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Psychodating ft. Abigaël

 
Message posté : Dim 28 Juin 2015 - 16:10 Message
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28 Juin 2015 - Necropolitan

Depuis des années, Shahren avait développé une sale habitude : Celle de surveiller son cousin, alias l’officier de la pénombre. A son arrivée, elle l’avait fait avec ses yeux ou en posant mille questions à Jack. Plus tard, elle avait installé des dispositifs vidéos dans sa voiture, dans son bureau et même dans son appartement. Elle ignorait s’il n’avait rien remarqué (puisque la majorité des composants étaient en ethereum) ou s’il le savait mais la laissait faire, dans une sorte de jeu un peu pervers. Toujours est-elle qu’elle gardait perpétuellement un œil sur lui, ce qui lui permettait d’apprendre tout un tas d’informations qu’il ne jugeait pas forcément utile de lui transmettre, comme par exemple le fait qu’il semblait entretenir une relation plus ou moins continue avec une femme blonde qui tenait un bar nommé le Necropolitan, sur la colline aux lanternes, dans la district Sud.

C’est assez naturellement que Shahren s’intéressa à cette fille et commença à faire des recherches à son sujet. D’abord sur le bar en lui-même, qui semblait assez récent. Ensuite sur la personne, mais elle trouva peu de choses. Elle fit alors jouer de ses contacts ou plutôt, de ceux d’Adam et finalement, lassée de devoir attendre, décida de se rendre elle-même sur les lieux.

Depuis qu’elle avait ses puces dans le cerveau, Shahren n’avait plus peur de rien, littéralement, mais c’était plus une faiblesse qu’une force, bien que la scientifique ne l’ait pas encore compris. Elle prenait un risque inconsidéré en se rendant sur le territoire d’une inconnue, qui pourrait très bien décider de la massacrer pour x ou y raison, avant de se rendre compte de son erreur. Même si, au fond, elle n’était pas certaine que son cousin mettrait beaucoup d’ardeur à la sauver. Après tout, il ne l’avait jamais apprécié à sa juste valeur et elle lui avait joué quelques mauvais tours ces derniers temps qui pourrait le convaincre à la laisser se dépêtrer toute seule des éventuels ennuis.
Pour ne rien arranger, Shahren avait décidé de se rendre là-bas un soir où Adam travaillait sur une mission pour le compte de l’organisation. Ca n’avait pas été prémédité, l’idée était simplement venue à la scientifique justement à ce moment-là et elle avait écouté sa pulsion. Elle avait conduit sa voiture toute seule, malgré le fait qu’elle n’avait pas de permis officiel et que le concept de limitation de vitesse était assez flou dans son esprit. Elle s’était garée sur le parking de l’établissement au crépuscule puis avait attendu, les bras croisés, en considérant l’enseigne lumineuse, sans savoir par où commencer. Devait-elle entrer et poser directement ses questions à la première personne qu’elle croiserait ? Devait-elle se montrer plus subtile et poireauter là jusqu’à ce qu’on daigne s’intéresser à elle ? La propriétaire était-elle au courant que quelqu’un enquêtait à son sujet et si oui, connaissait-elle son identité ? C’était peu probable, hormis au sein de SHADOW, Shahren était une inconnue. Oh, bien entendu, elle avait volé le bébé de Sarah Stinger alias Hive mais hormis son prénom, les autorités n’avaient rien, pas même une photo de son visage. Une chance qu’Adam ait pensé à repérer les caméras et à se placer dans l’axe pour la couvrir…

Une moue incertaine dessinée sur son visage, Shahren hésitait toujours et tout en réfléchissant, elle tournait autour du bâtiment, observant les éventuels systèmes de sécurité, les points d’entrée comme les fenêtres, les portes de service, le cimetière à proximité. Elle ne savait pas comment utiliser toutes ces informations mais elle se dit que ce devait toujours être utile. Elle se demanda si, comme au Cirque des Damnés, il y avait un sous-sol sous lequel s’étendait l’intérêt réel du club ou si tout était en surface. Elle se demanda également si la blonde, qu’elle savait s’appeler Abigaël pour avoir entendu Renan en parler avec Raphaël, et qu’elle savait nécromancienne par le même biais, utilisait le cimetière pour autre chose que l’ambiance et si oui, dans quelle mesure.

Bref, Shahren se posait énormément de questions et allait s’apprêter à entrer, quand soudain…
 
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Message posté : Dim 28 Juin 2015 - 18:07 Message
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"A quoi bon m'avoir ressuscité si c'est pour m'obliger à reste cloîtré ici ?" Lâcha l'homme aux cheveux trop blancs pour son âge et à la peau tout aussi pâle. Anton était assis sur le lit de sa soeur. Cette dernière se contenta de lever les yeux vaguement, le regardant à travers son miroir.

"Anton, mon amour, tu te conduis comme un enfant."

Il fronça les sourcils, n'appréciant que peu cette pique. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'Abigaïl l'avait ramenée parmi les vivants au travers d'un rituel des plus compliqués. Tout ce qui vivait sur la colline où ils s'étaient trouvés était mort à ce moment là. L'herbe avait flétri, le vieux chaîne s'était pétrifié tandis que tous les animaux qui vivaient dans ses branches ou entre ses racines avaient connu un destin funeste. Les ingrédients avaient été nombreux, tous difficiles à obtenir, mais il était revenu à la vie, dans son plus simple appareil. Les premiers jours avaient été difficiles, retrouver l'équilibre de son propre corps et surtout s'habituer à des sensations qu'il avait presque oublié. Mais pour cela sa soeur l'avait aidée, bien plus qu'aidée. Elle avait été une nouvelle mère, amie et amante dans ses premiers pas dans ce monde qui n'aurait pas dû lui paraître aussi étranger. Mais l'équilibre des puissances qu'ils avaient eu autrefois avait définitivement disparu. Anton était un nouveau né.

"J'ai déjà vécu dans ce monde tu le sais bien. J'apprécie tout ce que tu fais pour moi, Abigaïl, j'apprécie chacun de tes geste, je ne pourrais jamais suffisamment te remercier pour m'avoir ramené parmi les vivants. Mais tu ne peux pas me garder emprisonné."

Il s'approcha d'elle tandis qu'elle lâchait un profond soupir. Le nécromancien posa ses mains sur les épaules de sa soeur jumelle, mais cette dernière, imperturbable, continuait de brosser ses cheveux comme si elle s'était trouvée encore deux siècles plus tôt, dans sa chambre du manoir familial, à Londres. "Anton, je ne peux pas te laisser courir partout, aller faire je ne sais quoi. J'ai mis du temps à nettoyer tout ce que tu avais causé lors de ton dernier passage, dans mon corps soit dit en passant. J'ai autre chose à faire que de recommencer."

"Allons, je ne te décevrais pas, tu le sais bien. Je ne compte pas disparaître et refaire ma vie, je suis avec toi maintenant, plus rien ne nous séparera. Mais j'ai besoin de sortir tu comprends, de voir d'autres personnes que ta cour." Elle n'était pas dupe. Il avait besoin de tuer, de baiser, de torturer, d'effectuer ses petites expérimentations, de profiter de ce monde, de cette nouvelle vie. Mais elle ne pouvait pas oublier qu'en seulement un mois, il avait provoqué à la fois la Légion et l'UNISON, son frère était une bombe à retardements, mais elle ne l'en aimais pas moins pour autant. Ses mains se faisaient d'ailleurs insistantes et elle n'avait pas de temps à perdre avec ces choses là, il fallait que le nécromancien se reprenne en main, qu'il recouvre sa grandeur passée et il avait raison, il ne pourrait pas le faire en restant terré au Necropolitan.

Une silhouette fantomatique émergea de l'un des murs, s'approchant des jumeaux pour venir murmurer des mots aux oreilles d'Abigaïl. Le pauvre spectre était mort depuis si longtemps qu'il n'avait plus rien de son apparence passé, mais il était l'espion parfait, invisible pour les vivants. Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Abigaïl, Anton dû réprimer le sien. "Voilà qui devrais nous contenter tous les deux. Nous avons une fouine. Je veux que tu t'en occupes. Cela te permettra de te défouler un peu avant que nous n'envisagions quelque chose de plus excitant pour toi."

Mais c'était excitant pout lui, d'ailleurs un sourire mauvais avait finalement pris place sur les lèvres du médecin, qui déposa un bref baiser sur la joue de sa soeur. "J'y vais de ce pas."

"Prends Silence, au moins pour l'attraper. Puis emmène-la dans ton atelier. Et s'il te plait, veille à ce qu'elle ne fasse pas trop de bruit. Cela pourrait donner des idées à certains clients et je dois augmenter notre stock avant. Et reste loin du bar !"

Il était déjà parti. Abigaïl lâcha un léger soupir, revenant à son ouvrage. Mais elle ne laisserait pas Anton faire tout et n'importe quoi sous son toit. La nécromancienne était au courant de tout ce qui se passait dans sa demeure. Mais avec le retour de son frère, elle commençait à imaginer qu'elle devrait se trouver une maison en plus de son bar. Peut-être aurait-elle alors un peu plus de tranquillité.

***

La devanture du bar n'avait rien de spécial. Le bâtiment était ancien, même si le panneau clignotant était récent bien entendu. Il y avait des statues de morts-vivants rachetées à un ancien train fantôme, dans un parc d'attraction, qui encadraient l'entrée. Les vitres permettaient de voir les clients. Beaucoup buvaient, certains mangeaient, mais ils n'étaient pas très nombreux. Les serveuses étaient automatiquement reconnaissables avec leur débardeur noir avec l'icone du bar et des phrases emblématiques telles que "Good to be bad" ou "Do you want one more bone ?" et un mini-short. C'était vulgaire, mais cela fonctionnaire. Les pourboires étaient plus nombreux et certains individus, principalement des jeunes qui cherchaient à éviter les boîtes surpeuplées du centre ville venaient spécialement pour ces douces créatures. Pas si douce que cela vu que chacune d'entre elle était morte. Revenante, vampire etc.

Les voitures appartenant à l'établissement se garaient apparemment dans une ruelle plutôt étroite, à droite de l'entrée. Là, il y avait du lierre qui recouvrait les vieilles pierres et un muret qui transformait le lieu en impasse. Seulement, quand on jetai un coup d'oeil  dans cette direction, si on dépassait les caisses de bouteilles empilées contre les murs, on pouvait voir un escalier qui descendait jusqu'à une porte. Cette dernière menait à la cave du Necropolitan. Enfin la première cave, car ce n'étaient pas moins que trois étages qui se succédaient dans les profondeurs de la terre. Un fantôme suivait Shahren depuis qu'elle était arrivée au Necropolitan, faisant des rapports réguliers à Anton qui était allé chercher le golem préféré de sa soeur. Le principal avantage de Silence, c'est qu'avec son aspect humain, il passait pour un simple serveur déguisé. Alors que les créations d'Anton étaient beaucoup plus originales. Anton vérifia que personne n'arrivait dans le parking devant l'établissement, qu'aucun des clients ne soit sur le point de sortir et se mis en action.

Les choses devaient se passer très rapidement. Sans qu'aucun cri ne soit prononcé. Même si beaucoup croiraient sûrement que le bar faisait une nouvelle soirée à thème ou bien projetait un film d'horreur pour agrémenter son ambiance macabre. Silence bloqua la route à la jeune femme quand cette dernière tenta de sortir de la ruelle. La silhouette du videur mort-vivant était plutôt impressionnante, mais de toute façon, Anton ne préférait pas la laisser réagir, que ce soit pour protester, fuir ou crier. Il s'était glissé derrière elle et plaça un chiffon imbibé de chloroforme sur son visage tout en lui saisissant le bras pour le retourner dans son dos. Cela faisait un moment qu'il n'avait plus utilisé ce produit. Après tout, il n'avait plus été médecin depuis sa mort et cela remontait déjà à deux siècles.

"Ah, définitivement, cela reste le meilleur moyen de faire tomber les demoiselles. N'est-ce pas, Silence ?"

Il leva la tête vers la créature qui plaçait déjà le corps de la jeune femme endormie sur son épaule et se dirigeait vers le fond de la ruelle.

"Tu n'en penses rien bien entendu. Heureux les simples d'esprit, les portes du paradis leurs sont ouvertes."

Mais le mutisme de la créature n'entamerait pas sa bonne humeur. Pas ce soir ! C'était une soirée plaisante qui se dessinait et le nécromancien en profita pour observer son prix de la soirée. Jolie, bien qu'un peu maigre. Mais après tout, il n'avait jamais eu que de bonnes expériences avec des squelettes.

Les portes de la cave s'ouvrirent pour engloutir le trio dans les profondeurs du Necropolitan. L'atelier d'Anton se trouvait dans le second sous-sol, dans une salle bien entendue insonorisée et avec une porte assez lourde pour empêcher quiconque d'entrer si elle était verrouillée. Enfin, plutôt pour empêcher quiconque de sortir. Abigaïl avait récupéré pas mal de son ancien matériel mais surtout, ses scalpels, scies et hachoirs préférés. Plusieurs organes flottaient dans des bocaux contre un mur. Silence déposa le corps inanimé sur la table d'opération et Anton s'occupa de la sangler correctement pour qu'elle ne puisse pas bouger. Il lança un sortilège et son propre serviteur s'anima.

Irina avait été une pauvre fille issue d'une bourgade rurale en Bulgarie. Des hommes l'avaient capturée et vendue à Abigaïl quelques semaines plus tôt. Alors la nécromancienne l'avait forcée à copuler avec le Dévoreur, la forme horrifique d'Anton. Autant dire que la petite n'en était pas ressortie avec toute sa santé mentale, loin de là. Elle n'avait même pas bronchée alors qu'Abigaïl avait ouvert son ventre rond, arraché le foetus démoniaque qui s'y trouvait pour le jeter sur les os d'Anton lors du rituel qui le ramena à la vie. Mais le nécromancien s'était pris d'affection pour cette petite chose. Il avait conservé son corps, bien qu'il eut procédé à quelques améliorations et avait procédé à quelques améliorations. Bien qu'elle fut morte et recousue par endroit, il avait veillé à ce qu'elle eut un teint joli et un sourire factice fixé sur les lèvres. Dans son délire il l'avait même affublée d'un costume d'infirmière, qui aurait plus convenu à une soirée d'Halloween pour jeunes lubriques qu'à une véritable employée d'hôpital.

Bien entendu, certains soupçonnaient qu'Anton se servait aussi de sa petite création comme sorte de poupée gonflable animée. Mais personne n'aurait osé lui faire la moindre réflexion à ce propos. Après tout, la sexualité des Faust ne concernaient qu'eux. De plus, Abigaïl ne s'en plaindrait pas, surtout si cela la soulageait un peu des assauts de son frère ressuscité, connu pour ses appétits débridés de son vivant.

L'infirmière mort-vivante apporta à Anton un ciseau et ce dernier commença à découper les vêtements de sa proie du jour tout en sifflotant. Cela allait définitivement être une bonne soirée. "Ah, il ne manquerait plus qu'une bonne bouteille de vin, tu ne penses pas Irina ?" Elle pencha la tête sur le côté, souriant toujours, mais incapable de répondre. Quoi de mieux qu'un serviteur décérébré ?
 
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Message posté : Dim 28 Juin 2015 - 23:02 Message
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Toute à son observation, Shahren tomba dans le piège comme la débutante qu’elle était. Tournant autour du bâtiment, observant les détails de sa conception et de ses environs, sa route fut coupée par un homme relativement massif tandis qu’un second l’enlaçait par derrière, lui plaquant ce qui ressemblait à du chloroforme sur le nez et la bouche. Sa dernière pensée fut que, franchement, on avait quand même inventé des drogues plus efficaces ces dernières années. De quel genre de ringard s’agissait-il ?

Elle reprit connaissance en subissant les effets secondaires de ce maudit produit, c’est à dire en ayant très mal à la tête. Elle papillonna des paupières, gémit, tourna la tête sur le côté pour tomber nez à nez avec une femme au regard vide, comme celui d’un cadavre. Shahren distinguait des cicatrices dépassant des plis de ses vêtements, qui ne laissaient pas grand-chose à l’imagination. Etais-ce une femme en vie dont le chirurgien était pire que mauvais ou étais-ce un cadavre ? Ou un assemblage de cadavres ? Après tout, la propriétaire des lieux pratiquait la nécromancie et même si Shahren ne s’était renseignée que de manière superficielle sur le sujet, elle savait que ça impliquait souvent des morts. Elle supposait qu’il suffisait qu’ils soient morts de manière violente pour qu’il faille recoudre des morceaux en vue d’une prochaine utilisation…
A creuser, donc.

Elle fronça les sourcils, avant de se rendre compte qu’elle était nue.
Totalement nue.
Les lambeaux de sa robe grise pendaient en partie sous elle, dans son dos. Elle avait été coupée nette au milieu. Quant à ses sous-vêtements, ils avaient été jetés un peu plus loin dans la pièce. Son soutien-gorge était déchiré par devant, quant à sa culotte, elle avait été proprement ôtée. Elle remarqua les ciseaux, responsables de son problème vestimentaire, sur une petite table non loin d’elle. Shahren voulut se redresser et c’est là qu’elle comprit qu’elle était attachée, par les poignets et les chevilles, dans une position qui ne laissait pas beaucoup de place à la pudeur. Heureusement qu’elle avait subi l’épreuve du bain de sang plus tôt dans le mois et qu’elle était rôdée côté bizarrerie exhibitionniste…

Si elle avait eu la notion d’ironie, elle aurait probablement rit jaune. La voilà attachée sur une table d’opération. Elle, la scientifique.
Ah ah.
A la place, elle fronça les sourcils jusqu’à finalement trouver le responsable de cette… Farce ? L’homme avait les cheveux blancs, le teint cadavérique, un rictus qui ne présageait pas de bons moments à venir. Mais au lieu de paniquer (même si elle ne pouvait plus, techniquement, à cause des puces), elle pencha légèrement la tête sur le côté, l’air visiblement curieux.

Vous savez, si vous vouliez faire connaissance, on aurait pu engager la conversation. Même si j’admets que c’est moins original qu’un enlèvement. C’est la première fois que ça m’arrive en plus… En général c’est plutôt moi qui suit à votre place.

Une explication qui pourrait paraître assez étrange mais après tout, c’était la vérité. D’habitude, Shahren endossait le rôle de la scientifique et parfois, prenait la peine de kidnapper elle-même les cobayes qui l’intéressaient. Surtout ces derniers temps, Renan était tellement occupé ailleurs qu’il négligeait de la fournir correctement en matière première.
Etait-elle victime de son propre jeu ? En voulait-il à son cerveau extraordinaire ou à ses capacités d’origine d’extra-terrestre ? A moins que ça ne soit une coïncidence ? Après tout, vu le style de la boîte, elle n’aurait pas été étonnée que certains psychopathes trainent dans le coin.
Non pas qu’elle avait quelque chose contre ces gens-là, après tout elle s’en rapprochait assez elle-même.
Mais tout de même. Il exagérait un peu.

Un frisson la parcourut. Il faisait assez frais dans ce qui ressemblait à un laboratoire avec quelques siècles de retard. Shahren n’avait jamais vu de films, encore moins de films d’horreur, elle n’avait donc pas vraiment de points de comparaison mais tous ces instruments semblaient barbares et dépassés. Elle avait lu d’anciens traités de médecine pour passer le temps à la CIA quand elle était gamine, assez pour avoir une vague idée d’à quoi cela pouvait ressembler à l’époque, grâce aux illustrations.

Qu’est-ce que vous comptez faire avec ça ? demanda-t-elle en désignant notamment les scies d’un geste de la tête. Elle aurait dû avoir peur mais les puces inhibaient ses réactions, permettant à sa curiosité de prendre le dessus. Ca ne doit pas être du travail très soigné… releva-t-elle avec une petite moue. Vous êtes plus tueur en série sadique que scientifique avant-gardiste j’ai l’impression.

Et elle était vraiment, vraiment déçue par ce constat. Lorsqu’elle avait ouvert les yeux et vu cette fille qui semblait avoir été recousue en plusieurs endroits, elle s’était attendue à tomber sur un original mais surtout, sur au moins une espèce de médecin ou de chercheur. Mais peut-être que dans le domaine magique, ils travaillaient autrement ? Après tout, il était peut-être lié à cette Abigaël ? Ils avaient la même couleur de cheveux, mais des blonds décolorés, elle en avait croisé beaucoup, surtout depuis qu’elle fréquentait le Cirque des Damnés.

Vous en avez d’autres comme elle ? demanda-t-elle, vraiment curieuse. Parce qu’elle est un peu quelconque. Tant qu’à subir je ne sais quoi, autant que ce soit de la part d’un esprit approchant la perfection du mien.

Ce n’était pas une provocation, simplement un fait. Elle darda ses yeux marron dans ceux de l’homme dont elle ne connaissait pas le nom. Pas de peur, pas de rage, rien de tout cela. Juste de l’attente et peut-être, oui, un tantinet de défi.
 
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Message posté : Dim 28 Juin 2015 - 23:58 Message
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Anton était en train d'enfiler ses gants lorsque sa petite protéger, ou plutôt son morceau de viande encore vivant, se réveilla. Avec un large sourire, il observa calmement la jeune femme, s'attendant déjà à ce qu'elle pousse un hurlement, sanglote ou le supplie. Voir qu'elle lui demande ce qu'il lui avait déjà fait. Après tout, l'hypothèse la plus probable serait qu'il soit simplement en train de récolter certains de ses organes, comme un rein ou autre chose. Mais il n'eut droit à rien de tout cela. La vue n'en était pas déplaisante pour autant, la jeune femme était gracieuse dans son physique malgré un léger manque de matière. Hélas, sa position manquait cruellement de sensualité et de la moindre tous de séduction. Bien entendu, s'il avait décidé de se consacrer à la chose plutôt qu'à son oeuvre, cela ne l'aurait pas beaucoup gêné. Il était loin le gentilhomme qui comptait fleurette aux filles pendant ses études de médecine. De toute façon, il ne ferait que lui offrir un moment inoubliable avant sa mort, n'était-il pas généreux ?
 
"Allons bon. Aurais-je donc attrapé dans mes filets une prétendue collègue ?" Il s'approcha d'elle, non sans lorgner sur la chair nue bien entendu. C'était à se demander ce qui lui plaisait l'idée de caresser cette peau ou bien de l'ouvrir sous la lame de son scalpel. "Mais votre approche manquait cruellement de méthode dans ce cas. Vous n'étiez pas devant les portes du bar que vous étiez déjà louche et condamnée."
 
Il souriait largement. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas pratiqué sur de la chair encore en vie. Son doigté n'était sûrement plus aussi précis, mais il avait la magie pour compenser. En fait, s'il l'avait voulu, il aurait pu simplement utiliser sa nécromancie pour écarter la peau, les chairs et aller tout droit jusqu'aux organes. Mais en fait, il avait surtout envie de profiter de cet instant. Il se demandait d'ailleurs ce qu'il allait faire exactement d'elle à part s'amuser. Abigaïl la lui avait offerte, aussi n'avait-il pas à se plier au cahier des charges de sa soeur. Sinon une femme comme elle serait devenue une vampire ou une abomination qui serait parquée au Necropolitan jusqu'à ce que Lady Death n'ouvre sa maison close pour morts-vivants, mais surtout pour détraqués en tous genre.
 
Le frisson ne passa inaperçu. Etait-ce enfin la peur qui se manifestait ? Non, elle avait l'air étrangement calme. Aussi accusa-t-il simplement le froid. Ce qui était à son avantage. Il déposa le scalpel à plat sur le bas ventre de la jeune femme, espérant bien que le métal glacé la ferait réagir. Si c'était le cas, elle deviendrait peut-être son nouveau portoir. Pourquoi n'avait-il pas déjà un portoir mort-vivant à son service ? Oh, il avait déjà Irina, c'était vrai. L'infirmière mort-vivante au décolleté plongeant lui apportait d'ailleurs d'autres outils, au cas où il préfèrerait sectionner un membre plutôt que de récolter les organes en premier. Il était d'ailleurs en train de palper d'ailleurs certaines zones de l'anatomie de la jeune femme à la recherche d'éventuelles anomalies qu'il pourrait prendre plaisir à étudier. Mais il prenait surtout plaisir à l'acte. Jusqu'à ce qu'elle ne critique sa précision bien entendu.
 
A ce moment là, tout sourire disparu du visage du nécromancien. Heureusement que celui fixe d'Irina était là pour égailler l'atmosphère. "Un sadique ? Je suis un scientifique. Non plus que cela je suis un artiste." Il se saisit d'une scie sur le plateau que lui tendait Irina et l'approcha du visage de Shahren. "Cette scie est peut-être âgée, mais elle n'aura aucun mal à trancher au-travers vos chairs et vos os. Elle est parfaite pour une amputation. Je pourrais alors récupérer votre bras ou votre jambe pour en faire ce que je désire !"
 
Si elle avait momentanément piqué sa curiosité par son absence de peur quelques instants plus tôt, voilà qu'elle commençait à le titiller pour de bon. Qui était-elle pour le critiquer ainsi, pour critiquer son art ? Il était Anton Faust, le fils du formidable Victor Faust, créateur du premier golem de chair et membre de la Moisson. Même maintenant il marchait dans les pas de son illustre père ! Il avait vaincu la mort, il avait été le Dévoreur, un monstre cauchemardesque et maintenant il était le Lieutenant de Chair de la Moisson. S'il était sortie de l'ombre de son père, il avait pénétré dans celle de sa soeur, mais bien entendu, il ne s'en rendait pas compte.
 
Mais goutte de sang qui fit déborder le vase, elle venait de critiquer sa création. Elle venait de critiquer sa Irina ! Son premier golem depuis qu'il avait été ressuscité ? Comment osait-elle ? Il posa la scie sur la poitrine de la femme, lui montrant bien ce qu'elle était, un simple objet dans sa collection de cadavre. "Quelconque ? Irina est un chef d'oeuvre ! Quelle genre d'esprit étroit et médiocre êtes-vous pour ne pas vous en rendre compte ?" Il allait lui montrer, lui montrer l'étendue de son savoir faire. Il saisit un scalpel et le planta dans l'épaule de l'infirmière qui ne broncha pas. Pas une seule goutte de sang ne coula de la plaie.
 
"Elle est l'assistante parfaite ! Obéissante, insensible à la douleur, la faim, le froid, la fatigue. Tout ce qui rend les êtres humains si peu fiables. Elle ne peut pas saigner, ne craint aucune maladie. Mais elle est toujours aussi vive que de son vivant, aussi adroite. J'ai passé des heures sur sa reconstitution." Sans guère de cérémonie il déboutonna la chemise d'Irina pour révéler à Shahren la chair nue qui se trouvait dessous. La peau était anormalement pâle et on pouvait voir plusieurs cicatrices... Là où Anton avait rajouté de la masse musculaire.
 
"J'ai doublé le nombre de muscles à divers endroits pour lui donner une force supérieure à la normale. Elle possède trois coeurs différents et deux colonnes vertébrales ce qui la rend impossible à arrêter. J'ai même résolu le problème de l'inflammabilité. Elle est la première des golems de chairs à ne pas se transformer en torche." Il montra ensuite la partie basse du ventre. Là, beaucoup de couture avait été nécessaire, après tout, Abigaïl avait arraché l'embryon, même si ce dernier était déjà en train d'essayer de sortir de toute façon. "J'ai reconstitué la plupart de ses fonctions génitales alors même qu'il ne restait plus rien de son utérus à sa mort, plus rien ! Bien entendu elle ne peut pas être fécondée et tomber enceinte, mais avec les bons branchements, je peux la changer en incubatrice parfaite pour divers monstres ! Je peux même utiliser cette zone pour le stockage d'organes lors de mes déplacements. Alors n'allez pas considérer qu'elle est bâclée en aucun cas."
 
Il avait un ton dédaigneux et son regard l'était tout autant. Il devait d'ailleurs lutter contre ses envies de meurtre. Assassiner cette femme le soulagerait un instant, mais quel serait l'intérêt ? Après il se retrouverait uniquement avec Irina et de la viande morte pour le divertir... Aller déranger sa soeur après qu'il eut gâché son "jouet" à cause d'un énervement passager serait lui donner raison : il serait un enfant. Or, Anton était tout sauf une créature infantile et gâtée. Il était un scientifique, un sorcier, un artiste, un être formidable en tous points.
 
"Je pourrais vous rendre pareille vous savez. Je pourrais figer votre beauté, aussi quelconque soit-elle, pour l'éternité comme je l'ai fait pour ma cher Irina. Vos chairs ne pourriraient jamais, vous seriez plus forte que jamais et vous n'auriez même plus à vous soucier des ennuis de la pensée humaine. Vous pourriez laisser la réflexion scientifique à des vrais professionnels au lieu de vous répandre en remarques acerbes et vaines. Quoique... Je pourrais plutôt vous mélanger à Irina. Que diriez-vous de devenir je ne sais pas... 30% de mon assistante ?" Son sourire mauvais s'était accentué et il faisait courir ses doigts le long du corps de la jeune femme, glissant son index entre ses jambes, puis remontant jusqu'à son nombril pour finalement passer entre ses seins et jusqu'à sa gorge. "Je pourrais remplacer son visage par le votre. J'ai bien l'impression que ce soit la seule partie de votre anatomie qui soit intéressante finalement. Le reste pourrait servir de matières premières. Quoique... Est-ce que vous êtes fertile ? Il était trop tard pour Irina, mais peut-être qu'avec vous..."  
 
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Message posté : Mar 30 Juin 2015 - 11:55 Message
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Plus que prétendue, en fait. Mais je suis scientifique, pas espionne ou détective, d’où la maladresse de ma démarche. Normalement je ne sors pas, confia-t-elle en souriant d’un air entendu.

Après tout, s’il était véritablement un scientifique, comme elle, alors il devait partager ses mœurs et sortir aussi peu que l’indiquait sa peau pâle. Shahren était très loin d’imaginer le genre de créature auquel elle faisait face, elle n’avait jamais entendu parler du frère jumeau d’Abigaël. Pour elle, cet homme était soit un sous-traitant, soit un vrai psychopathe de passage. Au fond, cela important peu tant qu’il renonçait à utiliser ses instruments sur elle. Shahren n’avait confiance en personne pour l’opérer. Demander à Adam de l’assister pour ses puces avait déjà constitué un véritable exploit.
Faisant part à son hôte de ses hypothèses sur sa nature, la scientifique n’avait rien provoqué d’autre qu’une sorte de colère, qu’elle alimenta malgré elle.

Un artiste ? Avec un matériel pareil ? Permettez-moi de douter. Je suis une artiste et j’utilise un équipement bien plus précis que le vôtre pour y parvenir. Au mieux, vous donnez dans la catégorie horreur de foire. Ce qui n’est pas un mal, c’est un style, mais j’espère quand même que vous avez fait mieux qu’elle, sinon avouez que c’est un peu décevant.

Elle ne se moquait pas, la scientifique pensait très sincèrement ce qu’elle disait. Elle jeta un œil à la scie, bien trop proche à son goût de son visage et grimaça de dégoût, toujours pas de peur. Elle acceptait de se séparer d’un bras ou d’une jambe, ce serait l’occasion rêvée pour s’implanter une mécha-greffe, mais qu’il reste loin de son visage et surtout de son cerveau avec son matériel de boucher.
Elle fut presque soulagée quand il posa la scie sur son ventre, d’autant qu’elle avait toujours trouvé le contact du métal très apaisant. Son nouvel ami aurait dû essayer puisque visiblement, il était très contrarié par les remarques de la SHADOW. Il entreprit donc de lui détailler en quoi cette Irina était une assistante parfaite, d’abord en montrant qu’elle ne saignait pas, l’informant au passage qu’elle était morte, qu’il l’avait dopée en lui ajoutant des muscles, qu’elle pouvait même jouer la mère porteuse (ce qui pourrait être pratique dans l’un des plans à venir de la scientifique), allant jusqu’à préciser qu’elle pouvait aussi être utilisée comme une sorte de meuble à rangement d’organe pour ses déplacements. Shahren ne put s’empêcher de rire, mais pas pour se moquer. Elle aimait son esprit pragmatique.
Mais cela ne dut pas trop lui plaire, car ils passèrent en phase « menace ». Ce qui outra totalement Shahren, mais pas du tout pour les bonnes raisons.

Pardon ? 30% ? Non mais vous me prenez pour qui exactement, une humaine de base ? Apprenez que non seulement je suis fertile mais qu’en plus j’ai un potentiel génétique hors du commun ! Non mais, 30%, vraiment.

Et elle était visiblement vexée, quoi qu’elle aurait plutôt dû être terrifiée par les projets de cet homme qui voulait la découper pour la fusionner avec une greluche de bas étage.

30% ! Espèce d’ignare, vous n’avez même pas de matériel correct pour effectuer des analyses et dénicher le véritable potentiel des gens que vous enlevez. Vous osez vous prétendre scientifique ? Non mais vous sortez d’où ? Mon cerveau est unique en son genre, je suis une génie ! Sa configuration est en partie extra-terrestre, je manipule un métal inconnu du grand public qui est issu des confins de l’espace, et vous me parlez de 30 fichus pourcents ? C’est vous qui devriez jouer à l’assistant, vous avez beaucoup à apprendre ! Non mais regardez-moi ça, aucun scanner, aucun appareil d’analyse sanguine, aucun ordinateur pour répertorier et étudier les résultats. Si ça se trouve avec vos bêtises, vous avez détruit des spécimens uniques ! Ce n’est pas le tout de créer des monstres, encore faut-il les optimiser. Vous avez pensé à essayer avec de la chair mutante, mh ? Je parie que non, d’ailleurs je parie que vous ne sauriez pas les reconnaître s’ils ne se trahissaient pas sous vos yeux. Ou avec des morceaux de créatures magiques ? Ou même avec des cadavres d’extra-terrestres ? Parce que moi j’en ai en stock. Là, on pourra parler d’artiste si vous en tirez quelque chose. Mais pour le moment, excusez-moi, vous avez au moins trois siècles de retard.

Sermonner un homme qui l’avait dénudée pour l’attacher sur une table d’opération, qui la menaçait avec une scie et qui en plus avait les mains baladeuses n’était probablement pas l’idée du siècle. Mais Shahren n’avait pas peur, toujours à cause de ses puces, et elle se laissait donc aller à ses instincts naturels.

Et cessez de me toucher si votre seule réussite est cette Irina, vous ne le méritez certainement pas.

Elle le toisa. Le contact de la scie l’excitait plus que les mains de son vis à vis mais en même temps, elle le prenait pour un minable débutant.
Elle était loin du compte, mais comment aurait-elle pu le savoir ?
 
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Message posté : Mar 30 Juin 2015 - 17:43 Message
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Être un scientifique nécessitait de la rigueur et de la méthode. Qu’elle ne soit pas une espionne n’avait rien à voir avec cela. Mais cela indiquait une chose à ses yeux : elle était seule. Car tout bon scientifique digne de ce nom, s’il avait eu sous la main des subordonnés pour faire les prélèvements et mener son étude à sa place aurait choisi cette alternative. En tout cas, venir fureter près du Necropolitan sans posséder de renforts ou d’arme de poids était une terrible erreur. Mais à dire vraie, Anton se délectait de cette erreur finalement. Même si le ton utilisé par la jeune femme ne lui plaisait pas, surtout ses remarques sur son propre talent.

« Votre approche n’en a pas moins été grossière. Que pensez-vous venir faire en venant fourrer votre nez ici ? Quoiqu’il en soit, vous avez l’honneur de pouvoir profiter de parties du Necropolitan que peu de gens n’ont jamais visité ! »

Il affichait un sourire macabre, sûrement en partie pour cacher sa frustration. Pourquoi se sentir frustré ? Il pouvait la violer sur la table, maintenant s’il le désirait. Il pouvait lui arracher la langue si jamais il se trouvait las de l’entendre le critiquer. Toutes les choses qu’il pouvait lui faire… Sûrement qu’il ne se lasserait pas de la toucher de ses outils ou de ses doigts. Et pourtant, elle n’avait pas peur, loin de là. Elle restait parfaitement calme, arrogante, alors même qu’il tenait sa vie entre ses mains.

« Vous êtes une bien piètre artiste si vous ne faites que vous reposer sur vos outils plutôt que sur votre talent ! » Lâcha-t-il avec un éclat de rire sarcastique. Bien entendu son matériel était plutôt rustique pour certains, mais entre ses doigts, les lames devenaient des extensions de sa personne. Il devrait la découper pour lui montrer de quoi il était capable. Lui arracher la langue, oui. Il pourrait la placer dans la bouche d’Irina et dire à l’infirmière d’humidifier l’intimité de cette scientifique trop arrogante avec son nouveau membre. Cela serait délectable, assurément et lui préparerait la voie pour de nouvelles atrocités. Trop longtemps il n’avait pas pu s’amuser ainsi et il ne devait pas laisser les paroles acerbes de cette dinde lui gâcher son plaisir.

« Irina est une merveille, que vous l’acceptiez ou non. Mais oui, j’ai connu d’autres réussites. Que certains toutefois qualifieraient de pire. Mais je n’ai aucun intérêt à faire défiler mes créations devant vos yeux. Dans la salle d’opération, Irina est mon assistante et la seule personne dont j’ai besoin. Mis à part pour le patient bien entendu. J’ai bien peur toutefois que vous ne soyez en train d’outrepasser votre utilité avec votre langue acerbe. »


Il avait d’ailleurs refermé sa main sur des tenailles. Ce qu’il comptait faire était plutôt évident d’ailleurs quand on comprenait les sous-entendus dans ses propos. Son idée macabre était devenue presque une nécessité dans son esprit déviant. Il n’aurait même pas besoin de la tuer. Il pouvait retirer la langue de la femme sans la tuer, cicatrisant le tout par nécromancie et lui offrir un délice macabre par la suite.

Mais voilà qu’elle s’agitait de nouveau. Anton soupira, abaissant légèrement son ustensile. Quoi encore ? Il l’avait vexée ? Elle n’était pas dans une situation où elle pouvait être vexée, elle était dans une situation où elle se devait d’être terrorisée. Elle aurait dû trembler, hurler, s’uriner dessus même ! C’était trop demandé apparemment. Rien qu’un soupçon de terreur plutôt que ces sarcasmes. Quoique la voir s’agiter ainsi était plutôt plaisant. Toutefois, la première réponse qu’elle reçut face à son monologue sur les trente pourcent fut une gifle magistrale.

« Silence. Je me fiche de vos capacités, de ce que vous pensez que je sois digne de faire ou non, de savoir si vous êtes une mutante, une extra-terrestre. Vous n’êtes que de la viande ici, qu’un amas de viande qui est encore vivant uniquement parce que je le désire. D’un coup de scalpel je peux en finir avec vous, je peux mettre fin à votre existence et votre génie disparaîtra de la terre. Je pourrais retirer votre si précieux cerveau et le laisser pourrir, je pourrais laisser des rats le manger, je pourrais laisser Irina le manger même. Comprenez bien une chose, vous êtes encore en vie car je suis curieux, mais si vous commencer à m’importuner, si vous outrepassez votre intérêt par l’agacement que vous suscitez, je vous tuerais sans la moindre hésitation. Alors vous feriez mieux de profiter du spectacle et de ne pas parler avant que je ne vous pose une question. »

Il souriait tout du long, comme s’il parlait à une enfant. Bien entendu, elle n’avait pas que de mauvaises idées, loin de là. Seulement la nécromancie avait du mal à unir des chairs d’origines différentes. Humains et animaux était déjà un assemblage difficile. Alors avec des aliens ? Abigaïl de toute façon ne lui avait pas cédé de mutants notamment parce que ces derniers pouvaient perturber des rituels bien particulières et puis la nécromancienne aimait garder ses morts-vivants purs et surtout dociles. Le jouet d’Anton avait pourtant révélé des capacités intéressantes. Elle avait un cerveau extra-terrestre, pouvait manipuler un métal particulier.



« Vous êtes ma chose. Et pour simplement vous contredire, je vous signifierais que je comptais conserver vos organes. J’ai des méthodes qui vous paraîtraient étranges, vous qui êtes dépendante de toute votre technologie. J’ai des moyens que vous n’imaginez pas, laissez-moi vous montrer. »

Irina plaça ses doigts des deux côtés de la bouche de Shahren et la força à ouvrir la bouche. Anton plongea les tenailles dans les mâchoires ouvertes et en tira la langue de la scientifique. Puis il fit passer les doigts de sa main libre au niveau de la base de l’appendice, qui se détacha. Il n’y eut pas de sang, pas de cicatrice, seulement la douleur. La langue de Shahren se trouvait entre les pinces du nécromancien qui souriait en la regardant frétiller. « Regardez, elle est encore vivante. Maintenant je vais vous la remettre. Mais je vous conseille de réfléchir à vos prochains mots. Car je peux faire la même chose avec votre cœur ou votre cerveau. »

Utilisant sa maîtrise de la magie de la chair, il rattacha la langue de Shahren. Il n’y avait aucune cicatrice, bien que l’expérience ne fût sans doute en aucun cas agréable. Le nécromancien en tout cas était aux anges, convaincu d’avoir enfin montré à la jeune femme ce qui l’attendait.
 
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Message posté : Jeu 2 Juil 2015 - 11:00 Message
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Shahren était donc face à l’un des sbires de la nécromancienne, si elle se trouvait toujours au Necropolitan. A moins que l’établissement ne propose de louer des chambres ou des pièces privées pour les tueurs en série ? Même si le concept était à creuser, elle doutait que ce soit le cas, surtout que cet homme avait l’air de pratiquer une sorte de nécromancie puisque cette Irina était morte, à n’en pas douter, mais qu’elle bougeait toujours. Elle n’était pas très bavarde mais avait gagné en aspect pratique, ce qui n’était pas du tout négligeable aux yeux de la scientifique.
Néanmoins, elle continuait à la considérer comme quelconque et elle aurait vraiment aimé voir les autres créations de « l’artiste » pour juger de l’étendue de son talent. A l’entendre, personne ne l’égalait mais en voyant son Irina, Shahren en doutait. Elle pouvait faire mieux et sans magie ! Cela lui prendrait simplement plus de temps et de subtilité, elle rajouterait probablement des éléments mécaniques dans la structure puisqu’elle adorait cela, et lui montrerait un peu le sens du mot création.

Hélas, pour le moment, il l’avait vexée et elle n’avait su tenir sa langue. Il la menaça des pires atrocités, ce qui, toujours loin de l’effrayer (malheureusement pour elle), l’énervait et la choquait. Comment osait-il ? Elle poussa un petit cri quand Elle grimaça. Il la dégoûtait et cela resterait ainsi tant qu’elle n’aurait pas prouvé l’étendue de ses capacités. Elle aimait son esprit pragmatique, le fait qu’il soit si détaché par rapport à l’horreur, mais il allait devoir faire mieux que cela s’il espérait obtenir une réaction de ce côté ! Heureusement (ou pas) son pseudo-bourreau arrêta rapidement son petit jeu pour lui faire une démonstration de ses pouvoirs. Irina enfonça ses doigts dans la bouche de Shahren, qui eut d’abord le réflexe de se débattre, avant de voir la tenaille. Elle risquait de faire pire que mieux et, débarrassé de la peur, son esprit rationnel pouvait la forcer à rester immobile. Ce fut rapide, elle s’attendait à ce qu’il la lui arrache, la lui coupe, mais certainement pas à voir sa langue entre les deux pinces aussi rapidement et sans effusion de sang. Pas de goût métallique dans la bouche, juste une douleur, une brulure qui la fit gémir. Elle tira sur ses liens, frappant la table d’opération avec l’arrière de son crâne pour essayer de faire passer cette horrible sensation.
Elle n’était pas un agent, on ne l’avait pas entrainée pour réussir à subir ce genre de traitement sans sourciller et l’absence de peur ne suffisait pas. La douleur était là, seule, pure, horrible.
Elle n’en avait jamais connu de telle et en même temps, elle n’avait jamais vraiment souffert physiquement.
Et la dernière fois, c’était un alien qui tentait de l’étrangler mais qui, au lieu de cela, l’avait infectée d’une manière ou d’une autre, provoquant une série de nouvelles mutations.

Le plus perturbant était sans doute le fait que son appendice continuait de frétiller hors de sa bouche. Heureusement, elle fut bientôt de retour par une manipulation probablement magique. La douleur était toujours présente, mais différente. Elle se mua bientôt en gêne. Shahren darda un regard furieux sur son ravisseur mais maintenant que tout était retourné à sa place et malgré ses menaces, elle devait l’avouer… Elle était fascinée. Un pouvoir comme celui-là lui aurait fait économiser tellement de temps ! Dans quelle mesure pouvait-il influencer sur les organes ? Serait-il capable de faire bouger les synapses d’un cerveau pour les reprogrammer selon ses directives, ôtant ainsi les puces de l’équation et donc le risque que quelqu’un les trouve et les enlève ?

Je ne suis la chose de personne, contredit-elle, mais calmement cette fois. Par contre, ce que vous arrivez à faire, c’est fascinant. Magie ou mutation ? Je parie sur le premier mais sait-on jamais, j’ai connu des mutants capables d’agir sur la chair. Oh pas beaucoup et pas à ce point, ils n’ont pas eu le temps de développer leurs capacités en même temps… Elle secoua la tête pour s’obliger à se concentrer sur le sujet vraiment intéressant. A tel point qu’elle commençait à s’exciter toute seule avec tout ce qu’elle imaginait. Vous avez quel degré de précision ? Juste un organe ou vous pouvez donner dans la microchirurgie sans même utiliser un scalpel ou ouvrir quelqu’un ? Ce serait un bond en avant dans la manipulation cérébrale !

Bien qu’elle n’était pas certaine que lui apprendre cela était vraiment une bonne idée, après tout il pourrait très bien décider de se retourner contre elle et la transformer en légume ! Mais elle était trop curieux et avait trop envie d’en apprendre davantage pour passer à côté de cela.

Vous ne voulez vraiment pas me montrer tout ce que vous savez faire ? demanda-t-elle avec une moue boudeuse. Elle voulait évidemment parler du côté artistique. Plutôt que de continuer à me voir comme de la viande, parce que ça devient ridicule. Sans compter qu’il fait un peu froid dans votre labo.

Parce qu’elle avait la chair de poule depuis tout à l’heure, mais uniquement à cause de courants d’air. Le métal de la scie, toujours sur son ventre, s’était réchauffé au contact de son corps mais cela ne suffisait vraiment pas.

Montrez-moi ce que vous faites de mieux et je vous rends la pareille. Réfléchissez, me découper en morceaux et probablement me violer –pas dans cet ordre j’espère mais bon c’est vous le psychopathe ce soir- vous occupera une soirée, maximum deux. Alors que si vous êtes aussi intéressant que vous le dites on pourrait s’amuser ensemble sur le long terme.

Parce que oui, Shahren ne se prenait pas non plus pour de la merde. Elle avait un ego aussi grand que le Multivers. Sans compter que le pouvoir de manipulation de la chair l’avait suffisamment titillé pour que cela suffise à la convaincre de l’intérêt de fréquenter Anton d’un point de vue artistique mais elle espérait toujours voir mieux qu’Irina, alors autant faire d’une pierre deux coups.
 
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Message posté : Ven 3 Juil 2015 - 17:27 Message
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Si son petit tour de passe-passe avec la langue aurait probablement pu lui permettre d’effrayer n’importe qui, ce ne fut pas le cas sur cette scientifique. Il nota toutefois avec plaisir qu’elle n’avait pas un seuil de résistance à la douleur très élevé, ce qui pourrait se révéler très avantageux pour la suite des évènements. Difficile d’ailleurs de savoir si elle était honnête dans ses remarques, si elle était véritablement impressionnée ou bien si elle ne cherchait finalement qu’à l’amadouer pour éviter d’autres tortures éventuelles. Torture ! Ce n’était guère qu’un simple jeu aux dépens de la prétendue scientifique, Anton trouvait la situation amusante. Quoiqu’il en soit, elle s’était quelque peu calmée une fois qu’il lui eut remis l’appendice en place.
 
« Vous étiez-peut-être la chose de personne avant d’entrer ici… Mais vous avez fait une terrible erreur en venant fureter près du Necropolitant. » Il eut un léger soupir. « Si vous vous étiez contentée d’entrer dans le bar, de commander à boire et de vous poster là comme si vous attendiez un péquenaud pour la nuit, vous auriez pu avoir plus d’informations que vous en avez eu et vous auriez peut-être conservé un tant soit peu de libre-arbitre. Mais ici… »
 
Son sourire se passait de commentaire. Peut-être devrait-il la marquer au fer rouge comme du bétail pour lui montrer ce qu’elle était vraiment ? Cela serait une perte de temps monumentale, surtout que ce n’était pas comme si beaucoup de monde allait pouvoir profiter de sa croupe à part lui désormais. « Mais arrêtons de parler de votre arrivée jusque dans mes bras, parlons plutôt de votre avenir ici-bas. »
 
Il aurait pu rajouter « aussi bref soit-il ». Mais cela serait mentir. Elle avait piqué sa curiosité, ce qui était à la fois un miracle et tout à fait normal. Il n’avait jamais su résister à une femme un tant soit peu jolie. Mais pour une fois, c’était l’aspect scientifique qui l’intéressait. Le reste viendrait plus tard. « C’est de la magie en effet. De la sarkomancie comme certains aimeraient l’appeler, c’est une forme évoluée de Nécromancie. Mais je ne vais pas vous assommer de jargon. Disons que la magie sert de source d’énergie aux organes que je prélève. Et oui, cela s’arrête en général aux organes, aux membres. Je n’ai pas vraiment une précision cellulaire. » Toutefois il y avait beaucoup d’intérêts à cette méthode. Elle pouvait se pratiquer sans anesthésie et était par conséquent atrocement douloureuse pour beaucoup. « En terme de manipulation cérébrale je pourrais retirer votre cerveau pour le placer dans le corps d’un animal. Ou peut-être faire l’inverse. Qu’est-ce que vous conserveriez de votre identité avec les pensées d’une chienne, hein ? Je me demande… Ah, j’ai tellement d’expériences à mener. »
 
Mais pendant la plupart de son temps, il créait des monstres. Après tout, c’était ce qui était attendu de lui par la Moisson. Il devait mélanger ses connaissances de médecins avec celles d’un nécromancien pour créer des monstres à sa sœur, pour lui créer une armée. Il avait d’ailleurs bien commencé. Dans une des salles non loin se trouvaient entreposées plusieurs de ses créations. Abigaïl avait malheureusement délaissé l’art de la création de Golem de chair, se contentant d’utiliser Silence quand elle avait besoin de muscles ou bien en puisant la collection personnelle de son frère. Bien entendu, elle s’était refusée à utiliser Irina pour le moment, à la plus grande déception d’Anton. Son esprit trouvait un certain charme lubrique à l’idée de voir sa précieuse infirmière et sa sœur ensemble. Mais il devrait se contenter de son jouet pour le moment.
 
« Je ne vois pas en quoi vous considérer comme de la viande est ridicule. » Toutefois il se saisir de la scie qu’il avait posée pour la replacer sur le plateau que lui rapporta Irina. « Vous êtes de la viande, tout comme moi. Enfin, un assemblage un peu plus complexe, je l’admets. Si vous avez si froid que cela, je peux toujours vous paralyser, de cette manière vous ne sentirez plus rien, mais honnêtement cela diminuerait grandement l’intérêt pour moi. La façon dont vous vous êtes trémoussée quand j’ai retiré votre langue était des plus aguichantes. »
 
Le nécromancien ne trouvait pas de plaisir particulier dans la douleur des autres, sauf quand c’était tout ce qu’il lui restait et cette femme était vraiment décidée à ne pas être effrayée. Mais le tout prenait un tour pour le moins intéressant et quand elle parla de ce qu’il pouvait lui montrer… Le nécromancien fut quelque peu pensif, prenant le temps de réfléchir pour laisser mariner un peu plus sa petite chose sur la table d’opération. « Ma foi. »
 
Il fit un geste à Irina qui s’en alla déposer le plateau dans un coin de la pièce. Il n’y avait plus d’outils tranchants à proximité directe de Shahren, mais elle avait vu qu’Anton n’en avait pas besoin. « Je ne croise pas souvent de scientifiques qui peuvent me donner leur opinion, cela serait une occasion de montrer mon travail à quelqu’un de nouveau. » Quelqu’un d’autre que sa sœur, les autres membres de la Moisson ne s’intéressaient que peu à ce que faisait Anton. Sa sœur elle ne voyait que la finalité, que des outils, elle ne voyait pas ce qu’Anton essayait de créer. Irina était revenue avec des vêtements. Un uniforme d’infirmière plutôt court comme celui que le golem de chair portait. Après tous les vêtements qu’elle avait en entrant étaient inutilisables. « Je vais vous détacher et vous montrer un peu plus de mon travail. Mais n’allez pas croire que cela signifie que le viol ou le découpage n’est plus de mise. » Il lui sourit avant de défaire les liens et lui tendit les vêtements pour qu’elle se rhabille.
 
« Je suppose que vous n’êtes pas assez stupide pour tenter quoique ce soit. Surtout qu’Irina pourrait vous contrôler facilement et que vous n’arriveriez jamais à sortir d’ici de toute façon. »
 
Il la laissa s’habiller après cette énième menace. Leur discussion commençait presque à prendre un tour ennuyeux pour le nécromancien. Il faudrait qu’il mette certaines de ses paroles à exécution sinon la scientifique allait jouer les téméraires. « Donnez-moi vos mains. » Il attendit patiemment qu’il lui obéit et Anton lui colla les deux paumes les unes contre les autres. Sans douleur excessive cette fois-ci, il fit se fusionner la peau des deux mains de la jeune femme, qui se trouvait alors ligotée de la manière la plus atroce qui soit. « Voilà, comme ça vous ne devriez pas tenter quoique ce soit. » Pas que cela lui importe, mais si Shahren causait quelques troubles au Necropolitan, Abigaïl lui confisquerait sûrement son jouet et il serait de retour à la couture sur cadavre. « Irina, la chaîne. »
 
Et la chaîne arriva portée par les mains de l’infirmière. Quoique Shahren dans son accoutrement venait sûrement de rejoindre le corps médical d’Anton. Il passa la bande de cuir autour du cou de la jeune femme, cette dernière étant reliée à une chaîne en métal elle-même tenue par la main solide d’Irina. « Voilà qui devrait vous empêcher de fureter un peu partout. » Il lui pinça la joue. « Brave petite. Si vous vous mettez en tête de hurler, je vous coudrais les lèvres après avoir rempli votre bouche de tripes faisandées. » Il parlait toujours sur un ton agréable, comme s’il venait de l’inviter à prendre le thé chez lui par un beau dimanche ensoleillé.
 
Irina ouvrit sans mal la lourde de porte du laboratoire tout en traînant Shahren sans ménagement. Anton, un sourire rêveur sur les lèvres pénétra dans les couloirs sombres du sous-sol du Necropolitan suivi de ses deux infirmières. De la musique montait jusqu’à leurs oreilles. Mais elle ne venait pas de la surface et bien du sous-sol. « Si vous faites trop de bruit, vous risqueriez de donner faim à l’un des clients de ma sœur, une autre raison pour vous de vous tenir tranquille. »
 
Ils traversèrent un couloir jusqu’à arriver devant des doubles portes en métal. Anton prit la chaîne de Shahren avait un sourire évocateur alors qu’Irina actionnait les lourds battants. Une odeur de produits chimiques et de viande froide vint jusqu’à leurs narines. « Bienvenue dans mon entrepôt. Avant de vous risquer à tout commentaire sarcastique, sachez que tous ces projets ne sont pas encore finalisés. »
 
Et ils étaient nombreux ces projets. Des colosses de chair qui étaient suspendus à des crochets et dont les allures macabres dépassaient l’imagination la plus tordue. Il y avait des mélanges d’hommes et d’animaux ou même des fusions grotesques de corps qui n’avait plus rien de bien humain. Anton montra notamment Massacre à la scientifique, une créature trapue et musculeuse dont les mains avaient été remplacées par des lames acérées. Un autre élément intéressant étai ce qu’il surnommait la vouivre. Un large serpent possédant trois têtes humaines à son bout. Anton s’était même amusé à recréer une sorte de sirène en modifiant le corps d’une femme et celui d’un requin, fixant les crocs dans la bouche démesurée de ce qui avait dû être autrefois une jolie demoiselle. Mais son plus grand ouvrage se trouvait au fond de la salle, dressé contre un mur, enchaîné à la paroi.
 
Le titan mesurait bien trois mètres de haut. Ses membres consistaient en plusieurs membres fusionnés entre eux. Sa peau était grisâtre, renforcée de plusieurs plaques de métal. Plusieurs gueules aux crocs acérés venaient émerger de sa peau, si bien que s’approcher de lui signifiait de se faire dévorer. Ses bras gigantesques étaient couverts d’épines et terminées par des griffes de métal encore. Plusieurs bras de taille normale émergeaient de son torse, de manière régulière, comme les pattes d’un insecte. Il ne semblait d’ailleurs pas posséder de visage, comme s’il n’était qu’une sorte d’amas de chair qui n’avait même pas besoin de voir.
 
« J’hésite à lui attacher plusieurs têtes. Juste histoire d’intimider un peu les gens. Bien entendu il est parfaitement fonctionnel et il peut même ingérer des gens s’il le désire, les faire fusionner à sa chair. Bien entendu il n’est pas aussi subtil qu’Irina mais dans son cas, l’humanité a été transcendée, il est un être totalement nouveau. Bon, il n’est qu’un de mes multiples projets, mais avec lui je suis sur la bonne voie. Des runes vont même être ajoutées pour l'immuniser à plusieurs sortilèges.»
 
Et en effet, il n’y avait aucune couture, tout avait été fusionné à la perfection. Des ossements émergeaient même de son dos pour former une carapace osseuse entremêlée d’éléments de métal cloués à la chair. C’était un véritable monstre, un Titan comme Anton le surnommait presque avec affection. Même si contrairement à Irina, celui-là avait pour seul et unique but la destruction des adversaires de la Moisson. Peut-être l’enverrait-il sur les traces de Rebekha Lawson d’ailleurs ? Cela faisait un moment qu’il n’avait plus eu de nouvelles de cette agente de l’UNISON.
 
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Message posté : Lun 6 Juil 2015 - 9:10 Message
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Shahren était assez déçue d’apprendre que la précision d’Anton n’allait pas au-delà du niveau organique. Il n’était même pas capable de manipuler des cellules… Décevant, vraiment. A moins qu’il en soit capable mais sans en avoir conscience ? La scientifique jugeait ce pouvoir beaucoup trop pratique pour s’en priver dans un proche avenir, même si les projets immédiats de son bourreau ne lui plaisaient pas vraiment. Elle aimait son cerveau là où il se trouvait : A l’abri dans sa boîte crânienne. Elle n’avait pas tellement envie de finir dans le corps d’une chienne, principalement parce que des pattes n’étaient pas des appendices acceptables pour pratiquer des opérations précises. Outre son cerveau, Shahren, comme tout micro-chirurgien, tenait énormément à ses mains. Et comme un fait exprès, ce serait justement à cela qu’il allait s’en prendre. Si elle avait pu paniquer, elle l’aurait fait, mais les puces l’en empêchaient. Bonne ou mauvaise chose ? Pour le moment, cela lui avait permis de discuter plus ou moins rationnellement avec ce sarkomancien un brin tordu. Certes elle avait eu droit à une démonstration peu ragoutante de ses pouvoirs (même si visiblement le spectacle lui avait plu, à lui.) et elle n’avait pas franchement envie de recommencer. Pourtant elle n’allait pas avoir le choix.

Accédant à sa requête, Anton accepta de la détacher pour l’habiller d’une tenue assez ridicule mais Shahren ne releva pas. Un vêtement était un vêtement, généralement c’était Adam qui les choisissait pour elle, parce qu’elle manquait cruellement de sens esthétique pour ses habits. Quand elle les modelait elle-même en ethereum, c’était encore Adam qui cherchait les modèles sur Internet. Ici ? C’était presque au stade du « ça ou rien c’est pareil », le haut était d’ailleurs un peu serré sur sa poitrine, ce qui en disait long puisqu’elle n’alignait pas un bonnet D, mais elle ne releva pas.

Je ne crois rien du tout, ne vous en faites pas. Cela dit s’il faut vraiment choisir je préfère le viol. J’aime assez mon corps en entier.

Même si elle n’était pas certaine que le terme viol soit adapté. En réalité, tout dépendrait assez de la nature de ce qu’il comptait lui montrer. En attente, donc.
Mais Anton ne lui faisait pas confiance, n’ayant sans doute jamais rencontré une personne aussi pragmatique que Shahren. Il lui lia les mains au sens strict du terme et elle aurait aimé être au moins un peu paniquée, mais non, il n’y avait que de la contrariété. Elle le regarda de travers.

Vous savez que les mains d’un chirurgien sont sacrées ou ça vous échappe totalement ? J’espère que vous pourrez les remettre comme avant.

Dans le cas contraire, elle trouverait bien un moyen pour lui arracher les siennes, en guise de vengeance.
Bon elle perdrait beaucoup d’intérêt dans son emploi… Mais chacun se console comme il peut.
Après les mains, vint la chaîne. Elle soupira.

Je suis une grande fille, je peux marcher toute seule et je n’ai pas l’intention de m’enfuir puisque je veux vraiment voir votre travail. On ne me fait jamais confiance.

C’était un constat général.
Ils traversèrent un couloir et s’arrêtèrent devant des portes en métal, qui lui évoquaient l’image d’une morgue. Lui souhaitant la bienvenue, Anton s’effaça pour qu’elle puisse prendre la mesure de ce qu’elle voyait. Avec curiosité et sans une once de dégoût, Shahren s’approcha d’abord des créatures, fusions entre des humains et des animaux. Un buste humain avec des pattes de chien, le corps d’une femme avec une trompe au milieu du visage, des êtres avec plusieurs membres. Elle acquiesça en silence, observa le serpent d’un air appréciateur en se demandant s’il était doué de raison ou seulement voué à effrayer. Puis Anton lui présenta une œuvre qui semblait le tenir à cœur. La créature était gigantesque, deux fois sa taille facilement et munis de plusieurs appendices et bouches diverses. La scientifique n’aurait pas voulu que la chose lui fasse un câlin, mais elle apprécia ce monstre plus que les autres.

Plusieurs choses, se permit-elle. La première, au sujet de ces plaques de métal. Vous faites une erreur. Je sens d’ici que ce n’est pas un métal diamagnétique, ce qui signifie que des êtres capables de manipuler le métal ou même le magnétisme pourront handicaper fortement votre création. C’est le cas de l’amant de votre sœur, notamment. C’est à cause de lui que j’ai dû m’assurer que l’ethereum, le métal dont je vous parlais, était bien diamagnétique. Cela l’handicape énormément, si vous souhaitez un jour vous en prendre à lui, pensez-y. Si vous avez du cuivre, du carbone ou du plomb, je peux vous montrer comment on procède.

Shahren avait un certain stock d’ethereum dans son laboratoire mais elle avait toujours la capacité d’en créer elle-même à volonté, surtout maintenant que sa migraine avait disparu grâce à l’adrénaline dans ses veines.

Ensuite, au sujet des têtes, je trouve que c’est erreur. Sous sa forme actuelle, il a une très belle symétrie. A votre place j’opterais peut-être pour deux lanières métalliques ou en cuir, croisées vous voyez ? Et cloutées pourquoi pas, juste ici.

Elle s’approcha de la créature en espérant que celle-ci n’allait pas se réveiller et se mit sur la pointe des pieds pour désigner un espace « vide » au milieu des bouches, sur ce qui ressemblait à une tête.

Parce qu’avec une tête, vous lui mettrez probablement des yeux et quand un regard manque de malveillance, je trouve que l’effet est raté. Mettez-lui vos yeux à vous et là oui, il sera effrayant, mais il faudrait qu’il ait un véritable esprit derrière et j’ignore si vous pourrez le garder sous votre contrôle.

Elle resta près du titan après s’être remise à plat et lui tourna le dos pour désigner l’ensemble de l’entrepôt.

J’aime votre style, déclara-t-elle, sincèrement. Mais vous vous reposez uniquement sur la magie, comme plus ou moins tous les praticiens. Un soupir. Elle se souvenait encore de sa conversation avec Raphaël et Marishka. Ils l’avaient tous les deux regardés de haut, comme si la science ne valait rien face à la magie, alors que pour Shahren, les deux se complétaient. Grâce à la science et surtout à la génétique, on pourrait réussir toutes les fusions que vous avez tenté et créer des monstres cauchemardesques un tantinet plus évolué. La magie et la science ne s’opposent pas, elles se complètent. Je suppose que vous avez fusionné les morceaux de chair avec votre pouvoir, moi je peux fusionner des morceaux de métal à l’ensemble, que personne ne pourra arracher.

Enfin, sauf elle mais lorsqu’elle créait quelque chose, il fallait vraiment la pousser à bout pour qu’elle finisse par le détruire.
Pourquoi avait-elle envie d’aider Anton ? Elle rencontrait rarement un esprit aussi malade tout en restant rationnel, que le sien. Comme elle, il était une sorte de scientifique, bien que du côté magique de la force. Si son instinct ne la trompait pas, elle venait peut-être de mettre la main sur le partenaire idéal. Dans le cas contraire, elle finirait probablement découpée sur une table, mais pas violée stricto sensu. Parce que ce qu’il avait dans le cerveau lui plaisait bien, en fin de compte.
Restait à ce qu’il la traite comme une égale. C’était la seule ombre au tableau, elle avait l’impression de voir son cousin, avec ses grands airs supérieurs et ses certitudes. Comme si elle ne valait rien.

Vous avez songé à le lâcher dans la nature une fois terminé ? Je me demande combien de temps ils mettraient à l’arrêter…

La question était sérieuse et le cerveau de Shahren évaluait déjà les probabilités.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de l’invasion Terminus, vous avez l’air d’avoir plus ou moins mon âge, peut-être en un peu plus vieux donc je suppose que oui, mais certains d’entre eux étaient munis d’une armure en argent foncé, si on l’en recouvre, tout en laissant évidemment des orifices pour que toutes ses joyeusetés passent, on pourrait créer une belle petite panique en laissant croire aux gens que tout ce carnage va recommencer.

Elle gloussa, amusée. C’était tordu et un peu cruel, mais c’était surtout la manifestation d’un fantasme. Shahren était littéralement obsédée par le Terminus.

Ou je peux faire en sorte de le laisser malléable mais il faudrait quelques manipulations cérébrales, s’il a un… Cerveau là-dessous ?

Après tout on était en droit de se le demander.
 
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Message posté : Lun 6 Juil 2015 - 18:52 Message
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Anton ne put réprimer un sourire malsain lorsque Shahren déclara préférer le viol au découpage. Il faillit lui répliquer que si elle était consentante cela ne serait plus un viol. Mais il préféra se taire, après tout, la compagnie de la scientifique était distrayante. Bien entendu il ne perdait pas de vue les sévices qu'il pourrait faire subir à sa chair plus tard. Mais petit à petit, la jeune femme s'élevait de son statut de viande. Anton était un scientifique d'une autre époque, mais il restait un scientifique à ses yeux et il savait noter la pertinence de certains commentaires qu'elle énonçait. Sinon il ne l'aurait de toute façon pas menée jusqu'à son caveau des abominations.

"Je peux vous rendre vos mains telles qu'elles étaient. J'y compte bien après tout, je vais sûrement avoir quelques utilités avec elles." Mais pas forcément d'un ordre chirurgicale. Cette femme prenait vraiment les choses plutôt bien. Un homme venait de lui souder les mains entre elles, de lui passer une chaîne et de lui promettre de la violer mais cela ne lui faisait rien. Non, tout ce qui comptait pour elle, c'est qu'elle conserve l'usage de ses mains plus tard, comme s'il y allait avoir un plus tard. Ce serait peut-être le cas devait admettre Anton. Après tout, il pourrait avoir l'usage d'une chirurgienne à ses côtés. Mais elle n'en serait pas moins son jouet et condamnée à rester dans les profondeurs du Necropolitan comme beaucoup d'autres. Abigaïl avait même aménagée des prisons plutôt confortables pour les filles qu'on lui ramenait des pays de l'est. Ces dernières se faisaient traire le sang comme du bétail quand elles ne finissaient pas parmi les expérimentations magiques de sa soeur ou dans l'assiette d'un client.

Shahren ne rejoindrait pas pareil cheptel bien entendu. Elle serait plutôt l'animal de compagnie du nécromancien. Après tout, cela valait mieux que d'être du simple bétail dont le seul objectif était de pondre des petits ou bien de simplement finir à l'abattoir. Et puis de toute façon, elle était trop maigre pour les expérimentations d'Abigaïl ou pour fournir suffisamment de matière organique. Quoiqu'il en soit, elle gagnait en intérêt, surtout quand elle se mit à parler à propos de Titan. Anton écoutait calmement, réfléchissant aux remarques de la scientifique à propos de sa création.

Le nécromancien avait vécu dans un monde où la médecine n'était pas aussi développée. Mais surtout où les mutants étaient tout de même moins nombreux. Sans même parler des aliens. Ses plus grands adversaires avaient toujours été l'Opus Dei ou encore l'Archimage. Bien qu'il eut la chance de ne croiser ni l'un ni l'autre. C'étaient les forces de l'ordre qui avaient eu raison de lui, mais avant tout l'incendie qui avait ravagé sa demeure. Heureusement, sa soeur avait survécue et lui avait permis, des années plus tard, de vivre à nouveau.

Il était en train de noter mentalement la pertinence de sa remarque sur le métal et sa sensibilité au magnétisme quand une remarque le fit tiquer. Tout amusement avait déserté des traits d'Anton et Irina raffermit la prise sur la chaîne. "Vous connaissez l'amant de ma soeur ?" Ce n'était pas vraiment une question. Mais son ton trahissait son dégoût vis à vis de la personne susnommée. En tant que Dévoreur, il n'avait jamais apprécié voir sa précieuse moitié être touchée par d'autres hommes, il ne l'avait jamais véritablement accepté. Maintenant qu'il était en vie, qu'il pouvait à nouveau la toucher lui-même, savoir qu'elle comptait continuer de voir d'autres individus l'enrageait. Il n'en disait rien, sa soeur contrôlait chaque instant de sa vie maintenant. Mais il n'appréciait pas la situation pour autant. Ses poings se fermèrent. Pour lui, le mutant qui côtoyait sa soeur était un porc indigne des attentions d'Abigaïl. Aucun homme ne l'avait jamais été et le fait qu'elle ait dû un jour se prostituer à cause de sa mort l'avait toujours rongé. Au moins, quant elle était dans son cercueil, personne ne pouvait la souiller.

Mais il y avait un élément intéressant. Cette femme venait de lui révéler le pouvoir de ce rival. Il utilisait le magnétisme pour contrôler le métal. Voilà qui s'avérait plus problématique qu'il n'aurait aimé l'avouer. Surtout que plusieurs de ses créatures avaient tendance à être renforcées avec ce tel matériau. Mais ce que disait Shahren la rendait aussi inestimable... Elle connaissait cet individu, du coup elle pouvait lui donner les informations dont il avait besoin pour s'en débarrasser. Quoiqu'il pourrait aussi aller échanger ce savoir nouveau à Abigaïl. Il connaissait sa soeur, elle aimerait avoir une nouvelle carte dans sa manche. "Il est fort possible que je compte m'en prendre à lui un jour, en effet. Je n'apprécie guère cet individu." Il avait lutté mais était parvenu à reprendre son calme et ce sans s'en prendre inutilement à sa prisonnière.

"Je pourrais avoir besoin de vos services pour le rendre insensible au magnétisme donc. Mais vous avez raison pour les têtes. Certaines personnes pourraient voir que c'est une bête vide de sens et donc en chercher le propriétaire." Il avait donc des yeux effrayants ? C'était bon à savoir. Quoiqu'il en soit, la femme venait définitivement de devenir plus utile vivante que morte. "Un golem de chair ne possède pas d'esprit propre. J'impose ma volonté dans son corps. C'est un pantin, parfaitement dévoué et dénué de toute initiative. Un assemblement artificiel de membres pour former un nouvel organisme. Mais cette science approximative ne couvre que la moitié du résultat, comme vous le dites, le reste est assuré par magie. Toutefois elle ne fait pas tout."

Elle avait raison en effet, la science et la magie entremêlées avaient des résultats prodigieux, monstrueux diraient certains. C'était ce qu'avait pensé Victor Faust lorsqu'il avait créé pour la première fois un golem de chair. Il avait utilisé ses talents de chirurgien pour unir la chair de différents cadavres et les réanimer comme s'ils n'en formaient qu'un seul ensuite avec un mélange d'électricité et de nécromancie. Le tout pour un résultat durable, bien plus durable qu'un simple zombie ou même une goule.

"Il y a de la science dans mes créations. Sûrement trop primitive à vos yeux. La magie permet d'éviter tout rejet possible lors de mes greffes et les résultats sont plus solides que des simples coutures. Mais ile faut tout de même des connaissances anatomiques pointues pour créer une telle chose. Ce n'est pas juste une formule magique prononcée au-dessus de quelques cadavres." Mais il ne s'était pas intéressé à la génétique. La nécromancie n'allait pas jusque là. "J'admets toutefois qu'avec votre aide pour la partie métallique, nous pourrions nous retrouver avec une créature particulièrement redoutable." Il eut un sourire rêveur. Ils pourraient sûrement remplacer le squelette par du métal aussi, pour le rendre plus résistant. Le vêtir d'une armure tout en conservant la réactivité et la flexibilité de la chair. Oui, cela pourrait se révéler intéressant. Plus fiable qu'une machine, mais plus dévastateur qu'un simple mort-vivant. L'alliance du métal et de la chair morte.

"J'ai quelques cibles éventuelles pour cette créature. Mais je me contente principalement de la création." Sous-entendu : sa soeur donnait les ordres et décidait quand relâcher ses monstres dans la nature. Il eut toutefois un éclat de rire quand elle commenta son âge. Qu'est-ce qu'elle était loin du compte.

"Oh ma chère... Je n'ai pas connu votre invasion, tout simplement car j'étais mort à cette époque. Cela ne fait que quelques jours que j'ai rejoins le monde des vivants. Je me nomme Anton Faust et je suis né à la fin du dix-huitième siècle." Il affichait un large sourire, bien content d'avoir réussi à se faire passer pour un simple mage de l'époque. "Et je dois dire que c'est dans vos orifices à vous que je compte faire passer des joyeusetés pour le moment." Après tout, il ne fallait pas qu'elle oublie ce qu'elle était. Bien entendu elle serait utile vivante, à travailler sur ses abominations, mais il comptait bien profiter d'elle. Juste un doux rappel de sa situation.

"Je crois que je l'ai doté d'une demi-douzaine de cerveaux différents, tous connectés entre eux et capables d'échanger leurs fonctions. Ils servent à relayer mes ordres et à le faire réagir plus facilement. Bien entendu, je dois admettre que votre cerveau est plus intéressant que je ne l'avais soupçonné." Sans un mot il s'approcha de Shahren et dessouda ses mains. Il n'y eut qu'un léger picotement cette fois-ci, la peau était légèrement tendre, un peu trop sensible sûrement, mais cela disparaîtrait au bout de quelques jours. Il referma sa main contre la chaîne pour la forcer à s'approcher de lui.

"Maintenant dites moi. Comment une femme qui en sait autant a pu se trouver dans une telle situation ? Vous avez même réussi à vous élever au-dessus de votre statut de viande, mais cela ne change pas que vous êtes coincée ici avec moi. Même si je dois dire que l'idée de créer un monstre avec votre aide semble délectable. Comment se fait-ce que vous possédez aussi peu d'empathie pour l'humanité ?"
 
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Message posté : Lun 6 Juil 2015 - 22:59 Message
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De fait, c’est mon cousin, côté paternel. Nous nous fréquentons par la force des choses depuis plus de dix ans mais croyez bien que ce n’est pas une partie de plaisir. Il m’incommode, toujours à se croire supérieur à moi alors qu’il ne comprend jamais rien à rien ! Il me prend de haut alors qu’il n’a pas les capacités pour se le permettre. Vous voyez le genre d’individus… Je n’ai pas rencontré votre sœur mais si elle a ne fus-ce que la moitié de votre talent, elle peut se trouver bien mieux. Ou s’abstenir, c’est encore la solution la plus adaptée.

Parce que la scientifique était une partisane du « mieux vaut être seule que mal accompagnée » surtout qu’elle n’était pas une nymphomane accro au sexe. Elle pouvait très bien s’en passer pendant une longue période de temps, sauf lorsqu’elle avait besoin de flatter son ego ou qu’elle s’était adonnée à l’une de ses activités favorites, à savoir le voyeurisme morbide. Dans ce cas-là, elle laissait Adam la satisfaire et y prenait du plaisir, surtout lorsqu’elle sentait le contact de l’ethereum sur sa chair nue. Il n’existait aucune sensation plus orgasmique que celle-là et elle doutait que quiconque, un jour, change cet état de fait. Evidemment elle n’avait encore jamais croisé de cerveau à sa hauteur…A force de côtoyer des êtres inférieurs, elle avait fini par désespérer. Et pourtant…

Elle se désintéressa du sujet de son agaçant cousin pour se concentrer sur les explications données par Anton au sujet de ses créations, alliant magie et science comme elle l’avait bien deviné. Elle acquiesça à plusieurs moments de son discours, le regard fixé sur le Titan, la tête légèrement penchée sur le côté. Elle réfléchissait toujours mieux ainsi, parvenant à visualiser tout ce qu’elle lui avait proposé. Il ne lui manquait que de l’ethereum ou, à défaut, un métal diamagnétique à transformer.

Non j’imagine qu’il ne s’agit pas juste de prononcer une formule magique, ce serait un peu trop simple…Mais en effet, de ce que je vois, la science que vous utilisez a facilement deux siècles de retard. En mettant vos connaissances à jour, vous pourriez aller encore plus loin. C’est une idée à creuser non ? Avec un peu de travail, on pourrait même développer votre sarkomancie à un niveau moléculaire.

Elle lui sourit, pour essayer d’effacer l’impression condescendante de sa remarque. La simple idée du résultat la remplissait d’extase par avance.

Créer c’est bien, en jouir à son gré c’est encore mieux. J’adore voir mes M. X. en action, c’est pour cela qu’ils ont tous un œil bionique relié à une caméra sans fil, je vois sans arrêt ce qu’ils font, j’entends chacun de leur mot, je contemple chacune de leurs victimes et je me dis que c’est grâce à moi que tout cela est possible. C’est grisant.

Et excitant. C’était d’ailleurs souvent après ces séances de voyeurisme qu’il prenait à la scientifique l’envie de se perdre dans des galipettes nocturnes.

Shahren fut surprise d’apprendre qu’Anton était encore mort quelques jours avant, c’était peu dire d’ailleurs. Elle écarquilla les yeux et posa son regard sur lui, à la recherche d’un indice qui pourrait confirmer ce qu’il avançait. Certes elle l’avait trouvé pâle, mais elle-même l’était. Ce n’était qu’une conséquence de leurs métiers respectifs, enfermés toute la journée à créer des abominations, fournir sa base de données ou à améliorer des agents, pour ce qui la concernait. Rapidement, la surprise laissa place à l’intérêt puis, progressivement, à une forme d’excitation. Ses yeux brillaient d’un éclat intéressé.

Anton Faust, répéta-t-elle en goûtant les syllabes. Vous êtes encore plus fascinant que ce que j’avais cru au premier abord. Et plus pervers aussi, comme quoi la mort ne calme pas vraiment les ardeurs…Mon cerveau est plus intéressant que mes orifices.

Difficile de décrypter la nature exacte de son sourire. Crispé ou tendancieux ? Elle-même n’était pas certaine. Toutefois, ce fut avec un certain soulagement qu’elle récupéra l’usage de ses mains. Elle fit aller ses doigts, sans s’offusquer de la proximité soudaine de son hôte du jour. Enfin, de la nuit. Si elle n’avait pas eu ses puces dans le cerveau, elle aurait probablement eu une crise de panique mais son invention lui avait grandement facilitée la vie. Cela l’avait peut-être même sauvé d’ailleurs, cette nuit. Certains diraient que c’était dommage, mais elle envoyait paître les mauvaises langues !

Je vous remercie pour le compliment. J’aime beaucoup votre cerveau également, vous avez un esprit délicieusement tordu, je suis sure qu’à nous deux, nous pourrions créer de grandes choses et semer un peu de terreur dans notre charmante ville, souffla-t-elle en le regardant droit dans les yeux.

Quelle idée délicieuse…Jusqu’à présent, Shahren n’avait jamais vraiment orchestré une mission, hormis lorsqu’elle avait volé le bébé de Sarah Stinger. Mais depuis la pose de ses puces, elle se sentait pousser des ailes. Probablement trop pour son propre bien mais il serait toujours temps de s’en inquiéter plus tard. Pour l’heure, Anton avait quelques questions et elle comptait bien y répondre.

Cela s’explique assez simplement… Un cerveau comme le mien s’accompagne le plus souvent de névroses, je ne sors à l’air libre que depuis peu de temps. Deux mois, à peu de choses près… Je manque de subtilité dans mon approche mais j’étais assez curieuse de rencontrer l’amante de mon cher cousin. C’est un de mes gros défauts, j’aime savoir tout ce qu’il fait pour mieux lui mettre des bâtons dans les roues.

Elle songeait notamment à l’épisode de la capsule de fer qu’elle avait trafiqué afin de provoquer un empoisonnement sanguin, le récupérant ainsi dans l’infirmerie de SHADOW. Les choses avaient manqué de dégénérer ce jour-là, mais Shahren ne faisait que se venger d’une juste offense. D’ailleurs, il n’y avait pas eu de rapports et elle y voyait un aveu de faiblesse de son cousin. Elle ne le détestait pas à proprement parler, mais elle attendait de lui qu’il la traite avec au moins autant d’égard que son Archidémon, qu’il reconnaisse sa valeur. Tant qu’il s’obstinerait, elle mettrait tout en œuvre pour le contrarier. Jusqu’au jour où elle irait trop loin… Mais elle y trouvait une certaine satisfaction morbide.

Quant à mon manque d’empathie pour l’humanité, elle n’a d’égal que mon dégoût pour elle. Je ne m’intéresse qu’aux êtres exceptionnels, à la pointe de l’évolution, ou à ceux qui cherchent à transcender les lois naturelles pour s’en rendre maître. Je ne suis pas généticienne et nanomécanicienne pour rien…A mes yeux, tout le reste n’est qu’un vaste réservoir où se servir et je soupçonne que nous partageons les mêmes intérêts et le même point de vue sur la question. Si j’avais su qu’en lieu et place d’une belle blonde, j’aurai droit au cerveau diabolique du frère, je serais venue plus tôt.

Un murmure, une réalité. Shahren n’avait jamais eu l’occasion de se confronter à quelqu’un qu’elle pourrait qualifier « d’égal » sans que ça ne lui arrache la gorge. Elle avait l’impression de se voir dans un miroir, le côté pervers et magique en plus, évidemment. Quoi que ses capacités rapport à l’ethereum pouvaient probablement passer pour de la magie aux yeux de certains. Où se situait la frontière exacte avec la mutation ? Elle chercherait sans doute longtemps la réponse à cette question.

Sans parvenir à s’en empêcher, elle posa sa main sur sa joue et constata avec une certaine surprise qu’il avait une température corporelle tout à fait normale. Elle fronça légèrement les sourcils en descendant la main le long de son cou, jusqu’à prendre son pouls.

Incroyable… Et vous avez été mort tout ce temps ? A-t-il été conservé depuis votre époque jusqu’à la nôtre ou est-ce une création ? A moins que ça ne soit un hôte ? Mais vu vos tendances avec la nécromancie, j’ai l’impression qu’on a du vous ramener de quelque part.

Shahren songeait à son père biologique, Jack. Retiré de la tombe et mit dans un corps comme celui d’Anton, ne pourrait-il pas reprendre sa place ? Renan en ferait probablement une maladie… D’ailleurs la nécromancie offrait énormément de possibilités, cela ne l’étonnait pas que son cousin se soit intéressé à Abigaël Faust. Et elle lui avait coupé l’herbe sous le pied pour Anton ! Quelle joie.

Elle posa finalement la main sur sa poitrine, où elle sentit à nouveau les battements de son cœur.

Magnifique.

Un souffle sincère et admiratif.
 
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Message posté : Mar 7 Juil 2015 - 14:05 Message
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Son cousin ? Décidemment la famille avait un don pour créer des liens insoupçonnés et pour façonner les gens de façon plus mystérieuse encore. Elle était venue jusqu’ici pour espionner la femme qui couchait avec son cousin… Anton ne pouvait que s’interroger sur la relation qu’elle entretenait avec cet homme, même si d’après les dires de la scientifique, elle était plutôt mauvaise. Il ne pouvait pas critiquer, pas avec les tumultes qui agitaient régulièrement celle qu’il entretenait avec Abigaïl. Et puis lui et sa sœur étaient plus proches que ne le seraient jamais un frère et une sœur, alors deux cousins… Ils étaient jumeaux, les deux moitiés d’un même être. Mais cela ne changeait rien au fait que cette femme détenait des informations intéressante sur cet individu, sur cet homme qui osait coucher avec sa sœur.

« Abigaïl est plus puissante que moi. Mais son pouvoir vient uniquement de la magie et non de la science. Une erreur stratégique à mes yeux, mais elle n’a jamais trouvé autant de plaisir que moi dans l’étude de l’anatomie. »

Sauf dans l’étude de l’anatomie du cousin de Shahren apparemment, chose à laquelle le nécromancien préférait ne pas penser. Mais cela lui donnait encore plus envie de souiller sa prisonnière du soir, comme pour prendre sa revanche contre cet homme qu’il ne connaissait même pas. Quoique cela aurait été injuste, quand il violerait Shahren cela ne serait pas juste pour se venger de ce qu’avait fait l’officier de la Pénombre, il devait admettre que la proximité de la scientifique lui devenait agréable et ce malgré ses remarques incessantes.

« Mais je vois que vous ne portez pas cet homme dans votre cœur et c’est tant mieux. » Cela augmentait aussi considérablement ses chances de survies. Toutefois, avec une telle révélation, Anton se demandait s’il aurait le droit de la tuer finalement... Il pouvait ne rien révéler à sa sœur mais cette dernière avait des oreilles et des yeux partout dans le Necropolitan. Chaque pierre était hantée et murmurait ce qu’elle voyait à la nécromancienne. Autant dire qu’Abigaïl savait déjà quel était le pouvoir de Renan et que c’était sa cousine qui était entre les griffes du sarkomancien.

« Le niveau moléculaire oui… » Il avait eu un sourire passager quand elle avait mentionné ses deux siècles de retard. Elle n’avait pas idée ! Quoiqu’il en soit, il réfléchissait maintenant à ce qu’il pourrait faire avec les connaissances de cette femme, avec son si précieux et formidable cerveau. « Nous pourrions dès lors créer de nouveaux matériaux organiques, une toute nouvelle substance à partir de laquelle pourraient être formés mes monstres… Nos monstres. » Ajouta-t-il finalement. Après tout il ne pourrait pas y arriver sans l’expertise scientifique de Shahren. Il se souvenait aussi du Nécroplasme, cette substance nécromantique, comme des ténèbres solidifiées et dont était constitué son corps de Dévoreur. Est-ce qu’il pourrait l’ajouter à ses futures créations ? Peut-être oui.

« Nous pourrions créer la nouvelle génération d’êtres humains. Des créatures qui ne sentiraient pas la douleur, libérées des affres de la pensée pour mieux servir. Des êtes éternels, intemporels, puissants et impossibles à stopper. » Son ton se faisait exalté. Son esprit s’emportait dans les zones sombres et frénétiques de son cerveau. Avant qu’Abigaïl ne reprenne le contrôle de son corps il avait presque réussi à placer un fantôme dans un de ses corps artificiels pour créer un nouveau type de mort-vivant, non, un nouvel être vivant. Mais il avait échoué et n’avait pu reprendre ses recherches. Mais ce que lui promettait Shahren maintenant était bien plus délectable, porteur de milliers de promesses macabres et d’assouvissement de ses pulsions scientifiques. A jamais on oublierait le nom de Victor Frankenstein et il ne resterait plus qu’Anton Faust… Et sa délicieuse possession du moment bien entendu. Il tenait d’ailleurs toujours fermement la chaîne, ne la quittant pas des yeux.

« Je dois dire que l’idée de contempler ce que vous proposez est charmant en effet. Je n’ai que trop rarement vu mes créations à l’œuvre, même si je compte bien ne pas rater les actions des monstres qui nous entourent une fois qu’ils seront libérés par ma sœur. Bien entendu, il y a beaucoup de modifications à effectuer maintenant que vous le dites… Il va d’ailleurs falloir que vous me parliez de ces M.X. »

Sûrement l’équivalent de ses golems de chairs, leur version technologique ou de métal, la moitié de l’équation. La seconde il la fournirait lui et l’avenir serait de mort et de métal, mené par leurs esprits conjoints. Oui, ce serait parfait, qui sait, il pourrait même se sentir entier sans être dans le giron de sa sœur, sans avoir à penser par et pour Abigaïl.

« J’ai toujours été assoiffé de vie, la mort est ma mère, comment aurait-elle pu faire taire mes ardeurs ? » Comme pour donner du poids à sa déclaration il lâcha la chaîne pour poser ses mains sur la croupe de la femme, venant la plaquer contre lui. Mais elle ne semblait pas gênée, bien au contraire. Cela ne serait peut-être pas un viol après tout. « Quant à vos orifices, je m’en réserve seul juge. »

Si Shahren n’avait jamais rencontré d’esprit comme le sien, il en allait de même pour Anton. Ce n’était pas juste un mépris pour le genre humain, mais plutôt envers ceux qui respectaient les règles de la nature sans se soucier de savoir où se trouvait la véritable limite du possible. Repousser les limites de la mort, celles du corps humain, voilà ce qui l’enivrait finalement. La nécromancie était une chose, le progrès était son véritable objectif. Son passé en tant que Dévoreur avait obscurcit ses sens mais il était lui-même à nouveau en cet instant. Un esprit dénué de peur mais empreint d’une folie géniale. Quelle formidable prise !

Toutefois il s’autorisa un léger froncement de sourcil quand elle mentionna sa puce. Ainsi donc, il y avait encore de la science là-dessus. Des névroses… Pourquoi pas. Le génie venait souvent avec un prix. Celui incompris d’Anton l’avait précipité dans la tombe, devoir s’implanter un morceau de métal dans le crâne n’était qu’un faible prix à payer en comparaison, non ? Même si apparemment cela avait privé la jeune femme de tout instinct de survie. Ce qui n’était pas pour déplaire au nécromancien après tout, elle était sa chose pour ce soir tout du moins.

« Et bien je suppose que je dois louer votre curiosité et votre manque de subtilité dans votre espionnage après tout. Ma sœur n’apprécie pas vraiment être espionnée. Surtout si cela attrait à quelque chose d’aussi banal que ses parties de jambes en l’air avec son jouet. » Car c’était tout ce que pouvait être Renan pour la nécromancienne aux yeux d’Anton. « En tout cas j’adorerais vous aider à lui mettre du bâton dans les roues. » Clairement, l’alliance suggérée entre la scientifique et le sarkomancien n’augurait rien de bon pour l’officier de la pénombre. Sûrement qu’Abigaïl s’énerverait si elle connaissait les désirs de son frère, mais il la maintiendrait dans l’ignorance, rien de bien compliqué. « Il est malheureux qu’il soit incapable de reconnaître votre véritable valeur. » Après tout en seulement quelques mots elle venait de planter les graines de nombreuses idées macabres dans l’esprit d’Anton. De quoi lui donner matière à réfléchir pour les soirées à venir. Même si à la sentir coller contre lui, ce n’était plus son cerveau l’organe qu’il sollicitait le plus en cet instant.

« Le monde est un gigantesque laboratoire, une gigantesque boîte de pétri. Les vivants comme les morts ont toujours été ma matière première. Malheureusement, les esprits étriqués des pseudos bien-pensants ont précipité mon trépas. » Même si d’une certaine façon, c’était Abigaïl qui avait causé l’incendie qui lui avait coûté la vie. Quoique les autorités auraient fini par retrouver sa trace. Il n’y avait qu’à considérer toutes les disparitions dans son quartier, les violations de sépulture. Ah c’était une formidable époque et si cela n’avait pas été pour ces gêneurs il aurait été un pionnier de la science.

« J’ai passé deux siècles sous la forme d’une créature spectrale du nom de Dévoreur. » Peut-être lui ferait-elle une démonstration un peu plus tard. « J’ai arpenté ce monde en utilisant ma sœur comme lien avec les vivants. J’ai corrompu d’autres sorciers et ma foi, j’ai peut-être même amorcé la fin des temps sans même vraiment le vouloir. Disons que ma sœur a fini par comprendre que ce ne serait qu’en me rendant la vie qu’elle pourrait me faire à nouveau confiance. Le rituel a été compliqué… » Il eut un léger sourire, se souvenant des ingrédients qu’elle avait dû utiliser. Oh, pauvre Irina, pauvre petite créature sanglotant. Cela avait été l’un de ses derniers souvenirs en tant que Dévoreur. « Ce corps a été régénéré à partir de mes ossements, du sang de ma sœur et de fœtus de l’enfant de mon alter-ego maléfique. Difficile à envisager n’est-ce pas ? La nécromancie est capable de beaucoup d’horreurs mais aussi de quelques miracles. » Bien entendu cela n’aurait probablement pas fonctionné si Abigaïl n’avait pas été sa sœur jumelle. « Quoiqu’il en soit je suis moi-même, deux siècles après mon trépas. » Et immortel par la même occasion. Le lien qui l’unissait à Abigaïl faisait qu’il ne pouvait mourir si elle ne mourrait pas elle-même… Et la Porte-Mort de la Moisson ne comptait pas mourir, jamais.

Les muscles du nécromancien se crispèrent. L’avait-on jamais touché de cette manière ? Considéré avec tant de déférence ? A une époque oui, quand Abigaïl et lui-même étaient encore jeunes, quand ils n’avaient pas encore toutes les cicatrices qu’ils affichaient maintenant, quand ils ne s’étaient pas mutuellement trahis. Les lèvres du nécromancien se pressèrent sur celles de Shahren pour lui offrir un baiser langoureux.

 
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Message posté : Mar 7 Juil 2015 - 23:24 Message
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Cet homme avait tout pour lui plaire : Non seulement il partageait son aversion pour les manières de son cousin mais en prime, il était un scientifique créateur décidé à transcender les lois de la nature, dans le but de créer des êtres supérieurs. Une sorte d’alter-ego… Qui aurait pensé qu’elle pourrait un jour rencontrer quelqu’un comme elle, et au masculin en prime ? Quand il évoqua leurs monstres, son bas ventre se contracta mais ce ne fut rien à côté de ce qu’elle ressentit à l’énonciation de ses plans d’avenir. Vraiment, il était d’un goût exquis et l’excitation se mêlait à l’exaltation qu’elle ressentait à l’écouter lui murmurer ce qui, pour elle, s’apparentait à des mots doux quoi qu’un peu tendancieux vu la réaction que cela provoquait entre ses cuisses.

C’est la moindre des choses après que vous m’ayez fait découvrir votre collection… J’ai hâte de vous montrer mes chef-d’œuvres. Même si vous les trouverez sûrement un peu trop propre…

Elle voulait lui montrer ses bébés, ses M.X., sa fierté. Elle était impatiente d’avoir son avis, bien que leurs styles diffèrent radicalement. Elle se voyait déjà ouvrir Adam pour qu’Anton puisse contempler son cœur mécanique, lui montrer de quelle manière elle créait et manipulait l’ethereum. Certes, leur sens de l’esthétique n’était pas absolument identique. Shahren aimait les belles courbes, la symétrie, mais elle reconnaissait un génie dans le chaos qu’elle contemplait, un marque qui lui plaisait. Elle imaginait sa griffe sur le Titan du mur mais aussi sur chacune de ses monstres accrochés comme des morceaux de viande dans la réserve d’un boucher. Elle lui apprendrait tout ce que la science moderne avait à offrir, leurs deux cerveaux, que certains qualifieraient de malades, s’uniraient pour déverser sur le monde les pires cauchemars qui soient.

Je suis ravie de vous l’entendre dire. Quand je vous disais que 30% était une proposition indécente…

Elle lui sourit. Dire que peu de temps auparavant, il voulait la lobotomiser pour en faire une pseudo Irina, cherchant à la réduire au silence pour profiter uniquement de son corps. Une fois de plus, Shahren avait eu raison : Son cerveau avait davantage d’attraits et elle s’en félicitait. Elle aimait ses neurones plus que tout au monde, elle en était fière, on pouvait bien détruire son enveloppe, tant qu’on lui laissait sa conscience et l’intérieur de sa boîte crânienne.

Ah, parce que vous avez un alter ego encore plus maléfique ? releva-t-elle, taquine. Il faudra que vous m’expliquiez ce rituel en détails. Je suis certaine que ça méritait d’être vu…

Elle ne s’était jamais intéressée à la magie en profondeur mais une pulsion morbide, malsaine, lui donnait envie de savoir comment ce corps bien vivant avant pu être conçu et surtout de quelle manière la fratrie de nécromanciens avait pu y rattacher une âme. C’était fascinant, une barrière que Shahren n’avait pas encore franchie et elle aurait aimé voir les horreurs nécessaires pour y parvenir. Elle brûlait aussi de jalousie, détestant qu’un autre soit capable de réaliser des prouesses de ce genre. Pourtant elle ne se mit pas en colère ni ne devint désagréable, non. Elle était trop avide, trop curieuse, si bien qu’elle insista sur ses caresses, cherchant à déceler une faille, un petit indice qui indiquerait son âge véritable, ne fus-ce qu’un tatouage, un sceau supposé retenir son âme, comme elle en avait vu sur le corps de Nagato. Pourquoi pas des canines pour se nourrir de sang, comme Velkan, le vampire de Marishka ? Mais non, rien, et elle en aurait retiré tous ses vêtements un par un pour s’en assurer.

Elle n’en eut pas besoin.



Alors, verdict ? Le cerveau ou les orifices ? Je n’aurais jamais cru dire ça un jour mais de mon côté, j’hésite vraiment.

Elle se sentait étrangement légère, elle avait même envie de rire, ce qu’elle fit. Jamais elle n’aurait cru qu’elle pourrait préférer les plaisirs physiques aux extases intellectuelles. Il mêlait les deux avec brio…

Je n’imaginais pas que ça pouvait être aussi… Différent.

C’était le mot. Tout comme elle n’aurait jamais pensé pouvoir apprécier une séance de sexe de cette manière. Ramenant ses jambes contre elle, Shahren se redressa en essayant de réajuster un peu sa tenue, espoir qu’elle abandonna très vite.

Si vous êtes convaincu, vous devriez passer à mon laboratoire. Je vous montrerais mes propres œuvres ainsi que le métal dont je vous ai parlé. Quoi que si vous avez du cuivre, du carbone ou du plomb, je peux le faire immédiatement. Vous pourriez ainsi animer notre ami, je suis curieuse de voir ce qu’il est capable de faire…
 
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Message posté : Mer 8 Juil 2015 - 14:56 Message
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« Honnêtement ? Je crois que je préfère le tout pour le moment. Impossible de trancher. Mais après tout, je n’ai pas encore testé tous vos orifices. Je suppose que cela viendra en son temps. » Car il ne comptait pas s’en arrêter là et elle non plus. Les paroles prononcées plus tôt n’avaient pas été vides de sens pour lui. Il la reverrait, c’était assuré et il comptait bien ne pas se contenter de ce qu’ils venaient de partager.

Irina, en bonne servant s’approcha de son créateur pour le rhabiller calmement. Il se laissa faire, sans pour autant détacher son regard de Shahren. Il ne pouvait pas réprimer une certaine satisfaction macabre à la voir dans un tel état, surtout en sachant qu’il était responsable dudit état. Anton n’avait jamais été un homme humble et il appréciait de savoir que ses années en tant que fantôme n’avaient pas impactées sa virilité.

Si différent de quoi ? Est-ce qu’elle n’avait jamais connu qu’un seul autre homme ? Il l’avait trouvée bien compétente et surtout peu farouche pour femme qui serait dans cette situation. Mais après tout, il n’était pas non plus tombée sur une vierge, ce qui était pour le mieux d’ailleurs, cela n’aurait fait que rajouter au portrait de la scientifique névrosée qu’elle lui avait dépeint. Quoique l’idée d’être le premier avait toujours quelque chose de délectable. Il rajusta calmement sa chemise et Irina recula pour s’effacer comme à son habitude. « Vous n’allez pas me dire que vous n’avez connu qu’un seul autre homme que moi ? Avec votre joli minois cela serait surprenant. » Il eut un léger sourire avant de se tourner en direction de Titan, embrassant le golem du regard. Il se demanda un instant ce que penseraient d’éventuels clients du Necropolitan s’ils voyaient l’allure de Shahren quand il la reconduirait à son laboratoire. Quoiqu’il n’en avait vraiment rien à faire finalement.

« Je n’ai pas de réserves de métal sous la main. Ce n’est pas vraiment une chose dans laquelle ma sœur a jugé bon d’investir pour le moment. Comme vous vous en doutez, on ne trouve pas de la bonne chair partout pour mes créations. Mais je passerais à votre laboratoire, j’aimerais beaucoup voir vos créations. » Même s’il devait avouer qu’il devrait demander l’autorisation d’Abigaïl avant tout… Sa sœur l’avait ressuscitée et elle ne voulait pas qu’il aille causer de dégâts en ville, même si arriverait forcément le moment où il devrait sortir du Necropolitan, elle le savait aussi. Avec de la chance, Shahren serait juste le bon élément déclencheur.

« Quoiqu’il en soit, vous avez bien mérité une petite démonstration. »

Irina s’allongea par terre et un instant plus tard eut l’air bien plus morte qu’à l’accoutumée. Anton avait retiré sa volonté de son infirmière, après tout il en avait une nouvelle beaucoup plus vigoureuse et la projeta dans Titan. Un jour il parviendrait à contrôler plusieurs golems à la fois, mais cela lui demanderait plus de temps qu’il n’en avait pour le moment. Les griffes monstrueuses raclèrent le sol. Il y eut des bruits de chaînes alors qu’il se redressait autant que possible, ses épaules venant frôler le toit du caveau. Les bras sur son torse s’agitèrent un instant, tout comme les mâchoires sur son corps. Les muscles étaient visibles, parfaits, tous fonctionnant à la perfection. Pendant quelques minutes, la créature vérifia chacune de ses fonctions, chacun de ses membres, comment les utiliser. Puis Anton lui intima d’être immobile et plus rien ne bougea.

Titan, une monstruosité de plus d’une tonne, mesurant quatre mètres de haut était parfaitement immobile. Et pourtant, à n’importe quel moment, avec une vivacité insoupçonnée il pouvait frapper. Sa main se tendit rapidement et il saisit Shahren en refermant ses doigts autour de sa taille et la souleva de terre comme si elle avait été une poupée. Anton souriait, content de sa création. Sa nouvelle amante était aux premières loges pour l’observer maintenant.

« Ne vous inquiétez pas, il ne vous dévorera pas, sauf si je le lui ordonne, mais comme je l’ai dit, je n’en ai pas fini avec vous. »
 
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Message posté : Jeu 9 Juil 2015 - 6:35 Message
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Je suppose, oui, répondit-elle un peu naïvement.

Non pas qu’elle soit contre l’idée de recommencer avec lui, loin de là. Shahren avait goûté à un nouveau nectar et elle était curieuse d’explorer cette nouvelle voie. Hélas, elle ne voyait pas de quel autre orifice il parlait. Manque d’expérience quand tu nous tiens… Elle préféra ne rien en dire, plutôt mourir que d’avouer une quelconque ignorance ! Son ego ne l’aurait pas supporté.

Tandis qu’Irina s’occupait de rajuster la tenue d’Anton, Shahren tira un peu sur le bas de sa robe afin de recouvrir ses fesses même si cela ne changeait pas grand-chose vu la longueur du tissu. Heureusement qu’elle n’était pas pudique et qu’elle n’avait qu’une vague notion du concept de fétichisme. Personne ne lui avait jamais demandé de porter des tenues sexy ou spécifiques. Ce n’est que récemment qu’elle avait consentit à quelques efforts, notamment pour sa rencontre avec la comtesse sanglante puisqu’il fallait bien cela, selon Renan. Résolue à ce que l’ombre de son cousin ne vienne pas gâcher sa nouvelle rencontre, elle sourit devant son compliment et répliqua :

Et bien figurez-vous que si. Le sexe n’est pas la première de mes préoccupations et jusqu’ici je n’avais rien trouvé qui m’excite plus que mes propres créations. Je vous présenterais Adam lorsque vous viendrez me rendre visite, c’est ma plus grande réussite. Je l’ai conditionné à n’obéir qu’à moi, ce qui agace prodigieusement Renan d’ailleurs. Surtout depuis que ses greffes sont en ethereum, puisqu’il n’a plus aucun pouvoir sur lui. Ca a été assez jouissif la première fois…

La scientifique avait une lueur de fierté dans les yeux, prouvant s’il le fallait à quel point elle était fière de ce M. X. en particulier mais surtout de la tête qu’avait tirée son cousin le jour où elle lui avait finalement présenté l’ethereum. Oui, elle avait de bons souvenirs avec Adam, il serait toujours son premier, dans beaucoup de domaines. Et même si l’amélioration du métal qu’elle avait concédée à Jay Lane était intéressante, le texan n’était clairement pas une expérience achevée. Certes, ils étaient sur la bonne voie et elle devrait d’ailleurs entamer la phase finale bientôt, mais d’ici à ce que ce soit terminé, Adam resterait en tête de ses M. X.

Mon laboratoire se trouve sur les docks, l’informa-t-elle. Lorsque vous aurez envie de passer, promenez-y vous, le quartier entier est sous surveillance, je vous trouverais rapidement. Ce sera plus simple que d’essayer de vous expliquer la localisation précise.

Labo secret oblige.
Surtout qu’à cause de cela, Shahren allait probablement resté cloitrée là-bas jusqu’à ce qu’Anton fasse son apparition, par peur de le rater. Elle se sentait impatiente comme jamais à l’idée de présenter ses travaux à quelqu’un qui pourrait enfin les juger à leur juste valeur. L’analogie de la lycéenne à son premier rendez-vous aurait pu coller si les deux spécimens n’étaient pas aussi dégénérés. Songeant à ce qu’elle allait lui montrer et dans quel ordre, déçue de devoir attendre puisqu’il ne disposait pas du matériel nécessaire, elle ne remarqua pas immédiatement la « mort » d’Irina. Le raclement des griffes sur le sol attira son attention et, des étoiles dans les yeux, Shahren observa le Titan s’animer.

Superbe, souffla-t-elle, juste avant de pousser un petit cri de surprise.

Sans crier gare, le monstre s’était saisit de la scientifique. Il la tenait par la taille, sa poigne faisait remonter ses vêtements (si on pouvait appeler la tenue ainsi) et elle agita les jambes plusieurs fois, mue par un réflexe.

De toute façon il me semble que c’est vous le Dévoreur, non ? Je vous vois mal laisser quelqu’un vous voler la vedette.

Et peut-être que cela poserait problème dans leur collaboration, ces deux ego surdimensionnés. Ou peut-être pas. Parfois, il suffisait de rencontrer le bon partenaire pour accepter quelques… Concessions ? Ainsi élevée, elle en profita pour observer de plus près la création d’Anton et principalement ce visage dont ils avaient parlé tout à l’heure. Elle tendit la main et le Titan ne réagit pas, si bien qu’elle traça du bout des doigts la ligne croisée de métal en guise de support à son explication.

Je pensais à cet endroit, juste ici. En plus la couleur de sa peau ira bien. J’ai toujours trouvé qu’un monstre avec un certain sens esthétique a quelque chose d’encore plus… Terrifiant.

Le chaos, c’est le chaos. On pouvait même en venir à le nier, le cerveau pouvait le rejeter, parce qu’il n’avait aucun sens. Cela rendait l’oubli plus simple, on l’apparentait à un cauchemar et après une petite thérapie, on passait à autre chose.
Mais si on y décelait un peu d’ordre ? Un peu de logique ?
Alors il s’ancrait dans la réalité.

Enfin je ne suis pas la mieux placée pour parler de peur puisque je ne la ressens plus, mais on pourrait enlever quelques personnes pour leur demander leur avis ? Oui, elle proposait bien un sondage de terrain sur la manière de rendre leur monstre le plus effrayant possible. Et ils serviront de matière première ensuite. Autant ne rien déjeter…

Elle appuya ses coudes contre la main du Titan, posant son visage sur sa paume dans une attitude de réflexion, la tête légèrement penchée sur le côté. Puis une petite moue ourla ses lèvres :

Vous l’amènerez, quand vous viendrez me voir ? Le côté amusant avec le quartier des Docks, c’est qu’il est majoritairement peuplé par des gens de l’ombre, de ceux dont on ne remarque pas spécialement la disparition ou que l’on n’ose pas signaler. Une fois finalisé, on pourra l’essayer là-bas ? Je m’en réjouis. Par contre il me serre un peu fort, j’aimerais autant conserver l’usage de mon bassin…

N’étais-ce pas lui qui affirmait qu’ils n’en avaient pas fini ?
 
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