L'animal en cage - Alice Dumarais Bouton_vote_off
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_1L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_2_bisL'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_3
 

L'animal en cage - Alice Dumarais

 
Message posté : Mer 2 Nov 2016 - 21:28 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Cela faisait quelques jours, deux semaines pour être exacte, que j’avais enfermé ce monstre, cette créature de la nuit, dans une cage en argent au sein de mon Pays des Merveilles. J’aurais pu la tuer, sûrement, compte tenu que jamais je n’avais laissé quiconque s’échapper de cet endroit qui se voulait particulièrement dangereux et mortel.

Cependant, elle avait bien plus de valeur vivante que morte alors que je comptais bien corrompre cet esprit déjà bien sombre et l’attirer à mes côtés. J’avais, certes, déjà un monstre au sein du groupe, mon bras droit et plus fidèle acolyte. Je n’étais toutefois pas reconnu pour me contenter de plus et l’idée d’avoir un vampire avec moi était plus qu’alléchante alors qu’il serait amusant de la voir festoyer au beau milieu des cadavres qui ne seraient que pauvres victimes d’un homme animé d’une folie meurtrière.

Il me fallait donc la briser pour mieux la reconstruire. La ramener à l’état de bête pour ainsi retrouver la jeune demoiselle civilisée qu’elle était. Et si j’avais des connaissances limites au sujet des vampires, Bêta avait sut me refiler quelques informations.

Me voilà donc face au Pays des Merveilles, où personne n’y avait mis les pieds au cours des deux dernières semaines, laissant ainsi le monstre s’y trouvant plongé dans une noirceur absolue.

J’ouvris la porte, faisant quelques pas dans le bâtiment avant de la refermer derrière moi et de le verrouiller. Contrairement à la dernière fois où le Bossu s’était retrouvé à l’entrée, ne serais-ce que pour assurer mes arrières, je préférais une rencontre un peu plus personnelle et en tête à tête avec le monstre assoiffé de sang que j’allais rencontré.

Il faisait toujours aussi noir, cependant, je connaissais l’endroit par coeur. Il me fallut donc un ou deux détours, passer sous quelques obstacles et ouvrir une porte pour finalement me retrouver devant la cage de métal, où je pouvais percevoir sans peine la respiration de la créature de la nuit.

- Alors ma jolie, j’imagine que tu dois avoir envie de me trancher la tête ?

J’eus un léger rire, rien de bien rassurant, alors que je faisais une référence à l’une des célèbres phrases de la Reine de Coeur. Q u’on leur tranche la tête ! L’endroit, tout comme son prénom, étaient d’une ironie agréable et je ne pouvais m’empêcher de souligner Ô combien magnifique serait-elle comme Reine de Coeur.

Froide, impitoyable et un penchant assez poussé pour arracher la tête d’innocents. Elle serait parfaite dans ce rôle.

- Aurais-tu faim par hasard ?

Je m’étais approché des barreaux, quoique à une distance respectable. Quand bien même le voudrait-elle, elle ne pourrait pas se saisir de moi.

Je n’étais pas assez idiot pour faire la même erreur deux fois, surtout que cette fois-ci, je ne serais peut-être pas aussi chanceux et je préférais éviter que ma tête s’écrase violemment sur l’un de ces barreaux et que je me retrouve en pâté pour vampire.

Il faisait encore noir, terriblement noir, et seule sa respiration m’indiquait qu’elle se trouvait bel et bien en face de moi, prisonnière de cette cage d’argent.

- Je me demande bien... Aurais-tu tenter de t’enfuir pour aller chasser toi-même ?

Je sortis de ma poche une lampe torche et j’allumai, les rayons lumineux dirigés vers Alice, cherchant sur son corps et ses vêtements une preuve quelconque qu’elle aurait tenté de s’en prendre à ces barreaux d’argent.

La noirceur des lieux m’entourant encore, elle ne pouvait à peine distinguer ma silhouette, ce qui était dommage compte tenu qu’elle ne pouvait voir le sourire qui ourlait mes lèvres.

Puis, sans prévenir, je jetai dans sa direction une petite bouteille qui devait contenir tout au plus une centaine de millilitres d’un liquide pourpre. Du sang. Mon sang, pour être plus exacte, dont elle avait déjà eut la chance de goûter lors de notre premier rendez-vous. Ce qu’elle pouvait être rapide en affaire.

- C’est tout ce dont tu auras le droit pour le moment. Cependant, j’en ai plus, si tu te montres gentille.

Le ton se voulait mielleux, presque agréable, ce qui n’était pas rassurant.

- Je vais commencer par une question rapide. Pourquoi vouloir t’en prendre au Gang des Fables et à moi-même ?

Bêta avait fait quelques recherches sur la vampire et n’avait réussi qu’à dégoter quelques articles de criminels vidés de leur sang et éventrés. Des scènes peu agréables à voir pour le commun des mortels mais d’une beauté sans pareille à mes yeux.

Avec une telle artiste à mes côtés, il était certain que j’allais pouvoir faire de grandes oeuvres.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Jeu 3 Nov 2016 - 3:51 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Incompréhension, douleur, telles étaient les choses qui traversaient mon esprit depuis…je ne me souvenais plus, piégée dans un monde de perpétuel noirceur, seule, privée de liens sociaux et de nourriture. Comment en étais-je arrivé ici ? Mon plan n'avait pas exactement fonctionné comme je pensais qu'il le ferait, mais ce n'était qu'un contre temps, il me fallait du temps, tout irait mieux plus tard. Plus tard, quelques heures, jours, semaines, mois, années ? Je ne comprenais plus ce qu'il se passait, ma conscience elle-même dérivait, venait à des états plus primitifs, réfléchir est tellement surfait lorsque l'on a faim, si seulement un rat était passé près de moi. Je n'avais jamais été doué pour calmer ma faim inexorable je me laissais contrôler par mes pulsions en tout moment, cela me retombait dessus alors que je ne pouvais que penser à cet acte.

Ma réflexion n'était plus, elle n'était remplacée que par une succession de pensées, de souvenirs, c'était les seuls endroits où je pouvais me nourrir, même si ce n'était qu'une illusion. Meurtre, massacre, boucherie, elles avaient été légions depuis ma transition, de mon village aux criminels de Star City, tellement de morts, tant de sang coulé et de chair dévorée. J'aimais chaque seconde de ces pensées, je n'avais pas honte de ressentir le plaisir de la chaire et des pulsions meurtrières, de la destruction aveugle, mais je m'étais rangée. Cela ne changeait pas mon statut de sauveuse d'innocents et de pourfendeuse de vilains, des vilains comme Wildcard, il m'avait enfermé ici comme un animal, une bête sauvage. Oh il allait souffrir, j'allais le dévorer, centimètre par centimètre alors qu'il était toujours en vie, souffrance, torture, je ferais un exemple de ce roitelet de pacotille, sa cage thoracique allait faire un merveilleux tabouret.

Mais il n'était pas encore tabouret, non, il était en vie, bien portant et se moquant de moi devant moi, je l'avais entendu arriver, lui et son arrogance. Il était caché dans les ténèbres, mais je devinais parfaitement ses contours, j'étais une chasseuse de la nuit et connaissait tous ses petits secrets, je vouais également sa lumière. Un grognement aigu était sorti de ma bouche tandis que je recevais la lumière dans mon visage que je couvrais de mes mains en forme de griffes. Devant cet homme gisait un fier vampire pluricentenaire réduit à son plus simple appareil, mes vêtements disposés un peu partout en lambeau dans la cage. J'étais couchée sur le sol, trop faible pour vouloir essayer de me lever, cela se voyait partout sur mon corps, la joyeuse gamine n'était plus, à la place se trouvait un monstre.

Un monstre dont les grognements stridents se faisait entendre périodiquement, dont les mains ressemblaient à des griffes difformes, dont la peau était devenue aussi blafard qu'un cadavre. Un vieux cadavre dessécher et famélique à cause de la faim, sec et dont les teintes grisâtes étaient facilement visibles, un monstre dont, les yeux eux-mêmes n'avaient plus rien d'humains. Une seule chose pouvait se lire dans ces pupilles dilatés au maximum, la faim, même ma belle chevelure n'était plus. Telle une leucémique, mes cheveux étaient tombés par touffes entières sur le sol, ne laissant plus qu'un crane anarchiquement constituer et un corps remplie de brûlures, j'étais véritablement un monstre. J'avais entendu son discours, mais à part me couvrir les yeux, je n'avais pas réagi du tout, j'étais plus ou moins en mode repos forcé, pourtant une chose m'avait fait réagir, un objet jeté dans ma cage.

Une bouteille, je n’avais pas sourcillé au début, mais très rapidement une de mes griffes saisissait le contenant en plastique, essayant de l’ouvrir, je n’avais pas essayé longtemps. En effet quelques secondes après je la fracassais au sol, amenant mon visage pour laper goulûment les restes de la pauvre bouteille ainsi que le sol, je n’avais pas laissé une seule goutte. Je me relevais lentement, me mettant en position accroupie devant mon interlocuteur, l’observant longuement, penchant la tête sur le côté, ma langue rougie par le sang passant sur mes lèvres comme on humidifie une lèvre gercer par le froid. Quelque secondes puis je répondais enfin à mon geôlier.

-Pourquoi pas ?

Ma voix n’était clairement plus humaine.

-Des porcs pour l’abattoir, mais je ne veux pas de porcs, ils sont faciles à dévorer, je veux leur roi et sa couronne, je la prendrais de son corps maculer de ses propres organes.

Un rire était sorti de ma bouche, je regardais avec envie mon interlocuteur, baladant doucement une de mes griffes le long de mon corps dans ce qui aurait pu être sensuel quelques semaines auparavant.

-Je ne supplie pas les porcs…
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Jeu 3 Nov 2016 - 4:19 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Un monstre.

Je faisais face à un monstre.

Il n’y avait plus rien d’humain chez cette créature croupie au sol sur laquelle je venais de projeter une lumière bien trop forte pour ses yeux habitués à la noirceur. Ou peut-être que si. Sa forme, ses membres, son corps rappelait celui d’un humain, pourtant, le teint grisâtre de sa peau, son regard presque fou et les longues griffes qui pendaient au bout de ses bras me rappelaient qu’il ne s’agissait plus d’une douce et gentille gamine que j’avais sous les yeux.

Oh non, il s’agissait de bien pire qu’une petite poupée de porcelaine qui avait eut le malheur d’être entraînée dans mon Pays des Merveilles, me souriant avec arrogance, me suggérant fortement qu’elle saurait résister à la faim : qu’elle était bien plus forte que ça.

Il s’agissait d’un monstre sanguinaire qui venait de faire éclater au sol cette petite fiole que je venais de lui lancer, contenant quelques millilitres de mon sang. Certainement pas assez pour rassasié sa faim qui devait lui déchirer les entrailles et lui brouiller l’esprit, cependant, j’espérais qu’elle puisse retrouver l’usage de la parole.

Je lui adressai donc une question toute simple. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi le Gang des Fables ?

Si je me fiais à ce que je croyais avoir appris d’elle, encore incertain qu’elle était le monstre de ces articles, quand bien même quelques détails semblaient-ils concordés, elle s’en prenait aux criminels. Une vigilantes aux techniques orthodoxes qui ne faisaient absolument pas l’unanimité.

Oh, j’adorais ses techniques. C’était macabre, sanglant, et ces scènes qui apparaissaient sur le net et dans les journaux... D’une beauté frappante.

Elle combattait le feu par le feu, éventrant les criminels et se nourrissant de la chaire de ceux qui s’opposaient aux lois et à l’ordre. Je pouvais comprendre, en quelque sorte, pourquoi s’en prendre à moi, roi du chaos, qui ne vivait que pour le désordre.

- Tu ne supplierais pas un porc, mais un roi.

Ma tête s’inclina doucement sur le côté alors que j’inspectais ce corps beaucoup trop mince alors qu’il ne faisait aucun doute qu’elle devait être affamée. Serait-il agit d’une humaine normale que je l’aurais désigné comme étant malade, cependant, devant moi se tenait tout autre.

Un monstre de la nuit qui se voulait terrifiant et qui, pour le moment, ne pouvait que se tapir dans un coin de la cage, sombrant lentement dans ce que je suspectais être la folie.

Ce n’était pas une humaine, mais bel et bien une bête.

- Sous mes apparences de fou du roi se cache le roi en lui-même. Cependant, je ne souhaite pas régner. Pas plus que je souhaites imposer mes règles. Mais ça, tu dois déjà le savoir, non ?

J’eus un sourire mauvais alors que je restais en place, bien que tenter de faire un pas vers l’avant.

Cependant, sous-estimer mon ennemi, cette bête en cage, pouvait me coûter la vie. Or, je comptais bien vivre encore de longues années, terrifiant jeunes comme adultes en plongeant le monde dans le feu et le sang.

- J’aime le désordre. Le feu. Le sang. J’aime la panique. Les cris. La souffrance. Je ne vis que pour m’amuser et le monde est mon terrain de jeu ! Je vis et je transpire chaos.

Il n’y avait rien de plus amusant que de plonger l’univers tout entier dans la souffrance. Rien de plus divertissant que des cris terrifiés alors que j’assassinais sans ciller la veuve et l’enfant.

J’étais le mal. Aussi humain avais-je été à une époque, la folie des grandeurs avait sut faire de moi un monstre, dénué de tout sens moral et vivant désormais dans le simple but égoïste de chasser mon ennui. Il y a eu un temps où j’avais encore toute ma tête. Cependant est venu les victoires. Cette chance qui m’accompagnait, où que j’aille. La mafia. Le crime. Les gros lots. J’avais fini par perdre la tête, mon esprit s’effaçant alors que je gagnais en pouvoir.

Pour finalement devenir ce tortionnaire avide de divertissements et d’adrénalines, faisant de l’univers tout entier son terrain de jeu et chaque personne y vivant des acteurs pour cette grandiose pièce de théâtre qu’était sa vie.

J’étais fou. Complètement. Et j’aimais ça.

- Tu es un monstre, Alice. Tu réponds à la noirceur. Tu aimes faire du mal aux autres. Te nourrir de leurs entrailles. Les déchirer en morceaux. Tu aimes ça. Alors pourquoi te contenter de quelques criminels alors que le monde pourrait être ton festin ?

J’étais curieux. Pourquoi avait-elle choisi une voie qui se voulait presque glorieuse alors qu’elle n’avait toujours été qu’un monstre.

- La chasse aux innocents. Leur cri de terreur. Leur sang encore frais qui gicle partout. Qui décor la scène et ton costume. Et les enfants. J’ai toujours entendu dire qu’ils avaient un goût divin.

Je lui jetai une nouvelle fiole, qui contenait le même liquide que précédemment. Un peu de mon sang.

Je souhaitais la ramener lentement mais sûrement à la civilisation alors que je cherchais à la rallier de mon côté. Était-elle seulement ne serais-ce qu’assez folle pour me rejoindre ? Leander l’avait fait, lui-même animé du même désir de chaos. Seulement, cela faisait combien de temps qu’elle ne s’était pas abaissée à un tel niveau de bestialité ? Avait-elle seulement déjà perdu la raison, une fois dans sa vie ?

- Tu en as envie. Car après tout, tu es un monstre. Peut-être pas comme moi, mais je le sais, tu vis de la souffrance des autres. Et crois-moi, nos chasses pourraient être grandioses.

Et, surtout, les plus divertissantes que je n’aie jamais connu !
 
Revenir en haut Aller en bas

 
L'animal en cage - Alice Dumarais
 
Page 1 sur 1Revenir en haut 
L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_6L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_8


L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_1L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_3
 Sujets similaires
-
» mes amies les bêtes [Yaoï ~ Hentaï]
» [UPTOBOX] Le Pacte [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_6L'animal en cage - Alice Dumarais Categorie_8

Sauter vers: