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Les fruits de la politique

 
Message posté : Sam 15 Oct 2016 - 16:13 Message
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Lilian était en train de s’occuper de ses plantes lorsque son assistante toqua à la porte. A travers ces quelques végétaux, elle avait accès à tout le réseau qu’elle avait mis en place à travers Star City. C’était comme si toute vie végétale était connectée à travers son toucher, comme si tout n’était qu’une seule et vaste toile verdoyante dont les animaux et les humains bien sûr, étaient absents. Toujours, Lilian avait été la seule présente sur cette toile… Il y avait bien eu son père un moment, mais il était mort depuis si longtemps et il n’avait jamais atteint un tel lien avec le royaume végétal. Le Géant Vert aussi, mais elle ignorait s’il était conscient de ce lien, de leur similitudes alors que leurs génomes étaient autant plantes qu’humains. Mais là où ce qui devait le plus se rapprocher d’un homologue masculin d’Harvest se perdait dans des actes écoterroristes à petite échelle, elle-même cherchait à changer le monde à travers quelque chose de plus grand, de plus vaste qu’elle. SHADOW lui avait donné les ressources, en échange de sa loyauté… Et quand l’organisation aurait gagné alors elle pourrait travailler à son utopie, une fois que la majorité des humains, ces parasites, aura été mise au pas. Alors elle pourrait progresser.

« Le major Colt est arrivé pour son rendez-vous avec vous. »

Lilian hocha la tête, se retournant avec un sourire vers la jeune femme, qui devait à peine avoir la vingtaine, qui lui servait d’assistante. Ses cheveux étaient d’une couleur moins vive que ceux de Lilian, ils faisaient plus naturels. Ce qui prouvait bien qu’Harvest parvenait maintenant à créer des clones, de nouveaux hybrides d’humains et de plantes, qui pouvaient passer pour des êtres totalement différents d’elle. Même si pour le moment elle n’avait engendré quasiment que cette jeune femme là. SHADOW lui avait donné une fausse identité et de toute façon elle était insignifiante. Une expérimentation de plus, qui finirait par flétrir et mourir. Savoir que l’espérance de vie de l’une de ses enfants, d’une extension de son être était incertaine et probablement brève était une douleur vive chez Lilian. Mais c’était quelque chose qu’elle était prête à endurer pour le progresser. Car aujourd’hui, elle faisait un pas de plus dans sa conquête de Star City.

« Fais-le entrer. » Répondit-elle calmement.

Le bureau de son quartier de campagne n’était pas si différent de celui qu’elle avait à l’hôtel de ville. Si elle avait invité le major ici plutôt que là-bas, c’est qu’elle voulait qu’il sache que cela ne serait probablement pas une rencontre neutre. Il serait sur ses gardes probablement. Mais elle était sur son terrain, avec toutes ses plaintes. Puis il avait toutes les raisons de vouloir la rencontrer, surtout avec les raisons qui avaient été avancées au téléphone par secrétaires interposes. La sécurité de Lilian Holland n’était pas une chose à prendre à la légère, surtout avec tout ce qu’il s’était passé ces derniers jours… Elle avait failli être attaquée sans l’aide de deux méta-humaines. Papadopoulos avait été ridiculisé par le Cartel Rouge et allait probablement se retirer de la campagne. Arturo était mort, attaqué par une foule de membres du KKK alors qu’elle se trouvait avec l’autre candidat. Howard était le principal suspect. Être candidat à la mairie n’était décidément pas une chose facile à Star City. Quoi de plus normal qu’elle décide d’en parler au major de l’UNISON ?

« Enchantée de vous rencontrer monsieur Colt. » Elle lui tendit la main. Pas trop de familiarités pour commencer. Même si elle comptait bien profiter de l’appui de cet homme pour sa campagne d’ici la fin de ce petit rendez-vous. Il avait déjà mordu à l’hameçon en venant jusqu’ici et elle n’allait pas le laisser s’en tirer aussi facilement. C’était un homme influent, à sa manière… Un héros aux yeux de certains et le fait qu’il soit un militaire le rendait tolérable pour le CODE. Bien sûr les liens qu’il entretenait avec Victoria Neutron-Grey faisaient froncer des sourcils. Parce qu’elle était une Légionnaire et aussi à cause de la différence d’âge bien évidemment. Après tout, on ne pouvait pas plaire à tout le monde… « Asseyez-vous je vous en prie. » Continua-t-elle en lui montrant l’un des fauteuils qui se trouvaient devant le bureau derrière lequel elle se plaça. Comme d’habitude elle était ravissante, tout en conservant une certaine touche d’imperfection pour se rendre accessible. On n’était pas une manipulatrice experte sans apprendre comment s’habiller et se conduire à chaque instant de sa vie.

« Je suis ravie que vous ayez accepté que nous ayons ce petit rendez-vous. J’espère que vous ne m’en voulez pas que nous nous rencontrions ici. Je sais que vous devez probablement ne pas vouloir supporter officiellement un candidat ou un autre. Mais je passe le plus clair de mon temps ici désormais. Vous voulez boire quelque chose ? »
 
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Message posté : Dim 16 Oct 2016 - 14:31 Message
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Lorsque Tristan, son facétieux secrétaire, lui avait expliqué que Lilian Holland voulait le rencontrer personnellement, le major avait d’abord cru à une plaisanterie. Un juste retour des choses, puisque Gabriel ne résistait que rarement à l’idée de bizuter l’adorable jeune homme. Face à l’insistance de ce dernier il avait demandé, et obtenu quelques détails sur la requête avancée par la politicienne. En quête de suffrages pour l’élection à venir, la conseillère municipale menait une campagne différente à bien des égards, surfant sur la vague écologique – avec toutefois plus d’honnêteté et d’intégrité intellectuelle que d’autres. Si sa candidature pouvait étonner de prime abord, elle avait rapidement obtenu des soutiens de la part de personnalités importantes de la ville et tenait bon dans la course. Fort bien ! Néanmoins, en quoi est-ce que ça pouvait concerner notre brave commandant de l’UNISON ?

Bien que sa seule existence pouvait justifier qu’une jeune femme brûle de le rencontrer – si – il y avait bien une autre explication, plus professionnelle et moins flatteuse pour l’ego. Le fait qu’elle l’invite à la rejoindre dans son QG de campagne mettait la puce à l’oreille sur son intention. S’il était probable qu’elle se doute qu’il n’allait pas lui apporter un soutien au nom de l’organisme, elle pouvait espérer un rapprochement stratégique. L’agitation et les drames récents, notamment la mort d’Arturo Caruso – que Gabriel regrettait vivement – étaient également de bonnes raisons de mettre les choses à plat. Peut-être comptait-elle lui demander si les candidats à l’élection municipale bénéficieraient d’une protection supplémentaire ? Ceci ne justifiait pas forcément un déplacement en chair et en os, le téléphone et la visioconférence étant de formidables outils des temps modernes, mais le major était curieux.

« Vous n’avez pas à y aller. » Serina pour la vingtième fois Lana, dont la formidable patience et obstination le rendaient plutôt admiratif.

« Si vous tenez vraiment à lui faire un traitement de faveur, » Oh, c’est qu’on devenait agressive du haut de son mètre soixante-cinq ! Assis à son bureau, Gabriel eut un large sourire. « J’irai en votre nom. Cela fera moins d’affichage…
_Non, c’est décidé. J’y vais moi, et figure-toi que pour apaiser ta petite conscience, j’ai prévu de faire de même avec tous les candidats. Satisfaite ? »
Elle arqua un sourcil, et Tristan darda ses prunelles pétillantes sur elle. Il faisait le ping pong entre eux, comptant manifestement les points.
« Je trouve ça toujours aussi inutile.
_Dis-toi que nous aurons également besoin du soutien du futur maire – ou de la mairesse. C’est de l’investissement pour l’avenir. »
Son air buté demeura, mais elle garda le silence. Gabriel profita donc pour infliger le coup de grâce, avec une risette adorable.
« Et si pendant ce temps tu prenais des nouvelles de notre ami Jay ? Tu appelleras également Caitlyn, histoire de vérifier qu’ils sont tous les deux vivants. »

Si des yeux pouvaient hurler « vous le paierez… » !
Gabriel récupéra donc le dossier préparé par Tristan pour l’occasion et le glissa dans sa mallette, entre un quelconque rapport et un comics sur la Team Alpha, sobrement intitulé Espoirs.

« Soyez sages pendant que papa est parti. »

Là-dessus, il quitta le Brett Building pour rejoindre à pieds l’antre de Lilian Holland. Elle avait investi le quartier du Parc, un lieu particulièrement sécurisé en raison des grandes fortunes qui y habitaient. Bien que personne ne soit véritablement à l’abri, elle risquait peu de se faire attaquer par le dernier des bras cassés ici… Avant de passer la porte, Gabriel vérifia d’un geste habitué son nez de cravate et réajusta les manches de son costume bleu nuit puis, armé de son sourire chaleureux, il entra dans la gueule de la louve.

« Madame Holland, le plaisir est pour moi. » Il serra sa main d’une poigne assurée mais douce, jaugeant la tonicité de ses phalanges. On apprenait beaucoup d’un simple serrement de mains. Contrairement à d’autres, elle était fidèle à ses photos de campagne : belle et élégante, voire même gracieuse, jeune, et professionnelle. Il la remercia et s’installa dans le fauteuil qu’elle lui avait désigné, notant qu’elle conservait l’aspect protocolaire de l’échange en les séparant du bureau. Arborant son sempiternel air à l’aise, il croisa les jambes et appuya son échine contre le dossier. « Pas du tout. Nous sommes voisins, après tout, je trouve presque scandaleux que nous nous soyons jamais rencontrés auparavant. » Ses prunelles parcoururent l’espace, à la recherche d’indices sur son hôtesse – autant ce qu’elle mettait en avant dans son intérieur que ce que cela pouvait suggérer sur elle, plus intimement.

« Volontiers. Quelque chose de fort si vous avez, tant que ça ne nuit pas à l’image vertueuse que vous avez de moi. » Une risette taquine flotta sur ses lèvres. La vérité était qu’il ne ressentait plus la chaleur des breuvages alcoolisés raisonnablement, et qu’il devait vraiment monter dans les degrés pour vivre un effet – passager, cela dit. Son organisme s’était renforcé dernièrement, à sa grande surprise le sérum à base racines de manaka qu’il n’avait plus pris depuis très longtemps produisait encore des effets sur son organisme. Il avait tout à fait consciemment évite de répondre à la question sous-jacente du potentiel soutien de l’UNISON, il voulait d’abord savoir ce qu’elle attendait de cet entretien.

« Alors, dites-moi, que puis-je pour vous ? »
 
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Message posté : Dim 16 Oct 2016 - 15:44 Message
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Gabriel Colt faisait partie aux yeux de Lilian à cette partie de la gente masculine qui se bonifiaient avec l’âge. Comme si le poil légèrement grisonnant et les rides étaient tout ce qui leur manquait pour récupérer un air de baroudeur, une certaine sagesse paternelle ou alors une lueur sauvage. Les dernières traces de l’enfance avaient été chassées depuis des années et l’âge leur allait parfaitement bien. Un phénomène qui arrivait assez peu chez la gente féminine en comparaison, ce qui expliquait en grande partie les profits que pouvaient faire les compagnies de produits cosmétiques. Cela pouvait aussi avoir des raisons biologiques. Après tout, les femmes avaient une fertilité avec une date de péremption, leur stock d’ovocytes finissant par s’épuiser alors que les hommes complétaient leur spermatogénèse tout au long de leur vie. Bien sûr il y avait une certaine perte de qualité. D’un point de vue purement reproductif, un homme plus âgé, donc ayant survécu jusqu’à un âge avancé était donc plus prompt à avoir une descendance qui vivrait elle aussi longtemps et pourrait paraître plus attractif pour les femelles ? Peut-être.

C’étaient des considérations que Lilian avait pris en compte depuis bien longtemps dans son analyse des comportements humains. Il y avait bien entendu la théorie et la pratique. Elle savait que la jeunesse avait de nombreux avantages dans la séduction, tout comme des inconvénients quand on voulait être prise au sérieux. Elle préférait toutefois son apparence actuelle et le fait de ne jamais connaître cette lente déréliction qu’était le vieillissement était un soulagement. Comment le major Colt, si décontracté et aimable aurait-il réagit en sachant que celle qui se trouvait face à lui était en réalité son aînée de plusieurs années ? Zoey Miller n’en aurait fait qu’une bouchée, mais elle était plus prudente en tant que Lilian Holland.

« En effet, un malheureux concours de circonstances probablement. » Annonça-t-elle avec un sourire honnête. « Surtout avec les années passées à l’hôtel de ville, je me serais attendue à vous croiser plus souvent. Mais il y a un commencement pour tout. » Elle avait surtout fait son possible pour éviter cet homme lors des dernières années. Il était un membre de l’UNISON, la némésis de SHADOW et avait dû attendre des autorisations expresses de Renan pour avoir le droit de l’approcher. Ce rendez-vous n’aurait jamais eu lieu si l’officier de la pénombre n’avait pas jugée Lilian apte à faire face à cet homme sans éveiller le moindre soupçon.

« Quelque chose de fort… Vous n’êtes pas en service ? » Demanda-t-elle sans se départir de son sourire. « Enfin, il est vrai que vous êtes un peu hors norme dans votre catégorie à ce que j’ai pu entendre. » Elle se pencha sur un communicateur sur son bureau. « Rose, est-ce que tu pourrais m’apporter la bouteille spéciale ? Ainsi qu’une d’eau pour moi. » Il ne fallut que quelques instants pour que l’assistante de Lilian, qui était en réalité l’une de ses boutures, n’arrive dans la pièce avec deux verres, un pour Gabriel et un pour sa patronne. Mais surtout avec deux bouteilles. Une d’eau minérale pour Lilian, elle buvait beaucoup d’eau et une d’un scotch bien particulier que Lilian avait sélectionné avec soin pour les grandes occasions. L’assistante s’éclipsa avec discrétion.

« Il s’agit d’une bouteille d’un petit producteur avec qui j’ai lié des liens au cours de mes années en tant qu’étudiante au botanique. Ils prennent bien soin de ne sélectionner que les meilleures plantes pour leur scotch. Désolée, j’ai tendance à m’égarer quand il s’agit de nos amis végétaux, une passion de longue date. Même si j’y ai préféré la politique. » Le bureau de la politicienne reflétait d’ailleurs son amour des végétaux. Il n’y avait qu’à voir les plantes d’intérieurs qui venaient le fleurir, toutes se portant merveilleusement bien. Le reste était particulièrement bien rangé. Un professionnalisme évident. Mais qu’attendre de moins de la part d’une candidate à la mairie ?

« J’ai demandé cette rencontre vis-à-vis de certains… Évènements malencontreux qui ont frappé la plupart des candidats. Je suppose que vous devez déjà être au courant. J’ai moi-même eu la chance d’éviter d’être victime de l’un d’entre eux grâce à l’intervention de jeunes gens que je n’ai même pas pu encore récompenser. Puis il y a eu la mort d’Arturo… » Elle fit une pause, montrant ainsi qu’elle était toujours affectée par les évènements. « J’ai eu plus de chance. Une chance que je ne compte pas gâcher en laissant le premier malfrat suivant mettre en danger ce pourquoi je me bats. Pour le moment aucun méta-humain ou autre super-vilain autoproclamé ne s’en est pris à moi, mais j’ai peur qu’avec l’avancée de la campagne les choses ne deviennent que plus dangereuses. Il n’y a qu’à voir ce qui est arrivé à monsieur Papadopoulos. » Un coup du Cartel, qui avait toutefois complètement décrédibilisé le candidat. Comment pourrait-il oser simplement se remontrer en publique après ça ? « Je sais que l’UNISON est une organisation internationale, mais votre expertise dans ce domaine est inégalée. J’aimerais pouvoir rassurer les gens, leur assurer que ce genre d’actes ne se reproduirait pas, qu’ils seront en sécurité. »
 
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Message posté : Lun 17 Oct 2016 - 8:28 Message
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« Je confesse mes torts : je ne vais pas aussi souvent que je le devrais dans ce beau bâtiment. » Ce qui n’était pas faux. Régulièrement il se disait que montrer son minois dans les quartiers de Tom Everett ne pouvait que faire du bien à l’UNISON, mais le quotidien trépidant et les urgences – il y avait toujours des choses « extrêmement pressées, ça peut pas attendre, si, si, promis, cette fois, c’est vraiment urgent » – prenaient souvent le pas sur les bonnes intentions. « Toutefois, je vous y ai déjà aperçu. Vous avez une superbe crinière. » Impossible de rater ce rouge flamboyant ! La jeune femme qui y était rattachée, toute ravissante, aidait forcément à conserver un souvenir plutôt précis de sa personne.

Mais trêve de palabres, il était temps d’arroser ce gosier flatteur ! Avec de l’alcool bien corsé de préférence, pendant les heures de bureau comme le soulignait si bien Lilian. Cela dit, si l’on voulait s’en tenir à des considérations purement professionnelles, Gabriel ne disposait pas d’horaires stipulés dans son contrat. La nature de sa mission étant particulière, il n’était pas astreint à des plages définies – tous ces détails barbants n’avaient, cela dit, pas place ici. C’est donc armé d’un sourire espiègle qu’il répondit, feignant la plus parfaite et exagérée innocence :

« Oh, le service ? Quel service ? Nous ne sommes pas en rendez-vous ? » Il laissa son regard courir sur elle et autour d’eux. « Il y a tout pourtant : la femme élégante, l’homme en costume qui essaie de l’être, l’un en face de l’autre, à se jauger d’un sourire, oui, il ne manque vraiment que l’alcool. » Le précieux nectar ne tarda d’ailleurs pas à apparaître, sagement enfermé dans une bouteille qu’il ne reconnut pas, et transporté par une charmante jeune femme. « Merci Rose. » Souffla-t-il avec un sourire chaleureux avant qu’elle ne reparte.

L’œil curieux, il prit la bouteille en mains pendant les explications de Lilian et la tourna entre ses doigts, étudiant un temps l’étiquette. Elle réaffirma sa position résolument tournée vers la nature, s’attirant un sourire en coin de Gabriel qui reposa doucement la bouteille.

« Vous me gâtez. » Il se saisit de l’eau minérale et entreprit de servir Lilian, avant de faire de même pour lui – mais cette fois, avec le whisky écossais sorti tout droit des ‘usines’ du petit producteur. Il prit le temps d’humer la boisson, un scotch particulièrement parfumé et aux aromes puissants. Déjà convaincu par le nez, il se permit une longue gorgée pour confirmer. « Excellent. Voilà une relation qu’il faut sérieusement entretenir. »

Conservant son verre en mains – et oui, on est amoureux et attaché maintenant – il bascula légèrement en arrière pour écouter son interlocutrice. Elle lui expliqua finalement la raison première de sa présence ici, lui faisant alors part de ses inquiétudes. Ces dernières, il les partageait entièrement. Il y avait quelque chose d’inéluctable et de terrible dans les actes des dégénérés et des fanatiques : il était difficile d’anticiper leurs mouvements, et plus encore de les contrer. Les forces de police et celles de l’UNISON ne s’échinaient pas moins à rendre la vie des citoyens de Star City plus sûre.

« Je comprends. La mort de monsieur Caruso est un drame révoltant. » Il pouvait largement entendre que la violence de l’événement l’avait traumatisé même si, pour arriver au niveau qui était le sien, il se doutait qu’elle était plus dure et solide que ne le suggérait son apparence gracile. « Je peux déjà vous assurer que les autorités ne négligent pas ces questions. L’UNISON a été associée aux enquêtes en cours et nous faisons tout notre possible pour empêcher la réitération de pareilles tragédies. » Quand on avait dit ça, on avait tout et rien dit. C’était la version officielle qu’il avait déjà seriné aux médias, prenant les devants d’éventuels vents de panique et autres mouvements de panique.

« Bien sûr, vous vous doutez bien qu’assurer que tout le monde est en sécurité et qu’il n’arrivera rien tient plus de la promesse et du fantasme que de la réalité. » Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait à ses concitoyens, cela dit. Nombreux étaient ceux qui ne se gênaient pas pour s’approprier les succès de la police quand les attentats étaient évités, et à les rabrouer ouvertement quand un drame survenait. « Enfin, si vous voulez que je vous susurre à l’oreille qu’avec moi vous êtes en sécurité et que je ne laisserai rien vous arriver, je peux le faire. » Chassez le naturel… « Mais vous auriez le droit de penser que je vous fais du charme. » Un sourire ponctua ses paroles, suivi d’une nouvelle lampée réchauffante de scotch.

« Merci pour l’expertise inégalée. C’est vrai qu’on est bons, pas vrai ? » Oh, il adorait qu’on passe de la pommade à l’UNISON, c’était agréable et de bonne guerre. Et puis, ça n’empêchait pas qu’elle pouvait réellement le penser.
 
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Message posté : Lun 17 Oct 2016 - 20:20 Message
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En voilà un qui savait parler aux femmes ! Le sourire de Lilian s’élargit quelque peu. Preuve qu’elle n’était pas insensible à son compliment. Mais est-ce que la fleur avait quoique ce soit à faire que le jardinier apprécie sa beauté ? Tout ce qui comptait c’était qu’on vienne la butiner. Puis elle avait fait ses petites recherches sur le major de l’UNISON. Elle avait suffisamment de gens à son service un peu partout, suffisamment de plantes espionnes pour savoir qu’il était ainsi avec toutes les femmes voir quelques hommes. Ou l’inverse. Elle savait aussi qu’il était officiellement en couple avec la jeune Victoria Neutron-Grey.

« Vous avez dû attirer mon regard quelques fois aussi. » Se contenta-t-elle de répliquer sans se départir de son sourire. Il était encore trop tôt pour savoir si l’usage de phéromones et de toxines était recommandé. Surtout qu’elle ignorait quels effets cela pourrait avoir sur un tel individu. En fait elle apprécierait même de pouvoir réaliser une prise de sang pour l’étudier un peu. Mais elle doutait qu’il ne se laisse faire. Puis ce n’était pas vraiment ce que pouvait se permettre une politicienne comme elle, même dans l’intimité de son bureau.

Elle s’autorisa un léger rire à sa remarque sur le rendez-vous. Il aurait fallu qu’elle soit naïve pour se laisser avoir par un tel jeu. Sûrement que le major pouvait désarçonner pas mal de monde avec ses répliques. Mais pas elle. Les clowns dans son genre étaient particulièrement dangereux. Ils se faisaient aimer des masses trop facilement et leur sourire cachait bien souvent autre chose. « Si c’était un rendez-vous je vous aurais invité au restaurant et non dans mon bureau monsieur Colt. Boire un verre ici… Cela ne serait arrivé sur la soirée aurait été une réussite et que vous auriez été à la hauteur de mes espérances. »

Jouer à ce petit jeu ne la gênait aucunement. De toute façon elle était une politicienne, qui avait sue monter les échelons malgré son jeune âge et son sexe. Autant dire qu’elle avait de la ressource et qu’elle ne se laisserait pas avoir par quelques petits jeux d’esprit. Bon, un rendez-vous galant avec cet homme aurait pu se révéler intéressant. Peut-être qu’elle y aurait même trouvé son compte, même si bien souvent les humains, surtout les hommes, l’ennuyaient au plus haut point. Beaucoup de mots pour pas grand-chose. Les faire se languir, c’était bien plus amusant. Le major Colt était loin d’être amoureux d’elle et de l’adorer comme il le devrait. Pour le moment.

« Je mets un point d’honneur à toujours entretenir les relations qui en valent la peine. N’est-ce pas la base de tout rapport humain ? Puis ce n’est pas parce que j’ai décidé d’entretenir une relation plus importante avec la ville elle-même que je vais négliger celles que j’ai avec d’autres personnes en particulier. Si jamais vous êtes à la recherche de bon maraîchers, de fleuriste ou même de quelques produits subtils, je serais ravie de vous renseigner. Il y a tout un monde de gens à la main verte qui est capable de merveilles. »

Elle en faisait partie. Même si ses merveilles elle les faisait plus dans sa serre à SHADOW, loin des passants et des regards. Là où elle faisait pousser des plantes hybrides qui n’avaient plus rien à envier aux animaux. Des créatures capables de réaliser la photosynthèse, de faire tout ce que le végétal pouvait, mais aussi de se nourrir et de se mouvoir comme une bête. Les seules choses intéressantes chez les animaux en fait. Il s’agissait de ses bébés. Comme Rose d’une certaine façon. Des bébés qu’elle ne pourrait pas tous sauver. Mais avec l’appui du major elle gagnerait plus facilement le contrôle de la ville. Beaucoup moins de ses bébés ne mourraient, elle en était certaine.

D’ailleurs la conversation reprenait un ton plus sérieux alors qu’ils en venaient à la raison de sa venue ici. Enfin, la raison qu’avait avancé Lilian. Car la femme végétale voulait surtout faire de Gabriel Colt l’un des acteurs de sa réussite. Elle voulait qu’il l’aide à gravir les échelons jusqu’au titre de maire. Qu’il la supporte officiellement ce qui la ferait définitivement gagner en popularité. Sans qu’elle ne se fasse trop d’ennemis. L’UNISON avait une bien meilleure réputation auprès du CODE que la Légion.

« Merci. Si je peux faire quoique ce soit pour vous aider dans cette enquête, vous n’avez qu’à demander. J’ai déjà fait ma déposition et j’ai donné tous les détails dont je pouvais me souvenir… Malheureusement j’ai peur que cela n’ait pas été d’une grande aide. Je tiens à ce que les assassins d’Arturo fassent face à la justice. En tant que survivante de cette nuit je le lui dois, tout comme je dois m’assurer que ses idéaux lui survivent… »

C’était d’ailleurs tout ce que voulait SHADOW : récupérer des votes. La mort d’Arturo permettait à Lilian de récupérer une partie de ses supporters. Leurs projets avaient été proches sur beaucoup de points. Puis elle avait envisagé de s’allier avec lui. Après, elle s’occuperait d’Holmes, la fille de policier ploierait et se retirerait au profit de Lilian d’ici quelques temps. Une fois que la femme plante l’aurait suffisamment travaillée.

« Est-ce que vous parlez à toutes les femmes comme ça monsieur Colt ? Ou seulement à celles qui vous font boire ? » Susurra-t-elle en portant son verre d’eau à ses lèvres. « Mais je ne suis pas naïve. Je sais que nous vivons dans un monde dangereux et compliqué. Que la sécurité totale n’existe pas. Mais je me dois de faire mon possible pour que tous puissent vivre convenablement. Vouloir le mieux pour mes semblables ne me rends pas idéaliste, mais me pousse à plus de pragmatisme je pense. Je me refuse au cynisme. » Elle eut un nouveau sourire. « Très bons oui. Est-ce que je peux me permettre une question plus personnelle ? Après tout si c’est un rendez-vous… Que pensez-vous de cette campagne ? De tout cela ? Cette course à la mairie ? »
 
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Message posté : Mar 18 Oct 2016 - 19:52 Message
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« Tiens oui d’ailleurs, maintenant que vous en parlez, pourquoi est-ce que nous ne sommes pas plutôt au restaurant ? »

Le monsieur Colt était prompt à saisir la moindre perche, et celle-ci était mille fois trop tentante pour qu’il fasse seulement mine d’y résister. « Nous aurions bu du champagne, j’aurais commandé français ou italien comme à chaque fois que je veux impressionner une dame, puis nous aurions discutés de tout et de rien… » Il soupira évasivement avant d’enchaîner, sur sa lancée. « Votre QG de campagne est charmant, avec toutes ces plantes on se croirait dans la jungle… » Il forçait le trait bien évidemment, ainsi que le montrait son sourire large et espiègle. « Bien entretenue, la jungle, je ne voudrais pas insulter la main verte qui se cache sous la femme politique aguerrie. Mais si j’avais su, je serai venu en petite tenue. »

Lilian ne rêvait certainement pas mieux que de voir son torse musclé et velu se trémousser dans son repère, nul doute que cela viendrait booster sa campagne ! Au moins chez la ménagère de plus de cinquante ans, non ? Le dossier qu’il avait parcouru avant de venir ne mentionnait pas quel était la cible de prédilection de la candidate, même s’il était notifié qu’elle lorgnait à la fois sur le public de prédilection du regretté Arturo et les électeurs du CODE, un écart parfois important selon les profils de personnes… Cela faisait-il de la jeune femme un être opportuniste et sans scrupules, ou bien une personne subtile capable de faire la part des choses ? Gabriel l’ignorait, pour l’heure, bien que la notion de « relations qui en valent la peine » le fit discrètement sourciller. Le choix de vocabulaire était souvent d’une plus grande éloquence que les paroles elles-mêmes.

« Je n’en doute pas. » Concéda-t-il avec sa sempiternelle risette. Il était rare que Gabriel se départe de son sourire, il arborait l’air bienheureux comme signature. « Je garde la proposition dans un coin de ma tête, c’est gentil à vous. En revanche, » Souligna-t-il en se penchant légèrement en arrière, l’œil brillant et malicieux, croisant les jambes pour appuyer son propos. « Vous allez devoir m’expliciter ce que vous entendez par produits subtils, mon imagination ne peut pas supporter un tel mystère. »

Ordinairement, le sérieux d’une conversation n’empêchait pas le major de conserver son ton léger et badin, mais cette fois le sujet estompa son air rieur. Il n’avait plus envie de plaisanter quand il était question d’assassinat et de justice. Aussi, il pesa ses mots lorsqu’il ouvrit finalement la bouche.

« Je partage entièrement votre souhait, Lilian. » Il ne savait pas à quel point elle était sincère sur ce terrain-là. Il entendait qu’elle était certainement choquée par la brutalité du drame, néanmoins, le poste qu’elle briguait tordait les individus, leur conviction et parfois même leur humanité. Il fallait être cynique pour vouloir diriger les autres. A moins que l’on ne considère que l’homme est naturellement égoïste et ne ressent pas de compassion pour son prochain… Alors, le désir de la jeune femme ne serait qu’un instinct de préservation. Il préférait malgré tout cette hypothèse que celle du portrait d’une calculatrice glaciale.

« Nous faisons tout notre possible pour traduire les responsables en justice. »

S’il y avait bien un sujet sur lequel on pouvait croire Gabriel, c’était celui-ci. N’était-il pas l’homme qui avait conduit l’assassin de sa femme et de sa fille au tribunal, alors qu’il avait eu l’occasion de lui faire exploser la cervelle en toute discrétion ? L’arrestation de la crevure s’était faite quasiment simultanément avec l’appel de Lana, qui fut la première témoin du drame. Et il avait passé les menottes au coupable qui l’observait, paisible, souriant et fataliste. Alors, oui, il ne donnerait pas la justice lui-même et s’il le pouvait, traînerait les assassins d’Arturo devant le juge.

Le songe lugubre occupa quelques secondes son esprit lorsque son interlocutrice reprit la parole, pour le convaincre de son pragmatisme. Il retrouva presque immédiatement le sourire, et frôla le bas de son visage de sa main large. Sa barbe dure et parsemée d’argenté commençait déjà à repousser, la journée avait débuté avant le lever du soleil.

« Oh, vous savez, je suis l’homme qui susurre aux oreilles de toutes les femmes et de tous les hommes qui attirent mon attention, j’ai le cœur très large. » Il trempa à nouveau modestement les lèvres dans le breuvage puis, emballé par le goût, lui fit presque un sort. Il s’était simplement retenu de le terminer pour faire honneur à la boisson. « Vous avez même le droit d’être idéaliste, qui cela blesse ? »

Elle s’essaya ensuite à des questions plus personnelles, requérant sont avis sur des sujets par nature tendancieux et engageants. Gabriel n’en était pas pour autant mal-à-l’aise, il avait appris à être à l’aise sur des terrains mouvants.

« Si nous sommes en rendez-vous, je peux répondre en toute intimité. » Ah, le vieux roublard de commandant n’irait pas s’engager dans le panier de crabes sans une excellente raison ! Il se garderait bien de se positionner en sa qualité d’agent de l’UNISON. « Je trouve cette campagne plus violente que les dernières, et plus confuse. Les programmes s’entrelacent, se ressemblent parfois. A mon goût cela manque de débats et de confrontations, mais c’est sans doute mon amour des joutes verbales qui s’exprime. » Ses prunelles ambrées balayèrent le minois de la jeune femme, attentives à ses réactions éventuelles. « Je ne me suis pas encore fait d’idée étayée sur les candidats. C’est la faute au major, ça. Il a du travail et m’empêche de réfléchir, à visiter de charmantes pépiniéristes. »

Il pencha légèrement la tête sur le côté, sourit puis étendit sa main en direction de Lilian, dans un geste aimable et englobant. « Et vous, alors ? Si je ne me trompe pas, c’est votre première campagne ? Comment la vivez-vous ? J’imagine que cela doit être infernal en terme de coûts et de gestion. »
 
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Message posté : Mer 19 Oct 2016 - 21:27 Message
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Il y avait une réponse toute simple à cette question : Lilian ne savait pas encore si elle allait pousser le major à avoir ce genre de relation avec elle. Oh, le flirt sans arrières pensées était très amusant, assez relaxant, quoique lassant à la longue probablement. Mais elle devait savoir si avoir un Gabriel Colt fou d’elle serait un véritable avantage pour la suite des évènements. Surtout qu’elle avait déjà commencé une approche auprès de Jonas Cooper. Voir les deux hommes s’étriper pour elle serait magnifique, mais mauvais pour sa campagne.

« Peut-être que je devrais vous rappeler que vous n’êtes plus célibataires aux dernières nouvelles. » Lança-t-elle avec un sourire. « Rose raffole des histoires de ce genre de couple. Vous avez plutôt la côte pour un militaire. »

S’il se conduisait ainsi avec tout le monde cela n’aurait rien de surprenant. Il donnait aux gens un sentiment d’importance, leur faisait se sentir désirables. Car même si c’était de la plaisanterie, Lilian savait que la flatterie, sous n’importe quelle forme, surtout quand l’autre faisait preuve d’autodérision était très appréciée. Elle pouvait obscurcir bien des esprits même. Le sien, non. Elle était habituée à ce genre d’approche. Après tout, elle faisait tout pour que des hommes la complimentent, fassent ses éloges. De manière sincère, car ils ne pouvaient plus se passer d’elle, littéralement. Elle pouvait devenir une drogue. Restait à voir si cela fonctionnerait sur un individu comme le major Colt. Après tout il y avait toujours le risque qu’il y soit immunisé, elle-même ne craignait aucun poison ou presque. « Je ne doute pas que vous portez à merveille le pagne. » Continua-t-elle en enchaînant sur ses plaisanteries.

Oh, elle aimait qu’on remarque ses plantes. Si cela n’avait pas nuit à sa couverture, elle aurait effectivement transformé tout son bureau en jungle. Toute la ville même. Star City ressemblerait ainsi enfin à quelque chose et non pas à une ville ennuyeuse où proliféraient ces misérables humains. Peut-être qu’alors le major troquerait effectivement sa tenue pour un pagne. Il y avait vision plus déstabilisante. Ce qui ne la faisait que conserver son sourire aux lèvres alors qu’il parlait de produits subtils. Ah s’il savait ! Lilian pouvait se procurer tout ce qui était d’origine végétale. Elle aurait pu faire pousser des plans de Cannabis indica juste devant eux. Sans parler de graines de coca.

« Voyons, vous vous doutez bien que je ne parle pas de substances illicites. Mais avec le nouvel avènement de l’herbothérapie, sans parler de tout ce qui peut se faire en tant qu’infusion ou thé aromatisé… Si vous saviez à quoi j’ai accès. Même à des fruits et des légumes comme vous n’en avez jamais vu. Il y a toujours un avantage à avoir la main verte. Avec de la chance, si je suis élue, je pourrais enfin développer l’agriculture urbaine à Star City et tous pourront avoir accès à des légumes frais, même les plus démunis. »

Peut-être qu’ils auraient quelque chose de plus ces légumes… Une petite drogue encore inconnue ? Elle hésitait. Mais être maire pourrait lui permettre de lancer des choses à grande échelle, peut-être pourrait-elle enfin offrir cette ville à SHADOW. Il suffirait d’avoir le major dans sa poche, puis la Légion, non ? D’abord, il lui fallait la mairie. Une position de pouvoir. Une fois qu’elle contrôlerait toute l’administration de la ville, elle pourrait laisser libre cours à ses autres projets.

Le sourire de Lilian avait disparu et elle hocha la tête gravement lorsqu’il lui assura que l’UNISON retrouverait la trace des tueurs. Peut-être, enfin, de quelques membres du KKK sûrement. Mais du véritable tueur ? Il s’écoulerait du temps avant que Renan Le Guerec ne finisse entre les mains de l’UNISON. Puis rien ne laissait entendre que des méta-humains aient été impliqués. Peut-être un peu de mousse sur un cadavre de policier éventuellement, mais Lilian avait veillé à ne pas laisser de trace normalement. Non, leur crime avait été parfait. L’UNISON ne pourrait rien contre eux, ce qui ne fragiliserait en rien la campagne de Lilian. Au contraire, elle voulait rassurer les citoyens de cette ville et pour cela ils devaient avoir besoin d’être rassurés.

« C’est tout à votre honneur. Peut-être qu’avec un cœur et des épaules si larges, c’est vous qui devriez vous trouver à ma place. » Répondit-elle avec un léger rire. « Les idéalistes se blessent eux-mêmes bien souvent… Je pense toutefois que cela vaut la chandelle. Qu’importe être déçu des centaines de fois si l’on peut réussir au moins une ? Peut-être que je ne parviendrais pas à être élue, mais si certaines de mes idées passent, si la mémoire d’Arturo est préservée, c’est tout ce qui compte finalement. Un pas après l’autre. »

Un homme après l’autre, un pion après l’autre. SHADOW mettait du temps à croître, mais sa croissance était implacable. Et il en était de même pour Lilian. Elle était partout maintenant, bientôt serait-elle même bien plus proche du major qu’il ne l’aurait imaginé. Pour faire quelque peu pencher la balance en sa faveur, la femme-végétale s’autorisa quelques phéromones. Juste de quoi commencer à émoustiller le major et faire quelque peu dévier son regard.

« Je suis terrorisée chaque soir et chaque matin je me demande pourquoi je me suis lancée dans tout ça. » Répondit-elle. « Mais je considère que j’ai un devoir envers mes concitoyens, envers beaucoup de gens et beaucoup de choses en fait. C’est peut-être particulièrement orgueilleux de ma part, mais si je pensais qu’un des autres candidats ferait mieux les choses, je l’aurais laissé faire. J’avais d’ailleurs prévue de me retirer au profit d’Arturo… Ce qui n’est plus d’actualité. J’ai mis beaucoup de choses en jeu dans cette campagne, une partie de mon patrimoine, oui, mais aussi ma place au conseil municipal. Je ne sais pas si le prochain maire cherchera à m’y garder en sachant que j’ai fait campagne contre lui ! » Commenta-t-elle avec un sourire. « Mais je considère que c’est nécessaire, je suis convaincue que je peux avoir la main verte pour la ville aussi. »
 
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Message posté : Jeu 20 Oct 2016 - 20:16 Message
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« Allons, Lilian, je n’ai encore rien proposé d’indécent. » Souligna le major, tout sourire, à l’évocation à peine voilée de Victoria. Il n’y avait pas besoin de lire énormément la presse people pour avoir entendu, ou lu quelque part que la cadette des Neutron-Grey et le commandant de base de l’UNISON à Star City s’étaient entichés l’un de l’autre. Pas tant à cause de la réputation de Gabriel, qui restait une figure principalement reconnue dans la sphère professionnelle, administrative ou politique, mais en raison de la renommée importante et de la popularité de Victoria et de sa famille. Les journalistes d’investigation sociale comme les magazines à scandales se régalaient des faits et gestes des « NG », et Gabriel faisait maintenant partie du champ. « Vous avez l’air surprise de ma popularité. Jalouse ? Vous voulez que je vous prête ma chérie, en fait ? »

Il la cherchait, mais avait en même temps bien compris qu’il était en présence d’une créature charmante et évanescente, une politicienne aguerrie qui ne se risquerait pas à dévoiler son jeu avec quelqu’un en qui elle n’avait pas confiance. Cela dit, Gabriel n’était pas certain d’avoir réellement envie que Lilian le mette dans la confidence de ses calculs électoraux et autres stratagèmes et stratégies de communication. Il ne voulait pas porter ce poids et risquer de s’engager sur un chemin qu’il ne serait pas capable d’assumer, professionnellement parlant.

Toutefois, il restait dans la perspective qu’il avait confiée à Lana. Si Lilian Holland était amenée à devenir mairesse, ou à obtenir un poids conséquent dans la politique locale de Star City, il valait mieux la cerner et se faire connaître au plus vite. L’UNISON était utile au maintien de la paix sociale et à la tranquillité des rues, rares étaient ceux qui aujourd’hui contestaient son expérience et son expertise quant il était question de diplomatie ou de menaces extraterrestres, parmi d’autres domaines. Cependant l’UNISON avait également terriblement besoin de l’appui et de la collaboration des forces locales, et ne pouvait s’affranchir d’un soutien honnête. Il était donc nécessaire d’entretenir de bonnes relations avec les forces en place ce que, jusqu’alors, Gabriel avait plutôt su gérer.

Il se penchait donc sur cette candidate autant par curiosité sincère que par intérêt pour l’institution, ce qui ne l’empêcha pas de hausser un sourcil lorsqu’elle évoqua son paradis vert. Il avait quelques difficultés à se sentir profondément emballé par les infusions et autres thés aromatisés, même s’il concevait être un ignare dans le domaine, et ne put s’empêcher de sourire à ce « Si vous saviez à quoi j’ai accès ». Il adorait ce genre de vantardise exagérée, même s’il se demanda une seconde si Lilian était sérieuse ou cherchait effectivement à l’amuser.

« C’est tout le mal que je vous souhaite. » Il dirait la même chose même aux candidats qu’il exécrait personnellement, mais c’était le jeu de la neutralité. « Mais vous n’obligeriez quand même pas tout Star City à se repaître allègrement et uniquement de légumes ? Je conçois un peu de verdure, pour accompagner mon steak. » Ah, Gabriel savait être un pur américain consommateur en puissance de barbaque ! Il répondait aux clichés du genre, s’empiffrant volontiers de viandes juteuses de toutes sortes, gonflées aux hormones, le bonheur. « J’espère que vous m’aimez toujours. »

Après un temps de considérations plus graves et sérieuses, Gabriel joignit son rire grave à celui de Lilian. Elle savait le complimenter tout en politesse et subtilité.

« Merci, merci, je travaille beaucoup pour arborer cette silhouette d’athlète. » Evidemment la politicienne n’évoquait pas son apparence par cette remarque, mais le major ne rate aucune occasion, on a dit ! « Mais non, je vous laisse volontiers le podium, vous l’occupez avec beaucoup de style – et plus de patience que je n’en aurais jamais. » Le tempérament vif et peu patient de Gabriel rendait effectivement assez peu probable la perspective de se jeter en politique, qui demandait minutie et d’avancer, comme elle l’avait elle-même souligné, un pas après l’autre. Gabriel avait trop tendance à foncer, se prendre les pieds dans le tapis et se rattraper aux branches à la dernière seconde. « Et que ferait l’UNISON sans moi ? »

Il avait souri largement. Il était plus que conscient que l’organisme s’en sortirait très bien sans sa présence, et il espérait bien qu’il lui survivrait durant des siècles. Lilian semblait en partie partager sa modestie, considérant qu’il aurait été logique de se retirer au profit d’Arturo. L’histoire ne le dira pas, et le principal concerné n’était pas non plus en mesure de l’attestait. Au fond, elle soulignait également qu’aucun autre candidat ne ferait autant l’affaire qu’elle. Gabriel aurait sans doute tiquer, normalement mais sur le moment, il fut bien trop absorbé par le décolleté affolant de la belle. Il ne l’avait pas remarqué jusqu’à présent, ou en tout cas ne s’y était pas attardé, mais ses seins ronds, jeunes, étaient harmonieusement rehaussés et se rejoignaient sensuellement. Sa peau paraissait de pêche et pendant quelques secondes il lui traversa l’esprit qu’il lui aurait bien demandé s’il pouvait toucher. Il cligna plusieurs fois des yeux, les frotta de sa main droite et demeura ainsi quelques secondes. Il cherchait à se concentrer en silence. Ce n’était absolument pas son genre de lorgner sur les atouts féminins. Il était volontiers dragueur, c’était incontestable, mais jamais il ne plaçait la femme comme un objet sur lequel l’œil pouvait traîner en toute impunité. Il releva la tête et arbora un sourire, le plus naturel possible.

« Désolé, un moment d’absence. Les journées sont longues, et vous avez vu toute la route que vous m’avez fait faire pour venir jusqu’à vous ? Je deviens bureaucrate, la longue marche m’a épuisé. » Il ne savait pas ce qui lui était arrivé, il ne se doutait de rien et supputait simplement qu’il devait manquer de sommeil. « Vous avez du courage, il en coûte pour suivre ses convictions en dépit des obstacles. J’espère vous avoir ne serait-ce qu’un peu rassurée sur la volonté de mes équipes à vous protéger. »
 
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Message posté : Sam 22 Oct 2016 - 21:45 Message
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Lilian elle aurait pu lui proposer quelque chose d’indécent. Mais elle savait à quel genre d’homme elle avait affaire. Gabriel Colt ne tomberait pas dans sa poche simplement parce qu’il aurait une aventure avec elle. Surtout qu’elle doutait qu’il ait une aventure avec la rousse sans être quelque peu poussé chimiquement dans cette direction. Même s’il était en couple avec une enfant en comparaison de Lilian et en comparaison de lui-même par ailleurs. La femme-plante n’était pas passé à côté de cet état de fait. Comment l’aurait-elle pu ? Peut-être la preuve que le brave soldat, malgré ses airs charmants était loin d’être parfait.

« Ne vous inquiétez pas, je ne toucherais pas à votre petite amie. » Le rassura-t-elle, même s’il n’en avait pas besoin, tout n’étant que plaisanterie, avec un sourire. « J’ai bien peur qu’elle ne soit pas mon genre et que je ne sois pas le sien. Puis pour être honnête, j’ai toujours considéré que les héros et les politiques s’associaient mal. » Surtout qu’être soutenue par une Neutron Grey, apparaître à ses côtés, viendrait fragiliser certaines alliances qu’elle avait compris. Bien sûr, si elle voulait pleinement utiliser le major à son avantage elle devrait peut-être se débarrasser de la jeune blondinette. Pas en la tuant, les ordres étaient clairs à ce sujet. Mais il y avait bien d’autres façons de briser un couple. Elle était même une experte en la matière.

On ne s’amusait pas à contrôler et manipuler les hommes sans venir titiller l’égo de quelques femmes. Heureusement avec ses gènes végétaux, Lilian était largement capable de se débarrasser aussi de ces dernières ou de les manipuler à leur tour. Combien d’épouses s’étaient découvert une passion pour les relations avec le même sexe grâce à elle ? Gabriel Colt pourrait bien se découvrir une passion pour les rousses. Si elle savait exactement ce qu’elle voulait faire de lui… Le soutien de cet homme serait un gros avantage. Bien moins dangereux que celui d’une quelconque légionnaire ou même du Commander. Le CODE fronçait moins les sourcils devant l’UNISON. Jonas Cooper froncerait moins les sourcils aussi. Elle pourrait largement tirer partie du soutien de Gabriel Colt. Mais elle allait devoir se montrer peut-être un peu plus poussive dans sa façon de lui parler, ou dans l’utilisation de certaines substances.

« Vous vous faites une fausse idée du sujet… » Commenta-t-elle avec un énième sourire, mettant en valeur une sorte de joyeuseté naturelle qu’elle possédait, bien loin de l’air de beauté froide qu’elle prenait parfois. Les gens aimaient les gens souriant et les gens devaient aimer Lilian Holland. « Ce n’est pas parce que j’aime les plantes que je suis végétarienne. Mais je suis habituée à ce genre d’idées. Je ne compte pas priver Star City de viande, vous aurez toujours vos steaks. J’en suis moi-même amatrice. » Pourquoi ne pas manger d’animaux ? Après tout les plantes carnivores le faisaient bien. Lilian avait considéré le fait que le bétail causait énormément de dégâts à l’environnement mais elle savait aussi que l’humanité forgeait un nouveau monde et que la vie s’y adapterait, les plantes s’y adapteraient. Se prier de viande n’y changerait rien du tout. « Donc je vous aime toujours. Qui sait, vous pourriez même m’inviter au restaurant un de ces jours pour que je vous montre toute l’étendue de mon appétit carnassier. » S’exclama-t-elle avec un éclat de rire. Elle allait plus loin dans son jeu. Mais il aurait plus de mal à savoir si elle plaisantait ou non…

Est-ce que Gabriel Colt tenait beaucoup à son couple actuel ? Est-ce qu’il était du genre à croire à une amitié innocente entre un homme et une femme ? Ce serait peut-être un autre moyen pour elle de s’approcher de lui, même si clairement, Lilian n’y croyait pas. Pour elle l’être humain restait primitif, tout était une relation de dominant et de dominé. Arrivait toujours un moment où le désir sexuel s’en mêlait, dans presque toutes les relations entre un homme et une femme.

« Oui, je serais cruelle de priver l’UNISON de vous. D’ailleurs, quand vous avez répondu à ma question sur votre vision de la campagne… Est-ce qu’il s’agissait de l’opinion du Major, de Gabriel Colt ou bien des deux ? » Ses doigts jouaient avec un stylo et elle leva ses yeux pour les plonger dans ceux de son interlocuteur. « Je comprends que ces choses peuvent être compliquées. Les super-héros n’ont pas le monopole des identités multiples si vous voulez mon avis. » Il y avait un monde entre la pépiniériste et la politicienne. Mais on pouvait aussi rajouter l’infiltratrice, la femme fatale, la scientifique, la super-criminelle etc. Des facettes de Lilian que Gabriel n’aurait jamais à voir.

Il en avait d’ailleurs déjà plein la vue ! Lilian n’était pas déçue de voir qu’une certaine partie de son anatomie avait attiré le major et que ses phéromones semblaient donc parfaitement fonctionner. Il ne lui restait plus qu’à les utiliser à bon escient. Non pas pour qu’il la prenne là, sur le bureau. Simplement pour qu’elle s’assure de le revoir. Un pas après l’autre. Bien sûr, il aurait été mieux qu’il regarde par lui-même sans l’aide des phéromones. Mais certains hommes se maîtrisaient bien mieux que d’autres. Sans se départir de son sourire, la rouquine augmenta légèrement la dose de phéromones qu’elle produisait, de quoi se rendre plus attirante aux yeux du major et peut-être même éveiller mini-major qui devait se terrer quelque part sous son pantalon.

« Vous m’en voyez désolée. Mais je connais. J’aime bien m’abîmer dans la contemplation de certaines choses aussi. Des plantes pour la plupart. » Son sourire en coin prouvait bien qu’elle savait ce qu’il avait regardé et n’en prenait pas ombrage. A voir comment lui réagirait. « Mon esprit est plus tranquille oui. Pour un temps. Vous vous doutez bien que le calme est un luxe auquel j’ai renoncé en me présentant à la mairie. J’espère ne pas vous avoir trop embêté en vous invitant ici. Je sais que certains esprits pourraient s’emporter en vous voyant entrer dans mon quartier de campagne. » Et c’était exactement ce qu’elle voulait.
 
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Message posté : Jeu 27 Oct 2016 - 19:58 Message
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Il était aisément tombé dans le cliché de la personne investie dans l’écologie et donc végétarienne, mais Lilian semblait être autant attachée que lui-même à la bonne viande. Un point pour elle ! Il joignit son rire au sien et croisa les jambes d’un air dégagé, ce qui se confirma jusqu’au ton employé, détendu et malicieux. « Oh, vous avez envie de me faire une petite démonstration de vos talents en la matière ? » Matière était un terme suffisamment vague pour laisser place à tous les fantasmes ! « Je me défends également bien une fourchette à la main. Je répondrai positivement à n’importe quel défi en la matière. » D’autant plus que son organisme particulièrement résistant lui permettait d’éviter les déboires du type crise de foie et autres désagréments gâchant le plaisir gustatif. Quant à inviter Lilian dans le palais du gigot le plus proche, il en était parfaitement capable, néanmoins il avait la préférence d’une autre approche…

« Mais je préfère vous laisser le choix de votre lieu de débauche carnivore préféré, c’est mon côté princesse qui parle. »

Qui n’aimait pas se faire choyer, après tout ?
Certainement pas Gabriel, qui en appréciait tous les aspects. Et ce, même s’il s’interrogeait encore sur l’objectif réel de son interlocutrice. Être rassurée sur les événements récents était un souhait compréhensible, mais qu’il aurait pu déléguer, ou exaucer par téléphone aisément. Il y avait bien quelque chose qui l’avait poussé à le faire se déplacer dans son quartier de campagne. Un naïf seulement aurait entièrement balayé l’hypothèse politique, et celle-ci tendait insidieusement à se confirmer…

« Seulement de Gabriel, j’en ai bien peur. Vous imaginez bien que le major a un avis plus subtil et mystérieux sur le sujet. » Ses yeux ambrés suivirent attentivement les déplacements du stylo entre les doigts délicats de la jeune femme, ils en apprécièrent la finesse et l’habileté tandis qu’il ajoutait dans un large sourire. « A moins qu’il n’ait pas d’avis du tout. Ce n’est pas mon identité la plus fine d’esprit, vous savez. »

A l’instar de Lilian il se devait de jongler avec différentes facettes de sa personnalité selon la situation et ses interlocuteurs. En l’occurrence les opinions politiques du major en sa qualité de commandant de l’UNISON n’étaient pas requises, et pire, étaient défendues. Un peu comme ses regards qui avaient tendance à glisser et plonger dans la profondeur d’un décolleté ravageur. Il eut un coup d’œil fugitif mais, majoritairement, il parvint à se contenir. Il avait conscience de son attirance difficilement contrôlable, et même assez peu compréhensible. Certes, Lilian était une femme sublime, avec ses ondulations flamboyantes, ses formes sensuelles et ses yeux en amande, mais des belles il en avait côtoyé sans s’émouvoir autant. Il s’excusait donc naturellement de son comportement, même si la politicienne ne paraissait pas outragée.

« Oh, vraiment ? J’imagine que toutes ces lianes et ces pistils provoquants peuvent stimuler l’imagination… » Gabriel avait beau savoir qu’il avait débordé, il n’en restait pas moins rieur et prompt à la boutade. « Je suis plus bassement inspiré, dois-je l’avouer ? » Il avait rarement eu des frissons à la vue d’une fougère, mais n’y avait-il pas un début à tout ? « Mais tout m’intéresse, il faut toujours garder les cui..l’esprit ouvert. » Il avait fermé les yeux pendant un quart de seconde, quasi suffoqué par l’énormité qui avait failli quitter ses lèvres. Avec un peu de chance elle prendrait ce raté pour une plaisanterie, de mauvais goût certes, mais une plaisanterie. Au mieux elle n’avait pas fait attention… Gabriel s’empressa en tous les cas de répondre comme si de rien n’était.

« Non, bien sûr. C’est toujours un plaisir de se jeter dans la gueule d’une louve. » C’est ainsi que Lana avait décrit cette invitation, avec son habituel sens de la mesure. Bien qu’elle ait fini par admettre que cela pouvait servir les intérêts de l’UNISON, elle était principalement convaincue qu’il faisait une erreur et que les médias finiraient par leur tomber dessus. Le major n’en était pas si sûr. « On évoquera davantage votre démarche que la mienne, c’est vous, sous le feu des projecteurs. » Candidate dans la course à la mairie, engagée et séduisante, ses faits et gestes n’étaient-ils pas plus intéressants à suivre que les siens ? « Ce que je peux comprendre. » Il avait maintenu, difficilement, ses yeux amusés dans les siens. Un sourire en coin orna sa bouche, joueur, tandis qu’il ajoutait : « J’ai eu mon heure de gloire, mais les têtes d’affiche doivent varier… »

Cela dit, et peu importe les bruits de couloir, il était essentiel de ne pas faire de cette entrevue qu’un échange de boutades. Il devait également avancer ses billes et ses impératifs. En plus, cela lui permettrait de focaliser son esprit sur autre chose que sur la bouche veloutée de la jeune femme.

« L’UNISON ne soutiendra personne, sa neutralité est dans les textes. » Autant poser le cadre, même si elle ne devait pas l’ignorer. « Cela dit je préférerais que ce soit un candidat favorable à nos actions qui soit élu. Pour une raison qui m’échappe, tout le monde ne nous adore pas. » Les relations avec les anti-supers s’étaient légèrement apaisées depuis que Jonas Cooper ne leur tapait plus sur le sommet du crâne à travers les articles du Daily Herald. Gabriel s’était attaché et engagé personnellement sur la résolution de l’enquête du meurtre du paternel, ce qui avait permis un statu quo. « De bonnes relations avec le prochain maire, ou la prochaine mairesses, sont vitales. Je m’attacherai d’ailleurs à rencontrer tous les candidats, pour être transparent à votre égard. » Il sourit. « Même si vous êtes la première, j’ai mes faiblesses. » Irrattrapable major !
 
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Message posté : Mar 1 Nov 2016 - 15:10 Message
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Le sourire de Lilian laissait largement deviner qu’elle savait ce que pouvait sous-entendre le major. Après tout il n’y avait pas de nombreuses façons de tourner d’autre façon le fait d’ingurgiter de la viande. La femme-plante tenait d’ailleurs elle-même de certains végétaux, comme les dionées par exemple. De quoi révéler un appétit carnassier et des talents dans d’autres domaines qui l’avaient aidée, avec ses baisers et ses phéromones, à s’élever en tant qu’infiltratrice clef de SHADOW. Mais de là à dévoiler tous ses talents à Gabriel Colt ? C’était un peu prématuré, surtout qu’elle se demandait si ce dernier s’exprimait avec son insouciance si naturelle ou bien si les phéromones influençaient aussi ce qui glissait entre ses lèvres.

« Je suis certaine que je pourrais trouver des endroits merveilleux. On ne s’intéresse pas à l’agronomie et au développement d’un quartier sans se prêter un peu au jeu de la gastronomie. J’ai quelques établissements en tête, où la viande est d’une qualité exceptionnelle, d’une saveur inouïe. » Sans se faire plus prier, elle appuya sur le bouton du communicateur sur son bureau. « Rose, appelez la secrétaire du major Colt pour fixer un futur rendez-vous, une table Chez André. Dites-lui bien que c’est moi qui appelle. » Son sourire flottant toujours sur ses lèvres, la rousse posa son regard empli d’une légère chaleur sulfureuse sur son interlocuteur. « J’espère que vous ne serez pas déçu. En tout cas, nous sommes véritablement amenés à nous revoir. »

Ce qui ne serait pas de trop si elle voulait faire de cet homme son allié dans sa course à la politique. Il se montrait particulièrement évasif, surtout quand il était question de ses opinions politiques. Peut-être avait-il peur qu’elle soit en train de l’enregistrer ? Ou tout simplement il ne voulait pas la vexer en se portant pour un autre candidat… Il y avait aussi la possibilité qu’il dise la vérité et que son opinion sur cette campagne restait celle d’un individu extérieur, qui se refusait toute vision politique du fait de son poste. Séparer le major de Gabriel ne semblait pas avoir arrangé les choses. Comme si l’entité militaire était encore plus confuse que celle de l’homme. Ce petit jeu était des plus amusants toutefois. Après tout, elle aurait été déçue qu’il ne tombe sous l’influence de ses charmes. Il n’avait pas la réputation d’être un coureur de jupons malgré tout ce qu’il pouvait dire.

« Vous vous sous-estimez je n’en doute pas. Je me serais attendue à ce que le major n’ai pas d’opinion, ou bien celle d’un militaire et que Gabriel Colt se serait montré peut-être un peu plus… Personnel dans son analyse ? » Nouveau sourire. « Mais je ne suis pas végétarienne, nous sommes tous pleins de surprise. »

D’un mouvement de tête elle chassa son épaisse chevelure en arrière, en profitant pour augmenter encore une fois la dose de phéromones qu’elle diffusait dans la salle. Les molécules étaient parfaitement inodores et surtout, contrairement aux toxines de Lilian, non-additives. C’était d’ailleurs tout le problème. Elle voulait l’obséder, qu’il la désire… L’effet des phéromones se dissiperait quelques heures, voir minutes après qu’il soit sorti de ce bureau. Mais elle avait plus d’un tour dans son sac. Elle eut un léger rire à sa remarque sur les pistils. A moins que cela ne soit celle sur ses cuisses ? Lilian se releva pour venir s’appuyer contre le bureau, juste en face de Gabriel. Il n’y avait plus de meuble les séparant maintenant.

« Vous me semblez un peu perturbé. Peut-être que l’alcool vous fait plus d’effet que vous ne le laissez entendre. » Ajouta-t-elle avec son éternel sourire. « Mais outre pistils et anthères, il y a quelque chose d’infiniment relaxant dans la végétation. Une sorte de tranquillité végétale. Sûrement parce que leur croissance est trop lente pour nous, tout comme leurs violences et leurs étreintes. Ce n’est pas un royaume si paisible, mais il en donne bien l’impression. Ah, voilà que je m’emporte. A croire que ce n’était pas que de l’eau que j’ai bue non plus. »

Quand aux têtes d’affiches… Gabriel Colt était sur certaines d’entre elles. Surtout dans la sphère de ces couples étranges et improbables dont des fans aux existences bien souvent insignifiantes se ravissaient.

« Vous me semblez encore avoir de belles années devant vous. Je ne dois pas être la seule à le penser… » Il suffisait de voir à quel point sa chère et tendre était jeune comparée à lui. C’était d’ailleurs surprenant. Elle ne voyait pas ce qu’un homme de la carrure de Gabriel Colt pouvait trouver à une créature aussi peu expérimentée, une jeune pousse. Sûrement qu’il aurait pu trouver quelqu’un lui convenant plus. Plutôt que de venir défrayer la chronique avec cette alliance controversée.

« Je comprends. L’UNISON est une organisation neutre et ne doit avoir comme objectif que la sécurité des citoyens de notre ville. Mais j’ai toujours aimé à voir l’homme qui se cachait derrière le titre, d’où mes questions précédentes. Après tout, vous n’êtes pas que major, vous êtes aussi Gabriel, non ? » Elle s’était penchée en avant en disant cela, rapprochant son visage du sien. « Tout le monde a ses faiblesses, mais celle-ci pourrait être une force insoupçonnée. Dans le pire des cas je me consolerais avec le fait que je suis votre première… Si ce n’est celle qui vous aura laissé le souvenir le plus vibrant. »

 
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Message posté : Mer 9 Nov 2016 - 22:53 Message
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« Allons Lilian, je ne serai jamais déçu de passer un moment avec vous. » Déclara naturellement et sans rougir le major, son sempiternel sourire flanqué aux lèvres. « Tout l’UNISON saura bientôt à quel point je suis chanceux. Je fais confiance à mon cher Tristan pour ça. » Le sus-dénommé était le secrétaire particulier de Gabriel, un jeune homme dégourdi qui avait rapidement pris le pli des habitudes et manies de son patron, et qui en avait fait son parti. Alors qu’à ses débuts il subissait maladroitement les assauts rieurs du commandant, il lui avait fallu seulement quelques semaines pour devenir complice, puis acteur à part entière de ce jeu qui consistait – essentiellement – à taquiner l’entourage parfois trop sérieux du Brett Building. Il en était certain : dès que « Rose » aurait passé le message, Tristan irait faire sa commère dans tout l’étage et laisserait ensuite la rumeur se propageait et s’amplifier bureau après bureau. Sans le savoir, il servait peut-être les intérêts de la politicienne.

Cette dernière l’interrogea subtilement et à nouveau sur son opinion politique. Sa pirouette sur le fait qu’il était surmené et n’avait donc pas eu le temps de se pencher sur tous les profils et programmes des candidats ne semblait pas l’avoir convaincu. À juste titre, car même s’il y avait un peu de vrai là-dedans, Gabriel était tout de même plus renseigné qu’il ne le laissait entendre. Après une vague hésitation, il se hasarda à une réponse.

« Arturo me plaisait. Il n’avait peut-être pas les épaules de Tom Everett, mais il était capable. Parfois les hommes politiques qui se font tout seuls deviennent hargneux et implacables… Lui est resté doux et bon, jusqu’à la fin. J’essaie de ne pas penser qu’il est mort pour ça. »

Il en avait beaucoup trop dit. Il n’avait pas l’intention de palabrer autant, à l’origine, mais une fois sa bouche ouverte les mots avaient jailli de ses lèvres en flot continu. Il avait parlé parce qu’elle le lui avait demandé, parce que ça lui ferait probablement plaisir qu’il se confit, et soudainement la ravir s’était imposé comme une priorité dans son esprit. Comme une évidence, comme un vide qu’il devait absolument combler. La sensation se dissipa en une poignée de secondes mais le ‘mal’ était fait, et c’est un peu hagard que le major passa l’une de ses larges paluches sur son visage. Perturbé il l’était, assurément, à se dévoiler lui qui restait toujours léger et évasif, et à (presque) sortir le mot ‘cuisses’ dans une conversation somme toute polie. Il était sûr et certain que ce n’était pas l’alcool le coupable, il en avait bu des quantités bien plus astronomiques dernièrement sans sourciller.

Il ne se savait pas aussi troublé par les jeunes femmes à la flamboyante chevelure.

« Arrêtez de me parler de pistils et d’étreintes, je suis terriblement faible. » Outre les allusions qu’elle faisait naître dans son esprit – le faisait-elle exprès ? – il tacha de se concentrer sur autre chose. Tiens, pourquoi pas sur la plante verte justement, qui ornait un coin de son bureau ? Un grand ficus pas difficile d’entretien, que Gabriel avait amoureusement regardé grandir. Il avait planqué quelques figurines dans ses branches, également, le cauchemar du personnel d’entretien qui venait régulièrement tailler la plante.

« Oh, mais Lilian, vous me complimentez trop, mon vieux cœur va lâcher. » Des belles années, il en avait encore un bon paquet sous le pied s’il ne succombait pas à un quelconque accident. Sa régénération semblait avoir considérablement retardé son vieillissement, et c’était heureux : ses cambrioles réalisées plus jeune, et même les récentes, auraient déjà dû le rendre arthritique. « Mais si vous en avez encore un ou deux en réserve, je prends. » Il n’aurait pas agi différemment, même si sa relation amoureuse actuelle avait été au beau fixe. Ce n’était pas le cas, mais ni l’entourage de Gabriel, ni les médias n’étaient au courant de la fin prématurée de l’idylle.

Durant leur conversation elle s’était déjà considérablement rapprochée. Le major n’étant pas aisément effarouché, il n’avait pas paru réagir si ce n’est d’un sourire entendu et charmeur. Il ne pouvait pas se décomposer ou avoir le palpitant qui s’emballe dès qu’une belle femme se trouvait dans les environs et lui témoignait un tant soit peu d’intérêt. Pourtant, il ne se sentait pas « normal », pas comme d’habitude. Il avait chaud et ses paupières lui semblaient lourdes. Sa gorge s’asséchait, son pouls accélérait sensiblement alors que le séduisant minois se rapprochait. Il se força et se jura de ne pas baisser les yeux.
Il les baissa.
Le décolleté lui flatta les mirettes et les mielleuses paroles fluèrent dans ses oreilles dans un harmonieux ronronnement. Le major était aussi Gabriel, il est vrai, mais Gabriel ne se sentait plus vraiment Gabriel. Il avait eu un léger mouvement du buste vers l’avant, comme pour se lover contre cette peau qui avait l’air si douce, si parfumée et si chaude, mais il se figea à mi-chemin. Ses yeux d’ambre se fermèrent un court instant.

« Une force insoupçonnée ? » Commença-t-il lentement, l’esprit brouillé. « Qu’est-ce que vous entendez par là ? » Sûrement une sorte d’alliance entre elle, candidate et potentielle mairesse, et l’UNISON. À moins qu’il débloque complètement et qu’elle songe à autre chose. L’espace d’une seconde fugitive, il espéra pitoyablement qu’elle parlait d’eux en tant qu’individus, Lilian et Gabriel. C’était si brusque, et si absurde, qu’une fois la torpeur passée il aurait probablement envie de se gifler.
 
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Message posté : Ven 11 Nov 2016 - 22:23 Message
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Il y avait de pires façons de passer son temps que de se retrouver en tête à tête avec elle. Lilian en était littéralement certaine. N’était-elle pas ce qui faisait de mieux au niveau de compagnie ? Elle était à la pointe de l’évolution, la femme la plus désirable que l’on ne puisse jamais rencontrer. Car sa mutation, par son côté floral, la rendait ainsi désirable. La femme végétale n’avait jamais remis en cause le plaisir que devaient ressentir les hommes, et certaines femmes, en sa compagnie. Bien entendu, les phéromones aidaient. La partie la plus vaniteuse de son esprit considérait toutefois que ces derniers ne faisaient qu’accélérer le processus. Le major Colt ne serait jamais resté insensible à ses charmes.

« J’espère que je ne vous ai pas mis dans une situation trop délicate. » Répliqua-t-elle avec un sourire. « Je n’aimerais pas que votre Tristan et vos collègues se mettent à penser moins de vous parce que vous avez décidé de me revoir. » Certains pourraient penser que la neutralité politique du major n’était alors qu’une façade et qu’il la soutenait en vérité. Chose qu’elle apprécierait beaucoup. Il y aurait aussi des remarques moins plaisantes elle n’en doutait pas…

Lorsque la politique et l’UNISON se mélangeaient, beaucoup de gens étaient prêts à jaser. Lilian se demandait toutefois si elle ne devrait pas faire un peu plus attention… Après tout Jonas était en théorie toujours sous son emprise et l’un de ses atouts pour la suite de la campagne. Trop se montrer aux côtés de Gabriel pourrait se révéler contre productif, surtout aux vues des rapports qu’elle avait entretenu la dernière fois avec le directeur du Herald. Lilian n’avait pas besoin d’hommes jaloux, mais d’hommes obéissants. Ce qui était bien souvent une denrée rare, sauf quand on avait ses pouvoirs bien entendu.

« J’étais avec lui à ce moment. » Commença-t-elle, prenant un ton plus grave. Une partie de son être avait été aux côtés d’Arturo, une bouture finalement. Lilian s’était reconstituée depuis, trop se disperser en utilisant des extensions végétales de son être avait tendance à nuire à son aspect humain. Ce qui nuisait alors à ses relations avec eux et à son petit réseau à Star City. « Arturo n’est pas mort du fait de sa gentillesse, mais à cause de l’ignorance et de la peur d’autres personnes. Ceux qui l’ont tué étaient des couards et leur crime n’avait pour nulle autre source que leur haine. » C’était un odieux mensonge, car tout avait été orchestré par SHADOW. Bien sûr ils avaient juste eu besoin de pousser le KKK dans la bonne direction, la haine était déjà là, ils manquaient juste de moyens. « Vous me trouvez comme eux ? Hargneuse et implacable ? » Demanda-t-elle finalement. Oh, elle l’était, aussi revêche que des ronces. Mais elle montrait sa meilleure facette au public et à Gabriel. Ils n’avaient aucune idée de toutes les atrocités qu’elle avait commise pour cette campagne.

Qu’importe qui étranglaient les racines, tout ce qui comptait, c’était que les gens admirent la fleur. Cela avait toujours parfaitement fonctionné par Lilian. Des millions d’années d’évolution, des milliers d’années de civilisation n’avaient rien changé à cela. Une belle femme serait toujours une distraction. Ce qui permettait de planter un couteau dans le dos de ses alliés avec encore plus de facilité. Lilian Holland était une distraction qui cachait et préparait le terrain pour SHADOW, pour Harvest. Gabriel semblait d’ailleurs particulièrement réceptif aux charmes de la rousse. Les phéromones aidant bien sûr. Il était presque mûr, prêt à être cueilli… L’attirance qu’il devait ressentir, mêlée de désirs sexuels créés par la substance chimique qu’il inhalait inconsciemment le pousserait à la satisfaire, par tous les moyens. Il la désirerait, il la désirait, elle le savait et cela lui donnait l’avantage. Surtout si elle se refusait à son étreinte. Elle l’obsèderait si elle le pouvait.

« Je serais surpris que votre cœur s’emballe pour si peu… Quelques histoires de pistils, quelques compliments. Voyons, il en faut plus pour déstabiliser le grand Gabriel Colt, non ? » Elle lui adressa un nouveau sourire aux allures de parfaite franchise. « Mais j’ai rencontré peu d’hommes émoustillés par un vocabulaire végétal, c’est très… Rafraichissant, vous pouvez considérer cela comme votre dernier compliment. Je ne voudrais pas vous mettre mal à l’aise. » Sa voix avait baissé d’un ton, s’achevant presque sur un murmure empli de possibilités, mais surtout d’une pointe de défi.

Gabriel n’était pas mal à l’aise dans beaucoup de situations, elle en était certaine, mais les phéromones devaient le déstabiliser et il ne devait plus vraiment comprendre grand-chose à ce qu’il se passait dans sa tête. Comme un coup de foudre d’adolescent, alors que le cerveau est intoxiqué par les hormones de la puberté et que tout le sang se trouve dans une partie plus basse de l’anatomie. Lilian l’avait vu se rapprocher imperceptiblement et elle fit de même, réduisant encore une fois l’espace entre leurs visages.

« Vous êtes venu me voir en premier et je peux vous offrir beaucoup, tout comme vous pouvez m’offrir beaucoup… Je ne suis pas Arturo, mais je partage plusieurs de ses idées et je suis convaincu du bien que fait l’UNISON, du bien que vous faites à Star City. J’ai besoin de vous à mes côtés Gabriel et je serais prête à beaucoup pour avoir votre soutien. Chose que vous ne regretterez pas. C’est cela, votre occasion de transformer votre moment de faiblesse adorable en force. »
 
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Message posté : Dim 13 Nov 2016 - 13:01 Message
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Est-ce qu’elle le mettait dans une situation délicate ?
Gabriel avait beau tourner et retourner la question dans son esprit, elle ne trouvait aucune résonnance, elle sonnait creux. C’était un peu comme s’il n’y avait pas de sujet, alors qu’au contraire, c’était bigrement important. Lana l’avait mise en garde avant qu’il ne quitte les bureaux du Brett Building, et il avait rejoint Lilian tout en étant fort conscient de l’enjeu. Celui-ci s’était dissipé, ses contours étaient devenus flous et le major ne se souvenait plus des avertissements. Résonnaient seulement dans sa caboche enfumée les susurres de la candidate, comme autant de caresses venues l’alanguir sur sa chaise. Il ne répondit donc rien, mais fut nettement plus babillard quand elle l’interrogea sur ses sentiments quant aux élections.

Il se sentait toujours vaporeux, mais commençait à réaliser qu’il avait parlé, trop parlé. Pourquoi donner son sentiment personnel sur Arturo ? Ça n’avait aucun intérêt, aucune consistance et pourtant il n’avait pas pu s’en empêcher. Les mots rassurants de Lilian eurent toutefois un effet salvateur, apaisant, il avait voulu qu’elle entre dans ce registre et par magie, elle s’y engageait. Est-ce qu’elle devinait ce qu’il voulait entendre, ou est-ce que son esprit se pliait pour recevoir favorablement ses murmures ? C’était confus, bien trop confus, et ainsi il fut plus lent à répliquer d’un ton sibyllin.

« Vous êtes toujours en vie. »

Le temps qu’il avait pris pour répondre pouvait être confondu avec une volonté d’entretenir le suspense, bien qu’en l’occurrence il n’en était rien. Si elle s’était faite toute seule, et qu’elle était encore debout et bien vivante, cela voulait-il forcément dire qu’elle était implacable et brillait par sa hargne ? Sous cette longue chevelure d’un sombre rouge, quels desseins pouvaient bien se terrer ? Est-ce qu’il se méfiait suffisamment, maintenant ?

« Et vous allez le rester. » Parce qu’il allait la protéger coûte que coûte ? Ou bien parce qu’il avait l’intime intuition qu’elle ne pouvait pas être abattue aussi aisément que le malheureux Arturo ? La réponse, même pour lui, n’était pas claire. « Vous avez intérêt, en tout cas. » Acheva-t-il sur un sourire amusé, et presque tendre.

Lilian n’avait pas besoin de faire des efforts extraordinaires pour apparaître comme étant voluptueuse et désirable. Sa sensualité débordait même sur ses images de campagne, c’était quelque chose d’inné et de puissant qu’il était foutrement impossible d’ignorer. Néanmoins, Gabriel l’avait seulement remarqué en arrivant ici. Jamais il n’aurait pu anticiper avoir des bouffés de chaleur et la gorge sèche rien qu’en la contemplant approcher. Il jouait régulièrement, pour ne pas dire souvent, les séduits. Que ce soit avec les hommes ou avec les femmes, il s’amusait à dispenser des remarques charmeuses, qui étaient sincères, certes, mais pas de nature à le troubler réellement. C’était une pièce et un jeu d’acteurs et d’influences qu’il maîtrisait, et pourtant, il se sentait maintenant perdre pied. La partie lui échappait, et c’est à peine s’il le réalisait.

Toutefois et progressivement, le bon sens lui revint.
Était-ce parce que Lilian avait omis de rejeter une nouvelle dose de ses incroyables phéromones ? Était-ce parce que son organisme aux abois luttait désespérément contre l’infection et commençait, laborieusement, à reprendre le dessus ? Était-ce parce qu’il existe dans chaque esprit des frontières et des murs que même la plus intime des manipulations ne peut renverser aisément ? Peut-être un peu tout cela à la fois. Toujours est-il qu’une fois le visage harmonieux de la belle si proche du sien, alors même que ses lèvres pulpeuses et brillantes l’invitaient à croquer et à se laisser aller à une luxure que son corps quémandait, Gabriel se souvint qui il était. Major, et commandant de la base de l’UNISON à Star City. Et la femme qu’il crevait d’embrasser, était une candidate à la mairie de cette même ville.

« Oh, non, vous n’avez pas besoin de moi Lilian. Croyez bien que ça me peine, j’aimerais que ce soit le cas. » Il avait besoin d’air, au risque de prononcer de nouvelles paroles non maîtrisées. « Je ne peux pas prendre de décision, » aka, promettre un soutien éventuel. « En me basant seulement sur ce que vous dîtes, je suis un homme de preuves et du concret – on ne peut pas longtemps chasser le militaire en soi. » Pure connerie. Il avait l’entraînement du soldat, mais comme le lui avait adorablement balancé son père en travers de la face, il n’en avait jamais vraiment été un. Pourquoi penser à lui, maintenant ? Il avait le cerveau en vrac. « Mais je suis intéressé. J’attends avec impatience d’être convaincu… »

Là-dessus, il se releva d’un mouvement lent et précautionneux, sa stature frôlant presque celle de Lilian pour qu’elle accompagne son geste. Il avait envie de la toucher. De la rendre plus réelle. Il approcha sa main, comme s’il allait lui effleurer la hanche – « effleurer », ce mensonge – mais au dernier moment il vrilla la main et la lui présenta pour serrer la sienne.

« Malheureusement, je dois y aller maintenant. Prenez soin de vous, Lilian. » Arrête de répéter son prénom. « Nous nous reverrons bientôt. Chez André, mh ? » Une risette parcourut ses traits tandis qu’il pressait avec douceur sa main dans la sienne.
 
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Message posté : Dim 13 Nov 2016 - 21:59 Message
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Vivante oui, elle l’était. Vibrante de vie même. Une fleur humaine qui se dressait là, verdoyante, irradiant de ses pétales d’un rouge sombre. Elle gavait Gabriel de ses senteurs inodores pour le rendre fébrile, empli d’un désir incontrôlable qui devait obscurcir ses raisonnements… Il pourrait même être en train de se sentir comme un hippie à Woodstock, en train de se gaver de drogues pour ne faire plus qu’un avec la terre, avec ses pulsions, avec ses tripes et ses désirs primaires. Le sourire de Lilian était toujours là, dessiné avec soin sur ses lèvres comme une invitation muette. Elle lui tendait des bras, en tant qu’incarnation d’une mère nourricière, d’une terre primale. Oh, elle pouvait voir en lui un beau spécimen de l’espèce humaine, un grand guerrier même. S’il pouvait être son Oberron, elle pourrait être sa Titania. Sauf que des lèvres de Lilian ne naissait que la mort.

Si elle était vivante, c’était parce qu’Arturo était mort pour la servir, parce que c’était elle qui avait tout orchestré. Chez elle le végétal devenait une force conquérante. Ses pions ne se balançaient pas joyeusement sur les lianes comme sur des balançoires, ils étaient transpercés d’épines et malmenées comme des pantins, baignés d’euphorie comme l’était le Major pour ne pas deviner la douleur et le macabre grotesque de la situation.

« C’est un ordre, Major ? » Susurra-t-elle, à sa remarque. Il se souciait d’elle. Et il n’y avait qu’à voir la façon dont il parlait pour deviner que ce n’était pas juste le militaire qui parlait. Qu’elle était déjà plus qu’une simple candidate à la mairie. Une bouffée de fierté et d’amusement se diffusa en Lilian. Ses phéromones fonctionnaient toujours et son être dans son entier, restait irrésistible à cet homme. « Ne vous inquiétez pas, je ne compte pas vous désobéir. »

C’était presque le moment pour la mise à mort. Elle était si près de lui, à seulement quelques centimètres. Qu’il l’embrasse et son destin serait scellé, les toxines envahiraient son corps et feraient de lui une marionnette. Cela avait été le cas pour Jonas Cooper, cela avait été le cas pour l’ancien mari de Lilian, cela avait été le cas pour tellement d’hommes… Un pion de plus dans l’armée de serviteurs épris de la femme végétale et de ses senteurs enivrantes. Seulement, Lilian ne comptait pas dévorer le major tout de suite, elle ne voulait pas refermer ses mâchoires sylvestres sur sa vie dès maintenant. Cela serait trop facile et surtout bien trop soudain. Des gens se poseraient des questions. Puis quel plaisir ressentirait-elle si elle ne se laissait pas désirer quelque peu ? Elle voulait qu’il pense à elle à chaque instant, qu’il en perde le sommeil et son appétit, qu’il ne puisse plus se sentir vivre qu’en sa présence. Là sa victoire serait complète et il serait son plus parfait outil. Rien de moins. Qu’elle lui donne satisfaction trop tôt et elle ne deviendrait pas cette obsession débilitante.

« Je vous convaincrais, n’en doutez aucunement. Nous venons tout juste de nous rencontrer après tout, il nous reste de nombreuses choses à partager. » Glissa-t-elle de sa voix ronde et sensuelle, le laissant s’extirper de son étreinte toxique, se dépêtrer et tenter de la fuir. « Chez André, oui. Là j’aurais tout loisir de vous faire découvrir des choses inédites. Imaginez tout ce que nous pourrions faire ensemble Gabriel… »

Elle laissa sa main se glisser dans la sienne, leurs peaux se frôler et se toucher. Une nouvelle vague de phéromones se déversa dans la pièce, sur le Major. Elle voulait l’inonder de ce parfum envoûtant, pour qu’il emporte avec lui le souvenir de la rousse pendant quelques heures encore. Voilà qui lui assurerait l’idée qu’elle rôderait encore dans son esprit, alors même qu’il rencontrerait peut-être d’autres candidats. Puis cette première rencontre était une réussite. Elle lui avait arraché la promesse d’un second rendez-vous. Quelques jours, quelques semaines et elle pourrait refermer ses mâchoires sur le petit papillon qu’était Gabriel Colt.

 
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