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Entretien avec un vampire - Vlad

 
Message posté : Sam 29 Aoû 2015 - 15:11 Message
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Message posté : Dim 30 Aoû 2015 - 0:21 Message
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Message posté : Dim 30 Aoû 2015 - 16:06 Message
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Le vampire alla donc ouvrir la porte de l’hôtel et une cohorte d’individus sinistres et à aux auras morbides firent leur entrée dans la chambre d’hôtel. Le premier et apparemment le chef était vêtu de cuir noir, son visage étant masqué par un masque de docteur de peste, évoquant celui d’un corbeau. Derrière lui venait une infirmière qu’on n’aurait pu sans mal croiser dans un film pornographique ou un bordel aux vues de son allure. Mais elle était morte, aussi glaciale que Vladisals sûrement. Enfin derrière venait une autre personne, une jeune femme, apparemment quelque peu effrayée. Ses mains étaient soudées entre-elles, de même que ses lèvres. « Tu aurais pu mettre des vêtements, vampire. » Lâcha le médecin.
 
« Fais-vite, nécromancien. Je n’ai pas de temps à perdre avec ça. Je veux que vous fassiez la transfusion maintenant. »
 
« Ce n’est pas à consommer sur place ? »
 
« Non, c’est pour elle. » Le vampire se tourna vers Cassandra. « Tiens-toi tranquille Chouquette. » Le médecin s’était avancé et avait posé son sac sur le lit, d’où il sortit une aiguille. A côté, l’infirmière était en train d’installer la jeune femme, sur une chaise à côté du lit. Le médecin  mit rapidement en place un tube pour relier Cassandra à celle qui lui offrirait du sang pour le reste de la soirée. Rapidement, elle put voir le liquide rouge passer au-travers du tube pour venir irriguer ses veines à elle. Avec une certaine rapidité et sans se départir d’un seul mot, le médecin de peste plaça quelques bandages sur les plaies les plus larges que Vladislas avait infligées à la jeune femme.
 
Le vampire restait debout, à observer les individus avec méfiance. Lorsqu’il eut fini, le nécromancien se tourna vers lui. « Ma sœur tient à vous faire savoir que sa proposition tient toujours. »
 
« Et je ne suis toujours pas intéressé. Surtout que je sais qu’elle a déjà une lieutenante. »
 
« Mary n’est qu’un pion, contrairement à vous. Je dois m’enquérir du paiement. » L’homme en cuir ouvrit la main et Vladislas y déposa la pièce d’or à l’effigie de crâne. « Vos services envers la Moisson ont été appréciés et récompensés, veuillez nous considérer comme quitte. Ah… Il se peut que la jeune femme à l’accueil soit quelque peu perturbée. Vous feriez mieux de vous en occuper. »
 
« Emmenez-la avec vous. »
 
« Bien. Bonne soirée. Mademoiselle, bonne chance. »
 
Quelques instants plus tard, le médecin et son infirmière avaient disparus, ne laissant que la jeune femme avec les lèvres scellées dont le sang était pompé dans les veines de Cassandra. « Foutus nécromanciens, toujours à croire que tout ce qui est mort leur appartient. Alors Chouquette, on se sent mieux ? J’espère que tu n’as pas été trop perturbée par cette vision. Il y a beaucoup de choses que tu ignores sur Star City, j’en suis certain. » La ville sous la ville, celle des morts-vivants, des mages noirs et autres monstres. Celle dans laquelle Cassandra venait de pénétrer sans même le savoir, à partir du moment où elle était entrée dans le restaurant.
 
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Message posté : Lun 31 Aoû 2015 - 0:44 Message
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Et puis soudain, le vampire me laissa seule au milieu des draps rougis par mon sang. Désemparée, je me redressais tant bien que mal, essayant d’observer les nouveaux arrivants malgré ma vision troublée. Le premier d’entre eux, outre son étrange accoutrement avait une aura… La noirceur n’était une notion suffisante pour la décrire. C’était absolument immonde, et absolument parfait. Un léger sourire mâtiné d’une curiosité malsaine s’invita sur mes lèvres. Derrière lui, une infirmière, dont la mise ne me choqua pas plus que cela. La sensation était étrange, car elle n’avait pas une aura normale. Elle se rapprochait de celle de Vlad, sans être la même.
La dernière, pauvre enfant, n’avait rien à faire dans cette foire aux monstres. Le halo qui l’entourait était si… pur. C’en était adorable. Je retombais dans les draps, incapable de maintenir la position plus longtemps.

J’avais commencé à dériver vers l’inconscience une fois de plus quand l’injonction de mon amant, mon obsession, me parvint.

Je me tiens tranquille, râlais-je d’une petite voix.

Je n’allais nulle part après tout. A part en rampant, et pour en mourir d’ici quelques minutes, je n’aurais pas vu où aller de toute façon. J’observais le manège des deux étranges personnages, ignorant la petite victime sans intérêt. Quand le médecin saisit mon bras pour y insérer l’aiguille qu’il tenait, je frissonnais avec délectation.

Seigneur dieu, soupirais-je, aux anges. Votre aura est tout simplement magnifique.

J’avais fermé les yeux, un sourire vague figé sur mes lèvres, tandis que l’inconnu s’activait sur certaines de mes plaies. Celles de ma gorge et un longue et profonde estafilade dans mon dos, notamment, furent recouvertes d’un pansement. Dans la souffrance qui irradiait de mon petit corps brisé, le toucher clinique du médecin n’était qu’une petite démangeaison. J’avais tout loisir de goûter la saveur de sa présence en me promettant de découvrir qui il était. D’où il venait. C’était trop spécial pour que je passe à côté.

Je n’écoutais que d’une oreille les propos du nécromancien et de mon vampire, qui me rappelèrent une vision lointaine. Mary, Mary, une lieutenante, et la Moisson. Des nécromanciens. Oh. N’était-ce pas un représentant de cette famille comment s’appelait-elle déjà…

Les Faust, articulais-je à voix haute avec fierté.

J’ouvris les yeux sur le vampire, me sentant effectivement déjà un peu mieux. Assez pour appuyer mon dos contre les oreillers du gigantesque lit.

C’est à moi qu’il souhaitait bonne chance ? m’enquerrais-je, interloquée.

Comme si j’avais besoin de ce genre de choses.

Il y a un fantôme qui était avec eux. Mais il est reparti. Qui était-il ? Et elle ? Ils avaient une aura… délectable. Surtout le médecin.

Peu à peu, je m’animais de nouveau, sans me préoccuper une seconde du fait que je dérobais la vie d’une femme qui n’avait rien demandé à personne. Les forts tuaient les faibles. C’était ainsi dans mon monde, et je n’y voyais qu’une fin inéluctable.

Est ce lui qui fait ça ? demandais-je ensuite, intarissable, en collant mes deux poignets d’un air interrogateur, puis en désignant les lèvres scellées de mon infortunée victime.

Je le regardais d’un air interrogateur, prenant enfin compte de sa propre interrogation avec un froncement de sourcils exprimant une profonde perplexité.

Pourquoi serais-je perturbée ? Je suis curieuse, c’est tout. J’aimerais en savoir plus. Il avait l’air spécial. Moins que toi, c’est vrai.

Vlad et Nechtaan était au sommet de mon échelle personnelle. Loin devant tous les autres. Mais le docteur aurait occupé une bonne place, sans doute.

J’ai vu d’autres monstres. Et même si je n’arpente pas moi-même toutes les… sociétés de la ville, j’en connais une partie grâce à ma vision.

Je fis un geste impérieux vers Vlad, désignant sa chemise tâchée au pied du lit.

Tiens, tu vois, si je touchais le tissu, je revivrais tout depuis notre entrée dans la chambre. Et je crois que la gamine a eu des ennuis, aussi.

Ma peau se hérissait presque de sentir ces songes potentiels. Si proches. Il n’y aurait qu’à tendre la main. Mais si j’avais de nouveau de quoi fonctionner dans les veines, je n’avais pas pour autant un corps tout neuf, et j’avais un certain nombre de plaies pour se rappeler à mon bon souvenir.

Reviens, demandais-je avec hésitation. Tu es trop loin.

Tout était relatif, mais j’avais toujours froid, et ma tête tournait, et je le voulais à mes côtés, pas ailleurs.
 
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Message posté : Mer 2 Sep 2015 - 14:49 Message
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Juste une petite humaine. Oui, il s'en rendait bien compte. Peut-être même plus faible physiquement que la plupart. Après tout, Cassandra ne brillait pas par sa taille, sa musculature ou sa carrure. Mais cela ne gênait pas Vladislas. Il les aimait ainsi, petites, fragiles, à deux doigt de se briser à chacun de ses gestes. Cela le faisait se sentir plus puissant qu'il ne l'était déjà, plus terrible et mauvais qu'il le paraissait. Quoiqu'il ne devait plus rester beaucoup de marge de progression de ce côté là. Quoiqu'il en soit, Vlad n'appréciait pas le moins du monde de devoir faire appel à des nécromanciens. A une époque cela ne le gênait pas.

Par exemple, quand Yohann Faust lui avait demandé de devenir le Lieutenant de Sang et qu'il avait refusé, cela ne l'avait pas empêché de s'allier au célèbre nécromancien quelques fois pour vaincre différentes menaces. Mais depuis qu'il l'avait rencontré elle. Oh il en avait encore des frissons. Durant un passage en Angleterre, il avait croisé une sorcière à la senteur exceptionnelle, une néromancienne avec du sang de faë. Malheureusement, cette dernière n'avait pas été une proie facile. Elle l'avait ensorcelé, faisant de lui son esclave pendant plusieurs jours et l'utilisant de bien des manières pour assouvir ses propres envies. Vladislas réduit à l'état de jouet. Il ne s'en était jamais remis. Cette femme l'avait laissé partir finalement et il n'avait pas demandé son reste. Le fait qu'elle avait fini par être impliquée dans la lignée des Faust ne rendait pas Vladislas très conciliant avec cette famille là.

Est-ce que le médecin à l'habit de noir ou sa terrible soeur savaient que Vladislas avait été l'esclave sexuel de leur mère ou bien de leur grand-mère ? Il avait encore du mal à recréer toute la chronologie. Mieux valait qu'ils l'ignorent. Il ne voulait pas donner d'idées à la Porte-Mort. Et puis, il préférait avoir ses propres esclaves, ses propres jouets. Le vampire lança un regard à Cassandra qui trouvait sûrement plus de plaisir qu'elle ne l'aurait dû au touché du Dread Doctor. Mais rapidement, ils ne furent plus que deux, Vlad et sa petite Chouquette.

"Oui, c'est à toi qu'il souhaitait bonne chance. Connaissant cet homme, il n'imagine pas que tu survives à la nuit. Cela ne m'étonnerait pas qu'il laisse des goules traîner près de l'hôtel pour pouvoir ensuite récupérer ton cadavre et faire je ne sais quoi avec." Ah la nécrophilie, une fois qu'on y avait goûté, on ne pouvait plus s'en passer. Mais voilà que Cassandra le harcelait de question. Mais sûrement ferait-il mieux d'y répondre pour une simple raison.

Il ne voulait pas qu'elle s'approche d'eux. "Où as-tu entendu le nom des Faust ?" Ah, probablement dans ses visions. Est-ce qu'elle avait vu ses déboires ? Possible, après tout elle savait pour le tatouage. "Et oui, Anton est probablement le plus terrible de tous. Il n'a même pas l'excuse d'être un véritable monstre, plus maintenant. Ne t'approches pas de lui, d'aucune manière." La simple idée de savoir ce que pourrait construire le nécromancien à partir de sa Chouquette le révulsait. Non pas qu'il dénigrait les travaux d'Anton. Mais elle était à lui et à lui uniquement. Il s'assit dans un fauteuil, soupirant, laissant le sang couler tranquillement dans les veines de Cassandra.

"L'infirmière en compte pas, ce n'est qu'un de ses jouets. Il pourrait te transformer en une telle chose si tu voulais. Quant à définir ce qu'est le Dread Doctor..." Il réfléchit un instant. "Considère cela un mélange entre le docteur Frankenstein et docteur Jekyll et Mr Hyde. Et crois moi, tu ne veux pas rencontrer le Hyde en question." Vladislas n'avait pas peur du Dévoreur bien entendu, mais il n'était pas non plus stupide. On n'allait pas titiller des incarnations de dieux ténébreux plus vieux que la lumière juste pour le plaisir de les voir réagir. Quoique...

Il soupira un instant. "Crois-moi Chouquette, tu n'as encore rien vu des monstres que j'ai à te montrer dans cette ville." Il eut un sourire carnassier. Une ville sous la ville... Déjà Vladislas savait qu'il jouait le rôle de flambeau pour de nombreux vampire. Sa progéniture, éparpillée aux quatre coins du monde finirait irrémédiablement par retrouver la piste de leur géniteur et se rapprocheraient de lui, pour le servir. "Les super-héros et super-vilains ne sont rien comparé à la véritable noirceur que tu peux apercevoir en regardant au bon endroit. Le Dread Doctor en est un bon exemple. Mais je pense que Nechtaan est pire." Il eut un éclat de rire. Oui, le démon était pire, comment aurait-il pu en être autrement ? C'était une entité complètement dénuée de conscience, un peu comme Vladislas désormais.

Le vampire s'approcha lentement de la jeune femme, se plaçant au-dessus d'elle, surplombant son corps du sien, mais en veillant à en pas la toucher. Ses crocs avaient refait leur apparition et l'homme qui faisait la conversation sur les horreurs de la ville avait aussitôt disparu. Vladislas lécha un instant la gorge de Cassandra. Enfin, la partie qui n'était pas couverte de bandages. "Oh, ma douce, pas besoin de toucher ma chemise pour cela. Tu vas pouvoir revivre cela toutes les nuits de ton existence. Peut-être même durant celle-ci, une fois que tu auras reçu suffisamment de sang de celle-ci." Il lança un regard à la jeune femme qui semblait s'être évanouie, tant mieux pour elle. "Quoique... Je vais sûrement attendre que le sang ait fait quelques tours dans tes veines. Je veux qu'il ait ton goût, pas le sien."
 
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Message posté : Jeu 3 Sep 2015 - 1:20 Message
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En quoi ne pas survivre à la nuit serait un manque de chance ?

J’observais Vlad d’un air sceptique. Je ne comprenais réellement pas cette ténacité avec laquelle certains s’accrochaient à la vie. Je n’étais plus suicidaire depuis longtemps, mais ce n’est pas pour autant que je chérissais cette petite flamme qui m’animait. Qu’importait de vivre si l’on pouvait mourir comme on le souhaitait ? Qu’importait de vivre quand vous laissiez échapper votre dernier souffle dans un frisson d’extase ? Qu’importait cela, je ne le savais pas. Et l’étendue de mon incompréhension était clairement visible sur mon visage. Pourquoi diable les hommes portaient-ils aux nues ce qui n’était qu’une mécanique bien huilée ?
Ne comprenait-il pas la beauté qu’il y avait dans l’acceptation de la souffrance, l’acceptation profonde et entière de votre propre fin s’il le fallait ? Pour cela au moins, je me jugeais plus forte que d’autres : jamais plus je ne vivrais la peur au ventre. Plus rien n’avait le pouvoir de m’effrayer, et surtout pas quelque chose d’aussi banal que ma propre mortalité.

Mon corps t’appartiendra toujours même s’il est mort, tu sais. Tu pourras bien faire ce que tu veux avec. Même si malheureusement, les morts normaux ne peuvent plus connaître l’étreinte du mal, soufflais-je d’un air malheureux.

Je regardais Vladislas, interloquée par une sorte de… D’énervement ? Non, ce n’était pas réellement cela, il n’était furieux. Je ne savais mettre le doigt sur le sentiment que lui inspiraient les Faust.

J’en ai vu certains dans mes visions. Et comme tu avais l’air de le connaître, je me suis dit que c’était sûrement eux. Et puis, les fantômes chuchotent.

Les yeux grands ouverts, fixés sur des choses que j’étais la seule à voir ou à me rappeler, je murmurais avec un petit frisson :

Ils l’aiment ou il la craignent, celle qui se fait appeler Lady Death. Ils la servent, ou tentent de la fuir.

Je marquais une pause avant de poursuivre, plus normalement et d’un ton tranquille :

Mais je n’avais jamais vu un ou une Faust jusqu’à aujourd’hui. Je ne sais pas à quoi il ressemble. Cela dit, je ne mens pas, et je ne promettrais pas de ne pas les rencontrer. Je peux éviter… Anton, si tu y tiens, mais… Comment expliquer…

Je ne voulais pas avoir l’air de refuser l’intérêt qu’il avait décidé de m’accorder. C’était une bénédiction comme je n’en avais pas connu en vérité, si ce n’était mon lien avec ces deux monstres si fascinants. Et je ne voulais pas tout gâcher. Cela, peut-être, je le craignais. C’est donc avec une hésitation flagrante et une certaine inquiétude que je tentais de mettre des mots sur ce qu’était mon existence :

Je vais là où mes pas me portent. Je ne suis pas une poupée de salon, j’ai besoin de voir, besoin de distractions. Sinon, je m’ennuie si terriblement, et tu ne pourras pas y faire grand chose la journée. Tu comprends ?

On ne pouvait pas vraiment dire que ça me réussissait, cela dit. Mais j’étais amoureuse de l’envers du décor de la ville, attirée comme un papillon par la flamme par les obscurs recoins de Star City, et surtout par ses habitants. Je ne pouvais m’empêcher de rechercher toujours plus… Plus d’émotions, de souffrance, plus de tortures qui se faisaient délices pour moi. J’étais ainsi faite. Ils m’avaient ainsi faites, au gré de leurs déviances.

Je n’ai jamais vu l’aura de Nechtaan. On ne peut pas les discerner dans mes songes. Je n’avais pas vu la tienne, avant, mais elle est parfaite…

Un petit soupir de contentement m’échappa, assorti sans doute à un sourire rêveur tandis que je contemplais le halo entourant Vlad. J’étais si absorbée par ce que je faisais que j’en avais oublié la pauvre jeune femme qui avait eu le malheur de croiser le Dread Doctor, comme l’appelait mon vampire. Je réfléchis avec attention au problème, et concluais finalement :

Il me fascine. J’aime bien les paradoxes. Mais je ne trouverais pas ça très drôle d’être son jouet si je ne peux pas garder ma conscience. Je préfère jouer avec toi.

J’offris un large sourire à mon amant, rayonnante de joie. J’aurais presque eu l’air… Immensément jeune. Innocente. Quand je m’éclairais de la sorte, je ressemblais à une enfant, mais une enfant qui en avait trop vu, trop tôt. Ma petite taille n’aidait en rien à me faire paraître plus adulte, qui plus est. Je le savais car une de mes conquêtes un peu plus douées que la moyenne me l’avait avoué avec une certaine tendresse.

J’ai tellement hâte que tu me montres toutes ces choses ! Toute seule, c’est dur de trouver son chemin.

Du moins si on essayait – presque – de le faire dans une relative sécurité. Très relative.

J’aurais pu, mais je préférais ne pas mourir avant de…, continuais-je en détournant le regard, les joues rougies par l’embarras. On aurait dit une pucelle effarouchée, et dieu savait que je n’étais ni l’un ni l’autre. Avant de t’avoir rencontré. De vous avoir rencontrés.

Sagement allongée sur le lit, même si je m’étais appuyée sur les oreillers pour être redressée, je ne bronchais pas quand il se rapprocha enfin de ma frêle carcasse. J’allais jusqu’à tourner la tête pour lui présenter le côté de ma gorge qui n’était pas pansé. Avec docilité, sans hésiter. Un petit ronronnement satisfait m’échappa alors qu’il léchait mon cou.

Si je survis, rectifiais-je avec sérieux.

Peut-être que cette nuit serait la toute dernière, je ne l’oubliais pas même si je m’en fichais. Je tournais la tête vers la personne reliée à mes veines, songeuse, me demandant si j’aurais perdu connaissance de la même façon si Vlad était allé plus loin. Réaction physiologique qui me déplaisait souverainement. Je préférais être consciente de tout cela jusqu’au bout.

On peut attendre si tu veux. Ça veut dire que j’ai bon goût, m’enthousiasmais-je.

Pour la première fois depuis des années, je valais la peine qu’on patiente pour moi. Quelqu’un s’intéressait réellement à moi, pas seulement à la dévergondée inconsciente que j’étais. Mon sourire disparut. Non pas par tristesse, mais parce que ce constat me laissait pleine d’une émotion… nouvelle, sur laquelle je n’aurais pas su mettre de mots. Je me sentais étrangement… Bien.
Et c’était un vampire sans cœur qui me donnait cette impression. Douce ironie.
 
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Message posté : Jeu 3 Sep 2015 - 15:44 Message
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Sûrement que le Dread Doctor n'avait pas vraiment évoqué que le fait de mourir serait un manque de chance. Mais que de survivre aux violences et perversions dont était capable Vlad en nécessiterait. Bien entendu, c'était sans compter sur le fait que Cassandra n'avait que faire de sa santé physique ou même mental. S'il lui restait un tant soi peu de l'une ou de l'autre d'ailleurs. Quoiqu'en bon vampire paternaliste, Vladislav prendrait soin à ce qu'elle soit requinquée par sa petite transfusion. On ne jouait pas avec la nourriture.
 
Enfin. Si.
 
"Qu'est-ce que je ferais avec ton cadavre franchement ? Je dois dire qu'à moins que je ne te transforme pour pouvoir me servir de toi de toutes les manières possibles pendant l'éternité, je doute que tu ne puisses véritablement m'être utile une fois morte. Ce qui ne signifie pas que je t'abandonnerais à Anton Faust."
 
Quoique. Cela pourrait être un moyen de graisser la patte du Lieutenant de Chair de la Moisson. Il y avait toujours intérêt à s'allier au frère jumeau de celle qui devait être l'une des nécromanciennes les plus puissantes de ce monde. Capable notamment de dominer Vladislas. Possible. Il faudrait qu'il se renseigner sur ses options. Déjà l'idée qu'il eut pu avoir une quelconque implication dans la création de leur lignée le révoltait quelque peu. Sa famille était constituée de ses vladinettes et d'Elena. Avec Raphaël qui faisait le cousin issu de la branche consanguine que l'on aimait bien embêter. Cassandra avait sa place en tant qu'animal de compagnie. Peut-être qu'elle évoluerait après. Peut-être...
 
"Ma chère, si tu tiens vraiment à t'approcher des individus les plus sombres de cette ville, fait le avec soin. Je suis bien entendu un individu de premier choix. Je pourrais te laisser approcher Nechtaan. Enfin..." Il fronça les sourcils. "Je pense que j'aurais bien grand mal à t'éloigner de lui apparemment. Mais tu es à moi et à moi seul. D'accord, Chouquette ? Quant aux Faust... Si jamais tes pas devaient t'amener près d'eux, soit un amour et place toi sous la protection de Lady Death." Avec de la chance, cela pourrait donner à Vladislas un petit espion dans la Moisson. Il ne tenait pas à ce que cette mafia mort-vivante ne s'accapare toute la population vampire de la ville, alors même qu'il se considérait comme leur mâle alpha, comme leur souverain naturel. "Elle est plus raisonnable que son frère et je suis sûre qu'elle pourrait être intéressée par tes talents. Si tant est que tu possèdes une quelconque affinité avec la nécromancie en plus de voir les morts."
 
Ce qui pouvait être le cas. Vladislas lui-même aurait pu apprendre la magie de la mort s'il l'avait voulu. Les vampires étaient naturellement doués pour ça. Mais il n'avait jamais eu la patience nécessaire et n'en avait jamais vu l'intérêt. S'il voulait des serviteurs, il lui suffisait d'offrir le don du sang à de jolies filles et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourquoi s'embêter de zombies et de fantômes ? Les seules créations intéressantes des nécromanciens étaient les goules. Vlad appréciait leur sens de l'humour.
 
Le vampire embrassa sa petite Chouquette, avec la même douceur qu'il avait mis en lui léchant le cou. Voilà qu'elle était minuscule sous lui. Une partie de Vladislas était concentrée sur le rythme du sang dans le tube qui reliait la victime d'Anton à Cassandra. Il pouvait sentir chaque battement de coeur, chaque déplacement du précieuse fluide d'une outre de sang à une autre. Sauf que Cassandra était bien plus délectable.
 
"Tu as un goût très particulier Chouquette. En fait, je ne crois pas avoir déjà goûté quoique ce soit de semblable de toute mon existence, ce qui est vraiment surprenant." Il se laissa tomber avec grâce à ses côtés, amenant le corps frêle et minuscule de la jeune femme contre le sien. Elle était de nouveau chaude, revigorée, alors que lui était glacial. Un véritable cadavre ambulant. Il aurait pu la remordre, maintenant, boire encore et encore, puis s'unir une nouvelle fois à elle. Mais il avait peur d'être déçu. "Je vais attendre que le sang de cette brave petite devienne le tiens. En fait, tu as intérêt à t'endurcir, car je compte me nourrir sur toi régulièrement." Vladislas avait déjà une servante humaine. Une brave petite avocate. Elle avait eu une carrière particulièrement brillante devant elle. Elle avait des amis, avait eu un fiancé. Maintenant elle n'avait plus rien de tout cela. Il lui restait son travail, son appartement, mais à la nuit tombée, elle n'était plus que la chose du vampire et subissait ses sévices avec joie. Elle était aussi conciliante que Cassandra, sauf que l'avocate était envoûtée par la présence du vampire. La Chouquette était tout au naturel.
 

"D'ailleurs, j'ai une servante humaine, chez qui j'habite pour le moment. Je pense que tu devrais t'y rendre, rejoindre ma ménagerie..." Bon, pour le moment sa ménagerie n'était constituée que de l'avocate blonde en question et bientôt de Cassandra. Mais il comptait bien s'amuser à transformer d'autres individus lorsqu'il en aurait besoin. Peut-être se faire toute une nouvelle génération de vladinettes. Avides et obéissantes. "Je vais te surveiller Chouquette. Même de jour. Je ne tiens pas à ce que tu ailles titiller des fauves pour ton amusement et que je me réveille un soir pour voir que tu as déjà trépassé. Je serais terriblement vexé. Quel est ton nom de famille déjà ? Que je sache à qui m'en prendre si tu décidais de mourir par accident." 
 
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Message posté : Ven 4 Sep 2015 - 15:03 Message
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Oh, il pouvait bien faire ce qu’il voulait à mon cadavre, et je haussais machinalement les épaules sans rien dire pour le lui signifier. Je n’étais pas certaine d’apprécier d’être transformée, car cela enlèverait toute une partie de l’intérêt que je trouvais à rôder dans les ténèbres à la recherche des monstres qui les hantaient. Je préférais encore qu’il me tue, et que mon corps sans vie serve à ce qu’il voulait. Même s’il voulait le refiler à Anton Faust. Encore une fois, ce ne serait plus mon problème.

Très bien, très bien, je ferais attention, soupirais-je. Et je me souviendrais que je suis à toi. Je l’ai toujours été, de toute façon.

Je le savais depuis des années, j’en avais la certitude. Et c’était cette certitude qui m’avait sauvée, en quelque sorte. Même si c’était elle aussi qui m’avait damnée. Cela dit, je savais qu’une part de moi serait pour un certain Archidémon, au moins un peu. Même si Vlad avait eu la chance – ou la malchance – de me rencontrer en premier. S’il voulait s’approprier ma personne, je n’avais rien à redire si ce n’était qu’il n’avait pas à y repenser à deux fois.

Je ne sais pas trop ce que je peux faire. Mais je ferais en sorte de tomber sur Lady Death en premier. Si la situation se présente. Quand elle se présentera ? Et de demander sa protection.

La pauvre risquait d’avoir une mauvaise surprise quand elle se rendrait compte de ce qu’elle s’était engagée à protéger, d’ailleurs. J’aurais donné des sueurs froides à n’importe qui avec mon comportement. La pensée me tira un léger sourire. Ce serait probablement amusant. Je me demandais comment était la nécromancienne. Peut être pourrait-elle effectivement m’apprendre quelques petites choses, pour ce que j’en savais. J’aviserais le moment venu. Comme toujours.
Le vampire me tira de mes réflexions en posant ses lèvres sur les miennes. Un geste plein de douceur, mais je ne m’y laissais pas prendre. Je savais quelle créature était cachée derrière sa délicatesse, et j’avais conscience qu’il me ménageait pour mieux s’amuser à une autre heure, un autre jour. Même si j’étais toujours étonnée qu’il ne soit pas allée jusqu’au bout. Agréable surprise, sans doute, mais surprise tout de même. Peut-être était-ce lié à ce qu’il me disait au sujet du goût de ce qui courait dans mes veines. Je le regardais d’un air songeur jusqu’à ce qu’il revienne près de moi. Sa peau était de nouveau glacée, car j’avais retrouvé un peu de ma chaleur. Mais je me blottissais tout de même au plus près, posant ma tête sur son torse nu avec un soupir tranquille.

J’acquiesçais paisiblement, pas vraiment surprise de ce qu’il me disait. Je ne comptais pas aller où que ce soit – quand bien même il m’aurait laissé le faire, et je n’avais aucune objection au fait qu’il se nourrisse de mon sang. Bien au contraire. Je trouvais ça beau, comme un remerciement pour ce qu’il m’avait appris sur ce bas monde au gré de ses errances. Je pouvais contenter sa soif, et je m’en réjouissais sincèrement.

Je suis… J’ai un goût unique. Intéressant , murmurais-je avec un sourire. Raison de plus pour que je m’endurcisse, je suppose. Je ferais des efforts. Pour toi.

A commencer par l’effort consistant à ne pas oublier des repas. Ou des heures de sommeil. Ou les deux. Il faudrait aussi que je fasse à ne pas me vider de mon sang dans un coin ou un autre de cette ville. Tant de précautions, et je savais déjà qu’un certain nombre d’entre elle allait passer à la trappe. Quelle tristesse que de devoir se soucier de ce genre de choses.



Je peux… Tu voudrais bien que je vienne ?

C’était une nouvelle qui me laissait pleine de joie, quand bien même il me serait plus compliqué de m’esquiver dans ces conditions. Je n’avais rien contre le fait d’être le petit animal de compagnie de Vladislas, après tout, et n’y voyais rien de dégradant ou de gênant.

Tu ne peux pas me suivre partout le jour , m’offusquais-je, un peu boudeuse. Et je m’appelle De Matteo mais tu pourras toujours chercher ma famille. J’en ai plus. La plus présente est ma grand mère, et c’est un fantôme. Les autres sont morts quand j’avais quinze ans.

Sauf Alexis, mais Alexis resterait mon secret pour le moment. Il avait sa propre vie et n’avait pas besoin de la présence de sa sœur volage et irresponsable à ses côtés. Encore moins que mon cher vampire vienne lui demander des comptes concernant ma mort.
 
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Message posté : Ven 4 Sep 2015 - 17:41 Message
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Avoir un espion dans la Moisson serait véritablement un avantage. Mais il ne plaçait pas beaucoup d'espoirs là dessus. Cassandra était bien trop volage et délétère pour pouvoir s'associer à la rigueur qu'exigerait Abigaïl Faust. D'ailleurs, c'était pour cela que Vlad refusait inlassablement le poste de Lieutenant de Sang qu'on lui offrait. La nécromancienne était prête à répudier Mary Slaughter juste pour avoir un vampire aussi âgé que lui à son service. Mais ce dernier n'avait aucun intérêt dans ce genre de futilités. Il trouvait son plaisir où il le voulait. Comme par exemple dans le corps de Cassandra, massé contre le sien, avec sa main qui continuait de la stimuler, pour voir jusqu'à s'étendait la lubricité de la jeune fille. C'était à se demander si elle n'avait pas une succube parmi ses ancêtres.

"Mais bien sûr Chouquette. Tu crois que j'allais te laisser à la rue ? Te laisser traîner dans les ruelles infâmes de cette ville pour que tu continues de te droguer et de faire passer dessus par n'importe qui ? Non, non, non. Ce n'est pas envisageable."

Il continuait de la caresser. Faussement tendre qu'il était. Après tout ce qu'il lui avait infligé et tout ce qu'il comptait encore lui faire subir, elle devait savoir avec certitude que ce n'était pas là une preuve d'amour. D'affection tout au plus. Au moins dans son esprit, Cassandra ne nécessiterait pas un dressage intensif ou un usage de l'hypnose. Pas comme il avait dû le faire pour sa petite avocate. Cette dernière devait profiter pleinement de sa nuit "libre". En dormant possiblement. Pour une fois qu'elle n'aurait pas à donner de son sang au vampire ni à subir ce qu'il avait infligé à Cassandra. En fait, il était certain que sa servante allait apprécier sa Chouquette, simplement parce qu'elle détournerait quelques temps les attentions de son maître. Ou bien elle serait jalouse. Tout dépendrait d'à quel point il avait écrasé toute personnalité dans le corps de la blonde. Parfois il n'y allait pas de main morte.

"Pas de famille... Comme ça tu n'auras à prévenir personne pour ton changement d'adresse. Je suppose qu'il n'y a personne pour se préoccuper pour toi. Tu aurais disparu cette nuit et tout aurait été du pareil au même. Que c'est regrettable. Enfin, maintenant tu as un maître pour prendre soin de toi. Si je ne peux pas te surveiller le jour, n'oublie pas que j'ai des agents qui s'en chargeront pour moi. Ne crois pas que tu pourras m'échapper Chouquette, enfin, que tu pourras me désobéir, je sais que tu n'as pas envie de t'échapper." Rien de mieux qu'un animal qu'on pouvait laisser en semi-liberté et ce même sans dressage. Vladislas porta son regard sur la salle. Ils avaient été plutôt sages. Le mur en face d'eux était tâché de sang bien entendu, de même que les draps et le matelas. Mais pour le reste, la chambre restait globalement propre.

Pas assez propre pour passer l'état des lieux le lendemain matin. Normalement, Emily avait pris les précautions habituelles, espérant que Vladislas profiterait de la nuit et de la chambre pour ajouter une Vladinette à sa collection. Aucune femme de chambre ne viendrait dans la pièce le lendemain et Vladislas pourrait s'en aller tranquillement le lendemain soir. Mais il se trouvait avec une Chouquette sur les bras, qui semblait bien décidée à lui fausser compagnie. Pas définitivement. "Je crois que tu es remise d'aplomb." Avec une certaine douceur, le vampire retira le tube qui était dans le bras de Cassandra et lécha le sang de sa blessure. Il laissa la jeune femme ramenée par Anton Faust se vider de son sang sur le sol. "Et si nous allions nettoyer tout cela ? Pendant que je réfléchis aux problèmes techniques du lendemain."

Sans attendre il se redressa, prenant Cassandra dans ses bras pour l'emmener jusque dans la salle de bain. Là il la déposa dans la baignoire, ouvrit les robinets et se plaça à ses côtés. "J'hésite, j'hésite... Je pourrais t'attache au pied du lit demain pour que tu n'ailles pas vadrouiller pendant la journée et que nous puissions profiter encore un peu de la chambre. Ou bien je t'emmène dès aujourd'hui dans mon antre pour qu'Elise puisse te surveiller. Quel dilemme." Ses griffes venaient cliqueter contre la faïence de la baignoire. "J'aimerais pouvoir te faire confiance, mais tu ne m'y incites vraiment pas, Chouquette." Après tout elle avait été assez folle pour faire irruption au restaurant, pour le suivre jusqu'ici. Ce n'était pas vraiment ce qu'on pouvait qualifier comme un comportement censé. "Qu'est-ce que tu en dis ? Tu veux dormir à trois ce soir ou juste tous les deux ?" Pas qu'ils allaient dormir bien longtemps. Seulement quelques heures. Avant que les humains ne doivent reprendre leurs activités diurnes pendant que le grand méchant loup dormait paisiblement.
 
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Message posté : Dim 6 Sep 2015 - 11:41 Message
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En fait, oui, je croyais qu’il allait me laisser à la rue, à traîner dans les ruelles infâmes de cette ville pour que je puisse continuer à me droguer et me faire passer dessus par n’importe qui ou n’importe quoi. Je citais ses mots avec fidélité dans ma jolie petite tête, toujours blottie contre lui et baignant presque dans la félicité. Cette fausse douceur me rendait folle. Du moins encore plus folle que je ne l’étais déjà.

Pas envisageable, vraiment ? m’enquerrais-je d’un air angélique.

J’affichais toute ma supposée innocence sur mon visage, un petit sourire tranquille figé sur mes lèvres. Ah, Vlad était si sûr de réussir à m’empêcher de traîner mon petit corps là où j’en avais l’envie.

Personne pour se préoccuper de moi, répétais-je avec une certaine mélancolie avant d’acquiescer tristement. Je suppose qu’il n’y a personne, oui. Les autres ont peur, ou ils se méfient, ils ne comprennent pas ce que je suis. Si j’avais disparu, le monde aurait continué de tourner.

Qui se serait intéressé à moi ? Je les avais fait tuer involontairement, en attirant un prédateur à notre porte. Un prédateur à la manque, qui plus est. Ma petite sœur était morte entre ses mains avant que ce ne soit mon tour. Je soupirais en y repensant. Malgré le manque d’affection entre nous, il avait été si dur de se relever de cette épreuve là. J’aurais dû mourir dans cette pièce, mais mon chemin avait préféré me mener jusqu’à ce jour. Ce moment. Je pouvais remercier le Hasard pour cela.

Je ne crois rien, ajoutais-je finalement.

J’avais reposée ma tête sur le torse de Vladislas, alanguie par ses caresses et apaisée par notre discussion étrangement calme autour de mon asservissement. Il avait été bien rapide à s’approprier ma personne, finalement. Je n’aurais pu l’imaginer d’avance.

Je me sentais beaucoup mieux à présent, de nouveau à une température normale. La nausée m’avait quittée, et si je me sentais encore un peu faiblarde, mon corps ayant du mal à comprendre qu’il était tiré d’affaire, je n’avais plus la vue trouble ou mouchetée de points noirs. Aussi je ne protestais pas quand le vampire sortir délicatement l’aiguille de mon bras avant d’essuyer le sang qui gouttait de là. De la langue. Encore un petit frisson. Le moindre effleurement de sa part, et voilà que je me sentais merveilleusement bien.
J’observais avec fascination la pièce, mon sang sur les murs et les draps, celui de mon infortunée donneuse en train de finir de s’écouler sur le sol.
Pauvre enfant, songeais-je distraitement en regardant son aura vaciller. Elle ne tarderait pas à s’éteindre, soufflée telle la flamme d’une bougie. La jeune femme avait succombé à la chasse d’un autre. Allait succomber. J’aurais voulu être le témoin de ce moment, mais quelques mots de Vladislas me firent lever les yeux vers son visage.

Oh. J’avais oublié que j’étais couverte de fluides divers et variés. La nuit n’avait pas été des plus sales par rapport à ce que j’avais pu voir au fil des années, loin de là, mais il était sans doute vrai qu’un bain pourrait être nécessaire. Je n’eus de toute façon pas mon mot à dire puisque que mon nouveau maître me souleva pour nous mener vers la salle de bains. L’eau monta rapidement autour de nous, se teintant aussitôt d’une coloration rougeâtre. C’était assez amusant à voir, à vrai dire.

Que tu aies confiance ou non, le résultat sera le même.

Je haussais les épaules en le signalant. Vladislas comprendrait sans doute que je disais que je serais enfermée là à obéir sagement quoi qu’il arrive. La vérité, c’était que le résultat serait que je me sauverais quand j’en avais envie, et au diable les conséquences. Il n’y aurait personne pour pleurer ma perte s’il s’emportait trop, comme il l’avait si justement et tristement fait remarquer, après tout…

Je préfèrerais que l’on reste tous les deux, pour aujourd’hui. S’il te plaît ? Je n’ai pas envie de partager.

Pas alors que je venais de rencontrer en chair et en os une obsession vieille de dix bonnes années au moins, si ce n’était plus. Je ne me souvenais plus trop du moment où la fascination avait commencé à remplacer la terreur et l’envie le désespoir.

Je me tiendrais bien.

Pour aujourd’hui au moins. Et puis, ça endormirait sa méfiance pour le jour suivant. Pour demain, je pouvais me passer d’une nouvelle sortie. Vladislas était plus que suffisant à me contenter et à apaiser ma soif de souffrance et de violence.

Et la chambre est encore en bon état, ce serait dommage de la quitter comme ça, ne penses-tu pas ?

J’avais un petit air rêveur en répondant cela, imaginant déjà ce que nous pourrions faire pour rentabiliser l’investissement d’une des vladinettes au maximum… Quelle vilaine fille je pouvais être, décidément.
 
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Message posté : Dim 6 Sep 2015 - 15:55 Message
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Cassandra faisait partie de ce que les gens biens considéraient comme le surplus de population. Une partie de la société qui ne servait à rien, qui alimentait la débauche et le crime, l'usage de la drogue, les violes, la prostitution. C'était dans cette partie de l'humanité que les prédateurs tels que Vlad, ou même les Faust, pouvaient se servir sans que cela en pose de problème. Personne n'allait placarder d'affiches si Cassandra venait à disparaître. Ses dealers penseraient qu'elle aurait fait une overdose dans un coin, ses amants qu'elle avait rencontré plus violent et moins patient qu'eux. D'autres, naïfs, iraient penser qu'elle était partie dans un monde meilleur, soit les deux pieds devant ou bien parce qu'elle avait trouvé une âme charitable.

Vladislas se laissait à penser, alors qu'elle était blottie contre lui, dans l'eau chaude du bain, que c'était un mélange de tout cela. Oh il allait la sortir de la rue. Pas qu'un peu même, le train de vie d'Elise était plutôt bon et Vladislas avait lui-même des ressources financières colossales à sa disposition. Il allait devenir sa drogue, jusqu'à ce qu'elle meurt en faisant une overdose de sa présence. Il allait être son amant et le plus violent qu'elle n'eut jamais connu. Il allait être tout ça pour elle, ses meilleures nuits comme ses pires. La pauvre lui avait volontiers tendu les rênes de son destin, bien qu'elle puisse penser pouvoir continuer ses errances indéfiniment.

"Le résultat sera celui que je désire, oui." Murmura-t-il à l'oreille de la jeune fille, en profitant pour lécher une nouvelle fois sa nuque. Il ne se lassait pas de ses frissons et de la façon dont elle appréciait ça. D'être une proie sans défense entre les griffes d'un prédateur.

"Considérons demain comme une journée d'essai alors. Nous allons passer la fin de la nuit et la journée tous les deux. Je saurais si tu es allée vagabonder trop loin et j'espère que tu visualises à quel point il est important que tu sois là pour mon réveil."

Vladislas aimait commencer ses nuits par un petit encas, voir même quelque chose de plus charnu, ou plus charnel. Tout dépendait si c'était l'amant ou bien le prédateur qui parlait. Quoiqu'il en soit, il continuait de la caresser de manière languissante, grognant même de contentement alors que ses crocs venaient effleurer sa peau.

"Nous allons donc profiter de cette chambre. Peut-être que nous changerons les draps toutefois, à moins que tu ne veuilles t'envelopper dans des draps raidis de sang coagulée et de sperme." Quoique... Il la regarda dans les yeux, lui faisant tourner le menton de la pointe de sa griffe. "Oui, tu es du genre à aimer cela, non ? Te vautrer dans la crasse de tes ébats." Il l'embrassa vigoureusement une nouvelle fois.

"D'ailleurs... Je vois que notre bain est quelque peu... Encrassé." Il trempa même sa langue dans l'eau rougie. "Oui, presque le même goût que toi." Il alla actionner de quoi commencer à vider la baignoire et se saisit du pommeau de douche. "Il est temps d'effectuer un nettoyage un peu plus précis." Il braqua le jet sur la peau de Cassandra. "J'aime que mes jouets soit en bon état, propres et brillants. Surtout que je ne sais pas qui t'a sali avant mon passage." Vlad n'était pas des plus partageurs, surtout avec ses humaines en fait. Que les vladinettes se fassent besogner par qui elles voulaient tant qu'il n'était pas là. Mais quand il arrivait, elles devaient être prêtes uniquement pour lui. Et d'éventuels invités. "Quand tu seras propre nous pourrons aller nous glisser dans les draps. J'ai placé un verrou sur les volets. Simple précaution."

Après tout, il n'avait rencontré Cassandra que le soir même. Si cela n'avait tenu qu'à lui il n'en aurait rien fait toutefois. Mais Emily avait pris toutes les précautions nécessaires pour que son maître adoré ne finisse pas en torche durant la journée. Il suffisait qu'un laveur de vitre n'ouvre les volets.

"Tu pourras commander ce que tu veux au room service, évite juste de leur montrer le sang."
 
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Message posté : Jeu 10 Sep 2015 - 16:04 Message
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Les désirs de Vlad étant plus ou moins les miens, il n’y avait rien d’étonnant à ce que son murmure et sa langue sur ma nuque me tire un petit frisson extatique, une fois de plus. Je ne pouvais m’empêcher de réagir de la sorte, et je savais pertinemment que cela lui plaisait, qui plus est. Raison pour laquelle, sans doute, le vampire jouait de ma sensibilité.

Je serais là, articulais-je doucement, toute entière à ma quiétude.

Les caresses de Vladislas y étaient évidemment pour quelque chose, de même que la sensation de ses crocs effleurant ma peau sans jamais la percer une fois de plus. De même, la douleur lancinante de mes plaies – sur lesquelles se trouvaient parfois des pansements mouillés, d’ailleurs – participait au cocktail de sensations qui me plongeaient dans un état presque second. Beaucoup mieux que la drogue, et ce juste grâce à la perfection avec laquelle mon vampire favori s’occupait de moi.

La pointe de sa griffe me força à tourner la tête pour rencontrer son regard et j’acquiesçais avec un sourire, n’ayant effectivement pas d’objection à retourner dans les draps salis par nos ébats. Ce n’était qu’autant de preuves de cette nuit de débauche, après tout. Je n’étais pas tout à fait du genre délicat, et à vrai dire, ces petits détails de logistique faisaient partie des choses qui ne m’intéressaient guère. J’étais bien plus enthousiasmée par les lèvres Vlad qui se posèrent une fois encore sur les miennes, dans un baiser presque féroce.

Malheureusement, les réjouissances se finirent quand mon amant me délogea de l’étreinte de ses bras le temps de vider la baignoire et d’utiliser le pommeau de douche pour finir de me débarrasser des fluides qui m’avaient recouverte. En effet, il ne savait pas trop qui m’avait salie, comme il disait avant son passage. A vrai dire, un certain nombre de personnes, même si la formulation me déplaisait souverainement. Je ne me sentais pas salie, enfin, mise à part ma petite âme mise à mal par le traitement que je m’infligeais. Mais c’était le propre de Vlad comme de Nechtaan de se montrer possessif envers ce qu’ils convoitaient, et je ne m’étonnais pas de cette tendance. Même s’il aurait un jour ou l’autre de mauvaises surprises, ce soir, je me tenais correctement.

Consciencieusement, je me lavais d’abord les cheveux, puis rinçais soigneusement ma peau de tout ce qui s’y attardait encore. Je m’occupais ensuite de même de Vlad, sans trop lui demander son avis, avec des gestes légers et étonnamment détachés par rapport à précédemment. Cette fois je me relevais seule, à peine chancelante. Après s’être séchés plus ou moins correctement, le vampire me reprit dans ses bras pour me déposer sur un fauteuil proche du lit avant de finalement changer les draps. J’observais pendant ce temps le cadavre de la jeune femme, avec une fascination morbide pour ce corps sans vie. Je me demandais ce qu’elle était, qui elle était, comment elle en était arrivée là. Je me disais que ç’aurait pu être moi, je suppose.

Je commençais à somnoler quand je me glissais finalement sur le lit, épuisée, imposant le contact au vampire, me blottissant une fois de plus contre lui avec un petit son qui ressemblait à un ronronnement. Je savais pertinemment que j’oublierais de manger quoi que ce soit dans la journée, et que, trop épuisée, je me contenterais de dormir aux côtés de Vlad mais je marmonnais malgré tout :

Promis, je ferais attention.

Malgré ma fatigue, il me fallut du temps avant de fermer les yeux. J’avais peur, quelque part, que tout ça n’ait été un cauchemar de plus, une illusion qui disparaîtrait à mon prochain réveil. J’avais tant de mal à discerner le réel de l’onirique… Mais l’épuisement eut raison de moi à un moment ou à un autre.
Quand Vlad se réveilla au crépuscule, j’étais là, sagement assise sur le lit, l’image même de l’innocence… Je n’avais pas mis un pied en dehors de la chambre, et j’avais fait l’effort suprême de manger un peu pour essayer de ne pas lui mourir entre les doigts trop rapidement. Je n’étais pas peu fière de moi. J’avais réussi à me lier à l’une de mes deux obsessions. Restait à savoir quand je pourrais rencontrer la seconde.
 
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