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SPOILER ALERT : I'm about to spit fire

 
Message posté : Ven 10 Juil 2015 - 19:30 Message
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I'm about to spit fire




(le dimanche 21 juin)

Dante avait depuis 2007 des comptes à régler. À l'époque toutefois, il ignorait avec qui, mais il savait pourquoi. Lors de l'attaque d'un robot créé par le sinistre docteur Otaku, dans la ville de New-York, de patibulaires individus saisirent l'occasion pour attaquer le magicien et son épouse, alors que tous deux célébraient au Japon leur lune de miel. Ils firent ce jour-là de Louis un veuf et ce dernier, quoiqu'il essayât de les prendre en chasse, ne put mettre la main sur ces criminels, qui profitèrent du chaos provoqué par le docteur Otaku – contre lequel le magicien longtemps nourrit une rancœur inexpiable. Depuis lors, il n'eut de cesse de chercher ces criminels et ses résultats furent d'abord... très maigres. Ces malfrats couvrirent leurs traces avec l'expertise du serpent qui ondule sous le sable, et chaque fois que Louis crut mettre la main sur une piste viable, même en s'appuyant sur les riches moyens de l'organisation SHADOW, il ne marcha qu'à travers d'obscures impasses, qui l'obligèrent à rebrousser chemin pour repartir de zéro. Loin de se décourager toutefois, il perdit peu à peu de vue tout signe favorable et se vit condamné à errer dans le noir, en absence d'informations valables, si bien qu'il mena longtemps ses recherches à l'aveugle, au hasard d'intuitions parfois heureuses, parfois malheureuses. Les mois et les années passèrent sans qu'il fît un seul progrès réel, sans qu'il connût aucun succès exploitable. Quand il prit ses quartiers à Star City, il poursuivit ses recherches, mais céda bien vite au désespoir. Bredouille il arriva, bredouille il demeura. Il ne trouva rien dans la ville où ses environs, pas même la plus petite esquisse de piste à suivre. Peu à peu ses recherches passèrent au second plan et le magicien poursuivit d'autres chemins et d'autres projets, qui le tinrent bien loin de ces ennemis de l'ombre. Ceux-ci pour autant ne l'oublièrent point et sous couvert d'un faux attentat, le six mars 2015, ils frappèrent à nouveau, cette fois dans une salle de sport de Star City, qui n'était pas vraiment leur cible. Car la victime qu'ils cherchaient et qu'ils voulaient tuer, c'était bien Louis, ce qu'ils réussirent d'ailleurs. Dès lors, quand il revint à lui, quand il ne fut plus Louis mais Dante, le magicien se mit en quête de les traquer, de les débusquer et de les retrouver, ces misérables ! Il y mit tout son cœur, toute sa science, toute sa diligence et, aider par son inséparable Raphaël, qui estimait lui aussi que ces bouseux en pantoufles avaient des comptes à lui rendre, il trouva une piste qui leur ouvrit le chemin d'une solution à tous les obscurs problèmes nés de la première rencontre avec ces individus.

Mais ces individus n'étaient pas un groupuscule de farfelus assassins ligués contre la famille du magicien dont ils chercheraient à tuer chacun des rejetons. La réalité était autrement plus complexe et raffinée. Pour comprendre ce qu'étaient donc ces tristes sires, il fallait remonter à la fin du Moyen Âge, quand la branche principale et italienne de la famille s'éteignit au profit de la branche française qui retrouva sa primauté. Les causes de cette déchéance ne furent pas naturelles. Le vieux Pierre d'Aubusson, quarantième grand maître de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, fonda, avant sa mort, un ordre de chevalerie secret et officieux, l'ordre des Chevaliers de Cadmos, d'après le héros grec qui tua le dragon de la source d'Ismène. La fondation de cet ordre n'était pas anodine, pas plus que le secret qui entoura sa création. En 1501, Pierre d'Aubusson conduisit lui-même une téméraire aventure militaire contre l'empire Ottoman, aidé des Vénitiens, mais l'ambition tourna court et fut un échec, à cause du peu de soutien qu'il reçut de ses amis français, et déjà à l'époque il parut évident que la défection du roi de France fut l’œuvre d'une femme, d'une italienne, Alessandra Visconti, une vénitienne qui œuvra, par le truchement de son mari, à cette manœuvre que le grand maître vécut comme une trahison. Ayant appris que la ténébreuse italienne était en vérité une sorcière et une dragonne, mais incapable d'obtenir contre elle un procès en sorcellerie et a fortiori une condamnation, il fonda l'ordre des chevaliers de Cadmos avant de mourir, et l'acte fondateur de cette confrérie secrète fut l'assassinat d'Alessandra qui mourut sans avoir pu voir grandir ses deux fils et sa fille. Immédiatement le flambeau revint à la parenté française des Visconti. L'ordre demeura d'abord attaché au plus officiel ordre de Saint Jean de Jérusalem, mais il s'en éloigna rapidement quand il parut clair que sa mission originelle serait d'éliminer la corruption maléfique qui frappait les élites nobiliaires européennes. Peu à peu, l'ordre abandonna ses références historiques pour se pénétrer d'une vision absolutiste de sa mission qui se mua peu à peu en un fanatique projet d'épuration. Mais les excès de ce qui devenait peu à peu une sorte de secte en éloigna le public des membres potentiels et, au fil des siècles, le petit nombre des adeptes acheva de transformer l'ordre de Cadmos en une sorte de coterie secrète toute entière dévouée à l'élimination des dragons et autres monstres mythologiques. À cette fin, tous les moyens seraient bons, ce qui justifiait d'ailleurs l'emploi contre les cibles désignées de toutes les méthodes, même les pires.

Dante et Raphaël, conscient de tout cela, savaient aussi que l'ordre de Cadmos n'était plus qu'une ombre de ce qu'il fut. La secte n'était plus qu'un rassemblement d'à peine une centaine de membres éparpillés dans le monde entier. Toutefois, ils trouvèrent ce qui semblait être le nid des frelons, dans le désert de Sonora. Ce qui expliquait leur présence à Tucson, en Arizona. Ce n'était pas tout à fait le genre de destination que Dante aurait choisi pour leurs vacances, mais il était là dans un but très précis : une courte halte avant d'aller s'enfoncer dans le désert à la recherche de la redoute où il trouverait la tête de l'ordre de Cadmos. Il n'aurait alors qu'à décapiter la secte, pour brûler ensuite les membres éparpillés. Il ne resterait dès lors plus rien de ce groupuscule, sinon les quelques agents absents de la zone et postés ailleurs dans le monde. Le plan était simple et comptait sur la fiabilité des informations recueillies par Dante et par Raphaël ces derniers mois. Dans la ville, ils louèrent un véhicule, se dotèrent d'une carte du désert, et s'assurèrent d'avoir l'équipement nécessaire à l'éventuelle nécessité du camping dans la nature aride et sauvage. Pour l'occasion, Châtaigne et Torgnole, les accompagnaient. Ils avaient insisté et Dante n'avait pas jugé opportun de leur refuser ce plaisir. Il s'en était d'ailleurs ouvert à Raphaël en ces termes :  « Tu me demandes ce que je compte faire quand nous les trouverons. La réponse est simple : les détruire. » Il était inutile de préciser qu'il userait pour cela de toutes les armes à sa disposition. Il conduisait la jeep. La route, à mesure qu'elle s'enfonçait dans le désert, perdait en qualité. À l'arrière, les gobelins sautillaient avec les vibrations des roues, du moteur et de la carrosserie. Ils atteindraient bientôt la fin du chemin. À partir de là, ils devraient suivre les indications rassemblées sur la carte la veille au soir par Dante, en espérant qu'elles seraient bonnes. Dante lâcha cette question à la volée :  « Est-ce qu'il te choque de savoir que je pourrais tuer ? » Il était préférable à ses yeux d'évacuer cette question plutôt que d'attendre le crucial moment. Il ne doutait pas une seconde d'avoir face à lui un individu qui aurait une réaction bien différente de celle du commun des mortels, puisque Raphaël était un dieu grec. Et Hermès n'avait-il pas tué le géant Argus ? Il était néanmoins nécessaire au dragon de s'assurer que son compagnon ne se prendrait pas d'un goût soudain pour la morale et les sermons. Cette aventure serait une façon d'introduire auprès d'Hermès une perception nouvelle de son compagnon, en vérité. Il ne restait plus qu'à voir si le dieu messager aurait les tripes pour en supporter la vision et l'appréhension.
 
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Message posté : Ven 24 Juil 2015 - 4:45 Message
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Depuis le six mars, je n'avais cessé de chercher les responsables de la mort de Louis, quoi que ces derniers fussent remarquablement doués pour brouiller toutes les pistes. Je n'avais pu remonter directement aux commanditaires de l'attentat, pour la simple et bonne raison que les individus appréhendés par la police de Star City suite aux tragiques évènements, n'avaient été en mesure de me fournir la moindre information. Probablement avaient-ils été victimes d'un maléfice de confusion, rendant abscons tout interrogatoire, mais il en fallait cependant d'avantage pour décourager un dieu de l'Olympe impatient !
Bien que le retour de mon aimé sous les traits du jeune Dante eusse, fort heureusement, atténué ma colère avec le temps, cette rancœur à l'égard de ces mécréants persisterait tant que l’oxygène alimenterait encore les poumons de leur immonde carcasse. Cependant, je n'en avais jamais rien dit à ce dernier, et, en secret, je continuais à déployer tout autant d'ardeur à retrouver la trace de ces misérables, résolu que j'étais à leur faire payer le prix de leur crime; jusqu'à ce que Dante lui-même me fisse part de son souhait de retrouver ses propres meurtriers, ainsi que ceux de feu son épouse. Pour mon plus grand plaisir, nos intérêts s'étaient une fois plus rejoints sur ce point, bien que je n'eusse encore jamais fait part à mon aimé du dessein que je nourrissais à ce sujet. Le témoignage de mes sentiments suffisait à justifier cette aide que j'avais simplement accepté de lui concéder dans cette quête de vengeance, par amour pour lui. Je n'avais fait montre d'aucune hésitation lorsqu'il m'en avait fait part. Cependant Dante n'avait peut-être pas vraiment idée de ce que cela représentait réellement à mes yeux. Pouvait-il seulement s'en douter ? Fidèle à moi-même, ma désinvolture naturelle avec laquelle Dante avait appris à composer, dissimulait sous mes petites attentions et mes élans d'enthousiasme, la fureur latente qui sommeillait en moi et ne demandait qu'a s'éveiller pour accomplir sa vendetta.

Par le fruit conjoint de nos efforts, nous étions parvenus à remonter la piste de l'Ordre des chevaliers de Cadmos sous la conduite du "bouclier de la chrétienté" qui fit assassiner un éminent membre de la famille Visconti au tout début du XVIème siècle. L'Ordre avait ensuite périclité au fil des siècles, mais nous avions tout de même retrouvé la trace d'une centaine d'individus appartenant encore cet ordre aujourd’hui, éparpillés un peu partout à la surface du globe, dont une forte concentration se tenait dans le désert de Sonora.

Nous avions collecté un maximum de données sur leur compte, et plus encore alors que je m'étais rapproché de certains d'entre eux, à l'insu de Dante, afin de leur vendre quelques précieuses informations en ma possession, dans le but de débusquer les infâmes vautours dans leur propre nid. J’ignorais si Dante cautionnerait les méthodes quelque peu douteuses, que j'avais employées pour obtenir pareilles informations, et cela n’avait pas vraiment d’importance, en vérité. C’est pourquoi je m’étais abstenu de lui en faire part. A mes yeux, peu importait les moyens employés pour arriver à nos fins. Et, sans le savoir, le sort que je réservais à ces rats était identique à celui que comptait leur infliger mon bon ami le dragon.
Je n'étais pas parvenu à obtenir la localisation exacte du siège de la secte, mais en recoupant toutes les informations à notre disposition, Dante et moi-même étions parvenus à déterminer un périmètre de recherche plus ou moins précis. De plus, je ne m'inquiétais pas trop au sujet des menus détails qui nous manquaient encore, car si tout se déroulait selon mon plan, ce n'était pas nous qui irions à l’Ordre, mais l’Ordre lui-même qui viendrait à nous. Après tout, n’avaient-il pas échoué à exterminer le dernier dragon de la lignée des Visconti ? Voilà la nouvelle rumeur qui était sans doute remontée en haut lieu de ce groupuscule répugnant. Naturellement, le contact au sein de l’Ordre à qui j’avais littéralement vendu la mèche au sujet de ce cuisant échec, m’avait demandé la preuve de ce que j’avançais et après plusieurs échanges ayant aboutis à une négociation rondement menée, je lui avais promis de livrer à l’Ordre des Chevaliers de Cadmos, ledit dragon affaiblit par mes soins afin de leur faciliter la tâche dans le désert de Sonora, en échange d’une coquette somme d’argent pour laquelle je n’éprouvais aucun intérêt en réalité. Une avance m’avait déjà été versée et le reste me serait remis à la livraison du colis. Cela pouvait avoir le goût et la couleur d’un pari audacieux ! Mais ces bougres ignoraient à qui ils avaient vraiment à faire, ce qui les conduirait irrémédiablement à leur perte car je n'avais nullement l'intention de leur livrer Dante.

Ce matin là, j’avais eu la bonne idée de plaisanter au sujet de l’étrange confiance que Dante accordait au dieu des voleurs, ce dernier n’ayant pas la réputation d’être le plus fiable du panthéon grec, le tout, sur le ton de la provocation naturellement. Puis, sans lui dévoiler toutes les cartes de mon jeu, j’en avais profité pour lui glisser quelques théories présupposée farfelues, sur la possibilité d’être attendus dans le désert en lui demandant ce qu’il comptait faire de ses meurtriers. Dante, sans se démonter, m’avait avoué avec détermination qu’il comptait de toute façon détruire l’Ordre des Chevaliers de Cadmos. Je lui avais alors adressé un sourire énigmatique pour toute réponse. Il m’avait tendu la carte qu’il avait achetée pendant que je négociais la location de la jeep la veille et s’installa au volant. Châtaigne et Torgnole avaient déjà pris place à l'arrière du véhicule et le gobelin à la peau rouge et à la mine renfrognée semblait d’avantage exaspéré de l’enthousiasme débordant de son homologue beige et chevelu pour cette virée dans le désert. Ils étaient ballotés de toute part à cause des soubresauts du véhicule, et Châtaigne ne tenait pas en place, tantôt regardant la carte par-dessus mon épaule afin de faire état de notre progression à Torgnole, tantôt scrutant l’horizon en quête de la moindre chose lui paraissant suspecte, toujours en quête de zèle.

Le chemin devint de plus en plus chaotique, jusqu’à complètement disparaître à l’aune du désert que nous embrassions désormais. Je m’amusais à jouer les copilotes, en fournissant à Dante les indications sur notre destination lorsque celui-ci m’interrompit d’une question qui me surprit. Les coins de mes lèvres s’élevèrent légèrement. Je levais mes prunelles azurées de la carte afin de les poser sur Dante, amusé. Pourquoi se mettait-il à avoir ce genre d’état d’âme tout à coup ? N’avions nous pas tous deux affronté le gardien de l’île lyrique de mon frère, qu’il avait lui-même conduit dans le cratère du volcan où celui-ci avait périt dans les flammes ? N’avions-nous pas combattu et tué quatre gorgones ainsi que leurs progénitures, sans le moindre scrupule ? Quelle différence y avait-il entre ces gorgones et ses meurtriers ? Hormis la nature de leur crime ? Sans doute éprouvait-il des remords car il s’agissait là d’êtres humains, ses semblables en somme ? A moins qu’il ne s’agisse là d’une appréhension issue de quelques lointains souvenirs. Quoi qu’il en soit, pour moi, cela ne faisait aucune différence. Je souris. « Tu es sérieux ? » Je ne comprenais pas vraiment la crainte qu’il puisse éprouver vis-à-vis de moi. « Allons ! Depuis quand as-tu peur de me choquer ? » dis-je en riant. « Je t’ai vu à l’œuvre, je sais ce que tu es, je sais de quoi tu es capable. Crois-tu sincèrement que quelque chose ici bas puisse me choquer ? Tu n’es pas le premier à tuer et tu ne seras pas le dernier. Tout comme tu n’en es pas à ta première vengeance. » dis-je en souriant, sur le ton de la conversation. La légèreté de ma réaction pouvait surprendre, mais Dante me connaissait suffisamment à présent pour s’être rendu compte que ma vision de certaines choses était bien différente de celle des mortels. J’éprouvais un réel détachement pour ce genre de chose que n’importe quel être humain normalement constitué, attachant une telle importance à la vie, considèrerait comme cet acte comme extrêmement grave ; tout comme le meurtre et la vengeance pouvaient être considérés comme « mauvais » ou criminel, par certains illustres bienfaiteurs manichéens et protecteurs de l’espèce humaine. En ce qui me concernait, j’étais un être divin et par conséquent, ma notion du bien et du mal, tout comme ma morale, étaient somme toute bien différente, et complètement subjective. En revanche, je n’étais pas dupe. Je soupçonnais sa question de receler autre chose qu’il n’osait probablement pas m’avouer. Un sentiment de culpabilité sans doute ? Ou encore attendait-il de ma part une quelconque permission ? « Je pourrais te retourner la question. » dis-je en reportant mon regard sur l’étendue sableuse. « Tu sais, j’ai beau observer les humains depuis longtemps, étudier leur comportement et leur psychologie, il y a tout de même certaines choses qui m’échappent. » avouai-je en toute sincérité. « Sur l’Olympe, tout un chacun se doit d’assumer ce qu’il est et ce qu’il fait, et tout a un prix. C’est la base de toute chose. » Puis, reposant un regard alangui sur Dante, j’ajoutai : « Si tu ne le fais pas, ce sera… »

« Là bas messire dragon ! J’ai vu quelque chose ! » s’écria soudain Châtaigne.
« Arrête un peu de t’agiter pour rien ! » grogna Torgnole.
« Aïe !... Je ne m’agite pas pour rien ! Je l’ai vu avant toi, c’est tout ! »

    Dé : Qu’a vu Châtaigne ?
    Réussite:
    0: Un mirage
    1: Un rocher
    2: Une oasis
    3: Un cactus
    4: Une caravane
    5: Un animal


« C'est qu'un oiseau ! »
En effet, un vautour tournoyait dans le ciel à quelques centaines de mètres de là.

 
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Message posté : Ven 24 Juil 2015 - 4:45 Message
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Message posté : Sam 25 Juil 2015 - 1:38 Message
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 « Bien sûr. » La question n'était pas anodine. Elle s'imposait, puisque le projet d'extermination de l'ordre de Cadmos était arrêté dans l'esprit du dragon. Il tuerait chacun des sbires qu'il trouverait dans ce désert, jusqu'au dernier, même s'il devait pour cela couvrir le sable et la pierre d'une flaque de sang de la taille de l'Arizona.

Mais il n'était pas seul, et s'il pouvait déjà anticiper les réactions de Châtaigne comme de Torgnole, il lui était essentiel de connaître l'orientation que prendraient les réactions de Raphaël quand viendrait le crucial moment des premières mises à mort. Dante se doutait bien que l'Olympien demeurerait imprévisible, comme à son habitude, quoiqu'il lui dît. Mais il désirait au moins informer son compagnon de cette réalité : Dante se ferait meurtrier. Peut-être que ce réflexe interrogatif était déplacé, étant donné la nature divine et l'existence millénaire de Raphaël, mais Dante n'était pas tout à fait un grand maître de la sagesse épistémologique et ses réactions parfois manquaient de recul et même d'intelligence, pour n'être que le reflet brutal de ses préoccupations immédiates. Tout millénaire qu'il était désormais, lui aussi, il ne pouvait prétendre à la sagesse olympienne, à la patience du divin – encore que les personnages et les divinités de la mythologie grecque s'illustrassent souvent par leurs défauts, leur démesure, leur ὕβρις, qui les rapprochaient donc de l'être humain. Dante s'en éloignait, étrangement, par le caractère parfois reptilien et draconnique de ses réactions, de ses positionnements. Raphaël n'y échappait guère lui-même, dans son obstination à la désinvolture, qui confinait parfois au pire de jusqu'au-boutisme. Mais pouvait-il être autre chose que ce que sa nature lui imposait ? Dante s'y était fait et prenait même un certain plaisir. Tant d'autres cependant se fracasseraient comme des vagues impuissantes sur les falaises de la personnalité trop bien trempé de Raphaël, sans espoir de jamais en creuser la blancheur éclatante. Hermès n'était pas tout à fait un enfant de chœur. Certains ne le comprendraient jamais, et se condamnaient donc à l'aigreur par avance.

Dante n'était pas de ceux-là. Mais il ne put répondre aux remarques inachevées de Raphaël. Les gobelins avaient repéré quelqu chose. Châtaigne fut celui qui nota le premier la présence d'un animal, un oiseau, de toute évidence un vautour.  « Un simple oiseau, oui. Cathartes aura, si je ne m'abuse. » L'affreux oiseau, chauve et noir comme la suie, planait au-dessus d'un vieux panneau métallique où plus rien n'était affiché depuis des lustres. Solitaire et peu menaçant, la volaille nécrophage s'était sans doute traînée jusque-là par curiosité, attirée par le bruit que projetait la voiture tout autour d'eux. La course ne fut d'ailleurs pas interrompue et l'animal volerait en paix.   « On devrait l'attraper et le zigouiller... comme ça pas de témoin !  » L'enthousiasme de Châtaigne suscita un sourire sur le visage du conducteur.   « Cet oiseau-là ne dira rien à personne. Ne sois pas pressé, Châtaigne, tu auras ton lot d'aventures, toi aussi, dans ce désert. Quelque chose me dit que l'imprévu nous attend sous chaque pierre, derrière chacun de ces arbres desséchés qui peuplent un paysage... inhabituel.  »

Dante balaya du regard les environs. Des pierres, des cactus, des carcasses d'arbre mort, de la terre broussailleuse mais sèche... et au-loin, les mesas terribles, et le profil menaçant des canyons arides. Heureusement, ils avaient prévu quelques gourdes pleines !   « Est-ce que ça veut dire qu'il faudra soulever toutes les pierres pour trouver nos ennemis ?  » interrogea un Châtaigne plus sérieux que jamais. La main de Torgnole se porta aussitôt son front, mais Dante anticipa toute réaction prenant la parole.  « Il ne sera pas nécessaire de s'imposer cette épreuve. Nous sommes assez de quatre pour trouver la piste exacte du repaire des derniers membres de l'ordre de Cadmos.  » Il ne comptait pas tout à fait sur les gobelins, qui n'étaient pas de fins limiers, mais pour autant Dante ne négligeait point leur utilité. Ils roulèrent encore quelques dix minutes quand la route, ou ce qui en restait, prit fin au pied d'une vieille station service abandonnée. Les vraies recherches commenceraient ici, à l'appui des informations recueillies ces derniers mois. Le véhicule fut garé sous les fenêtres cassées du bâtiment.

    Jet de dé – I :
    Deux réussites : Il y a quelqu'un à l'intérieur de la station service.
    Une réussite : Il y a dans la station service les restes chauds d'un repas.
    Deux échecs : Il n'y a dans la station service aucun indice évident d'une présence quelconque.

    Jet de dé – II, si double échec au I :
    Réussite : Un début de piste, bien caché, est trouvé.
    Échec : Rien de bien concret ou intéressant ne s'offre à leurs yeux.


Ils quittèrent la voiture et approchèrent prudemment du bâtiment. Les environs ne donnaient à voir qu'un spectacle des plus simples. Affligeant de banalité, les vieux bidons vides et les barrières rouillées semblaient demeurer les derniers témoins d'une époque aujourd'hui révolu, quand il y avait du passage par cette route inachevée. L'impasse s'expliquait-elle ? Cette interrogation resterait pour l'heure sans réponse. Dante le premier pénétra la station et du réprimer un soupir de lassitude quand il détruisit la poignée de la porte alors-même qu'il n'avait mit aucune violence dans le geste pour en actionner le mécanisme. Il dut se résoudre à simplement pousser la porte avant d'entrer.   « J'imagine que personne ne me tiendra rigueur de ce vandalisme involontaire...  » Il jeta au sol la poignée vermoulue qu'il avait arrachée à son support. L'intérieur était à l'image de l'extérieur, à ceci près que la poussière sur les meubles donnaient à l'ensemble un grain particulier, comme si l'écran de leurs regards était blanchi. Le doigt de Châtaigne caressa la tranche du dossier d'une chaise et la petite créature beige s'indigna.  « Personne n'a fait le ménage ici depuis des lustres ! J'espère au moins qu'ils ne nous feront pas payer les verres d'eau !  » Torgnole fulminait en silence tandis que Dante, comme les autres, inspectaient les coins et les recoins la recherche d'une trace d'activité. Il souhaitait trouver dans ce bâtiment la preuve que des gens crapahutaient dans le désert environnant – c'eût été un moyen pour lui de se rassurer, de se savoir sur une bonne piste.

Il n'y avait pourtant rien que des sets de table passés de mode, de vieilles bouteilles de bière mille fois chauffées, mille fois refroidies, ainsi qu'un vieux juke-box éventré où un quelconque animal semblait avoir fait son terrier ou son nid. Dans les cuisines, sommaires, les réserves de nourriture étaient si sèches qu'ils n'auraient pas à se soucier de l'odeur qui caractérise les aliments oubliés. De même dans l'esquisse de boutique, les vieilles barres chocolatées ressemblaient moins à des barres qu'à des berlingots difformes. Dante fit la grimace.  « Il faudra compter sans la nourriture locale. Enfin, je devrais plutôt dire la bouffe. Ce paquet de bonbon date de la fin des années 1990 !  » Bizarrement, alors qu'il s'attendait à une remarque de Châtaigne ou à une réponse de Raphaël, ce fut la voix grincheuse de Torgnole qui lui donna la réplique.

  « J'ai trouvé quelque chose... peut-être rien, mais... messire ?  » Direct et discret comme il fallait s'y attendre, le brave gobelin tournait son regard blanc vers le magicien qui approchait de lui avec une lenteur toute reptilienne.   « Qu'y a-t-il ?  » Torgnole lui montra une touffe de poils grisâtres. Il la garda en main et en renifla les arômes.  « C'est...  » commença Dante, effaré, terriblement surpris. Torgnole acheva sa phrase, ce qui n'était guère courant et rendit muet un Châtaigne qui n'avait guère l'habitude d'avoir ainsi la chique coupée.

  « Du poil de gobelin...  » La voix se perdit dans un tourbillon de silence. Cette poignée de poils semblait inoffensive et pourtant, elle portait sur elle un parfum particulier, à peine perceptible, mais impossible à ignore pour les trois vieux amis. Dante, Châtaigne et Torgnole avait reconnu l'odeur caractéristique et plus encore, puisque le parfum attaché à cette touffe de poils rappelait étrangement l'odeur... du pauvre Torgnole qui en était tout étourdi d'incompréhension.
 
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Message posté : Sam 25 Juil 2015 - 1:38 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531

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#2 'Jugement du Hasard' :
SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 1233591204271157401469499775534
 
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Message posté : Dim 26 Juil 2015 - 15:49 Message
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Je n’eus guère le loisir de faire part à Dante du fond de ma pensée concernant l’extermination de l’Ordre de Cadmos, puisque Châtaigne nous interrompit pour désigner un vautour tournoyant au dessus d’un vieux panneau de signalisation. Je jetai un œil à l’oiseau de mauvais augure m’interrogeant sur les raisons de sa présence en ces lieux, seul. Je n’avais pas noté la présence de charogne à l’endroit qu’il survolait. Je pouffais également de rire à la remarque du gobelin. « T’ai-je déjà dit que j’appréciais particulièrement ta radicalité et ton sens du dévouement Châtaigne ? » dis-je en riant, avant que Dante ne le rassérène gentiment. Je lançais une œillade complice agrémentée d’un sourire espiègle à l’intention du magicien, qui ne croyait pas si bien dire, en parlant d’imprévus. « Un peu comme son maître. » ajoutai-je, le sourire élargit d’une moquerie affectueuse. Je lançai ensuite un regard amusé au gobelin qui semblait prendre la moindre remarque au premier degré, et Dante s’empressa de lui répondre avant que je ne prenne au mot ce dernier et ne l’incite avec ironie à se mettre à soulever toutes les pierres du désert sur le champ. Connaissant Châtaigne, il aurait été fortement probable qu’il s’exécute pour les beaux yeux de son maître. Mais Dante me coupa l’herbe sous le pied. Une lueur étincelante de malice brillait dans mes yeux que je détournais du gobelin candide que je prenais plaisir à taquiner, sans aucune méchanceté ni arrière pensée ; simplement parce que son innocence, sa fraicheur et sa naïveté me divertissaient ; pour les reporter sur mon aimé que je toisais avec insistance afin de lui signifier mon désappointement passager, tout cela sans le moindre sérieux naturellement. « Tu penses ! » ajoutai-je, faussement vexé, sans toutefois me défaire de mon sourire en coin. Je reportai mon nez sur la route, si l’on pouvait appeler cela une route, m’amusant comme un gosse. « Peut-être aurions nous mieux fait de prendre un GPS. » dis-je sur un ton presque sérieux, respirant éhontément la provocation. C’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Il ne fallait certainement pas compter sur les gobelins pour nous localiser. Dante était plus à même de savoir s’orienter que n’importe quel être humain, du fait de sa condition draconique et de son odorat particulier, encore fallait-il que nos ennemis possèdent un équipement ou des objets odorants, quant à moi, j’étais le dieu des routes et des carrefours, protecteur des voyageurs et je ne me perdais pour ainsi dire jamais. J’étais ce que l’on pouvait effectivement qualifier de GPS sur pattes, le plus fiable qui puisse exister, quand je ne jouais pas les fortes têtes. Mais pour l’heure, j’étais d’humeur taquine et le semblant de route que nous suivions, venait de s’évaporer au pied d’une vieille station service.

Dante arrêta le véhicule et en descendit. Je l’imitais, inspectant scrupuleusement les abords de la vieille bâtisse délabrée. Je ne remarquai rien de suspicieux, hormis un autre vautour planant dans le ciel au dessus de nos têtes. Après lui avoir lancé un regard inquisiteur, je rejoignis Dante sur le seuil de la station service, et déjà, il maltraitait l’équipement. « Et bien ! Tu ne mesure plus ta force chéri ? » lui susurrai-je au creux de l’oreille que j’effleurai du bout des lèvres. « Le propriétaire te poursuivra sans doute pour réclamer des dommages et intérêts. » répliquais-je avec une légère ironie. Sans me défaire de mon air malicieux, je l’effleurai volontairement au passage pour faire le tour des lieux, laissant mes empruntes dans le sol poussiéreux de la vaste pièce qui contenait encore des rayonnages de denrées alimentaires desséchées, ainsi que de vieux magasines aux couvertures recouvertes d’une pellicule blanchâtre. Tout ici semblait être resté en l’état, comme si la vie s’était suspendue en cet endroit qui donnait l’impression d’avoir été subitement abandonné par son propriétaire et ses clients, qui devaient probablement se faire rares, du reste. La pertinence des propos de Châtaigne me fit une nouvelle fois sourire, puis je soufflais sur la première de couverture d’un magazine ayant pour titre Vanity Fair, illustrée d’un de ces acteurs américains connu qui aurait rajeunit de dix ans au moins ! Brad Pitt était bien moins retouché sur cette photographie qu’il ne l’aurait probablement été de nos jours avec les nouveaux canons de beauté surréalistes ayant fait leur apparition depuis l’amélioration des performances des logiciels de retouche graphique. Le magazine en question datait de… « Novembre 1998. » lu-je à voix haute, tandis que Dante reposait également un paquet de bonbons périmés depuis quelques années. Je croisais le regard de Dante avant que ce dernier ne se dirige lentement vers Torgnole qui affirmait avoir découvert quelque chose. Châtaigne qui s’affairait déjà à dépoussiérer tout ce qu’il pouvait accouru aussitôt. Je souris une nouvelle fois en reposant le livret à sa place puis je les rejoignis tous les trois, le pas leste et silencieux pour assister à la découverte poilue du rouge qui avait semble-t-il installé un climat de surprise générale. Je les observais tous trois tour à tour, n’ayant pas l’odorat suffisamment développé pour me rendre compte de ce qui générait ce soudain malaise. « Un gobelin ici ? Décidément ! Ce n’était pas tout à fait le genre d’être que je m’attendais à rencontrer dans un désert américain. Mais après tout, pourquoi pas. » Il n’y avait pas grand-chose qui puisse m’étonner en ce bas monde. Mais cela semblait avoir scotché mes trois compères. Torgnole me lança un regard noir auquel je ne prêtais pas grande attention. Il était d’un naturel bourru et nos humeurs étaient très souvent incompatibles. J’étais habitué. En revanche, le malaise de Dante m’inquiétait d’avantage.

« Qu’y a-t-il ? »
« Ce n’est pas n’importe quel gobelin ! » rétorqua Châtaigne.
« Comment cela ? »

Le silence pesant s’installa de nouveau jusqu’à ce que l’un d’eux daigne m’expliquer. Mais la révélation complète fut entrecoupée de bruits sourds sur le toit de la station service.

 
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Message posté : Lun 27 Juil 2015 - 19:28 Message
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Ce n'était pas n'importe quel gobelin. Dante, qui demeurait pensif, l'avait compris immédiatement. Quand les poils passèrent entre ses mains, il avait aussitôt fait le lien entre leur odeur et l'odeur de Torgnole, ce qui témoignait d'une réalité à la fois improbable et cruelle, car le moment n'était guère choisi pour ce type infâme de coup de théâtre. C'en était un, indubitablement, et de la pire espèce. Le pauvre rougeaud passait d'ailleurs par toutes les émotions à chaque minute que le silence laissait tomber sur eux comme autant de gouttes d'une pluie terrible. On vit alors se produire ce que Raphaël dut prendre pour une illusion : Châtaigne prit Torgnole par les épaules et lui donna l'accolade ; pire encore, le gobelin rouge se laissa faire. Il ne répondit pas à ce geste d'affection, demeurant froid et distant comme à l'accoutumée, mais il ne repoussa guère son inénarrable comparse.

Aucune larme ne vint rouler sur sa peau tannée, mais on devinait à ses yeux qui tremblaient que l'émotion l'avait gagné au-delà du raisonnable, et que mille souvenirs se disputaient sous ses yeux ouverts la priorité. Dante en conçut du chagrin, tant la surprise l'avait lui-même saisi à la gorge. Ils étaient venus pour une tâche simple, voilà qu'ils se trouvaient confrontés à un imprévu des plus... délicats. Très vite toutefois le dragon se reprit pour entraîner Raphaël un peu plus loin dans la pièce, là où il pourrait lui parler à voix basse. « Il fallait bien que nous fussions au cœur du désert... voilà que tu assistes à un mirage... pourtant, non, tu ne rêves pas. Laisse-moi te raconter la tragique histoire des Maison-Rouge. » Dante fit s'asseoir Raphaël et lui-même prit place à ses côtés après avoir pris soin de poser son sac à dos pour ne pas être encombré. Les hasards de leur épopée commune n'avaient jamais vraiment permis au magicien de raconter le détail des origines des trois gobelins qui le servaient déjà quand le dieu grec entra plus profondément dans sa vie. La curiosité de Raphaël avait amené des questions mais celles-ci n'avaient jamais nécessité de réponses trop détaillées, si bien que Dante jamais n'avait eu à dérouler pour lui ces récits compliqués.

Il était toutefois nécessaire, à présent, d'expliciter le chagrin soudain et contrit de Torgnole. Ce dernier était né dans une des dernières familles historiques de gobelins encore présents sur terre. À sa belle couleur rouge, à ses tatouages ainsi qu'à la perfection de sa peau, Raphaël reconnaîtrait désormais un gobelin originaire des contreforts pyrénéens qui environnent le pays Basque. Là-bas, toutefois, sont plus connus les lamiñaks, dont les descriptions varient d'après les légendes, mais Dante l'affirmait : ce mot du folklore désignait ni plus ni moins que les gobelins locaux. Or ces lamiñaks étaient réputés richissimes, ce qui a semé les graines de la fameuse légende de l'or des lamiñaks, qui fait encore les gorges chaudes des conteurs du pays. Ainsi, une légende raconte qu'une jeune demoiselle fort jolie du pays d'Hasparren rendit visite aux lamiñaks dans leur caverne. Accueillie en véritable reine, ils lui confièrent une certaine quantité d'or à la condition qu'elle ne revînt plus jamais à cet endroit et qu'elle en oubliât l'existence de la caverne – c'était l'assurance de la tranquillité des lamiñaks. La jeune fille promit mais ne tint guère sa parole, puisqu'un mois plus tard elle revint, avec quelques-uns de ses amis. Ceux-ci ne sortirent plus de la grotte où ils vécurent et périrent quand la vieillesse leur devint insupportable. Ces lamiñaks-là n'étaient pas n'importe quels gobelins, puisqu'il s'agissait de la famille de Maison-Rouge, un vieux clan de gobelin dont Torgnole était l'un des derniers membres. Qu'arriva-t-il donc pour que ce lamiñak-là quittât sa caverne et entrât au service du magicien ? Le récit prit un tour tragique quand Dante expliqua qu'il n'était pas seul à connaître l'existence des gobelins et des légendes associés à leur folklore. L'or des Maison-Rouge attira de nombreuses convoitises à travers les siècles, et un beau matin, au début des années 2000, la caverne fut littéralement prise d'assaut par une équipe entraînée à tuer et armée pour cela. Ces sinistres individus furent bien déçus toutefois de ne trouver ni or ni richesses, car les lamiñaks savent dissimuler leurs trésors. Ils se vengèrent en ravageant crapuleusement l'ensemble de la famille, et il n'y avait jusque-là qu'un seul survivant que le dragon découvrit quand il arriva lui-même après le massacre. Il découvrit les ruines de la caverne, les cadavres des Maison-Rouge, et le malheureux Torgnole, qui ne portait pas encore ce nom, et qui agonisait tristement. Poussé par l'avidité, il était venu là pour négocier l'or des lamiñaks, et voilà qu'un acte de bonté le poussait à partir avec, sous le bras, un gobelin qu'il prit à son service et plus encore qu'il fit entrer dans sa famille.

 « Jusqu'à présent, donc, nous pensions que Torgnole était le dernier de sa famille, un orphelin de l'histoire des gobelins de la Terre comme il y en a temps. Cette touffe de poils... nous prouve qu'il y a eu d'autres survivants que lui. » La présence en ces lieux de l'ordre de Cadmos et d'un potentiel parent de Torgnole était-elle une coïncidence ? Peut-être, car après tout rien ne prouvait encore dans la station servie qu'un membre de l'ordre y fût passé.

    Jet de dé :
    Réussite : En fouillant bien, ils trouvent un indice.
    Échec : En fouillant bien, ils trouvent un ennemi.


Dante se releva, laissant à Raphaël le soin de digérer cette histoire, et revint vers le gobelin rouge qui avait déjà repris du poil de la bête, quoiqu'il fût, lui, totalement imberbe, ou presque. Châtaigne se tenait à ses côtés, visiblement inquiet, mais Torgnole était déjà revenu à ses humeurs naturelles, et fouillait les lieux. Le magicien comprit que le gobelin faisait passer la mission du jour avant la découverte inespérée, et il remercia silencieusement ce gage d'inexorable loyauté.  «  Dès que la question de l'ordre sera réglée, nous reviendrons ici pour nous lancer sur la piste ouverte par ces poils de gobelin » Torgnole tourna vers Dante un regard blanc et d'apparence inexpressif, pour autant le magicien fut seul à y voir les couleurs de la gratitude.   «  Oui.  »

Châtaigne s'apprêtait à toucher la poignée d'une porte qui s'ouvrit à la volée, envoyant le gobelin blanc voleter dans les airs. Apparut dans l'encadrement la silhouette féminine d'une véritable amazone. Vêtue comme l'eût été la fille de Calamity Jane, en mode couverture de magazine, elle pointait sur eux un fusil à canon scié, sorte de lupara qu'elle avait probablement volé à un mafieux qui passa par là et n'en partit jamais.   «  Z'avez une minute pour m'dire c'qui vous amène dans c'coin du désert avant que j'vous colle un coup dans la mâchoire les gars.  » Elle observait de ses yeux clairs les deux gobelins et sceptiques ne savaient trop quoi penser d'eux. Elle n'était pas là en naturaliste, toutefois, mais en sentinelle, et ne s'embarrasserait pas de questions inutiles. Tout ce qu'elle désirait savoir, c'était les causes de leur venue ici. Ensuite, elle les tuerait. Mais une douce migraine s'insinua d'abord en elle, pour gagner peu à peu ses lobes temporaux et même la base de son crâne. Quelle étrange affliction soudaine ! Elle cligna des yeux dans un premier temps car la douleur était soudaine mais supportable. Toutefois les secondes passaient et la souffrance devint atroce. Si bien qu'elle baissa son arme et de sa main libérée s'écrasa le front comme pour en faire sortir les causes de cette céphalée intempestive.  « Tu as choisi le mauvais jour et le mauvais moment pour faire de l'esbrouffe, jeune fille. Raphaël ? » Dante tourna la tête vers l'Olympien. Il connaissait les talents de ce dernier pour la persuasion et espérait qu'il pourrait faciliter et hâter l'obtention des informations de la part de cette idiote trop peu vêtue et trop lourdement armée pour son âge.
 
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Message posté : Lun 27 Juil 2015 - 19:28 Message
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Message posté : Ven 31 Juil 2015 - 2:12 Message
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Il était amusant de constater que la découverte d’une simple touffe de poils, anodine à première vue, puisse susciter autant d’émoi et de bouleversements en seulement quelques minutes. Je fus d’autant plus surpris par le comportement étrange des gobelins, l’un envers l’autre. Même Torgnole me sembla soudainement perdre de sa superbe et son tempérament habituellement hargneux, même à l’égard de son comparse, sembla fondre comme neige au soleil.
Ce fut Dante qui interrompit cette séquence émotion afin de m’expliquer de quoi il en retournait exactement, un peu plus loin. C’est ainsi qu’il m’éclaira sur la tragique histoire du rougeaud qui n’avait pas été gâté par la vie, ce qui me fit prendre quelque peu de recul sur le tempérament actuel du gobelin. Torgnole était descendant des lamiñaks, ces gobelins du pays basque. « De toute évidence, il n’est plus le seul. C’est tout de même curieux d’en retrouver la trace dans le désert de Sonora. » fis-je remarquer. Dante en convenait certainement. Tout comme il était curieux que nous eûmes de plus en plus souvent affaire à des gobelins depuis que Dante s’était révélé être le souverain de Gobelia. Tout portait à croire qu’il les attirait comme des aimants. « S’il y a des poils, nous le trouverons probablement dans les parages. Les gobelins sont-il plus à même que les humains de survivre dans le désert ? » demandai-je alors que le magicien s’était déjà levé pour rassurer son ami. Les bruits sur le toit avaient cessé.

Je me levais à mon tour et, par réflexe, j’attrapai Châtaigne à la volée lorsque celui-ci fut envoyé dans le décor par la brusque ouverture de la porte arrière de la boutique. Je le reposai distraitement au sol, en découvrant la demoiselle au langage châtié qui nous accueillait le plus chaleureusement qui soit, avec son fusil de chasse. Je réprimais un éclat de rire afin de me contenter d’un sourire angélique. « Bien le bonjour Mademoiselle. » répondis-je sur un ton léger.
« Cinquante secondes ! » répliqua cette dernière en retirant la sécurité de son arme.
J’adressai une œillade complice à Dante qui la fixait calmement, sans ciller, m’indiquant qu’il était sans doute à l’origine du soudain malaise qui s’empara de notre hôte. Mon sourire s’élargit de plus belle alors que je reportai mon attention sur la jeune femme qui se tenait désormais le front tandis que Dante la provoquait avec effronterie.

« Ta gueule ! » malgré son atroce céphalée, elle releva son arme vers nous. « T’crois que j’bluffe ? »
Sans me défaire de mon sourire, je fis claquer ma langue contre mon palais d’un air désapprobateur. « Tutututut ! »
Un coup de feu retentit dans le même temps et un courant d’air fit aussitôt voleter la poussière dans la station service. Les projectiles que j’avais déviés allèrent se loger dans les murs sur les côtés ainsi que derrière Dante et les gobelins, faisant voler en éclat la vitrine principale à l’avant de la station service. N’ayant que très peu souffert du recul, notre Calamity Jane tira de nouveau quelques secondes plus tard. « T’appr… » commença-t-elle en serrant les dents, mais elle n’eut guère le temps de finir sa phrase que j’avais déjà dévié le canon de son arme. Le contenu de la deuxième cartouche cribla le plafond cette fois-ci.
« Plait-il ? » répondis-je, amusé, à la fois pour elle et pour Dante.
Une fois de plus, ma trop grande vitesse m’avait fait disparaître aux yeux des personnes présentes dans la pièce et la jeune fille écarquilla les yeux en me voyant réapparaître sous son nez. « Tu ne devrais pas jouer avec ça, tu pourrais blesser quelqu’un tu sais ! » dis-je sur un ton amène en lui arrachant l’arme des mains. Je la jetai par terre en direction de Dante.

« T’es le m… ? »
« Shhhht ! » dis-je en posant mon index sur sa bouche tremblante. « Non, pas exactement. Tu vas être bien sage maintenant, et me dire qui tu es et qui t’envoie. » dis-je le plus calmement du monde, sur un ton on ne pouvait persuasif. Un talent que Dante me connaissait bien et dont il avait été très tôt le témoin d'ailleurs.
« Je… J’m’appelle Laura… Laura O’Hara. J’suis de Tucson. Pitié, ne m’tuez pas. »
« Allons, allons, qui a parlé de te tuer ? Continue. » répondis-je d’une voix doucereuse et rassurante. Personne en vérité, même si Dante m'avait avoué plus tôt être capable de tuer. Si je n'avais pas eu le temps de le lui dire, il découvrirait tôt ou tard que je n'étais pas non plus un enfant de cœur, et que je pouvais également me montrer sans pitié. Toujours dans mon rôle, je caressais la joue de la jeune fille du revers de la main, d’un geste bienveillant. En apparence seulement. Mais j’étais suffisamment convaincant pour qu’elle se détende. Si Dante eu pu être piqué par la jalousie qu'il se rassure, mes intentions étaient toutes autres, et d'une nature peu reluisante peut être même susceptible de le choquer. Cette délicate attention que je faisais l'honneur d'accorder à cette pauvre fille afin de la faire parler ne faisait que précéder le sort que je lui réservais si jamais elle avait le malheur de me contrarier.
« Le chef, y s’fait app’ler Phénix. »
« Mais encore ? »
« C’tout. Y m’paye pour qu’je surveille c’te station pourrie. Il a dit qu’personne devait dépasser la vieille station service, qu’fallait pas hésiter à tirer dans l’tas et que si y avait un facteur qui s’pointait, fallait qu’j’prévienne. »
Mon visage se fendit d’un sourire carnassier. Je plaçais ma main derrière sa nuque et rapprochais mon front du sien, plongeant mes prunelles sombres dans les siennes. « Oh ! Tu vas même faire mieux que cela, tu vas nous conduire à lui ! »

    Dé 1
    Réussite: Les coups de feu ont alerté l’équipe de sentinelles postées un peu plus loin.
    Echec: Les coups de feu n’ont inquiété personne.

    Dé 2 si réussite à dé 1
    Réussite: L’équipe de sentinelle cherche à prendre contact avec Laura via un GSM.
    Echec:L’équipe de sentinelle débarque.

    Dé 3 si échec à dé 1 et/ou réussite à dé 2
    Réussite: Laura sait où est le chef, connaît l’emplacement du repaire et peut nous y conduire.
    Echec:Laura ne sait pas où est le chef, ni où est le repère.


« J’sais pas où il est moi ! »
Mon sourire se figea. Je reculai mon front, afin de reprendre une distance convenable. Je n’avais qu’à faire un mouvement sec du poignet pour qu’elle s’écroule à mes pieds.
Aussitôt, un vrombissement sonore se fit entendre à l’extérieur. La cavalerie ! La jeune fille poussa un soupire de soulagement, se pensant tirée d’affaire, de toute évidence. « Mauvaise réponse ! » dis-je d’une voix calme sur un ton à transformer le désert en banquise.
« Quoi ? » Son regard mêlé d’incompréhension et de peur navigua de mon visage à celui de Dante auprès de qui elle espérait sans doute trouver de l'aide. « Tu ne nous es plus d’aucune utilité. » ajoutais-je avec un sourire malsain. La jeune fille poussa un gémissement de douleur, la peau de son cou se rigidifiait sous mes doigts. Elle suffoquait. Elle se pétrifierait complètement dans moins d’une minute si personne ne m’interrompait.


 
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Message posté : Ven 31 Juil 2015 - 2:12 Message
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Message posté : Sam 1 Aoû 2015 - 20:13 Message
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Le maléfice qui frappait la malheureuse la plongeait dans un terrible état de migraines. Terribles, féroces, mais tout juste assez fortes pour qu'elle fût entravée sans être clouée au sol de douleur et de souffrance. Dante maîtrisait le sortilège avec la perfection d'un orfèvre. Depuis qu'il ne lui était plus nécessaire de partager ses propres douleurs, il était capable de modeler avec une grande précision et une fine clarté l'exactitude des souffrances qu'il désirait infliger. Ce pouvoir n'était pas de nature psychique ou psionique. Il touchait aux illusions de la chair, du sang, de l'os. Les tourments étaient illusoires, mais la douleur était bien réelle. Armée, la demoiselle demeurait toujours dangereuse, et Dante commença à prolonger les migraines de blessures plus locales, notamment autour de ces poignets qui tremblèrent sous d'atroces brûlures inattendues. Raphaël fut rapide et intervint, toutefois, ce qui provoqua un coup de feu, mais ils n'eurent guère à rien subir de ce coté-là puisque le brave Olympien fit usage de sa grande vitesse pour dévier les balles avant qu'elles ne pussent toucher leurs cibles. Elle fut la première surprise du résultat et passa très vite aux aveux. Elle n'était qu'une sentinelle, comme il fallait s'y attendre. Dante devinait d'ailleurs déjà que le bruit du coup de feu alerterait ses petits camarades. Ils seraient là, certainement, très vite, et il aurait lui-même expédié l'affaire si Raphaël n'avait pris l'initiative d'éliminer la dénommée Laura. Dante avait interrompu son maléfice, et quand il découvrit que la main du divin grec sur le coup de celle-ci provoquait sa pétrification, il ne dit rien et laissa faire. Mort s'ensuivit. Personne ici ne pleurerait la peu douce Laura. À l'extérieur, le bruit caractéristique du moteur d'une voiture s'était fait entendre et Dante, ignorant comme un détail futile le cadavre de la demoiselle qui bascula au sol comme la statue minérale qu'elle était devenue, s'était précipité vers la plus proche fenêtre, suivi par un Torgnole revenu tout à fait à lui. Ils observaient le véhicule qui s'approchait de la station et à travers l'épais nuage de poussière qu'elle soulevait, ils virent une grosse voiture. Une camionnette de type pick-up, beige selon toute vraisemblance, où était-ce la poussière ? Elle se gara tout près de leur propre véhicule et trois individus en descendirent. Ils portaient, comme Laura, une tenue adaptée à la vie dans le désert, et paraissait tout aussi armés qu'elle, sinon plus. L'un d'eux portait d'ailleurs une arme de guerre, en bandoulière, tandis qu'une énorme batte de base-ball cloutée sa balançait au bout de son bras. Un bandana couvrait son œil droit.   « Sans doute la brute du groupe... » commenta le magicien avec un brin d'impatience, tandis que son regard glissait sur les deux autres.   « Un autre homme et une femme. Des pistolets automatiques, un MP5... une mitraillette , Châtaigne...» ajouta-t-il pour préciser ce qu'était un MP5, car le pauvre gobelin n'était pas particulièrement érudit des armes à feu humaines. Dante se redressa, s'éloigna des fenêtres après avoir usé de la tringle pour abaisser tous les stores de ce côté-là. Nul doute que ce geste serait vu du dehors, mais ils étaient de toute façon déjà repérés.

 « Que fait-on ? Messire ! On pourrait les prendre par derrière ! Les attaquer à couvert, les distraire pendant que...» Châtaigne s'emballait déjà mais son voisin Torgnole ne l'entendait pas de cette oreille. Il le prit par les épaules pour le faire taire et le secoua si fort qu'on vit les blancs cheveux du gobelin remuer de tous les côtés, comme les tentacules de l'anémone de mer par temps de grande houle.  « Ne hurle pas, crétin ! Et tu crois vraiment qu'on peut passer inaperçu dehors ? Il y a trop de poussière, ne sois pas stupide ! Non, ce qu'il faut faire, c'est attendre qu'ils atteignent la porte et les attaquer quand...» Mais Dante posa une main ferme sur l'épaule de Torgnole et celui-ci s'arrêta aussitôt de parler pour contempler son maître.   « Torgnole, je veux que tu ramasses tous les poils de gobelin que tu trouveras dans cette pièce et dans les autres. Châtaigne, je veux que tu ailles à l'extérieur, par l'arrière, en reconnaissance. La poussière va se disperser et je veux que tu observes les environs, pour savoir si nous aurons à affronter d'autres intrus de ce genre. » Aussitôt les deux gobelins s'exécutèrent. On vit partir le premier en tous les coins de la salle, tandis que l'autre se dérobait à la vue de tous et disparaissait vers l'extérieur. Dante se tourna vers Raphaël et le regarda d'un œil soucieux.   « J'aime autant les neutraliser en silence, ceux-là. Ils auront sûrement des talkie-walkie ou un truc du genre, et auront prévenu leurs arrières. Il faut les tuer avant qu'ils n'appellent du renfort. » Il ne coûtait rien d'énoncer ces évidences, et la voix de Dante trahissait qu'il était peut-être plus coutumier de ce genre de situation qu'il n'y paraissait. Dante se rapprocha de la porte.

  « Il me semble avoir vu un ocotillo avant d'entrer dans la station. Je propose que tu me laisses voir si je peux faire quelque chose avant d'intervenir. »

    Jet de dé :
    Réussite : Dante parvient à voir le cactus grimpant.
    Échec : Dante ne parvient pas à voir le cactus grimpant.


Par la vitre de la plus proche fenêtre il jeta un œil à l'extérieur et vit que les trois intrus inspectaient leur véhicule. Ils en observaient les moindres coutures et paraissaient surpris de l'absence de plaque d'immatriculation – Dante l'avait fait retirer juste avant de pénétrer le désert, zone où il savait d'avance que les contrôles policiers seraient fort rares. Il remarqua aussi le groupe de cactus dont il avait bonne mémoire, et notamment l'ocotillo dont les longs bras maigrelets lui parurent être des alliés inespérés pour une résolution en silence et en douceur de la menace que représentaient les trois sbires. Dante se plaqua contre le mur et, l'oeil rivé sur la scène à l'extérieur, il opéra les premiers mouvements de sa magie phytomancienne.   « Je vais déclencher les hostilités en saisissant chacun de leurs membres supérieurs... aux poignets, aux coudes. Tu penses pouvoir les neutraliser une fois qu'il est certain qu'ils ne pourront prévenir personne ? »

La question était rhétorique. Dante se doutait bien que l'Olympien saurait quoi faire. Déjà les branches du cactus ondulaient, s'animaient, se préparaient à cueillir les deux hommes et la femme qui abandonnaient l'observation de la voiture pour se diriger vers la porte de la station. L'un d'eux porta à sa bouche l'émetteur du talkie-walkie. Que disait-il ? Dante n'avait pas l'ouïe assez fine. Mais cela n'avait aucune importance, il suffirait, une fois la formalité accomplie, de saisir le talkie-walkie et de mentir au bout du fil. Une chance qu'il fut accompagné du dieu des menteurs et des baratineurs !
 
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Message posté : Sam 1 Aoû 2015 - 20:13 Message
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'Jugement du Hasard' :
SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 1233591204271157401469499775534
 
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 19:54 Message
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La douce chaleur de la chair tendre de la jeunesse pleine de vie, fit bientôt place à la statue froide et sans vie d’une jeune fille au regard pétrifiée de terreur. La pétrification avait d’abord agit en surface, transformant peu à peu la peau de ma victime en pierre, puis s’étendit rapidement à son corps tout entier. Je ne me laissai pas déconcentrer par le vrombissement du moteur du véhicule qui venait de se garer devant la station service. Je relâchai ensuite ma prise sur la nuque de la jeune fille statufiée qui tomba lourdement au sol, puis me retournais doucement vers Dante qui s’était précipité vers la fenêtre. Si je n’avais eu le temps de finir ma phrase tout à l’heure, concernant mes intentions en venant ici, il devait à présent se faire une vague idée sur la question. Je n’éprouvais aucune pitié envers ceux qui s’en étaient pris à lui quelques mois plutôt, et cela faisait des mois que j’attendais ce jour fatidique où nous allions enfin leur rendre la monnaie de leur pièce.

Un nouveau courant d’air parcouru la station service, et en moins d’une seconde, je me retrouvais à côté de Dante, afin d’observer avec lui, notre comité d’accueil depuis la fenêtre. « Ils ne lésinent pas sur les moyens ! » commentais-je à voix basse, à la vue du semi-automatique. J’esquissai un sourire espiègle à l’intention du jeune homme qui se trouvait soudain une vocation de leader, comme s’il avait fait ça toute sa vie. « Laisse-moi deviner, un de tes autres toi a fait l’armée dans le passé ? » demandais-je avec une légère ironie, aussi légèrement que si tout cela n’était qu’un jeu, pour moi.

Je jetai un coup d’œil par la fenêtre en soulevant l’une des lamelles du store, tandis que Dante projetait déjà de s’amuser avec les cactus à l’extérieur. Je ne répondis rien, me contentant d’observer ces trois guignols tourner autour de notre voiture. Je vis l’un d’eux laisser courir sa main sur la carrosserie du pick-up. Sans doute avait-il essayé d’y déposer un traceur. Les sentinelles communiquaient effectivement par talkie-walkie, puisque l’homme le plus élancé, le rouquin, en portait un à la ceinture. Il devait être le meneur du groupe.

La voix de Dante raisonna comme une douce mélodie à mon oreille. Je jubilais. « En silence dis-tu ? J’espère qu’il est rapide ton cactus ! » Vue qu'ils étaient armés jusqu'aux dents, il faudrait qu'il les immobilise avant que il ne prenne la lubie à l'un d'eux de faire usage de son arsenal de guerre. Je lui lançai un regard espiègle avant de disparaître par l’arrière de la boutique dans un nuage de poussière.

Le rouquin porta l’émetteur du talkie-walkie à sa bouche afin de faire son rapport à ses autres équipiers. Mais il n’eut guère le temps de terminer sa conversation que l’appareil lui échappa des mains. Il resta coi un instant.

    Dé 1 :
    Réussite : Imperturbable, il donne des signes à ses équipiers afin qu’ils se placent stratégiquement pour prendre la station service d’assaut.
    Echec : Il est stupéfait de s’être fait ainsi dérober son talkie-walkie, et se retourne vers ses deux autres coéquipiers comme pour requérir leur avis sur la question.


Fidèle à ma réputation, j’avais subtilisé le Talkie-walkie de son possesseur avant qu’il n’ai eu le temps de cligner des yeux. Il n’avait ressentit qu’un léger courant d’air qui avait une fois de plus alimenté le nuage de poussière que l’arrivée de son groupe avait déjà fait naître en dérapant sur le sol aride du désert à coté de notre voiture. « Equipe Tempête ? Je ne vous reçois plus. Répétez ! A vous ! » Kchhhhh !

« J’viens de me faire tirer l’talkie ! »

Pok ! Pok ! Pok !

J’en avais profité pour également désarmer leurs armes semi-automatiques et les munitions gisaient à présent à leur pied. « Qu’est ce que c’est que cette connerie ! »
La brute brandit sa batte de base ball. « J’vais leur montrer moi ! Pousse-toi d’là !»
Je soufflais devant l’émetteur du Talkie-Walkie : « La réception est mauvaise. Nous sommes sur le point d’inspecter la station. » répondis-je. « Terminé ! » Puis je me délectais du spectacle qui se jouait sous mes yeux en contre bas.

    Dé 2 : Surprise or not surprise ?
    0 : L’ocotillo surprend la femme
    1 : L’ocotillo surprend le rouquin
    2 : L’ocotillo surprend la brute
    3 : Locotillo surprend la femme et le rouquin
    4 : L’ocotillo surprend la femme et la brute
    5 : L’ocotillo surprend la brute et le rouquin
    6 : La surprise est totale


Le cactus attrapa les chevilles et les coudes de la brute qui fut contraint de lâcher son arme.
« Qu’est-ce que c’est qu’ça encore ! »
« J’sais pas ! Cours ! »

Je laissais le talkiewalkie sur le toit et descendis de mon perchoir pour intercepter la femme qui me percuta de plein fouet. « Pas si vite ! »
« D’où tu sors toi ? » beugla-t-elle. Et le cactus lui ligota les chevilles.
« Shuuut ! » dis-je avec le sourire. « Je serais toi, je garderais le silence et je ne le contrarierais pas » dis-je sur un ton persuasif.
Derrière moi, j’entendis le déclic singulier de la sécurité d’une arme à feu. De toute évidence, soit le rouquin avait récupéré ses munitions, soit il bluffait. Dans tous les cas, même à bout portant, il ne parviendrait pas à me toucher. Et s’il tirait, c’était sa collègue qu’il risquait de descendre. S’il tirait, il allait rameuter les renforts. Je levais les mains en l’air, bien en évidence de part et d’autre de ma tête. « C’est bon, on se calme ! J’ai un colis pour un dénommé Benedict. Ca te dis quelque chose ? » Je ne savais pas si Dante nous entendait d’où il était. Je lui adressai un signe discret de la main pour lui signifier de me laisser un peu de temps avant de complètement immobiliser le meneur des Tempêtes.

 
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 19:54 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :
SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531

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#2 'Jugement du Hasard' :
SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 1233591204271157401469499775534 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 1233591204271157401469499775534 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531 SPOILER ALERT : I'm about to spit fire 8033271204271157071469499775531
 
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Message posté : Mer 5 Aoû 2015 - 17:26 Message
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  « Il le sera. » Dante se passa de commenter davantage la remarque de Raphaël sur la rapidité du cactus. Le prenait-il pour un magicien de pacotille ? Il sourit simplement et officia comme à son habitude, avec les plantes. Avec doigté et raffinement. Il devait entrer en contact avec l'ocatillo, l'observer, saisir ses moindres lignes et y imprimer le mouvement de son choix. La plante devenait une extension de sa pensée et lui-même pouvait se projeter jusque dans ses plus vertes ramifications. Ces projections végétales de lui-même s'animèrent donc à sa seule impulsion, et se saisirent très rapidement du premier intrus qui eut le malheur de passer trop près.

Rapidement les branches du cactus s'étendirent autour des membres de la brute, en silence, sans faire bruisser aucune feuille, puisque nous parlons d'un cactus. À peine eût-elle le temps de s'en rendre compte que la brute se voyait contrainte à se tenir les bras en crois, chaque articulation nouée d'une chaîne de verdure brunâtre, roussie de soleil et pourtant douée d'une vie que la sève portait à chaque endroit du végétal. Ainsi pris en main, le cactus avait d'ailleurs repris vigueur et couleurs, imperceptiblement – il fallait l'oeil d'un botaniste expert pour le remarquer. Bientôt, grâce à l'intervention de Raphaël, ce fut la demoiselle qui se laissa saisir les chevilles, et la gazelle fut soulevée presque aussitôt, les pieds en l'air, la tête en bas, son arme au sol, loin de ses mains cupides qui gesticulaient au rythme de ses cris stupides. La tournure des événements obligea toutefois Dante à un surcroît de réflexion. Raphaël était devant la station service, tenu en respect par le troisième larron. Ce dernier était trop loin du cactus pour qu'il pût le prendre de vitesse, et s'il tardait trop, ce dernier tirerait peut-être, et... malheureusement, attirerait sur eux trop d'attention, si bien qu'ils perdraient tout espoir de progresser à l'abri de tous soupçons. Dante ressera son étreinte sur la brute et la demoiselle. Il fit mouvement vers la porte, en silence, mais quelqu'un l'avait déjà devancé à l'extérieur.

Le troisième bonhomme eut la désagréable surprise de voir disparaître son arme sous ses yeux, comme par magie ! « C'est quoi c'délire ! » s'écria-t-il à l'instant, tandis qu'au suivant la figure triomphante de Châtaigne apparaissait à califourchon sur ses épaules, un poignard menaçant glissé sous sa gorge.« On n'bouge plus, crétin, et on écoute le maître ! » déclama-t-il avec vigueur, tandis que le gars s'interrogeait à toute vitesse : pouvait-il tenter d'arracher de ses épaules ce locataire improvisé ? N'avait-il pas la gorge trop dangereusement exposé ? La lame effilée ne demandait qu'à mordre la tendre chair de ce coup bronzé.

Tout à son hésitation, il vit alors un autre individu sortir de la station service, suivi par une créature rougeaude et en colère, qu'il savait être un gobelin. Il ne fut guère étonné et Dante le remarqua, qui s'avançait vers lui tandis que derrière le magicien, le cactus étouffait et brisait les jointures de la brute comme de la demoiselle, dont les cordes vocales ne purent que vibrer en vain pour manifester leur détresse. Ils n'étaient déjà que des pantins que seuls leurs liens cactés retenaient d'une chute mollasse. « Ne bavardons pas inutilement. Je te donne le choix entre une mort atrocement douloureuse et une mort rapide. Dans un cas comme dans l'autre, tu me diras ce que je veux savoir. Je t'écoute, quel est ton choix ? » Ce dragon s'exprimait avec un certain professionnalisme, et espérait vivement que le bonhomme choisirait la mort rapide, non qu'il fût réticent à l'exercice de sa cruauté, mais parce qu'il était pressé.

Le temps c'est de l'argent, après tout, et l'argent, c'est important aux yeux d'un grand écailleux !

    Jet de dé :
    Réussite : La mort rapide est choisie.
    Échec : Un juron répond à la proposition du magicien.


Une hésitation couvrit d'amertume le visage de cet homme qui savait n'avoir aucune chance. Il ignorait encore comment son arme lui avait échappé, mais il soupçonnait les gobelins d'y être pour quelque chose. Il baissa les bras, d'instinct, et littéralement. Son regard se pencha sur le magicien qui le toisait avec majesté. Ses épaules s'affaissèrent. Châtaigne raffermit sa main sur le manche de son arme.« C'est un faux choix ça... » finit-il par dire, abandonné. Dante sourit et se rapprocha encore.« Bien sûr que c'est un vrai choix. Un choix pour tes derniers instants : la paix du corps ou l'enfer de l'esprit. » Un geste de la tête suffit au magicien pour obliger Châtaigne à abandonner son pavilon d'observation. Le gobelin se téléporta aussitôt un peu plus loin, près de Raphaël, le poignard toujours relevé en direction de l'intrus qui n'avait plus que quelques minutes à vivre. « Va pour une putain de mort rapide alors ! » finit-il par cracher dans un souffle rauque et désabusé. Dante s'approcha de lui. Il s'était mordu la langue. Un peu de sang glissa sur ses lèvres.« Je salue ta sagesse à la porte du tombeau. Laisse-moi t'accorder ce que tu désires... et maintenant, dis-moi le chemin à suivre dans ce désert pour retrouver tes amis. »

Dante n'avait cessé de s'approcher et, fatalement, avait fini par unir ses lèvres à celles du bonhomme, qui fut immédiatement sous le charme, ou plutôt sous l'influence du maléfice rituel que le sorcier venait de lui infliger. Il fut dès lors très facile au magicien d'obtenir de lui ce qu'il voulait. Il apprit donc qu'une sort de base ou de campement servait, au coeur du désert de Sonora, de quartier général aux derniers membres de l'ordre de Cadmos, dont lui n'était pas vraiment un membre, mais seulement un aspirant. Dante apprit aussi que les supérieurs du bonhomme se préparaient depuis quelques semaines à lui rendre visite à Star City, et qu'il trouverait un plan de la zone dans le véhicule qui leur servit à venir jusqu'ici.« Un plan ? C'est formidable. Merci. Salue tes ancêtres de ma part. Châtaigne ? »

Quelques instants plus tard, Dante ouvrait la voiture des trois intrus et retrouvait le plan en question. Ce véhicule était d'ailleurs bien plus adapté à la conduite dans le désert que le leur. « Je me demande s'il n'est pas judicieux d'emprunter ce bolide pour suivre les indications du plan... si on utilise leur talkie-walkie pour prévenir que “tout va bien”... qu'en penses-tu, Raphaël ? »
 
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