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D'écailles et de crocs

 
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Message posté : Lun 28 Nov - 19:25 Message
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Message posté : Mar 29 Nov - 17:36 Message
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«  Süleyman ?  » La voix de Napoléon était blanche. Il en aurait mangé son chapeau d'incompréhension. Personne ne connaissait ce nom, en dehors de quelques rares, et toujours dans l'entourage de Dante... comment cette héroïne avait-elle su... Le gobelin ne parlait pas la langue des dragons. Il n'était pas toujours facile de la reconnaître et dans cette caverne, le gobelin n'avait pas encore identifié la langue employée en dernier par le grand Orateur.

Il s'étonna donc et frémit intérieurement à l'idée que Susan en sût bien plus qu'il n'y paraissait. Mais ce n'était là qu'un malentendu – seule solution possible, seule solution souhaitable ! Ravalant ses troubles et l'incompréhension qui semait les germes de l'inquiétude dans sa tête, Napoléon hocha la tête et pointa du regard le magicien au cœur de la foule. «  Oui, c'est Dante.  » Il n'en dira pas davantage pour le moment – il ne lui appartenait pas de révéler la vraie nature de son maître, et il n'était pas certain que la jeune femme le crût sur parole, après tout ! D'autant que, par la suite, apparurent les œufs de dragon. De préoccupante, la situation s'était faite dramatique ! Susan prit les devants. Elle se chargea des parois rocheuses fragilisées, et l'onde de choc acheva de les éclater.

Coquillard salua la petite explosion d'un : «  Faut pas l'embêter, la cagoulée !  » Notons l'erreur d'appréciation, car Susan n'était que masquée, et non pas cagoulée. Mais le brave gobelin était trop impressionné pour se soucier de l'exactitude de ses observations ! «  Excellent !  » commenta simplement Napoléon, avant d'ajouter : «  Si nous t'avions eu aux Trois-Ponts, nous n'aurions jamais perdu !  » Une affirmation bien mystérieuse, sans doute ! Il n'aurait hélas pas le temps de conter la glorieuse défaite des Trois-Ponts – pas cette fois, en tout cas.

Dans la caverne, Dante fut surpris de voir les parois, en divers endroits, se décomposer et s'écrouler en partie, mais il fit rapidement le lien avec Susan, Coquillard, et Napoléon, qu'il avait laissé en maraude tandis que trois guignols le conduisaient auprès du grand Orateur. Ce dernier, tout agité par la rage, l'accusait de chercher à tout ruiner : «  Assez! Comment oses-tu mettre en péril ce que nous avons préparé durant de si longues années d'esclavage ? Tu ne peux rien faire pour nous arrêter ! Rends-toi sans discuter !  » Le magicien réagit immédiatement, il haussa les épaules et adopta une posture de défi. Il ignorait où était Susan, mais pour tenir l'Orateur dans l'ignorance, il endosserait la responsabilité des tracas de la grotte. «  Non ! Je refuse de céder à tes réclamations insensées, plutôt mourir et voir s'écrouler toute la grotte autour de nous !  »

Il hurlait volontairement pour couvrir les cris autour de lui et s'assurer des meilleures chances d'être entendu par l'héroïne et ses deux compagnons. Et pour propager des informations peut-être utiles à la compréhension des événements qui se jouaient dans la caverne, il enchaîna : «  Je connais ce rituel, je sais ce que tu comptes faire. Tu crois que le sang d'un dragon pourra redonner vie à ces œufs que la pierre a figé dans le sommeil éternel. Admettons que tu aies raison, admettons que la tradition dise vrai, admettons que tu aies réuni tous les éléments du rituel... crois-tu vraiment que tu pourras imposer ta volonté à ces dragons à naître ? Crois-tu qu'il te reconnaîtront comme leur père et qu'ils t'obéiront aveuglément ? C'est stupide. Je suis bien placé pour savoir qu'on ne peut pas commander à un dragon.  »

Pendant ce temps, Napoléon restait auprès de Susan. Il avait tiré son sabre et se tenait prêt à la défendre contre tout ennemi qui l'approcherait de trop près. «  Ces fous furieux ont pour but de les faire éclore, et pas pour déguster du dragon en omelette ! Ils doivent avoir la stupide ambition de chevaucher ces dragons jusqu'à la surface... c'est folie ! Ils doivent ignorer le monde tel qu'il est devenu, tout là-haut. Il n'y a qu'à entendre l'autre imbécile et sa perruque de grenouilles. L'enfermement rend fou...  »

Comme pour répondre à cette affirmation, à distance dans la grotte, le grand Orateur avait repris la parole. Il défiait Dante de son regard bigarré. «  Tu ne peux défier les prophéties, Süleyman ! Ce qui fut dit doit s'accomplir ! Nous attendons depuis trop longtemps. Trop des nôtres sont morts pour préparer notre ascension vers la surface. Tes ruses n'y changeront rien. Ces dragons nous porteront jusqu'au soleil ! J'y installerai mon trône, je serai le roi des cieux !  » Et voilà sans doute pourquoi les gobelins jamais ne devinrent l'espèce dominante, sur la Terre Prime.

Trop disposé à la mégalomanie, trop enclin à l'extravagance, trop aisément aliéné par quelque idée farfelue, le gobelin n'est pas un être doué pour la stabilité de l'esprit et la sérénité du cœur. Mais il se tut quand une présence se fit connaître dans son dos. Tournant la tête, il découvrit Coquillard qui le toisait d'un œil moqueur. «  Le seul titre auquel tu pourrais prétendre est celui de roi des nouilles molles !  » Et sur ces derniers mots, il asséna un coup de poing qui fit basculer l'Orateur. Sa toque aux mille batraciens s'envola pour tomber au pied du magicien. Avec elle, c'était un peu de ses ambitions qui s'envolaient. Son visage n'exprimait plus qu'une rage terrible. «  Ils nous ont infiltré... ils nous ont infiltré ! À moi, mes légions ! Tuez les traîtres !  » La panique disparut, la fureur s'imposa. Un cri résonna dans la caverne et sans doute l'entendit-on jusque dans les égouts de Star City. Coquillard jeta trois poignards dans les yeux des trois morlocks qui gardaient les œufs. Il redevint invisible. Dante vit les gardes et la foule autour de lui se faire plus menaçante encore.

«  Tuez-le ! Tuez-le ! Son sang suffira ! On mangera son cadavre ! Dante vit des gobelins, des hommes, des mutants et des morlocks s'élancer contre lui. Ses bras décrivirent autour de lui des gestes amples. Un dôme d'air tourbillonnant se forma autour de lui, qui englobait les prisonniers, les œufs, et le magicien. Pour un temps au moins, cette bulle élémentaire les protégerait. L'Orateur enrageait. «  Ma toque ! Nos espoirs ! Notre vie !  » pérorait-il en trouvant refuge au cœur de ses troupes qui se pressaient autour du cocon de sécurité que Dante dressait autour de lui. Coquillard s'était téléporté à l'intérieur et s'occupait de détacher en vitesse les prisonniers. «  Les Anciens veulent du sang ! Du sang !  » S'il avait eu un espoir de raisonner le chef de la colonie souterraine, Dante comprenait que c'en était fini de ces attentes naïves.

Napoléon trépignait. Au contraire d'autres gobelins, il n'était pas de la race des téléporteurs. Mais Susan maîtrisait à sa façon les ondes de choc et une forme particulière de souffle... «  Je dois les rejoindre ! Peux-tu me pousser dans leur direction ? Avec tes ondes de choc ? Façon lance-pierre... lance-gobelin ?  » La manœuvre était peut-être impossible. Si elle l'était... il risquait sans doute de voir un de ses membres fracturé dans l'opération... mais quelle importance ? Il n'était pas question de rester là au balcon tandis qu'en bas, Dante et Coquillard risquait l'engloutissement sous une marée d'ennemis impossibles à raisonner. «  Il faut le rejoindre... ces œufs... pour Dante, ça change tout !  »

Le gobelin osait à peine imaginer ce que cette découverte avait pu produire dans l'esprit de son maître. Des œufs de dragon à Star City... juste sous son nez ! Nul doute que le fondateur de la Rose des vents en éprouveraient un ressentiment formidable... ce qui expliquait peut-être, d'ailleurs, qu'il n'eût pas déjà lancé les flammes à la gorge de tous ses assaillants. Mais qui aurait pu prévoir, qu'en partant en quête d'une secte de hippies et de marginaux du dimanche, dans les égouts de Star City, ils tomberaient sur une cabale de fous furieux adorateurs des Anciens dragons ?
 
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Message posté : Mar 29 Nov - 20:24 Message
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La diversion de Susan, inspirée par Napoléon, avait été bien efficace, et il fallait dire que c’était assez flatteur de provoquer un tel effet sur son environnement et sur tous ceux qui en étaient témoins. Mais le moment était mal choisi pour prendre la grosse tête. D’ailleurs, elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’étaient les Trois-Ponts, et s’était contentée de prendre la remarque comme un compliment. Puisque c’en était un.

Plus important, la rixe verbale entre Dante et le pas très grand Orateur s’était poursuivie. Entre les revendications prophétiques du second, et le premier qui démontait chacun de ses arguments et de ses espoirs de façon assez méticuleuse. Elle avait bien compris quels étaient les enjeux, bien qu’elle n’aie jamais vu de dragons. Correction : elle avait vu un dragon. En la personne de Dante. C’était la seule explication : Il était le sacrifice, et il racontait que le sang d’un dragon pouvait faire naître ceux qui reposaient dans les œufs.

C’est bien c’que j’avais compris… Et donc Dante est un dragon ? Enfin bon, les prophéties, c’est surfait. Enfin s’ils veulent aller dans le soleil, on aura la paix…

Elle fronça les sourcils.
Enfin, Coquillard avait fait un excellent travail et avait poursuivi leur travail de déstabilisation des troupes ennemies. Voir l’Orateur se prendre une torgnole pareille et en perdre son chapeau, c’était particulièrement jouissif. Avec une excellente réplique de la part du responsable. Seulement, il fallait maintenant trouver une solution pour s’en aller d’ici, avec les prisonniers, et les œufs probablement ? Elle ne connaissait pas en détails les idées de ses camarades, mais en tout cas aller à l’assaut et rejoindre Dante en faisait partie.
Chassant la surprise des révélations, Susan devait agir : Leur ami s’était entouré d’une espèce de bouclier fait de mouvements d’air, et Napoléon souhaitait se joindre à la bataille d’une façon tout à fait originale. C’était risqué, mais ça avait aussi l’air terriblement stylé à mettre en oeuvre. Alors elle hocha la tête.

Ok ! Prépare toi…

La mutante s’était placée derrière lui pour mieux cadrer son tir et doser la puissance nécessaire à un vol de qualité.

Go !

L’onde retentit dans le dos du gobelin, le projetant vers le reste du groupe. Elle ne put déterminer s’il atterrit dans de bonnes conditions, et croisait les doigts pour que rien ne soit parti de travers et qu’il n’aie pas été intercepté par quoi que ce soit.
Elle-même n’eut pas le moindre souci à les rejoindre : Un claquement retentit, et elle apparut sous le dôme en un instant.
A peine arrivée, elle entreprit d’envoyer promener leurs ennemis par grappes avec des ondes de choc qu’elle envoyait à pleine puissance. L’équivalent d’une bousculade de dix tonnes dans le coin du nez, ça laissait généralement peu de place au doute. L’objectif étant de leur dégager une voie vers la sortie. Une fois là, ils ne pourraient plus faire grand chose : Les couloirs les empêcheraient de les encercler, et il n’y aurait qu’une très faible résistance devant eux.
Elle en rajouta une couche en poussant un rugissement digne d’une bête féroce, résonnant dans la caverne, et insinuant une irrésistible envie de fuir chez quiconque l’entendait. Bien sur, elle en protégeait leur groupe sous le dôme avec une zone de silence le temps de son cri.

Lancer de dé
Réussite : Une bonne partie de leurs assaillants prennent leurs jambes à leur cou, leur laissant une voix libre et un peu de répit
Echec : Quelques uns s’enfuient, mais le gros de la secte poursuit son assaut.


Des troupes aussi facilement manipulables, faibles d’esprits et attachées à leurs instincs les plus primaires étaient particulièrement sensibles à ce que Susan appelait un cri de guerre. Certains se figeaient, d’autres se tassaient sur eux mêmes, et le meilleur : Beaucoup avaient décidé de fuir, non sans bousculer leurs propres congénères pour ne pas être freinés, et se réfugier dans les alcôves qui n’avaient pas été obstruées par les roches.

Tout le monde est là ?

Fit-elle en interrogeant le reste de la troupe et en les scrutant.

Faut avancer !

Continua-t-elle. Elle ne savait pas si les effets de ses pouvoirs dureraient longtemps, alors ils n’avaient pas une seule seconde à perdre. Et c’était tout pareil pour le dôme de Dante : Il ne pourrait pas le maintenir pour une éternité.
Aussi, elle reprit ses bousculades à coups d’ondes de choc pour protéger le groupe autant qu’elle put.

Les ennemis n’étaient pas les seuls à se bousculer d’ailleurs : Les questions dans la tête de Susan aussi. Elle avait hâte de sortir d’ici pour revoir le ciel, respirer un peu d’air frais, et pouvoir éclaircir ce bourbier. Dante était-il bien un Dragon ? Et les oeufs ? Quels risques représentaient ils ? Pouvaient-ils aussi représenter des avantages ? Et ça n’était qu’un petit échantillon des pensées de la mutante.
 
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Message posté : Mar 29 Nov - 20:24 Message
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Message posté : Mar 29 Nov - 22:04 Message
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La question de Susan était légitime. Napoléon soupira. La ligne de ses épaules tomba avec ses dernières réserves et, dans un souffle, il confia : «  Oui.  » Il n'irait pas nier l'évidence, et ne chercherait pas à emberlificoter la demoiselle. Celle-ci était une alliée, après tout ! Susan avait d'ailleurs accepté de le propulser en direction du magicien, pour le plonger au cœur de la bataille sans plus attendre. Un sourire éclaira son visage. Était-il prêt ? C'était comme s'il n'avait jamais vécu que pour ce moment-là ! Napoléon se posta à l'aplomb d'un rocher, tendu vers le vide qu'il embrassait du regard – là où il voyait la foule des barbares qui s’aggloméraient autour de la bulle que Dante maintenait autour de lui, œil d'une tempête de cris, de crocs, de griffes et de borborygmes menaçants.

Quand il perçut dans son dos le souffle de l'onde sonore propagée par Susan, il leva son sabre et déclama de sa plus grosse voix... un mot qui se perdit dans les airs, pour n'être plus qu'un amas de voyelles désarticulées, car il venait d'avaler une poussière ou un insecte. Que dit-il, le brave gobelin ? Nul ne le saurait jamais. Toujours est-il que la scène, qui n'était pas sans rappeler à notre cher narrateur un classique de sa cinémathèque personnelle...



… échappa au gros des troupes qui, au sol, se préoccupait davantage de percer le cocon d'air qu'un certain magicien maintenait autour de lui envers et contre tout. Sous ce petit dôme protecteur, Coquillard avait détaché tous les prisonniers. Ceux qui le pouvaient s'étaient instinctivement regroupés autour de lui et même le premier traître, celui par qui tout était arrivé, semblait avoir retourné, à nouveau, sa veste, en faveur de son ancien maître. La belle affaire ! Il ne perdait rien pour attendre, comme le lui avait dit le gobelin rouge : «  T'as l'cul sale, hein ? T'inquiète, on va te le torcher bien sec !  » Susan apparut alors sous le dôme, à la grande surprise des présents – si Dante fut étonné, il n'en montra rien, trop concentré qu'il était. «  Impressionnant !  » concéda-t-il avec un sourire. Il ne prendrait pas le risque d'en dire davantage, s'il voulait maintenir la barrière aérienne et hermétique, il devait « mettre la gomme », comme aurait dit le vénérable grand-père du narrateur. Profitant des interventions opportunes et pertinentes de la mutante, Dante amorça un mouvement dans la direction qu'elle désignait, vers une probable sortie.

«  Faîtes rouler les œufs ! Hors de question qu'on les laisse ici !  » L'ordre était péremptoire. Coquillard motiva les autres à lui prêter main forte et la petite troupe s'engagea péniblement vers les galeries.

Ils devaient quitter la caverne, ce qui était loin d'être gagné, loin d'être acquis. Dante faisait avancer avec lui la bulle d'air et sous ce parapluie, Susan et les autres devaient suivre. L'héroïne dégageait le chemin, ce qui facilitait grandement les choses. Devant eux, le magicien repéra sans peine le bicorne de son si fidèle lieutenant. Napoléon luttait avec force et courage contre des ennemis plus nombreux ! Il ouvrit pour lui une mince ouverture, par où le gobelin s'engouffra sous le dôme. Sa présence inspira aussitôt les autres gobelins, délivrés plus tôt – c'était l'effet du bicorne, qui les préservait de la peur et du découragement. Il les rejoignit pour aider à pousser les œufs de dragon. Pourraient-ils sans difficulté rejoindre la galerie ? Susan balayait les morlocks et métahumains qui cherchaient à leur faire obstacle... mais serait-ce suffisant ? Dante pressa le pas. En silence, il partageait les pensées de la mutante : s'il gagnait le tunnel, leur fuite était assurée. La folie furieuse et le fanatisme de ces créatures du monde souterrain ne seraient alors plus qu'un souvenir !

    Jet de dé – I :
    Réussite : Ils gagnent les tunnels sans difficulté.
    Échec : Ils gagnent les tunnels, non sans perdre un œuf et quelques têtes.

    Jet de dé – II :
    Réussite : Dante a l'opportunité d'ouvrir un portail dimensionnel.
    Échec : Ils devront quitter les lieux par les égouts.

    Jet de dé – III, si réussite au dé II :
    Réussite : Dante se fraie un chemin jusqu'au grand Orateur.
    Échec : Dante doit céder à la prudence et partir.


Après quelques longues minutes d'une marche lente et précautionneuse, ils accédèrent à la bouche d'un tunnel assez large pour eux sans l'être trop, ce qui leur assurait une position confortable et temporairement sécurisée. Dante transforma le dôme en écran d'air imperméable qu'il concentra à l'entrée de la galerie. Avec force, il dispersa cette cloison éphémère pour la propulser dans la caverne, où elle balaya, grande bourrasque, les plus proches agresseurs et poursuivants.  « Pas de temps à perdre, tout le monde décolle ! »

Plus loin dans le tunnel, dans l'obscurité, Dante venait d'ouvrir un passage dimensionnel ; ce vortex couvrait toute la largeur du conduit et il pressa les gobelins et les prisonniers de s'y engouffrer sans délai.  « Inutile d'attendre qu'ils viennent nous chercher ! » Napoléon, le premier, s'y précipita, poussant devant lui un œuf de dragon. Il fut bientôt imité par les autres, qui roulèrent les grosses pierres de légende à travers le portail.

Dante se rapprocha de Susan, mais il tournait son regard vers la caverne d'où viendraient bientôt les pires ennuis.  « Il me coûte d'abandonner le grand Orateur à son petit royaume souterrain, mais il est trop dangereux pour nous de rester ici. Ces œufs... ils m'importent plus que lui, je m'en occuperai plus tard. » Susan venait d'empêcher trois morlocks de les rejoindre. Dante désigna le portail qu'il ne pourrait maintenir éternellement.  « Cela nous conduira dans la forêt de Watson, près de Fairview. Ils ne pourrons nous suivre. Allez-y, je vous suis ! »

Dante ne laisserait pas Susan en arrière, si elle décidait de rester là, pour quelque raison... par prudence, toutefois, il saisit, à sa ceinture, une flasque de verre qu'il jeta dans la caverne, à quelques sept mètres de l'entrée du tunnel. Elle éclata sur la pierre du sol et de ses débris jaillit un nuage verdâtre et persistant, dont les émanations provoquèrent aussitôt chez les morlocks, gobelins et métahumains exposés une telle hystérie qu'ils se jetèrent les uns sur les autres, incapables de se reconnaître comme des alliés. Voilà qui les occuperait, le temps pour Susan de se décider et, peut-être, de fuir par le chemin tracé par Dante.
 
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Message posté : Mar 29 Nov - 22:04 Message
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Message posté : Mar 29 Nov - 23:55 Message
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Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était une partie intense. Susan ne rechignait pas à dépenser son énergie pour dégager le passage : C’était maintenant ou jamais, et une fois les couloirs atteints, elle aurait éventuellement le temps de se reposer. Pour l’instant, c’était hors de question de prendre la moindre pause. Tout comme le fait de laisser des œufs sur place n’était pas au programme, et pour de bonnes raisons : La secte réunie ici essaierait sans aucun doute de refaire leur vilain coup pour le faire éclore. Pas question qu’ils se fassent avoir deux fois.

L’héroïne était plus en avant, pour libérer le passage et garantir leur avancée, pendant que d’autres faisaient rouler les œufs et suivaient la marche pour être en sécurité. Ils avaient récupéré Napoléon au passage, et sa simple présence semblait faire redoubler les efforts de tous les gobelins derrière eux ! Susan était rassurée de l’avoir retrouvé. Ca aurait un peu été sa faute, s’ils l’avaient perdu quelque part dans la foule ennemie. Mais il était vaillant et s’en sortait en un seul morceau.

Lentement mais sûrement, ils parvinrent à rejoindre le couloir par où ils étaient arrivés. La mutante continua de repousser les ennemis qui continuaient d’affluer, consciencieusement, mais se trouvaient restreints à l’espace du tunnel.

Dante avait bien agi en propulsant tout ce beau monde en arrière, et ouvert un… Portail ? Quoi qu’il en soit, ça évoquait les douces sonorités d’une sortie accélérée aux oreilles de Susan. Et ça, c’était bien. Ceci dit, elle tint à s’assurer que tout le monde passe avant d’y aller. Et qu’aucun de leurs ennemis ne se fraie un passage jusque là.

Aussi, elle acquiesça aux explications de Dante, bien que déçue qu’ils ne puissent pas récupérer celui qui avait organisé cette grande mascarade avec eux. Oh, son moment viendrait bien tôt ou tard.
D’ailleurs, le présumé dragon s’assura que personne ne les suive en provoquant une certaine pagaille dans les rangs ennemis. Susan se retourna enfin pour traverser la porte de sortie créée par le mage.

La transition entre un espace fermé, restreint et à l’air particulièrement nauséabond, et la forêt de Watson était assez brusque. Sentir l’herbe et les feuilles mortes sous ses bottes était une sensation qu’elle trouvait instantanément fabuleuse. C’était là le réconfort de se sentir en sécurité après la bataille, et de pouvoir reprendre son souffle sans subir l’odeur des bas fonds de la ville.

Wow. Merci pour le… ça. Et bravo tout l'monde.

Elle désignait l’endroit d’où ils venaient d’apparaître. C’était bluffant. Et il était nécessaire de féliciter les membres du groupe pour leur petit tour de force.
Elle passa une main dans ses cheveux humides de sueur pour les plaquer en arrière, et avisa le reste de la petite assemblée.

On a perdu personne ?

Elle compta également les œufs, et put constater que tout le monde était au rendez-vous. Elle pouvait laisser son rythme cardiaque baisser doucement. Oh, elle aurait beaucoup donné pour avoir un verre d’eau, là. Mais elle se contentait bien de l’air forestier, bien que glacé, pour le moment.

J’avouerais que j’ai un peu tout plein de questions en tête, là. Mais j’peux les garder pour plus tard. J’pense qu’on a des trucs urgents à régler. Enfin, j’ai bien aimé le “Plutôt mourir et voir s’écrouler toute la grotte autour de nous”, ça sonnait bien. Presque à égalité avec le “Roi des Nouilles Molles.

Fit-elle avec un regard pour Coquillard.
Seulement, il y avait aussi tous les prisonniers, et il fallait savoir quoi faire d’eux. Et sans parler des oeufs. Les mains fourrées dans ses poches, pour les réchauffer, elle s’intéressa donc à ce qu’il y avait de plus pressant à faire :

Du coup… C’est quoi l’programme ? Faut rien laisser au hasard, ils vont surement essayer de récupérer les oeufs s’ils en ont l’occasion, et sûrement toi aussi au passage vu que t’es la clé. Enfin, ça ils peuvent toujours essayer.

Continua-t-elle en haussant un sourcil, à l’attention de Dante.
Elle se doutait bien que les œufs finiraient quelque part, lourdement protégés et surveillés pour que personne ne puisse mettre la main dessus. Ils semblaient représenter un danger réel, bien que Susan ignorait parfaitement quelle taille et quelle puissance possédait un dragon nouveau né. Valait-il mieux les cacher tous au même endroit, ou au contraire les séparer pour limiter la casse ? Tant de questions et encore aucune réponse.
Concernant les prisonniers, c’était plus ardu. Elle ne les connaissait pas, et n’avait aucun toit à offrir. Pouvaient-ils seulement rentrer chez eux respectivement et espérer ne pas se faire attraper de nouveau ?

Autant dire que la jeune héroïne trépignait de voir les choses avancer, se régler, et que tout aille mieux. A moins qu’elle ne se dandine juste parce que l’air était bien frais et qu’elle n’avait pas encore de dispositif chauffant intégré à sa tenue.
 
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Message posté : Mer 30 Nov - 12:39 Message
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Napoléon, Coquillard, les prisonniers et les œufs étaient sains et saufs. Ils attendaient, devant le portail dimensionnel, qu'arrivassent Susan et Dante, laissés derrière. Ces quelques secondes furent insupportables de longueur, mais quand la figure masquée et la silhouette enturbannée apparurent, quand le vortex s'éteignit derrière eux, ils en éprouvèrent tant de joie que leurs soupirs ébranlèrent la forêt tout autour d'eux. Mutatis mutandis, ce fut ce qui se produisit, mais Dante, en ôtant son capuchon et son masque, devait surtout retenir les yeux effarés de convoitise que les gobelins posaient sur les gros œufs de pierre. Lui-même ne pouvait détachait son regard de ces trésors improbables. Susan semblait avoir plutôt bien vécu le bond dimensionnel, il fallait l'en féliciter – ou redouter qu'elle eût vécu, par le passé, de trop sinistres expériences, et qu'elle eût désormais l'estomac bien accroché, et de toute évidence un petit séjour dans l'aquarium d'une Petula Bonbon, ça vous accroche les tripes. En revanche, les prisonniers qu'ils avaient sauvé, étrangers à la pratique des sauts entre les dimensions, serraient leur ventre avec peine, comme s'ils s'apprêtaient à rendre leur repas sur l'herbe fraîche de la forêt.

Retrouver le plein air suffisait au magicien qui se réjouissait d'être enfin sorti des égouts et de ce cloaque où la folie avait trouvé une incarnation des plus écœurantes. Sans originalité, le grand Orateur avait prouvé qu'une fois de plus les bonnes vieilles recettes de la mégalomanie et de l'excentricité sont les ferments d'une course à la plus terrible démence. Restait bien sûr à régler le problème de cette colonie souterraine aux portes de Star City, mais ce serait l'affaire des Légionnaires et des autorités sanitaires de la ville. Si ces grottes étaient d'authentiques accès vers la Terre Creuse, nul doute que les forces de l'ordre et les membres de l'organisation héroïque auraient à cœur de les condamner, pour éviter que ne surgissent un jour à la surface les horreurs oubliés du « dessous ».

«  Tout le monde est là. Plus ou moins frais, mais bien là !  » plaisanta-t-il avec humeur. Il était rare de voir l'enthousiasme gagner ce vieillard, mais la découverte des œufs de dragon entamait en lui le stoïcisme que les siècles avaient construit. «  Je dois bien reconnaître que jamais je n'aurais pu imaginer que la soirée se révélerait si... intéressante.  » Son regard glissa des œufs sur le félon dont la déloyauté avait produit, bien involontairement, des résultats si intéressants. Il n'entendit qu'à peine les compliments de l'héroïne. Son attention se dispersait. Secouant la tête, il se ressaisit et tourna sur elle un regard appuyé. Ce qu'elle disait faisait sens, et la partie n'était pas tout à fait terminée. Ils devaient régler la question des œufs et des prisonniers.

Dante décida de procéder avec raison et méthode. Une rationalité qui pourrait paraître déplacée, mais elle s'imposait. «  Je suis la clef de leur plan, oui, parce que je suis un dragon.  » Il ne voyait aucune raison de le cacher. Il se doutait bien que Susan aurait des questions à ce sujet, qu'elle souhaiterait comprendre ce qui liait le magicien aux œufs et aux plans des colons souterrains. Elle l'avait déjà compris, elle avait même déjà appris son alphabet draconique, mais Dante l'ignorait encore. Il lui sourit, conscient que cette révélation, peut-être, bousculerait sa perception des choses.

Il désigna du doigt les prisonniers – prioritaires sur les œufs, car vivants et actifs. Ceux-ci étaient tous des gobelins. Imaginer qu'ils auraient été sacrifiés à l'appétit des dragons nouveau-nés, en guise de premiers casse-croûte, voilà qui avait de quoi faire frémir, et dire encore un peu, s'il était nécessaire, à quel point l'Orateur et ses ouailles démontraient tous les signes d'une aliénation psychotique. Susan avait vu Napoléon et Coquillard, elle aurait sûrement compris qu'une affinité existait entre Dante et les gobelins, et ne serait peut-être pas surprise qu'il suggérât : «  Je ne sais pas d'où ils viennent, hors ces deux-là. Mais je vais m'en occuper et s'il le faut je les ramènerai chez eux. J'ai l'habitude, avec les gobelins.

De vrais têtes de mule.
  » Dante devrait les questionner, se renseigner sur eux, et déterminer s'ils avaient quelque part où aller. Il découvrirait hélas que ces gobelins avaient été récemment « recrutés » par la colonie, de bonne foi, sur une flopée de mensonges, pour être finalement désignés comme les futurs sacrifices du plan secret de l'Orateur. Dans ce proche futur, Dante prendrait alors la décision de les accueillir chez lui pour ensuite les intégrer aux agents de la Rose, ce qu'ils accepteraient. «  Pour les œufs... tu te doutes que ma décision ne sera pas tout à fait rationnelle ni objective. Des œufs si bien conservés... c'est d'une rareté... mais leur éclosion n'est plus naturellement possible. Ils sont comme fossilisés.

Je me demande où ces crétins ont pu les trouver... peu importe. Je ne crois pas que les installer dans une crèche à Star City soit une très bonne idée.
  » Le monde n'était sans doute pas prêt à voir apparaître dans son ciel quatre spécimens d'une espèce de monstres légendaires. Dante s'en rapprocha et posa sur la coquille pierreuse une main chaleureuse. Son émotion était perceptible, quoique digne et silencieuse. «  J'en parlerai avec Adrian. Je pense que ces œufs ont davantage leur place dans un autre monde. Leur éclosion n'est pas assurée de succès, dans tous les cas... mais au moins, s'ils vivent, ils seront dans un espace où ils pourront s'intégrer sans susciter une chasse aux monstres. Est-ce que cela te convient ?  »

Susan s'étonnerait peut-être que Dante lui demandât son avis. Le magicien considérait pourtant l'opinion de la jeune femme avec intérêt, et il se doutait bien qu'elle n'avait pas intégré la Légion pour des raisons cosmétiques : elle souscrivait certainement à l'idéal porté par l'organisation héroïque, et cet idéal empêchait toute indifférence à l'égard des quatre œufs de dragon découverts dans la grotte. Chercherait-elle à convaincre Dante que la destruction des œufs s'imposait, pour le bien de tous ? Dante le redoutait. Il s'y préparait.
 
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Message posté : Mer 30 Nov - 14:59 Message
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Tous les gobelins ici présents n’avaient effectivement pas vécu le portail aussi bien que Susan. A force de toujours vivre des aventures un peu plus bizarres, et de devoir se téléporter à tout va, son estomac faisait moins le difficile. Si ça avait été un an plus tôt, par contre, elle aurait probablement pu s’admirer avec un teint verdâtre dans un miroir.

Intéressante, c’est une façon de dire ça, ouais.

Risquée, surprenante aussi. Riche en émotions et en adrénaline ! Elle aurait pu qualifier cette escapade de nombreuses façons, mais elle n’était pas là de l’oublier. Et puis elle avait appris beaucoup de choses au passage. Ça avait été comme une leçon. Enfin pas un cours magistral, plutôt des sortes de travaux pratiques : De quoi vous faire rentrer des connaissances dans le crâne, pour des questions de vie ou de mort.

D’ailleurs, avoir compris que Dante était un dragon était une chose. Se l’entendre confirmer par Napoléon, ça faisait un choc. Et l’entendre l’affirmer lui même entretenait ce sentiment, mais elle était plus impressionnée que surprise, à ce niveau là. En tout cas, ça ne lui donnait pas de raison de changer brusquement la façon dont elle le traitait : C’était quelqu’un d’exceptionnel, bien plus que ce qu’elle avait pu penser, et d’amical aussi.
Du coup, elle hocha la tête. Elle ne voulait pas lui donner l’impression qu’elle avait peur ou quoi que ce soit.

J’avais plus ou moins assimilé ça, oui. Enfin, ça fait toujours un peu bizarre, hein, je te le cache pas. Beaucoup de découvertes d’un coup, mais bon, j’dis jamais non pour apprendre des choses donc ça me va.

Elle aurait bien voulu un cours sur les Dragons et quelques précisions sur ce qu’ils avaient affronté. Après tout, ils risquaient de s’y frotter à nouveau s’il fallait débarrasser la ville de cette secte.

Ils voulaient utiliser ton sang pour les faire éclore, si j’ai tout compris…

Heureusement, ils avaient échoué.
Une bonne chose : Dante affirmait avoir l’habitude avec les gobelins, et il prendrait soin de ceux qu’ils avaient sauvé. C’était un tracas de moins pour la légionnaire. Elle qui n’en avait encore jamais vu un seul de sa vie avant aujourd’hui, elle avait eu sa dose pour les mois à venir.
Elle écouta avec la plus grande attention les informations qu’il pouvait lui apporter concernant les œufs. L’état dans lequel ils étaient, mais également ses tracas. S’ils avaient réussi à en réunir plusieurs dans les sous sols de Star City, combien pouvait-il y en avoir d’autres ailleurs ? Voilà une question.

L’Orateur doit surement avoir une petite idée d’où ils viennent. A moins qu’il soit juste bon à déclamer des prophéties et à porter des chapeaux ridicules…

Elle craignait qu’il soit capable de réitérer sa manœuvre. Mais elle ferait tout son possible pour qu’ils soient délogés et retournent dans leurs profondeurs avant que quoi que ce soit dans ce genre là ne se produise.
Aussi, il fallait maintenant faire des choix. Prendre une décision concernant ces créatures fantastiques emprisonnées dans la pierre. Le dragon semblait évoquer un espoir quand à leur éclosion, mais pas à Star City, ni même dans leur monde ? Elle ignorait encore bien des choses à ce sujet là, mais aimait la possibilité de ne pas devoir détruire s’il y avait moyen de les préserver. Et cette espèce là semblait être bien plus qu’en voie de disparition.
Elle ne savait pas trop pourquoi il lui demandait ça à elle, étant une toute jeune légionnaire fraîchement sortie de l’oeuf (si le terme était vraiment approprié), et Adrian lui même aurait certainement de meilleures connaissances à ce sujet… Mais elle répondit tout de même.

Ça me semble être le meilleur compromis. Tant qu’ils sont hors de portée de qui que ce soit et ne posent de souci à personne. S’ils peuvent vivre, ça serait dommage de les en priver.

Et puis, en voyant Dante, elle avait une image plutôt positive de ce qu’était un Dragon. Bon, elle avait aussi en tête tout ce que pouvaient raconter les légendes à propos de reptiles géants, destructeurs et cracheurs de feu, mais s’ils étaient entre eux… Pourquoi pas ? Il ne s’agissait même pas de leur donner une seconde chance, juste de leur donner une chance tout court. Peut-être finirait-elle avec un filleul draconique après tout.

J’pense qu’Adrian serait plutôt d’accord avec ça, mais bon je peux pas parler à sa place non plus.

Après tout, c’était bien lui qui l’avait aidée à garantir une nouvelle “vie” à l’esprit qui hantait son téléphone mobile. C’était un souci d’une envergure tout à fait différente et difficilement comparable. Elle préférait prendre des risques et voir de belles choses en découler plutôt que de se murer dans des résolutions austères sans jamais se mouiller.

Faudra s’assurer de notre côté que la bande de bras cassés des sous-sols ne nous posent plus de soucis.

Elle frotta ses mains pour les réchauffer. Ces décisions là prises, ils n’allaient probablement pas rester plantés dans la forêt comme ça, si ?

Enfin, dans l’immédiat, j’imagine qu’on va surtout ramener les œufs et tout le monde en sécurité? J’t’avoue avoir pas mal de questions en tête, mais ça serait mieux en privé. Et au chaud.

Avait-elle fini avec un sourire amusé. Elle n’aimait pas spécialement l’hiver. En fait, le seul bon point de cette saison, à ses yeux, c’était la neige. Du coup, elle se prenait vite à rêver d’un espace clos et bien chauffé.
 
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Message posté : Ven 2 Déc - 18:39 Message
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La réaction de Susan étonna le dragon, mais il salua sa contenance. Celle-ci était impressionnée, il le percevait, mais elle se tenait, gardait son sang-froid. Son intégration à la Légion des étoiles n'était pas un hasard, songeait-il : elle avait peut-être l'étoffe des grands personnages, mais pour l'heure elle témoignait d'un tempérament fort prometteur.

Nul doute que le Commander saurait voir en elle un potentiel jusque-là demeuré en sommeil. Il lui sourit poliment, sans réelle bienveillance : trop vieux, Dante avait oublié les lenteurs du cerveau humain et lui-même avait si longtemps vécu, si longtemps mis et remis sur le métier la tapisserie de ses émotions qu'il lui était parfois difficile, voire impossible, de comprendre la chimie des sentiments et impressions d'autrui.  « Je comprends. Désolé de ne pas l'avoir dit plus tôt, mais ce n'est pas vraiment quelque chose qu'on peut annoncer entre la poire et le fromage... » Dante ne comptait plus les réactions affolées d'un grand nombre des interlocuteurs, quand ils découvrirent sa vraie nature – il avait à l'esprit, par exemple, les cris étouffés d'un certain Donald, qui en fut tout décoiffé.  « Tu as bien compris. Il s'agit d'un vieux rituel. Rarement pratiqué, forcément, vu la rareté des ingrédients et la démence de l'entreprise... en tout cas, ils avaient l'air de croire qu'il pourrait fonctionner. »

La question des œufs de dragon se posa. Le sujet, sensible, ne laissait pas Dante indifférent et il ne pouvait le traiter sans une approche personnelle. Lui qui se piquait de toujours tout prendre avec distance hauteur... voilà qu'il était bien piégé par l'inévitable retour du réel ! Ces quatre pierres ovales n'étaient pas seulement décoratives. Elles étaient d'authentiques œufs de dragon. Et l'Orateur les avait réuni dans son cloaque, ce petit royaume souterrain. Par quels procédés...  « Prophéties et chapeaux ridicules... c'est toujours ainsi que débutent les problèmes, j'ai l'impression... » dit-il, songeur.  « Il faudra le capturer et l'interroger. D'une façon ou d'une autre... » Sa voix se perdit. Un grand mystère planait toujours sur le traitement des créatures mystiques. Celles-ci, rarissimes, n'intéressaient guère les législations des États du monde, et pour cause : ces pays d'humains faisaient leurs loirs pour les humains. À cela, rien d'illégitime, mais dès lors que serait entre les mains de la police cet illuminé au chapeau grenouillé, qu'adviendrait-il de lui ?

Dante aurait peut-être à contacter le gouverneur, voire la Maison Blanche, pour intercéder en faveur de ses intérêts. Il ne doutait pas un seul instant de la solidité des arguments dont il disposait pour fléchir les éventuelles positions contraires des divers maillons de la chaîne. Il craignait simplement le temps qu'il perdrait en vaines... tergiversations institutionnelles et politiques. Susan émit un avis très proche du sien, mais il sourit à l'idée de quatre dragons « hors de portée de qui que ce soit et qui ne posent de souci à personne ». Intégrés à quelque environnement que ce soit, ces quatre petits seraient toujours des prédateurs, et poseraient donc quelques soucis aux proies qu'ils rencontreront sur leur territoire. À la façon d'un groupe de lions ou d'une meute de loups. Pour que ces dragons vivent, d'autres devraient mourir, ainsi que l'exigeait le cycle de la vie.  « Je verrai avec lui, bien sûr. Mais ton avis était important. » Il éprouvait un réel soulagement. Cela s'entendait. Devant lui, les gobelins s'étaient rassemblés autour des eux. Tous reprenaient peu à peu leur souffle. Les brèves minutes de cavalcade dans la caverne pesaient sur eux, la fatigue s'imposait, mais prenait des contours plus supportables et des dehors moins terribles.

Il remarqua néanmoins qu'à cette heure tardive, dans la forêt, la fraîcheur s'imposait à l'héroïne. Ils n'avaient aucune raison de s'attarder ici et Susan parlait avec raison : au chaud, ils seraient mieux installés et pourraient discuter plus sereinement. « Tu as raison. Napoléon s'occupera des gobelins et des œufs. Je connais un lieu sûr, où ils seront en sécurité. Cela dit... j'ai faim. Une pizza me tente bien, » glissa-t-il avec un sourire entendu. The Pizza Box serait l'endroit idéal pour un tel bivouac. Après avoir donné des consignes précises à Coquillard et Napoléon, Dante prit l'initiative d'ouvrir un nouveau portail dimensionnel qui les conduisit sans délai dans la ruelle derrière le restaurant de Susan. Ils purent ainsi prendre place à l'intérieur.

Là, Dante précisa :  « Ne t'embête pas, un simple casse-croûte fera l'affaire. J'ai l'appétit raisonnable. » Sous-entendu : « pour un dragon. » Il prit place dans un coin assez tranquille de la pièce principale, par habitude, amoureux qu'il était des espaces discrets et en retrait. Bientôt, Susan le rejoignit et ils purent souffler. Après des remerciements, il prit l'initiative :  « Je suis un dragon. Mais tu l'as deviné avant que je ne le confirme, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui m'a trahi ? » Ses longues dents, sa grande queue ? Rien de tout cela ! Il avait bien une petite idée, mais préférait laisser à Susan le soin de lui expliquer – il avait faim et mangerait volontiers tout ce qu'elle voudrait bien lui apporter. Il se doutait aussi qu'elle aurait quelques questions pour lui. Par chance, il aurait pour elle quelques réponses.
 
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Message posté : Ven 2 Déc - 21:54 Message
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Susan comprenait bien qu’un coming out de Dragon, c’était une toute autre affaire que dire à papa et maman qu’on avait une petite copine au lieu d’un petit copain. Aussi, elle n’en voulait aucunement à Dante d’avoir caché ça. D’ailleurs, elle s’imaginait bien que les réactions étaient bien pires que celles de parents un petit peu conservateurs sur les bords.

J’comprends, y’a surement des gens qui réagissent pas très bien.

Et “pas très bien” était une sorte d’euphémisme, bien entendu. Elle ne préférait pas imaginer ce que ça pouvait donner en réalité. En tout cas, elle aimait bien croire que ce rituel n’était qu’une légende vaguement oubliée, peut être déformée, et que ça ne fonctionnait pas. Disons qu’en cas de gros pépin, ils ne se retrouveraient pas avec le grand Orateur et des objectifs accomplis. Elle aimerait voir sa tête face à l’échec de sa manœuvre. Enfin, si ça n’impliquait pas la mort d’un premier dragon.
Enfin, de toute façon, il fallait déjà réussir à faire le sacrifice pour ça, et c’était pas gagné.

Les mains maintenant fourrées dans ses poches, elle acquiesça plusieurs fois. Oui, il faudrait mettre la main sur ce fichu gobelin et ses grenouilles séchées pour lui poser quelques questions. Il représentait toujours un danger pour la ville, et même plus que la ville, avec des idées pareilles.
Puis par rapport à Adrian, dont l’avis serait pris en compte, elle était bien d’accord. Plus que d’accord, même : Si ça se trouve elle faisait une énorme bourde, ou bien lui aurait des idées brillantes sur ce qu’il fallait faire de ces œufs… Bref, elle n’assumait peut être pas encore tout à fait les responsabilités qui reposaient sur ses frêles épaules d’héroïne.

Enfin, elle ne put que signifier son enthousiasme à l’idée de se réfugier dans un endroit bien chauffé. Plus encore avec de la nourriture. Comme l’entendait le dragon, une pizza ferait tout à fait l’affaire, et devant les yeux ébahis de Susan, il ouvrit un autre portail. Qui menait à peu près à l’endroit où cette aventure avait commencé pour elle. Comme c’était pratique !

Waouh. J’aimerais bien avoir un truc comme ça. M’enfin bon. Tiens, j’te montrerais ma moto un d’ces quatre, elle vaut l’détour.

Ils s’engouffrèrent donc dans le portail, et Susan ouvrit la voie. La pizzeria était fermée à cette heure ci, il était bien tard, et ils étaient donc seuls et tranquilles. Elle n’était pas cuisinière, mais avait bien l’habitude de préparer un ou deux trucs lorsque le besoin s’en faisait ressentir.

T’inquiètes, j’ai ma réserve perso en cas d’apocalypse. Des pizzas, entre autres.

Puis elle vint s’installer à la suite de Dante avec de quoi grignoter. Rien d’extraordinaire, un petit peu de charcuterie et une carafe d’eau, avec un verre chacun.
Voilà qu’ils attaquaient des sujets un peu plus sérieux.

Ben c’est quand l’Orateur et toi parliez dans une autre langue. Je sais pas quelle langue c’était, honnêtement, mais je comprenais tout. Ça fait partie de mes dons.

Elle fit une pause et leva un instant les yeux en l’air, réfléchissant à une bonne façon où à un bon exemple pour expliquer ça.

J’pourrais entendre du coréen pour la première fois de ma vie, ça me poserait pas de souci. D’ailleurs j’apprends tous les mots que j’entends au passage. J’ai appris le croate en une semaine comme ça.

Elle revint brièvement au sujet principal :

‘Fin du coup j’ai fait mes déductions.

Elle ignorait si Napoléon était supposé lui avoir confirmé ou pas la chose. S’il en avait le droit, ou s’il valait mieux qu’il évite ce genre de choses, alors elle ne vint pas aux détails de la révélation. Et puis bon, c’était assez mineur par rapport au gros de l’histoire.

Du coup, c’était quoi cette langue ? J’t’avoue que j’suis assez curieuse d’en apprendre un peu plus sur ce que j’ai vu ce soir. Je connais pas grand chose à tout ça, et si t’avais pas été là, j’me serais jetée dans un truc vachement trop gros pour moi.

Elle était toujours poussée à la fois par sa curiosité, mais aussi par sa volonté farouche de s’améliorer et d’apprendre. Si elle voulait être une bonne héroïne, elle devait se cultiver, savoir de quoi elle parlait : Savoir qui étaient ses alliés et qui étaient ses ennemis. A défaut d’être la meilleure des combattantes, elle pouvait soutenir ses camarades, et ça ne se faisait pas toujours juste en improvisant.

Enfin, si ça t'embête pas, bien sur !
 
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Message posté : Sam 3 Déc - 19:32 Message
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Une « réserve perso' » de pizzas en cas d'Apocalypse. Qu'on laisse au narrateur quelques minutes pour imaginer The Walking Dead, The 100, Jericho, Battlestar Galactica, Falling Skies, The Last Train, Jeremiah, The Stand, Revolution, Survivors, autant de descriptions, par la fiction, des façons de vivre l'Apocalypse, et d'ajouter à ces œuvres pour l'écran le soupçon de mozzarelle, le zeste de pepperoni, la touche d'olive noire et le croustillant d'une pâte à pizza ! Tant de vieilles dames ont pris pour habitude d'engranger dans leur cave un stock considérable de conserves et de pâtes sèches... que serait le monde du jour d'après, si dans ces placards souterrains elles stockaient de la pizza ? Mais revenons à nos moutons et nos petits lardons. Dante vida le premier verre d'eau. Il n'était pas particulièrement fatigué, mais il avait soif. Susan l'avait donc entendu parler dans la langue des dragons et l'avait compris. « Ses dons » étaient décidément très utiles, et feraient la joie et le bonheur de n'importe quel étudiant inscrit dans un programme de type ERASMUS.

Il l'écouta avec beaucoup d'attention et d'intérêt. Plus il l'entendait, et plus il en découvrait sur elle et sa personnalité. Elle ne ressemblait à aucun des jeunes légionnaires, des jeunes héros de Star City qu'il avait rencontrés jusque-là. «  Cela ne m'embête pas.  » Il vida un deuxième verre d'eau. «  Il s'agit de la langue des Anciens dragons. Tu l'auras sans doute remarqué, l'Orateur en parlait un dialecte bien pauvre, alors que j'en parlais une version plus...  » Il hésita un instant sur la pertinence du mot qu'il s'apprêtait à employer, aussi en choisit-il un autre.

«  ... plus classique. Ce n'est pas une langue qu'on entend tous les jours. Elle a disparu avec la disparition des Anciens dragons et depuis ne se perpétue qu'à la faveur des rares témoins qui l'offrent en héritage à leur progéniture. Ce fou de gobelin... avec ses grenouilles et son manteau de mousse... j'ignore où il l'a apprise. Certainement pas à l'école.  » Sur la Terre Prime, Dante n'avait plus eu d'interlocuteurs en cette langue depuis plusieurs siècles. L'ironie du sort se montrait hélas cruelle pour lui : ni l'Orateur, ni Susan n'étaient des dragons. Il saurait s'y faire et ne pas en éprouver trop de chagrin – à la vérité, c'était même plein d'indifférence que Dante accueillait cette réalité. Il s'était fait à la solitude depuis très longtemps.

«  Les dragons ont disparu depuis longtemps. Ils sont rares et inexistants et ceux qui vivent encore aujourd'hui se cachent. Comme moi, par exemple. Je sais pouvoir compter sur ta discrétion.  » Il ne faisait aucun doute qu'après les quelques aventures vécues avec Susan, celle-ci avait la confiance du dragon. «  Mais ils ont laissé derrière eux un sacré souvenir. Après tout... l'imaginaire se nourrit de la figure symbolique du dragon. Le monstre. Le gardien du trésor. Le grand sage du haut de la montagne... il n'y a qu'à voir les livres, les films et les jeux vidéos...  »

La jeune Susan en connaîtrait sûrement un rayon sur le sujet, puisqu'elle avait l'âge d'avoir connu la déferlante de la fantasy dans la sphère culturelle. Pas un segment de la vie quotidienne n'y avait échappé, après tout ! De la plus insignifiante console au plus célèbre des grands romans, en passant par la petite série de fin de soirée au blockbuster hollywoodien... Dante faisait tourner son verre sous ses doigts, à un rythme régulier. Il continuait d'une même voix tranquille, comme s'il énonçait le contenu d'une page wikipédia.

«  On aurait pu croire que la langue des dragons mourrait avec eux. Ce ne fut pas le cas et pour cause, elle était trop précieuse, et puissante. À ses modulations s'attachent la puissance magique inscrite dans le sang même de cette créature. Beaucoup de magiciens et de sorciers ont cherché à s'en approprier les pouvoirs. Rarement avec succès, il faut bien le dire.  » Dante se souvenait d'un prêtre des hauteurs de l'Himalaya qui, quelques millénaires plus tôt, avaient tenté l'aventure de la domination mondiale au prétexte qu'il possédait l'art de chanter des prières dans la langue des anciens « seigneurs célestes ».

Le destin de ce pauvre l'emmena jusqu'au Gange où il mourut noyé, étouffé de sa propre misère. Dante délaissa le verre. «  Une chance pour ce monde, la langue des dragons ne suffit pas à s'approprier le pouvoir qui lui est intrinsèque. Il faut en connaître les secrets et les astuces. Pour mieux le comprendre, c'est un peu comme le mythe de la « formule magique ». La magie existe, qu'on le veuille ou non, tout autour de nous. Mais le premier venu ne peut en réclamer la puissance, il doit suivre un apprentissage, et découvre ainsi que des incantations sont nécessaires pour canaliser les pouvoirs inscrits autour de lui, en filigrane, invisibles.   » Pour illustrer son propos, il versa le reste de l'eau contenue dans la carafe dans son verre, puis le leva devant lui. C'est dans la langue des dragons qu'il continua .

«  Là, je discute avec vous, et j'emploie des mots que vous comprendrez mais qui n'auront manifestement aucun impact sur notre environnement. Pourtant, si je fais l'effort de respecter la discipline apprise, si je canalise mon énergie dans une formulation précise, en forme d'incantation, comme le firent mes pères avant moi, j'obtiens ce qu'on appelle un « mot de pouvoir » ou plus précisément un « dit de pouvoir », et voyez plutôt : Liz Slen Nus.  » Ces trois derniers mots, Susan les comprit comme « glace, chair, statue ». Dante les avaient murmuré à la surface du verre d'eau. Son souffle eut à peine frôle l'onde claire que celle-ci se solidifia tout entière. Il posa le verre gelé sur la table.
 
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Message posté : Sam 3 Déc - 23:22 Message
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Comme une élève sage, attentive et irréprochable, Susan se tenait droite sur sa chaise, les deux mains jointes sur la table. Si elle avait été un animal, elle aurait certainement les deux oreilles dressées et dirigées vers le Dragon. On pouvait difficilement faire plus curieux qu’elle, et elle buvait les paroles de Dante. Bon, il aurait aussi pu dire n’importe quoi, pour peu qu’il y mette le ton, elle l’aurait certainement cru. Du coup, elle ne doutait pas une seule seconde de ses propos, et se faisait une culture draconique tout à fait nouvelle pour elle.

Ainsi, elle avait entendu une langue ancienne, très très ancienne, qui appartenait aux Dragons. Aussi, elle se demandait à quel point cela faisait “longtemps” qu’ils avaient disparu. Enfin, presque disparu, puisqu’elle en avait un en face d’elle… Mais elle songeait que poser ce genre de questions n’était pas très sympa.
Elle acquiesça lorsqu’il affirma compter sur sa discrétion. Bien entendu, tel secret ne se dévoilait pas. Jamais. Elle le comprenait et comptait bien respecter ça.

Bien sur, elle avait eu droit à du dragon toute son enfance et son adolescence grâce à la culture populaire. Elle avait des jouets, avait vu des films, joué à des jeux vidéos… Elle avait d’ailleurs un serre livre dragon dans sa bibliothèque, c’était dire.

Ainsi, elle apprit que la langue des Dragons ne s’était pas éteinte avec les créatures fantastiques, mais avait été préservée par quelques érudits. Ou pas si érudits que ça pour certains, puisqu’il semblait que l’attrait du pouvoir y était bien pour quelque chose. Curieuse, Susan se demandait bien ce que Dante entendait par là. Ce qu’il expliquait lui rappelait un peu le fonctionnement de certains de ses pouvoirs, mais il y avait quelque chose de sans aucun doute plus profond et plus complexe que de simples ondes spéciales qui se glissaient entre les sons.
Toujours aussi disposée à l’écoute, elle hochait la tête pour signifier qu’elle comprenait.

Je vois. C’est comme un poème, faut le dire avec le rythme, le ton, et y mettre de la volonté, sinon ça ressemble à rien. Si c’était trop simple ça serait un beau bordel, si j’peux me permettre l’expression.

Eh oui, n’importe qui, mal intentionné ou faisant preuve de mauvaise volonté, en possession de ce genre de pouvoirs, ça n’était pas souhaitable.
Elle comprit lorsqu’il changea de langage : elle avait perçu le changement de ton, et bien qu’elle comprenait tout ce qu’il disait, les mots qu’elle entendait n’avaient plus rien à voir avec de l’anglais. C’était compliqué à expliquer, mais pour elle, c’était d’une simplicité sans pareille.

Lorsqu’il fit la courte démonstration à base de trois mots qu’il avait prononcé à part, comme d’une autre façon, Susan ouvrit de grands yeux. Enfin, elle s’attendait à une manifestation magique de quelque sorte, probablement en rapport avec les mots qu’il venait de prononcer, et ça avait plus ou moins été le cas. L’eau s’était gelée instantanément.

Waouh.

Elle eut une moue appréciatrice. Il avait simplement murmuré ces mots, et imaginait sans peine ce qui aurait pu arriver s’il les avait crié.

C’est impressionnant !

Elle sourit, enthousiaste.

J’aimerais bien essayer, mais j’ai peur de faire une bêtise. Et puis je sais pas si je mérite ce genre d’honneurs. Ou de pouvoirs. Ni si j’en ai vraiment l’utilité. J’suis peut être juste un peu trop curieuse. - Elle fit une pause. - Enfin, si j’peux au moins aider à ce que cette langue disparaisse pas, en tout cas, ça pourrait être cool.

Elle haussa les épaules. Elle étudiait déjà beaucoup à la Tour de la Paix, où elle avait trouvé de nombreuses documentations sur des sujets qu’elle ne connaissait que trop peu, mais aussi sur ceux qu’elle connaissait et voulait approfondir. Elle apprenait aussi les arts martiaux auprès de Reita. Tout comme elle passait beaucoup de temps à analyser ses propres capacités pour les comprendre et en découvrir les moindres parcelles. Elle ne souhaitait pas spécialement avoir du pouvoir, simplement mieux se connaître et avoir les moyens d’aider les autres.

T’en pense quoi ?

Elle savait que Dante était honnête et qu’il ne lui mentirait pas pour lui faire plaisir. S’il pensait que c’était une mauvaise idée, il pourrait simplement lui dire non. Il lui en avait déjà beaucoup appris sur ses origines. Il avait aussi le droit de s’inquiéter de ce qu’il pouvait advenir de tels pouvoirs. Quand à elle, elle ne savait pas si elle serait en capacité de maîtriser pareilles capacités.
 
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Message posté : Dim 4 Déc - 0:19 Message
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Comparer l'emploi de la langue des dragons dans les incantations magiques à la poésie était plus pertinent sans doute que Susan ne le saurait elle-même. Dante fut même flatté qu'elle se permît un tel rapprochement – mais il est toujours très facile de flatter un dragon, paraît-il. Trop peu d'oreilles avaient, au cours des derniers siècles, découvert la musicalité de la langue des dragons et la poésie de ses constructions magiques. L'art de la Voix, ainsi que le nommait les plus anciens, s'était perdu avec les dragons quand ceux-ci subirent l'extinction. Trop peu survécurent pour maintenir la pratique d'une discipline vieille comme leurs premiers cris.

Susan fut impressionnée par sa démonstration. Il y avait de quoi, mais Dante n'irait pas fanfaronner. Ils touchaient là un sujet sérieux, et le vieux dragon était encore affecté par la découverte des quatre œufs fossilisés, dans la caverne. La tristesse ne l'avait pas gagné, mais il concevait une certaine nostalgie, nourrie par les siècles d'une longue solitude. Il avait vu et rencontré d'autres dragons, ailleurs, dans d'autres mondes. Mais jamais le ciel de la Terre Prime ne serait le ciel de Tarkhir, jamais il ne verrait dans le couchant ses frères danser dans les nues sombres. « C'est pour le mieux » disait sa raison.

« Quel gâchis » disait sa mélancolie. Tout à ses pensées, il n'avait qu'à peine entendu Susan se proposer d'apprendre non pas la langue des dragons, qu'elle avait intégrée avec une facilité déconcertante, mais l'art de la Voix, l'art d'incanter la magie intrinsèque à la langue des dragons. Ses yeux se posèrent sur l'eau gelée. Il sourit : nulle fissure, le verre était sauf. Susan n'aurait qu'à attendre que l'eau retrouve sa forme liquide. «  Je dois bien reconnaître que j'ai longtemps espéré après quelqu'un à qui enseigner ces choses-là...  »

Bien sûr, il avait longtemps espéré quelqu'un qui aurait des écailles, des ailes, des cornes, et cracherait du feu. Susan n'aurait jamais été son premier choix, mais ses premières réserves étaient déjà balayées : elle connaissait la langue des dragons, intuitivement. Cela ne laissait pas Dante indifférent. Il se raidit sur son siège. Entendre Susan parler « d'honneurs » était touhant, cela signifiait qu'elle avait conscience de la gravité, de la solennité de la situation. Elle ne prenait pas ces choses à la légère et Dante, d'une certaine manière, lui en était reconnaissant.

«  Il y eut déjà des humains pour maîtriser cette discipline. En des temps oubliés. Ils furent rares. Mais aucun ne pouvait se vanter de connaître comme toi notre langue.  » Sa voix avait fléchi sur le « notre » : il était tout seul, et jusqu'à ce soir, il aurait plus spontanément employé le possessif singulier. «  Et à te connaître un peu, je ne crois pas me tromper en estimant que tu as la maturité nécessaire pour savoir qu'il vaut mieux ne pas jouer avec des pouvoirs qu'on n'est pas certain de maîtriser.  » Il était à peu près assuré que Susan n'emploierait pas ces techniques particulières pour répandre chaos et destruction dans son sillage. Pourtant... était-il bien certain qu'elle pourrait accéder à cette magie ? Le plus dur était fait, elle connaissait la langue des Anciens dragons... mais serait-ce suffisant ?

Elle pourrait reproduire les mots, aligner les formulations... mais serait-ce assez ? Dante soupira. Lui qui avait tant vécu n'en demeurait pas moins, ce soir, pris au dépourvu par la chaîne de ces événements incroyables. Il n'aurait jamais pu prévoir qu'il aurait face à lui un disciple et plus encore qu'un simple disciple, un élève avec le potentiel de faire la preuve de ses talents très rapidement. L'enthousiasme de Susan était rafraîchissant.

«  Faisons un test. Force, projection, poussée : Fus ro dah.  » chuchota-t-il, ce qui poussa le verre d'un bout de la table à l'autre. «  Si j'avais crié... j'aurais sans doute briser la fenêtre. Peu importe, cela illustre que la voix, la langue, l'articulation d'une formule sont des éléments qui produisent ces effets, et le dernier, si je puis dire, c'est l'intention. Il s'agit de vouloir. Il s'agit de puiser en soi l'énergie et la volonté pour en gonfler l'incantation. À ce prix seulement la magie opère. Fais le test, repousse le verre de mon côté.  »

Dante se tut et laissa faire. Susan craindrait peut-être d'y aller trop fort, mais pour une première fois, il y aurait peu de risque. Le résultat fut d'ailleurs tel qu'il l'avait anticipé et il n'eut pas à souffrir d'un choc à la poitrine. Il observa un temps le verre qui s'était timidement déplacé vers lui. «  Je dois y réfléchir. Ce n'est pas une décision que je peux prendre légèrement, et je pense que tu le comprends. Accorde-moi quelques jours de réflexion.  » Susan comprendrait-elle ? Le dragon avait besoin de temps et de recul. C'était bien la première fois après tant de siècles et tant de millénaires... elle pourrait se réjouir et se vanter d'avoir poussé Dante à la réflexion, quand tant d'autres y échouèrent au fil des ans.
 
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Message posté : Dim 4 Déc - 12:30 Message
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Si Dante avait espéré enseigner sa langue à un élève un jour dans sa longue vie, Susan s’imaginait bien qu’elle ne correspondait pas tout à fait au profil type auquel il se serait attendu. Qui aurait pu imaginer qu’une jeune femme d’une vingtaine d’années, un peu trop curieuse et gentille pour son propre bien, serait une candidate valable pour apprendre un langage plus anciens que l’humanité ?
D’ailleurs, elle-même peinait à y croire. Mais ses dons parlaient pour elle. Le hasard avait fait qu’elle était mutante, et que sa mutation avait fait d’elle un as en ce qui concernait les sons et les mots.

De fait, plus elle écoutait le dragon lui parler dans sa langue d’origine, plus son propre vocabulaire s'enrichissait naturellement. Les mots trouvaient leur sens d’eux même, et son cerveau n’avait besoin d’aucune explications pour cerner même les formulations les plus subtiles ou pour différencier les homophones. Bien sur, elle préférait ne pas s’en vanter puisqu’elle n’avait aucun mérite : Elle était née comme ça.
Là où elle fut flattée, c’est lorsque son interlocuteur affirma qu’il la pensait assez sage pour ne pas jouer avec ces choses là. Il avait raison. Mais elle avait du mal à s’imaginer, elle, la fille un peu trop aventureuse qui se fourre toujours dans des ennuis pas possible, comme quelqu’un de mature et responsable. Ça n’était peut-être pas l’image qu’elle donnait d’elle dans la vie de tous les jours, mais elle prenait pourtant de nombreuses précautions. Concernant ses capacités, encore plus : c’était bien pour ça qu’elle passait autant de temps à les étudier.
D’ailleurs, un héros, il lui semblait qu’il avait muté suite à un contact avec une bestiole, avait dit un jour : “De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités”.
Son nom lui avait échappé, mais ses mots étaient restés comme un modèle à suivre.

Du coup, elle s’était contentée de hocher la tête, avec un léger sourire. Elle était assez reconnaissante que le dragon aie vu ça en elle.

Puis le temps vint pour un autre exemple. Dante semblait faire ça avec une facilité et un naturel à toute épreuve. Forcément, c’était certainement dans sa nature, et il avait eu bien plus de temps qu’il n’en fallait pour maîtriser ces choses là, bien qu’elle ignorait son âge. Il avait beau avoir un corps d’apparence bien jeune, ses paroles ne trompaient pas.
Alors elle l’écouta, studieuse. Elle faisait aisément le parallèle avec ses propres capacités et la façon dont elle devait puiser dans son énergie pour donner un effet particulier aux sons. Ici, c’était un peu différent : il y avait aussi le rythme et le ton. Comme lorsqu’elle modulait les ondes avec sa volonté… Mais différent. Ça avait un sens.

Elle s’essaya donc à l’exercice : Elle avait parfaitement assimilé les mots, leur rythme, leur intonation. Restait à apporter l’ingrédient magique : sa volonté. Elle inspira et puisa en elle la force qu’elle aurait pu utiliser lorsqu’elle envoyait des ondes de choc brutes, ou projeter un son loin d’elle. En quelques sortes, les mots distillaient cette énergie en quelque chose de plus subtil.

Fus ro dah.

Fit-elle à voix haute et claire.
Le verre fut repoussé. Bon, ça n’était certainement pas au niveau de ce qu’avait fait le Dragon, mais elle ne s’en tenait certainement pas rigueur. A vrai dire, elle était même euphorique que cela aie fonctionné, et un sourire parait son visage.
Elle leva les yeux vers celui qui venait de lui apprendre déjà bien plus que ce à quoi elle se serait attendu, et acquiesça simplement.

Je comprends, c’est ta décision."

Et ça n’avait rien d’une chose qu’on pouvait décider en cinq minutes autour d’une bière.

Merci pour m’avoir laissé découvrir ça.

Comme elle l’avait évoqué plus tôt, ça avait quelque chose d’assez honorifique à ses yeux. La transmission d’un savoir, qu’il soit ancien ou pas, qu’il renferme de grands pouvoirs ou non, c’était toujours plus impactant lorsque ça venait de quelqu’un d’autre. Elle dépendait de la volonté de l’autre, de l’impression qu’elle lui donnait.
Ceci dit, ils pouvaient passer à des choses un peu plus légères : Elle entendit du coin de l’oreille le four qui annonçait la fin de la cuisson d’une pizza.

Je reviens !

Elle se leva et revint rapidement avec un plat, la grande pizza coupée en six parts égales, et accompagnée de la bonne odeur qui allait avec. Elle espérait qu’il n’avait rien contre les quatre fromages, du coup. En tout cas, elle-même ne se gêna pas pour en prendre une part. L’aventure lui avait creusé l’appétit.

Sinon, du neuf, depuis la dernière fois ? Si tu veux repasser ici un de ces quatre en tout cas, t’es toujours le bienvenu.

Ça allait de soi. Elle songeait même à rajouter une pizza à la carte, comme clin d’oeil amusant, qui passerait inaperçu aux yeux de la clientèle. Quelque chose comme la “Pizza du Dragon”. Restait à trouver la recette parfaite.
Enfin, elle n’allait pas lui tenir la jambe dix ans non plus. Il partirait lorsqu’il le souhaitait, après avoir rempli un peu son estomac. Elle, elle irait certainement tomber de fatigue sur le lit dans sa cachette souterraine.
 
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