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« Est-ce nous ou les autres qui sont fous? » ft. Abigaïl/Anton

 
Message posté : Dim 12 Juil 2015 - 23:54 Message
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Message posté : Lun 13 Juil 2015 - 11:41 Message
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Message posté : Lun 13 Juil 2015 - 15:40 Message
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« Mais vous avez raison, nous avons besoin de règles. Ma sœur n’apprécierait pas beaucoup que nous prenions trop de retard avec Cancer. Vous avez des douches dans le coin ? »

C’était comme si toutes ses machinations lubriques et morbides avaient disparues. Anton était de nouveau un docteur, un scientifique, un boucher et il porta un regard critique sur la dépouille de Cancer, puis sur celle du mutant qu’il avait découpé. « Vous avez dit qu’il y avait d’autres cadavres à disposition ? Cela pourrait se révéler utile ma foi. Je ne peux pas vraiment vous assister dans l’opération sur les cerveaux, c’est trop pointu pour quelqu’un avec mon manque de rigueur… Mais je peux travailler sur une autre abomination pendant que vous vous occupez de Cancer. Peut-être modifier la structure épidermique pour mieux accueillir votre éthéréum. »

Il lança un regard à Shahren puis se tourna vers le cyborg. « Adam, aurais-tu l’extrême amabilité d’aller chercher quelque chose à boire pour ta maîtresse et moi-même ? Je crois qu’elle a besoin de se rincer la bouche et de se réhydrater quelque peu. » Son ton était poli. Mais l’idée que le serviteur de la scientifique ait dû tout supporter, tout regarder lui plaisait beaucoup.
 
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Message posté : Lun 13 Juil 2015 - 20:46 Message
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Ce jeu est terminé.
Un soulagement envahit la scientifique. Non pas que ça avait été, en soi, désagréable mais elle avait certaines priorités et tout ce qui venait de se passer n’en faisait clairement pas partie. Elle avait invité Anton pour lui montrer son laboratoire, ses créations, son ethereum, pour travailler avec lui et accessoirement oui, pourquoi pas, remettre le couvert. Mais à ce point ? Aussi loin ?
Non, elle ne regrettait pas.
Mais à présent, il fallait se remettre au travail.

Et pour commencer, Shahren avait absolument besoin d’une douche.

Evidemment que j’ai des douches. Enfin, une douche, mais bon, on n’est plus à ça près.

La scientifique poussa la porte de ses appartements privés qui donnait directement sur sa chambre, et, à côté, une salle d’eau. Elle était déjà nue si bien qu’elle n’eut pas besoin de s’embarrasser d’ôter ses vêtements, contrairement à Anton qui portait encore quelques bouts de tissus, quoi qu’assez épars. Elle alluma le jet tandis qu’il lui posait encore l’une et l’autre question.

Oui je vous ai gardé les cobayes décédés sur ma table, enfin, ceux qui étaient inutiles. Comme vous vous plaigniez de dépendre uniquement de votre sœur, je me suis dit qu’au lieu de les dissoudre, je pouvais les mettre de côté. Si ça peut servir… J’ai horreur du gaspillage.

Même si elle avait tendance à collectionner des cerveaux mais les bocaux en question étaient dans la même pièce que la cuve, aussi Anton n’avait pas encore eu l’occasion de les voir.

Je vous montrerais l’endroit ensuite, proposa-t-elle au moment où Adam fit sa réapparition, sortant justement de la pièce en question.

Il les observa tous les deux d’un air absolument neutre, ce qui était inquiétant compte tenu de la situation. Shahren préféra ne rien dire, mais Anton ne fut pas aussi sage. Sans un mot, Adam s’éloigna et quelques secondes plus tard, revint avec une bouteille d’eau qu’il donna à Shahren. Mais rien pour Anton. D’ailleurs, il choisit de superbement l’ignorer ensuite.

Vous l’avez vexé, je crois, releva-t-elle en ouvrant sa bouteille pour boire plusieurs gorgées. Elle était assoiffée, elle ne s’en était pas encore rendue compte. Il n’obéit qu’à moi, n’essayez pas de lui donner des ordres. Même Renan n’y arrive pas.

Évidemment la réalité était un peu plus nuancée que cela. Adam obéissait à Renan lorsque ce dernier lui donnait des missions et il ne faisait preuve d’aucune violence à son égard, mais c’était tout. En dehors de cela, soit il l’ignorait, soit il le regardait de travers. Ils ne s’appréciaient pas et cela datait de l’époque où ses mécha-greffes étaient en alliage magnétique. Renan l’avait tourmenté pour le simple plaisir d’énerver Shahren, ce qui avait mené à plusieurs crises jusqu’à ce que finalement, Jack y mette un terme. Aujourd’hui, Renan n’avait plus réellement de pouvoir sur Adam et il détestait cela. De son côté, le cyborg n’avait jamais oublié.

Se détournant de sa création, Shahren entra dans la douche, suivie de près par le sarkomancien. Elle voulut se savonner toute seule mais, d'autorité, il lui prit l'éponge des mains et s'en occupa minutieusement. La scientifique trouva cela plutôt agréable, décidément cet homme avait des réactions très imprévues.. Elle lui sourit.

Je vous mets une blouse sur le lit, l’informa-t-elle, doutant qu’il veuille rester tout nu dans son labo, même si ses vêtements à lui étaient moins endommagés que ceux de la scientifique. Shahren dut changer d’escarpin, de sous-vêtements et surtout, de blouse. Ses cheveux humides, elle retourna dans la pièce principale auprès des cerveaux de Cancer.

Adam était en train de ramasser les morceaux de corps.

Laisse ça, on fera le ménage quand il sera parti. On ne sait jamais. D’ailleurs sois gentil, va te poser dans le couloir d’accès histoire d’éviter les mauvaises surprises.

Du genre archidémon, cousin et compagnie.
Elle commanda à l’ordinateur l’analyse du troisième cerveau, entreprenant de travailler sur le modelage du second. La douche lui avait éclaircit les idées et maintenant que les impératifs physiques avaient été expédié, ils pouvaient travailler plus ou moins calmement. D’ailleurs, elle entendit vaguement Anton fureter dans son dos. Elle lui désigna de l’index la salle de la cuve où elle avait entreposé ses cadavres. L’endroit faisait office d’entrepôt. Dedans, il y avait les caissons de conservation où elle avait gardé la larve de Sarah Stinger, la cuve de dissolution, mais aussi la centaine de bocaux avec les cerveaux et surtout, le corps du SKY, son seul projet raté, celui qui avait dévasté le quartier des docks en 2009. Heureusement, le Docteur Otaku avait eu le bon goût de semer la pagaille au même moment et on lui avait attribué cela aussi. Un échec que Shahren ne se pardonnait toujours pas vraiment, mais ses puces n’étaient pas adaptées au cerveau d’un mentaliste, elle devait l’accepter… Le cyborg semblait endormit, il vivait encore mais était désactivé, il lui manquait une jambe, une partie de son torse et de son visage avaient fondu à cause des explosions. Parfois, Shahren passait des heures à le regarder en réfléchissant. Elle l’avait toujours trouvé très beau, même s’il représentait sa plus grande honte.

Mais pour le moment, la scientifique ne réfléchissait pas à tout cela. Elle opérait et rapidement, elle vint à bout de tous les cortex. Elle avait lancé le modelage sur tous les cerveaux pour aller plus vite, si bien qu’elle put enchaîner. Normalement, chaque organe avait des types de séquences différentes, si bien qu’on pourrait lui en détruire plusieurs, il serait encore capable de modeler l’ethereum. Finalement c’était plutôt pratique. Une fois qu’elle eut terminé, elle dut aller chercher Anton dans la pièce puisque, du duo, c’était lui le sarkomancien. Elle ne pouvait pas tout remettre en place toute seule, pas sans risquer des dommages à Cancer.

J’ai terminé, j’ai besoin de vous pour tout remettre en place. Qu’est-ce que vous faisiez ?
 
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Message posté : Mar 14 Juil 2015 - 15:46 Message
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Une bonne douche serait parfaite. C'était d'ailleurs l'un des éléments les plus appréciables de la société moderne. La possibilité d'être propre. En fait, c'était aussi un de ses grands paradoxes. Les gens prenaient des douches tous les matins mais ensuite s'entassaient dans des transports en communs pour être couverts pas seulement de leur sueur, mais aussi de celle des autres. Répugnant. Anton préférait marcher, profiter de la vie qui s'épanouissait autour de lui, tant de vie dont il pouvait se saisir pour les torturer et les recréer à son image. Mais là, il devait admettre qu'avoir la sueur de Shahren contre son corps n'était pas désagréable. Ce n'était après tout qu'un témoignage de leurs ébats endiablés. Même si dans ce cas, le diable, c'était plutôt lui.

Il lança un bref regard sur les appartements de sa compagne. Sobre, mais il s'y attendait. Elle vivait pour le travail et pour le travail uniquement. Enfin, il osait espérait qu'elle vivait aussi pour lui désormais. Il s'autorisa même un léger sourire à cette idée. Son regard observa le lit, puis les murs. Peut-être qu'un jour il la prendrait conventionnellement ici. Mais il en doutait. Il n'était pas du genre à apprécier le confort d'une simple chambre à coucher. C'était plus le genre d'Abigaïl, sauf quand elle était incontrôlable. Un certain mutant pouvait en témoigner. Toutefois, il trouvait que l'endroit manquait de personnalité. Il aurait aimé y ajouter quelques éléments personnels. Comme un foetus dans un bocal sur la table de nuit. Ou des éléments qui éveillaient un peu mieux ses appétits. Mais bon, ce n'était pas chez lui. Il avait sa propre chambre au Necroplitan, peut-être qu'il la montrerait un jour à Shahren.

"Rien ne se perd, tout se transforme. Mais en effet, il serait dommage de laisser la décomposition utiliser des chairs ou des ossements dont nous avons l'utilité." Il eut un léger sourire en la suivant dans la douche. Elle pensait qu'il lui laisserait un moment de répit ? Peut-être. Car s'il ne comptait pas laisser seule, le Dévoreur devait s'avouer rassasié. Avec tout ce qui venait de se passer, il était même exténué. Ce qui ne l'empêcherait pas de travailler une fois que la passion et l'acharnement animeront ses os et ses pensées. Il saisit l'éponge sans dire un mot et commença à nettoyez Shahren.

Sans aucune intention lubrique, sans aucune remarque, sans même chercher un contact outrancier, il commença à nettoyer tous les fluides qui la recouvraient. Frottant avec douceur, un peu plus de fermeté lorsque c'était nécessaire. Il ne s'attarda même pas outre-mesure sur les zones sensibles de la jeune femme. Difficile de savoir s'il essayait de se faire pardonner, s'il se montrait raisonnable, s'il était perdu dans ses pensées ou s'il s'agissait d'une nouvelle forme de domination. Sûrement un savant mélange de toutes ces raisons. Au moins pouvait-elle être confortée qu'il ne la considérait pas que comme un "trou" sinon il ne prendrait pas autant de temps à s'assurer qu'elle soit propre. "Je lui donnerais des ordres, à lui de voir s'il décidera d'y obéir ou non. Je ne m'en offusquerais pas, après tout c'est votre assistant, votre pantin, pas le mien." Il parlait de leur conversation précédente comme si de rien n'était, tout en passant tranquillement l'éponge sur sa peau.

Comment Irina aurait-elle réagit si Shahren lui avait donné des ordres ? Bah, sûrement aurait-elle obéit si Anton lui avait ordonné de le faire. L'infirmière était plus fiable qu'Adam à ses yeux. "Méfiez-vous toutefois qu'il ne se fasse pas trop revêche. Je n'ai pas peur de lui, mais je ne voudrais pas être forcé à l'abîmer."

Autant dire que si Adam se mettait en tête de se venger d'Anton alors il le regretterait amèrement. Un fois qu'il eut fini avec Shahren il s'occupa de sa propre toilette. Cela faisait un bien fou. Quel plaisir d'être vivant ! De pouvoir sentir l'eau qui coulait le long de son corps. De pouvoir profiter de ce plaisir simple qui lui avait été pendant trop longtemps interdit. Même les douches qu'il avait prises dans le corps de sa soeur ne lui avaient pas fait le même effet. Sûrement parce que ses muscles n'avaient jamais autant eu besoin d'être décontractés.

Anton avisa la blouse. Il n'appréciait pas forcément l'idée d'être nu sous un vêtement de travail. Mais heureusement, ses vêtements, ou tout du moins ses sous-vêtements et son pantalon n'avaient pas trop soufferts. Pas trop. Il les repassa et laissa la blouse ouverte sur son torse nu. Pour le moment. Après tout le vêtement de laboratoire servait surtout à le protéger d'éventuelles projections. Il ne venait pas de s'amuser à retirer le sang qui le maculait pour redevenir écarlate.

Il referma d'ailleurs rapidement le vêtement quand il se trouva face aux cadavres que lui proposait Shahren. Il en fit le tour songeur alors qu'elle repartait s'occuper des multiples cerveaux de Cancer. Que pouvait-il bien faire de ces pauvres hères ? Son regard s'attarda aussi sur SKY.

"Sous mes yeux effarés, le monstre, la misérable créature que j'avais créée." Lâcha-t-il en laissant courir ses doigts contre le métal et en citant Mary Shelley. Anton était bien songeur. Se demandait-il quoi faire de ces morts en attente ? Ou bien se contentait-il d'observer ce mémorial presque religieux érigé par la personne la plus cartésienne qu'il connaissait ? C'était presque un tout autre personnage qui se trouvait là. Jusqu'à ce qu'un léger sourire, mais particulièrement vil ne se dessine sur son visage.

Il se saisit de l'un des premiers cadavres et utilisa outils et sorcellerie pour se lancer dans des modifications qu'il n'avait jamais effectué. Oh il était un mage de la chair, pas un véritable architecte de la mécanique comme Shahren, mais il avait quelques idées. Les ongles s'allongèrent sous ses doigts, la chair s'étendant sous les impulsions magiques. Le nécromancien était maintenant en train de faire ce qu'il faisait de mieux : créer des monstres. Qu'est-ce qu'il aurait aimé avoir un peu plus de diversité ! Pourquoi mêler la bête à l'homme. Mais c'était un aussi bon défi que de transformer les hommes en bêtes. Fusionnant des crânes il allongea la mâchoire, retirant toute trace de cheveux, toutes les anomalies qui le dérangeaient.

Les ongles disparurent, les extrémités des doigts se faisant griffes. Il retira le cerveau, après tout Shahren pourrait en avoir besoin pour la suite. Il réfléchit intensément. Puis il saisit finalement l'organe, plaçant ses deux mains dessus, les mots de pouvoirs le chargeant. Il pouvait imprimer des ordres, de la magie, mais il aurait aussi besoin d'une source d'énergie. Un moteur ? Peut-être qu'il pourrait en trouver. La sorcellerie serait bien utile en attendant. La colonne vertébrale fut tordue en de multiples craquements pour prendre la forme désirée par le mage de chair. Les pattes avant évoquaient toujours des mains, mais la tête était particulièrement réussie. C'était une pure perle de magie noire. La science avait finalement peu à voir dans cette création.

"Brave bête."

Le chien mort-vivant humain se redressa sur la table, ouvrant sa gueule. Il n'aboierait pas. Il vint renifler la paume du sarkomancien qui eut un léger sourire. Voilà un bon chien de garde. Pas besoin d'être nourri, pas besoin de dormir, capable de bien des choses. La bête s'approcha d'une démarche vide jusqu'à Shahren. L'humanité disparue pour ne laisser place qu'à une bête. C'était remarquable aux yeux d'Anton, bien qu'il ne fut pas certain que Shahren apprécie la créature qu'il venait de lui offrir.

"Je vous ai fait un cadeau. Un souvenir." Il sourit. "J'ai eu la vague idée de voir jusqu'où je pouvais torturer la chair de quelques individus pour leur retirer toute humanité. Je suis plutôt content du résultat. Je vais élaborer un sortilège pour qu'il reste animé même après mon départ et pour qu'il vous obéisse... Rien de plus loyal qu'un chien. Ne vous inquiétez pas, il ne fera pas ses besoins et n'aura même pas besoin d'être nourri. Sauf si vous vous ennuyez."

Avec un sourire il passa à côté d'elle pour se rapprocher de cancer. Les yeux du nécromancien se révulsèrent et il incanta des mots de puissance. Les cerveaux, les vertèbres et les bouches de Cancer disparurent toutes rapidement pour retourner dans leurs demeures de chairs mortes et de métal. Du coin de l'oeil toutefois, le nécromancien surveillait la réaction de Shahren face à son "cadeau".
 
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Message posté : Mer 15 Juil 2015 - 23:14 Message
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Shahren observa le cadeau sans savoir exactement quoi ressentir. Personne ne lui avait jamais rien offert. Sauf Devon, qui lui avait donné une nouvelle vie. Mais matériellement parlant… C’était étrange, cet homme était étrange. Un instant, monstre avide de sexe et de chair faisant preuve d’une rare violence et quelques minutes après, presque tendre sous la douche pour la laver des traces physiques de leurs ébats. Et un peu plus tard, le voilà qui lui offrait un cadeau… Et quel cadeau ! Shahren n’avait jamais eu un animal de compagnie, si l’on exceptait Adam et elle ne le considérait pas comme tel. D’ailleurs, elle n’avait jamais éprouvé le besoin d’en posséder un mais celui-là… Il avait quelque chose de fascinant. Peut-être était-ce parce qu’il n’avait rien d’un chien, hormis la vague forme. Créé à partir de cadavres, il représentait une espèce de chaos magicalement ordonné. Elle discernait des tendons et des muscles qui n’avaient rien à faire à certains endroits, des morceaux de membres étrangement aplatis comme pour donner une impression de lisse. Ses pattes avant étaient constituées de mains, allongées, idem pour ses pattes arrières quoi qu’il s’agissait de pieds. Les omoplates étaient saillantes, sa colonne vertébrale faisait office de queue… L’ensemble était à la fois absurde et magnifique.

Elle se sentit sourire et le rictus monta jusqu’à ses yeux.

Elle écouta Anton d’une oreille tout en s’accroupissant pour se mettre à la hauteur du chien. Elle tendit la main, la bête la renifla, haleta doucement puis entrouvrit la bouche. La scientifique apprécia la taille de ses dents, se demandant ce qu’elle pourrait déchiqueter avec, puis lui gratouilla ce qui avait dû être une oreille.

Un cadeau ou un moyen de garder un œil sur moi ? demanda-t-elle, taquine. Peu importe. On ne m’avait jamais rien offert, alors…Je crois qu’on doit dire merci, dans ces cas-là ?

Non, elle ne comptait pas tomber dans le mélodrame. Elle se moquait de n’avoir jamais rien reçu auparavant, mais le geste d’Anton la touchait d’une certaine manière, animant sa poitrine d’une onde de chaleur sur laquelle Shahren était incapable de mettre un mot. Elle n’essaya d’ailleurs pas. Tout ce qui touchait aux sentiments était trop compliqué pour elle, qui n’en ressentait que rarement.

Vous aurez la marque de mes ongles dans votre dos comme souvenir. Même si c’est un peu pauvre, j’adorerais vous offrir quelque chose de plus définitif.

Elle songeait à une cicatrice, peut-être ses initiales comme elle les marquait sur chacune de ses créations ? D’ailleurs, il fallait qu’elle les graves sur Cancer.
Et qu’elle trouve un nom à donner à son nouveau chien.
Que de projets !

Elle s’était redressée pour suivre Anton dans la pièce principale, le chien sur ses talons. Il trottinait sagement derrière elle, sans un bruit et s’assit lorsqu’elle s’arrêta.

Il va falloir que je trouve des noms de chien sur Internet… Quoi que le vôtre est joli, ça changera d’avoir un Anton obéissant. Elle rit et anticipa sa réaction en précisant : Je plaisante…

Ce qui relevait de l’exploit, pour la scientifique.
Elle contempla Cancer, qui semblait presque fade sans tous ces cerveaux sortis de ses multiples bouches. L’ethereum le recouvrait presque entièrement, laissant uniquement ses orifices à nu afin qu’il puisse dévorer ses victimes. Cela semblait être un thème récurrent chez le sarkomancien, ce dont Shahren ne se plaignait pas outre mesure. Elle modela un dispositif audio, Anton fit tendre la main à Cancer pour qu’elle puisse y monter et être à bonne hauteur pour le lui insérer là où devait se situer l’équivalent d’un conduit auditif selon son partenaire du soir. Ce afin qu’ils puissent transmettre les ordres à la voix, puisqu’ils allaient de toute façon le contrôle à distance. De préférence, du laboratoire. En cas de pépin, elle ajouta un second dispositif qui enverrait une impulsion électrique coordonnée par son ordinateur, pour prendre le relais. Avec ces deux dispositifs de secours, en plus des puces, aucun problème technique ne devrait venir parasiter l’entrée de Cancer dans le grand bain… Théoriquement.

Toujours debout dans la main tendue du colosse, Shahren croisa les bras.

J’ai bien envie de l’essayer ce soir… On se laisse tenter ? Oh, j’avais oublié !

Elle agita les doigts, écrivant dans l’air, tandis que les lettres apparaissaient sur la poitrine de Cancer. En règle générale, elle y aurait gravé un « SM » entrelacé, ses initiales déjà connues des autorités plus ou moins compétentes. Mais Cancer ne lui appartenait pas totalement. C’était étrange et déroutant de ne plus être la seule génie dans la pièce, mais Anton et elle se complétaient merveilleusement bien. Ainsi, le « SM » se mua en un « AS » qui rendait un peu trop bien.

Mh… Trop visible à cet endroit ? Qu’en pensez-vous? D’habitude je le mets sur le bras ou dans la nuque mais ici, vous avouerez que ce sera assez complexe.

Et surtout, elle avait envie que ce soit vu, sans comprendre pour quelle raison. Beaucoup de choses lui échappaient ce soir.

Au pire on posera la question à sa première victime. Je sais qu’un arrivage de drogue est prévu dans l’un des entrepôts, le faire affronter des criminels ? Et récupérer les substances, c’est toujours une bonne base pour mes préparations.

A ses heures perdues, Shahren se la jouait un peu chimiste. Surtout quand il s’agissait de mettre au point un équivalent du GHB, en plus fort, pour droguer une agent de l’UNISON et la ramener dénudée dans son appartement.
Entre autre.

Les prostituées, c’est trop facile.

Et ça criait trop fort.
 
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Message posté : Jeu 16 Juil 2015 - 18:56 Message
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Si Shahren n'était pas habituée à recevoir des cadeaux, Anton n'était pas homme habitué à en offrir, pas comme ça, pas des comme ça. S'il faisait des présents à des femmes c'était généralement pour les mener jusqu'à sa couche, pour obtenir leurs faveurs et pouvoir les culbuter joyeusement. Seulement avec Shahren, il savait ne pas avoir besoin de cela. S'il voulait il pouvait la prendre à nouveau maintenant. Bien entendu elle se débattrait sûrement un peu au début, surtout vu l'état déplorable dans lequel devaient se trouver ses parties génitales après ce qui s'était passé quelques temps plus tôt. De plus, s'il avait voulu mettre une femme classique dans son lit il ne lui aurait pas offert un chien creux. C'était un présent qu'il aurait pu faire à sa soeur, mais il savait qu'Abigaïl n'en avait pas besoin. Son barghest était beaucoup plus redoutable que cette créature. Mais elle l'aurait sûrement accepté quand même.
 
Sa réaction toutefois n'aurait jamais égalée celle de la scientifique. Anton en leva même un sourire interrogateur. Clairement il ne s'était pas attendue à ce qu'elle apprécie autant la créature. Après tout, comparé à Adam ou encore à Cancer elle pouvait paraître comme pitoyable. Mais l'objectif n'était pas là d'avoir une bête capable de tuer n'importe qui. C'était d'avoir une présence, un souvenir et peut-être aussi pour le nécromancien de marquer quelque peu son territoire. Décidément, il se surprenait lui-même.
 
"Les deux bien entendu. Je veux m'assurer que personne ne vienne mettre à mal ce que nous construisons tous les deux." Ou se saisir de ce qu'il considérait comme lui appartenir. D'ailleurs le simple fait qu'Adam risque de palier aux besoins sexuels de la scientifique en son absence l'énervait quelque peu. Si cela n'avait tenu qu'à lui il se serait arrangé pour démanteler le cyborg, ou bien pour que le chien creux s'arrange pour qu'il n'approche pas de Shahren, pas quand c'était pour autre chose que lui apporter des outils ou des choses du genre. L'ennui avec les serviteurs bien trop fidèles c'est qu'ils avaient tendance à se montrer un peu trop zélés. Abigaïl avait parfois le même problème avec certains de ses sbires. Ce n'était jamais arrivé à Anton. Sûrement parce que toutes ses créatures étaient dénuées de libre-arbitre et de capacité d'initiative. Sauf le chien dans lequel il avait recréé la psyché primitive de la bête.
 
Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Anton, qui était adossé à un mur, observant Shahren et le chien. Elle n'avait donc que de nouveaux ébats à lui offrir en échange ? Oh il s'en contenterait bien volontiers. "Vous ne préférez pas vous reposer d'abords, avec tout ce que vous avez pris avant. Quoique ce n'est pas moi qui refuserait une telle offre." Même s'il doutait qu'ils atteignent à nouveau l'horreur de leurs échanges précédents. Il n'était plus question d'un de ses jeux macabres après tout. Il se demanda à quoi pouvait bien ressembler Shahren quand c'était elle qui menait. Il avait tellement l'habitude d'imposer les règles avec elle. Enfin l'habitude... Ils n'avaient couché ensemble que deux fois selon la logique. Enfin, deux journées différentes.
 
"Vous avez besoin d'internet pour cela ? Pourquoi ne pas laisser parler votre imagination plutôt." Il fronça les sourcils quand elle énonça sa plaisanterie. "Si vous l'appelez ainsi je renommerais Irina, Shahren. Elle ne se plaindra pas que je lui culbute l'arrière-train d'ailleurs, elle." Il sourit. Oui, les attentions d'Anton avaient ses limites. Tout comme ses moments de calmes, avant que la perversion ne reprenne le dessus. Peut-être essayait-il de contrebalancer son cadeau, apparemment bien innocent, avec son langage cru. Mais ils avaient d'autres chats à fouetter que de s'attarder sur la bipolarité apparente du nécromancien.
 
Ce dernier se retourna, abandonnant le chien pour observer Cancer comme Shahren. Sa plus belle création vraiment. L'éthéreum n'ajoutait pas à l'horreur pour le sarkomancien. Cela cachait la chair morte, empêchait de voir qu'il s'agissait de corps humains fusionnés ensembles. Non, il n'y avait là qu'une sorte d'abomination métallique, qui aurait plus été vomie d'une dimension parallèle ou d'une autre planète que née de deux esprits humains quelque peu dérangés. Mais cela ne changeait pas qu'il serait monstrueusement efficace. Entre ses griffes, ses mains, ses crocs, le métal pouvant changer de forme... Sa volonté implacable et le fait qu'il ne sente ni douleur, ni émotion, ni peur. C'était parfait.
 
Ce qui fit d'ailleurs quelque peu tiquer Anton lorsqu'il imagina les initiales de Shahren apparaître sur SA créature. Elle avait fourni l'armure et les puces, d'accord. Elle avait mis du temps à opérer tous les cerveaux. Mais ce n'était rien comparé au temps que lui avait passé pour créer Titan à la base ! Maintenant devenu Cancer. Son poing se ferma et une vague de colère noire le submergea, de la même nature que celle qui l'avait habitée lorsqu'il avait infligé les pires vices à Shahren. Heureusement, si elle ne se rendit pas compte qu'elle allait le vexer, elle eut la bonne idée de changer les initiales pour ajouter la première lettre de son prénom. Anton se détendit aussitôt. Cela ressemblait à quelques souvenirs de son ancienne vie. Il avait invité la fille de l'un de ses enseignants à un pique-nique. Et c'était arrangé pour que le chaperon soit quelque peu incommodé et dusse rentrer en urgence chez lui. Bien entendu, face à la prévenance et les bonnes manières d'Anton, il avait laissé les deux jeunes gens seuls. Comme l'avait espéré le nécromancien. Conter fleurette l'avait amené déjà suffisamment loin dans les faveurs de la jeune fille candide. Il avait gravé avec un couteau leurs initiales sur un arbre comme n'importe quel adolescent transi. Il ne se rappelait même plus du prénom de la fille. Tout ce qui l'avait intéressé avait été son con de toute façon et il l'avait eu. Etait-ce à ce moment qu'il avait obtenu son bâtard ? Non, cela devait être plus tard.
 
"C'est une bonne question. Est-ce que vous voulez vraiment que ce soit invisible ou non ? Vous pourriez le mettre sous l'un de ses deux bras principaux." L'absence de nuque rendait la chose plus compliquée. "Ou bien je peux le marquer dans sa chair, comme ça ils ne le verront que s'ils parvenaient à le tuer et à l'ouvrir." Ce qui signifiait qu'ils seraient les seuls à savoir qu'ils avaient laissé leurs initiales sur la créature.
 
"Ma foi, cela pourrait être utile. Avec quelques cadavres je pourrais faire d'autres chiens." Peut-être en offrirait-il un à sa soeur après tout. Même s'il demandait comment le prendrait Shahren de se voir recevoir le même présent qu'Abigaïl. Elle ne devait pas pouvoir vraiment imaginer la profondeur des liens qui unissaient les deux jumeaux. Même si Anton appréciait grandement ceux qu'il était en train de former avec Shahren. Dépasseraient-ils son affinité et sa complicité avec sa soeur ? Peut-être avec le temps, mais la jeune femme était mortelle contrairement aux deux nécromanciens. Anton commençait à caresser le doux désir de voir Abigaïl apprécier Shahren. Chose difficile aux vues de leur dernière rencontre. Surtout que la nécromancienne devait avoir assisté à toute la scène avant, sinon elle n'aurait pas envoyé de telles goules, mais des créatures un peu plus respectables.
 
Anton observa un instant l'oeil de Cancer. "Donc avec une telle chose, nous pourrons voir tout ce qu'il voit ?" Sans magie. C'était sûrement peu fiable. Anton aurait aimé aller sur place, mais contrairement à Abigaïl il ne possédait pas encore d'identité masquée. Pas de masque non plus. Oh il avait quelques idées qui devraient lui permettre de brouiller les pistes s'il devait entrer sur la scène de la super-criminalité. De quoi faire croire qu'il était plus vieux, de quoi aller faire peur à Rebekha Lawson. Cette dernière n'avait dormie tranquille que depuis trop longtemps. Peut-être transformerait-il la dépouille d'une personne qu'elle connut en chien d'ailleurs. Cela pourrait être une idée délectable.
 
"Les prostituées ont d'autres atouts." Un sourire évident se dessina sur les lèvres du nécromancien. "Si nous en capturons vivantes, ma soeur pourrait les apprécier. Cela pourrait même vous permettre de partir sur de bonnes bases avec elle. Abigaïl essaye de créer par sorcellerie de nouvelles races de morts-vivants. Créer une femelle de cette espèce capable d'enfanter est l'une de ses plus grandes idées d'ailleurs." Il y avait eu des semi-réussites, mais surtout beaucoup d'échecs. "Après, pourquoi nous contenter que d'une seule épreuve ? Envoyons le dans l'entrepôt, voyons de quoi il est capable. Puis sur le retour, voyons s'il ne croise pas une jeune femme que vous pourriez offrir à ma soeur. Cela la confortera dans l'idée de ne pas parler de notre alliance à votre cousin. Et pourrait éviter le retour de goules."
 
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Message posté : Ven 17 Juil 2015 - 10:21 Message
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Comme si Shahren était susceptible de laisser quelqu’un venir entraver leurs projets… Elle était déterminée, même Renan ne pourrait rien y faire. Enfin, techniquement, si, il pourrait lui mettre des bâtons dans les roues mais elle avait déjà prévu cette éventualité au cas où la nécromancienne se montrerait trop bavarde. Elle présenterait cela comme une extension du programme Pavlov. Le but premier de ce projet était de parvenir à contrôler mentalement tous les types de mutants à l’aide de puces cérébrales. Ici, elle faisait la même chose mais avec des morts… Cela avait un intérêt pour l’organisation, même si elle en retirait surtout des satisfactions personnelles, que ce soit sur un plan intellectuel ou même sexuel.
Qu’il désire la surveiller ne la dérangeait pas vraiment. Après tout, elle avait la fâcheuse habitude de surveiller tout le monde elle aussi et de plaquer ses mini caméras partout. D’ailleurs, parvenir à en mettre au Necropolitan allait relever de l’exploit, mais au moins dans le laboratoire d’Anton, afin de l’observer en train d’opérer en douce. L’idée la séduisait, dommage que la pratique soit si complexe à mettre en place. Mais elle n’était pas du genre à abandonner à la première difficulté, heureusement pour tout le monde.

Pourquoi ? Vous faire souffrir induit forcément que vous chercherez à me baiser ensuite ? Décidément… Tout est une affaire de sexe.

Elle allait devoir s’adapter à ces nouveautés. Mais elle mit cela de côté pour le moment, puisqu’ils avaient plus important à faire que d’encore se retrouver nus. Comme chercher un nom pour son chien…Shahren était créative dans certains domaines bien précis et elle avait tendance à nommer les choses à l’aide d’une série de lettres et de chiffres, les catégorisant ainsi dans son cerveau avec plus d’efficacité. Comme si tout n’était que système de rangement… Elle contempla la créature et se pinça les lèvres. Elle refusait qu’Irina soit rebaptisée Shahren, aussi abandonnerait-elle l’idée de nommer son chien Anton, même si elle trouvait que cela lui allait bien. Puis elle songea aux autres personnes qu’elle connaissait. Elle n’entretenait aucune relation véritablement positive, même avec son cousin qui la délaissait totalement au profit de la nécromancienne et de ses projets ridicules dont elle n’avait encore qu’une vague idée. Elle lui aurait bien donné le nom de son chien mais elle aimait bien l’animal, tandis que son cousin l’agaçait, du coup…

Jack. Ca me semble être un bon nom.

Ce n’était pas réducteur, elle avait vraiment apprécié son père biologique à l’époque où elle ignorait encore qu’il l’était. Avec Anton, cela montait à trois le nombre de personnes pour qui elle avait eu des émotions positives, sans compter Adam, qui était à part.
Son molosse ainsi baptisé, elle précisa :

Baisez le cul de votre poupée autant que cela vous amuse mais gardez la de l’appeler comme moi. Si vous voulez essayer des choses avec mes orifices, venez directement, ce sera plus simple.

Elle ne dirait pas amen à tout mais avec du sérum de régénération, elle pourrait encaisser la plus grosse partie. Néanmoins, l’heure était à la science et aux premiers tests sur le terrain, pas à ces considérations physiques.

Je ne suis pas du genre à me cacher, comme je n’ai pas d’identité civile je n’ai absolument rien à perdre. L’UNISON connaît déjà mes créations, ils ont mes initiales mais rien de plus. Au pire s’ils tombent sur Cancer, ils seront déboussolés. Ils croiront peut-être à une espèce d’organisation de maniaques ? De toute façon ils ne représentent aucun danger.

L’enquête à son sujet avait rapidement piétiné pour être finalement reléguée au fond d’un placard, dans les affaires non résolues. Elle l’avait relancée elle-même en allant titiller l’agent Parker quelques semaines plus tôt mais elle savait que l’agent ne pourrait pas la traquer éternellement. Quand bien même, Shahren trouvait cela flatteur et amusant.

Laissons-le ici.

Elle aimait ce A et ce S, elle avait envie de le montrer à tout le monde.

Oui, c’est un dispositif assez simple. En gros, nous allons rester ici devant les écrans d’ordinateur et nous allons pouvoir le contrôler à distance. Elle s’éloigna de Cancer pour montrer les écrans et un micro. Avec ceci, il entendra ma voix directement et pourra enclencher les séquences d’armes en fonction. S’il y en a que vous avez envie d’essayer plus que d’autres, voici un tableau complet reprenant une image des armes blanches et leur code d’activation, vous n’aurez qu’à me montrer.

Le tableau en question apparut sur un second écran, tandis que sur le premier, ils avaient une image très nette en haute résolution de l’intérieur du laboratoire. En tapotant sur le clavier pour effectuer quelques réglages, elle écouta Anton parler en double, non seulement en vrai mais aussi par les baffles qui transmettaient le son.

Mh mh, acquiesça-t-elle. Shahren n’avait jamais été soucieuse de gagner les faveurs de qui que ce soit, sauf de Marishka mais ç’avait été un défi. Elle n’avait pas grand intérêt à fréquenter Abigaïl, qui semblait être trop différente d’elle pour être vraiment intéressante mais cela semblait important pour Anton et surtout pour qu’ils puissent continuer à travailler ensemble, alors elle ferait un effort et lui enverrait des prostituées si elle en voulait tellement. Bien, faisons cela.

Et Cancer s’activa, devenant un point rouge sur un troisième écran représentant une carte détaillée des docks. Elle montra à Anton le point où devait se rendre la créature pour qu’il puisse le guider à l’aide de sa volonté ou lui ordonner de s’y rendre, elle ignorait exactement comment cela fonctionnait. Elle s’installa sur sa chaise de bureau et en modela une autre pour Anton, certes moins confortable puisque pas rembourrée mais la vie est injuste. Cancer sortit du laboratoire et se dirigea vers l’endroit marqué sur la carte. Le golem était représenté par un point bleu, sa destination par un rouge. Il clignotait à mesure qu’il avançait, et les deux scientifiques pouvaient voir très clairement ce qu’il croisait. Un homme ivre, qui ouvrit la bouche en grand, laissant tomber sa bouteille de mauvais alcool en le voyant passer. Shahren le vit se frotter les yeux comme s’il était victime d’une hallucination.

Mieux vaut l’éliminer pour qu’il ne donne pas l’alerte. Mmh…Oh, oui. Activation H-12.

Il s’agissait d’un modèle de hache assez imposant au double tranchant. Le témoin fut coupé en deux, ce qui fit sautiller Shahren sur sa chaise en s’exclamant : Excellent ! Puis pour ne pas laisser le corps à la vue de tous, Cancer l’ingurgita dans l’un de ses orifices laissé au grand jour. Ensuite, il reprit sa route jusqu’à l’entrepôt.

L’endroit était plongé dans la pénombre mais la caméra du dispositif oculaire était de toute façon à infrarouge, si bien que les créateurs pouvaient voir à travers les yeux de leur créature comme en plein jour. La scientifique invita Anton à choisir la prochaine arme et à donner le code chiffre dans le micro. Les deux gardes postés à l’entrée n’eurent pas le temps de crier. Puis Cancer donna un coup de pied dans la porte, tombant sur une dizaine de personnes réparties en deux groupes, occupées à goutter ce qu’il y avait dans une valise. Il y eut un moment de flottement de leur côté quand ils virent le monstre débarquer puis, rapidement, les coups de feu se mirent à pleuvoir. Comme l’ethereum avait une résistance de dix tonnes, il était naturellement à l’épreuve des balles, surtout de ce calibre. Elles rebondissaient sur l’armure tandis que Titan s’adonnait à une véritable boucherie. Pourquoi tuer proprement ? Certes les corps seraient moins parfaits pour qu’Anton les utilise mais elle était certaine qu’il pourrait se débrouiller avec les morceaux. Voir des tripes, du sang et des bouts de cervelles exploser dans tous les sens lui plaisait beaucoup et rapidement, tout fut fini. Il y avait eu des hurlements, beaucoup de hurlements même. Le dernier survivant avait eu le temps de se cacher derrière l’un des véhicules et de s’uriner dessus, elle le voyait à la tache sombre sur son pantalon. Peut-être était-ce même pire que cela ? Elle souriait, ses yeux brillaient et elle était assez excitée par la scène à laquelle ils venaient d’assister. L’ordinateur avait enregistré toutes les informations nécessaires, elle n’avait eu donc qu’à regarder et apprécier.

En tous cas, il est au point concernant la boucherie. Vous voulez récupérer certains morceaux ? On va essayer de trouver une fille ou l’autre et de voir jusqu’où on peut faire durer le plaisir.

Enfin, plaisir, question de point de vue…
 
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Message posté : Dim 19 Juil 2015 - 0:02 Message
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La question du chien se régla finalement sans trop d'accrocs. Anton n'arrivait pas à savoir si la scientifique avait été sérieuse en voulant donner à la créature son nom, ou bien si cela n'avait été qu'une plaisanterie, qu'une provocation. D'où venait donc le prénom de Jack d'ailleurs ? Oh le nécromancien en avait croisé plusieurs, notamment Jack O'Lantern, l'esprit protecteur du cimetière qui était intervenu dans son combat contre Nocturne. Il devrait d'ailleurs rendre une nouvelle visite à la justicière incessamment sous peu, pour lui apprendre les bonnes manières et ce qu'il en coûtait de se dresser contre lui. Surtout qu'elle avait détruit son golem du moment, le Fossoyeur. Cela ne se reproduirait pas. Si les créatures d'Abigaïl étaient encore sensibles aux flammes, ce n'était pas le cas des siennes.

Il était loin de s'imaginer toutefois que le chien portait désormais le nom du père biologique de Shahren et par conséquent de l'oncle de Renan. Comment réagirait ce dernier si jamais elle l'entendait appeler la bête ainsi ? Il ne le saurait probablement jamais, sauf si elle l'appelait pour lui annoncer que l'animal venait d'être transformé en une bouillie ensanglantée. Peu importait. Anton n'aurait pas de mal à en refaire un si jamais elle l'abîmait. Mais déjà elle n'aurait pas à se soucier de le nourrir ou même de lui donner à boire. Car vu les passions qui l'animaient, il ne savait pas si Shahren aurait été capable de s'occuper d'un animal vivant. Adam aurait sûrement dû lui prendre soin d'un tel être.

Mais Anton était bien hypocrite, aux  vues de comment ses propres animaux de compagnies et ceux d'Abigaïl avaient terminé lors de leur enfance. Anton leva les yeux au ciel à la remarque de Shahren sur les orifices d'Irina. Bien sûr la poupée de chair qu'était l'infirmière lui paraissait beaucoup moins intéressante maintenant  qu'il avait une femme bien vivante à laquelle infliger les horreurs de sa pensée lubrique.

"Oh mais j'y compte bien. Irina n'est qu'un jouet. Toutefois j'ai bien peur que vous prendriez un retard considérable dans vos projets si je devais venir vous voir à chaque fois que j'ai une nouvelle idée."

Un autre avantage d'Irina était aussi le fait qu'elle ne pouvait pas mourir. Si jamais le nécromancien cassait ou déchirait quelque chose lors de leurs ébats, il pouvait le réparer avec sa sorcellerie et sa science. Shahren ? Elle avait le sérum de régénération, oui. Mais est-ce que son esprit serait capable de supporter tout ce qu'il pouvait lui infliger ? Pendant un temps sûrement, mais elle finirait pas craquer. Elles finissaient toutes par craquer, d'une façon ou d'une autre.

"J'ai eu quelques déboires moi-même avec l'UNISON. Il est possible que certains d'entre eux puissent reconnaître ma patte sur une telle oeuvre." Il eut un sourire. Le A porterait à confusion entre Abigaïl et Anton. Quant au S, cela serait encore pire. Un jolie casse-tête pour Rebekha Lawson, même si cette dernière risquait bien de parvenir à résoudre ce mystère si elle était dégourdie. Mais pour le moment, elle devait toujours s'imaginer qu'Anton était une femme, ou bien habitait un corps de femme. Cela faisait longtemps qu'il ne lui avait pas rendu visite à celle-là aussi. Abigaïl était au courant de la menace qu'elle représentait, mais sa soeur avait sue se faire discrète ces derniers temps. Peut-être qu'il serait temps de relancer ce petit jeu du chat et de la souris.

"Va pour cet emplacement alors." De toute façon il n'en avait que faire. On connaissait très légèrement Anton Faust, alias le Dévoreur, alias Stitcher, alias Abigaïl Faust, alias Lady Death. Et puis l'éthéréum était nouveau. Il était un nécromancien pas un mutant capable de manier le métal. Qui plus est, on ne se rendrait finalement compte qu'il s'agissait d'une de ses créations qu'une fois l'armure retirée. Ce qui risquait de ne pas arriver de sitôt heureusement. Sinon elle serait bien inutile.

Anton observa attentivement les différentes armes que Shahren avait implanté dans la psyché de Cancer pendant que cette dernière réfléchissait. Tuer des dealers de drogue ou bien capturer des prostituées ? Pour être honnête, Anton pensait que la première partie serait particulièrement facile. Après tout la bête avait été créée pour tuer. Par contre, capturer des gens sans trop les abîmer ? Cela serait beaucoup plus compliqué. Le nécromancien avait pour idée d'utiliser Irina comme appât pour avoir du matériel frais. Après tout elle était plutôt jolie même avec sa pâleur et il pourrait faire disparaître les cicatrices qu'il restait. Mais si Cancer pouvait faire de même, cela serait parfait. Abigaïl devrait en plus apprécier l'attention. Pas qu'elle considère tout de suite Shahren comme un élément important ou indispensable, mais elle verrait qu'Anton ne négligeait pas ses devoirs de Lieutenant et de frère pendant qu'il travaillait ici. Même s'il devait avouer l'avoir fait jusqu'à peu de temps auparavant.

Le nécromancien s'attarda un instant à toute la technologie qui l'entourait tout en envoyant ses ordres à Cancer. Les golems possédaient juste suffisamment de mémoire musculaire pour qu'en lui disant d'aller à un endroit, il n'essaye pas de traverser un mur mais bien  de le contourner. Ah les miracles de la nécromancie. "Donc ça c'est Cancer, hmm." Dit-il en montrant le point clignotant qui représentait la créature. En fait, il préférait se concentrer sur les images qui venaient de l'oeil du monstre. Mais il était gêné. En fait Anton se rendait compte qu'il aimait aller sur le terrain, qu'il aimait être aux côtés de ses monstres pour pouvoir être aux premières loges. Malheureusement, il devait admettre que cela ne serait pas prudent et qu'il devrait trouver un moyen plus agréable d'observer à distance. Peut-être en transférant son esprit dans une de ses créatures ? Ce serait envisageable, oui.

En tout cas, ne pas pouvoir profiter directement des hurlements, de l'odeur du sang, tout cela le dérangeait. Pas vraiment lui dans son intégralité, surtout la partie sombre, celle encore tâchée du passage du Dévoreur. Celle qui avait utilisé six bras sur Shahren et d'autres membres bien particuliers. Cet Anton là voulait profiter du massacre. En fait il avait presque envie d'être Cancer. Oui, devenir la créature. Son désir se fit plus grand quand il vit l'un des hommes être attrapé par les bras sur le torse du monstre et démembré pour nourrir chacune des bouches multiples. Oui, il voulait devenir ces crocs qui broyaient la chair il voulait... Dévorer. Les mains d'Anton serraient fortement les bras de sa chaise et il se redressa. Non, ce n'était plus lui. Le monstre anthropophage était parti. Il était de nouveau un créateur, un médecin, un docteur.

"Alors, voyons quelles fantastiques armes peuvent nous intéresser."

Le nécromancien observa le tableau et choisit quelque chose qui lui plaisait tout particulièrement. Quelque chose de simple et d'efficace : un gigantesque crochet. Une fois qu'il donna le code à Shahren, Cancer en profita pour embrocher l'un des tireurs, comme un poisson ce serait fait attraper par un hameçon, le crochet traversant la chair molle de sa mâchoire inférieure. Encore vivant, le pauvre homme servit de masse d'arme pour fracasser un de ses amis. Enfin, jusqu'à ce que sa mâchoire ne se détache complètement. Anton souriait.

"En effet, une boucherie remarquable. Nous avons fabriqué un véritable charnier. Ne vous inquiétez pas pour la récupération, une équipe de ma soeur est en route."

Car le fantôme qu'il avait envoyé à Abigaïl pour que Titan soit amené était revenu dans le coin. Il suivait la créature jusqu'à il y a peu. Bientôt une fourgonnette de la Moisson viendrait en compagnie du Darach. Ce dernier avait un pouvoir remarquable, celui de changer des cadavres ou des objets en poussière en seulement quelques secondes. Bien entendu, les sbires de la nécromancienne s'occuperaient de moissonner tout ce qu'il y avait d'intéressant avant.

"Occupons-nous des prostituées maintenant... Il va nous en falloir une isolée, je n'ai pas spécialement envie d'avoir des pimbêches hurlantes annoncer l'existence de Cancer. Mais je veux savoir s'il serait capable d'en saisir une sans la tuer et de nous la ramener vivante. Cela demandera de la précision et de la délicatesse."

Des choses pour lesquelles Cancer n'avait pas été conçu. Il erra un temps dans les ruelles des docks jusqu'à trouver ce qui les intéressait. Une femme banale, pas belle, seulement vulgaire et baisable. Comme beaucoup de toute façon. Abigaïl comptait innover avec ses vampirettes qu'elle avait trié sur le volet. Un bordel pour nécrophiles... Il trouvait l'idée charmante mais doutait de sa réussite économique. Surtout s'il devait s'improviser gynécologue pour cadavres après. Pas que cela le gêne.

Anton n'avait d'ailleurs qu'une confiance limitée en l'éthéréum aussi préféra-t-il essayé d'utiliser les griffes du monstre. Mais d'abord il fallait approcher la prostituée sans qu'elle en s'enfuit en hurlant. Il commanda donc un fouet d'éthéréum à Shahren en espérant qu'ils parviendraient à l'enrouler autour de la jambe ou la taille de la femme, voir même sa gorge, pour l'empêcher de fuir. Tout se passa très rapidement. Le fouet fut lancé, manquant de rater sa cible, mais cette dernière fut tellement effrayée qu'elle tomba à terre en hurlant. Avec une vitesse que ne suggérait pas son poids Cancer fondit sur la jeune femme et il la saisit de l'une de ses griffes, comme il avait saisi Shahren au Necropolitan.

"Oh, voilà qui n'est pas mauvais." Sauf que la garce continuait de hurler, ce qui ne plaisait pas vraiment à Anton. "Rah, pourquoi les femmes doivent-elles toujours faire autant de bruit ?" Le fouet fut utilisé pour la bâillonnée. "C'est mieux, beaucoup mieux... Vous voulez la ramener ici pour la marquer de vos initiales avant de l'envoyer à Abigaïl ?"
 
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Message posté : Mer 22 Juil 2015 - 17:27 Message
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Après l’aspect boucherie, Anton était curieux d’essayer le mode subtilité et Shahren ne pouvait qu’approuver. Dans le meilleur des cas, le golem était déjà au point sur ce sujet. Dans le pire, ils procèderaient à quelques ajustements pour que ça soit le cas. Ils trouvèrent rapidement leur cible. Sur les docks, les femmes de petite vertu avaient de quoi faire, entre les travailleurs aux horaires inhabituels, ceux qui fréquentaient le Circus mais aussi les fêtes clandestines. L’embarra du choix, ils l’avaient, même si aux yeux de la scientifique, ces femmes étaient rarement intéressantes. Elle se moquait bien de sa beauté, cette fille aurait pu être un mannequin ou la plus hideuse des choses à peine humaine, elle servait de sujet d’expérience. Un sujet bruyant qui fut bâillonné par le fouet d’ethereum.

Allez savoir. L’habitude de simuler peut-être ?

Le sujet ne l’intéressait pas.

Excellente idée ! Qu’il la ramène.

Et Cancer s’exécuta comme s’il l’avait entendue. La fille se débattait mais rien ne pouvait aller contre la poigne du golem, rien d’aussi petit en tous cas. Shahren avait eu des bleus sur les côtes à l’endroit où il l’avait saisie, alors qu’il y était allé relativement doucement. Elle finit par abandonner, si bien qu’elle était désormais uniquement secouée par des sanglots de désespoir.
Ne croiser personne sur le retour aurait tenu du miracle. Trois caricatures de voyous croisèrent la route de Cancer. Bien loin d’eux l’idée de s’improviser chevaliers servants. Ce genre de vermine possédait un instinct de conservation extrêmement développé, mais pas assez hélas. Shahren refusait de prendre le moindre risque.

Testons sa dextérité ? Qu’il tienne la fille dans l’un de ses bras et tue ces gêneurs.

Poussé par la volonté d’Anton, le golem serra la prostituée contre son torse, la plaquant contre plusieurs de ses bouches, se servant d’une de ses griffes pour la maintenir tandis qu’une autre se transformait en gigantesque hache. Deux têtes roulèrent au sol tandis que le troisième prenait ses jambes à son cou. A nouveau, Cancer fit preuve d’une dextérité incroyable pour sa taille et le coupa littéralement en deux, ce qui plut beaucoup à la scientifique.

Vous ne trouvez pas que ça a un côté amusant de voir un être humain coupé en deux dans le sens de la longueur ? C’est très symétrique.

Cancer avait coupé bien droit, sans doute sous l’impulsion d’Anton. C’avait été aussi facile qu’un fil dans du beurre. Elle inspira, posa sa main sur la cuisse du scientifique tandis que Cancer, couvert de sang, reprenait le chemin du laboratoire.

Ah, je pense qu’il l’a écrasée…

Elle fit un zoom sur le module visuel pour constater qu’en effet, la prostituée était plus morte que vive, sa cage thoracique explosée par une impulsion trop violente du monstre. Ils se débarrassèrent du corps en le jetant entre deux containers. Les ongles de Shahren s’enfonçaient un peu à travers le tissu de la blouse d’Anton tandis que, les yeux fixés sur l’écran, elle cherchait du mouvement. Là, dans l’ombre ! Ils y envoyèrent Cancer, qui surpris deux personnes en train de s’envoyer en l’air. Une pute et son client ? Un jeune couple ? L’homme fut littéralement broyé et, plutôt que d’hurler, la fille fixa le monstre la bouche grande ouverte, comme s’il s’agissait d’un cauchemar. Le golem de chair se saisit délicatement d’elle, elle poussa un petit cri de surprise et essaya de parler à Cancer plutôt que de se débattre ou d’appeler à l’aide. Sans doute une ancienne victime, qui savait qu’un hurlement peut facilement abréger une vie. Elle déblatérait l’histoire de son existence, son prénom, son âge, ce qu’elle étudiait, comment s’appelaient ses parents, si bien que Shahren coupa le son.

Pénible.

Elle retira sa main de la cuisse d’Anton, en se rendant compte qu’elle était un peu trop proche d’un endroit maintes fois sollicités plus tôt. Shahren se redressa en entendant le système de sécurité se désactiver pour permettre à Cancer d’entrer les rejoindre avec la fille, qui n’avait pas fini de raconter sa vie.

S’il vous plait, je m’appelle…
Ca n’intéresse personne. Silence ou je te coupe les cordes vocales. C’est douloureux et pas mortel.

La scientifique parlait d’un ton détaché, sans laisser paraître la moindre émotion. Cancer posa sa victime sur la table d’opération et Jack le chien s’approcha des pieds de la fille, qui eut un mouvement de recul. Shahren en profita pour s’approcher d’elle et lui défaire le haut de sa blouse avec des gestes précis, sans attouchements particuliers.

Qu’est-ce que…
Je ne le répèterais pas une seconde fois. Je vais juste graver un message sur ta peau avant de t’offrir à quelqu’un.

Elle écarquilla les yeux.

Quoi ? couina-t-elle.
Ça risque de piquer.

Le scalpel d’ethereum prit forme dans sa main tandis que Shahren enfonçait la lame dans la peau de son cadeau. Presque aussitôt, elle s’arrêta, la mine songeuse. Qu’allait-elle écrire à la nécromancienne ? Quelque chose de court et de simple, cette fille n’avait pas une poitrine suffisamment imposante pour qu’elle se perde dans de la prose. Puis ce n’était pas son genre. Elle finit par se décider pour un « En remerciement de votre hospitalité, SM » qui la fit sourire. Elle avait rarement un accès d’humour. Evidemment, pendant l’opération, la gamine avait retrouvé l’usage de ses cordes vocales et hurlait à lui déchirer les tympans. Elle avait toutefois le bon goût de ne pas se débattre.

Vous pourriez faire quelque chose pour qu’elle se taise ? J’ai les mains occupées, c’est difficile les points sur les i, si j’appuie trop fort je risque de perforer quelque chose…

Et elle se concentrait vraiment pour que ce soit lisible et parfait.
 
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Message posté : Mer 22 Juil 2015 - 21:48 Message
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L'habitude de simuler ? Que pouvait-elle bien en savoir ? Après tout elle ne devait jamais s'en être donnée la peine avec un sextoy de l'ordre d'Adam. Elle avait bâti cet individu quasiment pour la satisfaire sur ce point, il en était certain. Ou tout du moins l'avait-elle dressé en ce sens. Et dans ce cas, oh, il était quasiment certain qu'elle ne simulait pas. Bien entendu, Anton était un homme prudent quand il n'était pas lancé dans ses éclats mégalomaniaques et ses désirs qui le consumaient de l'intérieur. Il se laissait au moins quelques dixièmes de pourcent de probabilité qu'elle ait pu simuler. Mais honnêtement, cela aurait fait d'elle une plus grande folle qu'elle ne l'était déjà à ses yeux.

Pas qu'il s'en plaignit d'aucune manière. Il savait que le génie s'accompagnait forcément de folie. Sinon on était condamné à rester médiocre, à se conformer aux règles de la société. Des règles qui auraient toujours empêché la naissance d'une créature telle que Cancer ! Une vision ravissante que se montre qui tenait sa prostituée contre lui alors que la hache elle s'abattait sans pitié. Le nécromancien ne s'était jamais autant amusé à contrôler l'une de ses créatures, à le faire danser au rythme de la partition invisible de sa volonté. C'était un véritable monstre auquel il avait donné naissance, auquel ils avaient donné naissance.

Leur premier bébé.

Et il avait déjà tué tant de gens. Fantastique !

"Oui, le fait que ce soit symétrique pourrait être intéressant. Mais j'ai toujours été déçu de réaliser que tous nos organes n'étaient pas particulièrement symétriques. Deux poumons, deux bras, deux yeux... Mais un seul estomac, un seul foie, un seul pancréas. Il aurait été tellement plus élégant de le centrer. Dieu, s'il existe, ce dont je doute fortement, a fait un travail particulièrement bâclé, heureusement que nous sommes là pour rattraper le coup."

Bon, Cancer n'était pas en soit un exemple parfait de symétrie bien entendu. La perfection n'était atteinte que dans sa force destructrice. Force qui faisait qu'il avait un peu trop serré la prostituée contre lui. Quel dommage de gâcher de la si bonne chair. Le nécromancien enverrait les goules d'Abigaïl la récupérer toutefois. Les poubelles des uns faisaient les bonheurs des autres. Si elle n'était plus utilisable pour un golem, peut-être ferait-elle un heureux en finissant dans l'assiette d'un client du Necropolitan.

"Dommage. Mais il faut expérimenter. Peut-être aurait-il dû la placer dans les rangées de bras au milieu de son torse. En les espaçant un peu il pourrait prendre des gens en otage de cette manière. Ce serait amusant non ? Les voir ne pas oser lui tirer dessus car il serait en train de serrer quelqu'un contre lui, de lentement le dévorer même et d'offrir des hurlements à la foule !"

Il en avait presque une érection. Ce qui était un exploit avec ce qui s'était passé précédemment. A moins que cela ne soit due à la proximité de Shahren, sa main sur sa cuisse. Il lui lança un regard. Elle était absorbée parce qu'ils voyaient sur les écrans et il ne pouvait pas lui en vouloir. Même s'il aimait être le centre de l'attention, il devait admettre qu'il appréciait grandement ce qu'il avait sous les yeux aussi. La femme, mais aussi le monstre. Cancer était une de ses créations. Un jour peut-être organiserait-il un grand dîner avec la totalité de ses golems réanimés à ses côtés. Et Shahren bien entendu, elle aurait le droit de siéger à sa droite. Ce serait magnifique. Décidément, la présence de la scientifique stimulait ses idées grandioses.

Heureusement, leur monstre était plutôt chanceux, car il leur ramena une nouvelle proie. Plus jolie que la précédente, ce qui était parfait pour Anton d'ailleurs. Bien entendu il n'en dit rien, il aurait été dommage que Shahren se trouve quelque peu jalouse et décide de balafrer la belle demoiselle. Enfin belle, tout était relatif toutefois. Il se demanda un instant ce qu'Abigaïl allait bien faire d'elle. Il avait vu les expérimentations de sa soeur avec la magie noire. C'était presque encore plus monstrueux que ce qu'il faisait lui-même. Dans le pire des cas, elle rejoindrait le cheptel. La horde de femmes qui se faisaient pomper le sang régulièrement pour nourrir certains clients. Quand on ne moissonnait pas leurs organes. Il y avait des hommes, mais Anton supposait que sa soeur avait des désirs de maquerelle.

Les mains dans le dos, Anton tournait calmement autour de Shahren et de la patiente, observant aussi un instant Jack le chien. Une admirable créature vraiment. Il aurait pu lui faire une camarade avec cette femme tiens, mais c'était un cadeau pour sa soeur. Si le psychopathe se fichait que les deux femmes s'entendent tant qu'il les avait toujours toutes les deux, le gentleman lui... Il était important que tout se passe à la perfection. Si Shahren devenait plus présente dans sa vie, il ne comptait pas éloigner Abigaïl. Aussi devraient-elle apprendre à se connaître et à s'apprécier. Même s'il devrait forcer les choses. Quel dommage que la scientifique ne s'entende pas avec son cousin, cela aurait pu faciliter le rapprochement de leurs deux familles. Voilà qu'il se trouvait des penchants paternalistes ! Il retrouvait là plus son père que lui-même, à moins que mourir maintes fois ne l'ait assagi.

"Bien sûr, la faire taire n'est pas un problème." Anton posa calmement sa main sur les lèvres de la prisonnière. Elle n'essaya pas de le mordre et rapidement elle ne le pouvait même pas. Ses lèvres étaient soudées. Elle paniquait, tentait de se débattre, pleurait à chaudes larmes, mais elle ne crierait pas, ne parlerait pas. Un sourire macabre se dessina sur les lèvres d'Anton, bien ouvertes dans son cas. Il se plaça derrière Shahren, laissant glisser ses mains le long de ses hanches.

"Vous semblez presque habituée à écrire de cette manière. Une façon admirable de manier le scalpel." Il rompit le contact en s'éloignant d'elle, recommençant à observer Shahren à l'oeuvre. "En tout cas notre petite sortie a été une réussite. Je dois dire qu'être sur le terrain ne me manque quelque peu. Il faudrait que je trouve une astuce pour pouvoir y aller sans risquer de me faire abîmer ou reconnaître." Il avait une petite idée en tête déjà. "Cela ne vous a jamais donné envie, vous ? Être présente, physiquement. Pouvoir entendre leurs cris avec vos propres oreilles, pouvoir sentir, ressentir ce qui se passe autour de vous !" Bien entendu elle ne devait pas vraiment ressentir la mort comme un nécromancien.

Mais Anton pensait qu'elle y manquait tout de même. Il commençait surtout à se demander à quoi ressemblait la Shahren sans puce. Comment elle aurait réagit depuis le début à leur relation contre-nature, à tout ce qu'il lui avait fait, à tout ce qu'ils avaient fait, à tout ce qu'ils allaient faire. Mais est-ce que voir de la peur sur son visage n'aurait-il pas été pour le moins malheureux ? Peut-être que cela aurait brisé l'image qu'il avait d'elle.

Peut-être.
 
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Message posté : Ven 24 Juil 2015 - 23:14 Message
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Shahren ne doutait pas une seule seconde qu’Anton n’aurait aucun problème pour faire taire son cadeau. Après tout, elle avait expérimenté sa technique et en gardait un douloureux souvenir duquel la peur était toujours absente. Heureusement puisque sans ses puces, il aurait été probable qu’Anton, lassé, ne la tue et l’histoire aurait prit fin d’une bien ennuyeuse façon. De très loin, Shahren préférait celle-ci.

Merci.

Et sur ce simple mot, elle reprit son exercice de calligraphie, sans réagir au fait qu’Anton lui caressait les hanches. Shahren n’avait jamais été une femme très tactile et n’était pas du tout habituée à toutes ces attentions physiques. Peut-être qu’un jour, elle apprendrait à se laisser aller, à accepter la distraction, mais ce moment n’était pas arrivé. Les sourcils légèrement froncés, elle écouta Anton lui expliquer que le terrain lui manquait. Jusqu’à ce que ses puces soient implantées dans son cerveau, Shahren n’aurait même pas envisagé pouvoir se rendre hors de son laboratoire, se contentant très bien des dispositifs vidéos. Visiblement, Anton réfléchissait d’une manière totalement différente.

Et bien… Je pourrais venir sur le terrain, je suppose, mais ça ne m’a jamais vraiment… Tentée ? Avant, c’était à cause de mes phobies. Aujourd’hui, c’est plus par prudence et par habitude. Je trouve que mes appareils me transmettent déjà une expérience extraordinaire, comme si j’y étais, alors sentir quoi ? Risquer de laisser des indices à ceux qui me cherchent ? Ce serait très imprudent de ma part…

Et elle ne pouvait pas se permettre d’imprudence. On l’avait assez conditionnée pour cela, elle ne voulait pas risquer de perdre bêtement tout ce qu’elle avait acquis. Certes, le vivre en direct devait être tout autre chose, mais elle appréciait déjà énormément ses enregistrements, qui avaient le mérite de pouvoir être repassé en boucle autant de fois qu’elle le désirait.

Shahren termina son dessin, après avoir lancé un regard noir à sa victime pour qu’elle arrête de se débattre. Des torrents de larmes silencieuses roulaient sur ses joues à mesure qu’elle prenait conscience de la gravité de la situation dans laquelle elle se trouvait. La pauvre n’avait encore rien vu, mais la scientifique n’était pas douée de compassion, d’ailleurs en matière de sentiment, elle était un cancre de la pire espèce.

Et voici un cadeau pour votre sœur. Si j’avais du ruban, je lui aurais mis un nœud papillon.

L’une de ses rares références culturelles : l’emballage de cadeau.

Je vous laisse l’emporter, dans ce cas ? Ce fut une soirée vraiment… Enrichissante, j’espère que nous recommencerons bientôt. Pour arriver au terme de tous nos projets avant ma mort, il va falloir s’y mettre vite.

Et un peu moins se laisser distraire, même si elle ne pouvait objectivement pas lui en vouloir pour cela. Shahren n’avait jamais autant pris du plaisir, à la fois sur un plan physique et intellectuel. C’était rafraichissant, si elle en avait été capable, elle aurait probablement ajouté « et un peu effrayant ». Où tout cela allait-il la mener ? Elle se posait la question alors qu’elle le raccompagnait à la porte. Les sbires d’Abigaïl attendaient à l’extérieur pour embarquer Cancer, qui était le porte cadeau tout désigné. Shahren espérait qu’il ne l’écrabouillerait pas et réfléchissait à la suggestion d’Anton concernant les membres sur son torse, y trouvant un certain côté pratique. Elle allait la refermer quand il l’en empêcha, l’embrassant d’une manière qui lui aurait donné envie de rouvrir ses cuisses immédiatement s’il ne l’avait pas déjà autant prise ce soir-là. Shahren sourit, s’humecta les lèvres et l’observa disparaître de ses écrans de surveillance.

Ses autres projets lui paraissaient fades, tout d’un coup.

And that’s all ?
 
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