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Consultation de suivi nécrotique

 
Mar 29 Déc 2020 - 15:03 Message

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« Je remercie votre réputation dans ce cas. » Lâcha-t-il avec un sourire entendu.

Le nécromancien n’en pensait pas moins. Il savait que Siobhan avait besoin de se dénicher quelques contrats pour se maintenir à flot, mais cela ne serait plus nécessaire une fois qu’elle rejoindrait le Hell Club. Lady Satan veillait sur les siens, au moins financièrement. Non. Il était convaincu qu’elle l’épargnait parce qu’il lui était utile et aussi pour autre chose peut-être. Il ne connaissait pas assez la sorcière de sang pour l’affirmer, mais il pensait bien qu’elle parlait rarement aussi franchement qu’en sa compagnie.

« Bien sûr cela ne suffit pas. Encore faut-il être utile aux bonnes personnes. Ou s’assurer que votre mort ne bénéficie personne, au contraire, même si vous êtes insupportable pour les autres. »

Il parlait de lui-même bien entendu. Personne dans le Hell Club n’oserait poser la main sur lui de peur des conséquences. Il ne s’en remettait pas qu’à la protection de Lady Satan ou Abigaïl. Il avait quelques petites surprises en réserve si jamais quelqu’un décidait à venir mettre un terme définitif à son existence. S’il existait quoique ce soit de la sorte pour un Frankenstein.

D’un hochement de tête, il accepta les remerciements de Siobhan, pour ne pas plus insister sur le sujet. Il était déjà passé à autre chose de toute façon. Les intrications psychologiques des traumatismes passés de la sorcière de sang, mais aussi de ceux auxquels elle s’exposait en acceptant la proposition de l’Antéchrist étaient fascinants. Même s’il avait été un psychothérapeute et avait pu examiner le cerveau de la rousse en détail, il n’aurait probablement pu comprendre tout ce qui se jouait en elle. Les vivants étaient amusants comme ça.

« Voyons. Vous vous doutez bien que cela ne fonctionnera pas exactement comme ça. Rejoindre le Hell Club donne accès à des ressources, à une forme de protection dont vous n’aurez même pas conscience la plupart du temps, mais Lady Satan aussi a ses ennemis. Ils deviendront les vôtre. »

Il piocha dans sa nourriture avant de reprendre.

« Laissez-moi deviner… Elle vous a emmené là où vous ne vouliez pas aller intellectuellement parlant sans même que vous ne vous en rendiez compte et vous avez eu l’impression de perdre pied ? Elle est intelligente. Terriblement intelligente mais pire encore, elle a des siècles d’expérience dans l’art de comprendre les gens. Les arcanes de la chair n’ont pas de secrets pour moi, ceux des désirs, mais aussi de la peur, lui sont tout aussi acquis. Moi-même je ne sais quoi penser de notre bienfaitrice. Ce qui ne doit pas être la réponse que vous attendez. »

Elle avait déjà pris sa décision, mais Anton ne pouvait s’empêcher de se demander si elle n’était pas venue lui en parler pour être rassurée. Pour qu’il décortique la situation de façon parfaitement rationnelle et chirurgicale pour lui prouver qu’elle faisait le bon choix.

« Je ne pense pas que son but soit de devenir toute puissante, ou même de provoquer l’Apocalypse après s’être débarrassé de l’Archimage et de tous les autres empêcheurs de tourner en rond. Non. Le plus effrayant je pense, c’est qu’elle n’a pas de but particulier. C’est qu’elle se contente d’exister comme elle l’entend. Ultimement, elle ne m’a pas pris sous son aile parce que je lui étais parfaitement inutile. Il existe d’autres nécromanciens qui n’étaient pas dans un état lamentable. Non, elle l’a fait parce qu’elle en avait tout simplement envie, parce que c’est dans sa nature. Terrifiant n’est-ce pas ? Imaginer des gens, des démons, qui feraient les choses de façon presque honnête. »

Cela avait changé beaucoup de choses pour lui. Il avait longtemps vu les démons comme des résidus, des esprits qui n’avaient jamais eu la chance de naître, d’être en vie, des créatures qui n’étaient même pas mortes, mais qui existaient en dehors de ce que les mortels connaissaient. Il les avait imaginés dénués d’amour, d’émotions… C’était peut-être le cas de certain, mais il doutait que c’était le cas de Lady Satan. Et si même la fille du Diable pouvait ressentir, qu’en était-il de tous les autres ? Anton s’arracha à cette réflexion. Il n’aimait jamais où l’emmenait ce fil de pensée.

« C’est fort aimable à vous. Nous pourrons utiliser ce repas comme référentiel, si bien sûr ces plats sont à votre goût. »

Ce dont il ne doutait pas. Ce n’était pas parce qu’il se refusait à cuisiner lui-même qu’il n’avait pas doté son assistante de capacités culinaires certaines.

« Vous allez faire un pacte avec le Diable, vous allez rejoindre les rangs des morts-vivants. Vous seriez idiote si vous n’hésitiez pas. » Répliqua-t-il en haussant les épaules. « Si j’étais vous, et je sais que je ne le suis pas, je profiterais pleinement du temps humain qu’il vous reste. Qui sait, peut-être que le soleil va vraiment vous manquer. Ou simplement le fait de manger du pain à l’ail. »
 
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Ven 1 Jan 2021 - 23:27 Message

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Je me retins de lever les yeux au ciel. Après tout, je l’avais invité moi-même à remercier ma réputation, je n’allais pas râler qu’il s’exécute. Ça aurait été vaguement injuste.

« Une méthode comme une autre. »

Je n’avais jamais réussi à la mettre en pratique. Un sourire amusé me vint aux lèvres. Amusé et peut-être amer. Ma mort pouvait toujours bénéficier à quelqu’un. A l’époque, les ennemis du clan. Puis les ennemis de Raphaël, puis ceux que j’avais blessé directement ou indirectement en tant que mercenaire, et ainsi de suite. Je savais très bien que j’allais me trouver quelques nouveaux adversaires en changeant d’allégeance. Comme Anton le souligna finalement.

« Je sais, je sais, mais je suis capable de me protéger seule. Et je préfère vivre tout aussi seule. Vous n’allez pas me dire quelque chose, si ? »

Ce n’était pas comme s’il vivait lui-même à l’écart, hein ? On comprenait pourquoi, râlais-je intérieurement avec un soupçon de mauvaise foi, quand il reprit la parole. Oui, Lady Satan m’avait baladée, amenée exactement là où elle voulait que je sois, avant de faire l’offre qu’il fallait. C’était une garce manipulatrice au possible, et assez douée pour que même en ayant conscience de ça, je crève d’envie de sauter à pieds joints dans le joli filet qu’elle avait lancé pour moi. Mon démon personnel avait été un crétin fini, à côté d’elle.

« Arrêtez de deviner aussi bien. Cette femme me met sur les nerfs dès qu’elle ouvre la bouche. En partie parce qu’elle s’imagine tout savoir de moi. »

En partie parce qu’elle avait sûrement raison et que c’était… Vexant. Et terriblement intrusif.

« Je ne sais pas si je trouve ça terrifiant. Sûrement un peu. Sauf que quand on me fout la trouille, ça me donne envie de mordre. »

Je pinçais les lèvres. Ça m’avait très bien réussi, tiens.

« Oui, oui, acceptais-je distraitement. Votre repas peut être le point de référence si ça vous chante. »

Je ne savais pas quelle était l’utilité de sa petite étude à part la simple curiosité, mais si ça pouvait lui faire plaisir… J’avais bien cinq minutes à perdre de temps en temps. C’était tout moi. L’amabilité incarnée. Je me retins de rire. C’était un peu hors de propos, mais si taxer l’une de mes actions d’aimable était amusant par nature.

« Ça fait un bon moment que je vis la nuit, et je déteste le goût de l’ail. Mais je comprends l’idée. Ceci dit… Hm. Je ne sais pas comment dire ça, et si je vous prends en train de le répéter, je vous fais la peau, mais ça fait un moment que je ne me sens plus vraiment humaine. »

Ce n’était pas la résurrection. Bien avant ça… Le premier revers infligé par l’archidémon, ça avait été de me priver de ce statut, en quelque sorte. J’étais devenue un animal de compagnie supposé se réjouir des moindres miettes d’affection, qui essayait de passer pour bien dressée pour ne pas prendre plus de coups. Passons sur ce que j’avais vécu en Enfer. Ensuite, j’avais été ramenée, mais une partie de moi était définitivement morte depuis une paire d’années. Je n’avais jamais vraiment réussi à profiter de ma nouvelle existence. J’avais trop peur pour ça. Ça me foutait les nerfs en pelote de le penser, mais c’était la réalité.

« La transformation, ça ne changerait pas grand chose de ce point de vue, au fond. »

Je marquais une pause, traçais machinalement un glyphe à l’aide de mon sang, dans les airs, avant de le laisser disparaître.

« Ne changera pas grand chose. Je n’hésite pas tant que ça. Si Solveig et vous êtes capables de supporter sa majesté des enfers, je ne vois pas pourquoi je n’y arriverais pas. »

Je haussais les épaules.
 
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Mer 6 Jan 2021 - 19:03 Message

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La protection de la population surnaturelle de Star City n’était pas vraiment dans ses préoccupations, il n’était pas Lady Satan. Celle de ses sujets favoris, même s’ils n’en avaient pas conscience l’étaient. Siobhan était l’un d’entre eux, ou bien le deviendrait rapidement une fois qu’elle deviendrait une vampire… Ah, il en soupirerait presque d’aise. Un corps qu’il avait façonné lui-même, auquel sa sœur avait redonné son âme et l’étincelle de vie allait se retrouver victime de l’une des plus terribles malédictions tissées par le Diable. Il devrait toutefois lui faire confiance pour se protéger toute seule.

« Je ne suis pas certain que vous aimiez être aussi seule que ça. C’est juste plus facile. » Répondit-il d’un ton factuel. « Mais ce n’est pas à moi de faire la morale à ce sujet. Il est plus facile pour moi aussi de vivre à l’écart des autres. »

Même vivre avec sa sœur était compliqué. Pourtant ils étaient proches, ou plutôt l’avaient été. Abigaïl n’était plus la même, n’était plus la terrible nécromancienne qu’elle avait été… Elle était devenue quelque chose d’autre et il se demandait parfois s’il n’allait pas devenir de facto son successeur. Après tout, il avait le même héritage et ses pouvoirs continuaient de se développer.

Vivre avec elle n’était plus une option. Leurs vies étaient trop différentes et Anton appréciait son isolement. La plupart du temps. Même ses golems de chair les plus aboutis peinaient toujours à imiter le chaos d’une véritable interaction sociale, d’une véritable discussion, comme celle qu’il entretenait avec Siobhan.

« Voyons, je ne devine pas, je déduis. Je la connais, j’ai déjà été la victime de ses talents. Elle est intelligente, diaboliquement intelligente et elle connaît les gens, elle a eu beaucoup d’expériences avec eux. Elle ne sait probablement tout de vous, tout comme elle ne savait tout de moi, mais parfois j’ai peur qu’elle arrive toujours à en savoir assez. »

Anton sourit à son interlocutrice.

« Une bonne chose que vous allez bientôt avoir des crocs pour mordre. Même si je vous conseillerais de ne pas les refermer sur tout ce qui vous effraie, surtout au sein du Hell Club. »


Surtout pas sur Lady Satan. Enfin, pas sans son consentement. Le nécromancien garda son sourire un instant tout en continuant de manger. Est-ce que l’Antéchrist avait prévu que Siobhan viendrait le voir lui ? Avait-elle anticipé tout ce qu’il lui dirait ? Ce n’était pas impossible. Elle était, comme il l’avait dit, diaboliquement intelligente. Quoique plus prévisible qu’elle ne le pensait. Anton avait compris bien des choses sur elle en la servant, mais aussi en l’étudiant en secret. S’il y avait une chose qu’il avait compris, c’était que Lady Satan se refusait d’être uniquement ce qu’on avait prévu qu’elle soit.

« Très bien. Je n’aurais qu’à demander à Nightmare Nurse de préparer la même chose lors de votre prochaine visite. Je pourrais aussi préparer quelques échantillons de sang, à consommer après, pour voir s’ils satisferont plus vos nouveaux appétits. »


Il pourrait glisser une création synthétique dans le lot, pour un test à l’aveugle. Siobhan pesterait sûrement, mais pour ça il faudrait déjà qu’elle puisse goûter la différence. Il fit une pause un instant, alors qu’elle se confessa à lui. Tout sourire avait disparu de ses traits alors qu’il hocha la tête doucement.

« Croyez-vous que je me sens encore humain ? Mon corps a été détruit dans un incendie, mon âme a été torturée, puis transformée en démon pour servir un maître auquel on m’avait vendu contre mon gré. Mon humanité s’est effilochée au fil des siècles, jusqu’à ce que je devienne le monstre qu’on voulait que je sois. Abigaïl a purgé la corruption de mon âme, m’a ressuscité, tout comme elle l’a fait pour vous. Je ne me suis jamais senti vivant après cela. »

Il s’était même senti mieux quand il avait utilisé sa propre magie et celle de sa sœur sur lui-même, quand il s’était changé volontairement en mort-vivant. Là, avec sa chair suspendue aux fils de la nécromancie et de sa volonté, en étant de nouveau un esprit, un cerveau, dans un tas de viande dont il ne dépendait plus, il s’était senti lui-même.

« Je ne sais pas à quoi cela tient. Peut-être que l’on ne peut pas être totalement humain quand on sait ce qui nous attend de l’autre côté. Ou peut-être qu’une part de nous se languit toujours de la mort. Je n’ai jamais été doué pour tisser des relations avec mes congénères, cela est devenu plus complexe depuis mon retour. Il m’est plus facile de voir les humains comme de futurs cobayes encore en vie, de la matière première attendant de mourir, plutôt que comme mes semblables. »

Il posa ses couverts, observa un instant Siobhan.

« Vous faites exception à la règle bien sûr, vous êtes une revenante, comme moi. Il est possible que devenir un véritable monstre vous fasse le plus grand bien. »

Il hésitait lui-même, non pas à devenir un vampire, ceux-ci étaient bien trop lubriques et avides, mais à s’auto-zombifier, à s’améliorer, comme par le passé. Il haussa un sourcil interrogateur.

« Vous avez donc fait la rencontre de Solveig. » Nota-t-il, sa curiosité éveillée. « Elle semble s’être bien adaptée au Hell Club. Je ne doute pas que vous en ferez de même. »
 
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Mar 12 Jan 2021 - 22:38 Message

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C’était plus facile et j’aimais ça. La seule personne avec laquelle j’avais vécu était aussi mon tortionnaire et mon geôlier. Ça posait le décor d’entrée de jeu. Vivre avec quelqu’un aurait impliqué une intimité et une confiance que je n’offrais pas facilement. Au funérarium, je n’étais jamais entièrement à l’aise, au final. J’appréciais Abby, à ma grande surprise, mais j’étais toujours sur la réserve avec elle, pour plusieurs raisons. Les autres, comme nous l’avions dit, planaient dans leur petit monde tout personnel. Mais au delà de ça, j’avais vécu seule une grande partie de ma vie et je ne m’en étais pas plainte. J’étais libre. Je faisais les choses pour moi et simplement pour moi.

« C’est une facilité, mais pas seulement. »

J’avais répondu d’un ton sec, mais sans violence pour autant. J’aurais pourtant préféré continuer à parler de mes préférences de domicile plutôt que de repartir sur le sujet de Lady Satan et ses menus talents de manipulation. Je me redressais, grimaçais quand cela tira sur ma jambe - anti-douleurs ou pas, je n’allais pas dire que j’étais aux anges non plus - et soupirais finalement. Un instant. Avant de percuter ce qu’il venait de dire. Je jetais un regard noir à Frankenstein, dans la foulée. Comme si j’allais foutre mes dents sur un truc qui appartenait au Hell Club ?! On ne savait pas où ils avaient traîné. Déjà. Et en prime, je ne comptais pas laisser la peur me gouverner. Tant que je ne me retrouvais pas nez-à-nez avec un des démons qui avait fait de ma mort un parfait enfer, ça se passerait bien.

« Oh fermez-la. »

Je ronchonnais. Clairement. Si ça lui déplaisait, il pouvait bien aller se faire foutre. Et son expérience irait avec lui. Déjà que ça me laissait un sale goût dans la bouche de lui servir de cobaye. Anton planait aussi. Juste dans un endroit totalement différent des autres.

« C’est… Il y a une question d’éducation. J’ai découvert un certain nombre de choses sur mon héritage beaucoup trop tard, mais on m’avait préparé à ça en me rendant moins… Humaine. J’étais déjà prête à faire une croix là dessus. Mourir, c’était juste la cerise sur le gâteau. »

Je n’entrais pas dans les détails mais mon clan avait été moribond quand j’en avais hérité. Ils avaient besoin de quelqu’un de fort, quelqu’un qui n’hésiterait pas quand il faudrait se salir les mains, quelqu’un qui ne ferait pas dans le bon sentiment. J’imagine qu’ils avaient eu de la chance jusqu’à un certain point. Mais ça n’avait pas suffi. Du tout. Et maintenant, je me foutais pas mal de mon clan. Ceci dit, je me demandais parfois si je n’étais pas morte à la seconde où Raphaël m’avait trouvée. En tout cas, j’avais perdu toute une partie de moi. Et elle n’était jamais revenue.

« Nous n’avons pas vraiment fait connaissance, au départ. On nous a opposé dans un combat au Circus. Enfin. Ça doit bien être une des seules choses positives qui me rattachera au Hell Club, je relevais d’un ton morne avant de me montrer moins morose. Solveig a l’air de s’y faire, plutôt très bien, même. J’étais contente de le constater. »

Je haussais les épaules. Pas besoin d’expliquer à Anton les liens qui pouvaient m’unir à la sorcière.

« Vous deviez la connaître bien avant moi. Avec la Moisson. »
 
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Mer 13 Jan 2021 - 18:19 Message

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Anton observa un instant Siobhan en silence. Il comprenait l’attrait de la solitude. Celle-ci avait été une part essentielle, presque omniprésente de son existence, quand il avait quitté le domicile familial. Il n’avait jamais pu tisser de véritables liens avec les autres étudiants de médecine de l’époque, il ne pouvait leur révéler qu’il était en vérité un nécromancien, ce à quoi il aspirait vraiment. La seule personne qui partageait son univers avait été Abigaïl, qui vivait loin de lui, dans son propre enfer personnel.

Être seul était plus facile, mais Anton se rendait compte à quel point cela l’avait détruit. Il comprenait pourquoi en perdant sa sœur, il avait sombré dans les bras de ses anciens démons. Maintenant qu’il y pensait, sa sœur avait beaucoup mieux toléré la solitude que lui. Un autre domaine dans lequel Abigaïl le surpassait apparemment. Aussi choisit-il de garder le silence. Le ton sec de Siobhan aidait et il restait capable de reconnaître un sujet délicat quand il en croisait un.

Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres lorsque la sorcière irlandaise lui demanda, avec sa politesse habituelle, de se taire. Apparemment, elle n’aimait pas trop ses conseils, même s’ils étaient avisés. Certaines créatures du Hell Club n’aimaient pas trop être taquinées avec des crocs. D’autres étaient probablement tout simplement infectes.

« Je vois. L’humanité est vraiment surévaluée si vous voulez mon avis. Les années que j’ai passé en tant qu’humain étaient probablement les plus limitantes de toute mon existence, même s’il m’arrive parfois de les contempler avec une pointe de mélancolie. Je passe bien sûr sur celles que j’ai passé en tant que Dévoreur, mais je préfère le monstre que je suis maintenant. »

Mourir avait été la cerise sur le gâteau en effet, mais il n’était pas mécontent du résultat. Il savait qu’il restait un homme, même si beaucoup d’homo sapiens le traiteraient de monstre en voyant ses expériences. Ces créatures étaient tellement limitées dans leur compréhension de la vie et de la mort. Comme si la chair avait quoique ce soit de sacré.

« Ah le Circus. Cela fait trop longtemps que je n’y ai pas envoyé l’une de mes créations. »

Il aimait toujours voir ses golems découper les combattants adverses. Cela lui rappelait l’époque où il jouait avec Abigaïl en Angleterre. Peu de choses étaient aussi plaisantes.

« Voyons, vous jugez trop rapidement le Hell Club. Les infrastructures sont très accommodantes, sans parler des financements. »

La sorcière de sang ne serait probablement pas impressionnée par la qualité de la nourriture ou de la boisson en tant que vampire toutefois.

« Elle a l’air de s’y faire. » Nota-t-il. « Je la connaissais à la Moisson, mais elle n’est plus la même. Elle aussi a changé. Comme nous, elle est morte et a été ressuscitée. Puis elle a dû racheter son âme contre mille autres. Vous avez bien fait de ne pas mourir face à elle au Circus. Quoique Lady Satan vous aurait probablement ramenée. »

L’Antéchrist semblait avoir un faible pour la sorcière irlandaise, si elle était prête à lui offrir le pouvoir et l’immortalité en échange de sa loyauté.

« Puis la Moisson n’a eu qu’une existence brève. Nous n’avons pas pu nous connaître tant que ça à l’époque. »

Il avait apprécié la vivacité d’esprit de la guerrière nécrotique toutefois. Son intérêt pour ses créations aussi. Même si elle manquait de subtilité dans sa façon de résoudre ses problèmes à coups de hache.
 
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Dim 17 Jan 2021 - 13:06 Message

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Le sourire d’Anton lui valut un regard noir de plus. A force, ça ne devait plus lui faire grand-chose. Chaque fois, je l’observais comme si je méditais sa mort, et au final, je ne faisais rien de ces envies meurtrières. Il y avait plus efficace pour être prise au sérieux. De toute façon, je suis sûre que même si je l’avais écharpé, ça l’aurait certainement amusé plus qu’autre chose. Ce serait trop dommage de ne plus m’emmerder.

Ceci dit, emmerdeur ou pas à ses heures, le nécromancien me rejoignait sur certaines choses. Etre humaine, ça n’apportait pas grand-chose. A part le droit à la normalité - horreur absolue - et à la mortalité. Encore mieux. Je n’avais jamais eu envie de me considérer comme humaine bien sous tous rapports. Dieux merci, mon éducation m’avait épargné ça. Même si je supposais qu’on n’avait pas imaginé faire de moi ce que j’étais maintenant, mais ceci était une autre histoire.

« Oh, ce n’est pas moi qui vous dirait le contraire. »

Même si en tant que meneuse d’un clan, je n’avais pas trop connu l’humanité la plus ordinaire, je savais qu’elle ne me manquait vraiment pas.

« Je ne savais même pas que vous participiez. Enfin, que vos jouets le faisaient. »

J’avais un peu de mal à concilier ce que je savais de lui avec ce que je savais des gens qui fréquentaient le Circus. Ceci dit, il arrivait probablement à transformer ça en expérience de haute-volée ou je ne savais quoi. J’étais beaucoup plus prosaïque : j’aimais verser le sang. Point. J’avais adoré l’époque où on ne me reconnaissait pas encore pour celle que j’étais. C’était assez jouissif de combattre un adversaire persuadé d’avoir eu un match cadeau, et de le massacrer allègrement en une poignée de minutes. Vraiment.

« Je n’ai pas spécialement besoin de financements. »

Je me finançais amplement toute seule, merci beaucoup. Mes services n’étaient pas donnés. Au contraire.

« Mon problème essentiel reste les gens qui font partie de ce groupe. Enfin, les gens. Si on peut appeler ça comme ça. »

Est-ce que je reconnaissais la nécessité de faire quelques concessions pour avancer ? Certainement. Est-ce que j’avais envie de faire des ronds de jambes à des résidus infernaux ? Absolument pas.

« Ecoutez, je vais m’arrêter à “j’ai bien fait de ne pas mourir”. »

Un frisson me parcourut l’échine. J’aurais menti en prétendant ne pas avoir pensé au fait que, sans le faire exprès, j’avais failli me retrouver en Enfer à cause de mon petit combat avec Sol’. J’aurais détesté devoir un quelconque retour directement à Lady Satan, dans ces circonstances. Alors qu’en lieu et place de tout ça, j’avais gagné le droit de connaître quelqu’un qui me comprenait parfaitement. Solveig était plus… sauvage que moi, par bien des aspects, mais j’étais bien avec elle d’une façon qui se passait tout simplement de mots.
 
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Lun 18 Jan 2021 - 16:27 Message

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Qu’y avait-il de plus naturel pour des êtres tels qu’eux qu’aspirer à devenir plus qu’humains ? Leur magie leur permettait déjà de transcender les lois arbitraires et si limitantes de la nature. De son expérience, Anton avait toujours vu les mages périr, ou devenir quelque chose d’autre… Parfois des dieux, des esprits, le plus souvent, des monstres.

« Mes jouets. Quel terme indélicat pour parler de mes créations. » Nota-t-il d’un ton égal. Il se redressa pour observer son infirmière qui s’occupait de débarrasser les plats.

Ses mouvements étaient dépourvus de la maladresse inhérente aux cadavres réanimés. Ils étaient calculés et souples. Même le majordome d’Abigaïl, avec toute la magie que sa sœur avait déversé dans ses vieux os, ne pouvait prétendre à une telle adresse. Les morts-vivants d’Anton étaient tous des œuvres d’arts, même les plus grotesques.

« Je trouve qu’il s’agit là d’un bon test. Après tout, si l’un de mes golems ne peut pas faire face au premier venu du Circus Maximus, il a clairement besoin d’une mise au point. Puis parfois, en gagnant, je peux m’arranger pour récupérer certains morceaux de leurs adversaires. Même si ces derniers temps je les mets surtout à l’épreuve au sein du Hell Club. »

Il n’avait pas à faire de pirouettes pour récupérer des cadavres. Parfois il se demandait si les organisations criminelles de Star City savaient à quel point leurs débordements bénéficiaient toujours au Hell Club. Les désespérés se tournaient vers les puissances infernales, quant aux morts… Leurs chairs trouvaient une nouvelle utilité sous sa main, les âmes étaient aussi récoltées par d’autres que lui.

« Vous n’avez pas besoin de financement pour le moment. Mais croyez-moi, il est toujours agréable de pouvoir bénéficier de ce soutien. Peut-être que vous aspirerez à plus que d’être une guerrière solitaire à l’avenir. Au moins l’infrastructure du Hell Club vous permettra de vous nourrir sans attirer l’attention, de la même façon qu’elle me permet de récupérer des corps sans qu’une foule armée de torches ne se masse devant ma maison. »

Son golem lui resservit du vin qu’il porta distraitement à ses lèvres. Elle s’occupa de débarrasser les plats par la suite, avant d’apporter le dessert.

« Si nous sommes tous les deux des… Gens. Alors il en est de même pour la plupart des membres du Hell Club. Bien sûr, il est facile de considérer les démons mineurs, les damnés et même mes créations comme de simples serviteurs, mais le club ne s’arrête pas qu’à ça. On y trouve des individus remarquables, même parmi les démons. L’être qui possède Varvara est par exemple un être d’un grand intellect. Il y a d’autres sorcières qui pourraient aussi mériter d’être connus. »

Il haussa les épaules.

« Je conçois que vous ayez une expérience particulièrement désagréable avec les habitants des enfers. Mais ils ne sont pas que des psychopathes avides de la souffrance humaine. »

De nombreux démonologues avaient invoqué des démons non pas pour la puissance ou la richesse, mais pour la connaissance. Anton avait beaucoup appris auprès de certains d’entre eux. Bien sûr, leur vision du monde était entachée par leur sentiment de supériorité et par leur mysticisme, mais il y avait des scientifiques parmi eux, aussi surprenant que cela ait pu paraître.

« Comme nous tous, je suppose. »

Surtout eux, qui savaient que la mort n’offrait pas un repos, mais plutôt une nouvelle existence… La plupart du temps bien moins stimulante que la première. Anton attaqua tranquillement la tarte aux pommes préparée par sa créature.

« C’est frustrant n’est-ce pas ? De savoir que toutes ces choses n’attendent que notre trépas pour nous revendiquer. De voir le reste de l’humanité se complaire dans leur vénération, sans savoir qu’ils s’offrent par la même occasion à des puissances qui les dépassent. Parfois je me dis que la non-vie est probablement la meilleure solution. »

Être un fantôme, un vampire ou même un revenant valait peut-être mieux que d’être torturé en Enfer pour l’éternité, ou de devenir simplement la propriété de l’un des nombreux dieux de la mort.
 
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Jeu 21 Jan 2021 - 23:53 Message

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Je l’observais avec un sourire amusé. Vraiment amusé.

« Vous m’avez déjà connue délicate ? »

Je trouvais ça presque mignon de sa part. En quelque sorte. A mes yeux, ses créations n’étaient que cela. Des jouets. Oh, si on lui laissait l’occasion de déblatérer à leurs sujets, il aurait sûrement passé un certain temps à expliquer qu’ils étaient de parfaits chefs d’oeuvre. A mes yeux, c’était juste la façon qu’avait trouvé cet homme là d’occuper le temps qu’il lui restait avant de mourir. Encore. Nous jouions tous à quelque chose. La course au pouvoir, les assoiffées de sang, ou les nécromanciennes pleines d’amour, peu importait. C’était juste pour occuper son temps.

« Ça se tient, j’imagine. Ça m’étonne presque qu’ils ne m’aient jamais collée face à l’un d’entre eux. »

Ça aurait pu être amusant. Je passais une main distraite sur mon protège-poignet, sous lequel ma brûlure se rappelait doucement à mon bon souvenir, les yeux perdus dans le vague. Je ne voulais pas de l’argent du Hell Club. Du sang qu’il pourrait me fournir, ça… Sans doute. J’allais bien être obligée de me montrer discrète si je voulais éviter de mal finir. Quelqu’un avait tué Markov. Je lui avais envoyé des fleurs, d’ailleurs. Quelqu’un aurait probablement pu s’occuper de moi si je me montrais un peu trop voyante, et ce n’était pas le but de l’opération.

« Si je deviens autre chose qu’une guerrière solitaire, comme vous dites, ce ne sera pas en m’entourant du Hell Club. Je préfère recruter de mon côté. Et je suis plus une mercenaire qu’autre chose. »

Guerrière sonnait encore trop noble à mon goût. Je n’avais rien de telle. J’étais une garce, et je le savais. La dite garce ne comptait pas se mettre à roucouler devant les démons du Hell Club pour autant.

« Ecoutez, je pense que vous pouvez me lever tôt pour changer mon opinion des démons. Remarquables ou pas, je n’en ai strictement rien à foutre. Je ne… Je ne choisis pas d’avoir des souvenirs balancés à la tête chaque fois que j’en côtoie un. Même quand je parle à la reine des garces, j’ai l’impression d’avoir physiquement mal, de souffrir autant que lorsque j’étais en Enfer. Je ne sais même pas combien de temps s’est passé ici pendant que j’étais là bas, mais pour moi, c’était une éternité. Je n’en ai rien à cirer que ce soit dans leur nature, ou qu’ils ne soient pas tous comme ça. Moins je les vois, mieux je me porte. »

Mon ton était de plus en plus sec au fur et à mesure que je parlais. Je concluais sur le même mode.

« N’essayez pas de me convaincre du contraire. »

Je ne comptais pas changer d’avis avant une éternité ou deux. Si tout allait bien. Je soupirais et goûtais le dessert du bout des lèvres. Malgré la vague sensation de nausée que la douleur résiduelle me donnait, la tarte était délicieuse. Et me permettait de ne pas me laisser emporter par le dégoût que me suscitait les propos d’Anton. Pas à cause de lui. Juste parce que je ne trouvais pas ça frustrant. Révoltant, terrifiant, à vomir. Tout ça aurait mieux convenu.

« Je n’aurais pas dit frustrant. »

Je me contentais de ça avant de secouer la tête. J’avais dû manger à peine la moitié de la part de tarte dans mon assiette, mais je n’avais plus la moindre envie de continuer.

« Vous êtes certain qu’il est indispensable que je reste ici ce soir ? »

J’avais la très subite envie de fuir. Cette conversation me mettait sur les nerfs, de bout en bout.
 
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Ven 22 Jan 2021 - 18:02 Message

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« Je dois reconnaître que non. » Répondit Anton à Siobhan.

La sorcière de sang était même tout sauf délicate. Elle s’éloignait considérablement de cette image que pouvaient avoir les gens des pratiquants de la magie. Elle ne portait pas de robe et ne se tenait pas éloignée du combat pour lancer ses sortilèges en toute sécurité. En fait, à bien y réfléchir, elle lui évoquait plus certaines des sorcières à moitié folles qui appartenaient au convent de Lady Satan et qui dansaient nues dans les bois ou s’accouplaient avec des animaux. Elles étaient complètement indélicates elles aussi. Bon, Siobhan était tout de même un peu plus civilisée malgré tout.

« En effet, cela aurait pu être un combat relativement intéressant. Après tout mes créatures ne possèdent plus de sang, ce qui aurait j’imagine limité quelque peu vos possibilités. »


A quoi bon s’embêter avec un tel fluide quand de toute façon les tissus étaient morts et n’avaient plus besoin de respirer ? Il préférait complètement drainer les cadavres et pompait ensuite son sérum de nécro-régénération dans leurs veines. Avant il se contentait de mettre du liquide d’embaumement, les progrès qu’il avait accompli au cours de ces dernières années étaient vraiment admirables. Même si son invitée du soir était incapable de s’en rendre compte.

« On dirait que vous voulez rejoindre le Hell Club, sans rejoindre le Hell Club. »
Nota-t-il. « L’intérêt me semble limité. Être une vampire est-il vraiment la seule chose qui vous intéresse ? »

Être une vampire libre probablement… Elle ne serait pas dépendante de son progéniteur, ou toutefois était-ce ce qu’il imaginait. Il semblait exister un lien mystique étrange dans cette espèce de morts-vivants qu’il lui tardait d’étudier. Tout cela aurait toutefois été orchestré par Lady Satan et Anton l’imaginait facilement occuper ce rôle.

« Mon objectif n’est pas d’essayer de vous faire apprécier les démons. Vous avez le droit de ressentir tout ce que vous voulez à leur propos, cela m’indiffère. Mais j’avais l’impression que vous étiez le genre de femme qui savait mettre ceci de côté quand c’était dans son intérêt. Après tout vous vous apprêtez à pactiser avec Lady Satan. »

Il haussa les épaules tout en finissant sa tarte aux pommes. Lui-même avait eu de nombreux aprioris sur ces créatures et il ne leur faisait pas confiance. Ce qui ne changeait pas le fait qu’ils pouvaient lui être utile. Sa créature commença à débarrasser les dernières assiettes, apparemment Siobhan n’avait plus faim.

« Hmm. » Nota Anton songeur.

Apparemment les traumatismes de Siobhan étaient plus importants qu’il ne le pensait, à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose. Quel dommage, il commençait presque à apprécier leur conversation. Elle avait plus de mordant et de cervelle que la plupart des sorcières du Hell Club.

« Si vous tenez vraiment à ne pas dormir sous mon toit ce soir, je peux m’arranger pour vous emmener jusqu’au funérarium, il n’est pas loin d’ici. Je déconseille tout voyage plus long et j’aimerais vraiment vous garder en observation jusqu’à l’aube. Je peux vous garantir que personne ne viendra troubler votre tranquillité. Bien sûr, je ne suis que votre médecin et vous êtes libre d’aller contre mes indications. »
 
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Dim 24 Jan 2021 - 23:08 Message

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Etant donné que j’avais été la première de nous deux à mentionner mon absence de délicatesse, je ne lui en tenais pas rigueur le moins du monde. J’imaginais qu’Anton avait quand même quelques passe-droits, même s’il s’était contenté de répéter ce que je venais de dire.

Je ne m’attardais pas de trop sur la question, ceci étant dit. Je préférais réfléchir à comment un combat avec une de ses créatures aurait pu se passer, non sans préciser d’un ton absent :

« Généralement, je suis limitée dans mes combats. Le Circus me demande de ne pas utiliser la magie sauf cas particuliers. Sinon, ça finit un peu trop vite. »

Je haussais les épaules. Elle était loin, l’époque où je me faisais rétamer chaque fois que j’avais le malheur de poser le pied dans l’arène. Maintenant, je devais plutôt faire attention à ne pas étaler certains de mes adversaires pour le compte trop vite. Solveig avait été un véritable challenge pour ça. Entre nous, tous les coups avaient été permis. Malgré ma défaite, j’en gardais un excellent souvenir.

« Je suis juste une employée modèle. Je veux profiter d’un unique avantage en échange de mes services. Mon altruisme me perdra » raillais-je d’un ton amusé.

Je marquais une courte pause avant de continuer d’un ton moins enjoué :

« Plus sérieusement… la seule chose qui m’intéresse réellement est de sauvegarder mon futur sur Terre comme en Enfer. Le vampirisme est le moyen d’arriver à cette fin. Je ne compte pas pour autant changer mon opinion du jour au lendemain. Je peux mettre un peu d’eau dans mon vin avec la reine des… Avec Lady Satan, mais ça sera bien assez pour continuer. »

Je supposais que c’était le thème de la conversation qui me mettait mal à l’aise. Ou peut-être simplement le fait que j’avais tendance à me laisser aller à quelques confidences auprès d’Anton, l’air de rien. Toujours était-il que je ressentis soudain le besoin de rentrer chez moi. Je me souvins seulement un peu tard que je n’avais nulle part où m’isoler vraiment, quand c’était ce dont je rêvais.

J’avais envie, vraiment, de sauter à la gorge de Frankenstein et de lui rappeler que si je voulais aller crécher ailleurs pour la nuit, ça ne le regardait absolument pas. Mais sa réponse fut si raisonnable et ouverte qu’elle me coupa l’herbe sous le pied. Je lui lançais un regard parfaitement désabusé. Quand était-il devenu aussi doué pour me faire royalement chier que pour me pousser à la fermer et à accepter sagement ses recommandations ? Quelle plaie.

« … Très bien. Très bien. Je peux rester ici. Où est-ce que je peux aller me reposer ? Je suis claquée et j’ai mal. »

J’avais posé la question avec réticence. Si je ne pouvais pas fuir pour de bon, je pouvais au moins espérer me barricader quelque part jusqu’au lendemain, non ?
 
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Lun 25 Jan 2021 - 18:38 Message

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Le nécromancien haussa un sourcil à la remarque de Siobhan.

« Ces humains aiment s’épargner le spectacle de leur médiocrité. Si leurs combattants sont incapables de vous faire face quand vous êtes en pleine possession de vos moyens, ils devraient plutôt s’évertuer à trouver de meilleurs combattants. »


Comme ses golems de chair… Anton n’aimait pas les aspects les plus arbitraires et dénués de logiques de la magie, mais il pouvait reconnaître qu’il ne servait à rien de l’interdire et de s’en priver si on était incapable de fournir une solution au moins plus efficace. C’était pour cela que ses œuvres reposaient toujours sur de la nécromancie, même s’il avait élevé des sortilèges de nécromanciens boueux au niveau d’art.

« Je suppose que si vous vouliez un véritable challenge, vous pourriez toujours combattre au Pandémonium. Pas dans la partie publique, mais il arrive que certains membres du Hell Club règlent leurs différents de cette manière, ou offrent un divertissement un peu plus macabre que ce dont le Circus est capable. »

Anton savait que Lady Satan ne cherchait pas à faire de compétition à ses alliés. Ces spectacles étaient réservés aux membres du Hell Club ou aux habitants infernaux de Star City. Les démons et autres monstruosités trouvaient que les combats du Circus Maximus étaient bien trop limités. Pour des raisons évidentes.

« Je suis certain que Lady Satan vous en remerciera. »
Nota-t-il avec un sourire entendu.

Il savait que cela serait tout le contraire. L’Antéchrist aimait qu’ils dépendent d’elle, d’une certaine manière. Cela limitait le risque qu’ils la trahissent. Anton aurait fait la même chose à sa place. Enfin s’il avait eu la patience de gérer une telle organisation. Rares étaient ceux qui ne lui donnaient pas envie de répandre sa cervelle après avoir échangé deux phrases avec eux.

« C’est aussi le moyen de garantir que votre futur sera en enfer. » Nota le nécromancien. « Même si je suppose qu’avec votre ascendance, il reste garanti. »

Comme le sien, l’abysse les attendait, mais il ne comptait pas lui donner satisfaction de sitôt. Même s’il choisirait une méthode plus élégante que celle de Siobhan.

« Votre relation avec Lady Satan ne regarde que vous. » Nota-t-il calmement. « Vous êtes intelligente, je ne doute pas que vous saurez mettre de l’eau dans votre vin au moment approprié. »

Même si elle lui demandait si elle ne pouvait pas s’en aller après une opération impromptue. Comme si elle essayait de le contredire et de lui montrer qu’elle n’était pas si intelligente que cela. Bien sûr, il fit son possible pour lui faire entendre raison, il ne pouvait pas la forcer à rester, même si l’idée lui avait traversé l’esprit. Il fut toutefois satisfait et peut-être quelque peu surpris de la voir accepter. Quoique non. Si elle avait voulu lui fausser compagnie, elle l’aurait fait avant le repas. A quoi bon endurer cela sinon ?

« Mon infirmière vous a préparé une chambre à l’étage. Je vais vous y accompagner. »


Le golem de chair avait rapproché la chaise roulante. Ni Anton, ni sa créature ne firent mine d’aider Siobhan. Il avait compris que celle-ci prendrait cela comme un signe de faiblesse et en profiterait pour essayer de faire sauter tous ses points. Il la guida jusqu’à l’ascenseur qui les transporta à l’étage jusqu’à une chambre confortable.

« La clef est sur la porte si vous tenez à être certaine de ne pas être dérangée. Il y a aussi une salle de bain adjacente avec tout ce dont vous pourriez avoir besoin. Si vous avez besoin de quoique ce soit, vous n’avez qu’à sonner et l’un de mes golems viendra. »


Il lui donna une cloche. Tout n’était pas moderne dans son foyer.

« Je vous ausculterais quand vous serez levée pour m’assurer que tout va bien et je ne vous retiendrais plus. »
 
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Ven 29 Jan 2021 - 13:49 Message

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Un sourire narquois étira mes lèvres. La réaction d’Anton était amusante.

« Frankenstein… Ça m’amuse. Je n’ai pas besoin de magie pour mettre quelqu’un au tapis. Je me suis appuyée uniquement sur elle pendant quelques mois, et on voit où j’ai fini. En prime, ça me donne un avantage face à un certain nombre de sorciers qui sont incapables d’agir si on ne leur laisse pas le temps de réaliser leurs sorts. Si on me coupe de ma magie, je serais toujours capable de refaire le portrait d’un certain nombre de personnes. »

Je n’avais pas ce handicap-là. Je ne l’aurais plus jamais. Qui plus était, j’adorais ça. Me battre. Ça me rappelait que je n’étais plus en Enfer, que j’étais bel et bien vivante, et capable de remettre à sa place ceux qui essayaient de changer les choses en mal.

« Je ne suis pas sûre de vouloir donner mes pouvoirs en spectacle au Hell Club. »

Et faire en sorte que chacun connaisse une partie de mes forces et faiblesses ? Oh que non. C’était une très mauvaise idée. J’avais le souvenir de mon combat contre Lady Satan en tête, bien vivace, et il me restait toujours autant en travers de la gorge. Comme ses propos, ses offres, et tout le reste. Je n’étais toujours pas assurée de m’engager sur la bonne voie, pas cette fois-ci. Je me mettais en situation de dépendance vis-à-vis d’elle. Rester à distance de ses moyens financiers étaient une façon comme une autre de m’assurer que je ne lui devrais pas tout. C’était le genre de liens qui étaient tout aussi efficaces pour vous mettre en cage qu’un contrat en bonne et due forme. Et j’étais trop maligne pour ça.

« Il y est déjà. Ou a de trop fortes chances d’y être. Peu importe. »

La mine un peu éteinte, j’observais Frankenstein en silence. Je ne savais pas comment il avait désamorcé mes velléités de fuite, avec son calme surnaturel et sa politesse tout à fait remarquable. Mais le fait était qu’alors que j’aurais dû me lever et partir d’ici, quitte à ramper pour le faire, je me contentais d’acquiescer d’un signe de tête. Je me relevais tant bien que mal, utilisant la table pour me stabiliser avant de clopiner jusqu’au fauteuil que son golem avait rapproché. Je me laissais tomber le plus doucement possible, retenant une moue douloureuse.

« Merci. »

Et je le remerciais en prime. J’allais vomir. Je récupérais la cloche du bout des doigts, acquiesçais d’un signe de tête. Dès qu’il fut sorti, je la déposais sur la table de chevet, me relevais, traversais la pièce avec toutes les difficultés du monde et fermais à clé. Puis je me couchais. Lumières allumées. Je m’endormis rapidement, cauchemardais autant que d’habitude, et me réveillais sur les coups de cinq heures du matin. Avant peu, je m’étais traînée jusqu’à l’entrée.

Frankenstein n’aurait qu’à ausculter ses jouets au matin. Je me tirais d’ici.
 
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