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Une pizza, ou comment rassembler des gens - Susan Suncana

 
Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 20:10 Message
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Cela faisait quelques jours que l’agent avait mis les pieds à Star City pour les besoins d’une mission qui concernait principalement l’Officier de la Pénombre en place à Mannheim. C’était pour cette même raison qu’elle habitait désormais l’appartement face à celui de son si charmant cousin, au plus grand déplaisir de ce dernier, de ce qu’elle avait cru comprendre. Ce qui ne l’embêtait pas nécessairement, comme elle n’était pas là pour qu’il l’apprécie mais bien pour remplir sa mission.

Considérant le fait qu’elle venait tout juste d’arriver et ce, quand bien même avait-elle eut la chance d’étudier plusieurs cartes de la ville, alors qu’elle n’avait pas à se rendre à la base de l’organisation aujourd’hui, la jeune femme décida de prendre cette journée pour s’aventurer dans la ville, et ainsi en découvrir un peu plus d’elle-même.

C’était donc pour cette raison qu’elle quitta son appartement, vêtue d’une robe de couleur pâle qui lui descendait jusqu’à un peu au-dessus des genoux et qu’elle avait enfilé une paire de petites bottes foncées. Elle compléta l’ensemble avec un léger châle sur ses épaules, compte tenu de la température incertaine alors que le ciel se recouvrait lentement mais sûrement de nuage. S’il faisait encore chaud, la fraîcheur de l’automne arrivait pas à pas.

Il y avait une chose qui avait étonné Mackenzie, la première journée où elle avait posé les pieds à Star City, à savoir la forte concentration de mutants qu’il s’y trouvait. Elle avait même dut s’enfermer une journée ou deux pour faire passer l’horrible migraine qui l’avait saisit.

Voilà bien longtemps que son pouvoir ne l’avait pas ainsi affecter physiquement et elle ne devait ça qu’à la présence de trop nombreux mutants.

Cette journée-ci, elle s’était préparée et avait avalé deux comprimés avant de quitter son domicile, histoire de s’assurer qu’elle ne rentrerait pas avec une envie de s’assommer la tête contre un mur. Et dire, pourtant, qu’elle avait eut le temps de s’y faire, notamment au quartier général de SHADOW, où elle avait suivit sa formation d’agent ténébreux. Seulement, ici, cela lui semblait plus oppressant.

L’heure du repas approchait alors que l’agent ténébreux se baladait sans but, si ce n’était qu’observer les alentours pour se donner une bonne idée de la ville.

Elle notait aussi quelques idées sur son téléphone, que cela concerne de nouvelles chansons qu’elle souhaitait adapter au piano ou encore concernant l’organisation pour laquelle elle travaillait. Arrivée depuis peu, elle n’avait pas encore eut la chance d’avoir d’autres missions données par l’Officier de la Pénombre, ce qui lui offrait plus de temps libre que ce qu’elle avait toujours connu.

Un peu perdue quant à où se trouvait-elle désormais et son estomac commençant à se manifester, elle décida de marcher encore un peu à la recherche d’un petit restaurant.

Ce fut finalement une pizzeria qui attira son attention, non pas parce qu’elle était friande de repas graisseux (elle faisait attention à sa ligne et suivait depuis désormais trop longtemps une diet assez stricte) mais bien parce que le bourdonnement à ses oreilles qui s’intensifiaient alors qu’elle s’approchait de l’endroit ne pouvait qu’être une seule chose.

Il y avait une forte concentration de mutants dans cet endroit.

Alors qu’elle franchissait la porte de l’établissement, il était évident qu’elle détonnait un peu avec l’endroit. Jeune femme ayant toutefois passée la trentaine se trouvait rapidement entourée d’étudiants qui devaient avoir tout juste la vingtaine. Elle aurait aimé dire que cela lui rappelait d’agréable souvenirs de l’école et de l’insouciance, cependant, à cet âge-là, elle oeuvrait déjà pour SHADOW, bien qu’ignorant pour qui travaillait-elle réellement à cette époque.

Elle s’approcha finalement d’une table où se tenait tout près une jeune femme aux cheveux courts. Une mutante, si elle se fiait à ses sensations. Et sa mutation concernait le son, si elle se fiait à l’image qui venait de s’imposer à son esprit alors qu’elle avait posé son regard sur elle.

Une serveuse vint déposer un menu devant elle et elle l’attrapa entre ses doigts pour l’ouvrir et ainsi parcourir le menu des yeux.

- Désolée de vous embêter.

Elle venait de s’adresser à l’inconnue installer non loin d’elle.

- Êtes-vous une habituée des lieux ?

Un doux sourire étirait les lèvres de l’agent ténébreux alors qu’elle semblait fort sympathique en cet instant précis. Elle avait passé des années à s’entraîner à être le plus hypocrite possible et, avec le temps, avait sut refléter des expressions qui semblaient particulièrement sincères.

- Car c’est la première fois que je mets les pieds ici. Vous auriez une pizza à me conseiller ?

Le tout dit avec un léger accent qui laissait entendre qu’elle ne venait pas d’ici.

Et puis, quoi de mieux pour entamer la discussion avec une étrangère que de parler de pizzas ?
 
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Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 21:02 Message
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Susan s’était levée tôt ce matin, bien trop tôt ! Mais elle l’avait assez bien vécu. Se réveiller avec sa canadienne personnelle à ses côtés était la meilleure façon d’émerger de son sommeil toujours très lourd.
Alors elle en avait profité pour partir en même temps que sa partenaire, quitte à être levée, autant faire quelque chose d’utile de son temps, n’est-ce pas ? Elle avait pris le chemin de sa pizzeria, où elle s’était assez vite attelée à la préparation des workshops à venir.

Chanceuse, elle avait réussi à décrocher une intervention d’un chorégraphe reconnu qui travaillait à l’opéra Beaudrie. Elle allait donc animer un atelier sur la danse au cinéma : Un thème qui touchait à bien plus que ce qu’on imaginait. Non, il n’y avait pas que Sexy Dance ou des films à l’eau de rose qui méritaient ce genre de traitements. Les films d’action profitaient eux aussi de bon nombre de combats chorégraphiés, parfois par les plus grands de ce domaine.

De fait, Susan s’était installée sur une table de sa propre pizzeria avec son ordinateur portable. Elle profitait largement du wifi et faisait ses recherches en toute quiétude. Arrivée bien avant l’ouverture, les employés arrivaient petit à petit et la saluaient. Ils étaient déjà habitués. Il leur avait même parfois semblé que la propriétaire dormait sur place, bien qu’ils ignoraient où et dans quelles conditions.

Lorsque l’heure du midi approchait, elle avait déjà bien avancé et travaillait sur le montage de sa présentation. Une série d’extraits de films qu’elle avait soigneusement découpés et organisé selon une architecture bien précise. En tout cas, dans sa tête, tout était clair.
Elle avait commandé une romaine pour l’accompagner dans son travail, et en grignottait une part de temps en temps, à chaque fois qu’elle estimait avoir bien avancé sur sa présentation. C’était une façon de se donner un petit coup de fouet.

Les clients arrivaient aussi, et elle les saluait un par un, ou parfois se contentait d’échanger un regard qui faisait office d’accueil. Elle connaissait la plupart d’entre eux, et elle s’intéressait beaucoup à sa clientèle. Le thème de son restaurant laissait peu de place au hasard, elle tombait souvent sur des personnes intéressantes, des artistes ou des curieux de passage.

Une nouvelle venue finir par entrer et s’installer non loin de Susan. La mutante l’avait brièvement observée, juste de quoi faire la conclusion suivante : c’était une nouvelle, ou bien elle ne l’avait jamais croisée avant ! Elle était assez ravie de voir que des personnes venaient spontanément ici. Comment avait-elle connu la pizzeria ? Était-elle juste entrée par hasard ? En voilà, des questions qui venaient la distraire dans son travail.

Toutes ces questions obtiendraient peut-être réponse, puisque l’inconnue s’adressa à Susan, qui se montra instantanément tout à fait attentive et disposée à donner des renseignements. Elle était de bonne humeur, et ça se voyait bien.
Elle sourit et hocha la tête, avec une certaine modestie. Elle n’allait pas tout balancer tout de suite, non plus, elle ne voulait pas biaiser l’opinion de cette cliente.

Salut ! On peut dire ça, ouais, j’viens souvent ici.

C’était bien le moins qu’on puisse dire. Souriante, elle hocha la tête pour accompagner ses paroles, en baissant un peu l’écran de son ordinateur pour ne pas avoir l’air de se cacher derrière.
Voilà une vraie question que lui posait la nouvelle venue ! Bien sur, Susan était bien placée pour hurler que toutes les pizzas étaient excellentes et qu’elle pouvait faire son choix les yeux fermés, mais ce serait une prise de position un petit peu trop ouvertement marketing. Elle allait se contenter de ses goûts personnels, en essayant de les adapter à ceux de son interlocutrice. Elle était automatiquement passée au tutoiement, sans vraiment y faire attention.

Ca dépend de ce que t’aimes. Si tu aimes l’ananas sur ta pizza, tu vas être déçue, par exemple, parce qu’y a pas ce genre d’hérésies ici.

Si elle était une amatrice de pizzas à l’ananas, Susan serait prête à fermer les yeux tant qu’elle n’en exigeait pas sur la sienne. Là, ça ne serait juste pas possible. Et pour cause, ils n’avaient pas d’ananas en cuisine. Il y avait même un petit panneau avec un ananas barré de rouge, là bas. Mais elle n’allait pas s’arrêter sur une fausse touche “négative”, tout de même !

Y’a la Pizza du Dragon qui arrache bien. Piments verts, poivron, pepperoni, boeuf, oignons, fromage, tomate. Enfin, à peu près, j’connais pas par coeur la recette. Sinon en pizza blanche y’a l’indienne, poulet curry qui est plutôt sympa et assez douce. Perso, ma préférée c’est la calzone. C’est un peu plus bordélique à manger, mais bon, on fait pas d’omelette sans casser les oeufs.

Et dans son cas, ça voulait dire “on ne se régale pas sans s’en mettre partout”. Enfin, on pouvait faire autrement, mais ça devenait vite compliqué, avec ça dans son assiette. Elle n’avait jamais regretté une seule calzone dans sa vie : Dans les moments de doute, c’était sa valeur sure.

Et si t’as du temps, tu peux aussi te composer la tienne. Ca peut être marrant.

Et autant dire que certains clients venaient ici avec des compositions à dormir debout. Ca déconnait bien en cuisine, lorsque les commandes arrivaient.

Sans vouloir être indiscrète, t’es arrivée ici comment ? Enfin, j’veux dire, t’es juste entrée comme ça, ou bien on t’en a parlé ?

Après tout, l’ouverture datait de fin septembre, Susan avait commencé à se faire référencer et à encourager ses proches et ses clients à laisser quelques avis positifs sur les différents réseaux : Facebook, tripadvisor, google maps… Tout ce qu’il fallait pour faire pencher le visiteur ici plutôt qu’ailleurs.
La mutante était curieuse, elle voulait être près des gens qui venaient ici : Déjà, ça lui permettait de donner un peu plus de personnalité à l’endroit, mais aussi de rencontrer des gens intéressants, et de potentiels contacts. Après tout, elle jouait à la super héroïne dans le quartier, et connaître le quartier, c’était aussi connaître les gens qui s’y promenaient.

Entre temps, elle avait complètement refermé l’écran de son ordinateur, se mettant entièrement à la disposition de la femme, qui semblait être dans la fin de sa vingtaine. Ou une petite trentaine. Elle présentait bien et avait l'air on ne peut plus ordinaire, si ce n'est qu'elle était très jolie. Mais rien comparé à sa canadienne, bien entendu !
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 5:46 Message
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Si Mackenzie n’était pas en mission, cela ne l’empêcherait certainement pas de s’intéresser à l’endroit où elle venait d’atterrir. L’endroit semblait accueillir bien des jeunes du quartier et elle se devrait donc de porter une attention particulière aux discussions autour d’elle et peut-être se mêler elle-même à ces discussions.

L’endroit regorgeait de mutants, ce qui était déjà intéressant et il n’y avait rien de mieux pour découvrir une ville que d’écouter les habitants parler. Elle avait donc prise une place à une table un peu reculée, non loin d’une jeune femme aux cheveux courts.

Rapidement, le menu était atterrit entre mes mains et voilà que je le regardais avec une attention particulièrement. S’il aurait été aisé de commander sans poser de question, elle préféra engager la discussion avec sa voisine, affichant un large sourire qui lui donnait un air bien sympathique, ce qui détonnait avec l’expression qu’elle pouvait avoir lorsqu’elle était à la base de Star City.

Elle fut plus que ravie de réaliser qu’elle n’avait pas affaire à une jeune demoiselle préférant faire ses quelques trucs dans son coin, bien au contraire. Elle semblait agréablement sociale, ce qui rendrait la suite plus facile qu’elle ne le pensait.

Elle s’était attendue à un regard de travers ou quelques paroles sèches, elle-même n’appréciant pas être embêter pour des sottises. Seulement, en ce moment précis, elle n’était pas la froide et calculatrice agent de SHADOW mais bien la gentille et agréable professeur de piano qui venait tout juste de s’installer en ville. Elle se devait d’entretenir l’image.

- J’ignorais que de telles horreurs se faisaient encore. Si tu veux mon avis (elle venait de passer au tutoiement, suivant ainsi son interlocutrice), une telle atrocité devrait être illégale.

Son sourire s’élargit alors qu’elle rigola doucement.

- Gâcher de la sorte une pizza, c’est inhumain.

Voilà que la jeune femme venait de se découvrir une nouvelle passion pour la pizza. S’il ne fallait que cela pour approcher de nouvelles personnes et créer des liens, son intégration à Star City se ferait certainement mieux que prévu.

Non pas qu’elle doutait de ses capacités sociales, seulement, comme elle venait tout juste de s’installer, elle espérait se bâtir un certain réseau social, qui pouvait s’expliquer par son métier. Il était bien difficile de trouver de nouveaux élèves. Elle se devait de rencontrer de nouvelles personnes, faire un peu de publicité et espérer que le bouche-à-oreille soit fructueux.

- Uhm...

Son regard passait de sa nouvelle rencontre au menu qu’elle tenait entre ses doigts graciles. Elle le déposa finalement devant elle, toujours ouvert.

- Je crois que je vais créer ma propre pizza. Je ne suis pas pressée, de toute façon.

Elle s’enquit rapidement sur comment pouvait-elle le faire et fut amener à la page qui indiquait tous les ingrédients que tenait le petit restaurant. Son intérêt se porta donc sur la liste qui se trouvait tout de même vachement longue tout en gardant son attention sur la jeune demoiselle.

Sortant de son sac à main un petit calepin et un stylo pour commencer à écrire quelques ingrédients qu’elle souhaitait voir sur sa pizza.

- J’avais faim et je cherchais un endroit où manger dans le coin.

Il y avait tellement de choix et elle, de son côté, essayait de rester sage et de garder le tout assez simple, compte tenu qu’elle n’était pas friande des compositions étranges.

- Je suis arrivée en ville il y a quelques jours seulement, donc j’essayais un peu de découvrir le coin. Et en quête de nourriture, je suis passée devant la porte d’ici et comme j’ai vu que ça semblait animé, je me suis dit que ça valait sûrement le détour.

Il ne s’agissait pas là de la raison officiellement, seulement, la professeur de piano qu’elle était se trouvait à être une humaine lambda, tout ce qu’il y avait de plus normal, dénuée de toute mutation ou autres choses qui feraient d’elle quelqu’un de différent.

Il était impératif qu’elle n’attire pas l’attention sur elle, ou du moins, pas trop. Il serait surprenant qu’une jeune femme de sa profession n’entretienne aucune relation sociale et c’était pour cette raison qu’elle cherchait à sortir et à rencontrer de nouvelles personnes. Cependant, elle ne pouvait se permettre que quelqu’un en vienne à la considérer comme différente.

- L’endroit semble populaire. C’est toujours aussi achalandée ou il y a un événement spécial ?

La sincérité dont elle faisait preuve l’étonnait elle-même alors qu’elle n’avait pas tout à fait l’habitude de ce genre de discussion. Au Japon, elle avait joué le rôle d’une étudiante en aérospatiale, fière d’elle et particulièrement confiante. Une femme qui ne se laissait pas marcher sur les talons. Au sein de SHADOW, elle était cet agent ténébreux débordant de confiance en elle-même, froide et calculatrice, mentant comme elle respirait sans se préoccuper de trucs aussi futiles que les émotions ou les sentiments. Tandis qu’en ce moment même, elle n’était plus qu’une jeune femme ordinaire d’apparence fragile, au caractère agréable et attachant.

Cela lui faisait bien changement.

- Tu crois que c’est bon ?

Elle présenta son bout de papier où divers ingrédients y étaient écris.

- Ou tu crois qu’il manque quelque chose pour en faire la pizza parfaite ?
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 13:56 Message
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Il était bon de voir des personnes pleines de bon sens ! La femme qui lui avait demandé un coup de main pour choisir sa pizza abondait dans le sens de Susan : Pas d’ananas. Et c’était une bonne chose. Aussi, la mutante avait acquiescé pour soutenir ses propos. Exagérer là dessus, c’était toujours assez marrant, on avait l’impression que la pizza était une religion. Et peut être que c’en était une, en fait ? En tout cas, elle adhérerait sans se poser de questions.

Composer sa pizza soi même demandait toujours un peu plus de temps, parfois d’inventivité ou au moins quelques connaissances culinaires : ça évitait de combiner certains ingrédients qui n’allaient pas du tout ensemble et de se ruiner les papilles. Celle-ci avait bien l’air de savoir ce qu’elle faisait, et Susan aimait bien voir les gens se soucier de leur repas et tester un peu les offres proposées par le restaurant. Vrai qu’ils avaient beaucoup d’ingrédients disponibles : être dans une grande ville, c’était profiter de tout ce qui pouvait y être importé.

Quoi qu’il en soit, Susan était heureuse de voir que l’endroit et l’animation savaient attirer du monde. Elle avait quelques clients réguliers grâce à sa proximité avec la SSA et aux prix pratiqués, abordables pour les étudiants et les artistes qui logeaient au Front de Mer. Son thème un peu spécial attirait les curieux et avait généré une petite communauté de cinéphiles qui se retrouvaient ici, parfois sans manger, juste comme point de repère et de réunion pour parler cinéma. Et c’était très bien. Ils consommaient en général au moins une boisson ou de quoi grignotter pour agrémenter leurs discussions.

Nouvelle en ville alors ! D’accord ! Ben si t’as des questions sur le coin, hésite pas, perso j’vis à deux pas d’ici. La plupart des clients d’ici sont à la Star School for the Arts ou des gens du coin.

Et pour expliquer une telle présence d’artistes et de jeunes, et puis aussi pour vendre sa tambouille, Susan poursuivit en explications.

En fait c’est une pizzeria un peu spéciale. A l’étage y’a une salle de cinéma et on fait des diffusions de films, séries et courts métrages, et on les accompagne avec des workshops ou des conférences en rapport avec les films qu’on diffuse. Ce soir j’anime un atelier avec un chorégraphe de l’Opéra Beaudrie.

Elle tapotta un coup sur la coque de son ordinateur, toujours posé sur sa table.

J’étais en train de bosser sur ma présentation, c’est presque fini.

Puisqu’elle s’était levée bien assez tôt, elle était largement en avance sur son travail et était pratiquement prête. Quelques minutes lui suffiraient amplement pour peaufiner les derniers détails.

Si ça t’intéresse en tout cas, on a encore de la place.

Ces interventions là étaient en grande partie financés par la SSA et quelques mécènes que Susan allait pêcher à droite à gauche au fil de son travail. L’ensemble fonctionnait assez bien, et les clients les plus réguliers n’hésitaient pas à mettre la main à la pâte en participant soit financièrement, soit bénévolement pour amener du matériel les jours d’ateliers. Tout fonctionnait comme des roulettes.

Susan se pencha sur la liste d’ingrédients. C’était simple mais redoutablement efficace. Il n’y avait pas besoin de se compliquer la vie pour manger correctement et bon ! Enfin, correctement, facile à dire lorsque l’on parlait de bonnes grandes pizzas. Pas la définition même de la diète, mais ils faisaient des efforts et proposaient certaines recettes plus légères, et d’autres adaptées aux régimes végétariens ou vegans. Indispensable pour la communauté du Front de Mer.

Tu peux essayer avec un peu de parmesan au dessus ! Ca permet de remplacer le sel et de renforcer le goût des autres ingrédients. Mais c’est ta pizza, c’est toi qui vois.

Ca n’était qu’une suggestion, bien sur. Elle appréciait tout particulièrement ce fromage qui s’accordait extrêmement bien avec la tomate cuite.

Du coup, t’arrives en ville pour le travail, j’imagine ? Enfin, j’me trompe peut être, ça peut être n’importe quoi. J’suis juste curieuse, tu bosses dans quoi ?

Elle espérait ne pas casser l’ambiance en récoltant une réponse du style “j’ai pas de boulot c’est la dèche”. Enfin, même si c’était le cas, elle se montrerait bienveillante et rattrapperait sa bourde. Susan n’était pas toujours adroite avec les mots, c’était même plutôt l’inverse et elle tombait facilement dans l’indiscrétion ou des situations un peu étranges.
D’ailleurs, elle avait ouvertement parlé des ateliers qu’elle organisait pour la pizzeria, mais n’avait toujours pas vendu la mèche quand à sa réelle position ici.
 
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Message posté : Ven 21 Oct 2016 - 19:34 Message
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Il lui arrivait souvent de s’étonner de la gentillesse sincère des autres. Il s’agissait de quelque chose qu’elle peinait à comprendre. Certes avait-elle elle-même été gentille, à une époque, lors de sa tendre jeunesse. Cependant, elle s’était débarrassée d’émotions et de sentiments sincères le jour où elle avait réalisé qu’il ne s’agissait-là que de faiblesse.

Sincèrement s’attacher à quelqu’un faisait de cette personne une faiblesse, simplement parce que si cette personne en question était en danger, et bien, l’autre serait porté à mettre sa propre vie en danger pour l’en sauver de la situation périlleuse.

Mackenzie, bien que ce n’était pas surprenant pour ceux sachant qui elle était réellement, se trouvait à être une femme terriblement égoïste, qui pensait à son bien-être avant celui des autres. Il y avait peut-être bien une seule personne qu’elle pouvait faire passer devant tout, et il s’agissait de l’Ombre, compte tenu que ses ordres lui venaient directement de lui et de ses bras droits. Il n’y avait bien que pour l’organisation qu’elle accepterait de se mettre en danger.

La jeune demoiselle devant elle, dont elle ignorait tout d’elle, jusqu’à son nom, sauf peut-être qu’elle détestait les ananas sur la pizza, semblait être de ces femmes beaucoup trop gentilles pour leur propre bien.

Il était effectivement dangereux d’être trop gentille. Que ferait-elle si elle venait qu’à accueillir un monstre chez elle alors que ce dernier prétendait avoir besoin d’aide ?

Elle l’écouta avec un intérêt qui semblait non feint alors qu’elle lui expliquait ce que cette pizzeria avait de différente avec les autres, ce qui lui arracha un sourire. L’agent ténébreux n’avait décidément pas fait un mauvais choix en entrant dans cette pizzeria regorgant de mutants pour calmer son appétit.

- Ce soir ? Je n’ai rien de prévu je crois.

Une façon de dire qu’elle semblait soudainement intéressée par la présentation sur laquelle cette dernière travaillait.

- Quoique j’ai un peu peur de détonner avec la clientèle ici présente. Je ne suis plus dans la bonne tranche d’âge.

Un rire s’était échappée de ses lèvres pleines maquillées légèrement d’un gloss pâle.

La jeune femme lui présenta finalement sa liste finale d’ingrédients pour la pizza qu’elle avait décidé de se créer elle-même. C’était une idée qui était particulièrement attirante, surtout venant d’une petite pizzeria comme celle-ci. Il était fréquent de voir une telle façon de faire chez les grandes chaînes, toutefois, les propriétaires de l’endroit furent assez ingénieux sur ce coup.

Elle écrivit rapidement le mot parmesan pour finalement donner sa commande à la serveuse lorsque cette dernière passa de nouveau par sa table. Il ne lui restait plus qu’à attendre son repas.

- Non, ce n’est pas pour le boulot.

La véritable raison était que si, c’était effectivement pour le boulot, une mission que lui avait donné l’Ombre que de s’assurer que l’Officier de la Pénombre en place à Mannheim était toujours sur la bonne voie. Elle ne pouvait cependant pas dire telle chose à voix haute.

- Il s’agit plus d’un concours de circonstance. La crise de la trentaine. Je venais de rompre avec un copain de longue durée, j’avais besoin de changement, de partir et de vivre un peu. J’ai donc fait mes valises et j’ai pris un allé-simple pour le New-Jersey, comme j’avais quelques vieilles connaissances ici.

Elle avait, après tout, préparer son mensonge bien avant d’arriver à Star City.

Autrement il aurait été difficile d’expliquer son départ, compte tenu que son métier se basait exclusivement sur sa clientèle et ainsi, partir aussi loin de là où elle venait pouvait être problématique et mettre en péril sa carrière, tout comme son compte en banque.

- Je suis professeur de piano. Je dois admettre que pour le moment, je ne travaille pas spécialement, comme je suis encore en train de m’installer. Cependant, j’ai déjà eu quelques appels, donc je crois que cela regarde bien.

Il s’agissait-là sûrement de la seule chose sincère chez Mackenzie, sa passion pour le piano. Oh, et son dévouement pour l’organisation pour laquelle elle travaillait. Autre ces deux petits points, tout chez elle transpirait l’hypocrisie et le mensonge, bien qu’elle était devenue douée pour ne plus se faire suspecter.

Son regard s’attarda sur son interlocutrice.

- Et toi ? Tu es chorégraphe ?

Une question tout à fait légitime compte tenu qu’elle venait de lui dire, un peu plus tôt, qu’elle travaillait sur une présentation portant sur ce sujet.

Mackenzie était dotée d’une bonne écoute et savait se souvenir de l’information qu’on lui faisait part, aussi anodine était-elle. Elle avait appris, avec le temps et l’expérience, que les autres avaient cette tendance à bien aimer lorsqu’on leur portait attention.

- Oh, et au fait, bien qu’un peu en retard, je m’appelle Mackenzie. Mais tout le monde m’appelle Kenzie.

Son vente commençait à riposter de plus en plus, venant même interrompre leur petite discussion d’un grognement sonore, ce qui arracha à la nouvelle arrivée une mine dépitée alors qu’elle s’excusait poliment, un léger rire mal à l’aise se faisant entendre.
 
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Message posté : Lun 24 Oct 2016 - 9:55 Message
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Susan trouvait son interlocutrice tout à fait sympathique, et s'amusa de sa remarque concernant son âge. Non, bien sur que non elle ne détonnait pas à cause de quelques années de plus. D'ailleurs, pendant la soirée, il y aurait aussi probablement quelques personnes bien plus âgées. Des travailleurs qui voulaient faire de la vidéo comme hobby, ou bien des personnes en reconversion professionnelle, et bien d'autres profils. Elle pourrait découvrir ça plus tard !
Quoi qu'il en soit, la cinéaste était heureuse de voir sa proposition bien vue.

"T'en fais pas pour ça ! Quelques années de plus ou de moins, ça change rien."

Elle avait noté sa proposition d'ingrédient pour sa pizza et avait passé sa commande. Pour le coup, Susan était loin de se sentir inutile, et ça faisait assez chaud au cœur ! Dans ces situations là, sa curiosité était un avantage qui lui permettait de mieux connaître la clientèle et de se faire de nouveaux aisément. Bon, si la jeune femme avait été moins sympa, ça se serait surement passé autrement, mais là, tout allait pour le mieux !

Du coup, elle l'écoutait avec intérêt. Pas par voyeurisme pour découvrir les détails de sa vie privée, juste avec une envie de la comprendre et de pouvoir s'adapter ou éviter de dire une bêtise mal placée. Genre, éviter de parler de son copain si elle vient de rompre.

"Brutal, la crise de la trentaine ! T'as pas galéré à trouver un appart ?"

Ou une maison, quoi que ce soit. Susan voyait juste assez mal une personne seule s'accaparer une maison après un déménagement sur un coup de tête. Elle redoubla d'attention lorsque celle-ci vint à parler de son activité professionnelle. Professeur de piano ! Son père l'était aussi, et travaillait à New York avec le conservatoire. Autant la mutante était assez nulle à ça, autant elle en connaissait un rayon juste pour avoir accompagné son père au travail bien des fois quelques années plus tôt.

"Oh, c'est cool ça ! Si tu veux tu peux mettre une annonce ici, ça tombera pas dans l'oreille d'un sourd."

Elle réfléchit quelques instants avant d'ajouter :

"Tu connais pas Mirko Suncana, par hasard ? C'est mon daron, il bosse au conservatoire de New York maintenant, mais il joue encore un peu partout."

C'était assez modeste, comme façon de dire les choses, mais il était connu internationalement dans son domaine. Susan ne souhaitait pas spécialement passer pour une frimeuse, mais si la pianiste voulait être mise en contact avec lui, pourquoi pas ? Ça pourrait être une opportunité sympa, et personne n'y perdait quoi que ce soit.
Aussi, la cinéaste sourit à son interlocutrice.

"Je suis réalisatrice, encore étudiante à la SSA. Et il se pourrait éventuellement que j'aie ouvert une pizzeria au Front de Mer pour partager tout ça avec les curieux."

Elle avait fini par lâcher le morceau ! De façon presque subtile. Elle avait pris son air le plus innocent pour dire ça : elle ne voulait certainement pas passer pour une patronne qui s'accaparait tout le travail des autres. Elle ne faisait que gérer l'endroit et les évènements, et elle avait eu l'idée de départ. Les pizzas elles-mêmes ne lui devaient rien.

"Ah, oui ! - Effectivement, elles ne s'étaient pas présentées - Moi c'est Susan."

Susan qui grignota une part de pizza avant d'entendre le grondement stomacal de Kenzie.

"Oups. T'en fais pas, t'auras vite de quoi te remplir l'estomac, c'est humain. Et puis j'peux te dire qu'on entend pire, parfois."

Avait-elle fini en haussant le ton et en tournant la tête vers un groupe d'étudiants d'une vingtaine d'années, avec des bières vides et en train d'attaquer leurs desserts. Elle leur lança un faux regard assassin avant de sourire.

"Faut pas t'étonner si tu les vois faire un concours de rots à la fin des ateliers. Je pense que c'est une tradition dans leur pays."

Fit-elle en haussant un sourcil perplexe. Elle exagérait à peine la chose, et n'eut pas le temps de jouer à l'innocente puisque l'un deux intervint de loin, avec un air narquois :

"Tu participes aussi j'te signale."

Et Susan levait déjà les yeux au plafond avec un air innocent, comme si elle n'était absolument pas concernée par l'accusation. Bien entendu, tout le monde ici prenait ça à la rigolade. Et la cinéaste reprit sa discussion plus sérieusement avec Kenzie :

"En tout cas, si tu veux j'peux te mettre en contact avec mon père. - elle haussa les épaules - Et pareil pour l'annonce, j'peux mettre une feuille à l'entrée et des cartes de visite au comptoir, y'en a déjà quelques unes, et ça me fait plaisir."

Kenzie pouvait y gagner de la clientèle, et Susan pouvait y gagner un peu de réseau, alors il n'y avait que des bons points à un tel arrangement, à priori.
 
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Message posté : Ven 28 Oct 2016 - 6:54 Message
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La jeune femme se contenta d’un léger signe de tête pour lui signifier qu’elle n’avait eut aucun problème à se trouver un appartement en ville. La réalité était tout autre alors qu’elle ignorait comment l’organisation avait pu chasser l’ancien locataire de l’appartement où elle vivait, mais ça, c’était du détail.

Elle lui posa finalement quelques questions un peu plus personnelles, à savoir ce qu’elle pouvait bien faire dans la vie. Ce n’était que le juste retour des choses alors qu’elle avait fait pareil un peu plus tôt. Elle assuma chorégraphe, compte tenu de la présentation qu’elle lui avait dit préparée, quand bien même n’était-elle pas certaine de ce qu’elle avançait. Sûrement s’était-elle même trompée, cependant, elle ne perdait rien à lui montrer qu’elle portait une attention particulière à ce qu’elle lui disait.

L’agent avait appris, avec le temps, que porter attention à chaque petit détail avait son importance, notamment lorsque l’on décidait de jouer la carte de l’hypocrisie.

Sûrement que cette gentille demoiselle n’aurait pas cette discussion avec elle si elle avait décidé de lui révéler son véritable visage, à savoir une femme beaucoup plus froide et insensible, privée de toutes émotions et sentiments, qu’elle désignait comme inutiles et nuisant à la logique et le rationnel.

Elle n’eut pas la chance de rebondir sur son offre qu’elle lui posa une question qui la pris de court. Il lui fallut quelques instants pour réfléchir à ce qu’elle venait de dire.

- Mirko Suncana ? Le pianiste ?

Il y avait deux choses de sincère chez elle. Sa dévotion à l’Ombre et sa passion pour le piano. Elle avait passé des années à étudier des ancêtres du piano tout en s’intéressant aux personnalités contemporaines qui pratiquaient un tel art. Et Mirko Suncana faisait parti des pianistes de renommés, à l’international.

- Je pense pouvoir affirmer que tout le monde dans l’univers de la musique le connaît.

Elle semblait désormais impressionnée par la jeune femme qui se trouvait devant ses yeux. Susan, fille du grand pianiste Mirko Suncana, réalisatrice en herbe et propriétaire de cette pizzeria où Mackenzie avait décidé de venir répondre aux exclamations énervées de son estomac.

Et mutante qui plus est !

Ce point, cependant, elle l’ignorait et ne pouvait pas l’aborder avec cette dernière sans éveiller quelques soupçons sur qui pouvait-elle bien être et ses propres capacités à elle.

D’autres se mêlèrent à la conversation pour venir ternir la réputation à son interlocutrice, à la rigolade, ce qui lui arracha un rire amusé. Elle avait donc à faire à une jeune femme qui n’avait pas peur du ridicule et qui ne semblait pas avoir froid aux yeux, menant ses projets à terme et avec de l’enthousiasme. À quelques détails près et elle aurait presque l’impression de se voir elle-même, quelques années plus tôt, alors qu’elle effectuait quelques missions pour SHADOW tout en ignorant qui étaient-ils réellement.

- Pour l’annonce et les cartes, ce serait génial ! Je ne te mens pas éprouver quelques difficultés à me refaire une clientèle. À croire que l’art et la musique se perd avec le temps.

Sans compter que la musique désormais écouter par la majorité des jeunes n’étaient plus fait de véritables instruments, ce qui venait réduire l’intérêt que certains auraient pu avoir pour les instruments qualifiés de classique.

Alors que pourtant, il était possible de faire tellement de chose, avec un piano.

- Tu demandes combien pour le coup de publicité ?

Car Mackenzie était réaliste, les publicités n’étaient jamais gratuites. Et puis, contrairement à ce qu’elle pouvait laisser entendre, ce n’était pas l’argent qui lui manquait.

- Quant à ton père, tu sais, je l’ai longtemps admiré. Cela me ferait presque bizarre de le rencontrer, comme si je venais à briser une illusion.

Elle eut un léger rire.

- Et puis, un tel homme doit certainement être particulièrement occupé.

Après tout, si ce n’avait pas été de SHADOW, sûrement aurait-elle entreprit une carrière semblable à celle du Suncana. Mackenzie savait avoir le niveau pour participer à des compétitions à l’international tout comme elle savait être en mesure de les remporter.

Cependant, le mot d’ordre de l’organisation était la discrétion et elle ne pouvait donc tout simplement pas se le permettre. Sans compter les horaires folles qui venaient avec une telle carrière.

- Et puis, entre étudier en cinéma, avoir ouvert une pizzeria et préparer les soirées et ateliers, tu arrives à dormir ?

Son expression semblait toujours aussi impressionnée, comme si elle peinait à croire qu’une femme aussi jeune qu’elle ait pu déjà faire tant de choses.

- Ah, mais non, que dis-je, une fille comme toi doit certainement aller jouer aux justiciers la nuit.

Un rire franc s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se moquait bien gentiment d’elle. Il ne s’agissait pas tant d’une information que d’une blague suivant son mode de vie qui semblait déjà bien occuper par toutes sortes d’activités.

Cependant, il n’y avait jamais de mal à collecter des informations concernant ses interlocuteurs.
 
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Message posté : Ven 28 Oct 2016 - 11:55 Message
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Susan se contenta de hocher affirmativement la tête lorsque Kenzie confirma l'identité du père Suncana. Elle le connaissait, et plus encore : elle l'admirait. Waouh. Susan le savait reconnu et doué, mais elle avait toujours un peu de mal à se faire à l'idée que de parfaits onconnus appréciaient son travail un peu partout dans le monde. Probablement la proximité familiale qui rendait tout ça difficile aà imaginer.
Heureusement, la jeune femme n'avait rien d'une fangirl creepy connaissant les moindres détails de la vie de son paternel. Il en existait des comme ça, et c'était assez effrayant.

En tout cas, Susie était contente d'avoir visé juste, et était d'autant plus encline à proposer un coup de pouce à la pianiste. Quand à ce que ça lui couterait ? Excellente question ! La pizzeria fonctionnait très bien et chaque brique qui la composait apportait des revenus permettant au navire de rester à flots. L'échange de publicité et les partenariats était l'une de ces briques.

"Pas grand chose, on est encore tout jeunes, mais j'pense que tu pourras toucher du monde ici."

Garantit Susan, sûre d'elle.
Kenzie n'était pas la seule à lui demander quand elle parvenait à dormir ! Fallait croire que toutes ces activités étaient difficiles à faire entrer dans un emploi du temps... et c'était vrai, mais elle s'en sortait et gardait assez d'heures pour vivre. Et dormir.

"Quand on aime, on compte pas ! - Commenta-t-elle avec enthousiasme - Je fais de l'alternance, en quelques sortes, du coup j'ai une moitié de temps de cours et une moitié de temps de travail. Ça passe."

Une petite idée lui venait en tête, et elle devait l'exprimer avant qu'il ne soit trop tard.

"Ça t'intéresserait, d'animer un atelier un de ces quatre ? Un truc sur la musique, genre comment le rythme et la tonalité peut complètement changer le sens des images."

Comme les images des Dents de la Mer sur une musique de vacances ne donnerait certainement pas du tout la même impression aux spectateurs. C'était un bon plan, à ses yeux, et puis la pianiste pourrait probablement en apprécier le côté rémunéré. Seulement si ça l'intéressait !

Oh, et Kenzie ne savait pas combien elle avait raison, lorsqu'elle fit une blague sur les potentiels hobbys dangereux de la cinéaste. Heureusement, Susan ne s'en cachait pas et n'avait pas à mentir à ce sujet. Puis la tête de la pianiste serait probablement drôle après cette révélation.

"Touché !"

Fit la mutante d'un air amusé. Elle rit doucement et poursuivit après avoir haussé les épaules.

"Disons que je suis une citoyenne concernée. Y en a pas mal en ville, mais personnellement je suis pas fan des body suits en lycra. Ça moule pas toujours les parties les plus avantageuses."

Elle ne s'était jamais projetée dans un costume et ne voulait pas le faire. Du tout. Porter un masque l'avait déjà gonflée, elle l'avait abandonné au bout de deux missions, alors devoir se changer intégralement : même pas la peine d'y penser ! La pianiste avait sûrement déjà vu les zozos en costume à la télévision, pas besoin de lui faire un dessin.

"M'enfin rien d'extraordinaire, hein, je suis pas le Commander bis ou un truc du genre."

On pouvait assez facilement savoir de quoi Susan était capable, au moins en partie, avec une recherche rapide. Des vidéos de ses interventions avaient fini sur youtube. Ça n'avait rien de tres visuel, mais ça fonctionnait. Celle où elle faisait tomber un robot géant avec une onde de choc était probablement la plus impressionnante, mais aussi frustrante : le caméraman aurait pu l'aider, au lieu de rester planqué !

"Enfin, tu verras que c'est un peu mouvementé parfois en ville, quoi."
 
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Message posté : Ven 28 Oct 2016 - 19:20 Message
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La bonté de cette jeune demoiselle finirait sûrement par la placer dans une position désagréable. Non pas qu’elle se souciait d’elle ou même s’en inquiétait, elle trouvait tout simplement désolant de voir une jeune demoiselle avec une tête forte sur ses épaules, être aussi gentille avec autrui. Car, bien malheureusement, c’était ces personnes qui se faisaient trop rapidement avoir et se trouveraient bien assez vite entre de mauvaises mains.

Et pourtant, avec sa détermination et l’aisance avec laquelle elle semblait passer d’un projet à un autre sans pour autant laisser tomber les derniers, elle aurait presque pu se faire une jolie place au sein de l’organisation où elle-même travaillait.

Cependant, elle était bien trop gentille et possédait un trop grand coeur. Elle serait une mauvaise recrue. Sûrement n’avait-elle jamais encore tué quelqu’un de ses propres mains. Certes, à son âge, Mackenzie n’avait pas encore commis une telle atrocité, cependant, elle avait plus d’une fois kidnappé enfants et adolescents qui se retrouvaient violemment arrachés à leur famille.

Mais ça, son interlocutrice n’était pas obligée de le savoir. Ni même personne. Car ici, elle n’était qu’une banale professeur de piano, dont la crise de la trentaine l’avait amené à quitté la Californie pour venir au New-Jersey.

- Alors, en échange, je m’assurerai de recommander ta pizzeria à mes éventuels clients. Je ne manquerai pas de leur vanter l’ambiance et le menu varié.

C’était bien la moindre des choses alors qu’elle lui permettrait ainsi d’avoir un peu plus de clientèle. Certes, en réalité, elle n’était pas obligée d’en avoir, ce n’était pas sa carrière de professeur qui lui importait le plus.

Cependant, son mensonge ne durerait qu’un temps si, réellement, elle n’offrait pas des cours à d’autres, comme elle le disait si bien.

Et puis, si sa présence était souvent exigée à la base de Mannheim, ne serais-ce que pour s’assurer que l’Officier de la Pénombre en place ne dépasse pas les bornes et travaillent pour le bien de leurs objectifs, cela ne l’empêchait pas de mener sa propre vie à l’extérieur. Pour, encore une fois, maintenir sa couverture.

- Quant à l’atelier, sans problème ! Je ne peux pas encore me vanter d’avoir un horaire particulièrement charger, ça fera de quoi m’occuper. Tu n’as qu’à me dire ce que tu veux et pour quand et je t’apporte ça sur un plateau d’argent.

Elle lui offrit un large sourire suivit d’un léger rire.

Semblerait-il qu’elle avait vu juste et que la jeune mutante s’était trouvée comme occupation que d’aider la veuve et l’orphelin. Encore une fois, beaucoup trop gentille pour son propre bien. L’agent de SHADOW ne pouvait comprendre pourquoi certains s’entêtaient à mettre leur vie en danger pour le profit d’autres.

Sûrement était-elle beaucoup trop égoïste pour comprendre ce que la bonté était.

Ou alors simplement parce qu’on lui avait toujours répété que sa vie, elle devait la préserver du mieux qu’elle le pouvait, au détriment des autres, et qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur. L’organisation n’avait aucune utilité en un agent mort et donc, de ce fait, elle se devait de faire tout en son possible pour qu’elle ne mette pas sa vie en danger.

Il s’agissait donc d’un concept qu’elle comprenait mal, cependant, elle ne pouvait pas dire à son interlocutrice le fond de sa pensée.

- J’ai cru remarquer, oui. Je n’avais pas fait de recherche sur la ville avant d’atterrir ici, cependant, depuis que j’y suis, j’ai pris la peine de lire quelques journaux et... Ça ne me semble pas être de tout repos, vivre ici.

Elle rigola doucement alors qu’elle savait, pour la concentration de super-héros comme celle de super-vilains. Elle avait eut d’énormes migraines, les premiers jours.

- Si je comprend bien, tu n’as pas de costume. Cependant, tu as un surnom ? Quelque chose de classe ?

Alors qu’elle lui posait cette question d’ordre peut-être un peu trop personnelle, sa pizza arriva finalement devant elle, ce qui éveilla de nouveau son estomac affamé.

Prenant ses ustensiles, elle s’en coupa un morceau (Mackenzie était quelqu’un de propre et de maniérée) et y goûta avec attention. Un large sourire s’étira sur ses lèvres alors qu’elle hocha doucement de la tête, appréciant le goût.

- Je dois admettre que j’ai rarement mangé une pizza aussi bonne.

Ce qui n’était pas faux, compte tenu qu’elle vivait d’ordinaire sur une diète assez stricte alors qu’elle se devait de garder une forme olympienne.

- Pour en revenir aux ateliers, tu t’attends à quoi ? Est-ce une présentation ? Un truc qui demande la participation des autres ? Combien de temps ? Un sujet particulier que tu cherches exploiter ?

Mackenzie avait sorti son papier et son crayon, prête à écouter ce que la patronne avait à lui dire !

Cela lui ferait quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit lorsqu’elle n’avait pas à être à Mannheim et qu’elle ne se sentait pas d’attaque à arpenter les rues de Star City. Certes, bientôt, elle aurait sûrement des missions à effectuer, elle aussi, mais en entendant, ce n’était jamais perdu.
 
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Message posté : Dim 30 Oct 2016 - 11:16 Message
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Le petit marché qu’elle venait de passer avec Kenzie lui semblait assez satisfaisant. Toutes les deux étaient gagnantes, Susan pouvait avoir de la bonne publicité et étendre un peu plus sa clientèle. Le bouche à oreille était sans conteste la meilleure façon de se vendre dans ce domaine là. Sur internet, on pouvait toujours craindre les faux commentaires ou les photos beaucoup trop avantageuses, on pouvait se méfier de chaque source et à raison. Mais peu de gens iraient mettre en doute la parole d’une vraie personne que l’on avait en face de soi.

En bref, elle n’aurait pas pu demander mieux. L’argent était éphémère tandis que des clients réguliers, c’était la promesse de revenus constants. Tant que la qualité était au rendez-vous.

Cool !

Commenta-t-elle donc, d’une certaine façon pour sceller leur accord. Ca n’était pas très cérémonieux, mais la pianiste ne s’était pas encore offusquée de quoi que ce soit jusque là, c’était donc qu’elle était plutôt sympa et open. Pas besoin de se restreindre ou de se donner un air pincé.

A sa question concernant son surnom, Susan n’eut le temps que de secouer la tête négativement. Elle n’avait pas de surnom et n’avait pas envie de s’en attribuer un.

Pas de surnom. Si quelqu’un m’en trouve un sympa, pourquoi pas, mais si c’est moi qui le fais, je le détesterai deux jours après.

De toute façon, on la connaissait déjà assez bien dans ce quartier là. Le surnom ne protégerait pas son identité puisqu’elle ne portait pas de masque, et tout au plus il la ferait marrer un peu.
La pizza de Kenzie était arrivée, et elle avait l’air appétissante. La cinéaste en profita pour manger un bout de la sienne, avec les doigts comme elle en avait l’habitude, et bien à l’opposé de la méthode couteau-fourchette bien propre de la pianiste.
Soulagement général, elle aimait sa pizza ! Enfin, pas que Susan en aie douté une seule seconde, elle avait confiance en ses employés, ses cuisines et ses ingrédients.

J’pense qu’on pourrait faire un exercice interactif, un truc qui peut être bien marrant. Genre je peux faire un set d’extraits vidéo de vingt ou trente secondes, puis on fait autant de courtes bandes son, et après on peut laisser les gens associer la musique qu’ils veulent avec la séquence qu’ils veulent et montrer le résultat. Ou bien leur faire trouver quelle bande son va avec quelles images.

Cette mise en application après une petite séance théorique pouvait être une bonne façon de confirmer les acquis du groupe. Et de tester la créativité de chacun au passage, puisqu’ils pourraient aussi proposer des assemblages surprenants.
La curiosité et l’enthousiasme de Kenzie était communicatif, puisque Susan n’avait même pas à réfléchir pour que les idées d’ateliers et de travaux pratiques ne fusent dans son esprit.

Dans l’idéal, faudrait qu’on aie une présentation un peu générale sur la musique dans le cinéma, ça je m’en occuperais parce que j’ai l’habitude et pas mal d’exemples en stock. Puis ensuite, l’atelier, ça permet aux gens de vraiment retenir le truc.

Elle fit une pause et songea à ce qu’il pourrait se passer. Y aurait-il des mauvaises surprises ?

Pour que personne triche, faudra des compositions originales, et pareil pour les images, j’irais les filmer moi même.

Ca lui semblait être un bon plan, et ça pouvait être aussi valorisant pour Kenzie, il ne fallait pas oublier ça ! La cinéaste avait déjà hâte de s’y mettre. Elle avait eu la chance de transformer sa passion en un moyen de gagner sa vie. De fait, elle travaillait avec beaucoup de plaisir et faisait tout pour ne pas se lasser de son activité. En était-il de même pour la pianiste ? Cette dernière avait l’air d’être une bonne partenaire de travail : elle n’avait visiblement pas peur d’adresser la parole à des inconnus, et n’avait pas l’air nerveuse du tout. Peut-être que les choses changeraient une fois devant un petit public, mais Susan était confiante. Elle accordait beaucoup trop facilement sa confiance, d’ailleurs, c’était bien là l’un de ses plus grands défauts. Mais qu’est ce qui pourrait mal se passer ? Tout avait l’air parfait et elle se fia donc à cette impression là.

Voilà. Ca t’intéresse, du coup ? Faut pas que ça te prenne trop de temps non plus, et puis surtout fais-toi plaisir. C’est pas pressant, donc on peut prévoir ça pour n’importe quand.

Elle rajoutait souvent des ateliers à l’improviste, et il y avait toujours du monde pour y assister. Susan bénissait les réseaux sociaux pour ça : il suffisait de poster un petit évènement pour que tout le monde afflue. Il fallait aussi s’habituer à leur marge d’erreur, mais ça n’était pas un grand handicap pour elle.
 
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Message posté : Mer 2 Nov 2016 - 19:38 Message
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La jeune demoiselle qui lui faisait face ne semblait donc pas se soucier de l’anonymat. Une autre choses que Mackenzie peinait à comprendre, alors qu’elle même mentait comme elle respirait, l’hypocrisie suintant par tous les pores de sa peau. Cependant, tous n’étaient peut-être pas aussi paranoïaque qu’elle et n’éprouvaient sûrement pas le besoin de mentir quant à leur identité. Cependant, avec sa gentillesse frappante, sa bonne volonté et son manque de protection face à sa vie civile, l’agent de SHADOW en venait à se demander si elle survivrait passer la trentaine.

Non pas qu’elle s’en souciait réellement, il ne s’agissait-là que d’une nouvelle connaissance qui apporterait un peu de concret à sa vie civile, un pion de plus sur l’échiquier pour lui faciliter la vie et ainsi rendre ses mensonges encore plus crédible.

Elle trouvait cependant dommage de voir des gens au grand potentiel ainsi ruiner leur vie dans l’idée de venir en aide aux autres.

Tout en dégustant sa pizza, elle questionna la propriétaire des lieux quant à savoir sur quoi devrait-elle se concentrer concernant l’atelier qu’elle devait désormais préparer. Cela ne l’embêtait pas, au contraire, sans compter que l’organisation pour laquelle ne pourrait rien dire comme elle cherchait actuellement à crédibiliser son identité civile.

Il n’y avait rien de plus important que de s’assurer que sa couverture soit crédible et hors de tout doute, sans quoi cela pourrait potentiellement venir mettre à mal l’organisation.

Et donc, de ce fait, elle s’était contentée, dans un premier temps, de connaître la ville et ses habitants et ainsi chercher à s’intégrer le plus possible à son environnement, histoire que son mensonge passe sans que personne ne penser à poser des questions un peu trop poussées ou encore auxquelles elle n’aurait bien malheureusement pas de réponse. Pour le moment, tout semblait bien se passer alors que son interlocutrice ne semblait toujours pas la trouver louche et ne semblait rien suspecter, ce qui n’était pas si mal.

- Évidemment que ça m’intéresse ! Si ce n’avait pas été le cas, je n’aurais pas cherché à poser toutes ces questions.

Elle lui adressa un doux sourire alors qu’elle mangeait sa pizza un peu plus proprement qu’elle, cette dernière ayant préféré utiliser ses mains. Non ne jugeait-elle pas, cependant, elle avait été élevée dans l’idée d’être impeccable. Une jeune femme classe et propre sur elle-même qui se devait d’être maniérée et polie en tout temps.

Il semblait y avoir donc un léger fossé entre Mackenzie et Susan, quand bien même l’agent de SHADOW passait-elle outre ces quelques détails sans grand importance.

- Quant à la composition originale... Il faudra simplement me donner un thème et je peux m’en occuper. J’imagine qu’il y aura de l’horreur, du suspens, quelque chose de plus joyeux ou encore de triste...

Voilà déjà qu’elle attrapait une napkin et son crayon pour griffonner dessus une portée et quelques notes qui s’enchaînaient.

Jamais il ne fallait mettre son inspiration en veille, car qui sait quand reviendra-t-elle ? Mackenzie pouvait passer des jours et des jours face à la même portée vide tout comme elle pouvait composer une pièce en quelques heures seulement.

Non pas qu’elle appréciait pas les classiques, cependant, pour ce qui en était de l’apprentissage, elle préférait encore y aller avec ses propres créations plutôt que de faire jouer les mêmes partitions encore et encore jusqu’à ce que l’étudiant en devienne malade.

- Quant au temps, ne t’inquiète pas, j’ai tout le temps qu’il me faut en ce moment. Non pas que ce soit la meilleure des choses cela dit.

Elle eut un léger rire, compte tenu qu’elle préférait encore se moquer de ses décisions que de s’apitoyer sur son sort. Mackenzie était une bonne vivante, qui savait prendre le positif des situations dramatiques et qui ne s’encombraient pas de sombres pensées.

Ou presque.

- Tu préfères filmer tes scènes et que je trouve une musique pour accompagner ou l’inverse ? Ou encore je peux assister aux tournages ? Comme ça je pourrais composer en même temps ? Promis, je me ferai silencieuse et discrète !

Un nouveau sourire alors que l’idée ne lui semblait pas mauvaise.

Et puis, cela lui permettrait sûrement d’apprendre à connaître un peu plus Susan. Si elle était super-héros à ses heures perdues, l’idée que les autres mutants présents au sein de la pizzeria soient des copains à elle n’était pas impossible.

Sans compter qu’elle n’avait pas grand chose à perdre, sauf peut-être quelques heures à pratiquer un art qu’elle appréciait tout particulièrement.

- Et mon horaire semble plus flexible que la tienne. Donc tu n’auras qu’à décider quand tu veux filmer, je m’arrangerai pour être là.

Mackenzie avait bon coeur et faisait preuve de bonne foi ! Ce qui en était presque surprenant.
 
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Message posté : Mer 2 Nov 2016 - 22:23 Message
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Susan semblait toujours aussi ravie de sa petite discussion avec Kenzie. Ca semblait réciproque, puisque la pianiste affirmait toujours être partante et y allait de ses questions sur ce qu’elle aurait à faire. Là, la cinéaste hocha la tête pour appuyer ses propos.

Exactement ! Un peu de tout. Mais les scènes seront relativement neutres. Genre quelqu’un qui marche dans la rue, si on met une musique joyeuse ou si on met une musique d’épouvante, ça donnera pas du tout la même impression. Et ça peut être sympa si t’es là au moment où je les filme, oui ! Mais c’est pas nécessaire, ça me prendra assez peu de temps, au final.


Pas forcément la peine de se déplacer pour la musicienne. Même si elle avait du temps devant elle, beaucoup de temps, elle aurait probablement d’autres choses à faire : se familiariser avec la ville, avoir des contacts… Plein de choses, quoi. Susan savait que manquer de travail pouvait à la fois être une bonne et une mauvaise chose : Si on manque de travail, on manque d’argent, mais on a aussi plus de temps pour se consacrer à d’autres activités, d’autres projets personnels.


Elle-même avait eu suffisamment de temps libre pour monter la pizzeria - cinéma. Elle n’aurait pas pu faire ça avec un travail trop chronophage.


Ben écoute, si tu veux, on s’échange nos coordonnées, déjà ? Comme ça j’peux te prévenir quand j’ai réuni quelques personnes pour tourner les scènes, et puis on pourra voir avec tes disponibilités si ça colle. Ca risque d’être à des heures un peu bizarres.


Susan avait un emploi du temps un peu compliqué et à géométrie très variable. Elle jonglait entre les cours, son alternance à la WCOC avec Amy Davis elle-même, la pizzeria, et sa vie personnelle mouvementée. Elle avait réussi à compacter toutes ses activités professionnelles pour gagner un peu de temps ailleurs, et s’était spécialisée dans les micro-siestes pour reprendre des forces à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit.


Si on fait ça en journée, ça sera plus simple pour tout le monde. Mais j’ai déjà eu des tournages à deux ou trois heures du matin, donc voilà, on sait jamais.


Pas pire que les messages de sa patronne reporter, qui pouvaient arriver n’importe quel jour à n’importe quelle heure, et parfois avec des questions pressantes. Mais Susan était une jeune femme connectée et réactive.


Si tu as besoin de me contacter, du coup, faut pas hésiter, j’réponds n’importe quand.


Enfin, elle se réservait un certain délai d’une heure ou deux si elle était vraiment très occupée. Genre en plein tournage, ou bien en pleine partie de monopoly avec sa petite amie.
Du coup, elle avait sorti un bloc note griffonné de partout, rempli de storyboards et de croquis et d’annotations de toutes sortes. Elle arracha une page vierge et y nota son numéro de téléphone ainsi que son adresse mail. De quoi être joignable à tout moment sans se sentir trop envahissant. Elle avait noté son nom complet en haut du papier, au cas où la pianiste aurait un trou de mémoire.

Et voilà.


Elle avait fini sa pizza, et se sentait bien repue. Elle espérait sincèrement qu’il en serait de même avec Kenzie lorsqu’elle aurait fini son assiette ! Manger une bonne pizza, c’était une chose, mais avoir l’estomac plein de façon durable après ça, c’était la cerise sur le gâteau !
Aussi, elle essayait de ne pas avoir l’air trop indiscrète : regarder quelqu’un qui mange, c’était relativement impoli, donc elle tâchait de s’intéresser un peu à son ordinateur, sur lequel sommeillait sa présentation pour la soirée.


Le seul truc, c’est si jamais tu as un empêchement, ou si tu changes d’avis, ou t’es réticente vis à vis d’un truc, hésite pas à me le dire honnêtement. J’ai déjà eu des gens qui déclinaient au dernier moment avec des excuses foireuses. Des gens bien, hein, mais parfois ils ont peur que je le prenne mal et finalement c’est encore pire.


Elle s’était débrouillée plus d’une fois pour retomber sur ses pattes, mais elle avait vraiment du mal avec les “oh en fait j’ai le nez qui coule” ou autres lamentables façons d’esquiver la soirée. S’ils ne voulaient pas venir, ils n’avaient qu’à le dire pour de vrai. Et si possible en avance, pour qu’elle puisse se débrouiller autrement.
Pas qu’elle soupçonnait particulièrement Kenzie de lui faire ce coup là, au contraire ! Elle préférait juste se prémunir.
 
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Message posté : Jeu 3 Nov 2016 - 0:17 Message
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L’enthousiasme de la propriétaire de la pizzeria était presque contagieuse. Ou, tout du moins, c’était l’idée que voulait donner Mackenzie alors qu’elle affichait le même sourire enjoué et s’empressait d’ajouter quelques idées quant à l’atelier qu’elle se devait désormais de préparer.

Bon, peut-être n’était-elle pas aussi enthousiaste qu’elle le laissait sous-entendre, alors qu’il s’agissait d’un boulot comme d’un autre, cependant, elle était sincèrement contente d’avoir réussi à se lier aussi facilement à une parfaite inconnue et ainsi venir donner l’impression qu’elle était effectivement une citoyenne lambda qui vivait d’amour et d’eau et qui ne semblait pas s’encombrer de pensées négatives et qui préféraient encore considérer le verre comme à moitié plein.

Une bonne vivante agréable, en somme, un peu comme son interlocutrice, alors qu’elles échangeaient des idées qui pourraient sans aucun doute être très bien pour l’atelier qu’elles préparaient.

Il lui faudrait cependant placer une date dans les jours à venir, pas nécessairement maintenant mais pas trop tard non plus, compte tenu qu’elle ne devait pas que caser cela dans son horaire de pianiste, mais aussi dans celle de l’agent ténébreux qu’elle était, alors qu’elle aurait sûrement droit, d’ici peu, à effectuer quelques missions elle-même, maintenant qu’elle s’était familiarisée avec Mannheim.

Prenant le morceau de papier que venait de lui tendre Susan, elle fit de même de son côté, y inscrivant son numéro de téléphone, son adresse courriel ainsi que son nom complet, et ce, quand bien même était-il impossible de la trouver sur les réseaux sociaux, pour la simple et bonne raison qu’elle n’y voyait pas d’intérêt et n’avait donc aucun compte. La jeune femme qu’elle était n’était décidément une accroc de la technologie, alors qu’elle n’avait même pas d’applications sur son téléphone, sauf peut-être un bloc note.

- J’ai aussi des horaires assez variées. Il m’arrive de me réveiller au beau milieu de la nuit parce que j’ai une illumination soudaine concernant une mélodie ou je ne sais quoi.

La dure réalité des artistes. Elle aussi en faisait partie, cela ne faisait aucun doute, et ce, quand bien même sa principale carrière concernait-elle une organisation terroriste.

- Il ne faut jamais faire attendre l’inspiration. À chaque fois que j’ai essayé, ne serais-ce que pour quelques heures de plus de sommeil, j’en venais à perdre mon idée ou être insatisfaite du résultat. Et donc, encore aujourd’hui, je me retrouve encore à me réveiller à des heures pas possible.

Elle eut un léger rire alors qu’elle s’imaginait que son interlocutrice devait sûrement connaître un problème semblable. Parce que l’inspiration arrivait lorsqu’elle le voulait bien et pouvait disparaître pour aussi longtemps qu’elle le souhaitait.

- C’est peut-être pour ça que je me suis fais laissée. Il devait en avoir marre que je quitte le lit n’importe quand et que je vive sur des horaires un peu bizarre.

Un nouveau rire. Elle le prenait bien. Certes affichait-elle une mine légèrement peinée, quelques secondes tout au plus, pour donner de la sincérité à son histoire, alors qu’elle secoua doucement la tête, comme si elle cherchait à chasser quelques tristes pensées.

Sûrement aurait-elle été une pianiste reconnue à l’internationale, si ce n’était pas de SHADOW. Or, la discrétion était prioritaire.

- Et ne t’en fait pas. Je suis honnête et je n’aime pas les faux-semblants. Si j’ai quelque chose à te dire, je le ferai. Et puis, la communication, c’est toujours la meilleure solution à un problème. Alors tu peux compter sur moi, surtout que cet atelier me plait bien !

Elle en venait à se demander s’il n’y aurait pas d’autres ateliers où elle pourrait lui être utile ? Certes ne pouvait-elle pas utiliser tous ses atouts, qu’il s’agisse du piratage informatique ou encore de l’infiltration, toutefois, elle avait tout de même des connaissances générales assez nombreuses et variées et ne craignait pas se salir les mains et d’étudier sur divers sujets.

Il lui était toutefois bien ironique de se décrire comme étant quelqu’un d’honnête et de sincère, alors que sa personne entière n’était qu’un mensonge bien façonné, une mascarade dont elle était l’actrice principale.

- Tu me diras donc tes journées et heures de tournage. Je m’arrangerai pour être là !

Un sourire sincère sur les lèvres, elle continua de manger sa pizza, presque déçue de voir qu’aussi affamée avait-elle été, voilà que sa pizza avait presque disparue dans son entièreté.

Cette pizza venait toutefois de lui faire rencontrer une jeune femme fort sympathique alors que quelques projets se dessinaient devant elle.
 
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Message posté : Jeu 3 Nov 2016 - 17:38 Message
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Les veillées nocturnes gonflées d’inspiration et de créativité, Susan connaissait bien ! Du coup, elle se reconnaissait facilement dans ce qu’évoquait Kenzie. Elle-même ne pouvait pas vraiment se lever et tourner, bien qu’il lui était arrivé plus d’une fois d’aller toute seule filmer quelques images au beau milieu de la nuit. Le plus courant pour elle était de se lever et d’aller noter frénétiquement tout ce qui lui venait en tête, à grands renforts de dessins. Le contenu de son carnet en était un parfait exemple.

C’est vrai ! C’est comme quand on fait un rêve et qu’on s’en souvient au réveil. Faut le noter tout de suite, sinon plus t’attends, moins tu t’en souviens. Et parfois c’est vach’ment dommage de perdre ça.

Et pas uniquement lorsqu’on suit une psychanalyse, bien sur !
Du coup, elle s’amusa aussi de cette suggestion de raison pour laquelle elle aurait été quittée. C’était dommage, quand même, et ça faisait un peu de peine. Partager la vie de quelqu’un, c’était aussi partager sa passion et ses défauts.

T’en fais pas, s’il acceptait pas ta passion, c’est que c’était pas le bon. J’ai pas encore emménagé avec ma copine, mais elle sait que j’bouge pas mal, alors c’est pas un souci.

Bon, la concernée essaierait probablement de la convaincre de rester au lit avec moultes atouts. Mais elles se connaissaient assez bien pour savoir se laisser vivre aussi.

En tout cas, Kenzie semblait avoir bien compris son avertissement, et lui paraissait honnête à ce sujet. Enfin, bon, tout le monde lui aurait dit ça, ça ne les aurait pas empêché de retourner leur veste plus tard. Mais bon, Susan avait ses défauts, et être crédule en faisait malheureusement partie. On pouvait sans souci la mener par le bout du nez, et ça pouvait durer longtemps. Pire, si elle s’en rendait compte, elle allait bien vite à pardonner le ou la responsable. Autant dire que c’était une bonne poire.
Elle essayait de se soigner, promis.

Bien ! On est d’accord là d’sus.

Maintenant, elle n’allait peut être pas trop tenir la jambe de Kenzie non plus, elle avait certainement d’autres choses à faire après manger.

J’t’enverrais un message dès que j’ai une date à te proposer. Et si ça t’intéresse de voir un peu comment ça s’passe, tu pourras toujours venir à celui de ce soir !

C’était un thème tout à fait différent, mais Susan ne doutait pas que rencontrer des personnes de l’Opéra Beaudrie pouvait être vraiment profitable pour la pianiste. Elle pourrait étendre encore un peu plus son réseau et peut-être trouver du travail avec les danseurs ou chorégraphes ! Là dessus, la mutante n’allait pas faire le travail à sa place, elle devait savoir se vendre aussi.

Alors, cette pizza ? J’te fais le questionnaire de satisfaction.

Demanda-t-elle en souriant et sur le ton de la blaque, en constatant que Kenzie en avait pratiquement fini avec son assiette. Si elle avait quoi que ce soit à faire remarquer, Susan saurait en prendre note pour le reste du service.
 
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