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Qui tient la lyre, la lyre, la lyre ?

 
Message posté : Ven 19 Déc 2014 - 10:13 Message
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Je trouvais l’allusion au réchauffement de son sang amusante et à cet instant, inutile de faire un dessin sur les différentes possibilités qui s’offraient à moi pour le réchauffer. Je souris face aux déviances de mon esprit retord. « Tu aurais été distrait. » soufflai-je dans un sourire. « Est-ce là un reproche ? » demandai-je cependant, toujours aussi amusé. Cela en avait la couleur, à moins que cette teinte ne soit qu’une nuance apparentée au contraire au regret.

Serais-je intervenu si d’aventure il avait effectivement perdu son sang froid ? Tout dépendait de quelle manière. Le sphinx n’aurait pas réagit à un éclat de voix et de toute évidence, il n’en aurait que jubilé d’avantage. En revanche, si Louis avait cédé à la force brutale plutôt qu’à celle de l’esprit, cela aurait été potentiellement différent. Que cachaient ses yeux d’or et sa voix caverneuse ? J’avais une vague idée sur la question, car les signes convergeaient vers cette mise en garde que m’avait faite mon frère. Était-ce seulement possible que Louis recèle d’un pouvoir aussi grand ? Quel était ce mystérieux lien qui liait le magicien au dragon ? Quoi qu’il en soit, si ses pouvoirs étaient aussi puissants que ceux de la créature mystique, toute intervention de ma part aurait été parfaitement superflue.

Pour l’heure, Louis se révélait être un magicien puissant et faisait montre d’une certaine assurance et d’une certaine maîtrise, ce que je lui fis justement remarquer, tout comme la teinte dorée qui illuminait encore son regard à cet instant. A l’image de ceux que j’affichai pour éluder toute question dérangeante, Louis me gratifia d’un sourire pour toute réponse. Il n’était visiblement pas décidé à satisfaire ma curiosité cette fois-ci, préférant garder le mystère sur cette nouvelle bizarrerie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, qu’il me fasse lambiner n’était pas pour me déplaire et je m’en satisfaisais. Pour l’instant. Je savais que je finirais par le découvrir, tôt ou tard, qu’il me l’avoue de lui-même ou non. Je n’insistai pas, imitant son sourire, les yeux brillant d’une lueur d’espièglerie maligne comme s’il venait de me lancer un défi. Puis je reportai mon attention sur la route qui s’ouvrait à nous au fur et à mesure de notre avancée. La végétation s’écartait sur notre passage et reprenait sa place dernière nous. Ces pouvoirs étaient tout bonnement impressionnants pour un humain.

L’odeur pestilentielle qui ne tarda pas à atteindre nos narines nous annonça la proximité d’un marécage que nous découvrîmes bien assez tôt. Aetius s’était arrêté sur la rive boueuse, attendant bien sagement les ordres de son nouveau maître. « Où allons-nous ? » demanda t-il.
Les deux gobelins, quant à eux, proféraient tout un tas d’indignations véhémentes auxquelles Louis coupa rapidement court. J’arquai un sourcil en l’entendant expliquer d’un ton rassurant à Châtaigne qu’il ne craignait rien des reptiles que pouvait contenir pareil marécage. J’avais parfois l’impression de le voir se comporter un peu comme un père avec eux et je supposais que ces apaisantes paroles étaient destinées à les materner dans le but de les faire cesser de geindre. A moins que je ne sois pas encore au bout de mes surprises concernant le magicien qui posait à présent ses prunelles sur moi, comme plongé dans une intense réflexion. Je soutins son regard sans ciller, suspendu à ses lèvres. Ses iris perdaient progressivement leur envoutant éclat d’or et recouvraient peu à peu leur délicieuse couleur émeraude habituelle alors qu’il me fixait avec intensité. Je gardai le silence, me délectant de l’étrange phénomène. Était-ce l’odeur de mes artefacts magiques qui faisaient des interférences et qui le faisait douter, ou chercherait-il tôt ou tard un moyen de m’évincer pour s’approprier la lyre ? Il détourna finalement les yeux sur le marécage.

Louis confirma que la lyre se trouvait bien de l’autre côté. J’avisai la surface de l’eau verdâtre et boueuse où s’accumulaient quelques nénuphars dans un coin proche de la rive. Je parcouru la distance du regard, et effectivement notre poids risquait fort de nous tirer vers le fond, et je n’étais pas persuadé que nous ayons pied dans la partie faiblement éclairée par les rayons du soleil déclinant, si d’aventure nous ne nous étions pas complètement enlisés avant de l’atteindre. Cela ne m’effrayait pas outre mesure. Il me serait effectivement aisé de traverser en marchant simplement à sa surface. Mes bottes hermétiques me permettraient de survoler ce bourbier sans même l’effleurer. En outre, ce ne serait pas le cas de Louis… Les gobelins, eux, pouvaient se téléporter de l’autre côté et Aetius était pourvu d’ailes. La phrase en suspend de Louis me laissait envisager l’aide du sphinx comme point final, afin de nous faire traverser. Après tout, n’avait-il pas juré d’aider Louis à affronter tous les périls ? Mon regard pesait sur le sphinx lorsque Louis m’interpela, rappelant à mon bon souvenir mon impulsion irréfléchie de tout à l’heure, lorsque j’avais littéralement volé à son secours, croyant que ce dernier allait s’écraser sur les récifs lorsque le pont avait cédé.

Aetius nous observait et je perçu dans son regard la subtilité d’un éclat étrange et changeant, qui m’était destiné lorsque Châtaigne cria la vérité à mon sujet. De l’incompréhension sans doute. Mais je ne lui devais rien. Ni à Apollon, encore moins à lui, ni à personne. Je convoitai la lyre car elle était mienne depuis toujours, même si j’en avais fait grâce à mon frère pendant quelques millénaires. J’étais là pour elle, et parce que cette quête m’amusait d’autant plus qu’elle prenait une tournure inattendue et beaucoup plus appréciable de par la présence de Louis. Je détournai les yeux du sphinx puis feignis un sourire gêné. Très brièvement. Je ne lui avais rien laissé entrevoir de tout cela.

J’ébouriffai la touffe de poils blanche au sommet du crâne de Châtaigne. Avant même qu’il n’ait eu le temps de réagir, sous l’œil inquisiteur de Torgnole à qui je m’étais contenté d’une œillade, et probablement celui plus discret d’Aetius que je sentais sonder mon esprit en vain, je saisi Louis fermement par la taille alors que mes pieds ne touchaient déjà plus le sol. « Si je peux… ? » J’avais pris soin de ne point donner d’impulsion trop brutale afin de nous faire décoller, même si je devais avouer qu’un décollage supersonique aurait été nettement plus impressionnant. Plus tard. Peut-être. En quelques secondes, à peine avions nous eu le temps de sentir l'air chatouiller nos visages que nous étions déjà sur l’autre rive, bientôt rejoints par les gobelins, puis Aetius, qui se posa majestueusement à côté de nous. La proximité nouvelle de Louis avait quelque chose de grisant. En d’autres circonstances, j’aurais sans doute cherché à profiter plus longtemps de l’instant. « On dirait, oui. » lui chuchotai-je à l’oreille, puis je relâchai mon étreinte aussitôt que nos pieds eurent foulé le sol.
 
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Message posté : Jeu 8 Jan 2015 - 11:37 Message
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Châtaigne manifesta bien du mécontentement à l’idée d’être décoiffé par la main aventureuse de Raphaël. Mais les quelques mots jaillis hors de sa bouche demeurèrent incompréhensibles à leurs incrédules oreilles, soit qu’ils fussent prononcés dans la vieille langue des gobelins, soit qu’ils se fussent étranglés dans la gorge du petit bonhomme. Mais le scandale capillaire passa bien vite aux oubliettes, quand ils se trouvèrent tous de l’autre côté du marécage, même l’inconstant Aetius qui arriva le dernier et le plus majestueux. Louis n’eut guère le temps d’apprécier la traversée aérienne du marais car le vol de son compagnon fut rapide. Mais quelle importance ? Cette courte étreinte insuffla en lui un regain de vigueur et d’optimisme, ce qui n’était pas pour lui déplaire, car tout écailleux qu’il fût à ses heures perdues, il n’en demeurait pas moins un mamifère habitué des espaces tranquilles, herbeux et secs. Néanmoins le marécage était un modèle du genre, visqueux et puant comme il faut. À la surface flottaient de larges plantes feuillues et sans fleur, de ces grosses verrues comme on n’en voit qu’au visage des satyres. Venaient aussi les joncs, les roseaux et quelques nénuphars dont la couleur, douteuse, n’était pas celle choisie par la nature. Et bien qu’il fût maussade et grincheux, les eaux de ce marécage s’animaient de courants silencieux, seuls témoins de la vie putride et grouillante abritée sous ces ombrages. En dépit de l’étouffante chaleur imposée par la jungle environnante et son cortège de contraintes végétales, on devinait l’eau fraîche, croupie. Nulle part le fond n’était visible, noyé sous la boue, la vase ou les mousses. Louis n’était pas mécontent d’avoir échappé à une traversée plus...terrestre de ce bourbier. Il n’était pas particulièrement coquet mais ne goûtait guère les bains improvisés. Nul doute que Raphaël partagerait son avis s’il daignait le lui demander.

Mais il s’abstint, trop absorbé par ce qu’il voyait de ce côté-là du marais. La jungle reprenait ses droits sur tout le reste, à l’exception d’un grand espace où se tenait les murs blancs d’un... grand temple ? Colonnes doriques, fronton athénien, arches languissantes, perron et balustre de marbre... tout prêtait à croire qu’il s’agissait d’un temple, ou d’une réplique massive de l’Achilléon. Incrustée dans la forêt comme une huître sur son parc, la bâtisse ne donnait pourtant aucun signe d’usure, et ses abords n’avaient rien de ruines antiques à la mode d’Olympie. Une étrange magie était à l’oeuvre, Louis pouvait l’affirmer.《 C’est curieux. Je ne m’attendais pas à trouver un édifice de ce genre ici... un petit temple, oui, mais un tel palais antique ? C’est bizarre, d’autant plus que la lyre se trouve au-delà, si j’en crois mon flair... 》 Il s’approcha des premières marches de l’escalier menant à la grande arche qu’il devina être l’entrée principale. Il nota l’étonnante vigueur de la pierre et du marbre qu’aucune moisissure et qu’aucune mauvaise herbe ne venaient troubler. La bâtisse était saine. Entretenue ? Peut-être. Mais par qui ? Ou quoi ? Cette question s’éveilla en lui comme la clef de compréhension de cette nouvelle épreuve. Car il s’agissait à n’en point douter d’une nouvelle épreuve, d’une ordalie de plus sur le chemin de la lyre. Il demeurait immobile. 《 C’est peut-être une illusion ? 》 lança-t-il pour les autres comme pour lui-même, ses mots traînant en suspens comme des bulles de savon. Il hésitait à s’avancer sur l’escalier et tourna, en vain, son regard vers Aetius. Le sphinx l’ignora superbement. On l’entendait presque ronronner tel un vieux chat au coin du feu. Louis devinait avec dépit que l’animal ne lui dirait rien. Tout au plus, sans doute, s’il l’interrogeait directement, obtiendrait-il un refus poli, ou peut-être une énigme ? Aetius ruminait encore sa piteuse défaite.

《 Allons-y avec prudence. L’édifice paraît neuf, mais dissimule sans doute des pièges vieux de plus de mille ans qui n’attendent qu’une maladresse de notre part... 》 Louis gravit les premières marches de l’escalier et ce premier contact ne laissa planer aucun doute sur la malveillance de l’endroit : une force maléfique rôdait en ces lieux, habitait le palais. Une force qu’il faudrait affronter ou éviter – choix qui emportait l’adhésion tacite de Torgnole et Châtaigne et que Louis aurait à bien y réfléchir approuvé. Parvenu au sommet du perron, sous les colonnes et devant la grande bouche du temple, il tourna cette fois son regard vers Raphaël qu’il attira à lui d’un sourire amusé.《 Qu’endîtes-vous, monsieur le conservateur ? La bâtisse paraît solide...》
 
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Message posté : Ven 9 Jan 2015 - 21:30 Message
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Châtaigne semblait nourrir encore quelque rancœur à mon égard, du fait l’avoir contraint plus tôt de lâcher son maître lorsque je lui étais venu en aide. Il vociféra ce que je présumais être quelques injures en langue gobeline, mais je ne m’en formalisai guère. Cela lui passerait, avec le temps. Ou pas.

En quelques secondes à peine, nous avions atteint l’autre rive. A peine avais-je libéré Louis de mon étreinte que celui-ci s’aventurait déjà dans la forêt qui recelait en son sein un temple érigé en l’honneur de mon frère Apollon. Je jetai un regard en biais à Aetius qui se montrait toujours aussi digne, fier et imperturbable, malgré sa cuisante défaite quelques instants plus tôt. Il me devança pour rejoindre Louis. Sans mot dire, j’en fis de même et je découvris, au même titre que le magicien, l’imposant édifice qui abritait sans doute la divine harpe. Je notais à quel point mon frère avait toujours eu le sens de la mesure.

Mon regard s’attarda sur cette architecture si familière. Le bâtiment, qui devait avoir quelques milliers d’années tout de même, n’avait pas subi les affres du temps. Celui-ci était relativement sobre contrairement aux demeures que l’on pouvait trouver sur l’Olympe. Si les murs étaient immaculés et les colonnes de marbre claires, les couleurs vives des frises doriques constituées de l’alternance de métopes - relatant les épiques parties de chasse d’Artémis et de mon frère - et de triglyphes n’étaient nullement altérées, contrairement aux vestiges qui s’érigeaient encore dans la Grèce contemporaine, qui elles, avaient perdu tous leurs pigments. Le fronton, quant à lui, relatait, par ses diverses sculptures, les prouesses épiques d’Apollon, la plupart raportés par les récits mythologiques connus.

Le nez en l’air, je détaillai l’architecture du bâtiment comme si je la découvrais avec un regard de profane. « Moi non plus… » marmonnais-je dans ma barbe, en réponse à la judicieuse remarque de Louis qui ne s’attendait pas à découvrir pareille bâtisse en ces lieux. C’était à se demander ce que mon frère avait à compenser. Je ne manquerai pas de lui faire part de mes sarcasmes la prochaine fois que je le croiserais. Pour l’heure, même s'ils me brûlaient les lèvres, il valait mieux que je m’abstienne de tout commentaire.
Cependant la perspicacité du flair de Louis me surpris. Il affirmait que la lyre n’était pas à l’intérieur, mais bien au delà du temple. « Tu es sûr de cela ? Pourquoi ériger un tel édifice si ce n’est pour y entreposer un objet divin ? » demandais-je avec fausse pertinence. J’avais toutefois déjà réponse à cette question. Il s’agissait très probablement d’une nouvelle épreuve destinée à celui ou ceux qui auraient triomphé du sphinx et du marécage. L’illusion était une option envisageable.

Louis interrogea Aetius du regard, en vain. Le félin ne lui serait d’aucune utilité ce coup-ci, même s’il savait de quoi il retournait, il ne pouvait trahir le serment prêté aux dieux, quand bien même Louis était devenu son nouveau maître.
Mais ce dernier ne se démonta pas, et déjà il avait entrepris l’ascension du perron alors que j’étais resté bien sagement au pied des marches plongé dans une réflexion pouvant s'apparenter à une admirative contemplation, au côté d’Aetius, de Torgnole et Châtaigne qui ne semblaient pas approuver le goût aventureux de leur maître. Mais ils le suivraient jusqu’au bout, quoi qu’il fasse et quoi qu'il advienne, c’était indéniable. Quant au sphinx, il n'était pas assuré qu'il nous accompagne dans le temple.

Mon sourire fit écho à celui du chef d’orchestre qui me rappela à mon bon souvenir, le rôle que j’avais à jouer dans cette histoire, alors que je foulai à mon tour les premières marches marmoréennes. « C’est tout bonnement impressionnant ! Un édifice de cette facture... intact ! C’est fascinant !... Incroyable !» m’extasiai-je, n’ayant pas peur d’accentuer chaque mot afin de donner plus de crédit à la divine comédie que j’interprétais sans honte. J’avais sous les yeux une pièce d’une infinie richesse susceptible de répondre aux questions que tout archéologue et historien se posaient depuis des siècles. Toutes ces théories établies à base de « si » et de « peut-être », fondées sur des hypothèses tirées des témoignages infimes des vestiges historiques découverts, trouvaient réponse sous nos yeux ébahis et nous offraient impudemment tout les secrets de leur existence. N’importe quel historien en perdrait son latin ou son grec ancien de se retrouver devant un monument aussi bien conservé.
Soucieux d’incarner mon rôle de conservateur à la perfection, je posai ma main à la surface d’une des colonnes vernies, sitôt après avoir rejoint Louis. « Nombre de mes confrères se damneraient pour voir cela ! » dis-je, avisant le chapiteau de la colonne dorique qui soutenait le fronton, bien que cette architecture soit pour moi des plus familière. Puis je reportai mon regard azuré sur le chef d’orchestre « En tout cas, cela m’a l’air réel… » Je tapotai le marbre cannelé du plat de la main : « Et on ne peut plus solide. » dis-je avec le sourire, me rapprochant de Louis, tout en avisant l’entrée du temple dont l’intérieur était baigné d’obscurité.

« Il faut être fou pour s’aventurer là dedans. » Comme il l’avait dit, l’endroit n’attendait qu’une maladresse de notre part pour nous piéger. « Tu as une torche ? » demandais-je, paradoxalement, tâtant machinalement mes poches en réfléchissant à ce que je pouvais avoir en ma possession qui puisse produire une source de lumière. Ma main s’arrêta sur celle contenant mon téléphone portable que j’extirpai de sa cachette. « Ce qu’il y a de bien avec la technologie… » Certes, je n’avais aucun réseau ici bas, mais peu importait. L’application 'lampe torche' n’avait pas besoin de réseau pour fonctionner. Il me suffit d’effleurer la surface de l’écran pour la mettre en route. « Le seul souci, c’est que je n’ai presque plus de batterie. » L’appareil indiquait trente pour cent. Il avait du se décharger à force de chercher en vain un réseau sur lequel se connecter.

« Allons-y ! » dis-je sur un ton enjoué, accompagné d’une œillade destinée au chef d’orchestre. Je franchi le premier, le seuil du temple. Je m’avançai sereinement dans le pronaos, éclairant les colonnes et les murs de la faible lueur de mon téléphone. A ce stade, la clarté de l’extérieur nous permettait encore de discerner des formes et des couleurs dans l’obscurité. Il ne s’agissait de rien de plus qu’un vestibule introduisant le naos dont il était la continuité, mais dont l’obscurité était plus dense encore. Je jetai un œil aux options de la torche de mon téléphone, mais celle-ci éclairait déjà au maximum, et nous n’y voyions pas à plus de cinquante centimètres. « Ça va être pratique pour éviter les pièges… » dis-je avec ironie. Et je ne croyais pas si bien dire. Un bruissement attira mon attention non loin de là. Je pointai mon téléphone dans la direction, mais je ne discernai rien. « Soit prudent, je crois que nous ne sommes pas seuls. » chuchotai-je à Louis.


0 réussite : C'est un serpent adulte, ou plusieurs (taille standard)
1 réussite : C'est un bruit de flèche ou de fléchette
2 réussite : C’est le bruit de quelques chose de plus gros, glissant sur le sol. (une gorgone)
3 réussite : C'est le bruit d’une lame

J’avançai d’un pas et le bruit siffla de nouveau à mon oreille. J’avais senti quelque chose frôler ma joue. La pointe de la flèche n'avait fait que m’effleurer et ne m'avait point blessé.« Louis ! Arrête toi ! » J’éclairai tour à tour Louis, pour m'assurer qu'il allait bien, puis l’obscurité d’où provenait la flèche, puis le sol. Les dalles sous nos pieds comportaient des motifs divers et variés, différant d’un pavé à l’autre.

 
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Message posté : Ven 9 Jan 2015 - 21:30 Message
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Message posté : Sam 10 Jan 2015 - 0:41 Message
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En effet, pourquoi édifier pareil palais sinon pour abriter l'artefact divin ? La propre lyre d'Apollon. L'instrument légendaire dont rêve tout les musiciens. Que n'aurait-il donné pour mettre la main dessus au commencement de sa carrière... sa marche inexorable vers le succès aurait sans doute été facilitée, à en croire les légendes entourant cette lyre... mais ces superstitions dissimulaient peut-être de plus noirs secrets, de plus dangereux mystères encore. La littérature mythologique enseigne sans détour que plus le trésor est grand, plus l'est aussi le coût pour l'obtenir. Et plus le trésor est précieux, plus son gardien est terrible. Jusque là, Louis n'avait, sur le chemin de la lyre, connu que des épreuves légères. Des épreuves d'adresse, de force, d'intellect. Apollon lui avait opposé un environnement hostile, et un adversaire coriace, mais rien qui ne le touchât encore dans sa chair et dans son âme. Rien qui ne le mît lui-même dans la lourde balance d'un choix terrible à faire. Le dieu solaire lui réservait-il pareil traitement pour la suite ? Où, dans sa divine nonchalance, avait-il toujours cru sa lyre à l'abri des voleurs et des aventuriers, pour ne pas avoir prévu de protections plus efficaces que la forêt, ses bêtes, ses écueils et ses dangers ? Son regard se posa à nouveau sur Aetius. L'idée de voir pareil animal dans les jardins du palais Beaudrie refit surface, et il se promit d'explorer les possibilités en la matière. Mais il devait d'abord résoudre l'énigme présentée par ce palais-là, qui n'avait rien de la douce proximité de son domicile. Raphaël laissa éclater alors son admiration pour la bâtisse et Louis s'amusa de son enthousiasme, jugeant toutefois qu'il était outrancier. Il pouvait toutefois comprendre son excitation presque enfantine – l'historien et conservateur de musée qu'il était venait de faire une découverte formidable.

D'après Raphaël, la bâtisse était réelle. Louis avait pu lui-même le constater en gravissant les marches du perron. Ils furent tous deux d'accord : s'aventurer dans l'édifice sans précautions, c'était s'assurer d'ennuis immédiats et terribles. Louis nia de la tête : il n'avait sur lui aucune torche. Il aurait pu produire du feu pour éclairer leur chemin, en prenant sa forme de dragon, mais pareille décision n'était pas à l'ordre du jour. Voir le téléphone portable de son compagnon s'allumer lui arracha un éclat de rire malin.  « Allons, soyons sérieux. Je n'ai pas de torche, moi, mais Torgnole porte avec lui du matériel... Torgnole ? Viens ! » Le gobelin ne se fit pas prier et à la demande de son maître, lui remit la torche qu'il dissimulait jusque là, prête à l'usage. Il s'agissait d'un petit outil d'une simplicité monstrueuse. L’œil s'alluma et Louis projeta les rayons lumineux vers les ténèbres du palais. Raphaël, enjoué, franchit le seuil du temple le premier, non sans grande allure, car cet homme était, contrairement à bien d'autres, habité d'une grâce naturelle qui se révélait au soleil de cette aventure. Louis ne l'oublierait jamais, d'ailleurs, cette aventure ! Il était du reste loin de se douter à quel point elle marquerait sa vie. Raphaël se débattait avec son téléphone et Louis, rieur, décida de le devancer, armé de sa torche cyclopéenne.  « En effet, ton téléphone me fait de la peine, mais ma jolie torche... » La douce allusion n'était pas innocente. Mais Louis l'était-il jamais ? Un homme qui se déguise en bonne sœur et tue les vieilles dames ne peut être tout à fait ingénu. Le bruit qu'entendit Raphaël, Louis le perçut aussi, et il fut aussitôt sur ses gardes. Les deux gobelins avaient suivi, ainsi qu'Aetius qui, bizarrement, respectait toujours son engagement. Sa parole avait donc de la valeur ! Bonne nouvelle. Louis braqua la torche là d'où semblait provenir le bruit et ce qu'il vit lui arracha une vive réaction de sursaut. Il plongea sur Raphaël et l'entraîna avec lui dans sa chute. Ce faisant, ils esquivaient tous deux une volée de fléchettes qui, s'il n'avait été si réactif, aurait sûrement causé bien des tracas à nos deux aventuriers amateurs. Les projectiles allèrent tomber un peu plus loin sur le seuil du palais, glissant sur le perron comme des abeilles brutalement offertes aux désirs de Morphée.

 « C'était moins une. » Louis ne croyait pas si bien dire, une fois de plus ! Et l'on pouvait s'interroger : est-ce d'avoir porté si haut la pratique de la musique qui avait doté Louis d'une telle réactivité ? À n'en point douter Raphaël serait impressionné... mais le musicien cachottier pourrait toujours se cacher derrière la responsabilité ô combien opportune de la chance. Ce serait le plus sage. Louis demeura au sol, plaqué ou presque sur son protégé. Les rôles s'inversaient !  « Reste à découvrir ce qui a déclenché ce piège. » Il se dégagea, cette fois, de Raphaël, et cette séparation fut pour lui comme une petite mort, sans qu'il le devinât encore. Tout en se redressant il poursuivait :  « Une dalle ? J'en doute, nous aurions entendu un mécanisme se déclencher... L'air empeste la magie, je penche donc pour un piège de cette nature. Ce qui veut donc dire qu'Aetius passe devant. » On a tous besoin d'un bouclier de poils et de plumes !
 
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Message posté : Dim 11 Jan 2015 - 16:38 Message
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« Ne te moques pas ! » renchéris-je pour la forme, avec le sourire, alors que Louis éclatait de rire en me voyant batailler avec mon téléphone portable.
Le temps que Torgnole nous rejoigne, j’avais déjà pénétré l’antre de la bâtisse à la faible lueur du faisceau de mon appareil. L’atmosphère était pesante et ne me disait rien qui vaille. Que nous réservait ce temple ? Quel était le gardien que mon frère avait dépêché cette fois-ci pour empêcher l'impétueux aventurier d'atteindre son but ?

Lorsque j’eus franchi le seuil du naos, l’obscurité s’était épaissie, donnant l’occasion à Louis de dénigrer mon éclairage d’appoint et de fanfaronner avec le sien, me dépassant de quelques pas. Même si la portée de sa torche était plus grande que la mienne, l’obscurité était anormalement compacte, et la lumière émise ne suffisait pas à éclairer le fond de la salle. Je ne manquai pas de saisir l’allusion douteuse du chef d’orchestre et gratifiait son dos d’une œillade lubrique. « …ta jolie torche… » répétai-je après lui d’une voix mielleuse, un soupçon moqueuse. Bien que ce ne soit ni l’endroit, ni le moment pour ces choses là, j’avais entrepris de réduire la distance qui nous séparait, lorsque mon oreille fut démangée par un sifflement désagréable. Je m’étais stoppé, net.

Tout en mettant en garde Louis, j’avais levé mon faisceau vers la provenance du bruit. Le chef d’orchestre en avait fait de même et la lumière vive de sa torche m’empêcha de discerner correctement ce qui venait de me tirer dessus. Dans le même temps, j’avisai rapidement le sol, en quête de l’élément déclencheur, pensant que nous avions du marcher sur une dalle piégée, aussi intimais-je à Louis d’arrêter sa progression. Le bruit siffla de nouveau. Je n’eus pas le temps de réagir. Mon téléphone m’échappa des mains alors que je m’écroulai sous le poids de Louis qui venait de se jeter sur moi. Je n’entendis que l’écho du bris de l’appareil et ne prêtai pas vraiment attention aux bruits que produisirent les différents éléments en rebondissant sur le sol, surpris que j’étais, par l’impressionnante réactivité de Louis. Il était plutôt rare que je sois pris de vitesse. Je plongeai mon regard azuréen dans celui du musicien que je dévisageai avec un mélange de surprise et d’espièglerie.
« Quels réflexes ! » Je me redressai en même temps que lui, avec l’intention de lui voler quelque chose s’il m’en offrait l’occasion. Comme si j’avais besoin de sa permission ou d’une quelconque occasion… Mais l’heure n’était pas au badinage galant. « Je dirais… une dalle… » marmonnai-je, débitant le premier truc qui m’était venu à l’esprit sans prendre la peine de réfléchir. Sous l’œil scrutateur et inquisiteur d’Aetius, je ne capturai que le souffle de Louis laissant ce dernier se dérober et se redresser. Je constatai que nous avions reculé jusqu’au seuil du naos.

Je ne pu m’empêcher de retenir un rictus sardonique lorsque j’entendis Louis désigner Aetius pour nous précéder afin de détecter, selon lui, le piège magique. Le sphinx donna soudain l’impression de perdre de sa superbe. Je tâtai le sol à la recherche de ce qu’il restait de mon téléphone. « D’après toi, ce seraient des sortilèges qui ont essayé de nous transpercer ? Par deux fois ? » Au jugé du bruit que j’avais perçu, j’optais plutôt pour des projectiles plus consistants comme… des flèches. D’autant plus que ce bruit m’était familier et qu’il m’avait semblé percevoir un éclat doré lorsque la première avait effleuré mon visage. Les flèches avaient ripé sur le perron, s’il s’agissait des flèches à la pointe dorée forgées par Héphaïstos pour mon frère, je les reconnaitrais du premier coup d’œil.

« Tu pourrais éclairer par là, s’il te plait ? » demandai-je à Louis en désignant du doigt une zone au-delà du naos, appartenant au vestibule que nous avions traversé à l’entrée du temple. Quelque chose m’intriguait. Même si je discernai encore le vestibule au bout duquel se trouvait l’ouverture lumineuse constituant l’entrée, j’avais comme l’étrange impression que celle-ci était hors d’atteinte, comme si cette pièce se trouvait être une projection de ce que je croyais être ladite entrée. J’avais comme le pressentiment qu’elle n’était plus vraiment là. De plus, la lumière projetée par la torche de Louis n’éclairait pas le vestibule, quand bien même il orientait d’avantage les faisceaux dans cette direction. Cela confirmait mes doutes à ce propos. La magie était belle et bien à l’œuvre, comme il me l'avait si judicieusement remarquer, et j’avais de bonnes raisons de soupçonner que nous nous trouvions encore dans un espace clos. « Regarde ! » montrais-je alors à Louis. L’éclairage était sans effet dans le vestibule. Il y avait de grandes chances pour que quiconque tente de sortir de cette pièce revienne directement à son point de départ, à savoir, où nous nous trouvions actuellement.

Qui tient la lyre, la lyre, la lyre ? - Page 3 796094plandutempledapollonv1
Lien vers l'image en plus grand ici:
 

« Je crois que nous somme faits. » dis-je d’une voix parfaitement calme, colorée d’une subtile touche d’amusement, posant avec nonchalance mes avant bras sur mes genoux. Oui, car la situation m’amusait. « Attends une minute. Je vais aller voir. » Je me redressai quand la voix placide d’Aetius retentit derrière nous. « Inutile ! » Je jetai un coup d’œil en arrière.
« Votre inestimable clairvoyance est à la hauteur de celle du concepteur divin de ces lieux. »
« Que de flatteries ! » dis-je, me retournant vers Aetius. Mais connaissant l’emplumé, je savais qu’il n’en était rien. Ses paroles devaient avoir un double sens.
« L’issue s’ouvrira à vous lorsque vous aurez surmonté l’épreuve de ces lieux. »
« Quel est-elle ? »
« Je l’ignore. »

Sur ces mots, Aetius fit un pas dans le couloir sombre du naos. J’aperçu un scintillement doré jaillir de l’obscurité cette fois-ci, en même temps que le bruit du sifflement. « Couchez-vous ! » J’attrapai Louis par le bras et l’entrainait au sol avec moi. Décidément ! Aetius esquiva le premier jet de flèches d’un bond et continua d’avancer. Sous ses pattes, des glyphes apparaissaient à mesure de sa progression.



Réussite : La démarche féline d’Aetius lui permis d’esquiver un nouveau jet de flèches avec une agilité déconcertante.
Echec : Aetius eut moins de chances cette fois-ci. Il se fit toucher par une des flèches à la pointe dorée qui se logea dans son épaule, lui tirant un grognement sourd.

Il déploya ensuite ses ailes pour se protéger de la nouvelle salve de flèches.
 
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Message posté : Dim 11 Jan 2015 - 16:38 Message
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Message posté : Lun 12 Jan 2015 - 23:03 Message
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《 Non, je pense que de sont des projectiles bien réels, des flèches, mais j’affirme qu’une magie est à l’ouvrage ici, liée ou non à ces pièges. Ou je ne suis pas digne d’être appelé magicien. 》 Foi de Louis ! Il y aurait mis sa main au feu. Cette bâtisse abritait une force magique puissante, dont les moindres inflexions lui remuaient l’estomac. Il se sentait comme un poisson nageant dans des eaux devenues subitement plus denses, plus noires, plus épaisses. Comme s’il avait quitté l’étendue claire d’un océan pour sombrer dans les molles profondeurs d’un marécage. Ce changement lui déplaisait. Il n’était pas étranger aux influences de la magie sur l’environnement proche et lointain, mais n’appréciait jamais de devoir les subir contre son gré, surtout quand elles se faisaient si... présentes. C’était comme si d’invisibles mains les palpaient tour à tour, indécentes et mesquines, s’insinuant dans les moindres interstices. Raphaël, qui n’était ni magicien ni même une créature magique, pouvait-il les sentir ? Les percevoir comme Louis ? Ce dernier aurait mille fois préféré que ce fût les mains de son compagnon qui le touchassent de la sorte... mais il se réservait ce traitement pour la suite.

Louis éclaira du côté désigné par Raphaël. La salle baignait dans l’obscurité et la malheureuse torche de Louis ne pouvait qu’offrir une maigre consolation à leur indigence lumineuse. Elle n’éclairait qu’à la mesure de ses pauvres moyens. Que n’avait-il avec lui sa bougie magique, qui aurait certainement été plus utile que cet outil technologique de médiocre qualité ! S’il avait été plus prévoyant, il aurait certainement pu triompher de l’épreuve du temple avec plus de facilité. Il ne pouvait toutefois se satisfaire de ces suppositions erratiques. Il lui fallait des éléments concrets sur lesquels appuyer sa progression et ceux-ci ne viendraient point d’Aetius comme il fallait s’y attendre. Ce dernier, après un bref échange avec Raphaël, confia ignorer l’épreuve de ces lieux. Était-ce bien la vérité ? Mentait-il ? Nulle réponse à ces questions sur le visage félin d’Aetius, qui demeurait impassible, comme taillé dans le propre marbre de ce temple. Il y avait fort à parier qu’il dissimulait la vérité et pourtant, le sourire de Louis s’élargissait. Le maître n’avait peut-être point partagé tous ses secrets avec son serviteur, si bien que l’ignorance d’Aetius n’était peut-être pas feinte. Le rusé sphinx était peut-être ignare des meilleurs stratagème d’Apollon pour protéger sa précieuse lyre.

《 Qu’importe l’épreuve, nous la passerons. 》 La détermination de Louis n’allait pas fléchir maintenant. Elle ne plierait pas dans cet édifice, pas plus qu’elle n’avait plié dans la prison du sphinx dont il avait triomphé plus tôt. Aetius fit un pas dans le naos et dans la seconde, Raphaël l’entraînait au sol avec lui pour esquiver une nouvelle volée de flèches. Il y avait donc des pièges partout ! Louis entendit, les projectiles fusant au-dessus d’eux et le grognement plaintif du Sphinx. Était-il blessé ? Était-ce grave ? Par ailleurs il avait senti, lors du déclenchement du piège, une sensation brutale, qu’il avait à peine discernée lors du premier faux pas dans le temple. Comme s’il venait d’assister à la brutale éruption d’un volcan enfoui mais toujours en activité. Le calme revint. Ils se relevèrent. Louis constata la blessure d’Aetius et se rapprocha de lui. Il avait noté les glyphes au sol, qui luisirent à son passage pour revenir à leur sommeil de pierre. Il s’y intéresserait plus tard. Il avait déjà une idée derrière la tête. Mais il s’intéressa d’abord au sphinx et à son flanc qui saignait. 《 Tu es blessé. 》 Ce n’était pas une question, Aetius n’y répondit guère. Il toisait Louis d’un œil suspicieux.《 Tiens, j’ai quelque chose pour ça. 》 Louis ne chercha pas ni n’attendit l’approbation de la bête. Il tira d’une poche une petite fiole dont il ôta le capuchon pour verser quelques gouttes de son contenu sur la blessure du sphinx. Celui-ci recula vivement mais avant d’avoir pu manifester quelconque émotion, il put remarquer que sa plaie cicatrisait... en toute hâte. Sa face léonine affichait la plus complète des surprises. Louis quant à lui se détourna, avec un dernier regard qui disait : 《 mais de rien, camarade ! 》

Il ne reprit la parole qu’à l’attention de Raphaël. Les gobelins se tenaient aux pieds de leur maître, silencieux mais inquiet. 《 Je crois avoir deviné l’épreuve du jour. Si je ne m’abuse, ces temples ont un mur du fond, non ? 》 C’était une vraie question : il n’était pas expert ès architectures classiques. 《 Et connais-tu le mythe d’Apollon et du concours musical ? Comment s’appelle le flûtiste qui a eu le malheur de le défier ? Je ne m’en souviens plus... 》 La mémoire de Louis ne lui faisait que peu défaut, car le souvenir de cette aventure lui donnait peut-être la clef de compréhension de l’énigme des glyphes qui au sol, livreraient bientôt leur secret. Mais avant d’exposer son plan à Raphaël, il voulait être bien sûr de ce qu’il savait de ce mythe étonnamment d’actualité.
 
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Message posté : Mer 14 Jan 2015 - 19:25 Message
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« Élémentaire mon cher Louis ! » répliquais-je sur un ton léger, comme à mon habitude.
Même si je n’en donnais pas l’air, je n’appréciais pas l’ambiance qui régnait ici bas. Je sentais effectivement la magie à l’œuvre, mais n’aurais su en déterminer précisément la nature. Était-elle issue de la main même de mon frère ? Ou bien d’un autre de ses sujets ? Peu m’importait en vérité. Contrairement à Louis, elle ne m’était pas complètement hostile, même si l’atmosphère était pesante, c’était indéniable.

Je n’avais probablement pas le même ressenti que le magicien, du fait de ma nature divine et, compte tenu de la teneur des propos de la volaille poilue, il y avait fort à parier que je puisse sortir de cette maudite pièce par la porte d’entrée si l’envie m’en prenait. Après tout, Apollon ne m’avait-il pas envoyé comme énième gardien pour stopper l’impudent magicien ?
Louis ne manquait pas de courage, ni d’audace, c’était le moins que l’on puisse dire. C’était d’ailleurs l’un des traits de caractère qui me plaisait le plus chez lui. Cette pensée me fit sourire. Je n’étais pas certain que mon frère voit cela du même œil bienveillant que moi. Il avait une sainte horreur d’être défié, qui plus est par un mortel, pour qui il n’avait que peu de considération, et il était bien plus mauvais perdant que moi. Ce n’était pas rien de le dire ! Mais qu’importait. Louis était déterminé à passer l’épreuve et je ne comptais pas l’ébranler pour l’instant, même après la nouvelle salve de flèches qui venait de nous parvenir.

Le gémissement d’Aetius nous indiqua qu’il était touché, blessé sans doute. Louis se précipita aussitôt sur lui afin d’examiner sa blessure, avec imprudence. Le grondement sourd se fit de nouveau ressentir lorsqu’il foula le sol du naos pour venir en aide au sphinx. Des glyphes lumineux apparurent sous ses pieds et une nouvelle salve de flèches fut décochée, mais aucune ne les atteignit. En revanche, un léger courant d’air s’était fait ressentir lorsque je m’étais rapidement interposé à moins d’un mètre devant lui, les gobelins, et le sphinx, avec une agilité surnaturelle et déconcertante. Personne ne semblait avoir vu la manœuvre, hormis peut être les gobelins, mais à quatre cent kilomètres à l’heure, il leur avait été impossible de percevoir mes mouvements. Quant à Louis, il avait été trop occupé à ses soins pour avoir vu ce subtil tour de passe-passe. Mais je ne doutais pas qu’il ait ressenti le déplacement d’air. Il était plutôt perspicace comme garçon.

Des flèches étaient tombées à mes pieds. J’entendis la question de Louis s’élever dans mon dos. « Ah oui ? J’admire ta témérité ainsi que ta bienveillance monsieur le chef d’orchestre, mais j’espère que tu as de nombreuses autres fioles en stock si tu ne te montres pas plus vigilant. » renchéris-je d'un ton légèrement sarcastique, sans me retourner. « Oui, effectivement. Il est sensé y avoir un mur au fond. Soit c’est de là que sont tirée les flèches soit… » Je portai la main à mon thorax et poursuivis avec nonchalance :« … l’archer s’amuse à nous tirer dessus lorsque nous foulons les glyphes au sol. » A l’insu de tous, je retirai la flèche dorée qui m’avait atteint. Comme je le présumais, ces flèches étaient belles et bien forgées par Héphaïstos. Je repris ensuite sur un ton que Louis me connaissait bien, celui que je réservais à mes auditeurs lors de mes conférences : « Si ce temple est de configuration classique, une colonne dorique devrait se dresser devant nous au-delà de laquelle s’étendrait ce que l’on appelle communément l’Adyton, qui est un espace réservé au culte. Dans le temple d’Apollon de Delphes, c’est là que se retirait l’oracle que le peuple venait consulter pour ses prédictions. On entre généralement par le pronaos, puis l’on traverse le naos pour ressortir du côté de l’Adyton. Il devrait donc également y avoir une issue sur la droite ou la gauche de l’Adyton, au fond du temple. Cependant, avec cette obscurité peu… naturelle, dirons nous, je ne vois aucune issue d’ici. » Je laissai retomber la dernière flèche à mes pieds avant de me retourner, un léger sourire aux lèvres. Elle avait traversé ma chemise et avait laissé une entaille nette dans le tissus, en guise de souvenir, mais aucune trace de sang n’était venue entacher les fibres immaculées. C’était une chance que ma combinaison hermétique, portée en dessous, eut arrêté ce projectile divin, car je n’étais pas vraiment invulnérable aux flèches de mon frère.

« Plusieurs flutistes ont défié Apollon. Mais celui qui a eu le malheur de se voir écorché vif fut Marsyas. » Pan s’y était amusé également, mais il n’avait point subi le courroux de mon frère grâce à mon intervention. Le dieu solaire avait donc passé ses nerfs sur le juge Midas, en l’affublant d’oreilles d’âne. « Il semblerait, selon la légende, que Marsyas soit aussi bon flûtiste que le dieu était doué à la lyre. Et ce dernier, voulant les départager, l’aurait défié de jouer de la flûte à l’envers, ce qu’il ne parvint pas à faire… Apollon n’est pas un dieu très clément. » avouai-je. Et cela n’avait pas vraiment changé. Aetius resta de marbre durant toute mon explication, mais il savait pertinemment de quoi je parlais. S’il avait accepté de servir Louis, c’était qu’il doutait probablement de son espérance de vie. D’ailleurs, les marques d’attention du musicien avaient très certainement du le surprendre.
 
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Message posté : Jeu 15 Jan 2015 - 21:35 Message
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Un vain sarcasme s'éleva vers lui. Il feignit l'intérêt d'un sourire muet. Qu'allait-il répondre ? Son geste pour Aetius était spontané. Il n'avait pas vraiment réfléchi. S'il avait ainsi pris un risque, il l'assumait. De plus, il désirait connaître un peu mieux les glyphes qui ornaient et piégeaient le sol. C'était une façon comme une autre d'en apprendre davantage sur elles ! Il saurait se montrer vigilant. Il n'était pas téméraire, d'ailleurs. Hardi, peut-être ! Il n'était pas un fier cadet de Gascogne pour rien, après tout ! Au cœur, le panache, et dans les mains, le courage ! Louis se souciait moins de Raphaël que d'Aetius, présentement, et la réaction du sphinx fut silencieuse, mais notable, puisque le magicien perçut la reconnaissance étonnée de l'animal, qui le couvait d'un regard empreint d'une surprise ineffable. Louis savait qu'il venait de frapper un grand coup pour marquer l'esprit de l'animal – qui était impressionné, véritablement. Peut-être même se l'avouait-il tout juste, mais Louis était le premier mortel à réussir un tel exploit. Il garderait pour toujours en mémoire le souvenir de ce magicien aux yeux d'or et à la voix de cathédrale. Il y serait contraint par la force des choses, mais l'ignorait encore. Tous trois d'ailleurs ignoraient beaucoup de ce qui allait suivre et qui, pourtant, serait déterminant pour eux.

Raphaël parla du mur du fond et d'un archer. Louis haussa les sourcils. Il négligeait cette piste. Les flèches volaient nombreuses et vives : il y avait là de la magie plutôt que de l'adresse ! Les glyphes déterminaient un chemin dans ce temple, et quiconque ne le suivait pas scrupuleusement se voyait puni par les traîtresses flèches d'or. Nul besoin de l'intervention d'un Robin des Bois ou d'un Guillaume Tell, ou de tout autre archer au service d'Apollon... Louis écouta patiemment la docte présentation du conservateur du musée historique de Star City qui, de sa plus belle voix de conférencier, donna moult détails. Ce fut pour Louis l'occasion de constater encore une fois que les yeux de Raphaël s'ornaient des sourcils les plus érotiques de toute la Création. Les informations, précieuses, que Louis percevait en dépit du souci de ses oreilles à imposer leur priorité – trop féroce était l'appétit visuel du magicien ! Confirmèrent ce qu'il avait cru jusque là n'être qu'une théorie folle. Folle théorie, oui, qui se révélait désormais haute probabilité ! Content de lui, il se félicita d'un revers de la main sur sa bouche, étonnamment sèche, pour finalement l'entrouvrir sur un soupir satisfait. Qu'Apollon se tienne tranquille, Louis n'est pas loin de mettre la main sur la lyre ! Mais la charrue ne vient qu'après les bœufs, et la musique ne vient qu'après l'acquisition de l'instrument. Ils danseraient tous deux sur les champs de la victoire quand ils auraient dérobé le trésor et quitté l'île – question que Louis se posait à présent qu'il se sentait tout prêt d'atteindre sa destination. Mais le dieu gémellaire avait sans doute plus d'un tour dans son sac, et lui réservait peut-être des surprises de taille ! Sans céder à la tentation d'une fanfaronnade, Louis se contenta d'un hochement de tête pour mieux suivre le récit du mythe de Marsyas. Écorché vif. Charmant. Il remercia Raphaël d'un signe de tête et ordonna aux deux gobelins de ne pas le quitter d'un pouce.

 « Je sais ce qu'il faut faire. Ces glyphes tracent un chemin au sol. Il faut le suivre très précisément, le moindre écart peut être fatal. Les flèches ne sont pas d'ailleurs ce qu'il y a de pire à craindre. Je crois qu'à suivre ainsi les bonnes glyphes, nous pourrons trouver la sortie du temple... » En cheminant à l'endroit d'abord, puis à l'envers. Comment expliquer cela à ses petits camarades de jeu sans avoir l'air parfaitement idiot... ? Louis les regarda tout à tour puis se résigna à donner, à son tour, une docte justification à son raisonnement.  « Les glyphes présentent des ressemblances avec certains symboles qui ne me rajeunissent pas puisqu'ils me rappellent à mes premières années d'étude à la Sorbonne... quand je découvrais les joies de la musique pythagoricienne... Je vous la fais courte. Mais je crois connaître le code de ces glyphes... »

Il jubilait. Il aurait pu éclater de rire. Plus jamais personne ne lui dirait que l'étude épistémologique du solfège était inutile !

    Jet de dé :
    Deux réussites : Le groupe est dispersé.
    Deux échecs : Louis triomphe du temple.
    Une réussite : Louis parvient à mi-chemin.


Et il s'élança donc en braquant sa torche sur le sol afin de trouver les dalles où il savait pouvoir marcher sans risque. À dire vrai il ne savait rien. Ce n'était qu'un pari. Un saut dans l'inconnu, en quelque sorte, mais la chance sourit à l'audacieux puisqu'il put déambuler sur une série de glyphes sans déclencher aucun piège. Aucune volée de flèches ! Aucune trappe secrète ! Rien, rien, rien ! Louis n'en crut pas ses esgourdes ni ses globes oculaires. Sous ses pas des notes de musique, jaillies d'un autre âge, s'élevaient pour marquer la cadence de sa marche. Ils avancèrent... et reculèrent. Et quelques minutes plus tard, ils étaient sur le perron, à l'entrée du temple. Mais ce n'était pas un marécage qu'ils trouvèrent au pied de l'escalier, mais un vaste bassin d'eau claire - véritable invitation à la baignade pour les nymphes.

Raphaël avait peut-être des questions, mais c'est le Sphinx qui, le premier, en posa. Il voulait savoir comment Louis avait fait pour trouver si vite. Pour résoudre l'énigme si brillamment encore une fois ! Le magicien n'y alla pas par quatre chemins. Il était bien trop fier de lui.  « Je me suis souvenu de l'inscription la plus connue de l'oracle de Delphes. Gnothi seauton. Et comme la musique était considéré par les anciens grecs comme un langage de nature divine... il m'a suffi d'inscrire au sol ces deux mots, d'abord à l'endroit, puis à l'envers, et voilà... c'était un coup à jouer ! »
 
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Message posté : Jeu 15 Jan 2015 - 21:35 Message
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Message posté : Ven 16 Jan 2015 - 11:47 Message
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Ce récit antique de cet épisode de la vie de mon frère m’avait été conté, puisque je n’y avais point assisté. C’était lui-même qui s’était vanté du sort qu’il avait réservé à ce trublion de Marsyas, si ma mémoire ne me faisait défaut. C’était entre autre, suite à cet incident que j’avais préféré garder un œil sur Pan car je savais pertinemment que tôt ou tard, celui-ci serait tenté défier son oncle, le dieu solaire.
J’avais lu depuis, les textes qui relataient ces évènements et j’essayais, autant que faire se pouvait, de me contenter de narrer ce qui était parvenu jusqu’aux mortels, prenant soin de ne point rajouter trop de détails laissant supposer que j’en savais plus que ce qu’avait rapporté Hérodote. Encore que je ne redoutais pas vraiment que Louis vienne me chercher débat, texte à l’appui, comme l’auraient faits certains de mes collègues historiens, spécialistes de la Grèce Antique. De toutes façons, ces gens là ne croyaient que ce qu'ils voyaient et remettrait systématiquement ma parole en question, faute de preuve. Je n'étais qu'un jeune premier, novice dans la profession qui plus est.

Bien que je l’eusse remarqué, je ne m’étais nullement laissé déconcentrer par le regard insatiable du magicien durant mon exposé, dont la bouche s’était entrouverte comme s’il s’apprêtait à boire chacune de mes divines paroles. Je ponctuai mon discours d’un sourire charmeur qui trouvait écho dans la satisfaction qu’en retira Louis. Décelant de nouveau cette lueur éclatante et triomphante dans le regard du magicien – celle-là même qu’il avait eue en défiant Aetius quelques heures plus tôt, celle-là même qui m’avait ravi lorsqu’il m’avait défié, ce soir là, dans le couloir du musée – je savais qu’il avait une idée en tête.

« Quel rapport avec… » commençais-je, mais ce n’était pas les paroles de Louis qui m'avaient interrompu. En proie à la réflexion, je l’observais faire son petit manège du coin de l’œil, tandis qu’il exposait son plan d’action. « …les glyphes sont… » réfléchissais-je à haute voix tandis que Louis continuait de parler. D’ailleurs, il semblait mettre en mots certaines des pensées qui m’échappaient. Amusé, je me laissais gagner par son entrain communicatif et me laissai facilement déconcentrer par son regard émeraude flamboyant et son sourire rayonnant. Tout en l’écoutant d’une oreille, je me remémorai les derniers glyphes que j’avais vu apparaître sous ses pieds, mais déjà, il poursuivait dans un raisonnement musical. « C’est ça ! » chuchotai-je presque, agréablement surpris, mon sourire s’étirant jusqu’aux oreilles, alors que Louis s’élançait déjà sur les dalles en courant, sans déclencher le moindre piège. Comment avait-il fait le lien ?

Je décidai de sortir du plateau de jeu, par la voie des airs, afin de ne pas interférer dans son tour d’action, hormis si d’aventure il nous jouait une fausse note, mais je n’y croyais pas vraiment. Louis était un musicien brillant, surprenant, et qui plus est, doté d’une grande perspicacité. Aetius me rejoignit et nous observâmes les déplacements du chef d’orchestre, en silence. Même s’il n’en montrait rien, je savais le sphinx troublé. Quant à moi, un sourire admiratif était figé sur mes lèvres. Seul le son des antiques notes de musique résonnait à présent dans le naos, sous les pas du chef d’orchestre, qui illuminaient chaque dalle d’une couleur différente. Ce dernier ne tarda pas à nous rejoindre aussitôt la dernière dalle foulée. Je sentis alors se dissiper l’épaisse obscurité qui nous entourait, nous oppressait, comme si le sortilège venait de se rompre.

« Après toi… » Je préférai le laisser passer devant pour finalement lui emboîter le pas. Nous nous retrouvâmes tous sur le perron. Contre toute attente, Aetius, incrédule, questionna Louis au sujet de sa dernière prouesse. Je ne pouvais croire que le grand maître des énigmes ne l’ai pas lui-même résolue, à moins qu’il ne croyait pas Louis capable d’un tel prodige. Il fallait reconnaître que la facilité avec laquelle ce petit génie en était venu à bout pouvait paraitre déconcertante. J’en étais moi-même bluffé.
Aetius resta interdit devant les explications du chef d’orchestre, tandis que je reprenais en sourdine « Gnothi seauton... » redonnant vie à cette langue antique, la langue des dieux, que le commun des mortels considérait comme morte, puis en français – il m’était devenu naturel de converser dans la langue de Molière avec le chef d’orchestre - « …l’un des plus anciens préceptes gravé à l’entrée du temple de Delphes. Oui ! » Cela avait du sens et Louis avait de la suite dans les idées. J’ignorais, jusqu’à aujourd’hui, qu’un humain eusse été capable de déchiffrer cet alphabet musical antique et parvienne encore à l’appliquer.

Discrètement, je posais une main dans son dos puis lui susurrait à l’oreille : « Félicitation monsieur le chef d’orchestre de génie ! Brillante démonstration ! Il faudra que tu m’expliques, à l’occasion, cette musique pythagoricienne. » Il n’avait pas fini de me surprendre, moi qui craignait qu’il m’ait déjà tout dit en se dévoilant l’autre soir... ce qui n’était pas pour me déplaire.
Je laissai ma main glisser dans son dos, puis descendis les marches du perron. Le crépuscule tombait sur une vaste étendue d’eau claire : un bassin comme on en trouvait encore sur l’Olympe, où nous autres dieux, aimions nous prélasser, entouré par des arbres semblables à ceux que l’on trouvait dans le jardin des Hespérides. Les lumières du soleil couchant donnaient un aspect coloré et féérique au paysage, de quoi ravir les pupilles profanes. Lorsque mon pied atteignit la dernière marche du perron, l’étendue d’eau se mit à scintiller, et ce fut comme si un millier d’étoiles venait de s’envoler de la surface lisse du bassin pour s’élever vers le ciel. Une douce mélodie flottait dans l’air, timidement, au loin, ou plutôt devait-il s’agir d’un écho. Elle était à peine audible, mais pour peu que l’on tende l’oreille... Elle m’avait immédiatement saisi du fait que l’enchaînement de ces notes antiques, je le connaissais par cœur. Elles étaient bien entendu jouées sur des accords que Louis qualifiait de pythagoriciens. Il y avait bien longtemps que je n’avais entendu résonner cet air divin sur les cordes d’un instrument digne de ce nom.

Le son de la lyre était merveilleux et hypnotique. C’était ce qui faisait son pouvoir. Elle permettait à Apollon d’envouter son auditoire. Quiconque l’entendait était immédiatement subjugué, apaisé, enivré par sa mélodie, il perdait alors toute conscience de ce qui l’entourait et devenait obsédé par elle comme si ce son n’était plus que l’unique chose qui importait à ses yeux. Cet auditeur obéissait alors à toutes les volontés du musicien, tant que le son divin de l’instrument perdurait, et même quelques instant après. Car cette mélodie divine avait la particularité de s’insinuer dans l’esprit et d’y perdurer tant que l’auditeur n’était pas contraint de revenir brusquement à la réalité. La lyre avait rendu fous certains humains à l’esprit faible, ou encore, trop réceptifs à la divine beauté de ces notes langoureuses. Subjugués par sa musique, il n’avaient su ou voulu s’en défaire, préférant à la réalité, la douce quiétude provoquée par cette musique.
Entre les mains de son concepteur, la lyre avait également le pouvoir d’envouter les dieux. C’était d’ailleurs grâce à elle que j’avais subjugué mon père à ma naissance, ainsi que mon frère, afin de leur faire oublier à tous deux, le larcin que je venais de commettre.

Je reconnaissais la façon de jouer de mon frère, mais à la vibration des cordes, je savais qu’aucune main n’était réellement en train de les caresser ni de les pincer. Qui tenait alors, la lyre d’Apollon ? Ce n'était pas la folie, non. Il s’agissait d’un enchantement.

La petite troupe me rejoignit, m’extirpant d’avantage de ma contemplation auditive que visuelle, même s’il était indéniable que le décor fusse magnifique. Pour moi, il était d’une banalité sans précédent, tout comme le temple que nous venions de quitter d’ailleurs. Inutile de resservir le jeu de l’extase, le silence fonctionnait également pour exprimer l'émerveillement face à ce genre de choses.

Il y avait bien plus important pour l’heure. Je connaissais les effets de la lyre, qui n’avait aucune emprise sur son créateur, du reste, mais je savais que tôt ou tard, elle hypnotiserait mes compagnons. Comment dire à Louis de ne pas écouter la divine mélodie, sans me trahir ? Devais-je seulement le lui dire ? A la base, j’avais été envoyé pour le stopper dans sa quête et non pour l’aider à atteindre son but. Néanmoins, il avait surmonté avec brio toutes les épreuves que lui avait dressées mon frère. Même lui, le grand Apollon, serait contraint de le reconnaître ! Peut être était-ce pour cette raison qu’il m’avait fait mander. Prends-garde au dragon. m’avait-il dit. L’image des prunelles dorée de Louis me revint en mémoire. Je laissais échapper un petit rictus d’auto-dérision. Se pouvait-il que le musicien eusse le don d'altérer mon jugement ?

Dé :
Trois Réussites : Quelle douce mélodie ! Si belle, si apaisante… tout le monde est envouté et n’entend plus qu’elle.
Deux réussites : Aetius ayant une ouïe plus développée que le reste de la troupe, perçu tout de suite la mélodie. Il ferma les yeux, et se laissa aller à un soupir d’aise avant de se coucher aux abords du bassin, s’endormant paisiblement.
Une réussite : Les deux gobelins entendirent la mélodie et se sentirent soudain plus serein, plus calmes. Hypnotisés par la mélodie, ils n’écoutèrent plus la parole de leur maître et s’avancèrent vers le bassin et... Plouf !

Trois échecs : Louis était un musicien brillant à l’oreille fine et entraînée, il fut le premier à entendre le son de la lyre après m’avoir rejoint sur la dernière marche du perron. Celle-ci avait malheureusement déjà fait son œuvre sur lui.

« Je pense que cette épreuve-ci, est pour moi. » lâchai-je finalement, jetant un rapide regard en coin à Louis, dont l’expression trahissait encore sa béante satisfaction. « Louis ? » Ses pupilles s’étaient dilatées. Mon éternel sourire s’évanouit. Il était déjà trop tard. Qui était capable de dire ce que l’appel de la lyre allait le pousser à faire ?
 
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Message posté : Ven 16 Jan 2015 - 11:47 Message
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Message posté : Ven 16 Jan 2015 - 23:34 Message
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Comme Louis s'y attendait, la lyre se trouvait là. Si proche ! Il était prêt du but. Ce bassin était l'écrin abritant le bijou qu'il convoitait. Il en avait la certitude absolue. Mais où était-elle précisément ? Devrait-il creuser jusqu'au fond de l'eau ? Affronter une nouvelle épreuve ? Sans doute. Apollon ne livrerait pas son trésor sans avoir opposé aux aventuriers ses ultimes atouts. Et comme au Tarot l'excellent joueur garde le Petit jusqu'au Bout... le dieu solaire avait gardé le meilleur pour la fin ! Fort bien ! La lyre apparut devant eux. Elle scintillait. Une étoile n'aurait pas brillé davantage. Le regard d'une Gorgone n'aurait pas été plus dangereux. Les cordes de la lyre vibraient, glissant jusqu'aux oreilles du magicien une mélopée charmante... au sens littéral du terme. Un charme puissant s'attachait à ces notes, à ces rythmes, à ces phrases musicales, Louis l'avait perçu immédiatement. Il y avait là le puissant enchantement d'un dieu soucieux de protéger ses possessions et ses affaires. Que n'avait-il emporté avec lui son cache-oreilles ! Voilà qui le mettait dans l'embarras. De toute évidence, s'il avait encore eu la faculté d'exprimer son opinion, il aurait manifesté le plus féroce mécontentement. Mais le triste hasard lui imposait une perte de contrôle fâcheuse. Sous le charme de la lyre, que pouvait-il faire ? Rien. Alors il ne fit rien qu'écouter. Son esprit ne lui appartenant plus, il ne put rien penser, ni rien dire, ni agir d'aucune façon. Figé sur place, il contemplait la lyre avec le regard vide et la bouche élargie d'un sourire d'admiration béate et stupide. On aurait pu croire qu'un magicien de la trempe de Louis, digne héritier de la puissante Armide, pût se prémunir d'un pareil maléfice, ou n'en subir que les effets atténués, mais de toute évidence la puissance des dieux de l'Olympe réservait bien des surprises à quiconque entend la défier. Louis aurait éprouvé bien de la déception s'il avait été encore libre d'éprouver quoi que ce fût. Mais c'était bien là une chose tragique : rien ne perçait la coquille d'inertie et d'insensibilité qui le couvrait d'une écaille impénétrable. Les réponses de Raphaël demeurèrent sans réponse. Ce fut Châtaigne qui réagit :  « Il est sous le charme ! Il faut faire quelque chose ! » Mais que faire ? La question se posait dans l'immédiat, et ne souffrait aucun délai. C'est pourquoi il dit tout de suite :  « Vite, il faut couper la musique ! Torgnole, avec moi ! »

Car la divine lyre venait d'apparaître au loin sur le bassin, d'eau ruisselante et majestueuse sur son piédestal de marbre. Elle s'y trouvait enchâssée sur un socle d'or. Ses cordes vibraient comme pincées par des doigts invisibles. Les deux gobelins disparurent aussitôt, pour reparaître de chaque côté de l'instrument, accrochés comme ils pouvaient, pressé de voir si la brillante idée qu'ils venaient d'avoir communément serait fructueuse et efficace...

    Jet de dé n°1 :
    Réussite : Toucher la lyre ne déclenche aucun piège.
    Échec : Toucher la lyre appelle son dernier gardien.

    Jet de dé n°2 :
    Réussite : Toucher la lyre n'entraîne aucune conséquence.
    Échec : Toucher la lyre altère la musique.


L'idée des deux sbires était simple : entraver le jeu des cordes de la lyre, afin que se tût la musique. Ils y réussirent... un peu. Le doux chant de l'instrument divin ne fut pas réduit au silence, mais il fut grandement gêné par l'intrusion des mains de Torgnole, et par l'intrusion totale du corps de Châtaigne qui se ficha dans les cordes comme un poisson dans les mailles d'un filet. L'impact fut immédiat à plus d'un titre. La mélodie perdit de sa pureté et le charme de sa force. L'effet sur Louis fut immédiat. Il reprit contenance et le contrôle de lui-même, mais demeurait encore abasourdi par cette impression d'absence que laissait encore en lui le souvenir du maléfice musical quand la surface de l'eau du bassin se troubla. Autour d'eux la forêt se tue. Même Aetius parut blêmir sous les poils de sa face léonine. Ils l'ignoraient encore... mais le gardien de la lyre était en route.  « Oh, oh... » Châtaigne ne savait trop quoi penser des remous et des vagues autour de lui. Quant à Torgnole, il pestait, jurait, vociférait. Les deux gobelins savaient qu'ils risquaient gros à rester là, sur la lyre... mais s'ils la quittaient, la musique reprendrait de plus belle, et Louis subirait encore les effets du vilain charme... Ce dernier d'ailleurs, d'une voix encore étourdie et colorée des restes de sa torpeur, les apostropha :  « Revenez ici de suite ! » Ils n'écoutèrent pas. Aetius ricana doucement.« Ils vont se faire dévorer comme des oisillons... » Louis tourna vers lui un regard noirci par la colère qu'il sentait revenir en lui. « Je ne sais pas ce qu'est ce gardien qui barbote sous l'eau, mais il ne tuera personne ici tant que j'aurai mon mot à dire. Il faut régler le problème de la musique... » Car Louis n'était pas sûr que la solution trouvée par les deux gobelins seraient définitives... à force d'entendre la musique même altérée, ne risquait-il pas de sombrer à nouveau dans la léthargie mortelle qui l'avait frappé dès l'approche du bassin ?

Son regard se tourna vers un coin du bassin. De l'eau venait de jaillir un adversaire redoutable.
 
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Message posté : Ven 16 Jan 2015 - 23:34 Message
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