“L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.” [Chris] Bouton_vote_off
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“L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.” [Chris]

 
Message posté : Mar 28 Jan 2020 - 10:59 Message
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Assis sur le lit tandis que Chris dormait encore, je regardai l’astéroïde posé dans un coin de sa chambre. Celui qu’il m’avait offert hier, avant que cette superbe journée ne se transforme en indéfinissable cauchemar. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit, des larmes silencieuses coulant le long de mon visage blême. Mon regard éteint balaya la pièce pour se poser sur son bureau. Des affaires de cours y étaient rangées, tandis qu’un pot à crayons supportait le maigre poids des stylos et des ciseaux plantés dedans. Mes yeux s’attardèrent sur ces derniers, avant que mon cœur ne se mette à tambouriner dans la poitrine. Un dernier coup d’œil vers mon amant qui dormait à poings fermés, je me levai en toute discrétion et m’approchai du bureau pour prendre les ciseaux. C’était une mauvaise idée, oui. Mais la seule que j’envisageais. J’en avais envie. J’en avais besoin. A pas de loup je pris la direction de sa salle de bain privative, et m’y enfermai à clé. Me plantant face au miroir, j’observais mon visage défiguré par la douleur. Celle d’avoir perdu une seconde famille. La seule que j’avais aimée. La seule avec qui je pensais avoir trouvé ma place. La seule avec qui je pensais être toléré et avoir un avenir… Nouveau sanglot. Mes larmes redoublèrent d’intensité. Le regard rivé vers les ciseaux, je remontai la manche de mon pyjama et, après une demi seconde d’hésitation, commençai à imprimer de profondes entailles sur mon avant-bras gauche, puis droit. Comme autrefois. Je ne sentais pour ainsi dire pas la douleur. Celle que j’endurais dans mon psychisme était autrement plus puissante. J’avoue que sur le moment je ne pensais pas vraiment au mal que je ferai à Chris s’il venait à apercevoir mes scarifications. Je les cacherai, et puis c’est tout, bien que je sache parfaitement que cela ne serait pas possible. Il les verrait bien à un moment ou à un autre. Lorsque je me changerai ou bien qu’il me caressera les bras, par exemple.

Une fois ma triste besogne faite, je passai mes avant-bras sous l’eau pour atténuer les saignements. En vain. M’asseyant par terre, j’entourai mes jambes repliées contre moi de mes bras blessés et continuai à pleurer encore et encore. La dernière fois que je m’étais scarifié remonté à l’époque où je vivais avec mes parents biologiques. Après cela, j’avais réussi à contrer mes pulsions et à faire quelque chose de plus constructif que cela. Lorsque j’avais mentalement mal, il était nécessaire pour moi de me faire du mal physiquement. C’était comme si la peine sortait par mon sang et par mon corps autrement qu’en me rongeant de l’intérieur. Seulement à présent, même si je ne regrettais rien, j’avais peur que Chris ne s’emporte contre moi. Qu’il me déteste à son tour et que je ne perde la personne qui avait le plus compté dans ma vie. Plus encore que mes beaux-parents. J’avais je n’avais aimé quelqu’un à ce point, mais comment vivra-t-il ce que je viens de faire ? Je n’étais qu’un idiot, un imbécile doublé d’un lâche. En essayant de l’épargner en taisant ma douleur, je lui ferai vivre un enfer. Comment peut-on être aussi nul et égoïste ? Le digne héritier de mes parents : ceux qui ne savent que faire le mal autour d’eux. Peut-être que tout ce qui m’arrivait était normal, en fait. Peut-être que je n’étais pas quelqu’un de bien, que j’étais comme eux. Qu’en naissant on m’avait retiré le droit de sourire un jour. Peut-être que je n’avais pas mérité de rencontrer quelqu’un comme Chris, et que je ne devrai jamais aimer. Je n’en pouvais plus. Si cela continuait j’allais faire une connerie. Une vraie. Ca ne pouvait plus durer ainsi. Me redressant, je pris la décision de sortir enfin de la salle de bain. Il fallait que je lui parle. Ca ne pouvait pas continuer comme ça. J’allais droit vers la mort, et je ne voulais pas infliger cela à mon petit-ami. Pas à lui. Surtout pas. Alors je sortis de la pièce d’eau à pas de velours, et revins m’assoir doucement sur le lit. Passant une main dans ses cheveux bruns, quelques gouttes de sang s’échouèrent sur sa joue. Prenant une inspiration, je lui dis dans un murmure, la voix brisée tandis que quelques sanglots venaient la secouer :

« Chris… J’ai fait une connerie… »

Lorsque ses yeux s’ouvrirent aussitôt à ces mots, de nouvelles larmes vinrent noyer mon visage blanc comme la mort.

« Je suis désolé… Je ne voulais pas te faire du mal… Il fallait que je le fasse, j’en pouvais plus. J’ai tout perdu, mais je ne veux surtout pas te perdre toi aussi. Tu sais, c’est pas grave, ça cicatrisera, et puis… Pitié, ne m’en veux pas. J’en peux plus, je te jure je suis à bout… »

Cachant mes yeux larmoyants en posant mes mains dessus, j’ajoutai avec détresse :

« Tu es la seule personne qui me reste. Je t’en supplie ne me laisse pas tomber toi aussi. Je t’aime trop. Je t’aime trop… »

 
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Message posté : Mar 28 Jan 2020 - 19:15 Message
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Si Chris dort comme une masse, son sommeil n’est pas calme pour autant. Au contraire, il est agité. Suffit de le voir tirer des mines inquiètes ponctuellement entre deux marmonnements incompréhensibles pour s’en rendre compte. Faut dire aussi que la soirée a été des plus mauvaises lorsque Joshua a décidé de quitter définitivement sa famille d’accueil après que celle-ci s’est fermement interposé sur la relation intime et forte des jeunes adolescents. Ce moment vient de gâcher à lui seul la superbe soirée qu’il a passée avec son aimé. C’est à la fois triste et frustrant. Mais Chris n’en veut pas aux beaux-parents de Joshua. Surement qu’il pensait bien faire en expliquant de façon posée pourquoi ils étaient contre, ce que Chris ne peut le leur enlever. Sauf que ce fut tout le contraire, car comme la dite si bien Joshua ; ils se sont montré hypocrites. Étais-ce vrai ? Chris l’ignore et ne le saura surement jamais. Même s’il dispose de pouvoirs d’origines psionnique, il est incapable de lire dans les pensées des gens. De toute façon il se serait refusé d’enfreindre le quatrième amendement pour ce genre d’histoire s’il le pouvait. Tout ce qui lui importe, c’est de se reposer pour oublier temporairement cette mauvaise nuit.

C'est alors qu'une étrange odeur d’hémoglobines vient chatouiller ses narines. Suivit de prés par le clappement de gouttes sur sa joue le faisant sortir lentement de sa torpeur. Chris lève lentement sa tête vers Joshua.

« Hum…. qui a-t-il mon lapin ? » Marmonne-t-il d’une voix assoupie. Clignant plusieurs fois des yeux en se massant les yeux par le bout des doigts pour éclaircir sa vision. Malgré les volets fermés, quelques rayons de soleils parviennent à illuminé légèrement la chambre de Chris. Ce dernier peut alors voir un Joshua faire une tête très inquiétante. Entre ça et l’odeur de sang très forte qui empeste sa chambre par les gouttes de sang qu’il touche entre ses doigts, Chris se réveille brusquement la peur au ventre. Comme si Joshua venait de commettre une tentative de suicide raté. Ce qui en avait tout l’air selon lui. « Mon dieu Joshua, qu’est-ce que tu t’es fait !? »

Chris se redresse pour poses ses mains sur les épaules d’un Joshua brisé qui ne supporte pas ce qu’il vit. Il ne peut s’empêcher de l’enlacer fortement en voyant Joshua sangloter et à exprimer ses pires craintes. Il plonge une main dans ses cheveux en collant un côté de sa tête contre la sienne. Se rapprochant de son oreille.

« Shuuut. Tout va bien mon cœur. Je ne vais pas t’abandonner pour ça. Ce que tu as traversé était si horrible que je me haïrais pour le restant de mes jours si je te lâchais juste parce que tu t’es mutilés. Je peux comprendre que t’ait fait ça. Je ne sais pas si je l’aurais fait si j’avais vécu la même situation que toi… Mais ça n’aurait pas été impossible. »

Lorsqu’il use de sa vision à rayons X vers les avant-bras de Joshua, c’est pour trouver de sales entailles.

« Oh la vache. »

Il s’écarte de Joshua en allant rejoindre rapidement sa salle de bain privé. Puis en ressort avec des produits désinfectant et des bandages récupérer dans une grosse boite de premier secours qui s’y trouve. Il s’agenouille sur son lit, déposant les produits médicaux à côté de lui avant de relever les manches de Joshua. Sans le laisser le choix et ceux peu importe ce qu’il dira. Chris est pire qu’un papa poule !

« C’est peut être rien pour toi, mais pas pour moi. » Ajoute-t-il en versant du désinfectant sur une lingette qu’il essuie sur les entailles. « Ton sang empeste toute ma chambre, tu n’imagine même pas. » Il relève la tête vers Joshua avec un sourire franc teinté en tapotant son propre nez avec l’index. « Hé oui, j’ai aussi des sens hyperdevelloppés qui me permettent de savoir pleins de choses, héhé ! » Termine-t-il sur un bisou esquimau en riant de bon cœur.

Un peu de gaité pour soulager Joshua. De toute façon il aurait vite remarqué après qu’il ait vu Chris s’inquiète en posant ses yeux sur les manches.

« Comme je te l’ai dit avant, je vais tout mettre à l’œuvre pour qu’elle t’adopte. Je convaincrais ma mère du mieux que je peux pour qu’elle accepte. » Chris se met à songer quelque chose en se grattant le menton d’un geste réfléchie. « Par contre je ne sais pas si tes beaux-parents vont laisser ça. Car jusqu'à preuve du contraire, ils n’ont pas décidé de te renvoyer dans un orphelinat. » Il soupire en secouant sa main dans le vide. « Fin, je ne sais pas comment fonctionne les démarches d’adoptions et de renvoi. Toi qui a connue ça, tu peux m’expliquer tout ce merdier ? »

Car si c’est la croix et la bannière pour adopté, même si sa mère accepte de faire ce geste pour Chris, surement que ça prendra du temps.
 
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Message posté : Mar 28 Jan 2020 - 22:56 Message
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Etre dans ses bras fut comme si l’on m’avait ôté le poids massif qui pesait sur mes épaules. Sanglotant, je tremblais de tout mon long, mais sentir l’odeur de sa peau et de ses cheveux contre mon visage me fit recouvrer peu à peu mes esprits. Je l’aimais tellement… Pourquoi fallait-il que cela me soit interdit ? Il me promit qu’il ne m’abandonnerait jamais. Même si je venais à me faire physiquement du mal, ce qui blessait son propre cœur. Il pouvait me comprendre, me disait-il, et je le croyais. Il était la seule personne sur cette foutue planète bleue en qui j’avais totalement confiance, et j’avais raison de le faire visiblement. On aurait pu croire que j’avais également foi en mes beaux-parents, mais le destin m’avait prouvé hier que j’avais eu raison de sentir que quelque chose clocherait tôt ou tard.

Toisant mes bras, Chris glissa trois mots d’exclamation due à la profondeur de mes nombreuses entailles, et fila sitôt dit sitôt fait vers sa salle-de-bain pour en ressortir moins d’une minute plus tard avec tout l’attirail du parfait infirmier.


« C’est rien, t’inquiète pas… » Mentis-je, embarrassé que l’on se préoccupe de ma santé.

Mais Chris ne voulait rien savoir. Il m’aiderait coûte que coûte. Disposant bandelettes, compresses et scotch médical auprès de lui, il releva doucement et précautionneusement mes manches, comme si j’étais en sucre. D’un autre côté, le sang coulait à tel point que le frottement du tissu me donnait des étourdissements et la nausée. Je ne m’étais pas loupé, encore une fois. Une fois de trop… Encore et toujours. Protestant que ça n’était peut-être pas grand-chose pour moi à l’instar de son avis, il commença à panser mes plaies à la manière dont une mère soigne – ou devrait soigner, je n’ai jamais connu ce privilège – son enfant. Il réussit même l’exploit de m’arracher un petit rire en m’annonçant pour deuxième nouvelle en un jour et demi qu’il avait un odorat extrêmement développé qui lui faisait ressentir absolument toutes les odeurs à leur paroxysme. Je fermais les yeux lorsqu’il embrassa le bout de mon petit nez, avant de me montrer attendrit par son sourire cajoleur.

« Tu m’en caches encore d’autres comme ça, Monsieur Super ? Hyper, même ! »

J’aimais tellement le soin qu’il prenait à essayer de toujours me réconforter et me faire sourire. En plus, il y arrivait sincèrement et pratiquement à chaque fois. Et si la besogne était parfois dure d’empêcher mon cœur de saigner, il arrêtait toujours l’hémorragie à un moment donné, et si rapide. Comment pourrais-je rêver meilleur homme à mes côtés ? C’était lui et personne d’autre. Je pourrai le jurer devant la plus haute entité de ce monde et de tous les autres. J’étais à lui, et il était à moi, à tout jamais. Et si jamais la vie venait à nous séparer, je savais parfaitement que pour moi elle s’achèverait là. Je refusais de vivre sans lui, c’était la dure vérité. Et indéniablement il en allait de même pour lui, lorsqu’il évoqua le fait qu’il allait tout faire pour que sa mère m’adopte. Malheureusement les choses étaient plus complexes que cela, et il le craignait. Me posant des questions sur le plan juridique que je devais mieux connaître que lui, je poussai un soupir et baissai la tête, mes yeux verts d’eau perdus dans le vague.

« Un merdier, oui c’est le mot. Je n’y connais pas grand-chose non plus en fait, mais ce que je sais c’est que, comme tu l’as dit, mes beaux-parents ne m’ont pas officiellement remis entre les mains de l’état. Ainsi, je suis encore sous leur tutelle. En gros, je leur « appartient » encore. Mes vrais parents, eux, ils avaient signés tous les papiers pour me placer, d’abord en orphelinat. Ce qui a ensuite très rapidement été fait, notamment quand on a enquêté sur les sévices qu’ils m’ont faits vivre. Kate et Mickaël, eux, ne m’ont jamais battu, ni physiquement ni psychiquement. Je suis davantage un ado’ rebelle contre leur « décision » de ne plus nous voir ensemble. Clairement c’est une fugue que j’ai fait, et dont ils ont la connaissance. Après, je ne sais pas si, selon la loi, ça change quelque chose à ma situation. Ils ne m’ont pas renvoyé, et moi je n’ai fait qu’être en désaccord avec eux. Je doute que pour le gouvernement ça ait son importance. Après tout, des disputes il y en a tout le temps. Il faudrait que j’arrive à faire savoir qu’ils m’ont cogné ou maltraité, et tu sais comme moi que c’est à des kilomètres d’être le cas. Et puis je ne veux pas leur faire vivre ça, même si en ce moment je les déteste. Dire « simplement », et même si c’est déjà trop, qu’il s’agit d’une simple dispute, aussi grosse soit-elle, à l’égard de mon orientation sexuelle, personne ne bougera le petit doigt. A moins que je ne demande à faire une émancipation. Je sais pas du tout à partir de quel âge on a le droit de le faire. Je sais que dans certains pays c’est seize ans, mais ici… Non, je n’en sais rien. Ca vaut peut-être le coup de regarder sur Internet, mais franchement même si ça m’est permi, je n’ai pas les moyens de vivre seul. De payer un loyer, etc. A moins de trouver du travail, mais avec la Star High il faudrait que je trouve un boulot de nuit, avec tous les cours qu’on a de jour. Ou que je fasse payer mes actions de Super, même si ça c’est hors de question. Ca doit rester, à mes yeux du moins, totalement bénévole. Pfiou, c’est compliqué… » Remarquais-je, blasé.

Je ne m’étais pas rendu compte que mes avant-bras étaient à présent parfaitement soignés et bandés. Regardant le travail qui a été fait, un doux sourire se dessina sur mon visage marqué par la tristesse :

« Merci pour tes soins. Merci de t’être si bien occupé de moi. Tu es peut-être un « super Super », mais tu es mon héro à moi avant tout. » Lui dis-je en passant mes bras autour de lui pour le serrer contre moi.

« Par contre je vais me changer, parce que là je crois que mon haut est foutu. Et puis, selon le petit nez de môsieur, il pue le sang, alors je ne vais pas rester comme ça ! » Plaisantais-je de bon cœur, même si ce dernier souffrait encore.

Je me levai pour me diriger vers mon sac rempli de vêtements que j’avais emportés à la va-vite en partant de mon désormais ancien chez-moi, et attrapai un tee-shirt noir gothique avec un corbeau posé sur un crâne et aux manches longues pour ne pas que l’on voit mes bandages qui éveilleraient quelques questions trouvant très vite leur réponse. Je pris ensuite un jean noir également et un nouveau boxer pour être tout propre. Je m’habillai sans pudeur devant lui qui m’avait bien entendu déjà vu parfaitement nu et me retourné, fin prêt, les anciennes affaires dans les bras.

« Euh… Comment je fais pour les laver ? Le haut notamment, il faudrait le faire à la main à cause du sang mais je préfère le faire discrètement et pas sous le nez de ta mère ou de ton majordome parce que là je vais vraiment avoir mauvaise réputation… » Lui demandais-je, embarrassé.

Je n’avais jamais accepté qu’une personne s’occupe des tâches ménagères à ma place. Il en allait certainement de mon « éducation » solitaire. Et puis c’était une question de pudeur, dans un certain sens. Ca me gênait vraiment qu’une personne autre que moi puisse se préoccuper de mon bien-être. Et encore, même vis-à-vis de moi j’avais beaucoup de mal à le faire moi-même, mes avant-bras pourront le témoigner.

Le regard un instant perdu sur Chris dont la lumière du jour qui filtrait de la fenêtre aux stores fermés dessinait la silhouette et ses traits dont je m’étais en un instant amouraché, je lui dis d’un air plus que sincère et légèrement rêveur :

« Tu sais que je t’aime, toi ? »

Posant mes affaires sales à côté de moi et dont je me préoccuperai tout-à-l’heure, je lui confiai :

« Tu te souviens de la première fois que l’on s’est vus ? Enfin, non. Ce n’est pas officiellement la première fois. Moi je t’avais vu jouant au paint-ball dans le Star Park avec des amis. Tu m’as totalement tapé dans l’œil ce jour-là, et même si toi tu ne m’as pas vu c’est un évènement que je n’oublierai jamais. Là où on s’est vraiment rencontré et parlé, c’était dans l’auditorium. Après ton concert de métal où tu as tout déchiré. Tu n’as même pas idée de la tonne démentielle de courage qu’il a fallut que je trouve en moi pour venir me proposer à vous donner un coup de moi à toi et ton bassiste pour tout ranger. C’est là qu’on s’est parlé pour la première fois. Et que j’ai réalisé que j’avais eu ce qu’on appelle un véritable coup de foudre. Rien que d’évoquer ce souvenir j’ai le cœur qui bat à cent à l’heure dans ma poitrine. Ecoute. » Lui dis-je dans un clin d’œil, le rouge aux joues, faisant appel à son pouvoir d’audition améliorée.

« Dis… Je peux te demander ce qui t’a plu chez moi ? Je serai vraiment curieux de le savoir. Si toi-même tu le sais ! »


 
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Message posté : Jeu 30 Jan 2020 - 0:54 Message
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Chris se tape un bon rire tout fier devant la remarque de Joshua sur ses cachoteries.

« Haha ! Oh que oui ! »

Vient alors la question sur le fonctionnement de l’adoption qui est moins plaisant à entendre. Et pour le coup, Chris tire une mine toujours plus perplexe à mesure que le temps passe. Jusqu'à s’allonger à plat dos en croisant les bras derrière sa tête après avoir fini de soigner Joshua, le regard rivé au plafond. C’est bien ce qu’il craignait. Déjà, il peut faire une croix sur l’adoption si ses beaux-parents n’ont pas décidé de le renvoyer en pensionnat officiellement parlant. Remarque, c’est une bonne chose selon Chris. Car même s’ils s’opposent à sa relation avec lui, ils sont à des années-lumière des parents biologiques de Joshua. Chris pense même qu’il ne soit pas impossible qu’il puisse changer d’avis. Qu’il suffit juste de leur prouver par A + B qu’ils ont tort, quoi qu'ils ne changeront certainement pas d’avis du jour au lendemain.

Toujours allonger sur sa position, il se gratte machinalement le menton.

« Mouais… pour le coup c’est mal barré. » Il claque des doigts en se redressant spontanément. « En revanche, je pense pouvoir t’aider concernant le logement. J’ai largement assez d’argent de poche pour t’acheter un appartement ou bien une maison que je pourrais t’offrir. Et comme je te l’ai déjà dit la nuit dernière, je serais prêt à te payer les factures. Tu seras donc nourris et loger à mes frais ! » Il secoue une main devant Joshua. « T’inquiète pas pour moi, tu ne risque pas de me ruiner. J’ai largement plus qu’assez pour t’entretenir pour le restant de tes jours si je le souhaite. Où jusqu'à ce que tu termine tes études si tu le souhaite. A toi de voir. »

Dès qu’il s’agit d’aider un ami, Chris se donne corps et âme pour lui. Alors que dire pour un être très cher tel que Joshua ! Pour rien au monde il le laisserait tomber. Il ne fait pas partie de ses gays qui enchaine leurs compagnons comme un chasseur collectionne ses trophées de chasse. Joshua est son seul et unique amour qu’il aura dans sa vie. Si son aimé vient à mourir, Chris n’ira pas se mettre en couple avec quelqu’un d’autre. Joshua sera irremplaçable, même dans la mort.

Chris accueil avec joie Joshua dans ses bras, puis vient caresser l’une de ses joues en étant profondément touché par les remerciements de ce dernier.

« J’en doute pas un instant, mon cœur. » Rétorque-t-il en déposant un doux baiser sur sa joue. Avant de tapoter affectueusement l’épaule de Joshua avec un air amusé pour la remarque qui suit après « Ah mais désolé d’avoir un odorat exacerbé que je ne peut pas inhiber, haha ! »

Ce qui est bien dommage ! Ça lui permettrait de pouvoir se balader en ville sans devoir respirer par la bouche ou encore cesser de respirer à certains endroits.

Chris se lève de son lit pour aller s’enfiler un bas de pyjama. Car oui il a dormi nu comme un ver et il l’est resté jusqu'à maintenant ! Ceci fait, il se tourne vers un Joshua ne sachant pas comment faire pour nettoyer discrètement son haut de pyjama imbibé de son sang sans faire soupçonner la famille de Chris. Celui-ci secoue une main dans le vide en tirant une mine jemenfoutiste.

« Te casse pas la tête Josh, on ira nettoyer ton haut dans une laverie en ville. Et puis j’ai un moyen de chasser l’odeur de sang qui me gène. Regarde. » Conclut t’il en allant ouvrir sa fenêtre suivit de ses volets. Eclairant d’un coup la chambre.

Chris laisse les fenêtres ouvertes jusqu'à ce que son odorat ne soit plus agressé par l’odeur sanguine. Puis il se recentre sur Joshua qui lui avoue ses sentiments ainsi que leur première rencontre qui fait remémorer de bons souvenirs à Chris. Ce dernier esquisse un sourire attendri en acquiesçant à la tête pour confirmer qu’il entend bien le rythme cardiaque battre plus vite que d’habitude. Il peut même voir sa température corporelle grimpée en flèche grâce à sa vision thermique qu’il active brièvement.

« Oui je m’en souviens. J’imagine bien tout les trésors d’efforts que t’as du dénicher pour venir vers moi. » Rétorque t’il avant de se gratter le menton de manière réfléchie en levant les yeux au plafond. « Qu’est-ce qui m’a attiré chez toi du premier coup d’œil ? Hum…. Bonne question ! Je dirais d’abord ton physique. Plus particulièrement ton regard. » Chris pénètre l’espace vital de Joshua. Suffisamment pour être à quelques minimètres de lui. Son front vient se plaquer contre le sien alors que ses mains viennent palper les fesses de Joshua « Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais dés que j’ai posé mon regard sur le tient, j’ai mon cœur qui s’est emballé comme jamais auparavant. Suivit d’une sensation électrique intense. C’était pendant le concert. J’ai du faire de gros effort pour ne pas perdre le rythme sur scène. »

Son regard se tourne vers son réveil numérique, puis il se recentre sur Josh en lui faisant signe de le suivre hors de la chambre.

« Tu viens ? On va aller prendre notre petit-dèj. Mon majordome nous a préparé une spécialité à lui, tu vas adorer. Je peux sentir les effluves d’ici ! »

Et dieu qu’elles mettent l’eau à la bouche.
« Tu viens ? On va aller prendre notre petit-dèj. Mon majordome nous a préparé une spécialité à lui, tu vas adorer. Je peux sentir les effluves d’ici ! »

Et dieu qu’elles mettent l’eau à la bouche.
 
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Message posté : Jeu 30 Jan 2020 - 11:40 Message
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Après avoir énoncé les différents problèmes qui se posaient à moi, Chris eut une idée pour y remédier qui semblait être sans appel. Pourtant, je ne pouvais pas accepter. C’était impossible.

« C’est adorable, Chris, vraiment ! Mais je ne peux pas te demander, même si tu en as les moyens comme tu me le dis, de me payer tout ça et de m’entretenir. Je suis déjà gêné d’avoir été recueilli par ta mère que je ne peux pas accepter cela. Je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idée, au contraire même, mais… Laissons-nous le temps d’y réfléchir, si tu le veux bien. Ca fait beaucoup de changements en peu de temps, là. Mais je te remercie du fond du cœur en tout cas ! »

Le regard posé sur mes bandages parfaitement faits, je dis à Chris qu’il était vraiment mon héro. Qu’est-ce que je ferai sans lui, honnêtement ? Ma vie serait pitoyable. J’avais une chance dingue de l’avoir à mes côtés, et pas seulement en tant qu’ami mais bien plus, situation qui aurait été très difficile à vivre si mon amour pour lui n’était pas réciproque.
Le regard devenu rêveur, je contemplais sans rien dire la silhouette de Chris, dont la lumière du jour qui filtrait par les volets me laissait entrevoir sans difficulté les traits. Cette déclaration d’amour sortit de ma bouche sans que je ne la contrôle, et de toute manière je ne me serais pas empêché de le lui dire si j’avais été plus réfléchi. Je voulais qu’il le sache, c’est tout. Me prenant dans ses bras tandis que sa main caressait tendrement ma joue, je fermai doucement les yeux pour profiter de cette étreinte tandis qu’il me dit n’avoir jamais douté de mes sentiments pour lui. Ses lèvres vinrent déposer un baiser sur ma joue qui m’ôta un frisson. Il se mit ensuite à rire face à ma remarque sur son flair exacerbé, qui me fit rire également. Il est vrai que ça devait être tout aussi pratique que dérangeant.

« Pourquoi tu ne t’empêches pas de respirer quand tu es embêté, puisque tu en es capable ? »

Je le suivais du regard, hypnotisé par la danse de ses petites fesses lorsqu’il marchait, avant de secouer la tête pour revenir à la réalité, intérieurement amusé par mon instant de « déconnection ». Pourvu qu’il n’ait rien remarqué ou je passerai pour un petit pervers ! Mes yeux se posant sur mon pyjama sévèrement tâché, je lui confiais alors ma crainte de ne pas savoir comment le nettoyer sans attirer les foudres de sa mère et de son majordome, aussi gentils soient-ils. Visiblement peu préoccupé par la question, Chris m’expliqua que l’on pourra très bien trouver une laverie en ville pour se faire.

« Oui, bonne idée. » Lui dis-je en rangeant le haut dans un sac plastique pour ne pas tâcher le reste de mes affaires rangées dans mon sac.

Et concernant la désagréable odeur de sang, il trouva la simple solution d’ouvrir les fenêtres pour aérer. Tout simplement. J’en profitai alors pour évoquer le souvenir de notre rencontre, et j’avoue que j’étais sincèrement surpris par la réponse après qu’il m’eut dit que mes yeux étaient ce qu’il préférait chez moi. Se collant à moi, geste faisant comme toujours s’emballer et s’embraser mon cœur, je lui demandai avec étonnement :

« Tu m’as remarqué pendant le concert ? Sérieux ? Waouw, je n’aurai pas pensé ! Déjà tu étais concentré par ce que tu faisais, mais en plus j’étais loin d’être le seul à te bader des yeux ! Je me souviens du groupe de filles à côtés de moi qui n’arrêtaient pas de te prendre en photo avec leur portable en roucoulant comme des dindes. Ca m’énervait, je te jure ! Et oui, je suis jaloux ! » Riais-je de bon cœur.

« Tu étais tellement beau, je te jure ! A ce moment-là je ne savais pas trop encore où me situer sur mon orientation sexuelle. Je me doutais, bien sûr, que j’étais plus gay qu’autre chose pour n’avoir jamais fantasmé sur des filles de ma vie, mais la perspective d’être effectivement de ce bord me faisait très peur. C’était une raison de plus d’être en marge de la société, et je l’étais déjà sur de très nombreux points. Mais quand je t’ai vu… J’ai compris tout de suite que j’allais rêver de toi tous les jours et toutes les nuits de ma vie. Le seul truc c’est que je savais, ou plutôt je pensais savoir, que tu devais être de ceux qui est entouré d’un milliard de belles filles. Jamais je n’aurai cru que je pourrai te plaire ! Coup de foudre réciproque, alors ! » Lui dis-je avec bonheur.

Me faisant signe de le suivre pour quitter sa chambre et aller prendre notre petit-déjeuner, je le suivis avec plaisir, ayant un peu faim et intrigué par cette « recette miracle » de son majordome que j’avais déjà rencontré la première fois que j’étais venu ici. Le saluant d’ailleurs poliment et timidement, nous nous installâmes à table. Regardant autour de moi pensivement, je demandais alors à Chris :

« Au fait, je n’ai pas encore vu ta mère. Elle travaille ? Dans quoi ? J’espère qu’elle ne va pas vouloir me dégager elle aussi quand elle me verra… Remarque si tu tiens d’elle, c’est qu’elle doit être quelqu’un de super adorable. »


 
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Message posté : Ven 31 Jan 2020 - 2:44 Message
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Visiblement, Joshua se sentait plus gênée qu'autre chose que Chris s’occupe de tous ses problèmes. Ce qui est fort compréhensible. Après tout ce n’est pas la première fois que le jeune leader lui vient à la rescousse. Seulement voilà, c’est plus fort que lui ! Chris est un altruiste pur et dur. C’est très dur pour lui de ne pas aider quelqu’un en difficulté. Mais si ça la gêne au point de le mettre plus mal à l’aise qu’autre chose, alors Chris veut bien respecter ses choix. Surtout après tout ce qui s’est passé ! Il hoche vivement la tête.

« De rien ! » Remercie-t-il en caressant de nouveau les cheveux de Joshua. « Si tu préfères qu’on attendent que l’orage passe, je veux bien faire une exception. » Il eut un sourire malicieux en palpant le menton de son petit ami entre ses doigts.
« Mais n’espère pas te débarrasser de moi aussi facilement ! Quel amant je ferais si je laissais toujours mon lapin préféré dans tous ses ennuies ? »

Chris rigole affectueusement des remarques de Joshua. C’était amusant de le voir jalousé là gent féminine qui se trouvait prés de lui lors du concert organisé dans l’auditorium de la star High. Visiblement, il y avait des filles qui étaient attirées par Chris malgré le fait que son homosexualité était un secret de polichinelle. Remarque, c’est bien connue que les homos ont beaucoup d’amies du sexe opposé avec qui il traine ! Car selon elle, ils ne sont pas là uniquement dans l’espoir des baisers contrairement à ceux de l’autre bord. Encore aujourd’hui, Joshua n’en revient pas qu’il soit avec quelqu’un de capable d’avoir un harem de filles quand il veut d’un claquement de doigt grâce à son charisme naturel issu de sa beauté.

« Je ne doute pas un instant que ca a du être dur pour toi. Au début j’estimais être bisexuel, jusqu'à ce que mon « premier amour » comme on dit m’ait bien fait comprendre que j’étais beaucoup plus attiré par les garçons plutôt que les filles. Mon prédécesseur si tu préfères. Lorsqu’il nous a…. quitté, je pensais que je ne vivrais jamais la même sensation que j’ai eu pour lui avec toi. L’avenir m’a confirmé tout le contraire. »

C’est sur sa dernière phrase qu’il fait route vers la salle à manger du manoir. L’endroit même où il a passé son premier repas avec Joshua. Le majordome est déjà présent, en train de poser les petits-déjeuners de Chris et son petit ami. Un assortissement de crumble aux fruits, roesti et crème fraîche aneth suivit de viennoiserie et de jus de fruit tout frais. Le majordome remarque à l’instant l’arrivée de son jeune maître et lui montre son « chef-œuvré » d’un geste ample de la main.

« Votre petit déjeuner et servie, messieurs. »
« Merci Edwin ! »

Le fidèle employé de la famille Clark laisse le duo vaquer à leur occupation en disparaissant du paysage par la double porte. De son côté, Chris s’installe dans la même place que la dernière fois où il a mangé ici aux côtés de Joshua. À peine avoir croqué sur des croissants qu’il se tourne vers Joshua désireux d’en savoir plus sur sa mère. Chris secoue positivement de la tête. Maintenant qu’il en parle, c’est vrai qu’il n’a jamais présenté Joshua auprès de sa mère.

« Hé bien en fait pas vraiment. Ma mère est rentière et bouge assez souvent dans le pays auprés du gérant qui gère l’affaire familial en surface. Elle est surtout la propriétaire d’une des plus grosse entreprise de BTP du pays. La CCEC ; Clark Construction Corporation. Elle est une rivale de la DeCosta Construction. Mais aussi et surtout pour deux choses majeures. » Il lève deux doigts un à un « Premièrement, pour avoir beaucoup de salariés métahumains ayant des pouvoirs se révélant être très rentable pour le BTP ! Deuxièmement, pour avoir payés de sa propre poche les réparations causées par les affrontements entre feu mon père et les super-vilains qu’ils combattaient. D’ailleurs c’est lui sur cette photo. » Chris désigne un cadran de photo où l’on peut voir son défunt père en gros plan. Un homme bien bâtie et au physique typique de prince charmant dépeint dans les contes de fée.

Chris laisse Joshua à digérer la révélation en mangeant sans entraves.

« Ce dont je peux t’assurer c’est qu’elle est au courant pour mon homosexualité. Elle sait aussi pour notre relation et elle le voit d’un bon œil ! Je te la présenterais si elle reviens aujourd’hui ou plus tard. »

Après tout, Joshua lui a présenté ses beaux-parents. Chris peut faire de même ! Surtout que sa mère n’est pas hostile à sa relation avec Joshua.
 
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Message posté : Ven 31 Jan 2020 - 17:44 Message
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Une fois attablés, je regardais avec autant de surprise que la dernière fois la quantité colossale de victuailles présentes à table. Chris s’installa à la même place que la dernière fois et j’en fis de même, ne sachant plus où regarder devant ce foisonnement de nourriture qui sentait délicieusement bon. Je ne pus m’empêcher de sourire avec amusement en voyant Chris se servir goulument tandis que personnellement mon appétit n’était pas particulièrement développé. J’allais picorer, comme à mon habitude, aux côtés de l’espèce de Son Goku totalement affamé et qui mangerait la table s’il le fallait.
Je me permis d’aborder le sujet de sa mère que je ne connaissais pas encore, et dont je craignais qu’elle soit contre mon hébergement dans sa demeure. En vrai, je ne faisais plus confiance à personne hormis à Chris dans ce bas monde. Il me parla donc d’elle, de sa profession, et enfin de son défunt père. Je me doutais bien entendu qu’il était décédé, quoique j’hésitais peut-être avec un départ pour une nouvelle vie ailleurs, auprès d’une autre femme. Mais cette dernière hypothèse me paraissait invraisemblable. Il me montra du doigt, derrière moi, la photo de celui-ci. Je me retournai donc, curieux, et découvrais un homme élégant et musclé, au beau visage sans toutefois me plaire particulièrement. Ca, bien entendu, je le gardais pour moi, ce n’étaient que mes goûts personnels, mais les cheveux longs et blonds n’étaient franchement pas mon genre. Il y avait cependant dans son regard une étincelle qui me rappelait son fils. Celle du genre à vous mettre totalement en confiance et à vous imposer le respect.

« Tu lui ressembles, c’est vrai. Tu verrais la gueule de mes vrais parents tu exploserais de rire, crois-moi ! Je n’ai aucune photo d’eux, je ne tiens pas spécialement à garder leurs bons souvenirs, mais franchement ça vaut le détour. Autant je suis maigre, faut le dire, autant mes parents étaient des bibendums. On vivait dans un mobil-home à la sortie de New York, dans les ghettos. Mon père avait un bide à bières, il était dégarni au sommet du crâne mais pas sur les côtés, glamour n’est-ce pas ? Il avait les yeux marron, il se trimballait toujours en calbut et en débardeur blanc tout dégueulasse. Il passait son temps à boire devant la télé ou à boire avec des amis absolument pas recommandables et colériques en parlant voitures et à trafiquer la sienne pour sans cesse l’améliorer. Tu l’as donc deviné : il ne travaille pas. Ma mère, elle, elle est caissière. Elle est partisante de la mal bouffe parce qu’elle estime ne pas avoir le temps de travailler et de s’occuper de nous. Elle avait toujours les cheveux gras tirés en couette et s’habillait banalement dans des fringues qui la boudinaient comme pas permis. De gros canons de beauté, quoi. Du coup c’est moi qui faisait tout : les courses, et je devais leur prouver par A+B que j’avais acheté les articles les moins chers pour ne pas nous ruiner, le ménage, me faire insulter H24 parce que ça c’était gratuit, et j’en passe. Et aller en cours. Mais je pense que le passe-temps préféré de mon père c’était de faire remarquer à tous ses pôtes que je n’étais pas normal. Il se cachait bien évidemment d’évoquer mes pouvoirs car, je crois, ils leurs faisaient peur. Cependant pour me traiter de fiotte etc. il n’y avait aucun problème, tu pouvais compter sur lui. Et pour me ridiculiser sans cesse aussi, montrer aux autres mon inutilité, le fait que je ne réussi soit disant rien, et que je porte la honte apparemment la honte sur notre « famille ». T’appelle ça une famille, franchement ? » Riais-je amèrement.

J’avalai un verre de jus de fruit tranquillement, l’esprit égaré dans des souvenirs de ce qui avait été ma vie avant que je ne sois placé. Pathétique… Reposant le verre devant moi, je tournai la tête vers Chris et lui demandai :

« Tu as dit quoi à ta mère à mon sujet ? Que j’étais un copain ou toncopain ? Et elle en pense quoi, honnêtement ? »

Lâchant un soupir, je repris :

« Elle a connu ton ex ? C’était… Terrence, je crois ? C’est ça ? Il me semble que tu m’avais déjà parlé de lui, et qu’il était décédé. Je suis désolé… J’imagine que l’on doit tenir à son premier amour plus qu’aux suivants. Moi j’en sais rien, je n’ai jamais eu que toi, mais je sais que je n’aimerai jamais autant un autre homme que je ne t’ai aimé toi. »

La vérité, c’est qu’au fond j’étais jaloux. J’avais peur qu’il ne m’aime pas autant que Terrence, qu’il ait éprouvé des sentiments et des sensations plus forts auprès de lui, même s’il me prouvait tous les jours qu’il m’aimait moi aussi. Mais… Je voulais être quelqu’un à part aux yeux d’au moins une seule personne dans ce monde. Et je voulais que ce soit aux siens…

 
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Message posté : Mar 3 Mar 2020 - 0:01 Message
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Rien qu’à entendre le tableau auquel Joshua dépeint ses parents biologiques, Chris roule des yeux en tirant une mine faussement surprise juste après avoir englouti une large portion de viennoiserie. Pas besoin d’avoir fait de hautes études en sociologie pour savoir que dans l’inconscience collective, les plus gros homophobes réunissent les mêmes critères que vrais parents de son amant. Comme quoi les clichés commencent toujours par quelque chose de récurrent ! Les tâches ingrates que lui raconte Joshua n’étonnent pas le jeune leader, tellement elles sont prévisibles venant de parents whitetrash dans toute leur splendeur. Chris boit une bonne rincée de jus d’orange, déposant virilement son verre avant répondre en secouant une main en l’air comme un Rital.

« je te l'fait par dire ! Remarque, ça aurait pu être pire. Comme avoir eu un grand frère à l’image de tes vrais parents par exemple ! En tout cas les gens comme tes parents biologiques je les méprise comme pas possible. Leurs pertes me feraient plus de plaisir que de pitié. Ouais, ce n’est pas très « héroïco friendly » si j’puis dire. » Dit-il en faisant des guillemets avec ses doigts « mais dire le contraire serait hypocrite. Et tu m 'connais ; je ne sais pas mentir ! Tu comprends mieux pourquoi j’esquive du mieux possible les questions glissantes des journalistes. Car avec moi ça promet du patinage artistique haut en couleur, haha ! »

Naturellement, Chris souris de bon cœur lorsque le sujet suivant se concentre sur son ex-petit ami et l’avis de sa mère sur sa relation avec Joshua. Il n’a plus de nœud à l’estomac ou de mauvais souvenir qui resurgit de son inconscience par la simple évocation de Terrence. Il s’en est pleinement remis depuis un bon moment, si bien qu’il pourrait en parlait pendant des heures. Il acquiesce d’un « oui » de la tête.

« Oui. Il s’appelait bien Terrence. Quand à ma mère, elle…. »
« Salut mon cœur ! Je t’ai pas trop manqué »

Chris est coupé sèchement par l’arrivée surprise de sa mère déboulant dans le salon, depuis les doubles portés donnants sur le hall. Il était trop concentré sur Joshua pour faire attention à l’odeur familière qu’il avait senti peu de temps avant. Comme le bruit des talons qui claquait sur le sol de marbre. Ouais, il était carrément dans sa bulle ! Il s’agit d’une femme brune cinquantenaire, habillé modestement d’un haut brun et d’une longue jupe qui descend jusqu’aux genoux. On peut difficilement croire qu’elle est la propriétaire d’une des plus grandes entreprises de BTP du pays.

C’est pourtant bien le cas !

La mère de Chris se rapproche de ce dernier pour lui déposer une bise maternelle sur sa joue. Suivit d’une caresse sur les cheveux de son fils. Elle ne tarde pas à remarquer Joshua vers qui elle se tourne.

“L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.” [Chris] 490093

« Alors c’est toi le petit ami de Chris . Il n’avait pas tort quand il disait que tu étais adorable à voir. Je comprends mieux pourquoi mon fils est tombé amoureux de toi. Il m’a dit beaucoup de bien sûr toi. Ça me fait plaisir de savoir qu’il ait trouvé son âme sœur en ta personne. » Rétorque-t-elle avant de poser une main consolatrice sur l’épaule de Joshua. « Je suis bien informé pour ton homosexualité et ta relation avec mon fils. Il m’a tout dit. Je suis heureuse que tu te porte bien avec mon fils. En plus tu as l’air si gentil. » Termine-t-elle en tapotant l’épaule avant de mettre les voiles ailleurs en s’éloignant du duo. «Bon, faut que je vous laisse. J’ai des affaires urgentes à régler avec Edwin. Soyez sage les garçons ! »

Carole quitta le salon, laissant le couple à leurs occupations. Chris se tourne alors tout sourire vers Joshua en levant un geste en l’air vers la sortie. Affichant une fausse mine blasée.

« Bon bah maintenant tu connais son avis sur notre relation intime ! Pas d’ma faute si elle a été plus rapide que moi. C’est normal si elle n’a rien dit sur Terrence, puisque je ne lui avais pas présenté à ma mère. Je prévoyais de le faire » Il soupire en haussant les épaules avec une mine faussement navrée « mais deux jours après, l’invasion en a décidé autrement. »

Avec toutes les conséquences qui ont suivies….

N’empêche que Joshua soulève une question intéressante sur le ressentir de son premier amour. Une question qui le fait cogiter. Il inspire profondément en fixant dans le vide devant lui. Palpant son menton entre deux bouchées pleines.

« Hum… peut être. Même si le coup de foudre pour Terrence était immense, je me demande s’il était plus intense qu’avec toi. C’est d’autant plus vrai que notre relation fut beaucoup plus courte que la nôtre. Je veux dire… Entre le début de notre relation et le début de l’invasion il s’est étalé quoi ? 1 mois a tout cassé ? Cela me parait donc logique que mon amour pour toi soit plus fort qu’avec feu mon ex. Et je ne dis pas ça pour te faire plaisir, hein ! »

Faut dire aussi que le jour de sa rencontre avec Joshua, Chris était encore marqué par la perte de Terrence et qu’elle était encore présente quelques mois après. Maintenant que son deuil est fait depuis un bon moment, Chris peut se montrer plus impartiale sur cette question.

Le jeune leader achève le dernier croissant en main, mettant fin à son petit-déjeuner à faire pâlir son homologue anglais. Après un rapide essuyage de main sur une serviette, Chris se lève promptement de son siège en étirant ses bras devant lui. Il se tourne alors vers Joshua.

« J’avoue n’pas avoir d’idée de ce qu’on pourrait faire ensemble pour aujourd’hui. T’as une idée ? »

En même temps notre Chris n’est pas totalement réveillé, en bon lève tard qu’il est.

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Message posté : Sam 7 Mar 2020 - 21:03 Message
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Trop occupé à écouter le début du récit de Chris à peine entamé, je fis un léger bond, surpris, lorsque sa mère pénétra dans la vaste pièce. Visiblement pris dans son élan, lui non plus n’avait pas fait attention à sa venue, et récolta un baiser aimant sur sa joue lorsqu’elle le salua avant que sa main fine et au port élégant voire classieux ne se glisse affectueusement dans ses cheveux aussi bruns qu’elle. Je voyais enfin de qui il tenait le plus physiquement en comparaison à son père. S’il avait les traits et la couleur capillaire de sa mère, il avait la structure osseuse et musclée de son père. Un très beau mélange, ne nous en cachons pas de le dire.
Mon cœur loupa un battement lorsque ses yeux bleus se posèrent sur moi. Je me raidis sur ma chaise, le souffle court alors que sa voix était pourtant des plus douces et accueillantes. J’eu même droit à des compliments tels qu’un « physique adorable » et que j’avais l’air « si gentil ». Elle comprenait, disait-elle, pourquoi son fils était amoureux de moi, et je devais bien avouer intérieurement qu’elle devait visiblement le connaître par cœur pour se faire une opinion si rapide à mon sujet, alors que d’habitude les gens finissent toujours par me détester en apprenant à me connaître. Si jamais ils attendent jusqu’à là, d’ailleurs !
Nous signalant qu’elle avait à faire avec Edwin, elle nous abandonna pour s’éloigner dans le manoir de sa démarche classieuse et très aristocratique. Je la suivis du regard, ébahis avant de dire à Chris une fois qu’elle disparut :

« Wawouw… Tu m’étonnes que tu sois si beau quand on voit tes parents… J’ai pas l’habitude de ça, moi ! Elle a l’air trop gentille, j’espère vraiment qu’elle ne va pas regretter ce qu’elle vient de dire sur moi. N’empêche je vais me la péter moi si on me dit, comme elle l’a fait, qu’on va bien ensemble ! J’ai toujours l’impression de faire tâche ! » Riais-je sincèrement, habitué par toutes ces voix même intérieure qui me dénigraient.

Toutefois, Chris revint sur un sujet plus sensible pour lui : le cas Terrence. Je pensais qu’il le lui aurait présenté, mais il n’en a malheureusement pas eu le temps de le faire, ce dernier étant décédé trop vite.

« J’imagine que l’on doit tenir à son premier amour plus qu’aux suivants. Moi j’en sais rien, je n’ai jamais eu que toi, mais je sais que je n’aimerai jamais autant un autre homme que je ne t’ai aimé toi. » Lui dis-je.

Chris prit le temps de réfléchir à sa réponse qu’il allait formuler. Temps qui me fit bien angoisser en attendant. J’avais peur d’entendre qu’il n’aimerait jamais quelqu’un plus que lui, surtout voyant quel genre de mec j’étais : physiquement pas à la hauteur à mon goût, et ayant beaucoup trop de problèmes. J’avais beau avoir parcourut la chambre de Chris des yeux, je n’avais, du moins je ne crois pas, pas vu la moindre photo d’un autre garçon. A moins qu’elle m’ait loupée.
Touchant du doigt son menton pensivement, Chris m’expliqua enfin dans une sincérité que j’appréciais, ce qu’il avait vraiment éprouvé pour son premier amour. Apparemment, le coup de foudre qu’il avait eu pour lui avait été extrême, sa relation avec lui avait été bien trop courte pour pouvoir être comparée à la nôtre. Ils n’étaient restés qu’un petit mois ensemble, et fini par conclure que l’amour qu’il éprouvait pour moi était bien plus puissant.

« C’est vrai ? » Lui demandais-je, la bouche entrouverte par la surprise.

Tortillant mes doigts par la gêne, je lui dis avec hésitation :

« Non parce que c’est vrai que tu m’as embrassé… très très vite. Du coup je pensais que tu avais fait ça précipitamment pour passer à autre chose, tu vois ? Mais je te crois, hein ! Et puis on a encore tout le temps de faire mûrir notre relation. Surtout si tu dois me supporter un peu avant que je ne rencontre les services sociaux pour voir ce que je fais pour la suite. »

Terminant son copieux petit déjeuner alors que je n’avais qu’à peine touché à un croissant, j’essuyai ma bouche avec une serviette et la reposai sur la table avant de me lever pour suivre mon aimé qui me demanda :

« J’avoue n’pas avoir d’idée de ce qu’on pourrait faire ensemble pour aujourd’hui. T’as une idée ? »

Haussant les épaules, je regardai autour de moi d’un air pensif.

« Et si… Non. Ah, et… ! Mhh non, non plus… Ben on peut aller au cinéma ! Il y a le dernier Clint Estwood : « Le cas Richard Jewell ». Ca te tente ce genre de film ? Moi j’adore ! C’est une histoire vraie en plus ! Ou alors si tu as des films de Supers, comme ça on ridiculise les personnages en comparant nos mégas pouvoirs comparés aux leurs ! » Riais-je de bon cœur. « Et puis le Professeur X et Wolverine sont ultra sexy, moi je dis ça je dis rien… » Lui dis-je en croisant mes mains dans le dos et en levant les yeux au ciel.

Je récoltai pour cet affront un pincement de fesses et s’en suivit une course dans le manoir jonchée d’éclats de rire. Aujourd’hui serait finalement peut-être une belle journée, j’en étais quasiment sûr.

 
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