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Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan

 
Message posté : Mar 1 Déc 2015 - 18:02 Message
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Sept jours.
C’était le temps qui s’était écoulé depuis la rencontre percutante du major et de l’UNISON avec une bande de mercenaires appartenant au groupe Ymir. Une entrevue riche en action et en questions, qui avait laissé un goût d’inachevé dans la bouche du commandant. Toutefois l’homme était un optimiste invétéré : sitôt sorti de l’hôpital pour un contrôle de routine – qui dura quand même quatre ou cinq heures – il s’était engouffré dans le Brett Building pour prendre l’affaire en mains. Il avait beau être cinq heures du matin, il demanda à ce qu’on lui transmette absolument tout ce qu’ils avaient sur Charlie Lane et il chargea également Préto, son petit robot assistant, de récolter et trier toutes les données informatiques rattachées à l’assassinat. Au final, il y avait de quoi remplir plusieurs cartons de paperasse et une quantité affolante de pdf à éplucher. Bien que modestement, la motivation de Gabriel fut légèrement entamée face à l’ampleur de la tâche. Et dire qu’avec tout ça, ils n’avaient encore rien trouvé… Cela allait changer, il fallait que ça bouge.

Les manches retroussées, la tête lourde et plongée dans ses mains, Gabriel pataugeait. Des cartons éventrés jonchaient le sol de son bureau et leur contenu valsait dans son esprit. Les événements, les dates, les détails s’y accumulaient sans fin et toujours rien. Rien de nouveau en tout cas. Le résultat de son enquête pouvait remplir un post-it, et encore. Un mini post-it. D’un geste impatient et brusque il attrapa le combiné de son téléphone fixe pour joindre le poste d’Emily, l’une des personnes qu’il avait chargé de récolter des informations.

« Emily, c’est Gabriel. Dis-moi que tu as les justificatifs de naissance ?
_Désolée Major… Toujours rien.
_Comment est-ce que c’est juste possible ?!
_Je sais pas… C’est le Texas ! Ils ont rien d’informatisé et ils mettent un temps fou à trouver les enregistrements de naissance. Je les appelle toutes les heures, je vous préviens immédiatement si j’ai… Quand j’aurais du nouveau.
_Merci. »


C’était désespérant. Il avait constaté avec effroi que la police n’avait pas jugé intéressant d’interroger les trois frères de Charlie connus de l’UNISON : Seth, Abraham et Terry Lane. Peut-être même n’avait-elle pas eu la connaissance de leur existence à la base. La coopération entre les différents Etats était parfois très complexe et le Texas n’avait jamais pris la peine de sortir les affiliations de Charlie pour aider l’enquête. Quand l’UNISON avait fait les gros yeux, l’administration texane donna toutefois des airs de bonne volonté mais ça ne donnait toujours rien… Il n’allait quand même pas devoir envoyer des agents là-bas pour qu’ils fouillent les étagères par eux-mêmes ?

Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan GmTc4mY« Monsieur, j’ai fini d’éplucher les fichiers, du numéro 3587 au numéro 4325.
_Bien, et tu as trouvé quoi ?
_Quelques mentions d’un Jay, avec des noms de famille rattachés. Cependant j’ai vérifié et aucun ne correspond au visage du mercenaire que monsieur a rencontré, j’en ai bien peur.
_Merde… Continue de chercher Préto, merci. »

Rien ne marchait. Exaspérant. Il commençait à se souvenir pour quelles raisons il avait toujours préféré les interventions à l’investigation.

Cependant, finalement, et après tous ces échecs successifs, une piste s’ouvrit. Directement offerte des lèvres de Rebekha, une info non travaillée tomba du ciel : Charlie avait eu un petit-ami avant de mourir. Cette relation, visiblement secrète, n’était connue de quasiment personne et avait de fait échappée à la vigilance des enquêteurs. S’il n’y avait pas encore de quoi en faire une montagne, il était étrange que ce « Renan Le Guerec » ne se soit pas présenté de lui-même aux services de police quand il avait découvert que sa chérie s’était faite assassinée. Pour cette découverte qui le sortait momentanément de la tourmente, Gabriel enlaça son amie et refusa de la lâcher pendant bien une minute – qui peut-être sembla durer bien davantage pour la prisonnière de l’étreinte. La profileuse délivrée, il fit directement chercher l’identité, l’adresse, et ce que l’UNISON pouvait savoir de ce franco-américain. Résultat ? Un homme bien apparemment, un modeste laveur de vitres inconnu des forces de l’ordre, sans histoires, qui habitait sur la 40ème avenue dans un immeuble sans prétention. Pas de quoi fouetter un chat. Il aurait préféré un champion de boxe sur le déclin, connu pour être dopé et accro aux amphet, ou bien un politicard véreux aux cheveux bien gominés, cela lui aurait facilité la vie. A la place il avait un gentil monsieur tout le monde.

« Bon, je vais lui parler directement, immeuble 325 appartement 927. »

Lana, une lieutenant qui le connaissait depuis bien longtemps, leva les yeux de son ordinateur. Ils savaient tous les deux qu’elle ne l’empêcherait pas d’y aller, mais elle lui intima malgré tout d’une voix ferme. « Vous n’avez pas besoin de vous impliquer personnellement. » Il esquissa un sourire en enfilant son manteau. « Je sais. A tout à l’heure, sois sage. »

Et c’est ainsi que le major se retrouva planté face au fameux immeuble. Une tour assez haute, une vingtaine d’étages à première vue, qui devait desservir une bonne quantité d’appartements. Celui qui l’intéressait était situé au neuvième. Il jeta un regard attentif aux noms des différents locataires inscrits sur les sonnettes, sans rien remarquer d’anormal. Alors qu’il allait sonner, une jeune femme sortit et il en profita pour s’engouffrer à l’intérieur. Tant qu’à faire, s’il arrivait vraiment à l’improviste, cela pouvait être intéressant… Il grimpa à pieds les nombreuses marches qui le séparaient de son objectif, soucieux de ne pas rater un indice en chemin. Mais il ne voyait rien, et ne ressentait pas davantage. Tout était parfaitement quelconque ici.

Il parvint finalement devant la porte et réajusta le long manteau noir qui recouvrait sa chemise bleu clair et son pantalon de costard bleu nuit. Il avait abandonné la veste de costume avant de partir, soucieux de ne pas non plus paraître trop formel. Il avait encore quelques stigmates visibles de son entretien musclé avec Jay, dont les plus visibles étaient une attelle à l’avant-bras droit et un pansement sur le haut du front, qui couvrait une vilaine écorchure presque cicatrisée. Il passa une main dans ses cheveux courts pour se recoiffer, puis celle-ci s’égara sur sa joue – merde, pas bien rasé. Il s’était un peu négligé, ces dernières quarante-huit heures… Tant pis. Il sonna. Il était presque dix-huit heures, Renan serait sûrement rentré du travail avec de la chance. Un peu de cette dernière ne lui ferait pas de mal.

« Monsieur Le Guerec ? » Avec l'accent français en carton qui tue, évidemment. « Je suis le major Gabriel Colt, de l'UNISON. J'aimerais vous parler si vous avez un moment à m'accorder. »
 
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Message posté : Mar 1 Déc 2015 - 19:51 Message
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Officier de la Pénombre
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Renan Le Guerec
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Personnage
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ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
- Déplacement magnétique
- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
- Vol
- Augmentation de la force
- Endurance accrue
- Nanorobots

- Phylactère
- Sérum d'accélération de la croissance

- Lywenn (Banshee)
- Esprit protecteur (Lare)

ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
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ϟ Statut : Divorcé, un enfant
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Charlie Lane n'habitait plus les pensées du français depuis belle lurette. Il avait simplement été contrarié qu'elle ait le mauvais goût de mourir avant qu'il ne puisse lui soutirer des informations, mais avait rapidement rebondi sur la suite. Il y avait bien eu cette tentative d'approche avortée avec l'agent Lawson qui s'était avérée trop méfiante pour qu'il pousse le bouchon plus loin, mais depuis, ses affaires s'étaient centrées sur de nouvelles choses. Un groupe comme SHADOW avait en permanence des enquêtes et des missions à mener.

Ce soir-là, il comptait faire un crochet par son appartement avant de se rendre à Mannheim pour faire le point sur diverses choses, il fut donc assez étonné d'entendre quelqu'un frapper à sa porte. Habituellement, les gens sonnaient au pied de l'immeuble et le Breton pouvait se préparer à recevoir les rares visiteurs qui se pointaient ici, mais il y avait bien quelques exceptions. Les créatures d'Abigaïl prenaient beaucoup de plaisir à ne pas respecter cette règle, tout comme ses voisins et Evey qui possédait une clé de la porte principale et de son appartement. Mais à moins qu'elle n'ait fait du bodybuilding et qu'elle se soit fait pousser une barbe, ce n'était pas la jolie blonde qui se trouvait sur son palier lorsqu'il ouvrit la porte. Une expression de surprise parfaitement sincère se peignit sur son visage et il n'eut aucune peine à reconnaître l'homme qui se tenait devant lui. Gabriel Colt, Commandant de la base de l'UNISON à Star City. Renan avait appris à reconnaître ses adversaires. Que faisait-il ici ? Bonne question ! Le Breton n'aurait jamais dû être amené à rencontre cet homme, donc autant dire qu'une foule de questions se bousculait dans sa tête.

Son expression redevint plus sérieuse lorsque l'homme massacra son nom de famille avant de demander une entrevue. Difficile de refuser, surtout que Renan se demandait sérieusement ce que ce type faisait là, même s'il soupçonnait que cela puisse avoir à voir avec Charlie Lane. Le ton qu'il employa pour répondre était parfaitement normal, volontairement teinté d'un accent français un peu plus prononcé qu'à l'accoutumée.

« Le Guerec.... » Corrigea-t-il en mettant le bon accent. « …. mais oui, entrez donc, je vous prie. »

Il recula afin de libérer l'entrée et laisser l'agent pénétrer dans son appartement parfaitement ordonné. Il referma la porte derrière lui avant de l'inviter à passer dans le salon. Tout était rangé et il était donc difficile de se rendre compte du fait qu'il s'apprêtait à partir ou de se faire une idée à propos de son caractère. Le français désigna les fauteuils au cas où l'homme souhaiterait s'asseoir avant de jeter un coup d’œil vers la fenêtre pour constater qu'il faisait nuit. Les agents travaillaient tous aussi tard ? Son regard se reporta sur l'individu tandis qu'il restait debout, bras le long du corps dans une position d'attente sans culpabilité.

« Je n'ai pas l'habitude de recevoir des agents de l'UNISON chez moi, alors, je peux vous proposer quelque chose à boire ou c'est malvenu ? »

Une manière de proposer un rafraîchissement – ou de quoi se réchauffer vu le temps. S'il optait pour une boisson, le Breton s'occuperait de lui apporter sans avoir à s'éclipser dans une autre pièce, les joies de la cuisine à l’américaine, mais dans le cas contraire, il se contenterait de s’installer sur le siège face à celui de l'homme. Son regard se posa sur lui, histoire de montrer qu'il ne cherchait pas à le fuir.

« Je suis navré, mais je ne m'attendais pas à avoir la visite de quelqu'un de votre service. Si j'ai vu quelque chose que je ne devais pas en lavant des carreaux, je vous assure que je ne le répéterais pas ! » Un peu d'humour ne faisait jamais de mal, surtout que Renan connaissait le caractère du major et savait que c'était dans sa nature. « Enfin, ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour plaisanter, navré. Je peux vous aider en quoi que ce soit ? » Il haussa légèrement les sourcils. « N'hésitez pas à détailler un maximum, parce que j'ai un peu de mal à voir en quoi quelqu'un comme moi pourrait vous être utile. »

Il était de notoriété publique que le français n'avait rien à se reprocher et qu'il menait une existence parfaitement banale, du moins en apparence. Finalement, peut-être que ces années à mener une vie aussi insipide et désolante, allaient enfin servir ?
 
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Message posté : Mer 2 Déc 2015 - 5:11 Message
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L’apparition fut en tout point conforme à ce qu’il avait pu imaginer avant d’entrer. L’homme était désespérément normal, et souriant avec ça. Même lorsqu’il le reprit sur la prononciation de son nom de famille, le major ne le trouva pas désagréable. Et voilà qu’il l’invitait à l’intérieur sans rechigner, sans même lui demander une preuve de son identité. Tiens, oui… Peut-être connaissait-il son visage, tout simplement. Depuis que Gabriel savait qu’il avait une carte à collectionner Star City Heroes à son effigie, il était prêt à croire que le tout-venant pouvait avoir entraperçu sa trombine quelque part. Même s’il n’était pas aussi fameux qu’Eldoth, le bougre n’avait pas une mais deux cartes le représentant… Foutu héros !

« Ah oui, pardon. Le seul accent que je sais faire c’est l’accent irlandais. Il suffit de faire comme si on mâchait une patate chaude en permanence. »

Égal à lui-même, le commandant n’avait pas l’intention d’apparaître comme une menace. Après tout, Renan ne savait sûrement même pas pourquoi un agent de l’UNISON débarquait chez lui, il était inutile pour l’heure de lui mettre la pression. Il entra avec un sourire et fit quelques pas avant de déboucher sur le salon pour découvrir un intérieur d’une impeccable sobriété. Tout était très rangé et net, rien ne dépassait, et l’endroit dégageait… Une étrange froideur. C’était sans doute en raison de l’absence de décorations, de photographies et de… ‘vie’, en quelque sorte. Le lieu ne semblait pas spécialement habité par son locataire, ni par qui que ce soit.

« Vous habitez ici depuis longtemps ? »

Une simple question à la cantonade tandis qu’il acceptait l’invitation et s’installait dans l’un des fauteuils. Tellement confortable. Se retrouver dans un siège moelleux lui fit soudain réaliser qu’il avait mal au dos et aux épaules à force de rester au bureau pendant des heures – et d’être vieux, aussi. La proposition du français était toute bienvenue.

« Ce serait peut-être indécent de boire du chouchen maintenant » Répondit-il, une risette en coin. C’était bien entendu une familiarité destinée à rendre l’atmosphère sympathique mais également un moyen détourné de montrer que oui, il y avait quand même eu une petite enquête sur sa personne. « Mais un café si vous avez, ce serait parfait. » Il suivit du regard sa mouvance jusqu’à la cuisine américaine. Il paraissait tout à fait calme et détendu, quoique légèrement surpris d’avoir un agent dans son salon. C’était compréhensible, bien que la plupart des gens qu’il avait visité dans sa carrière montraient plutôt des signes de panique plus ou moins vive. Même quand ils n'étaient coupables de rien.

Un rire répondit à la boutade plutôt bien vue de Renan. De l’esprit, tant mieux, même si ceux qui en possédaient pouvaient être les plus retors. « Bonne nouvelle ! Je ne tiens pas à ce qu’on sache mes penchants pour Judy de la compta. » D’un geste de la main il balaya les inquiétudes de son interlocuteur puis reprit un air plus sérieux quand celui-ci s’enquit finalement du pourquoi de la visite.

« Je suis navré d’avoir à être indiscret. J’ai appris que vous étiez le compagnon de Charlie Lane, quand elle a été assassinée. Pour être honnête la police ou l’UNISON auraient dû venir vous trouver depuis longtemps pour poser quelques questions en rapport avec l’enquête, mais… Presque personne ne semblait au courant, apparemment. » Hormis la meilleure amie de Charlie, mais Gabriel n’avait pas besoin de révéler ce type d’information. « De nouveaux éléments sont apparus dans cette affaire et c’est un peu par hasard que mes services ont appris votre relation. Vous étiez bien encore ensemble, le 5 mars dernier ? » Il s’agissait plus d’une vérification de routine, il ne pensait pas que Renan s’amuserait à nier. Toutefois il n’était pas exclu que les tourtereaux se soient séparés en amont… « J’aimerais savoir si, à votre connaissance, Charlie avait reçu des menaces ? De par son métier elle avait des ennemis, mais peut-être avez-vous entendu des remarques, ou bien avez-été témoin de conversations… inhabituelles ? Tout ce dont vous pouvez vous souvenir peut être utile. Je m’excuse par avance de réveiller des souvenirs probablement douloureux. » Ou pas. Il n’était pas facile de feindre la peine, si Renan simulait, il avait toujours une chance de le percevoir.

« Vous vivez seul ici ? »

Gabriel faisait toujours cela, parfois à l’exaspération de ses collègues. Toutefois changer brutalement de sujets de conversation en posant une question d’apparence anodine permettait parfois de déstabiliser et déconcentrer ceux qui restaient sur leur garde. Le major ne portait pas des soupçons très forts sur Renan, mais écarter la possibilité qu’il soit lié au meurtre de Charlie serait une faute professionnelle qu’il ne se permettrait pas.
 
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Message posté : Mer 2 Déc 2015 - 20:24 Message
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Renan Le Guerec
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ϟ Âge : 32
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Renan ne fut pas spécialement étonné d'entendre la question visant à savoir depuis combien de temps il vivait ici. Les gens la posaient souvent en constatant que son appartement était... légèrement épuré dirons-nous. Il hocha la tête.

« Une dizaine d'années. »

Et il n'aurait aucune peine à récupérer la caution, c'était certain ! Toujours est-il qu'il avait l'excuse de l'éducation qui lui avait été dispensée : son grand-père étant un ancien militaire, son oncle avait eu la même éducation stricte et la lui avait transmise. Disons qu'il aurait pu faire un excellent militaire s'il s'était lancé dans cette carrière, mais il avait préféré la possibilité de devenir le futur dirigeant d'un groupe de Super-Vilains.

En entendant le major parler de chouchen, Renan put constater qu'il s'était renseigné. Il avait vécu suffisamment longtemps en Amérique pour savoir que les habitants de ce pays ne connaissaient strictement rien à la France. La plupart n'auraient pas été capables de citer un seul plat ou alcool de ce pays, alors de sa région natale... Oui, l'agent n'était pas venu ici les mains dans les poches, mais Renan n'en attendait pas moins du Commandant de la base de Star City ! Un adversaire à sa hauteur, en toute modestie.

Après quelques plaisanteries, le visiteur en vint donc à la raison de sa venue ici et Tesla put constater que c'était bel et bien ce qu'il avait soupçonné. Dire que personne n'était censé être au courant de leur relation... L'agent Lawson l'avait été, maintenant lui... d'ailleurs peut-être que c'était cette femme qui lui en avait parlé ? Possible. Renan observa son interlocuteur avec attention, écoutant patiemment tout ce qu'il lui expliquait, laissant de temps en temps paraître un voile attristé dans son regard, mais en veillant à ne pas en faire trop. Cela dit, la dernière question l'étonna un peu. En quoi les choses seraient-elles différentes s'il vivait avec quelqu'un ?

« Oui. Et Charlie n'a jamais habité ici, même provisoirement. »

Une manière de dire que cet appartement n'avait rien à voir avec leur enquête. Elle y avait bien passé quelques nuits, tout comme lui avait parfois été lui rendre visite, mais ce n'était pas vraiment qualifiable de « lieu de vie » pour autant. Et comme il ne comptait pas aborder ce sujet, Renan embraya sur la suite.

« Je ne vais pas vous mentir : je suis surpris que vous soyez au courant de cette histoire. Je présume que c'est l'agent Lawson qui a dû vous en parler ? À moins que vous étiez l'un de ses amis... » Il haussa les épaules. « Je sais que j'aurais dû me présenter aux autorités et je suis vraiment désolé que vous ayez dû vous déplacer. Vous avez certainement des tas d'autres choses à faire que passer chez les relations de vos anciens agents, mais je ne pensais pas que c'était nécessaire. » Il le regarda avec sérieux. « Nous étions encore ensemble oui, c'était le cas jusqu'à cet incident. Cela dit, c'était relativement récent, bien que je la connaissais depuis beaucoup plus longtemps. » Ils avaient été voisins avant qu'elle ne devienne célèbre. « Mais nous n'avons jamais trop parlé de ses affaires ou des choses de ce genre. Elle n'aimait pas inquiéter les gens, donc elle cachait les problèmes qu'elle avait. Et moi... disons que je n'aime pas spécialement que les gens se mettent en danger, alors je ne cherchais pas vraiment à savoir ce qu'elle faisait. »

Il ne plaida pas en sa faveur, mais si jamais l'agent s'interrogeait sur cette « passivité » qu'il avait pu avoir, Renan avait déjà une réponse toute faite : une précédente relation où il avait seriné à sa femme qu'elle devait arrêter son métier et qui s'était mal terminée. Cela dit, donner trop de détails pourrait paraître suspect, il se contenta donc de répondre aux questions, mais sans entre davantage dans les détails secondaires.

« Mais j'avais cru comprendre que ce n'était pas dirigé contre elle ? L'agent Lawson m'a dit que ses affaires n'entraient pas en ligne de compte. » Il fronça légèrement les sourcils. « Enfin, pour les conversations inhabituelles.... » Il marqua une pause, détournant le regard en prenant un air pensif. « …. il y a peut-être sa récente dispute familiale. Je ne sais pas ce que vous avez comme informations à ce sujet, mais ses relations avec ses frères et sa mère n'étaient pas vraiment au beau fixe. Je crois qu'elle s'était froissée assez sérieusement avec son frère cadet et ça l'avait beaucoup affectée. Mais je ne sais pas si ça a quelque chose à voir avec cette histoire... » Il esquissa un bref sourire sans joie et désolé. « Comme je vous l'ai dit, je pensais vraiment que je ne savais rien qui pourrait faire avancer votre enquête. Mais je suis navré de vous avoir compliqué la vie, surtout que ça doit vous sembler un peu étrange comme situation... » Cacher qu'on était casé avec une célébrité, c'était assez inhabituel. « Cela dit, si vous vous déplacez en personne, c'est que vous avez découvert quelque chose d'important je présume ? »

Il avait emprunté le ton d'une personne curieuse, mais uniquement parce que cela concernait un proche. Il voulait donner l'impression de ne se sentir concerné qu'à cause de Charlie. En vérité, c'était plutôt le contraire, il s'en fichait pas mal de la jolie blonde, mais voir les capacités du Commandant à l’œuvre l'intéressait sincèrement.
 
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Message posté : Jeu 3 Déc 2015 - 5:38 Message
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Malgré la surprise de sa visite et le fait que la mort de Charlie datait de plusieurs mois, Renan Le Guerec fit preuve d’une belle perspicacité. Il avait déjà déduit que le major avait eu vent de sa relation grâce à une autre agent de l’UNISON, et qu’il avait dû trouver ça suspect que le petit-ami – même secret – de la victime n’avait pas jugé utile de se présenter devant les autorités en charge de l’enquête. Il donna des explications claires, compréhensibles et sensées. Gabriel percevait de la tristesse dans sa physionomie, mais rien de forcé. Le Bretton semblait sincèrement peiné de ne pas être en mesure d’offrir des éléments d’enquête percutants, et confia également que l’avocate ne s’était pas étalée en babillages sur ses tracas et d’éventuels risques pesant sur sa vie. Rien qui sorte de l’ordinaire, en tout cas.

« Je comprends. » Concéda Gabriel avec un sourire, car il n’avait nulle envie de blâmer son interlocuteur. C’était plutôt les enquêteurs qui avaient mal fait leur boulot, en l’occurrence. « Mais avec une avocate et agent de l’UNISON, et avant elle une ex-femme journaliste si je ne me trompe pas, vous ne choisissez pas les femmes qui vous donneront le moins d’inquiétudes Renan. »

Une remarque malicieuse et anodine, mais quand même, le petit monsieur honnête au minois agréable mais sans prétention avait tout de même attiré jusqu’à lui deux sublimes jeunes femmes aux carrières impressionnantes, et l’une d’elles était rien de moins qu’une célébrité. Il y avait un truc, là non ? C’était quoi, sa technique de drague infaillible ? Et pourquoi, s’il désirait le calme, il s’énamourait de donzelles aux existences trépidantes et potentiellement dangereuses ? Le cœur a ses raisons, blablabla ? Quand même, c’était surprenant. Pas forcément… Louche, ou inquiétant, mais notable, et Gabriel en prit donc bonne note.

Alors que le commandant commençait à penser que le voyage était peut-être vain, Renan lâcha une information intéressante et inédite. Enfin, pas complètement, il y avait eu des échos mais jamais quelque chose d’aussi net et précis que maintenant : Charlie était en froid avec sa mère, mais surtout, avec ses frères et s’était froissée avec l’un d’eux peu avant de mourir. Sauf que pour le moment et grâce à la fantastique administration texane, Gabriel ne connaissait que trois frères Lane, et c’était des frères aînés. Il y en aurait un quatrième plus jeune… ? Il n’avait pas l’intention de prendre des atours de charognard et de bondir sur ce renseignement sur l’instant, mais il devrait creuser, indubitablement. Enfin Renan, qui semblait avoir dit pour l’heure tout ce qui lui passait par la tête, s’enquit naturellement de l’état de l’enquête – qu’il devait croire fermée, depuis le temps. Et il avait raison.

« En effet. Vous avez bien deviné, j’ai discuté avec l’agent Lawson et je me suis rendu compte que personne n’était venu vous voir, et cela valait la peine de se déplacer pour vous rencontrer. Cependant, il s’est bien passé quelque chose pour qu’on s’intéresse de nouveau à l’enquête car comme vous le savez sûrement, à défaut de coupables, elle avait été classée. Vous comprendrez que je ne peux pas en dire plus pour le moment. »

Il comptait, éventuellement, lâcher quelques bribes au cours de la conversation pour appâter le chaland s’il sentait que c’était nécessaire pour ferrer l’homme. Ce n’était pas encore le cas, et il avait maintenant tout autre chose en tête. Pensif, il faisait lentement tourner sa tasse de café brûlant entre ses doigts et en contempla la couleur profonde, instaurant volontairement un silence qui dura peut-être plus d’une minute. Puis doucement, le major se mit à parler avec la voix calme, posée, profonde et caractéristique du conteur.

« Vous savez… J’ai toujours été passionné par les métiers comme le vôtre. Et je parle sérieusement. Vous arrivez à un endroit, vous montez un échafaudage ou vous vous pendez sur une corde accrochée au toit, et d’un coup, vous avez à la vie. La vie vraie, la vie ordinaire. Vous avez… Des petits aperçus de l’existence des gens. De leur intimité. Juste des petits coups d’œil alors que vous nettoyez les carreaux. »

Alors que les mots, fluides, glissaient sur sa langue il avait relevé la tête pour sourire avec bienveillance à son interlocuteur. Et dès lors il ne lâcha plus son visage des yeux, mais ne demeura pas immobile pour autant : ses mains accompagnaient ses paroles et ses expressions changeaient en rythme avec le récit.

« J’ai un ami maçon, qui pose des fenêtres double-vitrage et se fait une petite fortune avec son entreprise. J’adore l’écouter raconter des histoires. Le bébé, qui pleure toute la matinée dans son landau sans que personne ne vienne le voir. Pourquoi personne ne vient calmer ce bébé ? C’est horrible un nourrisson qui hurle, ça fait mal au cœur, puis ça brise les tympans, ça vous empêche de vivre. Pourquoi personne ne bouge ? » Il se laissa un peu aller en arrière pour caler son dos contre le dossier du fauteuil, et humecta ses lèvres avant de poursuivre. « Ou alors une femme qui se maquille et se pomponne pendant des heures et quand elle sort de la salle de bains, elle vient se mettre devant la télévision et elle pleure devant une tv novela. Pourquoi est-ce qu’elle pleure devant une émission aussi caricaturale ? Qu’est-ce qu’elle voit, qu’est-ce que cela nous dit sur elle ? Elle se fait belle pour sortir, pour croquer la vie, faire des rencontres, mais elle va tomber sur des cons, sur des gens vains, elle le sait. Alors peut-être qu’un peu de paillettes ça lui donne le courage de continuer à chercher. » Il réfléchissait en parlant, si bien que sa voix s’éteignait doucement quand il terminait une phrase… Gabriel choisit alors de ralentir sa cadence et s’exprima soudain avec moins de passion, de questionnement, pour adopter un ton plus neutre et en même temps acéré, comme si les mots s’extirpaient de ses lèvres avec difficulté. « Il y a aussi ce gars qui rentre tous les jours à dix-sept heures douze, son gamin vient l’accueillir puis sa femme lui demande comment s’est passée sa journée. Et systématiquement, il va s’ouvrir une bière, puis il regarde les actus, et les horreurs du monde pendant que son gosse joue et que sa femme fait à manger. Tout est tellement normal. Et un jour, alors que mon ami a enfin fini son travail qui a duré plusieurs jours, il descend jusqu’à la fenêtre et toque doucement pour les prévenir. Mais personne lui répond, alors que la télévision est allumée et que le petit train du gosse tourne encore en rond sur son circuit. Il tape encore. Puis il voit enfin que plus rien n’est normal. Le gars, pourtant identique à des centaines d’autres qu’il a déjà vu de l’autre côté de la vitre, a plombé sa femme, son gamin, puis s’est tiré une balle dans le crâne. Comme ça. Il m’a expliqué que depuis ce jour, quand il descend à une fenêtre, il regarde plus qu’avant. Il essaie d’être attentif aux signes. »

Le commandant décolla son dos du siège et se pencha un peu sur l’avant, ses deux mains devant lui, l’une contre l’autre tandis qu’il observait avec attention le regard et les traits de son vis-à-vis. Il baissa d’un ton et subtilement sa voix devint plus grave – plus concernée, peut-être ?

« Mh… Vous êtes un homme grand, on doit faire à peu près la même taille. Et vous avez une posture de militaire, vous savez ? Vous vous tenez droit. Votre boulot est physique mais vos épaules ne s’affaissent pas. Et les cheveux aussi, je connais bien cette coupe. Habituellement, dans la rue, vous ne passez pas forcément inaperçu… Mais quand vous êtes à votre fenêtre, le monde… Le monde ne vous oublie pas, mais il vous intègre. Vous êtes un élément d’un décor normal, rassurant, auquel chacun est habitué. Mais vous avez vos yeux, vos oreilles, et personne pour vous dire de regarder ailleurs ; vous êtes là pour laver ce carreau. Alors personne ne se méfie. Parfois… J’aimerais être un laveur de vitres. J’aimerais me faufiler dans un endroit, et écouter les murmures. Voir les gestes quotidiens, répétitifs, l’ordinaire avant que l’extraordinaire ne s’infiltre. Je vois toujours que l’après. Quand c’est arrivé. Quand les gens ont déjà caché les évidences, et que tout le monde se tait. »

Si ses traits avaient un temps perdu de leur gaieté, Gabriel ponctua l’instant d’un sourire tranquille. « Mais je n’insinue pas que vous espionnez les respectables citoyens de Star City mh ? Ahah ! Surtout un français, votre pays a plus de respect pour la vie privée que les Etats-Unis, où tout le monde veut savoir avec qui couche son voisin et pourquoi sa femme fait pas du poisson le vendredi. » Et il n’y avait rien d’inventé là-dedans ! « Toutefois… Je suis venu ici avec une idée derrière la tête, c’est vrai. » Il posa machinalement son index gauche sur sa tempe, fit mine de réfléchir une kyrielle de secondes puis reprit d’un ton facétieux. « Je me suis dit, oh, ce Renan doit être attentif aux petits détails, aux gens. Et je m’étais pas trompé. Parlez-moi de ce frère, si vous voulez bien. Qu’est-ce que vous savez de cette dispute, exactement ? Je sais que ses frères aînés ont des casiers fournis, mais le cadet est sans histoires. » Il le déduisait, puisque jusqu’à présent il n’avait jamais entendu parler de lui. « Pourquoi se disputer avec lui ? Et… Est-ce que vous savez, également, s’ils ont eu la chance de pouvoir se réconcilier ? »
 
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Message posté : Jeu 3 Déc 2015 - 16:23 Message
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Officier de la Pénombre
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Renan Le Guerec
Officier de la Pénombre

Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
- Déplacement magnétique
- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
- Vol
- Augmentation de la force
- Endurance accrue
- Nanorobots

- Phylactère
- Sérum d'accélération de la croissance

- Lywenn (Banshee)
- Esprit protecteur (Lare)

ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
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Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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- Coupure
- Animation des machines
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Renan ne fut guère étonné d'entendre son interlocuteur parler de son ex-femme. Il avait dû mener sa petite enquête et peut-être savait-il quelle était la relation des deux jeunes femmes ? Possible. En tous les cas, le français voyait qu'il avait affaire à une personne qualifiée et appliquée, même si c'était assez logique venant d'une personne à ce poste et avec ce passif. Il esquissa un léger sourire à son tour.

« À ma décharge, les deux fois je n'avais pas prévu que ça se termine de cette manière. »

Ce qui était plutôt faux en vérité. Dans le cas de Kailee, il avait été prévu dès le début qu'il parvienne à entrer dans ses faveurs, mais Charlie, c'était différent. Renan s'était présenté à elle en pensant simplement faire jouer la corde de l'amitié avec son ex, mais comme elle avait semblé être sensible à ses charmes, il avait tenté sa chance de ce côté – même si l'agent Lawson avait semblé désapprouver qu'il puisse fréquenter la meilleure amie de son ex. Certainement un comportement typiquement féminin....

Quant à la suite... l'information visant à lui confirmer que quelque chose s'était bien produit était à double-tranchant. Renan était intrigué, mais il ne pouvait pas aller à la pêche aux informations sans avoir l'air suspect et avec un type aussi dégourdi que le major, ce serait bien trop risqué. Il acquiesça donc d'un hochement de la tête lorsque ce dernier lui déclara qu'il ne pouvait pas lui en dire davantage, se contentant d'un « Bien évidemment. » pour toute réponse et fit mine de passer à la suite. Mais il se renseignerait à ce sujet, peut-être en demandant à Zoey qui devait avoir accès à quelques informations vu son statut à la mairie...

Mais il dût mettre cela de côté lorsque le Commandant reprit la parole pour lui parler de son métier. Passionné par le lavage de vitres ? Renan arbora une expression un peu surprise, celle empruntée par les gens qui ne savaient pas dissimuler leurs pensées, tout en le fixant avec sérieux et intérêt. Ses paroles, anodines en apparence, cachaient pourtant une sorte d'avertissement aux yeux du français. Difficile de ne pas se sentir visé alors même qu'il était devenu laveur de vitres pour toutes ces raisons : voir sans être vu, avoir des excuses pour se trouver à tel endroit, à tel moment... Assurément, le métier était une bonne planque. Personne ne faisait attention au type qui s'occupait d'astiquer vos carreaux. Il allait devoir se méfier de ce type, très sérieusement même, cependant Renan prit soin de conserver une expression un peu perdue, semblant attendre une conclusion bien précise alors qu'il avait déjà plus ou moins compris où le major voulait le mener. Charlie n'était peut-être qu'une excuse, ou du moins elle servirait d'excuse si cet agent le trouvait suspect. Il était donc vitale de gommer les zones d'ombre qui pourraient le mettre en lumière, justement.

Les lèvres de Renan restèrent scellées jusqu'à ce que son interlocuteur ne dévoile la véritable raison de sa venue ici. Il prit quelques secondes pour réfléchir, déportant son regard du visage du major pour le laisser se promener sur les vitres – propres, évidemment – comme s'il remuait ses pensées. Finalement, un sourire en coin ourla ses lèvres, un peu amusé, mais aussi désolé.

« Votre vision du métier de laveur de vitres est bien romanesque. Je suis certain qu'il doit exister des gens capables de faire ce que vous venez de dire major, mais je ne sais pas si c'est mon cas. » Il posa ses yeux mordorés sur lui. « Je ne suis pas entré dans le métier parce que je voulais aider les gens, je l'ai fait parce que mon tuteur travaillait là-bas et que sans diplôme et avec un accent étranger, je ne pouvais pas prétendre à grand-chose d'autre. » Ce qui était parfaitement crédible. « Mais vous avez raison sur un point : je fais attention aux détails. Cela dit, j'ignore si j'ai interprété les choses correctement et ça, vous en conviendrez que ce n'est pas une question de métier. »

Il aurait pu prétendre qu'il ne passait pas son temps à regarder par les fenêtres, mais comme le major avait parlé de son côté observateur pour aborder l'affaire de Charlie, nier aurait été suspect. Il choisit donc de lâcher les informations à sa disposition afin de pouvoir gagner un peu de capital sympathie auprès de son interlocuteur.

« Je ne sais pas grand-chose sur ce frère... Charlie n'en parlait pas beaucoup, elle était du genre assez secrète et la famille semblait être un sujet sensible. De ce que j'ai cru comprendre, le cadet était le seul à continuer à la voir après qu'elle ait repris contact avec eux il y a deux ou trois ans. Ils ne s'étaient pas quittés en très bons termes avant. » Des informations que beaucoup de monde pouvait avoir. « Mais elle m'avait parlé d'une nouveauté... vous savez peut-être que leur père est parti quand ils étaient jeunes ? Enfin, apparemment il a refait surface en prétendant que Charlie était son seul enfant et que les autres venaient d'un autre type. Visiblement, d'après ses dires, elle n'avait aucun lien avec les autres, donc elle a été en parler avec lui. » Ça, c'était déjà plus secret. « Il semblerait qu'il ait mal pris la chose et quand elle a voulu faire un test ADN, il a refusé et lui a dit de sortir de sa vie. Enfin... » Il fronça les sourcils. « Il n'a pas dit les choses aussi clairement. Elle m'a dit qu'il lui avait juste dit au revoir. Et qu'apparemment ils ne se saluaient jamais les fois précédentes, donc qu'elle l'a pris pour un adieu. » Il haussa les épaules. « Je ne sais pas s'il y avait moyen qu'ils se réconcilient. En tous les cas, ce n'était pas encore fait lorsque c'est arrivé. Il avait disparu de la circulation, elle n'a pas réussi à le retrouver. » Il marqua une pause. « Je ne l'ai jamais rencontré, visiblement il n'appréciait jamais ses compagnons alors... mais vous devriez peut-être aller voir ses autres frères. J'ai cru comprendre qu'ils étaient très liés, ils en sauront certainement plus que moi. » Une nouvelle pause. « Mais je crois qu'ils n'aiment pas trop les autorités. Enfin, vous devez le savoir, vous avez l'air d'avoir bien fait vos devoirs. »

En référence à ce qu'il savait déjà sur lui. Quoi qu'il en soit, le Breton avait pris garde à se contenter de dire ce que Charlie lui avait effectivement transmis et non ce qu'il avait pu apprendre grâce aux enquêtes de ses agents à propos de l'entourage de la jolie avocate. Toujours aussi droit dans son siège, le trentenaire termina d'un ton posé :

« Les histoires de famille sont toujours compliquées, mais avec eux je crois que c'est encore pire. Elle ne m'a jamais tout expliqué parce que c'était bien trop alambiqué pour être résumé, je ne sais vraiment pas si vous réussirez à démêler ce sac de nœuds sans elle. »

C'était assez surprenant qu'il s'intéresse à ce frangin. Renan était sûr qu'il n'avait rien à voir dans sa mort. Il donna l'impression d'hésiter à ajouter quelque chose et le fit finalement.

« Comme vous avez soulevé mon soi-disant don pour l'observation.... je présume que vous devez penser qu'il a quelque chose à voir dans cette histoire si vous le cherchez ? Honnêtement, je pense que vous perdez votre temps. Ils ne se le disaient pas, mais je suis certain qu'ils s'aimaient vraiment. Il lui avait offert des fleurs pour son anniversaire et croyez-moi, vu le portrait qu'elle m'en avait fait, ça n'avait pas l'air d'être dans ses habitudes de faire des tels gestes pour des gens qui ne comptaient pas pour lui. »

Maintenant, il ferait bien ce qu'il voudrait de ces informations !
 
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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Rammstein



Message posté : Jeu 3 Déc 2015 - 19:11 Message
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En plus de ses autres manifestes qualités, Renan était aussi un homme modeste. Il fallait donc être humble pour plaire à une femme comme Kailee Le Guerec, le major en prenait bonne note – il avait fait des recherches et trouvé quelques clichés de la divorcée : une douceur pour les yeux. Son interlocuteur expliqua avec le calme qui le caractérisait son propre point de vue, auquel Gabriel fut prompt à additionner une remarque de son crue. « Oh, arrêtez. Votre accent est sexy en diable. » C’était discret mais difficile à manquer pour une oreille américaine, pour qui le folklore de la langue se limitait aux rudes intonations texanes. Et le français, même bretonisé, était une délicatesse agréable pour ses tympans.

L’homme lui fit ensuite part de ses souvenirs, de ses observations et les agrémenta de quelques réflexions personnelles qui laissèrent le commandant pensif. En effet il connaissait les grandes lignes des aléas familiaux de Charlie Lane, qui avait grandi dans une famille pour le moins dysfonctionnelle. Même si Jay avait souligné qu’elle était probablement celle qui avait abandonné, voire trahi les siens, il avait des difficultés à abonder complètement le discours du mercenaire. En revanche il ne savait rien de cette péripétie : l’avocate ne serait que la demi-sœur des quatre frangins ? Ce genre de révélation à froid pouvait attirer de nombreuses réactions négatives en chaîne, ou suscitait des ressentiments divers et variés… Est-ce qu’il pensait pour autant le cadet capable de tuer son aînée, sur la base d’un soupçon génétique ? Difficile à dire, tant qu’il n’avait pas eu la personne sous les yeux. Toutefois sa disparition subite et le fait qu’il n’avait pas réapparu non plus à la mort de Charlie était, au minimum, troublant.

Le Breton ne pensait pas que le cadet était lié au meurtre, et expliqua cela par le sentiment universel capable de générer les actes les plus beaux et altruistes, tout comme des attitudes destructrices : l’amour, bien sûr. Le silence de Gabriel ne demeurait jamais bien longtemps, aussi ponctua-t-il l’opinion de Renan d’un hochement de tête absorbé puis prit à son tour la parole.

« Les gens sont rarement ce qu’ils sont supposés être. Ou ce qu’ils paraissent être. Vous seriez surpris de voir que le type aux pitbulls que tout le monde pense dangereux et dérangé peut être prévenant et le premier à remarquer que la vieille voisine du second n’ouvre plus ses volets à six heures. Et que la gentille petite dame qui travaille pour la mairie a un soir, après l’anniversaire un peu arrosé d’une copine, renversé une gamine sur la route puis s’est barrée sans jamais rien dire à personne. » Il prit enfin une gorgée de son café encore très chaud avant de poursuivre. « Les gens… Sont vraiment très surprenants. » Rarement là où on les attendait, si l’UNISON lui avait bien appris une chose, c’était cela. « Je ne dis pas qu’il y a forcément un lien de causalité, bien sûr. Mais je ne crois pas non plus que les sentiments préservent de la violence, ou des erreurs. » Cela pouvait même être le contraire. Et Gabriel le savait, très intimement.

« Merci beaucoup en tout cas, pour toutes ces informations. Il faudra que je rencontre ces Lane, ils ont l’air d’être des bonhommes absolument charmants, mais vous avez sûrement raison à propos de ce frère… Merde… » Il reposa sa tasse en fronçant les sourcils et releva sa main indemne jusqu’à son menton, puis il se mit à frotter pensivement la barbe qui s’était installée là. « C’est bête, il m’a paru tellement discret depuis le début de mon enquête, que je n’ai jamais vraiment fait attention à lui. »

Bel acteur, n’est-ce pas ? Un talent qu’on ne lui reconnaissait pas assez souvent à son goût ! Les yeux dans le vague durant quelques secondes, il les remonta finalement jusqu’au minois aimable de son hôte.

« Je fais de longs blablas, mais moi aussi, je finis par intégrer et ne plus faire attention aux gens qui sont de l’autre côté de la vitre… Et ceux qui veulent se faire oublier. » Il était toujours difficile de savoir si le major faisait volontairement des sous-entendus, tant son sourire était généreux et amical. Pourtant, il savait parfaitement qu’il instaurait un climat pressurisant où rodait le soupçon. En revanche il ignorait ce qu’il traquait, et pour être honnête, Renan lui paraissait bien sous tous rapports. Toutefois les individus calmes devaient être provoqués, c’était indispensable – et plutôt stimulant, en plus. « J’en ai même oublié son prénom, du coup. Peut-être que vous vous en souvenez, vous ? »

L’interrogation était posée d’un ton badin et dégagé. Il aurait aimé l’apprendre maintenant mais il savait qu’il finirait par le savoir – même s’il devait aller au Texas lui-même pour arracher les registres de naissance ! « Mais comme vous dîtes, la famille, c’est compliqué. J’ai quarante ans et mes parents sont encore sur mon dos régulièrement. Pas plus tard qu’hier ma mère m’a appelé pour me dire qu’elle avait trouvé une paire de chaussettes avec Le Corbeau II dessus – elle m’offre toujours des chaussettes pour Noël. Vous le croyez, ça ? » S’il espérait amener une conversation pleine de franche camaraderie et de confidences en tout genre ? Mais non, enfin ! Vous voyez le mal partout.
 
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Message posté : Jeu 3 Déc 2015 - 22:19 Message
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Renan Le Guerec
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Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
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- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
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- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
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ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
Même s'il avait réellement connu et fréquenter le frère de Charlie, Renan n'aurait pas cherché à le défendre face aux pseudos-accusations du major. S'il avait envie de le coller en taule, c'était son problème et il était hors de question qu'il prenne de risques sous prétexte qu'il s'était envoyé sa sœur. D'ailleurs, les arguments avancés étaient tout à fait logiques et réalistes, la preuve : Renan avait adopté une vie parfaitement normale alors qu'il était certainement à l'opposé de cette image. C'était le cas de tous les agents de l'organisme auquel il appartenait, alors en effet, les apparences étaient trompeuses. Mais très franchement, le Lane dont ils parlaient semblait avoir le QI d'une huître paraplégique, alors Renan doutait qu'il soit capable de faire preuve de tant de finesse. Apparemment, Charlie était la seule à avoir hérité d'un tant soit peu d'intelligence dans la famille....

« L'habit ne fait pas le moine, en effet. »

Il préférait se contenter de répondre brièvement, juste assez pour ne pas avoir l'air méfiant ou tendu, mais pas suffisamment pour se mouiller. Renan observa donc l'homme avec une attention non feinte, songeant qu'il devait déjà s'être fait une idée bien précise de la situation et qu'il cherchait simplement à avoir son avis ou à vérifier s'il chercherait à lui mentir. Manque de chance pour lui, le français avait été éduqué pour devenir un excellent menteur. Son oncle avait suffisamment répété qu'il fallait toujours dire une parcelle de vérité pour qu'un mensonge soit crédible et dans ce cas de figure, Renan dirait tout ce qu'il savait à propos de Charlie du moment que cela ne concernait pas SHADOW. Il esquissa donc un sourire légèrement navré avant de reprendre.

« C'est certain, les crimes passionnels le prouvent bien. »

Mais, encore une fois, Renan était convaincu que ce type était trop primaire pour avoir fait quelque chose d'aussi fin. L'agent finirait bien par le comprendre s'il poursuivait son enquête dans cette direction et dans le cas contraire... et bien ils auraient un coupable et le laisseraient en paix. D'ailleurs, Renan ne crut qu'à moitié à l'histoire du type trop discret qui n'avait pas attiré l'attention. La preuve : il était venu le voir alors qu'il avait tout fait pour ne pas être mêlé à la vie de l'avocate ! Non, un homme comme Gabriel Colt ne laissait pas les choses se dérouler sans agir, il avait certainement enquêté là-dessus et devait bénéficier de pas mal d'informations. Un primate comme le Lane ne pouvait pas se cacher bien longtemps de la justice, ou alors ce n'était qu'un gros coup de bol. Le Breton observa son interlocuteur d'un air pensif.

« J'aurais pensé que vous vous intéressiez à tous les détails vu que vous êtes ici. »

Une manière de rappeler qu'il ne faisait pas partie des amis officiels de Charlie Lane, mais qu'il figurait pourtant sur sa liste. Enfin, c'était secondaire, Renan n'allait pas se montrer bravache au risque de trop attirer l'attention du Commandant, il retomba donc dans le silence afin de l'écouter, captant les sous-entendus qui lui étaient peut-être destinés. Un sourire ourla finalement ses lèvres lorsqu'il l'entendit faire référence à sa mère et des cadeaux plutôt douteux...

« C'est le geste qui compte, pas forcément le cadeau en lui-même, n'est-ce pas ? Et puis, vous aurez le mérite de vous démarquer de vos collègues, les chaussettes uniques, ça vous forge une véritable réputation. » Il haussa les épaules. « Qui sait, vous participez peut-être à la bonne entente entre l'UNISON et la Légion ? » Personne n'ignorait qu'il y avait parfois des tensions entre eux. « Enfin, pour répondre à votre question.... il s'appelle Jay si je me souviens bien. Un prénom typiquement américain, c'est certain. » Ce qui était marquant pour un étranger. « Mais vous croyez qu'il cherche volontairement à se cacher ? » Il fronça légèrement les sourcils. « Est-ce qu'il était à son enterrement ? »

Renan n'y avait pas été, bien évidemment. Les raisons étaient assez simples : il y avait des journalistes qui s'y étaient invités et il n'avait aucune envie d'attirer l'attention si quelqu'un l'avait un jour vu raccompagner Charlie chez elle à l'époque où ils se voyaient. Bien sûr, cette absence pouvait bien poser des questions, mais le français ne voulait pas aller directement dans cette direction sans quoi l'agent penserait qu'il avait quelque chose à se reprocher pour se sentir visé par le sous-entendu.

« Je présume que vous le savez déjà, mais je n'y étais pas. »

Il s'était débrouillé pour glisser une pointe d'amertume dans sa voix, tout en arborant une expression neutre. Pour quelqu'un qui adoptait un air très expressif depuis le début de la discussion, c'était assez parlant pour que le major s'interroge sur ce soudain changement et pose peut-être la question de la raison de cette absence, lui offrant ainsi une possibilité de plaider sa cause sans avoir l'air de vouloir le faire.
Le mensonge, tout un art !
 
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Message posté : Ven 4 Déc 2015 - 4:09 Message
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Renan fut prompt à noter que si le major avait eu le sens du détail suffisant pour venir le voir, il était surprenant qu’il n’ait pas également enquêté en long et en large sur Jay. C’est qu’il suivait, le filou, et qu’il ne manquait pas lui non plus de remarquer les éventuelles failles chez ses interlocuteurs. En plus de cela, il était suffisamment aventureux pour venir le chatouiller sur le sujet, et ça, ça plaisait au commandant. En grand enfant, il aimait que l’on vienne jouer avec lui – c’était alors beaucoup plus facile de se faire une idée de la personnalité d’en face. Et en plus, il y avait plus matière à rire.

« Je suis là seulement parce qu’on m’a dit que vous étiez français, en vérité. J’en ai eu des papillons dans le ventre sur le chemin pour venir. C’est depuis que j’ai vu La Môme ça. La Cotillard a changé ma vie, et mes chansons de salle de bains. » Parce qu’il n’avait pas encore envie d’appliquer une méthode de torture sur le malheureux Bretton, Gabriel eut le bon cœur de lui épargner une démonstration a capela. « Et aussi, le truc des gaulois là, la petite Falbala m’avait retourné la tête à l’époque. Bref, à côté, les frères Lane, avec leurs drogues et leurs galères, ils étaient nettement moins exotiques. »

Avec un tel discours, Renan ne devait pas être bien surpris d’entendre que le major recevait des chaussettes originales pour Noël. Un sourire étira les lèvres déjà rieuses de Gabriel tandis que son interlocuteur, trop aimable, trouvait un bon côté au sempiternel cadeau maternel. Malheureusement sa confession ne l’incita pas à se livrer de son côté, mais face à un gibier aussi bien élevé et rangé, le commandant était disposé à faire preuve de plus de patience que d’ordinaire. « Je l’espère. Ce n’est pas faute d’envoyer de régulières déclarations d’amour à l’Archer et au Corbeau. Avec un succès mitigé, je l’admets, ce sont des gens très occupés. Probablement. »

Il plaisantait à cœur ouvert, complètement détendu, et s’il était concentré il n’était absolument pas préparé à la révélation qui allait sortir de la bouche de Renan. Celle-ci prit la forme d’un simple prénom qui tournait en fond de tâche dans la tête du major, et ce depuis plusieurs jours. Jay. Il fallut un effort mental conséquent de sa part pour ne pas sauter de joie, ni vendre son excitation en laissant mollement choir sa mâchoire inférieure. Du calme, Colt. Ce n’était pas forcément le même gus… La coïncidence serait troublante, mais pas impossible, après tout ce prénom n’était pas rare.

On reste concentré. « Jay. » Il avait plutôt bien réussi son contrôle et avait prononcé la syllabe calmement, seul un moment de flottement qui dura un battement de cils pouvait l’avoir trahi. Contre quelqu’un de fort observateur, cela pouvait suffire. « Jay, c’est vrai, je m’en souviens. Un prénom commun oui, c’est sûrement pour ça qu’il m’était sorti de la tête. »

Les questions de Renan lui firent soudain lentement réaliser à quel point cette information de rien du tout permettait de rassembler quelques pièces du puzzle. Ymir voulait l’attention de l’UNISON… Jay était un lieutenant d’Ymir, peut-être davantage, et s’il était effectivement le frère cadet de Charlie… Ses mots, sa colère, son amertume prenaient subitement un tout autre sens. Il sentit un drôle de sentiment lui étreindre l’estomac, comme une forme de honte à l’idée qu’il avait accusé cet homme du meurtre de l’avocate. Il ne devait pas ressentir les choses ainsi, mais c’était difficile à contrôler. La compassion n’était pas la bienvenue, elle embrouillait l’esprit. Ce n’était peut-être pas le bon Jay. Et quand bien même, cela n’expliquait pas tout, loin de là.

« Non, aucun des frères n’était à l’enterrement. J’ai pensé qu’ils s’en contrefichaient. Mais j’ai peut-être jugé un peu rapidement. » Et cet aveu-là rentrait en écho parfait avec les reproches que le mercenaire lui avait formulé il y a quelques jours. « Est-ce qu’ils se sentent coupables de quelque chose ? Vous dîtes qu’ils étaient fâchés avec leur sœur, et pour Jay, c’était une dispute récente… Est-ce qu’il a quelque chose à voir avec ce qui s’est passé, difficile à dire. » Il ne révélait rien de bien exclusif, et tout en réfléchissant à voix haute il prenait soin de jauger les expressions de Renan. Après tout, c’était lui qui avait rapporté l’information. « Peut-être qu’il avait honte. »

Être absent et impuissant quand ceux que l’on aime disparaissent pouvait être bien pire que de le vivre en direct. Aucun des frères Lane n’avait été là pour sauver Charlie quand elle fut froidement abattue. L’UNISON n’avait pas été là non plus. « Je ne pense pas que c’était votre cas, en tout cas. J’imagine plutôt que l’idée de débarquer dans une cérémonie supposément peuplée de frères peu aimables, ce n’était pas tentant. En plus, en étant le petit-ami mystère, on aurait pu vous prendre pour un opportuniste, avec ça… » Il resta quelques secondes silencieux et en profita pour terminer sa tasse de café – cela lui permettait de s’occuper les mains, et de remettre ses neurones en place. « Dîtes-moi, sincèrement. Est-ce que vous en voulez à l’UNISON ? »
 
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Message posté : Ven 4 Déc 2015 - 23:23 Message
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Renan Le Guerec
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Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
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Une chose était certaine, le Commandant devait rapidement se trouver une jolie française s'il voulait éviter d'avoir l'air bizarre s’il venait à interroger un autre natif de ce pays. Heureusement que Renan était au courant que le major avait l'habitude de beaucoup plaisanter, sans quoi il aurait sérieusement pu se demander si son interlocuteur n'était pas en train de lui faire du rentre-dedans. Il esquissa un sourire avant de s'autoriser un léger rire en imaginant un Gabriel Colt tomber en pâmoison devant les jolies courbes de Falbala. Penchant très légèrement la tête sur le côté, le Breton répondit d'un ton où pointait un peu d'amusement.

« Vous devriez rencontrer une charmante française si vous aimez tellement ce pays. Mais je vous déconseille la Bretagne, sauf si vous aimez la pluie, il n'y a plus de Falbala depuis longtemps là-bas. »

Bien que ses nombreuses sœurs pourraient presque coller à la description : jolies, blondes, avantagées par la nature au point qu'il se demande parfois s'ils partageaient les mêmes gènes. Enfin, il fallait admettre que cette discussion était à l'opposé de ce qu'il avait l'habitude d'entendre : en général, les gens lui reprochaient de ne pas être né sur le sol américain. C'était d'ailleurs ce qui lui avait valu de revoir Charlie lorsqu'une cliente raciste avait tenté de lui coller un procès sur le dos en prétendant qu'il avait été brutal avec elle. Accusations rapidement abandonnées, fort heureusement.

Après ces quelques plaisanteries agrémentées des goûts pour les chaussettes du commandant, ce dernier réagit aux paroles de Renan concernant le frère mystère. Le Breton avait observé son interlocuteur étant donné qu'il le soupçonnait de ne pas avoir été totalement honnête sur ce point, mais ne distingua rien de bien probant. Certes, le major avait eu l'air un peu surprit, mais peut-être qu'il s'attendait à autre chose ? Difficile à dire, Renan ne le connaissait pas assez pour décrypter ses émotions avec beaucoup d'exactitude. Il ne releva donc pas ses réponses et préféra le laisser enchaîner sur la suite pour confirmer que les frères de Charlie n'étaient pas présents à l'enterrement. Ce n'était pas très étonnant, ils étaient connus comme étant des criminels et la perspective de se retrouver avec des policiers ou des agents de l'UNISON autour d'eux ne devait pas être spécialement réjouissant ! Lorsque le major parla de sa propre absence, Renan l'observa comme pour vérifier ce qu'il en pensait et lorsqu'il lui posa une question pour le moins inattendue, le Breton n'hésita pas avant de répondre.

« Non. » Le ton était sans appel. « Jusqu'à présent, je pensais que c'était sans lien avec votre organisme, donc je n'avais de toute manière aucune raison de lui en vouloir. Et puis... soyons honnêtes, Charlie avait manqué de mourir une bonne demi-douzaine de fois avant de travailler avec vous. Je crois qu'elle n'avait malheureusement besoin de personne pour s'attirer des ennuis. »

Il avait dit cela d'un ton résigné. Pendant quelques secondes, Renan pensa à en rester là, puis il songea que « tomber dans le piège » tendu par le major lui servirait peut-être. Entrer dans le jeu en mêlant lui aussi quelques souvenirs de famille à la discussion. Enfin, c'était ainsi qu'il avait interprété son anecdote sur les chaussettes, mais peut-être que Colt était simplement bizarre ?

« Vu que vous avez apparemment pas mal d'informations sur moi, vous le savez peut-être, mais mon oncle a été tué à peu près dans les mêmes circonstances que Charlie. Enfin, quelqu'un lui a tiré dessus sans raison et sans que ça n'ait de lien avec lui. » Ce qui ressemblait effectivement à la situation de la blonde. « J'en ai voulu à la police au début, de ne pas avoir fait correctement son travail en patrouillant dans les rues, puis j'ai finalement compris que ce n'était la faute de personne hormis celui qui avait tiré. Je pense que c'est la même chose pour Charlie. » Il reposa les yeux sur le visage du major. « Mais détrompez-vous, je n'ai pas été absent de l'enterrement à cause de ce que les gens pouvaient penser de moi. Même si ça m'importait quand elle vivait encore, après... je dois dire que je m'en fichais pas mal, même si je passais pour un gigolo ou un profiteur. » Et dire qu'il n'en avait même pas profité.... « C'est juste que Charlie était la meilleure amie de mon ex-femme et qu'elle n'était pas au courant qu'on se voyait. Je n'avais pas vraiment envie de la croiser là-bas et de devoir justifier ma présence. » Il le dévisagea ouvertement. « Vous aller aussi me prendre pour un type sans état d'âme ? »

Il donnait presque l'impression de se soucier de ce que l'homme allait lui répondre. En vérité, Renan voulait surtout voir la manière dont le major répondrait pour avoir une idée de son expression lorsqu'il disait la vérité ou non – enfin, s'il arrivait à la décrypter.

« Enfin... pour ses frères, je ne sais vraiment pas. Je dirais simplement que l'indifférence n'est pas la seule raison qui pousse quelqu'un à s'absenter d'un enterrement, comme vous dites. Ils n'étaient pas doués pour exprimer leurs sentiments de ce que Charlie me disait, alors ce n'est pas impossible qu'il ait eu honte, ou qu'il y avait trop de regrets pour qu'il soit là. Quant aux autres... si vous dites qu'ils baignent dans la drogue, je ne suis pas convaincu qu'ils aient envie de côtoyer des agents de l'UNISON. Ça doit mettre mal à l'aise lorsqu'on est un criminel, non ? »

Sauf si on était assez débrouillard pour se dissimuler, bien sûr !
 
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Message posté : Dim 6 Déc 2015 - 4:19 Message
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Gabriel n’avait pas autant voyagé que l’on pourrait le croire au cours de sa carrière, aussi l’Irlande était le pays le plus proche de la France qu’il avait fréquenté, à l’époque en tant que commandant de la base de Galway. Cette méconnaissance du terrain ne l’empêchait pas de nourrir une foule de fantasmes sur la terre du vin et du reblochon, et sur les Falbala qui en peuplaient toutes les maisonnées, à n’en point douter. Aussi il eut un sourire et qu’un seul commentaire, agrémenté d’une mimique canaille : « Vous êtes trop modeste, monsieur Le Guerec », et cette fois il avait nettement mieux réussi l’accent ! Même si le « r » était bien moins râpeux à l’oreille que celui prononcé par Renan, malgré tout c’était une nette progression comparée au massacre précédent.

Si seulement il pouvait connaître des avancées aussi flamboyantes dans tous les domaines, en particulier dans ses enquêtes. Si c’était le cas, peut-être aurait-il le début, même timide, d’une piste qui pourrait éventuellement le mettre sur l’idée de la véritable nature du bel homme au sourire impeccable qui lui faisait face.

Tesla était malheureusement une bien lointaine pensée dans l’esprit bien rempli du commandant, qui s’intéressait plutôt à la famille déséquilibrée Lane et aux sentiments de l’ancien amour de Charlie. Celui-ci, timoré mais visiblement honnête en tout point, se livra doucement et se confia, un peu, aux oreilles attentives du major. « Je regrette que nous n’ayons pas été en mesure de la protéger suffisamment. » Avoua-t-il avec sincérité, avant d’ajouter. « Cependant il est vrai que Charlie n’était pas l’avocate la moins téméraire et donc la plus facile à protéger… Tout ce qu’on peut faire, maintenant, c’est apporter la justice aux coupables. »

Si c’était possible, et les hommes responsables courraient encore. Gabriel était intimement persuadé de pouvoir mener l’enquête à son terme, bien que tout indique que l’affaire était classée de fait, faute de preuves. Et ce ne serait pas la première fois que des assassinats tombaient dans l’oubli, ainsi Renan confia que son oncle avait subi un sort similaire. Gabriel l’ignorait, et ne fit pas semblant du contraire. « Navré de l’apprendre Renan. » Des mots tout simples qu’il n’essaya pas d’alourdir d’un sentimentalisme pour l’heure mal-placé. C’était triste, absolument, mais l’homme n’avait surement nulle envie de se l’entendre seriner.

Gabriel comprenait le raisonnement exposé : à quoi bon blâmer les autorités ? Il était vain de croire que l’effectif de la police pouvait être suffisant pour tout contrôler, de même qu’il était naïf de penser pouvoir un jour éradiquer le crime. Cependant, la raison était une fille moins assoiffée que sa sœur la colère. « Oui… On ne peut pas tout contrôler. Ça peut même être décourageant. » Combien avait-il eu passé d’agents désabusés dans sa vie ? Tellement. « Les personnes comme Charlie croient en la justice, mais parfois elle n’arrive jamais. Elle n’est jamais venue pour votre oncle, apparemment… Vous n’avez jamais voulu vous venger ? » Même pas besoin d’attraper les responsables, il y avait mille et une façons d’apaiser son ire. Gabriel le faisait également, à sa manière.

Renan lui expliqua ensuite la raison véritable de son absence aux obsèques de Charlie Lane. S’il ne craignait pas d’être traîné dans la boue par les médias, le modeste laveur de vitres redoutait par contre les possibles reproches de son ex-femme. Le commandant eut un rire court, qui s’amplifia nettement à la question qui clôturait l’explication. « Désolé ! » Se faire examiner de la sorte alors qu’il pouffait comme un pitre aurait dû le calmer, mais il avait du mal à s’arrêter. « C’est pas drôle, mais je m’imaginais juste à votre place, à me pointer dans un moment pareil, être dévisagé tout du long, puis me faire pourrir par votre ex-femme… Le succès que ça aurait eu, le français grillé par la dragonne jalouse. » Oui, parce que les français sont les rois de l’amour et Kailee Le Guerec était bien trop belle pour être autre chose qu’un reptile crachant le feu – toujours une bête féroce derrière les longs cils. Gabriel reprit un peu contenance, il ne voulait pas vexer ou heurter son vis-à-vis. « Les situations compliquées vous aiment, non ? Enfin… Je comprends que vous ayez évité les lieux. Vous avez suffisamment d’état d’âme pour éviter de mourir en fait, c’est plutôt positif. » Il n’était pas le dernier des lâches pour éviter sa famille et les situations embarrassantes aussi de son côté.

Pour ce qui était des frères Lane repris de justice, Gabriel haussa les épaules dans un geste qui transmettait son incompréhension et impuissance en la matière. « Peut-être. J’ai hâte de le découvrir moi-même, ça fait longtemps que je me suis pas fait insulter. » S’il croisait un Lane, il y avait quand même 400% de chance que ça arrive à un moment donné de la conversation non ? « Et ça me manque. C’est stimulant. Et plus facile de comprendre quelqu’un qui s’énerve, et honnêtement, je serais pas contre un peu de facilité pour changer. Bon… » Le major jeta un coup d’œil à sa montre et constata qu’il avait déjà volé plus d’une heure du temps du malheureux.

« Je crois qu’on a fait le tour, merci pour votre aide Renan. Je veux pas vous déranger davantage. Est-ce que je peux vous remercier en vous invitant à manger un morceau ? » Déjà il se redressait avec un sourire chaleureux et une fois sur ses pieds, il écarta légèrement les bras comme pour ‘s’offrir’. « Ce serait mon premier rendez-vous avec une personne française ! J’ai plein de trucs à apprendre avant d’inviter une Falbala. Ça vous tente ? »
 
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Message posté : Dim 6 Déc 2015 - 13:24 Message
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Renan Le Guerec
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Aux paroles réconfortantes du major, Renan se contenta de répondre par un sourire désolé, cherchant à faire comprendre qu'il ne doutait pas une seule seconde de la sincérité de ces paroles. Cependant, Tesla savait parfaitement que les « gentils » étaient toujours pleins de bonnes intentions, mais qu'ils avaient – malheureusement pour eux – rarement l'occasion de les mettre en pratique. Cela dit, pour une fois Renan aurait apprécié que la jeune femme soit effectivement sauvée : il avait mis longtemps avant de réussir à faire passer son sentiment de culpabiliser et à lui prouver que fricoter avec l'ex de sa meilleure amie n'était pas immoral, rentabiliser tout ce temps perdu aurait été appréciable ! Mais non, pour une fois qu'il demandait un minuscule service aux autorités, ces dernières réussissaient encore à se planter. Il hocha donc la tête.

« C'est mieux que rien. »

À quoi bon faire croire qu'il était ravi de ces quelques paroles ? N'importe qui trouverait l'option « justice » bien maigre à côté de la pensée que l'être aimé aurait pu être sauvé. Le tout était d'équilibrer l'amertume et la compréhension pour ne pas tomber d'un côté ou de l’autre et finir par avoir l'air vraiment suspect. Surjouer n'était jamais bon.

Cela dit, il fut assez étonné de constater que son aveu sur son oncle était une découverte pour le major. Finalement, peut-être qu'il ne le soupçonnait de rien, sans quoi il aurait davantage fouillé son passé et rapidement découvert que son oncle avait soi-disant été assassiné par un petit voleur sans envergure. Son enquête sur son mariage n'était donc peut-être qu'une simple vérification pour savoir s'il n'aurait pas eu l'idée de supprimer la Lane pour pouvoir vivre pleinement son amour avec une ex revenue dans sa vie ? Les possibilités étaient nombreuses et, de toute manière, Renan ne comptait pas baisser sa garde face à un aussi gros gibier.

Lorsqu'il fut question d'une forme de vengeance quant à la mort de son oncle, Renan le regard avec franchise. Il travaillait encore dessus, mais les pistes étaient affreusement minces et le français en venait à se demander comment il était possible d'avoir aussi peu d'informations sur l'assassinat de l'Officier de la Pénombre. Sa réponse fut donc sincère.

« Bien sûr que si. Et j'en rêve encore des fois maintenant, je pense que c'est un sentiment normal. Mais entre vouloir et pouvoir, il y a un gouffre. Je ne suis pas un tueur entraîné, je ne suis pas assez riche pour me payer un tueur à gage ou même un détective, alors je dois juste me contenter d'attendre que la police trouve quelque chose. » Il esquissa un bref sourire. « Ça doit vous sembler bien insipide à côté de ce que vous vivez tous les jours, mais c'est la vie du citoyen lambda de cette ville. »

Renan n'avait jamais dissimulé qu'il était méta-humain, cependant il ne le criait pas sur tous les toits pour autant. Ni Charlie, ni son ex-femme n'étaient au courant et il savait que le Commandant non plus, autant renforcer un peu sa position de type banal !

Lorsque son interlocuteur se mit à rire après sa précision sur son absence, Renan lui décrocha un regard interrogateur. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait d'amusant dans son aveu, mais quand le major s'exprima, le Breton dût admettre que la scène aurait été cocasse. Ce fut donc à son tour d'esquisser un sourire amusé. Kailee n'aurait jamais fait éclater un scandale à l'enterrement de sa meilleure amie, mais l'idée était amusante.

« Si vous aviez rencontré mon ex-femme, vous sauriez qu'elle est plus du type Reine des Glaces que Dragonne. » Et qu'elle préférait battre froid que l'enguirlander, ce qui était parfois bien pire à supporter. « Mais je dois admettre que les ennuis m'apprécient. »

Surtout en matière de femmes en vérité ! Et le fait qu'il se soit casé avec une nécromancienne désireuse de devenir une véritable déesse plaidait certainement en cette faveur, même s'il ne comptait pas aborder ce sujet avec son interlocuteur ! La conversation tournait tout doucement en direction de la conclusion de l'entretien, Renan hocha poliment la tête aux paroles sur les Lane avant que le major ne confirme la fin de l'interrogatoire en jetant un coup d’œil à sa montrer. Cela dit... l'invitation qui arriva ensuite ne manqua pas de surprendre – sincèrement – le trentenaire. D'un côté, c'était l'occasion idéale pour avoir droit à quelques aveux lancés sur un ton léger – et c'était autour d'un bon repas qu'il avait fait craquer Charlie pour qu'elle mette ses réticences de côté – mais de l'autre... disons que c'était risqué. Le Commandant Colt était un homme intelligent et il fallait s'en méfier. Toutefois, refuser était tout autant dangereux et il pourrait attirer l'attention sur lui. Le mieux était donc d'accepter et de rester plus que jamais sur ses gardes.

« Pourquoi pas, oui ? Je suis honoré d'apprendre que je serai le premier... » Le ton était plaisantin. « Pour ma part, ce sera la première fois avec un Commandant de l'UNISON. »

Il n'avait jamais rencontré celui en France. Quoi qu'il en soit, comme les détails étaient réglés, il ne restait à Renan qu'à attraper une veste – c'est que le temps devenait moins clément – puis ils purent quitter l'appartement parfaitement ordonné – avec une tasse sale sur la table basse en supplément ! Renan avait abandonné l'idée de se rendre à Mannheim ce soir. Même s'il terminait tôt le repas avec le major, il préférait mettre autant de distance que possible entre lui et la base au cas où son interlocuteur déciderait que finalement, il était suspect et devait être surveillé.

Il y avait une sorte de brasserie dans une ruelle non loin de là, un endroit sans prétention et où les plats étaient abordables pour les bourses les moins volumineuses. Il était encore assez tôt, mais les rues étaient déjà bondées. À croire que tout le monde avait décidé de terminer sa journée plus tôt qu'à l'accoutumée ! Comme le petit établissement n'était pas très éloigné, ils pouvaient y aller à pied – et ce serait plus rapide – ce qui lui laissa aussi l'occasion de sonder un peu son interlocuteur.

« Ça vous arrive souvent de proposer d'aller manger quelque chose aux personnes que vous interrogez ? Ou je dois me sentir privilégié ? Ou inquiet peut-être. » Le ton était léger, signe qu'il ne le pensait pas vraiment. « Je dois vous avouer que vous ne correspondez pas à ce que j'imaginais. Je vous avais déjà vu à la télévision et je pensais que vous deviez être comme tous ces chefs et responsables. Mais je crois que mon patron est plus vaniteux que vous et pourtant il n'y a aucune raison à ça. »

Une tentative comme une autre pour le pousser à parler un peu de lui, à chacun son tour ! La brasserie fut rapidement en vue.
 
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Message posté : Lun 7 Déc 2015 - 4:10 Message
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Un « soi-disant don », « un sentiment normal », de « l’insipide », un « citoyen lambda »… Le vocabulaire employé par Renan tournait en boucle dans l’esprit du major, sans qu’il n’y prête de prime abord une attention féroce. Il était habitué à emmagasiner des informations et à les traiter en « tâche de fond », tout en maintenant une conversation normale. Ce n’était en rien une capacité, pas même un don, et il n’était guère une exception dans le métier – sans compter que ses déductions pouvaient s’avérer inexactes. Cependant elles étaient impossibles à arrêter.

Il écoutait et le lexique de la normalité, de la banalité se répercutait dans ses synapses, s’entremêlait aux images de cet appartement impeccable et tellement standard, à cet homme droit qui souriait quand il le fallait, plaisantait au bon moment, se montrait humble, discret, compréhensif sans jamais se révéler dénué de sentiments. Tout était logique et ordinaire, et d’une incroyable et terrifiante conformité. Comment, mais comment un homme pouvait lui apparaître tellement au-dessus de tout soupçon ? Il y avait quelque chose d’irréel dans le sentiment qui étreignait son cœur et freinait sa raison, car tout lui hurlait et pointait du doigt la blancheur immaculée de Renan Le Guerec alors que, comme chacun sait, chaque être humain est un démon. Cette colombe-là le caressait dans le bon sens, puisque ses mots apaisaient ses craintes, une à une, consciencieusement et sans s’en donner l’air. Il était parfait, parfaitement normal. Tout le montrait. Il le disait avec une pudeur et une modestie appropriées. Normal, aussi normal qu’on puisse l’être, plus lisse que le nouveau-né et pourtant, pourtant… Ce glossaire bien huilé pouvait-il abriter les plus noirs desseins ?

« Je suis certain que votre vie n’est pas aussi monotone que vous le croyez, Renan. » Répondit-il en écho, en taisant pour l’heure les remarques qui dérangeaient son esprit. Il était le pitre, le clown perpétuel, mais il mettait rarement ses doutes de côté. L’intuition lui avait souvent joué des tours, ce n’était pas l’alliée la plus fidèle, ni la plus efficace. Il n’avait aucune raison de ne pas croire Renan, alors il le considérerait avec bienveillance. Tout en laissant ses petites cellules grises se prendre pour Poirot, et jouer les enquêtrices à l’arrière… « Et puis, vous savez, moi aussi je dois aller au supermarché et appeler ma mère. Et faire mes papiers, eurf. Les super-héros et les super-évènements sont trop rares dans mon existence, à mon goût. »

Il fit ensuite preuve d’une retenue relative quand Renan avoua que son ex-femme avait davantage les atours d’une Elsa que ceux d’une dragonne, ce qui n’était pas forcément bon signe – Gabriel se retint toutefois de le faire remarquer. Il préféra plutôt se faire pardonner son indiscrétion grâce à l’appel le plus efficace qui soit : celui de l’estomac. D’habitude, et pour des questionnements de cet ordre, il avait coutume de contacter d’abord la personne concernée par téléphone, voire même il menait l’entretien par combinés interposés. C’était l’excitation d’avoir une nouvelle piste, et sa relative méfiance par rapport à tout ce qui touchait Charlie Lane qui l’avait poussé à enquêter en amont et à se présenter en personne chez le Breton. Sa proposition fut acceptée, et la réponse accueillie par un rire franc.

« Ah, c’est une grande responsabilité, nous allons partager ce poids ensemble. » Il agrémenta le tout d’une révérence de circonstance, fort exagérée, le buste bien en avant. « Après vous, Falbalo. » Non, même pas honte.

Les deux hommes quittèrent donc de concert l’appartement 325 de 40th Avenue et rejoignirent les rues animées du quartier. Gabriel avait beau connaître quelques coins agréables dans Star City, il se laissa volontiers conduire par celui qui avait sûrement en tête de bonnes adresses dans le coin. Et qui, visiblement, était ouvert à des sujets de discussions plus légers que ceux qu’ils avaient pu aborder jusqu’alors. Ses remarques attirèrent un très large sourire chez le commandant.

« Honnêtement ? J’espérais que vous vous sentiriez émoustillé, mais privilégié ça me convient aussi. » Il enfonça doucement ses mains dans ses poches en réalisant que le début de la nuit était frais, à moins que les signes de l’âge ne le frappent durement. « Ah ? Si j’en crois bien mes oreilles, c’est un compliment, ça, Renan ? » Il avait glissé une œillade sur le côté, ponctuée d’un rire, puis il reprit avec un peu plus de sérieux. « Et bien, mes chefs, et surtout la grande chef me regarde aussi probablement à la télévision. C’est une belle femme, vous comprenez. » Si elle pouvait l’entendre, Jennifer Elis serait probablement foudroyée d’effroi. « Du coup, j’essaie d’avoir la classe dans ces moments précis. Je vous dis pas sa déception quand elle passe sans prévenir au Brett Building, se prendre la réalité comme ça, en pleine face, c’est triste. » Ils arrivèrent bientôt aux portes de l’établissement où le chant des discussions et des rires leur parvenaient distinctement de l’extérieur. « Mais oui, je sais faire de la représentation. J’ai été à l’armée, et je suis fils de militaire, alors… » Il n’y avait rien de bien inédit là-dedans, mais Renan pouvait très bien ne pas être au courant. « Quant à la vanité, je la réserve pour quand on sera plus intimes. Quand vous serez trop attaché pour fuir, en fait. C’est toute une technique. » Il poussa la porte et laissa d'abord entrer l'autre homme.

Une petite serveuse en robe noire à pois blancs les accueillit joyeusement, avec un sourire rouge fraise des plus charmants, et des gambettes allongées à l’infini par des talons plateformes vertigineux. Bon choix de brasserie, 20/20. C’est donc dans d’excellentes dispositions que Gabriel s’installa à la table qu’elle leur avait déniché, et il prit alors le temps d’observer le lieu. Simple mais chaleureux, les murs étaient en bois ce qui conférait un aspect rustique fort sympathique à l’ensemble. La clientèle semblait être habituée et d'appétissants fumets se dégageaient des assiettes qui sortaient à bon rythme des cuisines. Tout incitait à se mettre à l’aise, ce que le major fit volontiers.

« C’est un bel endroit, bien choisi. » La même mademoiselle leur apporta le menu. La carte était courte, ce qui était bon signe pour la fraîcheur des aliments, et typiquement américaine. Il n’aurait pas son « omelette » bien française ce soir, a priori. Tandis qu’il parcourait d’un œil gourmand les plats proposés, il se rendit compte qu’il y avait également une intéressante sélection de bières… D’ailleurs, la serveuse revenait leur demander s’ils désiraient un apéritif. Pris par les sentiments. « Une pinte de Guinness pour moi, ça fait longtemps. » Cinq ans qu’il avait quitté les terres irlandaises, déjà… Il releva le regard vers son invité, et enjoué il clarifia « Renan, tout est permis ce soir ! » Et en réaction au petit sourire en coin de leur jolie hôtesse, Gabriel ne put s’empêcher de préciser. « Ah, oui, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, mon homme et moi. On peut se permettre des folies de temps en temps non ? » Elle ne fut pas la dernière à rire, d’un air apparemment tout attendri. Ah, il la comprenait, ils formaient un beau couple. Si Renan ne s’était pas étranglé entre temps bien sûr. La jeune femme repartit avec les commandes, et lui s’accouda à la table naturellement.

« J’espère que je ne rends aucune femme jalouse avec ce genre d’allusions subtiles ? » Aussi subtiles qu'un troupeau de buffles qui charge. Toutefois, il est vrai qu'il piétinait peut-être les plates-bandes d’une princesse qui ne tarderait pas à surgir pour lui mettre la raclée de sa vie. « S’il y en a une, je parie 20$ que c’est une actrice, ou une juge, ou quelque chose du genre. Il faudra que vous me disiez votre truc. En échange, je peux vous donner mon astuce pour les quinquas et les sexagénaires, elles sont folles de moi. »
 
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Message posté : Lun 7 Déc 2015 - 20:53 Message
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Renan Le Guerec
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Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
- Déplacement magnétique
- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
- Vol
- Augmentation de la force
- Endurance accrue
- Nanorobots

- Phylactère
- Sérum d'accélération de la croissance

- Lywenn (Banshee)
- Esprit protecteur (Lare)

ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
Joueur
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

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ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Réputation : Niveau 1
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Le français allait vraiment finir par croire que le major Colt ne savait pas aligner deux phrases sans glisser des plaisanteries. Cela dit, il ne serait pas vraiment étonné d'apprendre qu'il avait un taux de réussite maximal lors des interrogatoires ! Sa manière de mettre les gens à l'aise pouvait les pousser à des confessions qu'ils n'auraient certainement jamais envisager de faire s'ils avaient été en présence d'une personne moins amicale. Cela dit, voilà plus de dix ans que le Breton jouait les hommes bien sous tous rapports, il n'allait pas se laisser avoir par un autre manipulateur – même s'il l'était d'une autre manière que lui.
En tous les cas, cette manière qu'il avait de parler pouvait être perturbante pour un novice, surtout lorsqu'il pouvait donner l'impression de faire du plat à quelqu'un alors que Renan savait parfaitement qu'il avait été marié et père d'une enfant. Et puis, il n'avait rien d'une Falbala, si ce n'est l'origine !

La brasserie était accueillante et animée. Il lui arrivait parfois de venir ici avec Evey lorsqu'ils avaient l'occasion de passer une soirée entre amis, chose assez rare il fallait l'avouer. Ils purent donc s'installer à table avant que la serveuse – qui apparaissait plutôt insignifiante au français – ne revienne vers eux pour leur tendre une carte à chacun. C'est à ce moment qu'il se rendit compte que le Commandant ne semblait pas avoir de limite. Son regard s'était posé sur son interlocuteur lorsqu'il avait prononcé son prénom, mais lorsqu'il entendit la suite, son regard se teinta de surprise et une expression d'étonnement s'afficha sur son visage. Cependant, il ne s'énerva pas. Peu lui chalait de passer pour un gay ou quelque chose d'approchant : il avait déjà connu bien pire comme situation – et puis le Commandant pourrait davantage postuler pour jouer Wolverine que le Blob, donc ce n'était pas si grave.

Après avoir commandé à son tour une bière, Renan regarda la serveuse s'éloigner avant de poser ses yeux sur le major. Ce dernier n'était pas très subtil dans sa manière de se renseigner, mais le trentenaire n'avait rien à cacher. Le décès de Charlie remontait à quelques temps, il avait donc le droit de retrouver « le bonheur » avec une autre. Un sourire ourla ses lèvres.

« Pas d'actrice ou de juge, non. Elle sert dans un bar-restaurant de la ville. Et je crois qu'elle n'a pas grand-chose à craindre de vous, par contre si vous aviez été une belle blonde aux yeux bleus, je n'en dirais pas autant. » Ce qui était assez parlant. « Je suis certain que vous avez autant de succès avec les jeunes femmes, c'est juste qu'elles sont plus timides. Les quinquagénaires vous voient certainement comme un adolescent, donc elles en profitent, c'est normal. »

Un compliment glissé comme ça. C'était toujours bon de flatter l'ego des gens et puis, Renan n'était pas un homophobe qui considérait que complimenter un homme était forcément humiliant. Contrairement à pas mal de monde, il n'hésitait pas à admettre lorsqu'il trouvait quelqu'un attrayant, quel que soit son sexe et vu le comportement de son interlocuteur, il ne semblait pas avoir hérité du comportement machiste des militaires. Ou alors ils n'avaient pas fréquenté les mêmes ! Même son oncle était plus coincé que le major.

« J'aimerais bien vous aider et vous donner quelques conseils, mais je crois que vous surestimez mes talents. Kailee et Charlie sont deux exceptions, si vous verriez les autres, vous réviseriez certainement votre jugement. »

Bon, pour le coup c'était un assez gros mensonge. L'actuelle était loin d'être n'importe qui – une duchesse d'après ses propres dires – et elle allait certainement devenir bien plus puissante et importante dans les mois ou années à venir. Mais là n'était pas la question. Il n'avait pas l'intention de lui dire qu'il sortait avec une nécromancienne qui s'amusait à tuer des gens pour rester jeune et belle.

« Peut-être le charme français que vous vantiez ? » Il avait dit ces deux mots dans sa langue natale. « Et ça vous arrive souvent, ce genre d'allusions ? Notez que ça ne me dérange pas, après qu'on soit sorti d'ici, la serveuse m'aura oublié, mais vous, elle vous reverra certainement à la télévision. J'aurais pensé que le Commandant de l'UNISON à Star City veillerait plus à sa réputation. » Mais le ton de sa voix et son sourire montraient que le contraire l'amusait sérieusement. « Enfin, je peux déjà vous conseiller de ne pas faire croire que vous êtes casé si vous voulez attirer les jeunes femmes. »

Conseil assez évident cela dit. La serveuse revint vers eux, dandinant de l'arrière-train, juchée qu'elle était sur ses hauts-talons. Elle posa les deux bières commandées avant de leur demander s'ils avaient choisi leurs repas. Renan opta pour un plat relativement simple et typiquement américain, logique vu l'endroit, puis attendit que la demoiselle s'éloigne à nouveau, non sans leur offrir un sourire ravi et complice.

« Vous avez parlé de l’Écosse avant, vous avez servi là-bas ? » Il l'observa quelques secondes. « C'est plutôt étrange qu'un ancien militaire veuille continuer une carrière dans un organisme gouvernemental. J'aurais pensé que si l'on quittait l'armée, c'était plutôt pour changer radicalement de vie. »

Il n'y avait pas que le major qui avait le droit d'aller à la pêche aux informations. Et en tant que Breton, la pêche, il connaissait – même si c'était davantage les moules que les majors, il fallait l'avouer !
 
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Message posté : Mar 8 Déc 2015 - 7:11 Message
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Renan eut le bon goût de ne pas monter sur ses grands chevaux et de s’offusquer des allusions taquines du major, qu’il ne prit d’ailleurs pas la peine de démentir ou de confirmer, semblant seulement ingénument surpris puis sensiblement amusé par ces paroles. Un excellent signe aux yeux de Gabriel facétieux qui ne perdit donc en rien son sourire contagieux. Au contraire, il se sentait presque enhardi dans sa démarche – toutefois il ne lui en fallait pas beaucoup pour cela, autant en convenir. « Je n’ai jamais autant regretté de ne pas être une belle blonde aux yeux bleus. » À la réflexion il est vrai que les trois compagnes de Renan qu’il connaissait – soit Charlie, Kailee, et la nouvelle venue serveuse – présentaient toutes une chevelure dorée et probablement des yeux clairs. De son côté il ne pensait pas avoir de « type » qu’il affectionnait plus particulièrement, même si son épouse avait également été blonde aux yeux bleus, avec des reflets bruns qui s’accentuaient quand elle était en colère.

La modestie du Breton frappa à nouveau – et le major se demanda sur le moment si c’était un trait caractéristique de la région française – et il soutint qu’il n’avait pas tant de succès que cela, ce qui étira un sourire silencieux au coin des lèvres de Gabriel. Mais quelles ne furent pas sa surprise et son plaisir lorsqu’il s’exprima dans sa langue natale ! Ah, cette prononciation enroulée et exotique qui caressait suavement l’oreille… « Si vous le redites, je ne réponds plus de rien. » Prévint le commandant dans un rire aussi grave qu’authentique. Renan interrogea alors, non sans humour et délicatesse, l’attitude peut-être irrévérencieuse d’un dirigeant de l’UNISON.

« Oh, vous savez, je fais très attention à ma réputation. Je mets des vestes, je repasse mes chemises, et j’essaie d’avoir des chaussettes toujours appareillées. Je ne mets même pas souvent ma superbe cravate Bip Bip et Coyote, c’est dire. » Et pourtant, qu’est-ce qu’elle était belle et élégante pour toutes les circonstances. « Et je dine dans une petite brasserie de quartier typique, avec l’homme que j’aime. Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve ça aussi respectable qu’attendrissant. » Il ponctua ce jugement d’un nouvel éclat de rire, plus doux cette fois. « Mais il est vrai que notre serveuse ne voudra sûrement pas de mon numéro, maintenant. »

On ne pouvait pas tout avoir ! Heureusement, la bière coulait maintenant à flot et elle fut ainsi généreusement servie par leur jolie hôtesse, qu’il remercia chaleureusement. De son côté il commanda l’un des burgers maison de la carte, qu’il espérait à la mesure de sa grande faim. La jeune femme repartit, Gabriel prit directement sa pinte en main et par la hanse, il la souleva et l’approcha de celle de Renan pour trinquer comme il se doit. Il la porta ensuite à ses lèvres et but une longue et bienvenue lampée, qui le fit soupirer de contentement. Est-ce qu’il pouvait mieux parler de ses années en Irlande qu’avec le goût de la Guinness, typique de cette contrée, en bouche ? Sans doute pas !

« En 2007 j’ai été nommé major et commandant de la base de Galway, c’est une ville portuaire d’Irlande. Très pittoresque et mignonnet comme lieu, moitié port, moitié ville à pubs. C’est la quatrième ville plus peuplée du pays et on était que 72 000 là-bas ! Vous imaginez ? C’est ridicule, il y a de l’espace à ne plus savoir qu’en faire sur cette île. De l’espace, des soiffards, et des moutons. Beaucoup de moutons. Galway n’est pas très loin du Connemara, vous en avez peut-être entendu parler ? C’est joli, encore sauvage, montagneux mais très vert… On peut y faire de sacrées balades. J’avais trente-deux ans à l’époque, j’étais capable de les faire puis d’être encore frais une fois redescendu du pic. Maintenant, je serai sans doute mort à mi-chemin. » Il exagérait bien évidemment, il était encore fringuant pour un quadra ! Et ses pouvoirs l’aidaient un peu en la matière. « Quand j’ai été nommé, cela ne faisait que quatre ans que j’étais capitaine. Je gérais des équipes de bonne taille, mais se retrouver à la tête d’une base, c’est… Différent. Enfin, j’ai été suffisamment correct pour être nommé ici trois ans plus tard – ou peut-être qu’il n’avait pas d’autres candidats qui sait ? » Star City était, de loin, une base plus animée que celle qu’il avait connu en Irlande. C’était plus dur et éreintant, et tout aussi passionnant.

« Effectivement, comme vous dîtes, c’est très différent de l’armée. On y retrouve la discipline cependant, le respect d’une hiérarchie, des missions et des objectifs à suivre. » Autant d’éléments qui posaient un cadre, sans doute nécessaire pour la canalisation de sa personnalité. « L’UNISON, c’est plus politique, et donc plus complexe. Mais on rencontre des personnes extrêmement différentes, parfois venant d’autres planètes, on côtoie les héros, et parfois, on réussit de belles choses. » Quant à savoir pourquoi il n’avait pas, lui, changer radicalement de vie en quittant le militaire, c’était tout simple. « J’aurais pu continuer mon avancement à l’armée. On est séparés mais en très bons termes, elle et moi. Toutefois… Je ne sais pas. En 97, j’ai vu les drones attaquer Star City et les héros la défendre comme ils le pouvaient. Et l’UNISON a montré qu’elle pouvait aider, quand moi, j’étais impuissant. Je me suis dis que quitte à servir, je serais peut-être plus utile avec ces gens-là. » Il haussa les épaules et reprit une gorgée de bière, avant d’ajouter. « Et puis, c’était l’occasion de montrer que je n’étais pas un fils à papa. » Même s’il l’était peut-être toujours un peu, en dépit des aléas de leur relation.

« Et vous Renan, comment vous vous êtes retrouvé là ? » Il savait qu’il avait vécu en France, et qu’il vivait aujourd’hui aussi, mais le lien lui était en grande partie inconnu. « Vous m’avez dit que ça avait été difficile au début, et que vous aviez choisi votre métier à défaut d’avoir autre chose. Qu’est-ce qui vous a fait quitter votre chez-vous ? La pluie ? » En espérant que la boutade ne lui attire pas les foudres du pêcheur, même s’il n’était pas contre l’idée d’être pris entre ses filets, comme chacun sait.
 
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Message posté : Mar 8 Déc 2015 - 14:54 Message
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- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
- Déplacement magnétique
- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
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- Augmentation de la force
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- Lywenn (Banshee)
- Esprit protecteur (Lare)

ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
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Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
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Renan ne put retenir un rire franchement amusé à l'idée de voir un Commandant donner une conférence de presse en arborant une cravate aussi... originale. Peut-être qu'il parviendrait à capter l'attention des gens les plus réfractaires à l'autorité ? Ce n'était pas impossible.

« C'est drôle, je vous aurais davantage imaginé amateur du Diable de Tasmanie, comme quoi, on se trompe souvent sur les gens. »

Gabriel avait semblé plutôt réceptif à ses plaisanteries et vu le caractère qu'il avait, le mieux était de montrer que lui aussi pouvait avoir de l'humour ! Bon, normalement il axait plus ses traits d'esprit sur un sujet graveleux, mais s'il voulait bel et bien garder le rôle du type bien sous tous rapports, il était préférable de ne pas dévoiler l'intégralité de sa véritable personnalité. Jouer le jeu ne signifiait pas qu'il fallait tomber dedans !

Après qu'ils aient trinqué, Renan eut donc droit à quelques éclaircissements sur la situation de son interlocuteur. Il n'y connaissait pas grand-chose à l'Irlande et crut donc son interlocuteur sur parole lorsque ce dernier lui expliqua qu'il y avait davantage de mouton que de jolies filles dans ce pays. Pas étonnant que Siobhan, l'esclave personnelle de Nagato, ait déserté son pays natal pour venir s'enterrer dans le club douteux de l'Archidémon. Elle n'avait pas l'air très fan des moutons. Il acquiesça d'ailleurs lorsque le quadragénaire lui parla du Connemara, même s'il ne le connaissait vraiment qu'au travers d'une chanson parlant de ses lacs – chacun ses références ma foi. Son sourire s'accentua légèrement lorsque le major pointa son âge du doigt. Ils avaient une dizaine d'années de différence, mais pourtant Renan était certain qu'il lui donnerait du fil à retordre s'ils devaient s'affronter ! L'habit ne fait pas le moine comme dit l'adage.
En tous les cas, ses explications étaient plus que logiques et presque banales, si l'on exceptait son parcours hors du commun. De nombreux militaires s'étaient réorientés suite aux attaques subies par la Terre.

Quoi qu'il en soit, s'il avait espéré échapper à la question en retour, ce fut peine perdue. Assez naturellement le major se renseigna sur sa situation, mais Renan se demanda s'il ne s'agissait que de politesse ou s'il cherchait à glaner des informations. De toute manière, il ne comptait pas lui dire plus que ce qui figurait certainement dans son dossier.
Un sourire ourla donc ses lèvres.

« Non, même si elle et moi ne sommes pas vraiment amis, je l'avoue. » Il préférait la ville à la campagne. « Je n'ai pas eu mon mot à dire en vérité. Disons que j'ai été assez difficile comme adolescent et comme mes parents avaient déjà beaucoup à faire avec mes sœurs, ils ont décidé que ce serait préférable de m'éloigner des mauvaises influences.... » Alors qu'ils l'avaient plutôt jeté dans ses bras. « Ma mère est originaire de Star City, alors elle m'a envoyé chez mon grand-père, un ancien militaire. Elle a pensé que ça ferait une bonne influence, mais sa santé n'était pas au beau fixe alors j'ai fini chez mon oncle. » Celui dont il avait parlé plus tôt. « Il avait aussi l'éducation militaire, même s'il ne l'a jamais été, donc j'ai eu droit à un camp de redressement revisité et j'ai finalement rencontré mon ex-femme alors j'ai décidé de rester ici. » Il haussa les épaules. « C'est assez commun en fait. »

Si l'on exceptait qu'entre-temps, il avait rejoint un organisme top-secret qui devait permettre à un gros méchant de dominer le monde, mais c'était un simple détail. Son regard se détourna brièvement pour observer les environs avant qu'il ne sirote un peu de sa boisson, puis reporte son attention sur le major.

« J'ai du mal à vous imaginer en fils à papa, je vous avoue. Mais j'imagine que s'il était haut-placé, ça a effectivement dû être difficile de se démarquer de lui. Vous auriez pu choisir une autre carrière pourtant. » Peut-être que l'éducation jouait. « J'ai l'impression que la majorité des agents de cette ville ont décidé de se lancer dans cette carrière à cause de ce qui est arrivé en 97. C'est typique américain vous savez, cette valorisation des héros. En France aussi il y en a, mais ils ne sont pas autant mis en valeur qu'ici. » Il esquissa un sourire. « Et vous côtoyez beaucoup de héros ou d'individus... spéciaux, si je puis dire ? » Il lui jeta un regard interrogateur. « Je pensais que l'UNISON accueillait plus de civils normaux, un peu comme la police et que c'était la Légion des Étoiles qui se chargeait de recueillir les autres. »

Il savait bien évidemment parfaitement comment fonctionnaient les deux organismes, mais Renan avait toujours prétendu ne pas s'intéresser aux héros et à tout ce qui s'en approchait, il était donc logique qu'il préfère jouer les ingénus. Au pire, il passerait pour un idiot, au mieux, le major lui donnerait un cours particulier. Si jamais la situation se gâtait, il lui lancerait quelques mots en français et le tour serait joué !
Blague à part, les questions se bousculaient dans l'esprit du trentenaire et il reprit après quelques secondes de silence.

« Vous êtes dur avec vous-même. À vous écouter, vous avez l'air bon pour la maison de retraite, mais si j'en crois ce que disent les journaux, vous avez l'air de plutôt bien vous en sortir. » Un nouveau sourire ourla ses lèvres. « Et puis c'est de notoriété publique que beaucoup d'hommes atteignent le sommet de leur séduction entre quarante et cinquante ans, alors je crois que vous avez encore le temps de vous en faire. » Ce n'était jamais mal de flatter un peu son interlocuteur. « Vous comptez donc rester définitivement à Star City, ou vous envisagez de pouvoir changer de coin dans quelques années ? J'ai entendu dire que les militaires avaient souvent la bougeotte. »

Autant savoir s'il devait pousser pour essayer de s'attirer la sympathie du major, ou si ce serait peine perdue comme avec Charlie Lane – sauf que, cette fois-ci, il garderait ses vêtements !
 
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Message posté : Mar 8 Déc 2015 - 19:21 Message
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Si Renan se mettait à lui parler du Looney Tunes Taz, le très célèbre et grognant Diable de Tasmanie, ils formeraient un couple parfaitement harmonieux. Il n’y aurait ainsi aucune dispute dans leur ménage au sujet du dessin animé à regarder le matin, après une nuit d’amour de haute voltige – et cela, c’était très bon à prendre ! Il savait maintenant l’essentiel sur le Breton, l’indispensable à une vie commune, mais il n’était pas contre l’idée de pousser un peu et de gratter le vernis à la surface pour apprendre ce qui se cachait là-dessous. Aussi l’avait-il interrogé sur sa propre arrivée à Star City, car il était rare de poser ses valises dans un endroit si particulier lorsque l’on désirait une vie sans histoires et bien rangée. Chacun l’apprenait, d’une manière ou d’une autre.

« Ah, vous n’aimeriez probablement pas l’Irlande, alors. Il flotte tous les jours, ou plutôt, il « bruine », comme si quelqu’un vous crachouiller constamment à la figure. » L’art et la manière de glisser des images fort agréables dans la tête de son interlocuteur. « Alors comme ça, vous étiez un vilain garçon ? » Il avait posé la question d’un ton particulièrement malicieux, dès lors qu’il n’était pas évident de le deviner en un rapide coup d’œil. Renan n’avait pas le profil-type qu’on attendrait d’une mauvaise graine. Déjà, il n’était pas texan, lui. « Encore un point commun l’ami, nous avons tous les deux connus la bonne vieille rigueur militaire. Celle qui vous colle à la peau et vous donne une coupe en brosse. » C’est vrai, les deux hommes devaient avoir le même coiffeur ! « Votre grand-père était militaire français, alors ? Quel était son grade ? J’imagine qu’il n’a pas connu les périodes les plus douces de votre beau pays. » Il n’y avait pas besoin d’être un génie du calcul mental pour se dire que, grosso modo, papy Le Guerec avait connu au moins une guerre mondiale. « Et comment était votre oncle, si vous permettez la question ? »

Gabriel constata avec effroi qu’après leurs deux récits successifs, sa pinte à la couleur très sombre, presque noire, avait terriblement baissé de volume. Qui était le malotru qui s’était permis de siroter sa précieuse, qui ? D’un geste de la main agrémenté d’un sourire, il en recommanda une à distance à la serveuse qui s’occupait d’eux. Il pouvait rentrer chez lui à pieds, après tout. Ou appeler Lana pour qu’elle le ramène ? Mauvaise idée. Il pouvait toujours, si besoin, pieuter chez Renan. La voilà, l’excellente solution. Ils auraient alors tout le loisir d’évoquer le complexe américain, alias la manie du « je veux sauver la Terre entière ». Le major ne put qu’approuver d’un signe de tête, avant de parler à son tour.

« J’imagine que ça doit surprendre oui. Vous venez d’une grande nation occidentale bien sûr, mais ici, il y a plein de cow-boy. L’esprit de conquête lessive pas mal de cerveaux c’est vrai, mais… Et bien, ça doit être plutôt agréable d’être un héros, non ? Après, les gamins jouent avec la poupée à votre effigie. » C’était indubitablement un aboutissement en soi. « J’en côtoie oui. Dans les bureaux les agents sont majoritairement des civils sans capacités particulières, ni équipements qui leur permettraient de bondir de toit en toit la nuit. À ma connaissance. Avec tous ces masques et ces costumes, on ne saurait pas dire si son voisin n’enfile pas des collants pour aller combattre le crime une fois la nuit tombée. » Tiens, d’ailleurs, Renan était-il de ce genre-là ? Le regard ambré du commandant le parcourut de son visage jusqu’à son ventre, coupé par la table, en passant par le torse, sans y deviner une combinaison lycra savamment dissimulée. « Toutefois il n’est pas rare que la Légion des Étoiles nous prête mainforte, même si vous devez savoir qu’il existe des tensions. Malgré tout l’avancement du projet Passerelle par exemple, qui vise à soutenir leur Phare, montre qu’on peut collaborer. Il y a aussi des Héros et des Héroïnes indépendants qui sont ravis de pouvoir aider. Certains sont devenus des amis. » Il pensait notamment à l’actuel Archimage qu’il avait rencontré au détour d’une mission. Si celui-ci avait finalement intégré la Légion, Gabriel l’avait connu en-dehors et Adrian était l’un de ses meilleurs et plus proches amis. « Pardonnez-moi cette banalité mais : Rien n’est jamais facile, mais dans les grandes lignes, nos valeurs communes nous rapprochent. Vous avez déjà rencontré des héros vous ? Des méta-humains, des aliens… La majorité est très bien intégrée, on peut ne même pas se rendre compte qu’on en croise quotidiennement à la boulangerie ou au supermarché. »

C’est avec élégance que le Breton flatta ensuite l’ego du major, vantant au passage ses marges en matière de charme, ce qui le fit sourire puis rire de bon cœur. « Vous avez raison, ça ne me va pas aussi bien qu’à vous de jouer le modeste. Je suis une arme de séduction massive. » La demi-mesure était absente de son vocabulaire, même si le ton employé ne laissait guère la place de croire qu’il s’agissait d’autre chose que de l’ironie. « On se soucie de mes mouvements, Renan ? Ne vous inquiétez pas, je ne vous quitterai pas. » Cette question n’était pas surprenante, elle pouvait être polie comme sincère, mais Gabriel ne la ressentait pas comme une menace ou une curiosité suspecte et mal-placée. « J’aimerais rester, à vrai dire. J’ai grandi à Red Bank, et je suis arrivé à Star City à seize ans. Et pourtant c’est une ville qui arrive encore à me surprendre. A moins d’être viré à coup de pieds, je suis bien là où je suis. » En revanche les envies de Renan pouvaient logiquement diverger des siennes. « Mais vous, si vous êtes resté pour votre ex-femme, pourquoi ne pas être reparti après ? On est tombé amoureux des Etats-Unis ? » Ce ne serait pas surprenant, évidemment. « Bon, par contre, c’est quand que vos sœurs viennent, elles ? Je m’intéresse en toute innocence, notez bien. »

Et sur ces entrefaites, leur serveuse haute sur ses gambettes leur apporta leurs plats, ainsi que la seconde bière du commandant au gosier toujours trop sec. « Bon appétit ! » En français dans le texte, bien prononcé, même si l’accent américain était très présent. Charmant, n’est-ce pas ?
 
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Message posté : Mar 8 Déc 2015 - 21:06 Message
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Officier de la Pénombre
Officier de la Pénombre

Renan Le Guerec
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Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
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Le major avait le don pour faire des comparaisons... élégantes ! Pas très étonnant que certaines jeunes femmes soient un peu... refroidies. Un sourire ourla légèrement ses lèvres.

« Un adolescent simplement, influençable de surcroît. »

Le désir d'être dans le vent et tout ça. Enfin, c'était la version officielle, la vérité c'était que Renan avait plutôt compris que les gentils réussissaient rarement dans la vie et qu'il était donc prêt à tout pour obtenir ce qu'il voulait ! Mais ce n'était pas la version présentable à une personne du rang de son interlocuteur. Quoi qu'il en soit, parler de lui ne l'enchantait pas spécialement, surtout avec le major, mais il se voyait mal refuser de faire preuve de politesse, cela aurait davantage attiré l'attention que servi ses intérêts !

« Non, il était américain. Le côté français vient de mon père. » Comme son nom l'indiquait. « Lui, il n'a plus mis les pieds en France depuis la fin de la guerre. Je crois qu'il était First Sergeant au moment de sa retraite, c'était une question de santé donc il n'est pas allé au bout, d'où son besoin de transmettre aux autres.... » Il esquissa un bref sourire. « Je crois que vous vous seriez bien entendu avec mon oncle. Il était un peu comme vous, l'humour en moins cela dit. Appliqué, soigné... autant vous dire qu'il faisait le bonheur de notre employeur. » Vu qu'ils travaillaient ensemble. « Ce n'était pas quelqu'un de bien compliqué, il aimait les choses simples et claires, je crois que ça le résume bien. »

Un caractère relativement semblable au sien en somme ! Cela dit, Renan espérait simplement qu'il n'approfondirait pas vraiment, c'était bien le seul sujet réellement sensible pour lui. La preuve, il songeait toujours à le venger et cette pensée lui offrait une forme de soulagement.

La serveuse revint vers eux avec une nouvelle bière et la discussion put s'enchaîner sur le sujet des héros. C'était amusant, mais pour quelqu'un d'aussi vaniteux que Renan, la perspective de servir de jouet à un gamin ne l'enthousiasmait pas plus que ça. Il se fichait pas mal d'être valorisé par les autres du moment qu'il savait ce qu'il valait – et qu'il n'avait plus à recevoir d'ordres de qui que ce soit. Toujours est-il qu'il nota attentivement tout ce que son interlocuteur disait, relevant même qu'il semblait s'être attardé sur lui, peut-être pour savoir s'il était dans le même cas ou non.

« Pas à ma connaissance non, mais difficile de savoir qui est qui comme vous dites. Disons que je n'en ai jamais rencontré qui soit publiquement connu. »

Ce qui était totalement faux vu qu'il s'était déjà confronté à Thunder ou qu'il avait payé un kebab à Hive. Tesla avait croisé pas mal de héros au fil des années, mais tous n'avaient pas survécu. Le major aurait directement pu lui demander s'il en était un sans que Renan ne mente en niant. Il avait tout du criminel, pas du héros. La différence était subtile, mais bel et bien présente.

Du côté de la flatterie, elle semblait plutôt bien porter ses fruits puisque le major esquissa un sourire avant de plaisanter. Oh, il devait certainement faire battre le cœur de pas mal de midinettes, peut-être même qu'Evey aurait apprécié que les rôles soient inversés et qu'elle se trouve à sa place ! Un sourire ourla ses lèvres tandis qu'il entendait la remarque sur l'inquiétude qu'il devait éprouver à l'idée de le voir partir. Ce n'était pas si faux pour une fois ! Mais la serveuse vint leur apporter les plats avant qu'il ne puisse répondre, il se contenta donc de la remercier avant d'imiter son interlocuteur avec un « Bon appétit. » prononcé avec l'accent, puis de laisser planer quelques instants de silence.

« Je ne sais pas pourquoi, mais lorsqu'on me dit que c'est innocent, j'ai toujours tendance à penser l'inverse ensuite. Je dois avoir l'esprit contradictoire. » Il avait toutefois adopté un ton léger et plaisantin. « Honnêtement... je n'aime pas spécialement ce pays, ni même cette ville, mais il y avait encore mon oncle et mon grand-père après mon divorce, puis j'avais mon travail et mes amis, dont ma meilleure amie. Je me voyais mal tout plaquer pour aller ailleurs. » Ce qui était assez logique. « Surtout pour rentrer en France. Je vais être honnête avec vous, je n'ai plus de contact avec ma famille là-bas depuis que je suis arrivé ici, donc je ne saurais même pas à quoi m'attendre. Disons que je préfère me contenter de ce que j'ai plutôt que de trouver pire ailleurs. » Ce qui cadrait bien avec son caractère prudent en apparence. « Dommage d'un côté, mes sœurs sont toutes blondes aux yeux bleus, elles auraient pu vous plaire. »

Il n'avait jamais hésité à envoyer Evey draguer des cibles intéressantes, pourquoi le ferait-il en essayant de caser l'une de ses sœurs avec le Commandant de l'UNISON ? Blague à part, Renan voyait là l'occasion de glisser vers un sujet plus personnel encore. Alors qu'ils mangeaient, il reprit après quelques instants.

« J'avais vu une entrevue télévisée entre Thunder et un Cooper du Daily Herald. Les Légionnaires n'avaient pas l'air de beaucoup apprécier l'UNISON, ou alors c'est la manière de dire les choses qui le laissait penser. Je dois dire que vous m'apprenez quelque chose en me parlant de la bonne entente entre vos groupes. » Il l'observa quelques secondes. « Ce n'est pas risqué de les employer ? Je veux dire, vous approuvez le fait qu'ils puissent agir à visage couvert alors que vous, les agents, vous êtes soumis à des lois strictes ? » La zizanie aidait souvent à vaincre de féroces adversaires. « D'ailleurs, je me demandais, ce n'est pas trop difficile de travailler pour le gouvernement et de mener une vie de famille à côté ? Si je vois Charlie ou l'agent Lawson, ça n'avait pas l'air d'être leur fort. Mais j'ai peut-être un don pour croiser les célibataires, allez savoir. »

Vu qu'il savait que c'était aussi le cas du Commandant. Il avait touché un point sensible en parlant de son oncle, c'était une petite vengeance gratuite. N'était pas super-vilain qui le voulait, il fallait démontrer sa cruauté au quotidien !
 
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Message posté : Mer 9 Déc 2015 - 2:07 Message
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« Ah, ça, les vieux militaire adorent insuffler la passion de la rigueur à leurs ouailles. À ses côtés, c’est peut-être vous qui seriez devenu major et commandant de base pour l’UNISON. » Renan le considérait donc comme un homme possédant le sens de l’humour, aimant les choses simples, tout en étant sérieux et méticuleux. Ce portrait lui attira un nouveau sourire, mais plus discret cette fois-ci. Cela ne dénotait d’aucun mécontentement de la part du major, en revanche il y avait une forme de pudeur dans son attitude – relativement rare chez lui, il est vrai – car il ressentait dans la réponse évasive de Renan une certaine retenue et réticence à donner des détails sur sa vie passée. Ou plutôt sur son oncle, et là encore ce n’était guère surprenant : le malheureux était mort brutalement, après tout. Gabriel mit dans un coin de sa tête une alerte sur le sujet, il pouvait être intéressant d’aller recueillir les informations disponibles sur ce tonton qui lui ressemblait, ne serait-ce que par curiosité intellectuelle.

« S’il y a avait plus de personnes simples sur Terre, le monde se porterait mieux. » Fut l’axiome qui quitta ces lèvres pour conclure le sujet par égard pour le Breton. Si seulement il avait le début d’une piste, ce brave commandant de l’UNISON, sur la véritable identité et nature de Jack Talley, nul doute qu’il n’aurait jamais prononcé de telles paroles. Malgré tous les doutes qui avaient caressé son esprit, aucun ne lui laissait croire qu’il faisait face à l’animal retors et ombreux qu’il traquait depuis si longtemps. Il était comme un pêcheur qui multiplierait inlassablement les appâts sans que jamais la bête ne morde à l’hameçon. Et le voilà, son beau poisson, avec sa risette subtile. S’il savait, s’il s’avait.

Et ce n’est pas son bel hamburger, bien que majestueux, qui allait lui chuchoter des indices à l’oreille ! Il glissa une œillade à Renan quand celui-ci parla français et fit semblant de frissonner en réponse, ondulant des épaules telle une pucelle qu’on aurait flattée. Et malgré cette belle démonstration, Renan osait douter de ses intentions ? « Quoi ? Mais regardez-moi, je suis l’innocence incarnée ! Vous pouvez avoir pleinement confiance. » Il n’y avait rien de mieux pour attirer la suspicion, en effet !

« Je vois. » Il était étrange d’avoir coupé les ponts aussi brutalement, n’avait-il vraiment plus aucune nouvelle de ses sœurs et du reste de sa famille, depuis tout ce temps ? Pour une crise d’adolescent somme toute classique de ce que Renan en disait, le châtiment paraissait excessif. « Vous n’avez pas essayé de les contacter ? Ou alors, on m’aurait menti, et la France n’a pas le téléphone et n’est pas connectée – ça ne m’étonnerait qu’à moitié, dans les films on ne parle que de Versailles quand on s’intéresse aux français. » Il était indiscret et en avait parfaitement conscience. Cependant Renan n’avait jusqu’alors jamais réagi violemment, même quand il mettait un pied au-delà de la limite de ce qui était raisonnable. Peut-être cela continuerait-il, et dans tous les cas, ce serait intéressant. « J’insiste, mais si l’amour existe de l’autre côté de l’Atlantique, il faut que je prépare une expédition en toute connaissance de cause. »

Son vis-à-vis posa alors des questions qui, il le savait, taraudaient beaucoup de citoyens. Néanmoins peu nombreux étaient ceux qui les lui posaient directement et semblaient requérir son avis personnel. Le major était entraîné à réagir avec prudence lorsqu’il frôlait les interrogations sensibles politiquement, ce qui ne l’empêcha pas de répondre vite et avec un débit fluide, transpirant le même naturel dont il faisait preuve depuis que Renan lui avait ouvert sa porte. « Et bien, la Légion existe grâce à une autorisation de l’Organisation des Nations Unies. Quant à l’UNISON c’est une agence spécialisée émanant de l’ONU. Quelque part, les agents et les légionnaires sont cousins. Il y a des disputes dans toutes les familles, évidemment, mais ses membres s’assoient régulièrement à la même table. Même si on peut avoir un neveu débile ou une tante qu’on veut gifler, il n’en demeure pas moins qu’on forme une équipe. » Le roi de la comparaison, on a dit. « Et vous seriez surpris d’apprendre que nos amis héros sont aussi soumis à bien des règles, qui sont nécessaires bien sûr, et ils doivent rendre des comptes. Comme moi, comme mes équipes, et comme chaque salarié et citoyen d’une nation. » Il entama goulûment sa seconde pinte qu’il reposa ensuite dans un mouvement un peu lourd. « J’ai un peu remanié le discours, mais vous avez vu, c’est presque comme à la télé ! »

De bonne humeur il avait ricané, mais cet élan joyeux s’étrangla douloureusement au fond de son gosier quand cette fois, Renan s’intéressa à un des rares thèmes que Gabriel n’abordait généralement pas de lui-même. Il but à nouveau une gorgée et pita une ou deux frittes pour s’offrir une contenance. La tristesse n’était plus aussi vive et enveloppante, sans compter qu’il était suffisamment absorbé par son quotidien pour laisser de côté les interrogations personnelles qui s’imposaient à sa vie, malgré tout, il était difficile de réprimer ce pincement lancinant au fond de ses entrailles.

« Et bien, j’y arrivais sans trop de mal. » Si ce n’est qu’il avait mis bien du temps à rouvrir la bouche, le commandant était largement inchangé : souriant, chaleureux dans sa voix et sa gestuelle, bavard. Il n’y avait que ses yeux ambrés qui brillaient un peu plus que d’ordinaire – mais il y a tant de grains de poivre dans ce sandwich, aussi. « Ma femme et ma fille avaient râlé quand nous sommes partis en Irlande, mais elles avaient fini par s’y habituer. Evidemment, dans le mois où elles avouaient enfin que le pays avait du charme, j’étais muté ici, c’est un pouvoir secret des administrations ça. Rachel – mon épouse, donc – était scientifique à l’UNISON quand on s’est rencontrés, elle était donc bien placée pour comprendre mes absences, et elle était pas mal non plus dans son genre elle aussi. On a raté notre premier Noël de couple comme ça, elle était enfermée dans son labo et moi j’essayais d’empêcher un pyromane de mettre le feu à tous les Père Noël de la ville. Le bor-del. Bref. » Oui, il n’était pas vraiment nécessaire de revenir sur ce triste épisode où il s’était vu fournir les premiers soins à plusieurs malheureux, brûlés au visage à cause de leurs barbes en plastique qui avaient pris feu. « Quand Violet est née les choses ont un peu changé bien sûr… Heureusement que sa gouvernante l’amenait souvent au Brett Building, même si c’était au bureau, j’ai pu la voir même quand les journées et les nuits de boulot s’enchaînaient. »

Gabriel ne pensait pas qu’il avait été un mauvais père, mais il était aussi tentant que facile de se reprocher des quantités phénoménales de choses, quand il était trop tard. « Enfin, ce n’est pas pire que dans d’autres jobs prenants j’imagine. Même si effectivement, on est plusieurs célibataires… » Il n’avait pas souligné directement que sa famille à lui n’était plus, mais il ne doutait pas de la subtilité de Renan qui aurait deviné par lui-même. Sinon, il lui demanderait et les mots auraient du mal à sortir de sa gorge sans douleur, mais Gabriel les prononcerait. « Maintenant que vous le dîtes, et à la réflexion, je devrais me caser avec l’agent Lawson… Quoique, elle est trop intelligente pour moi. » Et puis, il était bien trop attendri et heureux de voir ses amis batifoler comme deux manchots pudiques pour oser perturber leur romance. « On va devoir rester ensemble je crois. Vous voulez des enfants ? Je ne crois pas que vous ayez déjà eu ce plaisir. »

Bien sûr qu’il ne lâchait pas le morceau ! Maintenant qu’il avait la main sur le fessier ferme du Breton – oui, il avait remarqué – il ne comptait pas le lâcher aussi facilement. Même si la conversation avait pressé son cœur et qu’il n’y avait pas assez de mots pour exprimer cette douleur, le naturel revenait, et la vie reprenait ses droits.
 
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Message posté : Mer 9 Déc 2015 - 20:24 Message
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Officier de la Pénombre
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Renan Le Guerec
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Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
- Déplacement magnétique
- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
- Vol
- Augmentation de la force
- Endurance accrue
- Nanorobots

- Phylactère
- Sérum d'accélération de la croissance

- Lywenn (Banshee)
- Esprit protecteur (Lare)

ϟ Liens Rapides :
RP : 2/2 (fermé)
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ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Renan n'avait pas spécialement envie d'entrer en contact avec sa famille restée en France pour la bonne et simple raison qu'il ne leur avait plus donné de nouvelles depuis qu'il avait eu quinze ou seize ans. Autant dire que le mariage raté, le gamin qui n'avait jamais vu le jour et la mort de son oncle risquaient de provoquer pas mal de questions de l'autre côté de l'Atlantique ! Pire encore, ils risqueraient d'interpréter cette prise de contact comme le désir de revenir en France et le Breton connaissait assez ses parents pour savoir qu'ils seraient capables de débarquer ici pour le ramener là-bas s'ils avaient l'impression que c'était ce qu'il souhaitait. Non, très franchement, ce n'était pas au programme.

« Oh, je pourrais les contacter, sauf s'ils ont déménagé sans laisser d'adresse, ce dont je doute. » Son père était très attaché à la maison familiale. « Disons juste que je considère que la famille n'est pas forcément celle qu'on a connu, mais celle qu'on se fait. C'est préférable pour tout le monde de ne pas remuer le passé. » Il haussa les épaules. « Je vous parle de mes sœurs, mais si ça se trouve elles sont déjà toutes mariées et je suis tonton plusieurs fois. »

Même s'il y en avait certainement une ou deux de célibataires dans le tas, avec leurs caractères exécrables...

Quant à la question des Supers, le Commandant Colt semblait rodé à l'exercice puisqu'il servit une réponse parfaitement réglementaire et correspondant à ce que les gens aimaient entendre. D'ailleurs, il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire amusé lorsque le quadragénaire souligna que ces quelques paroles ressemblaient au discours qu'il pouvait tenir à la télévision. C'était normal d'un côté, ils venaient de se rencontrer, il n'allait pas avouer qu'il détestait la Légion ou qu'il avait envie d'envoyer le Commander tourner une publicité pour Mr Propre plutôt que de jouer aux justiciers. Il était préférable de ne pas trop s’appesantir sur le sujet ou il pourrait finir par avoir l'air suspect à vouloir creuser le fossé entre les deux groupes.

D'ailleurs le sujet glissa rapidement vers quelque chose de plus difficile. Tesla savait parfaitement que la famille du Commandant était morte, mais Renan n'était pas obligé être au courant de détails de ce genre. Poser une question innocente lui permettrait peut-être d'en apprendre plus sur son interlocuteur et de voir quel degré de confiance il lui accordait suivant les réponses qu'il formulerait. Il ne manqua pas de remarquer le temps qu'il lui fallut pour répondre à sa question, même si ses gestes et son expression semblaient les mêmes qu'avant. Un bon menteur savait en reconnaître un et une chose était évidente : le major était un homme durement touché par cette perte. Une faiblesse aux yeux de Renan, mais tout le monde n'avait pas la chance d'être insensible.

Il resta donc silencieux en l'observant de ses yeux mordorés. Son expression ne disait pas grand-chose, si ce n'est qu'il était réellement attentif et lorsque le major termina ses explications, il adopta un air un peu plus grave, comme s'il venait de comprendre qu'il avait fait une boulette en abordant ce sujet. Cela dit, les plaisanteries ne tardèrent pas à revenir et lorsque le sujet tourna à nouveau vers lui, Renan haussa les épaules.

« Je ne sais pas. C'est beaucoup de responsabilités et ça demande du temps. Mais non, je n'en ai pas. Pas à ma connaissance du moins. » Une plaisanterie qui prendrait tout son sens dans quelques semaines. « Ça aurait dû être le cas, mais mon ex-femme a fait une fausse-couche. Ce qui nous a valu notre divorce d'ailleurs, donc je devrais peut-être y voir un signe. » Qu'il n'était pas fait pour avoir de progéniture. Ou qu'il était taillé pour finir avec un Commandant de l'UNISON ! « Je suis désolé que les choses se soient... compliquées pour vous. Ce n'est jamais facile. » Le ton de sa voix n'était pas chargé de pitié, juste compréhensif et compatissant. « Mais l'agent Lawson semble effectivement être une jeune femme très agréable. Surtout qu'au niveau de l'intelligence, vous ne semblez pas en reste non plus. C'est un style que vous aimez vous donner, ou c'est naturel de vous sous-estimer ? »

Une manière de lui faire comprendre qu'il avait bien cerné qu'il n'avait pas affaire à un idiot, mais bel et bien à un homme intelligent et compétent. Surtout qu'il semblait suffisamment doué pour hériter de plusieurs postes assez demandés, preuve que ses capacités n'étaient pas inventées.
Cela dit, comme le sujet risquait de trop glisser vers lui, Renan décida de réorienter la discussion.

« D'ailleurs, vous allez peut-être me trouver un peu stupide, mais j'ai toujours pensé que les personnes aussi haut-placées que vous ne sortaient jamais de leurs bureaux. Vous m'avez bien dit que cette histoire vous intéressait, mais est-ce que c'est uniquement lié à la célébrité de Charlie, ou vous mettez souvent la main à la pâte ? » Il scruta son visage quelques secondes. « Sans vouloir vous vexer, si vous ne vous étiez pas présenté, je crois que je vous aurais pris pour un agent lambda. Mais c'est une bonne chose je pense. Mon oncle me disait toujours que les gens avaient plus tendance à obéir à quelqu'un qu'ils considéraient comme leur égal plutôt qu'à un supérieur qu'ils ne voyaient jamais. » Ce qui le poussait justement à mettre la main à la pâte à Mannheim. « Vous pensez être capable de transformer Star City en paradis paisible d'ici combien de temps ? »

Le ton était badin, le sujet l'était normalement aussi, sauf si son interlocuteur avait une raison de se méfier de lui : ce que Renan cherchait justement à savoir !
 
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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Rammstein



Message posté : Ven 11 Déc 2015 - 5:29 Message
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« Je peux comprendre la logique. » Furent les premiers mots prudents mais sincères qui s’extirpèrent des lèvres du commandant. Bien sûr qu’il pouvait concevoir le désir de couper les ponts avec une famille parfois dérangeante, souvent juge et bourreau. La tyrannie familiale il en avait connu les affres et les déboires, pourtant, il ne regrettait ni les plateaux-tv avec son père, ni les cookies sans gluten de sa mère. Ses parents étaient truffés d’innombrables défauts, toutefois, ils étaient la constance de sa vie : un fil rouge continu et stable dans un monde chamboulé. « Toutefois, si je peux me permettre un conseil de vieux sage, la famille ça a certes des inconvénients, plein même, ça comprend souvent tout de travers, ça parle sans savoir, ça s’insinue dans nos vies quand on aimerait juste la paix, mais... » Le major plissa les yeux, non pas pour faire une imitation franchement limite d’un asiatique, mais pour se donner des allures d’une créature alien verte fort célèbre. « Renan, ne pas oublier les vertus de la famille, vous devriez. Apporter de la joie et du réconfort, elle peut. » Et avec ça, il avait plutôt correctement emprunté le timbre de voix du vénérable Yoda – c’était mieux en tout cas que ses tentatives d’accent français !

Après ce conseil de fort bon aloi et cette imitation absolument splendide, Gabriel se concentra un peu plus sur le contenu appétissant de son assiette. Un exercice qu’il maitrisait bien et qui lui permit d’éviter de croiser le regard cuivré de son interlocuteur pendant qu’il prenait le temps nécessaire pour ravaler son chagrin. L’humour était encore sa meilleure arme et son bouclier le plus solide pour parer aux questions qui secouaient ses sentiments, et il lui sembla que le Breton avait compris sans mal la situation. Ce fut alors au tour de Gabriel de mettre joyeusement les deux pieds dans le plat, réveillant le souvenir d’une fausse-couche que son interlocuteur n’avait sans doute pas envie de se remémorer. « Je suis désolé. » Il ne s’appesantit pas sur des excuses qui pouvaient facilement créer la gêne. « Je crois qu’on a brisé la glace sur nos joyeuses expériences de la vie. » Et a priori, ni Renan ni Gabriel n’avaient envie de tartiner des couches de pathos sur ce thème, aussi le major fut-il prompt à saisir la perche de sortie que le français lui tendit.

« Ah, vous m’avez percé à jour ! En fait, je vous explique. Les mecs de ma famille m’ont toujours dit qu’il fallait se montrer sûr de soi, bomber le torse et donner des ordres pour se faire respecter et que les dames et les hommes tombent en pamoison. Bon, les vieux ne parlaient pas des hommes, en vrai, c’est un rajout, mais l’idée est là. On doit être un bonhomme pour plaire ! » Pour appuyer son propos, il frappa du poing sur la table – succinctement et sans la briser, il ne faudrait pas effrayer sa biche son cerf – puis poursuivit d’un ton enjoué et empreint de théâtralité. « Maiiiis ! J’ai lu dans des magazines féminins, oui monsieur, que les hommes un peu timides et modestes sont très charmants. J’ai aussi appris qu’il fallait que je fasse un gommage avant de m’épiler, et comment perdre 2kg avant les fêtes, on en apprend tous les jours. » Il croisa les jambes et ponctua sa réplique d’une gorgée bienvenue de Guinness. « Donc, j’essaie de lier les deux. Macho, mais gentleman, fier, mais un peu sur la réserve. C’est subtile. Est-ce que ça fonctionne ? »

Il le gratifia de son plus beau et éclatant sourire, puis se laissa aller à un rire guttural. Sans le dire il remarquait que Renan et lui se ressemblaient étrangement – bien sûr ils n’avaient pas le même style, la même façon de s’exprimer, et des tas de détails les différenciaient, toutefois, il y avait une indéniable similarité dans leurs objectifs, et leur manière d’appréhender une discussion. Ils avaient tous deux une méfiance naturelle, qui s’exprimait différemment mais ne baissait jamais sa garde, et savaient en même temps arborer une attitude amicale et chaleureuse facilitant la confiance d’autrui.

« On ne se connait pas depuis longtemps, mais je pourrais vous qualifier de plein de choses malgré tout… Mais pas de stupide, Renan. » Confia Gabriel d’un ton égal, qui ne transpirait en rien la suspicion. Le commandant pensait cependant qu’un homme méfiant, lui, percevrait là une menace. « Pour vous répondre, ça ne m’était plus arrivé depuis quelques mois de m'aventurer sur le terrain. Un petit coup de vieux peut-être, et un sacré paquet d’affaires à gérer qui nécessitaient mon attention en prévisionnel, pas sur le terrain. » Ce qui était parfaitement vrai : le crash d’un vaisseau spatial, la zone 21 et l’hôpital la Providence étaient des évènements qui avait nécessité la mise en place de stratégie, et s’étaient traduits par des heures interminables enfermé dans un bureau à traiter des piles de dossiers monstrueuses. « Je connaissais le dossier de Charlie, bien sûr, mais l’affaire était close depuis un moment déjà… Il n’y a pas deux semaines je suis retourné sur le terrain me dégourdir les jambes pour une affaire sans grande importance, normalement, mais sont apparus les fameux nouveaux éléments que nous avons évoqué chez vous… Bref. Au cas où on ait raté quelque chose, j’ai rouvert le dossier. » Gabriel ne se risquerait pas à dévoiler des détails à Renan pour de multiples raisons : d’une part la confidentialité naturelle dont il devait faire preuve, d’autre part il ne voulait pas risquer de provoquer une peu probable mais malgré tout possible rencontre explosive entre Jay et Renan. « Parfois, on voit des choses et sans bien comprendre pourquoi… On se sent investi. On veut aider, ou au moins agir. Je ne sais pas si vous me suivez ? J’avoue que je me trouve confus. Enfin, tout ça pour dire, j’espère apporter une réponse définitive au mystère qui entoure la mort de Charlie. Pour elle, pour ses amis, pour vous, et pour ses idiots de frères. »

La dernière question qu’il lui posa ne manquait pas de panache et était teintée, il lui semblait, d’une douce ironie à laquelle il réagit immédiatement : « Comment ça ? Star City n’est pas déjà un paradis sur Terre ? Franchement Renan, ouvrez un peu les yeux, tout va bien ! Il y a bien de temps en temps deux-trois vilains qui s’amusent à semer le trouble, rien de bien excitant mais on s’ennuierait sinon ! » Ah il ne fallait pas entraîner Gabriel sur le chemin de la dérision, autrement il ne dirait plus un seul mot qui signifiait réellement le fond de sa pensée. « Plus sérieusement » Oui, bien sûr, il allait s’exprimer de façon raisonnable. « Vous savez bien que ce sont les Légionnaires qui amènent la paix. Moi je suis un bureaucrate et un gratte-papier inutile, enfin ! D’ailleurs, demain, je fais grève, j’ai mal au dos et mes conditions de travail sont déplorables : l’UNISON ne va même pas nous rembourser ce repas ! Pff. » Il secoua sa main d’un faux air excédé. « Enfin, qui suis-je pour me plaindre, vous savez que dans les bureaux il y a majoritairement des femmes en tailleur je présume ? Au moins, j’ai une vue agréable. »

Certes il parlait beaucoup, mais cela ne l’empêchait de donner de sérieux coups de fourchette à son assiette qui se vidait à vue d’œil au fur et à mesure que la soirée passait. « Et vous êtes d’accord avec votre oncle ? Vous pensez qu’un bon chef doit se montrer ? » Il laissa doucement aller son dos en arrière contre le dossier de la chaise pour mieux regarder dans les yeux son amant – bientôt. « Je suis partagé. C’est bien de voir son boss, c’est vrai… J’imagine que les Légionnaires exultent quand ils aperçoivent le beau crâne brillant du Commander. Une force de la nature celui-ci, hein ? Ces chefs-là, waouh, ils inspirent, ils suscitent une adhésion folle. Cependant, on ne règne pas toujours en étant le gentil patron… Le respect se gagne. » Il bascula légèrement la tête sur le côté, pensif. « J’ai toujours été fasciné par les grands méchants de l’ombre, vous voyez ? Dans Les Tortues Ninja par exemple, le méchant toujours caché, Schredder, m’impressionnait bien plus que le maître des tortues, Shredder. Alors qu’il était plus sympathique, qu’il était fort, brave, et toujours aux côtés de ses alliés… Le méchant lui, donnait ses ordres de loin, et suscitait terreur et respect parmi ses partenaires… » Il esquissa un sourire fin et espiègle, difficile à interpréter. « Et l’œil de Sauron alors ? Il n’a même pas de corps, mais il est au sommet, il voit tout et surveille chacun. Et c’est lui qui lève les plus grandes armées. Tolkien est un chouette écrivain, mais il était obligé d’écrire la fin du règne du Sauron, mais honnêtement… Vous croyez pas qu’il gagnerait chez nous, le Seigneur des Anneaux ? »
 
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Message posté : Ven 11 Déc 2015 - 14:29 Message
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Renan Le Guerec
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Personnage
Gentil laveur de vitres et major lessivé } Renan Rang

ϟ Âge : 32
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 5513
ϟ Nombre de Messages RP : 1942
ϟ Célébrité : Logan Marshall-Green
ϟ Crédits : Moi (kit) ; Noélie (rang)
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Hakon Bjǫrnson
ϟ Âge du Personnage : 36 ans
ϟ Statut : Divorcé, un enfant
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m93, 90kg, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts, yeux verts. Quelques tatouages.
ϟ Pouvoirs : .
- Contrôle du magnétisme
- Accélération des pièces de métal
- Contrôle environnemental
- Aimantation
- Déflexion
- Modelage
- Création du métal
- Insensible au magnétisme
- Détection des champs magnétiques
- Détection des champs magnétiques humains
- Retirer le magnétisme d'un objet
- Magnétiser un objet
- Tir magnétique
- Rayon magnétique
- Radar magnétique
- Champ de force magnétique
- Emprisonnement
- Fouets magnétiques
- Coupure
- Animation des machines
- Encodage magnétique
- Lecture magnétique
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- Charge magnétique
- Nova
- Contrôle du sang
- Coupure des connexions du cerveau
- Vol
- Augmentation de la force
- Endurance accrue
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- Sérum d'accélération de la croissance

- Lywenn (Banshee)
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L'imitation de Yoda fut effectivement plus réussie que celle du français pure souche, elle parvint même à arracher un sourire et un léger rire à son interlocuteur ! Cependant, Renan n'avait aucune intention de renouer avec sa famille. La seule qu'il aurait serait le gamin qui terminait sa croissance accélérée dans les locaux de Mannheim et qu'il était censé ne pas connaître à ce jour.

Ils passèrent donc rapidement à un sujet plus joyeux tandis que le major lui faisait découvrir son expérience de la virilité en appuyant le tout d'un petit coup sur la table qui attira l'attention de quelques filles attablées non loin de là. Finalement, il réussirait peut-être à rentrer avec un numéro ce soir ? Vu la suite du discours, c'était discutable, mais l'humeur du major était clairement appréciable. Renan en viendrait presque à regretter qu'il ne soit pas corruptible, il lui aurait beaucoup plu d'avoir un coéquipier de ce genre à SHADOW. Sirotant sa bière, le Breton s'interrompit le temps de répondre d'un ton amusé.

« Oh, je suis certain que toutes les personnes que vous croisez ne doivent plus être capables de détourner leur regard ! Et puis, les secrets et l'air réservé ça pousse toujours à vouloir en savoir davantage. Vous savez, le coup du « je veux percer tous ses secrets », alors je crois que vous êtes sur la bonne voie. »

Cela dit, le trentenaire n'avait pas besoin de le trouver charmant pour avoir envie d'en savoir davantage ! En fait, il aurait beaucoup apprécié de pouvoir lire dans ses pensées pour savoir ce qui se tramait sous ses yeux. Aussi vaniteux soit-il, le trentenaire avait du mal à penser que le Commandant était tombé sous son charme et qu'il lui proposait ce repas pour le plaisir de sa compagnie ! Non, il devait avoir quelque chose derrière la tête, surtout lorsqu'il déclara qu'il ne le trouvait pas stupide. Habituellement, les gens le considéraient comme un peu naïf, parfois même benêt. Peut-être qu'il aurait dû jouer sur ce registre ? Non. C'était peu probable qu'une femme comme Charlie s'intéresse à un crétin fini.

Toujours est-il que Renan se demandait quels étaient ces « nouveaux éléments », bien qu'il soupçonnait que le dernier frangin Lane soit concerné. Shahren, sa cousine, avait côtoyé le redneck puisqu'elle lui avait implanté ses nouvelles capacités, elle l'avait aussi informé qu'il était en train de fonder son petit groupe. Il n'était pas impossible que ce dernier ait été mêlé à une affaire concernant l'UNISON et que le dossier soit ré-ouvert suite à ça. Quel connard, ils auraient dû le tuer au moment où Shahren avait été expédiée à l'autre bout du globe. Mais ça, c'était censé être secret, il se contenta donc d'une réponse banale.

« Si je comprends tout à fait. Un sacré coup de chance au final, sans cette sortie, vous seriez passé à côté. Je ne sais pas ce que c'était ou qui c'était, mais je remercie votre envie de vous dégourdir les jambes. »

Une manière de dire qu'il était content de voir quelqu'un s'occuper sérieusement de cette affaire, même si c'était une demi-vérité. Renan aurait préféré ne pas être mêlé à cette histoire. Foutue agent Lawson avec sa langue trop pendue. D'ailleurs, il fut assez rapidement question du sujet qui pouvait réellement intéresser le trentenaire : les Supers-Vilains ! Cela dit, il ne comptait pas manifester son intérêt de manière trop claire, question de prudence, il s'autorisa donc un sourire et un haussement de sourcils intéressé suite aux paroles sur les femmes en tailleur.

« Je devrais peut-être m'engager dans l'UNISON alors. » Ça lui irait bien, tiens ! Cela dit, le français doutait que les choses soient aussi paisibles que le Commandant le disait. « Et si ça vous inquiète tellement, je vous invite pour ce repas. J'imagine que ça ne doit pas bien payer d'être agent gouvernemental, mais par contre, tout le monde a besoin de laver ses vitres ! »

Ils croiraient tous les deux que c'était lui le plus riche du lot ! En vérité, Renan s'en sortait plutôt bien, mais ce n'était pas la question. Le repas avançait bien et ils le termineraient sous peu, puis comme le Breton ne comptait pas franchement inviter le major à visiter sa chambre, il devait saisir l'occasion ou jamais de se renseigner un peu sur ce qu'il pouvait réellement craindre. De manière subtile, bien évidemment – et dire qu'une mauvaise langue aux cheveux roux prétendait qu'il en manquait ! La comparaison avec le grand méchant du Seigneur des Anneaux était assez véridique en ce qui concernait SHADOW, mais comme personne n'était censé connaître ce groupe – à moins d'être fan de la seconde guerre mondiale – le Breton se contenta de reprendre les références de son interlocuteur. Un haussement d'épaule introduisit sa réponse.

« Je crois surtout que si les aigles avaient déposé Frodon dans le volcan dès le début de l'aventure, tout aurait été réglé en deux temps trois mouvements. Bon, je vous accorde que le livre aurait été beaucoup moins intéressant, mais tout de même... Je suis assez pragmatique comme personne et je pense que parfois, à trop vouloir respecter les gens, on peut finir par en mettre beaucoup en danger. » Nouveau sourire. « Ne me prenez pas pour un anarchiste cela dit. Je pense simplement que c'est possible que les grands méchants gagnent si les lois continuent à être aussi... laxistes avec eux. Je suis parfois étonné que la Légion et l'UNISON aient autant de succès dans leurs enquêtes alors qu'ils ont une tonne de lois à respecter. » Et c'était la vérité. « Je pense simplement que lorsqu'une personne fait le choix de violer les lois, elle ne devrait plus avoir droit à un traitement aussi agréable que les autres qui s'y plient. Et je suis sûr que vous passeriez moins de temps dans vos papiers si c'était le cas ! »

Moins de lois signifiait aussi moins de paperasse à remplir parce qu'ils avaient fait une légère bêtise au cours d'une arrestation. Quoi qu'il en soit, Renan lâcha un léger soupir avant de retrouver son sourire pseudo-charmeur – celui qu'il servait à Evey avant de lui demander un truc qui l'énerverait.

« Je pense qu'un bon chef et une personne qui est assez forte pour assumer ses choix. Être le méchant craint de tout le monde, c'est bien beau, mais je pense que vous devez avoir sacrément de mal à dormir. Vous imaginez ? Savoir que tous les gentils vous en veulent et que même certains de vos collègues seraient prêts à vous tuer parce qu'ils vous détestent. Bonjour la vie. » Il secoua la tête. « Non, en fait je préfère encore être l'employé lambda d'une entreprise banale et ne pas avoir à me soucier de ce que les autres pensent de moi. » Ce qui justifierait qu'il soit aussi satisfait de sa normalité. Un sourire ourla ses lèvres. « Pourquoi, vous êtes en train de me faire comprendre que vous envisagez de transformer l'UNISON en royaume à vos ordres ? J’espère que vous me réservez une place de bouffon. »

Après tout, ils avaient le même goût pour les plaisanteries.
 
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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Rammstein



Message posté : Sam 12 Déc 2015 - 6:47 Message
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‘Je veux percer tous ses secrets’, c’était les mots du français mais ce serait un parfait mantra pour le commandant. Il ne se lassait pas de voir évoluer le Breton, dont il appréciait les traits d’esprit et l’apparente bonne humeur, mais tout au long de la soirée et du repas il avait été incapable de mettre le doigt sur ce qui le troublait. Sur le grain de sable qui gripperait la vision d’ensemble et révélerait le vrai Renan, à l’abri sous son apparat de normalité. Ce n’était toutefois que partie remise, et Gabriel avait l’intime conviction que ce sentiment-là était partagé. Malheureusement ils repartiraient sous peu et à l’issue du repas chacun de leur côté – terrible perspective – mais ce ne serait pas leur première et dernière rencontre. Une sensation similaire l’avait étreint après son altercation musclée avec Jay : Charlie Lane était un point d’ancrage, mais ce qui tournait autour dépassait largement la sphère de son assassinat.

« Engagez-vous, engagez-vous Renan, votre méticulosité ferait des ravages. En plus, le café n’est pas cher et pas si dégueulasse. » Des arguments de poids pour un travail de bureau, n’est-ce pas ? Un rire paisible échappa ensuite au major, sa fierté nullement agressée par l’idée qu’il pouvait être le moins fortuné des deux. D’ailleurs ses propres finances avaient été secouées quand il avait dû relouer un appartement, ayant détruit la maison qu’il occupait avec sa fille et Rachel. L’assurance-vie de cette dernière était quant à elle restait intouchée. « Mh, je suis excessivement flatté par cette proposition ! Mais j’ai promis de vous inviter, quel futur amant serais-je si je manquais déjà à mes engagements ? Au diable l’avarice ! »

Si avec ça ils ne roulaient pas langoureusement sur la plage avec son pêcheur, il n’y avait plus rien à faire pour ce soir ! Gabriel espérait en apprendre un peu plus sur les valeurs et les schémas de pensées de Renan en lui posant de manière anodine des questions sur de grands axes : le bien, le mal, le respect, la peur, autant de thèmes où chacun avait son opinion, plus ou moins stéréotypée et façonnée par la vie et ses expériences. Le point de vue exposé reflétait la manifeste praxis de son vis-à-vis, un homme de raison et de prudence, qui jugeait cependant la justice trop laxiste avec ceux qui enfreignent les lois. Le major arqua un sourcil, surpris d’entendre un tel discours s’échapper de ces lèvres finement ourlées – et osons le dire, trop aguichantes pour être honnêtes. Oui.

« Oui… Les lois protègent les gens, tous les gens. Et ce qui existe pour défendre les bons citoyens peut aussi protéger les intérêts des moins bons. C’est à double tranchant, mais il est difficile de trouver un juste milieu. » Le pire des salauds avait toujours des droits. « Et honnêtement, je n’ai aucune idée de comment il faudrait procéder. La loi de 74 sur le droit à la vie privée montre bien ces deux aspects. On a des télépathes et d’autres manipulateurs de cervelles capables d’arracher des aveux et de réduire en bouille la matière grise des grands récidivistes qu’on attrape, mais qui finissent toujours par sortir et recommencer leurs conneries. Mais on ne peut pas faire appel à ces capacités-là sans des mandats qui sont assez pénibles à obtenir. Toutefois… » Il haussa doucement les épaules. « Même les plus grands télépathes sont des êtres humains qui peuvent faire des erreurs d’interprétations. Et au-delà des condamnations qui pourraient en résulter, je ne suis pas certain d’avoir envie de vivre dans un monde où n’importe quel flic peut demander à ce qu’on trifouille mon crâne. La liberté… On a trop souvent tendance à la sacrifier pour la sécurité. » Il esquissa alors un sourire taquin. « Liberté, liberté… Quand je dis ce concept, ça n'émoustille pas complètement le français qui est en vous ? » La patrie des droits de l’homme après tout, rien que ça !

Par la suite Renan confia que la vie personnelle des méchants devait s’avérer difficile : nul doute que nombreux devaient être ceux qui possédaient une existence d’isolation et de paranoïa. Bien fait pour leur gueule, cela dit. Et ceux-là n’étaient peut-être pas les plus dangereux…

« C’est vrai, vous avez raison. Je vais pas les plaindre. Mais je crois qu’il y a encore pire que ces types-là… J’ai rencontré quelques criminels dans ma carrière, très peu nombreux heureusement, qui n’avaient pas… » Durant quelques secondes suspendues il dévisagea Renan, comme s’il hésitait à prononcer les mots qu’il s’apprêtait à murmurer. « …De sentiments. Vraiment. On faisait des tests, des interrogations des heures entières, en leur montrant des photos, des témoignages déchirants et… Rien. Des insensibles. Souvent intelligents. Ils ressemblent même pas à des fous, ils peuvent se fondre dans la masse et paraître agréables… Ce sont les pires. » Et sans le savoir, il avait sans doute un spécimen du genre assis juste sous son nez. Douce ironie ! Sa prudence et sa suspicion, savamment masquées sous ses couches de bonne humeur et de larges sourires, ne lui permettaient pas de sentir l’indevinable. Quand bien même il se fit un plaisir de confirmer la supposition de Renan. « À mes ordres ? Riche idée… En plus, il paraît que je suis photogénique. Je vois bien ma trombine imprimée sur d’immenses panneaux placardés sur tout le Brett Building… ! Mais pour ce qui est de vous réserver une place, ne vous en faites pas… » Il termina l’ultime gorgée de son verre puis afficha un riche sourire. « Vous êtes dans mes petits papiers, Renan. »

Ils avaient tous deux terminé leurs assiettes lorsque la serveuse revint vers eux pour leur proposer la carte des desserts. Gabriel hésita un instant avant de sentir la poche de son pantalon vibrer. Il devait être pas loin des vingt-deux voire vingt-trois heures, qui le contactait à cette heure-là ? « Excusez-moi. » Il sortit son téléphone et lut rapidement le message qui s’affichait sur l’écran rétroéclairé. Un sms court, efficace, de la part d’Emily, l’agent qu’il avait placé sur les justificatifs de naissance des Lane. « Trouvés ! Le père a reconnu cinq enfants : Seth, Abraham, Terry, Charlie et Jay Lane. Je suis morte, je rentre chez moi, mais j’ai tout laissé en évidence sur mon bureau. Pensez à dormir Major. » Il releva la tête en ayant parfaitement conscience d’avoir un air victorieux gravé sur les traits.

« Je suis désolé Renan, je vais devoir filer comme un sauvage. Des nouvelles du bureau, je ne veux pas attendre demain pour m'en occuper. » Le fer devait être battu lorsqu’il était encore chaud. « Mon cœur ne se remettra pas facilement de l’occasion gâchée de nous retrouver plus intimement… Mais ce n’est que partie remise mh ? » Il profita de la présence de la jeune serveuse pour régler l’addition en espèces et se releva ensuite, présentant sa main large et ferme pour serrer celle du Breton. « Merci pour tout. Et soyez sûr que vous aurez de mes nouvelles si ce ‘sacré coup de chance’ se concrétise en affaire résolue. J’espère une récompense aussi généreuse que voluptueuse quand ça arrivera. » Il sentit le regard féminin et attendri dans son échine, mais ne changea pas pour autant d’attitude. « En attendant, prenez soin de vous. Et j’attends votre candidature sur mon bureau avec impatience. »

Sur cette dernière envolée il le salua d’un large sourire et d’une courbette puis fit volte-face, disparaissant de la petite brasserie en quelques enjambées élancées. Et sans un numéro de téléphone, tragédie. Cependant il avait beaucoup de matière à réfléchir, et son esprit fulminait de pensées embrouillées après cette longue discussion qui avait été bien plus riche que ce qu’il avait pu escompter en tapant à la porte de Renan Le Guerec. Il vérifierait tout ce qu’il avait sur le tonton Jack et dès son arrivée à l’UNISON, noterait consciencieusement ce qu’il avait appris – sur ce qui concernait Charlie bien sûr, mais aussi sur ses propres impressions sur le personnage du Breton. L’affaire était loin d’être classée.
 
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