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Braquage à la zombie [Libre]

 
Message posté : Jeu 12 Jan 2017 - 22:19 Message
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21h54 : admission du patient à l’hôpital. Présence de lésions superficielles et profondes tout le long de son corps. Signes d’infection divers et variés. Présence de différents liquides s’échappant de ses orifices.

22h15 : décès du patient, tous ses organes se sont arrêtés de fonctionnés les uns après les autres à cause de l’infection et des lésions.

22h17 : le patient s’est relevé et a mordu une infirmière.

22h30 : arrivée du Dread Maker.

Les hôpitaux modernes avaient toujours un don pour émerveiller Anton. Il n’y avait rien de plus agréable que de voir cet endroit parfaitement propre où se trouvaient les pires maladies inimaginables. Rien que pour son âme de scientifique, cela flattait ses sens alors qu’il imaginait tout ce qu’il pourrait récolter s’il prenait simplement la peine d’ouvrir l’une de ces portes, de plonger ses mains dans la chair malade pour en extirper les organes moribonds. Tout un océan d’infections, de parasites et de maladies que sa sorcellerie pourrait décortiquer, analyser, comprendre et faire évoluer. Puis il y avait ce que ses yeux voyaient. Comme sa sœur et ce depuis sa naissance, Anton avait été capable de voir les morts et dans un hôpital ils étaient nombreux. Il y avait ceux qui y erraient perdus ou enragés, peut-être victimes d’erreurs de leurs médecins ou infirmières. Beaucoup n’étaient que de passage, suivant leur corps jusqu’à ce qu’ils soient appelés vers un autre monde. Ils étaient nombreux à remarquer qu’Anton pouvait les voir et les entendre, à tenter de lui parler, mais il était devenu un expert dans l’art de les ignorer. Contrairement à Lady Death, le Dread Maker n’avait que faire de ce genre d’individus. Les esprits ne l’intéressaient pas et ils faisaient partie du passé, ce qui comptait, c’était ce qu’il pouvait faire dans le présent et pour l’avenir.

Le présent de l’hôpital central de Star City n’était clairement pas glorieux. Anton avait inoculé sa peste nécrotique à un clochard quelques moments avant de venir, abandonnant le pauvre hère devant le service des urgences. Il était mort, puis était revenu à l’état de mort-vivant en mordant ceux qui avaient tenté de le sauver, propageant ainsi l’infection. Les agents de sécurités présents étaient en train de lutter contre les morts, tout comme le personnel médical qui tentait de s’occuper des blessés et de mettre à l’abri les patients qui n’avaient pas été infectés. Si bien que personne ne fit attention à lui, alors que vêtu de son costume de docteur de peste, le nécromancien passait les portes de l’accueil.

« Quelle soirée magnifique. »

Son bâton galvanique était dans son dos et à sa hanche se trouvait son pistolet à seringues… Le plus notable toutefois restaient les fioles le long de son torse, de différentes couleurs et chacune aux propriétés différentes. Avec des gestes assurés, il décrocha son arme pour charger une nouvelle seringue, un liquide noirâtre. Anton leva son arme, visa l’un des agents de sécurité et fit feu. Le venin de goule inoculé le paralysa suffisamment longtemps pour qu’un médecin à demi en décomposition s’occupe de lui dévorer le visage.

« Ah, je suis certain qu’une bandes d’adolescents boutonneux doivent astiquer leurs armes avec excitation en voyant ce spectacle. » Anton avait découvert qu’à ce siècle, une certaine partie des jeunes était raffolait de films parlant d’apocalypses morts-vivantes. Ils avaient d’ailleurs envisagé de nombreux moyens de survies et s’étaient préparés pour l’occasion. Malheureusement pour eux, Anton comptait bien que la petite épidémie resterait cloisonnée à l’hôpital et serait arrêtée d’ici le levé du soleil. Il n’avait pas pour objectif de détruire Star City, seulement d’occuper suffisamment les forces de l’ordre et d’éventuels légionnaires pour pouvoir remplir son objectif.

Rengainant son arme, Anton concentra la magie noire entre ses mains. Il y avait tellement de morts, tellement d’énergie nécrotique autour de lui, qu’ouvrir un passage devenait aussi facile que de dérober son nez à un bébé, littéralement. Il n’aimait pas utiliser de la sorcellerie aussi brutale, sans raffinement, sans science, mais c’était efficace. Le passage de l’effroi apparut devant lui et aussitôt ses trois belles blondes, Nightmare, Massacre et Madness, s’en extirpèrent. Les infirmières portaient des masques chirurgicaux pour masquer leurs traits.

« Mesdames, après la fermeture du passage nous aurons une heure devant nous avant que je ne puisse en ouvrir un autre et nous ramener à notre propre hôpital. C’est le temps que nous avons devant nous pour récupérer notre patiente et nos objectifs secondaires. Aussi le temps que nous devons tenir face à la Légion. »

Il observa sa montre… Skratch, son chien mort-vivant s’extirpa du passage à son tour avec un jappement joyeux, se mettant à tourner autour de son maître, puis vint Oglor qui traînait derrière lui un lourd sac de cuir. Anton referma le passage.

« Nous voilà au complet. Brave bête. » Anton donna une petite caresse sur le crâne du canidé glabre. Nightmare leva une main qui se changea en tronçonneuse, tandis que Massacre préparait tranquillement son fusil d’assaut, le Defiler. « Ah, mes belles infirmières, je ne sais pas pourquoi je gâche ma salive en discours, vous n’en avez littéralement rien à faire. » Madness eut un léger rire. « Enfin, allons-y, lorsque le chaos règne, tous les vivants sont mes patients. »

Il déploya son bâton et se mit en route dans les entrailles de l’hôpital qui ressemblaient de plus en plus à un champ de bataille. Les gens hurlaient, des coups de feu étaient engagés. Un garde pointa son arme en direction d’Anton et fut abattu par Massacre Nurse avant de pouvoir seulement presser la détente. Sûr de lui, parfaitement serein au milieu de ce charnier, Anton menait ses créations vers sa pièce favorite et celle contenant son précieux prix : la morgue.

HRP:
 
 
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Message posté : Mer 25 Jan 2017 - 12:51 Message
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Soirée du 25 Janvier 2017

Si Casey était un peu plus habituée au concept d’ironie ou même de cliché, elle se serait rendue compte que la présence d’une entité cauchemardesque dans une morgue pouvait prêter à sourire, tout particulièrement quand le haut de l’hôpital se voyait attaquer par une armée de zombie. Hélas pour elle, l’endroit était totalement insonorisé, froid, et elle s’y trouvait dans un but bien précis, qui n’avait rien de joyeux.

Elle attendit pendant une bonne heure que le médecin légiste termine son travail et s’en aille. Il était tard, mais dans ce genre de métier, on n’a pas vraiment des horaires de fonctionnaire et la créature n’était pas pressée. Elle observait avec une fascination morbide teintée de dégoût la charge que s’imposait cet homme, à découper ses semblables pour essayer de comprendre les causes de la mort, et peut-être trouver un indice décisif. C’était cela, que Casey attendait.

La jeune fille allongée sur la table s’appelait Dawn et travaillait au Red Night. On avait retrouvé son cadavre sur le terrain qui abritait jadis le Cirque des Damnés, dont on avait commencé à déblayer les gravats mais sur lequel personne ne désirait construire, alors qu’une année entière s’était écoulée depuis l’explosion. Y avait-il un lien ? Était-elle une victime au hasard ou visait-on le Red Night, Noctis par extension ? Depuis qu’elle avait éliminé des gêneurs, avec l’aide de Dante, Casey n’avait plus été confronté à des problèmes de ce type mais elle ne pouvait s’empêcher d’y voir un message. Était-ce le sixième sens de Victoria qui le lui soufflait ou simplement une dose de paranoïa bien placée ? C’était justement ce qu’elle attendait, la poitrine compressée par un sentiment de tristesse et de remord qui ne lui appartenait pas. Enfin, pas vraiment. C’était un effet secondaire de sa fusion avec la Neutron-Grey : elle avait hérité de certaines de ses qualités les plus ancrées, comme la tempérance, la compassion, un goût immodéré pour le savoir… Et leurs deux curiosités mises ensemble avaient atteint des sommets.

T’en fait pas, je ferais justice pour toi, c’est promis. Et pas la justice inutile, la vraie, promit-elle en lui caressant la joue à travers le drap.

Outre le fait que Dawn soit son employée, c’était aussi une fille sympa, du même âge qu’elle, blonde comme l’avait été Victoria et avec qui elle s’entendait bien. C’était une amie, et Casey était en colère de la voir allongée là. Elle était en train de lire le rapport du médecin légiste quand la porte de la morgue s’ouvrit avec fracas, apportant avec elle des bruits de l’extérieur. Des hurlements, des sirènes… Instantanément, Casey se dématérialisa dans les ombres et laissa tomber le dossier, dont les feuilles s’éparpillèrent au sol. Elle n’eut pas le temps de refermer le frigo, ce qui aiderait à trahir sa présence auprès du légiste.
Mais, heureusement, ce n’était pas le médecin qui revenait.
Enfin… Heureusement…

Un homme blond pénétra dans la pièce. Il portait tout un attirail étrange et était accompagné de trois infirmières, qui ne travaillaient pas dans cet hôpital, Casey en était presque sure. Elles ressemblaient à des créations tirées d’un film d’horreur et la mémoire de Victoria s’agita immédiatement, tirant la sonnette d’alarme. Ces caractéristiques lui disaient quelque chose, des notes brumeuses d’anciens rapports, mais Casey ne comptait pas s’ouvrir tout de suite aux réponses, par crainte d’une mauvaise blague. Elle portait le pendentif d’Alkoor autour du cou, impossible qu’on la reconnaisse, mais elle ne se trahirait pas en utilisant les pouvoirs d’Elastic Girl.

L’homme parlait mais ses acolytes ne lui répondaient pas. Il cherchait quelque chose et fut attiré par le frigo ouvert, où reposait Dawn. Quand il la toucha un peu trop au goût de Casey, elle réapparut en face de lui, de l’autre côté du corps, les bras croisés.

Dites, vous pourriez arrêter de tripoter mon amie ?

Elle portait un pantalon noir slim, des bottines à lacet, un débardeur tout aussi sombre que sa veste en cuir et les gants qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt, lors de cette désastreuse affaire de valises échangées. Ses cheveux roux cascadaient et bouclaient autour de son visage mais, surtout, ses deux iris rougeoyantes brillaient d’un inquiétant éclat, qu’un autre avait déjà cru démoniaque, mais qui ne l’était pas.

Avant qu’il ne puisse répondre, une silhouette passa et s’écrasa derrière la porte. Elle voulut entrer dans la morgue, frappant, paniquée, contre la vitre et quelque chose lui sauta dessus. Visiblement, l’homme avait pensé à fermer en entrant. Elle fronça les sourcils.

Euh… Il se passe quoi là-haut ?

Spoiler:
 
 
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Message posté : Mer 25 Jan 2017 - 23:04 Message
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Ce qu’il y avait de fantastique quand les morts se relevaient pour s’en prendre aux vivants, c’est que personne ne cherchait vraiment à se rapprocher des autres cadavres. Quelque chose de finalement assez paradoxal quand on y pensait ! Après tout, quel était le dernier endroit que des morts-vivants désirant se nourrir de chair elle bien vivante allaient fouiller ? La morgue bien évidemment ! Anton était convaincu que c’était d’ailleurs là une terrible erreur de la part de nombreux films de zombies. Pourquoi est-ce que de nombreux protagonistes cherchaient à aller à l’hôpital ? Un tel lieu, entre les malades et les morts était un véritable foyer d’infection ! Mieux valait se retrouver dans un endroit isolé et tranquille, comme un cimetière… Si tant est que les morts déjà enterrés ne se réveillent pas. Ce qui du fait de leur accoutrement lors de leur mise en terre transformerait forcément une apocalypse en évènement mondain.

Enfin, ce n’était que du bonheur, car lorsqu’il poussa les portes de la morgue, avec derrière lui sa cohorte de blondes en pâmoison. Enfin, qui avaient le mérite d’être là surtout. Avec Oglor à la traîne, qui respirait fort, comme une sorte de bombonne de gaz asthmatique en train de fuir bien entendu.

« Le docteur est là ! » Clama-t-il en claquant ses mains l’une contre l’autre. Bien entendu, ni ses golems, ni les morts entreposés là ne répondirent. « Je vois, public difficile. Nightmare, la porte, s’il te plaît, je ne voudrais pas être dérangé ! »

La première des infirmières d’Anton fit disparaître son bras tronçonneuse un instant pour s’occuper de fermer la porte derrière eux. Madness émit un léger rire sous son masque. Soit parce qu’elle venait tout juste de comprendre l’une des blagues d’Anton, soit parce que son esprit distordu venait de trouver quelque chose particulièrement hilarant dans la scène qui se jouait là. Quoiqu’il en soit, le nécrochirurgien avait du pain sur la planche, ou plutôt des cadavres sur des tables. Il n’avait pas ouvert les portes de l’enfer, ou inoculé sa peste à un innocent, juste pour le plaisir de promener ses infirmières. Cela, il pouvait très bien le faire autour de l’asile qu’il avait ouvert dans une dimension ténébreuse à mi-chemin entre le monde des vivants et le royaume de la mort. L’immobilier n’était pas cher.

« Alors, voyons voir qui est notre première patiente du soir. » Le nécromancien se pencha au-dessus du corps d’une jeune femme blonde. « Hum, intéressant. » Ou pas. Il fit glisser ses mains le long de sa peau blafarde, à la recherche des stigmates de son trépas, mais aussi plus sûrement de ce qu’il cherchait lui. Mais il n’eut pas besoin de parfaire son examen qu’apparut devant lui une jeune femme, vivante elle, rousse, dommage. Si une telle apparition aurait fait sursauter quelqu’un au cœur plus fragile, ou simplement battant, Anton se contenta de relever la tête, donc son bec, en direction de son interlocutrice. « Intéressant. Vous ne pouvez pas aller hanter autre chose ? J’ai du travail. »

Il y eut un choc, alors que quelqu’un s’écrasait la tête la première contre l’une des vitres de la morgue, la maculant de sang par la même occasion. Madness rit à nouveau et là il comprenait pourquoi.

« Cela doit faire mal. Enfin, assez de distractions. » Anton se tourna vers la rousse. Un fantôme, assurément. Après tout les hôpitaux en étaient remplis, celle là devait juste avoir un peu plus de densité ectoplasmique que les autres. Peut-être qu’il en ferait une recharge pour son canon ? Le jumeau de Lady Death voyait, comme elle, les morts depuis sa plus tendre enfance et avec des sens magiques moins développés que sa sœur, il avait parfois du mal à les différencier des vivants. Et il n’y avait rien de pire que de se rendre compte que la bourgeoise à qui on comptait fleurette était intangible et morte. Pire encore, que son cadavre avait été inhumé et qu’il ne traînait plus dans l’allée sombre où elle avait été éventrée. Enfin, il n’était plus un jeune étudiant en médecine dans les rues de Londres et il avait toute la présence féminine dont il pouvait rêver à ses côtés en ce moment. Peut-être même un peu trop.

« Je pense qu’on peut qualifier cela de panique de masse. En étant confronté à une menace tangible, l’esprit humain se retrouve face à deux choix : fuir ou combattre. Etant donné que la menace en question se place dans un champ de possibilité généralement associé au surnaturel, l’esprit à beaucoup de mal à gérer cette information. Poussant ainsi les gens à prendre la fuite plutôt que d’essayer de se défendre. Ce qui peut les pousser à foncer tête la première dans une vitre. On parle beaucoup des moutons qui sautent tous dans le vide, mais c’est une réaction typiquement humaine. Infirmières assurez vous que nous ne soyons pas dérangés. »

Nigthmare déploya de nouveau sa tronçonneuse, tandis que massacre se plaçait debout sur un bureau, son terrible Defiler entre les mains, prête à faire feu sur tout ce qui tenterait d’entrer. Anton posa ses deux mains à plat sur la table où reposait l’amie de la rouquine. Oglor s’était rapproché, posant son gros œil sur cette dernière. « Est-ce que vous êtes prêtes à me laisser travailler ? Malgré l’aspect plaisant de votre amie et son état cadavérique, je ne nourris pas d’intentions obscènes à son égard. Toutefois, je suis venu ici pour chercher quelque chose ce qui implique de fouiller certaines cavités. Et clairement, elle n’est pas la seule par ici, ce qui implique que je n’ai pas le temps de perdre du temps avec un fantôme jaloux des attentions que va recevoir ce cadavre. »
 
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Message posté : Jeu 26 Jan 2017 - 17:30 Message
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Aller hanter quelque chose ? Ce type masqué avec son chapeau étrange et ses fioles phosphorescente la prenait-il pour un fantôme ? Décidément, entre le spectre et l’archidémon, elle n’était pas certaine que les amalgames lui plaisent tant que ça. Arquant un sourcil, Casey allait lui répondre quand il la devança, pour éclairer sa lanterne sur la situation dans les étages supérieurs. Enfin, éclairer… C’était vite dit ! Hormis monologuer d’une bien mystérieuse manière, Casey n’était pas trop avancer. Elle devinait toute seule qu’une menace sévissait à l’étage, mais ce qu’elle voulait savoir, c’était quoi exactement. A nouveau, elle voulut parler et à nouveau, il l’en empêcha, en la rassurant sur le sort de Dawn tout en admettant vouloir trouver quelque chose ici… Et en la qualifiant à nouveau de fantôme. Elle soupira, se dématérialisa à côté de lui et écrasa son talon sur son pied, avant de reprendre sa place en face. Elle lui sourit d’un air parfaitement innocent.

Je ne suis pas en fantôme. Je sais, j’aurai pu me contenter de le dire, mais le dernier qui m’a pris pour quelque chose que je n’étais pas, j’ai dû le suivre jusque dans une église pour qu’il accepte enfin de me croire, alors… Je gagne du temps.

Elle baissa les yeux sur les curieux compagnons de cet homme masqué. Quelque chose en elle, les reliquats de Victoria, lui hurlait de prendre garde mais ces créatures lui rappelaient ceux qu’elle voyait parfois dans la dimension onirique cauchemardesque. Heureusement pour elle, d’ailleurs, qu’elle venait d’un univers de ce genre. Tout être humain normal se serait évanouit de peur devant la bestiole mono-oculaire aux multiples bras ou l’espèce de chien osseux. Pour Casey, c’était la routine et cela l’intrigua.

Vous êtes un cauchemar, vous aussi ? Ou un humain lié ? Ou une créature liée ? Pour faire apparaître toutes ces choses, je veux dire… Je n’en avais jamais croisé sur la Terre Prime. Oh, ils viennent d’ailleurs peut-être ? J’aime bien votre chien, mais le machin à un œil a l’air un peu bizarre. Ils parlent ?

Normalement, seul le Summoner pouvait invoquer des créatures de sa dimension, mais Lukaz possédait bien une clé, alors pourquoi pas ce type bizarre ? Casey comptait bien assouvir sa curiosité, quitte à être particulièrement pénible en débitant douze questions à la minute en espérant que l’homme dont elle venait d’écraser le pied soit de bonne humeur pour lui répondre. Sa première envie avait été de lui donner une pichenette sur le nez, mais avec son masque, cela semblait compromis… Avait-il un nez aussi imposant, dessous ?

Vous cherchez quoi ? Y’a des gens intéressants ici ?

La lumière de la morgue s’éteignit brutalement, ce qui ne gêna pas Casey, qui était nyctalope. Par contre, quand une lumière rouge commença à clignoter en même temps qu’une sirène, elle trouva cela nettement plus désagréable. Les trois autres femmes ne semblaient pas s’en préoccuper, d’ailleurs elles ne semblaient pas concernées par grand-chose et devaient être des espèces de serviteur. Ou des filles un peu attardées.

Et je vous signale que vous n’avez pas répondu à ma question. Qu’est-ce qui a provoqué la panique de masse ? Ce ne serait pas vous, par hasard ? demanda-t-elle d’un air soupçonneux.

Captain Obvious.
Casey ne s’inquiétait pas trop quant à sa propre survie, elle pouvait sortir de l’hôpital sans le moindre problème, mais elle ne comptait pas laisser la dépouille de Dawn en tête à tête avec cet homme qui la tripotait quelques secondes avant. Tout comme elle ne comptait pas laisser s’enfuir le responsable d’une panique massive, pas sans savoir comment il avait procédé. Pas tant pour l’arrêter, après tout Elastic Girl n’existait plus, mais surtout pour savoir comment lutter contre cela si ça venait à se propager !
On n’est jamais trop prudent, à Star City.
 
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Message posté : Dim 29 Jan 2017 - 18:50 Message
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Les sensations d’Anton étaient grandement altérées par son état de non-mort. Il s’agissait de tout un délicat paradoxe par ailleurs qu’aucun médecin n’aurait réussi à correctement expliciter, c’était l’un de ces endroits délicat où la science cessait de donner des réponses et ne subsistait plus que la magie. Anton avait ressentit la douleur, enfin, il avait su qu’il aurait dû ressentir de la douleur sauf que ses cellules nerveuses étaient mortes. L’immonde sorcellerie qui animait ses chairs se contentait de combler l’information. Tout comme elle le renseignait sur le fait que la présence la rousse n’était pas glacée. Il avait rencontré des spectres qui étaient capables de se manifester physiquement sur le coup de la colère, mais le froid de la tombe était plus ardu à dissiper. Même sa sœur en était incapable.

« Intéressant. Vous auriez pu démontrer votre état de manière plus agréable, mais je ne suis guère incommodé par votre petite débauche de violence. » Il eut un sourire sous son masque de charognard. « Et pourquoi vous a-t-on prise exactement ? Une peste ? Une nuisance ? Une prostituée ? Enfin, cela importe peu. Vous n’êtes pas un fantôme et en temps normal je pourrais vous accorder un peu de mon attention pour farfouiller dans vos chairs à la recherche de votre nature, mais je suis occupé. »

Bon, il avait toujours envie de plonger ses mains gantées de cuir dans les chairs tendres et chaudes d’une jeune femme, quand ce n’était pas une autre partie de son anatomie. Heureusement le nécromancien avait réussi ces derniers temps à mettre de côté ses penchants les plus impulsifs et humains, ces derniers n’avaient que trop tendance à freiner l’avancement de ses projets et à attirer l’attention non-requise de sa sœur. C’était aussi pour cela qu’il n’était pas en train de profiter d’une autre manière du corps qui se trouvait sur la table, cette jeune femme aurait pu faire un pantin de chair acceptable. Presque désirable.

« Un cauchemar ? » Il leva les yeux sur elle une nouvelle fois. « Serait-ce ce que vous êtes ? » Sûrement un terme pour désigner quelque monstruosité, après tout, ses golems avaient longtemps été appelées abomination par sa propre sœur et le terme d’horreur désignait les esprits natifs de l’Abysse, comme celui qui l’avait infecté pour faire de lui le Dévoreur. Sa main se referma brusquement à cette pensée. Un cauchemar, une horreur… Aurait-il affaire à la même chose ? Non, si cette femme avait été issue du royaume de la mort, de la grande Abysse, il l’aurait senti, d’une façon ou d’une autre. « Je ne fais pas apparaître ces choses, je les créais. On m’appelle par ailleurs à ce siècle le Dread Maker. Mon chien s’appelle Skratch. » La bête vint d’ailleurs frotter sa tête aveugle contre la jambe de son maître. « A côté se trouve Oglor et oui il parle… Enfin, plus ou moins. »

« MaaAAAître ? » Gargouilla la créature pathétique ce qui lui valut un soupir de la part d’Anton.

« C’est cela Oglor, vient m’assister pendant que les filles s’occupent de monter la garde plutôt. »

« Oglor aide ! »

L’homoncule était en train de s’approcher, traînant derrière lui un tabouret pour se hisser à hauteur de la taille. L’esprit d’Anton lui avait commencé à bouillonner de questions alors que son esprit analysait tout ce que disait son interlocutrice. Terre Prime, appeler des créatures, cauchemars, humain lié… Il ferma les yeux un instant, se concentrant, tentant de chasser tout cela pour se focaliser de nouveau sur son objectif.

« Vous n’êtes pas de cette dimension. » Lâcha-t-il calmement. « Je ne suis pas novice dans les petits voyages inter-dimensionnels, mais je n’arrive pas encore à deviner d’où vous êtes originaire. » Cauchemar, cauchemar, oui, il avait des doutes. « Je suis à la recherche d’un embryon bien particulier, ce qui explique que je doive fouiller la cavité utérine de votre amie. » Anton s’était senti obliger de s’expliquer. Oglor venait en effet d’écarter les jambes de la morte de ses mains bleuâtres et griffues, ce qui n’avait pas dû plaire à la peste rousse. « Quelque chose me dit que vous avez à y redire, hum. »

La lumière s’éteint et Anton laissa entendre un profond soupir. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que le monde semblait ainsi se léguer contre lui ? Il avait définitivement l’impression d’être son père, comme dépeint dans le roman de Mary Shelley. Il allait avoir besoin d’une source de lumière, il ne voyait pas aussi bien dans le noir que les morts-vivants ou les rousses apparemment. « Infirmière Madness, essayez de rétablir le courtant. » La blonde s’inclina et eut un petit gloussement avant de se mettre en route. Anton posa ses mains à plat sur la table et plongea son regard dans ce qui devait être la rousse. « Je n’ai pas de temps à perdre. Les gens à l’étage sont en train de se faire joyeusement boulotés par des morts, des zombies décérébrés et sans grand intérêt si vous voulez mon avis. J’aimerais profiter de ce petit laps de temps pour trouver ce pourquoi je suis venu. Mais vous me semblez prête à me mettre des bâtons dans les roues car vous appréciez la demoiselle allongée devant moi. Voilà ce que je vous propose, vous me laissez vérifier ses cavités que je puisse passer à un autre tas de chair en attente et en échange je vous la ressuscite. Histoire que vous puissiez papoter, continuer votre tendre relation homosexuelle ou je ne sais quoi. Mais j’ai beaucoup de choses à faire. »
 
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Message posté : Lun 30 Jan 2017 - 11:55 Message
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Non, pour un archidémon, déclara-t-elle en agitant la main, comme si ça n’avait pas grande importance.

Et concrètement, ça n’en avait pas. Sauf si cet homme avait aussi rencontré la créature qui avait créé l’amalgame, mais Mister Parano lui avait juré que ça ne risquait pas d’arriver. Jusqu’à présent, effectivement, personne d’autre ne l’avait prise pour cet être infernal et c’était tant mieux, vu ce que ça avait donné la première fois. D’ailleurs, cet homme, qui se surnommait lui-même le Dread Maker, ne s’en formalisait pas plus qu’elle, trop focalisé sur l’objet de sa recherche. Qu’était-ce, d’ailleurs ? Il entreprit d’éclairer sa lanterne, par bribes. Mais pas sans poser des questions.

Oui, je suis un cauchemar. C’est si étonnant ?

Peut-être, vu son apparence agréable. Mais sa forme originelle l’était bien moins. Le Dread Maker lui présenta son chien Skratch, qui récolta un sourire de Casey, puis nomma la créature monoculaire et pas très intelligente. Ou du moins, pas versée dans l’art de la parole. C’était plus comique que terrifiant, de voir cette chose tirer un tabouret derrière elle et s’y hisser pour aider le criminel (difficile de le classer dans une autre catégorie) dans sa sombre besogne. Si Casey s’était méprise tout à l’heure sur ses intentions, elles étaient désormais claires et elle ne comptait pas laisser passer un outrage de ce genre.

En effet, Dawn a assez souffert comme ça. Je sais qu’elle n’est plus qu’un tas de viande mais quoi que vous cherchiez, je doute que vous le trouviez en elle. Alors abstenez-vous et cherchez ailleurs.

Son ton avait perdu en légèreté et gagné en froideur. Pourtant, Casey appartenait à la dimension onirique et ce genre d’outrage la laissait froide. Elle n’avait d’ailleurs aucun problème à ce qu’il les exécute sur les autres cadavres de cette morgue, mais les sentiments de Victoria, qui fusionnaient peu à peu avec son essence, l’empêchait de rationnaliser ce que pourrait subir le cadavre de son amie, comme si… Elle était encore un peu vivante, quelque part dans cet amas de chairs mortes. C’est le moment que choisit la lumière pour s’éteindre et le Dread Maker pour lui expliquer ce qui se passait à l’étage. Des zombies ? Était-il responsable de ça ? Elle observa les infirmières du coin de l’œil. En étaient-elles, aussi ? Son peu d’expertise lui fit classer ces femmes dans cette catégorie et l’homme devant elle comme un genre de nécromancien. A moins qu’il ne soit un zombie lui aussi ? Ce qui pourrait expliquer ses drôles de tendances.

Par contre, elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui propose de ramener Dawn d’entre les morts. Elle écarquilla légèrement les yeux sans parvenir à ravaler sa surprise. Était-ce possible ? Oui, elle connaissait la théorie mais la pratique…

Ce n’était pas mon amante, juste mon amie. Je ne sais pas… Si vous la ramenez, c’est pour la transformer en une infirmière comme ces trois-là ? Je doute qu’elle apprécie.

En même temps, Dawn ne lui avait jamais rien dit sur quoi faire de son corps après son décès. L’incinérer ? L’enterrer ? A sa place, Casey aurait préféré avoir une autre chance de vivre mais était-ce aussi son cas ? Des tentacules d’ombre s’enroulèrent autour de l’homoncule, qui se montrait trop entreprenant avec le cadavre de son amie, l’empêchant d’agiter ses multiples bras pour explorer ses cavités. Pour renforcer sa protection, Casey appela les ombres dont elle disposait à foison, surtout grâce à la coupure de courant, pour entourer le corps de Dawn et le faire disparaître aux yeux du Dread Maker et de son assistant. Avant qu’il ne s’énerve, elle leva un doigt et proposa une alternative.

Vous avez dit chercher un embryon, mais elle n’était pas enceinte, elle ne fréquentait personne, donc vous ne trouverez rien là-dedans. Cherchez ailleurs et si vous n’en trouvez pas sur les autres corps de la morgue, on en rediscute.

Le malaise dans sa voix était palpable. Casey disposait de pouvoirs assez intéressants et elle pourrait sûrement neutraliser ce Dread Maker avec son toucher cauchemar, si elle effleurait sa peau nue. Son costume ne semblait pas renforcé, le déchirer serait aisé. Mais restait le chien et les infirmières. Une prison d’ombre pourrait les contenir mais Casey avait appris, à ses dépens, que beaucoup de gens disposaient d’un bouclier magique dans cette foutue ville.
Et elle n’avait jamais testé ses dons sur des morts.
L’occasion se présentait ce soir. Une partie d’elle voulait arrêter les exactions de cet homme, au moins vis-à-vis de Dawn. Une autre voulait l’observer travailler, parce qu’il l’intriguait. Une troisième envisageait l’option plus violente et plus crue. Sa créature de l’Umbra aimerait-elle la chair morte ? Casey s’humecta la lèvre inférieure et relança la conversation, poussée par la curiosité et l’envie de combler ce silence sépulcral.

Donc vous créez ces choses ? Avec quoi ? C’est quoi, cette magie que je sens émaner de vous ? C’est glacé, je ne connaissais pas. Vous voyagez dans les dimensions ? Vous êtes quoi ? Vous êtes d’ici, vous ?
 
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Message posté : Lun 30 Jan 2017 - 23:35 Message
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Un archidémon ? Rien que ça ! Il devait admettre qu’elle était pénible, mais de là à être confondue avec l’une de ces créatures des bas fonds infernaux. Oui, Anton n’avait que peu d’affection pour ce genre de créatures. Peut-être parce qu’il avait été le pion de Méphistophélès et qu’il ignorait toujours ce qu’était vraiment son ancien maître. Une horreur ? Un dieu de la mort oublié ? Un démon ? Le Diable lui-même ? Quoiqu’il en soit, la créature avait eu à sa disposition de terribles pouvoirs, suffisant pour faire de lui le Dévoreur et récupérer les âmes de toute la famille Faust.

« Etonnant, pas forcément… » Après tout si elle n’était pas physiquement cauchemardesque elle avait un petit côté pénible qui collait à certains mauvais rêves. « Si j’ai déjà entendu parler d’entités de ce genre, je ne m’imaginais pas en croiser une à l’aspect aussi banal. Je suis un peu déçu sûrement. »

Ses propres créations étaient plus monstrueuses et abominables que ce cauchemar ! Car à part l’océan de questions dont elle le bombardait, il n’y avait rien de bien effrayant chez cette jeune femme ! Bien au contraire même, dans d’autres circonstances il aurait pu prendre un certain plaisir à glisser son scalpel le long de sa cage thoracique. Ses propres créatures tout du moins avaient un aspect bien plus sinistre et terrible que la petite rousse. Surtout Skratch et Oglor, même si Anton savait bien qu’il se dégageait quelque chose de particulièrement funeste de ses infirmières, mettant la plupart des gens mal à l’aise.

« Vous savez, elle est morte, quoique je lui fasse, elle ne souffre plus. » Soupira-t-il toutefois. Décidément, cette femme était décidée à lui mettre des bâtons dans les roues. Et il ne savait même pas vraiment pourquoi ! Rien de tout cela n’était très cauchemardesque en tout cas. « Vous n’avez vraiment aucune raison valable de vous opposer à mon travail, aucune qui ne soit dictée uniquement par la logique. »

Mais c’était souvent le cas avec les vivants. Sauf que ce qui se trouvait en face de lui était un cauchemar ! Pas une simple groupie en train de vider toutes les larmes de son corps sur ce qu’elle devait appeler sa « bff » sur les réseaux sociaux. Oui, Anton y avait un peu traîné, sous l’influence de la cheffe de sécurité de son entreprise. Autant dire que ce voyage dans l’esprit des gens modernes n’avait pas été de tout repos.

« Je pourrais effectivement la transformer en l’une de mes infirmières. » Il tourna son visage en direction de l’une d’entre elle, même s’il avait du mal à discerner sa silhouette dans l’obscurité. Ses yeux commençaient tout juste à s’y habituer. « Mais cela impliquerait certaines modifications qui ne vous plairaient pas et ce serait un procédé assez long. » Les jolies blondes n’étaient pas seulement agréables à regarder, elles agissaient comme relais nécromantiques pour la magie d’Anton, les rendant capable de contrôler les autres golems et ses xénogoules. « Je pensais plus simplement lui injecter un sérum qui restaurerait ses constantes vitales et devrait lui redonner un semblant de vie. Bien sûr il y aurait quelques séquelles. Une légère insensibilité nerveuse au froid, chaud, douleur. Parfois un peu de mal à retrouver le fil de ses pensées, mais rien de gênant, elle serait presque comme neuve. » Plus vivante que morte en tout cas. Bien sûr, elle ne serait pas tout à fait vivante encore, mais elle aurait plus d’indépendance qu’un vulgaire zombie.

« Vous venez de dire vous-même que vous n’étiez pas sa maîtresse. Difficile de vous croire sur parole sur ce qui se trouve ou non dans son utérus. Savez-vous seulement comment elle est morte ? Je ne crois pas que l’autopsie ait encore eut lieu, donc honnêtement, je ne peux pas vraiment considérer votre simple opinion comme un fait scientifique fiable. » Il claqua des doigts. « Oglor, va inspecter les autres candidates en attendant, que je puisse m’occuper de raisonner notre cauchemardette. »

« Oglor fouiller CaaAAAvitéés. »

L’homoncule bondit de son tabouret pour se diriger vers les tiroirs mortuaires, son œil plus large captait mieux les photons et s’il n’était pas nyctalope il voyait probablement mieux qu’Anton. Skratch n’avait pas d’yeux du tout et il gambadait joyeusement derrière l’assistant de son maître, sûrement pour aller mettre sa truffe dans des endroits indécents.

« Bon, où en étions-nous ? » Anton s’occupa de replacer correctement ses gants qui n’avaient pourtant pas bougé. « Ah oui, votre longue liste de questions… Je créais en effet ces choses grâce à l’art savant de la nécro-alchimie ! Je suis en effet de cette terre, même si j’ai une large connaissance des autres mondes, même si celui dont vous êtes originaire m’est inconnu. Quand à ce que je suis, j’ai bien peur qu’il n’y ait de terme exact et je n’ai pas pour habitude de révéler mon intérieur dès le premier rendez-vous. Surtout que vous continuez de me mettre des bâtons dans les roues. Sans quoi votre curiosité aurait été tolérable par ailleurs. »
 
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Message posté : Mar 31 Jan 2017 - 12:24 Message
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Banale ?

D’accord, elle était un peu vexée. Les bras croisés sous sa poitrine, elle chercha une répartie incendiaire que le Dread Maker interrompit par son raisonnement logique. Hélas pour lui, les réactions de Casey ne pouvaient pas être dictées par cette même logique. Si, au départ, elle parvenait à réfléchir froidement et à prendre ses décisions pour tirer le meilleur parti de chaque situation, deux choses avaient changé. D’un, son essence fusionnait avec celle de Victoria, ce qui l’empêchait d’être uniquement une créature cauchemardesque maléfique et de deux, elle fréquentait énormément d’humains depuis près de deux mois. Impossible que cela ne l’affecte pas d’une manière ou d’une autre. Certes, elle était une créature issue de la dimension onirique, créée à partir des psychoses de l’héroïne Victoria Neutron-Grey, mais elle était surtout la partie sombre de l’âme de la NG.

La logique froide à un degré sociopathique n’avait pas sa place dans sa vie. Que ce soit l’ancienne ou la nouvelle. Casey avait conservé ses pouvoirs, en développait de nouveaux, et se créait une vie. Une vie avec des amis, des amants, des partenaires en affaire. Elle découvrait un nouveau type d’existence et Dawn en avait fait partie. Jusqu’ici, Casey n’avait jamais été confrontée à la mort d’une personne qu’elle appréciait. Victoria, si… Et ça l’avait faite sombrer. Évidemment, impossible de pleurer Dawn comme elle pleurât Chase, même si ce dernier s’avérait vivant, ou Cosmic, ou tout autre ami perdu dans la grande bataille pour la justice.

Mais tout de même, à sa façon, Casey était triste et même si théoriquement, Dawn ne ressentait plus rien, elle ne voulait pas que quelqu’un trifouille ses entrailles. Pour cette raison, elle la garda dissimulée dans les ombres alors que la créature monoculaire se trainait, avec son tabouret, jusqu’au frigo d’à côté, après que Casey ait relâché la pression sur ses membres.

Non, c’est vrai, je n’ai rien de logique à vous opposer. Et alors ? Cela ne vous donne pas le droit de tout faire, sous prétexte qu’elle est morte. Je suis mitigée. Sur le fond, je sais que vous avez raison, mais quelque chose en moi a l’impression que c’est mal. Désolée, conclut-elle en haussant les épaules. Je ne suis pas encore totalement stabilisée.

Elle espérait qu’il trouverait ce qu’il cherchait ailleurs et qu’ils ne doivent pas se battre pour le corps de Dawn. Certes, Casey ne pouvait jurer que son amie n’était pas enceinte mais de toute manière, personne ne le saurait jamais. Sauf le médecin légiste… Étrangement, l’idée que cet homme, dont c’était le métier, la découpe pour découvrir les causes de sa mort la dérangeait moins. Allez comprendre !

Le Dread Maker lui expliqua ensuite par quel procédé il pourrait réussir à la faire revenir d’entre les morts et cela s’apparentait un peu trop à de la nécromancie. De plus, il semblait oublier quelque chose d’essentiel, aux yeux d’une entité à l’origine dépourvue de corps :

Et son âme ? Vous m’expliquez comment faire revivre son corps, mais ce n’est pas ça qui importe. Un corps, ce n’est qu’une enveloppe, c’est son apparence, pas elle. Comme ce corps n’est qu’un réceptacle, précisa-t-elle se désignant.

Elle démontait elle-même sa propre argumentation, en quelque sorte. Si le corps n’est qu’une enveloppe, pourquoi en prendre autant soin et refuser qu’il examine l’utérus de Dawn ? Casey se rendait compte du manque de logique dans tout cela mais elle ne pouvait lutter contre ses émotions.

Vous ne savez pas de quel monde je viens, donc vous ne savez pas s’il vous est inconnu, releva-t-elle. Mais si vous êtes né ici et que vous êtes ou avez été humain, alors vous avez été en contact avec mon monde, d’une manière ou d’une autre. Impossible de nous échapper…

Une révélation tranquille, comme si de rien était, alors qu’elle entendait des cris étouffés par la porte close et qu’une infirmière cherchait toujours à rétablir le courant. Casey espérait qu’elle n’y parviendrait pas, se sentant naturellement plus à l’aise dans les ombres.

Si je vous mettais vraiment des bâtons dans les roues, vous verriez la différence. Vous mettre des bâtons dans les roues, ce serait rendre votre homoncule incapable d’exécuter vos ordres, dissimuler tous les cadavres et non juste celui de Dawn, vous garder ici jusqu’à l’arrivée des autorités, ce genre de choses, expliqua-t-elle en agitant la main comme si ce n’était pas important. Et oui, j’en suis capable. D'ailleurs je devrais peut-être, vous n'avez pas été très aimable tout à l'heure, en me qualifiant de banale. C'est impoli, vous êtes au courant? Mais bon, je n’ai jamais rencontré quelqu’un dans votre genre, vous êtes mon « truc nouveau » du jour. Je me suis promise, au nouvel an, de faire chaque jour quelque chose de nouveau… Et vous voilà ! C’est génial, non ? Là, je vous tiens compagnie pendant que vous cherchez un embryon pour faire… Pour faire quoi, d’ailleurs ?

Après tout, il lui en parlait depuis tout à l’heure mais n’avait pas été très clair sur ce qui adviendrait de l’embryon mort en même temps que la mère. Casey ne comptait pas l’empêcher d’agir, mais elle ressentait la même fascination morbide que devant un carnage sanglant.
 
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Message posté : Mer 1 Fév 2017 - 18:42 Message
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Oh, apparemment il venait de toucher une corde sensible. Et ce n’était même pas son argumentaire sur le fait de le laisser tripoter un cadavre par ailleurs ! Car bon, il ne l’aurait pas tenté s’il n’avait pas eu la confirmation qu’il se trouvait face à autre chose qu’une humaine normale. Malgré son empathie qui s’exprimait de manière chaotique et imprévisible, il travaillait dans une entreprise de pompes funèbres, pire encore, il la dirigeait ! Autant dire qu’il pouvait difficilement se pointer en parlant de ce qu’il comptait faire au défunt une fois que la famille serait partie et qu’il se retrouverait seul avec le cadavre dans la morgue.

« L’impression que c’est mal. Le mal et le bien ne sont que des constructions sociales sans véritables réalités physiques. Le fait est que le corps de votre amie a cessé de fonctionner, les courants électriques et chimiques qui alimentaient son cerveau et formaient sa personnalité se sont arrêtés. D’un point de vue purement mystique par ailleurs, son âme se trouve probablement dans une autre dimension. Autant dire que nous avons là une coquille vide, mais la société occidentale a une telle relation aseptisée à la mort qu’il semble impossible qu’on puisse toucher à ce morceau de chair. » Il soupira. « Vous ne savez même pas pourquoi vous pensez cela mal. »

Mais il pouvait bien reconnaître une chose : elle ne semblait pas très stable ! Surtout pour quelqu’un qui semblait posséder des pouvoirs non négligeables. Bon, lui-même n’était pas une figure de proue de la santé d’esprit. Il considérait même qu’il n’y avait pas de génie sans une part de folie plus ou moins importante. Le génie de la rousse mettait du temps à se manifester toutefois. Alors que sa façon de parler traduisait bien que ce petit cauchemar avait du mal à s’adapter à tout ce qui lui arrivait. Enfin, ce n’était là que l’opinion clinique d’Anton, il aurait bien pu s’amuser à tester quelques principes psychiatriques sur elle, mais il doutait qu’elle ne lui en laisse l’occasion.

« Vous reprenez exactement mes propos et vous semblez les comprendre. Votre obstination commence à frôler la mauvaise foi… Enfin, je ne suis pas qu’un scientifique, je suis aussi un nécromancien, je pratique autant la sorcellerie que la médecine. Ramener son âme n’est vraiment pas un problème, c’est même un effet secondaire de la résurrection du corps. Lorsque les neurones sont réactivés et que le cerveau redevient fonctionnel, bien souvent l’âme s’en revient et la personne oublie bien souvent ce qu’elle a vécu lors de son trépas. C’est ce qui fait d’ailleurs la différence entre une véritable résurrection et un mort-vivant si vous voulez mon avis. Il ne s’agit pas d’attacher une nouvelle source d’énergie ou une âme à un corps mort pour créer un zombie ou un revenant. Je vous offre de vraiment ressusciter votre amie, enfin, de faire de mon mieux. Dans le pire des cas, son cerveau sera de nouveau actif, elle aura sa personnalité, avec quelques changements mineurs car son corps ne sera pas forcément parfaitement au point. »

Pourquoi se donnait-il tant de peine ? Il pourrait tenter de récupérer ce qu’il voulait par la force ! Sauf qu’à entendre ce que cette jeune femme avait à dire sur le sujet, elle n’était pas inoffensive et Anton avait depuis longtemps accepté le fait qu’il n’était pas le plus puissant des jumeaux Faust. Il avait quelques tours dans son sac, surtout avec toutes ses infirmières à proximité. Peut-être que Massacre pourrait lui coller une balle entre les deux yeux avant qu’elle ne puisse réagir ? Ce qui serait du gâchis, il avait bien envie de disséquer le cerveau d’un cauchemar pour voir.

« Vous vous emportez parce que je vous ai qualifié de banale alors que vous utilisez le terme de truc pour me désigner. Clairement vous devriez revoir quelque peu vos exigences jeune fille et faire preuve d’un peu plus de cohérence ! Mais je vous invite à ne pas me mettre de bâtons dans les roues de manière plus concrète, car je peux moi-même être particulièrement pénible. » Beaucoup de gens pouvaient en témoigner, Abigaïl la première. « Je ne sais peut-être pas grand-chose sur vos origines, mais vous avez admis vous-même avoir goûté ma magie pour la première fois. Pensez-vous vraiment pouvoir prévoir ce dont je suis capable ? » Il eut un sourire macabre sous son masque. « Il y a dans cette morgue un embryon qui n’est pas parfaitement humain, un être mort-né dont l’indicible présence a agité bien des esprits qui m’ont parlé de sa conception et surtout de sa mort. J’ignore quel stade de développement il a atteint, mais je ne serais pas surpris que cette chose pourrait grandement faire avancer mes recherches sur la morte-vie. Puis il pourrait aussi être responsable de la mort de sa mère, une autre raison de me laisser inspecter votre amie si vous voulez vraiment savoir ce qui lui est arrivé. »
 
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Message posté : Mer 8 Fév 2017 - 16:44 Message
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En réalité, Casey savait très bien pour quelle raison elle pensait que le comportement du Dread Maker était mal. Cela tenait en un mot, ou en un prénom : Victoria. Celle qui fut jadis la personnalité dominante fusionnait avec l’essence de Casey, s’assombrissant, se libérant, mais contaminant par extension la noirceur cauchemardesque de l’entité onirique avec ses concepts moraux. Jadis, la NG ne les prenait pas à la carte, même si elle en trouvait certains assez ridicules. Aujourd’hui, tout était différent.
Mais elle ne comptait pas raconter sa vie à un inconnu qui en voulait à l’utérus de son amie décédée. Aussi garda-t-elle le surplus d’information pour elle, se contentant d’hausser les épaules en guise de réponse. Oui, elle comprenait ses propos mais non, ça ne changeait rien à son ressenti, aussi agaçant que cela puisse paraître à l’esprit rationnel du nécromancien. Elle écouta avec attention son explication, hochant la tête d’un air approbateur. Il parvenait à la convaincre de plus en plus du bienfondé de sa requête. Est-ce que Dawn lui en voudrait vraiment, si elle le laissait fouiller son utérus, puisqu’il promettait de lui rendre la vie ? Il admettait lui-même qu’un pourcentage d’erreur existait, mais cela valait également pour la médecine des humains. Cet homme gagnait en intérêt, mais quelque chose continuait de gêner Casey.
Sans doute cette fameuse conception occidentale de la mort.

C’est assez impressionnant, de parvenir à un tel résultat. Vous êtes une personne très puissante, si vous ne vous vantez pas, complimenta Casey.

Après tout, il avait beau être grossier et un peu vexant, cela ne l’empêchait pas d’être efficace. Il mit d’ailleurs le doigt sur quelque chose d’important.

C’est vrai. Excusez-moi de vous avoir qualifié de « truc », répondit-elle d'un air sincèrement contrit. Objectivement, vous n’êtes pas plus un objet que moi banale. D’ailleurs, vous avez raison. Si je sais désormais à quoi ressemble la magie d’un nécromancien, je ne connais pas vos limites. Je ne dis pas que vous n’êtes pas dangereux ou même pénible, ni que vous soyez incapable de me faire du mal… Je dis juste que si on s’affrontait, ici et maintenant, cela n’arrangerait les affaires de personne. Après, on peut toujours, c'est comme vous voulez, proposa-t-elle un peu trop gentiment.

Ce n'était pas du tout le ton adapté pour ce genre de phrase.
L’ego de Casey lui donnait envie de croire qu’elle pouvait aisément venir à bout de cet homme, mais depuis qu’elle vivait à Star City, elle goûtait à l’impuissance et commençait à comprendre ce que cela pouvait signifier. Dans la dimension onirique, elle régnait sur les cauchemars de Victoria, la tourmentait au gré de son imagination, l’enfonçait toujours plus dans une spirale de destruction, sans aucune limite. Dans un corps physique, confrontée à d’autres gens possédant des pouvoirs tout aussi terrifiants que les siens, elle ne pouvait pas toujours faire quelque chose. L’image de Mister Parano lui vint à l’esprit, ce qui l’agaça un peu. Elle la chassa immédiatement et se concentra sur l’explication du Dread Maker, concernant le fameux embryon.

Casey mentirait en affirmant que cela ne la titillait pas, cette histoire de mort-né, de pas totalement humain. Dawn avait-elle couché avec un être surnaturel ? Était-ce la cause de sa mort ? D’un côté, l’idée plaisait à Casey et la débarrasserait d’un sentiment désagréable, appelé culpabilité, si elle s’avérait fondée. D’un autre, cela signifiait qu’aucun autre ennemi n’avait essayé de lui envoyer un message, ce qui avait un petit côté vexant et frustrant. C’est toujours bon signe, quand on essaie de vous tuer, non ?

Oh… Je vois… Donc vous pensez que c’est un bébé dont le père est une créature surnaturelle ? Parce que Dawn était une simple humaine. Je ne savais pas qu’un embryon pouvait tuer quelqu’un…

Elle laissa sa phrase en suspend, baissant les yeux sur son propre bas-ventre, d’un air soupçonneux. Elle se jura d’être beaucoup plus consciencieuse sur ses moyens de contraception, surtout si elle se retrouvait à nouveau face à Dexter Specter. Si l’embryon de quelqu’un pouvait tuer une femme, ce serait sûrement celui tiré de son sperme ! A nouveau, elle chassa cette pensée incongrue.

Casey releva les yeux, clairement soupçonneuse, et les posa sur le Dread Maker.

Mettons… Que je vous laisse vérifier Dawn. Vous promettez de la ressusciter après, sans essayer de m’entuber ? Parce que je vous jure que ça se paiera extrêmement cher, vous n’avez même pas idée, monsieur Maker.

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Message posté : Jeu 9 Fév 2017 - 19:28 Message
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Cette conversation avançait enfin ! Décidément cette petite femme laxative avait peut-être un peu de bon sens finalement. Elle s’excusait même de l’avoir traité de truc. Si les choses continuaient dans cette direction, il n’aurait pas à perdre ses forces et son temps dans un affrontement stérile. Déjà que la discussion venait de lui faire perdre de précieuses minutes. Car Anton ne se faisait pas d’illusions. Il était pressé. Ses zombies pouvaient sans mal submerger la sécurité d’un hôpital, surtout avec tous les patients qu’il y avait et qui avaient fait des cibles faciles. Mais cela ne durerait pas. La police, l’UNISON, la Légion… Tous finiraient par rappliquer pour endiguer la peste nécrotique du Dread Maker. Ce qui n’était pas gênant à la base, après tout Anton avait prévu d’avoir mis les voiles d’ici là.

« Je ne me vante jamais voyons, je suis un scientifique, je me contente d’établir des faits. » Certains en entendant une telle phrase se retournaient probablement dans leurs tombes. Si Anton leur avait laissé une tombe, ce qui était rarement le cas. Ses expérimentations finissaient dans des cuves, ou pour les plus mauvaises, dans le broyeur. « Vous êtes une jeune femme remarquablement raisonnable. Je ne peux que vous concéder que vous n’êtes effectivement pas banale et que j’ai largement outrepassé les limites de la bienséance en vous qualifiant de la sorte. » Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres alors que le bec de rapace restait éternellement inexpressif. Il y avait une brèche, un moyen de s’assurer qu’il puisse mettre ses mains où il voulait. « Mais nous sommes d’accord, nous affronter ne servirait à rien. Cela ne vous rendrait pas votre amie, tout comme cela ne ferait que me mettre en retard sur mon propre planning. Vous devez vous douter qu’en tant que médecin celui-ci est assez chargé. »

Surtout si on dénombrait tous ses patients récalcitrants auxquels il aimerait rendre une petite visite quand il en aurait fini ici. Il fallait toujours prendre soin de maintenir une bonne relation avec les gens que l’on cherchait à soigner. Le nécromancien ne pouvait pas toujours laisser ses douces infirmières être le beau visage du Dread Asylum. Pas alors qu’il était leur créateur et que c’était lui et lui seul qui allait soigner toutes ces braves gens ! Il comptait même soigner une blondinette de la maladie la plus vieille du monde : la mort. Soignant par la même occasion la rousse de son deuil. N’était-il pas un guérisseur remarquable ?

« Je sais qu’un enfant à naître particulièrement puissant se trouve dans un utérus ici. J’ai quelques suspicions à propos de la nature du papa, mais je ne serais sûr de moi qu’une fois que j’aurais mis la main sur l’embryon. Je ne suis pas certain d’ailleurs que ce soit ce dernier qui ait tué sa mère, cela a pu aussi être un concours de circonstances, ou une conséquence regrettable de la fécondation. » Anton remarqua sans mal le regard que la rousse coula en direction de son bas-ventre. « Je doute que vous ayez quoique ce soit là-dedans qui ne tente de mettre fin à vos jours, mais si vous voulez, quand j’en aurais fini avec votre amie, je pourrais toujours vous donner ma propre opinion sur la chose. » Il avait bien pris soin à parler de l’amie et non pas du cadavre. Les gens étaient très pointilleux sur ce genre de choses, alors même qu’ils s’attachaient à un tas de chairs en décomposition. Ce qui ne serait plus le cas pour Dawn si Anton remplissait sa part du marché.

« Je promets d’essayer de la ressusciter. Il y a un risque d’échec, surtout en fonction de la cause de mort de votre amie, de potentielles contre-indications médicales ou d’interférences mystiques. Mais vous n’avez pas besoin de connaître tous les détails. Si cela fonctionne, votre amie sera vivante et aura son libre-arbitre, c’est ce que vous voulez non ? Vous êtes une femme raisonnable, j’apprécie cela. »

Il n’avait pas vraiment envie de donner de faux espoirs à cette Casey. Les gens se mettaient à pleurer parfois après et il n’avait véritablement pas envie de perdre plus de temps. Heureusement ils étaient parvenus à un accord ce qui pouvait faire qu’Anton pouvait procéder à son examen. Les ombres s’étaient d’ailleurs retirés du cadavre, pour son plus grand plaisir.

« Cela ne va prendre que quelques instants, je vous assure. Après vous aurez enfin votre chère amie pour vous tenir compagnie. » Pas pour lui tenir chaud, car Anton ne savait pas encore si elle pourrait lui tenir chaud ou pas. Le nécromancien prit soin de remplacer son gant en cuir par un en latex, bien plus long qui remontait d’ailleurs jusqu’à son épaule. C’étaient de ceux qu’on pouvait utiliser pour étudier le tube digestif de gros animaux. Heureusement, ce n’était pas l’utilité qu’en avait le nécromancien. « C’est parti, le docteur est là. »

Citation :

Jet de dé n°1 :
Réussite : Anton trouve ce qu’il cherche.
Echec : Anton est bredouille.

Littéralement dans Dawn même. Il ne se contentait pas de l’ausculter qu’avec ses doigts gantés bien sûr, mais aussi avec ses sens magiques. Autant dire qu’il fut déçu en constatant que la jeune fille n’était pas enceinte. Un sifflement dédaigneux s’échappa des lèvres du nécromancien, amplifié par son bec alors qu’il extirpait sa main de sa patiente cadavérique.

« Voilà qui est décevant. Il semblerait que vous aviez raison et que votre amie n’est en rien porteuse de la petite engeance qui m’intéresse. Enfin, cela ne change rien à mon accord, je suis un mort de parole. »

Il retira le gant en latex qu’il lança sur le sol. Skratch s’approcha un instant pour le renifler avant de s’en aller tourmenter Oglor qui continuait l’inspection des autres cadavres. Anton extirpa deux seringues de son costume. La première contenait une substance jaunâtre et la seconde un liquide violet. Les deux pulsaient d’énergie nécromantique bien entendue.

« La première injection va s’occuper de régénérer les tissus de votre amie, réparant ainsi son corps pour le ramener à l’état qu’il avait avant qu’elle ne reçoive les blessures qui menèrent à son trépas. Mon second sérum, mon chef d’œuvre… » Il avait placé la seringue devant ses yeux, se retenant de jubiler au passage. « S’occupera de réunir son esprit avec son corps et de la ramener parmi nous. Il y a un risque que son esprit soit ramené sans qu’elle ne devienne parfaitement opérationnelle. Dans ce cas elle sera un peu morte, mais pas sujette à ma volonté comme mes douces infirmières. Si cela vous dérange je pourrais m’occuper de vous en débarrasser le cas échéant. » Il y avait toujours de la place pour une blonde mort-vivante au Dread Asylum. « Je vous ferais bien signer une décharge vu que c’est vous qui demandez l’opération, mais ce serait mal avisé. Aussi je vais simplement me contenter de vous demander si vous êtes sûre et certaine que c’est ce que vous voulez ? Je n’ai aucune idée des séquelles psychologiques qu’elle pourrait conserver de son épisode en tant qu’ornement de table de dissection. »

 
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Message posté : Jeu 9 Fév 2017 - 19:28 Message
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Message posté : Ven 10 Fév 2017 - 11:35 Message
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Le Dread Maker et Casey étaient au moins d’accord sur deux choses : elle n’était pas banale et s’affronter ne mènerait à rien de bon. Aussi reprirent-ils tranquillement la discussion là où ils l’avaient laissée. Le Dread Maker lui fournit quelques explications supplémentaires au sujet de ce mystérieux embryon et promit de tenir sa parole si Casey lui laissait fouiller l’utérus de Dawn. Elle n’aimait toujours pas vraiment cette idée mais il avait de bons arguments et le fait de pouvoir ramener sa première amie humaine d’entre les morts lui plaisait assez, égoïstement, et ce malgré les risques.

Hélas pour le Dread Maker, il ne trouva pas ce qu’il cherchait en Dawn. Comme Casey l’avait si bien supposée, son amie célibataire n’était pas enceinte et elle avait peut-être bien été tuée par sa faute.

Désolée pour vous, répondit-elle sincèrement. Avec un peu de chance, votre homoncule trouvera ce que vous cherchez. Après tout, il ne doit pas y avoir tant de femmes mortes que ça !

La créature en question fouillait actuellement le cadavre d’une dame qui, aux yeux de Casey, semblait un peu trop âgée pour être enceinte, mais elle ne dit rien. Parfois, les humains vieillissaient prématurément pour tout un tas de raison et même une femme particulièrement laide, ridée et à la peau séchée pouvait attirer les attentions sexuelles de quelqu’un. Surtout celles d’une créature issue d’un autre univers, d’une autre culture, que celle des humains de la Terre Prime.

Le Dread Maker sortit deux seringues de son costume après s’être débarrassé d’un gant, et il lui en expliqua les effets ainsi que les possibilités d’échec. Elle réfléchit très sincèrement une dernière fois en pesant le pour et le contre. Dawn était morte, son âme flottait quelque part et cet homme pouvait la ramener, ainsi que régénérer son corps pour l’y remettre. Si cela échouait, il suffirait de la tuer à nouveau pour la libérer, non ? Casey voyait les choses ainsi et n’appréhendait pas toute la panoplie de problèmes potentiels à venir. Elle donna donc son accord à l’étrange scientifique pour qu’il procède à l’expérience, en espérant que tout allait se passer comme prévu.

Jet de dés #1 :
Réussite : Dawn revient dans les meilleures conditions possibles.
Échec : Quelque chose cloche.

Jet de dés #2 (si échec au 1)
Réussite : Elle a des séquelles psychologiques temporaires.
Échec : Elle a des séquelles psychologiques graves et durables.

Les deux injections furent effectuées à quelques secondes d'intervalles. Casey s'attendait à ce que quelque chose de particulier se passe, mais hormis la blessure qui avait causé sa mort et qui se régénérait sous le tissu (ce qu'aucun d'eux ne voyait) il n'y eut ni aura de lumière, ni souffle mystique, tout juste un vent léger qui donna des frissons à Casey. Elle observa son amie et sursauta lorsque Dawn cligna des yeux, avant de les ouvrir en grand. Elle se redressa sur la table de dissection et donna, du même coup, un magistral coup de boule au Dread Maker. Dire lequel des deux en souffrit le plus était difficile. Le crâne de Dawn s'orna d'une bosse, elle gémit et se recula précipitamment en voyant ce masque effrayant. Casey la rattrapa, pour l'empêcher de tomber de la table.

Oh, Casey, c'est toi? C'est vraiment toi?! s'exclama-t-elle, un peu paniquée.
Oui, tu étais morte mais tu ne l'es plus, tu peux remercier monsieur Maker.
Il a une tête terrifiante...
Oh, tu trouves? J'aime bien moi, répondit Casey en haussant les épaules. Comment tu te sens?
Bien... Je crois... J'étais morte? Je ne me souviens pas bien...
C'est normal? demanda Casey au praticien.

Après tout, il était docteur et tout bon docteur doit connaître ce genre de choses.

Elle a l'air bien et sans séquelles psychologiques, non? En plus elle n'est pas enceinte, c'est merveilleux !
J'ai pas de vêtements! Oh mon dieu!!

En panique, elle se recouvrit rapidement pour cacher sa poitrine aux yeux du médecin. Casey évita de soulever qu'il venait de mettre ses mains dans son utérus et par extension, de souligner à quel point cet excès de pudeur était ridicule. Elle risquait de mal le prendre, si déjà elle s'inquiétait qu'il puisse voir la pointe de ses seins.

Son amie était en vie et cela réjouissait vraiment la créature cauchemardesque qui, très spontanément... Enlaça le Dread Maker en apparaissant devant lui. Un câlin imprévu, sous le coup de l'émotion. Elle lui sourit, rayonnante, en s'écartant un peu.

Merci beaucoup pour ce que vous avez fait !
 
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Message posté : Ven 10 Fév 2017 - 11:35 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Sam 11 Fév 2017 - 18:14 Message
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Anton coula un regard en direction d’Oglor et de Skratch suite au commentaire de Casey. Bizarrement il était difficile d’imaginer les deux créatures réussir à mettre la main sur quoique ce soit. L’homoncule était littéralement en train de se tromper de cavité, profanant plus encore le corps d’une pauvre femme, effectivement bien trop vieille pour être enceinte. Skratch lui avait sa truffe, ou plutôt les fentes nasales qui lui servaient de narines entre les jambes de Madness nurse qui restait imperturbable. Sans ordre direct, Skratch n’avait pas dû comprendre que seules les femmes mortes qui étaient là avant leur arrivée les intéressaient et non pas celles qu’Anton avait ramené. Surtout que dans le cas de ses infirmières, il était bien placé pour savoir si quoique ce soit se trouverait dans leurs utérus, vu qu’il aurait la personne à l’y mettre.

Quoiqu’il en soit, cela ne changeait pas son accord avec la petite rousse cauchemardesque. Bien sûr, faire un effort lui aurait été plus facile s’il avait eu ce qu’il cherchait. En attendant il ne pouvait pas se permettre de perdre plus de temps et c’était un bon moment pour tester ses sérums. La combinaison des deux pouvait en théorie ressusciter à peu près n’importe qui, ou n’importe quoi. En théorie. Anton avait appris à force d’expérience que la pratique avait une tendance certaine à ne rien avoir à faire des idées et des principes que l’on avait si gentiment couché sur le papier. Sans perdre plus de temps, il commença par injecter le sérum de nécro-régénération. Le principe était simple, le liquide venait activer par nécromancie les propriétés régénératives des cellules. Un processus qui n’aurait pas été possible chez quelque de vivant sans la cribler de cancer et autres maladies dégénératives. Mais chez les morts, la sorcellerie et la science s’arrêtaient pile au bon moment, quand le corps était à peu près entier. Ce qui laissait le champ au second sérum ! Sa toute dernière création qui était censée tout simplement ramener les gens à la vie. Enfin, en théorie, encore une fois. Cela fonctionnait parfaitement bien sur les golems ! Mais sur une pauvre fille dont il venait d’examiner les parties génitales ?

Et bien cela fonctionnait aussi, comme en témoigna le coup de tête que reçu Anton, ce qui le fit quelque peu reculer. Il n’avait pas mal et à vraie dire, toute frustration qu’il aurait pu ressentir fut chassée par une terrible constatation : cela fonctionnait. Son sérum fonctionnait. Le nécromancien observa un instant la seringue maintenant vide qui se trouvait entre ses doigts.

« Cela marche… Comme c’est surprenant. » Lâcha-t-il finalement. Sûrement que cette Casey ne se rendait-elle pas compte de ce qui venait de se jouer devant ses yeux, ni Dawn d’ailleurs. Les deux jeunes femmes semblaient investies dans des retrouvailles poisseuses et larmoyantes. Ce qui laissait tout le temps à Anton de constater ce qu’il venait de faire. Il avait soigné la mort ! Pas avec la nécromancie, enfin pas seulement, mais avec sa science ! Ce n’était pas un golem qui se trouvait devant lui, mais une vivante, avec toutes ses imperfections et son espérance de vie ridicule. Mais une vivante tout de même ! Et il n’avait pas eu besoin du parchemin de Toth lui. « Un point pour moi, petite sœur. » Susurra-t-il à lui-même. Il se sentait soudainement d’excellente humeur. Il lança un coup d’œil distrait en direction de Casey.

« Oui c’est normal. Son cerveau était mort quand elle était et bien… morte. Difficile pour lui d’enregistrer quoique ce soit. Toute expérience qu’elle a vécu entre temps, c’est son âme qui l’a vécu et non pas son cerveau, qui a maintenant le dessus. Sûrement qu’avec des expériences d’hypnose ou de projection astrale elle pourrait retrouver les souvenirs de son petit passage parmi les morts. Mais clairement cela n’a aucun intérêt. » Après tout, à quoi bon se souvenir qu’un démon avait probablement enfoncé une fourche dans la partie la plus charnue de votre anatomie psychique ?

« Il ne semble pas y avoir de séquelles pour le moment. Je conseillerais tout de même un examen complémentaire d’ici quelques semaines. Au cas où certains problèmes apparaîtraient un peu plus tard. Comme vous vous en doutez, cela n’arrive pas souvent. »

En fait, il se rendait compte qu’il avait pensé au fond de lui que cela ne fonctionnerait pas. La rousse aussi probablement, car elle fut enjouée au point de venir le faire un câlin, alors même que son amie blonde tentait de cacher sa nudité.

« Hum. » Anton dégagea l’un de ses bras, le posant sur le front de Casey pour l’éloigner un peu. « Merci de respecter mon espace vital. » Ou mort-vital d’ailleurs. « Mes rapprochements physiques n’ont généralement que des buts cathartiques et il faudrait que je vous fasse signer une décharge dans ce cas. Ce dont nous n’avons clairement pas le temps. »

Citation :

Jet de dé n°1 :
Réussite : Oglor a trouvé l’embryon !
Echec : Oglor est toujours bredouille.

Jet de dé n°2 :
Réussite : ils sont toujours tranquilles dans la morgue.
Echec : quelqu’un arrive !

Jet de dé n°3 :
Double réussite : il ne s’agit que de zombies.
Une réussite : il s’agit d’agents de sécurités !
Double échec : il s’agit de légionnaire.


« Oglor trouve ! »

Anton se détourna des deux jeunes femmes pour observer son homoncule. Se dernier tenait quelque chose dans son poing sanguinolent qu’il apporta à son maître sans jamais cligner de l’œil. Skratch bondissait autour de lui en poussant des jappements joyeux. Avec une délicatesse toute gauche, le serviteur du Dread Maker déposa la chose qu’il venait d’arracher à l’utérus de l’une des mortes entre les mains de son maître. « Bien joué Oglor, bien joué… »

Il s’agissait d’une sorte de minuscule bébé, ou plutôt d’un têtard de chair recouvert de morceaux de sac amniotique calcinés. Anton savait ce qui avait dû faire cela… En fait, il pouvait sentir la marque magique de ce qui se trouvait entre ses mains gantées. Il avait enfin ce qu’il était venu chercher. « Ah, un petit néphilim… » Un ange avait fécondé une humaine et dans sa volonté d’empêcher l’apparition d’une telle chose, les forces du paradis avaient calcinée la future maman de l’intérieur. Sauf que s’ils avaient réussi à tuer le néphilim, ils ne s’étaient pas débarrassé des chairs mortes de l’embryon. « Tant de pouvoir impie dans une si petite chose. Nightmare Nurse, la cuve ! » L’infirmière désignée s’activa aussitôt, sortant un cuve miniature dans laquelle l’embryon serait en toute sécurité. Anton en avait complètement oublié Casey et Dawn alors qu’il se concentrait sur sa nouvelle acquisition.

Les choses qu’il allait pouvoir faire avec ce résidu de fausse couche !
 
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Message posté : Sam 11 Fév 2017 - 18:14 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Mar 14 Fév 2017 - 20:11 Message
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Casey fronça les sourcils sans comprendre grand-chose à sa réplique, suite à son élan affectif imprévu. Il avait pour origine la joie sincère de retrouver son amie ressuscitée et en parfait état. D’ailleurs, le Dread Maker avait l’air presque aussi surpris qu’elle que cela fonctionne, mais elle ne releva pas immédiatement le sens de sa phrase. Plus tard, quand elle repenserait à tout ceci, Casey tiquerait et comprendrait qu’il s’était servi de Dawn à deux reprises. Toutefois, vu le résultat, elle pouvait le lui pardonner et ce même s’il la mettait en garde : des séquelles étaient possibles sur le long terme.

Elle allait lui poser quelques questions supplémentaires mais l’homoncule l’interrompit en s’exclamant qu’il venait de trouver ce que cherchait le Dread Maker dans l’utérus de Dawn. Elle apprit par extension qu’il s’agissait d’un néphilim, ce qui ne l’étonna pas vraiment. Victoria lisait énormément de romans, toutes ses connaissances appartenaient également à Casey, puisqu’elles ne formaient qu’une seule et même personne. Elle connaissait le concept de néphilim et si elle trouvait cela fascinant, ce n’était pas grand-chose en comparaison de Dawn, qui requerrait toute son attention.

Enroule toi dans le drap, à la limite ?
Mais il fait froid dehors, non ? Brr j’ai froid dedans aussi en fait.
Oui, c’est une morgue, ça doit être pour ça, releva Casey agitant la tête de bas en haut. Vous n’auriez pas un habit par hasard ?

Mais le Dread Maker semblait bien trop passionné par son embryon, qu’il enferma dans une cuve de petite taille.

Bon, je vais appeler Jonathan pour qu’il amène une voiture au plus proche, avec un pull de préférence…

Si tôt dit, si tôt fait. Elle s’empara de son téléphone et fronça les sourcils en remarquant que le réseau ne passait pas.

Reste ici, je reviens.

Casey se dématérialisa et zigzagua dans les couloirs, redevenus assez calmes. Les zombies avaient-ils tué tout le monde ? Elle grimpa jusqu’au toit par les escaliers et constata qu’à l’extérieur, un cordon de sécurité avait été mis en place. Des policiers, certainement des agents de l’UNISON ainsi que quelques héros masqués patientaient en périphérie. Elle décrocha son téléphone pour appeler Jonathan et lui expliquer la situation. Elle eut droit à un sermon d’anthologie auquel elle coupa court en lui demandant de l’attendre à deux rues de là, avec la voiture, à la lisière du cordon sanitaire. Elle redescendit ensuite dans la morgue, le tout ne lui prenant qu’une poignée de minutes. Pendant ce temps, le Dread Maker avait terminé avec sa cuve.

Le quartier est bouclé par les autorités sanitaires, j’ai repéré des agents de l’UNISON et deux héros, l’informa-t-elle. Je vous dis ça pour que vous le sachiez. Moi je peux sortir sans problèmes mais pas elle, alors si vous avez prévu une issue de secours et si je peux abuser de votre amabilité… Je vous revaudrai le service.

Après tout, il l’ignorait encore mais elle était Noctis. Certes, pas l’originale, mais pas une pâle contrefaçon non plus. Elle commençait à s’imposer dans le Cartel et pourrait peut-être aider ce mystérieux nécromancien, un jour prochain.
Ou pas, mais bon, l’avenir le leur dirait !

Vous allez faire quoi avec un embryon de néphilim, d'ailleurs?

La curiosité était trop forte.
 
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Message posté : Jeu 16 Fév 2017 - 10:22 Message
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Anton afficha un sourire narquois lorsque Dawn se plaignit d’avoir froid au-dedans. Heureusement son masque était là pour cacher ce rictus pervers. Ce n’était pas de sa faute si son état de non-vie venait perturber sa circulation sanguine, enfin, complètement l’arrêter, et que par conséquent ses mains étaient froides. Bien sûr, le fait qu’elle soit restée morte suffisamment longtemps pour que sa température intérieure baisse devait jouer aussi.

« Ne vous inquiétez pas, vous allez rapidement vous réchauffer. Je n’ai malheureusement pas d’habit autre que ceux dont sont vêtues mes infirmières et je ne tiens pas à les dénuder maintenant. Peut-être qu’il doit y avoir quelque chose qui traîne. »

Il aurait pu tenter de lui faire un manteau en peau de cadavre, mais quelque chose lui disait que cela ne l’aurait pas beaucoup réchauffée et qu’elle aurait refusé de s’en vêtir. Les femmes étaient toujours d’un difficiles, c’était terrible. Heureusement, il avait ce qu’il était venu chercher et son petit contretemps lui paraissait maintenant bien peu de chose. Surtout qu’il avait pu tester son sérum de résurrection et que ce dernier fonctionnait ! La prochaine étape serait de l’utiliser non pas sur une jeune femme morte récemment, mais sur quelque chose un peu plus décomposé, pour voir si le sérum de nécro-régénération pouvait vraiment faire évoluer les choses.

« Les filles, il va être temps de se préparer au départ. »
Il parlait à ses infirmières bien sûr, pas à Dawn. Encore moins à Casey, cette dernière venait de quitter la pièce. Décidément, c’était quelqu’un de particulièrement instable, Anton n’était pas certain de pouvoir entretenir une relation professionnelle avec quelqu’un qui disparaissait ainsi sans raison ! Les fantômes étaient le domaine d’Abigaïl et non le sien de toute façon. Bon, Casey n’en était pas un, c’était un cauchemar et une fille légèrement pénible qui avait un sérieux problème avec le respect de l’espace vital des scientifiques morts-vivants. Mais mis à part ça, elle faisait très esprit frappeur sur les bords. En tout cas, il pouvait admettre une chose, avoir une idée de ce qui se passait en dehors de l’hôpital était plutôt utile. Anton avait placé le bocal avec l’embryon à l’intérieur de Nightmare Nurse. Il avait l’habitude de laisser des cavités dans ses créations pour ce genre de cas particulier. Puis ce n’était pas comme si elle avait besoin de son utérus, elle.

« Je suppose que nous ne sommes pas à un abus près. Par contre, là où je vais, il va vous falloir suivre mes moindres ordres, je n’ai pas pour habitude d’autoriser les visites dans mon établissement et la propriétaire du terrain où je suis installé n’est pas des plus commodes. »

Il fallait dire qu’Abigaïl avait une politique très stricte à propos des vivants qui rentraient dans la dimension abritant Erehwon. Soit ils étaient des membres ou alliés de la Moisson, soit ils étaient des morts-vivants en devenir, y compris les patients du Dread Asylum. Le jumeau de Lady Death avait tout de même une certaine latitude et si Casey et Dawn ne s’amusaient pas à courir jusqu’à la salle du trône des ossements, tout devrait bien se passer.

« Par contre, avant de partir, j’aimerais laisser un petit cadeau à nos amis. » Anton fit un geste en direction d’Oglor et des infirmières, qui s’occupèrent de sortir un maximum de cadavres pour les empiler au milieu de la morgue. Anton n’aurait pas aimé être l’équipe scientifique qui allait devoir s’occuper de tout ce foutoir derrière lui. La puissance ténébreuse de la nécromancie commença à se manifester alors qu’Anton se tenait devant la pile de corps, les bras écartés. Parfois, un peu de mysticisme brut avait son utilité, comme pour créer un golem en seulement quelques secondes. Les chairs blafardes commencèrent à fusionner entre elles, les ossements à se déplacer pour former des membres inédits. Rapidement la monstruosité commença à tressauter, pour finalement se relever dans toute sa splendeur obscène et macabre. « Voilà qui devrait les occuper et savoir qu’aucune morgue n’est à l’abri du Dread Maker. » Il eut un léger rire. « Allez, c’est l’heure d’y aller, prochain arrêt, l’asile. Je vous monterais ce que je vais faire de notre ami avorté si vous êtes sages. »

Cela faisait bien une heure qu’il avait utilisé son passage, non ? Sûrement cela avait été ressenti de cette façon et pour des soucis scénaristiques, cela faisait au moins une heure. Anton ne prononça pas de formule, tout était dans la concentration dont il faisait preuve, dans les incantations qu’il avait tissées dans son costume et surtout dans le fait que l’Asile et lui étaient liés maintenant, de la même façon qu’Abigaïl l’était à Erehwon. En fait, l’asile était un peu une protubérance cancéreuse de la nécropole, comme Anton pouvait l’être pour sa sœur. Le passage de l’effroi apparut juste à côté du golem improvisé, ce dernier commença d’ailleurs sa lourde marche vers l’extérieur de la morgue, à la rencontre des forces de l’ordre.

D’un geste, le nécromancien invita les deux jeunes femmes à s’engager dans le portail et il ne tarda pas à le suivre, Massacre Nurse, le Defiler entre les mains, fermait la marche, s’assurant que personne ne les suive. L’accueil de l’asile était étrangement cosy. Tout était en bois, avec des fauteuils confortables, un comptoir en chêne massif. Seules les portes menant vers les « chambres » et les autres parties de l’établissement étaient en acier pour éviter aux intrus de rentrer, ou plutôt aux patients de sortir. Une infirmière brune au sourire figé se trouvait à l’accueil. « Ma chère pourriez-vous trouver des vêtements pour cette jeune femme ? » Anton coula un regard en direction de Dawn. « J’ai bien peur que vous n’ayez le choix qu’entre deux modèles, l’uniforme de mes infirmières ou bien les chemises réservées à mes patients. Enfin cela devrait mieux vous couvrir que ça. » Mais pas beaucoup plus. « Il va falloir que je m’occupe de vous faire retraverser vers le monde des vivants. Ce qui implique d’utiliser une porte des morts. Hum, j’espère que je connaîtrais le garde pour éviter que Lady Death n’apprenne votre existence, elle est assez pointilleuse vous savez. »
 
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Message posté : Sam 18 Fév 2017 - 11:48 Message
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Un établissement ? Casey arqua un sourcil, sans comprendre précisément ce que voulait dire le Dread Maker. La lumière tarda à arriver mais la créature cauchemardesque frissonna sous la prise glacée du pouvoir mortuaire qu’il utilisa pour créer un monstre à l’aide des cadavres de la morgue, précédemment empilés par ses sbires. Elle secoua la tête d’un air désapprobateur, une mimique bien connue de tous ceux qui avaient fréquenté Victoria. Elle cessa brusquement quand elle s’en rendit compte et pencha la tête sur le côté pour observer la monstruosité, avec, cette fois, curiosité. C’était tellement… Atroce, macabre, que ça en devenait comique. Dawn plaqua sa main sur sa bouche et poussa un cri de terreur. Casey lui tapota le dos.

Ne t’inquiète pas voyons, monsieur Maker est un excentrique. Regarde, il a un œil qui pendouille ! s’amusa-t-elle.

Mais Dawn ne goûtait pas vraiment à la plaisanterie. Elle envisagea la porte pour prendre ses jambes à son cou et, finalement, se plaqua contre Casey pour enfouir sa tête dans son épaule. La créature cauchemardesque soupira et lui caressa les cheveux. Après avoir démontré l’étendue de ses compétences, le Dread Maker ouvrit une porte dimensionnelle à leurs côtés et les invita à y pénétrer.
Casey hésita environs une demi seconde, le temps de se dire qu’elle ne connaissait pas du tout ce type, que c’était peut-être un piège pour l’emprisonner quelque part où Lukaz ne la retrouverait jamais… Puis elle étouffa cette paranoïa dans l’œuf, trop curieuse de visiter ce fameux asile. De ce qu’elle sentait de l’énergie magique qui soufflait hors du portail, il ne menait pas dans la dimension onirique et elle avait confiance (sans doute trop) en sa capacité de se sortir d’un mauvais pas comme celui-là.

Casey passa en maintenant Dawn contre elle. La récente ressuscitée ne se rendit pas compte qu’ils quittaient l’asile et sursauta en découvrant un décor bien différent de celui de la morgue.

C’est un asile, ça ? releva Casey, les sourcils froncés. Mais ça manque un peu de… Camisoles, sang, cris d’agonie…
C’est bien comme ça, couina Dawn.
Lady Death ? C’est qui ? Oh, oh, non, j’ai entendu parler d’elle, ça me dit un truc…

Casey se creusa la tête pour essayer de savoir en quelle occasion. Elle était presque sûre que l’information venait de Jonathan et concernait des établissements rivaux, mais si cette femme possédait une dimension annexe et un pouvoir sur les morts (comme le sous-entendait judicieusement son surnom), elle ne devait pas se contenter de gérer des clubs dans le quartier des théâtres.

Vous êtes adorable monsieur Maker. Mais avant de retraverser, on pourrait visiter non ? J’ai envie de savoir ce que vous allez faire avec cet embryon puis voir ce que vous entendez par asile. Parce que c’est… Cosy, ici. Vous recevez beaucoup de gens, pour avoir besoin d’un hall d’entrée qui sauve les apparences ? Vous avez uniquement des humains derrière ces portes ou d’autres créatures ?
Caseeeeey geignit Dawn. On ne peut pas juste… Le laisser nous ramener et… Et voilà ? Il me fiche la trouille, confia-t-elle en murmurant.
Ah tu trouves ?

Elle dévisagea le Dread Maker de bas en haut, une nouvelle fois, puis haussa les épaules.

A mon avis, c’est un problème humain, déclara-t-elle après une analyse minutieuse.

Elle ne le trouvait pas effrayant du tout. Intéressant, par contre, ça oui !

C’est qui ces gardiens ? Et vous pensez vraiment que Lady Death serait contrariée par notre présence ? On n’a encore rien fait de mal. Sauf par accident, vous pensez qu’elle m’en voudrait pour quelque chose ? Oh tiens Dawn, voilà tes vêtements !

L’infirmière était revenue avec un uniforme un peu trop sexy. Dawn étant bien élevée, elle ne fit aucun commentaire et se contenta de l’enfiler, heureuse d’avoir ses parties couvertes.
Au moins un peu.
 
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Message posté : Dim 19 Fév 2017 - 14:34 Message
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Anton avait parfaitement ignoré les remarques des deux femmes à propos de son golem improvisé ou de son excentricité. Il était un génie et il était prêt à admettre lui-même que sa création manquait de raffinement. Il n’y avait pas le soin qu’il mettait dans les détails, dans la suture délicate qu’il appliquait aux membres, aux cicatrices qu’il faisait ensuite disparaître par magie tout cela pour créer des golems beaucoup plus délicieux comme l’étaient ses infirmières. Il était un créateur de génie, mais là, il avait eu besoin de quelque chose de gros et de suffisamment ignoble pour laisser une image dans l’esprit des gens autour de l’hôpital. Tous apprendraient que pour le Dread Maker, Star City n’était qu’une gigantesque boîte de pétri.

Le nécromancien observa Casey avec un léger sourire en coin. Il se décida d’ailleurs à enfin retirer son masque de médecin de la peste, le tendant à l’une de ses nécro-infirmières. N’importe qui de vivant aurait transpiré là-dessus et ce n’était pas l’accoutrement le plus pratique. Il était toutefois délicieux de voir la terreur se dessiner sur le visage des vivants quand ils voyaient le docteur à l’allure de rapace se profiler à l’horizon.

« Voyons, c’est un établissement respectable. Oh, il y a du sang et des camisoles, mais c’est dans une autre partie de l’asile. Je ne tiens pas à ce que les visiteurs puissent être incommodés. Bon, je n’en ai pas beaucoup. Lady Death en fait toutefois partie, je vois que le nom vous dit quelque chose. » Ce qui était assez rassurant en soit, surtout si Anton tenait à se cacher parfois derrière sa sœur. Enfin, pas qu’il y tenait, mais cela pouvait toujours avoir son utilité. « Il vaut mieux parfois que les gens ne sachent pas exactement ce que vous faites, surtout quand ils estiment eux-mêmes qu’ils sont mieux dans l’ignorance. »

Abigaïl lui laissait carte blanche tant qu’il n’attirait pas l’attention et qu’il lui présentait des résultats. Anton n’aurait pas pu en être plus heureux. Avec la fortune qu’ils avaient accumulé tous les deux grâce à leurs pouvoirs sur les morts, leurs nouvelles fausses identités et ses projets comme la White Tower, il avait de nombreux projets en cours et tous ne concernaient pas la Moisson.

« Les humains ont une peur innée de ce genre d’établissements. Sûrement parce que de nombreux abus y ont pris place lors de leur apparition, sans compter que les premiers critères d’admission étaient risibles. Sûrement que votre amie a peur que je ne décide de vous enfermer toutes deux dans l’une des chambres et ne me mette à expérimenter sur vous. » Son sourire s’élargit alors qu’il envisageait sérieusement l’idée. Il avait toutefois déjà suffisamment de travail avec le néphilim qu’il venait de récupérer. « Mais va pour une visite ! Ce n’est pas souvent que je peux me le permettre, la majorité des gens qui viennent ici sont des patients et sont plus concernés par leur condition que par ce qui les entoure. Toutefois je compte sur votre discrétion. Allons-y. »

Il calqua une main gantée contre l’autre alors que déjà, l’une de ses infirmières s’occupait d’ouvrir les lourdes portes de métal. Ils durent d’ailleurs passer plusieurs grilles d’acier avant d’arriver dans de longs couloirs menant sur de nombreuses chambres, qui avaient tout l’air d’être des cellules.

« Lady Death est assez tatillonne sur qui entre dans son royaume. Vous êtes des vivants et vous n’appartenez pas à la Moisson, j’ai bien peur que vous ne soyez pas non plus sur la liste des VIP. » Qui abritait principalement l’exécrable gêneur qu’était le compagnon humain d’Abigaïl. Qu’est-ce qu’Anton aurait donné pour pouvoir retirer son cerveau à celui-ci et le placer dans un corps inoffensif qu’il aurait ensuite abandonné à tous les dégénérés qu’il abritait. « Quant aux gardiens… Et bien, une porte a besoin de quelqu’un qui la surveille tout simplement, il ne s’agit que de morts-vivants. Assez primitifs d’ailleurs contrairement à mes créations. Vous ne trouverez pas celles-ci dans ces couloirs d’ailleurs. Le rez-de-chaussée est pour les patients. Il y a même un réfectoire et une salle commune. »

Ils passèrent devant une infirmière, habillée comme l’était Dawn et qui promenait plusieurs zombies équipés de camisoles de force et de muselières.

« Je m’intéresse depuis un certain moment au psychopathes et autres tueurs en série. J’en ai ramené plusieurs par mes soins qui sont maintenant des patients des plus intéressants. Même les morts ont droit à des petites promenades. J’ai aussi plusieurs mutants intéressants dans ces chambres. J’éviterais de les déranger d’ailleurs, certains sont encore sensibles à leur condition. » Même si avec le retour de Madness Nurse dans l’établissement, beaucoup allaient de nouveau croire qu’ils se trouvaient dans un véritable hôpital et qu’Anton tentait vraiment de les aider. « Mon laboratoire se trouve au sous-sol, avec les spécimens et les patients les plus dangereux. Au-dessus se trouvent les archives et la bibliothèque et mes quartiers personnels. Rien de bien intéressant pour vous. Vous vouliez savoir ce que voulais faire avec le néphilim ? Il va être temps de le découvrir je pense. » Il eut un nouveau sourire et les mena jusqu’à un ascenseur vétuste.

Ce dernier émit un concert de grincements peu engageants alors qu’il s’enfonçait dans les profondeurs de l’asile. Son chemin sembla tortueux, semblable à aucun autre ascenseur comme s’il se déplaçait à travers un espace ne suivant plus les règles classiques de haut et de bas. Finalement ils arrivèrent tous dans un étage qui ressemblait beaucoup plus à ce que Casey devait imaginer. Des hurlements, des cris et des grognements s’échappaient des cellules autour d’eux, qui étaient bien plus renforcées. De lourds golems se déplaçaient le long des couloirs pour s’occuper de la sécurité. « Allons-y. » Au bout du couloir se trouvait une porte massive et derrière le laboratoire favoris d’Anton. Celui où il menait ses plus terribles expériences. Il y avait plusieurs tables d’opération, certaines avec des cadavres attachées à celles-ci. Des bocaux contenant plusieurs organes recouvraient des étagères. Une tête ouvrit d’ailleurs la bouche dans l’un des récipients comme pour pousser un hurlement silencieux. Des cuves au fond de la pièce abritaient des choses innommables et difformes. Il y avait aussi une cage suspendue au plafond où se trouvait Malaria qui chantonnait paisiblement.

« Bienvenue dans mon laboratoire ! C’est ici que je m’occupe de révolutionner la médecine et de préparer l’avenir de l’humanité ! Je sais, il y a de quoi être impressionné. Nightmare, le néphilim s’il te plaît. »
L’infirmière extirpa le bocal de son abdomen pour en sortir l’embryon qu’elle déposa sur une table chirurgicale. Anton attrapa un hachoir et d’un geste preste trancha l’avorton en deux. Il en donna l’une des moitiés à l’infirmière. « Mettez cela dans l’une des cuves de nécro-régénération. Je vais m’occuper de l’autre moitié. » Il se tourna vers les deux jeunes femmes une nouvelle fois. « Vous voulez voir mon chez d’œuvre ? »

Il se dirigea au fond de la vaste pièce, repoussant un lourd rideau pour révéler sa plus belle création. Cela ressemblait vaguement à une femme dont on aurait retiré la peau pour la remplacer par une sorte de métal étrange. Elle était à demi-écorchée toutefois, comme si on n’avait pas pris la peine de la refermer et son visage était celui d’un squelette recouvert de chair, les yeux vides de toute expression. Ce qui n’empêchait pas certains de ses organes de fonctionner et la plupart d’entre eux n’avaient pas l’air humain comme en témoignaient les ailes à l’aspect métallique dans son dos.

« Voici Eve. Celle qui amènera une nouvelle ère de gloire à l’humanité. Et ce que vous m’avez permit de récupérer, ce néphilim, sera la source d’énergie principale de son corps magnifique. Regardez bien ce qu’il y a sur sa peau. J’appelle cela le nécroderme, c’est un composé organo-métallique qui fusionne avec les cellules mortes et les réaniment tout en les assimilant. J’ai terminé son visage même si je ne l’ai pas encore rattaché, elle sera magnifique. »
 
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Message posté : Mar 21 Fév 2017 - 9:40 Message
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Quand le Dread Maker ôta son masque, Casey découvrit le visage d’un homme blond décoloré plutôt pâle, maladif même. Outre cela, il semblait… Presque normal. Elle se dit que tous les génies ne payaient pas forcément de mine, mais qu’ils partageaient souvent leur teint blafard, même si, dans son cas, il le devait probablement à un état de mort plus ou moins avancé. L’entité cauchemardesque ne connaissait pas précisément ce dernier et n’était pas certaine qu’il soit très poli de demander. Cette considération lui passerait probablement au-dessus d’ici quelques minutes, au fil de la visite. Une excursion dont Dawn se serait bien passée, vu les regards désespérés qu’elle jetait à Casey… Mais la récemment revenue à la vie relativisa malgré elle. Après tout, cet homme l’avait ressuscité et, sans Casey, elle croupirait toujours dans l’un des multiples enfers existant. Sans doute à Dis, pour ne pas se mentir, puisqu’elle avait été baptisée… Mais n’avait rien d’une enfant de chœur.

Abandonnons ces considérations pour nous concentrer sur la visite, à l’instar de Casey qui hochait régulièrement la tête à mesure des explications, des portes passées, du personnel rencontré. Ce dernier était particulièrement remarquable. Dawn se blottissait sous le bras de l’ombre, comme si ce pauvre morceau de chair allait l’empêcher de se faire happer par l’une des brutes épaisses façon golem, si ce dernier s’en prenait l’envie !

Quand vous dites la majorité des gens, euh… Ça veut dire qu’il y en a qui viennent de leur plein gré ? s’étonna Dawn, d’une voix peu assurée.
J’en doute ma chérie, tu sais, ça a l’air difficile d’accès comme endroit. Sauf si on est mort ? C’est peut-être une sorte d’antichambre de l’enfer.

Plus ils s’enfonçaient dans l’édifice et plus Casey en était convaincue. Créature cauchemardesque, elle était liée à certaines dimensions où se rendaient les âmes humaines après leur trépas. Issue du royaume des rêves, elle se dit que cet endroit aurait pu être un parfait décor pour une terrifiante mise en scène. Entre les zombies promenés en laisse, les portes avec des barreaux, le sang sur les murs, les camisoles, les hurlements…

Dawn sembla trouver une forme de réconfort quand le Dread Maker annonça qu’il s’intéressait principalement aux psychopathes et aux tueurs en série. Elle n’était ni l’une ni l’autre, juste une serveuse comme on en trouve à la pelle à Star City. Une fille avec des amis intéressants, bien entourée donc, mais sans grand intérêt en elle-même. Quoi que, maintenant, vu son statut de ressuscitée…
Casey s’approcha des chambres en question, glissant un œil par un barreau. Elle s’apprêta à se dématérialiser pour entrer et discuter avec ces spécimens spéciaux quand le propriétaire des lieux l’en dissuada. A croire qu’il lisait dans ses pensées. Un peu boudeuse, elle oublia sa déconvenue quand il proposa de lui révéler ce qu’il comptait faire du néphilim.

Ils montèrent dans un ascenseur qui avait quelques problèmes avec le concept de descendre en ligne droite, ce qui amusa assez Casey mais pas du tout Dawn. Son teint cadavérique était-il dû à une envie de vomir ou à son récent état de cadavre ? Difficile d’en être certaine. Leur petite visite déboucha sur un asile qui ressemblait davantage à l’image véhiculée par l’industrie cinématographique et vidéoludique. Ils passèrent une porte épaisse, pour finalement déboucher sur une pièce encombrée par des cuves et des bocaux. Quand la tête simula un hurlement, Dawn en poussa un vrai et Casey lui plaqua sa main sur la bouche.

Vois ça comme euh… Un parc d’attraction ! proposa-t-elle.

Dawn la gratifia d’un regard noir mais elle essaya malgré tout. La surprise l’avait faite hurler, mais elle savait à quoi s’attendre désormais. Ce problème réglé, au moins temporairement, Casey adressa une œillade d’excuse à monsieur Maker et lui réaccorda toute son attention. Heureusement pour Dawn et malheureusement pour Casey, elles avaient raté l’extraction du bocal de l’abdomen de l’infirmière.
Mais pas son incision en deux morceaux distincts. Casey eut une moue dégoûtée et Dawn… soupira en levant les yeux au ciel.

Avec plaisir, nous sommes là pour ça non ?

Il y avait même un rideau ! Quand il l’écarta, Casey et Dawn se retrouvèrent face à une créature de sexe probablement féminin, en partie écorchée, recouverte d’une substance qui semblait métallique et assez incongrue sur toute la structure. L’entité cauchemardesque se gratta le menton, la tête penchée sur le côté. Même Dawn cessa d’avoir peur de tout et s’abima dans la contemplation de cette chose, en essayant d’y trouver un sens. Son cerveau s’était-il anesthésié et mis sur pause ? Ou commençait-elle à relativiser ? Difficile de le savoir.

Fidèle à elle-même, Casey ne put s’empêcher de se dématérialiser en face de la création et de toucher le nécroderme du bout de l’index. La sensation lui paraissait étrange. Elle tendit ensuite les doigts pour effleurer les fameuses ailes et siffla, admirative.

C’est tellement… Étonnant ! Elle a un visage, alors ? demanda Casey en se tournant vers le Dread Maker. Est-ce qu’elle va avoir des cheveux ? Il lui en faut, je trouve. C’est plus joli sur une fille. Je suggère du blond, enfin pas du comme vous tout pâle et quasi blanc, du vrai blond lumineux, ça ira bien avec son prénom. Et des longs, pour pouvoir lui faire plein de coiffures différentes !

Non, elle ne prenait pas Eve pour une barbie glauque. Quoi que…

Et ehm, bon je suis assez profane sur tout ce qui concerne la science, par extension la nécroscience, mais en quoi amènera-t-elle une nouvelle ère de gloire sur l’humanité ? Parce que, concrètement, elle n’a rien d’humain, si ce n’est l’apparence générale. Oh, attendez… Je parie que vous avez travaillé sur base d’un cadavre humain ?

Cette supposition était faite sur le même ton qu’une maîtresse d’école soupçonneuse et prête à punir un gamin prit en faute. Un ton totalement incongru, donc, vu la situation…
 
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Message posté : Mar 21 Fév 2017 - 18:27 Message
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Une antichambre de l’enfer ? Quelle idée saugrenue ! Bien sûr, Erehwon et les environs se trouvait dans une sorte de monde de passage entre le monde des vivants et ceux des morts, plus particulièrement de l’Abysse même. Mais cela ne signifiait en rien qu’il s’agissait d’une sorte de premier point de passage pour les enfers. Les morts qui se trouvaient au Dread Asylum étaient pour la plupart des morts-vivants et non pas de simples morts. Car l’asile servait aussi de clinique pour les membres de la Moisson qui ne pouvaient pas vraiment aller à un hôpital pour se faire recoudre. Bien sûr, depuis qu’il avait ouvert son entreprise de pompes funèbres, Anton avait à son service un grand nombre de thanatopracteurs compétents qui s’occupaient bien souvent de raccommoder le menu-fretin pour lui. Il ne s’occupait personnellement que des membres de la cour pâle et des petits favoris de sa sœur. Parfois, un vivant de la Moisson attirait son attention avec une demande un peu excentrique, comme un changement de visage, ou carrément de corps. La transplantation de cerveaux, dont la plupart des médecins rêvaient seulement dans le monde du dessus, était quelque chose de pratiqué de manière régulière au Dread Asylum.

« Il y a certaines personnes qui ont les autorisations nécessaires pour descendre à la Nécropole et qui parfois requièrent mes services. Pour des soins, ou des choses plus originales. » Se contenta-t-il de répondre avec son éternel sourire aux lèvres.

Bien sûr il ne s’agissait que d’un service qu’il pourvoyait avec une extrême gentillesse au reste de la Moisson. Principalement parce qu’Abigaïl le lui avait demandé. Il appréciait parfois de transplanter un cerveau ou deux, ou de greffer un nouveau visage. Mes ses recherches l’intéressaient beaucoup plus que les soins quotidiens ! Il n’était pas un urgentiste après tout ! Pas même un vrai médecin selon les critères modernes, mais cela, ça ne l’arrêtait pas pour autant. Il avait eu ses diplômes bien avant n’importe quel ahuri qui pourrait venir lui dire que sa pratique était dépassée. Surtout qu’il imaginait difficilement un vieux docteur rabougri venir s’adresser de la sorte au Dread Maker. Il aurait fait une crise cardiaque bien avant, soit en voyant la silhouette sinistre du médecin de la peste ou en reluquant un peu trop les infirmières en tenues affriolantes. Triste image.

Mais quelle fantastique image qu’Eve ! Ou plutôt sa structure principale ! Comme il l’avait expliqué il manquait toujours quelques petits détails. Des cheveux, en effet, un visage, de la peau aussi. Quoique le nécroderme allait probablement tout recouvrir dans un premier temps et même venir saloper toute tentative de greffe de visage. Il en avait un jolie en réserve. Une belle jeune femme aux lèvres pulpeuses, blonde bien entendu, quoique pas forcément naturelle. Comme si cela ne l’avait jamais gêné. Même sa sœur ne portait plus sa teinte de cheveux naturels, ayant opté pour un blond des plus communs pour se mêler plus facilement à la population. Lui seul portait encore la crinière blanche des jumeaux Fausts.

« Elle va avoir des cheveux bien entendu et en effet, ils sont blonds. » Il lança un coup d’œil en direction de ses infirmières… Qui étaient toutes blondes. « Ce qui n’a pas dû être trop difficile à deviner… » Il nourrissait un attrait certains pour cette couleur de cheveux, peut-être parce que sa mère était blonde et qu’il ne l’avait jamais connue ? C’était bien la seule chose qu’il partageait avec son beau-frère en tout cas. Enfin, l’ahuri qui servait de compagnon de lit à sa sœur. « Je ne suis pas certain de la longueur en tout cas. C’est très peu hygiénique. Enfin, elle les attachera sûrement. » Comme Massacre Nurse. Les deux autres les avaient au niveau des épaules ou plus court encore.

Il était rafraîchissant toutefois de pouvoir partager ainsi sa création avec des jeunes filles qui ne tentaient pas de fuir et n’étaient pas mortes ! Enfin, dans le cas de Dawn, Anton ne pouvait que deviner l’effroi qui l’habitait. Cela devait lui demander toute sa maîtrise de soi pour ne pas fuir, surtout avec Skratch qui venait lui renifler l’entrejambe. Apparemment le chien n’avait pas compris que son maître avait trouvé le fœtus qu’il cherchait. D’ailleurs le nécromancien s’approcha d’Eve, tenant dans la main la moitié de néphilim. Des filaments de chair noirâtre s’étendirent depuis la cage thoracique ouverte de l’abomination en construction alors que des incantations s’élevaient de la bouche d’Anton. Ils se refermèrent sur l’embryon, venant plonger leurs extrémités dans sa chair rosâtre pour l’incorporer ensuite dans le corps d’Eve. « Magnifique… » Soupira Anton avec un plaisir évident.

« La base est humaine en effet. En fait, tout est en quelque sorte humain. Même le nécroderme, l’essence même de la chair morte ne se trouve-t-elle pas dans nos propres cadavres ? » Il eut un léger rire face à son élan presque poétique. « Elle sera la première et la mère d’une nouvelle race d’hommes qui ne connaîtront pas la mort. » Il caressa délicatement le visage sans peau de la belle. « Je compte lui donner les moyens de reconstruire l’humanité à son image. Après tout, l’homo sapiens sapiens est une race mourante. Avec l’apparition des mutants elle est vouée à disparaître, mais Eve et moi serons là pour les sauver, tous, pour leur donner un sens au-delà de l’extinction de leur race, pour leur rendre le contrôle de leur monde. Une fois que je les aurais libérés de leur mortalité, de leurs peurs et qu’ils seront tous unis dans la morte-vie. Tous ne feront qu’un. Un bel avenir en perspective, n’est-ce pas ? Je dois dire que je meurs d’envie de lancer le processus de résurrection dès maintenant. Mais peut-être que vous aimeriez une petite collation ? Il est rare d’avoir des visiteurs qui tiennent jusqu’ici je me rends compte. »
 
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Message posté : Jeu 23 Fév 2017 - 13:06 Message
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Heureusement pour Dawn, personne dans cette pièce ne semblait être télépathe. A mesure qu’ils atteignaient les sommets de l’horreur, la récemment ressuscitée devenait moins loquace, affichant un visage dangereusement neutre. Dans son esprit, par contre… Elle qualifiait allégrement le Dread Maker de fou furieux et cela ne s’arrangea pas quand il exposa son plan concernant Eve. Une race qui ne craignait pas la mort mais savait tout de même se reproduire ? Même elle, qui n’avait jamais fait de très hautes études, voyait un problème plutôt gênant se pointer à l’horizon, en terme de surpopulation. Toutefois, elle conserva ses remarques pour elle, et se répétait en boucle c’est bientôt terminé, on va sortir d’ici, on va rentrer, je vais retourner bosser, on ne va plus jamais le revoir, tout va bien se passer.

Casey ne partageait ni son dégoût, ni ses inquiétudes. Créature onirique cauchemardesque, elle se sentait relativement peu concernée par les problèmes d’évolution, d’extinction d’une espèce au profit d’une autre ou de repeuplement de la planète par des créatures incapables de mourir. A dire vrai, elle trouvait cela très amusant et original. L’existence d’un homme comme le Dread Maker lui assurait de ne pas s’ennuyer avant un bon moment !

Si elle est la mère d’une nouvelle espèce et que vous l’avez créé, est-ce que ça ne fait pas de vous une sorte de dieu ? demanda-t-elle en se frottant le menton, sans cesser de dévisager Eve.

Enfin, plus précisément, le processus à l’aide duquel elle aspirait le néphilim. Cela ne la dégoûtait pas le moins du monde, mais l’intriguait par contre énormément. Quel endroit hors du commun ! Sa « chose nouvelle » du jour était de toute première qualité.

Oh, c’est très gentil à vous de proposer et j’avoue que ce serait un plaisir, mais je m’en voudrais de vous retarder dans votre processus créatif. D’autant que j’ignore si le temps s’écoule de la même manière ici que sur la Terre Prime. Ce serait très ennuyeux que nous disparaissions plus d’une heure…

Son téléphone portable ne captait pas, ici. Aucun opérateur téléphonique n’avait pensé à émettre jusqu’au Dread Asylum, quel scandale ! Jonathan devait certainement essayer de la joindre. Il était l’un des seuls à connaître sa destination et si la télévision parlait des zombies tueurs dans l’hôpital, son lieutenant devait être au bord de la crise cardiaque, l’imaginant gisant dans ses propres viscères. Sans compter que l’étrange silence de Dawn inquiétait Casey. Toute cette atmosphère macabre ne lui convenait hélas pas.
De plus, si l’homme lui donnait une bonne impression générale, elle n’était pas naïve au point d’accepter de la nourriture ou même une boisson de sa part. Pas sur son terrain. Certes, on pourrait souligner qu’emprunter un portail dont elle ne possédait pas la clé de retour avec lui était tout aussi stupide, mais Casey n’était pas toujours une personne très logique.
Jamais, en fait. Mais elle essayait vraiment !

Par contre, très sincèrement et si cela ne vous ennuie pas, je serais ravie de voir Eve terminée, avec un visage, des cheveux, et qui sait, peut-être déjà enceinte pour repeupler l’humanité ? Vous en avez des idées excentriques, monsieur Maker. Je me demande si quelqu’un essaiera de vous arrêter.

Très certainement et peut-être qu’après avoir discuté de tout cela avec Jonathan ou Lukaz, Casey se rendrait compte du danger que cet homme représentait. Ou peut-être pas, à moins qu’elle décide tout simplement de s’en moquer. De nom, elle connaissait la Moisson, Lady Death sans jamais les avoir approchés, mais sa rencontre avec le Dread Maker la rendait curieuse. Certainement trop pour son propre bien !
 
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Message posté : Sam 25 Fév 2017 - 22:38 Message
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Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres d’Anton à la remarque de Casey. Est-ce qu’il était un dieu ? Oh, il avait le pouvoir de créer des choses, d’utiliser des cadavres pour donner naissances aux abominations qui peuplaient son imagination. Il avait le pouvoir nécessaire pour ramener les morts à la vie et finalement pour créer des choses parfaitement nouvelles ! Mais était-il un dieu ?

« Je ne pense pas non. Je ne fais que démontrer que ce pourquoi certains vénèrent les dieux, comme quoi ils ont créé l’espèce humaine, est à la portée des prétendus mortels. » Il eut un éclat de rire. « Je ne suis pas en train d’essayer de devenir Dieu. » Cela, il le laissait à sa sœur. « Je veux juste lui mettre le nez dans son fumier en lui montrant que je peux faire mieux que lui, que je peux réaliser ce qu’il a échoué à faire. Le monde que je créerais, peuplé de mes morts-vivants à la perfection immaculée sera dénué de divinités. Alors, Dieu et tous les autres mourront. »

La religion n’était qu’une source d’obscurantisme stupide à son sens. Les divinités n’étaient que des entités extra-dimensionnelles mystiques, des parasites de l’humanité qui avaient besoin de foi pour exister. Si Abigaïl aspirait à devenir leur égal, Anton lui n’était d’accord avec elle que sur une chose : il était temps de débarrasser l’humanité de ces parasites psychiques. Le Pacte faisait déjà une bonne partie du travail, mais il avait pu voir en tant que Dévoreur que nombreux encore étaient les démons et les dieux qui trouvaient des moyens d’interagir avec le monde des vivants. Ils utilisaient pour cela la stupidité collective, la peur, la haine. Tant de choses qui ne fonctionneraient jamais sur Eve, qui ne fonctionneraient jamais sur ses merveilleuses créations. En débarrassant l’humanité de sa peur de la mort, il la débarrasserait de son désir d’un au-delà. A ce moment là, il devrait se résoudre à affronter sa jumelle, mais en attendant, il ferait de la Terre un monde meilleur.

« Vous avez des endroits où vous devez être ? » Demanda-t-il distraitement. Il n’avait pas vraiment considéré le temps comme une donnée sensible en cette soirée. « Il n’y a pas de distorsion temporelle notable entre la terre et mon asile. Pas dont je sois au courant. Même s’il m’arrive d’être absorbé par mon travail et de ne pas voir les heures se succéder. » Ses infirmières avaient alors pour rôle de le remettre dans le droit chemin, pour qu’il puisse s’occuper de sa société de pompes funèbres au passage.

Il fit un pas en arrière, observant avec une pointe de fierté dans le regard Eve avec son nouveau cœur mort-né. Il n’avait qu’une envie, s’occuper de la bichonner et de la façonner pour qu’elle commence à le servir. Malheureusement, cela lui prendrait un certain temps et il devait d’ailleurs s’occuper des deux jeunes femmes, surtout si elles étaient pressées. Il avait bien envie de charger Madness ou Nightmare de les raccompagner jusqu’à la porte des goules, mais c’était trop risqué. Si jamais l’infirmière croisait l’un des serviteurs d’Abigaïl, elle ne saurait pas comment justifier la présence de vivantes qui n’appartenaient pas à la Moisson. Peut-être que s’il leur mettait des camisoles de force et des laisses ? Non, le plus simple était qu’il s’en occupe.

« Ce serait avec plaisir. Il va me falloir quelques temps encore pour m’assurer que tout fonctionne. Quant à la gestation, j’ai d’autres moyens de reproduction en tête qu’il faudrait que je teste avant. Quoiqu’il pourra s’agir plus de conversion pour certains individus. Enfin, je ne vais pas vous embrouiller en vous parlant de tous mes projets, puis vous en avez déjà suffisamment vue. Si vous ne m’aviez pas fait une démonstration de vos capacités et que Dawn était presqu’une de mes créatures, je serais sûrement obligé de vous tuer toutes les deux. » Il eut un léger rire. « Enfin, je pense qu’il est plus sage de vous ramener dans le monde des vivants. A moins que vous ne vouliez continuer la visite ? Il y a certains spécimens intéressants. » Cancer le nécroplasme pour n’en citer qu’un, une sorte de masse grouillante qui dévorait toutes les expérimentations ratées d’Anton.

Le nécromancien les invita à le suivre pour regagner l’ascenseur. « Je devrais demander à Lady Death ma propre porte des goules, mais vous devez connaître ces individus puissants, toujours à tout vouloir contrôler. Enfin, nous allons donc devoir passer par Erehwon pour rentrer dans le monde des vivants. » Et il ne pouvait pas utiliser la porte principale, faire débarquer ces filles à Gallows End ou même le Necropolitan attirerait trop de soupçons. Il allait devoir opter pour les égouts ou le cimetière aux lanternes.
 
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Message posté : Mer 1 Mar 2017 - 19:46 Message
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Casey ne se sentait pas particulièrement concernée par les considérations théologiques du Dread Maker. En tant qu’entité onirique cauchemardesque, elle n’avait pas été « élevée » dans une croyance quelconque et Victoria, comme tous les NG, n’étaient pas particulièrement croyants ou même férus d’église. Cela lui passait largement au-dessus, mais si le scientifique y trouvait son bonheur, elle était contente pour lui. Quant au déicide qu’il se promettait d’effectuer… Pourquoi pas, après tout ? Casey était curieuse de découvrir ce que pourrait donner un monde sans dieux. Raison pour laquelle elle fit promettre au Dread Maker de venir lui montrer Eve.

Oui, plutôt. Vous n’avez même pas idée, répondit-elle avec un sourire amusé.

Après tout, si elle savait que cet homme blond était le Dread Maker, lui ignorait que Casey était en réalité Noctis. En tant que telle, ses nuits étaient consacrées à son business et si elle avait pris une heure pour aller voir Dawn à la morgue (avec le résultat que l’on connait) elle ne pouvait pas vraiment s’accorder beaucoup plus. D’autant que le quartier autour de l’hôpital devait grouiller de super-héros, d’agents de l’UNISON… Peut-être même d’anciennes connaissances de Victoria ? Jonathan devait friser l’arrêt cardiaque, à se demander si elle n’avait pas été victime de l’infection zombie, à moins qu’il n’ait déjà sabré la bouteille de champagne ? Difficile d’être sure de quoi que ce soit, avec cet emmerdeur pédant.

C’est une bonne nouvelle. Enfin, pour moi. Pour vous, je ne sais pas, ce serait sans doute plus avantageux que le temps passe plus lentement ? Pour vous donner l’occasion de mener tous vos projets à bien.

Même si la vieillesse ne devait pas être un problème pour un nécromancien. Il avait dit quelque chose à ce sujet, tout à l’heure, mais Casey, tête en l’air, ne retombait plus exactement sur quoi. D’ailleurs, elle s’en moquait et rit de bon cœur quand il menaça plus ou moins de les tuer. Dawn ne goûtait pas la plaisanterie, mais la créature cauchemardesque aimait ce genre d’humour.

Oh, voyons, monsieur Maker, pas de ça entre nous. Je vous promets que je ne parlerais pas de ce que j’ai vu ici, si vous tenez votre parole et que vous continuez à me montrer la suite de vos projets. Ça m’intrigue vraiment, toute cette histoire.

Dawn marmonna quelque chose au sujet de ses goûts bizarres et franchement tordus, que Casey ignora superbement.

Si vous me réinvitez ici, je vous promets que je prendrais toute la soirée pour découvrir vos autres créatures. Surtout si elles sont aussi intéressantes qu’Eve. Et si vous me racontiez, sur le chemin ? Pour me donner un avant-goût.

Après tout, elles venaient seulement de retourner à l’ascenseur et tout pouvait encore arriver. Une panne de courant (si tant est qu’il fonctionne à l’électricité, ce dont Casey doutait), un zombie en panique, un monstre psychotique, un piège, pourquoi pas, elle n’écartait aucune possibilité. Pendant qu’elle lisait tout ce qui était susceptible de mal tourner sur le chemin de la porte, elle hocha la tête d’un air affirmatif.

Si vous saviez. Pas plus tard qu’il y a deux jours, j’en ai rencontré un dans ce genre-là, à se permettre d’exiger de moi que je lui cède un artefact que j’avais vu la première, juste parce que c’était « lui ». Non mais ! Je lui ai botté les fesses. Vous devriez peut-être essayer, avec Lady Death? Bon, pas de lui botter les fesses à proprement parler, mais de faire valoir votre point de vue, si vous voyez ce que je veux dire.

Elle lui adressa un clin d'oeil, comme si c'était limpide.
La véritable histoire d'Haft, d'ailleurs, différait quelque peu du grossier résumé fourni par Casey, mais ce sont les vainqueurs qui la réécrivent ! D’autant qu’elle avait bel et bien récupéré l’épée, qui reposait sagement dans le tatouage sur sa paume droite.

Erehwon ? demanda Casey en essayant de copier la prononciation du Dread Maker. Qu’est-ce que c’est, exactement ? Et où est-ce qu’on va atterrir ? Pas trop loin du quartier des théâtres, ce serait un must. Enfin, si ce n’est pas trop demander, évidemment. Je ne connais pas la précision exacte de vos portes…

Et elle ne mourrait pas d’envie de se retrouver dans l’hôpital, vu ce qu’avait laissé le Dread Maker derrière eux ! Et vu l’état de Dawn, qui avait bien besoin d’un petit remontant.
 
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Message posté : Jeu 2 Mar 2017 - 21:36 Message
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Casey n’avait pas tort sur ce point. Si le temps s’écoulait différemment à Erehwon il aurait bien pu se complaire avec gaieté dans ses expériences sans jamais avoir à se soucier de ses activités terrestres. Mais le fait était que si Abigaïl l’avait chargé de s’occuper de l’entreprise familiale, c’était autant pour tester sa loyauté à la Moisson que pour le brider. Il était un nécromancien de génie et il en avait parfaitement conscience lui-même. Apte à venir voler la vedette à sa sœur jumelle ? Peut-être pas, mais il avait les moyens de créer un joli chaos derrière lui et elle le savait. C’est pour cela qu’il devait prendre son mal en patience.

« Oh, je ne me soucie pas trop du temps. J’en ai déjà perdu tellement, vous n’avez pas idée, je ne suis plus à quelques décennies près, je peux accepter certains délais. »

Deux siècles, c’est ce qu’il avait perdu en mourant, c’était le temps qu’Abigaïl avait mis à le ressusciter. Et si jamais sa sœur venait à périr, il n’en perdrait pas autant ! Il se dépêcherait d’utiliser sa nécromancie et ses sérums pour la ramener parmi les vivants. Décidément, il ne comprenait pas pourquoi Abigaïl avait mis autant de temps à comprendre que le meilleur moyen de se débarrasser du dévoreur était de tout simplement ressusciter le nécromancien qu’il avait été.

« C’est un cercle vicieux que vous me proposez. Je dois continuer à vous montrer mes expériences en nécromancie et nécro-chirurgie pour que vous acceptiez de garder le silence, ce qui fait que je vous donne encore plus de choses à raconter. » Il soupira. « Décidément, vous ne me facilitez pas la vie, mais je n’ai d’autre choix que d’accepter. Puis c’est toujours agréable d’avoir des serviteurs, c’est tellement rare dans mon domaine. Vous êtes aussi la bienvenue miss Dawn, je devrais d’ailleurs vous fournir un examen d’ici quelques temps, revenir d’entre les morts n’est pas une chose anodine et il pourrait y avoir des séquelles qui se déclencheraient plus tardivement. »

Il n’était pas stupide au point de ne pas remarquer que l’endroit n’était pas au goût de la blonde. C’était un manque de goût certain, l’aspect gothique de l’asile servait avant tout à mieux capter les courants de magie noire qui traversaient la dimension où ils se trouvaient.

« Il vous faudrait plus d’une nuit pour tout voir. Enfin, vous avez déjà croisé mes infirmières, les trois qui m’accompagnaient à l’hôpital sont les plus développés, mes projets originaux qui me permirent de tester certaines choses pour Eve. Vous avez aussi vu Skratch ! Une brave bête… Mais il y en a dont vous n’avez qu’aperçu les contours, comme Malaria, ma vampire de compagnie. »
Il l’avait acheté à Vladislav Markov. Ce qui ne plaisait pas beaucoup aux vampires de Bloodfeud maintenant qu’ils avaient quitté le Cartel Rouge pour rejoindre la Moisson. Il avait bien vu la façon dont Vassilissa Markova, la garde du corps d’Abigaïl, regardait ce qu’il avait fait à partir de l’une de ses sœurs. « Il y a aussi Cancer, une expérience ratée qui a pourtant sue dépasser toute mes expériences. Elle a d’ailleurs été inestimable dans le développement d’Eve. Oh, il y a aussi tous mes golems, mais aussi ma champignonnière. »

Quels formidables êtres-vivants. Contrairement aux plantes, les champignons se contentaient de matière morte, d’obscurité et d’humidité pour pousser. Ils rampaient dans l’obscurité, sous la forme de moisissure rampante, ou bien dans le cas d’Anton, de véritables abominations fongiques qui infestaient des zombies et erraient dans les parties inférieures de l’asile, enfin plus inférieures encore. Si la bâtisse ne possédait pas beaucoup d’étages au-dessus du sol, il y en avait de multiples sous terre, un véritable labyrinthe.

« C’est bien plus compliqué que votre cas j’en ai bien peur. Voyez-vous, Lady Death et moi faisons comme partie de la même famille. » Pour ne pas dire qu’ils étaient les jumeaux nécromanciens Faust, qui avaient terrorisé le terroir anglais avec leurs jeux macabres lorsqu’ils étaient encore de jeunes gens. Là où Anton construisait un golem, sa sœur relevait plusieurs zombies et les deux partis s’affrontaient une fois la nuit tombée dans une chapelle abandonnée au milieu de la lande. Il avait de nombreuses fois essayé de convaincre sa sœur de reprendre leur petit jeu, notamment pour les pousser à s’améliorer dans leur pratique des arts sombres, comme par le passé. Mais elle avait refusé, malheureusement.

« Erehwon… La nécropole, la cité de nulle-part, nowhere. C’est l’endroit où nous sommes en quelque sorte et c’est effectivement nulle part. Vous ne la trouverez sur aucune carte et pourtant... » Ils avaient atteint l’accueil et un golem leur ouvrit la lourde porte de bois et de fer noir pour révéler le décor macabre de la nécropole dont l’asile n’était qu’une extrémité. C’était un labyrinthe d’arches, de mausolées, de tours et de cryptes qui se dressait sous leurs yeux. Anton ne s’en lassait pas et même si c’était le domaine de sa sœur, il y trouvait une inspiration pour ses œuvres sans limite. La connexion internet était juste des plus déplorables malheureusement. Il ouvrit les bras en grand, comme pour embrasser le paysage de son être. « Voici le royaume de la non-vie, cet endroit qui se dresse entre le monde des vivants et ceux des morts. Si jamais vous entendez des histoires à propos de gens qui ont disparus dans un souterrain, dans un cimetière ou dans l’obscurité de la nuit, ils ont probablement fini ici. C’est là que vampires, goules, spectres et nécromanciens se rencontrent depuis la nuit des temps et c’est bien évidemment le domaine de Lady Death. Enfin, allons-y. »

Un pont tortueux serpentait entre les massifs de pierres tombales, les ossuaires croulant sous les araignées ou encore les forêts d’arbres pétrifiées à flanc de beffroi. On pouvait y apercevoir des morceaux de nombreuses architectures, comme si tous les bâtiments détruits par le temps, érodés ou simplement écroulés avaient fini ici, se joignant à l’architecture sombre et distordue du lieu. Il ne leur fallut pas longtemps pour s’aventurer près d’une porte des goules… Il s’agissait d’ailleurs simplement d’un cimetière, dont l’une des fosses, au lieu de mener à un cercueil et un cadavre, laissait entrevoir une volée de marches.

« Hum, il ne semble pas y avoir de gardien aujourd’hui. Ce passage vous mènera jusqu’aux égouts de Star City. Essayez de ne pas trop déranger les goules, elles peuvent se montrer agressives si on interrompt leur repas. » Anton se tournait face aux deux femmes, si bien qu’il ne vit pas la silhouette massive qui se profilait derrière lui. Huit pattes monstrueuses s’élevaient de derrière un mausolée, alors qu’Ishkanah, la veuve des tombes et familier de Lady Death laissaient entrevoir toute sa monstrueuse stature d’araignée.
 
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Message posté : Dim 12 Mar 2017 - 11:23 Message
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L’avantage d’être immortel, hormis le plus évident, était que l’on pouvait se permettre de perdre autant de temps qu’il nous seyait, pourvu que l’on parvienne à mener à bien ses projets sur le moyen et long terme. Dans le cas de Casey, la jeune femme devait avouer qu’elle ignorait dans quelle mesure allait vieillir le corps de Victoria, si sa mutation influençait sur la force de ses organes et de ses tissus, lui permettant de survivre plus longtemps, ou non. Elle ignorait tout autant ce que l’influence de sa condition de cauchemar apporterait à la longévité de son enveloppe. Quoi qu’il en soit, Casey, outre ces détails, ne pouvait se permettre de disparaître plus longtemps de la Terre Prime sans alerter Jonathan, qui finirait par appeler Lukaz, ce qui compliquerait grandement les choses. Elle ne souhaitait pas mentir au voleur qui l’avait recueillie et prise sous son aile. Elle savait ce qu’elle lui devait, aussi autant éviter le plus possible les situations potentiellement gênantes.

Oh, voyons, ne faites pas votre victime Monsieur Maker, taquina-t-elle avec un sourire. Je suis certaine que l’idée d’avoir un public vous ravit. Vous devez vous sentir bien seul, dans cet asile, sans personne d’un minimum intelligent pour apprécier votre travail.
C’est vraiment nécessaire ? demanda Dawn, au bord du désespoir.
Tu as entendu le docteur, ma chérie. Mourir, ce n’est pas rien.
J’ai encore du mal à réaliser.

Sa voix s’éteignit et elle baissa les yeux. Casey n’insista pas mais se promit de discuter avec elle une fois de retour au Red Night, pour essayer de comprendre ses sentiments, son point de vue, et l’aider au mieux. Pendant qu’elle prenait cette résolution, le Dread Maker continuait d’avancer en lui donnant un avant-goût de tout ce qu’il y avait à voir ici.

Je parie que ce ne sont pas des champignons comme ceux qu’on trouve dans le vol-au-vent ? releva-t-elle en imaginant de petits monstres tueurs aux grandes dents avec un chapeau rigolo.

Elle apprit sur le tas que Lady Death appartenait à la famille du Dread Maker, ce qui était évident pour tout qui les avait vu côte à côte mais ce n’était pas le cas de Casey, qui s’en portait certainement bien mieux. Ils retournèrent à l’accueil et une créature que le cauchemar ne sut nommer ouvrit une porte en bois. Ils arrivèrent dans un cimetière d’où s’élevait des tombes, des mausolées et des cryptes. Le décor aurait pu être digne d’un film d’horreur, mais personne à Hollywood ne semblait avoir mis un orteil ici. Casey contempla l’endroit en tournant la tête dans tous les sens, pour embrasser le paysage du regard. Dawn continua à fixer la terre, comme si elle lui paraissait extraordinairement intéressante et recelait tous les mystères de l’univers.

C’est très… Je ne sais pas, j’allais dire coquet mais j’ai l’impression que vous allez mal le prendre. C’est très intéressant.
C’est carrément flippant, trancha son amie.
Ah, tu trouves ?

Dawn hocha la tête avec vigueur et Casey haussa les épaules. Ils arrivent face à un pont, qu’ils traversèrent, avant de s’enfoncer à nouveau dans un cimetière. Assez ironiquement, Dawn ne s’y sentait pas du tout à l’aise alors que Casey marchait d’un pas tranquille, comme pour une promenade dans un pré en fleur. Elle posait aussi tout un tas de questions, du genre : Oh, quel est ce nom sur cette pierre ? Oh, qui a construit ce bâtiment ? Oh, qui a détruit ce mur ? Oh, à quoi ressemble une goule en vrai ? et elle se dématérialisait d’un endroit à l’autre, telle une agaçante gamine qui court partout dans le magasin de jouets. Heureusement (ou pas ?) ils arrivèrent à destination et le Dread Maker leur désigna une volée de marches devant laquelle il n’y avait aucun gardien.

Les égouts ? Il y a des goules dans les égouts ?
Mon dieu il y a des goules dans les égouts, geignit Dawn.
Et ça mange la chair morte uniquement ? Parce que dans ce cas ma chérie, tu n’as pas trop à t’en faire. Enfin, je crois ? releva Casey en se grattant le menton. On pourra faire l’expérience.

Le cauchemar tapota l’épaule de son amie d’un geste qui se voulait rassurant… Un échec total, à en juger par la crispation de Dawn. Casey s’apprêtait à dire au revoir au Dread Maker et à le remercier pour son hospitalité quand elle remarqua, dans son dos, une gigantesque araignée. Elle pencha la tête sur le côté, l’air perplexe, et par acquis de conscience, demanda :

Excusez-moi mais il y a dans votre dos ce qui me semble être une araignée géante a l’air particulièrement féroce. C’est à vous ou ça faisait partie des créatures « à ne surtout pas déranger » ?

Dans le doute, Casey écarta sa main droite de son corps. Le tatouage discret sur sa paume brilla et une lame que tout le monde pensait divine mais qui était en fait démoniaque, apparut dans toute sa splendeur magique.
Juste… Au cas où.
A côté d’elle, Dawn poussa un hurlement et Casey se souvint que son amie était arachnophobe.

Tu devrais peut-être courir dans les égouts ma chérie, le temps qu’on règle ça ?

Les goules ou l’araignée ? La ressuscitée opta pour les premières et descendit l’escalier en courant.
 
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Message posté : Ven 17 Mar 2017 - 18:09 Message
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Casey n’avait pas tort, Anton appréciait d’avoir un public. Bien sûr, elle était un peu rapide à réduire à néant l’intelligence des autres résidents du Dread Asylum. Nombre de ses patients étaient encore en pleine possession de leurs moyens intellectuels, pour le moment tout du moins. Bien souvent ils finissaient par ne plus être que des loques, soit parce qu’ils étaient morts et avaient été réanimés, soit parce qu’ils avaient frappé un peu trop fort leur tête contre un mur et avaient fini par abandonner tout espoir de revoir la lumière du jour. En plus de cela, le Dread Asylum croissait pour devenir une organisation satellite et intégrante de la Moisson, un peu de la même façon dont certains groupes faisaient partie du Cartel Rouge. Nombre de nécromanciens venaient apprendre l’art de la nécro-alchimie et de la confection de golems de chair auprès d’Anton, sans parler de son approche si personnelle de la nécromancie.

« C’est nécessaire en effet. Je ne voudrais pas que vous entriez dans une phase de dépression, ou qu’un de vos organes n’ait pas été réanimé correctement et ne finisse par vous lâcher de manière inopinée. Ne vous inquiétez pas, je peux voir que mon établissement vous effraie, nous pourrons trouver un endroit un peu plus convivial pour cet examen. »


Ce qui ne l’empêcherait pas d’emmener ses infirmières et tous ses outils. Il trouvait vraiment dommage de ne pas pouvoir garder Dawn avec lui finalement. Il l’avait ressuscitée, n’était-elle pas l’une de ses créatures ? Bizarrement, il doutait que Casey n’accepte cet étrange sentiment de paternité. Puis le nécromancien allait surtout se hâter de rassembler des cadavres de jeunes femmes pour renouveler l’expérience.

« Je ne suis pas responsable de l’architecture de ce lieu. En fait, je doute que qui que ce soit en ait vraiment été à l’origine. Erehwon est un patchwork de ruines et d’architectures qui n’auraient jamais dû se rencontrer, un paradoxe en quelque sorte, une ville qui est là et pas là en même temps. » Il eut un léger sourire. « Un peu comme un mort-vivant. » Après tout, qu’est-ce qui pouvait bien être à la fois vivant et mort ?

Mais si on mettait la sémantique de côté, la citadelle des morts-vivants était belle et bien là et ses habitants existaient bel et bien. Anton pouvait d’ailleurs voir avec plaisir qu’il n’y avait pas de gardien autour de cette porte des goules là. Ils servaient autant à s’assurer que des intrus ne pénètrent pas dans le royaume de Lady Death ou que des prisonniers ne s’échappent. Car Anton était loin d’être le seul nécromancien de la citadelle à conserver des vivants contre leur gré ici.

« Bien sûr qu’il y a des goules dans les égouts. Il y a des meutes de goules dans à peu près toutes les grandes villes. Oh celles de Star City sont loin d’égaler celles des catacombes de Paris. Je ne crois pas qu’il en existe de plus vaste au monde. Généralement il est impossible pour les vivants de les repérer, elles sont trop discrètes et vivent dans des endroits où aucun individu vivant n’oserait se rendre. Elles grappillent des charognes et des cadavres de laissés pour compte. Elles participent au nettoyage des grandes villes en quelque sorte et participent au haut taux de disparition de Star City. Pas parce qu’elles tuent les gens. » Ajouta-t-il rapidement en voyant que Dawn avait l’air toujours aussi terrifiée. « Mais elles mangent leurs cadavres avant que les forces de l’ordre ne puissent les trouver. »

Tout absorbé qu’il avait été dans son exposé sur les goules, et il n’avait pas encore abordé la question de leurs pratiques sexuelles, Anton n’avait pas fait attention à la silhouette arachnoïde qui se dressait dans son dos. Heureusement que Casey était assez aimable pour la lui montrer. Le nécromancien se retourna pour faire face à l’horreur chitineuse et aux multiples pattes. Un sourire contrit apparut sur son visage.

« Oh Ishkanah, ma douce… » Commença-t-il. « Non, ne courrez pas ! » Il n’avait pas eu le temps de continuer sa phrase que Dawn se trouva complètement entoilée. L’entrée de la porte des goules avait été piégée par l’araignée des tombes et sa progéniture était déjà en train de s’agiter. De plus petite taille, les enfants d’Ishkanah avaient tout de même les dimensions de chiens. « Ishkanah, Ishkanah, voyons, pas de ça entre nous ! »

L’araignée géante s’approcha d’Anton, avant de se transformer pour prendre l’apparence d’une femme pâle, vêtu d’une sorte d’armure qui semblait évoquer la chitine. « Dread… Qui traînes avec des vivantes. » Elle lança un regard empli de dédain en direction de Casey. « C’est avec cela que tu préfères passer tes nuits maintenant c’est ça ? » L’araignée croisa ses bras, Anton tenta de poser une main sur son épaule mais elle s’en dégagea.

« Allons, Ish. Je te l’ai déjà expliquée, je travaille. Puis tu sais bien qu’entre toi et moi cela n’aurait pas fonctionné. Après tout, tu es au service de Lady Death. »

« Et alors ? Ce n’était pas une raison pour me laisser poireauter Dread, est-ce que tu as une idée du nombre d’individus fréquentables ici ? Puis qu’est-ce que tu fais avec ces humaines ? Surtout qu’elles n’ont pas l’air paralysées ou quoique ce soit, puis celle qui n’arrête pas de hurler, c’est pénible. » Ishkanah lança un peu de sa toile sur les lèvres de Dawn pour mettre fin à ses hurlements.

« Ma douce, ma douce… Pas la peine de me faire toute une scène. Ces filles n’ont rien à voir avec ce qu’il s’est passé entre nous, ce sont des invitées. »


« Lady Death reçoit des invités, toi tu reçois des patients… » Elle plissa les yeux et tourna le dos. Anton se plaça derrière, posant ses mains sur ses épaules.

Citation :

Jet de dé n°1 :
Réussite : Ishkanah se laisse amadouer par Anton
Echec : Ishkanah refuse de les laisser passer

Jet de dé n°2 :
Réussite : Ishkanah n’appelle pas de renforts
Echec : Ishkanah semble décidée à prévenir quelqu’un.

« Ce sont des patientes. Enfin la blonde l’est, je les raccompagnais juste. Allez, ma chère, nous pouvons garder cela entre nous, pas la peine d’alerter qui que ce soit ou de faire la tête. Elles ne peuvent nous faire aucun mal, ce ne sont que des vivantes. »

« Lady Death affirme qu’il y a des vivants qui peuvent nous nuire. Même si je n’en ai jamais rencontré. »

« C’est parce qu’ils ont peur de toi voyons, ces deux là sont parfaitement inoffensives, crois-moi. Elles font partie d’une de mes expériences en quelque sorte. »
L’araignée se retourna pour lancer un coup d’œil interrogatif envers le nécromancien. « Des expériences ? Je pourrais les offrir à mes petits si elles sont ratées ? Comme la fois où tu as tenté de faire ce golem là… »

« Mais oui, bien sûr ! Seulement pour cela il faut qu’elles rejoignent le monde des vivants. Puis elles n’ont pas leur place ici, tu t’en rends compte toi-même. Voilà ce que je te propose, ma douce. Je m’occupe de ramener ces deux filles de l’autre côté, puis je reviens et je pourrais te remontrer cette chose que tu as bien aimée. »

L’araignée humaine grommela légèrement. Mais finalement elle claqua des doigts et ses enfants, qui s’étaient massés autour de Dawn se dispersèrent. « Vous pouvez y aller, mais ne te joues pas de moi Dread, sinon Lady Death en entendra parler. »

« Je n’oserais pas ma beauté. »
Il s’approcha rapidement de la toile d’araignée qui retenait Dawn pour l’en libérer avant de se tourner vers Casey. « Allons-y. Décidément vous m’aurez beaucoup compliqué la tâche aujourd’hui. » La porte des goules leur ouvrait les bras et était probablement l’une des portes dimensionnelles les plus étranges à emprunter. Ils eurent beau descendre les marches qui menaient vers ce qui devait être l’intérieur d’un tombeau, ils se retrouvèrent à monter des marches identiques à l’intérieur d’un mausolée. Sauf qu’ils n’étaient plus dans le monde des morts, mais dans celui des vivants. Le nécromancien poussa les grilles rouillées, pour révéler le cimetière aux lanternes de Star City. La Porte des Goules se trouvait, bien heureusement, dans un endroit isolé de la colline, où les touristes ne se rendaient pas. Bien souvent parce qu’ils y sentaient une présence néfaste, une sensation diffuse qui les poussait à s’éloigner du lieu. L’influence de fantômes placés en sentinelles par Abigaïl. Un moyen comme un autre d’éviter que quelqu’un ne voit Anton, encore habillé d’une partie de son costume de Dread Maker, sortir d’une tombe en compagnie de deux jeunes femmes. On aurait rapidement pu s’imaginer des choses.

"J'aurais juré que cette porte menait aux égouts. Je suppose que vous allez devoir marcher un peu finalement."
 
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Message posté : Ven 17 Mar 2017 - 18:09 Message
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