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Take a chance on me | ft. Karen

 
Message posté : Mar 30 Oct 2018 - 20:52 Message
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« Dis donc, tu peux pas faire moins de bruit quand je te latte la tronche ?! » Mon adversaire n’arrêtait pas de hurler dès qu’il tentait de me tirer dessus ou dès que je lui tirai des rafales d’énergie dans les dents. Encore un petit nerveux trop bruyant. Je l'aurai bien assommé avec ses propres cris si j’en avais eu l’occasion, mais le fait que nous nous trouvions dans un lieu public m’empêchait de faire monter les décibels trop haut, par risque d'esquinter les civils aux alentours. Les dommages collatéraux, c’est jamais cool, en particulier quand on veut éviter de se foutre les flics au cul. « Ou au moins soit dans les temps quand tu cries, enfoiré ! » C’est vrai quoi, il était pas en rythme avec ma musique, ça se fait pas. On peut pas se permettre de déconner avec Michael. « Un petit effort de tempo, ça va pas te casser un bras, merde ! » Le type n’arrêtait pas de vider son chargeur en couvrant le son si génial de Beat It. Il me gonfle. Me servant d’un des riffs de la chanson joué sur ma guitare, je tirai un puissant rayon d’énergie dans le bras armé du type. Son arme, un simple magnum qu’il avait pris en main après avoir vidé le chargeur de son fusil d’assaut, vola à plusieurs mètres et le type poussa un grand cri de douleur. Oui, encore. Mais bon, cette fois c’était légitime. « Ah ben si en fait. » Effectivement, je venais de lui casser le bras. Fallait pas jouer au gros dur mon pote.

Le type était tombé à la renverse sous le choc et se roulait par terre en criant de douleur, me laissant le temps qu’il fallait pour me rapprocher. Cet homme, ce n’était qu’un bandit solitaire, un braqueur de petite bijouterie que j’avais entendu agir au loin, alors que je passais près du quartier des finances. Immédiatement, j’avais enfilé le costume de Radiostar pour aller régler son compte à ce petit loubard. Quand je suis arrivé, il avait presque fini de braquer sa bijouterie et commença à fuir précipitamment en me tirant dessus alors que je lui envoyais quelques rafales d’énergie sonique. J’avoue que je ne m’attendais pas à ce que ce type se défende autant. Encore heureux qu’il ne se sache pas tirer assez bien pour réussir à me toucher.
En résumé, ce n’était pas vraiment une mission de “haute importance” dont je m’occupais là, et l’affaire allait être vite réglée. Le criminel était immobilisé, son arme éloigné et il avait laissé tombé son pactole par terre. Je n’avais plus qu’à le sonner un peu et laisser la police finir le boulot.

Seulement, il y eu un imprévu… Comme quand on se cogne l’orteil sur le coin de la table alors qu’on vient de se lever de bonne humeur. Le genre de truc qui suffit à vous faire enrager.
« T’inquiète pas coco, je passerai te voir en prison pour t’apprendre le moon walk. » Soudain, alors que je finis de scander ma punchline provocatrice, quelque chose me percute violemment par derrière, me surprenant suffisamment pour me faire tomber à la renverse. Mon walkman fit un court vol plané avant d’atterrir brutalement sur le sol, me faisant pousser un cri, de peur qu’il se casse. C’est une babiole collector, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux ! Avec le choc, la cassette à l’intérieur fit quelques bruits étranges avant de reprendre sur une musique totalement différente de la précédente : Take A Chance On Me d’ABBA. Pas vraiment adapté à la situation, mais au moins il marche. Ouf.

Ce qui venait de me jeter au sol n’était pas quelque chose, mais bien quelqu’un. Trois quelqu’un pour être précis. Le regard complètement abasourdi, j’étais en train de me faire maîtriser par une fille en tenue d’hopital… multipliée par trois ?! Qu’est ce que c’est que ce bordel ?! Et elle essaye de m’étrangler en plus ! Je vais lui réchauffer les tympans, elle va voir si on joue à ça avec moi… Mais, attendez… Je la connais cette fille !

Soudain, je vois son visage se décomposer et je sens ses mains se desserrer de mon cou alors qu’elle commence à pleurer. Elle se décide alors à me lâcher et se recroqueville d’un seul coup contre un mur. « Tu es... »
Je jette un regard au loin. Le braqueur a profité de l’occasion pour s’enfuir… Et merde. Au moins il a laissé son butin et son arme, ça permettra peut-être à la police de le retrouver, faute de mieux. Rapidement, je retourne à cette étrange jeune fille, toujours recroquevillée sur le sol alors que la nuit commence à tomber et que quelques passants regarde la scène avec étonnement. Cette inconnue n’est pas si inconnue que ça. Je la connais, et depuis très longtemps. Ce qui me perturbe, c’est que ça fait des années qu’elle a officiellement disparu des radars... « C’est impossible, tu ne peux pas être elle. » déclarai-je, l’air complètement dubitatif.

Cette fille - du moins, si c’était bien celle à qui je m’attendais - a été longtemps une de mes récurrentes adversaires, et aussi l’une des plus tenaces : elle était même parvenue à me mettre en déroute, sans pour autant réussir à me tuer. Et aujourd’hui, après des années sans entendre parler d’elle, je la retrouve là, à pleurer à moitié à poil assise sur un trottoir. C’est quand même pas très banal. Je me décide alors à lui demander, l’air intrigué, histoire d’être sûr que je me trouve bien face à celle qui se faisait appeler très formellement 172, mais que tout le monde surnommait Digital Ghost. « Quel est ton nom ? »
 
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Message posté : Mer 31 Oct 2018 - 6:00 Message
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Ça fait de heures que je marche. Je n'ai aucune idée du temps que j'ai déjà passé à déambuler dehors. Heureusement qu'il ne fait pas trop froid... Depuis que j'ai quitté l’hôpital, j'ai découverts de plus en plus de choses troublantes. Outre mon amnésie foudroyante, le monde qui m'entoure n'a rien de reconnaissable. Je ne me sens pas à ma place, j'ai l'impression de faire tâche dans ce décor. Le soleil était haut dans le ciel lorsque je suis sortie, maintenant il a laissé place à une lune à peine visible tant la pollution lumineuse l'empêche de baigner la ville dans sa lueur bleutée. Il commence à faire nuit, le ciel se teinte de violet et d'orange. Et je ne me suis arrêtée que pour fixer bêtement des vitrines. 2018. C'est l'année à laquelle j'appartiens désormais. Pourquoi cela ne me dit rien ? Je ne me souviens pas avoir vécu le tant redouté Bug de l'an 2000... La technologie est partout, elle est omniprésente. Les gens utilisent des appareils ridiculement petits qu'ils collent à leur oreille pour communiquer, c'est fascinant... Quand le monde a t il tant progressé ? Depuis quand suis-je enfermée dans cet hôpital au juste ?

Je regarde le monde qui m’entoure sans le comprendre. Je n'ai plus peur, je suis... Perplexe. J'essaie d'assimiler les informations que je capte. Je suis à StarCity, en Amérique. Je suis dans le centre de la ville à présent. Les citoyens parlent beaucoup, mais n'agissent pas. Je les entend parler de moi, s'indigner devant ma tenue, mais qu'y puis-je ? Je ne leur prête pas attention. Je continue de marcher sans but. J'ignore la douleur intense que je ressens à chaque pas. Mes pieds saignent. J'ai dû marcher sur du verre, ou m’abîmer la voûte plantaire... Le bitume commence à être froid avec la nuit qui commence à tomber. Mes orteils et mes doigts sont gelés, je sens les courants d'air s'insinuer sous ma blouse en passant insidieusement par dessous, et par mon dos quasiment nu. La ville s'éteint à mesure que je m'enfonce dans les petites ruelles. Je ne croise plus trop de regards curieux. J'ai froid. J'ai faim, très faim. Je suis épuisée. Épuisée de marcher, mais aussi épuisée d'essayer de recoller les morceaux de ma mémoire éclatée. Je suis 172. Je suis un ordinateur. Pourtant j'ai mal, pourtant je me sens seule, pourtant j'ai froid, pourtant je me pose des questions. Qu'est ce qui ne va pas chez moi ? Quelle est ma mission ? Que dois-je faire ?

Les réponses ne me viennent pas. Ce n'est pas normal, rien de tout cela n'est normal ! J'ai vraiment froid maintenant. Je ne sens presque plus mes pieds, mes doigts sont engourdis, mes fesses sont gelées. Qu'est ce que je suis sensée faire dans ce genre de cas ? Je ne trouve aucun protocole d'activé dans mes données. Je n'ai aucune fichue idée de ce que je dois faire !! Je suis perdue dans mes pensées lorsque je remarque des gens qui courent dans ma direction. Ils ne s'arrêtent pas, ils ne se retournent pas, ils semblent fuirent. Ils fuient, tous. J'entends des détonations là bas. Et je suis attirée malgré moi vers cette zone que tous semblent éviter. Je m'y dirige, sans conviction, sans but précis. Tel un papillon de nuit attiré par une flamme. J'entends des éclats de voix, des cris, des murmures. Des balles qui fusent. Le silence. Je tourne la tête, et je le vois.

Il est debout face à un homme prostré, l'air victorieux. Je vois son sourire las, je vois sa crinière laquée en arrière. Je vois son blouson rouge et blanc. Je vois son masque bleu. Mon sang ne fait qu'un tour : il est ma mission. Je dois l'éliminer. C'est ma raison d'être, mon but, mon ultime objectif. Je ne prends pas le temps de réfléchir et j'actionne mon protocole de combat moi même. Mon image se trouble en même temps que je m'élance, et me voilà flanquée de 2 acolytes à mon image. Nous fonçons droit sur l'ennemi armé d'une guitare et c'est moi et moi seule qui le percute. Il ne s'y attendait pas, je n'ai pas fait de bruit. Je dois le tuer. Je roule un instant et me stabilise au dessus de lui. Il est à ma merci. Mes mains rencontrent son cou avec rapidité et précision alors que j'utilise tout mon poids sur son ventre pour l'immobiliser. Mes deux clones saisissent chacune un bras et l'empêche de se défendre. Je l'étrangle, je n'ai rien de mieux sous la main pour mettre fin à sa v... Attendez, qu'est ce que je suis entrain de faire ?!

Immédiatement, je relâche mon emprise tandis que mon regard noir disparaît dans une grimace affolée. Je reprends pieds, je me reconnecte avec la réalité. Qu'est ce que j'ai fait ? Mes hologrammes disparaissent en même temps que mon indécision se manifeste. Je suis à cheval sur un total inconnu, et j'étais bien décidée à lui ôter la vie. Mais... Qui suis-je ? Qui est-ce ? Que m'est il arrivé ?!

Prenant conscience de l'horreur de la situation, je me retire de ma position de dominante et je recule jusqu'à rencontrer un mur dans mon dos. Le béton est glaciale, mais je m'en moque. Je viens de tenter de tuer quelqu'un. Alors qu'un tas d'émotions toutes plus négatives les unes que les autres coulent librement dans mon organisme, mon image n'arrive plus à être stable. Je me pixelise malgré moi en le fixant. Qui est-il ? J'ai rencontré tellement de monde en une seule journée d'existence, alors, pourquoi lui ? Pourquoi ai-je eu cette soudaine envie de l'occire ? Pourquoi cette primordiale mission n'a plus lieu d'être ? Les battements de mon cœur m'assourdissent. Il se relève. Je resserre plus fort encore mes jambes contre mon buste sans le quitter des yeux. Qui est il... Sous le coups de l'émotion, je sens quelque chose de chaud glisser sur mes joues glacées. Je devine des larmes, elles aussi grésillent et disparaissent quand elles rencontrent le sol. Je pleure. Ai-je déjà pleuré auparavant ?

-Tu es...

Il a parlé, il me regarde, et je soutiens son regard. Mais je pleure. Pourquoi je pleure ? Pourquoi suis-je capable de pleurer ? Je suis un ordinateur, je ne devrais pas en être capable. Pleurer, ce n'est pas naturel. Ça ne devrait pas être naturel. Pourquoi j'ai peur ? Pourquoi suis-je terrifiée ? Pourquoi lui n'est-il pas terrifié ? C'est le monde à l'envers ! Il devrait avoir peur, il devrait s'enfuir et appeler à l'aide ! Il ne me connaît pas. Et moi non plus, je ne me connais pas. Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas qui il est. Il devrait sortir et crier à l'aide. Mais non. Il me regarde. J'entends un bruit de fond, on dirait de la musique.

-C'est impossible, tu ne peux pas être elle.


Qui ? Pourquoi dit-il ça ? Il me connaît ? C'est ce que son regard semble dire, c'est ce que ses mots semblent dire. Pourtant, il hésite. Il doit se tromper, personne ne me connaît. Personne ne sait qui je suis. Même pas moi même.

-Je ne … Je suis désolée... Je ne vouais pas vous faire de mal... Je .. Je ne sais pas ce qui m'a prit !


Je suis sincère, je ne sais pas ce qui m'a prit. Je me répands en excuses, et je lève un visage profondément marqué par la peur, la gêne, et l'incompréhension. Il me regarde, il a l'air surpris, comme s'il s'était attendu à autre chose. Je ne supporte plus de le regarder, je ne comprends pas ce qu'il fait encore là, alors je détourne le regard, et je m'enferme dans mes bras, les jambes recroquevillées sur moi même. Pourquoi reste-il là. Je ne suis personne, je suis dangereuse, alors, pourquoi...

-Quel est ton nom ?


Mon nom... 172. Sans doute. Non, c'est bien ça. C'est sans doute la seule chose dont je sois sûre. 172 est mon prénom. Mais pourquoi veut-il le savoir ? Pour me dénoncer ? Après tout je viens de fuir un hôpital. Je viens d'attenter à sa vie. Je vais être arrêtée, et questionnée, et je n'aurais aucune réponse à apporter... Je suis 172... 172... 172...

-172.

Je lui réponds sans le regarder, toujours cachée dans mes bras, ma voix étouffée par mes jambes. Le vent est glacial, je frissonne. Je veux qu'il s'en aille, je veux être seule, je veux trouver mes réponses ! Il ne peut pas me connaître. Je ne connais pas ce monde, ce monde ne peut pas me connaître, c'est de la logique élémentaire. J'entends que nous ne sommes plus seuls. Enfin, je le suppose.

Je finis par sortir ma tête de mes jambes. Oui, il est toujours là, et il me regarde. Je glisse mon regard de côté, et j'aperçois des curieux. Qu'est-ce qu'ils ont tous ces gens à me juger constamment ? D'abord à l’hôpital, maintenant dans la rue. Ah, c'est parce que ma peau grésille ? Prendre conscience de leur présence a le don de calmer mes larmes. Mes émotions semblent elles aussi se stabiliser. Je ne suis plus terrifiée. Pourquoi ? Peut-être parce qu'il ne m'a encore rien reproché. Peut-être parce qu'il ne m'a pas prise pour un monstre. Pourquoi d'ailleurs ne m'a-t-il pas prise pour un monstre ? Je ne comprends pas pourquoi il reste là à me poser des questions. Je viens de l'étrangler. Je viens de dévoiler mes capacités. Il aurait dû prendre peur, ou au moins me détester, vouloir se défendre, pas venir à mon chevet.

Cet homme est étrange.
 
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Message posté : Lun 5 Nov 2018 - 1:50 Message
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Alors c’était bien elle… 172. Un étrange patronyme, ce simple chiffre, que je n’ai jamais réellement compris. Je dois dire que je suis totalement abasourdi par le fait de retrouver aujourd’hui l’une de mes ennemies jurées, disparue depuis plus de 10 ans. J’avais même oublié qu’elle avait un si joli minoi…

A l’écouter et à la regarder, je perçois bien que quelque chose cloche chez cette fille… Ce que je savais d’elle à l’époque, c’est qu’elle était une sorte de robot, une femme-ordinateur avec des super-pouvoirs numériques, mais je ne connaissais pas grand chose de plus sur elle. Elle parlait beaucoup moins à l’époque, je me demande même si j’ai déjà entendu le son de sa voix une seule fois durant nos affrontements. Raison de plus pour me dire que quelque chose n’est pas normal.
Ce que je vois là n’est pas une ennemi, encore moins une dangereuse criminelle. Tout ce que je vois est un être déboussolé, en larmes sur un trottoir. J’ai toute les raisons de croire que 172 est morte il y a longtemps, et que l’individu face à moi est devenue une toute autre personne, une personne qui a visiblement besoin d’aide.
Je pris alors non seulement la décision de ne pas me défendre d’avantage face à elle - de toute façon, vu son état, cela ne servirait pas à grand chose - mais aussi et surtout de lui venir en aide… Après tout, secourir une jolie fille en détresse, ça ne peut qu’être un boulot pour moi, pas vrai ?

Je pris alors un air amusé pour lui répondre sobrement. « Ce n’est pas un prénom ça, c’est un nombre. » Je voyais bien que même elle ne savait pas vraiment pourquoi elle s’appelait 172… Et moi, je n’aime pas ce nom. Alors je ne vais pas me casser la tête pour l’instant, et je vais l’appeler Number. Ca sonne déjà un peu plus “humain”, je préfère. J’ai pas trop envie de taper la causette à quelqu’un qui a le nom d’un code bancaire incomplet. « J’vais t’appeler Number pour l’instant tiens, ce sera moins compliqué. J'espère que ça te dérange pas trop. »

Voyant qu’elle ne parvient toujours pas à sécher ses étranges larmes grésillantes, je fourre une main dans ma poche pour en sortir un mouchoir en tissu, un truc qui ne me sert jamais, mais que je garde toujours au cas où. Dans un geste amical et rassurant, je tends alors le bout de tissu vers la jeune femme. « Tiens, prends ça. » Alors qu’elle me regarde bizarrement comme s’il était anormal que je lui donne ça, je lui adresse un large sourire aussi rassurant que mon geste. Il ne lui en faut pas plus pour comprendre et la jeune femme se décide enfin à prendre mon mouchoir pour s’essuyer le visage et sécher ses larmes.

Elle me demande alors pourquoi je fais ça, ce à quoi je ne trouve pas vraiment de réponse bien compliquée… Poussant un petit rire amusé, je me passe une main dans les cheveux en prenant une pose fière et assez ridicule. « Je fais ça parce que… eh bien… Parce que je suis un super-héros, et que les super-héros aident les autres. » Je suppose que c’est aussi simple que ça ?
Souriant toujours, je tend ma main à Number pour l’aider à se remettre sur pieds. « Viens avec moi. »

Une fois remise sur pieds, j’offre une très légère tape sur l’épaule de la jeune femme pour la mettre en confiance, puis la guide un peu pour la faire marcher dans la même direction que moi. Tant pis pour le braqueur, ce qui est en train de m’arriver en ce moment est beaucoup trop étrange pour que j’en ai vraiment quelque chose à foutre.
Je m’étouffe brusquement avec ma salive lorsque je constate l’arrière de la tenue de 172… J’avais oublié qu’elle semblait s’être échappée de l’hôpital. C’est joli à regarder, mais c’est plutôt… troublant. « Hum. C’est pas très… Hem. Bon. Je… On va aller chez moi hein. T’inquiète pas, tout va bien se passer. » Lui adressant un sourire gêné, je mis une main dans le dos de l’étrange jeune femme pour lui presser un peu le pas. On va vite rentrer à la maison, je n’ai pas trop envie d’avoir des emmerdes à balader comme ça une fille à moitié à poil dans la rue, moi. Rapidement, je la fis alors entrer dans ma voiture civile garée non loin d’ici pour l’emmener le plus vite possible chez moi. C’est non seulement gênant de se promener en pleine ville avec une fille à moitié nue, mais je ne veux pas qu’elle tombe malade en plus ça.

M’installant au volant, je ne retire toujours pas mon masque. Je réalise alors que je suis en train d’emmener une inconnue, pire même, une ancienne ennemie vers ma planque civil… C’est un risque totalement inconsidéré mais… je ne sais pas… A voir le regard que m’adressait cette pauvre fille désespérée, ça ne peut pas être une mauvaise décision. Du moins, espérons le. « Installe-toi, n’aie pas peur, t'as rien à craindre avec moi. Je vais te filer un truc à manger et des fringues plus… chaudes. Je crois qu’on a des choses à se dire toi et moi. » Alors que je démarre la voiture, je lui adresse un nouveau sourire pour qu’elle se sente le plus possible en sécurité. J’avoue que je n’ai pas trop envie qu’elle se remette à me sauter à la gorge alors que je suis en train de conduire, ça pourrait se finir d’une manière pas vraiment appréciable. « Dis-moi... D’où est-ce que tu sors comme ça ? » Cette question me taraudait tellement que je me sentais totalement incapable de ne pas la poser avant d’arriver chez moi. J’étais encore beaucoup trop sous le choc intérieurement pour me retenir, en réalité. « Au fait, je m'appelle L... Radiostar. Et je crois bien qu'on se connait, toi et moi. »
 
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Message posté : Lun 5 Nov 2018 - 12:56 Message
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-Ce n’est pas un prénom ça, c’est un nombre.

Et alors ? On ne peut pas s'appeler par un nombre ? Je suis un ordinateur, bien sûr que je peux m'appeler par une suite de chiffre. Tout comme j'aurais pu m'appeler autrement. Je ne comprends pas le ton qu'il utilise, il sourit. Pourquoi il sourit ? Je n'ai rien dit qui puisse induire ce type de stimuli. Cet homme est définitivement étrange. Je le fixe, sans répondre à son sourire. Je suis redevenue comme qui dirait assez impassible. Je ne ressens plus de peur, plus de gêne, plus de tristesse. Seulement de l'incompréhension, et le froid.

-J’vais t’appeler Number pour l’instant tiens, ce sera moins compliqué. J'espère que ça te dérange pas trop.

Je ne réponds pas, je n'ai rien à répondre... Il peut bien m'appeler comme ça lui chante, les noms ne nous définissent pas. Number. J'aime bien en plus... Je le trouve plus personnel que 172. Pourquoi fait-il cela ? Je dénote un certain attachement dans cette pratique. Me considère-t-il comme un animal blessé ? Il semble avoir oublié que j'ai tenté de mettre fin à ses jours. Mes mains, ces mains... Je les regarde comme si elles ne m'appartenaient pas. Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai pu faire ça. Je n'ai plus de protocole d'activé, alors comment se fait-il que mon corps se soit jeté sur lui ? Il doit y avoir une raison logique, il y a toujours une raison logique à tout, ce monde tourne grâce à la logique. Tout n'est qu'une histoire de paramétrages. Mon incompréhension, toutes ces questions me replongent dans la névrose. Je crois que je suis trop émotive, comment est-ce possible ? Mes yeux me brûlent tant je suis fatiguée, épuisée, et de nouveau en larme. Ce sont mes mains qui ont serré son cou. Je peux y voir la trace de mes doigts. Comment ai-je pu faire cela ? Si ça me met dans un tel état, c'est que je n'en ai jamais eu envie. Alors pourquoi...

-Tiens, prends ça.

Un mouchoir. De nouveau, il me surprend avec un geste que je qualifierais de gentil, voire même attentionné. A quoi joue-t-il ? S'il se comporte comme cela avec toutes les personnes qui l'agressent, il ne s'en sortira jamais dans la vie ! Pourtant, son geste me réchauffe. Il me sourit de nouveau, comme si nous étions amis Je sens comme des grésillements dans mon ventre, peut-être un dysfonctionnement. J'ai envie de le prendre, ce mouchoir, alors je lève une main hésitante, et je me sèche le visage avec. Mes joues ne collent plus. Ce n'est pas agréable de pleurer, je n'aime pas ça... Je n'aime non plus ne pas comprendre.

-Pourquoi... Pourquoi faites-vous cela ?

Il rit. Je n'ai rien dit de drôle. Se moque-t-il de moi ? Ce n'est pas exclu. Pourquoi a-t-il l'air si à l'aise en ma présence ? Je ne lui inspire véritablement aucune crainte. Non pas que ce soit ce que j'espérais, mais à sa place, il est certain que je ne serais pas restée là à taper la causette, et encore moins à apporter mon aide. Son aide... C'est précisément ça qu'il fait. Pourquoi m'aide-t-il ? Il a pitié de moi. Et ça se comprend. Mais il n'est pas le premier à me prendre en pitié, pourtant, c'est le seul qui me propose son aide. Ce monde ne tourne pas rond. Où ai-je atterri? Il passe une main dans ses cheveux, je ne vois pas son regard, mais je le devine amusé. Ça lui plaît, ce genre de situation ?

-Je fais ça parce que… eh bien… Parce que je suis un super-héros, et que les super-héros aident les autres.

Un... Super-héros. Je crois que j'aime les supers-héros, mais je ne sais pas pourquoi. J'ai l'impression que la réponse est là, dans ma mémoire, mais j'ai beau sonder mes données je ne trouve rien. 172, mon caisson, mes capacités, ce sont les seules données décryptées que je possède. Je sens que je peux lui faire confiance, pourtant, ce n'est pas logique. J'ai de nouveaux ces grésillements chaud et agréables dans mon ventre. La théorie du dysfonctionnement s'impose de nouveau à mon esprit. Il me faudra faire une révision pour en être certaine. Entre mon amnésie totale, ma ballade en petite tenue et ce déferlement d'émotions, il n'est pas impossible que mon corps ait subit des dommages.

Il me tend une main à moitié gantée sans se départir de son sourire, et m'invite à le suivre. Je reste un instant interdite, que recherche-t-il ? J'imagine d'abord qu'il me ramènera à l’hôpital, et je prends peur. Je fixe sa main, puis son visage souriant. Je suis intimement convaincue qu'il ne le fera pas, sans savoir pourquoi. Comment se fait-il que je puisse arriver à de telles conclusions sans données supplémentaires ? Mon algorithme vital serait-il lui aussi détraqué ? Pourtant, j'ai l'intime conviction que je peux lui faire confiance. Il est un super-héros, m'a-t-il dit. Et il aide les gens. Alors, il m'aidera. C'est avec cette conviction que j'attrape sa main tendue. Elle est chaude, enfin, plus chaude que a mienne. C'est agréable. Il n'a aucun mal à m'aider à me relever, mais je vacille un instant. Je suis toute engourdie par le froid, je ne sens plus du tout mes pieds, ni mes fesses. Je n'en avais pas conscience lorsque j'étais au sol. Il me tapote l'épaule comme pour m'encourager dans ma démarche. Serait-il fier de moi ?

Il est grand. Je n'avais pas remarqué à quel point lorsque je le regardais d'en bas. Ou peut-être est-ce moi qui suis petite. Cela n'a pas beaucoup d'importance. Mais je me sens en sécurité. Pourquoi... Je ne suis pourtant pas en danger. Je n'ai aucune raison logique de ressentir cela. De ressentir quoi que ce soit d'ailleurs. Il me fait passer devant lui et j'avance, lentement. J'ai mal aux jambes. Je ressens la douleur comme si un milliers d'aiguilles transperçaient ma peau. Je n'aime pas avoir mal. Je l'entends s'étouffer derrière moi , et d'un geste vif je me retourne pour me quérir de son état. Une main devant la bouche, je crois qu'il me regarde.

-Hum. C’est pas très… Hem. Bon. Je… On va aller chez moi hein. T’inquiète pas, tout va bien se passer. 

Il a l'air d'aller bien. Il me sourit de nouveau. Il a l'air d'être quelqu'un de très heureux, pour sourire autant. Je le fixe un moment, je n'aime pas ne pas voir ses yeux. Il glisse une main dans mon dos, je trouve ça agréable. Il est chaud, et j'ai froid. Mais il me force à avancer plus vite. C'est douloureux, ne s'en rend-t-il pas compte ? N'a-t-il pas mal lui aussi ? Il me fait avancer dans la rue centrale, et nous croisons des regards curieux, surpris, outrés. Je ne les comprends pas. Ces personnes ne savent que juger. Je les vois se murmurer des choses, nous pointer du doigt. Il a dit qu'il m’emmenait chez lui. J'en prends conscience alors qu'on s'approche d'un véhicule stationné. Donc, il ne me livre pas à l’hôpital comme je le craignais. Je suis de plus en plus persuadée que je fais bien de lui faire confiance. De nouveau ces grésillements chauds dans mon ventre. Que m'arrive-t-il ?

Il m'ouvre la portière, et m'aide à m'y glisser non sans difficulté. Marcher était déjà un effort en soi, mais m'asseoir en était un tout autre. Plier les jambes m'arrache une grimace, la sensation d'aiguilles s'intensifie et gagne maintenant mes pieds que je ne sentais plus. C'est tout de même plus agréable que d'être assise dehors. Je regarde l’habitacle, et commence à toucher à un peu tout. Tout me semble à la fois familier et inconnu. Je crois qu'il fait un peu moins froid que dehors, ici. Quand il entre à son tour par l'autre côté après avoir rangé son matériel, je suis entrain de mettre mes doigts dans des fentes sur le plastique devant moi.

-Installe-toi, n’aie pas peur, t'as rien à craindre avec moi. Je vais te filer un truc à manger et des fringues plus… chaudes. Je crois qu’on a des choses à se dire toi et moi.

Je n'ai pas peur. C'est étrange d'ailleurs, puisque je me trouve dans un milieu que je qualifierais d'hostile, d'inconnu. Mais je ne ressens aucune hostilité émaner de cet homme. Il me semble aussi familier et inconnu que cette voiture. Mais je n'aime pas son masque. Je tends la main dans l'optique de le lui retirer, mais je me ravise lorsqu'il met en route l'engin, surprise. Il se retourne vers moi et me sourit de nouveau. Et comme à chaque fois, en réponse, je le fixe. Je ne sais pas dans quoi dans je m'embarque, mais c'est sûrement mieux que de me laisser envahir par le froid et probablement de me laisser mourir. Je n'ai pas envie de mourir. Il commence à faire avancer la voiture, et je regarde le paysage défiler devant mes yeux. Je ne reconnais rien. Sauf lui. Alors je le fixe. Je ne sais pas si c'est parce que c'est la première personne à m'avoir apporté de l'attention, de l'aide, si c'est le seul à m'avoir traitée comme une personne et non comme une bête, mais il m'inspire de la sympathie. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu, mais au vu des nombreux dysfonctionnement dont je suis victime, rien n'est moins sûr.

Mes mains picotent, elles sont gelées, et lui, sa peau est chaude. Alors que je le regarde entrain de conduire, je vois son bras sur le manche qui nous sépare. Je prend délicatement son poignet de mes deux mains pour me réchauffer et je relève la tête vers lui tout en profitant de sa chaleur.

-Vous avez dit que nous devions parler. De quoi ?

-Dis moi.... D'où est-ce que tu sors comme ça ?

-De l’hôpital.

Je n'ai pas pris le temps de réfléchir. Je connais la réponse. Je sens sa chaleur, et c'est agréable. Je n'aime pas le froid. Je continue de le fixer, son masque m'obsède. Il est le seul que j'ai rencontré qui en porte un, comme s'il ne voulait pas qu'on sache qui il est. Mais moi, je veux savoir. Il veut parler, parlons. Il m'a posé une question, à mon tour. Je plante mon regard sur ses lunettes, dans l'espoir de voir au travers.

-Qui êtes vous ?

-Je m'appelle L... Radiostar. Et je crois bien qu'on se connaît toi et moi.

Mon cœur rate un battement et mes yeux s'écarquillent. Qu'est ce qu'il vient de dire ? C'est tout bonnement impossible. Mais... S'il disait la vérité ? Je me rapproche de lui avec la ferme intention d'en apprendre davantage et je resserre mon emprise sur son poignet pour lui signifier ma détermination. Sur mon visage s'étale tout un panel d'émotions : de l'espoir, de la curiosité, de l'incompréhension, de l’intérêt, de la surprise, et sûrement d'autres.

-Comment ? Comment ?? Vous savez qui je suis alors ? Dites moi ! Je savais bien que vous me disiez quelque chose, mais qui êtes vous vraiment ? Dans quelles circonstances nous sommes-nous connus ? Que savez vous de moi ? Je veux tout savoir ! Je ne sais rien, je veux savoir qui je suis !

A mesure que je m'exprime, l'excitation me fait changer de coupe et de couleurs de cheveux, passant du chignon brun coiffé à la coupe garçonne blonde, la queue de cheval rose pour finalement se stabiliser sur le châtain foncé long que j'avais en le rencontrant. S'il sait des choses, il faut qu'il me dise tout ce qu'il sait. La connaissance est ma priorité, depuis mon réveil, je n'aspire qu'à comprendre mon utilité dans ce monde, à retrouver les bribes de mon passé oublié. L'espoir, l'excitation, voilà les mots qui me définissent actuellement alors que je l'empêche clairement de conduire maintenant que je me suis agenouillée sur mon siège et que je tiens son poignet tout contre mon cœur, les yeux pétillants. La douleur, la chaleur, tout ça est passé au second plan. Radiostar vient de m’insuffler une dose d'espoir non négligeable, grâce à lui, je pourrais enfin me rappeler qui je suis. Je ne suis pas sortie de nul par, il me connaît, il me l'a dit !
 
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Message posté : Dim 18 Nov 2018 - 0:33 Message
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J’eus un léger sursaut lorsque la jeune femme assise à côté de moi attrapa mon poignet de ses deux mains, alors que la mienne était posée sur le levier de vitesse. Il n’y avait rien eu d’agressif dans ce geste, qui fut au contraire étrangement calme. Sans un mot, mes yeux se tournèrent un court instant vers elle, curieux de savoir pourquoi elle faisait ça. Son simple regard et la froideur de ses mains délicates suffirent à me faire comprendre ce que signifiait ce geste pour elle : quelque chose de chaleureux, le simple besoin d'apaiser ses mains endolories par le froid. C’est plutôt inattendu et assez direct comme geste, mais finalement, je trouve ça presque mignon. Alors je la laisse faire, sans rien répondre d’autre qu’un léger sourire.

Elle sort de l’hôpital… C’est vrai qu’après coup, ça parait quand même évident à en juger par sa tenue. Mais ce qui m’intéresse n’est pas vraiment le fait qu’elle sorte de l’hopital. Ce que j’aimerai savoir, c’est comment elle en est arrivé là, internée à l’hôpital, complètement amnésique… et étrangement beaucoup plus humaine que la créature froide et inquiétante que j’avais connu dans les années 90. « Oui, ça j’ai cru comprendre. » déclarai-je donc avec un rire amusé. « Mais qu’est ce que tu foutais à l’hôpital exactement ? T’as l’air un peu paumé certes, mais t’es en bonne forme visiblement, non ? » Quel genre d'événement étrange avait bien pu mener Digital Ghost, cyber-criminelle disparue depuis des lustres, jusqu’à un hôpital de Star City, l’esprit complètement dérangé ?

Nous étions presque arrivé à destination lorsque Number sauta sur son siège, visiblement surexcitée par le fait que je la connaisse. Elle sera par ailleurs ses mains sur mon poignet, manquant de me faire faire un écart sur le trottoir. « Hola, hé hé ! Doucement, c’est super dangereux ce que tu fais là ! Je vais t’expliquer mais calme toi d’abord ! » Je fis signe à Number de s'asseoir correctement et soufflai un coup, le coeur battant. « Et surtout assieds-toi et met moi cette foutue ceinture ! » Je n’avais pas vu qu’elle n’était pas attachée depuis le début du voyage, et l’idée de la voir passer à travers le pare-brise ne m’enchante pas vraiment.

Reprenant rapidement mes esprit, je ne fis alors pas attendre ma passagère trop longtemps et commençai à répondre à toute ses questions. Ces dernières confirmèrent d’ailleurs bien mon hypothèse : Il était manifestement arrivé quelque chose d’anormal à cette fille qui l’avait rendue totalement amnésique. « Je sais qui tu es… enfin une petite partie à vrai dire. Et je dois t’avouer qu’avant, toi et moi, on s’entendait pas très très bien... » Mes yeux se plissèrent légèrement d’un air désespéré alors que je lui accordai à nouveau un regard. « Sans déconner, Radiostar ça te dit vraiment rien ? » Je laisse un blanc, priant en silence pour qu’elle ait gardé un minimum de souvenir, histoire de ne pas avoir à lui réciter toute ma biographie, et la sienne au passage. Mais visiblement, c’est bien ce que je risque d’avoir à faire. « Okay… Alors en fait, tu vas avoir du mal à me croire, mais y a longtemps, t’as essayé de me tuer. » C’est assez franc et direct, je le confesse, mais ce n’est pas plus mal. « J’ai toujours du mal à comprendre qui tu étais vraiment, mais ce que je sais, c’est que tu étais une criminelle qui bossait pour une organisation maintenant disparue. Et je crois bien que tu avais été envoyé pour m’éliminer beaucoup de fois... » Un sourire de dérision se dessina sur mon visage alors que je songeais au moment où elle serrait encore ses mains autour de mon cou, il y a à peine quelques minutes. « Ceci explique cela, faut croire. »

Nous sommes pratiquement arrivé. Mon accompagnatrice surprise va enfin pouvoir se saper un peu plus convenablement. « Enfin, tout ce que je peux te dire en somme, c’est qu’on s’est rencontré en 89, et qu’on a pas arrêté de se chercher des noises pendant plusieurs années après ça. Tu bossais pas pour des mecs biens, je peux pas te mentir… Mais t’as pas trop l’air d’être au courant de ça, et je pense qu’il n’est pas trop tard pour se rattraper. » Je lui adresse à nouveau un sourire rassurant sur ces dernières paroles. « On y est. »
J’avais pris le temps de me garer devant mon immeuble alors que je finissais de parler, et c’est en serrant le frein à main que je fis signe à Number de sortir de la voiture pour me suivre. Par chance, la rue était déserte en cette fin de journée, ainsi personne n’allait pouvoir me voir entrer dans l’immeuble masqué. Dans le cas contraire, ma couverture serait complètement fichue…
Je songe alors enfin au problème qui va se poser à moi dans quelques instants. Passer très rapidement dans la rue masqué n’était pas encore un gros problème, mais le rester longtemps à l’endroit où j’évolue généralement en civil est quelque chose de plutôt risqué, et il va probablement falloir que je retire mon masque tôt ou tard… Devant une ancienne ennemie. Quel con je suis de l’avoir emmenée là…

Rapidement et discrètement, je la fis tout de même monter les escaliers avec moi, vérifiant toute les deux secondes que personne ne nous observait. Radiostar qui ramène une fille à moitié à poil dans un immeuble de logement, ça ne ferait pas vraiment de chouettes gros titres.
Une fois arrivé à destination, j’ouvre la porte de mon appartement et laisse la jeune femme entrer avant moi. Va falloir que j’arrête de reluquer ses fesses, c’est quand même pas très correct.

« Assieds-toi, réchauffe-toi, je vais te chercher des vêtements. » déclarai-je simplement en me dirigeant vite vers mon lecteur vinyle. Beaucoup trouverait ça futile, mais je ne peux pas vivre chez moi sans avoir constamment de la musique dans les oreilles. Et puis qui c’est, peut-être qu’un petit son rétro lui rappellera des souvenirs ? Rapidement, je met donc en route le CD déjà présent dans le lecteur, l’album The Works de Queen, puis me dirige vers ma penderie afin de choisir quelques vêtements à prêter à mon invitée. « J'espère que la musique ne te dérange pas. Si jamais tu t'en souviens pas... Queen, c'est du grand classique. » Un caleçon, un vieux jean et un t-shirt des Pink Floyd… Un peu grand, mais ça devrait faire l’affaire. Après avoir saisi les quelques vêtements, je me dirige à nouveau vers Number pour les lui proposer.
Et avec tout ça, je n’ai toujours pas retiré mon masque...
 
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Message posté : Lun 19 Nov 2018 - 2:52 Message
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Pour toute réponse, je hausse les épaules quand il me demande ce que je faisais dans un hôpital alors que je semble aller bien. Je n'ai aucune réponse à lui apporter, et je suis plutôt curieuse de savoir qui il est. Ma réponse semble lui convenir puisqu'il répond à ma question.

Mais ma réaction ne lui convient pas : il me crie dessus. Il me somme de me calmer, de me rasseoir, il dit que je suis dangereuse. Pourquoi ? Je n'ai fais que lui en demander davantage ! Sa réaction me frustre, il ne m'a pas répondu, je veux des réponses, pas des sermons. Je fronce les sourcils et le relâche, j'ai l'impression d'être une enfant qui fait des bêtises. Pourtant, je ne crois pas avoir fait quoi que ce soit de mal. Je me rasseoir, sans le quitter des yeux, avide d'en apprendre davantage. Il est bizarre, il respire bizarrement, est-il malade ? Il m'ordonne de mettre ma ceinture. Et son ton m'irrite. Je ne le ferais pas. Je ne sais pas pourquoi, mais là, il m’énerve. Déjà, il élude mes question, et surtout, il me donne des ordres. Je déteste les ordres ! C'est plus fort que moi, je sens la colère s'accumuler dans mon ventre, remonter dans ma gorge, et j'éclate.

- Dites moi ce que vous savez ! Je pense avoir assez attendu !

- Je sais qui tu es… enfin une petite partie à vrai dire. Et je dois t’avouer qu’avant, toi et moi, on s’entendait pas très très bien...

Je crois qu'il dit vrai, enfin, j'en ai l'impression. Mais pourquoi si on ne s'entendait pas bien, il me vient en aide ? Ce type est vraiment pas net. Mais ça ne répond toujours pas à ma question. Je m'impatiente un peu, pourtant, je fais en sorte de rester courtoise et lui laisse la parole. Je le fixe intensément, j'attends la suite, mais elle ne vient pas. Il semble dépité que je n'ai pas tiqué à l'évocation de son nom puisqu'il me demande si je ne le reconnais vraiment pas. Je tourne négativement la tête, je ne le connais pas. Je ne peux pas voir ses yeux, ça me perturbe. J'aimerais savoir ce qui se cache derrière son masque, mais il ne semble pas décidé à s'en défaire pour le moment. Il ne parle plus, ma réponse ne lui convient pas. Il aurait aimé que moi aussi, je le reconnaisse. Mais si seulement il me disait qui j'étais, peut-être que mes données mémorielles me reviendraient ? Peut-être que mon identité sert de mot de passe pour déverrouiller mes souvenirs ? Cela ne me surprendrait pas. Du moins, je l'espère sincèrement. Qui sait dans quel état je serais si j'apprenais que ma mémoire avait été formatée.

-Okay… Alors en fait, tu vas avoir du mal à me croire, mais y a longtemps, t’as essayé de me tuer.

Ce n'est pas que j'ai du mal à y croire, après tout c'est précisément ce que j'ai essayé de faire quelques minutes plus tôt, mais c'est surtout que je ne comprends pas pourquoi ? Je comprends mieux pourquoi « nous ne nous entendions pas ». Mes doutes concernant ses dires se font de plus en plus rares. J'ai déjà existé, et j'ai déjà tenté de le tuer. Était-ce dû à un programme ? Serait-ce à cause de résidus mémoriels que mon corps se soit jeté sur lui plus tôt ? Sans doute. Aucun programme ne semble me guider, il n'est donc pas étrange que j'ai réagis malgré moi en le voyant. Mais, pourquoi vouloir le tuer ? Étions nous ennemis ? Est-il réellement ce qu'il prétend être ? Un super-héros ?

- J’ai toujours du mal à comprendre qui tu étais vraiment, mais ce que je sais, c’est que tu étais une criminelle qui bossait pour une organisation maintenant disparue. Et je crois bien que tu avais été envoyé pour m’éliminer beaucoup de fois...

A mesure qu'il parle, je fronce de plus en plus les sourcils, sidérée par ses révélations. Une criminelle... ? Moi ? Alors que j'ai encore du mal à accepter l'idée que j'ai pu ne serait-ce qu'avoir eu envie de le blesser ? J'ai l'air déconfite, tentant vainement de recoller des pièces de puzzle qui ne semble même pas m'appartenir. Je le crois, mais je n'en ai pas envie. Je ne m'attendais pas à grand chose, mais certainement pas à ça. Voilà qui expliquerait les policiers à l’hôpital, le regard plus que paniqué de l'infirmière. Mais si je suis une criminelle, pourquoi personne ne semblait me connaître ? Pourquoi personne n'avait peur de moi ? Je tuais... J'ai essayé de le tuer, lui, Radiostar, plusieurs fois par le passé. Si j'ai pu attenter à sa vie, j'ai pu l'ôter à d'autres personnes. Suis-je réellement une meurtrière ? Comment se fait-il que je n'en garde aucun souvenir ? Commettre ces actes abominables, c'est sensé laisser des traces ! Ou bien, je n'en avais rien à faire auparavant, alors... Pourquoi maintenant cela m'affecte-il ? Aurais-je subit des dommages capables de modifier mes programmes ? Oui . Je n'ai plus aucun programme. L'organisme qui m'a créé n'est plus, a-t-il dit. Mes programmes ont dû être formatés en même temps que leur disparition.

Il a l'air de le prendre à la rigolade. Moi, ça ne me fait pas rire. Je regarde mes mains, celles là même qui ont tenté de l'étrangler tantôt. Aurais-je réellement commit l'irréparable ? Pourquoi m'aiderait-il alors que nous étions plus qu'ennemis ? Alors que j'ai attenté à sa vie plus d'une fois ? Il n'est pas net, il doit cacher quelque chose, ou alors il est idiot. Il est clair qu'à sa place je l'aurais livré aux autorités compétentes. Pourtant, je ne peux pas nier que je suis contente qu'il ne l'ai ps fait. Sa bêtise me touche, je crois qu'il est en train de me sauver, en quelque sorte. Actuellement, je le regarde, et je ne ressens aucune rancœur à son encontre. Au contraire, il m'inspire de la sympathie. Je n'arrive pas à me dire qu'il est peut-être entrain de me mentir, en fait, je trouve que c'est même totalement inenvisageable. Ce serait une histoire un peu tirée par le cheveux, et je ne vois pas ce que ça lui apporterait de me mentir...

- Enfin, tout ce que je peux te dire en somme, c’est qu’on s’est rencontré en 89, et qu’on a pas arrêté de se chercher des noises pendant plusieurs années après ça. Tu bossais pas pour des mecs biens, je peux pas te mentir… Mais t’as pas trop l’air d’être au courant de ça, et je pense qu’il n’est pas trop tard pour se rattraper.

Il me sourit, il a l'air d'être terriblement sincère, et ma situation semble l'affecter. Il a une grande empathie, ce jeune homme, même pour ses ennemies. Mais, me considère-t-il toujours comme une ennemie ? Il me propose son aide, et m'emmène chez lui, me promettant sécurité, chaleur et confort. Je doute qu'il ressente encore cela à mon égard. Sa bêtise semble n'avoir aucune limite, à moins que ce soit seulement de la gentillesse... 89. 1989 ? Je fais rapidement le calcul, si nous sommes en 2018, ça va faire 30 ans que nous nous connaissons. Pourtant il n'a même pas l'air d'avoir cet âge là ! Ce n'est pas normal, il a dû se tromper, 89, 1989, c'était il y a trop longtemps, je doute d'avoir pu moi même vivre à cette période. Je veux dire, je suis un ordinateur, certes, mais coincée dans un corps d'humain. Je ressens les choses, sentiments, émotions, douleurs. Je sais que mon organisme ne survivrait pas à des températures trop basses, ou trop hautes. Je sais que j'ai besoin de me nourrir, d'ailleurs, je ressens mon estomac se contracter maintenant que j'évoque le fait que je doive me nourrir pour subsister. Je n'ai rien avaler depuis... Mon réveil. Des heures, en somme. Mais je suis encore trop sous le choc pour lui répondre, pour poursuivre la discussion. Il m'annonce joyeusement que nous sommes arrivés.

Je regarde par la fenêtre, la rue est éclairée mais il n'y a personne dehors. Nous sommes garés devant un immeuble qui me semble haut, c'est ici ? Il m'intime de sortir du véhicule d'un mouvement de tête, mais je préfère attendre qu'il soit dehors. Je ne sais pas où nous sommes. Je suis loin d'être à l'aise. Il sort, et regarde à droite, à gauche. Son comportement est suspect, de quoi a-t-il peur ? J'ai bien fait de rester à l'intérieur, s'il craint tant que cela qu'un danger ne se profile à l'horizon. Je ne me sens pas apte à me défendre. J'attends donc qu'il soit à proximité avant de sortir. J'ai retrouvé des sensations dans mes jambes, mais elles sont toujours douloureuse. Je sors, et le suit dans ce fameux immeuble qui me semble immense. Peut-être pas autant que l’hôpital tout de même. Il me presse le pas. Je ne comprends pas son empressement, mais je m'exécute. Nous montons deux étages, et c'est à la porte numéro 23 qu'il me fait m'arrêter et insère une clé dans le verrou. Le mécanisme s'enclenche, il m'ouvre et m'invite à entrer.

Je laisse mon regard traîner sur le mobilier, je ne sais pas trop pourquoi, mais je me sens toute de suite à l'aise ici. Comme si cet appartement m'était familier. Pourtant, je doute d'être déjà venue ici. A n'en point douter, cet homme aime la musique. Il y a des posters de groupes partout, je vois des figurines à grosse tête sur une étagère, pas beaucoup de plantes, pour ne pas dire aucune. La pièce est grande, pourtant il semble vivre seul ici. Je reste debout comme une idiote au milieu de la pièce, près de la table basse, à regarder tout autour de moi comme une enfant dans un aquarium géant. Je suis sans voix, en fait. J'ai envie de dire quelque chose, ne serait-ce que de le remercier, mais rien ne sort. Il me propose de m'asseoir, mais je n'en fais rien.

Il s'éloigne et met la musique en route. Mes suspicions sont correctes, il adore la musique. Il me parle de Queen, je ne reconnais pas ce nom, ce doit être le chanteur. Les premières notes passent, j'aime bien. C'est comme la voiture, ou Radiostar, c'est à la fois quelque chose qui me semble inconnu, mais que je crois connaître. C'est assez perturbant. Je me concentre sur les paroles en regardant la déco de la pièce. Quand il revient, je n'ai pas bougé et la musique ne me dis toujours rien. Pourtant, je crois que je devrais connaître. Il me tend les vêtements, et je les récupère pour les poser sur le canapé le temps de retirer ma tunique. C'est assez rapide, je ne porte que ça. Elle glisse au sol avec une facilité déconcertante et je récupère le tee-shirt imprimé que j'enfile sans problèmes. Il est trop grand, mais je ne vais pas m'en formaliser. Il est déjà bien aimable de me prêter des vêtements à lui.

- Merci beaucoup, Radiostar. Pour tout ce que vous faites. J'aurais cependant quelques questions concernant ce que vous m'avez dit plus tôt...

Je récupère le fameux caleçon et l'enfile sans difficulté et termine par le jean. Lui, par contre, il tombe. Il est véritablement trop grand, je nage dedans. D'une main je le tiens en place, de l'autre main de fais des ourlets au niveau des pieds pour éviter de trébucher dessus. Je récupère la robe d’hôpital et la lui tend, ne sachant qu'en faire.

- Nous sommes bien en 2018 non ? Alors, comment se fait-il vous ayez l'air si jeune alors que... Alors que nous nous connaissions depuis près de... 30 ans ?

Cette question me taraude depuis qu'on est sortit de la voiture. Mais il n'y a pas que ça. Je veux savoir pourquoi il ne retire pas ses lunettes, son masque. Il est le seul qui en porte, et je le sais, que ce n'est pas normal. Je veux savoir à quoi il ressemble. Alors je m'approche de lui, passant entre le canapé et la table basse, affichant une expression à la fois neutre et curieuse. Je tends une main vers son visage pour la poser sur sa joue et entame de lui retirer ses lunettes.

- Pourquoi vous gardez ça ? Je n'aime pas ne pas voir votre visage. Vous voyez le miens, sans masque, sans artifices, alors pourquoi je ne pourrais pas voir le vôtre ?
 
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