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Ashes to Ashes

 
Message posté : Ven 8 Juil 2016 - 0:13 Message
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Diiing, Siiiing, Diiing, Diii…. TAP !!

Ça c’est ma main qui vient taper le bouton du réveille avec la paume. Je matte l’heure qu’il est….. 7 : 15 A.M du mat.
Lentement j’étire mes bras ainsi que mes jambes, tout en baillant à bouche déployé, puis je vais rejoindre la cuisine pour me préparer un bon petit déjeuner à la fois léger et rapide. Celui-ci ce résume entre trois tranche de pains avec du peur et de la confiture, le tout accompagnée avec un bon croissant. Aujourd’hui est une journée spéciale, puisque c’est la première fois que je vais entamer ma première consultation psychologique à domicile et il n’est pas question que je sois en retard dès le premier jour. Il me faut pas moins de sept minutes pour finir mon petit-dej et 3 minutes supplémentaire pour me vêtir de mon tailleur que j’ai l’habitude de porter durant mes heures de travail en tant que psychologue à la Rhodes Investment. Je saisie les clés de ma voiture ainsi que celles de mon appartement en passant par le meuble entreposer dans le couloir où je passe, puis je quitte mon chez moi en refermant par derrière à clé avant de marcher rapidement vers le parking où est garer ma voiture. Je n’ai pas à m’inquiéter pour Josh puisqu’il possède le double des clés, donc s’il souhaite sortir dehors pour voir un pote à lui, il n’aura qu’à utiliser le double des clés pour sortir et refermer derrière lui en partant. Mesure de consigne que je lui aie fait rentrer tellement de fois dans le crâne que s’est devenue un automatisme pour lui.
Une fois dans ma voiture, je démarre l’engin puis je sors de me place garer près du trottoir du quartier, puis j’allume mon GPS qui m’indique déjà les coordonnée près établie de l’endroit où habite le client que je vais rendre visite aujourd’hui pour la consultation. Je dois avouer que je suis légèrement stressé depuis hier soir. Non pas que c’est ma toute première fois, mais bien parce que mon client est un cas auquel je ne suis jamais tombé depuis que je débute mon métier de psychologue. En effet, je dois rencontrer un certain Eden Freeman que j’ai eu au téléphone, une semaine après avoir postulé mes séances de psychologie à domiciles sur internet. Je ne sais pas grands chose sur lui, juste son identité, qu’il m’a appelé pour que je dois l’aider et que je dois aller le voir à l’adresse qu’il m’a donné et que j’ai écrit sur un bout de papier. Rien de plus. Grace à la magie du web, j’ai vite localisé l’emplacement exact de son habitation que j’ai enregistrée sur mon GPS via mon ordi.

Au bout d’une bonne demi-heure de route et un nombre de virages comme de trajets plus tard, l’adresse me conduit en face d’une modeste maison d’un vert clair, situé dans un quartier tranquille de Ashton dans le district Sud de Star City. La maison à du charme, mais pour ce qui est du jardin….. je n’en dirais pas autant. Avec ça ainsi que les quelques volets fermés en pleine journées, ça lui donne presque des airs de maison abandonnée.
Une fois sortie de ma voiture, avec mon calepin et de quoi écrire dans la poche de ma jupe mi longue, je marche jusqu’à me tenir en face de la porte d’entrée puis j’appuie sur la sonnette sur le côté de la porte avec l’index. La sonnerie retentie de l’intérieur, puis deux minutes plus tard, la porte s’ouvre de l’intérieur par mon client qui se révèle devant moi. Je lui tends la main comme pour l’invité à me serrer la main, le tout avec un air serein.

- Bonjour monsieur Freeman. Madison Yan, je suis la psychologue que vous avez appelé hier. Je peux entrer ?
 
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Message posté : Sam 9 Juil 2016 - 17:04 Message
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Hé, ça tape à la porte, vas voir ce que c'est. Si c'est un autre cul béni qui veut répandre la bonne parole invite-le à venir, ça m'occupera un peu. Je grommelle, allongé dans mon canapé. Je n'avais pas fermé l’œil de la nuit, Fen n'a pas arrêté de parler. Encore et encore. Juste pour le plaisir de m'empêcher de dormir. Ça va faire deux jours qu'il joue ce petit jeu, en d'autres termes je suis claqué. Je me traîne avec peine, l'alien me vrillant le crâne avec ses remarques et son sale rire. Je déambule entre les pièces sombres, le soleil ne passe presque pas à travers les volets. T'aurais pu ranger un minimum bordel. Il n’a pas tort, c'est relativement le bordel ici, dans un coin un tas d'enveloppes que j'entasse sans les consulter, des vêtements par terre, sept boîtes de pizza vide sur la table, mon repas de la veille. D'ailleurs on a la dalle, faudrait voir à se trouver un truc à becter comme la demoiselle qui nous attend dehors, non ?

La ferme...

Je me masse les tempes, arrive devant ma porte, l'ouvre juste assez pour y passer la tête. La clarté du soleil m'agresse, m'éblouit et me fait grogner. Devant moi se tient une femme asiatique, pas très grande, moins de trente ans. C'est elle la nouvelle psy ? Meh, elle ne va pas faire long feu, raison de plus pour qu'elle serve à nous remplir la panse hein ? Je me mords la langue pour ne pas répondre au parasite dégénéré. Elle se présente, c'est donc bien elle Madison Yan, je ne sais pas pourquoi je m'attendais à quelqu'un de plus vieux. Elle tend sa main, je la regarde un instant et la serre rapidement avant d'ouvrir la porte un peu plus pour l'inviter à rentrer.

Bonjour madame Yan, désolé pour le dérangement je n'ai pas vraiment pensé à ranger la maison...

Je ramasse les quelques vêtements sur le chemin jusqu'au salon et fourre la boule de linge dans une panière qui traînait par là. Rappelle-moi déjà pourquoi elle est là ? C'est à cause de moi c'est ça ? Héhé. Je grogne un peu, cet abruti ne se rend pas compte à quel point il me pourrit la vie. Je suis suivi par un psychiatre, à l'UNISON, qui surveille si je tiens toujours pour le boulot. Et j'arrive à le persuader qu'en action je peux me débrouiller. Fen obéi relativement bien dans ces moments-là, quand nos vies sont en danger. Mais en dehors du boulot, c'est un véritable enfer. Il me gâche mes journées et mes nuits, parle et parle encore de tuer et dévorer pour engranger de l'énergie. Il voit les autres personnes comme rien de plus que de potentiels repas, ou des menaces. Ça ajouté au fait qu'il aime particulièrement me remémorer mes pires moments font que j'ai pris l'habitude depuis un moment déjà de suivre une seconde thérapie en parallèle de celle de l'UNISON. Mais mon dernier psy' s'est barré dans une autre ville, m'obligeant à en chercher un autre. Et ce fut sur internet que j'ai trouvé l'annonce de cette psychologue. J'ai été étonné je l'avoue, mais vu que j'avais besoin de quelqu'un pour m’occuper du chaos se déroulant sous ma caboche je l'ai appelé, et nous voilà là. Attend attend...Psychologue ? Pas psychiatre ? Mais merde ça veut dire qu'elle ne va pas pouvoir nous filer ces délicieux médicaments que t'aimes tant ! Ça va être que du blabla. Je fais signe à cette Madison de prendre place sur un fauteuil, vieux et déchiré, mais le seul meuble qui soit véritablement confortable dans ce salon. Je reste debout, me raque la gorge.

Vous voulez quelque chose à boire ? Je n'ai que de l'eau et du jus d'orange...Et vous voulez commencer la séance tout de suite ou bien vous avez des questions ou autre ?


Bon, vu que ça va être chiant, moi je vais faire dodo. T'en aurais bien besoin vu la gueule que t'as, ah mais oui, suis-je bête, je t'en empêche, quel idiot je fais des fois héhé. Je soupire, me frotte les yeux, il m'exaspère de plus en plus. Sans vraiment attendre la réponse de ma nouvelle thérapeute, je ramène sur la table basse deux verres, une bouteille d'eau fraîche et une à moitié vide de jus. Je me sers un peu d'eau et bois tranquillement, m’asseyant sur le canapé, profitant de ce moment de silence que Fen m'offre.
 
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Message posté : Sam 9 Juil 2016 - 22:25 Message
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Le client qui se présente devant moi est un afro-américain qui doit avoir facilement le double de mon âge, soit la cinquantaine. Et à en juger par la mauvaise mine de sa figure ainsi que le froissement de ses vêtements, j’ai comme l’impression de l’avoir déranger dans son sommeil, mais en même temps il est huit heures du matin et qu’il est bien au courant que l’heure de notre rendez-vous est à cette heure-ci. Après, peut-être qu’il a passé une mauvaise nuit comme tout le monde, mais passons.
Il me laisse alors entré dans sa propriété et s’excuse d’avance pour le désordre général qui y règne. Désordre…… c’est un bien grand mot….. une grosse porcherie serait le terme approprier ! Limite, il s’est passé une guerre à l’intérieur. En plus d’être plongés dans la pénombre quasi-totale, j’aperçois une pile d’enveloppe sur une table, masse de vêtement par ci, boites de pizza par là. Sans parler de la forte odeur de pizza froide titillant mes narines sensibles dont je retiens un geste de dégout par ma main. Je sais que généralement on a pas trop le temps de passer le ménage chez soi dans nos semaines de travaux mais quand même !

Mais ce qui m’intrigue le plus c’est avant tout ces échos psychiques qui résonnent dans sa tête, au moment où il se met à grogner dans le vide. Non pas contre moi, mais envers autre chose. En effet, je peux restreindre le champ d’influence de mes pouvoirs télépathiques, afin d’éviter d’être submerger par un flot constant de pensées parasites du voisinage nocif pour ma santé mentale. Toutefois, il m’arrive d’entendre les échos de pensées des gens autour de moi quand ils sont à un mètre de moi. Sauf que dans le cas de monsieur Freeman, les échos semble ne pas venir de lui. J’en tirerais ça au clair plus tard, pour l’instant je me contente d’accepter la proposition de mon client en m’installant sur le vieux fauteuil du salon qui a connue des jours meilleurs, puis d’attendre que Eden revient avec des rafraichissants qu’il dépose sur le peu de place disponible sur la table. Un « merci » courtoie et sincère s’échappe de mes lèvres au moment où je saisie le verre de jus d’orange pour boire une gorgée et de reposer le tout.

- Nan, j’ai pas vraiment de questions à vous poser, pour l’instant. On va commencer la séance tranquillement. Les questions viendront au cours de la séance.

Je sors un calepin ainsi qu’un stylo dans la poche de ma jupe. Je fais une petite rature sur le bord d’une feuille pour être sûr que le stylo soit encore plein, ce qui est le cas, puis je pose la pointe sur la marge pour me préparer à prendre des notes. Mon regard se pose sur celui d’Eden.

- Afin de pouvoir mieux vous aider dans votre thérapie, je vais avoir besoin de connaître votre passé, antécédents majeurs de votre vie et plus particulièrement votre enfance. N’hésiter surtout pas à aborder vos moments douloureux, laisser libre cours à vos pensées, même s’ils sont parfois douloureux à raconter. Je n’interviendrais pas au cours de la séance afin d’assurer le bon déroulement de mon analyse. Je tiens également à vous rassurer que je ne suis pas là pour vous juger, mais bien de vous aider à vous reconstruire. J’ai beau être jeune, je n’en suis pas à mon premier patient et que tous ce qui se dira ici ne quittera pas votre maison. Restera au secret médical.

Le tout avec un ton solennel, bienveillant et désireux d’aider. Le but primordiale que tout psychologue doit savoir est respecter avant tout est la « relation de confiance » avec ses patients, afin de pouvoir aider efficacement ces derniers dans la démarche thérapeutique. Sans quoi, il est vain de continuer et autant changer de métier d’emblée. La confiance est quelque chose de sacré dans mon métier, ainsi que dans mes valeurs. Peut être aurais-je quelques réponses qui sauront répondre sur la cause de ces échos psychiques qui ne semble pas venir d'Eden. Schizophrénie ? Possible....
 
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Message posté : Mer 13 Juil 2016 - 16:09 Message
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Mon enfance ? Je me gratte ma barbe de quelques jours, soupire. Ce n’est pas vraiment une période sur laquelle j'aime me pencher souvent. Mais bon, je sais que c'est un peu la base de toute thérapie, la plupart des choses que l'on fait et ressent sont le fruit d’événements du passé. Je bois encore un peu d'eau, essaye de me détendre. Faut que je me rentre dans le crâne que je n'ai rien à craindre, que Miss Yan est là avant tout pour aider. Elle me rassure, affirmant que rien ne sortira de la maison. Tant mieux, je suppose. J'entame donc mes premiers pas dans ma thérapie.

J'ai eu une enfance...mouvementée...on va dire. Je n’ai jamais connu ma mère, elle est morte en couche. C'est mon père qui s’est occupé de moi. Le vieux était dur, mais vu que j'étais un gamin turbulent je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Je me battais souvent avec les autres, souvent parce qu'ils me traitaient de négro ou je ne sais quoi.

Ouais genre, pour être en toi on sait tous les deux que c'est juste de la connerie. T'aimes juste te battre. Péter des dents et des jambes. Les insultes, c'est juste une excuse, une justification pour rendre ta soif de sang moins monstrueuse. Je me masse les tempes. J'ai bien envie de lui répondre de se la fermer. Qu'il ne sait rien et que de toute façon il est trop dérangé pour comprendre quoi que ce soit. Mais si je commence à parler à voix haute à Fen quelque chose me dit que ma thérapeute risque d'appeler l'asile le plus proche pour m'y jeter. Ou pas, y'a un truc chez elle qui me déplaît. Je sais pas pourquoi, mais je la sens pas. Fais gaffe. C'est ça, il commence à jouer le parano, il ne pouvait pas faire sa sieste ? Je bois encore un coup avant de reprendre.

Me suis engagé dans l'armée très tôt. D’après mon père c'était le mieux à faire vu mes problèmes de comportement...Aussi peut-être parce que c'est ce qu'il avait fait. Vous savez, il devait avoir un brillant avenir dedans, dans l'armée. Mais il a été blessé, salement, et ils l'ont viré. Peut-être qu'il voulait que je reprenne là où il avait arrêté. Je ne sais pas. Quoi qu'il en soit, là-bas j'ai mûri. J'ai appris à faire confiance aux autres, en mes hommes...

Blablabla, la ferme c'est barbant ! Passes aux détails croustillants ! C'est pour ça qu'elle est là hein, elle s'en tamponne de tes années à servir le drapeau. À faire des trucs pas nets à droite à gauche. Non, elle est là pour t'entendre parler de ta gamine et de ta femme. C'est là que les choses deviennent marrantes héhé. Je bois un énième verre d'eau, avec une hâte non naturelle, juste pour m'empêcher de lui répondre. Foutu alien. Mais je dis pas que des conneries ! Fais nous gagner du temps ! Qu'elle dégage de la baraque plus vite, je l'aime pas !

Je...hum...j'avais une famille. Elles sont parties. Pas en même temps, mais c'est de ma faute pour toutes les deux. C'est depuis...ça que rien ne va plus. Enfin y a pas qu'elles, il y a autre chose encore. Mais j'étais déjà dans un sale état avant que ce truc me tombe dessus. Je voulais mourir, vous savez ? Je...


Oulà oulà oulà. C'est bordélique ton histoire. Même moi je m'y perds alors que je sais de quoi tu parles. Évite de tourner autour du pot, t'es pitoyable. Utilise des mots plus précis pour éviter de sortir un charabia de mots sans aucun sens. Je sais pas, dis ''Fen le plus grand de tous les héros'' au lieu de ''ce truc''. Ou encore, au lieu de dire ''ça'' dis ''ma fillette s'est tiré une balle avec mon arme parce que j'suis un père indigne et raté. Ma femme en avait marre d'avoir une épave comme mari et a voulu se barrer. J'ai bu comme un trou parce que je suis une raclure de chiotte. Et le seul moment où j'ai eu des burnes depuis ce fut quand j'ai essayé de me tuer en pleine guerre, mais manque de pot, ma femme étant une naïve bien gentille, elle m'a sauvé la peau en crevant connement'' héhé.

LA FERME !


Je saute presque, lance mon verre sur un mur, il a réussi à me faire péter un câble. Cette foutue...créature est horrible. Je me ressaisis bien vite, ma psychologue a dû avoir une sacrée peur si elle ne s'est pas déjà barrée de là en courant.
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Message posté : Mer 13 Juil 2016 - 20:52 Message
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C’est sans le moindre étonnement que je contemple un Eden assez hésitant à vouloir se jeter au bain et raconter son passé en soupesant sa pilosité facial, alors je me contente d’être patiente en lui laissant le temps de se préparer. Je n’hésite pas à lui dire de prendre tout son temps et qu’il n’y a pas d’horaires à respecter. Pour la majorité des personnes, le début d’une psychothérapie est souvent l’étape la plus dure à passer, car cela revient à s’ouvrir à une personne qu’on connait à peine et dont on ne sait rien. Alors que pour d’autres, ils n’hésitent pas à déballer leurs vies de tous les jours comme s’ils conversaient avec une amie ou un proche de leurs familles. Et il est tout à fait possible que cela se passe autrement pour certains cas particuliers dont je n’ai pas encore rencontrer en tant que jeune psychologue fraichement diplômé.
Eden finit par cracher le morceau, alors que je me prépare à prendre des notes. Mhuum….. bien….. un cas classique d’enfance tourmentée. Perte de sa mère dès sa naissance par fausse couche, enfant turbulent dans la vie de tous les jours, avec une tendance à se battre contre ceux qui le charriaient…. Jusqu’ici rien de très exotique dans ses propos. J’hoche la tête solennellement tout en griffonnant des « mots de repères » comme aide mnémotechniques pour la suite du traitement. Mais peu après avoir finie sa phrase que je reçois une nouvelle fois ces échos psychiques qui reviennent en force, titillant davantage ma curiosité intérieur. Non…. Ca ne peut être l’œuvre d’une quelconque schizophrénie. J’ai comme l’impression que ses mots ne viennent pas uniquement de son passé, mais bien d’autre chose qui se trouve en lui. Probablement dans sa tête, alors je bande légèrement ma volonté pour étendre ma réception télépathique, afin de pouvoir mieux retranscrire ces échos et les rendre plus clair dès qu’ils reviendront.

Eden poursuit en mentionnant son passé militaire en rejoignant l’armée assez jeune, enrôler de force par son paternel, sans mentionner à l’âge exact. Certainement à l’aube de ses dix-huit ans, voir même plus tôt encore. Une décision de son père qui voulait que son fils suit ses traces en essayant de faire mieux que ce dernier qui n’a pas eu cette chance. Mais apparemment, cela aurait amélioré le comportement d’Eden, la rendue plus mature. Comme quoi on peut dire ce qu’on veut de l’armée, elle a quand même l’avantage majeur de sociabilisé les gens !
Encore une fois, les échos psychiques reviennent, sauf que cette fois je les capte plus efficacement et je peux en conclure officiellement qu’Eden possède une chose en lui qui n’est pas humaine. La voix éthérique assez inhumaine en dit long là-dessus. Tous les cas de figures me viennent en tête : cohabitation de deux esprits dans le même corps, symbiote ou cas de schizophrénie rarissime. Je peux entendre cette « chose » parler dans sa tête, en train de l’agacer, ce qui explique logiquement le geste soudainement hâtif d’Eden à boire son verre d’eau. Il est à noter que l’étrange voix est du genre cynique et assez énervant dans son comportement, demandant à l’afro-américain de me dire ce qui est arrivé à ses proches. Je fais donc comme si je n’avais pas remarquer son geste bizarre en focalisant mon regard sur mon bloc-notes.
Comme prévue, Eden annonce qu’il était un père de famille et que c’est depuis la rupture familiale qui est la cause profonde de son mal être. Et j’ai comme l’impression que j’arrive à un passage assez douloureux de son passé pour ne pas préciser la raison qui a brisé son couple. Quand à cette « chose » je sais déjà de quoi il veut parler, mais j’ignore toujours la nature de cette chose. D’ailleurs en parlant d’elle, celle-ci n’hésite même pas à remuer le couteau dans la plaie en balançant avec violence la vérité du drame à Eden qu’il doit dire, plutôt que d’être ambiguë. Tout devient alors limpide…… sa propre fille s’est suicidé avec l’arme à feu de son père car ce dernier était un père négligeant, ce qui a poussé sa femme à divorcer et à plonger Eden dans un début d’alcoolisme aigue. Mais également pour avoir perdue sa femme après qu’elle se soit sacrifiée pour sauver la vie de son ex-épouse. Du moins, je tente de remettre les choses à leurs places, contrairement à cette « chose » qui pervertit la vérité avec une bonne part de mensonge. Oui, je dis bien « pervertit » puisque la chose en question semble s’amuser à faire souffrir Eden qui finit par péter un boulon, vociférant à voix haute de se taire d’une voix tonitruante, envoyant son verre éclater contre un mur sous la colère.

Pour le coup j’ai sursauté subitement, lâchant accidentellement mon stylo par terre. Mon cœur s’accélère brusquement alors que mes yeux s’écarquillent pendant quelques secondes, malgré tout je ne panique pas et je dépose mes affaires pour lever mes mains vers lui pour l’invité à se calmer, tout en restant assis sur le fauteuil troué.

- Vous allez bien, monsieur !? On dirait que quelqu’un vous emmerde. Est-ce….. cette « chose » comme vous dites, qui vous agace ? A moins que ce ne soit autre chose ?

Evidemment je connais la réponse, mais je fais en sorte de ne pas éveillé le moindre soupçon sur ma véritable nature de mentaliste, incluant l’usage très limité de mes pouvoirs psychiques. D’autant plus qu’il n’est pas question que je prenne le risque de me faire repérer en cherchant à sondé l’esprit de cette « chose » dont je ne sais trois fois rien sur elle. Si elle peut communiquer avec Eden par la pensée, cela veut dire qu’elle possède peut être des pouvoirs psychiques permettant de soupçonner toute forme d’intrusions mentale.
Respirant profondément et abaissant lentement mes mains, je tente de consoler Eden et l’aider du mieux possible.

- Ecoutez….. encore une fois, prenez votre temps pour déballer ce qui s’est réellement passé pour que les membres de votre famille vous aient quittés, que ce soit cinq, dix voir une heure s’il le faut. Nulle besoin de me donner les détails les plus horribles, si c’est ça qui vous dérange, okay ? Dites m’en plus sur cette « chose » qui vous tracasse.

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