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Les habitudes ne changent pas - Seth Lane

 
Message posté : Mar 6 Sep 2016 - 4:12 Message
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Il n’y avait rien de mieux, après une longue semaine de boulot, que de décider d’aller faire les boutiques par un chaud samedi matin. Certes, l’été semblait vouloir tirer vers la fin, mais la vague de chaleur qu’amenait l’été indien en ce début du mois de septembre avait poussé l’agent à regrouper ses cheveux en une queue de cheval sur le côté non rasé sur sa tête.

Si beaucoup de ses collègues et de personnes la côtoyant ne lui trouvaient pas grand chose de féminin, entre ses vêtements d’entraînement, son uniforme de l’UNISON et son kimono lorsqu’elle allait faire du jiu-jitsu, il fallait bien se l’avouer qu’elle n’avait rien de ces jeunes filles typiques aux chandails moulants dévoilant son ventre plat et des mini-shorts qui auraient laisser à la vue de quiconque s’y intéressant le galbe de ses fesses.

Certes, elle n’avait plus vingt ans, mais même dans la vingtaine, la désormais agent de l’UNISON s’était retrouvée à trois reprises en Irak.

Alors elle était une jeune femme dans la trentaine, qui préférait ne pas se casser la tête, avec un short lui arrivant quelques centimètres au-dessus des genoux et un débardeur de couleur neutre. Un sac à main dont la bandoulière se trouvait sur son épaule gauche (une vieille manie militaire qui diraient certains) pendait sur le côté droit de sa personne, s’appuyant sur sa hanche sur le rythme de ses pas.

Elle n’avait pas besoin de grands choses, en fait. Quelques t-shirts, peut-être une ou deux paires de chaussures, sans compter quelques livres qu’elle dévorait lorsqu’elle peinait à s’endormir le soir.

Malgré que cela faisait presque dix ans qu’elle était rentrée de l’Irak et qu’elle avait quitté l’armée, les cauchemars de guerre n’étaient pas quelque chose qui disparaissaient de si tôt. Si elle en croyait le psychologue qu’elle avait suivi dans ses premiers temps, peut-être ne trouvera-t-elle plus jamais de profond repos.

La journée s’annonçait donc bien alors qu’elle garait sa voiture derrière le mall, compte tenu de l’abondance de personne ayant décidé en cette chaude journée de venir aussi y passer le journée. Et puis, elle n’appréciait pas trop que sa voiture puisse risquer d’être endommager dans un stationnement trop charger, et donc, elle acceptait de marcher quelques mètres de plus.

Sur le côté du bâtiment, alors qu’elle s’était dit vouloir acheter une bouteille d’eau à un distributeur automatique, histoire de s’armer face à la foule qu’elle allait se voir côtoyer, voilà qu’un autre homme semblait aussi décidé à obtenir une bouteille d’eau.

Ou tout ce que pouvait bien contenir cette pauvre petite machine qui n’avait pourtant rien demander.

- Puis-je vous aider, monsieur ? Votre article s’est coincé ?

Je m’approchai de lui, un joli sourire aux lèvres alors que j’étais naturellement de bonne humeur et que je me levais que très rarement du mauvais pied. Les journées s’enchaînaient et se ressemblaient, mais cela ne m’empêchait pas que d’essayer d’ensoleillé la journée des gens.

- Si vous voulez, je compte m’acheter une bouteille d’eau et peut-être une barre de chocolat. Je peux voir pour faire tomber ce que vous avez tenter d’obtenir ?

Parce qu’il était évident que s’il avait secoué aussi violemment la machine, tout en lui fichant quelques coups de poing, c’était qu’un article s’était coincé et non pas qu’il essayait de la destituer de toute la monnaie qu’elle pouvait bien contenir.

Ou, tout du moins, c’était ce qu’elle avait pu penser alors que l’homme se retournait vers elle et que, si cela faisait bien quelques années qu’elle ne l’avait pas vu, ses traits lui étaient pourtant familiers.

Seth Lane.

- Les vieilles habitudes ne changent pas.

Elle le dévisagea en soupirant. Quelques années plus tôt, en 2009 plus précisément, l’ancienne policière avait réussi à envoyer l’aîné Lane derrière les barreaux suite à de longs mois qui furent longs alors qu’elle s’assurait d’avoir assez de preuve pour que le dossier soit béton et que sa sentence se retrouve irrévocable.

Car aussi stupide pouvait-il sembler et tête brûlée qu’il pouvait être, il était bien malheureusement assez doué dans ce qu’il faisait pour fuir les autorités comme la peste et ainsi s’éviter d’être déclaré comme coupable.

Tout du moins, il était ainsi à l’époque et, si Meghan en croyait ses yeux, ses deux passages derrière les barreaux n’avaient sut remettre son cerveau en place.

- Veux-tu bien laisser cette pauvre machine automatique tranquille. Sinon, je ne me gênerai pas pour appeler la police.

Un nouveau soupire, alors qu’elle laissait toutefois entendre qu’elle n’en faisait plus parti.

- Tu dois pourtant bien savoir que la destruction d’un bien appartenant à quelqu’un d’autre est illégal.

Ses prunelles claires se posèrent de nouveau sur la machine pour en revenir sur l’individu qui lui faisait face. Le criminel qu’elle avait arrêté quelques années plus tôt.

- Tu n’apprendras donc jamais ?

Lorsqu’elle était rentrée à Star City, bientôt trois ans plus tôt, un de ses anciens collègues lui avait fait part qu’ils avaient envoyé une seconde fois l’aîné Lane derrière les barreaux.

Dommage que certains s’entêtent aussi violemment à ne pas s’aider.
 
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Message posté : Jeu 8 Sep 2016 - 1:13 Message
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Seth n’avait jamais aimé qu’on lui résiste.
Ses frères le savaient, et l’expérimentaient quotidiennement. Toutefois ils n’étaient pas les seuls à subir son ire, elle s’abattait aveuglément sur tous les sujets de contrariété de l’aîné de la famille Lane. En l’occurrence, c’était un pauvre distributeur de boissons et sucreries en tout genre qui subissait ses assauts répétés. La machine se trouvait posée là, fièrement, à la sortie du prestigieux Millenium Mall et le provoquait avec tout son alléchant contenu. A la base il n’était pas venu vandaliser une vulgaire armoire – il y avait tout un tas de petits commerçants facilement impressionnables qu’il n’était pas difficile de piller, bien plus près de chez lui – mais il avait traîné sa carcasse jusqu’au quartier du Centre pour un deal, qui était finalement tombé à l’eau.

Le type qu’il devait rencontrer aurait dû lui remplir les poches de Meta-X mais il s’était fait chopper sur le chemin, cet idiot fini. Du coup, Seth allait devoir se trouver un autre fournisseur et fissa, parce qu’il commençait déjà à racler le fond de ses tiroirs. L’humeur instable il avait croisé le chemin du distributeur, et ça lui avait donné soif. Et faim. Il avait bien quelques pièces dans sa veste en cuir rapiécée, mais loin de lui l’idée de payer ! Ni une ni deux, il avait soulevé le bas de la machine pour la faire basculer – c’était foutrement lourd ! Malgré son gabarit imposant et son bras métallique, qui remplaçait son bras droit autrefois dévoré, il peinait à bouger l’objet.

« Fais pas chier ! »

Il fila un coup d’épaule dans la machine, sans rencontrer davantage de succès. C’est à ce moment précis que la voix d’une meuf résonna dans son dos, en lui demandant aimablement s’il avait besoin d’aide. Occupé à marmonner dans sa barbe – particulièrement mal taillée – il ne prit pas la peine de répondre, mais la greluche insista. « T’vois pas que j’suis occupé ? Dégage de là ! » Redressé de toute sa hauteur, il enlaça l’armoire et la secoua comme un vulgaire prunier, provoquant enfin la chute de quelques canettes et barres chocolatées, avec un petit lot de pièces en bonus, qui tombèrent dans le bac dans un doux son de loterie.

« Jackpot ! »

Cette journée n’était pas perdue, finalement ! Seth posa un genou au sol pour récupérer une part de son butin : d’abord une boite métallique d’un rouge caractéristique, il la perça et prit une longue goulée qui dégoulina en un fin filet brun sur son menton. Il attrapa ensuite un Mars et fourra les pièces dans ses poches, puis se releva naturellement. Il avait en partie oublié la nana, et en se tournant il lui fit brusquement face. Sa tête tomba pour croiser son regard : une petite chose certes, mais plutôt musclée, une blonde avec un côté de la tête rasé, des yeux bleus, et une moue proche du rictus qui lui avait donné d’affreux cauchemars.

« La Connasse ! »

Un surnom approprié dans sa tête, quoique peu original. Sous la surprise et la rage soudaine qui lui pulsa au crâne, il serra la main et éclata la malheureuse barre de chocolat qui projeta un morceau dans son œil. Elle était là, juste là, la responsable de sa première peine de prison… Huit long mois derrière les barreaux, par sa faute ! Et il la suspectait fortement d’être également responsable, ne serait-ce qu’en partie, de la seconde incarcération. Une flic chiante à en crever, comme on en faisait plus, droite dans ses bottes et qui ne l’avait pas lâché jusqu’à ce qu’il soit dans les paluches du juge.

« Appelez les flics ? Tu t’fous de ma gueule ?! »

Pas une seconde l’idée qu’elle puisse avoir quitté les forces de l’ordre ne l’effleura. D’un coup d’œil il avisa sa tenue : pas de chichis, des fringues de tous les jours, pas d’uniforme et aucune forme suspecte au niveau de la hanche ou de la cuisse… Elle n’était pas en service, elle n’était pas planquée en civil ; donc, elle n’avait pas d’arme à feu sur elle – normalement. Parfait. Et maintenant, elle osait lui faire la morale et le prendre de haut, comme l’affreuse hautaine qu’elle avait toujours été ?

« Tu m’fais la leçon, fliquette ? Barre-toi ou j’te fourre cette machine dans ta p’tite gueule de pimbèche ! »

Il s’étonnait déjà lui-même de ne pas lui avoir foutu un coup de botte – renforcée par une plaque de métal, douloureux mine de rien – en travers du bide, il se contrôlait difficilement mais il le fallait : ils étaient pas loin d’un lieu bondé. Un troisième séjour au trou n’était pas dans ses plans pour un avenir proche, aussi, il garda ses godasses bien ancrées dans le sol.

« Tu vas pas m’chercher des emmerdes pour trois canettes d’toute manière, en plus, t’es même pas en service. T’as d’la chance qu’ait plein de monde… J’ai rêvé pendant des semaines d’te pilonner avec du verre brisé. »

Rien qu’en parler, ça l’excitait encore plus, il s’agitait sur place, ce qui n’était jamais très bon signe.
 
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Message posté : Jeu 8 Sep 2016 - 3:02 Message
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Elle aurait dut s’en douter, que l’homme qui se tenait devant elle n’aurait pas été spécialement ravi de la revoir. Après tout, pouvait-elle lui en vouloir ? Elle était celle s’étant accrochée à son cas pour finalement ramasser assez de preuve et l’envoyer passer un petit séjour à l’ombre, derrière les barreaux.

D’une certaine manière, elle pouvait comprendre la haine qu’il semblait ressentir pour sa personne, quand bien même se voyait-elle découragée d’un tel manque de savoir vivre de sa part. Il était l’unique responsable de son malheur et elle n’aurait pas eut à l’envoyer quelques mois en prison s’il avait sut être un citoyen civilisé qui se serait contenter d’agir comme toute bonne personne en ayant un mode de vie honnête.

L’ancienne policière n’y pouvait rien s’il s’était entêté sur la voie du crime et n’avait fait qu’exercer son travail lorsqu’elle lui avait passé les menottes aux poignets.

- Décidément, la prison n’a pas réussi à faire rentrer un peu de bon sens et de bonne manière dans ta petite cervelle.

Elle soupira.

Ce n’était pas dans ses habitudes de s’adonner aux insultes gratuites, mais voilà que sa journée de congé ensoleillée qu’elle avait décidé de passer à l’air climatisé du centre commercial se voyait être ruiner par un homme ne s’étant jamais remis de l’humiliation que lui avait infligé l’ancienne policière.

- Ce n’est pas parce que ce n’est que trois canettes qu’il ne s’agit pas d’un crime. Que ce soit une bar de chocolat ou encore le caisse enregistreuse d’une boutique quelconque, il s’agit tout de même d’un vol.

Ses yeux roulèrent dans leur orbite alors qu’aussi patiente pouvait-elle être, il n’en restait pas moins qu’elle se trouvait légèrement agacée de la situation. Et tout particulièrement découragée de voir qu’en sept ans, l’homme était toujours le même et que ses deux passages à l’ombre n’avaient décidément rien changer, si ce n’était qu’accentuer sa rancoeur vis-à-vis des forces de l’ordre.

Cela la désolait aussi, dans un sens. Il s’agissait certainement d’un homme qui n’avait jamais rien connu autre que le crime et qui se trouvait à tellement mépriser tout le monde que jamais il n’accepterait une main tendue, prête à l’aider à s’en sortir.

C’était dommage. Et cela peinait l’ancienne militaire, sachant qu’il n’était certainement pas le seul dans cette position.

Tant d’hommes et de femmes jetaient leur vie en l’air à défaut de connaître mieux.

- Tu sais que je peux aussi porter plainte pour menace envers ma personne ?

Elle inclina doucement la tête sur le côté, le dévisageant de ses prunelles claires alors qu’un léger sourire se dessinait sur ses traits.

L’ancienne policière avait changé, notamment depuis son passage au Japon. Certes n’avait-elle jamais eu peur d’un homme comme Seth Lane, mais il n’en restait pas moins qu’à l’époque, elle n’avait pu faire confiance qu’à son esprit vif et l’arme qu’elle portait à la taille. Et peut-être bien aussi à sa formation militaire, du temps qu’elle avait passé auprès des forces américaines.

Aujourd’hui, elle ne portait plus d’arme, c’était bien un fait. Ou, tout du moins, en apparence, elle ne semblait pas en posséder. C’était sans compter la bague ornée de pierres précieuses qu’elle portait sur l’auriculaire de sa main droite.

Et puis, elle s’était entraînée durement, au Japon.

Ce qui lui valait donc de ne pas être effrayée par les menaces de l’homme, allant même jusqu’à lui envoyé un sourire moqueur, comme si elle n’en avait que faire de sa petite crise d’enfant qui eut le malheur de se faire prendre la main dans le sac.

- J’ignorais toutefois que tu possédais de telles capacités de déduction. Je ne suis effectivement pas en fonction, aujourd’hui. Cependant, je ne suis pas plus une fliquette, comme tu le dis si bien. Plus depuis quelques années, déjà.

Elle soupira.

- Tu vas donc me faire plaisir de te calmer, déjà. Car je possède tout de même encore de bons contacts.

Même qu’elle en avait désormais plus, de son titre de sergent au sein de l’UNISON. Une agent respectée pour ce qu’elle faisait, à la tête d’une équipe d’investigation. Autant dire qu’avec son passage au sein des forces de l’ordre de la ville puis désormais sa présence auprès de l’UNISON lui valaient plusieurs contacts qui pourraient faire de la vie de Seth un enfer.

- Tu ne voudrais tout de même pas retourner derrière les barreaux pour trois petites canettes, non ? Car je me doute que ton dossier doit certainement être encore bien chargé.

Une petite menace glissée au sein de la discussion, alors que son léger sourire n’avait pas quitter son visage.

Ce qu’elle pouvait détester ces hommes se croyant tout permis, tout comme elle n’appréciait pas qu’on en vienne à la menacer avec autant de véhémence.

Elle était toutefois toujours aussi calme et posée, la demoiselle se voulant être dotée d’un calme olympien qui en surprenait encore plus d’un. Cela ne l’empêchait toutefois pas de faire comprendre à son interlocuteur qu’elle se voyait passablement embêtée de l’actuelle situation.

- Et si tu commençais donc par nettoyer le carnage que tu as fait ?

Une façon de parler, bien évidemment, alors qu’elle désignait tout ce qui s’était étalé au sol.

- Et ne crois surtout pas pouvoir partir avec l’argent.

Pas alors qu’elle fut témoin de toute la scène. Si l’aîné de la fratrie Lane croyait s’en sortir aussi facilement, il y avait fort à parier que la vieillesse avait fini par le rendre sénile.
 
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Message posté : Ven 9 Sep 2016 - 20:10 Message
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Pendant un quart de seconde, Seth se demanda sincèrement si elle n’était pas en train de se foutre de sa gueule sans vergogne. Il n’avait pas besoin de beaucoup de stimulation pour se sentir provoqué, il est vrai, et il faisait en l’occurrence beaucoup d’efforts pour ne pas péter un boulon. Toutefois, il avait quand même la distincte impression d’être pris pour un con fini.

« J’ai un putain de gros scoop pour toi fliquette : la prison, ça sert à rien. » En tout cas, si elle pensait que c’était dans un centre pénitencier qu’on recevait des cours d’éducation, elle se gourait gravement. « T’as déjà mis les pieds là-bas ? Bah non, on va pas salir ses bottes hein, t’es comme ces politicards qui parlent du coût d’la vie et qu’ont jamais foutu un orteil dans un hyper. » Il cracha par terre, pour bien appuyer son idée sur la question. Rien n’équivalait, en termes d’efficacité, le langage imagé ! « T’es sûrement même pas posée la question, t’en as rien à branler. T’fais qu’obéir aux ordres. » Il se demandait souvent si les poulets ressentaient une agréable gloriole quand ils foutaient un autre être humain en taule. Est-ce que ça les faisait se sentir bien ? Est-ce qu’ils étaient fiers ? Est-ce qu’ils doutaient ? Quand il regarda le visage fermé de Meghan, il avait une vague idée de sa réponse. « En prison j’ai rencontré que des raclures, des nazes, des moins que rien et des violeurs de gosses, alors ton p’tit air supérieur, tu vas t’le foutre au cul ! »

Il lui jeta un coup d’œil puis coula son regard du côté de la machine martyrisée, et rebelote. « Sérieusement ?! » Il était à peine allé à l’école, alors il n’avait évidemment jamais raclé ses fesses sur les bancs de l’université et n’avait pas davantage approché les questions de droit au cours de sa vie. Aussi, ça lui paraissait franchement abusif de considérer que son petit secouage d’appareil automatique était un crime. C’était pas un bébé, bordel, il pouvait bien l’agiter ! « Tu vas m’faire chier pour ça ? P’tain j’ai fait d’mal à personne ! » Il se retint de dire ‘pour une fois’. « Un crime, non mais tu t’écoutes meuf ?! J’ai agité une pauv’ machine à côté d’un centre commercial blindé d’fric ! Ce truc appartient à une espèce de grosse société ripoux et personne la fait chier, ELLE, quand elle crache une canette sans bulles pour 3$ ! C’eux eux, les voleurs. »

Ses yeux roulèrent dans leurs orbites quand elle le menaça de porter plainte contre lui. Qu’est-ce qui fallait pas entendre ! « Ouais, c’est ça, porte plainte. Putain de victime. » Il n’avait pas susurré un doux ‘pd va’, mais c’était vraiment passé tout près. Vous voyez bien, qu’il se modère le Lane !

Il apprit, non sans une certaine satisfaction, qu’elle n’était plus dans les rangs de la police désormais. En voilà, une bonne nouvelle ! Elle était nettement moins susceptible de lui chercher les poux maintenant, même si elle prétendait le contraire. Seth y croyait pas une seconde, elle essayait juste de l’effrayer pour qu’il ne fasse pas de conneries. Pas folle la guêpe. « C’est ça, t’as des contacts. Madame pèse dans la société, qu’est-ce que j’vais bien pouvoir faire contre elle moi, qui suis rien du tout ? » Un rictus mauvais traversa son visage, et celui-ci s’accentua quand elle évoqua son dossier. Non seulement elle le menaçait, mais en plus elle présumait de sa situation.

« T’as tellement d’clichés dans la tête ! A moins qu’tu saches au fond d’toi que la prison, ça rattrape personne, ça créé juste des bombes à retardement. » Soit des criminels encore plus dangereux et difficiles à attraper. « Bah figure-toi ma grande qu’j’ai rien à m’reprocher. Pas une couille dans l’potage, même pas une contravention non payée. » Bon, ça, c’était parce qu’il avait pas de voiture. Le reste était un doux mensonge : son procès pour coups et blessures n’était pas terminé, même si son ex commençait à se faire moins virulente et semblait sur le point d’abandonner les charges. Cette enfoirée. Toutefois il n’avait rien d’autre dans sa besace, aussi, il était sûr de ne pas finir en prison pour avoir vandalisé un distributeur de sodas. Enfin, presque sûr. « Donc tes préjugés, tu t’les fous où, hein ? Dans l’cul ouais, comme le reste ! »

Là-dessus il ouvrit une deuxième canette et s’en enfila une grande partie, avant de se remettre en route. Il était temps de se tirer de ce quartier qui n’était pas le sien, et de mettre une bonne distance entre lui et le visage de la loi. Cependant il prit garde à ne pas passer trop près de Meghan, il n’avait pas envie de se tenter, ni de la tenter non plus.

Bien sûr, il n’avait pas du tout l’intention de nettoyer derrière lui. « Compte là-dessus ouais. » D’ailleurs, il marcha au passage sur un paquet de madeleines qui éclata sous son pied, propulsant plusieurs petits gâteaux sur le trottoir. « Oh qu’si j’pars avec l’argent. T’as qu’à envoyer une plainte à la société d’la machine, comme une bonne petite balance. » Les risques d’être attaqué étaient particulièrement minces, en revanche, ceux d’être agressé par la jeune femme étaient plus élevés. Aussi il resta sur ses gardes et quand il passa à son niveau, il la salua d’un majestueux doigt d’honneur.

Juste pour le plaisir.
 
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Message posté : Mer 21 Sep 2016 - 18:50 Message
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Voilà que l’ancienne policière était désormais légèrement agacée. Si elle ne se souciait peu de son énervement, les critiques violentes à son égare avait de quoi venir l’embêter.

Aussi surprenant que cela pouvait sembler, Meghan avait déjà mis les pieds dans des prisons. Certains lui avaient souvent demander pourquoi elle s’entêtait à aller dans de tels endroits alors qu’elle, elle ne faisait que leur répondre qu’il n’y avait pas meilleur moyen de s’attaquer à l’ennemi qu’en connaissant l’ennemi.

Sûrement qu’une telle façon de pensée lui venait de son temps passé dans l’armée alors que des ennemis, elle en avait eu.

Elle ne daigna toutefois pas de lui répondre alors qu’il en avait sûrement que faire de ce qu’elle pouvait bien dire, ce dernier semblant déjà avoir un portrait tout fait de qui était-elle, à savoir la garce qui avait eut le malheur de le jeter derrière les barreaux.

Si cet homme semblait bel et bien être un danger pour la société, tout comme il pouvait être un danger pour lui-même, cela n’avait toutefois jamais empêcher la jeune femme de se demander ce qu’il aurait pu devenir si quelqu’un aurait eut la patience et le temps de lui montrer autre chose que l’univers violent dans lequel il semblait avoir grandit.

Dans un sens, elle trouvait cela presque triste.

Seth Lane était un homme violent et agressif, et cette façon de faire lui venait sûrement naturellement car il n’avait jamais connu autre chose.

Certes avait-il raison lorsqu’il lui avait fait part qu’en prison, il n’avait connu que des criminels comme lui. Des rejets de la société. Des gens dangereux. Et sûrement cela n’aidait pas au développement du criminel pour en faire un homme plus sensé.

Or, il s’agissait de la solution facile, bien que n’étant pas optimale, pour protéger la société de ces gens. Pour protéger ces gens d’eux-même. Parce que bien malheureusement, il y avait beaucoup trop de criminels qui polluaient les rues de la ville pour que tous ceux jeunes gens soient pris en charge un par un. Le résultat serait peut-être meilleur, en théorie. Or, la solution se voulait difficilement applicable.

Elle se retrouvait donc à faire face au criminel sans ciller, ses prunelles claires calmement posées sur celui qui lui fit comprendre qu’il comptait bel et bien partir avec l’argent.

Ce n’est pas comme si la compagnie en avait besoin, après tout.

Un soupire franchit les lèvres de l’agent alors que si une part d’elle pouvait comprendre, en quelque sorte, ce que ce dernier racontait, elle ne pouvait toutefois pas le laisser faire impunément et sans réagir. Certes n’était-elle plus policière, mais ce n’était pas pour autant qu’elle ne croyait pas au bien fondé d’une société organisée.

Et alors qu’il passait à ses côtés, lui offrant un magnifique droit d’honneur, la blonde tendit son bras pour faire apparaître dans ses mains une lance, lui bloquant ainsi la route, pour finalement la faire disparaître aussi rapidement qu’elle était apparu, alors que l’homme s’était arrêté dans sa course.

- Je crois que nous nous sommes mal compris.

Elle fit quelques pas pour se planter devant la brute, les bras croisés sur sa poitrine, toutefois prête à réagir s’il tentait quoique ce soit contre elle.

Les heures passées dans un dojo avaient réussi à faire d’elle une experte en jiu-jitsu mais lui avait surtout donner la confiance nécessaire de se tenir devant une armoire à glace sans arme à feu et surtout, sans ciller.

Certes avait-elle toujours été confiante et sure d’elle, ses années dans l’armée lui ayant forgé un caractère à l’épreuve de tout, mais elle n’avait jamais été à l’aise de confronter quelqu’un de plus grand qu’elle et de visiblement plus fort qu’elle, seule, face à face et sans renfort.

Or, les choses avaient changer lorsqu’elle avait mis les pieds au Japon.

- Tu vas gentiment ramasser les déchets et les porter dans une poubelle.

Voilà qu’elle avait l’impression de disputer un enfant. Pathétique.

- Puis, tu vas aussi me remettre le sac contenant l’argent. Aussi riche la compagnie peut-elle être, cet argent ne t’appartient pas. Et il s’agit, par conséquent, d’un vol.

Elle soupira.

Elle était agent de l’UNISON et non pas gardienne d’enfant. Or, elle n’aurait pas pu fermer les yeux sur ce qu’il avait fait subir à la pauvre machine.

- Je te l’ai demandé gentiment. Ne m’oblige pas à devoir t’arracher l’argent des mains de force.

Elle avait l’air plus ennuyée qu’autre chose, maintenant. Elle ne souhaitait pas se tourner vers la violence, mais elle doutait fortement qu’il obéisse bien gentiment.

Sans compter qu’il était sûrement certain qu’il arriverait à la mettre hors d’état de nuire en quelques secondes à peine.

Un nouveau soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle attendait patiemment qu’il daigne faire preuve d’un peu de bonne foi.
 
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Message posté : Ven 23 Sep 2016 - 0:35 Message
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Plus butée, froide et immobile qu’une porte de prison, Meghan resta plantée là murée dans son silence. Elle avait seulement croisé ses bras sur ses petits seins, sans doute pour empêcher ses mamelons de pointer audacieusement vers lui. Ah ! Puis ça lui conférait un petit air complètement fermé à la discussion, du plus bel effet ! Seth, déjà méfiant par nature, se renfrogna à vue d’œil. Il n’avait pas besoin de beaucoup de sollicitations pour se sentir repoussé, et le langage corporel était éloquent même pour le dernier des imbéciles.

Et ça, c’était sans compter le coup de la lance.
Il se méfia quand il la vit, du coin de l’œil, bouger le bras et grand bien lui fit : entre ses doigts graciles étaient subitement apparue une lance impressionnante, qui lui barra la route puis disparut comme elle était venue. Seth cligna des yeux à plusieurs reprises, se demanda s’il n’avait pas rêvé. Nan… Le manque commençait à lui titiller l’estomac, mais ça allait encore, et il n’avait bu qu’une bière au réveil. Elle venait donc bien de lui montrer une arme qu’elle cachait on ne sait où.

« C’est ta manière à toi d’poser tes couilles sur la table ? » Moqua-t-il d’une voix grinçante. Facile, en plus, de voir un symbole phallique dans ce long bâton bien dur, mais pour l’heure, la langue de Seth ne fourcha pas davantage. « J’t’ai très bien compris, t’veux m’faire peur. Va falloir qu’tu gagnes des centimètres avant d’me faire frissonner. » Un sourire mauvais orna ses lèvres abîmées. « Enfin, ça, ou tu t’découvres un peu. »

Il n’y avait pas besoin de la respecter ni même de l’apprécier pour la trouver attirante, et l’imaginer nue et sautillante au-dessus de lui – passons les détails scabreux. Ceci dit, elle avait quand même le chic à lui couper toute envie, à lui briser les boules avec sa machine et le fric qu’il venait de piquer. Voilà qu’elle voulait même qu’il ramasse les sachets, canettes et autres madeleines écrasées maintenant ! On croit rêver.

« J’suis pas ton chien. » Si la propreté des rues de Star City l’intéressait tellement, elle n’avait qu’à nettoyer elle-même. « Et j’vais pas jeter d’la bonne bouffe, ça f’ra à becter pour les bestioles errantes. » Tous les prétextes étaient bons pour ne pas se fatiguer et la faire passer pour une acharnée à côté de la plaque.

Quant à l’argent… Ah, l’argent ! N’était pas venu le jour où Seth accepterait délibérément de s’en séparer. Et ce n’est pas le mot de « vol » qui allait le submerger de remords.

« Et en quoi ça t’concerne ? T’as des billes dans cette société ? » Il soupira, l’agacement grandissant. « T’es pas flic. T’es rien du tout. T’as qu’à les appeler et essayer d’me retenir, on va bien rigoler. » A défaut de la respecter, Seth avait appris à connaître la loi. Il savait pertinemment qu’elle n’avait pas le droit de lui tomber sur le gras parce qu’il avait commis un acte de vandalisme, le seul acte citoyen valable serait d’appeler les autorités. Pire, si elle le frappait la première, il pourrait même la poursuivre en justice – l’idée le traversa et le fit ricaner tout seul. Enfin, pour ça, encore fallait-il que ce soit pas lui qui cogne d’abord. Or, la tentation était forte.

« L’argent est dans mes poches. » C’était l’affaire de quelques pièces et billets, même pas un gros butin, mais il n’entendait pas s’en délester. « Tu veux y glisser tes petites mains, vicieuse ? » Rien de tel que la provoquer un peu. Honnêtement, il ne faisait pas d’efforts pour être comme ça.

« Qu’est-ce que tu vas faire, hein ? Me plaquer au sol ? T’peux essayer… » Voilà qui ferait tâche pour une ancienne flic, d’agresser un homme désarmé. Seth ne dirait jamais quelque chose comme ça pour autant, il était beaucoup trop fier. « Tu crois que ça vaut l’coup d’me saouler et d’risquer une bagarre pour quelques dollars ? Allez… » Il fourra ses deux mains dans ses poches et se rapprocha dangereusement. « Ou bien tu veux m’faire la morale ? T’inquiètes, j’ai croupi pas mal de temps dans une cellule avec c’que tu penses de moi en tête. » Il pencha la tête sur le côté, pupilles dilatées et avec un sourire étrange, inapproprié sur la face. « A moins qu’tu fasses ça parce que j’t’ai manqué ? Tu veux t’rapprocher ? »
 
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Message posté : Mar 27 Sep 2016 - 7:28 Message
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La blonde se sentait désormais souillée par les paroles arrogantes de l’homme qui lui faisait face et elle dut se faire violence pour ne pas faire apparaître une expression de dégoût sur son visage désormais terriblement froid et fermé alors qu’il lui suggérer d’enlever quelques vêtements, le tout accompagner d’un regard qui ne mentait pas sur les pensées qui avaient bien pu lui effleurer l’esprit.

Si elle n’était pas doté de ce calme olympien bien surprenant et de son contrôle sur soit qu’elle avait longuement travaillé au cours de ses années dans l’armée, peut-être bien que son poing se serait abattu sur ses traits grossiers en espérant faire craquer son nez sous ses jointures.

Elle n’était pas d’un tempérament naturellement violent et ne se laissait jamais aller à ces impulsions qu’elle trouvait primitive et très peu digne de la femme respectable qu’elle était.

Or, il y avait de ces journées où sa patience semblait être mise à rude épreuve et qui faisait bouillir le sang dans ses veines jusqu’à enflammer ses tripes et tendre ses muscles, prête à le décocher un coup au premier faux pas de sa part.

Après tout, Meghan était une excellente combattante donc le sang et la violence n’effrayait plus, alors que ses mains étaient depuis trop longtemps tachées de sang et que la mort de bien des gens dont elle ignorait tout lui pesaient sur la conscience.

Cela faisait peut-être quelques années qu’elle avait quitté les rangs de la marine, or, cela ne l’empêchait pas que de faire encore des cauchemars sur ces vies qu’elle avait enlevé et sur tous ceux qui s’étaient écroulés autour d’elle.

Elle avait vieilli. Elle avait pris en sagesse. Et la jeune adulte téméraire qu’elle avait sut être était devenue une femme droite et sure d’elle, qui ne se laissait plus imposer et qui avait sut devenir plus sage alors que les années passaient et qu’elle savait pertinemment que la violence n’amenait, au final, que plus de violence.

- Le jour où j’aurai envie d’un déchet, je te ferai signe, d’accord ?

C’était bas. Très bas.

Il fallait l’admettre qu’elle n’était pas particulièrement fière d’elle, or, elle avait cette tendance à montrer les crocs face aux commentaires déplacés qui se trouvaient à être directement diriger vers elle.

Voilà ce que ça faisait, des années au sein de l’armée, dans une unité spéciale où elle s’était retrouvée à être la seule femme auprès d’une dizaine d’hommes qui ne semblaient pas avoir vu de courbes féminines depuis trop longtemps.

Elle avait passé des mois en Irak avec ces hommes. Et c’était sans compter les semaines où ils s’étaient retrouvés perdus au milieu de nul part, manquant d’être déclarer comme morts.

Il y avait eut de ces regards, ces paroles et ces gestes qui avaient écoeurer la jolie blonde.

Ce qui pouvait expliquer son hostilité alors que le regard que posait Seth sur sa personne lui rappelait celui de ces hommes qui, s’ils n’avaient pas eut ce semblant de contrôle d’eux-même, Meghan n’était pas certaine de ce qu’il aurait pu lui arriver.

La guerre faisait des ravages. Comme le manque de sommeil, de nourriture et de chaleur humaine.

- J’ai voulu être gentille. Te laisser la chance de me rendre l’argent et remettre un peu d’ordre aux alentours. J’ai cru que tu aurais pu faire preuve d’un peu plus d’intelligence.

Elle leva les yeux au ciel tout en soupirant alors qu’elle décroisait ses bras pour porter une main à son sac à main, y cherchant son téléphone.

Il n’avait pas pris plus que quelques instants pour que la police soit contactée alors que l’ancienne policière mentionnait qu’il y avait un cas de vandalisme et de vol près du Millenium Mall.

Il l’avait cherché.

Or, il ne semblait pas enchanté par l’idée alors qu’il ne demanda pas son reste en tentant de perdre la fuite.

Si elle savait qu’elle n’était pas tout à fait en droit d’utiliser ses pouvoirs, elle savait qu’elle n’aurait aucun problème avec les forces de l’ordre si l’homme qui tentait de mettre le plus de distance entre lui et elle ne subissait aucune blessure. Après tout, elle ne ferait que son travail d’honnête citoyenne en évitant à un criminel récidiviste de s’enfuir.

Ce fut donc huit femmes hideuses, à la peau grisâtres et aux vêtements délabrés, la peau parsemée de pustules et de croûtes qui apparurent devant et autour de Seth, se tenant immobile et ne cherchant même pas à menacer l’homme.

Meghan pouvait faire appel à ces créatures issues de la Terre des Morts, lieu où régnait Izanami, qui n’étaient pas bien fortes ni bien menaçantes, mais qui se voulaient complètement fidèles à elle.

- J’ignore si je devrais m’en sentir insultée que tu me prennes pour une telle imbécile. Tu es prévisible, Seth. À croire que les mois derrières les barreaux t’ont rouillé.

Elle se voulait provocante.

Non pas qu’elle cherchait la bagarre, ce n’était pas dans ses habitudes et elle préférait encore garder son calme. Avoir constamment à ses côtés une déesse de la Mort qui avait promis de tuer mille hommes par jour en envoyant sur le Japon un terrible fléau ne l’aidait toutefois pas.

Elle n’aimait tout simplement pas les hommes aussi irrespectueux et grossiers que Seth, qui se croyaient tout permis avec leurs commentaires salaces et regards lubriques.

Cela lui ferait peut-être un peu mal à l’orgeuil, de se faire remettre à sa place par une femme.

- Tu ne croyais tout de même pas que j’allais te laisser filer alors que les policiers sont en route ?

La bonne blague.
 
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Message posté : Mer 28 Sep 2016 - 20:15 Message
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Déchet.
Une foule d’émotions traversa Seth à une vitesse hallucinante. La colère était dominante, lui bouffait le ventre et déformait son visage, serrait sa mâchoire et lui conférait un air des plus hostiles. Vexé également, puis dédaigneux, beaucoup de négativité transpira de l’homme recouvert de cuir élimé. Pourtant, le premier sentiment qui l’étreignit visiblement était d’un tout autre ordre : pendant une poignée de secondes fugitives, Seth eut l’air blessé. Le tour de ses yeux s’était arrondi, lui donnant un air sincèrement touché et presque perdu, le côté de ses lèvres courbées en un rictus s’était affaissé comme peau de chagrin, alors que le rejet l’enveloppait de son manteau de tristesse. Une vision métaphorique et pourtant, c’est violemment que Seth dégagea les épaules et afficha sa rage, et son orgueil.

« Putain de connasse et de pimbêche jusqu’au bout ! Se faire traiter de déchet par un r’bus de l’humanité, une flic nazie, j’aurais tout eu ! »

Le point Godwin désormais atteint, Seth n’était absolument pas disposé à écouter ce que la jeune femme pouvait bien avoir à lui dire. Son discours passablement maternaliste, qu’elle crachotait surtout pour se donner bonne conscience – selon lui – n’eut en rien l’effet de l’apaiser. Au contraire, il la trouvait de mauvaise foi. Elle gentille ? La bonne blague.

« Arrête d’te chercher des excuses, tu m’fais pitié. »

L’hôpital finit toujours par se moquer de la charité. Il n’avait maintenant plus qu’une envie, c’était de se barrer au plus vite des lieux et de ne surtout jamais recroiser Meghan sans pouvoir lui régler son compte, et, ô joie, elle lui donna une raison supplémentaire de foutre le camp !

« T’es vraiment en train d’appeler les keufs là ?! »

Il avait reconnu le numéro facilement, à croire qu’il le voyait souvent s’afficher. Il devait halluciner. Quelle patrouille bougerait son cul pour un butin comme ça, hein ? Cela dit, elle pouvait avoir gardé quelques relations dans la police qui se sentaient suffisamment redevables pour lui payer une visite, pour faire plaisir… Il n’avait de toute manière pas l’intention de rester pour avoir le fin mot de cette histoire. S’il y a un réflexe qu’il avait acquis très jeune, c’était de courir quand le mot « flic » était prononcé. Il mit donc en pratique des années de sprint, avant de se voir opposer sur son chemin une espèce de…

« PUTAIN ! C’est dégueulasse qu’est-ce que c’est ?! » Il n’avait jamais eu la chance de rencontrer les créatures de Meghan et là, comble du bonheur, les huit étaient là. Il tourna sur lui-même et se vit encerclé, ce qui ne participa pas à son apaisement. « C’est quoi ces trucs poilus de merde ?! Dis-leur de reculer ! » Elles étaient répugnantes et lui bloquaient la route, Seth plissa les yeux pour mieux les voir et souffla d’un ton hésitant. « Elles ont l’air mortes… »

Meghan en profita pour glisser quelques douceurs, moquant à nouveau son côté bas du front. Le traiter d’idiot, même à demi-mot, n’avait rien d’original et Seth se contenta de lui lancer un regard mauvais.

« Ta gueule. » Là-dessus, il appuya de son index gauche sur un bouton poussoir qui ornait son bras métallique, et celui-ci découvrit soudain un canon à la place du poignet droit – à la manière d’un Cobra moderne. Pas question d’attendre les flics. Tant pis pour ces… Trucs. Sans attendre il tira la première salve dans le ventre de sa première opposante. Pour s’assurer qu’elle s’écroulerait sans faire d’histoire, il envoya un brutal coup de chaussure dans son bide et elle tomba à la renverse. Il lui marcha dessus pour prendre la fuite.

« Me suis pas ! »

Un avertissement dont il doutait de l’efficacité car après tout, elle lui avait déjà prouvé sa ténacité par le passé. Encore une fois Seth n’avait tout simplement pas réfléchi au fond des choses avant d’agir : il avait paniqué en voyant ces créatures tout droit sorties d’un autre univers et s’était comporté de la seule manière logique qu’il connaissait. Le pire étant qu’il ne regretterait sans doute pas : elle l’avait menacé, après tout, il était dans son bon droit !

Rester dans les abords du centre commercial étaient risqués, s’il essayait de se mêler la foule les flics – ou pire, Meghan – allaient croire qu’il utiliserait les civils pour se cacher et ça se transformerait en véritable chasse à l’homme. S’il se contentait de se barrer en direction des quartiers les moins bien fréquentés de Star City, il y avait une chance pour qu’on lui lâche la grappe… Après tout, les flics tout engoncés dans les beaux quartiers ne devaient pas avoir bien envie de se frotter à la merdaille des rues.
 
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Message posté : Ven 30 Sep 2016 - 17:41 Message
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Le temps semblait s’être arrêter, l’instant de quelques secondes.

Quelques secondes qui parurent irréelles alors que le regard de la blonde, aussi froid et dur qu’il pouvait être, était posé sur les traits de l’homme qui lui faisait face, elle-même immobile et se tenant bien droite, les bras croisés sur sa poitrine.

Voilà qu’elle venait de lui lancer le mot déchet au visage alors qu’elle essayait de lui faire clairement comprendre qu’il pouvait ranger ses commentaires déplacés et ses avances là où elle le pensait. Elle avait horreur d’être regarder comme un morceau de viandes que des chiens affamés pouvaient s’arracher. Quelque chose la répugnait dans ce regard qui s’était posé sur elle.

Plus précisément sur sa silhouette.

Or, alors que le mot déchet franchissait ses lèvres, pendant quelques instants, une fraction de seconde, l’expression de l’ancien prisonnier avait changée.

Venait-elle de le blesser ?

Une part d’elle le niait alors qu’il avait certainement dut en entendre d’autres et qu’il était bien trop orgueilleux et fier pour s’attarder à ce qu’elle, ancienne policière l’ayant mis derrière les barreaux, pouvait bien dire.

Alors que quelque part, au fond d’elle, elle se sentait terriblement coupable.

Ayant toutefois appris avec les années de s’éloigner de ses propres émotions, elle ignora donc tout ce qu’elle pouvait ressentir pour finalement simplement appeler la police. Car s’il s’agissait d’un cas mineur, l’homme qui venait de vandaliser la place et voler l’argent n’en était pas à son premier délit.

Si son objectif n’était pas de le remettre derrière les barreaux, elle ne pouvait tout simplement pas passer outre ce qui venait de se dérouler.

Surtout qu’il n’était pas un adolescent en découverte de lui-même et de l’adrénaline mais bien un adulte même plus âgé qu’elle qui avait fait deux passages en prison et qui, encore, ne semblait rien comprendre aux lois et ce qu’elles étaient.

Pour prévenir sa fuite, Meghan fit appelle aux shikome qui vinrent rapidement former un rond autour de l’homme qui tentait de fuir alors que l’appel avait été fait.

La suite fut plus que surprenante alors que l’une des shikome fut assaillie de balles pour finalement se faire écraser avant de disparaître pour retourner de là où elle venait, le Yomi. Les autres femmes se dandinèrent sur elles-mêmes, peu certaines d’être tentées de connaître le même sort mais toujours fidèle et obéissante vis-à-vis de la jeune femme liée à la déesse de la mort.

Trois des femmes partirent à sa poursuite, accompagnée de l’ancienne policière. Les autres étaient retournées de là où elles venaient, attendant l’appel de la porteuse de la bague.

Elle s’arrêta toutefois dans sa course alors qu’il semblait courir comme si sa vie en dépendait alors qu’il se refusait de se faire attraper par elle ou les créatures qui le poursuivaient, ces dernières étant effectivement mortes.

Des serviteurs d’Izanami qui lui étaient désormais fidèles.

À quoi bon le poursuivre ?

Quelque chose lui disait qu’elle ne le rattraperait pas et, même si elle le faisait, il pouvait lever la main sur elle, chose qu’elle ne pouvait tout simplement pas faire.

Elle ne disait pas cela simplement parce qu’elle était une ancienne policière mais aussi désormais une agent de l’UNISON, mais bien parce qu’elle répugnait à blesser, ce qui était assez ironique, venant d’une ancienne militaire.

Si l’une des shikome venait de s’approcher assez du criminel pour poser une main glaciale sur ce dernier, ses doigts frêles se refermant sur son épaule, elle disparut tout juste quelques instants après.

- Un jour tu apprendras peut-être.

Elle se pinça l’arête du nez avec une expression lasse sur le visage.

Elle n’était plus policière.

Au final, il n’avait pas tout à fait raison. Ce n’était plus de son ressort. Il n’était qu’un criminel parmi tant d’autres qui fourmillaient à Star City.

Certes il y avait une part d’elle qui avait le sentiment qu’il pouvait être sauver. Qu’il avait juste besoin de trouver la lumière dans ce monde si sombre dans lequel il survivait. Meghan était de ces personnes qui aimaient croire au bien fonder des autres. Or, ce n’était pas quelque chose qu’elle pourrait faire en quelques secondes alors qu’elle ne s’était pas gênée pour l’insulter.

Sans compter qu’elle avait d’autres chats à fouetter, notamment avec ses recherches et enquêtes à l’UNISON qui se voulaient très prenantes alors qu’elle s’y donnait à fond pour offrir le meilleur d’elle-même et d’amener ses recherches toujours vers l’avant.

Lorsque les policiers arrivèrent sur place, elle leur indiqua dans quelle direction il avait bien pu s’enfuir.

- Ce n’est que partie remise, Seth.

Et ce, quand bien même doutait-elle qu’il reste calme si elle venait à croiser sa route de nouveau.
 
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