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Ta maison est ma maison - PV Frida

 
Message posté : Lun 1 Juil 2019 - 14:13 Message
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Charlie se voulait réconfortante visiblement. Oui, Frida espérait bien qu'elle rencontrerait plus de popularité avec les civils, de toute manière, c'était là le but du culte, toucher la population. Elle n'aurait pas craché sur le fait de convaincre aussi les frères et sœurs du shadow, mais le plus important était de toucher la population, de convaincre des gens hauts placés dans le gouvernement, des célébrités, des gens influents. Si ces derniers venaient à parler aux membres du culte de leurs petits problèmes et si les membres du culte pouvaient les aiguiller dans certaines direction, c'était la réussite pour Frida. Cela ne se ferait pas rapidement, toute nouvelle chose mettait du temps à s'implanter durablement et pour de bon.

C'est mon but après tout. Il est vrai que de nombreuses religions ou croyances en parlent, mais pas de la même manière, c'est notre vision de la chose que je veux faire comprendre et accepter aux gens, ainsi l'organisation n'en sera que plus puissante.

Transformer les ombres, les ténèbres en quelque chose de rassurant pour les gens, ce serait là une très grande réussite pour le shadow, assurément, tout comme le fait de rendre le concept de bien et de mal plus floue. Mais comme dit, cela prendrait du temps.

Charlie était quelqu'un de secret, de réservé même pour certains sujets et Frida ne voulait pas qu'elle se ferme, car les pouvoirs de la jeune femme la fascinaient, même si elle ne les connaissait que très peu finalement. Et le début d'explication ne fit que plaire encore plus à la religieuse de l'ombre. Cette manière de créer la vie, mais une vie consciente, intelligente en quelque sorte, c'était un pouvoir assez unique, de mémoire elle n'avait jamais connu de personne capable de faire ce genre de chose. Cela devait être tellement magnifique à voir, à ses yeux bien entendu, et ce, peu importe la tête et l'aspect de ces créatures. Frida continua d'écouter attentivement les paroles de la jeune femme.

Visiblement, l'aspect combatif des créatures de Charlie était dépendant de leur type et elle avait même des noms pour les différencier, il y avait donc plusieurs types de créatures, plusieurs capacités associés. Frida gardait son sourire alors que la jeune femme parlait, elle ne savait pas tout d'elle, mais la manière d'en parler au passé montrait clairement qu'elle n'avait plus, ou plus trop, de créatures sous le coude et vu comment ces dernières semblaient être, perdre ces créations devait être douloureux pour elle, un peu comme une mère qui perdrait ses enfants. Mais bientôt la jeune femme lui demanda pourquoi cela l'intéressait.


Parce que c'est fascinant sœur Charlie. Je n'ai jamais vu un tel pouvoir, et même si je mets de côté le potentiel pour l'organisation, je trouve tes capacités absolument magnifiques. Pouvoir créer la vie, une vie consciente et potentiellement indépendante, c'est quelque chose que je trouve beau et fascinant. Serait-il possible de rencontrer l'une de tes créations un jour ? J'aimerais beaucoup en faire la connaissance. De plus, si je comprends bien il y a plusieurs styles de création à faire ? Tu me parlais des fées ?
 
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Message posté : Lun 1 Juil 2019 - 19:11 Message
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C'est mon but après tout. Il est vrai que de nombreuses religions ou croyances en parlent, mais pas de la même manière, c'est notre vision de la chose que je veux faire comprendre et accepter aux gens, ainsi l'organisation n'en sera que plus puissante.

La dernière phrase de l’autre agent la laissa un instant songeuse. L’organisation n’en serait que plus puissante, mais Sœur Frida aussi, non ?

Elle avait du mal à la voir comme quelqu’un qui recherchait ce genre de chose, pas pour elle-même en tout cas, mais les apparences n’étaient-elles pas parfois trompeuses ?

Elle-même sous ses airs de ne pas y toucher le désirait aussi. Pour de bonnes raisons bien entendu, du moins, c’est ce qu’elle se disait quand certaines parties d’elle s’inquiétaient trop à ce sujet. Si elle devenait plus forte, Shadow aussi. Cela ne pouvait donc qu’être bien. Pourtant, elle savait aussi qu’une partie d’elle ne pensait pas forcement à Shadow quand elle nourrissait ce désir. C’était sa propre impuissance à elle et sa trop grande vulnérabilité aussi qui lui faisaient horreur, pas celle de l’organisation. Son influence dépendait peut-être dans une certaine mesure de la leur, mais dans une certaine mesure seulement. Elle était bien plus résiliente qu’eux en réalité, un peu comme une hydre dont les têtes repousseraient plus nombreuses après chaque décapitation. Or Frida et Charlie n’étaient que ça : des têtes, remplaçables en cas de chute, même inopportune. Ou bien n’étaient-elles que des neurones ? Une partie de la tête, une partie de la cellule qui pouvait s’éteindre sans que cela perturbe son bon fonctionnement ?

Quelque part pourtant, Charlie voulait aussi devenir une hydre. Pour Shadow, évidement et la supplanter ou la concurrencer ne l’intéressait pas le moins du monde et pas uniquement parce qu’elle était persuadée de ne pas avoir l’intelligence requise pour, mais elle enviait cette résilience et y aspirait aussi. Etait-ce le cas de Sœur Frida ? Ne voulait-elle pas, à sa façon, elle aussi une part d’éternité en façonnant un culte dont on se souviendrait encore après sa mort ?

Elle n’osa pas poser la question. Bien qu’elle sache qu’elle n’avait rien à se reprocher, elle savait aussi qu’il s’agissait d’un terrain glissant et n’avait pas envie de s’y aventurer.

- Parce que c'est fascinant sœur Charlie. Je n'ai jamais vu un tel pouvoir, et même si je mets de côté le potentiel pour l'organisation, je trouve tes capacités absolument magnifiques. Pouvoir créer la vie, une vie consciente et potentiellement indépendante, c'est quelque chose que je trouve beau et fascinant.

Charlie esquissa un léger sourire, en entendant ces propos, mais son humeur resta relativement sombre. En un sens, elle savait déjà tout ça et une partie d’elle roucoula intérieurement comme le corbeau entendant les flatteries du renard, mais elle avait parfois l’impression que ces idées avaient quelque chose de dangereux. Si un scientifique capable de cloner une brebis avec une éprouvette pouvait finir par perdre tout sens commun, que risquait quelqu’un qui n’avait ni besoin d’éprouvette ni d’un appareil reproducteur classique pour faire encore mieux ? C’était magnifique, c’était vrai, mais elle ne voulait pas prendre le melon.

Il n’y avait pas forcement de quoi en outre à l’heure actuelle, puisqu’elle était pathétiquement revenue à la case départ il y a quelques temps. Sans toucher 20 000 francs évidement. La vie, après tout, était aussi fragile qu’elle soit son œuvre ou celle d’un Autre.

- Serait-il possible de rencontrer l'une de tes créations un jour ? J'aimerais beaucoup en faire la connaissance. De plus, si je comprends bien il y a plusieurs styles de création à faire ? Tu me parlais des fées ?

- Un jour peut-être, répondit-elle alors.

Elle hésita ensuite à continuer mais… après tout ce n’était pas vraiment un secret. Elle en avait plus d’un pourtant et pour beaucoup de monde, mais très peu sinon aucun pour Shadow.

- Mais ce n’est pas possible pour le moment.

Elle marqua une nouvelle pause, pendant laquelle elle eut la sensation de ne pas avoir envie de prononcer les mots qui se trouvaient déjà dans sa tête et peut-être même dans sa gorge.

Comme si ça rendrait les choses plus réelles. Ce qui était ridicule puisqu’elle avait déjà clairement conscience de leur disparition. A moins que ce ne soit une histoire d’échec ? Car c’était un échec, clairement. Charlie soupira légèrement.

- Elles sont mortes pendant l’invasion, dit-elle alors.

C’était une Charlie à nouveau plus dure et plus sérieuse qui s’exprimait alors et plus la gentille gamine un peu paumée et trop émotive pour son propre bien.

- J’imagine que c’est comme ça qu’on apprend, dit-elle ensuite sur un ton moins léger qu’elle ne l’aurait voulu.

Sœur Frida avait vu juste et leur perte avait été douloureuse, dans une certaine mesure. La peine n’était toutefois pas les sentiments qui la dominaient aujourd’hui à propos de cet incident. Elle n’en avait pas complètement conscience mais la colère et la frustration étaient beaucoup plus présentes. Elles étaient aussi refoulées toutefois et, quand cette idée effleurait son esprit, Charlie estimait parfois que c’était une bonne chose. Elle était assez vulnérable comme ça sans qu’elle se mette en plus à partir en cacahouète parce qu’elle ne contrôlait plus ses émotions.

- Je crois sinon que je peux théoriquement créer à peu près tout ce que je veux à condition que ça stimule un minimum mon imagination.

Son corps était une fabrique de monstres ou du moins de créatures bizarres, pas de clones sans saveur.

- Pas que je m’y sois jamais risquée évidement.

Non. Elle avait choisi de se montrer raisonnable. Mais n’avait-ce pas été là son erreur ? A trop se refréner n’avait-elle pas fini par créer une bande de créatures faiblardes, au moins selon les critères de ce monde, et finalement peu capables de se défendre ?

Elle était surement dure avec elle-même, même s’il y avait aussi une part de vérité dans ses pensées.

Malgré ça, Charlie n’était pas forcement encore prête à laisser réellement libre cours à ses véritables envies dans ce domaine. Elle était encore gênée par la peur et par des pensées paralysantes comme que penseraient les autres si… Même si son esprit était aussi souvent capable de créer un scénario catastrophe où elle avait ses réponses et où ses créatures étaient finalement les victimes de l’histoire. Encore.

- Tes capacités à toi sont magiques, c’est bien ça ? demanda-t-elle alors.

Elle avait « oublié » de parler des fées, mais elle éprouvait pour le moment le besoin de changer, au moins temporairement de sujet. Elle connaissait mal en outre les capacités de sa consœur. Malgré ses recherches, elle s'en mêlait par ailleurs encore les pinceaux quant il s'agissait du monde "surnaturel" et son esprit débordait de questions auxquelles elle n'avait pas encore pris le temps de chercher de réponses.
 
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Message posté : Lun 1 Juil 2019 - 20:08 Message
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Comme elle le pensait, elle avait perdu ses créations, c'était donc lors de l'invasion, ce même moment où elles c'étaient rencontré finalement. Frida avait une vision différente de la mort, une vision que ne partagerait certainement pas Charlie malheureusement. Elle hésitait à lui en parler, lui partager sa vision des choses quant à la destruction de ses créatures. Elle ne voulait pas la blesser plus que de raison, mais une part d'elle-même ne voulait pas la laissé ainsi. Les paroles de sa sœur laissaient à supposer qu'elle s'en voulait, même si elle cachait cela derrière des mots qui semblaient dire qu'elle voulait apprendre de ses erreurs. 

Frida se leva à nouveau de son siège, il lui était venu à l'idée d'étendre ces bras ou de prendre les mains de Charlie pour lui apporter un peu de réconfort, mais elle se ravisa, ce n'était pas ce qui aiderait la jeune femme. C'est ainsi qu'elle la voyait en tout cas, pas le genre de personne à qui on propose ce genre de chose. Au lieu de cela, elle garda ses mains jointes devant elle au niveau de son ventre et s'inclina légèrement devant sa collègue.

Je ne peux imaginer ce que cela peut faire. Mais si elles ont disparu, c'est qu'elles ont existé. C'est une raison de s'en souvenir, la prochaine génération n'en sera que plus forte j'imagine.

Pour la suite de l'explication sur les possibilités offertes par son pouvoir de création sœur Frida ne fit que hocher la tête, gardant le silence pour ne pas ajouter à l'humeur de Charlie, elle n'avait pas réellement besoin de cela et la religieuse pouvait sans peine se rendre compte que ce sujet ne serait pas le plus joyeux pour elle. Elle gardait également un petit sourire et une expression douce en écoutant la jeune femme.

Cette fois-ci, c'est elle qui changea de sujet, pour parler de Frida, elle voulait en savoir plus sur les pouvoirs de la religieuse et à sa question Frida releva légèrement la tête vers le plafond en réfléchissant. Puis elle reprit sa position initiale.


Oui, en quelque sorte. J'imagine que pour t'en parler plus spécifiquement, je me dois de te partager une partie de ma vie.

Elle eut un petit rire discret à moitié masqué par sa main serré contre ses lèvres dans une posture très délicate comme à son habitude.

Mon pouvoir me vient à la base de ma mère. Elle m'a appris à maîtriser ce qu'elle appelait la Flamme Divine. Pouvoir qui n'était de nature divine contrairement à ce que l'on peut penser, mais bénéfique tout de même. Parfait pour soigner et châtier certaines forces obscures. Mon père lui, fut mon mentor pour le combat. La flamme divine est un pouvoir personnel qui brûle à l'intérieur de son détenteur.

Elle faisait quelques pas tout en parlant, utilisant ses mains dans des geste lent pour mimer ce qu'elle disait.

Lorsque j'ai quitté les rangs pour entamer mes recherches, mon mentor de l'époque m'apprit à maîtriser la magie des ombres, mais après mes découvertes, mes théories sur les Ombres Primordiales, la magie des ombres me semblaient trop porté sur le côté maléfique pour en être une digne représentante.

Elle gardait son sourire pendant ces explications et son air doux et chaleureux.

J'ai donc, à nouveau, fait des recherches et travailler sur mon idée. Me servir de la magie des ombres pour corrompre la flamme divine et la flamme divine pour purifier la magie des ombres. J'ai été aidée par un technomancien pour cela. L'opération m'a fait contempler ce que j'avais mis à jour, mes yeux, ma conscience à vu ces Ombre Primordiale et à fait naître en moi mon pouvoir d'aujourd'hui, la Flamme Noire. Cela m'a ôté ma vue, pour la remplacer par autre chose, on peut voir les volutes de la flamme qui brûle en moi aujourd'hui.

Elle se posa devant Charlie pour ouvrir les yeux, dévoilant son regard voilé de noir, mais un voile qui n'était pas statique, qui semblait se mouvoir telle une fumée.

Donc pour résumer, mon pouvoir et la modification d'un pouvoir et d'une magie et leur association par technomancie et vient également de cette révélation. Aujourd'hui encore, j'en expérimente les possibilités et ce pouvoir se montre... assez polyvalent, sans être particulièrement bénéfique ou maléfique, parfaitement à l'image des Ombres.
 
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Message posté : Mer 3 Juil 2019 - 14:14 Message
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- C'est une raison de s'en souvenir, la prochaine génération n'en sera que plus forte j'imagine.

Charlie n’ajouta rien sur ce chapitre et les deux femmes quittèrent finalement le sujet temporairement douloureux de ses pouvoirs et créatures pour s’intéresser à celui de son ainée.

La jeune femme l’écouta alors lui parler de l’évolution de ses pouvoirs ce qui lui confirma malheureusement qu’elle était effectivement très vite larguée dès que l’on abordait les questions relatives à la magie et à son fonctionnement… Elle fut par ailleurs réellement perdue quand Sœur Frida parla d’ombre corruptrice et de flamme divine purificatrice. Elle avait en effet eu l’impression que Sœur Frida tenait les ombres en haute estime, presque davantage peut-être que ce qui relevait du divin, voir que les ombres lui apparaissaient finalement comme une force « bienfaitrice » ou qu’elle voulait s’abstraire de cette dualité bien/mal ? A moins que tout cela ne soit que des mots sensés lui permettre de mieux comprendre de quoi il retournait ?

Elle garda d’abord ses questions pour elle toutefois, désireuse de ne pas interrompre son consœur dans son récit.

- Cela m'a ôté ma vue, pour la remplacer par autre chose, on peut voir les volutes de la flamme qui brûle en moi aujourd'hui.

Charlie parvint à conserver un calme apparent quand sœur Frida s’approcha d’elle pour la laisser contempler son étrange regard et parvint aussi à ne pas avoir un mouvement de recul qui aurait été des plus malvenus.

Elle s’en voulu aussi de son soudain malaise. Ses yeux à elle aussi, après tout, avaient parfois un drôle d’aspect et elle n’avait jamais aimé l’idée de rejeter les gens pour ce qu’ils sont, même s’ils le sont devenus plus ou moins volontairement, comme dans le cas de sœur Frida et non suite à un genre d’accident comme c’était son cas à elle.

Elle la laissa ensuite conclure notamment sur la polyvalence de ses capacités.

- C’est bien, j’imagine, la polyvalence, précisa-t-elle ensuite. Même si tout ça reste encore un peu opaque pour moi.

Et c’était sans parler de cette histoire de techno-mancie dont elle venait plus ou moins de découvrir l’existence ou plutôt la réalité de celle-ci puisqu’elle l’avait déjà rencontrée au cours de ses lectures.

Elle n’aurait pas dû être surprise néanmoins et, dans le fond, elle ne l’était pas vraiment, mais tout ça la perturbait malgré tout toujours un peu. Dans le monde où elle avait grandi les choses étaient plus cartésiennes et cette débauche de miracles et de choses aussi insensées qu’incroyables lui donnaient parfois l’impression que la réalité qui l’entourait manquait de stabilité. Ça la rendait presque irréelle un peu comme si elle avait quitté la « vraie » réalité pour se retrouver dans l’un des comics qu’elle avait toujours aimé dévorer.

- Toutes ces choses n’existaient pas chez moi.

Elle marqua ensuite un temps d’arrêt en entendant ses deux derniers mots. Chez elle. Puis soupira légèrement. Malgré ses efforts et malgré ce qu’elle savait, une partie d’elle continuait à considérer le monde où elle avait grandi comme tel et celui de Star City comme une sorte de terre d’accueil. Une terre d’accueil importante puisqu’elle s’imaginait mal retourner dans ce chez elle désormais vide de toute forme d’humanité consciente, mais une terre d’accueil malgré tout et un endroit qui continuait parfois encore à lui demander quelques efforts d’adaptation. C’était surement une chance, en un sens, car combien de personnes même à Star City pouvaient prétendre sans affabuler avoir vécu dans deux mondes différents ?

Quelques-unes surement… Mais probablement pas des millions non plus.

- Pas vraiment en tout cas, reprit-elle, comme si elle ne s’était jamais arrêtée. Sauf dans les livres.

Elle se demanda ensuite si ça n’était pas mieux d’ailleurs. Chose au combien paradoxalement pour une personne qui à l’époque où elle était gamine aurait donné beaucoup pour recevoir sa lettre pour Poudlard ou son passeport pour la cité des milles planètes.

- Je me souviens d’ailleurs que le monde me paraissait parfois un peu morne en comparaison à ceux dépeints dans ces derniers.

Sauf quand elle était dehors, dans les bois ou face à la mer, ces derniers ayant toujours eu à ses yeux, même chez elle, leurs propres magies.

A côté toutefois, quand elle était d’humeur maussade, les couleurs de celui de Star city lui paraissaient presque trop criardes, même si, derrière les strasses et les collants, ce dernier possédait son lot de laideur répugnante.

En pensant teinte et couleur, elle se demanda ensuite un temps si l’ombre dont avait parlé Sœur Frida avait réellement corrompu sa flamme divine ou si les deux choses s’étaient simplement mélangées pour devenir autre chose, un peu comme le font les couleurs sur une palette de peinture.

Elle avait en effet cru comprendre que sœur Frida ne voyait pas forcement les ombres comme quelque chose de négatif et parvenait ainsi mal à percevoir comment celles-ci auraient pu corrompre quelque chose, littéralement parlant, si tel était bien le cas.

Elle n’était pas sûre de vouloir lui poser la question néanmoins, peut-être parce que tout ça lui semblait trop compliqué à moins que cela ne la renvoyait d’un peu trop près à des questions qui la touchaient plus personnellement et qu’elle n’avait pas envie de se poser.
 
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Message posté : Jeu 4 Juil 2019 - 15:27 Message
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Frida oubliait souvent que Charlie n'était pas d'ici, enfin elle l'était, mais en même temps elle ne l'était pas, c'était compliqué à comprendre, tout comme cela devait être compliqué à expliquer. Donc il était normal qu'elle trouve ces différentes tirades assez indigeste, heureusement la femme de foi semblait savoir ce qui devait la rebuter le plus, certainement toutes ces informations en terme de pouvoir, de divin et mêler et cette histoire d'Ombre Primordiale, de toute manière elle pouvait perdre tout le monde avec cela. Il allait falloir qu'elle revoit un peu sa manière d'aborder ce genre de choses, elle ne pouvait pas laisser de zones d'ombres dans ces histoires au risque de perdre trop de monde en chemin.

Je comprends, je suis parfois trop prompte à perdre les gens.
Dit elle avait un doux sourire encore une fois. Pour faire plus simple ces Ombres Primordiales dont je parle depuis tant d'années ne sont pas la même chose que l'ombre que projette ton corps ou que la magie que l'on nomme magie des ombres. Il s'agit du point de départ de l’existence et des univers. Tu as certainement déjà entendu cette phrase ''Au départ il n'y avait rien'', qui sert souvent pour expliquer le début des temps.

Elle se releva pour se saisir d'une bouteille d'eau et se servir une lampée dans sa tasse.

Et bien au départ, il y avait ces ombres, d'où est sortit l'énergie qui à enfanté les univers et l'existence. J'ai donc voulu associer ma flamme bénéfique à la magie maléfique des ombres, pour créer un pouvoir qui s'approcherait plus de ces Ombres Primordiales. Et ainsi est née mon pouvoir, la flamme noire. Qui peut créer d'une certaine manière.

Elle reposa sa tasse et tendit la main, une flamme noire apparue dans sa paume et grandit pour prendre la forme de sa faux qui finit par apparaître physiquement dans sa main. Tenue par sa main droite, sa main gauche effleura doucement sa lame, avant que l'arme ne disparaisse comme si elle fut consumée par ses flammes sombres.

Et qui peut me soigner, et même me permettre de voir malgré ma cécité. Enfin, je ne vois pas vraiment, c'est plus une sorte de ressentit précis.

Elle fini sa nouvelle tirade par un nouveau petit sourire en espérant que les choses seraient plus claires pour la jeune femme, même si elle pouvait comprendre que cela ne soit pas le cas en vérité. Déjà, il n'était pas simple de comprendre la croyance de Frida, mais de plus le pouvoir qu'elle possédait était réellement capable de faire plusieurs choses bien différentes et il n'était donc là aussi, pas simple à comprendre. Elle écouta alors Charlie lui parler de son monde qui lui semblait bien morne comparer à celui dans lequel elle évoluait à présent. Un monde sans magie, sans créatures magiques, sans super-pouvoirs et ce genre de choses. En réalité de nombreuses personnes dans le monde vivait sans cela, si ce n'étaient les quelques invasions dont la planète était victime et les informations qui parlait de tout cela, de nombreuses personnes ne voyait pas non plus le monde de la même manière, même ici.

Morne... ce monde à l'air plutôt calme et tranquille à mon avis. Je ne l'ai pas connu comme toi bien entendu, mais parfois notre planète, notre univers peut me sembler bien trop foisonnant, je dois bien l'avouer.

C'était aussi pour cela qu'un endroit comme le sanctuaire pouvait être important pour certaines personnes, une manière d'échapper à ce monde qui allait vite et surtout qui allait loin, parfois trop loin comme avait put le démontrer les invasions ou certains crimes commis par des sur-humains. Il y avait fort à parié que certaines personnes aimerait vivre dans le monde qu'avait été celui de Charlie.
 
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Message posté : Sam 6 Juil 2019 - 16:11 Message
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Charlie écouta à nouveau les explications de sœur Frida qui cette fois parvinrent davantage à atteindre leur but : une expression signifiant qu’elle avait compris le truc se peignit même à un moment sur le visage de Charlie. Ainsi donc pour Frida, le terme « ombre » désignait bien deux choses différents : le néant des origines d’une part et cette magie sombre dont elle s’était servi pour refaçonner ses pouvoirs d’autre part.

Elle sourit par ailleurs après avoir saisi et intégré tout ça, re-boostée par le fait d’avoir compris et par la sensation, peut-être un peu illusoire, d’être soudainement devenue plus intelligente.

- Merci, c’est plus clair maintenant, lui dit-elle alors, sans se départir de son sourire. Ça fait sens aussi.

Elle eut ensuite comme un léger frisson. Sœur Frida, en un sens, avait certes plus ou moins cherché ce qui lui était arrivée en « jouant » ainsi avec la magie et ces forces primaires de la nature. Ces dernières explications, en lui laissant entrevoir clairement le lien entre ces expérimentations et sa foi lui donnèrent toutefois aussi le sentiment qu’il y avait aussi quelques choses de très courageux chez elle. Sœur Frida du reste était tout sauf bête ou ignare à ses yeux, elle semblait également maîtriser son sujet, aussi devait-elle avoir conscience des risques ou du moins du fait qu’il y en avait. Mais elle y était allée malgré tout, parce qu’elle était persuadée que c’était la chose à faire. Voilà qui pouvait peut-être lui servir d’exemple et lui donner à réfléchir… dans le bon sens du terme !

- C’est courageux, je trouve, ce que tu as fait.

- Est-ce que… est-ce que tu as eu peur en cours de route ? Est-ce que tu as parfois douté ou est-ce que tu as eu l’impression de te sentir guidée sur ce chemin par ta foi ou ton intuition ?

Elle avait déjà entendu ce genre de choses à plusieurs reprises. Se laisser guider par son intuition. Suivre le flow, vivre le moment présent. C’était des conseils qui revenaient souvent, mais est-ce que cela marchait vraiment ? Y compris avec leurs pouvoirs ?

Sœur Frida fit ensuite apparaître cette fameuse flamme et cette fois Charlie se perdit dans la contemplation de celle-ci un instant, presque attirée par elle, malgré sa nature ambigüe, un peu comme un papillon avec une ampoule, puis la flamme pris la forme d’une faux sans que Charlie ne cherche à cacher sa surprise qui se mua rapidement en approbation.

Une faux… comme la faucheuse. C’était stylé ! Bon, ce n’était peut-être pas le plus important, c’est vrai, mais ça restait cool quand même, non ?

- C’est impressionnant, commenta-t-elle, sincèrement emballée, même si elle se fit aussi, en s’entendant, l’effet d’être un genre de fan, un peu comme les cruches qui se pâmaient dès qu’elles voyaient un héros connu ou poussait de petits cris aigus dans leur sillage dans l’espoir d’obtenir un autographe.

- Et la faux est très stylée. Tu l’as choisi toi-même ou, je ne sais pas, ça c’est fait un peu comme ça ?

- Et qui peut me soigner, et même me permettre de voir malgré ma cécité. Enfin, je ne vois pas vraiment, c'est plus une sorte de ressentit précis.

- Est-ce que ça te manque, de voir ? lui demanda-t-elle ensuite, sur un ton plus posé de circonstance.

La question était certes personnelle et la réponse pouvait paraître évidente, mais elle avait aussi appris à ne pas tenir les évidences pour acquises et puis sœur Frida avait une façon bien à elle de voir les choses qui aurait peut-être une influence non négligeable sur sa réponse.

- Morne... ce monde à l'air plutôt calme et tranquille à mon avis. Je ne l'ai pas connu comme toi bien entendu, mais parfois notre planète, notre univers peut me sembler bien trop foisonnant, je dois bien.

La tête de Charlie oscilla légèrement presque en signe d’assentiment.

- En un sens tu n’as pas tort, lui répondit-elle alors, mais la gamine que j’étais à l’époque avait un tout autre avis sur le sujet. Nous avions aussi notre lot de problèmes sinon. La pollution, la pauvreté et même certaines organisations criminelles, elles existaient là-bas aussi et j’ai l’impression que tous nos supers ou leur absence n’a pas une grande incidence sur leur existence.

Bon. Les supers rendaient quand même tout ce qui relevait du milieu du crime beaucoup plus flippant, au moins pour ceux qui ne possédaient pas des habilités surhumaines capables de les défendre… et encore. Leurs capacités étaient tellement nombreuses et tellement différentes qu’il lui semblait pratiquement impossible qu’un pouvoir puisse offrir un moyen de se défendre et de se protéger contre tout ce qui traînait dans la nature dans ce domaine.

- Mais ma vie à moi était tranquille et heureuse aussi.

Elle marqua une petite pause, regarda ses mains, puis revint chercher sœur Frida du regard.

- Je te rejoins sinon sur le foisonnement de notre monde. Tout ce que l’on peut y croiser le rend incroyable, mais c’est parfois presque trop. Un peu comme cette histoire de musée en Europe.

Charlie faisait allusion au syndrome de Stendhal ou syndrome de florence, un trouble rare qui entraîne certaines perturbations chez un individu lorsque son œil est exposé à un trop grand nombre d’œuvre d’art. Elle avait lu un jour quelque chose à ce sujet, un article parlant de touristes faisant une overdose à force de voir des œuvres d’art partout et mentionnant le dit syndrome. Elle en avait toutefois oublié le nom et ne chercha pas à s’en rappeler.
 
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Message posté : Lun 8 Juil 2019 - 15:55 Message
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Frida était contente d'avoir réussie à mieux s'exprimer pour expliquer son pouvoir et sa provenance, certaines personnes aimaient garder des cartes dans leur mains, mais Frida n'avait aucun problème à se dévoiler faces aux autres agents de shadow, elle n'avait rien à leur cacher, bien entendu ce n'était pas la même pour les gens en dehors, elle ne pouvait pas tout leur révéler. Mais elle pensait que ne rien cacher aux membres de l'organisation lui donnait un statut assez transparent et que cela pourrait aider à ce qu'ils se confient eux aussi. Cela ne marchait pas aussi bien qu'elle le voudrait, mais ce n'était pas bien grave.

Merci ma sœur. Je pense que tous les membres du shadow le sont par définition. Que ce soit par ce qu'il ont vécu comme toi, ou ce qu'ils ont fait ou simplement parce qu'il en faut du courage pour entrer dans cette organisation.

Le courage d'accepter d'être le ''méchant'' de l'histoire aux yeux de tous (même si l'organisation était secrète), le courage de faire des choses parfois atroces pour réussir leur objectif et pouvoir amener l'humanité plus loin encore après le contrôle de leur monde. C'était ça le shadow pour elle, un organisme qui mettra fin à une multitude d'horribles choses de leur monde et de l'humanité, mais qui devra verser le sang pour y arriver. C'était cela, un mal nécessaire à l'élévation de la race humaine.

La réaction de Charlie face à son arme de prédilection fit sourire la moniale, c'était une réaction normale, les victimes en avaient peur, les autres trouvaient cela très cool et impressionnant et elle ne pouvait pas les contredire. Déjà petite le symbole de la grande faucheuse avait un aspect cool à ses yeux, même si ces parents lui avait appris à la craindre. Tellement de symbolique dans une telle arme et c'était quelque chose de très spéciale à manipuler en plus de cela, mais qui se montrait très mortelle une fois maîtrisée, la forme de la lame permettait au combattant de passer outre certaine protection, lorsqu'un coup est lancé, c'est toujours surprenant pour l'ennemi, même s'il y faisait face.


N'est-ce pas ? Cela s'est fait tout seul, je n'ai pas le choix de la forme de l'arme. J'ai été un peu surprise au début, mais mon entraînement m'avait apprit à manier la lance et j'imagine que cela a été décider en partit par ma mentalité également, j'avoue ne pas être totalement sûre là-dessus. Les symboliques ne manque pas, la mort, l'univers rurale, mais aussi pour certains, l’exil, la solitude. Je ne sais pas ce qui me correspond le plus.

La question suivante la laissa pensive un bref instant. C'était une très bonne question à poser à Frida. La majorité des gens ayant perdu la vue dirait que oui sans hésitation, mais pour elle, c'était différent. Après tout, elle voyait toujours, à sa manière uniquement, et c'était une façon de faire très difficile à expliquer en vérité, heureusement la question ne portait pas là-dessus.

Non. Je vois grâce aux ombres, à travers elle. Certes certaines choses me seront inaccessible, comme un paysage, un coucher ou lever de soleil ou le détail d'un visage ou d'un tableau. Mais je suis fier de la manière dont le voix à présent et pour rien au monde, je ne changerais cela.

Fier, c'était bien le mot, même si elle qui était féru d'art savait qu'elle ne pourrait plus observer un tableau ou une statue en détail, il lui restait la musique pour cela et de toute manière ces goûts et ses envies n'entraient pas ne ligne de compte, pour elle cette vue lui à été donné par les Ombres et c'était le plus important. Elle écouta ensuite Charlie parler un peu plus de son monde, ce dernier n'était pas parfait comme le pensait Frida bien entendu, mais il était imparfait comme le leur, avec moins de supers dans les parages. Elle commenta simplement les dires de Charlie.

On peut voir cela comme sorte d'échelle. Plus ceux qui luttent contre le crime sont équipés et fort, plus le crime le sera. Les sur-humain du bien appellent les sur-humain du mal et vice-versa.

Elle eu un nouveau sourire chaleureux quand Charlie lui parla de sa vie heureuse sur cette autre planète. Frida espérait que la jeune femme s'accrochait à cela dans les moments difficiles, plutôt que de regretter d'avoir perdu cette tranquillité et ce bonheur qui semblait plus simple et donc peut-être plus fort. Elle eut un petit rire contenu avec sa main lorsque Charlie parla de l'histoire des musées en Europe. Elle était très cultivée mine de rien, pour quelqu'un vivant actuellement dans les rues.

Le syndrome de Stendhal. J'avoue avoir ressentit quelque chose de similaire lorsque j'ai appris pour la première fois qu'il existait des êtres d'autres planètes et d'autres dimension. La jeune moniale que j'étais a vu ces croyances voler en éclats.

Encore une fois, en plaçant sa main devant sa bouche elle rigola un peu de son propre passé, c'était ce mal-être qui l'avait construit comme elle était à présent.
 
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Message posté : Lun 8 Juil 2019 - 22:01 Message
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Les deux femmes discutèrent encore un moment des pouvoirs de sœur Frida et Charlie fut ravie de voir que celle-ci partageait son avis concernant la faux, sans penser une seconde à ceux qui la voyait dans des circonstances plus obscures et moins heureuses.

Sœur Frida lui répondit ensuite sur la façon dont la faux l’avait trouvée plus qu’elle ne l’avait choisi et Charlie esquissa un léger sourire en entendant cela.

- Les symboliques ne manque pas, la mort, l'univers rurale, mais aussi pour certains, l’exil, la solitude. Je ne sais pas ce qui me correspond le plus.

Son sourire ne diminua pas, mais la fin de sa phrase la surprit quelque peu l’exil et la solitude n’étant pas des mots qu’elle aurait spontanément associés à sœur Frida. Mais bon… Cela prouvait peut-être simplement qu’elle avait encore de nombreuses choses à découvrir sur sa consœur et sur son histoire.

Elle faillit par ailleurs l’interroger sur l’entraînement à la lance qu’elle avait évoqué, mais elle s’inquiéta ensuite de s’enquérir de l’heure qu’il était et la question lui sortit de l’esprit, bientôt remplacée par celle sur sa vision à laquelle elle fut heureuse d’entendre que sœur Frida répondait avec sa transparence habituelle.

Le sujet changea ensuite à nouveau pour se porter sur le monde où elle avait grandi et, d’une façon plus générale sur la façon dont les forces du bien et du mal paraissaient s’équilibrer, partout avec ou sans super.

- On peut voir cela comme sorte d'échelle. Plus ceux qui luttent contre le crime sont équipés et fort, plus le crime le sera. Les sur-humain du bien appellent les sur-humain du mal et vice-versa.

Charlie hocha silencieusement la tête. L’idée lui parlait, un peu comme cette histoire, physique ou métaphysique, elle ne savait plus trop, de force qui ne pouvait exister sans qu’il existe quelque part dans l’univers une force contraire d’égale puissance.

- Toute force à son contraire, j’imagine, dit-elle alors pour résumer cette idée, tout en se demandant s’il en était de même pour elle et, le cas échéant, à quoi pourrait bien ressembler sa Némésis naturelle, même dans les mondes dépourvus de magie.

Elle préféra ne pas rebondir sur ces réflexions néanmoins parce qu’elle les sentait… peu propices à provoquer la moindre forme de joie chez elle et continua donc à écouter son ainée.

- Le syndrome de Stendhal. J'avoue avoir ressenti quelque chose de similaire lorsque j'ai appris pour la première fois qu'il existait des êtres d'autres planètes et d'autres dimensions. La jeune moniale que j'étais a vu ces croyances voler en éclats.

Charlie eu un léger sourire un peu triste. Elle pouvait cette fois sans peine imaginer ce qu’elle voulait dire, sauf que c’était avec sa propre identité et celle de sa mère que Charlie s’était heurtée à ce genre de découvertes et révélations chamboule-tout.

- Ca a dû être… déstabilisant, dit-elle alors faute de trouver remarque plus pertinente. Mais j’imagine aussi que sans cela tu ne serais pas devenue celle que tu es aujourd’hui.

N’était-ce pas ce que l’on pouvait d’ailleurs se dire de toutes les expériences déstabilisantes ou même désagréables ? Qu’elles nous aidaient à nous construire, à nous rendre plus fort ou à nous faire envisager de prendre une autre direction vers laquelle nous n’aurions jamais pu regarder sans ces changements parfois perçus comme indésirables de prime abord ?

- De mon côté, j'ai toujours aimé ces histoires de planètes et je crois parfois que j'aimerais pouvoir voyager à ma guise d'une réalité à une autre.

Dans son monde d'origine, déjà, elle avait caressé ce désir et le fait qu'il puisse presque devenir une réalité ici faisait partie des choses grisantes qu'elle aimait dans la réalité de Star city, qu'elle voyait parfois un peu comme un immense carrefour bigarré et unique dont seuls les créateurs de comics de son monde avaient osé rêvé à sa connaissance, même si ce dernier pouvait parfois aussi paraître presque "trop".

Le mince filait de lumière qui parvenait jusqu'à elles depuis l'extérieur la tira toutefois de ses réflexions en lui indiquant que le jour commençait à décliner et donc qu'il était temps pour elle de plier bagage, surtout si elle voulait être à l'heure à son rendez-vous.

- Je ne sais pas quelle heure il est exactement, dit-elle par conséquent, mais je crois que je vais devoir y aller.

- Ça m’a fait plaisir de pouvoir discuter un peu avec toi, dit-elle ensuite. Et je te remercie encore pour le chocolat, il était vraiment délicieux.

Elle se redressa ensuite légèrement et marqua une légère pause le temps de laisser à Sœur Frida le soin de lui répondre avant de prendre plus physiquement congé d’elle dès à présent ou après avoir été raccompagnée à la porte, selon ce que préférait sœur Frida.
 
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Message posté : Lun 8 Juil 2019 - 22:53 Message
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Frida aimait toujours discuter avec cette jeune femme, elle savait écouter et n'hésitait pas quand elle pensait quelque chose, elle le disait. Elle pouvait être un peu renfermée, elle n'avait certainement pas la même transparence que Frida concernant sa vie, mais c'était quelque chose que la moniale pouvait comprendre assez aisément en vérité. Tout le monde n'aimait pas abattre ses cartes trop rapidement et c'était aisément compréhensible, même si dans le cas de la jeune femme, il s'agissait certainement plus de pudeur où c'était simplement son caractère qui jouait.

A son tour Frida hocha la tête aux dires de la jeune femme concernant les forces et leur contraire. C'était une base dans certaines sciences, quelque chose de vérifié et d'acquis, cela ne s'appliquait pas à tout et à tout le monde, mais cela marchait. Même un monde sans magie ou qui en avait plus qu'ici était soumis à ce genre de choses. C'est aussi pour cela qu'elle voulait voir les projets de Shadow se concrétiser, pouvait-il mettre les humains sur un pied d'égalité à tel point qu'il n'y aurait plus de criminels ou de héros, simplement des gens ? Elle était certaine que oui et travaillait dur pour que ce genre de chose arrive un jour.

Une fois encore, elle ne put empêcher un petit sourire de naître sur son visage, la jeune femme comprenait bien les choses définitivement, et comprenait bien la vie, ou du moins elle la comprenait un peu comme Frida surtout. Ainsi donc après avoir simplement hocher la tête silencieusement elle compléta la pensée de Charlie, ou elle parla comme si.


C'est pour cela qu'il est important de s'aimer soi-même. Ainsi il n'y a pas à être triste ou avoir des regrets, car notre passé nous aura menés à ce que nous somme actuellement.

C'était une petite conclusion à la chose qui pouvait paraître idiote, mais que Frida appréciait. Combien de fois elle était tombé sur des gens qui avaient des regrets et à qui elle avait simplement demandé s'ils aimaient ce qu'ils étaient ou qui ils étaient. Ceux qui répondaient oui comprenaient ensuite pourquoi il était inutile d'avoir des regrets. Après avoir entendu la volonté de voyager de Charlie Frida souri à nouveau.

Alors tu es dans la bonne ville pour faire de cet envie une possibilité, je pense.

Tout était possible à Star City et plus encore grâce au shadow, même si ces derniers ne lui fournirait rien juste pour son plaisir personnel, mais il est vrai que dans cette ville, on pouvait rencontrer tout un tas de magicien ou de génie qui pourraient l'aider à faire ce qu'elle voulait. Mais l'heure était à présent à la séparation, après tout, comme l'avait dit Charlie plus tôt : Elle avait rendez-vous avec son partenaire. Ainsi Frida se leva doucement et écarta l'une de ses mains comme pour l'inviter à la suivre.


Je te raccompagne ma sœur.
Puis sur le chemin vers la sortie elle ponctua la conversation de son côté par quelque chose que Charlie aurait put deviner. Passe une bonne soirée et n'hésite pas à revenir pour dormir ou parler, la porte du sanctuaire est toujours ouverte.
 
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