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Un peu de culture - Tlazolteotl

 
Mer 4 Nov 2020 - 16:11 Message

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Est-ce que c’était une proposition? Pas dans l’esprit de Gabriel, il avait un peu sorti ça comme ça. Maintenant que c’était sur la table de cette façon… il se disait pourquoi pas. Bon, déjà, il sauta sur l’occasion de faire une plaisanterie.

Que voulez-vous, j’aime être original. Notez que si ça vous intéresse, je vous prendrais au mot, ça m’obligera à sortir du bureau”.

C’était à peu près le seul truc qui fonctionnait. Avec les paris. C’était dire à quel point le Major avait une relation codépendante avec son bureau. Depuis qu’il était à Star City, il y passait facilement soixante heures par semaine. Et encore, ça, c’était les petites semaines.

C’est vrai. Enfin je vais être honnête, avant de partir sur le terrain, j’étais un occidental moyen” admit Gabriel. Sans trop de honte. Disons que ça remontait à presque trente ans, et qu’entretemps, il avait beaucoup appris et mûri. “Pour ma défense et celles de mes compatriotes, le programme scolaire est plutôt orienté. Pareil pour les médias”.

Il aurait pu continuer dans cette branche. Clairement, quand il était parti en Haïti pour ramener la paix, la mission avait été présentée comme civilisatrice. Avec le recul, Colt n’était pas sûr qu’il l’aurait qualifié ainsi. Pareil pour d’autres missions avec l’Air Force.

Il lâcha un rire, secoua la tête. Nan, vraiment, il était d’avis qu’on pouvait perdre la main pour ce genre de trucs. Le vélo, c’était facile. On montait sur la selle, on pédalait, et hop. Les relations humaines, c’était monter sur la selle, et découvrir que la selle n’était pas du tout au même endroit qu’avec une autre personne, et tiens, mais où était les pédales? Pourtant, Colt était sociable, il avait un caractère avenant, expansif même… mais la plupart de ses relations étaient avant tout professionnelles et restaient superficielles.

Vous savez que le meilleur moyen pour que quelqu’un arrête d’être lui-même, c’est de lui dire d’être lui-même?

La même histoire que de dire à quelqu’un “tiens, mets-toi là pour la photo et prends l’air naturel”. C’était un drôle de truc, le cerveau humain.

Vous savez quoi? Vous avez parler de quelque chose à grignoter et ça m’a donné faim. Qu’est-ce que vous prenez?

Colt? Faire diversion? Mais pas du tout, il ne voyait pas du tout ce qui aurait pu faire dire ça à qui que ce soit. En plus, c’était peut-être une idée nulle, parce qu’il n’y avait qu’un menu, et qu’ils se retrouvèrent à le regarder en même temps, leurs têtes penchées l’une vers l’autre.
 
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Dim 8 Nov 2020 - 0:47 Message

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L’originalité est une vertu comme une autre. Encore que j’ai sans doute déjà reçu ce genre d’invitations par le passé, même si elles sont loins d’être les plus fréquentes. D’autant plus que je ne suis pas forcément adepte convaincue de ce type de sports, encore une fois, mais qu’importe, au fond.

« Ma foi… Pourquoi pas, finalement ? Comme vous le dites, ça aura le mérite d’être original ? »

Doux mensonge, mais peu importe. Ce n’est pas le plus important. Naïma n’aura jamais eu ce genre de rendez-vous, et c’est elle que je prétends être. Je suis bien assez talentueuse lorsqu’il s’agit de me glisser dans la peau de quelqu’un d’autre pour être capable de maintenir les apparences au sujet de l’agent de l’UNISON parfois un peu timide, mais généralement plutôt sociable quoi qu’il en soit. La réserve de Thalia a vite fondu au fur et à mesure que je prenais le contrôle de son corps, et mes collègues sont tous intimement persuadés que j’avais simplement eu besoin de quelques semaines pour me faire à une nouvelle équipe. Me sentir suffisamment à l’aise pour être moi-même, en somme.

« Oh, je ne vous juge pas spécialement pour cela. Vous étiez simplement comme la majorité des gens, voilà tout. »

Je hausse les épaules d’un air léger. De fait, l’essentiel de l’humanité est terriblement égocentrée. Cela fait partie de ces défauts dont découlent des choses assez amusantes, en un sens.

« Pas nécessairement. Maintenant il faut réussir à accepter que je n’ai aucun intérêt pour les… Démonstrations ? Les faux-semblants. Ce n’est pas parce qu’on considère ça comme un rendez-vous que vous devez changer. Vous êtes toujours le même Gabriel que j’ai rencontré il y a quelques temps au musée, vous voyez ? »

Je souris gentiment. Je ne montre aucune anxiété, pour ma part. Nulle nervosité. Oh, je sais me prétendre plus ingénue, plus en retrait, mais ça n’aurait aucun intérêt. Quoique. Peut-être cela aurait-il laissé plus d’assurance à mon accompagnateur.

« Un muffin au chocolat. »

J’ai répondu sans grande hésitation. Cela fait partie des choses de cette époque que j’apprécie plutôt, d’un point de vue culinaire. Même si côté plats de résistance, la nourriture mexicaine me manque fréquemment. J’en mange de temps à autre ici, mais cela n’a pas les mêmes saveurs que dans mes souvenirs.

« Et vous-même ? »

Même si je ne suis pas entièrement convaincue qu’il ait réellement envie de se sustenter. M’est avis qu’il s’agissait plutôt d’un changement de sujet.
 
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Dim 8 Nov 2020 - 18:55 Message

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Hey, regardez-nous. On a tout juste décidé que c’était un rendez-vous qu’on en a déjà un deuxième!

Encore que… A ce stade, ça pouvait encore n’être qu’un vœu pieux. Les fameux “On s’appelle pour un café” qui ne se concrétisait jamais, en somme. Disons que c’était aussi une porte de sortie si ce rendez-vous là se finissait mal. Comprendre que pour l’instant, ça se passait bien, mais Gabriel se disait que ça pouvait changer. Pour une… raison inconnue. Il ne comptait pas faire exprès de flouer ce rendez-vous, qu’on soit clair.

La majorité des gens y perd, si vous voulez mon avis”.

Pas qu’il se considérait comme meilleur que ces gens. Il avait mûri, d’accord, mais ça ne s’était pas fait du jour au lendemain. Il avait appris certaines leçons à la manière forte - par exemple, en plein milieu d’une explosion d’un convoi de véhicules.

Je vois. Du moment que vous acceptez les idées que je suis vraiment complètement rouillé pour ce genre de trucs”.

Et que ça devait se sentir dans… à peu près tout? Sa façon de se tenir, sa façon de parler… Pour le dire franchement, Gabriel réfléchissait un peu plus maintenant à ce qu’il disait que quelques minutes plus tôt, quand tout ça n’était encore qu’un café avec une inconnue fraichement rencontrée.

Très bon choix, le muffin au chocolat”. Il hésita encore un peu. Il n’était pas très sucre, pas très gourmand non plus, mais de temps en temps, son envie de gâteaux se réveillait. Pratique cela dit: il n’était pas du genre à grignoter ou à se gaver de gâteaux devant la télé. Pour autant, il prenait du dessert quand il allait au restau, donc il n’était pas totalement insensible à des trucs comme “Muffin double fruits rouges” ou “Tartelette aux pommes” ou “Eclair à la pistache”. “Je vais prendre le muffin aux myrtilles”.

Il fit un petit signe à la serveuse. Elle lui rendit un signe de tête en retour mais n’approcha pas tout de suite. Elle prenait la commande d’une autre table et sa seule autre collègue s’occupait de la préparation des boissons.

Maintenant qu’il n’avait plus l’excuse de chercher quelle douceur il allait pouvoir avaler, Gabriel se trouvait dans la position du gars qui devait trouver un autre sujet à aborder. Alors voyons. Ils avaient parlé boulot, sans trop entrer dans le détail, mais ça semblait un terrain risqué d’en parler plus avant. Il n’avait pas spécialement envie de parler de son boulot à lui. Grossière erreur, mais il ne le saurait que bien plus tard. La famille ne semblait pas un très bon sujet non plus, du peu qu’elle lui en avait dit, et il voyait mal déblatérer sur la sienne sans que la question vienne d’elle, ça faisait un peu… comment dire… autocentré.

Voyons voyons voyons… Et cette serveuse qui n’arrivait toujours pas pour lui sauver la peau et lui donner deux-trois minutes de sursis…

Et puis soudain, l’illumination. Ils avaient parlé voyage, ils avaient vaguement parlé loisir et cuisine…

Donc… vous êtes du genre à aimer le chocolat… Généralement, les gens qui aiment le chocolat sont du genre gourmande”.

Là, il était plutôt fier de lui. Franchement, trouver un sujet de conversation là, comme ça, c’était du grand art.
 
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Mar 10 Nov 2020 - 15:38 Message

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Les réactions de Gabriel s’avèrent presque adorables. J’esquisse un sourire léger devant sa remarque.

« Pourquoi s’en priverait-on, ceci dit ? »

La question, purement rhétorique, a surtout vocation à affirmer de façon un peu plus subtile qu’en le disant directement que je ne suis pas contre ce deuxième rendez-vous. En admettant qu’il ne fasse rien pour me contrarier, mais ce n’est pas un but si aisé que cela à atteindre, si bien que je ne me fais guère trop de soucis.

« Je suis entièrement d’accord avec vous. »

Si l’humanité était un petit moins égocentrique, beaucoup de choses leur apparaîtrait bien différemment, mais enfin… Quel dommage que je ne puisse dire à l’homme en face de moi que cela ne changera pas de sitôt. Des millénaires à les voir piétiner sur ce point m’ont ôtée toute illusion à ce sujet. Et puis, n’est-ce pas là un comportement naturel ? Chercher à défendre ce qui vous appartient, à protéger ceux que vous aimez… Le règne animal fait de même, et nous ne sommes pas si différents d’eux, au fond. L’humanité ne l’est pas, et je ne considère pas que les déités en soient trop distantes non plus, quoique de façon dissemblable.

« J’avais cru comprendre, étant donné que vous l’avez répété au moins deux ou trois fois » je m’amuse gentiment avant de lui tapoter la main.

Plus en guise d’encouragement qu’autre chose. Je choisis ce que je désire manger sans beaucoup d’hésitation, avant de retomber dans le silence. Pas que je n’ai pas la moindre idée de comment relancer la conversation, mais je suis curieuse de voir comment mon compagnon s’en sort. Il s’avère qu’il s’en sort plutôt difficilement, mais qu’il s’en sort tout de même. J’acquiesce dans un rire :

« Je plaide coupable, question gourmandise. Quel est l’intérêt de manger si ce n’est pas pour manger de bonnes choses ? »

C’est d’autant plus vrai lorsqu’on est une divinité. Je ne raffole en vérité pas de la nourriture en soi, simplement de ses variantes plus goûteuses. Le chocolat est lié à ma culture, qui plus est, mais ceci est une autre histoire.

« Maintenant, c’est plus de l’opportunisme qu’autre chose, chez moi. Je grignote peu, je ne suis pas trop du genre à être en manque de gourmandises. Plutôt que je ne rate pas l’occasion quand elle se présente ? Comme sous la forme d’un muffin, par exemple. »

La serveuse arrive alors que je termine ma phrase. Je commande pour nous deux d’une voix légère, avant de remercier l’intéressée et de reporter mon attention pleine et entière sur Gabriel.

« Est-ce que je dois déduire de votre propre choix que vous êtes plus raisonnable que moi ? »

Quel dommage, le cas échéant.
 
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Mar 10 Nov 2020 - 20:53 Message

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La dame avait de la répartie. Pas que Gabriel jugeait ça étonnait, l’air de dire “ohlala, une dame qui sait parler!”, il constatait, voilà. Il constatait aussi qu’elle avait l’air plutôt déterminé à avoir ce deuxième rendez-vous, avant même la fin du premier. Gabriel n’avait pas encore décidé si c’était une bonne ou une mauvaise chose.

Hey, au moins, vous savez que je radote, c’est le genre de trucs à prendre en compte”.

Des petits malins - ses frères et soeurs - auraient été tenté de dire qu’en même temps, à son âge… Colt ne les faisait pas, mais il avait quand même pas loin des cinquante ans. La dernière fois qu’il avait vu son petit frère, il s’était plain qu’ils avaient l’air d’avoir le même âge.

Hum… j’admets que j’aime les bons repas, mais je crois que tout le monde est pareil”.

Disons que… il y avait un côté agréable à ne pas manger des biscuits de l’armée trempés dans l’eau. Gabriel aurait pu le faire, mais il n’en avait pas envie, voilà.

Je sais pas… je suis pas porté sur le sucre. Je grignote rarement aussi, même devant la télé”. Déjà qu’il n’avait pas spécialement le temps de regarder la télé. Généralement, il se contentait des matchs de basket ou de football, et souvent, il devait les enregistrer pour avoir une chance de les voir. “D’un autre côté… Si je dois commander à manger, je ne vais pas le faire dans un snack”.

Et commander, il le faisait souvent. Il avait fait un certain nombre de ses repas sur le coin de son bureau. Sans parler de tous ses dîners en mode burger ou plats chinois devant la télé. Ou italien. Ou… en fait, maintenant qu’il y pensait, Gabriel avait pas mal de bonnes adresses.

Je me rends compte que j’ai peut-être un amour plus poussé pour la nourriture que ce que je croyais. Comme je ne vais pas manger pour manger, je ne sais pas si c’est totalement de la gourmandise. Il y a pas mal de restaurants qui font des choses chouettes. Des tas de spécialités qu’on trouve que dans des grandes villes, comme… la cuisine éthiopienne par exemple”.

Vraiment, Gabriel était un pro. Bradley et lui avaient une collection assez impressionnante de menus à emporter et, disons-le, l’un de leur petits plaisirs consistait à en essayer un nouveau qui venait tout juste d’ouvrir.

Tout ça pour dire que si vous êtes gourmande, je peux vous faire quelques suggestions”.

Wow, il s’avançait là, non? Il n’était quand même pas en train de proposer un dîner? Bon, peut-être que si. Pourquoi pas d’ailleurs? Ils étaient deux adultes consentants qui pouvaient faire ce qu’ils voulaient, non?
 
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Mer 11 Nov 2020 - 23:02 Message

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Un petit rire me prend lorsqu’il se sort avec une certaine élégance de la situation, utilisant mes remarques en guise de plaisanterie, en définitive. Plus finement joué que je ne l’aurais cru capable à l’heure actuelle, au vu de l’apparente paralysie de son cerveau suite au décret de notre rendez-vous en cours.

« Ah, c’est exact, plutôt honnête de votre part. »

Je plaisante d’une voix amusée, avant de me laisser aller en arrière sur ma chaise, la mine ouverte, tout comme ma posture. J’ai simplement recroisé mes jambes. J’esquisse un sourire sans qu’il ne soit entièrement en place, et surtout, je prends soin de ne pas trop fixer Gabriel. Oh, je reviens régulièrement à son visage, bien sûr, mais je ne veux pas le mettre mal à l’aise et évite donc de trop pousser mon jeu. Il sera toujours temps de le faire par la suite.

« Oh, détrompez-vous. Un homme avec qui je suis sortie quand j’étais beaucoup plus jeune avait coutume de me dire qu’il ne mangeait que parce que c’était obligatoire pour vivre. Je n’ai jamais trop compris le point de vue. »

L’air un peu surprise. Pour l’anecdote, cela m’est vraiment arrivé, il y a quatre ans environ, même si la personne m’ayant dit ça était une femme. Ceci dit, Naïma est réputée être hétérosexuelle, je ne compte pas signaler que si l’humanité me mettait dans l’une de ces cases qu’ils ont inventé, je serais plutôt du côté de la pansexualité. Enfin.

« Vous n’aviez pas réalisé que vous étiez tout de même bien proche de votre assiette, je ris gentiment. Mince, j’espère que je ne perdrais pas de points pour vous avoir amener à cette réalisation. »

Sait-on jamais. Elle pourrait être un peu douloureuse. Je me redresse légèrement, ajuste une mèche de cheveux derrière mon oreille. Des petits gestes que j’ai pris coutume de déployer depuis que je suis humaine. Mes allures sont plus figées, tout de même, sous ma forme divine.

« Je serais ravie d’entendre vos suggestions. J’ai encore beaucoup à apprendre sur les coins agréables, ici, si ça fait un moment que vous êtes là, vous êtes le candidat idéal pour me conseiller. Si vous deviez citer un restaurant favori, vous diriez quoi ? Ou un type de cuisine ? Je suis curieuse. »

Je décroise mes jambes alors que la serveuse ramène les pâtisseries que nous avions finalement pu commander. Remercie chaleureusement avant de reprendre, comme si rien ne nous avait interrompus :

« Pour ma part, j’avoue avoir un faible pour la cuisine mexicaine. La vraie, j’entends. Ça doit être la culture aztèque qui me déteint dessus. »

A quel moment sera-t-il considéré correct par le charmant Gabriel que je me montre un tantinet plus tactile ? La question m’effleure et je retiens un sourire. Oh, il se laisserait probablement aller.
 
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Jeu 12 Nov 2020 - 15:16 Message

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Vraiment? C’est un peu triste. Enfin… j’ai fait l’armée” précisa-t-il aussitôt, avant de laisser sa réponse s’arrêter là et être juste un peu bizarre. “J’ai passé un sacré paquet de temps à manger des rations prévues pour des conditions… pas forcément hospitalières. Croyez-moi qu’à choisir, je préfère un bon repas à un biscuit”.

Ce qui… devait être le cas d’à peu près tout le monde ayant fait l’armée? Sérieusement, il n’y avait rien à faire pour faire passer le goût de carton. La plaisanterie, dans l’unité de Gabriel, c’était de dire qu’on ne s’habituait pas au goût, on s’y résignait.

Nah, ça va, j’assume”.

Ce n’était pas comme si ça déteignait sur sa santé. Il était quand même plutôt actif et il mangeait… disons… relativement équilibré. Certes, il mangeait des burgers et des frites, mais Bradley le faisait parfois manger des trucs végétariens. Il grognait toujours, mais surtout pour la forme. Ca avait beau être des légumes, c’était quand même rarement dégueu.

Ah, juste un seul un?

A ce stade, et comme à chaque fois que quelqu’un posait une question de ce genre à une autre personne, Gabriel oublia tout ce qu’il avait jamais mangé de sa vie, tous les restaurants qu’il avait pu essayé. Pratique, hein? Heureusement que l’arrivée de la serveuse lui donna une minute de réflexion supplémentaire et que son cerveau se remit en marche.

Ah, la cuisine mexicaine. C’est une valeur sûre!” Disons que manger épicé ne le rebutait pas, donc déjà, ça aidait quelque peu. Mais elle lui avait posé deux questions et il n’y répondait pas. “Il y a un restaurant marocain dans le quartier du Centre, une petite merveille. C’est un ami qui me l’a fait découvrir. Sinon… J’ai de bons souvenirs de la cuisine russe. C’était un pays que je ne connaissais pas du tout avant d’y être stationné quelque temps, et ça a été une bonne surprise. J’ai pas encore trouvé de bons restaurants russes à Star City par contre. Pas aussi bon que sur place”.

Encore heureux, parce que c’était aussi un pays plutôt déprimant. Surtout que Colt y avait majoritairement été en hiver, autant dire que ça n’avait pas été agréable tous les jours. La nourriture avait un peu rattrapé le coup. Les amis qu’il s’y était fait aussi. Il n’avait pas été le seul à se trouver déraciné là-bas, et les gens avaient tendance à vite se rapprocher, dans ces cas-là.

Gabriel n’était pas idiot au point de louper tous les signes. Certes, il était aidé par le fait que la rencontre avait officiellement été classé dans la catégorie des rendez-vous. Pour autant, ses yeux s’arrêtaient régulièrement sur le visage de la jeune femme, attirés par le mouvement de ses doigts pour replacer une mèche de cheveux. Il n’était pas loin de la fixer bêtement, alors il sauta sur son muffin. Retirer le papier lui donnait au moins quelque chose à faire.

Pour tout vous dire, je ne suis vraiment pas difficile. J’aime bien manger italien par exemple. Comme je fais beaucoup de sport, les pâtes, c’est la base”.

Alors les pâtes avec de la sauce…
 
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Lun 16 Nov 2020 - 13:38 Message

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« Je peux comprendre, je n’aurais pas forcément adoré être à votre place. »

L’armée est d’une rigidité qui ne me conviendrait pas. Heureusement que l’organisation me laisse suffisamment de libertés pour que je ne me sente pas enfermée. J’aurais probablement déjà trouvé un moyen d’y remédier, dans le cas contraire. La patience est une qualité que je cultive amoureusement, mais ce n’est pas pour autant celle que je préfère. Aujourd’hui, pourtant, je suis bien obligée de m’en munir. Histoire de ne pas brusquer ce cher Gabriel. Un sourire amusé aux lèvres, j’ajoute d’un ton léger :

« Ma foi, si vous assumez. »

J’incline légèrement la tête. Ris devant sa réaction.

« Mettons deux ou trois ? »

J’admets que choisir son favori n’est pas toujours la plus aisée des choses. Encore moins lorsqu’on a des centaines d’exemples en tête, après une certaine durée de vie sur terre, même si dans le cas de restaurants, je n’ai pas été concernée si souvent que cela. A l’époque de ma dernière incarnation, ce n’était pas forcément répandu tel que ça l’est maintenant, dirais-je.

« Je crois que je n’ai pas mangé de cuisine de ce coin depuis un bon moment. En fait, probablement depuis que je suis à Londres, je mens sans une hésitation. Encore moins quelque chose de russe. Je ne saurais même pas vous en décrire les spécialités. »

Je prends l’air un peu curieux.

« A quoi ça ressemble alors ? Les spécialités russes ? »

Je replace une mèche de cheveux avec soin, m’amusant des regards attentifs, presque fixes par instant, de Gabriel. Je suppose qu’il n’oublie pas ce qui se trame pendant ce petit rendez-vous soutiré tout en douceur. Et qu’il ne rate pas entièrement ce qui se passe, loin de là. Je grignote un morceau de mon muffin avec délicatesse.

« La nourriture italienne est très certainement une valeur sûre également. »

J’ai acquiescé d’un ton léger, guilleret. J’aime bien cela également.

« Je note que vous aimez de tout. »

Un sourire malicieux se dessine très momentanément sur mes lèvres. Je me retiens d’ajouter que je pourrais éventuellement cuisiner pour lui - ce qui a en réalité très peu de chance d’arriver - histoire de ne pas risquer de le mettre mal à l’aise.

« Alors, ce muffin est à votre goût ? Vous voulez goûter ? »

Je désigne ma pâtisserie d’un geste du doigt et avec un air avenant au possible.

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Lun 16 Nov 2020 - 16:30 Message

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Deux ou trois, rien que ça!

Elle devenait presque exigeante là, non? Bon, sans doute que non, mais Colt avait bien le droit de râler pour rire. Dans les faits, il trouva effectivement de quoi répondre à sa question. Il réalisa après coup qu’il avait même partagé quelque chose d’un peu original. On ne devait pas souvent lui répondre “j’aime bien la cuisine russe”. Le quintet de tête incluait généralement la cuisine française, italienne, mexicaine, chinoise ou japonaise.

J’ai un faible pour les pirojki. C’est… des petits pains, c’est pas très gros, c’est fourré de viande, de fromage,... Ca se mange sans faim, je vous assure. Ca m’est arrivé plus d’une fois d’avoir un plat entier devant moi et de plonger dedans sans m’en rendre compte jusqu’à ne rien laisser. Et les syrniki, c’est… comme des pancakes très épais, ça peut se manger salé ou sucré”.

Mince, ça lui donnait faim tout ça, heureusement qu’il avait son muffin à grignoter.

Je suis très facile à inviter au restau”.

Et il réalisa après coup que ça pouvait être… disons… interprétée. Vraiment, il l’avait surtout dire pour la plaisanterie, et pas comme un sous-entendu relou pour pousser le rendez-vous jusque là.

Vous savez quoi, pourquoi pas, on a qu’à faire un échange”.

Gabriel s’essuya les doigts sur la serviette en papier qu’on lui avait donné et entreprit de prélever une portion de son gâteau pour le transmettre à Naïma, pendant qu’elle faisait la même chose. Il prit le temps de goûter le gâteau au chocolat avec un air concentré au possible, tel un critique culinaire, puis livra son verdict.

Pas mal, je suppose, pour du chocolat!

***

Gabriel lâcha un rire. Ils avaient quitté le musée et son café depuis un moment pour les rues de Star City. Ils avaient discuté d’un peu de tout, Naïma avait lâché quelques plaisanteries et l’après-midi s’était assez étirée pour que la soirée commence à pointer le bout de son nez. Il en avait plus ou moins oublié que c’était supposé être un rendez-vous. La discussion aidant, l’idée était passée au second plan. Tant mieux, sans doute, ça lui avait permis d'être plus détendu dans l’échange.

Et puis là… eh bien, il hésitait. Vu l’heure, il aurait pu être justifié que chacun rentre chez soi pour dîner. D’un autre côté, il avait passé un bon moment jusque là, alors…

Est-ce que vous avez faim? Et… envie de dîner avec moi?

Histoire qu’aucune ambiguïté ne soit possible quant à la première question.
 
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Jeu 19 Nov 2020 - 17:09 Message

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« Je suis exigeante, que voulez-vous ? Un petit côté tyrannique, je suppose. »

Je plaisante évidemment, quoique j’ai effectivement des tendances à me montrer exigeante. Pas forcément dans ce genre d’interactions, quoi qu’il en soit. J’admets que les descriptions qu’il fait de ses plats russes favoris tend à me donner faim, alors même que je suis occupée à déguster le muffin qu’il a commandé.

« Ok, très bien. J’admets que ça donne envie, quand vous en parlez. »

Peut-être aussi parce qu’il y a une étincelle d’envie dans son regard. Peut-être. Certainement.

« Ah, c’est une excellente chose à savoir. »

Je réagis sans m’y forcer lorsqu’il mentionne la facilité qu’il y a à l’inviter au restaurant. Après cela, notre petit rendez-vous improvisé s’écoule de façon tout à fait agréable. Petit à petit, Gabriel est parvenu à se détendre suffisamment pour que la conversation reste entièrement naturelle. Je distille ici et là, avec parcimonie, des signaux voués à réaffirmer l’intérêt que je peux avoir pour lui, qu’ils soient gestuels ou verbaux. Rien de plus aisé. Lorsque finalement, nous quittons le café du musée, c’est pour continuer avec les rues de la ville. Avec son concours, la rencontre hasardeuse devient une après-midi entière.

C’est sa collègue qui en sera fière, n’est-il pas ? Lorsque l’heure devient suffisamment avancée pour que je me demande si cela vaut le coup de tenter de l’attirer chez moi pour ce soir ou si mieux vaut remettre cela à une prochaine rencontre, il me coupe toutefois l’herbe sous le pied. Je fais mine d’hésiter. Pas trop, car je ne veux pas donner l’image de quelqu’un qui ne souhaite pas prolonger son rendez-vous. Pas trop peu, non plus. Trop d’empressement peut être inquiétant parfois.

« Ecoutez… Pourquoi pas ? J’ai plutôt faim, j’admets, et ce serait dommage d’écourter l’instant. Honnêtement, ça faisait longtemps que je n’étais pas restée dehors aussi longtemps. Enfin, sauf à compter le boulot. »

Je pouffe de rire et ajoute innocemment :

« Vous avez une idée particulière en tête, peut-être ? »

Veut-il dîner chez lui, au restaurant, sur le pouce ou bien tranquillement ? Je le laisse faire le choix, sans l’influencer outre mesure. C’est une occasion supplémentaire d’évaluer l’implication qu’il met dans notre rencontre impromptue. Je dois admettre que je l’apprécie, aussi, même s’il n’est pas forcément le premier humain sur lequel je me serais arrêtée. Essentiellement car le sens des responsabilités peut être réellement pénible, parfois, pour des personnes en poste à ces niveaux. Et intègres.
 
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Ven 20 Nov 2020 - 14:07 Message

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Gabriel se demanda brièvement s’il ne s’était pas un peu avancé, quand elle hésita. Bon, en même temps, est-ce qu’il ne se serait pas inquiété si elle avait donné une réponse immédiate? Sans doute que si. Oh, du calme! L’après-midi s’était bien passée jusqu’ici, non? Il n’avait pas vu le temps passer, c’était bon signe.

Moi aussi. Et encore, généralement, je bosse dans mon bureau”.

En fait, il mettait rarement le nez dehors pour autre chose que d’aller d’un point A à un point B. Il y avait bien son jogging plus ou moins quotidien, mais il allait rarement au-delà de l’heure. En plus, il courrait, ça n’avait rien à voir avec les discussions et la flânerie d’aujourd’hui.

Hum… je vais déjà vous épargner de vous inviter chez moi et de vous faire à manger parce que vous finirez à l’hôpital avec une intoxication alimentaire carabinée”.

C’était situer son niveau de cuisinier. Il savait faire pas mal de choses basiques - un reste de son éducation, quand il devait faire à manger pour ses cadets quand ses parents étaient absents - mais il n’avait plus le temps. Là, il aurait douté de se rappeler comment faire des pâtes.

Enfin je suppose qu’on peut aussi commander quelque part et quand même aller chez moi” réfléchit Gabriel à voix haute. “Ou manger directement sur place”.

Il avait tellement l’habitude de manger sur le pouce, sur un coin de bureau, ou en marchant d’une réunion à l’autre, que la perspective de le faire à une table avait de quoi le tenter. Peut-être plus au restaurant, non? C’était peut-être un peu tôt pour aller chez lui. Il admettait qu’elle était jolie, tout ça, mais quand même, ils ne se connaissaient que depuis quelques heures.

Pour le reste, je dirais que ça dépend en partie de vous et de ce que vous avez envie de manger”.

Ils avaient un peu l’embarras du choix, même en se limitant à ce quartier. Il savait déjà qu’elle aimait la cuisine mexicaine, mais c’était très loin d’être le seul choix. Lui savait s’adapter, il n’était vraiment pas compliqué.

Je suppose qu’on peut faire un tour? Regarder les menus, voir ce qui nous plait? Je vous proposerais bien d’aller chercher les menus dans mon bureau, mais ma collègue saurait que je suis venu un dimanche et elle me lacherait pas”.

Pourtant, ça lui aurait éviter une situation pour le moins gênante puisque cela lui aurait permis d’annoncer clairement qu’il bossait à l’UNISON et qu’il était donc un lointain collègue - et supérieur - de la charmante Naïma.
 
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Lun 23 Nov 2020 - 16:43 Message

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Je souris à Gabriel. J’imagine sans trop de mal qu’il doit passer l’essentiel de son temps dans son bureau, de fait. Apparemment, la seule chose qu’il n’y fait pas, c’est dormir. Encore que cela ne m’étonnerait pas que l’homme se soit déjà assoupi sur son lieu de travail.

« J’admets avoir la chance de sortir un peu, parfois. »

Rarement, mais cela m’arrive. Lorsqu’un artefact est retrouvé à Star City et que les équipes d’intervention ou d’investigation ne sont pas tout à fait certaines de la sécurité de l’objet concerné. J’ai donné mon avis quelques fois, comme cela, mais c’est très anecdotique. Je croise les bras et pouffe de rire quand il reprend la parole.

« J’admets que l’intoxication ne me tente pas trop. Mais commander quelque chose, ça pourrait être parfait, non ? »

J’esquisse un sourire hésitant. D’un point de vue purement pragmatique, j’admets que je ne cracherais pas sur le fait de me poser dans quelque chose de plus confortable qu’un restaurant. D’un point de vue… Pratique, c’est une façon comme une autre de m’assurer de me trouver dans un cadre propice au rapprochement. Quoique je n’ai pas vraiment de difficultés à m’y adonner même en public, Gabriel ne me semble pas être de ce bord là.

« Il y a un restaurant indien qui vend à emporter, pas très loin d’ici. Mais ça dépend aussi de l’endroit où vous habitez. Il ne faudrait pas que tout ça refroidisse avant que l’on soit arrivé. »

Je l’observe un instant tout en sortant mon téléphone pour chercher les autres possibilités. Je suis loin d’être la première fan des technologies que l’humanité a inventé ces cinquante dernières années - trop d’elles sont autant de bombes à retardement pour la planète - mais il faut avouer que certaines sont plutôt pratiques.

« Un restaurant asiatique, mais j’admets que ça m’inspire moins. Oh, et il y a un petit cuisinier marocain, apparemment. »

Je relève le nez de l’écran et attrape Gabriel par le bras pour l’entraîner avec moi.

« Allons voir ça de plus près. Je ne voudrais pas que vous soyez forcé de perdre votre petit pari avec votre collègue, surtout que vous vous en tirez très bien, jusque là. »

J’ai un léger rire, et je reprends notre discussion d’un ton léger, le temps de rejoindre l’un des petits restaurants que j’ai mentionné. Je m’absorbe dans l’étude du menu en silence - ce qui fait légèrement gronder mon estomac, soit dit en passant. Je suppose que j’ai un peu faim. Heureusement, le son a été suffisamment discret pour passer inaperçu.

« Vous voyez quelque chose qui vous plaît ? Les deux autres sont juste de l’autre côté de la rue, si vous voulez comparer. »

Je me redresse et adresse un charmant sourire à Gabriel, avec un enthousiasme soigneusement maîtrisé pour ne pas paraître trop important, ou déplacé.
 
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Mar 24 Nov 2020 - 14:45 Message

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Pendant une brève seconde, Gabriel regretta peut-être sa suggestion de prendre à emporter. Ca sonnait un peu trop… enfin comment dire… Disons que ça ouvrait la porte à des choses quoi. C’était ridicule, au fond. Parce que les choses en question pouvaient tout aussi bien arriver après le restaurant. C’était juste différent parce qu’ils étaient déjà sur place pour les faire, s’ils étaient chez lui.

Est-ce qu’il était déjà en train de psychoter sur la possibilité de l’embrasser? Oh oui. Alors autant dire qu’il n’avait qu’à peine songé à l’étape d’après. Bon sang, qu’il était rouillé.

Hum… laissez-moi voir”.

Il connaissait surtout le quartier du Parc plutôt que celui des Finances, mais Star City était construite comme toutes les villes américaines ou presque. Les avenues dans un sens, les rues à la perpendiculaire… donc il était généralement assez facile de s’y repérer. Surtout, il y avait passé les dix dernières années de sa vie.

Je dirais que nous sommes à… une bonne demi-heure de marche”. Star City était aussi une grande ville. Lui était endurant, donc ça ne le gênait pas de marcher un peu plus, mais il n’aurait pas juré que sa compagne aurait été du même avis. En plus, elle avait eu une remarque très pertinente. Le temps d’arriver, tout serait froid. “On peut toujours prendre un taxi?

Naïma semblait avoir trouvé un restaurant intéressant puisque Gabriel se trouva entraîné par le bras à sa suite, jusqu’à la porte d’un restaurant marocain. L’extérieur ne payait pas de mine, mais il ne se fia pas. 9a ne serait pas la première perle qu’il aurait dégoté derrière une façade un peu décrépite. De fait, le menu paraissait plutôt tentant. Il proposait plusieurs couscous et tajines avec des garnitures différentes, des soupes, sans parler de toutes les pâtisseries.

Vous savez, je ne suis vraiment pas difficile à satisfaire et… j’avoue que le tajine viande et légumes me fait de l’oeil. Et les cornes de gazelle. Vous… voulez essayer?

Comme elle avait proposé l’idée, il supposait qu’elle devait être au moins un peu tenté. Voire beaucoup, puisqu’il se trouva à entrer, la jeune femme accrochée à son bras, pour passer commande à l’intérieur. Le décor avait des airs de désert. Des tentures qui n’auraient pas eut l’air ridicule dans des maisons marocaines, des bibelots qui devaient en venir directement… La jeune femme, derrière le comptoir, les accueillit avec un grand sourire, les cheveux dissimulés sous un voile que Gabriel ne se serait pas risqué à nommer.

Bonsoir, ce serait pour une commande à emporter”.

Gabriel passa sa commande et laissa Naïma ajouter ce qu’elle y désirait. Comme elle avait payé au musée - et qu’il avait de toute façon dit qu’il l’invitait - il s’acquitta de la note. La jeune femme derrière le comptoir les invita à s’asseoir dans une espèce de petit salon, dans l’entrée. Il était décoré de tapis typiques et de nombreux coussins étaient disposés sur les trois canapés disposés en U. Quitte à attendre, autant le faire confortablement, n’est-ce pas?

Je devrais appeler un taxi tiens”.

C’était toujours quand on cherchait à en interpeller un dans la rue qu’ils ne s'arrêtaient jamais et là, il se voyait mal rentrer en courant avec leur repas dans un bras et Naima sur l’épaule.
 
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Mer 25 Nov 2020 - 16:35 Message

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Je ne réagis pas précisément au changement que mes paroles impliquent, lorsque ses émotions sont concernées. Je n’ai pas envie de l'effaroucher, de quelque façon que ce soit. Même si cela m’amuse de constater qu’il y a du doute, un peu de… Stress, en quelque sorte, à l’idée que je vienne chez lui. Hm, Gabriel se poserait-il quelques questions ?

« Allons-y pour un taxi. »

J’esquisse un sourire ravi, avant de l’entraîner avec moi, après avoir listé quelques possibilités relativement proches. Dont un restaurant marocain, qui m’a l’air tout à fait prometteur. Je le laisse regarder le menu en silence, lui jetant des petits coups d’oeil à la dérobée.

« Oh, je ne vous aurais pas proposé si ça ne me tentait pas, alors si quelque chose vous plaît, allons-y. »

Avec un enthousiasme soigneusement mesuré, je l’entraîne à l’intérieur le temps de passer commande. Je le laisse choisir avant d’y ajouter un tajine au poulet - j’aime les classiques - et de m’installer à côté de lui le temps que notre commande soit prête.

« Ça pourrait être une bonne idée, si on ne veut pas se retrouver à rentrer en marchant. »

Je patiente sagement le temps qu’il s’occupe de ce menu détail, pianotant quelques messages sur mon téléphone pour ne pas me perdre dans l’ennui. De quoi prévenir ici et là ceux qui attendaient après moi qu’il faudra probablement attendre jusqu’au lendemain. Je l’espère, en tout cas. Quand Gabriel revient, je reprends une conversation tranquille, invoquant des sujets aussi divers que variés sans le moindre mal pour l’entretenir, avec une facilité confondante. Pour lui, évidemment, pas pour moi. Nous récupérons au bout d’un bon quart d’heure nos plats, puis grimpons dans le taxi.

« J’admets, je meurs de faim, à ce stade, je m’amuse à l’attention de mon supérieur qui s’ignore. La nourriture sent beaucoup trop bon. »

J’attache la ceinture de sécurité tranquillement, tenant soigneusement ceux des plats qui m’ont été confiée, désireuse de ne pas tout renverser. Surtout que je ne mens pas le moins du monde. J’ai réellement faim, et tout à fait hâte de pouvoir m’installer au chaud avec nos assiettes.

« Avec tout ça, je pense que vous aurez gagné votre petit défi haut la main, Gabriel. Vous allez pouvoir renvoyer l’ascenseur à votre collègue. »

J’assortis ces quelques mots d’un clin d'œil léger, avant de laisser mon regard s’égarer par la fenêtre. Les rues défilent rapidement, la circulation n’étant pas si mauvaise, pour un dimanche en fin de journée. Je me demande paisiblement comment je vais jouer mon petit jeu une fois arrivée chez lui.
 
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Jeu 26 Nov 2020 - 16:33 Message

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Colt avait l’habitude de se déplacer en taxi. Disons qu’à moins d’avoir une très bonne raison, il ne se conduisait pas lui-même. Paraissait que ça faisait mauvais genre pour le commandant d’une base, en plus d’être dangereux. C’était d’autant plus dommage qu’il aimait conduire. Bref. Tout ça pour dire qu’il avait quelques compagnies de taxis en raccourci et qu’il en commanda un pour qu’il arrive dans un quart d’heure.

Cette petite tâche avait eu le mérite de l’empêcher de psychoter pendant un temps, de ne plus penser à ce qui pouvait potentiellement se passer pour se concentrer sur un truc concret. Évidemment, ça ne dura que les quelques secondes nécessaires pour passer la commande. Heureusement que Naïma était douée pour la conversation. En tout cas, pour ce genre de conversations anodines. Ca n’avait jamais été le truc de Gabriel. Trop tourné vers l’action.

Moi aussi. J’ai faim depuis qu’on a commandé, pour tout dire”.

Comme si son estomac s’était réveillé à la perspective de ce qu’il allait manger. Heureusement que le trajet en taxi jusqu’à chez lui ne prendrait que quelques minutes. Il était à deux doigts d’ouvrir ses barquettes et de commencer à manger. Seulement à deux doigts. Outre que ça aurait été impoli, ça n’aurait vraiment pas été pratique.

Ah, c’est vrai. Il faut que j’arrive à tourner les choses à mon avantage” réfléchit Gabriel à voix haute. “Placer un défi après lui avoir raconté à quel point j’avais été sociable”.

Encore fallait-il trouver le défi. Qu’est-ce qu’il pouvait parier avec Bradley? Va en rendez-vous avec quelqu’un? Déjà que lui, ça lui était arrivé presque par hasard…

Je tenterais bien de lui dire qu’elle me doit une bière, mais on avait pas mis d’enjeu et je crois pas que ça passera. Une vraie erreur de débutant!

N’empêche que le sujet l’absorbait. Un défi pour Bradley, un défi pour Bradley… Elle avait quand même une vie sociale un peu plus épanouie que la sienne. Pas de beaucoup hein, ils bossaient autant l’un que l’autre, mais elle avait genre un club de lecture. Avec des gens pas de l’UNISON.

Le taxi s’arrêta en bas de son immeuble du quartier du Parc. Colt régla la course - quand même, c’était son idée, et ce n’était que quelques dollars - puis il guida sa compagne du soir vers l’entrée. L’immeuble était modeste - en tout cas pour le quartier - mais sécurisé. Deux portes à digicodes avec des codes différents, des caméras partout, des vitres pare-balles aux fenêtres de son appart’... et en même temps, pas trop tape à l’oeil. A moins de chercher, on ne savait pas qu’il vivait là. Ca lui allait très bien.

Il tapa un code, puis l’autre, tenant la porte à chaque fois pour laisser passer Naïma, puis l’ascenseur les emmena jusqu’au dixième étage et son appartement. Il n’avait jamais fait beaucoup d’efforts pour le personnaliser: il l’avait eu déjà meublé, presque sorti d’un catalogue, et n’avait pas rajouté de bibelots ou de photos. En fait, on aurait pu avoir l’impression qu’il venait d’arriver si ça n’avait pas été pour la tasse sale dans l’évier ou les quelques magazines sur la table basse.

Posez tout ça sur la table. Vous voulez boire quelque chose?

Il désigna la table ronde, près d’une fenêtre, d’un mouvement de menton, déposait ses clés et son téléphone dans le vide-poche de l’entrée. Il avait, peut-être, du vin quelque part. Insistance sur le peut-être.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 0:51 Message

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Je ne tarde pas à relancer la conversation, essentiellement pour éviter à Gabriel de trop ressasser quoi que ce soit. Je préfère encore éviter de lui laisser le temps d’avoir des regrets sur ses propositions. Ce serait un peu trop dommage à mes yeux. C’est pour cela que je finis par aborder le sujet de sa collègue, celle qui est à l’origine de leur petit défi. Parce qu’il me semble que la distraction sera potentiellement plus efficace que le reste.

« Ce serait trop dommage de ne pas profiter de l’occasion, non ? »

Je ris légèrement avant d’ajouter :

« Il n’est jamais trop tard pour réclamer votre prix, même s’il n’avait pas été défini à l’avance. Un défi est un défi, non ? »

Je le laisse s’absorber dans la recherche de quelque chose pour cette inconnue un instant, avant de participer quelque peu à la prise de décision. Quelques suggestions plus tard, et nous changeons de nouveau de sujet, avec tout le naturel du monde. Le temps de récupérer nos commandes, puis de prendre le taxi, et d’arriver à son immeuble, ce cher Gabriel n’a pas réellement eu le temps de revenir sur ses choix de vie les plus récents. C’est un art que je maîtrise relativement bien, il faut dire. Depuis le temps, j’ai l’habitude de naviguer dans les états d’âme de l’humanité, et si j’avais vraiment dû le faire, j’aurais même pu me donner un petit coup de pouce magique.

Je franchis une porte puis l’autre, remerciant chaque fois mon compagnon de ce soir de me laisser entrer la première avant de retrouver un instant de silence contemplatif, un léger sourire aux lèvres, alors que nous montons jusqu’au dixième étage. L’appartement qu’il habite a l’air… Etrangement générique ? Ce qui colle à l’image que j’ai pu me faire de lui. Ceux qui vivent par et pour leurs tâches, leur emploi, leur vocation, n’accordent pas nécessairement la même importance à leur domicile que d’autres. Parce que celui-ci s’avère rapidement secondaire. Je pose le sac sur la table qu’il m’a désignée avant de me retourner vers lui.

« Je ne dirais pas non à un verre, si vous avez ce qu’il faut. Mais ne vous dérangez pas trop. »

J’hésite un instant, ou fais mine d’hésiter, plutôt, avant d’ajouter d’un ton interrogateur :

« Ça ne vous dérangerait pas qu’on se montre un peu moins formel ? »

Même si le tutoiement et le vouvoiement n’existent pas dans la langue anglaise, pas comme l’espagnol ou le nahuatl, il y a tout de même des niveaux de langage très différents et nous sommes restés jusque là à quelque chose d’assez… Poli. Probablement trop pour l’occasion.

« Je peux aider à quelque chose ? »

Je l’interroge sans me départir de mon sourire, la voix tout aussi avenante que jusque là. Histoire de ne pas me tourner les pouces s’il s’avère que je peux tenter un peu plus l’homme en me montrant à ses côtés. Parfois les gestes les plus anodins peuvent mettre le coup final.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 16:33 Message

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Oui, un défi était un défi… mais Bradley pouvait être procédurière. En prime, elle était mentaliste. Elle n’aurait aucun scrupule à lire dans sa tête pour s’assurer qu’il mentait bien sur l’histoire du prix. Fallait qu’il tourne ça correctement.

Il n’allait pas y penser maintenant. Quand il n’était pas stressé d’être en rendez-vous, Gabriel passait un bon moment et il n’avait pas franchement envie de s’en inquiéter au-delà. Alors il laissa entrer Naïma devant lui, il alluma les lumières. Il eut honte de son appartement pendant une infime seconde. Il était parfaitement conscient qu’il n’y avait quasi rien de personnel à part quelques magazines, mais il se détendit aussitôt. Il ne pouvait rien y faire. Il n’allait pas mystérieusement sortir des décorations des placards pour personnaliser tout ça. Au fond, ce manque de personnalisation, c’était sa déco.

Je vais voir ça”.

Il avait posé ses plats sur la table - stratégiquement placés en face de ceux de Naïma, pour que ce soit plus facile de continuer à parler, sans que ça soit trop proche - et était en plein demi-tour vers la cuisine quand elle l’interpella.

On pourrait. Je pense qu’on est plus vraiment des inconnus, à ce stade”.

Après plusieurs heures ensemble… à peu de choses près, elle était l’une des relations les plus poussées qu’elle avait en dehors du travail et de sa famille. Il ne rencontrait vraiment pas beaucoup de gens. Pas le temps.

Na, asseyez-vous, déballez tout ça, je m’occupe du vin”.

En espérant qu’il avait vraiment du vin. Il lui semblait que oui mais il se préparait déjà psychologiquement à faire un aller-retour express jusqu’à la supérette la plus proche. Grâce au sérum, il courait vite, donc il ne plaisantait pas en disant “express”. Heureusement, il n'eut pas à en arriver là parce qu’il trouva une bouteille sur une étagère, près du frigo. Un peu poussiéreuse, déjà un paquet d’années qu’elle était là s’il se fiait à l’étiquette… mais visiblement une bonne bouteille. Avec des prix et des médailles. Il ne savait même plus où il l’avait eu. Un cadeau? Au pire, ce n’était pas très important.

Deuxième étape: le tire-bouchon. Et des verres. Il trouva facilement les verres à pied - dans un placard, il ne les avait jamais utilisés, de mémoire. Le tire-bouchon… il eut besoin d’une fouille un peu plus poussée d’un tiroir avant de pouvoir faire sauter le bouchon avec un petit “pop”. Le tout termina sur la table et il commença le service.

J’ai… totalement oublié les couverts. Vous… tu veux bien t’en charger? Tiroir du milieu”.
 
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Lun 30 Nov 2020 - 22:39 Message

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Ah, parfait. Il n’a rien contre l’idée de se détendre un petit peu. Cela ne l’empêche pas de continuer sur le même ton, au départ au moins. J’acquiesce avec un léger haussement d’épaules.

« Très bien. N’hésitez pas, si jamais. »

J’ouvre un premier sac, et commence à sortir les plats avec soin, prenant garde à ne rien renverser. Je m’occupe du premier sac, puis du sien, le temps qu’il revienne avec le vin. Ce qui est un peu plus long qu’il n’y paraîtrait de prime abord. Pas l’habitude de recevoir, j’imagine. Je fais traîner ma propre tâche, histoire de ne pas être assise à l’attendre lorsqu’il reviendra. Je me redresse avec un léger sourire aux lèvres.

« Bien sûr. J’arrive tout de suite. »

Je le frôle en passant à la cuisine, et cherche ses couverts, prenant le temps d’observer les environs. Tiroir du milieu. Je trouve aisément, et reviens d’un pas léger, posant les siens à côté de son plat avant d’attraper le verre qu’il m’a servi et de le faire tinter délicatement contre le sien.

« Aux défis et aux nouvelles rencontres qu’ils permettent. »

Je m’assois avec légèreté, faisant jouer outrageusement la grâce divine que je peux déployer dans ce mouvement.

« Ça me paraît un toast approprié, tu ne crois pas ? »

Je goûte le vin du bout des lèvres, gardant un instant le liquide en bouche pour en éprouver l’arôme. Plutôt bon, même si cela n’a jamais été ma boisson préférée. J’ai une faiblesse coupable pour le mezcal et son pendant divin, mais le whisky fait aussi partie de mes favoris. Le talent de l’humanité pour transformer tout ce qui est en alcool est des plus appréciables lorsqu’on a le palais fin.

« Je propose qu’on ne perde pas trop de temps pour manger. Je ne vais pas tarder à me digérer moi-même. »

Je ris légèrement, avant d’ouvrir mon plat avec un soupir ravi. Non sans avoir attendu l’approbation de Gabriel, évidemment.

« Tu es plutôt bien placé. Et l’appart est joli. Tu as toujours vécu ici, depuis que tu es à Star City ? »

Histoire de savoir si ce petit défaut de personnalisation est lié à une arrivée récente ou a toujours été là. Je penche pour l’option numéro deux. Je m’interromps une seconde le temps de lui souhaiter un bon appétit, avant de reprendre mon repas. Un soupir d’aise m’échappe et je ferme un instant les yeux, l’air ravi.

« Je ne sais pas vous, enfin, toi, mais c’est excellent. »

Et cela faisait vraiment un moment que je n’avais pas profité de ce genre de cuisine.
 
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Mar 1 Déc 2020 - 17:07 Message

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Bon, pour un gars qui ne recevait pour ainsi dire jamais, Gabriel trouvait qu’il ne s’en sortait pas trop mal. Il avait à manger, il avait du vin… A défaut d’être personnalisé, son appartement était propre. Franchement, ça aurait pu être bien pire. Mieux, mais aussi bien pire.

Si j’avais su ce que ça donnerait, j’aurais été au musée plus tôt!

Sans être un laideron lui-même, il en était quand même à se demander comment il avait réussi à avoir un dîner avec elle. Elle n’était pas juste jolie, elle était.. charmante. Au sens premier du terme, elle dégageait quelque chose. En plus d’avoir une conversation intéressante.

Il s’assit à son tour, goûta le vin aussi. Il l’avait prudemment senti au moment de l’ouvrir, pour s’assurer qu’il n’était pas bouchonné. Non seulement il ne l’était pas, mais en prime, il était délicieux. Pas qu’il était un grand consommateur, mais il avait assez l’occasion d’en voire à des dîners de travail. En toute modération hein, seulement, c’était autant de mauvais genre de ne rien boire que de trop boire, allez comprendre.

Pareil, en plus, ça va refroidir”.

Il attaqua son plat sans attendre en piquant un morceau de viande et des légumes. Non seulement c’était délicieux, mais en plus, c’était encore chaud. Pas bouillant, pas glacé, comme il fallait pour que ce soit appréciable. Une bouchée qu’il se dépêcha de terminer histoire de fournir une réponse.

J’ai aucun mérite, appart’ de fonction. Du coup, oui, ça fait dix ans que je vis là. Tu peux remarquer que je ne suis pas très porté sur la déco”.

Euphémisme de l’année, au minimum, mais au moins, il en avait conscience. Sa chambre était peut-être un tout petit peu plus personnelle, encore que… Ca venait surtout du dressing avec ses fringues et la plupart était des costumes soigneusement rangés et sans doute très générique dans le style. Du bleu foncé, du noir… pas vraiment de fantaisie.

C’est délicieux, je connaissais pas du tout ce restau, mais j’y retournerais. J’ai l’impression d’y être. Tu veux goûter?

Après tout, ils avaient pris le même plat, mais elle avait pris la version poulet quand il avait pris la version boeuf et légumes. Le gout ne pouvait pas être le même.

Et toi alors, tu vis dans quel coin? A proximité du musée?

Ca aurait été logique. Star City était une ville assez grande pour que même en vivant dans le même quartier que son travail, on puisse en être éloigné d’une bonne vingtaine de minutes en transports en commun. Vu le cauchemar que pouvait être la circulation, parfois, c’était plus rapide que la voiture.
 
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Ven 4 Déc 2020 - 0:03 Message

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Un rire léger souligne ses propos.

« Je prends ça comme un compliment. Même si tu ne m’y aurais peut-être pas croisé, plus tôt. Le hasard fait bien les choses, parfois. »

Je prends une gorgée supplémentaire, avant de m’installer un peu plus confortablement, de poser mon verre, et de goûter mon plat. Non sans relancer la conversation avec la force l’habitude. Gabriel mange tout comme moi, tout en s’interrompant de temps à autre pour me répondre. L’échange est serein. Le stress semble s’être atténué peu à peu. Bien. Parfait, dirais-je même.

« Oh. Sympa, comme appartement de fonction, je réponds, les yeux curieux, avant qu’un sourire amusé étire mes lèvres. J’avais remarqué. Pour la déco. C’est plutôt… Minimaliste. »

J’incline légèrement la tête avant de reprendre :

« Tu serais probablement un peu perdu, chez moi. Il n’y a pas beaucoup de déco, en soi, mais des plantes partout. Je ne peux pas m’empêcher d’en ramener. »

Je prends l’air vaguement coupable.

« Un de mes ex disait que j’allais finir par transformer mon chez-moi en jungle. Enfin, ex, c’est un bien grand mot, on ne s’est pas fréquentés très longtemps, au final. »

En fait d’ex, il s’agit d’un amant, que je fréquente toujours occasionnellement car il pourrait un jour avoir un intérêt pour moi. Détail insignifiant s’il en est. Le tout est juste l’occasion de livrer une petite anecdote sur mon propre domicile pour me rapprocher un peu plus de Gabriel.

« Je crois que je vais noter l’adresse. »

J’hésite un instant puis acquiesce avec un léger sourire, non sans lui proposer la même chose en retour.

« Pourquoi pas. Et toi ? »

Le temps de pousser ma propre barquette vers lui, et je me penche par dessus la table, attrapant un morceau de bœuf à l’aide de ma fourchette, la mine malicieuse, pour porter le tout à ma bouche ensuite. Je me réinstalle sans rien avoir dérangé et savoure. Délicieux, là aussi, quoique je préfère la viande blanche.

« Ok, c’est super bon aussi. Mais je préfère le mien. Et non, non. A la limite entre Little Italy et le Quartier du Parc. »

J’imagine qu’il a dû oublier que je ne travaille pas directement au musée, ce qui m’arrange assez, à vrai dire. Cela m'évite de ramener trop d'attention sur mon emploi actuel. Je ne veux pas qu'il réalise trop tôt ce qu'il en est. Surtout après tant d'efforts. Quoique les dits efforts ne sont pas encore terminés, visiblement.
 
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