Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Bouton_vote_off
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_1Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_2_bisCourt-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_3
 

Court-circuit... aux abris !!!

 
Message posté : Mer 1 Juil 2015 - 18:57 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
D'abord frappée par l'opposition brutale que le professeur lui présenta, la jeune fille eut l'impression de se retrouver en face d'un précipice. Les bourrasques qui venaient d'en bas lui déformaient le visage. La tristesse, l'incrédulité, la peine, la colère, la rage. Tout passait sur son visage, d'un coup lorsque son interlocuteur développa.
D'autres savaient pour lui, et ce dernier sous-entendit même qu'il n'était pas là par hasard. La Légion était donc au courant : c'était un début. Et, comparé au reste, c'était bien tout ce qu'Enola prit bien.

Seulement, à quoi toutes ces questions rimaient-elles ?! A rien...rien ! Le monde était dangereux, avec ou sans méta-humains ! Est-ce qu'il entendait ce qu'il disait au moins ? La Légion prenait bien trop de précautions pour se retrouver bloquée au Phare, tant dans leur effectif en chaque point donné, que dans l'entretient du portail de téléportation, ou celui des navettes. Et si les supers-vilains s'alliaient ? Ridicule. Pourquoi blâmer les mutants, là où la violence et le vice était communs à tous les êtres vivants ? Ces gens reportaient ridiculement la faute, là où un groupuscule -non mutant- armé pouvait tout aussi bien faire des dégâts. Alors, oui, la variable Super amplifiait les choses. Mais il fallait faire avec, vivre avec son temps. Alors oui, le danger était là, et même la place de président des Etats-Unis n'était pas à l'abris de toute corruption ! Mais ça, c'était là vie, non ?
Petit à petit, même l'armée allait devenir mutante, et alors, cela ne serait un avantage pour plus personne. Certains avaient loupé le train de l'évolution en marche visiblement...
Un criminel potentiel... Serrant fort les dents, Enola vit le moment ou elle allait les enfoncer dans ses gencives. Comment osaient-ils ? Comme si le vice était réservé au mutants... Ridicule ! C'était offensant, et cruellement pervers comme pensée.
Protéger... Mais bien sûr ! Serrant un peu plus le poing, Enola crut planter ses ongles jusqu'au sang. A l'entré, l'eau, qui montrait le bout de son nez depuis tout à l'heure, commençait à disparaître...
L'empathie... Comprendre... Cet homme était indubitablement un pacifiste. Raison de plus pour vouloir le protéger. Si le projet était suspendu, tant mieux. Mais Enola ne pouvait pas passer sur ce que le professeur venait de dire. Et, si cet homme faisait tout pour ne pas être retrouvé, Enola allait l'aider, quoi qu'il en coûte.

"Assez."
A ces mots, un vacarme retentit dans le couloir. Comme si une énorme masse d'eau venait de retomber, d'un coup.
La tête basse, comme irradiante de colère, Enola cherchait à se mesurer. Mais c'était trop... De ses mains serrées commençaient à jaillir quelques molécules d'eau. Et c'était déjà bien si la pièce n'était pas plongée dans un brouillard épais d'ici quelques temps.
Pour autant, aucune rage dans sa voix. Au contraire, elle avait soufflé ce mot. c'était comme si la goupille d'une grenade venait d'être ôtée...
"Assez ! hurla-t-elle soudainement en relevant un regard puissant vers le professeur. Monsieur Ressin, vous entendez ce que vous dites ? Arrêtez un peu ! Alors ainsi, c'est ça, l'égalité, la souveraineté : que tout humains nées avec un gène un tant soit peu spécial meurt. Vous délirez !"
Sa voix commençait à dérailler. Enola était émotive. Un peu trop peut-être.
"Ais-je le visage d'une criminelle ? reprit-elle avec toujours autant de coeur. Dites moi ! Penser qu'il est plus probable qu'un mutant, plutôt qu'un humain normal, dérape est tout bonnement ridicule ! Un citoyen normal, avec un flingue en main, est sans aucune doute plus dangereux que moi. Un jet d'eau assomme, là où une balle dans la tête ça tue sur le coup."
Bien sûr qu'elle pensait à ce pauvre homme, abattu froidement par Wildcard, qu'elle avait sauvé juste avant d'une regrettable erreur de jugement. Dans sa tête, tout se bousculait à l'initiative des paroles du robot. Enola était bourrée d'idéaux, et détestait les voir mis à mal.
"Mais bien sûr que tout civil mérite d'être protégé ! Que croyez-vous que je face ! J'y laisse bien assez de ma vie !"
A ces mots, elle ressortit son portable, et alla rapidement chercher un article sur internet. Puis, elle le tendit nerveusement au professeur. Ca parlait de deux héroïnes, qui avaient arrêté un braquage en centre-ville. Nocturne, ainsi que Perles-et-Larmes.
"Empathie, soit ! Alors, dites-moi ! Qu'est ce que je ressens, en cet instant même ? A imaginer quelqu'un vouloir me tuer, juste parce que je suis née avec un don. Contrairement à vous, si cet personne se retrouvait en face de moi, je laisserais tomber le pacifisme. Y a des limites ! La mienne est d'éviter les morts, dans quelque champ que ce soit ! Même si certains ne le méritent pas ! Et je pèse mes mots."
Ensuite, elle leva la main vers le couloir, faisant de nouveau entrer l'eau. Deux boules cette fois, mais plus grosses. L'une placée juste devant le professeur, prit rapidement la forme d'un homme. L'autre, plus loin, se modela en trident, pointé à l'horizontal. Et, d'un coup, le trident vint embrocher l'individu d'eau, juste avant qu'Enola redirige le tout dans un évier. Tout se passa étonnamment rapidement, surtout lorsqu'on connaissait les difficultés qu'Enola avait pour vite mouvoir des masses aqueuses.
"Il ne remettront pas la main sur vous, ça je peux l'assurer ! Je m'en soucierais, que vous le vouliez ou non. Vous reprogrammer, c'est du meurtre, et cela ne respecte pas mes limites. Vous apprenez par observation ? Et bien notez ceci : l'Homme ne se laisse pas facilement faire. Il se défend comme une bête sauvage lorsque sa vie est mise en jeu. Et vous devriez en faire de même !"
Sur ses joues, et ce en dépit de l'apparente colère, quelques larmes coulaient. C'était injuste ! Elle qui donnait tant de temps pour les autres ! Voilà comment on le lui rendait ! Tressaillant de rage, et d'un bon paquet d'autre émotions, Enola s'était emportée, et s'en voulait. Mais tant pis. C'était bon que ça sorte, pour changer.
A présent, un léger brouillard régnait autour d'elle, comme pour lui faire une seconde peau. C'était ça l'Homme : brûler d'émotion, et fondre en larmes...
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 1 Juil 2015 - 20:10 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
"Empathie, soit ! Alors, dites-moi ! Qu'est ce que je ressens, en cet instant même ? A imaginer quelqu'un vouloir me tuer, juste parce que je suis née avec un don. Contrairement à vous, si cet personne se retrouvait en face de moi, je laisserais tomber le pacifisme. Y a des limites ! La mienne est d'éviter les morts, dans quelque champ que ce soit ! Même si certains ne le méritent pas ! Et je pèse mes mots."

Ayin Ressin parcouru l’article en quelques instants.

Vous êtes en colère, mademoiselle Messam, car vous faites face à l’arbitraire dans ce qu’il a de plus repoussant. Vous êtes en colère contre le monde, mais vous êtes avant tout en colère contre vous-même. Vous pensez ne pas avoir agi comme vous auriez dû, et vous vous en voulez. 0-RS baissa les yeux un court instant, ses banques de données repassant l’exécution sommaire de celui qui aurait été son père si le concept s’appliquait, impuissant à préserver sa vie et pour autant incapable de se résoudre à la vengeance. Je pense que vous seriez prête à tout pour obtenir une chance de corriger une erreur qui vous hante. Cette notion de projection est d’autant plus forte lorsque l’expérience la renforce.

Le corps aqueux fut transpercé et vidangé devant Ayin, qui leva la main comme pour arrêter le geste d’Enola.

"Il ne remettrons pas la main sur vous, ça je peux l'assurer ! Je m'en soucierais, que vous le vouliez ou non. Vous reprogrammer, c'est du meurtre, et cela ne respecte pas mes limites. Vous apprenez par observation ? Et bien notez ceci : l'Homme ne se laisse pas facilement faire. Il se défend comme une bête sauvage lorsque sa vie est mise en jeu. Et vous devriez en faire de même !"

L’androïde marqua une courte pause, avant de répondre avec douceur.

Et pourtant, mademoiselle Messam, j’ai été créé par des hommes se sentant acculés, décidés à se battre pour leur survie. Je ne leur donnerais pas raison, je ne justifierais pas leurs peurs.

L’automate étendit un bras et avec une distorsion de l’air fit disparaitre sont camouflage holographique. FzzZzzzZt-scht. Tout en contemplant son propre bras, le professeur ajouta :

Je ne suis pas humain. Je suis mon propre individu, et je décide de ne pas suivre cette voie, sans pour autant accepter de disparaitre.

FzzZzzzZt-scht. L’illusion couvrait à nouveau entièrement 0-RS.

Je décide qu’aucune sapience ne mérite d’être condamnée au néant par mes actions. – ajouta-t-il d’une voix pleine de regrets

Cette conversation doit se terminer pour l’instant. Vous êtes en colère, triste et révulsée, le tout à la fois. Je vous ai promis de satisfaire votre curiosité, mais nous devons faire quelque chose de très important avant de reprendre.

-

Quelques dizaines de minutes plus tard, Enola était assise face à une jeune femme de son âge parcourant attentivement la carte des Sundaes du « donnie’s dinner, always open ! » situé à quelques pas de l’école.

Aya lui confia avec un sourire : Mon préféré c’est le chocolate fudge, avec les rondelles de banane.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Jeu 2 Juil 2015 - 2:08 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Comment pouvait-il avoir aussi... raison ? La jeune fille attendit un instant, avant de voir cette réflexion monter dans sa tête. Mais, à une époque, c'était sa mère, sa chère et défunte mère qu'Enola modelait avec ses pouvoirs. Et, là, elle venait de montrer un meurtre avec. Elle s'était salie, avait tachée ses limpides et translucides eaux clairs, d'un rouge vermeil horrifiant. Mais sa mère était morte, et il fallait passer à autre chose. Passer de l'admiration passive, à l'action. Plus subir, mais agir ! D'ailleurs, si Enola avait dévoilé ses pouvoirs plus tôt, elle aurait certainement fait quelque chose pour elle. Elle... Elle ne pouvait plus rien maintenant. A présent, elle pouvait protéger les autres, au moins, tout comme elle même.
Voir un être aussi passif la pâmait d'une fureur jusqu'alors inconnue. Elle voulait le prendre par les deux épaules, et le secouer comme un poirier en lui criant "secoue-toi !". S'il y avait un domaine dans lequel ils avaient "réussit" l'0-RS, c'était dans la soumission. Cet être semblait si frêle, presque chétif, si bien que se rebiffer ne lui venait même pas à l'idée... S'était navrant...et rageant !

Dévoilant alors son bras robotique, il cherchait à cacher sa couardise derrière une fausse conviction. Mais Enola n'était pas dupe, et à deux doigts de le lui cracher à la figure. Certes, il ne suivait pas "cette voie". Mais d'où se laisser faire était-il plus courageux que de se battre ?!
Mais d'où Enola avait-elle parlé de tuer pour ce faire ?! Tuer était mal. Et même si, parfois, la tentation était grande, elle se devait de résister. Elle était convaincu que l'ordre et l'équilibre pouvait être restauré sans y laisser une seule vie, et que c'était mieux ainsi. Aussi, cherchait-elle à résoudre tous les combats, dans lesquels elle se lançait, de celle manière.
Mais cette stupide machine ne comprenait rien ! Rien ! Elle voulait subir toute sa vie ? Se laisser faire ? Vivre dans l'ombre, et la peur jusqu'à la fin de ses jours ? Et bien soit ! Ce n'était pas un être vivant très développé en fait : Enola s'était trompé. Si un ordinateur savait calculer à une vitesse impressionnante, un humanoïde robotique ne valait juste rien sans instinct de survie. Poussé à l'instinction, inférieur.
Se détournant rapidement de lui lorsqu'il précisa que la discussion était finie, la jeune fille ne chercha même pas à argumenter. Si de son côté, elle n'était plus en état de continuer à parler, lui, n'en avait pas encore assez apprit pour se faire.
"Et bien continuez à vous terrer et à détaller comme un lapin."
Et, de rage, elle frappa un grand coup dans la porte, juste avant de la passer, et de la claquer derrière elle.

******

Fonçant dans la salle d'entraînement -au combat cette fois, et non au tir-, la jeune fille programma rapidement une session, juste avant de se lancer. Là, les cibles étaient à terre, en forme d'humains. Le but était de les neutraliser, ces dernières captant la force des coups et théorisant l'effet sur une cible réellement humaine.
Se lançant sans hésiter, Enola relâcha toute la pression. Cible sur cible, elle les touchaient toutes, animant des eaux aussi précises qu'une aiguille. Mais, ayant touché toutes les cibles, sauf une, elle se stoppa net face à la dernière. L'espace d'un instant, elle avait crut voir son père à la place... Et, sans lui laisser le temps de réagir, une voie robotique reprit. C'était le protocole de simulation :
"A l'attention de l'utilisateur. A l'attention de l'utilisateur. Mademoiselle Enola Messam, vous avez tué presque toutes vos cibles. Pour la grande partie d'entre elles, leur nuque a été brisée par le choc."
Interdite, la jeune fille marqua un temps d'arrêt, laissant retomber toute l'eau qui tournait dans la pièce comme des scies sauteuses.
"Combien de cibles sont encore en vie ? demanda-t-elle d'une voix larmoyante.
-Une seule. Demande immédiate d'explication, je vais devoir faire remonter cela aux central de la Tour de la Paix pour un signalement."
Mais qu'est qu'il lui avait prit ? L'oeil tremblant de doute, Enola était abattue par ces mots. Elle les avait donc tous tués... Figée, elle n'en revenait pas... Pourquoi elle avait fait ça ? Non... non... non ! Ce n'était pas une tueuse. Serrant le poing pour s'en persuader, elle repoussa sa rage, déterminée à tendre la joue gauche à tout instant.
Dans la foulée, elle frappa la dernière cible d'un jet d'eau modéré, et limité par sa volonté.
"Inutile, répondit-elle. Cette simulation est à placer dans les essais théoriques. Ma force en maîtrise ayant augmenté ces temps si, je tenais à tester une simulation en usant de la puissance maximum que je peux atteindre, le tout afin de voir si je risquais de tuer, ou pas. Ma dernière cible touchée fait état de mes observations, et témoigne que ma force jugulée n'est pas meurtrière."
"Bien, explication : satisfaisante. Simulation enregistrée dans le dossier : essais théoriques. Cependant : attention. Au bout d'un trop grand nombre d'essais de cet acabits, je serais contraint de faire remonter un signalement à votre encontre."
Et, dans la foulée, le programme se réinitialisa, demandant à l'utilisateur s'il ne voulait recommencer une simulation. Enola, refusant, mit vocalement en veille l'intelligence artificielle, juste avant de s'écrouler au sol, en pleurs.
Elle n'avait pas le droit. Elle ne pouvait pas céder à la colère. Sinon, elle devenait, elle-même, l'opposé de tout ce qu'elle défendait. Cruel destin que de ne pas pouvoir céder, pour changer. Elle devait accepter. Platement. Vainement... Elle était condamnée à se maîtriser, si elle voulait voir naître son idéal autour d'elle. L'équilibre restauré, sans vie enlevées pour se faire. Mais cela lui demandait une rigueur étouffante, qui la brûlait peu à peu de l'intérieur. Alors, si, en général, elle s'en sortait plutôt bien, dans ce genre de cas, où la tension la prenait avec force et vigueur, elle craquait.
Mais calme, calme. Respirant profondément, elle cherchait à se calmer. Un jour, ce genre d'erreur lui écouterait cher... Respirant, elle chercha à s'en convaincre, tout en se demandant si, un jour, elle irait jusqu'à donner sa vie en suivant de précepte. Peut-être bien que c'était ce qui lui était demandé, le prix à payer...
Fermant un instant les yeux, Enola s'aspergea le visage avec un léger filer d'eau. Elle ne pouvait pas mourir... Pas maintenant... Pourtant, c'était ce qu'elle s'était voué à faire, ce pourquoi elle donnait déjà sa vie, alors quelle était la différence ? Fébrile, la jeune fille se releva, et marcha à demi pas vers l'atelier. Rouvrant la porte, elle tomba sur le professeur.
"Allez-y, déclara-t-elle fébrilement, faisons ce que vous avez en tête, qu'on en finisse."
Elle ne savait pas vraiment ce qui l'attendait. Mais, perturbée et désorientée, elle n'avait plus que ça. Un robot en fuite : elle était tombée bien bas...

******

Finalement, un moment plus tard, la jeune lycéenne se retrouva dans un café. "Aya" en face d'elle, parcourait attentivement la carte des Sundaes... Mais à quoi tout cela rimait ?
"Mon préféré c’est le chocolate fudge, avec les rondelles de banane.
-Je n'aime pas vraiment le chocolat, répondit Enola d'une voix nouée."
Un Banana Split, voilà ce que lui avait promit sa mère, pour le goûter, le sombre jour, où la petite fille qu'elle était, avait surprise son frère et son père en train de se battre violemment, le premier protégeant leur mère de toute ses forces. Les bras croisés, assise, Enola serra ses doigts contre ses bras, et détourna légèrement le regard, tendu rien qu'à l'idée de penser au visage de son père ce jour là.
"Ça ne rime à rien qu'on soient là... reprit-elle d'un ton discret et soufflé. Je veux dire..."
Elle se pencha vers elle/lui.
"Un robot ça ne mange pas... murmura-t-elle avec une once discrète d'incrédulité."
Elle se recula de nouveau. Elle avait l'air vraiment mal à l'aise, mal avec ses secrets, et sa douleur. Laissant un instant son regard plongé dans le vide, elle semblait comme revoir quelque chose...
"Pardonnez-moi mon père car j'ai pêché, conclut-elle. Excès de gourmandise ou manque de courage, à vous de voir. C'est ça que vous voulez ?"
En cet instant, elle n'avait envie que d'une chose: s'enfermer dans sa chambre pour jouer avec ses bulles d'eau. Ça la détendait ça, en général. Mais, comme l'0-RS dans un sens, Enola apprenait par expérience, et cela, toute convaincue par ses idéaux qu'elle était, elle en était consciente...

Spoiler:
 
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Jeu 2 Juil 2015 - 16:00 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
"Ça ne rime à rien qu'on soit là... reprit-elle d'un ton discret et soufflé. Je veux dire...
Un robot ça ne mange pas... murmura-t-elle avec une once discrète d'incrédulité.
Pardonnez-moi mon père car j'ai pêché, conclut-elle. Excès de gourmandise ou manque de courage, à vous de voir. C'est ça que vous voulez ?"


Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 11sdvr4
(credits obsession27)


Aya lui adressa un sourire complice :


Mais non voyons ! On est là parce que notre conversation nous a toutes les deux rendues tristes, et que j’ai décidé d’apprécier un sundae. Aya brandit la carte avec une moue de midinette excitée : celui-là a des copeaux de noix de coco ! Tu savais qu’on pouvait avoir ça sur une crème glacée ?

Aya était beaucoup de choses que n’était pas Ayin. Elle semblait plus spontanée, moins retenue et d’une certaine manière plus vivante. L’androïde avait changé d’apparence alors que l’ascenseur les avait ramenés à la surface, « au cas où nous rencontrerions vos camarades de classe. »

Qu’est-ce que tu penses du violon Enola ?
Aya se pencha pour murmurer : J’aime percevoir la musique, mais j’aime par-dessus tout regarder les cordes en mouvement. Si je regarde de suffisamment près, je peux voir les harmoniques parcourir la ligne de vibration. Je ne crois pas que l’œil humain soit capable de percevoir ça.

Elle haussa les épaules, avec une attitude de laissez-faire.

Je suis sure que j’adorerais goûter mon dessert, et que tu aimerais voir une harmonique.

Clin d’œil.

Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 2d2jddv

Donnie, patronne du « Donnie’s dinner », s’approcha de la table des deux jeunes femmes, telle une effigie de fertilité sculptée dans un quart de tonne de saindoux. Regarder Donnie arpenter son restaurant, c’était comprendre la tectonique des plaques en action. Elle planta une main contre sa hanche, et son mégot effectua une migration incertaine vers l’autre commissure de sa bouche. Donnie baissa la tête en direction d’Aya.

Alors gamine, l’habituel ?

Aya découvrit toutes ses dents en un sourire franc et radieux.

Non madame donnie ! Ce soir c’est spécial ! Je voudrais… *pointant chaque élément du doigt sur le menu* un double sundae, crème de citron et pistache, avec des pommes caramélisées, double crème fouettée, et un supplément de copeaux de noix de coco.

Donnie soupira, en sortant un carnet de commande de l’infrastructure de son corsage.

Est-ce que tu vas te décider à le manger cette fois ? Ou est-ce que tu vas le laisser fondre comme les autres ?

A nouveau, aya offrit à la tenancière un sourire éclatant.

Je vais le regarder jusqu’à ce qu’il ait fondu, madame Donnie !

L’imposante patronne jeta au petit bout de fille assisse dans son établissement un regard proclamant : j’ai servi des bikers, des punks, des gangsters, trois politiciens, des pom-pom girls et tout ce que cette ville a de bizarre et d’étrange, tu ne me m’impressionne pas une seule seconde. Elle pointa un doigt boudiné vers sa cliente.

Je pourrais refuser de te servir, gamine, tu le sais, ça ? – soupir de lassitude – Hé, je suppose que le client est roi…

Donnie pivota sur elle-même avec la grâce d’un transatlantique, et s’orienta devant Enola.

Je ne savais pas que la petite Aya avait des amies. Jeune fille, j’espère que cette histoire de ne pas manger ce que l’on commande n’est pas une nouvelle mode…
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Ven 3 Juil 2015 - 1:22 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
"Mais non voyons ! On est là parce que notre conversation nous a toutes les deux rendues tristes, et que j’ai décidé d’apprécier un sundae."
Le problème restait le même... Dépité, Enola était presque interloquée par sa naïveté. C'était bien vu, et remarquablement...perturbant. Revêtir une identité de jeune fille positive et joyeuse en toute circonstances, au moment même ou la rage, provoquée par les propos du veille homme, commençait à se mêler à un doute amers en Enola. Bien joué, mais la jeune fille n'en était pas moins nerveuses. Certes, sa vie, à elle, se résumait, peut-être bien, à se donner pour les autres, mais pas à des fins aussi puériles et inutiles...Elle avait mieux à faire ! Eviter que le même genre de simulation, que la précédente, ne se reproduise par exemple...
Mais calme. Dans un sens, Enola se testait, elle-même, au travers de cette action. Si...si, elle n'y arrivait pas, et bien, elle ne savait pas ce qu'elle ferrait. Mais une chose était sûre : elle protégeait les autres, d'elle-même s'il le fallait.
"Celui-là a des copeaux de noix de coco ! Tu savais qu’on pouvait avoir ça sur une crème glacée ?"
Sortant brutalement de ses songes, Enola posa, d'un coup, son regard sur la carte. Oui... Une glace...et? Ne quittant pas sa moue pensive, la jeune fille vit néanmoins un éclair gêné lui traverser le visage. Ses yeux s'étaient posés sur le prix... Bien trop cher... Elle ne pouvait pas se le permettre... Mais qu'avait en tête le professeur, en l'amenant ici ? Il aurait put la prévenir des tarifs au moins...
" Oui, oui... répondit-elle platement et nerveusement."
La jeune fille cherchait une sortie, pas trop loin, à l'écart, pour partir sans être trop vue. S'en tirer, sans avoir la honte de devoir être pointée du doigt...
"au cas où nous rencontrerions vos camarades de classe. "
Elle n'avait aucune envie de les croiser. Déjà qu'en général ce n'était pas le cas, là, c'était encore pire... Pas dans cette état là, pas avec cette fille aussi... anormalement positiviste... Elle faisait presque flipper...
"Qu’est-ce que tu penses du violon Enola ?"
N'arrêtait-elle donc jamais de parler ? La jeune lycéenne commençait à le croire... Si elle continuait comme ça, elle allait finir par coincer la jeune fille...
"J’aime percevoir la musique, mais j’aime par-dessus tout regarder les cordes en mouvement. Si je regarde de suffisamment près, je peux voir les harmoniques parcourir la ligne de vibration. Je ne crois pas que l’œil humain soit capable de percevoir ça."
Non. Et ? Interdite, Enola ne savait pas vraiment à quoi s'en tenir. Cette fille était tellement surprenante, qu'elle préférait attendre de voir, avant de faire quoi que ce soit. Quelque soit ses prévisions, le robot adorateur de glace allait forcément faire autre chose...
La glace d'ailleurs....
"Je suis sure que j’adorerais goûter mon dessert, et que tu aimerais voir une harmonique."
Ah et bien voilà ! Elle ne pouvait pas manger de glace, là ou la jeune lycéenne ne pouvait pas s'en payer ! Elles avaient donc tout pour partir ! Balançant alors lentement son poids sur ses deux jambes, répondant au clin d'oeil par un sourire gêné, la jeune fille déchanta rapidement lorsque la serveuse s'approcha.

La femme, rondouillette, avait un air désinvolte étonnamment chaleureux. Une femme, passé sous les rouleaux compresseur du temps, mais pas sous les coups de son maris... C'était déjà ça, et déjà beaucoup. Dans un sens, les gens comme cela redonnait le sourire à la jeune fille. Elle protéger le plus de gens qu'elle pouvait, et certains d'entre eux restaient...simples. Certes, ils ne roulaient pas sur l'or. Mais, pour Enola, c'était cela un vie paisible et tranquille qu'ils avaient.
Seulement, vu de là où elle partait, cela parvint à peine à remonter, un peu, la commissure de ses lèvres, qui frôlaient, jusqu'alors, presque le sol. Ces dernières, par la même, entraînèrent un peu le moral de la jeune fille, qui se terrait, depuis un moment, dans ses chaussettes. Seulement, ce dernier ne parvint même pas à atteindre le coeur. Déjà mieux. Mais il y avait encore du chemin.
"Alors gamine, l’habituel ?"
Elle venait donc souvent ?!
"Non madame donnie ! Ce soir c’est spécial ! Je voudrais… un double sundae, crème de citron et pistache, avec des pommes caramélisées, double crème fouettée, et un supplément de copeaux de noix de coco."
Sans commentaires.... Enola avait finit de s'extasier face à...à... et bien à Aya. Cela commençait légèrement à l'agacer, tant de frivolité. En revanche, la réaction de la vendeuse la surprit un peu. Détestait-elle à ce point avoir des clients ? Quand elle découvrira qu'elles sont, en plus, mauvaises payeuses, ça allait mal se passer...
"Est-ce que tu vas te décider à le manger cette fois ? Ou est-ce que tu vas le laisser fondre comme les autres ?"
Le...laisser fondre ? C'était donc ça son secret ! Retenant un rire sortit de nul part, Enola n'en revenait pas. Prenait-elle vraiment du plaisir? A voir ainsi une glace fondre ? Juste à la voir fondre ? C'était, déconcertant.
"Je vais le regarder jusqu’à ce qu’il ait fondu, madame Donnie !"
Epicurisme. C'était le mot. Ca avait quelque chose d'un brin revigorant. Enola avait tellement de choses à faire, entre sa famille, ses études, et la Team, qu'elle ne prenait pas le temps. Le temps c'est de la argent, et cette dernière en cherchait à tout instant. Mais, voir des gens en prendre, du temps, préservés d'une quelconque menace qu'elle aurait put arrêter, c'était ça sa récompense. Et tout pacifiste à outrance qu'était l'0-RS, cet être faisait bel et bien partie des gens qu'Enola voulait protéger. S'il ne cognait pas, elle le ferait pour lui. Et personne ne serait tué...bien sûr !
N'écoutant pas pour un sou le sermon de la serveuse, Enola fut brusquement réveillée lorsque cette dernière se tourna vers elle :
"Je ne savais pas que la petite Aya avait des amies. Jeune fille, j’espère que cette histoire de ne pas manger ce que l’on commande n’est pas une nouvelle mode…"
Trop tard... Enola y était, et ne pouvait plus se défiler. Refuser de commander, c'était comme se coller une étiquette "pauvre" sur le front. Jetant un rapide coup d'oeil sur la carte, elle cherchait quelque chose... n'importe quoi ! Pour peut qu'il n'y ait pas de chocolat, et que ce soit pas trop cher, elle prenait. Dany allait lui passer un savon en apprenant ça... Mais tant pis... Elle ne supportait pas de ne pas pouvoir faire "comme les autres", à cause de son manque d'argent. Alors tant pis.
"Un sundae simple, répondit-elle fébrilement, coulis de caramel et éclats d'amande, s'il vous plait. Ayant prit tout ce que je préfère, je doute pouvoir y résister, n'aillez aucune crainte."
Elle appuya sa parole d'un jolie sourire pincé d'une timidité de jeune fille. C'était une allure qu'elle prenait souvent, lorsqu'elle voulait faire bonne figure, et qu'on avait finit par lui coller sur la tête. Elle s'y était fait, on s'y était fait, tout le monde s'y faisait, et presque tout le monde était content, si ce n'était la jeune Enola qui, au final, ne pouvait plus être qu'une gentille.

Notant cela, la serveuse repartit sans un mot de plus. Aimable, ou pas... Refusant de s'étaler d'avantage dessus, Enola détourna alors le regard, et le posa sur Aya avec une hésitation certaine.
"Tu le...regardes fondre ? Là où certains ont du mal à s'en payer un !"
Dans sa voix, une certaine incompréhension. Elle se rapprocha alors légèrement.
"Tu vois les harmoniques glacés là ? C'est ça ? Je...je... soit !"
Elle s'approcha un peu plus, comme tendu par une force invisible.
"Ici ce ne sont que des réflexion acides, expliqua-t-elle, là où certains étaient reçus avec fourches et flambeaux, pour moins que ça, fut un temps. Que tu ignores ce genre de mégère passe encore : ça ne coûte rien, hors mi de l'orgueil. Mais comment tu fais face à ceux...qui réagissent plus violemment diront nous ?"
S'éloignant de nouveau, Enola jeta un rapide coup d'oeil dans son sac, et sa crainte s'avéra exacte...
"Je, j'aurais dus le dire avant, reprit-elle d'une voix gêné et basse, mais je dois t'avouer que je n'ai pas d'argent sur moi..."
Elle détourna les yeux, comme pour éviter ce regard accablant de reproches que l'on réserves à ces gens : les pauvres. Et si, assurément, elle détestait le sentir posé sur elle, la jeune fille était consciente que le dire à Aya, c'était un moindre mal... Se retrouver avec des impayés, la police -et donc Daniel- dérangé, c'était bien, bien pire...
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 14 Juil 2015 - 16:57 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Tu le...regardes fondre ? Là où certains ont du mal à s'en payer un !

Aya opina du chef avec un sourire joyeux.

Tu vois les harmoniques glacés là ? C'est ça ? Je...je... soit !

Elle s'approcha un peu plus, comme tendu par une force invisible.

Ici ce ne sont que des réflexions acides, expliqua-t-elle, là où certains étaient reçus avec fourches et flambeaux, pour moins que ça, fut un temps. Que tu ignores ce genre de mégère passe encore : ça ne coûte rien, hors mi de l'orgueil. Mais comment tu fais face à ceux...qui réagissent plus violemment diront nous ?

Aya posa son menton sur ses mains, et pointa du nez Donnie qui s’affairait derrière le bar.

Elle à trois filles, elle met toujours une assiette sous mon Sunday parce que je lui aie dit que je ne pouvais pas en manger, mais que ça me faisait plaisir d'en commander un. Elle pense que je suis allergique au lactose et elle m’a proposée de m’en faire un au lait de soja. Tous les samedi soirs, elle prépare un sandwich au bacon qu’elle met sur le bord de la fenêtre dehors pour Mr lew, un vagabond qui dort dans le parc. Elle ne supporte pas les clients qui entrent soul dans le restaurant, mais elle donne toujours un bonbon aux enfants quand leurs parents règlent la note.

Aya ajouta en baissant la tête et le ton telle une conspiratrice :

Je crois qu’elle m’aime bien.

En se redressant, elle continua, l’air peinée pour Enola.

Je n’ai pas peur des gens, et la plupart ne peuvent pas me faire de mal. Je n'ai rien d’irremplaçable, et je ne ressent pas la fatigue ni la douleur. Quand je suis arrivée à Star City, j’ai passé plusieurs semaines à faire le tour des décharges de la ville pour trouver du matériel. J’avais un projet important… et je n’avais pas les moyens que met l’école à ma disposition. Certaines rencontres ne se sont pas aussi bien finies que je l’espérais, et je crois que l’un des voyous qui voulait me faire les poches s’est abimé la main contre ma plaque thoracique.

Aya haussa les épaules, l’air désolée.

J’aurais aimé l’amener à l’hôpital, mais il a insisté pour que je ne le suive pas. Je pense que je lui ait fait peur.

S'éloignant de nouveau, Enola jeta un rapide coup d'œil dans son sac.

Je, j'aurais dus le dire avant, reprit-elle d'une voix gêné et basse, mais je dois t'avouer que je n'ai pas d'argent sur moi...

Aya fixait les desserts glacés que Donnie apportait dans leur direction, tout en répondant, comme si la question n'avait aucune importance :

J’ai déjà payé.

Deux somptueuses coupes furent placées devant les jeunes femmes. Aya ne quittait pas la sienne des yeux, et la fit tourner pour l’inspecter sous tous les angles.
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 14 Juil 2015 - 18:44 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Le discours qui s'en suivit, et qui avait, apparemment, pour but de défendre la propriétaire des lieux, pinça légèrement Enola au coeur. Nulle volonté chez elle de remettre la personne en question. Mais elle n'avait simplement pas apprécié ses réflexions. Elle qui aspirait à la paix, se demandait pourquoi tant de gens étaient si "gratuitement méchants" comme ça.
Quand à la suite de ses paroles, cela laissa la jeune fille perplexe. Si pas mal de monde ne pouvait pas le blesser, que faisait-il de ceux qui le pouvaient ? Et pourquoi se rabaissait-il ainsi ? Et pourquoi se présenter comme une personne dépendante des autres ? Pourquoi regretter d'avoir blesser un voyou ? Pourquoi regretter de lui avoir fait peur ? C'était presque comme s'il s'excusait de ne pas être aussi inoffensif que ce qu'il aurait voulut. Comme s'il tenait à être une petite personne frêle et fragile. Comme s'il voulait qu'on le "remplace" et sans tarder. Tenait-il tant que cela à mourir ?

"Je, j'aurais dus le dire avant, reprit-elle d'une voix gêné et basse, mais je dois t'avouer que je n'ai pas d'argent sur moi...
-J’ai déjà payé."

C'était noté, et très aimable de sa part. Tout robot qu'il était, c'était une personne qui ne méritait pas la colère, ni la mort d'ailleurs. Aussi, Enola s'efforça de rester calme, en digne membre de la Team Alpha qu'elle était. Alors, elle la remercia d'un signe de tête, juste avant de reprendre.
"Aya, murmura-t-elle assez bas pour ne pas se faire remarquer, Ayin, 0-RS, ou je ne sais qui d'autre. Tu es quelqu'un de bien. Mais pourquoi te dévaloriser à ce point ? Tu es irremplaçable, comme tout être vivant sur cette Terre, comme sur les autres ! Tu n'as pas à t'excuser pour ce type : c'était un voleur ! Qu'il revienne à de meilleures pratiques. Tu as faits de plus ou moins bonnes rencontres ? Comme tout le monde : tu n'a pas à te rabaisser à cause de cela. Tu ne ressent ni fatigue ni douleur ? Prend cela pour une bénédiction et passe à autre chose ! La plus part des gens ne peuvent pas te faire de mal ? Parfait, ça fait moins d'agresseur potentiels, que nous devront garder éloignés de toi. Mais garde une bonne chose en tête, personne n'est remplaçable. On est tous exceptionnels, mais on meurt tous. Alors on essaye de recoller les morceaux. Seulement croit moi, ce n'est pas beau à voir..."
Un exemple. Elle en avait, bien entendu, un en tête. Famille déchirée, et refaite à la hâte. Là, dans son cœur, elle pleurait toujours une pièce perdue : sa mère. Et elle n'était pas dupe : elle savait que la reconstruction laissait toujours des vides, qui devront rester ainsi à jamais...
Fébrile, Enola laissa son regard tomber dans le vide quelques secondes. Quelques instants où elle revit sa mère, dans la joie, comme dans la peur. Et tout ça, c'était la faute de son père...
"0-RS, reprit-elle à demi voix tout en relevant les yeux, si toi même, tu ne veut pas vivre, pense à tout ceux qui le veulent pour toi. Je n'ai jamais dit que se battre faisait forcément preuve de violence. Mais, chacun à sa manière, on se doit de ne pas lâcher, de ne pas abandonner les gens qui nous suivent et nous supporte."
Baissant un instant le visage, elle essuya, du bout du doigt, une larme qui commençait à se former au creux de son œil.
"Désolé si ça te semble cul-cul, niais et gentillet, conclut-elle avec une sincérité touchante. Mais tu avait peut-être raison. Je regrette, quelque chose, bien des choses même, mais je regrette surtout quelqu'un. Alors après cela je m'interdit de laisser des gens bafouer la vie de la sorte. Tu ne veut pas te défendre ? Fort bien : je le ferais à ta place. Je ne supporterais pas de ne rien faire."
Elle ne supporterait pas d'être aussi passive qu'à la mort de sa mère. Elle qui avait fait un pas en avant, elle qui agissait, ne pouvait pas, à présent, faire marche arrière.
Elle avait le regard posé sur Aya, un regard fort, empli de bien des choses, mais surtout de sincérité. Elle n'était plus possédée par la colère, mais plus emplie d'une immense volonté.
Elle se battrait ainsi, et à jamais, enfin, jusqu'à la mort du moins. Et c'était une promesse qu'elle tiendrait, quitte à tout y laisser.

"Merci, conclut-elle juste avant de commencer sa glace avec distinction, et calme un brin forcé."
 
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mar 4 Aoû 2015 - 15:31 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
"0-RS, reprit-elle à demi voix tout en relevant les yeux, si toi même, tu ne veut pas vivre, pense à tout ceux qui le veulent pour toi. Je n'ai jamais dit que se battre faisait forcément preuve de violence. Mais, chacun à sa manière, on se doit de ne pas lâcher, de ne pas abandonner les gens qui nous suivent et nous supporte."

"Désolé si ça te semble cul-cul, niais et gentillet, conclut-elle avec une sincérité touchante. Mais tu avait peut-être raison. Je regrette, quelque chose, bien des choses même, mais je regrette surtout quelqu'un. Alors après cela je m'interdit de laisser des gens bafouer la vie de la sorte. Tu ne veut pas te défendre ? Fort bien : je le ferais à ta place. Je ne supporterais pas de ne rien faire."


La crème glacée commençait à descendre en ruisseaux le long de l’impressionnant dessert. Aya s’arracha soudainement de la contemplation de son sundae.

Tu sais Enola, quand je disais que je n’avais rien d’irremplaçable je voulais dire que je ne possède rien que je ne puisse renouveler moi-même… désolée si je t’ai parue apathique – ajouta-t-elle l’air un peu embarrassée – connaître les mots n’est qu’une étape… je n’ai pas beaucoup d’expérience dans la communication personnelle. C’est aussi pour ça que je suis venue à la Star-High.

Aya traça sans regarder un sillon dans la masse lactée, dans lequel s’engouffra une avalanche de noix de coco poussée par une coulée de lave laitière.

Je conçois que ça puisse paraître naïf, mais je ne veux ni disparaître ni forcer la trajectoire de ceux que je conçois non comme identique, mais comme semblables. Je ne le conçois pas comme une contradiction. Peut-être devrais-je réévaluer au vu de mes expériences. C’est en cela que je m’identifie le plus à vous. Nous sommes fluides. Nous somme ce que nous devenons, à la fois mêmes et différents à chaque nouvel action.

Un nouveau coup de cuillère fit tomber un morceau de pomme dans les limbes incertaines de la crème de citron.

Ce que je suis aurais pu cesser aujourd’hui, et je comprends désormais une facette de l’humanité qui m’éludait jusqu’à présent. Je comprends la compréhension de la fin de l’existence que formulent ceux qui se sentent mourir. Et je t’assure que je ferais de mon possible pour éviter de refaire cette expérience.

La crème fouettée atteignit le bord de la coupe, emportant avec elle les pistaches en sursis. Aya adressa un sourire doux à Enola.

Je n’attends pas de toi que tu combattes pour moi, car je n’ai pas à subir les mêmes contraintes que toi. Mais il y a une chose dont je n’ai pas encore fait l’expérience, et qui me serait bien plus cher. – Aya tendit la main au-dessus de la table. Je voudrais une amie.
 
Revenir en haut Aller en bas

 
Court-circuit... aux abris !!!
 
Page 1 sur 1Revenir en haut 
Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_6Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_8


Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_1Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_3
 Sujets similaires
-
» Pensionnat Hentaï*! // Partenariat ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_6Court-circuit... aux abris !!! - Page 2 Categorie_8

Sauter vers: