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« Victoriel » ou « Gabriria » ? } Victoria

 
Message posté : Mer 14 Sep 2016 - 3:25 Message
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Pas une sainte journée ne s’était écoulée sans que l’esprit du major ne vagabonde au moins une fois – voire deux, trois… Oh, ne chipotons pas ! – vers le minois d’une jeune femme blonde aux yeux en amande, aux courbes affolantes et au sourire adorablement ravageur. Impossible de taire le sujet de ses distractions : il avait rarement vu sa trombine apparaître aussi souvent dans les journaux, encore moins dans les magazines people. En tant que commandant de l’UNISON à la base de Star City, il faisait l’objet de quelques encarts, mais c’était surtout lors des périodes de crises qu’il s’affichait. Là, là… C’était les élections, pas d’invasion extraterrestre en vue, le monde politique et social se fichait bien de l’organisme international et de ses représentants. En revanche, les paparazzi raffolaient des potins toute l’année, et Victoria Neutron-Grey, à l’instar de sa famille, faisait partie de leur sujet d’étude favori. Ils n’avaient pas eu besoin de s’afficher pour que les rumeurs s’affolent, et ils avaient choisi de ne pas tarder à confirmer la relation avec un style et une grâce impayables.

Depuis l’escapade piscine du 25 mai 2016, le couple qui surprenait avait été aperçu et photographié à plusieurs reprises. Que ce soit en se baladant main dans la main dans le quartier du Front de Mer, sortant du cinéma ou de l’Opéra Beaudrie, ils semblaient complices et à l’aise. La première semaine de juin passée, la presse avait attendu la bave aux lèvres la prochaine escapade qui permettrait d’écouler des tirages supplémentaires mais… Rien. Le calme plat. Victoria donnait consciencieusement ses cours à la Star High, Gabriel sortait et rentrait du Brett Building avec le front barré de soucis, et on ne les voyait plus ensemble. Au milieu de la seconde semaine de juin, les fans de la première heure – tout va si vite, ma bonne dame – pleuraient la fin de la romance ou au contraire, la défendaient mordicus. La blogosphère échafaudait des théories, des tweets s’échangeaient, mais il n’y avait toujours aucune trace de « Victoriel » ou « Gabriria » (selon les sectes).

Tous ignoraient le plan achalandé par un facétieux major.

Il n’était pas aisé de faire des surprises, de nos jours. Observé, épié dans ses moindres gestes, Gabriel avait eu toutes les difficultés du monde à ne pas éveiller les soupçons. Sans compter qu’il voulait également rassurer Victoria sur ses intentions, il n’était pas question de la laisser croire que la traque du public avait eu raison de ses nerfs. Il n’était pas un fan absolu de l’attention médiatique, il y était malgré tout relativement habitué et avait choisi de s’en amuser – comme souvent. La vérité était assez fade : quelques affaires requéraient son attention et il avait eu moins de temps à consacrer à sa vie personnelle, et donc à la jeune femme qui habitait maintenant la majorité de ses songes solitaires. N’étant pas en mesure de s’affranchir de ses obligations, il avait décidé de compenser ces quelques jours sans se voir en organisant un vrai moment pour eux.

Une surprise, donc.

10 juin 2016, 23h38
Bigsby Building, au pied de la fenêtre de Victoria Neutron-Grey

Le vendredi 10 juin s’était déroulé normalement, sans encombres, et Gabriel quitta les bureaux lorsque le soleil entama sa course descendante. Il avait été particulièrement discret, n'échangeant avec la Légionnaire que quelques sms innocents – enfin, jusqu'au moment où il lui avait proposé de se glisser sous son bureau professoral, avec des intentions que la morale religieuse réprouve. De loin le meilleur moment fantasmé de sa journée. Il se dépêcha ensuite de finaliser les derniers préparatifs et ce n’est qu’une fois la nuit bien avancée, qu’il envoya un nouveau message à l’héroïne. Il espérait qu’elle ne dorme pas quand son portable s’éclaira avec un énigmatique :

« Bonsoir, vous <3
Vous devriez regarder par la fenêtre…
»


Au pied de l’immeuble attendait Gabriel, vêtu de son costume le plus élégant et princier, d'un profond et subtil bleu marine. Il n’était pas seul, néanmoins. Entre ses cuisses se tenait une majestueuse, puissante et immaculée jument qui hennit doucement, comme si elle avait maintenant conscience d’être observée par celle qu’il fallait émerveiller. Un doux et charmeur sourire sur les lèvres, Gabriel inclina la tête dans la direction de la belle puis, envoyant un second message, il poussa l’animal vers le portail de la demeure.

« Êtes-vous en faveur d'un kidnapping ? »

Lorsque Victoria disparut de sa fenêtre il quitta selle et accrocha rapidement la bride au fer du portail. Il s’épousseta en quelques gestes, vérifia sa tenue puis s’empressa de passer le porche pour rejoindre l’entrée qu’elle devrait – si tout se passait comme prévu – emprunter. Il n’était pas anxieux ni inquiet, et en vérité il se surprenait à se sentir aussi impatient, aussi emballé. Il aimait surprendre et faire plaisir, mais c’était un traitement qu’il avait réservé à d’autres situations… Faire la cour, vraiment faire la cour, il pensait ne plus savoir comment faire. Et ne plus en avoir réellement envie. Pourtant, cela lui était venu naturellement, cette fois. Une logique simple : on ne s’est pas vus depuis un moment, elle me manque, je veux marquer le coup qui ne lui avait pas demandé mille calculs et prudences, il sentait qu’il pouvait être naturel – et arrivait à l’être. Il expira un soupir apaisé puis, les yeux étincelants, patienta.
 
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Message posté : Jeu 15 Sep 2016 - 9:51 Message
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Voilà quinze jours, aujourd’hui, que Victoria et Gabriel formaient un couple. La NG flottait sur un petit nuage cotonneux de bonheur et d’allégresse, trouvait au monde des couleurs pastelles et se laissait parasiter les pensées par les photographies d’eux qui circulaient sur la toile. On pouvait faire confiance aux paparazzi pour espionner l’éternelle célibataire enfin en couple avec un militaire de carrière aux frasques légendaires. Elle avait espéré qu’une autre célébrité attirerait l’attention ou que la presse people se concentre sur les scandales sexuels des candidats aux élections, mais visiblement ces derniers se tenaient bien. Ainsi, les deux hastags #Victoriel et #Gabriria s’utilisaient par milliers chaque jour, de manière plus ou moins intelligente. Certains se contentaient de se réjouir pour elle et de lui envoyer des cœurs. D’autres critiquaient le Major ou au contraire, la critiquait elle. Certains n’en avaient rien à foutre et clamaient leur ras-le-bol de voir ce sujet polluer twitter. Victoria était assez d’accord avec eux mais, hélas, elle n’y pouvait rien. Et avoir posté un selfie d’eux près d’un arbre au parc front de mer quelques jours plus tôt n’aidait pas vraiment à ce que l’actualité se calme.

Ce soir-là, elle s’ennuyait. Depuis plusieurs jours, ils n’avaient pas trouvé une minute pour passer du temps ensemble. Lui, débordé par des affaires en cours et elle, par son emploi du temps naturellement chargé. Elle ne s’autorisait pas à sécher des cours ou à diminuer ses heures à la bibliothèque, pas plus qu’elle ne devait négliger les jeunes de la Team Alpha dont elle supervisait une partie de l’entrainement. Elle avait mené, avec eux, une mission avec succès le seul soir où Gabriel aurait pu se libérer et la jeune NG avait compris que leur vie allait se révéler très compliquée.
Mais elle s’en moquait.
Ils savaient à quoi s’attendre, elle comprenait ses obligations même si elle se languissait de sa présence et lui de même. Il n’essayait pas de la changer, de la mettre à l’abri, de l’empêcher d’exercer son métier, pas plus qu’il ne s’était montré contrarié par cet empêchement de dernière minute. Son Major semblait parfait, heureusement son humour parfois limite cassait cette impression de cliché ambulant.
Humour certes limite, mais qui la faisait toujours beaucoup rire.

Installée confortablement dans son lit avec deux coussins dans le dos et son ordinateur portable à côté d’elle, Victoria portait un mini-short de nuit, un t-shirt trop large appartenant au Major ainsi que des grosses chaussettes roses fourrées. Ses cheveux, relevés n’importe comment avec une pince, surplombaient une tête pas maquillée et une bouche occupée à mâchonner des dragibus. D’une main, elle surfait sur twitter. D’un œil, elle regardait un épisode d’American Dad. Le hasard voulut qu’elle tombât sur celui du Poltergasm au moment où son téléphone bipa, l’avertissant d’un message. Victoria fronça les sourcils et se leva précipitamment pour voir de quoi il s’agissait. Sa bouche s’étira en un « O » de surprise quand elle vit Gabriel sur le trottoir de son immeuble, monté sur un très beau cheval et habillé d’une manière très élégante. Elle faisait pâle figure, de son côté…
Son téléphone bipa à nouveau et elle rit, amusée.

« Si tu le demandes, ce n’est pas vraiment un kidnapping. Tu veux que je t’envoie ma chevelure pour que tu montes ? :) :p »

Impossible de rester dans cette tenue. Sans savoir s’il allait la prendre au mot et grimper le long de la façade ou s’il allait sagement attendre en bas, Victoria renvoya un second sms :

« Laisse-moi deux minutes pour me changer, j’arrive ! »

Aussitôt, elle disparut de la fenêtre. Puis elle ajouta :

« Tu es complètement fou ♥ »

Ensuite, elle posa son téléphone sur son lit et ouvrit son armoire en grand. Elle venait de se brosser les dents et de se laver le visage moins d’une heure avant de s’installer dans son lit, elle attrapa une jolie robe d’un bleu pastel, cintrée à la taille mais bouffante autour de ses cuisses, enfila des escarpins bleus marines et se rendit compte qu’elle devait peut-être changer de sous-vêtements. Elle enleva la robe qu’elle venait de passer, mit pour la première fois un soutien-gorge en dentelle et le bas assortis qu’elle avait acheté exprès pour la prochaine fois où ils se verraient, puis elle chercha avec désespoir sa brosse à cheveux, jusqu’à tomber dessus sur sa table de nuit. Elle n’avait rien à y faire, mais elle rangea ça dans un coin de son esprit. Elle enleva sa grande pince et brossa rapidement sa longue chevelure blonde. En étendant son bras, elle attrapa son gloss rosé et un far à paupière léger. Son téléphone bipa à nouveau, deux minutes quarante-sept secondes pour se préparer.
Un record féminin.

Puis elle alla s’assoir sur le rebord de sa fenêtre, les jambes dans le vide. Une dizaine d’étages la séparait du sol. Elle envoya un nouveau message sans lire le dernier :

« Prête pour mon kidnappeur ♥ »
 
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Message posté : Ven 16 Sep 2016 - 18:09 Message
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Il avait souri à l’apparition de la jeune femme, toute naturelle et décoiffée, et arborant son teeshirt qui plus est. Il savait le sentiment bassement macho, mais il ne put empêcher une pointe de fierté de l’enorgueillir à cette vision. Il n’arracha ses yeux à son visage d’ange qu’une fois qu’elle eut disparu, et jeta alors un coup d’œil à son téléphone. Trois messages s’étaient succédés. Le premier lui donna une idée ô combien tentante, le deuxième le fit ricaner – « deux minutes », comme s’il était né de la dernière pluie ! – et le troisième lui tira un sourire charmé. Certain qu’elle ne serait jamais prête dans un délai si court, et franchement motivé par l’envie de la surprendre en plein déshabillage, Gabriel défit sa veste et la glissa entre deux barreaux du portail, se préparant pour l’ascension.

Dix étages, rien que ça !
Certain d’avoir le pied sûr et confiant quant à ses capacités, Gabriel commença à grimper l’immeuble avec une certaine aisance : merci aux designers contemporains qui adoraient mettre des angles et des rebords dans leurs récentes constructions de luxe ! Cela lui facilitait le travail et les premiers étages défilèrent derrière lui à bonne allure. Sans filet ni corde et en pleine nuit, cela restait tout bonnement inconscient, mais on n’était quand même en train de subodorer que Victoria pouvait se trouver toute nue et affolée dans sa chambre, le souffle précipité, de la sueur lui coulant entre les seins et ses lèvres gonflées et rougies par l’émotion. Largement de quoi risquer une chute de plusieurs mètres.

Rien de si dramatique ne se produisit, fort heureusement. L’immeuble était de bonne facture et entretenu, aucune façade ne se détacha sous le poids du major et il ne passa par aucune fenêtre lui offrant spectacle. Il aurait pourtant adoré grimper devant le carreau de Maxime en pleine action avec sa douce Helena, rien que pour voir la tête de son ami quand leurs regards se seraient croisés. Il parvint au dixième étage rapidement, il devait s’être écoulé environ deux minutes depuis qu’il avait quitté le sol. Accroché à une moulure à droite de l’ouverture menant aux appartements de Victoria, il libéra l’une de ses mains pour envoyer un nouveau message à l’héroïne.

« Prête, ma mie ? »

Procédé sournois pour l’interrompre et la faire se dépêcher davantage, tandis qu’il s’insinuerait discrètement dans sa chambre… Sauf que.

Il vit d’abord une gambette sortir, puis une seconde, et bientôt toute une jeune femme s’installer sur le rebord de sa fenêtre. Était-il tombé sur la seule coquette en mesure de se préparer en une poignée de secondes ? Sa beauté élégante et simple ne le fit pourtant pas regretter cet instant volé, et il la contempla ainsi à la dérobée quelques instants. Victoria regardait naturellement en bas, le cherchant sans doute, et il profita donc que son attention soit ailleurs pour sauter souplement sous sa balustrade. Maintenant face à elle, bien qu’un peu sous-élevé, il s’immisça entre ses jambes avec un large sourire.

« Je te tiens. » Là-dessus et profitant sans doute de l’effet de surprise, il l’embrassa à pleine bouche. Goûtant ce gloss qui tapissait maintenant régulièrement ses lèvres, il resta tout proche. Il se tenait d’une main au rebord de la fenêtre, mais l’autre facétieuse se glissait sous le tissu pastel, effleurant la cuisse. « J’étais certain de pouvoir te surprendre en plein habillage. Mh… Ce n’est que partie remise. » Risette tout ce qui a de plus équivoque, il l’enlaça doucement pour la rapprocher de lui. « Accrochez-vous, princesse Raiponce. »

Descendre par l’intérieur ? Ridicule ! La jeune femme bien tenue à lui Gabriel entreprit le chemin inverse et prit son temps, plus prudent, et aussi plus distrait par quelques baisers qu’il déroba entre quelques étages.

« Tu m’as manqué tu sais ? » Souffla-t-il en se laissant glisser le long d’un conduit. « Bien plus que ce qu’a écrit le Daily Word. » Plus sensationnel que d’autres, ce journal avait prédit leur rupture au moins trois fois la semaine passée.

Ils arrivèrent au niveau d’une fenêtre en un petit saut. Le bruit sec devait avoir alerté un occupant puisqu’une lumière brilla soudain à l’intérieur. Nulle autre qu’Helena, en chemise de nuit, venait d’allumer sa lampe de chevet. Ses yeux encore un peu endormis croisèrent ceux de Gabriel, qui lui fit un petit signe de main.

« Maxime. Je crois qu’il y a Victoria et Gabriel à la fenêtre. »

Un marmonnement ensommeillé lui répondit, provoquant le rire du commandant qui continua à descendre. Ce n’était peut-être pas aussi cocasse que ce qu’il avait imaginé en montant, mais nul doute qu’il en entendrait parler ! Finalement il mit pied au sol et déposa délicatement Victoria, mais pas pour longtemps ! Après avoir passé une main sous ses fesses et l’autre dans son dos, il la souleva dans ses bras pour la conduire jusqu’à la blanche jument qui les attendait patiemment.

« Tu as déjà monté ? » Demanda-t-il en approchant la selle. « Pas un major, mais un cheval, j’entends. » Impossible pour lui de résister à ce genre d’opportunité… !
 
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Message posté : Sam 17 Sep 2016 - 20:06 Message
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Victoria poussa un cri de surprise quand Gabriel apparut soudain entre ses jambes. Elle ne comprit que trop tard qu’il s’était dissimulé sur le côté de sa fenêtre afin de la surprendre. Elle éclata de rire tout aussi rapidement, teinté d'une pointe de nervosité. Elle avait vraiment eu peur, sur le coup, et son coeur battait une délicieuse chamade que le baiser passionné volé par son « ravisseur » ne contribua pas à calmer.
Pas plus que la chaleur entre ses cuisses. Elle regrettait d'avoir été si efficace à se vêtir ! La force de l'habitude...

Je suis une super héroïne, je te rappelle ! Savoir être prête en moins de deux minutes, c’est une capacité obligatoire dans le métier.

Même si elle ne perdait pas son temps à se maquiller lors d’une urgence, évidemment. Elle donnait simplement le change à son amoureux, la vérité se trouvant ailleurs : quand on grandit dans une fratrie de quatre, on apprend à être prêt en un temps record, parce qu’on ne dispose pas du luxe de profiter trois heures de la salle de bain.
Surtout quand on passe après Tesla.

Victoria joua le jeu et l’enlaça, s’accrochant comme si elle craignait de tomber. S’écraser au sol ne lui causerait aucun dommage, elle rebondirait simplement. Gabriel, par contre, avait pris un énorme risque en montant le long du Bigsby Building sans le moindre harnais de sécurité et surtout, sans s’assurer que le système de sécurité sophistiqué de l’immeuble le reconnaitrait bien. Puis, même sans cela, s'il avait glissé sur une corniche et s'était écrasé par terre? Sa régénération l'aurait empêché de mourir, mais le rendez-vous galant aurait viré au drame.

Toi aussi, tu m’as manqué, confia-t-elle.

Elle l’avait ressenti, mais ne se rendait vraiment compte d’à quel point qu’en descendant le long de la gouttière en s’agrippant à lui. Ses plans complètement fous, son humour ravageur, les surprises dont il la gratifiait sans arrêt, cette sensation de chaleur dans tout son corps.. Sa mémoire ne pouvait que le lui rappeler, le vivre en temps réel n'avait rien de comparable. Elle éclata de rire devant la tête médusée d’Helena, qui répéta à son mari que sa petite sœur se faisait la malle par la fenêtre avec le Major. Maxime, toujours en manque de sommeil, se contenta d’un grognement supplémentaire et de recouvrir sa tête sous son coussin, comme pour faire cesser un potentiel cauchemar. Son aîné avait compris que sa relation avec Gabriel était plus que sérieuse, ce qui l'avait à la fois rassuré et considérablement adouci. Elle ignorait s'il avait discuté à nouveau avec le Major, mais ils se comportaient tous les deux normalement, désormais. Un poids en moins sur le couple !
Le seul moyen qu’avait Helena de le tirer de sa torpeur, pour qu'il soit témoin de cette improbable scène, c’était de se glisser sous la couette à mi-hauteur. Mais elle était trop médusée pour cela. Vivre avec les NG immunise à bien des choses, mais pas aux excentricités du Major Colt, qui se débrouille toujours pour faire mieux. Ou pire, selon les points de vue !

Le Major et l’héroïne arrivèrent sans une égratignure sur le sol, près du cheval qui patientait gentiment sur le trottoir. La 40th avenue n’était jamais totalement vide et plusieurs personnes s’étaient arrêtées pour observer leur manège. Certaines, le téléphone braqué sur l’immeuble, avaient immortalisé leur descente qui ne tarderait pas à finir sur Internet. Tant mieux ! Victoria voulait conserver un souvenir de cette surprise. Elle ignora les prises silencieuses de clichés et les tweets qui suivaient probablement. Tant que ce n'était pas les paparazzi... Puis même, le monde extérieur n'existait pas, quand elle était avec lui. Elle se moquait pas mal d'être la cible des appareils photos et des caméras, Gabriel avait le don de tout rendre agréable, même les intrusions dans leur vie privée.

J’ai déjà monté plusieurs fois ! répondit-elle avec un sourire en coin. Le Major comme le cheval, mais pas de la même façon, je te rassure.

Elle lui offrit un clin d’œil salace et se plaça sur le flanc gauche de l’animal, une main sur le pommeau de la selle, une autre sur le siège.

Toutefois, celui-ci est particulièrement grand, j’aurai besoin d’aide…

Une réclamation injustifiée, il lui suffisait de descendre les étriers pour y mettre le pied et s’élancer, ou simplement d’étendre ses bras de quelques centimètres. Mais toutes les excuses sont bonnes pour laisser une occasion à votre petit ami de vous peloter. Évidemment, Gabriel joua le jeu.

N’en profite pas pour regarder sous ma jupe, pervers.

Pervers sonnait comme un nom affectueux. Elle fit mine de ne pas remarquer qu’il laissait ses mains trainer exagérément sur ses fesses, comme pour s’assurer qu’elle n’avait pas oublié d’enfiler une culotte dans la précipitation. Il simula même d’avoir les mains glissantes pour en profiter un peu plus longtemps, ce qui provoqua une série d’éclats de rire complices.

Où est-ce que tu as prévu de me séquestrer, vil criminel ? susurra-t-elle quand il la rejoignit sur la jument. Il avait choisi de grimper dans son dos, pour l’entourer de ses bras tout en tenant les rênes.
 
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Message posté : Dim 18 Sep 2016 - 2:53 Message
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Un rire ponctua le clin d’œil plus que coquin que lui offrit la jeune femme, sans doute immortalisé par les curieux qui s’étaient amassés près du portail. Victoria restait l’une des rares personnes qui répondaient ouvertement à ses provocations – parfois même aux plus osées – et c’était aussi agréable que rafraîchissant, il attendait avec impatience le jour où elle arriverait (peut-être !) à lui tirer des rougeurs. Contournant tranquillement les passants qui s’intéressaient à eux, il la déposa doucement près de la jument prête à partir.

« Je ne manquerai pas de répéter partout, partout que tu es une excellente cavalière, tu peux en être certaine ! »

Même à Maxime, qui ne manquerait pas de recoller les morceaux de conversation à son réveil. Le pauvre homme comprenait doucement le véritable malheur qu’il y avait à être ami avec l’heureux élu de sa frangine… Ce n’était pas de se faire du souci pour elle, de craindre que l’on n’abuse d’elle, non ! Ça, au final, ça avait été la partie facile ! L’épreuve quotidienne, c’était de subir les gloussements et les susurres du dit-ami qui prenait un malin plaisir à lancer, comme ça, à la volée, quelques détails croustillants sur ce qu’ils avaient fait, faisaient, et pire ! Ce qu’ils feraient. En l’occurrence, voir Victoria agiter sensuellement la croupe sous son nez lui donnait toute une flopée d’idées qu’il devenait délicat de trop imaginer en public.

« Tu devrais sautiller, oui, oui… »

Quoi de plus adorable qu’une poitrine ferme et galbée qui se débat dans de la jolie dentelle ? Parce que oui, il avait vu et très bien vu la bretelle qui trahissait la présence d’exquis dessous. Jouant au galant, il proposa d’abord sa main pour l’aider à grimper sur la bête majestueuse, puis, se rapprochant tout entier d’elle il se pencha à son oreille, et posa ses mains sur sa taille. « Tellement sensuel, ce que tu portes. » Sur ce murmure, il la souleva facilement pour qu’elle grimpe sur sa docile monture. La belle assise, il tira avec douceur sur les pans de sa robe. « C’est pour la replacer. On ne va pas froisser un beau tissu comme ça, mh ? » Le fait qu’il vise et révise plusieurs fois le même repli, qui se situait pile poil au niveau de ses fesses, était un hasard complet.

À son tour, et après avoir détaché la jument du portail, il monta sur la selle suffisamment large pour les accueillir tous les deux. Il ne se priva pas pour autant de se serrer plus que ne l’exigeait le matériel. Passant ses bras autour de sa taille menue, il l’incita à se blottir contre lui et tira les rênes d’un geste subtil. Il n’y avait besoin d’aucune brusquerie pour que leur monture se mette en route.

« Hum, c’est mon escalade rythmée de ton immeuble qui te fait penser que je suis un criminel méthodique ? »

Elle n’avait pas tort, cela dit. Si Gabriel était un impulsif naturel, il avait aussi le goût des événements préparés et spectaculaires – ce qui n’empêchait pas de céder aux envies du moment ! Toujours est-il qu’ils avaient vraisemblablement une destination, puisqu’il dirigeait à l’ouest, là où se dressait le bien-connu quartier du Parc.

« J’avoue tout… J’ai l’intention de t’emprisonner au Star Park, dans un kiosque décoré de petites lumières, et dans une ambiance romantique à souhait. Il y aura de la musique, des banquettes en velours installées par mes complices, des rideaux et peut-être même du champagne et du vin. » Il avait murmuré à son oreille, se balançant dans un roulis presque voluptueux et au rythme des pas de la jument. Celle-ci avançait si bien qu’il libéra même sa main gauche pour la déposer sur le bas-ventre de Victoria, après quoi il souffla et poursuivit d’un ton de plus en plus délibérément érotique. « Une fois que tu seras toute seule et à ma merci dans ce décor idyllique, je pourrai enfin soulever cette jupe et contempler ce qui se cache dessous. » Il se pencha pour l’embrasser dans le cou, puis donna un léger coup de reins pour que leur monture accélère le pas. Avouons que ce mouvement précis se plaçait dans une excellent timing, et prétendons qu’il ne s’agissait que d’un hasard !

La route ne fut pas bien longue mais occasionna des échanges de programmes, entre la contemplation des étoiles et celle de l’entrecuisse de Victoria, la soirée promettait d’être heureuse après tant de jours à s’imaginer de loin. Ils entrèrent dans le parc et débouchèrent quelques instants plus tard devant le kiosque que Gabriel avait fait préparer, et tel qu’il l’avait décrit. Peut-être même était-il encore mieux, vu par les yeux d’une jeune femme aussi douce et positive que Victoria ?

Posant pied à terre, Gabriel la saisit délicatement par la taille pour lui faire à son tour toucher sol puis, glissant sa main autour de la sienne, il la laissa prendre les rênes.
 
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Message posté : Mar 20 Sep 2016 - 8:42 Message
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Oui, et ton humour criminel aussi.

Elle pouffa de rire et se blottit dans ses bras, le laissant guider la monture. Victoria avait, plus jeune, pratiqué l’équitation et à l’instar du vélo, n’avait rien oublié. Elle redécouvrait le plaisir de monter un cheval, même si ce dernier se déplaçait au pas. Dans la situation présente, cela l’arrangeait car elle pouvait ainsi profiter à loisir du Major et des baisers parsemés dans son cou.

Par tous les saints, qui donc viendra me sauver de cet enfer, taquina-t-elle. Tu es un pervers curieux, Major.

Son coup de bassin pas si innocent lui tira un gémissement discret, qui avait pour but de le titiller et lui signaler qu’elle n’était pas insensible. L’idée de faire des folies en plein air, avec les risques que cela pouvait comporter pour les voyeurs éventuels, la stressait et lui plaisait, mais elle était surtout intéressée par la partie romantique de l’histoire. Victoria avait toujours cru que les hommes normaux ne faisaient pas tout ça et qu’ils ne se décarcassaient que dans les comédies romantiques. Gabriel s’acharnait à lui prouver le contraire. Sa description, d’ailleurs, était loin de la réalité. Les poutres du kiosque étaient bien décorées de petites lumières, mais elles ressemblaient davantage à une infinité de lucioles brillant juste assez pour fournir la lumière dont ils avaient besoin. Le velours pourpre de la banquette invitait à la luxure, les rideaux empêchaient les objectifs longue portée de les surprendre quoi qu’ils soient occupés à faire. Le parc fermait de nuit, ses hautes grilles pouvaient être escaladées, mais pas sans transformer les importuns en criminels. Gabriel avait judicieusement choisi et peut-être un peu abusé de son influence, mais comment le lui reprocher ? Ce spectacle était bien trop idyllique.

Il l’aida à descendre et glissa sa main dans la sienne. Les yeux plein d’étoiles, la Neutron-Grey contemplait ce spectacle idyllique. D’ici, elle apercevait le dessin de la lune et ce malgré les lumières de la ville. Manquait les étoiles, mais Gabriel les avait amenées sur Terre pour les coller autour de leur nid d’amour.

Gabriel, souffla-t-elle d’une voix émue. C’est magnifique.

Elle en perdait son latin, elle oubliait de le taquiner ou de le titiller. Elle avança, lui sur les talons, et découvrit les détails de l’intérieur. Les banquettes d’une douceur érotique, la table étroite, ronde, sur laquelle reposait un seau plein de glace ainsi que deux bouteilles. Le champagne, et le vin. Deux coupes en cristal trônaient, en attente d’être remplie. Normalement, Victoria ne buvait jamais une goutte d’alcool et elle imposait cette stricte discipline à ses étudiants. Elle craignait ce breuvage et ses effets dévastateurs, mais Gabriel la désinhibait par sa simple présence. Elle avait confiance en lui, rien de mal ne pouvait arriver en sa présence.

Si c’est cela après seulement quelques jours d’absence, je n’ose pas imaginer ce à quoi j’aurais droit quand tu reviendras d’une mission longue.

Son ton, un peu rêveur, trahissait une sincère curiosité. Mais elle n’en voulait pas davantage, elle le voulait lui, peu importe la manière. Plus les jours passaient, moins leur relation lui paraissait irréelle. Elle sortait vraiment avec cet homme pour lequel elle avait le béguin depuis gamine, celui avec qui elle comparait tous ses prétendants potentiels sans jamais en trouver un qui tienne la distance. Elle s’humecta la lèvre inférieure et s’installa sur la banquette, laissant le bas de sa robe remonter un peu sur ses cuisses. Elle s’entrainait au jeu subtile de la séduction mais manquait encore cruellement de pratique.

Alors, tu nous sers ? Que je juge de ta dextérité.

Arriverait-il à faire sauter le bouchon du champagne facilement ? Elle préférait lui laisser ce privilège, elle serait fichue de le rendre aveugle en le lui envoyant dans l’œil. Hélas, elle n’avait pas prévu qu’il y aurait autant de mousse, ni que cette dernière éclabousserait le devant de sa robe. Elle le gratifia d’un regard suspicieux à l’excès, puis sourit, coquine.

Avoue… Tu l’as fait exprès pour m’obliger à enlever mes vêtements ?
 
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Message posté : Ven 23 Sep 2016 - 0:05 Message
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Il était ravi de constater qu’elle était sincèrement ravie du résultat. Même si ce fut un plaisir de prévoir des surprises susceptibles d’émerveiller la jeune femme, qui pouvait posséder tout ce que l’argent permet d’obtenir, il s’était appliqué pour que tout soit « parfait ». Quelques coups de fils savamment négociés leur avaient offert le parc et le kiosque pour eux tout seuls, tandis que l’ensemble de l’équipement avait été transporté par lui-même et une société qu’il avait contactée. Jetons un voile pudique sur le reste de l’organisation, et apprécions seulement la magie de l’instant.

D’ailleurs, il était suffisamment magique pour que Gabriel se taise et ne murmure pas toutes les taquineries et bêtises qui lui traversaient l’esprit. Du « c’est toi qui es magnifique », « magnifique comme moi », ou un « tu l’apprécieras mieux toute nue » restèrent coincés dans sa gorge et il se contenta de serrer gentiment sa main, en se félicitant mentalement de préserver l’esprit romantique de l’instant. Pour le moment. Il ne résista pas la seconde d’après, alors que Victoria s’épanchait à rêver à ce que donneraient les retrouvailles après une longue absence.

« Oh, mais j’espère que ce sera toi qui me surprendras à mon retour d’une longue mission… Quand je vois ce que tu as fait avec deux minutes, j’ai presque envie de m’engager demain matin. » Et avec ça, il emprunta le même ton rêveur et soupira exagérément, avant de voler un baiser à la Légionnaire.

Il ferma doucement une paire de rideaux derrière eux, barrant l’entrée du kiosque et les isolant en partie du reste du parc. Sourire aux lèvres, il l’observa s’installer sur la banquette. Elle était jeune, indéniablement, pleine d’une innocence touchante, d’un désir de bien faire et de vivre pleinement. Cette réalité lui saisit subitement le cœur et il entrouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais se ravisa finalement. Il sourit, à nouveau, d’un sourire plus mélancolique. Cela ne dura pas : ses yeux ambrés suivirent la remontée du tissu léger, soufflant un vent de sensualité dans ce petit nid d’amour. Victoria lui demanda de faire un sort au champagne et le major, lâchant un soupir suave fit semblant d’être distrait.

« Mh ? » Son regard remonta avec langueur le long des jambes, de la poitrine et jusqu’au minois élégant de Victoria. « Ne va pas croiser et décroiser tes jambes, j’ai un cœur fragile. »

Là-dessus il tira la bouteille de champagne de son pot de glace, et la saisissant à deux mains il la présenta à la belle. « Madame Neutron-Grey, permettez-moi de vous servir… » Il tourna l’étiquette de son côté, plissa les yeux, mais la lumière tamisée du lieu lui interdit de discerner les petits caractères. « …Cet exceptionnel champagne, bien dorée et avec plein de petites bulles très fines. Un délice. »

Il récupéra une lame disposée dans un fourreau, dédiée à cet usage, et en apposa le fil bien aiguisé sur le goulot. Il frotta la lame sur le verre dans un mouvement de va et vient – le vil personnage se permit même un regard éloquent en direction de l’héroïne – et en quelques allers retours elle céda. Coupée net, l’extrémité de la bouteille tomba avec son bouchon et laissa échapper un peu du précieux nectar. Comme par hasard – par magie, par enchantement ? – Gabriel avait légèrement écarté le bras à ce moment précis, et un peu de liquide échoua sur la robe de son invitée. Face à la suspicion, Gabriel arbora son air le plus angélique et innocent.

« Moi ? Mais pas du tout… ! Je n’oserai jamais, tiens, d’ailleurs, laisse-moi t’éponger. » Galant, il abandonna la bouteille étêtée sur la table basse et posa un genou au sol. Malheureusement et contrairement aux gentlemen d’une époque révolue, Gabriel ne cachait pas un mouchoir en soie à l’intérieur de sa veste. S’il avait conscience de n’avoir aucun tissu pour essuyer le drame ? Bien sûr. « C’est malheureux, tu en as un peu sur la cuisse. » Du bout des doigts, il repoussa légèrement sa jupe jusqu’à ce qu’elle dévoile un peu plus sa peau puis, après un regard appuyé et une risette taquine, il se pencha et y posa les lèvres. Un premier aperçu de la boisson et de Victoria, c’était absolument parfait.

Il se redressa ensuite et servit les deux flutes de champagne de façon plus conventionnelle. Sa température était idéale lorsqu’il s’installa sur la banquette et offrit son verre à Victoria. Il éleva le sien et l’approcha doucement de sa coupe.

« A quoi trinquons-nous ? »
 
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Message posté : Mer 5 Oct 2016 - 10:09 Message
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Oh oui, j’adore ce grand cru, le fameux « petites bulles très fines » c’est d’un chic, très cher ! plaisanta-t-elle en imitant un accent exagérément bourgeois.

Puis elle rit de bon cœur, juste avant d’être touchée par le champagne. Un accident, clamait son cher Major… Elle refusait d’y croire, mais la loi l’obligeait à lui laisser le bénéfice du doute, faute de preuves tangibles. Ainsi, elle accepta son dédommagement avec plaisir. Sentir ses lèvres sur sa cuisse provoqua un sursaut et une légère rougeur sur ses joues, le tout saupoudré d’un début de moiteur entre ses cuisses. Ils avaient beau avoir pratiqué des rapprochements physiques réguliers, Victoria ne s’habituait pas à sentir son corps contre le sien. C’était toujours une perpétuelle redécouverte des sensations de leur première nuit, ce qui la chavirait. La bouche un peu sèche, elle se réjouit d’avoir, entre les doigts, de quoi se rafraîchir un peu. Quoi que, vu les gestes tendancieux qu’il avait eu avec la bouteille, Gabriel espérait sans doute qu’elle se serve d’un autre genre de cylindre. Cette idée lui arracha un petit gloussement, qu’elle mit sur le compte de sa question.

Je pense que l’on pourrait trinquer à nous, tout simplement ? Le Nous absolu, celui avec une majuscule, le Toi + Moi.

Elle approcha son verre du sien et le tintement cristallin scella cette proposition. Elle avala une gorgée de petites bulles très fines qui dansèrent joyeusement dans sa bouche.

On peut aussi trinquer à ce brin de folie que j’aime tant chez toi.

Après tout, quel autre homme aurait sorti un tel grand-jeu ? On ne voyait cela que dans les films, et encore, les comédies romantiques programmées pour faire paraitre tout individu masculin désespérément banal à côté de ces princes charmants des temps modernes. Gabriel n’était pourtant pas parfait, et elle non plus, de loin ! Mais elle se sentait comme dans un conte de fée. Ce qui l’inquiétait, c’était le moment de noirceur propre à toutes ces histoires. Elle chassa ces mauvaises pensées, refusant de gâcher ces retrouvailles bien méritées.

Il faut que je t’avoue quelque chose.

Le genre de phrase qui peut inquiéter, mais le sourire en coin de Victoria rassurait immédiatement. Son aveu, quel qu’il soit, n’allait pas gâcher la soirée.

Normalement, je suis contre l’ingestion de boisson alcoolisée. Ce peut être dangereux, quand on a des pouvoirs mutants et pas de régénération qui permettent de se reprendre assez vite. Du coup, je ne bois jamais, et je n’ai même jamais pris de cuite, expliqua-t-elle tranquillement tout en avalant une seconde gorgée de son champagne. Si je te dis ça, c’est parce que j’ai déjà des bouffées de chaleur provoquées par ta simple présence, et que ça ne risque pas de s’arranger avec le champagne.

Pour preuve, ses joues rosissaient déjà et ce n’était pas uniquement dû au corps musclé (et sexy) de son amant tout contre elle. Il existe des gens qui peuvent se saouler avec une seule flûte de champagne, aussi rares fussent-ils au 21e siècle. Victoria appartenait à cette catégorie. Déjà désinhibée, à moins qu’elle ne prenne simplement de plus en plus ses aises dans leur couple, elle posa ses jambes sur les cuisses de Gabriel, laissant sa jupe remonter à l’extrême limite de la décence.

Tout ça pour dire… Désolée pour mes prochaines bêtises.

Le tout ponctué d’une troisième gorgée, ce qui vida presque sa flûte.
Quand on ne boit jamais, on oublie que l’alcool ne se siphonne pas comme un verre d’eau.
 
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Message posté : Jeu 6 Oct 2016 - 8:13 Message
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« Oh, carrément à Nous ? Quelle belle soirée. » Sourit Gabriel en élevant bien volontiers sa coupe pour la faire tinter contre celle de la jeune femme. « Si avec une telle provocation le clan NG ne me foudroie pas, c’est que je suis adopté. » Après l’ouragan Maxime, il devait toutefois concéder qu’on l’avait plutôt laissé en paix, même s’il avait craint plusieurs fois de trouver, au beau milieu de la nuit, l’oncle Jack debout à côté de son lit. On ne drague pas impunément la cadette d’une famille. Même si on déploie des trésors d’efforts pour la charmer !

« Moi, j’aimerais porter un toast à tes chaussettes roses molletonnées. Elles me plaisent beaucoup. »

Le bougre noya sa risette taquine dans les petites bulles très fines, dont il décima les rangs de la moitié. Sa grande tolérance à l’alcool le rendait peu attentif à sa consommation qui crevait facilement le plafond, faisant de lui le fléau des soirées entre amis et des cocktails bon chic bon genre que la ville organisait régulièrement, et où il était tenu d’aérer son minois de commandant de base. A défaut de présenter un intérêt autre que politicien, au moins, on y servait des petits fours et du bon champagne.

Aussi, lorsque Victoria attira son attention avec une phrase propre à susciter la terreur, le major s’attendit à bien des révélations mais pas à celle-ci, qui lui provoqua un rire doux.

« Madame Parfaite, adorablement raisonnable. » Lui, gentiment moqueur ? Seulement sur les bords et uniquement pour qu’elle le dispute à sa manière. « Et dire que vous avez accueilli dans votre lit un vil homme qui cuvait dans la piscine familiale, après l’ingestion d’une petite bouteille de vin. » Évidemment, et on pèse bien le qualificatif de petite. Et le « une » avait également son importance, comme pourrait en témoigner son frère qui avait nettement moins de principes quant à l’ingestion de toutes sortes de liqueurs aux milles couleurs.

« Tu n’arriveras pas à accuser le champagne. Je sais que c’est mon charme et les petites loupiotes qui font tout l’effet, ardemment désiré. »

Il s’en assura en remontant sa main large, jusqu’alors posée sagement sur le genou de l’héroïne, le long de sa jambe ciselée. Il remarqua le léger rosissement de ses joues, était-elle déjà un peu enivrée ? Si elle n’avait effectivement pas l’habitude, pour peu qu’elle ait également le ventre vide, ce n’était pas impossible. En douceur sa main libre rejoignit celle qui tenait la coupette et il l’écarta de ses lèvres, seulement pour la remplacer par les siennes. L’intérieur de sa bouche était encore frais et goûtait bon l’alcool, un prétexte tout trouvé pour s’y attarder.

« Quelles bêtises ? » Interrogea-t-il en vrillant légèrement la tête pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres pulpeuses, puis il remonta lentement sur sa mâchoire jusqu’à ses oreilles. « A quoi est-ce que je dois m’attendre de la terrible Légionnaire ? Surtout si elle perd le contrôle de ses pouvoirs… » Son imagination à lui tournait à plein régime, mais il était bien plus émoustillant de laisser Victoria mener le bal. Ce qui ne l’empêcha pas de ponctuer le tout d’approches licencieuses. Comme ces doigts qui s’immiscèrent doucement entre les cuisses de Victoria pour y caresser la peau fine et sensible. Cependant et s’ils remontèrent pour ne rendre jalouse aucune courbe de la jeune femme, ils s’arrêtèrent à la frontière de la dentelle.

« Je ne vais pas te pousser au crime en te resservant… » Même si c’était tentant. « Mais si je bois et que les vapeurs viennent t’enrober et te faire tourner la tête, qui sait où ça nous mènerait ? » Il n’avait guère besoin de breuvage pour caresser les extrêmes de la décence, mais il ne savait pas ce qu’il en était pour Victoria. Même si elle lui avait semblé loin d’être chaste et facilement effarouchée une fois dans le feu du moment.

Après avoir frôlé son lobe de ses lèvres, il s’écarta légèrement et avec un sourire. Il pouvait apprécier sa compagnie sans la tripoter, si si ! C’était un plus certes très appréciable, mais pas absolu.

« Tu peux encore blablater de tes récentes aventures, ou tu es déjà partie loin et toute papillonnante ? »

Espiègle, il avait passé une main sous les genoux de la jeune femme et dans un mouvement souple, il la rapprocha en l’attirant. Ses fesses butèrent contre lui et, quand elle le regarda, il prit à nouveau un air purement innocemment. « C’est pour mieux t’entendre, ma douce. » Si avec une mignonnerie pareille elle n’y croyait pas !
 
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Message posté : Sam 8 Oct 2016 - 11:20 Message
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Elle se laissait en effet volontiers enivrer par les vapeurs émanant à la fois de son verre et de son amant. Pourquoi ne pas rendre les armes, pour palier à ces quelques jours d’absence ? Perdre le contrôle… S’il était là, aucun danger, d’autant qu’elle n’était pas porteuse d’un pouvoir particulièrement destructeur. Ce n’était pas comme si elle balançait des boules de feu ! Malgré tout, elle s’imposait cette discipline de fer, par crainte de se donner en spectacle. Poursuivie par les médias, elle soignait son image publique pour garder un maximum de crédibilité mais aussi servir la cause des supers. En incarnant un exemple positif, que ce soit pour les non mutants, ses élèves ou les membres de la Team Alpha, elle pourrait peut-être les influencer de la bonne manière, éviter les débordements, rattraper les conneries de certains autres collègues.
Mais ici, personne ne les verrait. Gabriel avait veillé à ce qu’ils soient à l’abri du moindre flash mal placé. Un cocon sécurisé, presque autant qu’au Bigsby Building. Elle se blottit alors contre lui quand il l’attira d’une pression sur son genou, jusqu’à ce que ses fesses heurtent se cuisse.

Toutes les excuses sont bonnes pour me toucher les fesses, n’est-ce pas ?

Une plaisanterie, pour dissimuler l’ombre sur son front quand il évoqua ses récentes aventures. Elle ne se départit pas de son sourire, mais son ivresse s’était un peu éclipsée, tandis qu’elle repensait à ce qui lui était arrivée depuis quelques semaines : elle avait rencontré Lukaz, l’ex de son frère, ce qui avait fait remonter pas mal de souvenirs. Ensuite, le mutant avait cherché à la séduire alors qu’elle, naïvement, pensait qu’il voulait surtout être son ami. C’avait jeté un froid entre eux, même si le mutant affirmait comprendre les réticences de Victoria. Cette dernière ne pouvait le nier : elle l’avait désirée, mais la situation était définitivement trop bizarre. Une pointe de culpabilité lui étreignit la poitrine, alors que Gabriel n’était pas encore dans sa vie, à ce moment-là. Du moins, pas comme il l’était aujourd’hui. Ce n’était pas le moment de songer à lui, même s’ils étaient effectivement restés juste amis. Ils échangeaient des textos, se voyaient parfois, c’était probablement l’une de ses seules fréquentations en dehors de la Légion, à l’exception de Suzaku.
Mais s’il n’y avait eu que Lukaz, encore… Ce qui la tracassait vraiment, c’était cet adolescent, ce Little Syndrome, qui revenait la hanter, comme son prédécesseur avant lui. Le spectre de Dexter Specter planait et planerait toujours sur sa vie, aucune prison ne le retiendrait éternellement, même si elle voulait s’en convaincre. Cette certitude, ce pressentiment, la titillait depuis des semaines. Victoria avait été élevée à la paranoïa, mais elle perdait toute rationalité dès qu’il s’agissait de lui.

Pour donner le change, elle déposa un baiser dans le cou de Gabriel et se composa un sourire, le temps de se remettre dans l’ambiance adéquate. Elle n’avait certainement pas envie de gâcher cette belle surprise avec ses états d’âme. Tout allait bien dans sa vie. Elle sortait avec l’homme dont elle était amoureuse depuis l’adolescence. Maxime et Gabriel s’étaient réconciliés. Jack n’avait même pas fait mine d’embrocher le Major, se contentant de lui servir son air méfiant et son mutisme habituel. Helena était ravie, Tesla… s’en moquait globalement, même si elle se joignait volontiers à sa belle-sœur pour taquiner leur cadette. Quant à son neveu, du haut de ses dix ans, il trouvait que Gabriel était un excellent choix de mari. Oui, mari, les enfants sont naïfs… Et adorent le Major Colt. Comment leur en vouloir ? Elle n’avait qu’à le regarder pour sentir son cœur s’alléger, et ses sombres pensées s’éclipser.
Personne dans son entourage n’était mort depuis Thunder et Megastar, aucun grand cataclysme en perspective, les pires vilains se faisaient discrets… Le calme avant la tempête, sans aucun doute. Mais, au moins, elle avait quelqu’un avec qui en jouir.

Blablater sur mes aventures ? Mais ma vie est sans intérêt, plaisanta Victoria. Tu sais, la routine, on sauve une vie, on enferme un méchant… Oh, je t’ai parlé du roi des abeilles ? Hilarant, mais ce sont les jeunes qui s’en sont chargés…

Elle but une gorgée, après que Gabriel l’eut resservie. Il avait visiblement décidé que la voir bourrée valait la peine de prendre le risque.

Enfin, je dis les jeunes, je ne suis pas tellement plus âgée qu’eux.

Du haut de ses vingt-cinq ans, Victoria était en avance sur tout, ayant commencé l’héroïsme aux environs de ses dix ans. Consciente que le sujet pouvait se révéler problématique, elle enchaina, bien décidée à noyer le poisson.

 
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Message posté : Dim 9 Oct 2016 - 18:31 Message
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« Toutes les excuses sont bonnes pour te toucher, je plaide coupable. »

S’il n’avait pas remarqué qu’elle avait soigneusement évité de répondre à sa question sur les bêtises ? Bien sûr que si, mais le major savait économiser ses armes et n’insister que lorsque la situation s’y prêtait. En l’occurrence il aurait bien d’autres occasions d’en apprendre davantage sur les terribles et licencieux outrages auxquels il s’exposait en continuant – gentiment mais sûrement – à lui faire boire quelques petites bulles très fines.

Pourtant ni l’alcool, ni le baiser qu’elle lui donna ne chassèrent immédiatement l’impression que quelque chose clochait. L’inconvénient des yeux bleus était aussi ce qui les rendait si beaux : ils étaient d’une limpidité et d’une clarté incroyables. Ceux de Victoria, grands et en amande, trahissaient absolument tout des méandres qui l’envahissaient. S’il ne pouvait mettre un doigt sur ce qui la hantait, il pouvait en tout cas assurait que quelque chose, quelque chose de suffisamment fort pour l’habiter maintenant alors qu’ils étaient paisiblement l’un auprès de l’autre, venait troubler ses pensées et son cœur. Mais quoi ?

Si les tourments lui apparaissaient, Gabriel n’était pas homme à pourchasser leur vérité. Peut-être parce qu’il tenait lui-même ses proches à l’écart de ce qu’il pouvait ressentir de profond, car c’est là que se tapissent l’immonde et le honteux, il ne posait pas de questions. C’est d’ailleurs ce qui lui avait reproché Rachel, dans les derniers mois de leur vie commune… « Tu t’en fiches, de ce que je ressens. » Ces mots-là, balancés dans la fournaise de la colère, s’étaient gravés en lui au fer rouge. Il n’avait jamais pu lui prouver le contraire.

Etait-ce l’occasion de ne pas reproduire des erreurs similaires ?

« Tu sais que tu peux me parler. »

Il avait hésité sur la formulation, sur la manière de le lui dire. Toutefois, parfois ce qui est exprimé le plus simplement est également ce qu’il y a de plus sincère ? Sans fioritures, calmement mais sérieusement, c’était suffisamment différent de sa manière habituelle de s’exprimer pour attirer l’attention de Victoria. Il lui sourit tendrement, et passa en douceur un bras autour de ses épaules jusqu’à ce que sa main vienne frôler la naissance de sa poitrine. Toutefois, la pétillante donzelle avait d’autres projets pour eux. Sans qu’il n’eut l’occasion de dire « ouf », elle fut campée sur ses reins.

« Je suis à peine plus âgé que toi, mais je peux quand même encaisser tout un tas de choses… »

Une risette maligne naquit sur ses lèvres pendant qu’il poursuivait sur la même lignée. Leur différence d’âge, il ne s’en formalisait pas. C’était un sujet prompt à noircir des pages et des pages dans la presse à scandales, nombreux étaient ceux et celles qui s’en étonnaient, s’en offusquaient ou trouvaient ça mignon, la vérité était que Gabriel s’en moquait. Rachel était à peu près de son âge, mais avant elle, il avait fréquenté une femme du double de son âge. Si elle n’avait pas repoussé en riant ses deux demandes en mariage, ce serait probablement la main de cette dame – sûrement à la retraite maintenant – qu’il serrerait dans la sienne dans les rues de Star City.

« Par contre, un petit conseil pour ne pas passer pour une vénérable grand-mère, ne les appelle pas « les jeunes ». Ça te donne une petite voix chevrotante qui m’excite, et ça, c’est inquiétant. »

 
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Message posté : Lun 10 Oct 2016 - 22:54 Message
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Tu sais que tu peux me parler.
Oui. Non. Peut-être. Probablement… Gabriel la comprendrait, mais elle ne voulait pas gâcher cette soirée avec ses états d’âme. Et elle ressentait des choses dont elle ne se sentait pas capable de parler, qu’elle ne pouvait exprimer, un couvercle trop instable posé sur la marmite de ses émotions en ébullition. Victoria intériorisait beaucoup depuis la mort de Chase, beaucoup trop puisqu’aucun frère mentaliste ne venait plus soulager ses douleurs en pointant justement la bonne chose à dire, le bon point à débattre, en sachant très précisément ce dont elle avait besoin. Deux ans et demi, personne ne pouvait et ne pourrait jamais rivaliser avec ce que son frère aîné avait représenté pour elle. Il lui restait Maxime et Tesla, elle les aimait de tout son cœur, mais ce n’était pas pareil. L’âge aidant, ils ne se comprenaient plus. Ils n’étaient plus la Team NG, juste la famille Neutron-Grey. Et c’était très bien…
La plupart du temps.

Son inquiétude, elle la cachait parce qu’elle la fuyait. Elle préférait l’enterrer plutôt que de l’affronter, détourner le regard du problème. Une lâcheté qu’elle ne voulait pas avouer à Gabriel, par crainte que son regard sur elle change. Son cœur débordait et elle accepterait sa proposition, un jour. Elle accepterait de lui parler, un jour.
Un jour.
Mais pas ce soir.
Pas alors qu’il riait de si bon cœur, qu’il la retournait en lui arrachant un cri de surprise, se collant contre elle de la plus exquise des manières et renversant les rôles de la punition prévue. Certes, une échappatoire, une de plus, mais pourquoi ne pas joindre l’utile à l’agréable ? Le reste viendrait… En temps voulu.
Un certain mois d’octobre.

J’entends, murmura-t-elle, les yeux brillant. Mais pas ce soir… D’accord ?

Ils scellèrent ce pacte dans un baiser qui parvint à chasser ses tourments. Un autre acheva tout à fait la besogne. Elle lui sourit, un rictus qui monta jusqu’à ses yeux.

 
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Message posté : Mar 11 Oct 2016 - 20:48 Message
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Pas ce soir, c’était une requête qu’il pouvait largement entendre. Et s’il était honnête avec lui-même – ce qui pouvait arriver parfois, si, si – il dirait même qu’il était, égoïstement, plutôt d’accord pour ne pas plomber une ambiance si rieuse et légère. Il y avait des temps pour la discussion sérieuses et pleine d’enjeux, c’était nécessaire et même vital, et il y en avait d’autres, plus doux, pour se retrouver. Elle avait entendu ce qu’il avait à lui dire et il espérait seulement qu’elle ne jetterait pas cette offre aux oubliettes.

« D’accord. Je suis un dieu généreux. »

On ne cite jamais assez les blockbusters ! Et si Victoria n’avait pas pris le temps de contempler des torses musclés et maquillés dans 300, elle ne s’offusquerait certainement pas d’entendre une telle bêtise de la bouche de son amant. La jeune femme avait pourtant l’art de le flatter, qui était-il pour s’opposer ?

« Ah, tu as remarqué que j’étais musclé ? C’est le fruit d’un long entraînement dans les montagnes… » Ah, la Neutron-Grey n’avait probablement pas envie de l’entendre déblatérer de ses – fictives – méditations sous les chutes d’eau puisqu’elle fut prompte à s’agiter pour le renverser. Conciliant et amusé, il fit mine de basculer sous son terrible assaut. « Quelle force ! Tu caches bien ton jeu… Je peux récupérer mes mains ? J’entends tes hanches gémir et se languir d’elles de là où je suis. »

 
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Message posté : Mer 12 Oct 2016 - 9:01 Message
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Message posté : Mer 12 Oct 2016 - 20:44 Message
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