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Danse Macabre

 
Message posté : Lun 13 Juil 2015 - 15:38 Message
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« A qui fais-tu l’honneur d’une telle tenue ? » Un léger sourire apparut sur les lèvres de la nécromancienne à la remarque de son frère. Elle était en train de réajuster la bande de cuir noir et cloutée qu’elle s’était mise autour du coup pour parfaire son costume pour la soirée.

Elle avait passé plus de temps que nécessaire dessus. Mais d’une certaine façon, ce n’était qu’une variation de ce qu’elle considérait comme son costume de guerre. Le cuir noir laissait cependant cette fois-ci sa gorge et ses épaules nues, permettant d’offrir un décolleté à ceux qui l’approchaient. La jupe était fendue, laissant apparaître la fin de ses cuisses, avant que les bottes noires ne prennent la suite bien évidemment. Le tout bien entendu était ornementé de chaînes et de crânes pour parfaire la tenue de la nécromancienne. Des côtes étaient même dessinées le long de son corps. Oui, elle avait le parfait costume de Faucheuse, si cette dernière avait été une prostituée. Elle s’était même maquillée de noir pour parfaire le tout ! Elle plaça une cape sur ses épaules, rabattant le capuchon pour faire disparaître ses cheveux blancs et plonger une partie de son visage dans l’obscurité.

« Tu n’aimes pas ? »

« Je n’ai pas dit ça… C’est pour ton jouet c’est ça ? »

« Même pas. C’est pour un démon. »

« Quoi ? »

Elle lui sourit. Oh il savait très bien de qui elle parlait, de l’Archidémon Raphaël. Un individu qu’Abigaïl n’était d’ailleurs pas vraiment certaine d’apprécier, notamment parce qu’il était trop entreprenant à son égards. Surtout qu’il la reniflait comme un chien plutôt que de se conduire en gentleman. De toute façon, l’individu n’avait aucune chance avec elle. La nécromancienne n’était que bien trop heureuse de se contenter de celui que son frère considérait comme son jouet.

« C’est de la folie. Cela ne se finit jamais bien avec des démons. Tu le sais très bien. Surtout après ce que j’ai entendu de celui-là. »

« Il n’osera pas me toucher. Il sait de quoi je suis capable et il sait ce qu’il aurait à perdre si c’était le cas. Dit-toi que tout cela n’est que pour le narguer. Il pourra regarder, mais pas toucher. Je ne compte pas le laisser boire mon sang de toute façon. » Elle eut un léger sourire.

« Tu n’y vas pas seule j’espère. »

« Oh que non. » Un corbeau à l’aspect décrépi vint se poser sur son épaule. Deuil, la faux légendaire forgée à partir de l’âme du premier Nécromancien à avoir arpenté ce monde. Abigaïl ne serait jamais désarmée avec une arme aussi fabuleuse à ses côtés. Le charognard à l’aspect décharné pouvait se changer en véritable arme capable de se battre d’elle-même et surtout de dévorer des âmes. Mais aussi, elle contenait une armée de fantômes qu’Abigaïl pouvait invoquer à n’importe quel moment.

Il y avait aussi l’essence du Dévoreur. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle se rendait au Cirque des Damnés. L’apparition monstrueuse avait charmée l’archidémon. Ou lui avait donné des idées. « Et puis j’ai le droit de m’amuser pendant que tu tringles ta petite scientifique. » Anton leva les yeux au ciel. « C’est mignon que tu t’inquiètes encore pour moi petit frère. »

« En même temps mon immortalité dépends de la tienne. Je ne compte pas avoir à mener un assaut contre le repère d’un archidémon pour te libérer non plus. »

« Laisse la guerre au Darach si jamais il doit y en avoir une. Il se débrouillera bien mieux. J’emmène le barghest avec moi aussi de toute façon. » Le chien fantôme serait invisible pour la plupart, sauf si elle décidait qu’il ne le soit plus. Avec de la chance cela éviterait que d’autres personnes ne se risquent à l’approcher. Tous ne devaient pas savoir qu’elle était intouchable. Ou terriblement dangereuse.

Quelques instants plus tard, elle se trouvait dans une voiture noire, conduite par un de ses employés et non pas le Dullahan. Elle avait préféré le cocher sans tête en réserve. Notamment si elle devait s’enfuir de manière précipitée du Cirque telle Cendrillon. Mieux valait que l’archidémon ignore qu’elle possédait un moyen de transport capable de traverser des murs. Les lumières de la ville défilaient par la fenêtre. Elle n’était pas habituée à voyager de cette manière. En fait, elle n’était plus habituée à faire semblant d’être une humaine normale en dehors du Necropolitan. Et là encore elle apparaissait de moins en moins au bar du dessus, préférant la compagnie des hordes de mort-vivants qui n’étaient nuls autres que ses clients.

Il y avait la queue à l’extérieur du bâtiment. Abigaïl observa calmement tous ces gens, sentant les pouvoirs magiques de certains. Le lieu était nettement plus animé que le Necropolitan. Mais après tout c’était le but. Elle ferait peut-être même des rencontres intéressantes même si elle doutait que Raphaël ne lui en laisse vraiment l’occasion. Sûrement allait-il la coller jusqu’à ce qu’elle fasse une erreur et qu’il puisse boire son sang, la violer, ou les deux. Elle devrait se montrer prudente, c’était un jeu dangereux… Surtout que rien ne la forçait à faire cela, rien du tout, si ce n’était la fierté de se confronter à une créature aussi vieille que Raphaël.

Après tout, elle aspirait à devenir une déesse, elle ne pouvait pas se permettre de craindre un Archidémon. On lui ouvrir la portière et elle observa l’entrée du Cirque. Charmant… On ne s’attendait pas à ce qu’elle fasse la queue tout de même ? Peut-être que son hôte viendrait l’accueillir en personne, si ce n’était pas trop espéré. Elle eut un léger sourire.

Peut-être qu’elle allait s’amuser ce soir. Peut-être.
 
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Message posté : Lun 13 Juil 2015 - 18:40 Message
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Pour qui c’est la petite âme ? Hein ? Pour qui ? gagata l’Archidémon en agitant l’âme en question, enroulée autour de son doigt, devant la bouche de la petite Elyon.

Le bébé était né trois semaines auparavant, peut-être un peu plus… ou un peu moins ? Raphaël n’était pas connu pour sa notion précise du temps. En public, il se montrait indifférent face au morceau de chair qui se tortillait, couinait, pleurait et parfois, riait. Il laissait ce fardeau à Siobhan, histoire que sa sorcière serve à quelque chose (et oui ceci est une déclaration pleine de mauvais foi).Puis, quand la descendante de Morrigan s’endormait ou que Raphaël se retrouvait tout seul dans ses appartements, pour une raison ou pour une autre, il s’emparait du bébé en ressentant l’irrésistible envie de jouer avec. C’était comme s’amuser avec soi-même, il était dingue des deux billes rouges de sa fille, qui allait devenir son futur corps. Elle n’avait que la moitié d’une âme, elle ferait donc un piètre festin. Son comportement pouvait paraître étrange mais puisque rien (sauf lui) n’était éternel, autant laisser l’enfant grandir assez et quand elle serait dans la fleur de l’âge… Son corps serait le sien, assez puissant pour contenir tous ses pouvoirs et probablement apte à faire sauter le restant de ses sceaux.
Même s’il garderait probablement l’enveloppe de Nagato sous le coude, histoire de faire une tournante…
Ah, ces problèmes logistiques.

Mais pour l’heure, loin des considérations macabres entourant son bébé, Raphaël s’amusait à nourrir l’enfant qui gigotait pour attraper un petit bout de l’âme grise qui pendouillait juste à hauteur de sa bouche. Lorsqu’elle y parvint, elle suçota la source d’énergie et poussa un petit soupir content. L’enfant ne mangeait pas de nourriture solide et ne se rassasiait que du sang de la mère (exit le lait !) et des âmes entreposées par son père. A ce niveau, elle avait un appétit féroce et l’Archidémon avait du doubler ses commandes habituelles pour éviter de tomber à cours de corps. Si son fournisseur en Europe de l’Est avait été ravi, lui l’était un peu moins… mais il râlait pour le principe.

C’est pour Elyon, mais oui ! Gentille petite. Mange donc, mange pour devenir toute belle, fais un corps parfait pour papa…

I feel the adrenaline moving through my veins
Spotlight on me and i'm ready to break
I'm like a performer, the dancefloor is my stage
Better be ready, hope that ya feel the same.

Circus, de Britney Spears, lui avait semblé être une sonnerie professionnelle totalement adaptée.

Il se servit d’un tentacule d’ombre pour chercher son téléphone dans la poche intérieure de sa veste, histoire de ne pas lâcher le bébé et l’âme qu’il tenait.

Quoi ? Je suis occupé.
Désolé patron, mais je crois que ça va vous intéresser. Y’a une nana qui vient de se pointer à l’entrée, m’semble que c’est celle que vous attendiez. Enfin, à l’odeur de sa magie.
J’espère qu’il te semble bien, mon petit Kell.
J’fais quoi patron, je la fais entrer ?
Non non, tu la laisses poireauter dehors comme n’importe quel client.
Ca roule.
….
Ah, pardon. C’est pas facile de saisir l’ironie quand on vous a pas en face, patron.
C’est ça…Emmène là dans le salon rouge à l’étage VIP et dis-lui que je la rejoins, le temps de régler un ou deux détails.

De changer de tenue et de remettre le bébé dans son berceau, entendez.
Il raccrocha et se redressa.

Et maintenant on pleure très fort pour réveiller maman, parce qu’elle a assez dormis et qu’à force elle va s’empâter.

Elyon gazouilla, Raphaël sourit. Il aimait ces intenses moments de compréhension. Ses ombres ramenèrent l’enfant dans son berceau et presque immédiatement, elle commença à pleurer. Il voyait d’ici Siobhan marmonner pour qu’il y aille, et tomber des nues en voyant qu’il préférait la compagnie non seulement de son dressing, mais de la fabuleuse nécromancienne qui s’était enfin décidée à lui rendre visite.
Heureusement, il avait été suffisamment occupé pour ne pas en prendre ombrage.

L’éternel problème de sa tenue vint se poser quand il contempla les centaines de combinaisons possibles avec les fringues qu’il avait sous les yeux. Il abusait, étant un acheteur compulsif, et il n’avait jamais porté la moitié de ce qui composait sa garde-robe. Peut-être était-il temps de changer cela ? Il opta pour un pantalon en cuir près du corps, des bottines noires lacées jusqu’à la moitié de son mollet. Torse nu, il envisagea un instant d’y aller ainsi, laissant ses tatouages à la vue de tous. Ce n’était pas la première fois…Il finit par opter pour cette solution, se passant des bracelets en cuir noir aux poignets et se maquillant les yeux suffisamment sombre pour faire ressortir le rouge de ses yeux. Quant à ses cheveux, ils étaient blonds cendrés, comme un fait exprès. Il avait changé sa teinture deux semaines auparavant pour aller avec son nouveau costume de Monsieur Loyal.

Une bonne demi-heure s’était écoulée depuis son coup de fil. Il espérait que la serveuse du carré VIP s’était montrée des plus aimables avec son hôte, en lui fournissant tout ce qu’elle pouvait demander. Tout. Il n’y avait aucun tabou au Cirque des Damnés, surtout pas à l’étage. La pièce dans laquelle on avait conduit Abigaïl était peinte dans les tons rouges sang, comme si un carnage avait eu lieu. Et de fait, un carnage y avait eu lieu et les murs avaient été traités pour que le sang reste en l’état sans sentir mauvais. Un long canapé recouvert de velours s’enroulait autour d’une table basse en verre, posée non pas sur des pieds mais sur la sculpture d’un être en pleine agonie, réalisée par un artiste étrangement humain que Raphaël avait appris à apprécié. Il lui commandait souvent ses œuvres, comme quoi l’humanité n’était pas totalement perdue !
Au mur, pas de peintures, mais des morceaux de cervelles. Il avait toujours laissé planer le doute sur le côté fake de cette pièce, il y avait une dizaine d’autres salons, tous thématiques en fonction de la couleur, et il avait évidemment fait exprès de mener la nécromancienne dans celui-là. Quoi qu’elle aurait peut-être préféré le noir…
Mais c’était lui l’hôte, non ?

Le sol était transparent, si bien qu’elle pouvait observer les danseurs de la piste centrale, mais l’endroit était insonorisé quoi qu’on pouvait choisir de laisser la musique filtrer en appuyant sur un bouton. Quant à Raphaël, il rejoignit la nécromancienne en se glissant sous sa forme d’ombre en dessous de la porte, pour se matérialiser devant elle en une élégante révérence.

Je suis heureux de vous voir ici et dans une tenue si… Adaptée. Au moins, vous jouez le jeu.

Et quel jeu ! Une véritable mort fatale, il était séduit, tout autant que par l’étrange oiseau sur son épaule. La bête avait un attrait surnaturel et il se demandait s’il s’agissait uniquement d’un oiseau ramené à la vie pour servir de compagnon. Décidément, ces sceaux l’indisposaient beaucoup…

J’espère que vous ne m’en voudrez pas pour l’attente, mais vous m’avez prise au dépourvu. Enfin, j’adore les surprises et celle-ci en est une belle.

Il se glissa à ses côtés sur le fauteuil, du côté où était perché l’oiseau. Fidèle à son habitude, en démon extrêmement tactile, il posa sa main sur sa cuisse et la regarda dans les yeux.

Je pensais ce que j’ai dit l’autre soir, au Necropolitan. Je suis certain qu’ensemble, nous pourrions faire des merveilles. Enfin…Plutôt des horreurs, rectifia-t-il en gloussant. Vous êtes probablement pleine de ressources que j’adore ça. Ce que vous m’avez montré la dernière fois…Brr, j’en frissonne encore ! D’extase, évidemment. Il lui sourit, dévoilant ses dents un peu trop blanches, d’un air affamé. On va bien s’entendre, ma petite nécromancienne. Mais avant toute chose, dites-moi… Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?

Parce qu’il comptait bien la combler, tout du moins si elle le comblait en retour.
 
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Message posté : Mar 14 Juil 2015 - 14:46 Message
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Abigaïl observa attentivement l'endroit lorsqu'elle y pénétra. Heureusement qu'elle n'avait pas eu à faire la queue. Deuil offrit un croassement menaçant à un individu qui tenta de s'approcher d'elle alors qu'on l'emmenait vers le première étage. La nécromancienne caressa affectueusement le corbeau. Difficile d'imagine qu'il s'agissait de l'âme de son plus lointain ancêtre, forgée en une faux et transformée en charognard pour mieux festoyer des âmes déchues sur les champs de batailles. Une formidable créature. Mais dans le repère d'un démon, Abigaïl ferait mieux de veiller à ce que Deuil ne devienne pas trop gourmand. Qui sait comment le prendrait Nagato si jamais elle lui dérobait des âmes... La trêve avec l'archidémon était peut-être profitable pour les deux partis, mais qui sait à quoi elle tenait ? Pas grand chose, uniquement leurs volontés réciproques de ne pas se faire la guerre. Notamment pour que chacun puisse préserver sa relation avec Renan. Peut-être que la prochaine fois qu'elle verrait le mutant elle lui offrirait un aperçu de cette même tenue qu'elle portait.
 
Cette dernière collait parfaitement à l'atmosphère du club. Même si ce dernier était beaucoup plus moderne que l'était le Necropolitan. La pierre était remplacée par le plastique, il y avait beaucoup de couleurs vives et d'ustensiles étranges. Une fois la nécromancienne dans son salon VIP elle observa un instant ce qu'il se passait sous ses pieds. Est-ce que les gens en levant les yeux pouvaient la voir ? Et voir du coup sous sa jupe ? Mieux ne valait pas. Deuil s'envola pour venir se percher sur la table, sautillant aux alentours comme pour jauger l'atmosphère. La nécromancienne passa le bout de ses doigts sur les cerveaux accrochés aux murs. Quel sens de l'esthétique ! On était loin du sens gothique plus épuré du Necropolitan. Le Club était plus un slasher movie tâché d'hémoglobine alors que le bar d'Abigaïl lui paraissait plus comme un vieux film d'horreur en noir et blanc. Amusant.
 
Elle finit par prendre place dans l'un des fauteuils. Se préparant à attendre son hôte.
 
Et elle attendit. Trop longtemps.
 
Si bien qu'un verre finit par apparaître devant elle. Ainsi qu'un cadavre pour Deuil. L'homme était étal que la table et se faisait copieusement arracher les yeux par le corbeau. Après tout on pouvait tout avoir dans ce club, non ? Elle espérait surtout que Raphaël ne se montrerait pas pingre. Après tout elle lui avait offert le sang de vierge lors de sa visite au Necropolitan. Et il la faisait attendre. Ce qui était parfaitement inacceptable. Oh bien entendu elle pouvait profiter du spectacle de la foule sous ses pieds. Ce qui n'était pas pour lui déplaire. Il y avait aussi la musique. Mais ce n'était pas vraiment sa tasse de thé, pas celle qu'ils passaient ici. Les ongles peints de noir d'Abigaïl venaient taper contre le bras du fauteuil... Elle s'ennuyait. Il fallait l'admettre. L'endroit était intéressant, mais pas exceptionnel au point qu'elle ne soit en extase devant chacun des artifices. La seule chose intéressante c'était Deuil en train de picorer un cadavre. Or cela, elle pouvait le voir autant qu'elle le désirait chez elle... Abigaïl serra les dents. Son verre était vide quand la serveuse revint.
 
Mais elle partit rapidement en courant lorsque le cadavre tenta de lui attraper les chevilles sous les ordres d'Abigaïl. Quoiqu'il en soit Deuil avait finit son repas et s'était replacé sur l'épaule de sa maîtresse. La nécromancienne avait donc renvoyé les restes au rez-de-chaussée. Même un cadavre sans âme aurait quelque utilité ici, elle n'en doutait pas. Car oui, le corbeau n'avait pas fait que dévorer les yeux de sa victime. Ce n'était guère qu'une métaphore physique pour ce qui se passait sur un plan bien plus spirituel.
 
Le second verre était vide aussi. Elle devrait faire attention où elle risquait bien de finir ivre. C'était peut-être le but de Raphaël en la faisant poireauter ainsi ? La faire boire pour qu'elle soit plus conciliante ? Oh qu'il allait déchanter. Oui, elle ne tenait pas l'alcool, enfin avant, mais maintenant qu'elle tenait un bar, elle connaissait ses limites. Et surtout elle n'était pas non plus son frère dont le penchant pour la boisson était presque légendaire.
 
Chez les morts en tout cas.
 
Quand la serveuse reviendrait, Abigaïl se distrairait en la faisant courir avec le barghest sur les talons. Avec de la chance sa jupe trop courte se ferait arrachée par les crocs de la bête et Abigaïl aurait droit à un peu de distraction. Mais enfin, son hôte se décida à se montrer... Après une demi-heure.
 
"Quitte à venir ici je n'allais pas jouer le jeu à moitié." Lâcha-t-elle sans un sourire pour son interlocuteur. Il arrivait ainsi comme une fleur alors qu'il venait de la faire patienter comme une vulgaire souillon ? Il y avait quelques mois elle aurait pu laisser passer une telle attitude. Mais voilà qu'elle n'était plus une serveuse dans un diner miteux qui jouait les vigilante la nuit. Elle était bien plus. Pauvre Sweaty Toad toutefois. Peut-être ferait-elle reconstruire le diner et réanimerait-elle son propriétaire. Cela lui permettrait d'augmenter son influence dans Hamelin. Mais d'abords le bordel.
 
"Je vous en veux pour l'attente. Mais vous vous en doutez, non ?" Elle lui sourit. Pensant vraiment qu'il avait fait exprès de la faire patienter ainsi. Loin de s'imaginer que c'était de choisir ses vêtements qui lui avait pris autant de temps. Elle n'accorda même pas un regard à la tenue ou à la personne à l'intérieur. Elle savait à quoi ressemblait l'enveloppe charnelle de l'archidémon et elle ne l'intéressait pas le moins du monde. Vulgaire même.
 
Elle ne broncha pas lorsqu'il posa sa main sur sa cuisse. Renan lui avait assez parlé du personnage pour qu'elle s'en fasse une idée bien précise. Qu'elle ne se dérobe que trop à ses avances et il en deviendrait encore plus insistant et désagréable. Mieux valait qu'elle aille outre sa gêne et le laisse jouer un peu avec elle pour le bien commun. Star City ne survivrait pas à une guerre entre un archidémon et une liche. Toutefois cela ne signifiait pas qu'elle devait lui manger dans la main d'aucune manière. Si seulement elle pouvait lui inculquer l'idée qu'on ne la touchait que quand elle le voulait.
 
"Le Dévoreur est assez impressionnant. Mais c'est une bête sans intelligence, une créature dénuée de véritable intellect." Maintenant qu'Anton en avait été séparé. "Il a juste le mérite d'être exotique." Les zombies, les goules, les fantômes, tout ça n'était pas très palpitant. Les pires monstres venaient de la collection d'Anton de toute façon. Elle n'avait à son service qu'un chien fantôme, un cocher sans tête et un druide mort-vivant. Même si elle ne doutait pas que Raphaël aurait apprécié de les voir. Ils faisaient surtout partie de la cour personnelle d'Abigaïl, en bonne héritière de la Duchesse de la cour unseelie.
 
"Ce que je désire ? Je suppose que vous ne me demandez pas ce que je veux boire. Votre serveuse s'est occupée de ça. Même si j'ai bien peur de lui avoir causé une petite frayeur." Abigaïl eut un léger sourire. "Ce que je désire est évident, non ? C'est ce que désire toute personne un tant soit peu censée en ce monde : la puissance. Vous êtes un archidémon, une créature d'un autre monde avec des pouvoirs formidables. Même si apparemment vous êtes dans un état diminué." Quel délice, il avait dégringolé l'échelle de la puissance alors qu'elle commençait juste à l'escalader. "Je vais vous donner un secret, que même votre cher Renan ignore. Je n'aspire à rien d'autre qu'à devenir l'équivalent d'une déesse." Et elle ne parlait pas de ces idioties de déesses intérieures que certaines cultes amateurs de chanvre pouvaient mentionner. Non, elle parlait de véritables dieux de la mort. Hadès, Hel, Morana, Baba Yaga, Pluton, Osiris et bien d'autres... C'étaient ces noms là qu'elle voulait égaler et même dépasser.
 
"La question que je me pose. C'est est-ce qu'un partenariat avec vous ne serait qu'une distraction ou bien qu'il me sera utile dans mon ascension ? J'espère toutefois qu'il ne sera en aucun cas une gêne. Je peux être l'humaine la plus terrible que vous n'ayez jamais rencontré une fois en colère."
 
Même si humaine, elle ne l'était déjà plus vraiment.
 
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Message posté : Jeu 16 Juil 2015 - 11:11 Message
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Oui, comme vous vous doutez que j’ai tout un tas d’obligations…

Parentales mais surtout vis à vis de sa garde-robe. Enfin, cela, la nécromancienne n’avait pas besoin de le savoir. Raphaël avait rarement rencontré quelqu’un apte à comprendre qu’il puisse mettre autant de temps pour s’habiller, hormis une autre femme, souvent blonde… Un peu comme Abigaïl, mais en beaucoup plus superficielle. Le genre de fille avec qui on passe une nuit et si elle a un peu de chance, elle repart en vie le lendemain matin. Parfois avec un traumatisme sévère la condamnant à des années de thérapies.
Mais en vie.
N’était-ce pas le plus important, pour beaucoup ?

Une main posée sur la cuisse d’Abigaïl, Raphaël se montrait intéressé par ce qu’elle avait à lui dire et surtout, au sujet de ce Dévoreur.

Certes, mais si on le couplait à quelque chose de véritablement intelligent ?

Il n’avait aucune idée que cela avait déjà été fait avec Anton Faust auparavant, il se doutait simplement que c’était du domaine du possible et aurait adoré voir cela. Quelle était la puissance de cette chose ? Que pouvait-il en tirer ? Serait-il plus dangereux, plus respecté, avec cette essence à son service si pas en lui ? Raphaël commençait à trouver le temps long, plus ils avançaient dans la destruction des sceaux et plus la quantité de sang nécessaire était énorme, ralentissant considérablement le processus, surtout qu’il devait s’assurer de garder Siobhan en vie et en plus ou moins bonne santé. Il prenait rarement soin de ses affaires mais lorsqu’il se décidait, il ne lésinait pas sur les moyens. Il songea à l’expliquer à Abigaïl, mais celle-ci avait d’autres projets pour leur discussion, qui se mua en aveux. Une déesse, rien que cela ? Raphaël sourit. Des déesses, il en avait connu. Il avait la descendante de l’une d’elle dans son sous-sol. Ce genre de créatures ne l’impressionnait pas vraiment et il avait eu le loisir d’entendre des humains, surtout des praticiens, prétendre s’élever au-dessus des dieux. Qu’est-ce que celle-ci avait de spécial par rapport aux autres ? Pas grand-chose. De la puissance, oui, elle n’en manquait pas, mais cela ne faisait pas tout.

Il éclata franchement de rire quand l’aveu se mua en question puis en menace. Il en rit même aux larmes. Le dernier qui avait prétendu le contrôler lui mangeait maintenant dans la main et il comptait bien faire payer à son père l’affront qu’il subissait chaque jour avec ces foutus sceaux. Cette pensée calma un peu son hilarité. Il s’essuya le coin des yeux.

Si présomptueuse ! Si naïve ! Sache, petite nécromancienne, qu’on ne me menace pas.

Il avait abandonné le vouvoiement de façade, de toute manière Raphaël ne respectait personne. Il vouvoyait seulement pour se donner un genre et laissait tomber le masque dès que cela ne lui convenait plus. Ses ongles s’enfoncèrent un peu dans la peau d’Abigaïl, sans toutefois faire couler le sang.

Je ne suis pas un « partenaire », je suis une créature millénaire et j’offre mon aide contre des faveurs. On aurait pu attendre de Renan qu’il te mette au courant, à moins que tu ais choisis de ne pas l’écouter ? Soit. Devenir une déesse, je l’ai entendu des centaines de fois au cours de ma longue vie et tu sais combien y sont parvenus ? Question rhétorique, ne te fatigue pas à répondre. Tu es puissante ma belle, le fait que je le sente aussi fort malgré mon handicap passager le prouve, mais la puissance n’est pas tout. Je crois que tu es ivre de ton pouvoir, c’est la jeunesse qui fait cela… Moi aussi avant, j’étais comme toi.

Et c’était probablement la raison pour laquelle il n’avait pas utilisé la cervelle d’Abigaïl pour ajouter une couche de peinture à sa chambre rouge. Evidemment, il ignorait qu’elle ne pouvait pas mourir mais il aurait recommencé l’opération jusqu’à se lasser.

Une vie humaine ne suffit pas, il t’en faut cent, mille, et même si je me doute qu’un nécromancienne sait forcément tromper la mort, sache que tout ce qui existe peut-être détruit.

Même lui, et ça lui coûtait de l’admettre, mais il suffisait d’une arme angélique et d’une blessure mortelle pour détruire totalement son essence, le condamnant à un vide éternel.

Mais ça devient macabre, non ?

Sa main remonta très haut sur sa cuisse, jusqu’à ce que ses doigts effleurent presque son intimité.

Je suis peut-être diminué pour l’instant mais je reste assez puissant pour être plus que simplement utile, qu’on soit bien clair. Et assez puissant pour ne pas craindre une humaine en colère. Après tout, tu ne m’as pas encore vu m’énerver, amour. Mais ce serait dommage d’abîmer ce corps… Il parlait de Nagato, fidèle à son égocentrisme. Et ça manquerait de subtilité. Alors à la place, explique-moi donc comment tu comptes devenir une déesse de la mort ? Que je décide si tu es ambitieuse, naïve ou juste idiote.
 
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Message posté : Jeu 16 Juil 2015 - 23:14 Message
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Elle n'avait que faire de ses obligations. Elle aussi en avait de nombreuses. Diriger un bar qui accueillait plus de morts que de vivants, créer de nouvelles espèces de monstres en expérimentant sur son cheptel de femmes emprisonnées dans une crypte, trouver un moyen de se débarrasser de la corruption démoniaque dans son utérus, surveiller les agissements de son frère avec sa scientifique, créer un bordel pour nécrophiles et autres déviants, augmenter l'influence de la Moisson sur la ville. Devenir la reine des morts-vivants. Devenir une déesse de la mort.

Pourtant elle prenait la peine de venir au Cirque des Damnés. Un archidémon en exil pouvait bien prendre la peine d'être là pour l'accueillir et de ne pas la faire poireauter pendant une demi-heure. Mais apparemment il n'avait pas vraiment compris qui elle était lors de leur dernière rencontre au Necropolitan. Peut-être devrait-elle le laisser goûter son sang pour qu'il se rende compte de son importance, d'à qui il avait à faire. Pas que vu le personnage cela ne change grand chose.

"Le Dévoreur a été par le passé couplé à une intelligence autre. En fait, il est né de la face sombre d'un certain individu." Mais elle ne voyait pas l'utilité de préciser qu'il s'agissait de son frère jumeau. Méphistophélès avait utilisé la noirceur de l'âme d'Anton pour lui forger un nouveau corps, lui donner de nouveaux pouvoirs qui convenaient mieux à son statut d'horreur de l'Abysse. Encore des choses qu'elle préférait que Raphaël ignore... Toute information pourrait bien se retrouver utilisée pour l'asservir et lui nuire. "J'ai eu beaucoup de mal à séparer ce deux entités. Je dois dire que vouloir lui redonner un certain intellect serait une terrible erreur. Je ne pense pas que cela soit nécessaire pour divertir vos clients. Contentez-vous de lui laisser quelques pauvres hères sur la scène et il fera un magnifique charnier. Laissez-lui une femme et il serait même capable de la violer. Je n'ose imaginer quelle abomination s'échapperait d'une telle union par contre."

Lorsque le Dévoreur avait engrossé Irina elle n'avait pas attendu le résultat. Elle avait arraché l'embryon difforme et maléfique pour le précipiter dans la fausse où reposaient les ossements d'Anton. Le foetus s'était débattu pendant de longs moments, jusqu'à ce qu'elle le recouvre de son sang à elle et ne réaliser le rituel qui ramènerait Anton à la vie. Ce foetus était sûrement à l'origine des quelques traces de l'existence du Dévoreur qui subsistaient dans l'âme d'Anton.

De toute façon, elle ne voulait pas donner d'armes ou de serviteurs vraiment essentiels à Raphaël. Même pas les lui prêter. Quel individu exécrable ! Elle ne tolérait sa main sur sa cuisse que par jeu, parce qu'elle savait que si elle réagissait comme elle l'avait fait avec n'importe qui, c'est à dire en lui sectionnait la main, cela n'aurait fait que faire empirer la situation. Renan s'était arrangé pour que leur première rencontre se passe correctement. Elle était venue ici pour voir si l'archidémon pouvait lui apporter quelque chose, pour renforcer une éventuelle collaboration et éviter de perdre son partenaire commercial principal à cause de caprices de ce Raphaël.

Mais alors qu'il riait, qu'il se moquait d'elle, elle ne put s'empêcher de serrer les poings. Pas qu'elle les aurait utilisés pour le frapper, non. C'était la magie nécromantique qu'elle sentait diffuser en elle, sa colère se changeant en volonté, sa volonté se changeant en sortilège. Tout était si naturel chez elle. Les incantations, les signes de doigts, tout cela n'était que rarement nécessaire, voir jamais. Tout se faisait instinctivement et si elle ne se contrôlait pas, l'hôte de l'archidémon se changerait en mort-vivant. Elle serait sûrement capable de jouer avec alors, pendant un temps. Jusqu'à ce qu'il en change d'hôte et que la guerre entre l'Archidémon Raphaël et la Moisson ne devienne officielle. Ses ongles dans ses chairs ne faisaient rien pour lui donner envie d'être calmes. Heureusement qu'elle côtoyait des individus plus répugnants au quotidien, comme les goules.

Quoique ces dernières avaient un minimum plus de classe.

"Vous devriez vous méfier. Je ne suis pas aussi jeune que j'en ai l'air et vous n'êtes pas la première entité millénaire que je rencontre." La seule qu'elle rencontrait dans le monde physique, exception faite du loup divin Sköll. Mais cette rencontre là ne s'était pas très bien terminée. La nécromancienne lui devait toujours une faveur. A l'époque elle n'avait pas encore de phylactère et le loup divin aurait bien pu la tuer, définitivement, s'il l'avait voulu. Mais Raphaël lui ne le pourrait pas.

"La mort attend n'importe qui." Lâcha-t-elle, signifiant bien qu'elle avait compris que lui aussi pouvait être détruit. Même si elle était incapable de détruire Raphaël, si elle le désirait elle pourrait le priver de son hôte. D'ailleurs elle fit se promener ses doigts sur son torse. "Surtout un humain aussi fragile que celui que vous habitez. Je pourrais le rendre bien plus efficace en le tuant et en le réanimant. Mais cela ne ferait rien pour ses allures de freluquet j'en ai bien peur."

Le physique de Raphaël ne lui plaisait pas le moins du monde. Trop efféminé pour elle, clairement. Si elle désirait une femme, même si cela ne lui était jamais arrivée, enfin elle ne l'avais jamais reconnu en tout cas, elle irait se saisir d'une femme. Pas d'une vague entité androgyne. Même si elle savait que les démons étaient asexués, elle n'imaginait pas qu'ils avaient de telles lacunes en terme d'esthétique.

Pendant un instant, elle se demanda si elle n'aurait pas mieux fait de venir ici morte. Sous sa forme de liche, elle aurait pu sans mal repousser les avances physiques du démon. Quoique la chair froide entre ses jambes aurait peut-être suffit à elle-même. Rien ne vint stopper la main du démon d'ailleurs. Qu'il joue, qu'il essaye de se saisir d'elle. Abigaïl s'en gausserait alors qu'elle se déroberait une fois son excitation grimpée. Il serait sûrement enragé et ce n'était pas une chose très censée, mais Abigaïl voulait devenir bien plus qu'une simple nécromancienne. Elle ne pouvait pas se permettre d'accorder de l'importance à de vulgaires attouchements. Encore une fois, elle avait aussi connu bien pire, de la part d'êtres plus répugnants. Mais cela, elle ne l'avouerait pas à Raphaël.

"J'ai l'impression de me répéter encore et encore... Vous apportez beaucoup d'importance au fait que je ne suis qu'une humaine à vos yeux. Ne vous a-t-il pas traversé l'esprit que vous faites erreur ?" Elle souriait maintenant. "Non, tout le monde n'est que du bétail pour vous, l'idée qu'un simple humain puisse vous vaincre est au-delà de votre imagination. Fut un temps c'était peut-être vrai, mais vous n'irradiez pas de puissance pour un archidémon."

Il critiquait ses pouvoirs, elle en ferait de même. Qu'il ne la prenne pas pour une vulgaire sorcière venue quémander des faveurs.

"Je compte devenir la reine des morts-vivants, puis une déesse de la mort. Je suis déjà en bon chemin et je n'ai pas eu besoin d'Archidémon jusqu'à présent. Mon pouvoir est plus que vous ne l'imaginez." Elle avait approché ses lèvres de son oreille, murmurant presque ces derniers mots. Des silhouettes fantomatiques commencèrent à apparaître tout autour d'eux.

D'abords seulement quelques unes, éparses, puis d'autres faisaient leur apparition. C'était finalement une petite armée de fantômes qui les entouraient maintenant, les observant de leurs yeux vides. Les plus anciens avaient des allures de squelettes, ne gardant plus que de vagues restes de leur humanité. Les âmes prisonnières de Deuil, liées à Abigaïl. Elle en avait dérobées plusieurs à quelques démons et savait qu'elle ne s'était sûrement fait que peu d'amis en enfer. Mais elle avait fait de même aux anges, en emprisonnant une cinquantaine de chrétiens dans les limbes de Deuil. Ceux là ne trouveraient jamais le repos.

"Est-ce que le spectacle vous plaît ? Ou bien doutez-vous encore de ma puissance ?" Elle claqua des doigts et toutes les âmes disparurent, retournant dans Deuil, qui n'était nul autre que l'oiseau qui se trouvait sur la table, dévisageant l'archidémon de ses yeux blanchâtres. "J'ai d'autres tours dans mon sac. Je pourrais tuer n'importe qui dans votre club en quelques minutes si je le désirais et ajouter leurs spectres à ma collection. Cela serait mauvais pour vos affaires je pense." Son sourire s'élargit. "Alors pourquoi ne pas me parler avec un minimum de respect et je ferais de même votre grandeur infernale ? Vous pouvez aussi retirer votre main à défaut de faire quelque chose de constructif avec ."
 
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Message posté : Ven 17 Juil 2015 - 13:53 Message
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Raphaël choisit de mettre le Dévoreur de côté pour le moment. Avant de parler business, il était nécessaire que la nécromancienne et l’archidémon trouvent au moins le début d’un terrain d’entente. Chose qui était terriblement mal partie puisque la blondinette avait choisi la voie de l’insolence. C’était visiblement dans l’ère du temps. Avec l’apparition des mutants, les gens étaient plus difficilement impressionnables. Ah, le voilà nostalgique… Ou plutôt, terriblement agacé. Raphaël en avait assez de ces praticiens imbus de leur personne, de ces humains qui pensaient pouvoir l’utiliser, comme s’il n’était pas maître de sa personne et de ses agissements. Certes, il était actuellement diminué, mais il n’en restait pas moins lui. Il faudrait qu’il leur montre, le jour de sa libération. Ils comprendraient enfin la signification du terme « Enfer ».

Touche à mon corps, blondie, et crois bien que tu vas amèrement le regretter.

Un grand sourire, mais l’ombre dans ses yeux trahissaient ses véritables intentions : Il ne plaisantait pas. Si elle avait le culot de mettre ses menaces à exécution, son corps serait peut-être sous son emprise mais pas son essence, jamais. Et il avait une sorcière de sang sous ses ordres, qui pourrait le sortir de ce mauvais pas. Il n’aimait pas compter sur autrui, mais Siobhan était devenue une extension de lui-même.

Oh, je n’irradie pas assez de pouvoir ? Ma chère, c’est parce que j’ai appris à le canaliser pour ne pas ressembler à un phare en pleine mer. Tu as l’impression que je suis faible, tu te penses plus forte que moi ? Tu es idiote plus que naïve.

Tout en parlant, il observait la démonstration faite par la nécromancienne. Elle avait fait apparaître une armée fantomatique, petit à petit, essence par essence. Raphaël jeta un coup d’œil et arbora un air ennuyé, ce qu’il était vraiment. Il avait conscience de la puissance nécessaire à une telle invocation, mais elle manquait de peps, elle n’avait aucun sens du spectacle, c’en était désolant. Néanmoins, malgré ses perceptions brouillées, Raphaël parvint à voir d’où provenait la source de sa magie ou du moins de ce soir-là : l’oiseau du son épaule. Il n’était donc pas qu’un simple charognard réanimé. Intéressant.

Un sourire froid étira ses lèvres.

Je ne respecte personne, chérie. Mais je peux faire semblant, même si ta démonstration n’a pas titillé mon intérêt. Tu vois, quand on veut montrer sa puissance à quelqu’un, il faut un minimum de mise en scène. Il doit en ressortir le souffle coupé, avoir eu peur même quelques secondes.

A mesure qu’il parlait, toute lumière quittait la pièce pour laisser place à des ténèbres insondables. Il ne restait rien, si ce n’est un absolu silence brisé par la voix de Raphaël et une totale obscurité, excepté ses deux billes rouges qui semblaient être partout et nulle part à la fois.

Tu peux tuer n’importe qui ici, tu peux même m’enlever mon corps, mais je reviendrais, je reviens toujours. C’était un mensonge, il ignorait ce qu’il se passerait s’il mourrait ce soir mais parfois, il faut tenter un coup de bluff et il était certain que Renan n’avait rien dit de ses faiblesses à Abigaïl, ç’aurait été contreproductif. Je peux te montrer tes pires cauchemars d’une simple caresse… Il effleura son épaule, le temps de lui causer un flash terrifiant. Lui-même était devenu ténèbres et était partout dans la pièce. Et t’y enfermer jusqu’à ce que tu perdes la raison. Un chuchotement. Ou te laisser brûler éternellement dans le feu infernal de a Géhenne. Elle ne vit pas les flammes noires apparaître mais elle put les sentir brûler contre son cou, l’espace d’une seconde. Sauf si tu préfères que j’invoque l’un de mes chiens infernaux pour qu’il te dévore ? Et j’en ai plein en réserve, des vilains tours de ce genre, ma beauté. Alors, tu veux vraiment jouer à qui est le plus fort ou tu préfères te montrer un peu respectueuse et accepter ce que je daigne te donner ?

Et soudain, le monde retrouva sa lumière, Raphaël son apparence physique, quoi qu’un peu plus à distance de la nécromancienne, ce qui prouvait sa contrariété à son égard. L’archidémon lui adressa un grand sourire de ses dents blanches. Tout pouvoir avait reflué de la pièce, la démonstration avait été aussi violente que rapide. Il ressemblait à nouveau à un japonais normal, presque inoffensif, en dépit de la lueur dans ses yeux.

Et oui, je sais que tu peux être très vilaine, que tu vas probablement être tentée de mettre tes menaces à exécution, mais demande-toi une chose…Si c’est toi qui entame les hostilités, tu crois qu’il te soutiendra toujours ? J’en doute, son âme est ma propriété et rien ne peut l’en délivrer.

Peu importe leurs petits arrangements, Renan mourrait un jour, et il deviendrait sien.

J’aime bien « Votre Grandeur Infernal », ça me plait. Allons allons, déride-toi ma belle. On peut se lancer dans une lutte sans merci et essayer de voir qui gagnera ou on peut plonger le monde dans les ténèbres. Je trouve qu’il manque de dieux sur la Terre Prime, merci à ce fichu Pacte… Tu sais, c’est par là qu’on devrait commencer.

Le détruire, anéantir ces règles stupides. Sa forme originelle lui manquait cruellement…
 
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Message posté : Ven 17 Juil 2015 - 23:25 Message
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Oh mais elle voulait toucher à ce corps. Elle voulait en drainer toute l'essence vitale, le voir se flétrir, la peau tomber en lambeaux, les muscles se liquéfier, le tout pour ne plus former qu'une masse informe suspendue à ses ossements. Elle voulait le changer en mort-vivant, laisser la nécrose se propager dans ses entrailles, gagner ses organes et Abigaïl en aurait fait son pantin. Elle l'aurait forcé à se déchirer les chairs lui-même, à se poignarder les yeux de ses insectes, à s'enfoncer sa propre gorge dans son gosier. Elle aurait prolongé l'agonie pendant des jours, jusqu'à détruire l'enveloppe décomposée et chercher un moyen de détruire le démon à l'intérieur, à moins que Deuil ne soit capable de l'absorber. Avoir Raphaël dans une cage, ne serait-ce pas délectable ?

"Vous êtes encore plus vaniteux que moi. Et pourtant j'ai tué des gens pour apparaître plus jeune que je ne le suis." Lâcha-t-elle avec un léger rire, bien décidée à ne pas se laisser intimidée. Mais elle devait avouer qu'elle ressentait une certaine crainte alors qu'elle faisait face à cet individu millénaire. De la crainte, oui, mais aussi de l'excitation. Depuis combien de temps n'avait-elle pas flirtée avec une entité plus forte qu'elle ? Il y avait eu Sköll, mais cela remontait à si longtemps. Il y avait eu la chaleur partagée avec Méphistophélès pour se libérer de l'illusion dans laquelle Anton l'avait plongée. Mais là encore, cela n'avait pas été réel. Ici c'était une toute autre chose.

Elle en avait presque envie de rire, à moins que cela ne soit que de l'hystérie finalement. Elle fit courir ses doigts sur le torse de son interlocuteur, comme si elle essayait de l'aguicher. "Je ne pense pas être plus forte que vous. Pas en général en tout cas. Ici et maintenant ? Je me pose la question."

Mais il lui démontra le contraire. Ou tout du moins il essaya. Avait-il la moindre idée de ce qu'il faisait ? Non. La nécromancienne lui était aussi étrangère qu'il l'était pour elle. Ils étaient deux entités puissantes, de bombes à retardement qui étaient incapables de se comprendre et se retrouvaient au même endroit au même moment. Prenez deux bombes atomiques et frappez les l'une contre l'autre en essayant qu'il n'y ait aucun problème. C'était un peu ce sur quoi Renan avait misé finalement.

La lumière diminua. C'était ça sa mise en scène ? Simplement la plonger dans l'obscurité ? Voyons, elle voyait des morts depuis sa naissance ! Elle discutait avec une femme qui s'était pendue dans sa chambre avant d'aller se coucher dans elle avait cinq ans. Elle offrait du thé aux croque-mitaines et leur proposait de jouer à la poupée avec elle, ou bien ils faisaient une bataille d'oreillers, elle, Anton et des goules qui traînaient dans un cimetière proche. L'obscurité n'avait jamais été autre chose qu'une amante intime pour la nécromancienne. Il allait devoir faire mieux que ça, beaucoup mieux que ça. Même les ténèbres dans lesquelles il la plongea étaient finalement réconfortantes. Elle avait été enterrée pendant deux siècles dans un cercueil. Elle se permit même un léger éclat de rire.

"Vous vous attendez à ce que j'ai peur du noir peut-être ? J'ignore peut-être beaucoup de choses sur vous, mais il en va de même de votre côté. Je ne suis pas une simple sorcière."

Elle était Abigaïl Faust, descendante du Premier Nécromancien, Porte-Mort de la Moisson, petite-fille de la Duchesse du Crépuscule. Non, elle n'allait pas avoir peur du noir. Mais lorsqu'il lui effleura l'épaule, plusieurs visions se disputèrent à son esprit. Un visage revenait toutefois. Un visage qu'elle avait arraché de ses propres mains. Le prêtre l'avait violée, torturée pendant des années. Il avait fait d'elle sa chose, lui avait presque fait renier son identité. Lorsque la vision disparut, elle ne put nier une pointe de terreur en elle, qui fut aussitôt changée en colère. Et comme toujours depuis son enfance, la colère se changea en mort. Ses veines devinrent noires, devenant visibles sous sa peau blanche. Ses yeux se révulsèrent pour devenir complètement blancs. "Je ne crains ni vos chiens ni vos flammes." Elle pouvait sentir la chaleur contre elle, mais ne craignait pas la douleur. Lorsque la lumière revint, l'archidémon pu voir ce qu'il avait fait.

La magie de la mort irradiait d'Abby. Elle était un phare en cet instant, sa colère cautérisée en puissance nécromantique dans ses veines. Ses mains étaient tordues pour presque sembler à des serres. Elle avait besoin de tuer, envie de tuer, de brouiller les frontières entre la vie et la mort. Elle voulait plonger ses ongles dans le torse de Nagato pour lui arracher le coeur. Mais elle ne se para que d'un sourire. "Il va y avoir un mort..." Lâcha-t-elle d'une voix douce.

"Je crois que vous n'avez pas idée d'à quel point je peux être vilaine." Ses lèvres étaient maintenant à seulement quelques centimètres de celles de son interlocuteur, elle s'était collée contre lui. Elle n'était plus humaine, peut-être était-il temps que le démon ne s'en rende compte ? "Pensez-vous qu'il vous soutiendra longtemps ? Il est du genre à pouvoir récupérer son âme. J'en suis convaincue."

Mais surtout l'Archidémon ne semblait pas savoir. Pas savoir qu'elle était immortelle, que sa mort était enfermée dans un objet connu d'elle uniquement. De la même façon, il ignorait qu'elle avait fait ce même cadeau à Renan. Qu'il était immortel et qu'obtenir son âme se révèlerait extrêmement compliqué pour Raphaël. Oh non, il ne le savait pas.

"Vous ne devriez pas vous habituer à ce surnom. Et je ne me dériderais que lorsqu'il y aurait un mort. Il faut croire que vous m'avez mis dans tous mes états... Heureusement vous êtes chanceux."

La porte venait de s'ouvrir sur une serveuse habillée dans la tenue typique du Cirque. La pauvre fut frappée par le sortilège d'Abigaïl qui reprit aussitôt une forme normale. Par contre, la serveuse venait de prendre toute la colère et la peur de la nécromancienne dans cette décharge magique. Sa peau devint pâle et elle tomba à genou, observant ses mains en tremblant. Ses yeux furent habités d'ombres blanchâtres. La pauvre serveuse était maintenant aussi blanche qu'un cadavre. Son regard vide et son visage fixé sur une expression d'effroi. Toute chaleur avait déserté son corps, ses organes venaient d'arrêter de fonctionner. Tout ce qui restait, c'était la sorcellerie d'Abigaïl qui en faisait un pantin.

"Voilà qui va mieux... J'espère qu'elle n'était pas importante. Mais après tout vous m'avez dit que je pouvais tuer n'importe qui ici, non ?" Elle souriait, calmement et fit un signe à son nouveau mort-vivant d'avancer. Elle observa la jeune femme, plutôt jolie pour travailler ici bien sûr. Sa peau était froide.

"Le pacte a ses avantages. Notamment il nous permet à nous autres, mystiques d'être indépendants. De survire sans les interférences continues des dieux et des démons." Elle eut un léger sourire. "Comme vous avez dû le deviner, je ne suis pas la prêtresse d'un quelconque dieu des morts. Je ne dois ma magie qu'à mon apprentissage assidu et bien entendu aux circonstances bien particulières de ma naissance." Elle croisa les jambes, pour chasser toute main parasite qui pourrait encore se trouver sur sa cuisse. Bien entendu, les influences parasites avaient beaucoup impactées la vie d'Abigaïl. Mais à ses yeux elle avait été bien plus convoitée que manipulée. Bien sûr, elle ignorait être enceinte de deux jumeaux ténébreux issus des machinations de Méphistophélès.

"Je vais reprendre un verre tiens. Vous voulez quelque chose ? Enfin vous êtes chez vous, mais quitte à ce que je la renvoie en bas nous chercher à boire, autant que cela soit utile. Est-ce qu'elle était particulière ? Que je sache si je dois m'attendre à un esclandre. C'était une humaine, une mutante, une mystique ? Quoique je pourrais lui demander directement." Après tout elle avait changé la serveuse en revenante. Elle possédait ses capacités et les souvenirs de son vivant. Elle était juste soumise à la nécromancienne. "Enfin, vu que je l'ai abîmée je peux l'acheter si vous voulez. Enfin, vous pouvez me la céder en échange d'une apparition du Dévoreur sur scène ? Ou autre chose. Vous parlez de chiens... J'ai amené le mien."

Et elle ne parlait pas de Renan ou d'Anton, mais bien du barghest.
 
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Message posté : Mer 22 Juil 2015 - 11:33 Message
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Il trouvait Abigaïl très belle avec cette nouvelle forme, cette lumière de mort qui irradiait d’elle, ses mains tordues, cette lueur meurtrière dans le regard. Elle irradiait le danger, elle était immonde, monstrueuse, pourtant il l’aurait bien prise en cet instant et tant pis pour les conséquences. Elle avait l’air de le vouloir, en le collant d’aussi près. Il eut même le temps de glisser sa main dans le creux de ses reins avant que la porte ne s’ouvre. Il ne put ouvrir la bouche pour intimer l’ordre de ne pas entrer à cette serveuse, qui en paya le prix fort. La mort, mais pas totale, pas définitive. La magie de la nécromancienne l’empêchait d’accéder à la tombe, un sort bien cruel en vérité qui dérangea l’archidémon. Il savait que ç’aurait pu être lui. C’était l’un des inconvénients d’habiter un corps humain et de ne pas être en pleine possession de ses moyens. Il n’aimait pas cela, pas du tout, et se demandait s’il pourrait étendre la protection de la chevalière offerte par Renan pour qu’elle devienne aussi un bouclier anti-magie, pas uniquement pour ses pensées.

Mais cette démonstration avait eu un effet bénéfique, lui apportant une information à la fois étonnante et intéressante. Son souffle nécromantique n’avait pas été formé que de ce type de magie. Il avait senti l’essence de Dis et cette fois, pas de doutes possible, c’était sa magie, mêlée à une autre que seule sa mémoire lui permis d’identifier. Les abysses… Il connaissait cette dimension, même s’il ne s’y était jamais rendu. Il avait croisé quelques sorciers qui avaient joué avec des forces plus grandes qu’eux, comme souvent. C’était intriguant, mais pas autant que de savoir comment sa magie s’était retrouvée en elle. Il réfléchit, et il ne vit qu’une seule explication.
Lui-même n’avait jamais couché avec Abigaïl et avant de la rencontrer avec Renan, il n’avait même pas idée de son existence. Mais il existait deux autres êtres qui étaient porteurs d’un petit bout de lui, du moins jusque récemment. Siobhan d’abord, sa sorcière de sang, mais il était certain qu’elle n’était pas responsable, il lui manquait quelques outils biologiques nécessaires…
Restait Renan, qui lui, couchait avec Abigaïl.
Sa magie, via la graine, avait-elle pu se mêler au sperme de l’officier de la pénombre pour féconder la nécromancienne ? Cela ne l’étonnerait même pas. Ces parties de lui-même qu’il implantait dans ses pantins les plus importants avaient une volonté propre calquée sur ses désirs inconscients. De plus, ses origines d’incube, à travers sa mère, provoquaient parfois des phénomènes un peu aléatoires, surtout depuis qu’il avait été scellé.

Deux bébés en si peu de temps…

Il cligna des yeux pour revenir dans la réalité, où Abigaïl voulait à boire et lui demandait combien elle devrait payer pour le cadavre de la serveuse. Il fronça les sourcils, puis se rappela.

C’est une mystique issue d’un convent de sorcières dévouées au cercle de l’Envie. Comme je suis le fils de Bélial, elles me vouent une admiration sans limite et me sont toutes dévouées. C’est agréable d’être adoré.

Surtout avec un ego comme le sien. Il esquissa une moue boudeuse.

Je ne descendrais pas en-dessous d’une prestation sur scène, juste toi et moi. Avec la forme que tu avais juste avant, c’était érotique à souhait… Il soupira, presque amoureusement. Juste toi et moi, ombre et mort… Tu me le dois bien non, nécromancienne de mon cœur ? Avec ce que je t’ai mis dans le ventre…

Il réduisit la distance entre eux et posa une main sur le bas de son ventre. Il y sentit distinctement des restes de sa graine, celle qu’il avait mise dans Renan et qui n’y était plus, par la faute de Dante. Il ne savait pas que cela était possible, mais les pouvoirs d’Abigaïl avaient dû l’attirer.

Enfin, ce que mon pantin t’a mis, mais c’est bien un morceau de mon essence que je sens, là. Même deux, tu ne fais pas les choses à moitié… A moins que notre ami l’Officier ne soit particulièrement fertile, ce qui ne m’étonnerait pas, mais je pense surtout que ta magie a trop titillé la mienne. Même quand je ne suis pas physiquement présent, tu me fais de l’effet…

La main collée contre son ventre, il était en partie tourné vers elle et, comme son pantalon moulait son corps, Abigaïl pouvait distinguer la bosse de son pantalon. Il l’aurait bien prise pour renforcer le côté démoniaque des enfants à naître mais quelque chose lui disait que ce n’était pas une si bonne idée.

Je me demande quel genre de corps ils feront, trois sur si peu de temps, j’en ai de la chance ! s’exclama-t-il, tout à son enthousiasme. J’espère qu’il y aura un garçon dans le tas.

Parce qu’il voulait un corps d’homme et qu’en plus, même s’il refusait de l’avouer, il aimait bien la petite Elyon. Il aurait pris son corps sans une hésitation, mais ç’aurait été du gâchis.

Donc un verre de coca ou de jus de fruit ? Pour fêter la nouvelle, c’est moi qui offre, je me sens généreux. Aaah ce petit polisson de Renan, quand je l’aurais sous la main…

Certains orifices risquaient d’être comblés, de gré ou de force.
 
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Message posté : Mer 22 Juil 2015 - 18:49 Message
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Abigaïl ne venait  pas de le priver de n'importe qui donc, mais d'une de ses adoratrices. Elle y trouvait une certaine jouissance d'ailleurs, surtout que la pauvre sorcière de l'Envie était maintenant sa chose à elle. Elle pouvait éteindre toute dévotion envers l'Archidémon, n'en faire qu'un pantin désarticulé, elle pourrait la faire haïr Raphaël même si elle le voulait. Mais cela signifiait aussi qu'elle ne devait pas vraiment avoir de prix. Pas juste celui du sang., Pourtant elle avait une apparence banale. Peut-être qu'Abigaïl devrait se laisser aller à l'adoration. Elle avait de la puissance à revendre, non ? Pourquoi aucune femme nubile ou homme n'était-il venu se présenter à sa porte pour faire d'elle une déesse, pour la servir par simple loyauté ? Oh il y avait les membres de la Moisson, mais c'était autre chose, on respectait plus son statut que sa personne.
 
"Une prestation sur scène ?" L'avait-il imaginée en train de danser avec lui ? Abigaïl Faust ne dansait pas. Jamais. Encore moins sur des chansons aussi récentes et de piètre qualité que celles qui passaient ici ! "Je ne pense pas qu'il soit vraiment une bonne idée d'attirer l'attention sur moi." Ce qui était d'une hypocrisie monstrueuse quand on considérait la façon dont elle était venue habillée jusqu'ici.
 
Elle fronça les sourcils lorsqu'il posa la main sur son bas-ventre, s'attendant à la voir glisser vers son intimité, comme quelques minutes plus tôt. Mais ce qui la rendit encore plus confuse furent ses mots. Ce qu'il lui avait mis dans le ventre ? Parlait-il de la corruption démoniaque qui croissait en elle ? Cette dernière était restée tellement calme depuis sa dernière éruption avec Renan. Elle n'avait même pas bronchée lorsqu'elle avait rencontré Raphaël pour la dernière fois. C'était presque à se demander si l'intervention de Dante serait utile pour la retirer d'ici quelques semaines. Même si Abigaïl devait avoir ne pas vouloir continuer avec un tel parasite. Surtout s'il la transformait à nouveau en catin lubrique avide de démons.
  
Les mots moururent sur sa bouche quand elle voulu répliquer qu'il ne lui avait encore rien mis et que cela ne risquait pas d'arriver. Mais Raphaël avait continué de parler. Renan fertile ? Comment est-ce que... Et pourquoi pouvait-il sentir deux présences ? Toute trace de l'amusement feint qu'affichait la nécromancienne avait disparu de ses traits. Elle avait presque envie de repousser cette main, une partie d'elle avait l'impression que ce contact la dérangeait, la brûlait presque. Ses ongles s'enfoncèrent dans le revêtement du siège. "C'est impossible. Je suis stérile. Le prix à payer pour ma magie de la mort. Ce que vous dites n'est donc que mensonge et affabulation, je vous aurais cru au-dessus de cela."
 
Mais elle se mentait à elle-même. Elle le savait. Parce qu'elle avait sondé son corps pour en déceler les traces de la mort. Toujours, son utérus lui était apparut comme un cercle noir, comme une partie morte de son organisme, incapable de donner la vie. Même quand elle discutait avec Marishka, le poids de son incapacité à avoir des enfants avait pesé effroyablement. Alors croire qu'une engeance démoniaque croissait en son sein ? Que deux engeances y avaient élues domiciles même ! Abigaïl posa ses mains sur son ventre, recouvrant la main de Nagato qui était toujours présente, dans une parodie d'étreinte maternelle. "C'est impossible." Murmura-t-elle plus à elle-même qu'à son interlocuteur.
 
Ses certitudes venaient de basculer. Et voir que la nouvelle l'ébranlait serait faire preuve de faiblesse. Mais elle était enceinte d'après les dires du démon. Elle allait avoir des jumeaux... Ce qui n'était pas surprenant, après tout cela semblait courir dans la famille Faust. Toutefois ce ne seraient pas des enfants normaux. Ce n'était pas tant la semence de Renan qui l'avait fertilisée que la graine démoniaque de Raphaël. Et peut-être quelque chose de plus sombre encore. Car elle pouvait sentir une magie sombre qui venait s'ajouter à cette toile macabre. Il magie qu'elle n'avait pas identifiée sous forme de corruption mais qui maintenant prenait tout son sens. Méphistophélès... Ce démon de l'Abysse avait joué son jeu apparemment et décidé d'étendre la famille Faust.
 
"Des corps ?" Le regard qu'elle offrit à Raphaël aurait sûrement fait hésiter le Diable lui-même. "Si vous allez croire que vous avez un quelconque droit sur eux, vous faites erreur. Je n'ai que faire du rôle que vous avez eu à jouer ou même de Renan." Elle devrait le lui annoncer toutefois, d'une façon ou d'une autre. Comment réagirait-il ? Elle lui avait garanti qu'elle était stérile, juste avant que la corruption ne soit contentée. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle n'harcelait plus Abigaïl de penchants débauchés. Elle avait atteint le but fixé : donner vie.
 
Quoiqu'il en soit, si l'officier de la pénombre ne souhaitait pas s'en occuper elle n'en aurait que faire. Mais elle s'assurerait que ses enfants restent à ses côtés et qu'ils ne souffrent pas de l'influence néfaste de l'archidémon qui semblait se considérer comme leur père... Le père... C'était comme s'il y en avait trois maintenant dans l'esprit de la nécromancienne. Renan qui avait été l'acteur de cette conception bien malgré lui, Raphaël à travers la corruption démoniaque qui avait été la pierre angulaire de l'édifice et bien entendu Méphistophélès qui avait été l'architecte de ce grand projet et l'avait alimenté de sa magie démoniaque. Elle se sentit presque défaillir. Peut-être qu'elle était vraiment une catin finalement.
 

"Du thé. Je vais prendre du thé." Lâcha-t-elle. Deuil la dévisageait complètement mais déjà la serveuse zombifiée quittait la pièce pour aller chercher la commande. Après que Raphaël lui ait dit ce qu'il désirait bien entendu. La nécromancienne avait baissé sa garde. Elle ne savait pas quoi penser, ne s'était jamais préparée à pareille nouvelle. L'effroi, le soulagement, le bonheur, l'appréhension, sûrement du dégoût aussi, tout cela se mêlait en elle. Jamais Abigaïl n'avait envisagé être mère de toute sa longue existence. Que se passerait-il si elle mourrait à cause de son phylactère ? Est-ce que les bébés survivraient ? Probablement que non. Elle devait faire attention. Elle se sentait atrocement humaine.
 
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Message posté : Jeu 23 Juil 2015 - 11:04 Message
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Abigaïl avait l’air relativement sous le choc après cette nouvelle. Raphaël ignorait qu’elle était normalement stérile bien que ce soit logique, après réflexion. La magie prenait souvent un lourd tribut et il était courant de voir des femmes sacrifier leur fertilité à leur art. Il était assez fier d’avoir eu un rôle dans cette farce monstrueuse, même s’il avait mis du temps à s’en rendre compte. Il comprenait mieux l’impression qu’il avait ressenti la première fois à son contact et pourquoi elle l’attirait autant : fidèle à son égocentrisme, il était surtout titillé par ce bout de lui-même qui avait été transféré en elle par les accès lubriques de Renan. Et il était content, quoi que dise Abigaïl, quoi qu’elle ait le culot de penser. Ces nourrissons lui appartenaient autant qu’à elle, peut-être même davantage puisqu’il était certain que sans lui, elle ne serait pas arrivée à ses fins. Il avait tous les droits sur eux.

Non pas qu’il se soit déjà encombré de sentiments paternels ou de désir de descendance. Durant sa longue, très longue existence, Raphaël avait semé quelques cambions sur son passage, dont certains s’étaient illustrés dans la pratique de la magie noire mais il n’avait finalement fait que garder un œil discret et souvent désintéressé sur ses progénitures tant qu’elles ne lui servaient pas. Certains avaient désiré son approbation avec une certaine ardeur, avaient tout fait pour lui plaire, mais aucun n’était jamais sorti du lot, à une exception, qui dormait certainement dans les bas-fonds du Cirque.

Raphaël demanda un whisky sec et la serveuse sortit sous l’impulsion d’Abigaïl. Territorial, l’archidémon n’aimait pas l’idée qu’une autre se serve de ce qui lui appartenait bien qu’il ne se souvenait même pas du prénom de cette fille. Il tourna la tête vers la nécromancienne, observant une kyrielle d’émotions passer sur son visage. Il était assez fier de lui et de l’effet qu’il provoquait.

Alors comme ça, je rends les femmes stériles, fertiles… Je devrais essayer de vendre le concept, je deviendrais riche.

Il gloussa. L’infertilité avait toujours été le maux de l’humanité, surtout quand cela tombait mal, chez une reine par exemple. Il songea à faire le tour des monarchies encore bien portantes afin de proposer ses services. C’aurait pu être amusant.

Si on suit la logique, sans moi tu n’aurais aucun bébé dans le ventre alors tu pourrais au moins m’en céder un ou reconnaître que j’ai quelques droits sur eux. Je n’ai aucune envie de m’impliquer dans les imbécilités quotidiennes telles que les couches ou la nourriture mais quand ils seront plus grand, ils pourraient se révéler utiles.

Surtout s’ils se montraient aussi puissants qu’Abigaïl. Raphaël envisageait déjà de les utiliser dans son putsch infernal, même s’il n’était pas prévu pour tout de suite, probablement même pas pour cette décennie. Mais cela, il se garderait bien de le révéler à la nouvelle mère de ses enfants pour l’instant.

La serveuse zombifiée revint avec la tasse de thé d’Abigaïl et le verre d’alcool de Raphaël, avant de retrouver une position parfaitement immobile, dans l’attente d’un nouvel ordre. L’archidémon était mal à l’aise devant cette démonstration, ne pouvait s’empêcher de s’imaginer à la place de cette fille, l’âme coincée dans une enveloppe qu’il ne contrôlait plus. Il tenait énormément au corps de Nagato, qu’il trouvait parfaitement sublime et adapté à ses goûts. Il aurait mal vécu d’en changer. Sirotant son verre, il reprit la conversation où il l’avait laissée.

Puis tu me le dois bien, pour m’avoir volé une de mes adoratrices. Le bébé ou le spectacle sur scène, choisis donc, ma petite nécromancienne. Je t’autorise un masque si tu veux cacher ton visage.

De toute façon, ce n’était pas ses traits qui intéressaient l’Archidémon mais plutôt tout ce qui se situait en dessous de son menton. Soyons pragmatiques.
 
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Message posté : Jeu 23 Juil 2015 - 20:45 Message
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Enceinte. Non, elle ne s'y faisait pas. Abigaïl cherchait désespérément à sentir ces petites créatures dans son ventre, à vouloir qu'elles donnent des coups de pieds, qu'elles se manifestent d'une quelconque manière. Mais tout ce qu'il y avait c'était la main de Nagato, une présence désagréable. De toute façon, la nécromancienne savait sentir la présence de la mort, pas celle de la vie. Et pour le moment, ce n'étaient que des ténèbres qu'elle pouvait capter dans son utérus. Une noirceur qui n'avait toutefois rien à voir avec la mort qu'elle ressentait auparavant.

Elle était définitivement enceinte. Le problème était de savoir de quoi. Des jumeaux, oui. Une nouvelle version d'elle et Anton ? En tout cas si Raphaël était impliqué cela ne pouvait signifier qu'une seule chose : Renan était définitivement le père et non le Dévoreur. Mais bon, elle n'en avait pas douté un seul instant. Le problème, c'est que si elle imaginait difficilement le mutant reconnaître sa progéniture, surtout après qu'elle lui eut clamée être stérile, elle se trouvait surtout avec un autre prétendu père. Et celui là, elle n'en voulait pas vraiment. Surtout que les prétentions que pouvait avoir un archidémon sur ses bébés ne pouvaient pas être une bonne chose, pas le moins du monde. Etait-il obligé de se conduire ainsi d'ailleurs ? Il ne pouvait pas saisir que tout au plus, il était une sorte de MST infernale qui avait éveillé son utérus, qui avait permit à Méphistophélès de broder la vie là où il n'y avait que mort ?

Non bien sûr, il fallait qu'il se voit en père dans toute son arrogance. Abigaïl avait retrouvé sa contenance en tout cas. Les paroles de Raphaël avait un don pour l'irriter et la colère était une bonne source de discipline et de froideur chez Abigaïl. Aussi elle avait de nouveau l'air de la noble anglaise coincée, avec ses lèvres pincées et son regard glacial.

"Vous n'êtes pas seul dans ce miracle..." Et encore, le mot miracle était assez gros. Clairement, Dieu n'avait rien à voir avec cela. Sûrement même ferait-il mieux de craindre les choses qui grandissaient dans l'utérus d'Abigaïl. Les circonstances de sa naissance à elle avaient déjà été formidables. Elle était la fille d'une demi-fée et d'un nécromancien, sa mère était plongée dans un état proche de la morte-vie et avait été possédée par une créature du Monde Souterrain, ou l'Abysse comme Abigaïl l'appelait plus communément au moment de l'accouchement.

Là, ses enfants étaient le fruits d'une graine démoniaque implantée sur un mutant puissant par un archidémon et de sortilèges tissés par un démon de l'abysse, ou un abysséen, vu qu'apparemment une petite séance de vocabulaire n'était pas de trop. Qu'est-ce qui pouvait bien naître d'une pareille union ? De nouvelles versions d'elle-même et Anton ? Comme si le monde pourrait le supporter.

"Et sans Renan non plus je n'aurais pas ces bébés. Après tout ce n'est pas avec vous que j'ai couché que je sache." Elle l'avait lâché sur un ton presque dédaigneux. Le corps de l'archidémon ne lui plaisait vraiment pas. Il aurait eu plus de chances avec un corps de femme pour dire. Mais cela, elle le lui avait bien fait sentir. Bien entendu, si elle ne coucherait pas avec lui par plaisir, elle savait que tout se monnayait. "Si vous avez quelques droits sur eux ils sont bien faibles comparé aux miens." Et à ceux de Méphistophélès d'ailleurs. Car c'était lui qu'elle voyait comme le grand maître d'orchestre de cette mascarade. Peut-être qu'elle lui rendre une visite serait une bonne chose d'ailleurs, il avait des explications à lui donner.

La serveuse zombie revint et lui apporta son thé. Plus d'alcool pour elle. Même si elle doutait vraiment qu'un verre de vin puisse tuer ce qui se trouvait dans son corps. Elle voulait surtout un breuvage familier, quelque chose de chaud et dont elle connaissait le goût. Bien entendu, un thé américain servi dans un bouge pareil n'avait rien à voir avec ce qu'elle buvait à Londres, que ce soit à l'asile ou lors de ce qu'elle considérait comme sa première existence.

Le jeu qu'elle jouait avec Raphaël était loin d'être terminé en tout cas. Il lui en voulait pour la serveuse, ou bien faisait semblant, ce qui pour un être pareil revenait au même de toute façon. Mais il avait dit quelque chose qui intéressa fortement Abigaïl. Oh elle ne comptait pas monter sur scène à la base. Mais s'il renonçait vraiment à ses revendications sur ses bébés pour si peu, elle s'en contenterait. Bon dieu, elle était presque prête à coucher avec lui si jamais cela garantissait qu'il n'influencerait en rien sur ses enfants. Jusqu'à ce que ces derniers soient capables de prendre leurs propres décisions bien sûr.

"Elle était banale, vous pouvez au moins être honnête là-dessus, non ?" Bon, elle était morte, mais c'était un pantin qui n'avait plus aucun libre arbitre. "Plus rien ne la gêne maintenant." Ce qui était en partie faux. Abigaïl avait conservé une partie de l'esprit de la pauvre. Ainsi si elle voulait l'interroger sur les pratiques de Raphaël, elle pourrait lui répondre. Elle serait obligée de lui répondre. "Enfin, je ne suis pas non plus une invité exécrable. Si vous abandonnez vos revendications sur mes enfants, je suis prête à monter sur scène. Quoique je veux savoir quel spectacle vous désirez que je donne. Je peux invoquer les morts, le Dévoreur et bien d'autres choses si c'est que vous voulez."

Mais danser ? Ah ! Et oui, elle porterait un masque, c'était sûr et certain. Elle ne voulait pas qu'on la reconnaisse. Elle était pour certaine une gold digger morte lors d'une prise d'otage, pour d'autres une serveuse au Necropolitan, la Porte-Mort de la Moisson, ajouter à cela une des catins du Cirque des Damnées ne l'intéressait pas.  
 
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Message posté : Ven 24 Juil 2015 - 12:31 Message
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Ces femmes et leurs prétentions ! Voilà qu’une nécromancienne stérile avait le culot d’affirmer qu’elle avait plus de droits sur les enfants que lui avait contribué à rendre réels. Evidemment, Raphaël n’avait aucune idée du rôle que Méphistophélès avait joué, d’ailleurs si on lui citait le nom il songerait au satan et non à une créature abyssale homonyme. D’ailleurs, le satan en question, il le connaissait plutôt bien et c’était probablement mieux pour eux tous qu’il n’ait pas mis son nez dans toute cette histoire. Dans l’esprit de l’archidémon, lui seul était l’instigateur de ce petit miracle, même si c’était un accident, et il avait donc tous les droits sur ces bébés ou du moins, les mêmes qu’Abigaïl. Cela dit, comme il avait tendance à se moquer de tout ce qui ne le concernait pas directement…

Il avait également totalement exclu Renan de l’équation, ce qui était injuste, surtout que l’Officier tenterait probablement de les recruter pour SHADOW et de les endoctriner très jeunes, comme il avait dû l’être lui-même. Mais il n’avait été qu’un vaisseau, probablement involontaire ou du moins Raphaël le voyait-il ainsi. Il ignorait encore que son patron chéri commençait à nourrir quelques prétentions de paternité, même si c’était surtout pour enrichir l’organisation de nouveaux mutants surpuissants.

Cela étant, ces enfants n’étaient pas prévus dans le planning de l’archidémon et même si leur potentiel magique serviraient sûrement Raphaël dans le futur, il pourrait toujours les convaincre par la suite de se joindre à lui dans ses projets, lorsqu’ils auraient assez de conscience pour faire leurs propres choix… Avec un petit coup de pouce de la graine démoniaque ? Après tout, s’il les avait créé, ils garderaient tout deux une trace de lui-même, qu’il pourrait aisément renforcer avec un échange de sang. La fée démon allait se pencher sur les berceaux, dans un futur proche…
Il était donc prêt à céder quelques années de tranquillité d’esprit à Abigaïl si celle-ci lui donnait ce qu’il désirait dans l’immédiat. Evidemment, c’était temporaire mais cela, elle n’avait aucun besoin de le savoir.

Oh je l’avoue volontiers, cette fille n’avait rien de particulier mais c’est pour le principe ma chère petite nécromancienne. Sans principes, où irait le monde ?

Il gloussa, s’amusant lui-même de sa petite plaisanterie en bon artisan du chaos qu’il était.

Ah non ! J’ai envie de quelque chose d’un peu plus… Excitant, que simplement des invocations de fantôme. Evidemment je vous encourage à convier le Dévoreur à notre fête mais sans qu’il nous vole la vedette. Nous pourrions danser ensemble… Et quand je dis danser je veux dire, magiquement parlant. Je suis certain que les mystiques du carré VIP adoreraient.

Et cela pourrait rapporter quelques contacts utiles à Abigaïl. Des contacts qui pourraient informer Raphaël sur ses actions, ses projets, non pas afin de les contrecarrer mais plutôt de les encourager ou de s’en tenir loin, en fonction. L’information, la clé du pouvoir…

Vous voyez…

Il caressa l’avant-bras de la nécromancienne.

Quelques crépitements, des salves d’énergie, tu sais danser avec la magie non ? Un beau spectacle visuel, le choc de la mort et de l’ombre, donne-moi de l’intensité, de l’érotisme, si tu réussis à me faire vibrer j’abandonnerais mes prétentions sur les deux petits monstres qui déformeront bientôt cette superbe silhouette.

Sa main glissa sur le bas de son ventre. Il plongea ses yeux dans ceux d’Abigaïl.

J’ai un dressing gigantesque au sous-sol, plein de déguisements, d’accessoires, pour les soirées déguisées. J’ai toute une collection de masques et il va bientôt être l’heure de ma prestation. Avons-nous un accord ?

L’arrangement était plutôt honnête en comparaison de ce que l’archidémon proposait d’habitude. Abigaïl s’en sortait à très bon compte et si elle parvenait effectivement à le faire vibrer, il saurait respecter les termes de leur accord. Qui sait ? Peut-être parviendrait-il à faire disparaître le dégoût dans ses yeux quand elle posait un regard sur son corps d’emprunt. Elle n’avait aucun goût… Heureusement qu’elle compensait par la puissance.
 
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Message posté : Ven 24 Juil 2015 - 19:10 Message
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Danser... Abigaïl n'était pas une bonne danseuse. Enfin, elle était une danseuse capable, mais manquait cruellement de pratique. Son premier et seul époux à ce jour, n'avait pas vraiment apprécié ce genre de divertissements. Elle savait très bien que Victor l'avait mariée à cet individu autoritaire et ennuyeux dans l'espoir qu'elle devienne une femme respectable, qu'elle fonde une famille et ne manque jamais de rien. Mais surtout, il avait voulu l'éloigner de la pratique de la nécromancie, des mystiques de Londres et de la Moisson actuelle. Mais en faisant ainsi, il l'avait aussi privée des bals et des danses.
 
Autant dire qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de se rattraper avec la vie mouvementée qu'elle avait eu. Les soirées auxquelles Anna l'avait brièvement traînée avait été modernes, débridées et Abigaïl n'appréciait pas ce genre de choses. Toutefois, elle devait admettre que la danse que lui proposait le démon avait quelque chose de différent, de raffiné presque. D'érotique ? Sûrement oui.
 
"Je ne suis pas sûre d'avoir pratiquée une telle danse de mon existence." Lâcha-t-elle glaciale, alors que son esprit vagabondait, se demandant à quoi cela pouvait bien ressembler. Une valse surnaturelle où elle pourrait mêler sa magie de la mort à celle d'un démon ? Cela pouvait être une expérience délectable, tout comme elle pourrait en ressortir plus souillée qu'elle ne l'était déjà. Pourrait-elle ressentir une plus grande intimité que ce qu'elle avait partagé avec Renan ? Ou bien que les étreintes avec Anton, rares mais intenses, deux moitiés d'âmes s'unissant brièvement ?
 
Elle ne le saurait qu'en se prêtant au jeu. Déjà il lui avait fait moissonner sa magie une fois, lorsqu'il l'avait menacée, juste avant qu'elle ne l'utilise pour transformer la serveuse en mort-vivante. Mais que se passerait-il si elle le faisait sur scène ? Si elle ne se contrôlait pas ? Elle pourrait moissonner tant d'âmes, drainer l'énergie vitale de tous ceux qui l'entouraient, invoquer une armée de spectres avides de vengeance. Qui sait ce dont elle pourrait être capable en ce cas. Jamais elle n'avait été hors de contrôle, jamais ses pouvoirs ne lui avaient échappé, sauf quand Raphaël l'avait provoquée. Là, elle s'était sentie à nouveau comme une débutante, comme quand elle était une jeune fille, tentant de réanimer de petits animaux sous la tutelle de son père.
 
Un frisson parcourut son échine alors que la main de l'archidémon s'attardait à nouveau sur son bas-ventre. Etait-ce l'anticipation ? Ou bien simplement l'idée qu'il puisse vraiment abandonner toute prétention sur les jumeaux à naître ? Abigaïl sentit une nouvelle fois la magie s'immiscer dans son corps, glisser dans ses veines. Elle la récoltait dans la mort. Certains pensent d'ailleurs que les nécromanciens ne trouvent leur puissance que dans les cimetières, mais c'était une grossière erreur. Abigaïl la trouvait partout. Dans chaque être-vivant se trouvait un lot de cellules mortes. Il y avait les vecteurs du mal, les vers, les araignées, les rats, qui se faufilaient partout et étaient des avatars de la faucheuse. La nécromancienne savait que les vers notamment avaient tendance à renforcer ses pouvoirs. La mort aime la terre, les vers aime la mort. Et puis il y avait les fantômes, toujours présents, parfois simplement des fragments.
 
La mort était présente partout et Abigaïl en faisait son arme et son armure. Si elle le désirait vraiment, elle pouvait l'inviter en elle, mais avec les jumeaux elle préférait éviter. Par contre, si l'appelle du vide se faisait séduisant, c'était le Monde Souterrain, l'Abysse qui répondrait à son appel. Là, Raphaël pourrait avoir un véritable aperçut de la puissance de la nécromancienne.
 
"Bien, j'accepte de m'unir magiquement à vous pour une danse." Jouer avec un démon n'était pas une riche idée. Elle le savait. Mais quel autre choix avait-elle ? Sans compter que ce danger mettait du piment dans sa vie, elle devait l'admettre. Depuis que la corruption avait relâchée son emprise sur elle, depuis que la secte du chaos avait été détruite, Abigaïl avait eut une vie presque tranquille. Ce qui rendait l'offre de Raphaël encore plus séduisante. Sûrement le savait-il. "Je vais prendre un masque oui."
 
Elle choisit d'ailleurs un loup noir, plutôt sobre, dans le dressing de Raphaël, ce qui devait s'apparenter à un miracle d'ailleurs. Mais cela ne faisait que rajouter un côté mystérieux à son costume de faucheuse. D'ailleurs, elle se sentait même prête à tout une fois son visage masquée, prête à beaucoup plus de choses que lorsqu'elle était venue à visage découvert. C'était la même sensation qu'elle avait derrière le masque de Lady Death, avant qu'elle ne devienne connue. Là, personne ne la reconnaîtrait, même si elle se présentait nue sur scène. Donnez un masque à un homme et il vous révèlera son véritable visage.
 
Mais face à ce plaisir sournois se trouvait le tract. Tous ces gens qu'elle ne connaissait pas. Qui allaient voir sa magie. Certains pourraient d'ailleurs la reconnaître. Quoiqu'il en soit, Abigaïl commença à rassembler ses pouvoirs, se préparant psychologiquement à monter sur scène. Elle en réunit bien plus que d'habitude, heureusement que Deuil était là d'ailleurs, contenant toutes les âmes qu'elle avait moissonnée, tant de morts. Les veines de la nécromancienne noircirent, ses yeux se révulsèrent. Oui, elle était presque prête.
 
Une part d'elle avait même envie de déverser toute cette puissance sur le publique du Cirque. De les changer en morts-vivants serviles. Elle allait devoir faire attention à ne pas se laisser aller.
 
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Message posté : Sam 25 Juil 2015 - 13:09 Message
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La scène du Cirque des Damnés était formée comme un rond de plusieurs mètres de diamètre et était entièrement noire, pour faciliter les effets de lumière et dissimuler le trop plein de sang. Elle se situait au centre de la piste du rez-de-chaussée et était entourée par un escalier en colimaçon. Haute de deux mètres cinquante, elle permettait aux artistes de dominer le public et offrait aux gens de la fosse des angles de vues imprenables. Plusieurs types de spectacle se déroulaient ici. Parfois des concerts, souvent des évènements plus élaborés. Raphaël, en bon égocentrique, adorait se mettre en scène de toutes les façons possibles et sa garde-robe élaborée en était une preuve. Pour danser avec Abi, il était resté vêtu de la même manière, laissant ses tatouages rouler sur sa peau, à la vue de tous. Les mystiques frissonneraient en tentant de les déchiffrer et les mutants n’y verraient qu’un atout supplémentaire.

Il laissa son invitée quelques minutes, le temps de s’entretenir avec son ingénieur du son et de la lumière.

Parfois, Raphaël s’annonçait mais ce soir, il n’en avait aucune envie. D’un geste envers le DJ, il lui commanda de stopper nette la musique et d’éteindre toutes les lumières. Arrêtant les danseurs dans leur élan, son ordre provoqua des exclamations de surprise, d’agacement, et certains cris d’excitation pour ceux qui revenaient régulièrement. L’archidémon sentait la différence entre la fosse et le carré VIP. Là-haut, les conversations s’étaient tues et il sentait plusieurs mystiques sonder magiquement le club pour trouver l’origine de cette interruption. Raphaël prit la main d’Abigaïl et l’enroba dans les ombres avec lui. Il ne pouvait pas la dématérialiser, alors il l’emmena par l’escalier et la laissa seule au milieu de la scène. Un spot de lumière blanche l’éclaira, faisant d’elle la seule lumière dans les ténèbres, un sublime ange de la mort. Les premières notes de The Grim Reaper de Nox Arcana retentirent, laissant les spectateurs retenir leur souffle. Il s’était déjà donné en spectacle de cette manière, il reprenait le scénario qu’il utilisait parfois avec Siobhan avec quelques points de différences. La voix de Raphaël, plus profonde, comme issue du fin fond de l’Enfer, retentit :

L’obscurité descend sur Terre pour envelopper le monde dans la sombre étreinte nocturne. L’agitation inquiète les morts dans leurs anciens tombeaux et les créatures, nées des ténèbres, se lèvent pour étancher leur faim sauvage…

Il envoya son pouvoir caresser Abigaïl et visiblement, la nécromancienne comprit le message. Au cœur de l’obscurité, des fantômes apparurent, tirés de l’étrange corbeau qu’elle portait sur l’épaule. Ils tournoyèrent dans le club, effleurant les mortels qui s’y trouvaient de leur souffle glacé. Plusieurs cris de terreur retentirent, l’Archidémon sentit certains boucliers magiques se dresser, juste au cas où. Il ricana, sombrement et le son se répercuta dans le club entier, vibrant dans les cœurs, déclenchant une terreur millénaire.

Entendez les murmures, échos de la crypte, ressentez leur appel et soyez à jamais perdu dans la nuit…

La musique changea, explosa, et Raphaël se matérialisa dans une parodie de sa forme originelle, laissant ses ailes d’ombre s’épanouir dans son dos. Il enlaça la nécromancienne, dont les vagues de pouvoir picotaient sa peau, excitait sa chair. Elle pouvait sentir son sexe dur contre ses fesses, mais il n’allait pas la prendre, non. Il laissa ses ombres la caresser dans le moindre recoin de son corps, tandis que ses fantômes distrayaient et surtout effrayaient la foule. Ce n’était pas faute de prévenir à l’entrée, pourtant. Certains levaient les mains pour toucher les spectres, d’autresse réfugiaient aux côtés d’illustres inconnus, formant une meute. A l’étage des VIP, il sentit des magies essayer de toucher celle d’Abigaïl, pour la comprendre, mais l’impulsion de Raphaël les repoussa. Elle était à lui. Il la fit tourner pour qu’ils soient face à face et découvrit ses dents dans une furieuse envie de la mordre, pour goûter son sang. A la place, il posa un genou à terre et lui présenta son poignet d’où coulait un liquide noir, son sang. Il leva les yeux vers elle, l’enjoignant d’un regard à ne pas dédaigner ce cadeau qui n’avait rien d’anodin, ni de trop invasif d’ailleurs. Il allait simplement renforcer l’héritage des jumeaux et créer une ébauche de lien avec Abigaïl. Assez pour pénétrer ses cauchemars, après tout n’en était-il pas aussi le prince ? Elle le saurait bien assez tôt.

Alors qu’elle se laissait tenter par son sang noir, elle put ressentir sa magie et, fait exprès ou non, il goûta à la sienne. Le spectacle était déjà impressionnant pour les spectateurs lambdas mais pour les mystiques, capables de distinguer les énergies, la mort se mêlait à l’ombre en une sorte de tempête magique qui aurait renversé pas mal d’éléments de décors s’ils n’avaient pas été fixé au sol.

…et contemplez-y le Dévoreur.
 
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Message posté : Sam 25 Juil 2015 - 14:36 Message
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Abigaïl ne sentit pas vraiment à sa place, ainsi seule sur scène, avec tous ces regards braqués sur elle. Quoiqu'il fallait être honnête, elle ne voyait pas leurs regards. Les spectateurs formaient une masse sombre et grouillante, une horde silencieuse. La nécromancienne ne voyait rien de ce qu'elle n'avait déjà vu dans son passé. Sauf qu'elle ne pouvait user de ses pouvoirs, elle ne pouvait se débarrasser de cette assemblée. Elle n'était pas là pour les tuer, mais pour les divertir. Et le divertissement ne faisait pas vraiment partie de son domaine de prédilection, sauf si ce dernier était particulièrement macabre. Les premières notes retentirent et Deuil poussa un croassement.
 
Oui, le corbeau était là. Elle en craindrait rien alors. Son pouvoir la protègerait si jamais la situation dégénérait. C'était une véritable armée de spectres qui se trouvait dans la faux et qu'elle pouvait évoquer pour les lancer sur cette foule. Si jamais les choses dégénéraient. Mais il n'y avait pas de raison non ? Après tout, elle était là de son plein gré. Elle faisait cela pour ses enfants, pour que cet archidémon exécrable ne se considère pas comme leur père, qu'il les laisse en paix, qu'elle puisse les élever comme elle l'entendait.
 
Et puis la magie reprit le dessus. Quelque chose de familier, de puissant qui venait l'emporter comme un torrent mais avec la douceur d'une vague. Elle pouvait sentir la puissance nécromantique qu'elle avait accumulé et enfin elle pouvait la libérer, un peu. Les spectres se mirent à voler dans la salle. Ils portaient pour la plupart les stigmates de leur temps passé dans la prison qu'était Deuil. Ils étaient squelettiques, vêtus de haillons. Rien n'évoquait plus leurs visages humains, leur humanité perdue. Ce n'étaient que des échos, des simples âmes en peine qu'elle contrôlait, qui lui étaient parfaitement soumise. La mort était une extension de son être et un sourire se dessina sur ses lèvres. Ils voulaient voir sa magie ? Elle allait la leur montrer ! Le Crique des damnées était un lieu ténébreux, possédant une forte emprunte de mort. C'était quelque chose qu'Abigaïl pouvait utiliser à son avantage. Les spectres tournoyaient, toujours plus nombreux. Ceux qui les touchaient sentiront une sensation de froid. Ah qu'elle n'eut pas des cadavres ! Elle leur aurait montré de quelle façon dansaient les goules !
Un instant plus tard, l'archidémon fut contre-elle. La nécromancienne ne fit rien pour se soustraire à son étreinte. C'était donc ce qu'il entendait pas une danse de magie ? Elle savait qu'il y aurait une consistance érotique, mais elle sentait clairement son érection. Elle trouvait sa jouissance plus dans la débauche de pouvoir qu'elle illustrait que dans le corps de son partenaire, clairement. Même si son aspect d'ombre était bien plus délectable à ses yeux que le corps de son hôte. La température avait baissé considérablement avec tous les spectres qui avaient fait leur apparition. Mais elle avait chaud. Peut-être à cause de ces tentacules d'ombres qui la recouvraient la caressaient, qui s'insinuaient en elle. Elle pinça les lèvres, étouffant un gémissement. Non, elle n'avait pas imaginé ça. Il était en train de la violer sur scène avec sa sorcellerie ? Peut-être, mais elle faisait ça pours es enfants à naître. Pour que jamais ils ne se trouvent dans la situation dans laquelle elle se trouvait. Si Raphaël voulait jouer avec son corps, la caresser de sa magie, qu'il le fasse. Abigaïl elle était certaine que lui n'apprécierait pas trop de voir sa peau se flétrir si elle faisait de même. Elle resserra les cuisses, cherchant vainement à chasser la présence étrangère.
 
Ce n'était pas désagréable. Mais elle n'était pas une prostituée, elle n'était plus une prostituée. Qu'il lui fasse cela devant tant de monde... La magie venait pulser en elle. Quand il lui fit face, elle n'hésita pas à boire un peu de son sang. Il créait un lien entre elle et lui. Mais bizarrement, elle ne savait pas vraiment si Renan s'en réjouirait tant que ça. Mais Raphaël risquait d'avoir bien de surprises lui-même. La psyché de la nécromancienne n'était pas un jouet et beaucoup s'y étaient perdus, elle-même y compris.
 
Au coeur de la tempête de mort et d'ombres naquit l'Abîme. Des filaments de magie de mort condensés se tissaient depuis les paumes ouvertes d'Abigaïl. Les yeux tournés vers plafond, elle laissait la magie noire se déverser en dehors d'elle, venir donner corps à celui qui fut un jour son frère. Le Dévoreur. Une monstruosité qui se gavait des âmes et de la chair des humains. Il était colossal, surplombant le démon et la nécromancienne de sa taille. Sa simple présence défiait les lois de la nature, c'était comme une tâche sur le monde, comme s'il aspirait toute cohérence, toute logique. Le Dévoreur était une créature du vide et il semblait tout aspirer. La lumière, la chaleur, la vie... Son rugissement tonitruant recouvrit la musique un instant. Plusieurs personnes reculèrent cherchant à s'éloigner de la bête.
 

Abigaïl posa son regard sur l'horreur. Cette dernière le lui rendit. Serait-ce une pointe d'intelligence qu'elle voyait dans son regard ? Ce n'était pas possible. Anton ne faisait plus partie de cette structure monstrueuse. Il était de retour parmi les vivants, il n'était plus ce monstre. Et pourtant, le Dévoreur était toujours là, plus primitif, mais prêt à arracher une part de la réalité et à l'avaler. Plusieurs éléments de décors avaient été écrasés par la masse de la bête. Surtout quand elle tenta de bondir au-dessus d'Abigaïl et de Nagato pour se jeter dans la foule. Mais la nécromancienne interrompit le rituel et le Dévoreur disparut, se changeant en une nuée de miasmes noirs qui s'évaporèrent rapidement. Elle était essoufflée. Mais la magie continuait de circuler en elle. Elle avait toujours chaud, l'archidémon n'avait pas terminé ses assauts. Les spectres revinrent tournoyer autour d'eux. Il fallait qu'elle se retienne. Qu'elle se laisser aller en un flambeau de mort et Star City subirait une nouvelle invasion de morts-vivants.
 
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