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Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments ▬ Libre

 
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Message posté : Dim 29 Sep 2019 - 19:01 Message
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Message posté : Dim 29 Sep 2019 - 20:22 Message
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Les adversaires étaient en déroute et c'était la diversion idéale pour mettre leur plan à exécution. Initialement, le duo avait prévu d'attirer les délinquants dans l'étranglement de la ruelle et de les neutraliser chacun à leur tour, malheureusement le hasard en avait décidé autrement. Ils devaient donc s'adapter à la situation et tenir compte des nouvelles données pour remporter l'affrontement.

Les délinquants étaient clairement supérieurs en nombre et lorsqu'il vit sa coéquipière du soir se diriger vers eux avec détermination, il n'hésita pas longtemps et l'imita dans la seconde qui suivit. Comme elle partait d'un côté, Ezio opta pour l'autre et dirigea son attaque vers deux types qui semblaient s'en être tirés un peu mieux que le reste du groupe. Ils clignaient toujours des paupières et leurs yeux étaient injectés de sang, mais ils parvenaient tout de même à le localiser puisque l'un d'entre eux leva une arme de poing dans sa direction et fit feu. Heureusement pour le prêtre, même s'ils n'étaient pas totalement aveugles, ils ne bénéficiaient pas pour autant de leur vue habituelle le quadragénaire put se décaler sur le côté avant que la balle ne le rate et aille finir sa course quelques mètres plus loin, dans un mur de l'impasse. Heureusement, Ezio s'en serait voulu qu'une balle perdue qui lui était initialement destinée ne fauche une autre vie, quelle qu'elle soit. Il serait aussi responsable de la situation que s'il avait lui-même appuyé sur la gâchette.

Tandis que la jeune femme faisait des ravages parmi les délinquants et qu'elle neutralisa provisoirement le Super qui s'était servi d'eux comme cibles d'entraînement, Ezio se rapprocha des deux jeunes qui venaient de tirer. Il tenait toujours sa lance à la main, mais ne l'utilisa pas pour les tuer. Au contraire, il employa plutôt le long manche comme s'il s'agissait d'un bâton afin de les blesser suffisamment pour les empêcher de poursuivre le combat. Enfin, il tentait de le faire. Même s'ils avaient été aveuglés par la lueur divine, les deux hommes restaient assez lestes et dès qu'ils sentaient l’Italien s'approcher d'eux, ils se reculaient brusquement, comme pour éviter de lui laisser l'occasion de les frapper. Ce qui était sans doute le cas. Mais qu'à cela ne tienne ! Sans se décourager, le religieux tourna sa lance, présentant l'embout sans pique du côté des adversaires et les frappa violemment au niveau de la hanche. C'était douloureux, suffisamment pour les ralentir, voire les dissuader de continuer la lutte. Après tout, ils avaient plus à perdre qu'à gagner dans cette histoire, non ?

    Lancer de dé #1 :
    RÉUSSITE : les hommes sont neutralisés ou partent.
    ÉCHEC : les hommes restent.

    Lancer de dé #2 :
    RÉUSSITE : le Super est toujours incapable de se battre.
    ÉCHEC : il a repris du poil de la bête et rejoint le combat.


Visiblement, il s'agissait sans doute de jeunes ayant décidé de suivre le groupe pour faire « comme tout le monde » puisque les coups précis et surtout douloureux que le prêtre leur fit subir semblèrent les effrayer. L'un des deux commença par reculer, un peu comme s'il se demandait ce qu'il faisait là, puis lorsque son collègue s'apprêtait à se lancer à l'assaut du prêtre, il le retint par la manche.

« Bryan, déconne pas, on y arrivera pas ! »

Le fameux Bryan hésita à son tour, puis hocha la tête et suivit les conseils de son ami en reculant à son tour avant qu'ils ne détalent tous les deux. Oh, il était possible qu'ils en profitent pour appeler des renforts, mais Ezio en doutait. Selon lui, ils allaient plutôt s'enterrer quelque part en espérant que les autres membres du groupe y passeraient tous pour qu'ils n'aient pas à justifier leur défection ! De toute manière, il était tout bonnement impossible pour lui de se dire qu'il allait les tuer avant qu'ils ne disparaissent pour le cas où ils décideraient de chercher d'autres combattants.
Ce n'était pas sa manière de faire.

Le problème des deux jeunes étant réglé, Ezio fit volte-face pour s'intéresser au plus dangereux des criminels du lot. Le Super était toutefois encore dans un sale état. Il avait pris de plein fouet la lueur divine et il suffisait qu'il ait quelques traces de magie satanique dans le sang pour que l'effet ait été encore plus dévastateur. Toujours est-il qu'en le voyant marquer à quatre pattes sur le sol en tâtonnant devant lui, l'Italien préféra aller aider sa collège du moment à neutraliser les derniers délinquants de bas-étage. Une fois ces derniers hors de combat, ils pourraient se pencher sur le problème du Super. Car il était évidemment hors de question qu'ils le laissent continuer ses petites affaires avec les gangs de criminels du coin ! La police allait peut-être devoir intervenir, sauf si la guerrière avait une autre idée en tête.

Mais ils n'en étaient pas encore là et, pour le moment, Ezio préféra concentrer son attention sur la jeune femme et voir de quelle aide elle aurait besoin. Si tant est qu'elle en ait réellement besoin.
 
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Message posté : Dim 29 Sep 2019 - 20:22 Message
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Message posté : Lun 30 Sep 2019 - 21:34 Message
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Lene se faisait plaisir malgré qu’elle fut quelque peu refroidie par la morsure de chien. Les autres canidés s’étaient fait la malle en glapissant, la queue entre les jambes. Ce n’était pas plus mal, car la jeune femme n’était pas tellement encline à tuer des animaux qui n’avaient, au final, rien demandé. Les quelques loubards qui tentaient de se défendre n’opposaient qu’une résistance relative qu’il ne convenait pas vraiment de souligner, tant elle était dérisoire et fortuite. C’était comme attaquer des types en pleine nuit avec des lunettes de vision nocturne. C’était déloyal, et clairement pas à leur avantage.

Et après ?

Lene et le type avec la croix sur le front n’étaient que deux, alors qu’ils étaient une petite armée, et qu’ils étaient bien décidés à les tuer d’une façon assez sale. Il ne fallait pas chialer ensuite quand la proie mettait des coups et qu’elle ne se laissait pas docilement tondre. Ce soir, ils étaient tombés sur deux chiens de bergers, et pas sur des moutons. La démarche de leur acte était d’autant plus condamnable qu’ils pensaient s’en prendre à des citoyens lambdas. Ces derniers n’auraient eu aucune chance contre eux, et c’était ce qui révoltait la danoise.

Le combat n’étant pas très acharné, elle pouvait constater que son acolyte d’un soir s’en sortait plutôt pas mal de son côté. Bientôt, les hommes furent tous à terre, à gémir, à appeler leur mère, à se répandre en excuse, ou en demande de grâce, et ne restait que le Super qui semblait reprendre ses esprits aux abords du champ de bataille. Ses yeux devaient commencer à lui rendre la vision des choses, et nul doute qu’après ça, il allait vouloir en découdre.

La jeune femme suspendit son blouson en cuir à un crochet dans le mur, qui devait servir à une époque à verrouiller un volet sur le mur quand ce dernier était encore doté de fenêtres, depuis longtemps condamnées. Elle avait chaud. L’air frais sur ses bras nus qui déboulaient de son débardeur lui fit du bien. Elle souffla une mèche de cheveux qui n’étaient pas encore collée à son front moite, pour empoigner le Super par la nuque.

Elle comptait bien lui faire passer le goût du pain, en plus de lui faire passer un sale quart d’heure.

    Lancer de Dé #1
    Réussite : Le Super, encore désorienté, n’arrive pas à se défendre.
    Echec : Le Super attendait une ouverture et il en profite.

    Lancer de Dé #2 si réussite au #1
    Réussite : Lene le met à mal – à déterminer avec les dés 100 suivant.
    Echec : Il parvint, grâce à ses pouvoirs et ses réflexes, à s’en sortir malgré tout.


    Lancer de Dé #3 si échec au #1
    Réussite : Il arrive à mettre à mal la jeune femme – à déterminer avec les dés 100 suivant.
    Echec : Lene parvint à prendre de la distance et s’en sort sans trop de mal.

    D100 #1
    1 à 5 : Blessure hémorragique ;
    6 à 40 : Contusions sérieuses ;
    41 à 80 : Contusions et entailles légères ;
    81 à 100 : Contusions légères.

    D100 #2
    1 à 5 : Tête ;
    6 à 40 : Membres supérieurs ;
    41 à 80 : Membres inférieurs ;
    81 à 100 : Tronc.


Seulement voilà, quand elle l’attrapa par la nuque, ce dernier se dégagea subitement et avec un certain savoir faire, n’attendant pas que la prise de la jeune femme soit verrouillée. Il bifurqua sur lui-même, repoussant le bras de la danoise pour ensuite l’attaquer directement dans la foulée, afin de profiter de l’effet de surprise. Ils le pensaient à terre, mais ça n’allait pas se passer comme ça !
Il colla un coup de poing à la jeune femme, cherchant à la percuter au menton. Par un réflexe pas trop dégueulasse, cette dernière esquiva, voyant passer les phalanges gantées du type de très très près. Loin d’être surpris, l’artiste martial enchaina avec une série d’enchainements de coups de pieds et de poings, qui ne trouvèrent pour cible que le bois de l’arbre monde Yggdrasil que composait le bouclier de la Valkyrie.
Elle s’en sortait sans trop de mal, mais l’essentiel de l’avance prise par la lumière divine du prêtre venait de s’estomper, du moins, en ce qui concernait le Super. Car désormais, il était plus ou moins seul contre eux deux. Sa position avait changé, même s’il semblait doué d’une certaine forme de hargne et de détermination, qu’il employait à se défendre.

 
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Message posté : Lun 30 Sep 2019 - 21:34 Message
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Message posté : Mar 1 Oct 2019 - 11:11 Message
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Ezio ne prenait aucun plaisir à se battre contre des individus qui avaient visiblement simplement mal choisi leur camp. Il n'était pas naïf, ni stupide et savait que, bien souvent, ces individus en arrivaient là parce qu'ils étaient originaires des quartiers pauvres de la ville et qu'ils avaient fini par faire les mauvais choix. Oh, ce n'était pas une excuse pour agir ainsi, c'est un fait, mais disons que ce n'était pas de « véritables criminels » aux yeux du quadragénaire qui préférait donc laisser la police s'occuper de leur cas afin qu'il puisse se consacrer à sa propre tâche. Et même si le Super-Vilain qui restait n'était pas lié aux forces du Mal, il entrait tout de même dans les critères qu'Ezio se faisait de ses adversaires.

La jeune femme s'était délestée de sa veste afin de s'approcher du dernier adversaire qui se révéla plus coriace qu'ils ne l'avaient pensé. Cela n'étonna pas spécialement Ezio qui se doutait qu'un homme pareil ne devait pas inspirer la crainte des autres délinquants s'il n'était pas capable de se défendre convenablement face à des adversaires de sa trempe ! Et ses talents ne se bornaient certainement pas à lancer des bouteilles pleines d'alcool à brûler ou d'essence à l'aide d'une batte de base-ball.

Après avoir vu l'homme tenter de neutraliser sa collègue du moment, Ezio se rapprocha rapidement du duo. Malgré sa haute taille, il était relativement leste et avait appris à se mouvoir avec aisance et rapidité. Il arriva donc en soutien de la demoiselle qui se débrouillait relativement bien de son côté, puis profita du fait que l'attention de l'homme était centrée sur elle pour tenter un premier assaut. Il ne chercherait pas à le tuer bien évidemment, mais le stopper et le neutraliser était au programme. Après quoi, il ne resterait plus qu'à appeler la police – quelque chose lui disait que sa collègue ne serait pas contre cette solution. D'un coup bien ciblé, Ezio chercha donc à frapper l'homme et à essayer de le toucher avec le manche imposant de la lance. De quoi causer quelques douleurs incapacitantes.

    Lancer de dé #1 :
    RÉUSSITE : Ezio le blesse.
    ÉCHEC : l'homme esquive.

    Lancer de dé #2 :
    RÉUSSITE : il ne touche pas Ezio.
    ÉCHEC : il le touche.


L'homme était relativement leste et ne semblait pas avoir de mal à esquiver les assauts simultanés des deux comparses du moment. Alors que le manche de l'arme allait le percuter de plein fouet, le criminel se jeta sur le côté dans une roulade parfaitement maîtrisée et s'éloigna d'eux sans avoir subi le moindre dommage. Soit. Cela leur donnait une bonne idée de son niveau de combattant ! Mais ils ne pouvaient pas continuer à donner des coups dans le vide, sans quoi la situation risquait de stagner encore jusqu'à l'aube !

De son côté, le Super-Vilain semblait envisager la même chose puisqu'il s'élança tout à coup en avant, ciblant cette fois-ci la plus haute des deux silhouettes et tenta de porter un coup au niveau du genou du prêtre. Avec un coup bien place, il pourrait facilement lui briser ou lui démettre le genou et l'empêcher de se battre convenablement jusqu'à la fin du combat ! Ezio s'empressa donc de mettre son entraînement de jadis en pratique et effectua un pas sur le côté qui sauva sans doute son genou. Le pied du criminel fouetta le vide tandis qu'il était emporté par son élan et se retrouva de l'autre côté de l'impasse. Mais il ne se laissa pas abattre et fit aussitôt volte-face afin de ne pas leur offrir une cible trop facile en exposant son dos.

Ezio analysa rapidement la situation et décida de tenter d'attirer l'attention de l'homme sur lui, suffisamment longtemps pour que sa coéquipière puisse avoir une chance de le toucher ! Et si jamais il parvenait à esquisser ses coups à elle aussi, peut-être qu'il pourrait en profiter pour le blesser malgré tout ? Après tout, n'importe quel avantage était bon à prendre du moment qu'il l'incluait pas de blesser gravement ou d'handicaper l'homme. Pas de manière définitive du moins.

Esquissant un geste exagéré d'attaque vers le Super-Vilain, Ezio fit son possible pour attirer toute son attention en se décalant sur le côté de manière à offrir un meilleur champ d'action à la jeune femme. Si elle était moins présente dans le champ visuel de l'homme, ce dernier ne pourrait peut-être pas échappa au prochain assaut ?
 
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Message posté : Mar 1 Oct 2019 - 11:11 Message
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Message posté : Ven 11 Oct 2019 - 15:48 Message
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Les deux comparses, réunis pour une nuit par le destin, se lançaient à l’assaut tour à tour de cet homme doué d’une certaine aisance au combat. Lene n’était pas très calée dans le domaine, et elle ne devait sa puissance qu’à la force qu’elle avait acquise par la présence de la divinité en elle. Si elle dénotait maintenant d’un certain savoir faire martial avec une épée et un bouclier, il n’en était rien pour ce qui était de pratiquer des enchainements pieds poings. Aussi fut-elle repoussée par le type. Ce qui laissa une chance à Ezio d’attaquer à son tour. Il y eu un échange mouvementé et chacun essaya de prendre l’avantage, mais cela se soldat par un match nul.

A l’instar d’Ezio, Lene ne souhaitait pas que le combat s’éternise. Non seulement elle devait bosser le lendemain, mais elle ne tenait pas à ce que l’échauffourée ne rameute la police trop rapidement. Elle ne voulait pas être associée à tout ça, et conserver une certaine forme d’anonymat. Une chose semblait la rassurer néanmoins : elle ne ressentait pas de haine vis-à-vis de ce type. Elle avait peur de tomber dans une forme de rancœur de se faire maltraiter, voir de se faire tenir en échec, et de céder à des instincts bien bas de vengeance. Mais non, elle se sentait normale, dans le sens où elle n’était toujours pas décidé à lui faire payer ses actions au prix de sa vie. Son souhait premier était de le neutraliser.

La situation était donc revenue au point de départ, même si le Super était désormais seul. Cela ne semblait pas le chagriner plus que ça. De toute façon, il n’avait pas vraiment le temps de s’apitoyer sur son sort, puisque déjà, Ezio essayait d’attirer son attention en feintant une attaque calculée.

Lene qui était restée sur le côté, ou du moins, à une distance respectable des deux combattants, après s’être faite repousser, sentit que le prêtre lui procurait une ouverture. Et elle sauta sur l’occasion.

Lancer de Dé #1
Réussite : Lene parvint à ceinturer le Super.
Echec : Le Super n’étant pas un amateur éclairé, sent le coup venir et esquive.

Lancer de Dé #2 – Si réussite au #1
Réussite : Lene parvient à l’immobiliser proprement.
Echec : Lene doit se bagarrer avec lui pour parvenir à l’immobiliser.

Lancer de Dé #3 – Si échec au #1
Réussite : Lene est expédiée sur Ezio.
Echec : Il parvint à la retenir et l’immobiliser à son tour.


Et ça fonctionna. Centré sur le prêtre, le Super Vilain en oublia la seconde menace. Peut-être qu'il ne savait plus où donner de la tête à force d'être attaqué de chaque côté, ou peut-être était-ce la configuration qu'Ezio avait mis en place pour le berner qui avait fonctionné. Quoiqu'il en soit, Lene parvint à lui tomber dessus. Elle passa ses deux bras autour de lui pour le ceinturer et le plaquer au sol.

Elle entendait déjà les commentateurs de foot US gueuler dans leurs micros "quel placage magistral du numéro 7 !!" mais cette pensée saugrenue fila aussi vite que le rouler bouler qu'ils firent dans les éclats de verre. Ils s’arrêtèrent contre le mur. Alors que la jeune femme commençait à affermir sa prise pour le serrer avec une certaine force modérée, ne souhaitant pas le broyer cette fois, ce dernier se releva, occultant le poids plume de la danoise. Avec une violence extrême, il se propulsa dos contre le mur. Bien sûr, Lene faisait le tampon entre son dos, et le mur en question.
Cela ne lui fit ni chaud ni froid. Au contraire, le type était en train de s'épuiser tandis qu'elle encaissait sans sourciller. Petit à petit, elle serrait ses bras de plus en plus fort. Elle l'entendait grogner, haleter, et ses coups contre le mur étaient de plus en plus ténus.

Alors il tenta de lui écraser les pieds, sans conviction. Pour lui montrer qu'elle en avait encore dans les bras, contrairement à lui, elle lui imposa une posture, l'obligeant à se dresser de toute sa hauteur devant elle. Comme si elle le tenait pour qu'Ezio le transperce par exemple. Elle espérait qu'il ne ferait pas ça, mais il était libre maintenant de le frapper, ou de lui parler, ou autre.

Elle le tenait !
 
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Message posté : Ven 11 Oct 2019 - 15:48 Message
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Message posté : Sam 12 Oct 2019 - 10:06 Message
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La guerrière était une femme de caractère et surtout, qui ne baissait pas les bras à la première contrariété. Il s'agissait là d'une qualité que le prêtre appréciait sincèrement et il fut donc ravi de la voir réagir lorsqu'il lui offrit une potentielle ouverture. Le tout était qu'elle réussisse ce qu'elle était en train d'entreprendre !

La voyant ceinture l'homme, Ezio recula très légèrement. Il savait qu'une lutte pareille pouvait s'avérer plutôt brutale comme en témoignèrent d'ailleurs leurs roulades dans les débris de verre qui jonchaient le sol ! L'espace d'un instant, le religieux espéra simplement qu'elle n'allait pas s'entailler une veine ou quelque chose de ce style. Bien sûr, que leur adversaire subisse une pareille chose serait ennuyant et il s'en voudrait, mais à choisir entre les deux, Ezio préférait largement que ce soit lui qui assume les erreurs de ses décisions !

Suivant les roulés-boulés, l'Italien se rapprocha de l'étrange duo lorsque la jeune femme parvint finalement à reprendre le dessus au moment où l'homme se redressa pour essayer de la faire lâcher. Ce qu'elle eut à subir ne devait pas franchement être agréable et elle risquait sans doute de se réveiller avec un beau mal de dos le lendemain, mais en tous les cas, elle tint bon et c'était tout ce qui comptait ! Hochant la tête, plus pour lui-même que pour la demoiselle, le religieux de rapproche davantage du duo. Sa collègue du moment lui offrait une occasion en or en obligeant leur adversaire à se redresser et à se tenir immobile. Le tuer ne lui traversa pas l'esprit et cela même s'il savait que l'homme n'aurait pas hésité à le faire avec eux. Toutefois, comme il était fort probable qu'il ne cesse pas ses agissements et nuise à d'autres innocents, Ezio décida d'intervenir. De lui accorder une chance de s'en sortir un jour, même si elle était très mince, avouons-le.

Se postant devant l'homme, il commença pas lui ordonner de se tenir calme.

« Ne vous agitez pas. »

Le ton était calme, mais ferme. Il doutait que l'homme lui obéisse simplement pour lui faire plaisir, mais la prise de la jeune femme facilitait la situation.

Levant sa main droite, l'Italien fit à nouveau appel à la magie divine. Il avait appris ce que l'on pouvait appeler « un sortilège » qui consistait à plonger l'homme dans son esprit. Il allait devoir trier ses erreurs, les reconnaître, vouloir les effacer pour qu'il retrouve un jour sa liberté. S'il n'en était pas capable... et bien il passerait le reste de sa vie dans l'état de légume. Ce n'était pas un sort forcément très enviable, mais cela laissait tout de même une chance à l'homme de s'en sortir. Il faudrait juste qu'il assume ses erreurs et veuillent se les faire pardonner. Ce qui était particulièrement difficile pour certains individus, c'est un fait.

Une légère lueur dorée apparut dans la main de l'Italien, se répercutant dans les prunelles brillantes de l'homme qui ne put s'empêcher de l'observer. Quelques secondes plus tard, son corps s'affaissa et Ezio se porta au secours de la demoiselle pour l'aider à supporter le poids du corps inconscient. Ils n'eurent qu'à l'allonger sur le sol avant que le religieux ne redressa la tête vers sa collègue pour lui expliquer la situation. Il avait posé sa lance sur le sol à côté de lui, accroupit aux côtés de leur adversaire neutralisé.

« Il est en vie, ne vous inquiétez pas. Je lui ai laissé une chance de s'en tirer. C'est une forme de prison, mais mentale. » Il observa une légère pause avant de poursuivre. « C'est un purgatoire. Il va être emprisonné dans son esprit, voir ses erreurs, devoir les accepter et chercher à se faire pardonner. Lorsqu'il en sera capable, il reprendre le contrôle de son corps et n'aura plus qu'à débuter sa nouvelle vie. »

Il jugea inutile de préciser ce qui arriverait s'il ne parvenait pas à faire ce difficile travail. Un léger soupir lui échappa tandis qu'il ramassait délicatement la lance avant de se redresser de toute sa hauteur. En tendant l'oreille, il n'entendait aucun bruit suspect. Ils avaient peut-être encore un peu de temps devant eux. Les prunelles clairs de l'Italien se reposèrent donc sur le visage de la guerrière.

« Vous avez saigné. Je présume que vous saurez vous soigner seule, cependant vous avez laissé des traces sur le sol. » Il baissa les yeux vers les morceaux de verre. « Je suggère que nous nous chargions de les faire disparaître. J'imagine que vous ne souhaitez pas forcément que la police puisse avoir votre ADN, non ? » Surtout si elle travaillait dans ce domaine, bien qu'elle n'ait rien dit qui aille dans ce sens. « Ne vous inquiétez pas, nous avons encore du temps devant nous. Je pense même que nous allons devoir prévenir nous-même la police. »

Ce qui était un passage obligatoire vu que le criminel allongé sur le sol allait avoir besoin d'être pris en charge dans un hôpital, jusqu'au jour où il émergerait à nouveau.
 
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Message posté : Dim 13 Oct 2019 - 11:32 Message
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Lene n’avait aucune difficulté à le maintenir maintenant qu’elle avait affermit sa prise et qu’elle était à l’abri, plus ou moins, des coups qu’il pouvait lui porter. Les bras du type étaient calés entre son buste et son dos. Prise dans l’action, elle ne s’offusquait pas de sentir les membres supérieurs du Super s’acharner à se libérer en lui bourrant allègrement la poitrine. C’était un corps à corps, pas une partie de séduction, et le contact physique était inévitable. Désormais, l’homme était à la merci du prêtre. La jeune femme ne savait pas ce qu’il comptait lui faire exactement, mais elle savait qu’il essaierait de le raisonner, de lui parler, de lui faire cesser de lutter. La danoise n’était pas naïve elle non plus ; elle savait très bien que tous les beaux discours du monde ne changeraient rien. Ce gars s’était perdu, et il était perdu pour ce monde… du moins, pour la normalité morale de ce monde.

Même si cela se discutait. Pour qu’il y ait une morale, il fallait qu’il existe l’inverse, et ce type contribuait, par son comportement détestable, à faire émerger le bien. Le bien n’aurait pas de saveur s’il n’était pas opposé au mal, tout comme le bonheur n’aurait aucun goût si on expérimentait pas le malheur. Bref, tout était une question d’équilibre et d’opposé. Ce type avait gagné sa place de chef de bande en se montrant plus mauvais que les autres, et il avait dispensait le chaos autour de lui en apportant un semblant d’ordre malveillant, mais désormais, ce serait fini pour lui. Jusqu’au prochain.

Plus petite que le Super Vilain, Lene ne voyait pas ce que pouvait faire le prêtre. Aussi, quand elle sentit le corps s’affaisser, elle vint rapidement à la conclusion qu’il avait dû le tuer. Il l’aida à l’allonger sur le sol. Etait-ce un passage obligatoire vers la rédemption ? La jeune femme n’en savait rien. Elle pensait souvent que les gens qui empruntaient cette voie sinueuse, celle de faire du mal à autrui au nom de précepte religieux, de fanatisme, ou par stupidité crasse, ce genre de personne ne changeait jamais. A quoi bon les maintenir en vie, si ce n’était pour les recroiser plus tard dans les mêmes conditions ? La question pouvait se poser, et elle ne s’estimait pas assez compétente pour y répondre. Elle était chirurgienne, et elle savait que la première réponse qui devait lui venir en tête était celle de la vie. Celle de sauver. De tout tenter pour maintenir n’importe qui en état de vivre. Alors pourquoi est-ce qu’elle n’était pas plus affectée de ça de voir partir un criminel notoire qui ne changerait jamais de comportement dans les années à venir ?

Parce qu’elle n’était pas naïve.

Non, je ne le suis pas, pensa-t-elle, accroupie à contempler le visage détendu et reposée du marginal autrefois masqué. L’homme qui avait partagé ce combat avec elle apporta quelques précisions. Quand il lui expliqua qu’il était en vie, Lene afficha une mine curieuse. L’explication de son état vint avec les propos suivant du jeune homme, qui lui expliqua le procédé qu’il avait employé. C’était assez stupéfiant en réalité, bien qu’un peu flippant. Forcément, elle se posa la question de savoir si elle-même aurait pu sortir de cet état en se confrontant à elle-même dans son subconscient. Parviendrait-elle à se faire pardonner ? Arriverait-elle à accepter ses erreurs ? Elle n’avait foncièrement pas envie de se retrouver dans ce genre de prison mentale. Elle n’était pas lâche, mais elle était humaine. Ce n’était pas toujours facile d’assumer tout ce qu’on avait pu faire.

« Un long chemin l’attend alors. Terrifiant, je n'en doute pas », répondit-elle en se relevant à son tour, en prenant appui sur ses cuisses avec ses deux mains. Tandis que le prêtre tendait l’oreille, Lene observa les alentours. Ça se voyait clairement qu’il y avait eu du rififi ici. Du verre brisé ; Des traces de sang ; Des traces de lutte ; Des corps groggys ; et quelques lamentations douloureuses.

La jeune femme ne se sentait pas blessée. Elle se sentait même en pleine forme malgré les coups qu’elle avait reçu, et elle savait que c’était à cause de sa résistance plus importante qu’un humain lambda. Ce n’était pas le fruit d’un entrainement corporel très poussé, mais plutôt le fruit de la déesse qui partageait son existence. Et qui n’avait toujours pas eu d’âme à charrier et à ramener. De toute façon, Lene n’arrivait pas à exprimer d’autres pouvoirs pour le moment…

Les propos de son comparse de viré attirèrent son attention une nouvelle fois, alors qu’elle méditait les conséquences de ses actes et sa situation, en considérant l’ensemble du tableau dans lequel elle se trouvait. Il n’avait pas tort. Ils devaient faire le ménages avant de quitter les lieux. Ne pas laisser de trace de leur passage, si ce n’était en offrant ce criminel à la police. Les morceaux de verre avaient effectivement entaillé sa peau, surtout dans son dos. Elle était quitte pour se désinfecter en rentrant… Les entailles ne devaient pas être profondes, mais il ne fallait pas les négliger, surtout dans un environnement aussi dégueulasse que celui-là. Il fallait qu’elle se trouve un « costume », un habit, pour ce genre de sortie nocturne, histoire de ne pas subir ce genre de petit désagrément.
« Vous avez raison, je préférerai ne pas laisser de traces. ». Elle considéra la scène. Comment faire le ménage proprement ? Elle avait certainement perdu des cheveux aussi dans la mêlée. Mais c’était surtout le sang qui serait problématique. D’un autre côté, il y en avait beaucoup, entre celui des chiens, et des autres malfrat qui avaient reçu une sacrée correction, ce n’était pas les tâches qui manquaient. Cependant, elle ne pouvait pas se permettre d’être fichée quelque part. Elle avait déjà un passé « criminel », et par conséquent, son ADN était séquencé. Pouvait-elle parier sur le fait que les polices du monde ne communiquaient pas entre elles ? Absolument pas.

« Et je présume que vous non plus. La solution la plus rapide serait de mettre le feu. Il nous a maché le travail. », observa-t-elle en considérant le Super emprisonné dans son esprit. Les pompiers viendraient, la police aussi, ils pourraient récupérer tout le monde. Bien entendu, il ne fallait pas que ça se propage au quartier tout entier. Mais bon, l’essentiel des débris étaient sur le sol au milieu de l’impasse. Le feu se limiterait à ça. Pas au bâtiment.
Il y avait le problème du mur sur lequel il avait essayé de l’écraser aussi. Son dos avait heurté plusieurs fois le béton, et des traces de sang étaient à craindre.

De 1 à 6 : Lene ressent une douleur importante dans le flanc.
De 7 à 50 : Lene à quelques entailles profondes dans le dos.
De 51 à 93 : Lene n’est blessée que superficiellement par de petites coupures.
De 94 à 100 : Ce n’est pas son sang qui tache ses vêtements.

Maintenant que l'adrénaline retombait, elle sentait le sang couler dans son dos. La sensation diffuse de chaleur et la fulgurance intermittente d'une douleur lancinante lui laissait penser qu'il devait y avoir quelques plaies profondes dans sa chair. Ce n'était pas de petites coupures ou écorchures. Le tissu collait à sa peau. Elle l'enlèverait sous la douche, ça ferait moins mal. Elle attrapa sa veste qu'elle enfila avec un grognement. Le geste n'était pas sans douleur.

« Qu'en pensez-vous ? ». Elle n'était pas certaine que l'idée de tout faire cramer soit plaisante pour le prêtre. Ce dernier semblait avoir une certaine forme d'expérience dans le domaine, aussi avait-il peut-être une autre façon de procéder pour "nettoyer" tout ça.
Ce gars avait un côté fascinant, mais également terrifiant. Il était semblait être investi de pouvoirs important qui n'était pas à prendre à la légère, et qui était fortement connoté religieusement. Elle n'était qu'une petite fille dans la cours des grands, même si elle venait de faire ses armes ce soir. Néanmoins, elle ne ferait pas le poids face à des types comme cet homme mystérieux, et quelque chose lui disait que ce genre de gratin ne s'attrapait dans les ruelles tard la nuit. Au mieux tomberait-elle sur un Super Vilain de ce genre. Et quelque part, c'était sans doute mieux ainsi.
 
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Message posté : Dim 13 Oct 2019 - 11:32 Message
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Message posté : Dim 13 Oct 2019 - 13:34 Message
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Ezio prenait garde à ne jamais laisser de traces de son ADN sur les lieux où il agissait, même s'il savait que si jamais une telle chose se produisait, ce serait la décision du Seigneur et qu'il devrait s'y plier. Il bénéficiait aussi d'un sacré avantage : rares étaient ceux qui considéraient qu'un prêtre pouvait être responsable d'une telle situation. Même si son ADN était prélevé sur une scène de crime, l'Italien doutait sincèrement que qui que ce soit se dise que le religieux du bout de la rue ferait un suspect idéal ! Toutefois, malgré cet avantage certain, Ezio préférait éviter de tirer le Diable par la queue – logique – et assurait ses arrières dès qu'il le pouvait.

Ses prunelles se posèrent brièvement sur les dégâts occasionnés dans l'impasse. En levant les yeux vers les bâtiments les plus proches, on pouvait constater qu'ils étaient uniquement composés de bâtiments durs. Il n'y avait pas de bois, ce qui devrait minimiser les chances de voir un incendie se propager ! Mais mieux valait rester prudent malgré tout. Son attention se reporta finalement sur la demoiselle alors qu'elle enfilait à nouveau sa veste en grimaçant et il répondit posément après avoir secoué la tête en signe d'approbation.

« Je pense que vous avez raison. L'idéal serait de le faire nous-mêmes afin de nous assurer qu'il ne subsiste aucune trace, mais nous n'en avons malheureusement pas le temps. Même si je doute que les collègues de cet homme reviennent, on ne peut pas prendre le risque. » Il marqua une brève pause. « Je vais préparer le terrain pour que nous n'ayons plus qu'à allumer le feu, mais nous appellerons la police et les pompiers avant de le faire. Le dépôt le plus proche est à au moins cinq minutes d'ici, la plupart des traces disparaîtront avant qu'ils n'arrivent sur place. »

Ils étaient sans aucun doute d'accord sur le fait que cacher leurs traces ne devait pas signifier qu'ils allaient mettre le feu à tout un quartier, voire une ville entière. S'éloignant de quelques pas, il posa précautionneusement sa lance contre le mur en veillant à ce qu'elle ne puisse pas tomber et blesser quelqu'un, puis il se pencha pour dégager quelques poubelles qui risquaient de prendre facilement feu si les flammes s'approchaient un peu trop. Il ne désirait pas non plus réduire en cendres les corps des quelques personnes qui avaient succombé à l'assaut et veilla donc à les éloigner de la zone la plus risquée.

Lorsqu'il eut terminé de dégager les abords de l'impasse et qu'il fut certain que leur idée n'allait pas semer le chaos dans les rues de Star City, Ezio se retourna vers la jeune femme.

« Vous avez été blessée dans le dos, ce sera peut-être compliqué pour vous de vous soigner. Si vous le souhaitez, vous pouvez m'accompagner et je vous aiderai. Mais vous n'êtes pas obligée d'accepter bien entendu, vous êtes assez grande pour savoir ce qui est bon pour vous. »

Un rapide et furtif sourire éclaira ses lèvres, signe qu'il ne l'obligeait à rien. Il savait qu'elle ne voudrait pas forcément suivre un type qui venait de blesser des inconnus et qui se baladait dans les rues de la ville au nom du Seigneur, mais il s'en serait voulu de ne pas lui proposer son aide. Qui plus est, peut-être aurait-elle envie ou besoin de parler de ce qu'elle avait vu ce soir ? Il ne pouvait pas le dire à sa place. En tous les cas, Ezio était prêt à prendre le risque de l’amener jusqu'à l'église où il travaillait afin de la soigner dans le presbytère qu'il occupait, ce qui signifiait qu'elle pourrait sans mal le retrouver ou le dénoncer si elle le voulait ! Mais l'Italien ne se souciait pas vraiment de ça : il penser à l'aider et à lui tendre la main, pas au reste.

Lui laissant le temps de réfléchir, Ezio se dirigea à nouveau vers sa lance et la récupéra. Il ne restait plus qu'à déclencher le feu, mais avant ils devaient passer un coup de fil à la police et bien évidemment, aux pompiers.

« Il faudrait les appeler. J'ai repéré une cabine téléphonique non loin d'ici, pourriez-vous vous charger de passer le coup de téléphone ? Les appels aux services de ce type sont gratuits. » Ce n'était qu'un détail, mais bon. « Si vous acceptez ma proposition, vous n'aurez qu'à m'attendre là-bas. Je vais attendre deux ou trois minutes avant de mettre le feu, puis je patienterai en hauteur jusqu'à ce qu'ils arrivent. Je vous rejoindrai à ce moment. Ou je rentrerai de mon côté si vous décidez de faire de même. »

Sauf si elle avait autre chose en tête bien entendu.
 
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Message posté : Lun 14 Oct 2019 - 13:44 Message
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Elle doutait franchement que les petites frappes qui servaient de bande à ce type ne reviennent. Ils avaient pris une bonne leçon de vie ce soir, et Lene savait que dans ce genre de situation, la loyauté acquise par la peur ne faisait pas le poids. Ce mec avait perdu sa bande. Cela ne voulait pas dire que les personnes qui la composaient n’allaient pas continuer à commettre des exactions, loin de là. Bien souvent, ils cherchaient un nouveau leader et ils recommençaient leur spirale infernale. Il était possible que dans le lot, deux ou trois se disent qu’il était temps de se ranger, de passer à autre chose. Ils essaieraient, et ce serait louable. Peut-être qu’ils y parviendraient, mais la plupart du temps, le manque de possibilités à court terme, et à moyen terme, les renvoyait fatalement vers la rue et les délits. Mais au moins, ils avaient essayé. Lene se sentait fataliste, mais tellement réaliste.

La jeune femme opina du chef. Sans mot dire, elle s’attaqua à dégager quelques détritus et immondices qui se trouvaient du côté opposé de l’impasse par lequel le prêtre avait commencé. Aucune raison de le laisser faire tout tout seul, et s’ils en étaient à devoir préméditer un incendie criminel pour faire disparaître des traces de leur passage, c’était en grande partie sa faute. Aussi mit-elle la main à la patte pour donner un coup de main, déplaçant même quelques corps que la rigidité cadavérique n’avait rien enlevé à leur souplesse molle. Lene était passée en mode automatique. Son cerveau semblait exécuter les actions sans vraiment chercher à réfléchir au-delà de celles-ci. Elle n’en revenait pas d’avoir participé à une rixe de rue comme la dernière des délinquantes. La perte de sang et la fatigue, sans parler de l’adrénaline qui se dissipait petit à petit de son corps maintenant que la situation était plus calme, prodiguait un petit cocktail détonnant sur son humeur. Elle était presque stone, bien qu’un peu fébrile.

Ce fut rapide, et vite expédié. Son dos la tiraillait de plus en plus, comme si sa conscience prenait petit à petit la mesure des lésions. Heureusement, ce n’était pas l’endroit le plus douloureux du corps.
La remarque du prêtre fit sourire la jeune femme, qui fit même un petit bruit de nez à la limite du rire nerveux. Oui, elle était assez grande pour se débrouiller, contente qu’il le reconnaisse. Cependant, ce ne serait pas simple de se soigner dans cette zone, elle devait le reconnaître. Ce n’était pas la chirurgienne en elle, un tant soit peu mise de côté ce soir, qui allait dire le contraire. Elle était fortement tentée de décliner, parce que… parce qu’elle était comme ça. Jamais à s’imposer, jamais à demander de l’aide. Aussi, si elle connaissait quelqu’un d’autre dans le coin, elle aurait un argument supplémentaire pour ne pas suivre cet illustre inconnu, mais ce n’était pas le cas. Elle inspira finalement, et déclara :

« Terminons déjà tout cela. », éluda-t-elle.

Pas très bavarde, la jeune femme le considéra tandis qu’il allait récupérer sa lance. Pouvait-elle lui faire confiance ? Confiance jusqu’à le suivre dans un endroit pour qu’il regarde ce qu’elle avait dans le dos ? La question était légitime. Elle ne le connaissait que depuis une petite heure, si ce n’était moins. Elle était tombée dessus alors qu’il venait de zigouiller trois types, et il avait castagné la gueule à d’autres – en sa compagnie. Ça faisait de lui un compagnon de bagarre, mais après ? D’un autre côté, ils avaient formé un bon duo contre ce Super, se relayant pour obtenir la victoire, sans jamais se gêner. Ce n’était pas grand-chose, mais dans ce genre d’impasse, par une nuit noire, ça comptait quand même un peu. S’il lui avait voulu du mal, il serait sans doute déjà passé à l’action, ne serait-ce qu’en utilisant sa capacité à produire une lumière chatoyante qui semblait aveugler ses adversaires. Si elle n’avait pas été touché par cette onde lumineuse, c’était qu’il ne la considérait pas comme une ennemie.

C’était sans doute un fanatique religieux, du moins, c’était comme ça qu’elle le voyait. Un gars avec une croix sur le front, qui se battait pour des préceptes chrétiens, et qui allait jusqu’à envoyer une âme dans un purgatoire intérieur pour qu’il se pardonne et fasse rédemption, on était en plein dedans. Lene avait toujours eu du mal avec toutes les formes d’extrémismes, qu’il soit religieux ou non. Qu’on cherchasse à la convaincre ne lui plaisait jamais, et elle était même susceptible d’aller à l’encontre de ce qu’elle pense juste pour opposer une autre vérité à celle qu’on voulait lui faire gober. Certains diront que c’était là un pur esprit de contradiction féminin, mais ceux là ne faisaient pas montre d’une pensée très ouverte. Qu’importe. Ce type œuvrait pour son Dieu et pour ses préceptes. D’ailleurs, sa proposition de l’aider entrait certainement dans ces bonnes œuvres. Cela avait un côté rassurant, car cela sous entendait que la démarche était dénuée d’intérêt, si ce n’était celui d’aider son prochain. Qui plus est, il n’avait pas cherché à la convaincre de quoique ce soit pour le moment. C’était peut-être un fanatique religieux, mais au moins le conservait-il pour lui.

Oh, peut-être que si elle acceptait son aide, il lui demanderait quelque chose en retour, quelque chose en rapport avec sa foi. C’était envisageable. Pa très chrétien, mais possible. Surtout dans ce monde. Elle le considéra alors qu’il revenait vers elle.

« Je vais aller les appeler. Je ne resterai pas aux abords immédiat de la cabine, des fois qu’ils passent par là pour voir qui a téléphoné. Je vous attendrai à proximité. Merci de vous occuper de ça. », ajouta-t-elle en mettant un petit coup de menton pour montrer de quoi elle parlait. En l’occurrence, de la ruelle et des preuves. Quoiqu’il en soit, elle avait plus ou moins accepté sa proposition, puisqu’elle confirmait qu’elle l’attendrait.

Sur un dernier regard, elle prit la direction de la cabine téléphonique. Elle n’avait pas de monnaie, mais comme dans beaucoup de pays, ce genre d’appel était effectivement gratuit, comme il le lui avait si bien rappelé. Il ne lui fallut que quelques minutes pour se rendre aux appareils. Ils étaient alignés contre un mur, au nombre de trois. Sur les deux premiers, le combinés n’étaient plus reliés par le fil. Heureusement, le troisième était opérationnel. Lene portait une paire de gants, histoire de ne pas laisser d’empreintes supplémentaires, et elle ne colla pas le combiné sur sa peau, parlant à distance.

Déjà, les quelques lueurs orangées de l’incendie se discernaient dans le ciel. Les fumées n’étaient que peu visibles, à cause de la noirceur de la nuit. On ne les distinguait qu’à l’aube de la lueur. Elle en vint à se demander si le Super Vilain, derrière ses yeux clos, dans la prison de son esprit, distinguait les flammes de l’enfer qui sévissaient non loin de lui. Son enfer, son purgatoire.
La jeune femme fut brève et concise. Elle donna le lieu de l’incendie, ayant pris soin de mémoriser le nom de l’impasse en partant, et elle parla de victimes. Les flics et les pompiers seraient sur place rapidement, lui promit-on au combiné, tout en lui demandant de ne pas raccrocher.

Ce qu’elle ne fit pas. Elle claqua le téléphone sur son support, fourra les mains dans les poches de sa veste, en étirant ses bras pour la faire descendre sur ses hanches histoire de se donner un peu chaud, et elle traversa la rue non sans avoir regardé à droite et à gauche que personne ne l’avait vu. Puis elle alla se mettre dans l’ombre d’une porte cochère, dans une petite rue perpendiculaire lui permettant de voir les cabines, sans être vue de la rue principale si jamais une patrouille tentait sa chance de retrouver la personne qui avait téléphoné. La tentation de bruler une clope était grande, mais elle ne pouvait pas se faire gauler pour ça. Alors, elle n’en fit rien, même si elle sentait le paquet grossir dans la poche intérieure de sa veste, comme s’il était en train de l’appeler. Elle l’ignora. Lene était une spécialiste pour ignorer les choses, les gens, la vie.

Les sirènes des véhicules de secours brisèrent le silence paisible de la nuit. La jeune femme ajuste sa position pour se fondre vraiment dans l’ombre de la porte quand les véhicules passèrent dans la rue, gyrophares tournant, propulsant leur lumières colorées sur les façades. Elle sentit un truc mou sous son pied et réalisa avec dégoût qu’elle venait de marcher sur une capote usagée.

Génial.

Elle se sentait mal. Ce n’était pas tant les blessures physiques qui lui procuraient cette sensation. Mais plutôt sa soirée. Elle n’arrivait pas à savoir si elle éprouvait une certaine forme de satisfaction, ou si elle éprouvait de l’horreur. Elle avait tué. Alors qu’elle devait protéger. N’était-elle pas en train de devenir complètement schizo ? Chirurgienne la journée, tueuse la nuit. Elle poussa un nouveau soupir. Le dernier véhicule de police passa, s’engouffrant dans les rues qui menaient directement à l’impasse.

Bien, il n’y avait plus qu’à attendre le prêtre. La jeune femme guettait la rue, histoire de le voir arriver et d’attirer son attention. En tout cas, elle allait attendre une vingtaine de minutes, et ensuite, elle s’en irait. Peut-être qu’il ne viendrait pas, peut-être que oui. Elle espérait juste qu’il ne se fasse pas attraper par la police mais elle sentait que le garçon avait une certaine expérience derrière lui pour ce genre de chose. Elle était tentée de lui proposer de se rendre chez elle, car elle avait tout ce qu’il fallait pour ce genre de plaie, mais c’était risqué. Elle ne le connaissait vraiment pas. D’un autre côté, c’était plus rassurant, parce que c’était un lieu qu’elle connaissait. En temps normal, elle n’aurait pas eu de crainte, sûre d’elle. Mais là, elle avait eu un aperçu des capacités de cet homme, et il était clairement d’un autre niveau que le sien.

Mais encore une fois, s’il avait voulu lui faire du mal, il l’aurait sans doute fait toute à l’heure, en compagnie des autres. Histoire de ne laisser qu’un tas de victime, et de ne pas s’éparpiller. Bon, après, s’il s’agissait d’un violeur, alors elle était dans la merde… Mais quand même. Et puis… s’il cherchait une vierge pour un rite religieux à deux balles, il se trompait de cible !

Et ce n’était pas la capote sur le sol de cette porte cochère qui allait la contredire, même si pour le coup, elle n'y était pour rien.

Ce parallèle fit pouffer la jeune femme. Elle espérait que le curé avait de l’eau de vie.
 
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Message posté : Lun 14 Oct 2019 - 15:55 Message
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Ezio attendit que la jeune femme s'éloigne avant d'allumer le feu. Il n'était pas pyromane, mais avait malgré tout pris le soin de glisser des allumettes dans l'une de ses poches avant de quitter l'église. Elles servaient toujours, même s'il n'y avait pas besoin de mettre le feu à quelque chose pour effacer des preuves !

L'incendie débuta rapidement, sans doute alimenté par le contenu des bouteilles qui avaient servi de projectile un peu plus tôt. Ezio veilla à ce que les flammes ne s'éloignent pas trop et restent dans la même zone et il semblait qu'ils avaient bien calculé leur coup ! Les corps et l'homme inconscient étaient à l'abri, quant aux murs les plus proches, ils restaient hors de portée. Pour le moment du moins.

Étant donné que la jeune femme avait dû passer l'appel de son côté, le quadragénaire se détourna afin de gravir lestement l'un des immeubles à proximité. Il était suffisamment entraîné pour le faire sans difficulté et se posta bientôt en hauteur, observant l'incendie qui crépitait une dizaine de mètres plus bas. Patient, il aperçut bientôt les premiers clignotements lumineux qui lui indiquèrent que les secours arrivaient ! Un camion de pompiers s'arrêta devant l'impasse, rapidement accompagné par une voiture de police et tout ce petit monde s'activa. L'Italien resta quelques minutes de plus, vérifiant que les pompiers parvenaient bien à canaliser le feu pour finalement l'éteindre. Quand bien même les flammes n'auraient pas fait disparaître toutes leurs traces, l'eau des lances s'en chargerait.

Rassuré quant au sort des habitants du coin – et du Super inconscient – Ezio se détourna en discrétion, passant sur l'immeuble d'à côté avant de descendre dans la ruelle la plus proche pour se diriger vers la zone où se trouvaient les cabines téléphoniques. Il fallait évidemment qu'il reste prudent : un homme masqué avec une lance sanglante en main n'était pas forcément très normal et il risquait d'attirer l'attention s'il se montrait trop ! Fort heureusement, lorsqu'il arriva à proximité, la jeune femme se manifesta et Ezio put la rejoindre en toute discrétion. Arrivé à ses côtés, il jeta un bref regard sur les environs avant de lâcher quelques mots d'une voix basse.

« Bien, l'incendie est sous contrôle, nous devrions en profiter pour nous en-aller avant qu'ils ne fouillent les ruelles voisines. » Ses prunelles se portèrent sur la rue par laquelle il venait d'arriver. « Suivez-moi, je vais vous guider en toute discrétion. Ce n'est pas loin d'ici. »

Il lui adressa un bref regard avant de pivoter sur lui-même pour prendre la direction de l'église. Il ne fallait pas marcher bien longtemps, mais en essayant de rester aussi discret que possible le voyage se compliquait un peu. Fort heureusement, à cette heure tardive de la nuit il n'y avait pas grand monde, hormis les délinquants qui semblaient avoir décidé de déserter la zone – pour une fois.

Après quelques détours pas trop longs, le duo arriva finalement aux abords de l'église. Habitué à s'y rendre sans être remarqué, le quadragénaire guide une fois de plus la jeune femme. Le presbytère était situé un peu à l'écart du bâtiment principal, ce qui leur permis d'y pénétrer sans se faire repérer. Le bâtiment était petit, l'entrée se composant en tout et pour tout d'une pièce presque vide, aux murs nus, simplement occupée par un banc en bois. Il passa devant pour pousser la porte suivante, celle qui menait à la pièce qui tenait lieu de chambre pour le prêtre en poste. Elle était petite, environ deux mètres sur trois. Un lit simple et austère était situé dans le coin supérieur droit de la pièce à côté duquel trônait une table de chevet en bois. De l'autre côté, seule une petite commode composée de deux tiroirs achevait de meubler la pièce. Les murs étaient exempts de décorations hormis des croix religieuses de différentes grandeurs et réalisées dans des bois différents. Une impression d'austérité se dégageait de l'endroit, mais convenait parfaitement au caractère de son occupant.

Se retournant vers la jeune femme pour poser ses yeux sur elle, le prêtre s'approcha finalement du mur et y appuya la lance, pointe tournée vers le sol pour éviter un accident. Puis il brisa le silence avec calme.

« Vous devriez ôter votre veste. Je vais préparer de quoi vous soigner si vous êtes toujours d'accord avec ça. »

Et peut-être avait-elle une question ou des exigences à poser avant qu'il ne commence ?
 
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Message posté : Mar 15 Oct 2019 - 13:24 Message
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Lene était d’accord. Il ne valait mieux pas rester dans le coin. Ils ne s’étaient pas donnés tant de mal pour se faire attraper bêtement dans une ruelle à proximité. Elle acquiesça, prête à le suivre. Telles deux ombres dans la nuit, ils progressèrent avec précaution dans les rues et ruelles de ce quartier qu’elle ne connaissait pas. Ce n’était pas encore sa ville, du moins, pas totalement. Elle était vraiment sortie de sa zone de confort pour aller casser des gueules et se confronter à la bassesse de cet endroit. Aussi était-elle complètement dirigée par le prêtre. Oh, elle pouvait toujours se retrouver avec son téléphone et son appli GPS intégrée, du coup, elle ne s’inquiétait pas des masses. Au début, elle avait essayé de retenir le chemin, mais ce n’était pas facile dans la nuit. Elle laissa rapidement tomber. Elle se sentait comme une adolescente qui avait fait le mur de chez elle et qui essayait de rentrer discrètement sans que les voisins ne la grillent, pas plus que ses parents. La sensation était amusante, dommage qu’elle soit en présence d’un inconnu et qu’elle fut blessée. Tout de suite, ça rendait les choses un peu plus lugubres.

Finalement, la balade fut de courte durée. Lene savait qu’ils étaient arrivés en voyant la silhouette de l’église se détacher dans la nuit. Ils n’avaient croisé personne, pas même une prostituée, ou un trainard. La nuit était vide, certainement à cause des sirènes des véhicules officiels, qui avaient retenti pour l’incendie. Quand le chat est là, les souris ne dansent pas. Elles se planquent.

Et peut-être que ça sentait le matou dans le coin, surtout après avoir mis une déculotté à la bande au Super Vilain.

Il l’emmena à l’écart du bâtiment principal, dans ce qui devait être le presbytère. Sans fioriture, il l’emmena ensuite dans le fond de la pièce principale pour la faire entrer dans ce qui tenait lieu de chambre. C’était austère. Comme on pouvait s’y attendre d’une chambre de prêtre. Ou d’un psychopathe qui avait un lieu pour enfermer ses victimes. Lene examina rapidement l’endroit, l’inspection étant rapide. L’homme prit soin de poser sa lance de façon à ce qu’elle ne blesse personne. Il était très soigneux avec cette arme depuis qu’elle le voyait s’en servir, et surtout, quand il la mettait de côté comme là maintenant. Elle devait certainement avoir un poids affectif assez important à ses yeux.

Ah ? Pas de préliminaires ? On commence directement par se déshabiller ? Pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher de faire ce genre d’humour de merde en son for intérieur ? Parce qu’elle était auprès d’un homme voué au service et à l’amour de Dieu ? C’était facile. Et mesquin. Elle obtempéra néanmoins, sentant une certaine fraicheur inonder son dos, à cause de son haut imbibé de sang. Elle se força à ne pas grimacer en serrant les dents.

« Oui… », répondit-elle enfin. Elle allait devoir virer son débardeur également. Elle ramena ses cheveux tressés sur son buste en les faisant passer devant son épaule, puis elle attrapa son vêtement pour le retirer. Elle n’enleva pas les bras, simplement sa tête, comme ça elle pouvait le garder contre sa poitrine, le débardeur étant une brassière, aussi ne portait-elle pas de soutien-gorge. C’était ça de moins pour accéder à son dos.

« Si vous avez besoin de matériel médical, j’ai de quoi faire chez moi. », finit-elle par dire en fixant le mur, et les croix qui y étaient accrochés. Thora était au moins aussi mal à l’aise qu’elle, mais elle ne disait rien. Aussi, histoire de le faire parler, et parce qu’elle ne s’était pas montrée très bavarde depuis leur rencontre, Lene essaya de faire un brin de causette. Ca lui permettrait de se détendre elle aussi. En plus, elle sentait qu’elle allait douiller.
« Ça fait longtemps que vous écumez les rues pour y apporter un peu de… de sécurité ? ». Elle ne savait pas si le mot était bien utilisé, mais c’était assez générique pour ne pas parler de « bonne parole » ou encore de « justice ». Divine ou non. C’était là une occasion d’apprendre quelques ficelles, si l’homme était pétrit d’expérience dans ce domaine. Car pour une première fois, elle estimait que ça ne s’était pas super bien passée. Elle revenait meurtrie, en laissant des traces, et en s’étant exposée. Ce n’était pas très concluant comme expérience. Mais il fallait un début à tout, et ce type semblait avoir un bout de chemin derrière lui.

Elle n’avait pas trop de dégât dans le dos en réalité. Elle avait bien saigné parce que c’était une zone propice pour, mais à part une entaille plus profonde que les autres, les différentes estafilades se limitaient à des atteintes superficielles du derme (mais ce n’était pas les moins douloureuses du lot). La plaie plus importante était nette, mais il était impossible de savoir si quelque chose se trouvait encore dedans ou non. Elle s’étirait à la limite de son flanc et de son dos, sur son côté droit. Certainement l’endroit où elle avait chuté la première fois en tenant le Super. C’était ce côté qui avait amorcé la roulade.
Elle ne portait aucune marque de contusion, malgré les multiples fois où le truand l’avait claqué contre le mur pour essayer de se défaire de son étreinte constrictrice.

Finalement, elle tourna légèrement la tête pour essayer de voir par-dessus son épaule. Elle n’avait pas chaud, mais la douleur latente l’empêchait de trop s’en rendre compte pour l’instant. La pression retombait.

« Quoiqu’il en soit, je suis navrée de vous importunez chez vous et devant votre Dieu. », finit-elle par dire en cherchant son regard.
 
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Message posté : Mar 15 Oct 2019 - 16:28 Message
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Alors que la jeune femme entreprenait d'enlever les vêtements qui couvraient ses plaies, Ezio se détourna. Commençant par baisser la capuche qui lui couvrait, il ôta l'imposant tissu qui ne laissa plus apparaître qu'une tenue relativement normal. Puis il poussa une porte située juste à côté et donnant accès à une petite cuisine où l'une des nonnes avait installé une bouilloire sur place. La remplissant rapidement d'eau, il l'alluma en veillant à la régler à température acceptable. Il avait besoin d'une eau bien chaude et non pas d'ébouillanter la malheureuse ! Après avoir récupéré des linges propres dans un placard de la petite pièce, il revint auprès de la blessée qui en profita pour l'informer qu'elle avait du matériel médical chez elle en cas de besoin. Vraiment ? Était-elle infirmière ? Il aurait pu songer qu'elle avait ça pour l'éventualité où elle se ferait blesser, sauf qu'elle lui avait laissé entendre que c'était l'une de ses premières sorties, non ?
Conservant la question dans un coin de son esprit, le quadragénaire secoua légèrement la tête.

« J'ai ce qu'il faut, ne vous inquiétez pas. »

Après avoir posé les tissus propres sur le lit, Ezio retourna chercher une chaise de la cuisine de manière à ce que la jeune femme puisse s'y installer et lui permettre de s'occuper de ses blessures. Il nota d'ailleurs que leur expédition dans la ruelle ne semblait pas l'avoir trop effrayée puisqu'elle l'interrogea sur son expérience. Avait-elle des questions quant à sa carrière d'héroïne, ou était-ce simplement la curiosité qui la faisait parler ? Dans les deux cas, l'Italien n'avait aucune raison de lui cacher la vérité, il répondit donc d'un ton franc.

« Oui et non. Je ne suis à Star City que depuis sept ans. Avant cela, j'officiais dans d'autres pays et pas vraiment pour chasser le genre d'adversaires que nous avons combattu ce soir. »

L'eau étant chaude, Ezio se glissa à nouveau dans la cuisine afin de verser l'eau tiède dans un bol qu'il ramena avec lui auprès de la blessée. S'accroupissant devant le lit, il tâtonna sur le sol durant un bref instant avant de trouver ce qu'il cherchait et de soulever une lame de parquet qu'il ôta complètement. Elle révéla une cachette dont il tira divers matériaux médicaux qui permettaient de soigner de petits bobos ou de recoudre une plaie assez grave. Se redressant, l'Italien posa le matériel sur la petit table de nuit avant de tourner la tête vers la jeune femme au moment où celle-ci se déclarait navrée. Il croisa son regard et laissa un sourire éclairer ses lèvres.

« Vous ne m'importunez pas puisque je vous ai invitée à me suivre. Et vous saurez que la maison du Seigneur est ici pour aider les gens dans le besoin, vous êtes donc au meilleur endroit qui soit compte tenu de votre état. Hormis dans un hôpital probablement, mais c'est un détail. »

Se détournant à nouveau, Ezio commença par chercher de quoi nettoyer et désinfecter la plaie, puis il posa le tout sur le lit avant d'aller se laver correctement les main dans la pièce d'à côté. Une fois de retour aux côtés de la demoiselle, le prêtre s'occupa enfin d'elle, commençant par observer les plaies pour savoir si l'une d'entre elles nécessitait des soins plus importants que ce qu'il pouvait lui proposer. Mais non. Tout semblait à sa portée. Avec application, il défit donc les emballages du matériel dont il avait besoin et commença à nettoyer et désinfecter soigneusement les plaies qui ornaient le dos de la demoiselle.

« Elles ne sont pas trop graves. Bien sûr, vu leur position, ça va sans doute vous déranger un petit moment, mais elles ne devraient sans doute pas laisser de cicatrices. Ou très légèrement pour la plus imposante. » Veillant à avoir des gestes légers et doux pour ne pas la faire trop souffrir, l'Italien continua son discours. « J'ai cru comprendre que c'était votre première véritable sortie ? J'imagine que ça a dû être... compliqué pour vous. C'est normal. On ne s'habitue jamais à ce genre d'affrontement, mais on apprend comment y réagir, ce qui permet généralement de savoir comment ça se passe. »

Elle allait sans doute penser aux vies qu'elle venait d'arracher ce soir et cela pendant un bon moment. Ezio aussi, c'était son travail en tant que prêtre, mais c'était aussi parfaitement humain. Ôter une vie n'était pas une banalité, bien au contraire. S'appliquant toujours avec soin sur les blessures afin de les nettoyer parfaitement, le quadragénaire laissa retomber un petit moment de silence. Il ne souhaitait pas qu'elle pense qu'il n'avait pas envie de parler, mais parfois, les gens préféraient un peu de silence. C'était souvent son cas d'ailleurs. Il était d'une nature plutôt taciturne, ce qui ne l'empêchait pas d'écouter les gens et de savoir leur répondre.

Après un petit moment de tranquillité, appliqué à sa tâche, Ezio conclut sur une note posée et assurée.

« Vous avez très bien réagi ce soir. Vous n'avez pas tué sans réfléchir, je pense ne pas me tromper en disant que vous irez loin. »

Surtout si elle pouvait éviter d'attirer l'attention de la Légion des Étoiles sur elle en se comportant avec un peu trop de hargne.
 
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Message posté : Mer 16 Oct 2019 - 12:46 Message
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Bizarrement, Lene n’était pas inquiète. Elle se demandait quand même avec quel genre d’instrument il allait procéder et avec quel type de produit, mais c’était plus par déformation professionnelle qu’autre chose. Par soucis du travail bien fait. Qu’importe, elle avait accepté qu’il l’aide. La chaise était une bonne chose, et elle la tourna de façon à avoir le dossier face à elle, histoire de laisser son dos accessible.

Il faisait des allers-retours dans la cuisine pour préparer ce qu’il fallait, aussi prenait-elle soin de s’exprimer que quand il se trouvait dans le coin. Elle se sentait vraiment lasse maintenant, mais empreinte d’une bonne fatigue. Elle se doutait qu’il n’était pas Américain. Il avait un accent européen, sans qu’elle ne puisse vraiment déterminer de quel pays exactement, n’ayant pas assez voyagé pour cela. Sa phrase pouvait vouloir dire tout et son contraire. Est-ce qu’il chassait des choses encore plus terribles qu’un Super Vilain et quelques délinquants juvéniles qui s’étaient trompés de voie ? Ou bien avait-il une vie plus posée et simple ? Tout était possible…

Lene ne dit rien, le laissant retourner dans la cuisine après cette petite confidence. Quand il revint, il farfouilla de son côté, et quand elle se déclara navrée, elle fut accueillie d’un sourire. La fin de sa phrase la fit rire un peu. Un détail oui. Il était plus sécurisant de se faire soigner dans un presbytère que dans un hôpital. Elle sentait que c’était une forme d’humour.

« Un détail oui. », enchérit-elle en reportant son attention sur le mur en face d’elle.

Quand il revint une nouvelle fois, Lene sentait que sa position commençait à lui couper la circulation des cuisses. Elle n’avait jamais eu une bonne circulation sanguine de toute façon. Pour peu qu’elle s’accroupissait trois minutes, elle avait mal aux jambes. Bref, cela n’était pas dramatique, et quand il s’employa à défaire de son emballage les différentes compresses et autres joyeusetés de ce genre, elle se tendit un peu, par appréhension de la douleur qui allait arriver. Ses bras se refermèrent autour du dossier, sur lequel elle appuya son buste pour se redresser comme il fallait. Elle coupa involontairement sa respiration en sentant l’eau chaude nettoyer ses plaies. Finalement, ce n’était pas si terrible que ça, et bientôt, elle se remit à respirer amplement. Il avait un certain doigté, assez léger. Bien sûr, elle ne pouvait s’empêcher de se crisper de temps en temps. Néanmoins, elle n’était pas très douillette. C’était qu’elle avait déjà ramassé par le passé.

Lene n’était pas une grande fan des balafres, aussi devait-elle avoir une crème à la maison pour ce genre de plaie, afin de lisser la peau. Ça mettait du temps, et il fallait une application quotidienne, mais c’était le prix à payer. Elle aviserait en conséquence. Elle l’écouta sans piper un mot. Ses quelques paroles eurent l’effet de la replonger dans les évènements de cette soirée. Il avait raison sur un point. On apprenait à y réagir, même si on ne savait pas comment ça allait tourner. C’était là que venait l’expérience. Pour l’heure, elle ne savait pas comment réagir. Du moins, sur son premier coup. Elle avait ajusté les suivants pour ne pas tuer instantanément les jeunes et c’était déjà une forme d’adaptation. Mais son premier coup lui, resterait à jamais gravé dans sa mémoire. Elle l’avait complètement désarticulé. Ce type s’était pris une voiture dans la gueule.

Le silence s’était installé quelque peu. La tranquillité des lieux n’était troublée que par les soins qu’il lui apportait. Elle tourna légèrement la tête sur le côté quand il lui confia qu’elle irait loin et qu’elle avait bien réagit.

« C’était la première fois effectivement. Je ne sais pas si j’ai bien réagi, j’ai quand même tué ce môme sans le vouloir. Je ne m’attendais à rien, et à tout en même temps, j’étais trop tendue, trop à fleur de peau, et ils m’avaient mise une certaine pression à me suivre comme ça en me promettant des atrocités, j’ai frappé comme quelqu’un qui a peur, prise dans l’émotion… Comme une proie qui se défend. », confia-t-elle dans un murmure. Elle ne souhaitait pas parler à voix haute, comme si Dieu la regardait, l’écoutait. Et parce que l’atmosphère qui résidait dans ce lieu était paisible et que la troubler serait un pêché.

Elle plissa les lèvres, avant de poser son menton sur le dossier de la chaise, faisant le dos rond. Elle se mordilla la phalange de son majeur, avant d’ajouter :

« Très sincèrement, je ne sais pas si je suis faite pour ça, mais j’avoue… ». Elle marqua un temps d’arrêt… avant d’oser avouer ce qu’elle pensait vraiment : « J’avoue que j’ai quand même le sentiment d’avoir été utile pour les citoyens ce soir. Même si cela ne s’est pas passé exactement comme je l’aurai souhaité. C’est comme ma grand-mère disait, on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs. Je suppose que ça prend son sens ici. ». Voilà qu’elle était bavarde maintenant.

Elle poussa un soupir, en se grattant l’arrière de la nuque. Elle laissa sa main dans ses cheveux, toujours appuyée sur son bras.

« Il faudrait que je me protège plus cela dit. », conclut-elle.

Cela passait par des vêtements plus couvrant, plus protecteur. Un costume en somme. Ouais, elle trouvait l’idée un peu ridicule, mais elle commençait à comprendre pourquoi certains en utilisait un. Un costume, c’était toujours plus gratifiant qu’un « déguisement » cela dit. En plus, avec la perspective de se faire attraper par la police, l’anonymat devenait une priorité. Elle ne devait pas remettre en jeu qui elle était dans la vie de tous les jours. Elle ne pouvait vraiment pas.

La solution la plus simple était de vivre une vie rangée, mais elle était venue ici pour bouleverser un peu la routine de son existence (qui, si on analysait sa vie, ne l’était pas tant que ça, mais il lui fallait un peu de recul sur elle-même pour s’en apercevoir).
 
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Message posté : Mer 16 Oct 2019 - 16:21 Message
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Le silence n'avait jamais indisposé Ezio, ce qui était une bonne chose lorsqu'on vivait et travaillait dans un lieu de culte ! Ces derniers avaient effectivement tendance à être plutôt paisibles. Cela dit, lorsque la demoiselle reprit la parole pour répondre à ses remarques, l'Italien n'en fut pas gêné. Il leva brièvement ses yeux clairs vers son visage avant de les baisser à nouveau sur sa tâche. Naturellement appliqué, Ezio ne voulait pas faire de mauvais geste en se laissant distraire.

Alors que l'inconnue dressait le bilan de sa soirée tout en se mettant volontiers dans le rôle de la criminelle, le prêtre continua ses gestes, achevant de désinfecter et nettoyer les plaies, puis il s'éloigna jusqu'au lit pour y déposer ce qu'il tenait en main avant de prendre des sutures adhésives. Tout en les déballant, il tourna brièvement la tête vers la jeune femme qui concluait sur une note plutôt justifiée. Cette remarque ne manqua d'ailleurs pas de dessiner un léger sourire amusé sur les lèvres du quadragénaire qui acquiesça d'un hochement de la tête.

« En effet. Même si votre bouclier a absorbé beaucoup de dégâts, en vous battant au corps-à-corps vous vous mettez clairement en danger. Quelques renforts supplémentaires vous permettraient certainement de passer moins de temps à vous soigner une fois de retour chez vous. » Ayant récupéré ce qu'il voulait, il reposa la boîte sur le lit. « Bien qu'on raconte que les blessures forgent le caractère. J'ignore si c'est vrai. En tous les cas, elles vous permettent de savoir ce que vous risquez en vous lançant dans la mêlée. »

Car il y avait toujours une différence entre imaginer quelque chose et le vivre réellement. Il était bien placé pour le savoir : entre les cours dispensés à l'Opus Dei et ce qu'il avait réellement vécu, il y avait une très grosse différence. Lorsqu'on se lançait là-dedans sans savoir à quoi s'attendre, c'était sans doute encore plus compliqué. Ou du moins c'était ce que le prêtre avait toujours pensé.

Revenant auprès de la demoiselle, le religieux commença à disposer les petites sutures adhésives qui permettraient une meilleure cicatrisation de la plaie. Surtout pour les moins importantes qui ne demandaient rien de plus qu'un bon nettoyage et une désinfection digne de ce nom. La plus grosse pourrait éventuellement bénéficier d'une intervention un peu plus poussée. Quoique.... Posant les yeux sur le dos de la jeune femme, l'Italien finit par reprendre la parole d'un ton toujours aussi maîtrisé.

« Le fait que vous ayez tué cet homme est grave, c'est évident. Ôter une vie n'est jamais quelque chose de banal et c'est une excellente chose que vous l'ayez compris. Trop nombreux sont ceux qui pensent que, comme c'était un criminel, il le méritait. Mais tout criminel soit-il, il restait humain, il restait un enfant du Seigneur. » Il se rendit compte qu'il ignorait si la jeune femme était croyante, peut-être que ses déclarations la mettaient mal à l'aise ? « Mes excuses, j'ignore si vous êtes croyante, ces expressions me viennent naturellement. » Il évitait généralement de les employer en présence de personnes fermées à la religion. « Tout cela pour dire que le fait que vous ayez été marquée par la mort de ce jeune homme est une bonne chose. Je crois avoir remarqué que vous vous êtes montrée beaucoup plus... délicate dans la suite du combat. C'est la preuve que votre acte n'est pas resté sans effet. Cette erreur ne se reproduira plus, n'est-ce pas ? » Ils ne pouvaient pas prévoir, mais il avait tendance à penser qu'elle comprendrait où il voulait en venir. « On ne peut pas effacer ni pardonner une faute, mais on peut l'assumer et en tirer des enseignements. »

Tout en s'appliquant à sa tâche, Ezio parlait posément. Il savait que son ton un peu trop solennel ne plaisait pas toujours, de la même manière que ses croyances pouvaient souvent gêner ou embarrasser les gens... mais c'était ainsi. Tout cela faisait partie de lui et il n'allait pas tout renier simplement pour se fondre dans le moule. Même si la jeune femme confirmait qu'elle n'était guère intéressée par la religion, il espérait qu'elle prendrait ses paroles comme celles d'une personne concernée et non comme celles d'un religieux fanatique.

« Mais je rejoins l'avis de votre grand-mère. Malheureusement, parfois il faut en arriver à des extrémités qui nous révulsent, voire qui sont contraires à nos idéaux. Mais je ne peux pas prétendre que c'est la meilleure chose à faire. Chacun doit réfléchir à sa propre situation et en tirer les conclusions qui conviennent. »

Et elle était la mieux placée pour savoir ce qui était bon pour elle et même si le prêtre pouvait répondre à ses doutes, la conseiller et peut-être l'écouter si elle le souhaiterait, il ne pourrait jamais décider ce qui était préférable pour qu'elle se sente épanouie dans sa vie. Et en paix avec elle-même.
 
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Message posté : Jeu 17 Oct 2019 - 16:06 Message
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Oui, elle devait penser à revoir ses protections pour éviter de se faire trouer la peau trop facilement. Qu’est-ce que ça aurait été si le gars avait eu un flingue et que Rempart n’avait pas pu se mettre sur la trajectoire. Lene se demandait si malgré sa résistance accrue, la balle arriverait à pénétrer sa peau ou si elle s’écraserait dessus. Tout dépendait certainement de la puissance avec laquelle elle était tirée et de la force cinétique à l’impact. Elle devait se renseigner, mais elle répugnait à faire des tests pour voir jusqu’à quel point elle était dure. Toujours est-il que les armes tranchantes avaient un effet sur elle.

La distance n’était pas trop un problème avec son bouclier autonome, c’était surtout quand elle devait arriver au corps à corps. Sans parler qu’elle devait se trouver une arme pour compléter sa panoplie, une arme tranchante… Est-ce qu’elle ne s’exposait pas de la sorte ? Elle secoua un peu la tête face à cette réflexion. A partir du moment où elle choisirait d’aller dans la rue pour se confronter à des personnes, aux noms de principes moraux ou d’autres conneries qui lui sembleraient légitimes, elle s’exposerait, et toutes les protections du monde n’empêcheraient pas qu’elle rentre blessée. Mais tout comme un motard, si elle avait déjà un nombre de protections suffisantes pour circuler, elle mettrait toutes les chances de son côtés pour survivre et rester intègre.

« Oui, c’est une façon de voir les choses. Les blessures de la vie forgent le caractère certainement, celles physiques… je ne sais pas trop. Mais c’est un bon indicateur de tolérance à ce qu’on peut recevoir ou non. ».

Et maintenant elle savait qu’une lame pouvait lui procurer d’important dégâts si elle ne faisait pas attention. Il y avait au moins un enseignement à la clé de rentrer blessée. Enfin de rentrer…. De se retrouver dans un presbytère avec un prêtre qui était aux petits soins.

Lene était d’accord une nouvelle fois avec l’homme. C’était très grave ce qu’elle avait fait ce soir. Elle avait pris une vie. Une vie qu’elle ne pensait pas devoir prendre. Une vie qui méritait sans doute d’être vécu. Peut-être qu’en tuant ce type aujourd’hui, elle l’avait empêché de tuer quelqu’un dans un futur proche ou éloigné. Dans ce cas, on pourrait dire que c’était un bon geste. Peut-être, à contrario, que ce type aurait fait une bonne action et qu’il aurait sauvé quelqu’un. Dans ce cas, on pourrait dire que c’était un mauvais geste. Lene ne pouvait pas savoir ce dont serait fait le lendemain, elle ne pouvait pas déterminer qui était coupable de mort et qui ne l’était pas. Comme un certain Gandalf le Blanc disait à un certain Frodon, si l’on donnait la mort à ceux qui la méritaient, pourquoi ne pouvait-on pas donner la vie à ceux qui la méritaient ?

Ou quelque chose dans ce genre là.

Bref, elle avait toujours aimé cette phrase, trouvant en elle une certaine vérité. Elle avait vu trop de gens mourir sur sa table d’opération, des gens biens, des gens qui méritaient de vivre. Et pourtant, elle n’avait rien pu faire pour eux, malgré toutes ses compétences, son énergie, et son cœur. Alors bon…
C’était peut-être une histoire de karma… Peut-être pas. Tout cela était flou, et méritait d’être discuté pendant des heures d’un point de vue philosophique, et personne ne serait vraiment d’accord avec une option ou une autre.

En tout cas, l’homme était dans son rôle de prêtre, même s’il semblait assez ouvert au final. Le fait qu’il lui demande si elle était croyante ou non était déjà un bon signe. Quelqu’un de fanatique ne pouvait pas demander cela, sinon cela revenait à faire effondrer son monde. Il demandait pour convertir, pas par délicatesse.

« Je veux bien le croire, on a tous notre jargon qui est lié à notre métier. », répliqua Lene. « Je suis croyante, à ma façon. Je sais que les Dieux existent par exemple, et qu’ils ne sont pas… hum… Disons qu’il n’y a pas qu’un panthéon. San vouloir remettre en cause vos croyances et idéologies. ».

Elle était obligée de croire aux Dieux. Elle en abritait un. Elle acquiesça. Son acte n’était pas resté sans conséquence. En réalité, heureusement qu’il y avait eu un creux dans l’agression, sinon elle aurait peut-être tuée quelqu’un d’autre dans la mêlée. Elle ne pouvait pas savoir. Mais là, confrontée à son erreur tragique, elle avait eu le temps de se poser un peu tandis qu’ils attendaient le reste du groupe qui avait promis de revenir en découdre. Elle avait ajuster. Elle tirait une leçon de cette expérience marquante, et c’était vrai que ça comptait. Ce qui était certain, c’était qu’elle n’irait pas se rendre à la police, c’était impossible. Par lâcheté peut-être, même surement, mais surtout, parce que si elle se sentait coupable vis-à-vis du jeune homme, elle ne se sentait pas coupable vis-à-vis de ce qu’il avait fait et qu’il ne ferait plus. C’était un criminel, il avait choisi une vie dangereuse, et il en avait payé les conséquences.

Cela ne voulait pas dire que ça devenait une excuse facile pour tabasser des mecs jusqu’à les faire rendre leurs derniers soupirs. En tout cas, les derniers mots du prêtre la firent réfléchir, et elle répondit :

« C’est pour cela que vous avez tué ces trois personnes ? Parce que vous vous êtes sentis obligés d’arriver à ce genre d’extrémité ? »

Ce n’était pas un jugement, simplement une question. Ce type devait être torturé… Entre sa vocation d’homme d’église, et ses agissements la nuit… Qui plus est, avec le discours qu’il tenait, cela prouvait qu’il avait longuement réfléchi à sa situation, et qu’il transposait.

« Et… Est-ce que vous avez deux miroirs s’il vous plait ? J’aimerai jeter un coup d’œil… Je suis chirurgienne dans la vie… Déformation professionnelle, vous voyez ? ». Elle avait légèrement tourné la tête à nouveau pour lui servir un sourire contrit. Il avait posé des straps, et elle pensait que ce serait suffisant, mais elle préférait s’en assurer, tout en zyeutant un peu la tronche qu’avait les plaies.

 
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Message posté : Jeu 17 Oct 2019 - 16:55 Message
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Ezio fut plutôt content d'apprendre qu'il discutait avec une croyante, même si elle ne partageait pas la même que lui. Était-ce vraiment le cas d'ailleurs ? L'Italien avait toujours considéré que les musulmans, les orthodoxes ou d'autres religions rejoignaient la sienne. C'était juste une question de noms qui changeaient. Il tint d'ailleurs à rassurer la jeune femme sur ce point. Certaines personnes pensaient que sous prétexte qu'il était prêtre catholique, ses croyances se bornaient à cette religion... Ce qui était plutôt logique en fin de compte. Mais ce n'était pas le cas et comme il savait que l'admettre permettait souvent de détendre un peu l'atmosphère, il en fit la précision.

« À dire vrai, mes croyances rejoignent les vôtres. Je suis prêtre catholique, mais je considère que mon Dieu est le même que celui de bien d'autres religions, il répond simplement à un autre nom. » Une croyance assez commune en fin de compte. « Et je pense que s'il existe un Dieu, il peut en exister bien d'autre. Ce serait assez ironique et étrange de croire que celui en qui je crois est unique et que les autres ne sont que des inventions. »

Bien évidemment, il savait que ce genre de discours avait tôt fait de lui attirer les foudres de certains religieux ou croyants. Les nonnes qui s'occupaient de l'église lui avaient d'ailleurs avoué que certains fidèles leur avaient confié qu'ils changeaient d'église, trouvant les idées du « nouveau prêtre » un peu trop modernes. Ou trop ouvertes selon les critères de chacun. Malgré tout, Ezio les assumait. Il avait grandi dans un contexte spécial, mais cela ne l'avait pas empêché de se forger sa propre opinion, ce qui le plaçait parfois face à des désaccords avec d'autres prêtres, notamment sur la question du mariage entre personnes du même sexe et d'autres sujets aussi épineux.
Peut-être que ces précisions n'auraient guère d'importance pour la demoiselle aux cheveux blonds, mais au moins saurait-elle à quoi s'en tenir.

Celle-ci reprit finalement la parole pour lui poser des questions plutôt légitimes. Il était vrai qu'elle était arrivée alors qu'il était en train de tuer des innocents. Ce n'était pas forcément la meilleure situation pour une rencontre, mais au moins savait-elle à quoi s'en tenir. Il prit quelques instants pour réfléchir, se laissant un peu plus de temps en hochant la tête à la question suivante.

« Oui, bien sûr. Je vais les chercher, attendez ici. »

Posant ce qu'il tenait en main sur le lit, l'Italien se dirigea vers la petite salle d'eau dont la porte se trouvait dans la pièce par laquelle ils étaient arrivés. Ezio n'utilisait généralement pas de miroir, hormis celui accroché au-dessus du lavabo, mais sœur Clarence en avait laissé plusieurs dans un tiroir au cas où ils en auraient besoin à l'église. Il les récupéra donc, vérifia qu'ils étaient propres, puis revint auprès de la demoiselle pour lui en tendre un. Conservant l'autre, il se plaça dans son dos et l'orienta de manière à ce qu'elle puisse contempler les plaies, modifiant l'angle suivant ses demandes. Alors qu'elle observait le résultat, il reprit la parole.

« Si vous savez des conseils à me donner pour améliorer les choses, n'hésitez pas. Je n'ai pas tous les jours l'occasion de croiser une chirurgienne. »

Il n'avait pas encore répondu à son autre question, mais ne l'avait pas oubliée pour autant. Ezio laissa planer un nouveau et bref silence avant de poursuivre, éclairant enfin sa lanterne à ce sujet.

« Pour répondre à votre question : oui, c'est pour ça. Certaines âmes sont trop souillées pour pouvoir être sauvées. Et comme vous allez sans doute me poser la question : j'ignore comme estimer si c'est le cas ou non. Je n'ai pas de solution miracle et le Seigneur ne me parle pas pour me dire quoi faire. » Un bref sourire, teinté d'un peu de tristesse, ourla ses lèvres. « Je dois faire avec ce que je pense. Je ne me considère pas supérieur à eux en prenant cette décision, je ne crois pas être un juge et un bourreau. Disons simplement que j'essaye de penser aux vies qui seront sauvées par ces sacrifices. »

Il ignorait si ce discours allait la convaincre, mais Ezio ne cherchait pas à le faire. Il répondait aussi sincèrement que possible, pensant deviner les questions qu'elle allait lui poser ensuite. Il avait déjà eu ce discours avec certaines personnes par le passé et se doutait de ce qui risquait d'intéresser la jeune femme. Ce qui provoqua une question chez lui, une qui le taraudait vraiment. Après un bref silence, il reprit.

« Et comment une chirurgienne qui sauve des vies la journée décide d'aller passer son temps libre à se battre dans la rue pour en sauver d'autres ? »

Ce n'était pas une critique, ni même une curiosité mal-placée. Il était simplement... Intrigué.
 
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Message posté : Lun 21 Oct 2019 - 11:29 Message
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Le prêtre faisait preuve d’une certaine ouverture d’esprit assez agréable. Est-ce que c’était tar City qui voulait ça, ou est-ce qu’elle était tombée sur un homme qui voyait plus loin que le bout de son nez ? En tout cas, c’était appréciable, et un peu plus sécurisant de se savoir dans l’antre d’un homme qui n’avait pas l’esprit étroit. Lene avait toujours était sensible aux gens qui essayaient de la convaincre d’une chose par divers moyens, et cela l’agaçait au plus haut point, si bien qu’elle pouvait se montrer conne. Et franchement, ça l’aurait emmerdé de se braquer chez un type qui avait proposé de l’aider spontanément. En tout cas, son discours plutôt ouvert ne devait pas toujours le placer dans les bonnes grâces de l’Eglise. Il ne devait pas se faire que des amis en prônant ce genre de chose, à cause des relents coloniaux et de la pensée unique du clergé jusqu’à aujourd’hui. Dieu existe, Dieu est grand, Dieu est unique. Et bien non, et Lene avait un argument imparable désormais.

En tout cas, elle qui n’était pas intéressée par toutes ces histoires, par les religions, la magie, et tout ce qui pouvait tourner autour du mysticisme, avait revu sa copie depuis qu’elle partageait son existence avec Thora.

« Je partage votre pensée. », fit Lene avec un sourire. Elle n’avait pas la prétention de se lancer dans un débat théologique avec cet homme, surtout qu’elle n’y connaissait pas grand-chose finalement. Au final, c’était logique. Si on pouvait croire en un être supérieur qu’on n’avait jamais vu, pourquoi ne pouvait on pas croire en d’autres êtres que celui-ci ?

Bref, elle avait d’autres questions à lui soumettre, mais elle voulait aussi contrôler visuellement ses plaies. Elle ne doutait pas du savoir-faire de cet homme, et ce n’était pas pour l’insulter, mais elle ne le connaissait pas, et il s’agissait quand même de son dos. Lene acquiesça quand ce dernier lui demanda de rester ici le temps qu’ils aillent chercher les miroirs. Elle ne comptait pas bouger de toute façon, mais elle savait que c’était plus une formule pour lui indiquer de patienter. Rien de plus.
Il revint rapidement avec les deux objets, dont un lui revint pour qu’elle puisse observer. A première vue, les plaies étaient nettes et propres, et les straps qu’il avait posé étaient bien mis. Ça devrait cicatriser d’une bien belle manière normalement. La discussion reprit tandis qu’elle orientait le miroir pour mieux voir certaine partie de son dos, ajustant par la même occasion celui du prêtre par quelques indications si besoin était.

« C’est plutôt pas mal. », répondit-elle alors qu’il lui demandait un retour. « Les lèvres des plaies sont bien alignées, et elles sont bien propres. C’est toujours important de nettoyer avant de désinfecter. Souvent les gens pensent que le désinfectant nettoie, mais c’est une erreur. ». Le prêtre avait bien lavé les plaies avant de désinfecté, c’était juste histoire de remettre un point d’honneur sur ce fait et souligner qu’il avait bien fait. « Si vous voulez, je vous passerai des strips plus récents. Au cas où. On s’en sert même pour refermer des plaies importantes lors d’opération ou en zone de guerre quand il faut agir vite pour arrêter une hémorragie. ». C’était une technique assez récente, où on collait de chaque côté de la plaie une bande transparente qui était reliée à d’autres bandes en plastiques qui étaient perpendiculaires à celle collée. Une fois qu’on tirait dessus, on collait les lèvres de la plaie et on allait coller les bandes perpendiculaires sur la peau, refermant proprement une coupure hémorragique. Pour en avoir vu des démos, elle trouvait ça assez bluffant.

C’était une proposition comme ça, juste pour lui rendre la pareille en fait. Elle espérait qu’il n’aurait jamais besoin de s’en servir, mais bon, s’il lui arrivait de tomber sur des âmes égarées comme elle, qui étaient plutôt novices en matière de lutte contre Super Vilain, il risquait d’en réutiliser.

Il en revint à sa question sur le fait qu’il avait tué ces jeunes, tentant d’apporter une réponse qui pourrait le justifier. Elle comprenait la logique derrière tout ça. Elle venait cependant en contradiction avec ce qu’elle pensait de ce qu’elle avait fait à cet homme dans la ruelle. En contradiction, mais en complément aussi. Elle ne l’avait pas tué en pensant aux vies qu’il allait prendre, elle l’avait déduit ensuite pour se « consoler ». Elle l’avait tuée par erreur, sans le faire vraiment exprès, par peur. Elle n’avait pas décidé qu’il était trop « souillé » pour continuer d’exister. Qu’il le veuille ou non, il était en parti juge et bourreau, même s’il pensait agir au crochet d’un intérêt supérieur. Quand il prenait sa décision, il avait décidé, donc jugé, que cette personne ne pourrait être ramenée dans le droit chemin.

Mais Lene ne le jugeait pas, ou du moins, pas en mal. Elle comprenait la démarche. Elle comprenait tellement, même si elle préférait essayer de faire autrement. La solution qu’il avait choisi pour le Super Vilain était meilleure que la mort. Alors pourquoi ne procédait-il pas toujours comme ça ? Il devait avoir ses raisons, et peut-être qu’il préférait tuer des personnes qui finiraient comme des légumes entretenus par la société car ils étaient irrécupérables, même devant leur conscience. Il embraya par une autre question légitime, elle aussi. Il avait tout autant le droit d’être étonnée qu’elle, sur le rapport profession/vie nocturne.

« Il est vrai que je pourrai me contenter de ma vie à l’hôpital… Si je vous disais que je ne sais pas trop ? ». C’était plus ou moins vrai. Elle ne savait pas pourquoi elle s’était lancée dans cette affaire si ce n’était pour s’éprouver elle-même. Elle était loin d’un discours altruiste. « J’ai ressenti ce besoin d’aller me confronter à d’autres personnes, histoire de compter un peu plus dans la balance. Je le fais avant tout pour moi en réalité, avant de penser au bien que je pourrai faire. Simplement, en allant me confronter à des voyous plutôt qu’aux forces de l’ordres, je me sens moins mal, moins…. Illégitime. J’ai encore besoin de grandir dans ma réflexion. »

Faut juste être prête quand viendra le temps de récolter des âmes… Voilà tout. Mais elle ne pouvait pas vendre le truc comme ça. C’était bizarre et pas très louables. Néanmoins, elle se sentait bête de ne pas avoir de mission « supérieure » comme il pourrait avoir en œuvrant pour son Dieu. Mais n’œuvrait-elle pas pour sa Déesse elle aussi ? En tout cas, elle commençait à entrevoir tout le champ philosophique qui pouvait s’appliquer quand on devenait un Super et qu’on décidait d’utiliser ses pouvoirs pour faire le bien, ou le mal. En réalité, cette pensée binaire n’était pas tenable. Il fallait faire du mal pour obtenir du bien. La vie fonctionnait comme ça.

« Mais je me rends compte ce soir que tout le monde n’emploie pas ses « dons » de façon à les faire profiter à autrui. ». Le Super qu’ils avaient rencontré en était l’exemple parfait. Elle se tourna de trois quart vers l’homme, prenant soin de ne rien lui dévoiler de son anatomie. Non seulement elle ne le connaissait pas intimement, ni médicalement, mais en plus de ça, il s’agissait d’un prêtre. Il ne fallait pas non plus commettre de blasphème dans son Eglise. Si elle ne partageait pas sa religion, elle la respectait tout de même.
« Pourquoi lui ? Pourquoi avoir tenté de le Purgatoire avec lui et pas avec les trois autres ? »

 
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Message posté : Lun 21 Oct 2019 - 15:06 Message
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Ezio semblait s'en être plutôt bien tiré en tant qu'infirmier improvisé. Il avait malheureusement rapidement appris comment s'occuper de ce genre de blessures, même si ses connaissances restaient particulièrement limitées et qu'il était toujours ouvert à des conseils. Il aurait été parfaitement incapable de soigner une blessure hémorragique ou quelque chose de ce type par exemple ! Fort heureusement, la jeune femme avait eu le bon goût de se contenter de dégâts légers.

Il fut donc assez satisfait de ses commentaires. Si une femme formée à la chirurgie trouvait qu'il s'en était bien sorti, c'était le signe que ces années d'apprentissage portaient leurs fruits ! Il fallait dire que la dernière invasion du Terminus avait fourni une certaine quantité de cobayes malgré eux. Certains trop grièvement blessés pour qu'il puisse faire quelque chose pour eux, mais d'autres simplement égratignés et qu'il avait fallu soigner avec les moyens du bord. Autant dire qu'il avait eu le temps de se faire la main ! Il esquissa donc un sourire de remerciement avant de prendre la parole pour répondre à sa proposition de matériel.

« Si cela vous est possible, je ne dirais pas non. Sur le terrain, ça peut s'avérer déterminant. »

Lui-même avait déjà subi de grosses blessures, mais jamais au point de frôler la mort. Enfin, sauf une fois, mais les conditions n'étaient pas vraiment communes et n'avaient rien à voir avec ce qu'un Super normal devait rencontrer dans sa vie de justicier. Ezio ne pensait pas seulement à lui en acceptant la proposition de la jeune femme, mais aussi à ses potentiels alliés qui pouvaient parfois être gravement touchés. Pouvoir freiner une hémorragie pouvait faire la différence entre la vie et la mort, même au sein d'une ville qui n'avait rien d'une zone de guerre. Parfois, c'était tout comme.

« En tous les cas, je vous remercie de votre proposition. »

Ezio avait tendance à penser qu'elle lui suggérait ça parce qu'elle devait se sentir redevable de l'aide qu'il venait de lui apporter, mais ce n'était pas nécessaire. Aider ses semblables était non seulement son devoir, mais c'était aussi inscrit dans son caractère. Il n'était pas devenu prêtre pour jouer les justiciers dans une ville étrangère après tout.

La demoiselle reprit finalement la parole pour lui expliquer pourquoi elle avait décidé de se lancer dans une carrière de combattante du crime et il ne fut qu'à moitié étonné de l'entendre dire qu'elle ignorait quelle était sa motivation. Beaucoup de personnes décidaient d'agir, à leur échelle, sans savoir ce qui les avait réellement décidés à se lancer. Il hocha donc la tête d'un air compréhensif avant de s'immobiliser lorsqu'elle le questionna sur ses agissements du soir. La question était légitime et il n'était pas sûr de pouvoir y répondre de manière détaillée, mais il tenterait au moins de lui expliquer l'idée générale.

« C'est un peu compliqué à expliquer. Grossièrement, disons qu'il s'agit un travail sur soi extrêmement difficile à faire. Il faut non seulement être capable de résister à l'intensité du choc, mais aussi d'accepter ses erreurs et d'en tirer les enseignements. Ce n'est pas à la portée de tout le monde. » Il marqua une pause. « Je pense que je ne vous apprends rien en vous disant qu'une personne transformée en légume pendant plusieurs années aura beaucoup de mal à revenir à une vie normale. Il s'agira d'un travail supplémentaire, parfois plus compliqué que celui de se tirer de cet état. » Il haussa les épaules. « Et certains individus s'en sortent, mais restent dans un état catatonique, voire deviennent fous d'avoir été confrontés à leurs erreurs passées. Ce n'est pas une solution miraculeuse malheureusement, elle a des effets parfois dévastateurs et ces trois jeunes gens ne me semblaient pas capables de le supporter. » Il baissa brièvement les yeux. « J'ai conscience du fait que je dois donner l'impression de juger des individus que je ne connais pas, mais je ne peux malheureusement pas faire autrement. »

Son rôle n'était pas facile, il n'était pas assisté par le Seigneur ni par qui que ce soit d'autre en vérité. Ezio devait se débrouiller avec les moyens du bord et se fier à son expérience personnelle, mais étant humain il était forcément faillible. Délaissant ce sujet, il revint sur l'autre sujet :

« Je vous trouve déjà relativement mature dans votre réflexion. Vouloir faire le bien et aider ses semblables est une très bonne chose, mais rares sont ceux à vouloir réellement le faire. De nombreux héros courent davantage après la gloire que la justice. » Il soupira légèrement. « Un homme m'a dit un jour que la certitude était le meilleur moyen pour faire des erreurs tandis que le doute permettait d'avancer et d'évoluer. J'ai tendance à le croire. Se remettre en question est important. Et ne pas savoir où aller ne veut pas dire que vous n'avez pas de but. Vous devez simplement trouver votre chemin et Dieu sait qu'il en existe une infinité. »

C'était bien sa seule certitude, restait à espérer qu'il ne faisait pas une erreur !
 
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Message posté : Dim 27 Oct 2019 - 21:21 Message
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Lene acquiesça. Elle tacherait de ramener ces nouveaux strips à son soigneur d’un jour. Ou plutôt d’une nuit. Elle se contenta de ce hochement de tête, n’étant jamais très à l’aise avec les remerciement. Elle ne faisait jamais rien dans ce but là. C’était juste plus facile de donner que de recevoir, voilà tout. C’était d’ailleurs sans doute pour cela qu’elle le lui avait proposé, parce qu’elle se sentait redevable des soins qu’elle recevait de cet inconnu. D’ailleurs, elle ne connaissait toujours pas son nom, ni même son prénom. Oh, en cherchant un peu sur le net, elle devrait sans peine retrouver des informations, surtout qu’elle connaissait l’église maintenant. De son côté, il ne pourrait pas trouver grand-chose la concernant. Quoique en consultant les hôpitaux pour repérer leur chirurgien. C’était possible. Après, elle ne faisait pas grand mystère de son identité, surtout dans ces conditions un peu particulière. Ce n’était clairement pas un ennemi, et s’il s’en intéressait, elle lui dirait comment elle s’appelait.

Il lui donna quelques explications sur son pouvoir de purgation. Elle comprenait ce qu’il voulait dire, et elle aurait pu le déduire elle-même en réalité. Le mécanisme complexe qui devait s’opérer dans le psychisme des personnes touchées ne devait pas être sans effets sur ladite personne. La magie devait provoquer des altérations neuronales assez conséquentes, qui venaient bouleverser les connexions synaptiques et l’ensemble de la psyché.
Sans parler de la force de caractère qu’il fallait pour endurer pareil tourment. Car s’en était bien un. Au quotidien, nombre de personnes préféraient se voiler la face plutôt que d’affronter la réalité. Qui ne s’était pas caché dans une contemplation évasive de son téléphone pour ne pas croiser le regard de ce mendiant, qui n’avait pas vu ce qu’il avait vu pour ne pas se créer de problème ? Les exemples étaient légions. Les exemples étaient quotidiens. Chacun de ces exemples pouvaient être une source de remise en question, de désaveu pour soi-même, et pourtant, on vivait très bien avec.

Soudainement, se retrouver en face de soi, nu comme au premier jour, pour se pardonner l’ensemble de ses pêchés, qu’ils soient capitaux ou non, pouvait détruire une personne. La folie n’était pas loin. L’aventure était conséquente. La marche était haute. Et le temps défilait. Se réveiller au bout de quelques année, en phase avec soi-même, n’était finalement pas la fin de l’aventure. Il fallait accepter d’avoir perdu des années de vie, d’arriver dans un « nouveau » monde qu’on ne connaissait plus, et recommencer sa vie. Sans retomber dans les travers de la vie précédente. Il fallait vraiment avoir une sacrée force de caractère en effet.

Il n’empêche que Lene aurait trouvé très intéressant de se pencher ses les mécanismes psychiques à l’œuvre dans pareille forme de magie. Observer un cerveau avant, et après, grâce à l’imagerie cérébrale. Ce serait tout à fait… bandant.

La danoise le considéra un instant, muette, alors qu’il baissait les yeux. Il était juge en effet. C’était un fardeau qu’il fallait porter. La mort, ou la vie ? La mort ou la vie catatonique, sans saveur ? La mort ou la folie d’un esprit détruit ? Ces questions se posaient avec légitimité, et il lui appartenait d’apporter une réponse. Pour le Super, il avait parié sur la vie, avec toutes les possibilités que cela pouvaient apporter. Pour les trois jeunes, il avait opté pour la mort, parce que la vie, leur vie, après le purgatoire, ne serait plus bienveillante. C’était un acte de foi en quelque sorte.

Elle n’avait pas de phrase toute faite à lui donner. Il n’y avait pas de solution miracle. Simplement un fardeau à porter tous les jours. Elle se questionnait elle-même sur sa capacité à l’endurer. Elle se savait forte, elle se savait avoir les épaules larges, mais après ? Enfin maintenant, elle avait mis les deux pieds dans le plat et elle allait devoir commencer à vivre avec. Elle avait mis le pieds sur la première marche. Il en restait de nombreuses, et elle savait que jamais elle n’en verrait le bout. Ce serait à chaque fois une ascension contre sa conscience. Il revint à ce qu’elle avait rapporté sur son rôle dans ce bordel, sur ses motivations, sur sa place.

Quelque part, elle fut soulagée d’entendre que ce n’était pas si inhabituel de ne pas trop savoir où on en était avec tout ça, surtout quand les pouvoirs étaient récents. Mais cherchait-elle la gloire au détriment de la justice ? Elle ne s’était pas posée ces questions. Une chose était certaine, elle était très bien dans une certaine forme d’anonymat. Mais si elle prenait un surnom, un costume, ne voudrait-elle pas qu’ils soient connus ? Qu’ils soient glorifiés ? Probablement pas. N’en déplaise à sa vanité, elle savait qu’elle serait fière si elle était citée quelque part pour une bonne action, mais elle savait aussi qu’elle en tirerait une certaine forme d’inconfort.
Quant à la justice…. Avait-elle couru après ce soir ? Elle devait reconnaître que oui. Ce n’était peut-être pas la justice commune, celle qu’on trouve dans les textes de loi, dans les corpus et autres codes, ou encore dans la jurisprudence, c’était sa justice qu’elle dispensait. Elle ne se pensait pas meilleure que les hommes et les femmes qui l’appliquait tous les jours dans des tribunaux, elle se pensait plus efficace. Elle avait la lucidité de croire que ces personnes, s’ils n’étaient pas esclaves d’un système bien rodé, feraient certainement comme elle. S’ils en avaient la possibilité, ils dispenseraient la justice de façon, non pas plus équitable, mais plus efficace. Car non, elle n’avait pas été équitable ce soir. Ce jeune homme n’avait pas mérité de mourir.

Donc oui, sa vie serait ça désormais, une délicate équation entre équité et efficacité, elle était la balance qui penchait d’un côté ou de l’autre. Heureusement, elle était plutôt bien équilibrée, et dotée d’une certaine morale qui ne lui permettrait pas de tous faire pour parvenir à son but. Elle avait des limites. A elle ne pas… de ne plus les franchir. Elle devait trouver un chemin, son chemin, comme le père le lui disait.

Sortant de sa torpeur, elle s’entendit répondre :

« Je ne suis pas une héroïne, simplement une jeune femme qui veut faire bouger les lignes de temps en temps. Quoiqu’il en soit, vous avez totalement raison. Je ne sais pas trop quel chemin j’emprunte, mais je l’emprunte, et je verrai où il me mène. Je sais que je parviendrai à rester intègre avec mes convictions, et avec ce que je pense être juste. »

Elle fit un pâle sourire, le regard dans le vague, et d’ajouter :

« Et je sais que si je dévie de ce qui est juste pour le bien commun, d’autres, comme vous et moi, viendront me rappeler à l’ordre. »

Elle espérait ne pas en arriver là. Elle se sentait invincible, et pourtant si atteignable. Elle avait cette confiance naturelle en elle qui lui permettait de se rassurer, mais en même temps, elle se sentait perdue, dans le brouillard, vulnérable et seule.

Cette soirée avait été riche en émotions, et il était fort possible que tout cela mis bout à bout, ne vienne la perturber plus que d’habitude.

« Enfin… », soupira-t-elle. « Je ne voudrai pas abuser de votre hospitalité plus longtemps. Vous savez… », elle coupa sa phrase alors qu’elle repassait son débardeur par-dessus sa tête pour se couvrir à nouveau. « même si, d’un point de vue extérieur, vous semblez devoir juger les gens qui sont dignes ou non de recevoir votre purgation, vous faites preuves d’un courage que peu de personne aurait. C’est admirable. Et lourd à porter. Je ne sais pas à qui un prêtre est censé se confesser, si ce n’est à Dieu, mais si vous avez besoin de causer de temps en temps, que ce soit de tout ça, ou de banalités, n’hésitez pas à me trouver à l’hôpital Central. »

Elle se défroissa le vêtement, faisant fit de la sensation légèrement humide qu’elle avait dans le dos, et de la certaine rigidité que le sang coagulé lui donnait et ajouta :

« Ou si vous avez besoin de soins disons… officieux comme officiels. Et moi de mon côté, je vous ramènerai le matériel dont je vous ai parlé. »

La danoise lui adressa un sourire alors qu’elle remettait ses cheveux de l’autre côté de son épaule pour les laisser pendre dans son dos.
 
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Message posté : Lun 28 Oct 2019 - 10:54 Message
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Ezio comprenait ce que la jeune femme voulait dire. Lui-même comptait sur les héros de cette ville pour intervenir si ses agissements commençaient à être « trop limites » pour eux. Bien sûr, il espérait toujours pouvoir s'en rendre compte lui-même et c'était pour cette raison qu'il prêtait autant attention aux visages des personnes à qui il ôtait la vie ou le libre-arbitre. Il voulait être sûr de n'en oublier aucune. Évidemment, son alliance avec Jia Li, la jeune femme bouddhiste, lui permettait aussi de mieux appréhender la situation. Il savait qu'elle n'approuvait guère ses agissements, même si elle ne l'avait encore jamais dit aussi clairement. Le prêtre espérait simplement que la jeune femme blonde qui se tenait assise sur la chaise allait elle aussi trouver quelqu'un pour la soutenir de la sorte. Mais en attendant, il était toujours présent en cas de besoin, bien évidemment.

« Si vous songez déjà à cette possibilité, je pense que ça signifie certainement que vous ne dévierez jamais. »

Il pouvait donner l'impression de juger trop rapidement, Mais l'Italien parlait sérieusement. Son expérience en la matière était assez développée et il avait eu le temps de voir de futurs héros – comme criminels – naître une nuit, puis évoluer jusqu'à sombre. Ou s'illustrer avec brio. Cette demoiselle lui faisait l'impression d'une femme pleine de réflexion et surtout, qui ne prenait pas son nouveau rôle à la légère. Deux points relativement importants si l'on voulait pouvoir tenir le coup et ne pas s'écarter du droit chemin.

Comme elle s'inquiétait d'abuser de son hospitalité, Ezio la rassura d'un geste de la main, mais ne dit rien de plus. Elle abordait déjà un autre sujet et lui parla de courage. Il ne savait pas s'il l'était. Peut-être se contentait-il de faire ce pour quoi il avait été formé ? Il n'était pas le seul dans ce cas et certains devaient sans aucun doute s'en sortir bien mieux que lui ! Mais l'Italien préférait ne pas trop y songer. Il faisait de son mieux et en accord avec ses idéaux, se comparer à autrui ne serait donc d'aucune utilité.

Il détourna brièvement son regard tandis qu'elle se rhabillait, en profitant pour ranger et ordonner les quelques objets qu'il venait d'utiliser. Ce n'est que lorsqu'elle lui donna une information sur elle avant de lui proposer son aide pour les temps à venir qu'il reporta ses prunelles claires sur elle pour la remercier d'un sourire sincère.

« J'apprécie votre offre, même si j'espère ne jamais en avoir besoin. » Et il se doutait qu'elle ne lui souhaitait pas non plus. « Sachez que je laisse toujours l'église ouverte, peu importe l'heure du jour ou de la nuit. Si vous avez un jour besoin de parler, de vous retrouver seule ou de vous mettre à l'abri, n'hésitez pas à venir ici. Ou même à frapper à la porte du presbytère si vous avez besoin d'aide. » S'il n'était pas de sortie comme ce soir, il restait toujours ici. « Il est parfois bon de savoir qu'on est plus tout seul. » Et cela même si on en avait l'habitude. « Je serais bien tenté de dire que nos chemins ne se sont pas croisés pour rien. Mettons cela sur le hasard ou sur quelque chose d'autre. »

Un geste du Seigneur pour lui, le hasard pour elle, comme ça chacun verrait sa croyance respectée ! Quoi qu'il en soit, Ezio était plutôt content d'avoir été amené à la rencontrer. Il savait qu'il pourrait l'aider en cas de besoin, même s’il pensait que cela puisse aussi être réciproque. Il avait beau être entouré, notamment avec Jia Li ou les nonnes, ce qu'il faisait n'était pas vraiment du goût de tout le monde. Au moins avec la jeune chirurgienne Ezio avait l'assurance de ne pas être jugé trop durement pour ses choix – même s'il savait que la moniale bouddhiste ne le jugeait pas réellement.

L'Italien la laissa donc se redresser avant de constater que sa tenue pouvait éventuellement attirer un peu l'attention. Dans la pénombre de la nuit, c'était peu probable que quelqu'un remarque qu'elle avait du sang sur ses vêtements, mais sait-on jamais. C'est pourquoi il lui proposa quelque chose qu'elle était libre de refuser :

« Souhaitez-vous que je vous prête un vêtement pour vous couvrir de manière à ce que vous rentriez chez vous sans attirer l'attention ? »

Même si elle risquait d'avoir l'air un peu ridicule dans un haut trop grand pour elle, il avait tendance à songer qu'elle préférait certainement privilégier son anonymat et sa discrétion plutôt que son apparence physique !
 
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Message posté : Jeu 31 Oct 2019 - 18:51 Message
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Elle songeait déjà à tant de possibilités… Elle était tellement conscientes des chemins qu’elle pouvait prendre. Avec sa force et sa résistance, elle était en mesure de s’enrichir de façon criminelle assez facilement, puis de disparaître dans la nature, quitter le pays, retourner au Danemark, sans laisser de trace. Elle pouvait aussi choisir une voie moins facile, où ses choix seraient remis en cause par certain, approuvés par d’autre, ignorés de beaucoup. Qu’en avait-elle à battre d’être la dernière héroïne à la mode ou d’être une parfaite inconnue ? Elle voulait une vie simple, quoiqu’un peu complexe quand elle endossait son rôle plus nocturne. Elle savait aussi qu’en pensant faire le bien, on pouvait faire le mal, et que la fin ne justifiait pas tout le temps les moyens. Elle devait se surveiller, et ne pas devenir aveugle par intérêt, par consumérisme, ou pire, par conviction.

Là maintenant, dans le confort tout relatif de cette chambré de prêtre, elle ne se sentait pas si perdue que ça, prête à affronter le monde pour ce qu’elle pensait être juste, pour ce qu’elle pensait que la majorité pensait juste, mais là dehors, livrée à elle-même, serait-elle aussi certaine d’arpenter le droit chemin qu’elle s’était promise d’arpenter ? Rien n’était moins sûr, et l’exemple de ce soir était pour le moins flagrant. En quelques secondes, tout pouvait basculer. Absolument tout.

« Les français disent qu’il ne faut jamais dire jamais. Je verrai bien dans quelques années ce que ma vie sera devenue, et j’espère repenser à cette conversation. », fit-elle avec un sourire. Au moins, elle était assez optimiste dans ses perspectives.

Clairement, elle ne voulait pas être sur le devant de la scène. Sa vie tranquille lui plaisait trop pour cela. Maintenant qu’elle avait expérimenté son premier saut dans l’inconnue, elle savait qu’elle avait des pistes à travailler et des efforts à fournir. Sans parler de matériel à acquérir pour se prémunir des désagréments de cette soirée.

Son corps l’en remercierait assez.

« J’espère que vous n’en n’aurez jamais besoin également. », fit-elle en écho à ses propos. Mais cela ne coûtait rien de proposer, et elle ne serait pas docteure si elle ne le faisait pas, de façon bienveillante et désintéressée. Elle opina du chef. Le message était reçu. Ici, ce pouvait être un refuge. Elle espérait ne pas avoir besoin de ce genre d’endroit dans un futur proche ou lointain, mais comme il le soulignait si bien, il était bon de savoir qu’on n’était pas tout seul. En tout cas, elle était plutôt satisfaite de cette rencontre, pour le moins enrichissante. Cet homme semblait assez solitaire, son mode de vie parlant pour lui, ainsi que sa fonction dans la société, mais elle ne serait pas contre le rencontrer de nouveau, dans le cadre d’un intérêt commun. De là à en faire une fréquentation courante, il y avait un monde, surtout quand on avait les capacités sociales de Lene Jensen.

« Le hasard fait parfois bien les choses, surtout quand on lui donne un coup de pouce. », observa-t-elle, cumulant ainsi les deux possibilités. Tout le monde était quitte pour se satisfaire de cette rencontre, et c’était là l’essentiel.

Bref, elle ne comptait pas s’éterniser et lui soustraire encore du temps. Elle considéra son offre. Récupérer son vêtement l’obligerait à revenir ici. Elle était déjà plus ou moins obligée de revenir avec le matériel qu’elle avait promis, donc cela ne serait pas dérangeant. Mais était-ce bien nécessaire ? Avec son cuir par-dessus son débardeur noir, cela ne se verrait certainement pas. Et si cela se voyait un peu, on ne viendrait peut-être pas la faire chier. En tout cas, elle espérait être tranquille pour ce soir et ne pas avoir à faire à des gros lourds dans les transports en commun.

L’idée d’avoir de quoi se camoufler d’avantage n’était pas mauvaise quand même… Mais non, ça irait certainement. Elle se sentait déjà suffisamment redevable envers cet homme pour ne pas abuser de sa bonté spontanée et toute catholique. Elle préférait largement donner que de recevoir, c’était plus confortable.

« Je vous remercie mon père, mais ça devrait aller. ». Elle lui adressa un sourire de remerciement, tout en ajustant sa veste en cuir sur ses épaules. Elle adorait cette veste. Quand elle la fermait, elle se sentait enserré dans le vêtement, comme si elle portait une armure impénétrable. C’était loin d’être le cas, mais c’était réconfortant, comme un câlin en gros. « Je vous souhaite une bonne soirée, et je vous remercie encore pour… pour tout ça. », glissa-t-elle.

Il était temps de retrouver la fraicheur de la nuit, l’ombre des étoiles, et l’odeur pas très agréable des transports, pour enfin retrouver l’harmonie toute simple de son loft. La perspective d’un bon bain lui donnait des fourmis dans le ventre, mais avec le type de pansement qu’elle avait dans le dos, elle pouvait oublier.
 
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