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We're all mad here - Nagato

 
Message posté : Lun 31 Aoû 2015 - 1:26 Message
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Depuis que Vlad m’avait annoncé au cours de notre rencontre que Nechtaan n’avait pas rendu l’âme – ou plutôt l’essence, sans doute – j’avais conçu l’obsession de le retrouver. Malheureusement, le vampire m’avait mis des bâtons dans les roues en me faisant suivre dans la journée, depuis que j’avais miraculeusement survécu à notre première nuit. Même maintenant, j’en portais encore les stigmates. Et ma gorge massacrée était clairement visible, m’attirant des regards emplis de pitié ou de compassion qui glissaient sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard.

De l’envie de mon amant de me garder près de lui, de me garder des griffes d’autres prédateurs, était née un petit jeu très amusant. Il essayait de me retenir, lui ou l’une de ses servantes, et moi je m’entêtais à fuir toujours un peu plus loin pour revenir quand il ne s’y attendait pas. Il tolérait mes agissements ou se vengeait à l’occasion, mais le problème pour lui était que j’en redemandais bien volontiers. Quelle tristesse pour lui.
Et quelle aubaine pour moi. C’était à peine l’aube, aujourd’hui, quand j’avais filé par l’escalier de secours, la petite servante humaine de Vlad endormie dans ma chambre. Il faut dire que j’avais mis une telle dose de drogue dans son verre que même pour une marquée, j’avais peur d’avoir été trop… généreuse.

Malgré tout, j’avais filé dans les rues de la ville, dans lesquelles je déambulais avec un plaisir tranquille, observant auras et fantômes tout en chantonnant gentiment. J’étais le petit chaperon rouge. Sauf que j’étais en quête du grand méchant loup, sans savoir comment le trouver. Quelle ne fût pas ma surprise, dans ces conditions, de discerner son aura de ténèbres dans une ruelle comme une autre au gré de mes errances… Et pourtant, c’était lui. Il n’était pas visible pour ceux qui cherchaient une silhouette, mais je voyais autre chose. Un autre niveau de réalité auquel j’avais accès depuis ma plus tendre enfance.
J’observais la personne à ses côtés, l’évaluant en silence avant de signaler d’une voix guillerette :

Il n’aura pas très bon goût, vu son aura. Pas pour toi.

La chasse avait été mauvaise ? Surpris, ou intrigué, ou autre chose, Nechtaan réapparut. Je m’éclairais aussitôt, parcourais la distance qui nous séparait en courant presque, et lui sautais au cou avant d’éclater de rire, mes bras frêles autour de sa nuque. Je fis pourtant l’effort de me détacher de lui et de reculer d’un pas, ignorant l’homme apeuré qui gémissait un peu plus loin.

Oh, je suis tellement, tellement heureuse de te voir. Vladislas m’avait bien dit que tu étais en vie, Nechtaan, mais je voulais voir de mes propres yeux que le plus grand des Archidémons était toujours ici.

Un appel à l’aide de la part de sa victime m’exaspéra cependant et je lui signifiais, mains sur les hanches et regard furieux à l’appui :

Tais-toi donc, imbécile. Pourquoi irais-je donc t’aider ? Je suis en pleine discussion.
Tu pourrais faire ton devoir de chrétienne, s’offusqua mon arrière-grand-mère, le plus emmerdant des fantômes qu’il m’ait été donné de voir.
Allegra, pourrais-tu cesser s’il te plaît de me donner ton avis chaque jour que Dieu fait ?

Elle me jeta une œillade outrée, et commença à marmonner. Sans doute sa rengaine favorite selon laquelle sa petite-fille était une traînée (c’était vrai), dépravée (cela aussi), folle à lier (j’étais plus ou moins d’accord) et que les jeunes n’avaient plus les mêmes valeurs que dans l’ancien temps (apparemment, je représentais la jeunesse dans son intégralité. Pauvre monde), etc etc etc. Rien d’intéressant. Ou que je ne sache pas déjà.

Comment va ta rouquine… Euh… Sio quelque chose. Ta petite chose, enfin, ça, quoi.

« Ça » était la dévouée servante de ce cher démon. Un peu trop dévouée pour la jalousie qui sommeillait en moi, peut-être. Je l’avais vu avant, après tout. Que cette terre était injuste.
Un sifflement s’imposa à mes oreilles. Ooooh, quelqu’un avait sorti l’arme blanche. Et quelqu’un tremblotait de frayeur en tenant son ridicule petit couteau. Avec mon inconscience habituelle, je tendis la main vers la lame et y refermais mes doigts, retenant un frisson de plaisir à sa morsure glacée. La surprise fut assez pour ce pauvre type lâche l’arme.
Avec un sourire aimable, je ramenais l’objet vers moi, détachant un à un mes doigts ensanglantés de l’acier, avec une délectation à peine dissimulée.

Alors, alors, on se sent pousser des ailes ? Comme c’est adorable… Mais un peu tard, mon tout beau, murmurais-je avec une moue faussement déçue.

Pauvre cher petit. Où diable Nechtaan l’avait-il trouvé ? Léchant mon sang sur le métal froid avec un air songeur, avant de laisser tomber le couteau, je demandais d’un ton naturel avant de passer au nettoyage de mes doigts :

Tu comptes le manger, où on peut y aller ?

Car où qu’il aille par la suite, je n’escomptais pas qu’il me laisse sur le carreau.

En plus, le frère de ton italienne, celui qui n'est pas mal du tout, traînait dans le coin hier. Ou avant hier ? Enfin, il ne doit pas être content de toi si sa soeurette a rendu son âme au Diable.
 
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Message posté : Lun 31 Aoû 2015 - 18:25 Message
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Raphaël n’était pas le genre d’archidémon à se faire du souci quand un problème se présentait. Au contraire, il le réglait de manière souvent expéditive, sans y réfléchir plus que cela, et s’en contentait très bien. Hélas, il est certains désagréments qu’on ne peut pas laisser brûler éternellement dans les tourments du FeuInfernal et l’archange Raphaël, son pseudo-homonyme, était de ceux-là. Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la tentative d’enlèvement ratée de Siobhan et il le sentait rôder autour de son territoire, comme l’ombre d’un avertissement. Nechtaan n’avait jamais très bien géré les situations stressantes, qui le poussaient souvent soit à fuir (inconcevable actuellement) soit à agir sans assez réfléchir aux conséquences. Fidèle à lui-même, l’immonde immortel avait traqué les sbires Tarabotti dans tout le quartier des Théatres et à la lisière de Little Italy, jusqu’à tomber enfin sur l’un d’entre eux qu’il avait connu à l’époque où il était encore Cornelia.

Le bougre n’était pas décidé à parler, à moins qu’il ne dise la vérité entre deux visions horrifiques de son Toucher Cauchemar et qu’il ne sache vraiment « rien ». L’abruti n’avait même pas remarqué un changement chez Tomas mais, de son propre aveu, il ne traitait pas directement avec lui pour le moment. Agacé, Raphaël allait insister encore un peu quand une petite voix aigüe l’interrompit. Il tourna la tête vers l’importune qui, non contente de le tutoyer, lui sauta au cou alors qu’il était en train de réapparaître pour lui sortir son numéro de grand méchant monstre.

Peu de gens peuvent se vanter d’avoir surpris l’archidémon des ombres et des cauchemars, et cette gamine en faisait maintenant partie. Il ouvrit la bouche pour poser une question, la referma à la mention du prénom de Vladislav et la rouvrit enfin quand elle se mit à le complimenter. Bon, elle avait visiblement le sens des réalités, un bon point pour elle ! Mais si elle avait trainé avec son rival, mieux valait se méfier. Était-elle hypnotisée ? Était-ce un cadeau ? Il allait le lui demander, mais sa victime décida de faire des siennes en tentant de le poignarder. La gamine expansive arrêta la lame sans se soucier du sang qui coulait maintenant de sa paume et de ses doigts. Quel étrange spécimen…

Raphaël tendit la main pour lui confisquer la lame et, par extension, prendre celle qui était blessée pour la porter à ses lèvres. Il laissa sa langue courir sur la blessure, goûtant son sang dont le goût n’était franchement pas banal. Un mélange de vampire, de sorcellerie, et de…
Dis ?

Ma chère, avant d’aller où que ce soit, avant de faire quoi que ce soit, ne penses-tu pas que tu devrais commencer par me dire qui tu es ?

Pragmatique, pour une fois.
Néanmoins, la mention de Tomas et de l’archange le fit grimacer et l’inquiéta assez pour qu’il décide de s’éloigner du secteur, non sans avoir enroulé l’âme du défunt autour de ses doigts. Comme un enfant à la fête foraine avec une barbe à papa, il lécha et mordit avec une joie non dissimulée son petit casse-croûte.

Mh attend, laisse-moi deviner…Tu es la nouvelle servante humaine de Vlad et il tu l’as contrariée, alors il t’a hypnotisée pour t’obliger à venir me lécher les bottes ? J’avoue, ça me plait comme cadeau, même si tu ressembles plus à une cadavre qu’à une proie fraîche avec ta dégaine rachitique de gamine battue.

Il faisait référence aux nombreuses blessures bien visibles sur sa peau, qu’il désigna d’un geste vague de sa main libre. Rapidement, ils quittèrent Little Italy pour retourner dans le Quartier des Théâtres qui commençait à se vider avec l’aube. Bientôt, ils ne croiseraient que les ouvriers de la ville occupés à nettoyer et les lèves-tôt qui se rendaient à leur assommant travail de bureau.

Je suppose que c’est lui qui t’a parlé de Siobhan ? Tu lui diras qu’il est vraiment décevant, j’ai mis moins d’une heure à la réparer. Bon un peu plus à la nettoyer, mais il s’est vraiment ramollis. Je l’ai mieux élevé que ça.

Il suça son doigt pour récupérer les derniers fragments de l’âme qu’il avait volée. Ce n’était pas un met de choix mais c’était mieux que rien. Son repas terminé, les ombres s’agitèrent autour de lui et s’enroulèrent autour de l’étrange gamine qu’il plaqua contre le mur de la ruelle la plus proche, ses pieds ne touchant pas le sol.

Bon, à nous deux. Où en étais-je…Ah, oui ! Pourquoi est-ce que tu as un arrière-goût de Dis alors que tu sers visiblement Vladislav ? Ça me contrarie. Tout ce qui vient des Enfers m’appartient.

Et ces derniers temps, le vampire avait beaucoup trop tendance à empiéter sur sa propriété.
 
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Message posté : Mer 2 Sep 2015 - 0:37 Message
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Oh. Par tous les saints, j’oubliais toujours de me présenter. Les gens manquaient singulièrement de clairvoyance dans ce bas monde, et aussi grandes soient leurs qualités, Vladislas et Nechtaan n’échappaient pas à la règle. Allais-je vraiment devoir tenter de tout réexpliquer ? Encore. C’était la deuxième fois, et je sentais qu’elle allait être aussi ennuyante que la première. Je poussais un petit soupir tandis que mon cher Archidémon commençait son repas. Répugnant. Comment pouvait-il manger l’âme de ce type, je vous le demande ?

Qui je suis… Excellente question. Je m’appelle Cassandra, cela dit.

Je me présentais tout en marchant aux côtés de Raphaël, comme il se faisait appeler à présent. Vu la grimace qui avait accompagné le nom du joli petit italien, frère de la squelettique petite italienne, l’argument avait frappé fort. Nous allions vers le Quartier des Théâtres, vers mon bien-aimé Cirque des Damnés, peut-être. Mais peu m’importait notre destination. J’étais toute entière concentrée sur l’archidémon… Qui me plaqua contre le mur. Enfin, pas lui, ses ombres. Mon dos encore un peu fragile me tira une petite moue douloureuse. De même que ma gorge. Quand je disais que Vlad mangeait n’importe comment… Mais qu’est ce que c’était bon. Le souvenir seul aurait pu me tirer un frisson de plaisir.

Récapitulons, commençais-je comme si j’avais été dans une posture des plus naturelles, pas impressionnée pour un sou – si ce n’était par l’envoûtante beauté des ténèbres autour de moi. Je suis la nouvelle servante humaine de Vlad… Oui et non. Il dit que je suis son jouet. Je l’ai contrariée, sans doute, vu que je lui ai faussé compagnie après avoir attendu l’aube et avoir drogué sa servante humaine – la vraie – ce matin, mais comme il fait jour, il faudra attendre ce soir pour sévir. Il m’a hypnotisée, faux, je ne vois pas pourquoi il en aurait eu besoin.

Il fallait des encouragements pour fréquenter Nechtaan quand votre nom n’était pas Cassandra et que vous n’étiez pas une petite poupée bien abimée par la vie. On aurait dit une agaçante mademoiselle-je-sais-tout, tandis que je m’étendais en long, en large et en travers sur la question.

Je ne te lèche pas les bottes, continuais-je, offusquée. Je constate la vérité, au cas où tu l’aurais oublié, mais j’en doute très fortement.

Je me renfrognais. J’aurais volontiers tapé du pied sur le sol, mais il était un peu loin. En toute simplicité. Ma vie était teeellement plus intéressante depuis la semaine dernière. Une toute nouvelle cours de récréation s’offrait à moi, au sommet de laquelle trônaient les deux rois de mon existence. Magnifique. Un chef d’œuvre à nulle autre pareille.

Tu es méchant, boudais-je. Je ne ressemble pas tant que ça a un cadavre. Il y a juste eu un … accident.

Un accident. L’euphémisme du siècle, j’avais manqué mourir. Et pas qu’une seule fois. Je m’autorisais un sourire extatique le temps d’une seconde en y repensant. Ç’avait été si… Parfait.

Vlad ne m’a jamais parlé de Siobhan. Tiens, je savais bien que ça commençait par Sio ! Je l’ai vue, tu vois, enfin tu sais. Tu sais, n’est ce pas ?

Un regard plein d’espoir se plaqua sur mon visage tandis que j’observais l’Archidémon… Qui n’avait pas l’air convaincu. Je soupirais une fois de plus. On allait avoir la discussion. Encore. Pourquoi n’était-ce pas évident pour tout le monde ? Décidément, j’étais bien la seule à avoir le sens des réalités.

Attends, attends, attends, m’exclamais-je alors.

Comme si quelqu’un d’autre que ma petite personne vissée au mur avait réussi à en placer une. Voilà que je me transformais en pipelette. C’était nouveau. J’enregistrais l’information quelque part dans ma tête pour y songer plus tard, avant de revenir à ce qui m’avait fait tiquer :

Je ne peux pas avoir un arrière-goût de Dis. Je suis née ici, et ma famille était tellement bigote qu’on se demande comment elle a pu produire quelqu’un comme moi.

Enfin, il suffisait de me regarder une seconde pour comprendre où je voulais en venir. Etant donné que je n’avais pas souvenir de m’être attardée devant ma garde-robe ce matin – sans doute parce que j’avais été très occupée à essayer de concilier habillage et une superbe vision de Siobhan et Raphaël – une prostituée aurait eu plus d’allure que moi. Du moins le pensais-je.

Quelle ironie ce serait.

Alors que j’avais jusque là fixé le démon du regard, je me tournais vers un point sur sa droite, écoutant avec attention Allegra avant de transmettre à l’Archidémon avec incertitude :

Mon arrière grand mère dit que personne ne fricotterait avec un démon chez les De Matteo. Sauf moi, évidemment, mais ça, c’est moi qui le dit.

Evidemment. Je me tus enfin pour attendre une réponse. J’avais presque parlé toute seule, au final, pressée de donner à Raphaël les mots qu’il attendait. Mais comme toujours quand j’essayais d’expliquer quelque chose, j’étais presque sûre d’avoir oublié quelques éléments… essentiels.
 
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Message posté : Jeu 3 Sep 2015 - 11:02 Message
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Visiblement, la jeune fille n’avait pas l’air très impressionnée par les pouvoirs de l’archidémon ce qui… Avait quelque chose d’un peu vexant, quand on y pensait. Une moue boudeuse collée sur le visage, Raphaël attendait les explications de rigueur. Il apprit ainsi qu’elle s’appelait Cassandra, qu’elle était le jouet de Vladislav, qu’elle était partie à l’aube mue par un mystérieux (mais totalement compréhensible non ?) désire de le rencontrer. Elle affirmait avoir vu Siobhan, mais où ça, au Cirque ? L’archidémon était loin de se douter qu’elle avait des visions le concernant, aussi alla-t-il naturellement au plus simple. Quelque chose chez la rousse lui avait plu ? Ou elle avait craqué sur lui en le voyant se produire sur scène ? Mais que venait faire Vladislav dans toute cette histoire… Cela ressemblait foutrement à un piège du vampire. Mais toutes ces considérations furent balayées par une simple parole de Raphaël, qui étonna visiblement énormément la jeune fille.

Les filles catholiques sont les pires justement ! Des proies tellement faciles.

Il songea à la mère de Cornelia, une pauvre fille venue des pays de l’Est enfermée dans la cave d’un détraqué qui avait prié Dieu chaque jour et, sans réponse de lui, s’était tournée vers les Enfers. Elle y avait perdu sa vie, son âme, mais elle avait été délicieuse à dévorer. Hélas, cette sombre aventure s’accompagnait d’un désagréable souvenir et même s’il avait pu changer de corps une fois, Raphaël était frustré de la privation qu’on lui imposait.

Il s’approcha de Cassancra, et inspira le parfum de son cou. Elle empestait le vampire, si bien qu’avec un soupir, il se servit de la lame de Cornelia pour ouvrir une petite entaille à la base de son cou. Il lapa le mince filet de sang et, comme si ç’avait été un vin, essaya d’en saisir toutes les nuances.

Ça remonte sur plusieurs générations, ça se sent à peine.

Il préféra ne pas préciser que si ça se sentait si peu, c’était en partie à cause de ses sceaux qui floutaient ses perceptions. Il utilisa sa magie pour caresser la trace contenue dans le sang et eut la surprise de constater que les deux pouvoirs s’accordaient parfaitement. Beaucoup trop bien… Il fronça les sourcils.

C’est marrant, tu goûtes…Moi? Assez peu mais c’est ma magie, elle est presque cachée par le sang de Vlad.

Et d’autres énergies qu’il n’arrivait pas à identifier. Ô frustration. Il aurait bien utilisé sa graine sur Cassandra mais c’était le genre de don qu’il ne faisait pas à la légère. Et pour le moment, la mignonne petite fille pleine de bleus n’avait rien fait dans ce sens. Faisant preuve d’un pragmatisme que l’on n’aurait pas pu croire possible chez lui, il toisa la médium, les bras croisés sur sa poitrine, tandis que ses ombres la maintenaient toujours. Sait-on jamais, c’était peut-être une bombe humaine ou un poison ambulant. Une mutante avec des pouvoirs capables de détruire les corps, ce qui serait extrêmement dangereux pour son essence.

Je ne me souviens pas qu’on se soit déjà rencontré, donc c’était probablement une de tes ancêtres. Le nom de famille ne me dit absolument rien, mais si c’était une femme, c’est normal. Il fouilla dans sa mémoire mais l’archidémon avait tendance à éclipser les détails sans importances. Il n’aurait pas pu se souvenir de tous les gens avec qui il avait couchés ou qu’il avait rencontrés. T’es pas une O’Reilly… Oh puis zut.

Il décida d’aller au plus simple. On en apprenait beaucoup sur les gens en contemplait leurs cauchemars. Caressant la joue de la martyrisée, Raphaël activa son pouvoir et il revit, avec elle, les pires moments de son existence. C’était décousu, il fut surpris de s’y voir à plusieurs reprises. D’abord en tant que Cornelia, puis plus loin, dans d’autres corps, en d’autres temps, d’autres lieux, le plus souvent en compagnie de Vladislav. Il éclipsa l’histoire de la vie personnelle de la médium pour se concentrer sur les scènes chaotiques de sa vie avec le vampire. A chaque fois, ça se terminait par le cri d’une enfant, des bras de pas, des regards mi-effrayés mi-désolés. Créature millénaire, Raphaël avait assisté à des centaines de phénomènes bizarres, issus d’un fourbi magique insensé, une anomalie supplémentaire dans le cycle de l’univers. Mais jamais il n’aurait cru que quelqu’un soit capable d’avoir des visions à son sujet. Uniquement passé ou également présent et avenir ? A l’instant même où il se posa cette question, il comprit le danger que représentais cette fille. Le danger comme l’atout, d’ailleurs.

Comment est-ce qu’il a pu être négligeant au point de te laisser vivre… Quel abruti. Lentement, l’archidémon secoua la tête et rompit le contact du ToucherCauchemar. J’ai dû laisser un corps enceinte quelque part à un moment donné. Ce ne serait pas la première fois.

Par contre qu’un descendant s’échine à le chercher, ça… Ou qu’il ait des visions à son sujet… Et s’ils en avaient tous ?

Dis-moi Cassiechoupinette, est-ce que tu vois le futur aussi ? susurra-t-il, extrêmement curieux. Et le présent ?

Parce que ça, c’était important. En des mains ennemies, elle serait une arme fatale.
 
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Message posté : Ven 4 Sep 2015 - 1:27 Message
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Je le croyais sur parole. Mais ma chère famille avait un code très précis, des croyances fermement ancrées, et leur lien avec les Mancini… Quoi que. Cornelia avait été liée à la Famille aussi, et regardez donc où cela l’avait menée… Sa mère avait été une terrible, vilaine pècheresse, qui avait vendu sa propre fille sans trop comprendre ce qu’elle faisait, qui avait perdu sa vie et son âme immortelle au profit du démon qui me faisait face et qui s’approcha pour venir goûter mon sang une fois de plus.

Je fermais les yeux avec un soupir ravi quand sa lame effleura ma peau, une vision parmi d’autres s’imposant à mon esprit. Dieu savait que le couteau avait connu de belles et terribles choses, et j’étais presque extatique quand je finis par sortir de ces songes éveillés.

Peut-être notre lien , hasardais-je quand il mentionna le fait que j’avais un peu le goût de sa magie.

Je ne voyais aucune autre explication plausible, et j’étais si étroitement liée à Vladislas et Nechtaan depuis mon enfance que je trouvais ça naturel que je sois imprégnée de leur présence. Je ne comprenais guère la magie, de toute façon.
J’observais avec un air poli l’Archidémon alors qu’il cherchait à m’identifier, sans comprendre pourquoi il ne se satisfaisait pas de ce que j’avais dit. C’était fatiguant, au bout du compte, de toujours devoir se justifier de la sorte. Enfin, toujours. La deuxième fois seulement était en cours de déroulement, mais c’était si… Ennuyant.

Et puis il s’approcha plus près, sa main sur ma joue et un léger flux de pouvoir parcourut ma peau. Je frissonnais tandis que ce qui avait ruiné ma jeunesse, tant de nuits de sommeil, et ma famille peut-être, se rappelait à mon bon souvenir. Des visions qui s’entrelaçaient, se croisaient sans cesse, et se mêlaient à d’autres rêves nés de mon pouvoir, neufs, inédits. Quand il eut fini, j’étais pantelante, ne tenant debout que grâce aux ombres qui me maintenaient là, l’œil hagard et l’air plus jeune et fragile que jamais, sans doute.

Trop, beaucoup trop , balbutiais-je.

De visions. L’afflux d’informations avait été tel que ma tête était vrillée par une migraine atroce. Je me sentais nauséeuse, aussi. Cela passerait sans doute, mais le Toucher de Raphaël avait déclenché un tourbillon de rêveries cauchemardesques sous mes yeux, et j’étais trop sensible à ce genre de choses pour m’en tirer sans mal. C’était délicieux. Mais pas tout à fait le moment.

Cassiechoupinette , relevais-je, un peu essoufflée mais fière de parvenir à parler plus ou moins normalement.

Encore un peu, et tout serait de nouveau normal. Enfin, dans la limite de ma normalité, évidemment.

Le futur, je ne sais pas. Le présent, je crois que oui. J’ai retrouvé Vladislas comme ça. Je l’ai vu dans un restaurant, et j’ai vérifié, et il était là et…

Et la nuit qui s’en était suivie avait répondu à mes espérances les plus folles, m’avait rendue plus exigeante envers mes distractions, tant la différence entre le vampire et ce que j’avais connu jusque là avait été marquée. Vlad m’avait donné ce que je voulais et plus encore, jouant de moi tel un virtuose, tirant parti de ce que j’étais plus sûrement que n’importe qui d’autre auparavant. Vlad comprenait qui il avait choisi, je crois. C’était un réconfort immense pour moi. Qui ne m’empêchait pas d’errer à ma guise.

Tout se mélangeait quand j’étais petite, alors peut-être que j’ai vu le futur. Je ne sais pas. Je ne me souviens pas.

Implorante, j’étais une enfant déçue de ne pouvoir répondre aux attentes de son parent, une élève modèle prise en défaut. Je ne pouvais savoir si j’avais été témoin de scènes à venir concernant mes deux obsessions, et cela ne m’avait jamais traversé l’esprit. Je me contentais de voir, de me délecter de tout cela, encore et encore. Je ne souhaitais rien d’autre si ce n’était côtoyer les deux monstres de Star City dans la réalité que je partageais avec eux et pas seulement dans mon univers personnel et empli de ténèbres.

C’est juste comme ça, depuis toujours. Partout où je vais, il suffit d’un instant pour que je vous voie. Toi, ou lui, ou vous deux.

Et c’était très bien ainsi. A mon sens, aujourd’hui du moins, j’avais été choisie pour voir, choisie pour comprendre, choisie pour être modelée aux besoins des deux créatures. Une enfant terrible qui ne se souciait guère de semer la mort derrière elle, une petite égoïste qui plaçait pourtant Vlad et Raphaël au centre des ses préoccupations avec une certaine candeur, une victime fragile qui ne cessait de redemander plus, une délicate poupée de laquelle ils pourraient jouer jusqu’à la briser définitivement dans l’étreinte de la mort. J’étais cela, et plus encore.
 
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Message posté : Sam 5 Sep 2015 - 11:54 Message
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Elle voyait le passé, soit. Le futur, pourquoi pas. Mais le présent était problématique. Le futur aussi d’ailleurs, puisqu’en le connaissant, ses adversaires pourraient adapter leur stratégie pour le modifier. Comment Vladislas avait pu être stupide au point de laisser passer cela ? Comment n’avait-il pas songé une seule seconde à la nécessité de se débarrasser d’elle ? Décidément, soit le vampire devenait négligeant, soit son immortalité commençait à le lasser et il jouait avec le feu. Cela, Raphaël pouvait le comprendre mais il ne comptait pas laisser une fille qui ne contrôlait pas ses pouvoirs venir interférer dans ses plans. Qui était-elle exactement ? Pourquoi était-elle capable d’avoir des visions non seulement du vampire mais également de lui ? Il y voyait une sombre machination destinée à lui mettre des bâtons dans les roues ou pire, à le détruire. Sa paranoïa lui avait sauvé la vie un nombre incalculable de fois, alors à nouveau, il allait l’écouter.

Tu m’as l’air d’être une adorable petite folle, ma chérie, mais tu l’es un peu trop pour être honnête. Je ne prendrais pas le risque de te garder vivante.

Sans une once d’hésitation, il planta la lame de Cornelia dans son cœur. Le couteau entra comme dans du beurre, et lorsque la garde butta contre son torse, il le retira et le lécha comme si ç’avait été une glace.

Dommage que tu ais donné ton âme à un autre, j’aurais bien profité d’un dessert.

Il ne se rendit pas compte qu’elle était encore là et qu’elle appartenait toujours à Cassie. S’il avait eu ses perceptions habituelles, il aurait compris l’étrangeté, compris aussi que la gamine n’était pas morte parce qu’elle ne le pouvait pas. Compris que ses ennuis venaient seulement de commencer… Mais au lieu de cela, il s’en alla en suçotant l’arme blanche jusqu’à rentrer au Cirque des Damnés.

Il lui avait peut-être fallu trois minutes pour éclipser l’existence de Cassandra et se concentrer sur ce qui le préoccupait vraiment : Tomas, l’archange Raphaël, l’enlèvement de Siobhan. Ce type avec lequel Cassandra l’avait surpris, ne lui avait absolument rien révélé sur les plans de son ennemi ou même sur son emplacement. Quoi qu’il se doutait que la vieille maison familiale faisait office de QG mais il cherchait surtout à avoir une idée précise des protections mises en place sans pour autant y perdre trop d’hommes. Dire qu’il était en colère et manquait de patience était un euphémisme. Foutue sensibilité humaine qui avait poussé sa petite chose à s’en aller. Vexée, elle s’était jetée dans la gueule du loup en le mettant dans l’embarra. Après avoir piqué une crise mémorable qui avait traumatisé tout son personnel, Kell inclut, il s’était calmé et renfermé dans une froideur des plus inquiétantes. Personne n’osait rien dire, évidemment. Instinct de survie oblige.

Il passait ses journées enfermé dans le bureau de Nagato à étudier d’anciens ouvrages archangéliques, pour se préparer une percée en force et récupérer son bien. Il aurait dû demander l’aide de Renan et il allait probablement le faire s’il se rendait compte de son impuissance. Il aurait préféré garder SHADOW en dehors de cette histoire humiliante mais l’option était envisagée, si toutefois il n’avait aucun autre choix. Armé d’un crayon, d’un paquet de feuilles vierges et d’une pile de grimoires, recueils et autres feuillets empilés, empoussiérés, craquelant joyeusement, il en oubliait même de s’envoyer en l’air, de nourrir son Ardeur ou son corps mortel. C’est ainsi que Vladislav le trouva, quand il se présenta au Cirque plus tard dans la soirée. Kell avait le droit de le laisser entrer mais il devait prévenir immédiatement son patron qui, hélas, avait coupé son téléphone histoire de ne pas être dérangé. Il redressa la tête, lentement, croisant le regard de celui qu’il tenait pour responsable de toute cette merde (en pure mauvaise foi) et qu’il n’avait pas vu depuis des années.

Quoi ? Aboya-t-il. Tu choisis mal ton moment pour daigner ramener tes fesses ici. Alors abrège.

Froid, cassant, très différent de la manière dont il se comportait habituellement. Il raya un symbole pour en dessiner un autre sur sa feuille et cassa la pointe du crayon, qui atterrit sur une pile ayant subi le même sort. Il fut immédiatement remplacé, à la grande joie de la papeterie deux rues plus loin.
 
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Message posté : Sam 5 Sep 2015 - 16:19 Message
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Le matin, c'est bien connu, ça ne sert à rien. Heureusement, Vladislas n'avait jamais eu à se lever de bonne heure depuis qu'il était mort et qu'il n'avait plus vraiment eu la possibilité de regarder directement la lumière du soleil sans se transformer en bûcher ambulant. Ce qui ne signifiait pas vraiment pour autant que tous ses réveils étaient agréable. Tout dépendait vraiment de ce qu'il avait prévu dans sa soirée ou bien de ce qu'on allait lui annoncer. Lorsqu'il émergea de son cercueil (haut de gamme, avec poignées supplémentaires et cuve biodégradable, en sapin bien évidemment et noir) Elise se trouvait là, à moitié dénudée, prête à nourrir son maître. Sauf que Cassandra n'était pas là. La nouvelle addition à la ménagerie  du vampire ne venait pas accueillir Vladislas ? Voilà qui était gênant.

Enfin, la servante du vampire eut tôt fait de lui expliquer la situation. Cassandra l'avait droguée et était partie dans la matinée. Elise l'avait retrouvée dès qu'elle en avait été capable et la jeune femme avait été dans un état lamentable. Si bien que l'avocate blonde avait ramené la Chouquette dans l'une des chambres de l'appartement et l'y avait tout bonnement enfermé. De toute façon elle avait déjà eu l'air d'être en train de mourir. Quoiqu'il en soit, la nouvelle ne plut pas véritablement à Vlad. Ce dernier se nourrit avec une violence brutale sur sa servante et renifla les vêtements de Cassandra, retrouvant aussi tôt l'odeur de son assassin manqué... Franchement. C'était décevant.

Une heure après le coucher du soleil, le vampire se trouvait donc au Cirque des Damnés. Il n'avait fait aucun effort pour s'habiller correctement. Portant finalement des frasques assez semblables à celles qu'il avait utilisé lors de sa dernière visite : quand il avait éloignée Siobhan du reste des brebis de l'Archidémon pour la violer et la torturer toute la nuit. Vlad était de mauvaise humeur, pour diverses raisons. Peut-être parce qu'il avait préféré ne pas se nourrir sur Cassandra ce soir. Quoiqu'il en soit, la clope au bec, mais pas allumée pour le moment, il fit irruption dans le bureau de l'archidémon.

"Sympathique la déco de ton club. Tu as lancé des bébés dans une moissonneuse-batteuse ou tu as eu un orgasme la bouche pleine ?" Lança-t-il en guise d'introduction. Il alla paisiblement s'adosser contre un mur, observant ses ongles tout en écoutant l'archidémon. Cela faisait des années qu'ils ne s'étaient pas revues. Vladislas avait soignée son entrée, s'en prenant à la première femme de son rival et ancien maître et c'était ainsi que ce dernier le remercier ? En voulant tuer l'un de ses jouets et de manière bâclée ?

"Je suis profondément déçu, Raphie. Déjà, parce que tu n'as plus de poitrine et plus de con. Ce qui est vraiment dommage je trouve. Même si ton allure actuelle me laisse penser que tu n'en as toujours pas fini avec ta période féminine. Laisse-moi deviner, si tu pouvais te glisser dans un transexuel brésilien tu n'hésiterais pas une seconde, hein ?"

Il sortit son briquet de sa poche, allumant sa cigarette, sans se soucier de quoique ce soit. Boire, fumer, se droguer. Tout devenait bien plus intéressant quand on pouvait le faire sans jamais avoir à se soucier des conséquences pour sa santé. Quant au tabagisme passif... Il s'en tamponnait l'oreille avec une babouche.

"De deux, tu m'accueilles avec un air moribond après toutes ces années. Alors même que j'ai particulièrement soignée mon entrée. Je sais que tu as eu mon petit mot. Ne le nie pas. Ce qui m'amène d'ailleurs au troisième point." Il se promenait dans le bureau, observant ce qui pouvait bien se trouver sur les murs.

"Tu as tué ma Chouquette. D'ailleurs tu as fait un travail pathétique. Devenir père t'a tant ramolli que ça ? Car elle est toujours vivante. En train de récupérer. Que tu t'en prennes à elle pour équilibrer les scores... Je comprends, honnêtement. Mais de cette manière ? Franchement ? Juste un coup de couteau dans le coeur et tu la laisses agoniser ? Pas de viol, pas de mise en scène ? Je suis vraiment, vraiment, vraiment déçu. Qu'est-ce qui t'arrive mon chou ? Tu ne te sens pas trop bien en ce moment ? Tu sais, il y a une goule dans une des cryptes du cimetière aux lanternes, un très bon psychologue de ton vivant, je suis sûr qu'elle pourrait t'aider dans ta dépression parentale. Allez, pourquoi tu boudes ?"
 
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Message posté : Lun 7 Sep 2015 - 14:51 Message
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La patience de Raphaël était mise à suffisamment rude épreuve pour que Vladislav n’en rajoute pas une couche. Pourtant, le vampire n’avait pas l’air de vouloir faire attention à la lueur dangereuse qui brillait dans les yeux rouges de l’archidémon. Fidèle à lui-même avec ses tendances quasiment suicidaires et son goût pour les monologues agaçants (tiens donc) son vieux compère ne daigna pas la fermer pour qu’il puisse en placer une avant qu’il ne lui pose enfin une question. Il utilisa un filet d’ombre pour claquer la porte dans le dos de l’imbécile qui lui faisait face et déposa son livre, bien ouvert à la page qu’il était en train d’étudier. Dire qu’il était agacé et à deux doigts de craquer était un euphémisme. Il n’avait plus mangé d’âme depuis celle qu’il avait prise ce matin, quand Cassandra lui était tombée dessus. Avant cela, son dernier repas datait du matin de sa dispute avec Siobhan. Quant au sang, n’en parlons même pas. Véritable drogué, il tremblait sous l’effet du manque provoqué par l’absence d’hémoglobine au point d’envisager de mordre Elyon. Le bébé ne supporterait pas une telle ponction, il le savait, et fondamentalement il n’en avait pas besoin pour survivre, mais un camé n’a pas fondamentalement besoin de cocaïne. Pour ne rien arranger, il muselait l’Ardeur depuis le soir où il avait écartelé son amant de sorcier sous l’effet de la colère et encore, il ne l’avait pas totalement nourrie à ce moment-là.

Affirmer qu’il était à fleur de peau serait donc l’euphémisme du siècle et tout risquait de retomber sur Vladislav.

Il se passe, mon petit vampire, qu’avec tes conneries, l’archange m’a volé Siobhan et qu’il l’a même exorcisée, si pas déjà tuée.

Mais si ç’avait été le cas, la marque sur l’épaule d’Elyon aurait évolué. Ce n’était qu’une maigre consolation. Il avait ressenti la brûlure de l’exorcisme, juste avant de fermer leur porte métaphysique. Quelques heures auparavant, leur lien avait définitivement disparu. Là où aurait dû se trouver Siobhan, il n’y avait qu’un néant profond, désespérant, qui mettait l’archidémon hors de lui. Perdant exécrable, il était blessé dans son ego, ralentit dans ses projets, et se sentait atrocement diminué.

Alors tu vois, je n’étais pas trop d’humeur pour qu’une médium rachitique et timbrée vienne m’annoncer que non seulement elle connaissait tout de notre passé mais qu’en prime, elle pouvait nous voir dans le présent, peut-être même dans l’avenir. Je te déçois ? Laisse-moi rire et apprend à utiliser la matière grise qui est en train de pourrir dans ton crâne, chéri.

Mielleux, l’archidémon se leva et contourna son bureau pour venir se tenir debout devant le vampire, qui le dépassait d’une bonne tête. Les joies d’avoir un corps d’asiatique.

Tu as conscience du danger que ça représente, surtout dans la situation actuelle ? Raphaël est là, il s’est en partie incarné dans le corps d’un homme qui veut ma mort. Le frère de Cornelia, précisa-t-il en se rendant compte du nombre impressionnant « d’hommes qui veulent sa mort ». Un exorciste, tu le savais ? Il a été finir sa formation quand sa sœur est morte et le revoilà.

Il croisa les bras sur sa poitrine, une moue contrariée sur le visage.

Alors oui, je me suis contenté de lui planter un couteau dans le cœur, mais elle aurait dû être morte. Son sang n’avait pourtant pas un goût de mutant, ni même de magie de ce genre. Pourquoi vit-elle encore ? J’en sais rien, mais ne t’avise pas de sous-entendre que j’ai pu rater mon coup.

Enveloppé dans sa fierté mise à mal, il rajouta :

J’ai envie de violer personne pour le moment. Reviens plus tard avec elle si tu veux que je rattrape ça, t’auras aussi ta dose comme ça.

Après tout il n’avait plus possédé un corps masculin depuis un moment, donc c’était souvent Vlad qui l’avait baisé, ces derniers temps. Une tendance à inverser, même si le vampire préférait les femmes. Encore un mystère humain. Il lui rappelait étrangement quelqu’un…

Et ferme la porte en sortant, ordonna-t-il en lui tournant le dos.
 
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Message posté : Lun 7 Sep 2015 - 17:43 Message
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Ainsi donc la sorcière de sang avait décidé de s'envoyer en l'air avec un emplumé ? Vlad n'aimait pas les anges. Mais contrairement à Raphaël, il n'avait que faire de toute cette merde de combat divin, d'affrontements pour les âmes des hommes. Contrairement à l'Archidémon, il y avait de fortes chances que ce monde là soit son premier et son dernier. Alors il se contentait de festoyer sur le dos de l'humanité complaisante. Cela lui allait très bien. Qu'une rouquine soit balancée dans les grands complots et les conflits d'orgueils d'êtres immortels, c'était tant pis pour elle. Cela le faisait rire.

Aussi il rit lorsque Raphaël l'accusa. Qu'est-ce qu'il était ridicule dans ce corps en plus. Aucune classe. On aurait dit une sorte de jouet, à peine humain. Ce qui était le cas naturellement. Mais sans passion, une poupée plastique. Quoique pour être honnête, cela ne l'aurait pas gêné si cela avait été une femme. Qui n'avait jamais rêvé de se taper barbie ? Il tira sur sa cigarette.

"Par ma faute ? Elle est rentrée au bercail, je le sais. Je l'ai laissée capable de marcher rien que pour ça." Et puis le coup de la petite culotte n'était drôle que si elle était capable de sortir le bout de papier elle-même. Sinon quel était l'intérêt ? Surtout si c'était un médecin légiste qui devait l'extraire des parties intimes puis contacter Nechtaan. Enfin, il imaginait mal que l'irlandaise soit allée se prostituer de son plein grés auprès des hosts des cieux. Non, on l'avait enlevée sûrement. Elle n'avait eu que le nom de Raphaël sur les lèvres, alors même qu'il la besognait.

"Chouquette est effectivement timbrée." Mais c'était pour cela qu'il l'avait acceptée dans sa ménagerie. Quel ajout elle faisait ! Un véritable délice. "Tu peux me traiter de con si ça t'amuses. N'empêche que moi ma petite est tranquillement dans mon antre alors que la tienne manque à l'appel, non ?" Il sourit, provocateur au possible. "Et puis, Cassie est un peu... Droguée ? Oh oui. Complètement ravagée du bulbe et complètement accro à ma personne." Mais le fait que l'archidémon l'ait repoussée l'arrangeait finalement. Il n'aimait pas tant que ça partager. Pas tant qu'il n'en aurait pas fini avec elle en tout cas. Il notait surtout que si Raphaël n'avait pas parlé d'Elena, c'est que la petite n'avait pas cafté, comme il le lui avait demandé. Un bon point pour la Chouquette de l'Apocalypse.

"Elle représente un danger. Comme à peu près tout ce qui vaut le coup si tu veux mon avis. Et elle a bon goût." Ses yeux étaient dorés et un grognement de contentement monta de sa gorge. Oh oui, elle était délicieuse même. "Enfin toi, t'as l'air d'être en manque." Il caressa le visage de Raphaël. "La vache, on dirait vraiment une meuf. Enfin du coup, l'autre emplumé dont tu as piqué le nom a décidé de te piquer ta copine." Sa première épouse. Mais c'était du pareil au même. "C'est moche. Mais m'accuser alors que c'est toi qui égares tes petites affaires ? Et puis je sais qu'elle t'a déjà pondu un morpion. Que je sache, c'était un peu la seule chose que tu attendais des O'Reilly avant de les tuer avant, non ? Enfin, la seule condition sur Nuala."

Ponds une gamine, laisse la malédiction passer et rejoins les âmes dévorées, asservies ou bien la collection privée de Vladislas Markov. Changer de maître leur faisait du bien de toute façon, il en était convaincu. Même si contrairement à Raph', il ne pouvait pas changer de corps. Enfin, pas exactement.

"Elle est vivante. Je pense que ça a à voir avec toute la merde métaphysique surnaturelle qui gravite autour d'elle et qui lui a frit les neurones. Pour mon plus grand plaisir." Cela lui avait fait gagner du temps vu qu'il n'avait pas eu besoin de la briser avant de la faire sienne. "Et puis ça reste un raté, non ? Je veux dire à une époque, tu aurais écrasé son crâne sous ta botte comme une pastèque trop mûre et violé son cadavre pour t'assurer qu'elle soit bien morte. Enfin, je suppose que je devrais pas me plaindre. C'est moi qui y gagne à la fin. Mais quand même... Je n'ai pas tué ta rouquine." Il aurait pu, plusieurs fois, de nombreuses façons intéressantes. Après tout il aurait pu juste renvoyer une moitié à Raphaël. La moitié avec la culotte.

"C'est une idée. Le viol je veux dire. Par contre pour m'en aller..." Il se tourna vers la porte et haussa les épaules. "Claquer la porte pour me dire de m'en aller, franchement. C'est un manque cruel de savoir vivre. Allez-tiens." Une griffe apparut sur l'un des doigts de Vlad et il l'enfonça dans l'index de sa main gauche, laissant une goutte de sang perler. "Suce, ça te fera du bien." Après tout, même si c'était celui d'un non-mort, le sang de Vlad était un bon millésime. Surtout avec la façon dont il avait ponctionné Elise tout en la violant avant de venir.

"T'es bien à cran pour ta gourdasse quand même. Cela faisait longtemps que je ne t'avais pas vu comme ça. Tu l'aimes bien ? Enfin tu me diras, vu ce qu'elle sait faire avec sa langue... Je comprends." Nouveau sourire carnassier. "Si t'as tant envie que ça de la retrouver, va la chercher. Refous lui ta graine entre les cuisses et regarde la se trémousser pour toi pendant les décennies à venir. Tu sais où elle est, non ? Enfin faudrait te calmer, on dirait une pompom girl qui vient d'apprendre qu'elle n'aurait pas le droit à son gangbang dans le vestiaire à la fin du match. J'irais cherché ta génisse pour toi si tu veux. Juste pointe moi dans sa direction générale. J'ai encore l'odeur de son sang en mémoire."
 
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Message posté : Lun 7 Sep 2015 - 21:44 Message
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Oui, par sa faute. S’il ne s’en était pas pris à Siobhan, elle n’aurait pas piqué une ridicule petite crise existentielle, ne serait pas partie du Cirque et, plus important, ne se serait pas laissée enlever par l’archange. L’archidémon était persuadé qu’elle ne s’était même pas défendue…Et cela contribuait à vraiment l’énerver. Il était impuissant, dans ce corps, avec ses sceaux. S’il avait eu sa pleine puissance, il aurait été combattre Raphaël sans hésiter une seconde, persuadé de sa victoire. Après tout, ne l’avait-il pas déjà vaincu une fois en duel ? L’archange vivait toujours uniquement parce que des renforts l’avaient rejoint tandis qu’il agonisait, la corruption de NoirSonge dévorant sa chair et son âme. Il avait mis longtemps, très longtemps, avant de réapparaître. Nechtaan avait même cru l’avoir tué.

Cela étant, Vladislav n’avait pas tort sur le fond. Siobhan avait déjà rempli son office, elle n’avait pas eu le mauvais goût de mourir sans lui laisser une descendante. Et quand il entrerait dans le corps d’Elyon, nuls doutes que les sceaux sauteraient d’eux-mêmes. Il s’en était tellement persuadé qu’il n’avait qu’une hâte : voir les années passer. Il ignorait encore que Shahren avait mis au point un sérum pour accélérer la croissance mais craignait un peu que cela ne fasse plus de mal que de bien. Si Siobhan avait été exorcisée, elle n’était pas prête de lui pondre un autre corps avant longtemps, si pas jamais.

J’ai pas tué ton anorexique non plus, de quoi tu te plains ? T’es même pas curieux de savoir pourquoi elle a survécu ou quel est son lien avec nous ? T’es désespérant.

Il secoua la tête, mais plus Vlad parlait et moins Nechtaan se sentait tendu. Situation qui changea quand le vampire s’ouvrit le doigt afin de lui proposer son sang. L’odeur lui chatouilla les narines, le faisant immédiatement bander et prendre conscience du manque qui le possédait. Ses yeux virèrent à l’ambre mais son donneur du soir ne le vit pas. Il les avait fermés en ouvrant sagement la bouche pour sucer l’extrémité de son doigt. Il gémit en sentant sa magie de mort couler en lui. Il avait le goût de cadavre, mais la créature aimait cela. Il papillonna des paupières, pour finalement les rouvrir et les fixer sur le vampire qui lui proposait un plan… Inattendu.

Ah ouais, tu ferais ça ?

Il sortit sa langue et se servit de la pointe pour titiller la blessure qui était déjà en train de se refermer.

Tu t’introduirais dans la demeure d’un archange, qui est protégée par des sceaux en conséquence tu t’en doutes, pour récupérer une fille avec qui tu as passé une nuit ? Vlad, mon vampirounet adoré, tu me prends pour un imbécile ? Qu’est-ce que tu me c-

Il haleta, sa main se crispa sur son avant-bras et une énergie brûlante s’écoula de son corps pour caresser celui du vampire, l’enrobant dans un cocon de chaleur, transcendant la froideur de sa mort.

Je crains que ça ne doive attendre, murmura-t-il en fixant ses prunelles désormais dorées dans les siennes. Ça doit faire une semaine que je ne l’ai pas nourrie. J’ai pompé vaguement l’énergie du club, mais là j’ai besoin d’un orgasme mon mignon. Tu peux commencer par faire ça pour moi ? Ah, non, suis-je bête, je te dois un viol…

 
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Message posté : Mar 8 Sep 2015 - 17:06 Message
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Non, Vlad n’était pas curieux. Il était du genre à croquer dans une pomme et à en apprécier le goût. Il ne se souciait pas de savoir sur quel arbre elle avait poussé, s’il s’agissait d’un organisme génétiquement modifiée, ou bien si elle était issue de l’agriculture biologique. Il se fichait des pesticides, des vers et des champignons, tant que sa pomme avait bon goût. Il se fichait même de savoir s’il ne venait pas de la prendre sur l’arbre du voisin et que celui-ci n’allait pas venir lui décharger sa chevrotine dans le postérieur. Bien entendu c’était métaphorique.
 
Vlad ne mangeait pas de pommes.
 
Quoiqu’il en soit, si cela le faisait passer pour un abruti, il s’en fichait. Le vampire était peut-être trop blasé à cause de son âge. Mais il ne se rappelait pas une seule fois dans sa vie s’être souciée des conflits divins, de l’avenir de l’humanité ou des vampires. Il laissait ça aux philosophes et à Raphaël. « Non. J’en ai rien à carrer. En fait, je me soucis plus de son éventuelle anorexie ou qu’elle me claque entre les doigts. J’aime faire durer le plaisir. »
 
Il laissa Raphaël se laisser aller à sucer son doigt et à laper son sang. Ce n’était qu’un avant-goût, probablement. Mais cela montrait surtout à quel point l’Archidémon était en manque. Et il avait osé lui clamer qu’il n’avait envie de violer personne ? Le vampire commençait à se demander s’il n’aurait pas mieux fait de venir avec Cassandra ou Elise, histoire que Raphaël puisse se défouler un peu et regagner ses esprits. Vlad expira de la fumée en direction de son rival et ancien mentor.

 
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Message posté : Mar 8 Sep 2015 - 17:44 Message
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Message posté : Mar 8 Sep 2015 - 19:40 Message
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Message posté : Mer 9 Sep 2015 - 11:03 Message
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Raphaël gloussa devant la promesse du vampire, qui était à la fois adorable et risible. Il n’avait encore rien trouvé de véritablement blessant. Vexant, oui, agaçant, c’était même sa spécialité, mais quoi que Vlad lui inflige, il le faisait avant tout à son corps physique. Le vampire ne pouvait toucher son essence et cela donnerait toujours un avantage à l’archidémon. Quoi que, à cause des sceaux, il aurait peut-être dû y réfléchir à deux fois mais l’Ardeur le possédait tout entier et l’empêchait de réfléchir de manière cohérente. Il n’avait qu’une idée, qu’une obsession : celle de se nourrir de l’orgasme provoqué par leur rapport pas tout à fait consenti.



Il n’avait pas encore relâché son étreinte, il hésitait. Le vampire était-il suffisamment contrarié pour lui sauter à la gorge ? Dans ce cas, Raphaël passerait sous forme d’ombre, se rendant intangible jusqu’à ce que Vladislas se calme un peu, retrouvant ses esprits et ne risquant pas de le tuer définitivement. Surtout qu’il n’avait pas de descendante de Morrigan sous la main pour mener à bien un rituel de transfert. Dans le pire des cas, il aurait dû appeler Dante au secours et cela, son ego ne le permettait pas même s’il avouait volontiers que le dragon était plus puissant magiquement que la secte de l’Envie, qui lui vouait un culte. Quant à Abigaïl, elle n’avait pas assez étudié les sceaux et elle se contenterait probablement de rire au-dessus de son cadavre. Elle était trop distinguée pour lui cracher dessus.

Il grimaça en songeant que si son essence restait coincée dans un corps mort, il serait à sa merci. Cela ne lui convenait pas du tout, surtout après ce qu’il lui avait infligé en public sur la scène du Cirque des Damnés. Evidemment, à ses yeux, c’était un beau cadeau mais les jeunes praticiens n’avaient pas l’air de le concevoir ainsi. Etait-il trop vieux ? Démodé ? Dépassé ? Cette idée lui mit un coup au moral et, par simple esprit de contradiction, il relâcha son emprise sur le vampire, dardant ses yeux rouges dans les siens.

Alors, tu nettoies Vladinou ? Ou tu joues au vilain vampire ?

Moqueur, provocateur, il attendit à moitié nu, appuyé contre son bureau en cerisier massif. Mais pour deux créatures pareilles, massif ou pas, du bois reste du bois, guère plus résistant qu’une maigre brindille…
 
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Message posté : Jeu 10 Sep 2015 - 10:50 Message
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