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Consultation de suivi nécrotique

 
Mer 7 Oct 2020 - 17:31 Message

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Anton avait rapidement appris qu’il n’y avait que peu d’endroits où il pouvait travailler en paix. Ses premiers mois au sein du Hell Club, ceux où il avait été un membre à part entière de l’organisation et pas un déchet consumé par ses addictions que Lady Satan essayait de remettre sur pied, chaque création avait été un défi à part entière. Le boucher bataillait avec lui pour chaque morceau de choix. Des diablotins s’amusaient à chaparder ses outils. Des démons possédaient ses créatures avant qu’il n’ait pu les terminer. Succubes et sorcières prenaient un malin plaisir à venir le distraire.

Lorsqu’Abigaïl s’était installée dans son funérarium, il avait vu là une occasion rêvée pour avoir un autre laboratoire plus tranquille. Cela avait été le cas, un moment. Il avait notamment pu reconstituer le corps de Siobhan O’Reilly en paix. Mais au fur et à mesure qu’Abigaïl s’habituait à sa nouvelle existence et peuplait sa colocation, les choses étaient devenues de plus en plus compliquées. Déjà il y avait le fait qu’il était sorti quelques fois avec Piper, mais que cela n’avait rien donné. Puis aussi Gary et Silence. Le golem de chair acceptait d’emmener la tête coupée n’importe où et malheureusement elle se trouvait parfois dans la salle où travaillait Anton, à déblatérer des âneries sur sa vie passée. Rottingham était utile. Mais avait tendance à faire savoir son mécontentement sur la relation qu’entretenait Abigaïl avec une autre femme. Une chose à laquelle Anton préférait ne pas penser.

Il avait fini par se faire financer un nouveau laboratoire par Lady Satan. Son laboratoire. Qui n’était ni au Pandémonium. Ni au funérarium Frankenstein. Où il pouvait travailler en paix. Où il n’y avait que lui, ses créatures, quelques cobayes éventuellement ou ses patients du moment. Ses patients monstrueux. Ceux qui étaient vivants, il les voyait dans son cabinet, au-dessus, pas dans le laboratoire souterrain secret. Star City était d’ailleurs un trésor d’infrastructures souterraines. A croire que des générations de personnes avaient passé leurs vies à creuser pour que les super-vilains et super-héros de cette ville puisse avoir des repaires un peu partout. Il n’allait pas s’en plaindre. Au moins il était tranquille, capable de se concentrer sur le bras qu’il était en train de recoudre. C’était une tâche délicate, il devait faire attention à relier la bonne fibre muscu…

La porte s’ouvrit en volée. L’un de ses assistants, un golem de chair atrophié arriva en gémissant quelque chose à propos d’une rousse qui le pourchassait. Son élocution était loin d’être parfaite. Anton sursauta. L’aiguille traversa son gant, sa peau. Un juron glissa entre ses lèvres. Son infirmière s’approcha, un sourire éternel aux lèvres. Anton donna un coup de pied au golem miniature et se retourna pour voir qui avait fait irruption dans son laboratoire. Siobhan O’Reilly. Bien sûr.

« Bonjour Siobhan. Je suppose que c’est déjà le moment pour le rendez-vous de suivi post-résurrection ? »

Peu de gens avaient été ressuscités aussi parfaitement que l’irlandaise. Ses golems de chair n’étaient pas parfaitement vivants. Les damnés de l’Antéchrist lui appartenaient toujours et restaient liés à l’enfer. Même ceux qu’Abigaïl ramenait lui étaient normalement assujettis. Pas Siobhan. Autant dire que l’étudier était important. Anton retira ses gants et observa le sang qui gouttait du bout de l’un de ses doigts. Quel gâchis.

« Vous pouvez vous déshabiller. Je vais vous occulter dans un instant. Vous pouvez vous asseoir sur l’un des chariots mortuaires. Il doit y en avoir un libre dans un coin. »

Il fit un vague signe de la main pour lui indiquer un coin du laboratoire. La plupart des dis chariots étaient occupés par des cadavres, certains attachés solidement. Les morts avaient parfois la bougeotte. L’infirmière blonde refit son apparition, avec cette fois-ci un nouveau plateau entre les mains sur lequel se trouvait un stylo, un carnet de notes et un stéthoscope.

« De nouvelles cicatrices à signaler ? Que je sache à quel point vous maltraitez votre pauvre corps. »
 
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Mer 7 Oct 2020 - 20:50 Message

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Je n’avais pas été fâchée de constater que finalement, le frère d’Abigaïl s’installait ailleurs qu’au funérarium. Je n’avais rien contre la colocation de la nécromancienne, mais je n’appréciais pas non plus m’y faire ausculter. Même si c’était assez occasionnel. J’évitais autant que possible de me prêter à l’exercice, mais le fait était que sans régénération particulièrement efficace, il m’arrivait d’avoir besoin de quelqu’un pour recoller les morceaux autrement qu’avec une masse de sang coagulé là pour servir de pansement. Au moins n’avais-je plus à subir les commentaires de qui que ce soit.

Plus d’une fois, j’avais dû me retenir de sévir de façon violente, par simple égard pour celle qui avait pris sur elle de me ressusciter. Le reste du temps, j’évitais de séjourner autrement que pour dormir dans le funérarium. Je ne l’avais pas quitté uniquement à cause de la protection que le nom et l’influence d’Abigaïl m’apportaient. Toute indépendante que je sois, je ne crachais pas sur un peu d’aide. Je n’étais pas la femme la plus appréciée de ce monde - rien que je n’ai pas semé de moi-même et je l’assumais - et j’en avais conscience.

Cela faisait au moins un mois, peut-être deux, ceci étant, que j’avais évité de visiter Anton, ou tout ce qui avait rapport de près ou de loin avec Lady Satan. Evelyn Wormwood. Peu importait le nom qu’elle voulait se donner, j’avais encore à coeur de la fuir. Un petit morceau du Diable dans mon entourage ? Vraiment, il m’était tout à fait possible de m’en passer. Malgré tout, sa proposition avait tendance à me revenir en mémoire au moment les plus incongrus.

Et Anton travaillait pour elle.

Cela faisait maintenant quinze jours que je reculais le moment d’aller lui parler. Sauf que ce soit, alors que j’accomplissais un contrat de surveillance supposé être bateau, une saloperie de créature magique sortie d’on ne sait où avait non seulement réussi l’exploit de transpercer mon armure, mais en plus la personne en dessous. J’avais la cuisse en charpie, et cela faisait deux bonnes heures que je boitais avec du sang appliqué sur l’artère qui avait été touchée. Entre autres choses. J’aurais pu attendre deux ou trois jours que ma régénération fasse le travail, mais j’avais autre chose à foutre que de jouer les estropiées tout ce temps, et des questions pour quelqu’un.

Aussi avais-je pris sur moi de me hisser sur Líomhadh puis rejoint le laboratoire d’Anton. Lorsque j’arrivais, je tombais sur une de ses créations. Il me sembla que celle-ci cherchait à me retenir, mais j’étais encore quelque peu tâchée de sang - sur mes vêtements, ma peau avait réabsorbé le reste depuis belle lurette - et je devais avoir l’air aussi contrariée que je l’étais en mon for intérieur, car lorsque je m’avançais, le golem prit sur lui de fuir. Au moins, ce ne fut pas moi qui ouvrit la porte à la volée, pour une fois.

Je localisais le frère d’Abigaïl sans trop de mal, d’autant qu’il saignait. Je fronçais les sourcils dès qu’il ouvrit la bouche. La moitié du temps, j’avais envie de lui rappeler que je n’étais pas sa chose ou sa patiente. Même s’il se comportait bien avec moi. Je n’avais pas plus confiance en Faust - pardon, Frankenstein - qu’en le reste du monde.

« Anton, saluais-je. En fait, vous vous trompez. J’ai besoin que vous suturiez quelque chose. Je vous paierais comme d’habitude. »

Soit à prix d’or. Le chirurgien qu’il était avait un coût conséquent. Et je mettais un point d’honneur à payer avant de sortir de son trou. Je détestais les dettes. Je me trainais jusqu’au chariot le plus proche qui ne soit pas déjà habité, sollicitant ma mauvaise jambe au minimum, avant de m’y hisser. Je ne m’étais pas déshabillée. Il n’avait qu’à se démerder comme ça. De toute façon, mon pantalon était en miettes lui aussi - la jambe gauche avait disparu à partir du genou, la droite, je l’avais déchirée moi-même, lassée de sentir les fibres frotter contre une plaie douloureuse, même si un morceau du tissu escomptait apparemment fusionner avec mon muscle.

En guise de haut, je portais un corsage noir, qu’il serait aisé de délacer si nécessaire. J’avais au moins retiré la veste lorsqu’il l’avait demandé. Un sourire faussement aimable ornait mes lèvres. Depuis qu’il avait participé à ma résurrection, j’avais accumulé quelques cicatrices. Entre les plaies infligées par le connard de loup dont je portais encore la marque dans ma main gauche, les marques de brûlure - relativement récentes, issues de ma rencontre rapprochée avec un mage élémentaire de feu, et probablement mon assassin - sur mon dos, sans compter toutes les coupures, morsures, et autres sympathies que j’avais collectionnées. Le mercenariat payait bien, mais il tendait à faire quelques menus dégâts.

« J’ai quelques brûlures de plus dans le dos. Et ça » ajoutais-je en désignant le trou dans ma cuisse droit et les balafres sur le mollet, là où les griffes de la monstruosité s’étaient agrippées.

Celles-ci avaient commencé à cicatriser de façon… Anarchique.

Je jetais un regard peu enthousiaste à son infirmière. Puis je revins à Anton. Je ne m’étais pas départie de mon sourire, même si j’avais envie de lui rappeler que ce n’était pas son corps mais le mien, et que j’avais tous les droits de le maltraiter de la façon dont je le souhaitais. Toutefois, je préférais attendre qu’il ait fini de rafistoler ce qu’il y avait à rafistoler avant de me permettre ce genre de remarques.
 
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Sam 10 Oct 2020 - 16:16 Message

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Anton se tourna vers Siobhan et pris cette fois-ci le temps de l’observer de haut en bas. La vision était loin de lui plaire. Non pas que la rousse soit physiquement désagréable à l’œil. Au contraire. Dans d’autres circonstances il aurait probablement essayé de connaître son corps autrement que médicalement parlant. Mais elle était dans un état lamentable. Un soupir glissa entre ses lèvres.

« Vous savez. Je n’ai pas besoin de votre argent. Ce qui serait fort agréable toutefois, serait que vous arrêtiez de vouloir défaire mon travail. » Lâcha-t-il en montrant la jambe en charpie.

Il était trop demandé que la sorcière de sang respecte un peu son ouvrage ? Ou au moins qu’elle respecte un peu son propre corps. A croire qu’elle cherchait à retrouver toutes les cicatrices qu’il n’avait pas pu remettre sur sa nouvelle enveloppe charnelle.

« Parfois je me dis que vous redonner pleinement la vie était une perte de temps. Nous aurions pu vous laisser dans un état intermédiaire. Comme Janet. Une piqûre de mon sérum de nécro-régénération et vous seriez comme neuve. »

Il s’approcha du chariot sur lequel elle s’était hissée après s’être lavé les mains et avoir pris une nouvelle paire de gants. Il observa calmement la plaie, sans la toucher dans un premier temps. Il leva la main pour appeler son infirmière qui s’approcha avec un nouveau plateau.

« Oui. Vous seriez plus facile à réparer si vous étiez morte. Juste la jambe infirmière, merci. »

La créature mort-vivante posa sa main au-dessus de la plaie pour y diffuser son anesthésiant surnaturel.

« J’ignore si vous êtes protégée contre la magie, mais vous devriez la laisser faire. Votre jambe sera juste endormie un instant. Sinon vous allez souffrir inutilement. »

Toute la souffrance était inutile. Quand on avait les moyens de réparer la chair indéfiniment en tout cas.

« Au moins ce n’est pas très grave sur le mollet. Je dois avoir un onguent pour les brûlures quelque part. Mais occupons-nous déjà de refermer cela. »

Anton s’occupa de nettoyer la plaie et de la débarrasser de tous corps étrangers. Ce qui impliqua de la rouvrir en partie d’un coup de scalpel bien plus élégant que ce qui avait mis à mal la jambe de la sorcière en un premier temps. Ce qui n’empêcha pas Anton de soupirer de nouveau. La cicatrice ne serait jamais aussi fine que s’il s’était occupé seul de recoudre l’irlandaise. Ses pouvoirs de régénération ne lui faisaient aucun cadeau esthétique. Il s’occupa ensuite de suturer la plaie. Ce qui ne lui pris guère de temps. Même sur les vivants, il excellait dans l’art de la couture sur peau.

« Il va vous falloir des antibiotiques. Ah le miracle du vingt et unième siècle. Ou plutôt du vingtième siècle. Je suppose qu’ils seront plutôt responsables de beaucoup de morts bientôt. »

L’infirmière tendit des comprimés ainsi qu’un verre à l’irlandaise.

« Je peux savoir ce qui vous a malmené de la sorte ? Un loup-garou encore ? Enfin, pourquoi n’en profiterions-nous pas pour vérifier que vous êtes en bonne santé et que vous n’êtes pas en train de pourrir de l’intérieur. Ce serait surprenant vu que vous avez été ressuscitée il y a un moment, mais mieux vaut être certain, non ? »


 
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Sam 10 Oct 2020 - 23:23 Message

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Mon sourire, factice quoi qu’il en soit, disparut dès lors que le médecin rouvre la bouche. Pourquoi fallait-il toujours qu’il prenne sur lui de me réprimander ? N’avait-il jamais entendu parler du fait que les vivants se blessaient. L’un des menus inconvénients de la vie était que l’on était pas invulnérable. Et encore. Sans mes capacités, je serais morte une fois de plus des mois plus tôt.

« A quoi vous vous attendiez, Faust ? A ce que je ne me blesse plus jamais ? Vous savez qui vous avez ressuscité, et si vous vouliez me garder en un seul morceau, vous n’aviez qu’à me foutre derrière une vitrine. »

Je réalisais aussitôt que j’étais encore une fois en train de m’agacer à tort et à travers. Jusque là, ça n’avait pas eu l’air d’effaroucher Anton plus que cela. Encore heureux. Pour une raison inconnue, il semblait prendre un malin plaisir à dire exactement ce qu’il ne fallait pas pour me mettre sur la défensive.

« Ecoutez, je ne serais peut-être bientôt plus votre problème. Vous n’aurez plus besoin de vous plaindre de la façon dont je maltraite mon corps quand je serais morte une fois de plus. »

Ce n’était pas la façon dont j’avais prévu d’aborder le sujet, mais c’était réellement… Vexant, presque. Il n’était pas mon baby-sitter. Ni mon frère. Ni quoi que ce soit du genre. Je suivis d’un oeil mauvais sa créature quand elle posa sa main sur la plaie, m’arrachant un grognement de douleur qui n’avait rien de feint. Principalement parce que, apparemment, le sceau qui me protégeait de la magie bloquait ses pouvoirs. Avec un regard méfiant, je me concentrais pour neutraliser le sortilège tatoué dans ma peau. Le soulagement fut immédiat, je dus bien l’admettre.

J’aurais apprécié d’avoir la même chose sur mon dos. Et surtout mon poignet droit. La brûlure infligé par la morsure d’un élémentaire de feu avait du mal à guérir, mais je n’avais pas eu envie d’en parler à Anton. Il allait forcément ronchonner encore plus s’il voyait l’état de la blessure en question. J’étais presque sûre que cela avait contribué à mes nouveaux trous. Je l’observais sans bouger s’occuper de la plaie. C’était assez perturbant de ne rien sentir de douloureux alors que je le voyais clairement faire. Quand il eut fini, la cicatrice était au moins propre. Je fis coaguler le léger saignement qui persistait sur les points. Et récupérais également le liquide rouge qui m’appartenait sur le scalpel et tous les instruments qui m’avaient approchée.

Ensuite seulement je récupérais les cachets, les avalais avec quelques gorgées d’eau, et rendis le tout au jouet du nécromancien.

« Si le loup-garou s’approchait de moi, j’ai tout ce qu’il faut pour lui en faire passer l’envie, je râlais, furieuse de l’entendre évoquer cet… Incident. C’était le croisement entre un chien et un foutu cauchemar. Je sais pas d’où il a été invoqué, juste qu’il était plus rapide que moi et qu’il neutralisait la magie. »

D’où le fait qu’il avait réussi à massacrer mon armure.

« … Et un élémentaire de feu, pour les brûlures. »

Je l’observais en silence un bref instant, la mine orageuse. Comme si j’allais me mettre à pourrir de l’intérieur maintenant. Il y avait prescription, depuis le temps, non ?

« Allez-y. Faites votre check-up si ça peut vous faire plaisir. »

C’était tout juste si je n’en levais pas les yeux au ciel.
 
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Lun 12 Oct 2020 - 18:13 Message

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Anton leva les yeux de son ouvrage pour observer Siobhan droit dans les yeux. Il eut un reniflement dédaigneux.

« Frankenstein. Pas Faust. Je n’utilise plus le nom de mon grand-père quand je sais que c’est par sa faute si j’ai servi d’esclave à un démon pendant plusieurs siècles. Quand à ce que j’attends de vous, c’est que vous vivez, pas que vous fassiez de votre nouveau corps une mosaïque de cicatrices. Vous n’êtes pas ma seule patiente et je sais que certains humains arrivent parfaitement à vivre sans se faire déchiqueter sur une base régulière. » Répliqua-t-il.

Lui-même ne portait que peu de cicatrices. Après tout, il avait ses golems pour s’occuper des choses qui tenteraient de le mâchouiller.

« Et ne me tentez pas avec cette vitrine. » Ajouta-t-il dans un grommelant tout en se remettant à la tâche.

Il n’avait cure d’offenser Siobhan. Ce n’était pas comme si elle n’avait pas besoin qu’il puisse la recoudre. Puis elle pourrait difficilement lui fausser compagnie avec une jambe dans cet état. Qui plus est, les répliques acerbes de l’irlandaises faisaient autant partie du paysage que sa chevelure rousse.

« Comment cela vous ne serez bientôt plus mon problème ? Vous comptez déjà mourir ? » Il soupira et se releva pour la toiser. « Vous vous rendez compte du nombre de jours que j’ai passé à reconstituer votre corps ? A m’assurer que vos organes soient disposés convenablement et que vous ne vous retrouviez pas bossue ou naine ? Vous auriez pu finir tel un homoncule. Tout ça pour que vous parliez de mourir de nouveau ? Je sais que certaines personnes parlent de mourir jeune en laissant un beau cadavre. Mais vous l’avez déjà fait et le cadavre n’avait rien d’exceptionnel. » Lança-t-il en la pointant du doigt. « Quel gâchis, franchement. Abigaïl aurait dû vous ramener en tant que revenante si la seule chose que vous voulez faire est mourir de nouveau. Puis vous savez comme moi que ce qui se trouve de l’autre côté n’a rien d’agréable. »

La Géhenne. Les démons. Le tourment éternel. Il avait échappé à une partie de celui-ci. Parce qu’il n’avait pas été un vulgaire damné. Il avait été un nécromancien, son âme avait toujours été ancrée à la Terre grâce au lien qu’il entretenait avec Abigaïl. Ce que Méphistophélès avait pu utiliser. Il avait une idée de ce qui avait attendu Siobhan toutefois, de ce qu’elle avait vécu. Comment vouloir mourir de nouveau dans ce cas ?

« Un élémentaire de feu… » Il soupira. « Regardons ses brûlures dans ce cas. »

L’infirmière se rapprocha pour aider la sorcière de sang à se débarrasser de son corsage noir, puis pour la faire se mettre sur le ventre.

« Je le ferais. Quand j’en aurais fini avec vos blessures actuelles. » Répliqua-t-il en observant les traces de brûlures sur le dos de la sorcière. « Vraiment, j’ai l’impression que vous cherchez les limites des soins que je peux vous apporter avec chacune de vos visites. »

L’infirmière lui tendit un onguent, confectionné en partie avec un anesthésiant mais aussi avec de quoi régénérer de telles blessures. Il n’avait plus la liste exacte des ingrédients en tête, mais il y avait suffisamment de magie dedans pour surpasser tout ce dont était capable un traitement normal. Anton retira ses gants et commença à appliquer le baume dans le dos de la sorcière.

« Infirmière, occupez-vous de nettoyer et mettre un bandage sur le mollet aussi. » Lâcha-t-il en lui pointant ledit morceau de Siobhan.
 
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Lun 12 Oct 2020 - 23:09 Message

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Faust, Frankenstein, qui s’en souciait ? Je lui jetais un regard agacé. Il voulait que je fasse attention à ne pas écorcher son nom, soit, mais il pouvait peut-être commencer à arrêter de se prendre pour mon foutu baby-sitter. C’était proprement insupportable. Sans parler de ses marmonnements. Un sourire glacial effleura mes lèvres.

« Essayez seulement de me foutre derrière une vitrine, et vous le regretterez. Je suis une mercenaire, Frankenstein. Je tue des gens pour gagner ma vie. Devinez quoi, les gens en question se défendent. »

Et je ne comptais pas arrêter. J’aurais adoré dégager de là, mais j’avais besoin de lui. Vu comme était engourdie ma jambe, de toute façon, je ne serais pas allée bien loin. Puis, s’il fallait être honnête, Anton faisait partie de ces quelques personnes que je ne détestais pas par pur principe. Même s’il me faisait trop souvent sortir de mes gonds. Comme un certain nombre de personnes depuis ma résurrection, ceci étant. J’inspirais de nouveau avant de marmonner quelques propos concernant ma mort potentielle.

Et récoltais un sermon en échange. Je levais les yeux au ciel mais le laissais finir. L’évocation de ce qui m’attendait si je mourrais me fit me raidir.

« Je ne veux plus y retourner, Anton. C’est bien ça le problème. Lady Satan m’a offert de me transformer en vampire. Je ne veux pas mourir de nouveau. C’est un marché comme un autre. »

Je pinçais les lèvres. Détournais le regard, puis croisais les bras, avec un sifflement douloureux quand je heurtais l’une de mes brûlures au passage.

« Je ne vois pas comment un tas de cendres et d’os éclatés auraient pu faire un beau cadavre et je vous emmerde. Figurez-vous que je voulais avoir votre avis, vu que vous travaillez pour elle, mais si la seule chose que vous comptez faire, c’est ronchonner sur la façon dont je ruine votre merveilleux travail, je vais m’en passer, à la réflexion. »

Je dégageais son infirmière d’un geste avant de défaire les lacets du corsage avec des gestes vifs, puis de l’ôter - non sans grimacer. L’aide n’aurait pas été superflu, mais je n’aimais pas spécialement qu’on me touche. Je récupérais le tissu et le plaquais sur l’avant de mon corps avant de m’installer sur le ventre, comme sa créature m’y encourageait. J’avais les yeux tournés vers un drap qui recouvrait un corps de plus. Et la main crispée sur le bord du chariot. Je détestais vraiment qu’on me touche, mais je détestais encore plus le montrer. Seule ma raideur subite lorsqu’il appliqua l’onguent sur mon dos fut décelable. Au moins jusqu’à ce que je me détende un peu. Je ne savais pas ce qu’il y avait là-dedans, mais ça faisait au moins du bien.

« … L’élémentaire m’a bouffé le poignet. Brûlé le poignet. Mon bras d’épée. »

Je levais le coupable vers Anton. Même si la zone était soigneusement dissimulée sous les pièces de cuir que je portais sous mon armure à présent, histoire de renforcer la protection de cette zone délicate. Que le nécromancien ne vienne pas dire ensuite que je n’essayais pas de faire attention.

« Et croyez moi quand je vous dis que je me passerais volontiers de tout ça. »

Non, ce n’était pas des excuses. Pour ce que j’en savais, au fond de lui, il avait un prétexte pour vérifier que j’allais bien chaque fois que je passais, que sa petite création ne dépérissait pas. Sans mes blessures régulières, il ne m’aurait pas vue depuis un moment.
 
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Mar 13 Oct 2020 - 18:16 Message

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Anton voulait bien croire que Siobhan se débattrait s’il essayait de la mettre en vitrine. Après, sa jambe était déjà engourdie et un sûrement qu’avec ses protections magiques abaissées, Nightmare Nurse pourrait l’endormir. Bien sûr, il lui faudrait une vitrine insonorisée s’il ne voulait pas souffrir des remarques incessantes de la rousse. Le jeu n’en valait pas la chandelle.

« Vous n’auriez pas pu trouver un autre emploi ? » Répliqua-t-il. « Peut-être que vous devriez essayer de tuer les gens avant qu’ils ne se défendent. » Ajouta-t-il.

D’un point de vue purement théorique, cela lui semblait être la meilleure stratégie. Bien sûr il n’était pas un mercenaire lui-même, il se contentait de les réparer. Qu’il s’agisse de Siobhan ou d’autres gros bras du Hell Club. Lady Satan aurait mieux fait d’employer ses golems. Après tout, il les avait conçus, ils n’en étaient que plus facile à réparer. Surtout avec son sérum.

Le nécromancien se figea lorsque sa patiente lui annonça ce qu’elle comptait faire de son corps. Il l’observa un instant, toujours sans rien dire, alors que son cerveau, remarquable, cherchait quoi dire. Ou plutôt, cherchait à savoir quoi penser de tout cela. Siobhan. Une vampire. Cette femme qu’il avait ressuscité, enfin aidé à ressusciter allait devenir une morte-vivante.

« Au cas où vous ne seriez pas au courant, les vampires sont des morts-vivants. Pour en devenir un, vous allez devoir mourir à nouveau. Au moins un peu. »

Il soupira et se massa un instant les yeux. Une nouvelle discussion fatigante s’annonçait apparemment.

« Mon avis sur le fait de devenir une revenante suceuse de sang ou sur le fait de vendre votre âme à l’Antéchrist ? » Demanda-t-il, plus pour lui-même que pour elle. Il répondrait les deux. Il n’avait pas vraiment entendu qu’elle voulait se passer de son avis. « Travailler pour Lady Satan a ses avantages. C’est la seule femme avec les moyens nécessaires pour nourrir ma créativité. Sans oublier l’ouverture d’esprit nécessaire. J’ai accès à un vaste réseau et je profite de grandes libertés. Bien sûr de temps à autre elle vient me confier une mission pour le bien du Hell Club, ou je dois soigner d’autres membres et lui fournir des monstres pour ses autres activités. Mais dans l’ensemble, cela me convient parfaitement. »

Il croisa les bras, songeur, se demandant ce qu’il pouvait bien ajouter de plus. Travailler pour Lady Satan avait été la meilleure chose qui lui était arrivé de son existence. Il n’avait jamais été aussi satisfait par son travail. Cette femme aimait les monstres, comme lui, ainsi que la liberté.

« Bien sûr, devenir une vampire c’est une autre histoire. Est-ce que vous avez réfléchi à ce qu’il adviendrait de votre âme ? Les vampires ne sont pas juste des cadavres possédés, ils n’ont plus grand-chose d’humain. Est-ce que vous allez vous retrouver à nouveau en enfer pendant qu’une essence démoniaque avec vos souvenirs utilisera votre corps ou bien est-ce que c’est votre âme qui va devenir un démon ? Dans tous les cas, ce sera retour chez le Diable, soit au moment d’être transformée, soit si on vous détruit. Bien sûr je suppose qu’il y a une différence entre retourner en enfer en appartenant à un démon et en appartenant à Lady Satan. »

Il s’en retourna à son ouvrage, ne prêtant pas attention à la tension dans le corps de la rousse, ne s’occupant que de ses brûlures.

« J’ai hésité à lui vendre mon âme. Mais honnêtement, je n’ai pas envie de prendre de raccourcis, pour quoique ce soit. Bien sûr, je ne prends pas de risques quotidiens pour ma vie. »

Quelle idée d’aller combattre des élémentaires. Quand il en eut fini avec le dos de Siobhan, il commença à lui passer de l’onguent sur le poignet, après avoir retiré les protections.

« Vous savez que le vampirisme et le feu ne fait pas vraiment bon ménage ? Bien sûr je dois reconnaître que vous serez plus facile à soigner mort-vivante. La plupart de mes patients sont des vampires. Pas de la même lignée bien sûr. Infirmière, allez préparer du thé s’il vous plaît. »

Le golem de chair obtempéra et s’en alla vers l’étage, là où se trouvait son cabinet. Anton s’occupait de passer un bandage autour du poignet de la rousse.

« Autant dire que si vous voulez devenir une vampire pour éviter de finir ici, ce serait raté. Au contraire. Nous risquerions de nous croiser encore plus souvent. Pas que cela me dérange. Après tout, je n’ai jamais pu étudier de vampire à l’origine de sa propre lignée jusqu’à présent. »
 
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Dim 18 Oct 2020 - 0:50 Message

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J’aurais sûrement pu trouver un autre emploi. Sauf qu’il n’y avait rien que je ne sache aussi bien faire. Et que sans existence civile valable, c’était quelque peu complexe, accessoirement.

« J’essaie, mais généralement, j’ai pas besoin de venir vous voir dans ce cas. Et je vous rappelle qu’aux yeux du monde, je suis toujours morte, ça complique la tâche. »

Je ne comptais pas faire comme tout le monde et demander à sa majesté des enfers de s’en occuper. Comme j’avais déjà changé d’avis quand au bien-fondé de l’idée consistant à demander l’avis d’Anton à ce sujet. Ce qu’il ne sembla pas réaliser. Enfin, je le supposais étant donné qu’il était fort occupé à répondre. Je me tus toutefois malgré tout. Ce qu’il me disait avait plus tendance à me donner envie de fuir que d’accepter. Je passais un certain temps à changer d’avis à ce sujet, il fallait bien l’avouer.

L’avantage restait que me concentrer sur ce qu’il expliquait m’aidait à ne pas trop me tendre, à ne pas trop appréhender son contact. Même s’il me crispait quoi qu’il en soit. Je lui abandonnais pourtant mon poignet quand il s’en occupa. Si ça pouvait calmer la douleur que je ressentais plus ou moins de façon permanente, je voulais bien me plier au jeu. Je levais malgré tout les yeux au ciel.

« A votre avis, Frankenstein, pourquoi est-ce que je me suis occupée du sorcier qui avait invoqué l’élémentaire avant de passer à l’acte avec le vampirisme ? Je suis presque sûre que c’est lui qui m’a tuée la première fois. »

Sans preuves, ceci dit. Je me redressais sitôt qu’il eut fini, mon corsage toujours plaqué contre ma peau. L’air songeuse, j’observais le nécromancien en silence.

« Il y a… J’ai pensé à ce qu’il se passera avec mon âme. Et au contrat que je serais prête à passer. Je sers déjà une maîtresse un peu pénible, et… Il y a autre chose. »

Les lèvres pincées, je redressais les yeux pour regarder derrière lui, cette fois.

« Il se pourrait que je sois en partie de sa lignée. Ce qui voudrait aussi probablement dire que j’ai autant si ce n’est plus de chances d’atterrir de toute façon en Enfer si je claque. C’est à cause de ça que c’est devenue une possibilité. Ce qu’elle savait sûrement quand elle m’en a parlé, lâchais-je d’un ton amer. Si je dois retourner là-bas à ma mort, je préfèrerais que ce soit selon mes termes, cette fois. »

Je retins un léger frisson. Je ne savais pas s’il était possible d’imaginer ce que j’avais vécu, à vrai dire, même pour quelqu’un comme Anton. Ce n’était pas pareil de voir que de ressentir.

« Je ferais n’importe quoi pour que mon passé ne se reproduise pas, Frankenstein. Même si ça veut dire que nous allons nous croiser plus souvent. »

La remarque était sortie seule, à vrai dire. Sur un ton presque amusé. Je supposais que j’avais le droit de la faire. Je testais la souplesse du bandage qui entourait mon poignet, avant de m’appliquer à lacer de nouveau la pièce de cuir par dessus. Avec une certaine maladresse. Ce n’était déjà pas des plus pratiques d’une seule main, mais l’épaisseur des bandes compliquait en plus la tâche. Je finis par m’en défaire plus ou moins, ceci dit.

« Je ne suis pas un sujet d’études, Anton, bordel. »

Ça devenait franchement pénible.
 
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Dim 18 Oct 2020 - 18:40 Message

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Anton leva les yeux au ciel à la remarque de Siobhan. Elle savait très bien que ce n’était que ça : une complication, mais qu’il existait des solutions.

« Vous savez que je suis mort au début du dix-neuvième siècle ? Je n’avais pas vraiment d’identité civile lorsque ma sœur m’a ressuscité, ce qui ne m’a pas empêché de pouvoir m’en créer une de toute pièce. Il suffit de connaître les bonnes personnes et je sais que c’est votre cas. Même si j’admets qu’il existe des avantages à être considéré comme mort. »

Il soupira. Il aurait pu n’être que le Doctor Dread, s’occuper uniquement de ses monstres et de ses golems de chair. Mais non, il avait fallu qu’il veuille voir ses cobayes de plus près, qu’il expérimente cette époque et tout ce qu’elle avait à offrir. Cela lui avait plutôt réussi, par moments. Il pouvait obtenir des informations auprès de ses patients, même si en réalité, il appréciait juste de savoir que ces gens lui devaient la santé voir la vie. Même si aucun d’entre eux n’était aussi intéressant que des monstres tels que Siobhan O’Reilly.

« Je croyais qu’il s’agissait d’une bombe ? Un simple élémentaliste, détruire le repaire de ce… Démon. » Il avait mis tout le dédain possible dans ce mot. Il n’avait jamais aimé cette créature pour ce qu’elle avait fait à sa sœur. Il avait été l’un des premiers à applaudir lorsque Lady Satan l’avait détruite. « Je suppose que c’est un juste retour des choses que vous vous en soyez occupé. Mais je doute qu’il s’agira de votre seule rencontre avec du feu vous savez. La populace a une tendance certaine à se tourner vers les torches quand elle est mise face à sa propre ignorance. »

Il posa les mains à plat un instant, le regard dans le vide. Il ne se rappelait que trop bien de la morsure des flammes. La façon dont elles avaient rongé son corps, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de lui si ce n’étaient quelques ossements calcinés, comme pour Siobhan. Comme c’était ironique. Il était mort dans un incendie avant d’entrer au service d’un démon, elle après.

« Servir les dieux. Quelle pratique dépassée. » Lâcha-t-il d’un ton distrait tout en se ressaisissant. Ce n’était pas le moment de revenir sur sa mort, ni sur le temps qu’il avait passé en enfer, sur tout ce que Méphistophélès lui avait montrer.

La nécromancie haussa un sourcil lorsque la sorcière de sang continua ses explications. Il s’adossa contre un autre chariot mortuaire, les bras croisés, l’air concentré.

« Je vois. Vous et moi serions donc de la même famille. Enfin. Des fruits lointains du même arbre corrompu. Vous plus lointain que moi encore. J’oublie parfois que vous êtes remarquablement jeune et que moi aussi je pourrais être votre ancêtre. » Mourir et ressusciter avait tendance à empêcher les années de marquer après tout. « Vous êtes certaine que vous êtes de sa descendance ? Il doit y avoir des moyens de vérifier après tout. Avoir le sang du Diable dans ses veines, même dilué, n’est pas anodin. Même si je suppose que l’avoir mélangé à celui d’une déesse puisse compliquer les choses. »

Il ferma les yeux un instant, son esprit cavalant de possibilité en possibilité, de test en test.

« Vous n’avez pas besoin de devenir une vampire pour aller en enfer selon vos propres conditions, seulement de faire un pacte avec le bon démon. Mais je suppose que dans votre cas, Lady Satan est le meilleur choix. Je déconseille Méphistophélès, sauf si vous voulez qu’il s’arrange pour que vous tombiez enceinte contre votre gré. » Grommela-t-il. « Si vous me laissez prélever un peu de votre sang, je pourrais mener quelques tests et vérifier si vous êtes vraiment de la descendance du Malin. En tout cas, vous voir aux repas de famille mettra probablement de l’animation. »

Il observa un instant la jeune femme, puis s’approcha d’un lavabo pour se laver les mains et retirer les traces d’onguent. Il se saisit de son stéthoscope qu’il plaça dans le dos de la jeune femme.

« Inspirez. » Demanda-t-il calmement. « Et tout le monde est un sujet d’étude. Vous êtes juste l’un des rares qui soit intéressant. »
 
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Dim 25 Oct 2020 - 2:18 Message

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« Vous n’êtes pas passé partout dans les journaux et à la télévision après un attentat meurtrier, si ? Et de toute façon, je ne voulais pas d’une identité civile. Il n’y a rien pour moi dans le monde humain tel qu’il est. »

J’avais arrêté de vivre selon les lois humaines il y a une petite tripotée d’années, après tout. Je ne voyais pas ce qu’une identité m’aurait apporté, très concrètement. Et je n’avais pas envie de m’endetter auprès de qui que ce soit pour l’obtenir.

« La bombe était magique. Ça m’a semblé familier sur le coup. Il ne s’y est pas pris tout seul - ce connard n’était certainement pas assez doué pour ça - mais il a participé et je voulais être sûre qu’il ne recommencerait pas à me faire flamber dans un mois ou deux. »

Vorobiev et moi avions eu un passif… Conséquent, il fallait bien le dire. Je ne savais toujours pas si c’était un ennemi de Raphaël ou un membre de je ne sais quel abruti d’extrémiste qui avait tenté de détruire son antre. Et y avait réussi, ce qui ne m’avait pas franchement plu.

« Les dieux ne sont pas aussi disparus qu’on veut bien le croire. Ils trouvent toujours un moyen de revenir. Le nombre de païens augmentent de nouveau d’années en années », ajoutais-je avec une moue de dégoût.

Ces gens qui croyaient que les dieux d’antan pouvaient être vénérés sans conséquences étaient naïfs, au mieux. Stupides, au pire. Je ne me serais pas lancée là dedans sans le bonus de puissance conséquent que ça m’avait apporté pendant un temps. J’avais fini par comprendre que plus que ma foi, c’était les rituels qui importaient et j’avais abandonné l’hypocrisie pour de bon, depuis, mais enfin. J’étais à des lieues de penser à cela, à l’heure actuelle. Les yeux fixés sur le mur plutôt que sur mon interlocuteur, j’expliquais mes doutes quand à ma lignée en espérant à demi qu’il me dise que c’était impossible.

Comme si je pouvais me permettre des rêveries pareilles. Je n’étais plus une gosse qui croyait aux fins heureuses depuis belle lurette. je ne l’avais probablement jamais été.

« Devenir une vampire me sert à éviter de retourner en Enfer trop tôt. Le négocier avec elle sert à éviter que j’y retourne autrement qu’en privilégiée. »

J’ai été au bas de l’échelle une fois. Pas deux, merci bien.

« Je ne peux pas tomber enceinte, Frankenstein. La saloperie de fille de l’autre crétin m’a ravagé l’utérus. »

J’avais lâché cet état de fait d’un air distrait, juste avant de revenir brutalement au visage d’Anton. Je devais admettre qu’il était un peu moins pénible que la moyenne de l’humanité - probablement parce qu’il n’était pas vraiment humain ou pas seulement - encore que, mais de là à lui confier mon sang…

« Les repas de famille, répétais-je avec une moue répugnée. Mais bien sûr. Je vous donne du sang à deux conditions : primo, que vous fassiez votre analyse maintenant et sous mes yeux, secundo que vous me redonniez jusqu’à la dernière goutte. »

Le sang, c’était la base de mon pouvoir. Celui qui avait mon sang et savait s’en servir aurait probablement pu me plier à sa volonté de nouveau. Hors de question. Proprement hors de question. J’étais toujours aussi préoccupée par les tubes qu’avaient prélevé ce grand connard de Vlad, pour tout dire. J’inspirais profondément à sa demande, et autant de fois que nécessaire. Heureusement qu’il avait soigné mon dos avant de jouer avec son stéthoscope. Ça aurait probablement été désagréable, dans le cas contraire. Ou plus désagréable que ça, plutôt. Je ne trépignais pas franchement de joie non plus.

« Vous n’êtes vraiment pas net, Frankenstein. »
 
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Mar 27 Oct 2020 - 17:54 Message

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« En réalité si. Même si cela date d’une autre époque. Ou que j’ai eu la décence d’accomplir tout cela masqué. »

La destruction de son laboratoire avait fait la une des journaux. Après tout, il avait été un médecin avec un potentiel à l’époque. Les agents de Scotland Yard qui avaient survécu avaient pris soin de taire la véritable nature de ses expérimentations. Ils avaient parlé de folie, pas de magie. Probablement pour épargner Abigaïl. Et probablement aussi grâce à l’influence de Méphistophélès. Le Prince Infernal n’avait pas été prêt à voir sa précieuse lignée s’éteindre.

« Certains pourraient argumenter qu’il vaut mieux avoir quelque chose dont on n’a pas l’utilité immédiate que de ne pas l’avoir du tout. Mon identité civile m’a permis de trouver des sujets intéressants. »

C’était rare, il voulait bien l’admettre. Son identité civile servait surtout les Wormwood, même si Anton n’était pas contre l’idée de faire perdurer la lignée Frankenstein en bonne et due forme.

« Je vois. Même s'il a réussi en partie. »

A la faire flamber, comme en témoignaient ses brûlures maintenant couvertes de son baume cicatrisant. Elle irait mieux. Mais il devrait probablement lui en donner à emporter, ou la pousser à revenir. Il n’était pas certain qu’elle puisse l’appliquer correctement seule.

« Des idiots. » Commenta-t-il. « Les démons ont leurs défauts, mais au moins ne nous demandent-ils pas de passer notre vie à genou pour rien. Ils se contentent de nos âmes et de nos souffrances. »

Deux choses abstraites, mais qui possédaient du pouvoir. Grâce à Lady Satan, Anton avait été capable d’étudier l’enfer comme jamais. Méphistophélès ne lui avait jamais offert cette possibilité. Il était certain qu’il pourrait identifier ce qui constituait le monde infernal et peut-être le reproduire sur la Terre Prime. A partir de là, il pourrait façonner ses propres monstres, sans même avoir besoin de cadavre. Simplement en matérialisant la mort, la souffrance et l’horreur.

« Cela garantie aussi que vous allez bel et bien finir en enfer. Vous allez aussi perdre d’autres choses. Vos sensations pourraient se retrouver affectées. Votre âme et par conséquent votre moralité aussi. Bien sûr il y a des avantages. »


Les pouvoirs des vampires étaient séduisants, il pouvait le reconnaître lui-même. Mais Anton n’avait jamais considéré devenir l’un d’entre eux. Être privé du jour engendrait une perte de temps certaine. Puis il craignait que la débauche qui suivrait impacterait sa créativité et ses progrès.

Il haussa un sourcil à la remarque de Siobhan. Apparemment, il n’avait pas été très clair avec elle sur ce qu’impliquait sa résurrection. Ou plutôt sur ce qu’impliquait d’avoir son corps complètement reconstitué.

« Vous faites erreur là-dessus. Si vous avez été enceinte par le passé vous pouvez l’être à nouveau. L’inconvénient quand on meurt dans une explosion incendiaire c’est que le corps subit des dégâts avant de mourir. Autant dire que je ne me suis pas amusé à faire de distinction entre les lésions que vous avez obtenu de votre vivant ou celles que vous avez obtenu de votre mort. Qui plus est, Abigaïl tenait à ce que j’efface toute cicatrice, toute trace de l’influence de l’archidémon. »

Cela avait été le but finalement. Un but assez égoïste pour Abigaïl, tandis que pour Anton, cela avait juste été une expérience de plus. Il connaissait la haine de sa sœur pour le démon, mais il n’avait jamais eu connaissances de détails de leur relation.

« Le fonctionnement de la famille de l’Antéchrist n’est pas si différent de celui d’un convent, vous verrez. »

Les rejetons de Lady Satan participaient à certains rituels entre eux. Anton s’y était joins à certaines occasions. Parfois dans un but purement anthropologique, d’autres fois pour assouvir certaines de ses pulsions.

« Si vous y tenez. Je suppose que je devrais pouvoir concocter un test assez rapidement. Bien sûr l’échantillon sera altéré. Infirmière, allez me chercher une seringue, de l’eau bénite, peut-être de l’Ostie aussi. Oh et du sang de démon. »

Nightmare Nurse hocha la tête sans se départir du sourire qu’elle avait toujours plaqué aux lèvres. Elle se dirigea vers les étagères qui croulaient tous les poudres, potions et autres composants chimiques ou magiques. Anton se reconcentra sur son examen de la jeune femme.

« Qu’y a-t-il d’intéressant à être net ? A se contenter de ce que les gens attendent de vous ? » Il se redressa avec un sourire narquois aux lèvres. « Je suis un génie et un nécromancien, j’aurais pu me contenter de lever des zombies comme ma sœur ou de soigner des gens ingrats. Je préfère faire quelque chose de nouveau. Un peu comme vous. Vous êtes loin d’être nette comme vous le dites. Une nouvelle chance à la vie et vous passez votre temps à grogner après tout ce qui vous approche de trop près et à vous préparer à devenir une mort-vivante. »

Il haussa les épaules.

« Des gens moins intelligents pourraient remettre en cause votre santé mentale. »
 
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Ven 30 Oct 2020 - 0:14 Message

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« Ouais. Difficile de reprendre sa vie tranquillement quand on a foutu ta tête dans les journaux et à la télé à côté d’images de tes cendres. Ça a tendance à chiffonner les gens normaux », raillais-je en levant les yeux au ciel.

La mauvaise foi de Frankenstein était presque aussi confondante que celle que je pouvais déployer moi-même.

« Que certains argumentent tout ce qu’ils veulent. Je ne fais pas mumuse avec les autres. »

Je me contentais de les tuer. C’était autrement plus satisfaisant que de s’en servir comme base pour des études sorties d’un cerveau qui oscillait apparemment entre le génie et une forme de folie. Je n’avais toujours pas tranché entre les deux quand Anton était concerné, en tout cas. Je serrais les dents et lui lançais un regard furieux. Je ne savais peut-être pas s’il débordait d’intelligence ou s’il lui manquait une case - ou dix - mais j’étais au moins positivement certaine qu’il était chiant.

« Il n’a rien réussi du tout. Ce n’était pas lui. »

Une de ses invocations, certes, mais j’étais capable de faire preuve de mauvaise foi à mes heures. Je ne repartis pas sur la question des dieux païens et du reste. Je ne m’attendais pas à ce qu’il comprenne ce que pouvait apporter le culte d’une déité qui, contrairement à Dieu, répondait quand on s’adressait à elle. Qui apportait du pouvoir si on le demandait, et qui n’était pas aussi exigeante en retour qu’il se l’imaginait. Pendant des années, j’avais été satisfaite d’être une envoyée de Morrigan dans ce monde. J’avais été fière de mon héritage. J’en étais toujours fière, mais je méprisais simplement la déesse pour les paris mal avisés qu’elle faisait. Surtout ceux qu’elle perdait.

« Quelle moralité ? Ma morale ne m’a jamais fait aucun bien. C’est elle qui m’a poussée à résister à tort et à travers à ceux qui voulaient atteindre Raphaël à travers moi, plutôt que de le jeter sur leur route sans remords. Ma morale m’a poussée à me sacrifier pour ceux à qui j’avais offert ma protection, et je n’y ai rien gagné d’autres que plus de souffrances que ce que j’avais déjà. Si c’est le prix à payer pour la sécurité et le pouvoir, je n’en ai rien à carrer. »

Je croisais les bras, le menton relevé en une posture de défi.

« Mon âme m’intéresse plus, et c’est pour cela que j’aimerais savoir si la rouquine a dit vrai. »

Si elle avait menti, cela changeait… beaucoup de choses. Un peu comme la réaction d’Anton à mes remarques concernant ma stérilité. Je me redressais légèrement, le dos raide, lorsqu’il commença à répondre. Le fixais d’un air absent, pendant un long moment. Je n’avais tout simplement pas… J’avais été idiote de ne pas penser à ça. Je repris finalement la parole d’un ton mesuré qui m’étonna moi-même. Plus mesuré que mes mots.

« Dieux, mais quelle idiote… Pas votre soeur, moi. Je ne veux pas pouvoir être enceinte. Tant qu’on y est, trouvez un moyen de supprimer ce risque. »

Ce n’était pas mon activité sexuelle débordante qui en était un, mais si demain un autre connard se mettait en tête de me violer, je n’allais certainement pas me demander si j’étais encore enceinte. Frankenstein était doué, il n’avait qu’à trouver une solution. Des femmes se faisaient stériliser tous les jours, ce n’était pas bien sorcier. Sinon, il n’aurait plus qu’à me rafistoler encore quand je me serais poignardée moi-même pour me débarrasser de ce menu inconvénient.

« J’ai hâte. »

Nouvelle raillerie. Je n’avais pas envie de découvrir comment fonctionnait cette famille de dégénérés infernaux. Encore moins envie d’en faire partie. Mais s’ils étaient le moyen d’arriver à mes fins, je voulais bien faire tout ce qu’il fallait pour jouer les braves petites soeurs.

« J’y tiens. Et je ne grogne pas. »

Avais-je prononcé ces mots d’un ton… Grognon ? Absolument. Et je me renfrognais d’autant plus en le réalisant. J’allais finir par l’encastrer dans un mur.

« Qu’est ce que j’aurais pu faire d’autre ? Vous me voyez dans une maison de banlieue, à vivre une vie normale ? Je n’ai jamais été ce genre de femmes. Je suis née dans un monde très différent, et le reste… Ce n’est pas suffisant. Si ça fait de moi une folle aux yeux d’abrutis sans cervelle, grand bien leur fasse. »

Ça ne changerait rien ni à mes objectifs, ni à ma façon d’être.
 
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Sam 31 Oct 2020 - 16:11 Message

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« Je suis certain qu’il doit exister des rituels pour pouvoir effacer toute trace écrite ou numérique de votre existence. »

Il fit une pause, songeur.

« Peut-être qu’avec un peu d’aide d’un démon supérieur, modifier l’imaginaire collectif pourrait être aussi possible pour finalement vous effacer de la mémoire de tous ceux qui peuvent vous associer à cet accident. »

Anton s’écarta un instant pour se saisir d’un carnet de notes qui traînait là et griffonner quelques choses sur le papier.

« Bien sûr si vous n’en voulez pas cela ne vous servira à rien, mais je ne doute pas que Lady Satan pourrait trouver un avantage financier à une telle chose. Faire disparaître toute trace de son passé, par magie, tout faire brûler. Oui, avec son démon informatique cela devrait être possible. »

Une fois son élan de créativité satisfait, au moins en partie, il posa de nouveau les yeux vers sa patiente du moment. Des années plus tôt il l’aurait probablement plantée là pour se consacrer à ce nouveau projet, mais par bien des aspects, Siobhan était elle aussi l’une de ses expérimentations. Non ? Le regard furieux qu’elle lui lança ne lui fit aucun effet. Elle n’était pas la première de ses patientes à le détester. Certaines de ses créations étaient même bien moins coopératives que la rousse. Après tout il n’avait pas eu besoin de l’attacher pour pouvoir l’ausculter.

« Je vois. Est-ce que vous avez réussi à mettre un terme à son existence avant de vous faire roussir ? » Demanda-t-il calmement. « Que je sache si je dois trouver un moyen de rendre un vampire insensible aux flammes ou si je dois investir dans une pelle et une balayette pour récupérer vos cendres. »

Peut-être qu’une injection suffisamment importante de son sérum de nécro-régénération pourrait réparer les tissus au fur et à mesure qu’ils seraient consumés par les flammes. Il faudrait qu’il réalise quelques tests. Lady Satan devait avoir des rejetons vampiriques indésirables qui traînaient dans l’une de ses cryptes et qu’il pourrait emprunter.

« Très bien. Donc nous pouvons rayer la morale de la liste des contres. Il fallait dire que je m’y attendais. »

Lui-même n’accordait qu’une importance relative aux notions de bien et de mal. Surtout quand ils venaient ralentir sa recherche continue de progrès.

« Je suppose que nous allons le découvrir assez rapidement. »


Anton savait à quel point il était difficile d’exister lorsque son âme appartenait à un autre. Il retint un frisson en se remémorant ce que Méphistophélès avait fait de lui, la façon dont il l’avait torturé, muté, jusqu’à ce qu’il soit un démon obsédé par la satisfaction de ses appétits. Quelque chose d’assez proche d’un vampire quand on y réfléchissait.

« Vous voulez vraiment que je m’occupe de cela ? Si vous vous transformez en vampire vous n’aurez rien à craindre. Puis si mes recherches sont correctes, vous ne pourrez engendrer des vampires que la première nuit suivant votre transformation et encore, j’ignore si les femelles vampires en sont capables. »

Il était plus facile d’imaginer un mort-vivant faire appel aux derniers miasmes de vie en lui pour féconder une humaine qu’une vampire incuber un marmot dans son utérus mort pendant des mois.

« Enfin, je suppose que je peux vous opérer rapidement. Même s’il va falloir que j’anesthésie plus que votre cuisse. »

Le plus simple serait probablement de sectionner les tubes utérins. Le tout en évitant un risque d’infection. Son laboratoire tenait plus d’une morgue après tout.

« Méfiez-vous. Une fois transformée en rejeton des enfers, vous pourriez bien y prendre goût. »

Après tout il y avait déjà une vampire dans la famille de l’Antéchrist et celle-ci semblait grandement apprécier leurs petites réunions. Surtout celles en compagnie de Cassandra Wormwood.

« Vous m’en direz tant. » Anton se saisit d’une seringue que lui avait apporté son infirmière. « Dans ce cas je propose de que nous procédions à tout le plus rapidement possible que vous soyez libre de vous faire vampiriser ? Je pourrais m’occuper de votre système génital pendant que votre sang réagira avec l’eau bénite et l’Ostie. »

Il prit le poignet de la sorcière qui n’était pas couvert de bandage et chercha une veine. Il devrait peut-être se créer quelques sangsues morts-vivantes pour faire ses prélèvements tiens.

« Vous êtes née à nouveau, cela aurait été l’opportunité pour changer de monde si vous l’aviez voulu. Mais vous semblez aimer ça finalement. La recherche de puissance. Mettre votre vie et votre âme dans la balance. Vous êtes accro à l’adrénaline et à la magie. »

Accro à l’enfer aussi peut-être. Cela il le découvrirait rapidement, il venait de finir son prélèvement et observa calmement le liquide écarlate dans la seringue.

« Il est temps de voir si vous comptez le Malin parmi vos ancêtres. J’espère que la présence du sang de Morrigan ne viendra pas gâcher le test, ou tout diluer. »

Il haussa les épaules. Nigthmare Nurse lui avait rapproché une table, sur laquelle se trouvait l’eau bénite et l’Ostie. Anton versa le sang de Siobhan dans un erlenmeyer et le secoua un instant, pensif. Il déposa finalement une goutte d’eau bénite sur une lame de microscopie puis une goutte de sang de la sorcière. Il prépara une seconde lame avec de l’eau distillée. Avoir un témoin négatif était important.

« Laissons incuber ça quelques minutes, puis j’irais jeter un coup d’œil au microscope. Pour vos ovaires une anesthésie générale ou localisée ? »
 
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Lun 2 Nov 2020 - 0:45 Message

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Il existait peut-être ce genre de rituels mais, à nouveau, je n’étais pas spécialement pressée de retrouver une façade civile. Maintenant, j’imaginais aussi que si Lady Satan décidait que c’était une de ses conditions pour x ou y raisons, je n’irais certainement chipoter là dessus. J’étais entêtée, mais j’essayais généralement de ne pas l’être à ce point.

« Peut-être bien. C’est plus votre domaine que le mien, ce genre de recherches. »

Je n’étais même pas au courant quelques secondes plutôt que l’Antéchrist disposait d’un quelconque démon informatique. Pas pour autant que cela m’étonnait. Cela collait tout à fait à l’opinion que je pouvais avoir d’elle, de savoir qu’elle jouait sur des tableaux divers.

« Anton. Je ne suis pas votre putain de problème, et oui, j’ai mis un terme à son existence, ou je serais toujours dehors à m’occuper de ce souci. Personne ne me fera roussir, alors calmez vous. »

Franchement, est-ce qu’il allait finir par me lâcher la grappe ? J’étais plutôt contente de l’avoir sous la main quand il fallait me rafistoler, mais par tous les dieux, ce qu’il pouvait être pénible à s’imaginer que d’une façon ou d’une autre, j’étais sa création. Il se serait dit que je lui appartenais en partie que ça ne m’aurait étonnée qu’à moitié. Mais j’aurais aussi fait en sorte de lui sortir cette idée de l’esprit. Rapidement, et probablement violemment.

« Quel génie. »

Le ton était ironique. Est-ce que quelqu’un croyait encore que j’étais dotée d’une morale fonctionnelle ?

« Ecoutez, je ne vais pas me transformer dans cinq minutes et on… Ne sait jamais ce qui pourrait arriver demain. Si vous pouvez le faire, faites-le. Sinon, dites le et j’irais voir ailleurs. »

J’eus très vite la réponse à ma question. Problème réglé. Il pouvait anesthésier ce qu’il voulait tant que je gardais conscience et perdais toute possibilité de procréer jusqu’au jour où mon corps serait physiquement mort et incapable de porter la vie.

« J’ai comme un doute. Je ne suis pas très branchée rejeton des enfers. »

Alors dîner avec ?

« Parfait. Faites donc ça. »

Je le laissais attraper mon bras. J’aurais sûrement pu lui foutre le sang directement dans le tube d’une pensée, même comme je n’étais pas cent pour cent convaincue que cela n’influe pas sur son petit test, et que je n’avais pas envie d’argumenter vingt minutes, je le laissais me piquer à la seringue comme un barbare.

« Sans rire, Frankenstein ? Je suis accro à l’adrénaline et à la magie ? Vous avez d’autres choses aussi stupéfiantes à m’annoncer ? »

Je secouais la tête. La recherche de puissance était ma raison d’être. Je n’avais pas envie d’une vie bien rangée dans laquelle je m’ennuierais. Je le savais, je vivais avec, et je comptais bien faire en sorte que ce menu problème d’addictions ne me tue pas une seconde fois. Ou du moins pas de la façon classique.

« Encore une fois, c’est votre boulot et vous le connaissez mieux que moi, je lançais pendant qu’il préparait ses échantillons. Et il est hors de question que vous m’endormiez alors que vous comptez me retirer des morceaux et que vous avez mon sang dans les mains, Anton. Au nombre des choses absolument épatantes que vous devez connaître de moi, il y a le fait que je ne fais confiance à personne. »

Pourtant, j’en étais presque à plaisanter avec lui, notais-je avec détachement. Peut-être parce qu’il était remarquablement imperméable à mes comportements les plus désagréables. C’en était presque fascinant.

« Allez-y, qu’on en finisse. Où voulez-vous que je m’installe ? »
 
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Lun 2 Nov 2020 - 17:04 Message

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Anton s’arrêta un moment dans ses réflexions pour observer la sorcière de sang qui était assise sur son chariot mortuaire, dans son laboratoire, après qu’il avait eu soigné les blessures sur le corps qu’il avait aidé à recréer pour qu’elle puisse être ressuscité.

« Vous n’êtes pas mon problème, mais je viens de vous rafistoler et ce n’est pas la première fois. » Lâcha-t-il avec un reniflement dédaigneux. « Et si vous rejoignez le Hell Club, il y a à fort à parier que cela sera le cas régulièrement, vampire ou non. Alors vous m’excuserez, mais vous êtes mon problème. »

Et il n’allait pas la laisser se faire roussir sans rien dire. Pas alors qu’il passait son temps à la réparer régulièrement et qu’elle pourrait être le premier vampire originel qu’il pourrait étudier. Il avait bien parfois rendu service à Vladislas Markov, mais celui-ci n’avait pas vraiment été un patient. Il avait surtout fait des transfusions sanguines d’urgence à Cassandra quand celle-ci pouvait encore mourir, ou quand les gens ignoraient qu’elle était immortelle.

« Je sais. » Lança-t-il calmement quand elle évoqua son génie.

Trop de peu de gens prenaient le temps de le reconnaître à son goût.

« Non. Je vais m’en occuper. Je ne vais laisser personne d’autre risquer de massacrer ce que moi et ma sœur avons recréé. »

Et il en pensait chaque mot. Siobhan ne lui appartenait pas, elle n’était même pas vraiment une patiente, mais il ne voulait pas imaginer un autre chirurgien en train de s’occuper d’elle. Il n’avait aucune confiance en ces médecines modernes de toute façon, sans la nécromancie pour les assister, leur champ d’action était hautement limité.

« Pour le moment. »

Les choses changeraient peut-être quand elle aurait les dents longues, littéralement. Même s’il doutait qu’elle s’entende beaucoup avec Rachel Wormwood ou Cassandra. Le fan club de Vlad Markov risquait de l’importuner.

Le nécro-chirurgien s’occupa de lancer sa petite expérimentation et communiqua par la suite ses instructions à son infirmière pour qu’elle s’occupe de préparer la salle d’opération. Mieux valait faire les choses correctement et si possible pas au milieu de la morgue où il travaillait normalement que sur les morts. Mieux valait éviter que Siobhan ne chope une infection, ou ne soit contaminée par l’une de ses spécimens.

« Au cas où cela vous surprendrait, ce n’est pas parce que j’ai le plaisir douteux de vous recoudre régulièrement ou d’avoir été l’un des architectes de votre résurrection que j’ai une connaissance parfaite de tous vos traits de caractère. » Répliqua-t-il sur un ton égal. « Je ne suis responsable que de votre plastique et encore, j’ai collé à l’original, pas de tout le reste. »

Il agita la main, pour désigner l’âme de la sorcière de sang ainsi que son caractère irascible. Même si celui-ci le laissait plutôt de marbre. Même si elle avait tendance à critiquer ses capacités intellectuelles.

« Très bien. Vous allez avoir le droit à un joli spectacle dans ce cas. Et vous allez vous installer nulle part. Votre jambe est toujours endormie. » Il tapota le dit membre. « Vous ne me faites pas confiance, mais je pense que vous allez avoir besoin de l’aide de mon infirmière au moins pour vous préparer à l’opération. »

Nightmare Nurse était de retour avec un fauteuil roulant dans lequel elle installa Siobhan sans lui demander son avis.

« Elle va s’occuper de vous déshabiller et de vous nettoyer pour éviter les infections. Une douche complète serait plus adéquate mais je suppose qu’elle devra se contenter de la zone d’opération ? A moins que préfériez que je ne m’en charge ? De toute façon j’aurais les mains dedans d’ici peu et ce n’est rien que je n’ai pas déjà vu vous savez. »

Il ne s’était pas amusé à l’habiller pour recréer son corps. Puis difficile de mettre des vêtements sur un petit tas d’os carbonisé ou même sur tous les stades intermédiaires plus ou moins sanguinolents.


 
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Lun 2 Nov 2020 - 21:19 Message

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Dieux ce qu’il pouvait être pénible, quand il s’y mettait. J’étais son problème parce que je le payais pour l’être, mais certainement pas pour qu’il se croit investi du rôle de baby-sitter à moitié timbré.

« Je vous paie pour vous occuper de me soigner. Ça ne fait pas de moi votre problème. »

Et non, je ne l’excusais pas. Encore moins quand il prenait mes remarques tout à fait ironiques au sérieux. Je levais les yeux au ciel. Le fait était qu’Anton avait sûrement un intellect au dessus de la moyenne. Je n’étais simplement pas trop sûre de la façon dont il l’utilisait, mais c’était bien à lui de voir. J’aurais pu lui signaler que je me foutais de sa gueule, au départ, mais ça aurait probablement été long et inutile de lui faire comprendre ça. Je me contentais donc de ravaler mon agacement en inspirant profondément par le nez. C’était soit ça, soit claquer la porte en sortant, et j’avais encore besoin de lui.

« … Je sais pas trop quoi penser du raisonnement, là, Frankenstein. C’est vaguement flippant. »

Je devais m’inquiéter qu’il marque son territoire ou quoi ? Ce n’était sans doute pas le bon moment pour lui signaler que d’autres personnes m’avaient déjà rafistolée. Quelle bonne blague. Même sa patronne avait mis la main à la patte, quand elle m’avait remis l’épaule en place.

« Pour le moment ? Plutôt pour toujours. Pas mon genre de milieu. »

L’inceste, le sexe sans consentement, la violence, ce genre de petits jeux là ? J’avais une morale inexistante, mais ça ne m’empêchait pas de me poser des limites. Non pas parce que j’en aurais mal dormi la nuit, aux prises avec la culpabilité. Simplement parce que ça ne m’intéressait pas. Du tout.

« Je vous dirais bien que si le plaisir est si douteux que ça, je peux aller voir quelqu’un d’autre, mais bon, j’ai cru comprendre que l’idée ne vous plaisait pas trop. »

Je ne lui fis pas l'aumône de la moindre réaction concernant “ça”. Je supposais que “ça” désignait mon caractère. Je savais que j’étais une peste insupportable, et je faisais tout pour le rester. J’avais beaucoup de mauvaise foi, mais tout de même pas à ce point. J’étais capable d’être parfaitement souriante et aimable. Il y avait juste des gens avec qui je ne me fatiguais pas à faire semblant. C’était plutôt à vivre comme un compliment. Si je souriais à quelqu’un, c’était soit que j’avais des projets néfastes pour sa vie, soit que j’étais son employée temporaire, et que je n’avais donc aucune affection quelle qu’elle soit pour la personne concernée.

J’en étais là de mes réflexions quand il me rappela qu’il avait anesthésié ma jambe. Je baissais les yeux sur sa main, qui tapotait celle-ci. Fronçais les sourcils un instant, avant de tirer une tête de six pieds de long en réalisant que concrètement, il aurait pu faire ce qu’il voulait. Concrètement, j’aurais aussi pu le tuer sans lever le petit doigt, mais bon. Cela restait désagréable à considérer. Assez désagréable pour que je ne me moufte pas lorsque sa poupée me souleva pour me placer dans un fauteuil roulant.

Je détestais dépendre de lui. Ou d’elle. Des deux.

« Allez vous faire foutre, Frankenstein, vous n’allez pas me doucher comme une putain d’infirme, ni vous ni votre petit jouet. Et je n’ai pas l’intention de rester parfaitement à poil devant vous, sans compter que ce serait sympathique de ne pas me rappeler sans arrêt que vous m’avez observée sous toutes les coutures. »

Ce qui n’empêcha pas le dit jouet de récupérer mon corsage une fois de plus quelques minutes, ou de nettoyer soigneusement mon abdomen, ou de me foutre à moitié à poil pendant que je regardais résolument ailleurs. Je n’étais même pas furieuse. Juste profondément mal à l’aise. Ce que ma colère servait à dissimuler. Le temps que le monstre de Frankenstein s’occupait de me préparer, je prenais le temps de tresser mes cheveux puis de relever le tout en un chignon. Je ne les avais pas coupés depuis belle lurette et je n’avais pas envie qu’ils dérangent à quelque moment que ce soit. Il n’empêchait que j’avais de vagues envies de meurtre. J’essayais juste de me souvenir que c’était moi qui avait demandé au nécromancien de renfiler ses gants de chirurgien.
 
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Mar 3 Nov 2020 - 17:00 Message

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Anton soupira. Décidément, Siobhan ne comprenait rien à l’attachement qu’il pouvait avoir pour ses patients, ou ses créations…

« Je n’ai pas besoin de votre argent. Vous me payez parce que vous refusez de dépendre qui que ce soit pour quoi que ce soit. Je suis prêt à vois soigner parce que votre survie et votre esthétisme global m’importent. »

Parce qu’elle était son problème. Parce qu’il l’avait ressuscitée, au moins en partie et qu’il était la seule avec laquelle il avait atteint un tel résultat. Grâce aux rituels d’Abigaïl aussi bien entendu… Puis il était convaincu que la rousse se révèlerait encore intéressante à l’avenir. Comme en devenant une vampire qu’il devrait soigner. Si elle se contentait de se gorger de sang à chaque fois qu’elle était blessée il serait extrêmement déçu.

« Laissez-moi penser pour deux dans ce cas. »

Ils s’en sortiraient bien mieux ainsi. La rousse était loin d’être idiote, mais elle ne pouvait pas comprendre son génie.

« C’est une simple question de fierté. Je doute que vous appréciez que quelqu’un tue une proie que vous avez traqué. Je n’ai pas envie de voir quelqu’un d’autre travailler sur mes patients et risquer de les tuer par inadvertance. »

Il n’aurait plus manqué que ça… Que Siobhan survive à tous ses ennemis, tous ses contrats, à un élémentaire de feu pour finalement périr d’une septicémie car elle se serait faite stérilisée par l’un des médecines ineptes qui peuplaient cette ville.

« On pourrait penser le contraire. »

Après tout, elle n’avait pas perdu beaucoup de temps entre sa résurrection et sa libération de son pacte avec un démon pour s’en trouver un autre. A croire qu’elle avait besoin de flirter avec l’enfer ou d’avoir un patron démoniaque pour assurer ses arrières. S’il était psychiatre, il aurait probablement pu diagnostiquer là quelque chose de terriblement inquiétant. Une sorte de syndrome de Stockholm vis-à-vis de la Géhenne tout entière.

« Vous avez de la chance que j’accorde plus d’importance à mon ouvrage en tant que médecin et que chirurgien qu’au reste. »

Il n’allait pas laisser les grognements de Siobhan le détourner de ce qu’il aimait vraiment : créer des monstres. La sorcière de sang n’était pas vraiment de lui, mais il avait aidé. Même s’il n’avait pu lui offrir toutes les améliorations qu’il avait voulu. Ah ! Si on l’avait laissé faire comme il l’entendait, l’irlandaise n’aurait pas voulu être changée en vampire, elle n’en aurait pas eu besoin.

« Vous n’êtes pas infirme, vous êtes simplement anesthésiée. » Rectifia-t-il d’un ton calme. « Nigthmare Nurse n’est pas un jouet non plus. Il s’agit du golem de chair le plus abouti que vous croiserez probablement de toute votre existence. Puis vous savez, vous n’avez rien que je n’ai pas déjà vu des milliers de fois. »

Il écarta les bras, lui montrant tout ce qui les entourait. Les dépouilles étaient multiples. Certaines d’hommes, certaines de femmes, certaines n’avaient vraiment plus grand-chose d’humain.

« Bien sûr je peux reconnaître que vous avez une plastique appréciable. Mais n’allez pas croire que cela m’empêche de faire mon travail correctement et de vous voir comme autre chose qu’une patiente quand vous êtes sur ma table d’opération. D’ailleurs celle-ci vous attend. »

Il fit un signe de la main à Nightmare Nurse qui s’occupa d’emmener la sorcière de sang jusqu’à la dite salle pour la préparer. Une fois que sa peau fut correctement nettoyée pour éviter une infection malencontreuse et qu’elle fut correctement installée sur la table, le nécromancien refit son apparition. Il était vêtu d’une blouse propre, avec de nouveaux gants eux aussi immaculés et avait même placé un masque devant son visage. Un casque placé sur son crâne lui permettait de placer d’étranges lunettes devant ses yeux.

« Dernière chance pour l’anesthésie générale. » Lâcha-t-il. Il fit un signe de tête à son infirmière qui posa sa main sur l’abdomen de celle-ci et la priver de toute sensation dans cette zone. « Bon, voyons voir ça. Cela devrait être assez rapide. »

Après tout, il avait la magie noire pour l’assister dans tout ça, en plus de la chirurgie. L’un des oculaires se plaça devant son œil droit, pour lui permettre de voir à travers les chairs de la jeune femme.

« Je me sens obligé de demander. Est-ce que vous voulez que je mette quelques ovules de côté ? Je peux les congeler de manière appropriée si jamais vous voulez des enfants plus tard. »

Une fois qu’il eut la réponse, il commença son ouvrage. Ses gestes étaient précis, nés de décennies de pratique et d’observations. Même lorsqu’il avait été le Dévoreur, il n’avait pu s’empêcher de prendre possession d’étudiants en médecine pour apprendre les nouvelles techniques et s’entraîner. Avec la Moisson et le Hell Club, il avait eu des myriades de sujet, il avait pu déconstruire et reconstruire entièrement des corps humains. Réaliser une incision la plus petite possible, se glisser dans les chairs pour ligaturer des trompes ? Un jeu d’enfant. Il aurait presque pu le faire les yeux fermés. Même si Siobhan n’aurait probablement pas apprécié.

« Voilà, je pense que vous devriez être tranquille. » Lâcha-t-il en commençant à suturer la plaie. « Si jamais vous changiez d’avis, je devrais pouvoir reconstruire tout cela. Même si vous n’en aurez pas l’utilité en tant que vampire. »

Elle pourrait faire de rejetons d’une autre façon. Il faudrait qu’il lui demande de pouvoir examiner ses crocs à l’occasion.
 
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Jeu 5 Nov 2020 - 12:12 Message

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La réponse de Frankenstein aurait pu m’agacer si elle n’avait pas été aussi juste. De fait. Je préférais le payer plus que généreusement plutôt que de dépendre de sa bonne volonté et de son envie de me soigner. Qu’il le fasse parce que je lui importais - en tant que sa petite création, évidemment - ne me convenait pas. Je ne voulais être la débitrice de personne. Les dettes avaient tendance à se retourner contre vous au moment où vous n’en aviez vraiment pas besoin.

« Vous avez bien conscience que n’importe qui, à votre place, serait ravi de ne pas avoir à se préoccuper de moi ? »

Je n’étais pas plus aimable avec lui qu’avec le reste du monde, peu importait les circonstances. La plupart des gens auraient pris mon argent en espérant que je ne reviendrais jamais. Peut-être même m’auraient-ils foutu à la porte. Lui semblait ignorer ma mauvaise humeur la plupart du temps.

« Si c’est pour me comparer à une de mes proies, franchement, arrêtez de penser, Frankenstein » râlais-je au passage.

Même si je comprenais l’idée. Et qu’il ne me semblait pas qu’il avait questionné mon intellect, surtout. Je commençais à le cerner assez pour savoir qu’il avait simplement une estime de lui-même… Conséquente. Même avec ma fierté démesurée, ceci étant, je savais pertinemment qu’il était plus intelligent que moi, et ça ne me faisait ni chaud, ni froid.

« Ce n’est pas ma faute si à peine revenue ici, l’autre rouquine a rappliqué pour me demander si j’allais me lancer dans une vendetta contre son petit empire - franchement, je me demande encore pourquoi, qui est assez con pour essayer de renverser l’Antéchrist, par tous les dieux ? - puis m’offrir un job. Je ne fais rien pour aller vers l’Enfer, c’est l’Enfer qui revient toujours vers moi. »

Pour m’emmerder ou me narguer, soit dit en passant. Ma petite passe d’armes avec la Wormwood me restait encore et toujours en travers de la gorge. Heureusement, le frère d’Abigaïl était capable d’être tout aussi pénible à sa façon, ce qui me distrayait agréablement du reste. Je n’avais pas envie de recommencer à ruminer maintenant. Même si j’en avais eu envie, ce qu’il avait signifié m’aurait ramené au présent, quoi qu’il en soit.

« C’est tout, moi, une chance incroyable, Frankenstein. »

C’était plus la colère qu’autre chose qui me poussa à continuer. Colère qui n’était jamais qu’un réflexe de défense. Pour tout autre chose.

« Est-ce que c’est tellement compliqué à comprendre que je n’aime pas qu’on me voit nue, qu’on me touche, après tout ce que j’ai vécu, vraiment ? Avec votre génie, vous n’êtes pas fichu de capter ça ? »

Je me tus brutalement et lui lançais un regard furieux. Le genre qui voulait dire “et vous avez intérêt à la fermer”. J’avais confiance en lui pour faire son travail correctement, et plus confiance en lui qu’en un inconnu, globalement parlant, mais il n’empêchait pas que toute cette situation de merde me foutait les nerfs. Savoir que j’aurais sûrement pu le tuer en une fraction de seconde ne me consolait qu’à moitié. Je restais silencieuse tandis que sa créature s’occupait de moi, et jusqu’à ce que je me retrouve à attendre - sans grande nervosité, fondamentalement - qu’il rapplique.

« Je passe mon tour. »

Je ne comptais vraiment pas faire la sieste pendant quoi que ce soit. J’observais un instant le nécromancien et pinçais les lèvres, avant de laisser ma tête retomber en arrière.

« Non. Je ne compte pas avoir d’enfants de nouveau. »

Je méditais l’idée de récupérer celle que j’avais déjà faite pour la détruire une bonne fois pour toute, depuis que j’envisageais de redevenir une membre de la superbe famille infernale de Star City, alors en pondre une autre ? Très peu pour moi. Je le surveillais du coin de l’oeil même si, en toute bonne foi, c’était plus pour la forme qu’autre chose. Il était assez perturbant de ne pas sentir vraiment ce qu’il foutait alors que je voyais bien qu’il y était occupé, mais bon. Je préférais ça que de tout ressentir. Avoir l’abdomen déchiré de l’intérieur une fois m’avait suffi. Je ne me détendis réellement que quand il s’attaque aux sutures, ceci dit. Je fermais les yeux et attendis patiemment qu’il termine.

« Je ne risque pas de changer d’avis, mais merci, Frankenstein. »

Je marquais une pause, entrouvris un oeil.

« Vous me direz combien je vous dois pour ça aussi. »

Je n’avais pas plus envie de dépendre de son bon vouloir maintenant qu’une demie-heure plus tôt.

« Quand pourrais-je remarcher, d’ailleurs ? »

Il m’avait assez recousue pour que je sache que je n’étais pas censée faire de gestes qui tireraient sur les fils pendant quelques jours - deux ou trois, avec ma régénération, plutôt qu’une dizaine - et que j’ignorerais probablement cette recommandation, mais je n’avais jamais perdu l’usage de la moitié de ma jambe pour autant auparavant.
 
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Dim 8 Nov 2020 - 0:11 Message

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Siobhan tentait-elle de le convaincre de ne plus s’occuper d’elle ? Ou bien était-ce là une tentative pour lui faire confirmer qu’il l’appréciait ? Le nécromancien n’en avait pas la moindre idée et en réalité, il n’en avait vraiment que faire. Il avait déjà énoncé les raisons de son intérêt pour la sorcière rousse, mais s’il devait insister, qu’il en soit ainsi. A une époque il avait eu des apprentis, il avait l’habitude de devoir répéter les choses encore et encore.

« Je ne suis pas n’importe qui. Je n’ai que faire de ce qui ravit la plupart des gens. »

Il comprenait ce qu’elle sous-entendait. Siobhan n’était pas la plus facile à vivre de toutes les créatures que cette terre ait portées. Sa façon de s’exprimer était brutale et manquait de courtoisie, voir se révélait complètement vulgaire. Mais il ne s’agissait là que de détails qui n’avaient pas la moindre importance. Elle restait une femme particulièrement intéressante. D’un point de vue anatomique et magique. Puis il était responsable de sa santé, qu’elle le veuille ou non.

« Ceci est impossible. Mettre mon cerveau à l’arrêt serait une perte monumentale pour tous, même seulement quelques instants. En tant que tueuse toutefois, vous pouvez comprendre que je peux développer un lien particulier avec ceux qui se retrouvent régulièrement sous mon aiguille. »

Après tout il avait pansé ses plaies assez régulièrement et cela risquait de ne pas s’arrêter de sitôt. Enfin, jusqu’à ce qu’elle passe le pas et décide de devenir une brave petite représentante de la morte-vie. Ce qui le faisait réfléchir sur sa propre mortalité. Il avait été un zombie en quelque sorte pendant un temps, un peu comme sa sœur. Mais il avait alors dépendu de sa magie, ce qui était inacceptable. Être vivant avait de nombreuses limitations. Il pouvait devenir vampire, mais il perdrait trop de temps à chasser du sang et ne voulait pas être distrait par la soif.

« La stupidité est infinie vous savez. Il y aura toujours des idiots pour tenter de s’en prendre à Lady Satan. Qui plus est, certains ont réussi à la mettre hors d’état de nuire pendant un certain temps. Cela peut en encourager d’autre. Même si je leur souhaite bien du courage. »

Anton n’avait pas connu l’ancienne Lady Satan, celle qu’était Evelyn avant l’exorcisme. Elle avait été puissante bien sûr, mais surtout bien moins entourée.

« Vous ne semblez pas vraiment fuir l’enfer avec beaucoup de fougue. » Lâcha-t-il. « Elle vous a offert un job et vous allez finalement l’accepter, mais en plus, vous allez devenir une créature semblable à elle. D’un point de vue purement logique et extérieur, elle a bien fait d’avoir eu une petite discussion avec lui. Elle vous a appâté et vous avez mordu à l’hameçon. »

Il n’irait pas jusqu’à qualifier Siobhan de poisson, mais c’était déjà sous-entendu. Lady Satan avait agité devant elle la promesse du pouvoir et de l’immortalité, de la revanche aussi d’une certaine manière contre ceux qui l’avaient torturée ou humiliée par le passé. Et voilà qu’elle envisageait déjà de rejoindre la famille Wormwood. Décidément, l’Antéchrist était aussi doué dans l’art de rassembler les monstres que lui pour rassembler des membres.

« Vous n’avez pas idée. »

Siobhan était chanceuse. Quand on la comparait aux damnés et aux autres victimes des jeux puériles de démons. Elle avait eu la chance d’avoir suffisamment marqué Abigaïl pour que celle-ci la reconnaisse et désire la ramener. Elle avait eu la chance que les deux jumeaux nécromanciens aient le pouvoir de le faire. Tout cela était bien entendu implicite.

« Je le comprends. Ce qui ne signifie pas que je m’en soucie. » Commença-t-il calmement. « Si je m’encombrais des traumatismes de tous ceux qui m’entourent, voir même pire, des miens, je n’avancerais jamais dans mon ouvrage. »

Il avait conscience que Siobhan avait été torturée et violée par un démon, et probablement par d’autres dans la Géhenne. Il pouvait imaginer son traumatisme. Assez facilement quand il pensait à ce qu’il avait vécu lui-même entre les mains de Méphistophélès. Mais il ne ressentait pas la moindre pitié pour elle. Il ne ressentait pas la moindre pitié pour personne en réalité. Il voyait la situation d’une façon parfaitement anatomique et pratique et cela lui convenait parfaitement.

Les émotions étaient bien souvent superflues et ne faisaient que compliquer les choses. Même si elles étaient légitimes. S’il avait pris en compte la peur et le dégoût des gens, il ne serait jamais devenu le nécromancien qu’il était désormais, dont les créations rivaliseraient bientôt en puissance avec les armées de morts-vivants de sa sœur. Non. Il préférait se concentrer sur la chair, sur les organes. Stériliser Siobhan était plus simple que d’essayer d’adapter son attitude à ce qu’elle avait vécu.

« Très bien. »

Elle avait refusé l’anesthésie générale et il n’avait pas besoin de récupérer ses ovules. Il était tentant de le faire malgré tout. Au cas où elle changeait d’avis, où s’il voulait essayer de créer un homoncule à son image. D’un point de vue pratique toutefois, le jeu n’en valait vraiment pas la chandelle. Aussi se contenta-t-il de pratiquer son opération sans perdre plus de temps. Même si l’entendre le remercier était assez étrange.

« Je n’en ai pas la moindre idée. Je demanderais à Nightmare Nurse de voir combien coûte ce genre d’opération en temps normal. Enfin, en Angleterre. Le système de santé de ce pays est plus cruel que Lady Satan. » Lâcha-t-il en se redressant après avoir tout refermé. « Même si nous pourrions prévoir un autre arrangement. Vos soins gratuits, en échange de quoi je pourrais vous étudier de façon non invasive quand vous serez devenue une vampire. »

L’argument non-invasif lui avait semblé important. Siobhan même immortelle ne se laisserait probablement pas ouvrir en deux.

« Bientôt, je suppose. Nightmare Nurse pourrait probablement lever la paralysie dès maintenant. Mais je pense qu’il serait bien que vous restiez allongée pendant au moins quelques heures. Votre organisme a été mis à rude épreuve. J’ai des chambres à l’étage. »

L’infirmière était déjà en train de placer un pansement sur la plaie suturée, puis de rhabiller la sorcière de sang. Anton s’attendait déjà à un concert de protestations.
 
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Dim 8 Nov 2020 - 1:23 Message

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Pour ne pas être n’importe qui… Je n’étais peut-être pas sa plus grande fan - j’avais parfois une très sincère envie de l’étrangler, mais c’était le cas de la plupart des gens que j’avais pu rencontrer dans ma vie - mais il fallait lui reconnaître une patience phénoménale. Ou alors, son cerveau filtrait les passages les plus désagréables de nos conversations. Je ne savais pas exactement ce qu’il en était.

« J’avais cru comprendre. »

Je rétorquais d’un ton mordant, encore une fois. Sans doute qu’il ne réaliserait pas l’ironie dans mes termes, comme ça avait été le cas précédemment. Et à cet instant de nouveau. Je levais les yeux au ciel sans m’en cacher. Par tous les dieux. Il était imperméable au moindre sarcasme. Ça en devenait presque pénible.

« … C’était ironique, Frankenstein. Et oui, oui, je comprends. »

Pas parce que j’étais une tueuse, ceci dit. Je ne développais aucun lien affectif avec qui que ce soit. Surtout pas mes proies et mes victimes. De toute façon, elles n’étaient souvent que des noms dans un message, une série d’informations qui me permettaient de frapper de la façon adéquate, et basta. Je ne faisais pas partie de ces timbrés qui ritualisaient les mises à mort. Je pouvais en faire un spectacle si on le demandait, mais ça ne me faisait pas le moindre effet.

« J’ai cru comprendre qu’elle avait passé un moment de difficultés il y a quelques années. Pas que ça se voit. »

Elle m’avait tout l’air de s’en être remise. La rouquine était un danger public. Et je comptais faire un pacte avec. J’étais peut-être infiniment stupide, au fond.

« De toute façon, c’était mal barré à partir du moment où Abigaïl et toi avez tous les deux des liens avec l’Enfer et que c’est vous qui m’avez ressuscitée, je répondis avec un soupçon de mauvaise foi. Et je sais très bien que j’ai mordu à l’hameçon qu’elle a lancé pour moi. Ça me fait chier. Je ne suis toujours pas sûre de moi, en plus. Je ne lui ai rien dit. »

En fait, depuis notre dernière rencontre, j’avais soigneusement évité l’Antéchrist et sa clique. Je jetais un regard agacé à Frankenstein. Encore une fois, l’ironie ? Non ? Vraiment ? Comme si j’étais si chanceuse que ça. La seule chance que je voulais bien accepter, c’était que sa nécromancienne de soeur se soit mis en tête de me ramener alors que je n’étais rien d’autre que la conne qui était venue insulter une victime dans sa propre demeure. Je ne me fatiguais pas à répondre à ça. Ni à sa réaction face à mes réprimandes concernant les traumatismes que je trimballais en souvenir.

J’avais à la fois envie de lui passer un savon en lui signalant que faire preuve d’un peu de délicatesse n’aurait franchement pas fait de mal, et de le remercier. Assez bizarrement. Il n’avait pas pitié de moi. Ça changeait. En fait, par rapport à d’autres personnes qui avaient pris un certain plaisir à me mettre le nez dans les séquelles de mon passé, Frankenstein n’en avait honnêtement rien à cirer.

C’était plus agréable qu’il n’y paraissait et me donna de quoi réfléchir tandis qu’il s’occupait de me rendre stérile de nouveau. C’était amplement plus agréable que d’accoucher par une voie non naturelle comme la dernière fois, comme méthode. Dès que ce fut fini, je me redressais sur mes coudes pour l’observer. Son infirmière s’employait à poser un pansement sur les plaies. Fantastique. J’observais le nécromancien d’un air sombre.

« Mais bien entendu. Je vais rester ici avec une partie de moi paralysée alors que je peux avoir des ennemis partout au dehors. La bonne idée. Je veux bien rester allongée une heure ou deux, à tout casser, mais débarrassez moi de votre anesthésique. »

Et je n’avais pas que ça à faire, donc je ne resterais pas non plus jusqu’à la fin des temps. Il pouvait se brosser.

« Il faut que vous vérifiez le test sur mon sang. Déjà. Et définissez étudier. Je n’ai pas envie de me retrouver monitorée de partout tous les quatre matins parce que j’ai accepté votre petit arrangement. »

Ça ressemblait trop à une dette à mes yeux.
 
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