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Et pour une poignée de cookies - Barrett

 
Message posté : Mer 17 Mai 2017 - 22:37 Message
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Eh bien j’imagine que ça veut dire que je vais devoir t’emmener dans plein d’endroits aussi beaux que celui-ci pour noyer ce souvenir négatif”.

Il fallait reconnaître ça à Raphaël, il ne perdait pas le Nord. En même temps, ça aurait été ironique de la part du dieu des voyageurs. Sa proposition - qui partait peut-être d’un bon sentiment sincère après tout - n‘était tout de même pas totalement innocente.

Si le traducteur refusa, sans surprise, un petit vol, il devait se sentir suffisamment en confiance pour commencer à se déshabiller. Dans le désert, au pied des pyramides, ce n’était pas l’endroit le plus original du côté de Raphaël - même s’il devait avouer ne pas être un grand fan du sable qui s’infiltrait partout - mais l’Olympien tirait sans doute des plans sur la comète. Le jeune traducteur n’avait probablement pas en tête la moitié du quart des idées qu’avait Raphaël, et la suite le prouva. Ce déshabillage ne se voulait pas sensuel, mais plutôt une illustration de la précédente confession du jeune homme.

Il ne lisait pas l’alphabet japonais - en tout cas il supposa que c’était du japonais - mais doutait que le caractère soit un compliment. Et même si c’en était un, l’avoir gravé ainsi dans la peau en diminuait la portée. Il tendit les doigts vers la peau du jeune homme, lentement, sans geste brusque, histoire de lui donner le temps de changer d’avis si jamais il le souhaitait. Il toucha sa peau marquée du bout des doigts, à peine quelques secondes.

Hum…”.

Il se redressa, après s’être penché pour mieux voir, et considéra longuement la cicatrice. Il allait probablement la garder un moment, probablement à vie.

De la façon dont je le vois… tu as deux solutions. Tu peux utiliser la magie ou la science pour faire disparaître ta cicatrice… mais je pense que ce serait une mauvaise idée”. Principalement car cela ferait disparaître la partie visible de la blessure sans en guérir les conséquences psychiques, ce qui n'était jamais bon. “Ou tu peux envisager une deuxième option, pour l’assumer, et la faire tienne. Par exemple un tatouage. Je suis sûr qu’un trait ou deux en plus pourrait changer le mot complètement. En plus les tatouages sont sexys”.

Ceci dit, beaucoup de choses trouvaient grâce aux yeux du dieu voyageur. On aurait pu le dire peu difficile, mais il avait en réalité des standards très élevés.

Tu sais, je crois que tu vas finalement avoir le droit à ton baptême de l’air. Ca” dit-il en pointant le torse nu de Barrett. “C’est du niveau 2. Une fois qu’on est niveau 2, le niveau 3 est en vue. Alors voilà ce qu’on va faire. Tu vas grimper sur mes pieds, poser tes mains sur mes épaules, et te laisser porter”.

De la manière dont il présentait les choses, l’Olympien donnait l’impression de ne pas lui laisser le choix, et il lui laissait une petite marge de manoeuvre pour refuser. Disons qu’il croyait en la capacité du jeune homme à faire des progrès. Indépendamment du fait qu’il voulait le tripoter allegrement.

Je garderais mes mains sagement cachées dans mes poches. Et je te promets que tu ne regretteras pas l’expérience. Enfin… sauf si tu es sujet au vertige. Tu n’es pas sujet au vertige?

Autant s’en inquiéter maintenant, plutôt que dans les cieux.
 
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Message posté : Sam 20 Mai 2017 - 11:37 Message
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Un léger sourire vint répondre à la proposition de Raphaël. Barrett n'allait pas répéter la même chose, mais il n'était pas certain que même cette méthode pourrait lui faire passer ces mauvais souvenirs. Au mieux, elle pourrait les adoucir. Ce serait sans doute déjà pas mal... Dans tous les cas, le traducteur voyait bien que c'était l'intention qui comptait et il en fut assez touché. Très touché, même, vu que la « thérapie » en question était composée de voyages. Il en ignora même les potentiels risques d'exposition tactile qui allait avec les tentatives du téléporteur. Un détail certes ennuyeux, mais qui ne faisait pas non plus le noyau de sa personnalité. La preuve étant qu'il ne profita pas de l'invitation du traumatisé pour le tripoter à outrance. Même si les contacts générés suffisaient à hérisser le poil du linguiste. Et pas vraiment en bien. Mais le jeune homme serra les dents et se concentra sur sa respiration pour supporter ces contacts. Leur légèreté et leur douceur aidèrent beaucoup, néanmoins, et il y fut assez sensible, si bien qu'il finit par regarder le visage de Raphaël. La pénombre le rendait plus ou moins invisible, cependant. Était-ce une bonne ou une mauvaise chose, dans ce cas ? Barrett serait incapable de le dire. Tout ce qu'il pouvait conclure, c'était que l'expérience fut moins éprouvante et douloureuse que ce qu'il aurait cru. Mais elle ne fut pas moins difficile et accompagnée de sueurs froides.

Lorsque Raphaël eut terminé sa contemplation visuelle et tactile, le jeune homme s'empressa de recouvrir son torse, moins encouragé par le froid que par nervosité. Et ce fut d'ailleurs un rire nerveux et très bref qui répondit aux suggestions de son compagnon de voyage.

– Je vais plutôt choisir l'option 2.bis, la garder comme telle. son insensibilité artistique étant soulignée par son esprit pratique : des aiguilles de tatoueur s'approchant d'un haptophobe, c'était un bon scénario catastrophe en perspective Mais je garde un peu la partie « assurance psychologique », précisa-t-il ensuite.

Parce que l'idée, c'était de garder cette cicatrice tant que son traumatisme et ses effets psychologiques étaient encore actifs. Sans quoi, Raphaël aurait totalement raison. Barrett se voyait bien devant une glace, fixant son torse en y voyant encore la cicatrice qui aurait été prématurément effacée. De là à ce qu'il s'en refasse une à l'identique sous l'effet de la psychose, il n'y aurait qu'un pas. Et puis l'argument « sexy » n'était pas forcément valide pour le jeune Anderson. Cela dit, la nouvelle proposition de Raphaël mélangeait un peu les deux thèmes, même si ce mélange était confus dans l'esprit du muté. Il ne répondit pas tout de suite et se contenta de rester planté là, debout, les yeux baissés et les doigts occupés à vérifier qu'il avait bien fermé tous les boutons de sa chemises comme il faut. Un geste nerveux, à n'en pas douter. Parce que la réflexion en court l'était tout autant. Barrett se demandait s'il pouvait le faire, ou plutôt si une autre stratégie géométrique lui serait plus simple. Peut-être que s'il grimpait sur le dos de Raphaël... non, décidément, ça n'allait pas le faire.

– Désolé, je... je ne crois pas que je pourrais le faire. Il va déjà me falloir au moins une journée pour me remettre de ça. à noter que « ça » ne fut pas mentionné comme si on parlait d'un gros cafard écœurant, c'était encourageant Plus tard, peut-être... le plus tard possible, aurait-il envie de dire sous l'effet de la peur, mais avec du recul, peut-être qu'il finira par accepter cette offre un peu plus tôt que ça. Et puis... je t'avoue que je commence à avoir faim, les émotions et tout. En plus, c'était ptet déconseillé de voler le ventre vide, et on ne plaisantait pas avec la sécurité aérienne. Ce n'est pas trop tard au Japon, pour manger, là ? Ou trop tôt, peut-être ?

Cette question là avait uniquement pour but de faire la conversation. Barrett pouvant très facilement réaliser le calcul du décalage horaire. C'était une manière d'apaiser son esprit. Encore que, et là aussi, on soulignera le progrès, le traducteur choisit de se remettre de ses émotions non pas avec les mathématiques mais avec une conversation « banale ». Serait-il sur la bonne voie pour devenir pleinement sociable ? Il fallait bien trouver un avantage à un traumatisme...
 
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Message posté : Sam 20 Mai 2017 - 14:55 Message
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Barrett rejeta poliment ses idées. Dommage. Raphaël n’était pas contre les tatouages, au contraire. Il avait connu certaines personnes qui en portaient des plutôt originaux. Et bien cachés. On ne pouvait pas nier l’aspect ludique d’une telle chasse au trésor n’est-ce pas ? Il refusa aussi un baptême de l’air, mais ne fermait pas complètement la porte à un tel exploit. Qu’il le réalise ou non, le jeune homme faisait indéniablement des progrès… même si on était probablement loin d’un tripotage en règle assorti d’un roulage de patin. Raphaël, ce grand romantique.

Un peu tôt, effectivement, mais j’ai pris soin de réserver notre table tout à l’heure”.

Autant dire qu’ils étaient attendus. Alors si Barrett avait faim… Un claquement de doigt, et un nouveau portail s’ouvrit. Destination cette fois : le Japon, où la matinée commençait à peine, là où Paris et les pyramides étaient plongées dans le noir… Et que Star City n’avait pas encore fini sa journée de la veille. Hermès avait personnellement toujours trouvé fascinant cette course du soleil, et avait plus d’une fois fait la course avec son aîné. Il avait gagné, évidemment, ce à quoi Apollon, passablement vexé, avait rétorqué qu’il ne pouvait pas aller plus vite que le cours des jours pour ne pas perturber les humains. Le dieu-soleil était du genre mauvais perdant.

Ce n’était pas vraiment le moment de songer à un autre Olympien. Leur destination, l’île d’Honshū. Pas Tokyo, trop peuplée, et beaucoup trop loin du Fuji Yama pour pleinement apprécier la vue. La destination retenue par l’Olympien n’était pas un village, plutôt un hameau isolé de maison, pas très loin du lac Motosu, l’une des cinq étendues d’eau qui bordaient le point culminant du Japon. Autant dire qu’ils ne se rendaient pas dans un restaurant, mais chez l’habitant. La grand-mère qu’ils allaient visiter était tout de même la meilleure cuisinière du Japon. La vieille femme donnait parfois l’impression de venir dans un autre temps, à vivre dans sa demeure traditionnelle et à ne porter que des kimonos, pourtant, Hermès savait qu’il n’en était rien. Un concours de circonstance avait fait qu’il avait été présent le jour de sa naissance, quelques sept ou huit décennies plus tôt.

Et c’était maintenant sur le pas de sa porte qu’il se tenait, avec une vue imprenable sur le Fuji Yama, juste en face d’eux. Il se pencha vers Barrett :

Si tu préfères, je peux t’emmener dans un autre endroit du Japon, bien sûr”.
 
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Message posté : Lun 22 Mai 2017 - 13:42 Message
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Sans le savoir, ou alors inconsciemment, Barrett venait d’échapper à un piège constitué de mains baladeuse et de langue audacieuse. Ce fut donc en toute innocence et naïveté qu'il oublia le sujet. Surtout qu'au final, pour lui, voler, ce n'était pas si féerique que ça. Surtout après avoir procédé à deux voyages par portail spatial. Il y avait des priorités dans cet esprit pragmatique. Cela dit, la perspective de voler lui plaisait assez bien, juste qu'il n'était pas aussi excité que la moyenne des gens. En revanche, on pouvait retrouver chez lui un état similaire avec l'émerveillement que ces simples constats de décalages horaires généraient en lui. C'était très perturbant et donnait l'impression de voyager dans le temps... voire même dans de nouveaux monde tant les paysages et même l'air y étaient différents. Autant dire que le traducteur fut très sensible à l'exotisme japonais. Tout comme il fut sensible, en garçon organisé qu'il était, aux préparatifs que Raphaël avait réalisé avant leur voyage. Cela prouvait que le téléporteur était vraiment habitué à ce genre de chose. Il devait probablement prendre ses repas d'une même journée dans plusieurs pays différents. Barrett n'était pas facilement impressionnable par les démonstrations de richesse, mais là, c'était quand même la classe.

– Non c'est... c'est vraiment parfait ici. répondit-il, un peu époustouflé par le mont qui lui faisait de l’œil au loin. Tu, hum, tu es sûr qu'on peut manger ici ? Ça n'a pas l'air d'être un restaurant. s'inquiéta le traducteur qui, sans être un habitué du Japon, se sentait capable de faire la différence entre un établissement de restauration et une propriété privée.

D'ailleurs, les portes de cette propriété ne tardèrent pas à s'ouvrir devant eux, comme si leurs voix les avaient réveillés. Et vu la position du soleil, c'était peut-être le cas. Pourtant, la femme qui les accueillit semblait tout à fait éveillée. Barrett laissa son regard admirer l'apparence de la Japonaise, fasciné par ces détails et cette rigueur vestimentaires alliés aux valeurs traditionnelles qui l'accompagnaient. Il y avait tellement de noblesse chez cette femme que Barrett ne put s'empêcher d'être impressionné et de vouloir exprimer son respect. Ou essayer.

[Japonais] – Bonjour, enchanté de vous rencontrer. déclara-t-il d'une voix un peu timide.

Le jeune homme avait même amorcé un geste bizarre comme s'il était sur le point d'effectuer un salut de la tête mais il hésita et se désista au dernier moment, ignorant quel geste il devait effectuer, précisément. Il n'avait pas assez de contexte pour connaître la position de cette femme et encore moins la sienne. Oui, il se prenait bien la tête pour rien. Encore une fois. D'un air un peu gêné, timidement, il tourna la tête vers Raphaël pour l'interroger du regard et savoir ce qu'il convenait de faire à présent.

Mais malgré toute cette gêne, Barrett était plutôt heureux. Très même. C'était assez rare pour être noté. Ça n'était peut-être pas une balade en plein ciel, mais ça avait à peu près le même effet sur les tripes du muté : des papillons de satisfaction y dansaient allègrement.
 
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Message posté : Lun 22 Mai 2017 - 22:10 Message
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L’Olympien était évidemment fier de lui. Trois destinations, enfin trois et demi puisque Paris avait eu l’honneur de dévoiler son Sacré-Coeur et sa Tour Eiffel, et trois airs parfaitement émerveillés sur le visage de Barrett. Sa question avait de toute façon été rhétorique. Il ne s’était pas sérieusement attendu à devoir ouvrir un autre portail.

Ce n’est pas un restaurant” confirma Raphaël. “Mais c’est tout de même la meilleure table du Japon”.

Il se retourna en entendant la porte coulisser derrière lui, et afficha aussitôt un grand sourire en apercevant leur hôtesse. Il s’approcha et prit soin de lui adresser une profonde révérence. On aurait pu trouver la situation ironique, de voir aussi un dieu s’abaisser à une révérence, mais le dieu des voyageurs savait l’importance de respecter les coutumes de l’autre quand on était en voyage. Il l’avait toujours saluer ainsi, et continuerait à le faire. Comme il était beaucoup plus grand que la petite vieille dame qui lui faisait face, il en était presque réduit à se courber en deux, mais gardait néanmoins une aisance à toute épreuve.

Mes respects Yuriko-Chan” salua-t-il en japonais.

L’un des avantages à souvent voyager, c’est qu’on finissait toujours à grapiller quelques informations, des morceaux de langue, par-ci par-là. Quand on faisait ça depuis aussi longtemps que lui, on oubliait une langue dès qu’on en apprenait une autre ou qu’on ne la pratiquait pas en un siècle. Autant dire que son japonais était passablement rouillé.

C’est un honneur Raphaël-Sama, mais pourquoi tes cheveux sont-ils bleus ?

Elle ne l’avait pas toujours appelé comme ça, et cela se ressentait dans sa façon d’écorcher le prénom. Une instruction de dernière minute quand il l’avait appelé, un peu plus tôt. En revanche, elle n’avait jamais pu se défaire du -Sama. Quoique… elle l’avait appelé Sensei, pendant un temps. Ravie de retrouver un visage du passé qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps, la vieille dame n’hésita pas à prendre les mains du jeune homme dans les siennes. A tel point qu’elle sursauta presque en entendant la timide salutation de son invité.

Yuriko le regarda avec de grands yeux noirs étonnés, et regarda ensuite Raphaël.

Ton ami parle japonais Raphaël-Sama?” demanda-t-elle dans un anglais bon quoiqu’un peu écorché sur certaines syllabes.

Elle se désintéressa aussitôt de la divinité pour s’intéresser au jeune inconnu, qu’elle salua d’une profonde révérence. Un peu trop profonde pour son âge d’ailleurs, mais ce n’était pas tous les jours qu’on recevait Raphaël-Sama, et un étranger qui parlait sa langue.

Je suis Yuriko, c’est un grand honneur de vous avoir pour inviter, venez, entrez, ma demeure est modeste, mais elle vous est grande ouverte” débita-t-elle à toute vitesse en japonais.

Yuriko-Chan, j’ai bien peur que mon japonais ne soit plus aussi bon qu’il ne l’était” plaida Raphaël avec une grimace légèrement exagérée.

Et mon anglais n’est plus aussi bon Raphaël-Sama, je ne vais pas parler grec devant ton ami” répliqua la vieille dame.

La familiarité de ceux qui se connaissaient depuis longtemps reprirent vite le dessus, et elle se dépêcha de retourner à l’intérieur. Non sans gratifier Raphaël d’un signe sec quand elle s’aperçut qu’il n’avait pas bougé, pas plus que Barrett.

Meilleure cuisinière du pays” assura l’Olympien, alors qu’il en était à enlever chaussures et chaussettes dans le hall d’entrée.
 
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Message posté : Mer 24 Mai 2017 - 21:43 Message
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Ce n'était donc pas un restaurant mais ils allaient quand même y manger. Barrett fronça un peu les sourcils, assez ennuyé à la perspective de squatter la table de quelqu'un si tôt le matin. Même si pour lui, ce n'était pas vraiment le matin. Et aussi, il se demandait bien comment Raphaël pouvait se permettre de mobiliser de telles faveurs. Mais avec ses pouvoirs, il devait certainement s'être forgé un solide réseau de relations. Ce devait toujours être profitable d'avoir, dans son carnet d'adresses, un ami capable de couvrir d'aussi grandes distances en si peu de temps. Encore une fois, y trouvant des raisons logiques et évidentes, Barrett ne s'amusa pas à chercher une explication plus extraordinaire, alors que la vérité s'y rapprochait plus. Le jeune homme fut ensuite positivement surpris d'entendre Raphaël saluer celle qui s'avérait être leur hôtesse dans la langue locale. Une attention évidente, diraient certains, mais toujours fortement appréciable, et pas toujours à la portée de tous. Le jeune Anderson en ayant pleinement conscience, il y fut presque aussi sensible que la principale concernée. En plus le japonais de Raphaël était assez bon.

Par la suite, le traducteur resta assez discret, respectueux des retrouvailles qui prenaient place. Cela ne l'empêcha naturellement pas d'écouter et de comprendre ce qui se disait. Il nota par exemple que Raphaël avait gagné le suffixe de « sama », un haut signe de respect qui méritait totalement d'être remarqué. Il nota également que la Japonaise avait eu un peu de mal à prononcer le nom de Raphaël... à moins que ce soit autre chose... mais il ne trouva pas d'autre explication car la femme asiatique porta vite son attention sur lui et s'exprima même en anglais. Il fut tout penaud de la voir s'incliner de la sorte pour la saluer et tenta (avec succès, grâce à ses pouvoirs) de l'imiter, le rose sur les joues, pour changer.

[Japonais] – Entendu, et merci pour votre accueil. répondit-il chaleureusement avant d'entendre Raphaël préciser que ses facultés linguistiques étaient rouillées Oh, désolé, je croyais que tu pratiquais aussi cette langue.

Le combo anglais, grec ancien et japonais était assez particulier mais il aurait été plutôt justifié de par les capacités de Raphaël. Et puis lui voir un intérêt particulier pour la culture japonaise ne choquait pas particulièrement le muté. Par contre, c'était assez étonnant d'apprendre que leur hôtesse pouvait parler grec, même si elle ne développa pas ses compétences dans cette langue.

[Grec] – Oh mais vous savez, ça ne me dérange pas non plus de parler Grec. se permit-il avec un sourire poli.

Cela lui valut un coup d’œil assez admiratif mais ne l'exempta pas du geste sec qu'elle utilisa pour inciter ses deux invités à entrer. Le traducteur jeta un œil intrigué à Raphaël qui lui assura qu'ils allaient bien manger. Ce n'était pourtant pas la priorité absolue de Barrett en cet instant, même si l'odeur qu'il commençait à sentir venait réveiller son estomac. L'étudiant suivit l'exemple du téléporteur et se déchaussa avant de le suivre. L'intérieur était somme tout très modeste, mais c'était justement ce qui en faisait son charme et le muté y voyait là une élégance que bon nombre de décorateurs d'intérieur « modernes » auraient été incapables de reproduire. C'était une chose d'observer un paysage, mais le chez soi d'un habitant, c'était infiniment plus intime.

– Comment est-ce que vous vous êtes rencontrés ? demanda-t-il en anglais, avec une voix qui n'aurait pas été plus respectueuse dans une bibliothèque ou une église.

La question l'intéressait vraiment, pourtant, lorsqu'ils arrivèrent devant une table basse japonaise recouverte de mets, elle fut reléguée au second plan, poussée de force par un estomac qui gronda bruyamment, provocant ainsi la gêne de Barrett qui rougit de plus belle et se massa le ventre d'un air honteux.

[Japonais] – Désolé...
 
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Message posté : Jeu 25 Mai 2017 - 21:32 Message
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Était-ce étonnant d’entendre le jeune homme s’exprimer ainsi en japonais et flatter son hôtesse par la même occasion? Pas le moins du monde. A peine quelques heures plus tôt - et vu la journée bien remplie qu’il venait d’avoir, on pouvait s’étonner que c’était tout juste quelques heures plus tôt - n’avait-il pas traduit un texte ancien pour le plaisir de Raphaël ?

Yuriko était aux anges, évidemment. Lui, plus autant. Et une démonstration de grec ne fit que l’emmener un peu plus haut dans le ciel. C’était Raphaël qui lui avait appris le grec, quelque chose qui surprenait toujours les gens puisqu’elle était japonaise, et elle n’avait pas souvent l’occasion de le pratiquer.

Je suis un peu rouillé” confia-t-il, avec une sincérité désarmante, mais peut-être pas tout à fait réel, au jeune homme. Quoique… il n’avait effectivement pas mis les pieds ici depuis longtemps, ni pratiqué le japonais depuis ce qui semblait être une éternité. “Mais je ferais un effort pour toi” signifia-t-il à son amie dans sa langue maternelle.

Dûment déchaussé, Raphaël entra plus avant dans la demeure de Yuriko. Il se fendit même du “ojama shimasu”, la formule d’usage quand on entrait chez quelqu’un. A Rome, faire comme les romains, et Hermès respectait les traditions chères à Yuriko. Cette dernière n’avait pas chômé puisque la table était dressée, et remplie de mets succulents. Pour ajouter un peu plus à l’atmosphère, elle avait ouvert le panneau de la pièce qui servait de salle à manger - pour l’instant en tout cas - et qui offrait une vue imprenable sur la montagne.

Oh, une longue histoire” soupira l’intéressé.

Il se ferait bien évidemment un plaisir de la lui raconter autour d’un bon repas. Enfin… de lui raconter une histoire, qui ne serait probablement pas la vérité, autour d’un bon repas. Yuriko, dans son kimono, ne semblait pas décidé à ménager le suspense :

Raphaël-Sama a sorti l’un de mes fils du pétrin. Un idiot, mon fils, embourbé jusqu’au cou!

Yuriko-Chan, tu me retires tout le plaisir”.

A le voir rebondir aussi aisément, difficile de croire qu’il était en train de suivre une histoire inventée de toute pièce par la japonaise. L’aisance avec laquelle celle-ci mentait était d’ailleurs incroyable. Enfin, peut-être pas si incroyable que ça. Elle avait été à bonne école, la disciple d’Hermès en bien des choses, aussi bien pour raconter des histoires que pour délester quelques poches. Aucun des deux ne pouvait se permettre de raconter la vérité, du temps où c’était Hermès qui paraissait être le plus âgé des deux. Leur histoire avait quatre-vingt six ans maintenant, loin des millénaires d’amitié qu’il pouvait entretenir avec d’autres… mais ce n’était pas tout à fait la même chose.

Tu as dit que tu parlerais japonais Raphaël-Sama”.

Excuse-moi. Et ton fils est un idiot, mais il a bon goût non?

Cette remarque lui valut une tape sèche sur le bras et l’ordre de s’asseoir. Sans plus attendre, l’Olympien s’installa à genoux, un sourire malicieux aux lèvres, comme s’il avait dîné à une table japonaise toute sa vie. Dîner au petit matin… voilà qui était un peu étrange, mais pas totalement inhabituel pour un dieu tel que lui.

Tous des idiots, mes fils. J’en ai eu cinquante, pas un pour rattraper l’autre…” maugréa la japonaise. “Heureusement que j’ai des filles. Vous ne voulez pas épouser l’une d’entre elles ?” proposa-t-elle à Barrett sans détour.

Elle s’était installée à genoux elle aussi, et ramassait déjà ses baguettes. Raphaël l’imita, et plaça ses baguettes à l’horizontal entre pouce et index de ses mains jointes et avant de ponctuer ce geste d’un “itadakimasu”. Il n’avait pas encore entrepris de se servir que Yuriko remplissait le gobelet de Barrett.

Si tu veux, Yuriko-chan peut t’apporter des couverts occidentaux. D'accord, d'accord je parle japonais!” se reprit-il aussitôt quand elle lui donna une nouvelle tape.
 
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Message posté : Sam 27 Mai 2017 - 17:15 Message
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Barrett écoutait attentivement les échanges entre Raphaël et Yuriko. Non pas pour faire les indiscrets ou même espérer grappiller des informations croustillantes sur le téléporteur mais tout simplement pour essayer de comprendre la relation qui unissait ces deux personnes. Tout cela pour qu'il sache comment se comporter au milieu de tout ça. Oui parce qu'on était censé agir différemment face à une connaissance personnelle, une autre professionnelle, une autre familiale... et tous les paramètres « secondaires » qui entraient en compte. Et après on s'étonnait que le traducteur ait du mal avec les interactions sociales, c'était d'un compliqué. Certes, la plupart du temps, c'était lui qui se compliquait les choses, mais quand même. Enfin, dans l'exemple d'aujourd'hui, le cadre japonais, avec ses règles sociales strictes mais claires, aidait beaucoup Barrett à prendre confiance en lui et à choisir ses gestes sans crainte d'offenser les autres. Accessoirement, suivre l'exemple de Raphaël aidait beaucoup... sauf pour ce qui était de sa familiarité avec leur hôtesse, bien sûr.

– On peut dire que tu es quelqu'un de très discret. Ce qui est paradoxal avec la couleur de tes cheveux, fit remarquer Barrett après l'énième réponse évasive que lui servit Raphaël Tu sais qu'à force d'entretenir le mystère, je vais finir par croire que tu es un agent secret.

Une théorie qui se tenait avec le peu d'infos dont disposait Barrett. Un homme qui voyageait beaucoup, qui parlait plus ou moins vaguement plusieurs langues et qui connaissait du monde, c'était un profil très « James Bondien ». Sauf pour les cheveux bleus, tout de même, mais c'était peut-être pour une couverture secrète. L'agent Sydney Bristow mettait bien des perruques alors pourquoi ne pas aller plus loin dans la mascarade ? Bon ok, peut-être que le jeune Anderson se faisait trop de films. Excusez son imagination prolifique, elle était bien stimulée par tous ces voyages enchaînés et surtout par tous ces mystères. Heureusement qu'il pouvait compter sur la sincérité de leur hôtesse.

– Vraiment ? C'est impressionnant et très généreux de ta part, complimenta le traducteur.

Il ne voyait pas trop pourquoi Raphaël ne lui avait pas dit. Par modestie ? C'était l'explication gentille. Sinon, il était possible que les ennuis en question soient de nature particulièrement louche et que Raphaël ne souhaite pas y être associé. Ça, c'était la théorie « sombre ». La question était légitime mais Barrett s'abstint de la poser par égard pour Yuriko-san. L'aisance de cette dernière ainsi que ses airs respectables n'attirèrent aucune suspicion chez le jeune homme qui ne mobilisait pas toute son attention analytique sur elle. Dommage pour lui, il aurait pu comprendre qu'elle mentait.

[Japonais] – Cinquante ? commença-t-il à demander, franchement étonné tout en s'installant à table à son tour. C'était avant de manquer de s'étouffer à cause de la proposition de la Japonaise [Japonais] Comment ? Non, je... je ne cherche pas à me marier, désolé... ajouta-t-il pour tenter de s'expliquer avec le plus de délicatesse possible.

C'est qu'il ne voulait pas offenser Yuriko. Et du coup, donc, le rouge revint en force sur ses joues. Heureusement que des préoccupations gastronomiques vinrent les occuper. Barrett laissa la cuisinière remplir son bol en observant ses gestes.

[Japonais] – Non merci, ça va aller, je sais me servir de baguettes. il avait peut-être l'air complètement à l'ouest sur bien des sujets mais il était habitué à la nourriture asiatique ainsi qu'à son mode de consommation Enfin ma technique n'est peut-être pas parfaite comme la vôtre, précisa-t-il à Yuriko J'espère qu'elle ne vous exaspérera pas, déclara-t-il en toute humilité.

Au pire, il pourra la rectifier en observant les gestes des deux autres. C'était dans ses cordes. Plus qu'il ne le croyait, encore inconscient de certaines facettes de ses pouvoirs... Ainsi, pour commencer, ce fut avec une technique « occidentale » qu'il entama son repas, un peu gêné mais pas aussi embarrassé qu'il aurait pu l'être. Au final, il était plus à l'aise que ce qu'il aurait crû. Mais est-ce que cela venait du cadre serein dans lequel il était ? De Raphaël ? De Yuriko ? De tout cela à la fois ?
 
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Message posté : Sam 27 Mai 2017 - 21:28 Message
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Discret? Voilà un adjectif dont on n’affublait pas souvent Raphaël. Celui de mystérieux aurait peut-être été plus approprié, mais pour la défense du jeune homme, il n’avait pas encore l’honneur de le connaître depuis longtemps.

Et bien entendu, si j’en étais un, je serais contraint de te dire que cette information est confidentielle”.

Ce nouvel accès d’anglais lui valut un regard réprobateur là où Barrett n’avait même pas droit à un battement de sourcils. L’inconvénient d’être un proche de la japonaise. Et puis elle n’avait pas tout à fait tort, il lui avait dit qu’il ferait un effort, et ne cessait de passer à l’anglais, qui n’était même pas sa langue maternelle, par habitude.

Très friand de la nourriture préparée par Yuriko, Raphaël piocha dans tous les plats et n’oublia pas de servir à boire à son hôte selon une coutume toute japonaise.

Yuriko-Chan” lui reprocha Raphaël.

J’ai beaucoup de filles à marier Raphaël-Sama, et il parle japonais! Je pourrais presque lui pardonner d’être un gaijin”.

J’en suis un aussi” lui rappela doucement l’Olympien. “Et Yuriko-Chan est trop modeste pour t’expliquer d’où lui vient sa centaine d’enfants. Ce ne sont pas les siens, elle les a adopté, en quelque sorte. Quand il y a eu Hiroshima, elle avait treize ans. Ca ne l’a pas empêché d’aller explorer la ville à la recherche de survivants. Elle a trouvé des enfants, à peine plus âgé qu’elle, et les a pris sous son aile. Elle a fini par fonder un orphelinat. Certains de ces enfants sont maintenant parents eux-mêmes, voir grands-parents. Je suis sûr que Yuriko serait ravi de te montrer ses albums si tu le souhaites”.

Tu me fais trop d’honneur Raphaël-Sama et je ne veux pas déranger ton ami avec les souvenirs d’une vieille dame”.

Au contraire, je ne t’en fais pas assez”.

Il n’insista pas, bien conscient que la japonaise n’aimait pas se rappeler de l’atrocité des jours qui avaient suivi l’explosion de la bombe atomique, a raison. Il avait bien évidemment omis de préciser qu’il avait été présent ce jour-là aussi, qu’il avait aidé Yuriko parmi les décombres, l’orpheline prête à aider les autres. Il l’avait toujours considéré comme son élève, sa protégée, mais avait réalisé, ce jour-là, qu’il s’était peut-être trompé en lui apprenant à voler. Elle n’était pas une voleuse, mais un guide des enfants perdus. Le destin les avait poussé l’un vers l’autre. Pour un peu, on aurait presque pu sentir une fierté toute paternelle dans la voix de l’Olympien alors qu’il apportait ces quelques précisions.

Et tu te débrouilles très bien” assura Raphaël à son invité.

Et vous, comment vous-êtes vous rencontrés?

Raphaël aurait bien répondu, bien sûr, mais elle s’était adressée à Barrett. Il n’était pas fou au point de voler la parole à quelqu’un devant une japonaise qui n’hésiterait pas à lui adresser une tape sur l’épaule.
 
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Message posté : Lun 29 Mai 2017 - 18:56 Message
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Barrett se contenta de sourire à la réponse du téléporteur sans rien ajouter, conscient que leur hôtesse préférerait qu'ils parlent en japonais. Il ne réalisa pas au passage que son propre sourire pourrait, d'une certaine manière s'apparenter à celui d'une midinette qui aurait reçut l'incroyable honneur d'un regard du quarterback de l'équipe du lycée. A peu près, j'exagère un peu. En revanche je n'exagère pas en disant que ce pauvre Barrett était gêné d'être le sujet d'une conversation aussi délicate que ses fiançailles potentielles. Et il ne savait pas trop si le fait qu'on ne lui demande pas vraiment son avis était une bonne chose ou non. D'un côté, ça allait à l'encontre des libertés personnelles, d'un autre, ça le débarrassait d'une discussion beaucoup trop délicate pour lui. Pourtant, la conversation prit un tour assez différent en se concentrant sur l'histoire de leur hôtesse.

[Japonais] – En effet, c'est très honorable ce que vous avez fait, commenta le jeune homme, sincèrement impressionné et peu habitué de côtoyer quelqu'un ayant fait preuve d'une telle générosité. Et je ne trouve absolument pas ça ennuyeux, au contraire, je vous assure, ajouta-t-il par la suite, conscient que la Japonaise cherchait surtout à éviter de « casser l'ambiance ».
[Japonais] – Vous êtes bon public, Barrett-san.

Là, il comprit également, même s'il s'en était douté un peu, qu'elle ne tenait pas particulièrement à approfondir le sujet. Ce n'était pas si étonnant que ça. Quand il a appris le japonais, Barrett a compris que cette partie de leur Histoire était encore douloureuse, plus encore pour ceux qui y ont été, directement. Ainsi, l'admiration et la fascination qu'il avait à cet égard restèrent visibles sans s'imposer et le traducteur rebondit volontiers sur autre chose.

[Japonais] – Merci. répondit-il, rassuré par le compliment de Raphaël.

Même si, au passage, Barrett rectifia légèrement sa prise sur ses baguettes pour gagner en fluidité, collant ses gestes à ceux de son guide touristique personnel qui, de toute évidence, était un habitué de ce mode de repas. Yuriko remarqua d'ailleurs ce petit changement dans sa gestuelle et le trouva assez intriguant. Mais en bonne Japonaise, elle évita de se faire indiscrète, du moins pas plus que ce que la bienséance permettait. De fait, elle se contenta d'une interrogation jugée sûre et légitime. A laquelle le jeune Anderson répondit en toute sincérité.

[Japonais] – Dans un musée. On s'est trouvés tous les deux devant une frise avec des inscriptions en Grec ancien. Aussi, on s'est amusés de la ressemblance de Raphaël avec la statue du dieux Hermès.

C'est que qui s'appelait mettre les pieds dans le plat sans en avoir conscience. Mais attendons de voir comment Yuriko (et non Yukiko, faut que j'arrête avec Persona 4, moi!) allait réagir en apprenant cette heureuse coïncidence. Qui sait, peut-être que Barrett commencera enfin à se poser les bonnes questions sur ce téléporteur du mystère.
 
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Message posté : Lun 29 Mai 2017 - 21:48 Message
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La sincérité de la réponse de Barrett était évidente tout comme le trouble, bien dissimulé derrière le masque de la politesse toute japonaise de Yuriko. La vieille dame accepterait peut-être de partager ses souvenirs avec lui, plus tard, de lui nommer les foules de visages souriants sur les photos et les anecdotes qui constituaient l’histoire de sa vie.

Pour l’instant, la conversation avait dévié sur un autre sujet, et les iris noires de Yuriko passèrent du jeune homme à son illustre invité, qu’elle dévisagea. Bien sûr, elle connaissait l’identité cachée de l’Olympien, elle ne l’appelait pas Raphaël-Sama pour rien. En grandissant, elle l’appelait Sensei, puisqu’il était celui qui lui avait appris tout ce qu’elle savait, et l’avait pris sous son aile au lieu de la laisser dans la rue. Quand elle avait appris sa nature divine, elle était passée au -sama, accolé derrière le prénom qui lui servait d’identité.

Je ne savais pas que tu ressemblais à un dieu Raphaël-Sama”.

Moi non plus” s’amusa l’Olympien. “Une amusante coïncidence. Peut-être qu’il existe, quelque part, un portrait ou une statue de toi” ajouta-t-il pour le jeune traducteur. “J’imagine quelque chose d’italien. Peut-être au plafond de la chapelle Sixtine, au milieu des anges”.

La japonaise tourna la tête vers Barrett, puis revint vers Raphaël. Ah, elle comprenait mieux pourquoi ce dernier avait défendu son invité contre ses velléités maritales !

Je t’emmènerais en Italie la prochaine fois. Rome, Florence, Venise…” énuméra-t-il, cherchant évidemment à tenter le jeune homme.

Vu son attrait affiché pour les voyages, ce n’était pas difficile. Il y avait de quoi faire, avant d’être contraint de l’emmener sur d’autres plans d’existence pour lui montrer quelque chose de plus… exotique. Peut-être pas l’Olympe en revanche. Ne serait-ce que parce qu’il n’avait pas encore compris qui il était. Et aussi parce que certaines divinités, son père, en premier lieu, n’apprécierait pas.

Raphaël porta ses baguettes à sa bouche, et interrompit son geste en entendant un bruit à l’étage. Un coup d’oeil à la propriétaire des lieux lui indiqua que cela ne l’inquiétait pas, et devait donc être normal. A moins qu’elle ne devienne sourde… Un second bruit, des pas, la fit lever la tête, renseignant Raphaël sur sa supposée surdité. Elle se remit debout et se fendit aussitôt d’une profonde révérence.

Pardonnez-moi, appréciez votre repas, je serais de retour bientôt”.

Raphaël hocha la tête, mais surveilla son ascension dans les escaliers. Un réflexe acquis depuis qu’il avait vu ses enfants grandir, et surtout vieillir, et souvent tomber. Rassuré sur la montée de sa vieille amie, il reporta son attention sur Barrett.

Qu’est-ce que tu en penses? C’est autre chose qu’un simple restaurant japonais à Star City, non?

Et il parlait autant de la qualité de la nourriture que de la vue imprenable sur la montagne. Il tourna d’ailleurs la tête pour admirer la vue. Il regrettait un peu plus, face à une telle vision, d’avoir mis si longtemps à revenir. Enfin, une autre vision, tout aussi agréable à l’oeil, l’attendait en la personne de Barrett, aussi reporta-t-il son attention sur lui, et retint un sourire.

Ne te retourne pas” souffla-t-il, avec des airs de conspirateur. “Tu es observé”.

Par une tête brune coiffée en chignon aux yeux noirs et bridée, plus ou moins habilement caché derrière une porte coulissante entrouverte. La propriétaire de la tête et des yeux qui allaient avec n’avait pas l’air d’avoir plus de six ou sept ans, était encore en pyjama, et regardait les invités de la maisonnée avec de grands yeux curieux.
 
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Message posté : Jeu 1 Juin 2017 - 17:55 Message
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Barrett était en train de déguster un poisson qu'il n'arriva pas à clairement identifier mais qui était très goûteux quand Yuriko commenta le récit de la rencontre entre les deux garçons. Les papilles gustatives du traducteur furent alors perturbées par quelque chose d'étrange. Il ne mit pas vraiment le doigt dessus (et pour cause : il tenait ses baguettes) mais en posant les yeux sur leur hôtesse, de nouveaux éléments lui apparurent. Ou plutôt des bouts d'éléments. Sa capacité de compréhension des langages corporels n'était pas une science exacte, mais elle lui disait à présent qu'on lui cachait des choses. Il ne savait pas vraiment si Yuriko venait de lui mentir mais il se demandait si ce qu'elle disait était totalement vrai. Ce qui était assez étrange vu le propos en question. Malgré ces questionnements, Barrett ne fit aucun commentaire et ne gratifia pas ses voisins de table de froncements de sourcils. Il ne rit pas non plus vraiment à la réponse de Raphaël qui était fidèle à lui-même. Mais ça, c'était parce que le muté était un pragmatique et que certaines blagues lui passaient malheureusement loin au-dessus de la tête.

[Japonais] – Cela demanderait beaucoup de temps pour être vérifié, mais effectivement, il est possible que l'on retrouve ton visage dans d'autres représentations artistiques. La théorie de la coïncidence est un peu trop facile. De plus, il est possible que la symétrie de ton visage et ses autres spécificités correspondent aux canons esthétiques d'anciennes époques. De la même manière que l'on retrouve des points communs entre plusieurs cultures, ça me semble potentiellement possible.

Une tirade énoncée avec un grand sérieux, n'en doutons pas. Ne doutons pas non plus sur le fait que Raphaël allait plus que probablement remarquer qu'elle pouvait vaguement signifier que Barrett le trouvait beau. Mais aussi que le jeune homme avait continué à penser à cette étrange ressemblance qui l'avait tant étonné au musée. Même si ce n'était pas non plus une de ses grandes priorités intellectuelles. L'agent junior avait eu d'autres sujets à traiter. C'était son sens des priorités, par exemple, qui l'empêcha de voir ce que Yuriko avait compris via l'invitation que le téléporteur lui fit.

[Japonais] – Tu sais bien que je ne vais pas dire non à des propositions, même si l'Italie n'est pas spécialement mon premier choix. répondit Barrett qui avait déjà indiqué ses goûts à Raphaël mais qui n'allait pas non plus faire la fine bouche.

Et puis les Italiens généraient un mythe qui l'intriguait pas mal : celui selon lequel ils ne pouvaient pas s'exprimer sans les mains. Cliché ou fait avéré, la question méritait certainement une investigation sur le terrain. Barrett serait sans doute plus sensible à ces exotismes-ci qu'aux peintures romantiques. La conversation fut toutefois interrompue par le départ annoncée de leur cuisinière de haut rang. Le jeune linguiste tourna aussitôt la tête vers Raphaël pour voir si ce départ devait être accompagné d'un protocole particulier de leur part, mais apparemment non. Barrett resta don assis en regardant lui aussi leur hôtesse s'en aller jusqu'à ce qu'elle quitte leur champ de vision.

– Je t'avoue que c'est vraiment délicieux et je pense même que tous les restaurants japonais auxquels je me suis rendu seront bien incapables de tenir la comparaison. répondit-il en anglais, par réflexe.

Sans doute pour s'économiser un peu. Il ne savait pas trop si tous ces voyages, décalages horaires et autres pouvaient altérer ses performances alors il ne voulait pas prendre de risque. Saigner du nez sur la nourriture de Yuriko était une perspective qui ne l'enchantait pas spécialement.

Puis, Raphaël lui fit remarquer qu'ils étaient observés. Une enfant. Barrett l'observa sans rien dire pendant un moment. Si le traducteur avait du mal à sociabiliser avec les adultes, c'était sans doute pire avec les mini-humains. Ainsi, il la regarda et elle le regarda en retour. Lui n'avait pas des yeux aussi ronds que ceux de la petite mais ils n'auraient sans doute pas été différents devant une biche sauvage.

[Japonais] – Bon... bonjour, finit-il par dire, non sans hésitation. Une hésitation qui s'exprima une nouvelle fois lorsque le jeune homme tourna la tête vers son voisin, comme à la recherche d'un tutoriel Est-ce que tu la connais ? demanda-t-il ?

Mais avant que Raphaël ne lui donne de réponse, un bruit indiqua que la porte coulissante venait de s'ouvrir pour laisser passer la petite observatrice. L'agent junior tourna la tête vers cette dernière et la vit s'approcher de lui à petit pas timides, les yeux baissés et à lui tendre quelque chose. Il ouvrit sa main pour recevoir l'objet en question : un petit origami en forme de grue fait d'un papier rose pâle très agréable à l’œil. Le traducteur observa l'ouvrage un peu plus longtemps que nécessaire avant de récupérer ses « moyens » et de relever la tête vers celle qui venait de lui donner cette offrande.

[Japonais] – Merci. déclara-t-il avec maladresse mais sincérité.

Le remerciement encaissé, la petite japonaise hocha la tête avant de renouveler sa démarche mais cette fois auprès de Raphaël.
 
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Message posté : Jeu 1 Juin 2017 - 22:10 Message
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Rêvait-il ou bien le jeune homme venait-il de lui faire un compliment? On pouvait le pardonner, il y avait de quoi douter puisque le linguiste venait de complimenter la symétrie de son visage. En soi, pas explicitement un compliment donc, quoique… vu son attrait pour les calculs arithmétiques, peut-être que c’était la géométrie qui l’attirait ?

Je note que tu ne dis pas non” s’amusa le dieu.

Autant dire qu’ils étaient déjà parti ! Et puis l’Italie ou ailleurs… L’Olympien n’était pas difficile. Au contraire, plus Barrett aurait des envies de voyage, et plus il serait amené à le revoir. Il n’allait certainement pas s’en plaindre.

Yuriko sera ravie de l’apprendre”.

Même si bien sûr, elle affirmerait le contraire. On ne pouvait pas reprocher à la japonaise son manque de modestie, au contraire. Pour l’heure, leur hôtesse était toujours absente, et l’Olympien assistait au duel de regards le plus pacifique du monde. La petite fille fixait Barrett avec de grands yeux, et si l’expression du jeune homme était un peu plus contrôlé, il n’en pensait sans doute pas moins.

Je n’ai pas eu cet honneur” répondit-il en tout honnêteté. “Peut-être l’une des petites-filles de Yuriko. Ou une petite qu’elle a adopté”.

Il n’aurait été surpris d’aucune de ces options, au contraire, au vu de la générosité de la japonaise. La petite fille, de son côté, devait juger que les deux étrangers ne devaient lui vouloir aucun mal puisqu’elle tenta une approche. Si elle se montra timide au début, elle se détendit quand elle réalisa que son cadeau avait été bien accepté par chacun des deux étrangers. Si son regard curieux alternait entre les deux visages, elle semblait surtout fasciné par les yeux bleus de Raphaël. Pas étonnant, elle n’avait jamais dû en voir d’aussi près de sa vie.

Il est très joli” commenta l’Olympien en lui montrant le pliage. “Je suis Raphaël” se présenta-t-il. “Et voici mon ami, Barrett. Je suis une connaissance de Yuriko-Chan”.

La petite ne se présenta pas - de la timidité peut-être - mais ne s’éloigna pas non plus, comme fasciné par la présence de deux étrangers dans sa maison. Elle ne fit pas mine de toucher aux plats sous son nez, mais s’assit en tailleur, son regard passant toujours de l’un à l’autre.

Tu veux voir un tour de magie?” proposa Raphaël.

Toujours pas de réponse, mais un regard définitivement curieux. Avec des airs de conspirateur, il plaça le pliage en papier au creux de sa main et souffla. Pas un souffle tout à fait humain en revanche. Parmi ses très - trop - nombreuses casquettes, il y avait celui de dieu des vents. S’il avait fini par confier cette tâche à d’autres, il pouvait, de temps en temps, se fendre d’un souffle un peu plus puissant que la moyenne. L’effet fut immédiat. La grue en papier s’envola et traversa la pièce pour passer par l’ouverture qui donnait sur la montagne, le tout, sous le regard émerveillé de la fillette. Elle se redressa pour suivre le papier des yeux, et se précipita à l’extérieur pour aller le chercher quand il s’écrasa au sol. Elle revint en courant et s’agenouilla devant Raphaël, à peine essoufflée, le pliage entre ses petites mains. Elle avait beau ne pas être bavarde, difficile de mal interpréter sa demande.

Naoko, laisse Raphaël-Sama tranquille!

Yuriko était revenue, mais pas seule. Elle tenait par la main un autre enfant, un garçon cette fois, un peu plus jeune que Naoko. Cette dernière obéit, et se leva, mais elle fit demi-tour pour rendre l’oiseau de papier à son propriétaire, et fila ensuite comme une flèche.

Je ne serais pas absente longtemps. Continuez à manger”.

Elle tira le panneau derrière elle, juste assez pour laisser de l’intimité à ses invités, mais pas assez pour se couper totalement d’eux. Si Raphaël et Barrett en étaient au dîner, les petits japonais eux, en étaient au lever.

Tu ferais mieux d’obéir” indiqua Raphaël, en anglais aussi, quand ils furent de nouveau seuls. “Sinon, c’est à moi qu’elle va s’en prendre”. Lui-même n’hésita pas à se resservir dans plusieurs plats, et à remplir le verre de Barrett. Il avait laissé la grue en papier bien en évidence pour ne pas l’oublier. “Je n’oublie pas non plus ton couvre-feu”. Une manière de lui indiquer qu’il pouvait le ramener chez lui à tout moment, s’il le souhaitait. Il avait peut-être remarqué que le jeune homme était un peu tendu face à Naoko.
 
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Message posté : Dim 4 Juin 2017 - 18:03 Message
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– Évidemment que je ne dis pas non. affirma Barrett avec le sourire.

Encore une fois, le jeune homme serait prêt à aller à Tombouctou, rien que pour découvrir de nouvelles contrées. Raphaël devait certainement s'en douter à présent. Tout comme il devait réaliser que le traducteur était, finalement, assez facile à combler, comme le prouvait le repas de Yuriko. Même si les mets en questions avaient été trois fois moins divins, il aurait été enchanté. Comme quoi, il avait beau être compliqué à bien des niveaux, sur certains autres, il était quelqu'un de très « simple ». Sauf quand il s'agissait des gens, en général. Surtout des gens qui ne correspondaient pas aux profils qu'il avait l'habitude de côtoyer. Et à ce niveau, les enfants figuraient certainement au sommet des « inconnues ». Quoique, les bébés devaient certainement être encore au-dessus dans ce classement. De fait, Barrett ne fut pas spécialement à l'aise devant la nouvelle venue. Et apprendre que Raphaël ne la connaissait pas non plus ne le rassura pas beaucoup. Qu'allaient-ils faire s'ils étaient tous deux incapables d'agir comme il fallait avec cette enfant ?

Heureusement, le téléporteur était infiniment plus à l'aise et sociable que l'agent junior. Ce dernier resta prudent, retenant presque sa respiration, mais il fut rassuré de voir son compagnon de voyage savoir à peu près quoi faire ou dire. Cependant, décidément les relations humaines étaient de vraies montagnes russes, la petite ne fut pas très expressive. Et comment ils allaient faire, du coup ? Allez Barrett, on se calme.Tu peux le faire, observer cette petite et laisse ses mouvements, ses mimiques et ses gestes te donner les informations dont tu as besoin.

Bien.

Il ne restait plus qu'à savoir quoi faire de ces informations.

La simplicité de l'équation rendait paradoxalement la chose assez compliquée pour notre linguiste. Il pouvait toutefois compter sur Raphaël pour le mettre dans la bonne direction. Ainsi, sans comprendre véritablement les intentions initiales de leur nouvelle camarade, Barrett réalisa qu'elle désirait simplement jouer. C'était peut-être là l'angle général pouvant expliquer sa présence. Bref, toutes ces réflexions firent que le jeune Américain ne participa pas beaucoup à l'échange. Il ne s'attarda pas non plus sur le tour de magie de Raphaël qui devait sans doute être lié à sa capacité à voler. Sans avoir l'air complètement ennuyé par ces échanges, le muté les observait avec curiosité. Jusqu'à ce que Yuriko revienne avec un autre enfant. Houlà, ça commençait à faire beaucoup. Néanmoins, leur présence ne serait pas imposée et les deux visiteurs gagnèrent même une petite intimité.

– Entendu... mais je doute qu'on soit capable de finir tout ce qu'il y a sur la table. répondit Barrett, toujours un peu stressé par sa rencontre avec Naoko, même si le calme lui revenait Merci, c'est gentil. Je crois que ça pourra attendre la fin du repas. Avec les voyages et les discussions qu'on a eu, j'ai un peu forcé sur mes capacités et je pense qu'il vaudrait mieux éviter que je me mette à avoir des migraines ou à saigner du nez. Ça ne serait pas très respectueux pour Yuriko-san.

Son endurance mentale aurait pu être un peu plus performante si le jeune homme ne s'était pas laissé entraîné dans plusieurs paniques successives. Entre le métro, les dangers de contacts, leurs voyages et l'effort qu'il avait fait pour laisser Raphaël le toucher, le muté avait dépensé pas mal d'énergie. Et la délicieuse nourriture de Yuriko ne suffirait malheureusement pas à recharger ses batteries convenablement. D'habitude, Barrett était assez précautionneux avec l'usage de ses pouvoirs, mais aujourd'hui, il s'était un peu laissé aller. Inconscient, encore, que Raphaël était en grande partie responsable de cela. Un morceau de poisson raffiné entre les baguettes, le jeune homme relança la conversation :

– Tu as l'air habitué d'interagir avec les enfants. Tu en côtoie souvent ? J'avoue que je n'ai pas trop l'habitude. Mais tu as dû le remarquer. il s'était montré moins nerveux qu'en cas de contact physique imminent, mais ça s'était bien remarqué tout de même Je ne sais jamais quoi leur dire ni même comment. avoua-t-il ensuite.

Pourtant, s'il avait conscience de la nature de ce repas, assimilable à celle d'un repas romantique, peut-être qu'il ne parlerait pas d'enfants... Plus encore s'il était au courant de la situation de son interlocuteur sur le sujet.
 
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Message posté : Lun 5 Juin 2017 - 12:56 Message
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Le plus simple serait sans doute de prévoir une date, dans un futur proche, pour un petit séjour italien. Ou dans tout autre pays bien sûr, Raphaël n’était pas particulièrement regardant. Il avait parcouru le monde assez de fois pour savoir qu’il y avait de la beauté partout. Cela expliquait sans doute - ah et aussi pour toutes les pertes humaines provoquées - son dédain pour la guerre. Tant de destruction de lieux absolument fabuleux. Troie par exemple, n’avait pas son pareil à son époque. Et elle avait été complètement détruite…

Ses préoccupations actuelles étaient certes moins lugubres, et Barrett s’était visiblement détendu avec le départ de l’enfant. Avait-il seulement remarqué qu’il était seul avec un homme peu discret sur ses intentions à son égard?

Hum… elle ne nous laissera sûrement pas partir avant que chacun des plats soient parfaitement propres”.

Il exagérait à peine. La fin du repas pouvait donc intervenir dans un certain temps. Surtout que la japonaise était capable de remplir les plats entre-temps, si jamais ses invités s’avisaient de faire une pause digestive. Quant à cette histoire de saignements de nez, ce n’était pas tellement le côté respectueux de la chose qui aurait inquiété Yuriko si cette mésaventure était arrivée au traducteur.

Il se resservit généreusement en sushi, et avait la bouche pleine quand Barrett lui posa une nouvelle question. Ah, Hermès et les enfants. Toujours une question délicate. Ne serait-ce qu’à cause de ce qui était arrivés aux innombrables rejetons qu’il avait engendré ou à ceux qu’il avait pu adopter, comme Yuriko. L’un des inconvénients à être un dieu éternel.

Eh bien… j’ai des frères et soeurs. Et le nombre de neveux et nièces pour aller avec”. Ce qui, sans être une vérité complète, n’était tout de même pas un mensonge. Il oubliait juste de préciser que certains de ces neveux étaient aussi ses frères, ou ses cousins, voir même ses fils. Et pareil pour les filles. “Et j’ai été père moi-même”. Cette confession aussi était tout à fait honnête. En fait presque tout à fait. Il omettait juste de préciser combien de fois il avait été père. Il n’avait pas de chiffre exact en tête, mais il se souvenait encore de tous ses enfants. Pourquoi avait-il fait cette révélation? Difficile à dire. Pas pour le séduire. Malgré sa détermination à le mettre dans son lit, il n’était pas du genre à utiliser ses enfants depuis longtemps décédés pour ça. Il lui restait encore un peu de sens moral disons. Peut-être parce qu’il n’avait pas souvent l’occasion d’évoquer cette partie de sa vie. “Et tu seras probablement surpris d’apprendre que ce n’est vraiment pas si difficile. Les enfants sont des humains tu sais, et certains sont très intelligents. Enfin d’un autre côté, je suis un grand enfant moi-même, ça aide certainement”. Il haussa les épaules et ajouta, juste avant d’enfourner une nouvelle bouchée : “La plupart ont des plaisirs simples. Un tour de magie, et tu es assuré de leur mettre des étoiles dans les yeux pour la journée. Alors qu’un adulte, il faut d’abord l’emmener à Paris, puis en Egypte, et enfin au Japon. Et encore, je ne suis même pas sûr que ça suffise” se moqua gentiment Raphaël.
 
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