait que la couleur de base de son aura était d’un gris très clair, quasi blanc. Comme ce qu’il avait toujours vu.

J’ai… Il y a une autre boutique pas loin”.

Il voulut bouger son bras en écharpe pour ponctuer son discours, comme il le faisait tout le temps. Il n’avait toujours pas pris le pli de son bras plâtré et souvent plaqué contre son torse par son blouson et l’écharpe.

La boutique en question proposait aussi des ingrédients pour ses potions, mais venus d’ailleurs. Il n’aurait sans doute pas besoin d’y dépenser autant. Ou d’y passer autant de temps. Est-ce qu’il ne fallait pas qu’il aille à la pharmacie aussi? Maintenant qu’il y pensait, il n’était pas sûr d’avoir son ordonnance, alors il décida d’y aller plus tard.

Je vous offrirai un café après, si vous voulez. ou… enfin ce que vous voulez boire en fait. C’est pas trop lourd?

Sans doute que non, mais ça le gênait un peu qu’elle s’encombre de ses achats à sa place. D’un autre côté, c’était elle qui les lui avait pris? La question était presque assez importante pour que Rafa en oublie les gens autour d’eux, alors qu’ils remontaient une rue pour s’engager dans une autre. Les lunettes de soleil sur son nez faisaient de toute façon leur boulot, on ne le reconnaissait pas, et ça l’arrangeait très bien.

Il ne pouvait pas s’empêcher de la regarder de temps en temps - l’aura, toujours, mais pas seulement. Le peu qu’ils avaient échangé dans la boutique avait éclairé d’un jour nouveau certaines de ses capacités. Son glamour, par exemple. Il voyait encore ses ailes, parce qu’elle avait dit qu’il n’était pas berné comme les autres… mais est-ce que ça voulait dire qu’elles étaient encore là ou pas?

Pardon” marmonna-t-il.

Il venait de réaliser qu’il regardait fixement par-dessus ses épaules tout en marchant ce qui, en plus de ne pas être pratique, n’était pas poli du tout.

Je me posais juste… des questions sur votre glamour”.
 
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Mer 25 Nov 2020 - 15:22 Message

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Je hausse les épaules d’un air assez peu concerné. Je sais déjà que je ne changerais pas d’avis. Je ne veux pas risquer la sécurité des miens, d’aucune façon. Et pour être honnête que pourrait y faire Rafael ? Il est doué, pour un humain, mais la magie impliquée, ou qui l’a été… Un mélange d’arts avariels et vampiriques, des pouvoirs trop anciens pour être aisément manipulables par un être humain. Qui ont été oubliés voilà longtemps dans ce monde, qui plus est.

« Je vous en prie. »

J’ai répondu d’un ton calme mais le reste de sa remarque m’est… Au bas mot, éminemment désagréable. Je le toise un instant et rétorque avec sécheresse :

« C’est secondaire. Je ne suis pas comme vous de ce point de vue là non plus. J’ai des préoccupations plus importantes qu’une contrariété passagère. Et vous n’avez pas l’air bien non plus, pour ce que cela importe. Je ne parle pas de votre forme physique. »

Pendant qu’eux se débattent dans la trame complexe que leurs sociétés ont tissées autour d’eux, les miens se meurent. Versent le sang pour tenter de survivre. Bien moins individualistes que l’humain lambda, cependant, nous nous sentons généralement plus concernés par le devenir de notre peuple, avant notre petit confort personnel. Je me moque de ce que je dois sacrifier pour sauver les miens. Si j’avais dû vivre à genoux pour cette créature, Lady Satan, je l’aurais fait, en en détestant chaque instant, mais sans le regretter pour peu que cela serve son but.

« Très bien. »

Je lui emboîte le pas sans vraiment le regarder, suivant sa trajectoire du coin de l'œil. Je ne sais trop que penser de ces tentatives d’en apprendre plus.

« Je ne bois pas de café. »

Je baisse les yeux sur ses achats avant de les relever sur lui. J’avais presque oublié que je les portais.

« Non. Ça n’est pas trop lourd. »

Je peux le soulever aisément dans mes bras, l’a-t-il déjà oublié ? Ce n’est pas quelques livres et sachets qui vont se révéler gênants, de quelque façon que ce soit. La démarche vive, quoique moins qu’habituellement au vu de ses handicaps, je manque de le percuter lorsqu’il ralentit. Pour m’observer, apparemment. Quoi ? Que veut-il encore ? Je me prépare mentalement à la suite. Sans doute est-ce pour cela que je ne suis pas vraiment mal aimable pour lui répondre. J’étais résignée.

« Et bien posez-les. Je ne sais pas si j’y répondrais, mais posez-les tout de même. »

Une fois de plus je me retrouve à hausser les épaules.
 
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Jeu 26 Nov 2020 - 16:17 Message

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Même quelqu’un comme Rafa pouvait sentir que Firiel paraissait de plus en plus désagréable. Il avait assez manié le Rodrigo pour savoir qu’il n’avait sans doute pas tapé trop loin de la vérité. Quelque chose n’allait pas, c’était probablement lié à cette histoire d’aura, mais comme elle n’était pas particulièrement loquace sur le sujet… bin il ne pouvait pas y faire grand chose.

Oui” admit Rafa. “Fin vous savez pourquoi je suis pas en forme”.

Rapport qu’il lui avait dit. Ok, il avait été concis, mais il le lui avait dit quand même. Bon, pour l’instant, il n’insista pas plus et ne chercha pas à lui dire qu’aller mal pouvait impacter le plus grand dessein qu’elle avait, quel qu’il soit.

Je sais, j’m’en suis rappelé en vous le proposant. Vous pourrez prendre ce que vous voulez”.

Ou rien du tout, si elle ne voulait rien du tout. Rafa n’était pas compliqué, vraiment. Curieux, ça oui, mais sinon, facile à vivre. Il rendait service quand il pouvait, ne se vexer pas de se faire envoyer bouler… Ce que d’autres voyaient comme une faiblesse de caractère, d’autres le voyaient comme des qualités.

Bin… je vois vos ailes. Enfin pas… comme d’habitude. Elles sont pareils que votre aura pour moi, parce qu’elles sont rattachées à vous, mais là… elles sont plus pâles. C’est parce que je sais qu’elles sont là? Et est-ce qu’elles… comment dire… “disparaissent” dans votre glamour? Enfin dans le sens… Il y a des sorts et des enchantements qui permettent de créer des dimensions de poches, mais ça n’a pas l’air d’être ça pour vos ailes et ça doit être… encombrant, je dirais. Enfin dans le sens… Star City est pas tellement prévu pour quelqu’un avec des ailes dans le dos. Donc… je suppose qu’elles sont invisibles, mais toujours là, et en même temps, je suis pas sûr”.

Quelques fois, les gens l’oubliaient, mais Rafa était très loin d’être bête. Son cerveau tournait toujours à deux cents à l’heure, au point que même lui ne suivait pas toujours. Il avait déjà passé des jours entiers à bosser sur des projets en essayant de manger, créé des enchantements et des potions particulièrement complexes en peu de temps.

Pendant qu’il avait posé toutes ces questions, ils étaient arrivés devant la seconde boutique. Une façade violette, quelques livres à la couverture usée en vitrine. L’endroit paraissait beaucoup moins sombre que la première, entre autre parce qu’il y avait des lustres entre les étagères. La porte était sans doute assez large pour Firiel et ses ailes, et les étagères étaient plus espacées. Comme ses bras étaient occupés par ses achats, Rafa lui ouvrit la porte de sa main libre.

Vous êtes… pas obligée de répondre, c’est juste… on va dire une déformation professionnelle”.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 0:15 Message

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Hm. Je sais sans savoir, ou plutôt, je sais sans comprendre réellement ce qui revient presque au même. Je ne le quitte pas des yeux jusqu’à être certaine qu’il va laisser tomber cette histoire, au moins momentanément. Je n’ai pas envie qu’il creuse plus loin, pas envie de sortir de mes gonds non plus. Je dois me contrôler en public. C’est devenu plus important que jamais, après tout. L’arrivée des miens n’a jamais été aussi proche.

« Si vous en avez envie. »

Je ne suis pas spécialement attachée à l’idée d’obtenir quelque boisson que ce soit, mais il m’a demandé de lui tenir compagnie, et pour cette fois, j’ai accepté. S’il a envie de s’asseoir le temps de boire je ne sais quoi, soit. J’y survivrais sans aucun mal. Lui aussi, tant qu’il ne recommence pas à me poser des questions que je juge désagréables, au bas mot.

Pour le moment, il s’interroge au sujet du glamour. C’est un art subtil, difficile autant à maîtriser qu’à contourner entièrement. Même lorsque l’on sait ce qui se trame, la vue peut parfois être un peu… Troublée par le phénomène. Ce qui peut mener aux interrogations comme celles que Rafa entretient. Je réponds finalement après une pause à l’entrée de la boutique. J’en franchis le seuil en resserrant légèrement mes ailes, sans trop de mal.

« Mes ailes sont toujours là. Je ne peux ni ne veux les faire disparaître, même temporairement. Ce serait comme… Comme si vous restiez avec votre bras immobilisé. J’ai toujours vécu avec, elles sont nécessaires à mon équilibre, à mes performances en tant que guerrière, même au sol. Vous les voyez car vous savez qu’elles sont là. Le glamour n’est qu’une forme d’illusion très poussée. Pour quelqu’un qui ne sait pas qui je suis, j’apparais normal, et l’enchantement va naturellement l’encourager à éviter tout geste qui lui ferait toucher les plumes, même par hasard. »

Subtil, mais plus puissant qu’il n’y paraît. Ce n’est pas seulement une illusion, c’est une véritable façon de tromper les esprits, même les plus forts. Certaines personnes protégées contre cette forme de magie tombent même parfois dans le piège quoi qu’il en soit.

« Vos villes ne sont pas faciles pour moi à cause de cela. Le mobilier non plus. Je suis forcée de ruser pour m’asseoir, peu importe où. Obligée d’éviter certaines structures. Mais je ne changerais cela pour rien au monde. Est-ce que cela répond à vos questions ? »

Même si certains ont sous-entendu que ce serait peut-être nécessaire, je ne compte pas me livrer à ce type d’artifices. Mes ailes font partie de moi. Je ne m’en séparerais pas, même temporairement, même pour me fondre dans cet univers.

« Qu’avez-vous à acheter ici ? »

Je désigne la boutique d’un signe sec de la tête. Ici, personne pour m’observer étrangement. Je salue avec politesse la seule personne que j’y vois avant d’attendre que Rafa s’exécute. Je ne tiens pas à être sa porteuse pour des heures, et surtout, je n’aime pas les espaces clos entièrement. Dans nos cîmes, toute pièce ou presque comprend une terrasse ouverte, afin de permettre des décollages rapides.

Mais nous ne craignons ni le froid ni les chutes.
 
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There is something normal with you and it's weird - Aria
 
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