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En matière de sentiment, le manque de logique est la meilleure preuve de la sincérité.

 
Message posté : Mar 16 Juin 2015 - 2:37 Message
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Blottie dans les bras de l’héritier Veidt, Andrea goûtait à l’étreinte, qu’il avait resserrée autour d’elle. Le silence qui avait suivi sa confession lui avait fait craindre le pire, c’est pourquoi elle n’osait ni bouger, ni parler, et tout juste respirer. La peur, la craintes, insidieuses amies, s’étaient animées en son sein pour lui induire de craindre le pire, même si, à bien des égards, le pire était passé. Elle ne le savait juste pas encore. Comment aurait-elle pu le comprendre ? La dernière fois qu’elle avait tenté de lui exposer qui elle était, il l’avait qualifiée à demi-mots de monstre, et la fois d’après il était fin soul. Là, ni l’un, ni l’autre. Rien en dehors du silence, lourd comme une chape de plomb, oppressant comme quatre murs se fermant sur un claustrophobe, étouffant comme une eau saumâtre emplissant ses poumons qui goûtaient l’air pour la première fois.

Elle avait fermé les yeux, juste après qu’il lui ait dit ne plus vouloir de ça pour eux. Elle avait fermé les yeux sur un espoir, l’enfouissant profondément elle. Elle y avait puisé toute sa force, une force qui – en dépit de ses incroyables capacités – lui avait toujours cruellement manqué lorsqu’il s’était agi de ça. D’elle. Elle avait craint lorsqu’il s’était redressé, glacée à l’idée qu’il ne quitte leur couche, pourtant ses doutes furent balayés en un instant, lorsque ses doigts épousèrent délicatement la courbe de son visage pour lui faire face. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, plongeant ses iris de jade dans celles de son amant et qu’elle y vit toute la tendresse et tout l’amour qu’il éprouvait à son encontre. S’il dura un instant ou une éternité ? Elle ne sut pas. Mais dans son regard, c’était un monde et un avenir qu’elle entrevoyait, et comme frappée par une vision du futur alors qu’elle se plongeait dans le passé, elle demeurait silencieuse.

Et les mots de s’égrainer avec douceur, plus bons qu’aucune caresse. Des mots qu’elle avait un jour rêvé d’entendre, et qu’elle peinait aujourd’hui à croire réels. Elle entrouvrit les lèvres, mais aucun son n’en sortit, comme s’ils étaient happés par quelque maelström d’émotions, qui sévissait en silence dans son cœur. Il lui avoua qu’il comprenait qu’elle puisse chercher à savoir qui elle est, ce qu’elle accusa d’un signe tête léger, presque imperceptible. Lui promit à la suite qu’il ferait tout pour la mener à la découverte, si tant est qu’elle le désire, et le désir naquit profondément en elle. Sa conviction lui donnait la force de croire, et de vouloir croire. Même si un partie des réponses lui avaient déjà été apportées ; Après tout, ne se savait-elle pas issue d’une antique branche de l’humanité ? Bien qu’elle n’ait jamais pu approfondir sa quête d’identité, c’était une information qu’elle tenait pour acquise. L’ADN ne savait mentir.

Il s’était arrêté un instant, sur un « même si », plein de sous-entendus et la métisse Ultime avait retenu son souffle, alors que sa main rude enchâssait la courbe de son visage. Sa voix, guère plus qu’un murmure, avait susurré qu’il savait qui elle était, et son sang, dans ses veines, n’avait fait qu’un tour. Son cœur s’était brusquement emballé à la doucereuse confession, et ne cessa jamais vraiment sa danse aventureuse tant qu’il parlât. Entretenue par des mots, des mots tendres, des mots forts, des mots lourds de sens… Des mots qu’elle n’aurait jamais cru entendre au creux de ses lèvres, même dans ses rêves les plus intimes. Elle leva ses yeux vers lui, et ne put guère empêcher la larme qui roula sur sa joue rosie par l’émotion. Les mots s’étranglèrent dans sa gorge nouée, et elle considéra que c’était mieux ainsi. Il n’y avait rien à répondre sinon l’expression de son amour pour lui, une expression qui prenait bien plus de sens à la lumière de la perle saline qui transsudait sur sa mâchoire, brillante comme un éclat de cristal.

Elle reçut ses lèvres avec un frisson d’extase, mue par une indicible ardeur, se perdit dans leurs souffles emmêlés, dans les mains qui caressaient ses courbes avec délicatesse, comme pour les modeler du bout de ses doigts. Le vide que laissèrent leurs visages se détachant ne suffisait cependant pas à balayer l’allégresse qui emplissait son cœur ; La larme unique avait séché, au creux d’un sourire plein d’amour. Un sourire qui ne s’élargit que plus à la badinerie du Golden Boy. Après la lourdeur de la confession, c’était bien ce dont ils avaient besoin – quand bien même fut elle maladroite et incertaine –, c’est pourquoi elle l’accueillit avec une œillade de fausse réprimande, se blottissant un peu plus contre lui, et poussa un soupir comblé. « C’était pas froid salopard ? Sourit-elle. Ma mémoire flanche, la journée a été rude. Et celle d’avant ne l’était pas moins. Elle leva doucement ses yeux vers lui, observant son visage aux traits badins, en dépit de la gravité de leur discussion. Va savoir ! Peut-être suis-je la seule à avoir vu l’homme sous l’armure après tout ? » De quel homme parlait-elle, de quelle armure parlait-elle, ça c’était à lui de le démêler. Et elle ne croyait guère à ses propres dires ; de la même manière qu’il n’avait pas été le premier à apprendre pour sa nature, elle ne devait pas être la première qu’il mettait dans la confidence. Mais peu importait pour le moment. « Alors… Souffla-t-elle, enfin. Comme vais-je devoir t’appeler maintenant ? Gipsy danger ? Elle observa son regard amusé et ajouta : Ça pourrait ! Regarde l’acteur là, Charlie… Humaan ? Hamu… – Enfin, tu vois de qui je parle – Tu lui ressembles ! » Elle se fichait bien de savoir à qui il ressemblait, au fond ce n’était qu’une façon détournée d’aborder un sujet bien plus profond. Un sujet qui leur avait fait querelle il y avait encore peu de temps de ça, et pour lequel il se trouvait dans cet instant nus entre ces draps. Laissant courir son regard sur le torse musculeux d’Adriel, la jeune femme conclut à mi-voix : « Depuis quand ? »
 
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Message posté : Mar 16 Juin 2015 - 13:52 Message
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En matière de sentiment, le manque de logique

est la meilleure preuve de la sincérité.


Peu habitué aux grandes démonstrations d’affection, Adriel resta un instant coi suite à ses dires, avant de voir s’envoler tout effroi et toute inquiétude dans l’échange d’un de ces doux baisers qui n’appartenaient qu’à eux. Il sentit sa peau frémir sous les palpitations de ses doigts, alors que leurs battements de cœur s’unissaient dans une douce mélodie. L’Héritier Veidt n’aurait su dire s’il s’était un jour sentit mieux qu’en cet instant. Avare de mots mais guère de douces attentions, il se trouva comblé de voir son tendre amour touché par ces phonèmes qu’il lui avait adressé. Un attendri sourire se fit l’écho de cette perle de sel glissant sur sa peau et ses bras ne la serrèrent qu’avec plus de ferveur tout contre lui. Il l’aimait… Oh que oui… Qu’est ce qu’il pouvait l’aimer ! Sa surprise fut immense de voir que ses allures badines ne brisèrent guère la magie de l’instant, n’enfermant leur couple que dans une plus grande et tendre complicité. Il aimait la voir sourire tout autant qu’il se délectait de la voir se blottir, amoureusement, tout contre lui. En ces instants, il se sentait tellement vivant… Dans ses bras musclés, elle lui apparaissait fragile comme vulnérable, nécessitant sa protection quand bien même elle n’en avait pas réellement besoin… S’il ne lui tardait guère d’aborder ce point, le chemin de la conversation n’allait pas tarder à les voir effleurer le sujet.

" Je ne sais plus très bien, ça a été deux journées difficiles pour moi aussi, tu sais… " Lui souffla t’il avec un sourire amusé, avant de poser un petit baiser sur sa peau nue. S’il n’avait pas, au préalable, pris le soin de passer V.I.S.I.O.N en « mute », nul doute que l’intelligence artificielle se serait fait un plaisir de leur renseigner les paroles exactes. Sans se soucier de ruiner la magie de l’instant. Après tout, ce n’était rien de plus qu’une machine… Il la serra plus encore dans ses bras lorsqu’elle avança le fait qu’elle était surement la seule personne à avoir vu l’homme sous l’armure. Elle ne pouvait avoir plus raison que cela… Elle était en tout cas la seule personne à avoir cherché l’homme dissimulé sous le masque. Ce masque détestable qu’il offrait à tous car il lui assurait un semblant de domination comme de contrôle sur son concurrentiel secteur d’activité. Mais Andrea ne s’était pas arrêtée au jugement des yeux. Elle ne l’avait jamais pris de haut comme tant d’autres, ne lui avait jamais versé des discours moralisateurs en lui renvoyant à la figure son statut d’ambulant cliché comme n’avait jamais cherché à le souiller de mots bavés dans son dos, sans qu’il ne puisse être là pour apporter sa version des faits quand beaucoup d’autres donnaient à la leur l’équivalence d’une parole d’évangile. Andrea avait su lire entre les lignes pour voir la personne dissimulée sous ces traits déformant. Au point de leur autoriser à créer un lien infrangible que les mots comme les attitudes des frustrés ne sauraient jamais briser. Son pouce s’anima pour cajoler sa douce peau alors qu’il la serrait tout contre son cœur battant la chamade. " Pour cela, tu es bien la seule… " Lui confia t’il dans un murmure, laissant ses lèvres se perdre dans ses cheveux sombres. Un temps, il avait cru qu’une autre l’avait également découvert tel qu’il était véritablement. Guère plus qu’un vague mirage oublié désormais… A la vérité, il n’y avait qu’Andrea dans son existence terne.

Un sourire vint étirer ses lèvres lorsqu’elle lui nomma un authentique robot gargantuesque ainsi que le nom de l’acteur qui le commandait. Leurs confessions avaient beau être lourdes et chargées pour l’un comme pour l’autre, il lui était allègre de voir que tous deux se plaisaient à la douce galéjade pour rendre l’instant plus complice que difficile. Il se redressa un brin, passant une main dans ses longs cheveux pour les rabattre vers l’arrière. " Hum… Pour lui ressembler plus encore, je devrais peut être me couper les cheveux… " Sa main posée sur sa tête, il cherchait à figurer l’image de sa tignasse raccourcie, balançant sa tête çà et là pour qu’elle puisse le détailler sous bon nombre de coutures et le Golden Boy de finalement lâcher : " Tu penses que cela m’irait ? " Ça pourrait avoir le mérite de lui donner un look un peu plus sérieux… Il faudrait qu’il consulte V.I.S.I.O.N pour savoir si cela pourrait modifier son image publique tiens ! Et finalement, l’Héritier du Leader Mondial de l’Armement de répondre au sujet du nom : " Gipsy Danger c’est quand même pas très… Je suis plutôt Striker Eureka moi tu sais ! " Une armure de très haute technologique qui était, probablement, ce qui se faisait de mieux en matière d’armement de nos jours ainsi qu’un look de surfer… En bref, tout ce qui correspondant au Jaeger Australien de dernière génération en somme ! " Beaucoup plus Froid et Arrogant qui plus est… Un peu comme moi, non ? "

Un radieux sourire de passer sur ses lèvres alors qu’il jouait de ses doigts sur l’épaule de sa belle. Puis cessa leur badine comédie pour retrouver un semblant de sérieux. La Question d’Andrea, il avait déjà l’impression de l’avoir subi. A dire vrai, c’était le cas… Ses pensées dérivèrent un court instant sur l’Agent Lim. Il soupira doucement avant de lui murmurer sur un timbre neutre où perçait tout de même un semblant d’inquiétude : " Ca va faire un peu plus d’un an que je l’utilise, désormais… " Ses paupières se dissimulèrent sous un voile de chair et il revit sa collaboration avec Megastar. Puis ce fut un long chemin vers l’amélioration continue. Un chemin débuté il y a bien longtemps de cela. Et sur ce point, Adriel devait à Andrea toute la vérité : " Mais… Ca fait plus de cinq ans que je travaille dessus. " Cinq longues années à centraliser des informations comme à diversifier les sources d’inspiration. Cinq années qui pouvaient équivaloir à des siècles de travail tant il avait sollicité de ses doubles pour dépasser les limites du temps comme de son époque. Il la serra un peu plus dans ses bras en regardant le plafond, soufflant sur un ton où se mêlait fierté comme excitation : " Tu ne peux pas imaginer... Depuis un an, j’ai progressé à une vitesse exponentielle ! " Au point que, d’œuvre de science, il se pensait désormais faire figure de science-fiction drapé dans ce métal qui en avait vu des vertes et des pas mûres ! Peut-être que son ton était inapproprié, déplacé… Mais il avait le mérite de dire beaucoup sur l’homme caché sous la plate de haute technologie. Andrea dans ses bras, Adriel n’avait nul mal à confesser ses actes. Cela serait probablement long et complexe, cela se ferait avec une once de peur chevillée au corps, mais au plus profond de lui, il espérait qu’elle comprendrait.

" A l’origine, c’était un projet d’armement assez personnel… J’ai toujours pris soin de compartimenter le develloppement de l’armure, histoire qu’elle ne puisse pas tomber entre de mauvaises mains. Je me disais qu’entre les miennes… Elle pourrait peut-être changer le monde… " Il se rendit compte de toute la stupidité de ses pensées comme de son propos rien qu’en les égrenant. Il n’osait pas la regarder en face en lui avouant tout cela, trouvant soudainement un grand intérêt pour la teinte du plafond. " Au début tout est pur, tout est motivant… Ensuite, les erreurs commencent. Des compromis… Des omissions… Tout ce qui nous amène à créer nos propres démons. " Dans son cas… Ces démons-là avaient surgi dans son existence avec le San Theodoros. " A un moment, j’ai pris conscience que je faisais partie d’un système qui ne trouvait pas nécessaire de se justifier. J’ai compris que je me devais d’endurer tout cela parce que ce n’est rien d’autre que les conséquences de mes actes comme de ma négligence passé… Du coup, j’ai commencé à essayer de vous… Aider. " Maladroitement et sans permission. Il n’osait toujours pas la regarder en face. " Mais j’ai aussi compris que… Je pouvais aider différemment. J’ai compris que mon armure n’était rien d’autre que le papier et que son réacteur d’alimentation appliqué au grand public était le cadeau à l’intérieur… " Aussi connard égocentrique qu’il pouvait bien paraitre, Adriel vouait une profonde préoccupation pour le plus grand nombre et il comptait sur cette journée pour s’entourer d’esprit brillant à même de donner du corps à son rêve : fournir au monde une énergie renouvelable indépendante des énergies fossiles. Et ce, de son vivant ! Il se redressa un peu, les traits tirés de rude manière pour poser sur Andrea un regard cherchant son approbation. Et son propos de finir par ce phonème : " Tous ceux que j’ai pu croiser avec l’armure... Ils aiment à m’appeler Megatron. " Comme surnom qu’on lui avait donné alors qu’il était le talentueux receveur des Aggies de Texas A&M, qu’il était encore un jeune homme utopiste avec des idées grandioses plein la tête, éperdument amoureux d’elle. Mais est ce que tout cela avait véritablement changé finalement ?
 
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Message posté : Jeu 18 Juin 2015 - 1:17 Message
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Le réveil indiquait péniblement 23h30 mais le sommeil, s’il l’avait guetté un temps, s’était totalement dissipé dans le creux de ses bras. Blottie contre son torse, elle écoutait doucement le souffle de sa respiration entre deux baisers, guettant la réaction à ses galéjades, les réponses à ses questions. Il n’y avait rien de tel que sa main qui caressait sa peau pour l’apaiser, rien de tel que ses lèvres se perdant dans les boucles humides et parfumées de ses cheveux assombris par la pénombre. Oui, la fin de semaine avait été difficile pour eux deux, et sans doute leur faudrait-il à chacun prendre quelques temps congé de leurs obligations pour s’en remettre totalement. C’est ce qu’elle avait pensé à faire, une fois parvenue dans les locaux de l’UNISON, c’était ce que faisaient les gens normaux lorsqu’ils frôlaient la mort. Pourtant, formulaire en main, elle s’était détourné du guichet et était sortie du Brett Building sans un regard en arrière. Triste était de constater qu’ils n’étaient pas comme les gens normaux, et que leur vie elle-même ne serait jamais tout à fait normale. Pourtant, cette vie, Andrea ne l’aurait sacrifiée pour rien au monde.

« Te couper les cheveux ? » Questionna-t-elle en se redressant sur un coude, sourire aux lèvres. Andrea l’observa passer ses longs doigts dans sa tignasses blonde, la laissant le mirer sous tous les angles pour lui faire apprécier le changement. Elle y goûta peu en apparence, se contentant d’aborder un air faussement scandalisé. « Tu aurais l’air bienveillant ! Non, ce serait affreux… » Non, pas du tout. À dire vrai, à la lumière de ce qu’elle savait, elle songeait même que ça lui irait parfaitement, et qu’elle s’en accommoderait tout aussi bien, encore qu’elle peinait à l’imaginer ainsi. Après tout, elle ne l’avait jamais connu qu’arborant fièrement le port long, qui collait fort bien à l’image qu’il pouvait donner de lui aux médias. Mais peut-être, après tout, avait-il envie de commencer à se départir de cette image ? Elle pouvait bien rêver. « Froid et arrogant, oui, murmura-t-elle finalement en se blottissant de nouveau contre lui, il paraît… » Mais elle n’y croyait pas.

Attentive, la métisse Ultime l’écouta répondre à sa question et s’épancher sans l’interrompre, considérant que ses questions pouvaient attendre qu’il ait fini. Elle ne dit rien, pas un mot, même lorsqu’il lui avoua que ça faisait déjà une année qu’il utilisait son armure, et plus de cinq ans qu’il travaillait dessus, même lorsque ses paupières s’étaient largement écarquillées, dévoilant ses prunelles opalines. Si longtemps, songea-t-elle, et elle n’avait rien vu. Elle ne s’était doutée de rien à aucun instant. Mais était-ce étonnant quand elle avait pu lui dissimuler qui elle était vraiment pendant toutes ces années ? Des capacités pourtant inhérentes à sa personne. Non, plus rien ne l’étonnait. Elle esquissa un sourire face à son effusion, lorsqu’il lui avoua qu’elle ne pouvait pas imaginer les progrès qu’il avait pu faire en l’espace d’une simple année, un laps de temps par lequel elle-même s’était découvert des capacités qui dépassaient l’entendement. Si elle comprenait ? Bien sûr.

Puis il lui expliqua qui il était, simplement, sans détour, sans artifice et sans mensonge. Se redressant légèrement pour darder ses prunelles dans les siennes, alors que ses bras se resserraient sur sa silhouette, elle entendit son histoire et ce qui l’avait mené à ce qu’il était aujourd’hui. Et alors que le milliardaire lui dévoilait ce pan de sa vie, ses yeux brillaient d’un éclat brûlant à nul autre pareil, et sa voix s’animait d’une ferveur qu’elle ne lui connaissait pas. Il croyait profondément, viscéralement, en ce qu’il disait. Et elle, elle pouvait presque croire en lui. « Megatron, hein ? » Un sourire ourla sa lippe au nom qu’elle n’avait pas prononcé depuis bien longtemps. Bien sûr, il fallait que ça soit ça. Le rêve lointain mais tenace d’une autre vie, d’un meilleur avenir... Finalement, ça faisait sens. « C’est un dessein idéaliste, j’ignorais que tu l’étais toujours, souffla-t-elle dans le creux de son épaule. Elle-même ne se considérait plus comme tel depuis bien longtemps. Mais tu envisages réellement une application à grande échelle ? Comment ? »

Ses sourcils s’étaient subrepticement froncés. L’idée lui paraissait folle à appliquer, et sans doute l’était-elle, dans les faits. Mais Andrea, malgré sa circonspection, se plaisait à croire que lui pouvait y arriver. Contrairement à elle, qui se contentait de distiller le bien à moindre échelle, Adriel avait les moyens de le faire rayonner par-delà les frontières. S’il en avait aussi l’envie, rien ne saurait le retenir. Et elle se ferait même son soutien le plus fervent. Elle revint brusquement sur un détail qu’il avait mentionné et qu’elle n’avait immédiatement cru bon de relever. Mais qui pourtant s’avérait, aux yeux de sa conjointe, d’une importance capitale. « De quels démons parles-tu ? »
 
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Message posté : Dim 21 Juin 2015 - 16:41 Message
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Se couper les cheveux... Tondre cette tignasse qui cascadait de son crâne depuis une éternité pour faire table rase de son image et se concentrer sur ce qui lui apparaissait comme son essentiel : eux deux ! Dans un petit sourire, il constata que cela ne le dérangeait pas le moins du monde et qu’il aurait été prêt à sacrifier sa crinière blonde en un instant, si elle lui avait demandé. Mais elle jugea bon de lui dire que cela serait affreux et il n’en émit qu’un petit rire amusé. Probablement qu’elle avait raison… Et ses bras de l’accabler plus encore de tendres attentions lorsqu’elle moqua son propos, semblant balayer de son phonème le fait qu’il puisse être si froid et arrogant. Il l’étreint avec plus d’amour encore, souhaitant s’enivrer de la jeune femme s’imposant à ses yeux comme son tendre amour, sa douce moitié…

" Et tu découvres aujourd’hui que je suis accablé de bien des défauts… ? " Lui souffla t’il avec un sourire, alors qu’elle l’avait qualifié d’idéaliste. Son propos cherchait à rendre plus légère cette conversation qui devenait pour lui difficile. Non pas car il éprouvait bien des peines à s’ouvrir à sa belle, non, mais bien parce qu’elles peignaient de lui un portrait qu’il ne jugeait pas un seul instant flatteur pour lui-même. Et ce constat ne lui était pas foncièrement des plus allègres. Il l’étreint avec douceur lorsqu’elle lui pose ses questions, heureux de voir que son propos semblait avoir éveillé sa curiosité plus que son mépris. Et comme souvent au sujet de sa création, le Golden Boy se montra des plus passionné : " Pas sous cette forme là… Je veux dire… Pas en démocratisant l’armure et en la vendant en pièces détachées ! " Lui confia t’il alors, sentant déjà qu’il allait partir dans un long discours, de ceux qu’il pouvait délivrer à la volée pour tenter de rallier à sa cause quelques alliés. Sauf qu’en l’instant, l’enjeu lui semblait autrement plus important.

" Tu as déjà entendu parler d’Equilibre de la Terreur… ? " Questionna t’il son tendre amour. Une doctrine de stratégie militaire de dissuasion nucléaire selon laquelle l'utilisation à grande échelle de l'arme nucléaire par l'un des deux belligérants provoquerait la destruction des deux camps. Une forme extrême de la menace nucléaire où les bénéfices d'une attaque seraient invalidés par les pertes, puisqu'il y aurait annihilation de chacun des antagonistes. A son niveau, Adriel usait de cette doctrine pour participer au pacifique équilibre du monde. " Ceux qui affirment que la paix n’a guère besoin des armes mentent. La Paix nécessite des outils de mort suffisamment intimidant pour que personne ne se risque à la briser sous peine d’être annihilé… " Mais à force d’en éprouver le discours chaque jour, il en était venu à douter de sa véracité. Si bien qu’il finit par l’avouer, sur le ton de la confession. " Longtemps, j’ai cru que c’était la seule voie que je pouvais suivre. Aussi, je me suis enfermé dans ce personnage de requin des affaires, ce froid salopard plus redoutable prédateur de la mare… Mon Grand-Père m’a enseigné qu’il était préférable de faire peur au Lion avant d’en avoir peur… Je suppose que j’ai pris tout ça un peu trop au pied de la lettre. " Au point d’être perçu par une partie de la presse comme le mal absolu là où il se figurait juste être un mal nécessaire. L’on le jugeait ignoble, il se savait simplement honnête envers lui-même, laissant au monde le fait d’être ignoble ! Il déglutit avec difficulté, avant d’avancer : " Est-ce que tu te souviens ? Lorsque l’on s’est… Retrouvés. Je t’avais dit que si l’on passe pour un faible seul les faibles nous suivent mais que si l’on passe pour le diable alors tout le monde se soumet ! Je te mentirais en te disant que je n’ai pas longtemps cru en tout ça… Cru que c’était la seule chose que je pouvais offrir à tous. "

Mais il avait réalisé. Quand, il ne se souvenait pas exactement… Devait-il imputer cela à Charlie ? A une journaliste ? Ou bien à quelques visions de l’horreur que sa production pouvait engendrer ? Devait-il cela à ses frères ? Pour être honnête, il ne le savait plus réellement. Mais il avait fini par comprendre qu’en pensant et agissant ainsi, il n’agissait que comme un baume sur une plaie, agissant sur les conséquences d’une blessure qu’il aurait pu éviter en modifiant le contexte. La bascule s’était opérée en son esprit, lui faisant passer de la réaction à la prévention. Quelque chose qu’elle avait su magnifier par sa seule présence, faisant de lui quelqu’un de meilleur par ses plus douces attentions. De quoi le rendre plus amoureux que jamais… Une passion qui pourrait bien être palpable à la pulpe de ses doigts cajolant sa peau. " J’ai fini par me rendre compte que j’évoluais dans un système vicié, un système dans lequel je suis né et qui m’a influencé. Un système que nul ne trouvait utile de changer tant il s’était imposé à tous comme un compromis facile. Quand j’ai découvert ça… J’étais en colère… De ne pas pouvoir tout modifier tant la tâche semblait colossale et utopique. Pour briser ce système-là, il aurait fallu impacté le contexte mondial et son amoral cercle de violence. Et puis… Et puis, j’ai mis au point l’armure, passant de la science à la science-fiction… Et cela m’a ouvert tant et plus de possibilités… " Il en frissonna en repensant à toute sa petitesse face à cette immensité insoupçonnée. Maladroit, hésitant, Adriel se livrait sans la moindre considération et se trouvait lui-même ridicule, n’en étreignant que plus étroitement Andrea de peur de la voir fuir. Pour autant, il poursuivait, encore et toujours : " L’armure en elle-même, je ne veux pas la voir diffusée ou commercialisée… Si j’y travaille encore et toujours, c’est parce que plus rien n’est pareil depuis… Le Parc. Et que je la vois comme un moyen unique de protéger ce qui compte le plus pour moi : toi ! Quand bien même tu n’as… Pas franchement besoin de moi… ! " Un sourire désolé passa sur ses lèvres alors qu’il les déposait dans les cheveux de son doux amour. Il l’avait vu agir et, bien que saoul sur l’instant, il en était venu à se demander qui des deux protégeait l’autre… Et le Golden Boy de finalement revenir sur son propos hasardeux, décousu, qu’il réemploierait plus tard à l’envie dans un plagiat tout juste enrobé d’un peu plus de sucre : " Mais l’armure, ce qui l’alimente… Façonné pour une application civile, je suis persuadé de pouvoir fournir au monde une énergie renouvelable indépendante des énergies fossiles. Une véritable révolution énergétique à même de changer la donne, de casser les prix comme d’offrir à tous l’accès au confort sans pour autant ravager la planète… Quelque chose à même de modifier le contexte global et d’agir plus efficacement contre le fond du problème de la violence et de la criminalité que ce que peuvent bien le faire mes armes comme quelques types en collants… " Un grognement de morgue conclut son propos, alors qu’il se souvenait les foudres de cet idéaliste Commandeur bien trop engoncé dans ses principes pour s’ouvrir au dialogue. Restait qu’à ce discours utopiste s’opposait une réalité bien différente qu’il entreprit de décrire dans un soupir navré. Et tous ses démons de subitement l’assaillir de nouveau.

" Tu peux me croire Andrea, je sais plus que quiconque à quel point il est facile de détourner le progrès pour des causes qui n’ont rien de glorieuse… " Une saloperie de jumeaux irlandais avait détourné de ses armes pour les revendre à des gangs, un membre de son conseil d’administration en avait vendu à un dictateur fou, un autre avait autorisé des manipulations génétiques pour créer des soldats reptiliens… Il avait vu tant de bonnes idées accoucher de créations détestables qu’il avait pris peur face à son armure, l’imaginant dans les mains de quelques organisations visant à l’asservissement des masses plus qu’à leur épanouissement. Pour cela, il l’avait grandement maintenue secrète. Parce qu’il ne souhaitait pas la voir devenir le contraire de l’idée qui avait amené sa création. Et, parfois, les gens les mieux attentionnés pouvaient amener à des emplois contre nature. " La dernière fois que je me suis rendu au Pentagone, j’y étais pour présenter ma dernière invention antimines terrestres. Une sphère de polymère liquide qui les détecte. La mine explose, la sphère absorbe le souffle et éclate comme une bulle. De quoi mieux nettoyer le terrain, sans risquer de tuer personne. Tu sais quelle a été leur première question ? " Un silence, long et chargé d’une frustration palpable fut prélude à sa réponse sur un timbre de voix parodiant les vieux croulants de l’état-major des Etats-Unis. " Et d’où viennent les nouvelles mines ? " L’esprit Pentagone… Un jour, il finirait par avoir sa peau. " Je n’ai vu que trop de mes créations être détournées de leur but premier pour me faire une raison : il y aura toujours des gens mal intentionnés désireux de pervertir toute chose. Ainsi, j’en suis venu à utiliser l’armure pour réparer mes erreurs et équilibrer le jeu. Agir là où d’autres ne pouvait pas, enfermés dans des carcans d’un autre temps… Tu l’as vue à l’œuvre… Tu sais de quoi elle est capable… Voilà pourquoi je veux tout verrouiller et peser chacune de mes actions. Pour ne pas me retrouver avec plus de problèmes que je n’en ai déjà à gérer, quand bien même je pense avoir commencé à les éradiquer… " Une façon de dire qu’il avait commencé à opérer des changements en coulisse, des changements à même de modifier le contexte global pour ne plus à avoir à corriger les erreurs de son entreprise. Eliminer le risque à la source en somme. Mais il resterait toujours des menaces incroyables de par le monde. Alors, il y aurait toujours son armure. Peu importe leur violence… Peu importe leur légalité… Peu importe leur moralité… Chacune des actions qu’il accomplissait le fut dans l’intérêt final du plus grand nombre. Et finalement, le Golden Boy de souffler : " Tu as entendu parler du San Theodoros, non ? " Il songea à l’agent Lim et se mordit la lippe en se figurant qu’il parlait beaucoup trop. Ça ne l’empêcha pas de murmurer : " C’était moi… "
 
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Message posté : Mar 30 Juin 2015 - 4:02 Message
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Toujours plongé dans le creux de ses bras, les yeux fermés, éperdue dans l’instant, Andrea l’écoutait. Ou plutôt, buvait ses paroles dont il l’abreuvait à flots, alors qu’il avait longtemps tenu l’écluse d’une main de fer. S’il s’ouvrait à elle en cet instant, c’était parce qu’il voulait que leur histoire perdure, et s’il ne le lui avait jamais dit qu’à demi-mots, elle en était intimement persuadée ; Adriel n’était pas ce froid salopard, cet être arrogant et vil, destructeur et amoral, que tout le monde disait qu’il était. Il avait ses vices, bien sûr, et elle aurait bien été stupide de ne pas le voir en face. Mais qui n’en avait pas ? La perfection était un fantasme, et elle n’était que trop pragmatique pour y goûter. Un sourire tendre étira ses lèvres lorsqu’il lui demanda si elle n’était pas au fait de ses nombreux défauts, et ne prit pas la peine de lui apporter une réponse ; C’était une question qui n’en appelait pas, et elle sentait bien assez sourdre son besoin de s’épancher pour ne pas vouloir l’interrompre immédiatement. Toujours muette, mais à l’écoute, la jeune femme acquiesça lorsqu’il lui confia qu’il ne comptait pas vendre sa création sous forme de pièces détachées. Et il s’avéra qu’elle l’entendait bien ainsi depuis le début.

Elle ne répondit toujours rien lorsqu’il lui demanda si elle avait déjà entendu parler de l’équilibre de la terreur. Ce dogme élaboré pendant la Guerre Froide et qui perdurait depuis ne lui était, bien entendu, pas inconnu, mais elle se demandant toutefois l’espace d’un instant où son raisonnement allait le mener. Ses lippes se pincèrent lorsqu’il mentionna combien il avait longtemps cru que la paix nécessitait la dissuasion, et la dissuasion nécessitait l’armement adéquat, et la façon dont ce leitmotiv l’avait poussé à se construire l’image d’un chef d’entreprise immoral et vicié. Un reflet terne, mais solide, qui devait lui permettre de soumettre les forces gouvernementales à sa volonté, et d’avoir la main mise sur le domaine de l’armement. Un discours qu’il lui avait tenu dès le premier soir où ils s’étaient retrouvés,… Une nuit dont elle gardait un tendre mais mitigé souvenir. Pourtant, loin de s’appesantir sur les événements du quatre juillet, Andrea s’arrêta un instant sur ce qu’il venait de lui confier, un discours qu’elle se tenait depuis maintenant bien longtemps. Après tout, n’était-elle pas justement ce paradoxe dont il semblait douter ? Elle, soldat de la paix. Elle qui diffusait la Concorde à la faveur d’une balle. Et pourtant, que serait devenu le monde sans les agents de l’organisation ?

Le système était le système, et Andrea tenait pour acquis rien ne saurait le faire changer. Ou plutôt, ne devrait. Vouloir bouleverser le fonctionnement du monde était une utopie qu’elle n’avait pas un seul instant goûté de toute sa vie, car elle savait que c’était ainsi qu’il fonctionnait, et qu’il aurait été dangereux de vouloir qu’il en soit autrement. Ce n’était pas ce que semblait croire Adriel qui, dans sa verve passionnée, avait un instant oublié d’avoir les pieds sur Terre. Alors qu’il la serrait plus encore dans ses bras, alors que, pour le rassurait, elle se blottissait un peu plus contre son torse, la métisse Ultime avait peur. Peur pour lui, peur de le voir se brûler les ailes. Le rêve de toute une vie qu’il s’était afféré consciencieusement à bâtir à l’insu de tous, sur lequel reposait littéralement tous ses espoirs semblait être un rêve de cire, qu’allait dévorer le soleil incarnate du mercantilisme. Elle se demanda un instant si quelqu’un avait déjà pris la peine de le lui dire… Et la peur, de ses crocs insidieux, ne fraya que plus son chemin dans ses entrailles.

Pourtant, elle savait qu’au fond, il avait raison. Que c’était le seul moyen pour que le monde devienne un lieu de paix et d’égalité, la seule voie. Mais c’était sans compter sur l’homme et sa cupidité infinie... Elle aussi, elle avait vu trop de merveilles de technologie être détournées à des fins déplorables, plus même : elle les avait combattu. Elle aussi savait à quel point le monde pouvait être pestilentiel, à quel point le délire était devenu une norme et à quel point elle pouvait parfois en étouffer. La jeune femme savait tout cela pour le côtoyer au plus près, à longueur de temps. Mais Adriel avait raison sur un point ; Agir au plus près des populations n’était pas efficace. Il fallait agir dans de plus hautes sphères, des sphères qui lui étaient, et lui seraient toujours, inaccessibles. N’avait-elle déjà pas constaté avec amertume qu’elle ne faisait que traiter les symptômes d’une infection, sans jamais en curer la cause ? Loin de se considérer comme inutile, la jeune femme savait qu’elle contribuait à apaiser les blessures d’un monde trop souvent malmené par la malfaisance d’hommes trop avides. Mais c’était tout. Malgré ses capacités surhumaines, changer le monde, était l’apanage d’êtres comme Adriel qui, en plus de la volonté, disposait du moteur le plus puissant de monde : le pouvoir. Triste constat pour qui avait mis sa vie au service des autres.

« Le San Theodoros ? Questionna-t-elle en se relevant à demi, les sourcils froncés. En un instant, le visage de l’agent Lim lui revint en mémoire, et elle entrouvrit la bouche de stupéfaction. Le robot, c’était donc toi… » L’affaire avait un peu entaché la réputation de l’entreprise lorsqu’il avait été officialisé que le Dictateur tenait le pays avec les remerciements des armes estampillées Veidt. Un être non identifié était intervenu en détruisant une grande partie de l’arsenal, provoquant un soulèvement de population qui avait mis fin au régime totalitaire. Quant aux liens présumés avec une organisation fantôme dans le viseur de l’UNISON depuis, rien n’avait jamais pu être établi. Officiellement, tout du moins. « Je sais de quoi tu es capable. Je crois en toi, Adriel. Elle s’assit prenant ses mains dans le creux des siennes, et sa voix prit un ton désolé. Mais tu penses sincèrement qu’ils te laisseront faire sans réagir ? Tu penses pouvoir offrir à tous une source d’énergie illimitée sans que les magnats du domaine ne cherchent à te mettre des bâtons dans les roues ? Tu crois qu’ils ne disposent pas de quoi le faire ? Toi, ton alter-ego… Vous vous faites des ennemis. Elle planta ses prunelles dans les siennes, consciente de la dureté de ses propos, mais elle se voulait la plus sincère avec lui. Je sais que tu n’es pas naïf,… Mais j’ai peur pour toi. Une peur dévorante, intangible. Peur que tu t’en prennes seul à quelque chose qui te dépasse. Qui soutiendra Megatron lorsque les choses tourneront mal ? Et qui soutiendra Adriel Veidt lorsqu’il exposera son projet aux yeux de tous ? Elle laissa le silence retomber l’espace d’un instant. Tes deux identités… Ont leur faille. Tu ne peux pas te battre sur deux fronts à la fois, et protéger les deux flancs que tu exposes… Pas tout seul. » Conclut-elle finalement.

Et qu’importait qu’il le prenne mal ? Elle préférait le perdre que de le voir mourir. Et aussi buté soit-il, Andrea savait qu’il n’était pas inconscient, et que les mots finiraient par toucher au but. Après tout, leur discussion avait pour but de mettre à nu les secrets et les doutes de chacun, et de confronter leurs deux vies, et c’était précisément ce qu’elle comptait faire. Non qu’elle réprouve ce à quoi il avait voué les dernières années de son existence, puisque les réserves qu’elle émettait n’étaient jamais que l’expression de ses craintes. Au fond, quoique la métisse Ultime n’ait pas encore eu l’occasion de le lui dire, elle était fière et bouleversée de l’homme qu’il lui disait être. Elle était soulagée qu’il ne soit pas le monstre dépeint par les médias, et ce simple constat ôtait un poids de ses épaules. Mais à dire vrai, elle commençait à se demander s’il elle n’aurait pas préféré qu’il soit le simple requin de finance décrié par tous…
 
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Message posté : Mar 30 Juin 2015 - 20:53 Message
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Etonnement, il se sentit libéré d’un poids par sa confession... Il partageait ce secret avec l’Agent Lim seule et savoir qu’Andrea avait maintenant connaissance de ses agissements lui apparaissait comme soulageant ses troubles et sa mauvaise conscience. Mais il se garda bien de montrer quoi que ce soit alors qu’elle se redresser pour le mirer de ses pupilles opalines. Il opina mollement du chef pour confirmer qu’il ne fut point question de robot mais bien de cet homme, désirant passer le reste de sa vie avec elle, engoncé dans une armure de très haute technologie. Il la mira s’assoir à ses côté, prenant ses mains entre les siennes, pour l’accabler d’un regard qu’il ne sut clairement déchiffrer. Elle lui murmura des mots forts, des phrases puissantes qui lui firent ourler un sourire gêné et qui réchauffèrent son âme après tant et tant de palabres éprouvant. Pour autant, quelque chose ne collait pas dans son énonciation et il ne manqua pas dès lors d’attendre un mot…

Mais… ? Songea t’il dans une fébrile attente. Car il serait là question d’un « Mais », ce mot inévitable et qu’il avait appris à détester. Enfant, con Grand-Père lui avait appris que tout ce qui pouvait bien précéder un « Mais » ne comptait guère dans une discussion. Alors, il souffrit intérieurement en se figurant que son apparente foi en lui ne pouvait bien être que du vent… Il l’écouta religieusement, gravant en lui la moindre de ses interrogations et peinant à ne pas voir ses traits déformés par un grave masque intimé par tous ces sinistres questionnements. Elle lui avoua avoir peur pour lui, il n’en étreint que plus fortement ses mains dans les siennes. Silencieux, il l’écouta jusqu’au terme de sa démonstration pour s’en tenir plus encore au mutisme, la privant d’une immédiate réponse. A défaut, il fuit ses mains de ses doigts, comme si ses confessions avaient bien pu casser quelque chose en lui. Ce n’était guère ce que trahissait son regard, avant qu’il ne fasse glisser la pulpe de ses doigts sur sa joue pour se perdre sur sa peau et tendrement s’enfoncer dans son cuir chevelu humide. Il se pencha vers elle avec une consommée tendresse, appliquant amoureusement sa lippe sur ses lèvres pour un baiser désireux de chasser tous ses doutes. Et alors qu’il mettait fin à la manifestation de tout son amour pour la belle Texane, Adriel laissa frémir ses lèvres contre les siennes pour lui mentionner avec ironie : " Heureusement que tu sais de quoi je suis capable… Et que tu crois en moi… " Lui confia t’il dans un sourire, avant d’accabler ses lèvres d’un menu baiser et de tendrement refermer ses dents sur sa lippe. Aussi conquise que fugace fut son attention, avant qu’il ne se plante devant son tendre amour pour chercher à balayer toutes ses craintes de ses plus tendres mots.

" Je suis un idéaliste, Andrea, pas un illuminé… " Il lui adressa le sourire le plus tendre et le plus rassurant qu’il pouvait afficher. " Je sais que cela ne sera pas simple, je sais qu’ils seront nombreux à s’y opposer et que j’aurai à faire face à la lie commerciale de ce monde… " Il avait commencé à se rendre compte de tout cela depuis qu’il avait entamé une nouvelle stratégie pour son entreprise. Les réticences multiples l’avaient convaincu que son initiative pour le plus grand nombre devrait sortir d’une boite qui ne serait pas juridiquement lié à son empire de l’armement autrement que par une mise en lumière médiatique. Un temps, il avait songé à créer une entreprise dont elle serait la propriétaire comme la légataire… Mais il était trop tôt pour envisager pareille conversation et le Golden Boy se contenta de poursuivre : " Je serais fou si je n’avais pas conscience qu’en tant que propriétaire de Veidt Enterprises, Megatron et juste moi-même je serai la cible d’attaques. Dans les médias, les directions et dans le sens le plus « explosions-poursuites-hurlement » qui soit… " Il eut un sourire qui se voulait rassurant sur son état de santé mentale. Sa main guida les doigts d’Andrea sur la cicatrice de morsure gigantesque à son épaule et qu’il devait au Komodo, puis sur ses flancs marbrés des traces d’un affrontement avec une Gargouille Grise avant qu’il ne laissa la chaleur de sa main se poser sur son poignet malmené par l’Alien dont ils avaient tous deux triomphé. A croire qu’il en était autrement de son état de santé physique. " Crois bien que je ne suis pas fou... "

Quand bien même son ambition pouvait l’être, quand bien même son projet pouvait paraitre dangereux pour lui-même, il était motivé par l’intérêt du plus grand nombre. Un intérêt suprême pour lequel le Golden Boy acceptait de prendre bien des risques… Mais il n’acceptait pas d’en faire prendre plus à son amour, à leur couple, à leur foyer en devenir… Pour cela, il plancherait encore tant et tant sur son armure, la figurant comme étant le plus efficace moyen de tous les protéger. Quand bien même Andrea pouvait bien ne pas avoir besoin de sa protection. Mais il était illusoire de changer la nature de cet homme viscéralement amoureux de la belle texane. " Tu as raison… Moi et mon alter-ego nous faisons des ennemis… " Le Komono, la Marionnettiste, la Gargouille Grise… Tant et plus encore dont il ne soupçonnait probablement pas l’existence. " Mais nous nous faisons également des alliés… " Quand bien même cela pouvait parfois être au prix de rocambolesques péripéties. Megatron pouvait compter sur Hive, sur Lightning Girl et sur d’autres. Pour ce qui est d’Adriel… Il avait le Conclave, Sarah Stinger, Anna LeBlanc, Ryan Bennett et tant d’autres. Mais plus que tout, il pensait pouvoir compter sur Andrea Rémy Parker. Et c’était bien le seul soutiens qui, véritablement, comptait à ses yeux. " Crois-moi Andrea… Je ne suis pas le seul engagé dans ce combat. Je ne l’ai jamais été… " Il songea à ses frères, à ses doubles. Un frémissement passa sur sa peau alors qu’il se trouvait hanté par le souvenir des jumeaux. Il avait juré d’être honnête avec son tendre amour, mais sur ce point… Il ne pouvait se résoudre à tout lui avouer dès lors. Ça lui était beaucoup trop douloureux. Nouant ses doigts aux siens avec une tendre force évocatrice, il se contenta de lui murmurer : " Je ne suis jamais seul… " En effet, elle était toujours là. C’est ce qu’il semblait bien dire de ses mots accompagnés d’un regard brûlant. Intérieurement, il songeait tout autant à son aptitude lui permettant de se dédoubler…

Reptilien, le Golden Boy enlaça son tendre amour tout contre lui, éclipsant volontairement de répondre sur le fait qu’il ne pouvait se battre sur plusieurs fronts. Leurs lèvres se trouvèrent avec ferveurs et Adriel sentit le corps nu la belle contre sa peau. Il les redressa tous deux, lentement pour le figer à genoux et ses doigts quittèrent le visage d’Andrea pour enflammer sa peau de tentatrices caresses. Leurs bravades comme leurs explications avaient fini d’enflammer son désir abyssal et le Marchand de Mort ne la désirait que plus encore. Ses dents mâchonnèrent sensuellement ses lèvres alors que ses doigts prenaient la direction du siège de sa féminité pour l’accabler de ses débauchées intentions. Il sentait monter le désir en lui à mesure qu’il l’explorait dans leur étreinte passionnée, comme il aurait bien pu le faire au premier jour. Si tout ce stupre pouvait bien paraitre propice à la poursuite de leurs confessions ? Probablement pas. Et pourtant… " Tout ce que je fais… Je le fais certes pour le plus grand nombre… Mais je le fais surtout pour toi ! " Il lui susurra ces mots entre deux baisers passionnés, entre deux morsures sensuelles alors que ses mains coriaces parcouraient sa peau avec autant de vice que d’envie. " Si je réussi… Ça pourrait bien changer le monde… " Lui souffla t’il en la repoussant sur leur couche, la plaquant sur les draps de soie. En changeant le monde, en le rendant moins vicié… Peut-être qu’il annihilerait des menaces qu’elle n’aurait plus à combattre. C’est du moins ce qu’il pensait en regardant la rondeur de ses courbes alors qu’il la surplombait de son regard bleu d’acier. Il s’abattit sur elle avec autant de fougue que de passion, cherchant à la faire poupée assujettie à ses attentions. Entre deux baisers enflammés, Adriel l’accablait de ses caresses douces mais de plus en plus appuyées, de plus en plus immédiates et possessives. Et au sein de son souffle ardent, ses mots de s’égrener avec amour comme passion dévorante : " Mes armures… Mes ambitions… Tout ce que je peux bien bricoler… Ce n’est que pour protéger ce qui m’est essentiel… Toi ! " Il avait tant envie d’elle, là maintenant, alors qu’il dévorait sa bouche de la sienne avec une ferveur mettant en exergue toute sa passion, tout son amour. Ses doigts se jouèrent d’elle pour lui, à la recherche du frisson, du râle, du regard qui en disait long… Le sien exprimait tant de choses alors cherchait à implacablement écarter ses jambes pour s’y immiscer, lui déclarant sur un ton à mi-chemin entre la coupable affection et la plus grande désolation : " Même si tu n’as pas besoin de moi… " Ce qu’elle lui avait dit lors de leur « rupture », ce qu’elle lui avait dit à Chuparosa. Ces mots qui imprimaient irrémédiablement en lui sa pire crainte : celle d’un jour la perdre parce qu’il serait devenu inutile à son existence… Il l’embrassa avec un faim dévorante, comme si cela devait être la dernière fois.
 
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Message posté : Mer 1 Juil 2015 - 20:50 Message
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Un sourire coupable ourla ses lèvres à la galéjade ironique du Golden Boy. Pour toute réponse, elle pressa doucement la pulpe de ses doigts contre ses larges mains, appréciant le contact de ses lèvres aux siennes que précédait inlassablement le mordillement délicatement de sa lippe offerte. Andrea était sincère lorsqu’elle disait avoir confiance en lui, confiance en sa volonté. Elle lui confierait sa vie sans l’ombre d’une hésitation. C’en quoi doutait la jeune femme, c’était les autres ; Les ennemis auxquels Megatron feraient face, les opposants qui essaieraient de briser Adriel. C’était leurs intentions qui faisait craindre le pire pour l’homme qu’elle aimait, et rien de plus. Gardant cependant pour elle ces précisions, elle se laissa paisiblement engloutir par les yeux d’acier qui la dardaient intensément. Le discours qu’il lui tint alors horripila sa peau, tout à la fois craintive et rassérénée. Un frisson parcourut son échine, dressa sur sa nuque les frisottis de ses cheveux humides. Était-ce fait de déclaration ou du vent qui s’engouffrait perpétuellement par l’interstice des rideaux gonflés par le souffle nocturne ?

Elle se rassura de réaliser qu’il était bien au fait des menaces qui planaient au-dessus de lui – au-dessus d’eux -, des ennemis qu’il se ferait au grand jour, grossissant les rangs de ceux qui remettaient déjà en cause sa suprématie sur le monde des finances, des ennemis qu’il se ferait à l’ombre de l’armure. Il savait tout ça, et à ces mots, un soupir souffla d’entre ses lèvres entrouvertes. Pourtant la confession n’était pas pour apaiser le faix qui pesait sur ses épaules, n’enflant que plus l’angoisse qui avait refermé sa mâchoire sur leurs tendres aveux, avec l’inéluctabilité d’un étau de fer. Il venait de donner corps à ses angoisses, littéralement. Et si elle le remercia silencieusement de sa sincérité envers elle, elle le maudit tout autant de lui infliger le poids d’une nouvelle appréhension. Se mordant avec délicatesse les lèvres, Andrea choisit néanmoins de ne l’interrompre que pour susurrer un « Oui je comprends » sincère mais hésitant.

Au milieu du chaos de sentiments contraire qui sévissait dans le cœur de la métisse Ultime, une lueur d’espoir perça néanmoins des propos d’Adriel lorsqu’il lui avoua que ce qu’il se faisait d’ennemis, il se le faisait aussi d’alliés. Un sourire tendre, quelque peu rassuré, ourla alors ses lèvres ; Elle ne chercha pas à en apprendre plus, songeant que c’était mieux pour elle d’en savoir le moins possible sur les fréquentations du Golden Boy. Étant donné son statut nouvellement acquis au sein de l’organisation internationale, il n’était pas conseillé de côtoyer des vigilants, et elle s’était fait un point d’honneur de séparer le privé du professionnel. C’est pourquoi elle se garda bien de lui susurrer qu’il pouvait compter sur son soutien à elle, quand bien même les mots lui brûlèrent ardemment les lèvres. Toujours silencieuse, elle laissa retomber le voile de chair sur ses prunelles de jade, s’arrachant à la contemplation de ses yeux qui brillaient d’une ardeur qu’elle ne lui avait que rarement connu. C’était fou, fou le pouvoir lénifiant qu’avait ses mots sur elle. Combien ses caresses, comment ses certitudes pouvaient, en un instant, balayer ses doutes les plus mortifiants. Pourquoi disposait-il sur elle de cette emprise ? Simple raison, en vérité : elle savait qu’il ne la laisserait jamais tomber. Et elle avait décidé de s’offrir à lui corps et âme.

Il cueillit son corps frêle contre le sien, avec un empressement qui la surprit de prime abord. Alors que l’un de ses bras empoignait fermement son corps, l’autre venait de quitter les courbes de son visage pour glisser le long de sa peau fraîche jusqu’à sa féminité glabre, encore échaudée de son précédent traitement. Ses ongles s’enfoncèrent dans sa chair, et la raideur s’oublia lorsqu’elle fondit dans ses bras, soumise et insoumise, offerte et arrachée. Elle pouvait sentir son souffle, de plus en plus précipité, de plus en plus saccadé à l’orée de son oreille, dans le creux de sa gorge que l’envie tendait. Des phonèmes doux, des phonèmes durs, des phonèmes égrainés sciemment, comme pour faire s’épanouir le désir et la passion dans le creux de leur union. Andrea se laissa aller dans un rire léger, alors que les lèvres de son amant furetaient sur sa peau. « Je suis plus fragile que j’en ai l’air… » Sans ménagement, il la plaqua fermement au lit, et Andrea se laissa y succomber dans un râle silencieux. Elle résista un instant, puis céda au corps du Golden Boy qui vint s’immiscer entre ses cuisses, nouant autour de son torse épais ses longues jambes fuselées. Entre deux baisers, entre leurs souffles qui dansaient, entre leurs langues qui se jouaient l’une de l’autre, elle geint. Et puisant au fond d’elle l’amour qu’il lui portait, elle darda durement ses prunelles aux éclats disparates dans les siennes. « J’aurais toujours besoin de toi. » Et alors qu’il s’affairait à alterner baisers et mordillement le long de son corps dont elle lui faisait cadeau. « Que tu sois Adriel ou Megatron… » Alors qu’elle sentait poindre sa virilité à l’orée d’elle, elle ajouta comme si c’était encore nécessaire : « Toujours… »

Et du plus profond de son être la certitude résonnait que son amour pour lui était absolu, et qu’elle prendrait sur elle de ne pas craindre pour lui. Même si la voix de la raison lui hurlait de le préserver de ses ennemis comme de lui-même. Mais il vivait pour son rêve et elle vivait pour lui.
 
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Message posté : Ven 3 Juil 2015 - 1:20 Message
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Ses doigts cajolant sa féminité glabre, Adriel apposa sa peau toute entière sur celle de son tendre amour pour unir leurs lèvres d’un langoureux baiser... Il l’avait entendu, entendu lui susurrer qu’elle était bien plus fragile qu’elle n’y paraissait. Il termina son baiser d’un sourire au souvenir de sa belle combattant comme une authentique Walkyrie. Et il se questionna pour lui-même, une nouvelle fois : Mais quel secours puis-je donc t’apporter… Moi ? Un songe entre deux embrassades tendres, entre deux attentions douce. Un murmure au coin de sa tête destiné à s’intensifier en un assourdissant écho. Des jours, des semaines ou des mois après ces mots, il finirait par se questionner : que fait donc pareille créature parfaite en ma compagnie ? Mais pour l’heure, il n’était question que de leur instant. Et le Golden Boy de se faire plus exquis et attentionné que jamais, cajolant toutes les parcelles de cette peau avec une infinie délicatesse. Et alors que son nez glissait sur son cou offert, que ses lèvres comme ses dents en mordaient passionnément la peau, alors qu’il s’apprêtait à les unir dans une étreinte sensuelle et charnelle, elle lui offrit des mots qui le marquèrent irrémédiablement du sceau de l’amour. Cet amour sauvage et indomptable qu’il n’éprouvait que pour elle. Il se figea un instant, semblant fuit par ses lubriques intentions. Avant de se plonger dans les océans sinoples de sa belle, son regard avait accroché un détail, un point dans l’espace qui n’avait guère bougé depuis leur éphémère séparation.

" Je suis à toi… Pour toujours… " Des mots que lui avaient inspiré sa confession, des mots qu’il avait égrené sans la moindre duplicité, avec l’immédiate force de l’entièreté comme de la spontanéité. Stoppé aux portes d’un plaisir immédiat, Adriel n’amorça pas l’ombre d’un geste pour autant. Tout juste se contenta t’il d’agiter sa tête, rabattant les longs cheveux de biais pour qu’ils ne gênent pas le parcours de ses lèvres, ne s’opposent à son regard bleu d’acier caressant les trait de la belle Andrea. Dans le secret de leur étreinte, le Marchand de Mort se fendit d’une douce confession. " Tu sais, j’ai un jour songé à te proposer l’éternité… " Etais ce du temps où ils étaient tous deux jeunes et pleins d’ambition ? Etais ce au soir de cette Saint-Valentin qui les avait vu s’entre-déchirer ? Ou bien étais-ce en quelque autre occasion que ce soit ? Ce n’est guère dans son regard embué d’émotion qu’elle trouverait la plus immédiate des réponses. Mais peut être bien dans sa voix douce qui se montrait, toutefois, étrangement chevrotante : " Je me rends désormais compte de ce à quoi je voulais nous engager… " Il en étira un énigmatique sourire, véritable mosaïque d’émotions confuses. Il y a une semaine, il ne la connaissait pas moitié aussi bien que ce soir. Lentement, amoureusement, il se pencha vers son visage pour l’accabler de ses lèvres. Un baiser comme tant d’autres, une attention unique pourtant. Comme le lui signifia si bien sa voix emplie de trémolos alors qu’il lui confessait honteusement : " Il y a quelque chose d’autre dont tu dois être au courant... "

Ils avaient discuté sa condition et le Golden Boy s’était montré attentionné à son endroit, désireux même de l’aider à comprendre qui elle était. Pareille empathie lui vint de son passé, ce ses années où lui-même se demandait ce qu’il était… Dans son cas, il disposait de toutes les réponses et pouvait même les exposer dans une démonstration à la cohérence folle. Dans son cas, les aveux le terrifiaient… Le secret de sa condition le plongeait dans une horreur sans borne, celle de faire comprendre aux autres que les plus grands traumas comme les plus profondes blessures de son existence n’étaient qu’illusions. Et pourtant, s’il devait y avoir une seule personne au courant, une seule personne à savoir pour son talent... Il voulait que ce soit elle. Mais aucun mot, aucun phonème ne vint à sortir de sa gorge. Il se contenta d'ouvrir et fermer la bouche, comme un poisson échoué sur la berge, dans l’incapacité de tout lui avouer. Eploré mais sincère, le milliardaire finit tout de même par articuler :

" C’est quelque chose, à propos de moi… " De sa condition, de son être, de son passé comme de son existence. Quelque chose qui avait bouleversé sa vie avant même qu’il ne voit le jour. Quelque chose qui lui permettait d’être le génial salopard que beaucoup craignaient. Quelque chose qui avait rendu possible son armure. Ca paraissait si simple à avouer… Alors pourquoi donc n’y arrivait il pas. " Je n’en ai jamais parlé à personne… J’aimerai te le dire… Vraiment. Mais c’est trop… Difficile pour moi. " Pour l’instant… Il détourna le regard, s’approchant un peu plus intimement de sa confidente et pressa par inadvertance son membre encore gonflé de désir sur sa féminité glabre. C’est tout juste si cela dessina sur ses traits une esquisse de sourire. " Ce n’est pas terrifiant dans son action… Mais cela le fut pour moi, dans ses conséquences… Cela fait partie intégrale de moi… Du moi que tu… " Aimes ? Il laissa naitre un silence entre eux, propice à la caresse de sa main sur son visage alors qu’ils restaient tous deux figés dans leur étreinte se voulant langoureuse. D’un arc vaste, son bras se déroba et il lui souffla avec une conviction teintée d’une profonde affection : " J’ai juste besoin que tu saches que c’est là, en moi… Et quand je serais prêt, je te dirai tout… A toi… Rien qu’à toi… Je te le promets ! " Qui d’autre pourrait bien le comprendre qui plus est ?

Il plongea ses océans profonds dans ses pupilles de jade, y cherchant la compréhension comme l’approbation. Y cherchant tant d’autres choses encore. Son nez cajola doucement celui de son aimée et il mit fin à toute réponse par le doux frôlement de ses lèvres sur celles de la mirifique texane. Un baiser, encore… De ceux qui vous font clore les paupières par leur importante valeur sentimentale, de ceux qui vous imposent la privation d’un sens pour mieux en savourer toute l’essence. De ceux où vous n’en appréciez que plus le visage de l’être aimé lors de votre retour à la lumière. Un retour où la belle pourrait bien se délecter du sourire de son amant, tout autant que du spectacle d’un petit cube sombre tenu entre les épais doigts du Golden Boy. " Andrea Rémy Parker… " Lui souffla t’il sur un ton cérémonieux ne convenant que trop peu à leur nudité enlacée dans un début d’étreinte charnelle. La petite boite encapée de velours n’avait jamais quitté le chevet de ce lit où Adriel avait longtemps saigné son départ. Et les voilà donc, plus ou moins, de retour à la case départ… " Je ne la jouerai pas grands films hollywoodiens et je ne me mettrais pas à genoux… Pas cette fois… Je suis beaucoup trop bien comme cela ! " Lui souffla t’il en instillant un concupiscant mouvement de bassin qui fit lentement glisser sa virilité sur les lèvres où il souhaitait se voir engloutir. Mais il n’y avait guère de jeu dans son regard. Rien de plus que l’expression d’un serment infrangible. " Je t’enlèverai vers les plus romantiques destinations du globe, j’y emporterai tes mélodies favorites et te présenterai plus que de l’or et des diamants… Oh oui… Je ferai ça ! " Il lui sourit amoureusement, totalement soumis à son affection. Et le petit coffret de s’ouvrir sur un bijou qu’il réservait initialement à leur première Saint-Valentin, au renouveau de leur couple comme au retour de leur passion. Un bijou qui prenait là une toute autre dimension alors que le Golden Boy allongé sur la belle texane sur susurra sur le ton qu’il n’offrait qu’à elle : " Accepterais tu l’idée de me voir, un jour, te proposer de partager avec moi l’éternité… ? " Et son cœur de soudainement battre à tout rompre.
 
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Message posté : Ven 10 Juil 2015 - 4:08 Message
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Ses baisers avaient un goût d’éternité. Et alors que son nez folâtrait la courbe de son visage, Andrea venait à se demander si elle avait un jour réellement pu vivre sans lui. Sans la douce caresse de ses cheveux sur la pointe érigée de ses seins, dans la fermeté de ses mains agrippant moelleusement ses formes, sans la rigueur fondante de son souffle mêlé au sien. Mais maintenant, maintenant qu’elle avait goûté à lui, tel qu’il était réellement, plus rien ne saurait le lui faire oublier. La cadence de ses baisers s’enflamma alors, l’inondant de plaisir, et elle rougit d’envie à l’idée de succomber à leur douce étreinte où se mêlaient les souvenirs et les confessions de leur soirée. Leurs cœurs battant à l’unisson s’affolèrent, leurs yeux se cherchaient et s’accrochaient, puis se laissaient pour mieux se retrouver de nouveau. Jusqu’à l’instant où les mots s’étaient égrainés, où elle avait gémi les insondables sentiments qui agitaient son âme troublée, emportée, sublimée.

Il s’était alors brusquement arrêté, si bien qu’elle avait craint d’avoir été trop loin dans son aveu, mais le regard qu’elle intercepta lui fit comprendre qu’il n’en était rien. Et plus encore, que ce qu’elle ressentait pour lui était partagé. Car les larges disques gris-bleuté lui renvoyait un éclat indescriptible d’amour et de tendresse qu’elle ne connaissait que trop bien et, bien malgré elle, un sourire ourla le creux de sa bouche offerte. À l’écho des siens, il renouvela ses vœux de lui appartenir à jamais, et elle ferma les yeux pour mieux en distiller la saveur. Mais seul le goût amer du remord de sourdre à ses lèvres ; Il revint, pensa-t-elle, sur sa demande en mariage, qui avait abouti à leur brève, mais interminable, séparation, et à ses mots, durs, qu’elle avait eu pour lui, et une grimace douloureuse tordit son visage rosi par la gêne. Elle abhorrait repenser à cet instant, quoiqu’il ait été un tournant capital de leur histoire ; Il lui avait permis de s’ouvrir à elle, et elle de s’ouvrir à lui, il leur avait permis de regarder au creux la dangereuse boîte de pandore qui couvait sous les fondations de leur relation et d’en libérer tous les maux. Jusqu’à ce que, finalement, ils puissent en sortir grandis et victorieux.

Malgré tout, elle ne pouvait souffrir qu’il lui rappelle ces évènements honnis, ce jour où il lui avait proposé l’éternité, et qu’elle le lui avait refusé. Pas en de telles circonstances, et même si, au fond d’elle, elle savait qu’elle avait eu raison de le faire. Et que si c’était à refaire, elle le referait sans hésiter. Parce qu’ils n’auraient pas pu bâtir la suite de leur histoire sur des non-dits, et leurs fiançailles, ou leur mariage, aurait éclaté au jour où l’histoire serait parue au grand jour. Comme une bombe qui aurait éclaté dans une résidence fraîchement construite au lieu de balayer des friches et des gravats. Et ses mots, quoiqu’énigmatiques, lui étaient limpides au vu de ce simple constat. Son sang de fit qu’un tour à la lumière de ce qu’il disait vouloir lui avouer, comme si le tremolo de sa voix et la culpabilité dans son regard n’était pas une raison suffisante de craindre. Pourtant elle pinça les lèvres et n’en dit rien, le laissant venir vers elle, si tant est qu’il le désire.

Mais les mots ne vinrent jamais, ou jamais vraiment. Il n’ôta jamais réellement le voile devant ses yeux, le poids qui pesait sur sa gorge et l’empêchait de lui avouer, quoiqu’il veuille lui avouer. Elle s’inquiéta de la gravité qu’il semblait y accorder, mais la détresse dans son regard en disait bien plus long que ce qu’il ne pouvait lui confesser. Il n’était pas prêt, et elle le comprenait. Un sourire tendre étira les lèvres d’Andrea qui caressa la courbe du visage troublé de son amour, glissant un doigt du creux de sa mâchoire carrée à ses lèvres secouées d’infimes tremblements. Émue, elle l’apposa sur sa bouche, coupant court à ses palabres hésitantes, et souffla doucement entre ses lippes. « Quand tu te sentiras prêt, murmura-t-elle. Je serai toujours là pour toi, quoiqu’il arrive. » Et de se redresser pour glisser un délicat baiser au creux de sa bouche. Un baiser qu’il lui rendit bien, de cette façon qu’il avait de la faire fondre, folâtrant du bout de son nez contre le sien, mordillant ses lèvres entre chaque baiser, dévorant ses lèvres avec passion pour la faire finalement sienne.

Puis Andrea ouvrit les yeux lentement, langoureusement. Et elle la vit. Elle la vit bien avant que son regard ne se plante dans les iris du Golden Boy. Et son sang se glaça, et son cœur s’affola. Et elle eut chaud. « Tu l’as gardé… Tout ce temps. » Elle avait murmuré, soufflée. Ses doigts se tendirent vers le petit carré de velours, se rétractant aussitôt à la mention de son nom, souriant tandis qu’il lui avouait ne pas vouloir réitérer sa demande passée. Et c’était peut-être mieux ainsi. C’était peut-être plus eux, au final. Sa lèvre se bouda doucement, et une larme roulait sur sa joue tandis qu’il lui glissait vouloir tout lui offrir, tout en sachant, tout du moins l’espérait-elle, qu’elle n’avait besoin de rien sinon de lui à ses côtés. Et la boîte s’ouvrit comme ils s’étaient ouvert l’un à l’autre, dévoilant le mirifique objet, brillant de mille feux, à l’instar de l’avenir qui s’offrait à eux, jusque-là engoncé dans un écrin de secrets. Ils étaient prêts à passer le début du reste de leur vie ensemble. Une nouvelle larme roula, se perdant dans les draps de soie, et elle pinça de nouveau ses lèvres en acquiesçant silencieusement. Et son cœur de battre à l’unisson du sien. « Oui, murmura-t-elle la voix brisée. Oui, mille fois oui. » Et elle se dressa à moitié, plongeant son visage dans le creux de son épaule. Et elle blottit contre corps contre le sien, y étouffant un sanglot comblé et bouleversé. Probablement sans le savoir, il venait de faire d’elle la femme la plus heureuse du monde. Se détachant du creux de son cou, Andrea vint apposer son front à celui d’Adriel, respirant son souffle pour s’en délecter. « Je suis tienne maintenant et à jamais, et je suis prête à le hurler au monde. » Souffla-t-elle. Et elle le hurlerait si loin que sa voix porte…
 
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Message posté : Ven 10 Juil 2015 - 19:14 Message
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En matière de sentiment, le manque de logique

est la meilleure preuve de la sincérité.


Ses mots lui réchauffèrent le cœur et il se sentit plus homme comme plus vivant dans l’expression de son amour lui affirmant qu’elle serait toujours là pour lui... Il l’embrassa avec toute l’affection que pouvait bien porter son cœur, décomposant les moindres de ses attentions pour leur donner des allures d’éternité et les graver dans leur mémoire commune. En effet, il ne semblait bien plus y avoir d’elle comme de lui en l’instant… Mais bien juste eux. Adriel en tira une joie des plus incommensurables.

Passa sa demande qui aboutit sur un silence... Un silence proche de l’éternel aux sens du Golden Boy suspendu aux fines lèvres comme aux attitudes de son aimée. Ses yeux scrutaient ses réactions, son esprit planifiant bien des réponses et des scénarios qui n’apparaissaient que très peu favorable par l’effet pernicieux de la crainte. Une immense crainte enflammée par cette larme qui roula sur le visage de sa belle, une larme qu’il aurait souhaité cueillir du bout de ses doigts pour ne pas la voir accabler les traits de son amour. Mais une crainte qui s’évanouit soudainement à l’écoute d’une simple syllabe, mais une syllabe qui vint bouleverser son être tout entier. Il étira un sourire comblé et ses yeux pétillèrent de la plus sincère des joies. Ses bras se nouèrent autour de la jeune femme blottie toute contre lui et il écouta leurs deux cœurs battre à l’unisson. Ainsi, tous deux acceptaient de doucement lier à jamais leurs vies ! Et la jeune femme de lui exprimer des vœux se faisant l’écho des siens précédents, alors que leurs souffles mêlés n’aspiraient qu’à cesser l’espace d’une parenthèse enchantée. Aussi souriant qu’amoureux, le Golden Boy embrassa celle avec qui il voulait passer le reste de ses jours, nouant ses bras autour de ses reins dans un geste possessif aussi tendre qu’avoué.

" Tout à toi… " Murmura t’il en descellant fébrilement leurs lèvres, le maigre espace naissant ne suffisant guère à l’empècher de cajoler sa lippe des mouvements de la sienne. Ses yeux bleu acier s’ouvrirent pour se perdre dans ses océans de sinople et lui offrir un regard brûlant de passion comme de coupable ravissement. " Maintenant, comme à jamais… " Et ses lèvres de délivrer l’un des fugaces baisers faisant toujours suite à leurs longues embrassades. Une maigre morsure de ses dents sur sa lippe et son nez de tendrement cajoler le sien. Ainsi disparut donc Adriel Morgan Veidt, le Playboy Milliardaire… Ne restait plus que l’homme d’une femme. Une femme forte, merveilleuse autant qu’exceptionnelle. Une femme qu’il comptait combler au quotidien et dont le bonheur devint ainsi son essentiel. Il sourit à son propos, à sa douceur lorsqu’elle lui annonça vouloir hurler la nouvelle à la face du monde. Un sourire tendre et conquis, un sourire qui illumina son étreinte et accompagna son tendre geste : celui de lui passer cette bague d’or blanc et de pierreries au doigt. Et sa voix conquise de lui susurrer au creux de leur étreinte intime : " Que tous le sachent et plus encore… Je n’aurai que faire de leurs réactions… " Il saluerait les témoignages de sympathie comme amicales attentions mais balayerait d’un revers de main les doutes comme les crachats jetés à la face de ses intentions. Et ses mains de doucement encadrer le visage de sa belle, prélude à un nouveau baiser alors que ses mots, doucement, s’égrainaient : " Il n’y a que les tiennes qui aient à mes yeux de l’importance... ! "

Et leurs bouches de s’ouvrir l’unes à l’autres, offertes. Enlacés plus intimement que jamais, leur amour partagé enflammait leurs peaux que cajolaient leurs doigts. Dans un lent mouvement, Adriel bascula et se lova tout contre Andrea. Vraiment… Il n’était plus question de lui et plus question d’elles. Dans leur union, il était désormais question uniquement question d’eux.
 
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