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Sujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois
Siobhan O'Reilly
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Rechercher dans : Lincoln   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois    Dim 1 Déc 2019 - 23:16
J’avais eu le temps de saisir l’oeillade agacée de mon protégé d’un soir lorsque j’étais intervenue. Mais, les dieux m’en soient témoins, un miracle considérable c’était alors produit : Jay Lane avait cru ce que je disais. Incroyable. J’allais peut-être redevenir une vraie croyante. Comme quoi, tout arrivait. Une seconde plus tard, toutefois, nous étions entourés par une obscurité impénétrable et je ravalais mon exultation pour la remplacer par un relent de terreur acquise, apprise de la manière forte. Tu croyais pouvoir m’échapper, petite chose ?

Sa voix, narquoise. Je serrais les dents et les poings. Cette créature ignoble était morte, et j’avais un homme à protéger si je voulais toucher ma paie. Je fermais les yeux brièvement puis les levais exagérément au ciel quand il demanda quelle était “cette merde”. Les miracles existaient, mais visiblement, à dose modérée.

« Je l’ai senti. Quand tu es une mage aguerrie, tu peux anticiper le sortilège d’autrui. Il y a un déplacement d’énergie magique un peu avant, en général. Et un peu de respect pour cette merde, c’est peut être bien la seule chose qui nous garde en vie à l’heure actuelle. »

C’était bien le moment de se lancer dans une séance de Magie pour les Nuls, tiens.

« Ça l’est. Magique, je veux dire. Mais il n’y a pas que ça. Ils ont saturé le bâtiment entier. Ils doivent avoir plusieurs mages qui travaillent en symbiose. Ça va être une plaie de te sortir de là vivant, soupirais-je avec une moue dégoûtée. »

Sortir un néophyte non-croyant de ce trou à rats allait me coûter, je le sentais venir d’avance.

« Oh, commence pas à me sortir ton chapitrage sur les gonzesses. La gonzesse t’a empêchée de finir comme une flaque d’ombre sur le sol, alors chut. Ou alors, dis merci. »

Je levais les deux bras vers le ciel comme pour le prendre à témoin.

« Jay, bordel. Excellente idée, on va lâcher le seul truc qui nous protègent de leurs pièges à l’heure actuelle alors que tu serais pas fichu de reconnaître de la magie si elle venait te bouffer le nez. C’est non. »

Je devais arrêter de sourire. A vrai dire, j’avais même envie de rire. L’occasion était trop belle : Lane devait se reposer sur moi, entièrement. C’était à mourir. Je lui soufflais un baiser exagéré, puis tendis mes perceptions, à la recherche d’un soupçon de vie. D’un soupçon de sang.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Siobhan peut localiser les présents.
    Echec : Elle ne peut pas.

    Lancer de dés #2 (si réussite au #1)

    Réussite : elle peut lancer un sort à l’un d’eux.
    Echec : ils sont tous protégés contre la magie directe.

    Lancer de dés #3

    Réussite : elle parvient à élargir sa garde pour chasser l’obscurité de la pièce entière.
    Echec : elle ne peut pas.


Un. Deux. Trois. Le quatrième avait disparu. Je sentais l'hémoglobine s'agiter dans leurs veines, presque paresseusement. C'était une vraie tentation, mais lorsque j'essayais de m'en saisir pour la manipuler, pour créer un sortilège, j'échouais. Hm. Boucliers. Je changeais donc d'approche. Surprise qu'ils n'aient encore rien tenté. Ou peut-être que si. Avec la garde, je ne le sentirais pas. Sauf que.

« Ici, ici et ici, je soufflais à Jay, désignant discrètement les trois mages. Ou combattants protégés. Je m'arrangeais pour me dissimuler ce faisant. Prépare toi à voir de nouveau. »

Je me redressais, tendant mes perceptions vers le pentacle de sang sous nos pieds, tissés de runes celtiques de protection. Inspirer, expirer, exsuder suffisamment de sang pour en étirer le tracé au maximum. Je pouvais difficilement tenir plus grand, mais en une fraction de seconde, il ne resta plus que les coins de la pièce pour être encore dans l'obscurité. Surpris, les trois adversaires réagirent en se ruant à l'assaut. Mon épée apparut en main rapidement tandis que je me postais devant Jay.
Sujet : Vengeance sans Faim [Sam]
Jasper Gynt
Réponses : 25
Vues : 290

Rechercher dans : Jordan International Airport   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Vengeance sans Faim [Sam]    Lun 4 Nov 2019 - 12:20
"Tu les assommes, oui. Avec un peu de chance, le dernier sera trop absorbé par ce qui se passera sous ses yeux pour remarquer tes agissements et le plus rapide d'entre nous deux le finira. J'y vais la première. Dès que je serai dans les phares avec ceux qui procéderont à l'échange, tu fonces." Et lorsque Sam lui proposa de les enfermer dans les fourgons, Jasper hocha la tête à l'adresse de son partenaire et lança enthousiaste, quoique moins fort que d'habitude : "C'est une très bonne idée, Nounours !"

Puis, le silence régna si on oubliait le petit rire de Samuel en fond. Elle-même prit un temps immobile pour se vider la tête, jusqu'à l'arrivée de leurs premières cibles. Les véhicules vrombissaient tout près et s'arrêtèrent sans couper le contact : ils sauraient au moins où les clés se trouvaient. Maintenant, il fallait agir rapidement au risque qu'ils leur filent entre les doigts. Jasper attendit que les hommes descendent des fourgons pour escalader la petite butte.

Jet de dé #1
(Réussite) Elle ne se fait pas repérer et assomme le premier mec sans trop de difficulté avant de passer au second.
(Échec) Elle se fait repérer et on la reconnaît.

Jet de dé #2 (si échec au précédent)
(Réussite - Réussite) Elle parvient tout de même à les assommer tous les deux.
(Réussite - Échec) Elle assomme le premier, le second est armé.
(Échec- Réussite) Le premier est armé et parvient à la repousser, alors elle s'attaque au deuxième.
(Échec - Échec) Les deux sont armés.

Jet de dé #3 (si échec au précédent)
(Réussite) Arme(s) blanche(s).
(Échec) Arme(s) de poing.


Si elle arriva en haut de la butte plutôt rapidement, elle se rendit compte de son potentiel "casse-gueule" en la descendant. Elle glissa sur les fesses et déboula d'une manière assez peu classe dans les phares, attirant les regards interloqués des deux gars de l'échange alors qu'ils se croisaient, arrivés à mi-chemin.

"Mec ! C'est la casquée de l'autre jour !"

S'ils parlaient du 21 Septembre, alors Sasha avait bien été victime de ce trafic. Elle se releva en grognant, mais sans prendre plus de temps et abattit le tranchant de sa main humaine sur la nuque du premier gusse. Comme s'il fut frappé par la foudre, il s'effondra à ses pieds. L'autre s'était malheureusement éloigné autant que possible, chargeant d'une main tremblante son arme qu'il pointa sur la casquée.

"Reste là !"

Elle comprit qu'il n'avait pas l'intention de la tuer et leva les mains, tranquillement. Son cœur avait beau battre la chamade, elle ne laissait pas la peur l'investir insidieusement et ne s'avouait pas non plus vaincue tout-au-fond d'elle-même. Son but : gagner du temps et si il lui donnait bêtement l'opportunité de le mettre en terre en s'approchant trop d'elle, alors elle sauterait sur l'occasion. Jasper espérait seulement que Nounours menait à bien sa mission, contrairement à elle.




Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 18:54
Elle a refermé les yeux. Je remarque sa mine vulnérable, les battements frénétiques de son coeur, visibles au niveau du creux de son cou, et des dizaines de petits signes qui m’informent que Abigaïl… Panique. Elle est simplement terrorisée. Purement et simplement terrorisée. Les lèvres serrées et avec un stress grandissant, je retiens un mouvement de recul quand Silence, ou ce qu’il en reste, se redresse, animée par le pouvoir de sa maîtresse.

Quand Anton prend la parole, je n’ai rien à répondre. Simplement rien. Ce ne sont pas des ennuis que nous allons avoir, c’est pire que ça. Je suis moi-même à deux doigts de la panique lorsque je me laisse tomber à genoux devant la blonde, une main à un cheveu de sa joue. Autant dire que ça ne s’arrange pas quand elle relève ses paupières et hurle. Je tremble malgré moi. Il lui suffit d’un geste pour tuer le bourreau, celui qui a laissé un joli bleu sur mon cou, j’en suis quasi certaine. Pour la première fois depuis que je la connais, j’ai peur d’elle.

Heureusement pour nous tous, je suis aussi une fichue tête de mule.

La voix de l’ange m’atteint à peine, même si je m’entends cracher un “ta gueule” plein de hargne. Les ordres d’Anton me paraissent tout aussi lointains. La pelle est tombée un peu plus loin quand j’ai expérimenté un petit étranglement passager. Je me redresse et encadre doucement le visage d’Abby, cherche son regard perdu. Je n’arrive même plus à réfléchir, j’ai l’impression d’être devenue à moitié sourde et je tremble plus qu’un écureuil sous speed.

- Abigaïl Frankenstein, je t’interdis de me lâcher maintenant. Tu n’as plus à avoir peur, tu n’as plus à craindre qui que ce soit. Regarde autour de toi. Tout le monde ici est prêt à te défendre, et tu n’en aurais pas besoin.

J’espère qu’au moins une partie d’elle comprend. J’espère qu’au moins une partie d’elle sait qu’elle peut compter sur nous, qu’on ne laissera personne lui faire de mal alors qu’elle-même est vulnérable. J’ai tellement l’habitude de me faire piétiner que je n’arrive pas à imaginer ce que ça peut faire de redevenir plus… faible, même l’espace d’un instant, avec tout ce qu’elle a vécu.

Bordel. J’ai l’impression que je vais faire une crise cardiaque. Est-ce qu’on peut mourir d’angoisse avant trente ans ?

Je me hisse sur la pointe des pieds et pose mes lèvres contre les siennes, presque désespérément.

- Je n’ai pas survécu à ta connasse de mère adoptive, et pire encore, je n’ai pas accepté que je t’aime pour mourir ici, je lâche d’une voix étranglée, avec l’impression tenace d’être terriblement mièvre, ou ridicule, ou les deux. Tu m’entends, Abby ? Reviens avant de détruire tes amis. Reviens-nous. Reviens-moi, s’il te plaît.

Une pause.

- Parce que là, tu me fais peur, Abby.

Et même terrorisée, je ne vais pas faire demi-tour. Quelle conne.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Abby reconnecte son cerveau.
    Echec : on va tous mourir.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)
    Réussite : Sio, toute loque qu’elle soit, arrive à maîtriser Abby (merci la drogue, parce que sinon c’était cuit).
    Echec : On va toujours mourir, du coup, désolée.


    Lancer de dés #3

    Réussite : les petits soldats de Sa Majesté ont au moins le mérite d’occuper l’ange efficacement.
    Echec : ce truc est insupportable.


Je la lâche, parce que je tremble toujours autant. Si je n’étais pas aussi têtue - aussi mordue, aussi dénuée d’instinct de survie, etc - je serais déjà repartie ventre à terre. Au lieu de quoi je suis là, devant une nécromancienne droguée et paniquée, à essayer de la faire revenir. Je me détourne un bref instant lorsque des bruits de combat et une exclamation rageuse de l’ange me parviennent. Apparemment, les réanimés ont décidé de s’en prendre à la menace la plus immédiate : le connard avec une épée dans les mains. Ca me convient à cent pour cent.

Je reviens vite à Abigaïl, ceci dit. J’avoue : j’ai peur. De ce qu’elle pourrait faire, de ce qui pourrait se passer, de ce qu’ils lui ont fait. Mais j’ai mal, aussi. Je ne supporte pas de la voir… Comme ça. J’ai envie de lui hurler de se calmer en sachant que ce n’est pas sa faute. Et surtout, j’ai envie de les renvoyer au fin fond de l’Enfer, un par un, tous ces Impérissables qui croient pouvoir la malmener en toute impunité. Ce sont des monstres, bien plus qu’elle ne l’est à mes yeux. Je l’observe, le coeur battant et les yeux écarquillés. Puis je remarque une chose : son regard a l’air moins… Absent. Incohérent. Fou. Je répète son nom d’un ton hésitant, en surveillant ses gardes du corps du coin de l’oeil. J’ai toujours l’impression que si je fais la mauvaise chose, je vais me les coltiner. Merci, Anton.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
Vues : 373

Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 0:05
Quel arriéré aurait choisi la rédemption de l’autre crétin ? Sérieusement, certaines personnes acceptaient la paix factice qu’il offrait ? Ah, question stupide. Il y avait nombre d’âmes faibles. Manque de bol pour lui - ou pour moi - je n’étais pas faite de ce bois. Je ne me fatiguais pas à répondre à ses affirmations péremptoires, pas plus que la copine de la japonaise qui restait silencieuse et concentrée. J’avais autre chose à faire. Il m’acculait un peu plus à chaque seconde qui passait. C’était un jeu, une façon de prendre son temps, comme un chat aurait joué avec une souris. Un jeu qui me rendait folle de rage. Je me demandais si c’était là le but de sa mascarade. Si oui, ça fonctionnait trop bien.

Quelques passes de plus. Mon bras tremblait à chaque fois que je parais, je trébuchais, une fois, deux, trois. Chaque fois, il attendait, avec un sourire insupportable sur ses traits. Il doutait si peu de vaincre, et il avait raison. A cet instant, si le Diable en personne avait ramené ses guêtres, je lui aurais promis ce qu’il voulait pour faire ravaler sa suffisante à ce connard. Un coup de plus vint entailler profondément ma joue et je tombais au sol pour ne plus me relever. L’idée me parassait insurmontable. Pourtant… Pourtant je n’avais pas envie d’abdiquer, je refusais de mourir ici. Je pensais devoir subir le coup de grâce, mais il se tourna plutôt vers l’autre. Shiru.

La magie de l’ange s’éleva et je cherchais à l’avertir, me redressant sur mes genoux tant bien que mal. J’avais mal partout, bon sang. Si mal que je me demandais si je serais capable de protéger la femme de l’influence de ce monstre. Déjà, ses yeux perdaient de leur éclat. Son visage se parait d’une tranquillité factice. Dans une seconde ou deux, elle s’avancerait vers lui, comme un agneau qui se serait rendu à l’abattoir.

***

Je me débats comme une furie, malgré les étoiles dans mon champ de vision et ce qui ressemble à s’y méprendre à un soupçon de désespoir. J’en suis rendue au stade où je mords férocement ce qui passe à portée, ne réfléchissant plus. La panique prend le pas sur le reste. Bordel, je ne veux pas mourir ici, pas comme ça. Puis Anton se jette sur nous. Je roule un peu plus loin, inspirant désespérément un peu d’air avant de tousser violemment, ma trachée mise à mal par les mauvais traitements de l’Impérissable qui est sorti d’on ne sait où. Quand je me redresse, le nécromancien a volé contre un mur, et mon assaillant se rapproche de moi. Je recule tant bien que mal, avant de réaliser. Quelque chose l’a arrêté. Je manque de m’effondrer en sanglots. J’en ai ras le bol de ses conneries. J’en ai ras le bol d’être malmenée. J’en ai ras le bol de cette vie à la con. Je vais faire disparaître cette secte, même si ça doit me prendre dix ans. Ils sont tous morts, ces crevures.

Je regarde le truc, euh, le Darach se reformer et retient un cri outré - c’est vraiment maintenant qu’il débarque ? Pour me dire ça. Déjà, je ne veux pas tuer Abby. Ensuite, quand bien même je le voudrais, je fais ça comment ? Il m’a bien regardée ? Je n’ai jamais tué quelqu’un directement. J’utilise des intermédiaires, et je refuse que mon premier véritable meurtre soit celui d’une femme que je pourrais bien aimer. Bon sang, c’est quoi cette blague ?

    Lancer de dés #1

    Réussite : Sio réussit enfin un truc dans sa vie et protège Shiru.
    Echec : Shiru est manipulée par l’ange, c’est con.

    Lancer de dés #2
    Réussite : Abigaïl leur fait la grâce absolue de se réveiller.
    Echec : Nope.

    Lancer de dés #3
    Réussite : top du top, la dame émerge relativement correctement de son petit problème de drogue. Enfin, plus ou moins, disons qu'elle est au moins capable d'un minimum de réflexion.
    Echec : alors. Abby droguée et incohérente, c'est pas forcément le top. Puis maintenant si faut la tuer, faut le faire sans se faire taper dessus par Abby droguée et incohérente. Ah.


Je me relève et me hâte vers Abigaïl. Je la secoue comme un foutu prunier, en criant et pleurant en même temps.

- Bon sang, Abby, réveille toi. Ne m’oblige pas à te tuer, réveille toi, t’as compris ?!

Je tourne en boucle sur la même rengaine pendant un temps qui me paraît terriblement infini et qui doit correspondre à quinze petites secondes, vu la vitesse à laquelle je parle, puis je finis par lui coller une gifle monumentale. Si j’avais eu un seau d’eau gelé, il serait présentement sur elle.

- DEBOUT, je crie à m’en arracher les poumons - ce qui, quand on vient de se faire étrangler, donne un genre de couinement de souris ridicule.

Sauf que, miracle, elle ouvre les yeux. D’un coup. Sur des pupilles dilatées à faire peur et avec un air… hagard, à tout le moins. Je recule d’un pas, hésitante.

- Anton, j’appelle en espérant qu’il est toujours parmi nous.

Parce que j’ai bien l’impression que ma Majesté Nécromantique ne me reconnaît pas très bien. Ou au moins, que tous ses neurones ne sont pas parmi nous. Je réfléchis à ce que peut faire un humain lambda sous drogue. Je ne veux pas savoir ce qu’elle peut faire. J’hésite vraiment à l’achever, pour le coup. Sauf que ça me scie les jambes rien qu’à l’imaginer.

- Abby, s’il te plaît, je souffle en m’approchant. C’est moi, Noélie ? Il faut qu’on sorte d’ici, ok ?

Je ne sais pas quoi faire. Oh, bon sang. Je ne sais ENCORE pas quoi faire. Surtout que quand je jette un bref coup d’oeil à la caméra restée en haut, c’est pour y voir Siobhan à quatre pattes, en train d’essayer de se relever, et Shiru avec un air d’imbécile heureuse, plantée devant l’ange à attendre sa sentence. Elle a baissé les bras et paraît incroyablement détendue lorsqu’elle s’agenouille devant lui. J’ai les oreilles qui bourdonnent. Je crois que là, c’est vraiment trop.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Esprit du Hasard
Réponses : 49
Vues : 373

Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 0:05
Le membre 'Noélie A. Inagawa' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :
Tag 3 sur Star City Heroes Echec

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#2 'Jugement du Hasard' :
Tag 3 sur Star City Heroes Reussite

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#3 'Jugement du Hasard' :
Tag 3 sur Star City Heroes Echec
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Ven 1 Nov 2019 - 20:40
Je portais un coup de taille en invoquant toute la puissance que les sceaux me confèraient. L’ange parvint à bloquer, même si son bras trembla un peu. Ses propos commençaient sérieusement à me porter sur les nerfs. Vraiment très sérieusement. Où étaient ces enfoirés tandis que Raphaël me martyrisait à sa guise ? Qu’avaient-ils fait sinon me lâcher en pâture à un de leurs misérables exorcistes, qui avait seulement rajouté une pierre à l’édifice de ma destruction lente et progressive. C’était un miracle que je sois ici. Un plus grand encore que ma raison ait survécu. Mais ces connards emplumés ne pouvaient s’empêcher de la ramener au moment les plus inopportuns.

- Parce que tu crois que j’en avais envie, crétin, m’entendis-je dire à voix haute.

Je ne me reconnaissais plus. Ma retenue de façade volait un peu plus en éclat à chaque seconde qui passait, comme je me démenais pour ma survie et pour celle de la japonaise et du frère de ma bienfaitrice. Il n’y avait bien que pour elle que j’aurais pu en arriver là. J’étais en danger de mort et je le savais. Un coup, une parade. Reculer, encore et encore, car je ne faisais que le ralentir.

- Je n’implorerais pas. Ni toi, ni votre dieu misérable qui regarde les siens souffrir, ni même mes propres divinités. Va. Te. Faire. Foutre.

Chaque mot était ponctué d’un geste. Mais je savais qu’il s’amusait avec moi.

****

Si j’étais cet ange, je me méfierais, je note distraitement. La rouquine bouillonne, et ça se voit de plus en plus. La colère est une arme comme une autre. Ma main à couper que s’il la chauffe suffisamment, elle va disjoncter, et ce sera bien moche. Je frissonne, coincée derrière Shiru et Anton qui tiennent nos positions pendant que Silence… Que Silence ouvre la porte, ignorant la brûlure de leur magie à la noix. Ignorant sa propre destruction. Le coeur au bord des lèvres, je le suis du regard via la caméra qui l’accompagne. Je n’aurais pas dû entraîner la colocation d’Abby dans cette idiotie. J’aurais dû mobiliser mes troupes, à moi. Ils étaient moins vulnérables face à ces Impérissables.

Mais il est trop tard pour ça, alors je me contente de reculer d’un pas vers l’escalier, interpellant Anton en essayant d’ignorer son bras volatilisé, et Shiru. J’ai envie de vomir quand le golem s’effondre, mais je n’ai à l’esprit qu’Abigaïl. Abigaïl qui ne tient sur cette chaise que par la grâce des cordes qui l’y enchaînent. Abigaïl à laquelle ces barbares sans cervelle on fait je ne sais quoi. Abigaïl que je vais tirer d’ici en vitesse. Je ne réfléchis qu’à moitié quand je fais volte-face, oubliant jusqu’à l’ange qui a pourtant reporté son attention sur nous. Rien à cirer.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Siobhan peut profiter de l’inattention de l’ange pour lui faire déguster bien méchamment.
    Echec : Raté.

    Lancer de dés #2

    Réussite : Nono descend sans encombres.
    Echec : Shiru est en fâcheuse posture, ce qui laisse Anton seul pour surveiller les arrières de Nono. Puis Abby n'est pas seule en bas.

    Lancer de dés #3

    Réussite : le coup de pelle de Nono avait étalé le mage pour de bon. Problem solved.
    Echec : oupsie.


Je dévale l'escalier en oubliant ma prudence au passage : de toute façon, soyons réalistes deux minutes, la situation empire à chaque seconde qui passe. Plus vite je récupère l'objet de notre visite, plus vite nous pourrons repartir. Je marque une pause brève à l'entrée de la pièce, pour déporter mon regard sur le corps calciné de Silence. Une grimace s'invite sur mes lèvres avant que je ne me rapproche plus lentement de la chaise. Mes yeux attrapent la poche de perfusion - le liquide à l'intérieur est blanchâtre, étrange - qui est reliée à ce que ma base de données identifie comme une pompe à perfusion. Quelques recherches m'apprennent qu'il peut s'agir de plusieurs agents. Les uns sont des anesthésiques, les autres des drogues. J'hésite avant de couper la pompe et de sortir délicatement le cathéter du bras d'Abby. Puis je comprime soigneusement, lisant les instructions au fur et à mesure grâce à ma lentille.

- Abby, il faut vraiment que tu te réveilles, je l'appelle en me sentant profondément stupide.

Je la secoue et répète quelques mots pour la stimuler en espérant que le produit va s'évacuer vite. C'est sans doute pour ça que je ne remarque pas tout de suite que nous ne sommes pas seules ici. Et que notre invité n'est pas Anton. A vrai dire, la nouvelle me tombe dessus quand quelque chose m'attrape par derrière et commence gaiement à m'étrangler. Je me débats tout ce que je peux en essayant de glisser un appel à l'aide malgré la sensation d'étouffement.

***

- Protégez-la, entendis-je dire à la gardienne de la japonaise, jusque là silencieuse.

Je ne savais pas ce qu'elle fichait, jusqu'à ce qu'elle surgisse à mes côtés. Son bouclier arrêta net l'ange qui m'avait mise à terre. J'étais monstrueusement essoufflée et je me sentis trembler malgré moi en réalisant que si elle n'était pas intervenue, je serais peut-être morte. Mais je n'avais pas le temps de pleurer sur mon sort. Je me redressais tant bien que mal. Mon armure commençait à être trouée, littéralement. Là où la magie de l'ange l'avait agressée, on aurait juré que quelque chose l'avait rongée et je peinais à la régénérer en continu.

Magie à la con.

Je fis signe à l'autre de baisser son bouclier et reculais à ses côtés.

- Défends simplement la porte, je m'entendis ordonner.

J'avais la nette impression que tout ça allait mal finir pour moi. Je me redressais tandis que l'ange déballait une flopée de conneries supplémentaires à notre sujet. Je ne pouvais pas les abandonner. Mais après ça, Abby avait intérêt à faire attention à elle.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 20 Oct 2019 - 20:43
Les Impérissables m’ont tout l’air d’avoir anticipé un peu trop de choses à mon goût, je songe pendant mon exploration, après que Janet ait malencontreusement rendu son tablier. Je reviens à la réalité au moment où Anton, accroupi à côté de la nouvelle victime, remarque que Gary est finalement mieux là où il est. Moui, il n’a pas tout à fait tort, certes. Je note soigneusement que le frère de ma nécromancienne préférée lui est liée d’une façon plus puissante. Bon à savoir : il résiste à tout. Apparemment, plus ou moins.

Rien de particulier. L’escalier est là, je dis en pointant la direction du doigt.

Je suis d’accord avec lui, fondamentalement : se séparer, c’est une idée à la noix, surtout avec notre équipe qui fond comme neige au soleil. Apparemment, il ne fait pas bon être mort dans cet endroit. Vive les vivantes de la team, si ça se trouve il ne restera bientôt plus que nous, je songe. Ça, et que je doute que des combattants refusant de mourir pour mieux taper sur les nécromanciens aient une once de bon goût, mais enfin, il faut bien commencer quelque part, non ? Donc, évidemment, je suis le groupe - et Silence. Enfin, Siobhan, vu que quand j’ai essayé de passer en seconde, je me suis faite fusiller du regard. De toute façon, rien à faire : techniquement parlant, je suis en avance sur tout le monde, merci mes drones qui viennent de dépasser le golem. Et toc, la rouquine.

Shiru et Anton ferment plus ou moins la marche. Nous montons à l’étage. Je ne me sens presque pas coupable d’abandonner Janet. Je veux dire, elle est déjà morte. Qu’est ce qu’on peut y faire ? L’important, c’est de retrouver Abigaïl. Il n’y a que ça qui compte, même si j’imagine qu’elle rectifiera les torts pour chacun quand on l’aura retrouvée. Le fait que sa fureur n’ait pas déjà ravagé cette maison m’angoisse toutefois au plus haut point. Et s’ils avaient trouvé le moyen de lui faire du mal ? Vraiment ? Je pince les lèvres, et manque de heurter le dos de Siobhan quand nous marquons une halte. Alors qu’ils sont tous à regarder la chambre, je lève une main et commence :

Nous avons…

De la compagnie, je finis lorsque la voix d’un homme que je n’ai jamais vu retentit. La vingtaine, beau visage, cheveux blonds, yeux bleus, tirés à quatre épingles. Un regard anormal. Profondément anormal car à des années-lumières de l’âge apparent de leur propriétaire au sourire colgate. Je cherche si je trouve quelque chose sur lui, mais ma base de données reste proprement muette. Nothing. Rien. Nada. Qu’est-ce que c’est que ce fichu bordel ? Il a un truc tellement dérangeant que quand ses yeux se posent sur moi, j’ai envie de m’excuser d’exister. Et d’avoir sali son parquet. Mais quel fichu con.

Et si la purification des péchés ne nous intéresse pas, je ne peux pas m’empêcher de demander à mi-voix.

On ne se refait pas. Mon instinct de survie se fait systématiquement la malle quand je suis en danger. Ce qui veut dire qu’il faut qu’on s’en aille maintenant. Le fichu con qui a une épée qui me donne envie de repartir ventre à terre. Vraiment. J’ai la nette intuition que nous ne sommes pas de taille. Et Anton vient confirmer mon intuition. Mais pendant que ça cause, j’ai eu le temps de vérifier une partie des chambres grâce aux filtres de mes caméras. Il n’y a rien là-dedans qui ressemble à Abigaïl. Donc, on a tout intérêt à dégager.

Complètement d’accord, j’acquiesce auprès d’Anton.
Enfin… Vous ne croyez tout de même pas repartir ?

Il se jette en avant et le groupe ne doit son salut qu’à Shiru, qui s’est avancée et a dressé son bouclier à temps pour lui opposer une barrière physique.

Trouvez moi Abigaïl et plus vite que ça, crache Siobhan en s’avançant et en faisant apparaître son épée rouge sombre dans la main.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Siobhan arrive à retenir l’ange efficacement, donnant aux autres le temps de rejoindre le sous-sol.
    Echec : Ils descendent d’un étage, mais comment dire que quelqu’un est obligée de se replier car elle ramasse salement.

    Lancer de dés #2 (si réussite au #1)
    Réussite : Ils trouvent très rapidement Abigaïl.
    Echec : plus d’ennuis en perspective.


    Lancer de dés #3
    Réussite : il n’y a pas d’autres ennemis sur leur chemin.
    Echec : C’est comme qui dirait de mieux en mieux.


----

Siobhan

J’avais un très mauvais souvenir des anges et de leur façon de faire. Et d’un certain exorcisme. A l’époque, j’avais été sacrément vulnérable à leur magie à cause de Raphaël. Aujourd’hui… Eh bien, j’imaginais sans peine qu’il restait dangereux pour moi. Qui n’aurait pas craint une de ces créatures ? Ils étaient aussi vicieux qu’un démon, à mes yeux. Je les détestais. Avec un peu de chance, j’aurais l’occasion de rendre une revanche bienvenue sur eux. Sinon, je gagnerais au moins quelques minutes aux autres, que j’entendais dévaler l’escalier.

On reste entre nous, mon coeur, l’apostrophais-je lui barrant le chemin de ma propre lame.

Gagner du temps. Après quelques passes et au fur et à mesure que je reculais, je réalisais que ça allait être éminemment compliqué. Un coup bien trop puissant me envoya valser mon épée. Je n’avais qu’à la dématérialiser et la rematérialiser dans ma main, mais ce fut suffisant pour que son arme à lui m’effleure… Et par les dieux, armure ou pas, ça faisait un mal de chien. Je n’esquivais que grâce à mes réflexes surnaturels, baissant les yeux sur la zone malgré moi. Mon flanc avait toute une partie à découvert, et brûlée, avec ça. De nouveau armée, je battis en retraite. Je le ralentissais à peine. Connerie d’anges.

Bougez-vous, lançais-je par dessus mon épaule.

A ce moment là, je reculais d’un pas de plus à cause d’un coup qui me fit trembler. Sauf que derrière moi, je ne trouvais que le début de l’escalier. Déstabilisée, je perdis l’équilibre et il en profita pour me frapper avec sa lame incandescente une fois de plus. J’évitais, mais au prix d’une chute retentissante dans les escaliers.

-----

Noélie

On descend d’un étage au plus vite, sous les… “encouragements” de la sorcière rousse. La porte de l’escalier qui descend vers la cave n’est pas loin, de toute façon. Siobhan nous défend comme elle peut, mais ça ne nous avance pas des masses. Je finis devant la porte et au moment où je pose la main sur celle-ci, je me brûle salement la paume. Elle vient de devenir incandescente sous mes yeux. Je piaille de surprise. Deux fois, parce qu’une demie seconde plus tard, Siobhan atterrit au bas de les escaliers dans un fracas retentissant, visiblement essoufflée et mal en point. Zut.

Connerie d’anges, tente-t-elle d’articuler tant bien que mal.

D’anges ? Comment ça… Oh. Je pense qu’un petit merde s’impose, là. Surtout que tandis que l’homme aux yeux bleus et à l’air flippant descend et rate la pauvre rousse d’un cheveu - elle s’est esquivée jusqu’à nous, mais reste entre lui et nos pauvres carcasses - deux autres types arrivent. Ils n’ont pas le même air intemporel, mais le rictus mauvais de l’un d’entre eux vers la porte me ferait dire que c’est le responsable de ma déconvenue. Qu’à cela ne tienne.

Qu’un de vous défonce cette fichue porte, je réclame - ou supplie, selon les points de vue.

Les doigts toujours serrée sur la pelle, je réagis sans le vouloir : quand le plus proche des deux hommes, quelle que soit sa nature à lui, lève une main, je m’avance d’un pas, sans réfléchir une seule seconde. Et je lui colle un coup de l’outil dans la tête. Ma seule excuse serait qu’ils commencent sérieusement à me courir sur le haricot. Bande de cons, sans âme et sans coeur, qui n’ont que ça à foutre que de venir s’en prendre à ma fichue nécromancienne qui ne fait de mal à personne. Ils peuvent tous crever pour ce que j’en ai à cirer, mais j’ai de plus en plus l’impression que c’est ce qui attend les quelques personnes encore vivantes de notre équipe. Moi comprise. Je ne dois encore une fois ma survie qu’à ma pauvre Shiru qui, après mon coup d’éclat, m’a rattrapé et déployé son bouclier. Sinon, je serais probablement tout à fait cuite. Littéralement. Le type vient de conjurer des flammes dont je sens la chaleur étouffante, à la lueur parfaitement surnaturelle.

Ça vient cette porte, s’étouffe Siobhan.

J’aimerais vraiment bien aussi.
Sujet : Le monde est sa propre magie
Adrian Pennington
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Le monde est sa propre magie    Jeu 17 Oct 2019 - 15:46
Laissant un bref sourire ourler ses lèvres, Adrian ne releva pas la remarque de la jeune femme. Négocier avait toujours été sa principale – et presque unique – réaction face à un problème. Il ne tuait pas. C'était aussi simple que ça. Et faire usage de violence le répugnait, autant dire que la négociation était sa seule arme.

Il laissa la jeune femme se charger de jouer les scribes pour le Maréchal, se demandant si ce « Viktor » était l'homme qui avait fini écrasé sous une pierre lorsqu'ils venaient d'arriver ? Peut-être qu'il avait donné son nom, mais Adrian ne s'en souvenait pas. Essayant de se consoler en se disant que l'homme n'était pas réellement mort, le centenaire observa la jeune femme tracer des lettres dans un français parfait. Ce livre faisait vraiment des miracles ! C'était un sortilège puissant à n'en pas douter et il se demanda pendant un instant si Lady Pennyworth avait trouvé quelque chose à ce sujet. Il faudrait qu'il fouille les documents légués par les précédents Archimages pour en savoir plus.

Le document fut donc rédigé et officiel, quelqu'un l'emporta pour le mettre à l'abri et le duo moderne se retrouva bientôt seul avec le Français victorieux. La question que Lene posa alors au Maréchal était légitime. Si la porte dessinée sur le tableau semblait indiquer qu'ils venaient de là, il était logique de présumer qu'elle leur servirait de passage vers leur époque ! D'un autre côté, si ce n'était pas elle, il n'avait pas vraiment d'autre idée. La table à laquelle ils s'étaient retrouvés assis à leur arrivée dans l'histoire avait été détruite par des tirs ennemis, il valait donc mieux espérer pour que ce ne soit pas la seule issue ! Quoi qu'il en soit, leur allié semblait savoir où elle se trouvait, il n'y avait donc plus qu'à croiser les doigts pour la suite.

Le mage emboîta donc le pas aux deux autres, observant les environs avec la curiosité d'un archéologue pour la première fois depuis leur arrivée ici. Il était assez dommage de ne pas avoir le temps de visiter un peu mieux les environs, mais Adrian préférait ne pas prendre le risque de rater leur seule fenêtre de sortie pour quitter le navire ! Que se passerait-il s'ils se retrouvaient coincés ici ? Bon, en toute logique la magie d'un Archimage pourrait les sortir de là, mais probablement pas sans dommages. Or, il serait dommage de briser un pareil chef-d’œuvre sans en savoir davantage.

Ils arrivèrent donc dans la fameuse salle de banquet qui était relativement indemne. Le regard du mage balaya rapidement les environs avant de se poser sur la porte vers laquelle Lene s'était déjà dirigée, apparemment pressée de rentrer chez eux. Il pouvait la comprendre. Les voyages temporels, même dans une histoire fictive, avaient de quoi perturber ! Se glissant derrière la Danoise, Adrian s'attendit donc à voir le décor de l'Histoire sans Fin se dessiner devant eux lorsqu'elle poussa la porte, il fut donc un peu désappointé en découvrant qu'il s'agissait simplement d'une autre pièce. Un léger froncement de sourcils lui échappa alors qu'il s'avançait d'un pas comme pour vérifier que ce n'était pas une illusion. Mais non. C'était bel et bien une autre pièce. Pivotant sur lui-même pour regarder Lene, le mage ne put s'empêcher de soupirer légèrement avant de répondre d'un ton au moins aussi perdu qu'elle.

« J'espère que nous n'en arriverons pas là. Même si l'expérience a été intéressante, je ne tiens pas spécialement à délaisser ma vie dans notre monde pour devenir le magicien du coin. » Il tenta l'humour, espérant que la solution était à leur portée. « Peut-être.... Peut-être que c'est simplement une question de contexte ? Ou de timing ? »

Levant la main dans un geste de réflexion, Adrian passa ses doigts sur ses lèvres tout en réfléchissant à ce qui pourrait bloquer un éventuel retour dans le monde moderne. Ce faisant, il porta son attention sur sa comparse d'aventure et son regard s'attarda sur sa tenue... Tenue pas franchement moderne. Un sourire amusé ourla aussitôt ses lèvres.

« C'est peut-être votre tenue ? Je pense que vous laisser débarquer dans la boutique de livre en tenue complète de guerrière n'est peut-être pas du goût du livre ? Essayez de vous débarrasser de ce que vous portez. » Il réalisa que sa phrase était maladroite. « Enfin, de ce que vous avez rajouté à notre arrivée ici je veux dire. » Détournant rapidement le regard, il avisa le Maréchal. Et peut-être devons-nous faire nos adieux au Maréchal en bonne et due forme ? Sinon, on avisera bien ma foi.[/color] »

Au fond de lui, il espérait que ce serait aussi simple que ça.

    Lancer de dé #1 :
    RÉUSSITE : c'est simplement ça.
    ÉCHEC : ce n'est pas ça.

    Lancer de dé #2 : (Si échec au #1)
    RÉUSSITE : les adieux au Maréchal suffisent.
    ÉCHEC : ils ne suffisent pas.

    Lancer de dé #3 : (Si échec au #2)
    RÉUSSITE : il faut attendre la fin du banquet.
    ÉCHEC : ils doivent attendre le lever du lendemain.


S'écartant de quelques pas pour laisser la demoiselle se défaire de son harnachement, Adrian en profita pour détourner le regard et observer les différentes armoiries qui ornaient les murs. Pour un archéologue il était évident que cette aventure était agréable, mais il craignait que Lene ne finisse par perdre patience. Même si elle avait eu l'air relativement à l'aise depuis le début de « l'histoire », plus que lui-même ! Disons juste qu'elle avait eu l'air pressée de pouvoir retourner dans leur monde. Ce qu'il pouvait comprendre pour être sincère. Ça avait quelque chose d'angoissant et de profondément stressant comme situation.

Après avoir entendu le bruit des pièces d'armure posées sur le sol, l'Archimage reporta son regard sur la jeune femme désormais débarrassée de sa tenue de guerrière, puis sur la porte toujours ouverte. Malheureusement, cette dernière semblait toujours donner sur la même salle ! Il fallait croire qu'ils n'avaient pas encore trouvé la solution à tout ce problème. Mais elle était sans aucun doute à leur portée de main vu que tous leurs prédécesseurs avaient réussi à repartir sans encombres. Soupirant légèrement, il ne se laissa pas gagner par le découragement et reprit à l'attention de Lene :

« Allons faire nos adieux au Maréchal et nous verrons ce que ça donnera ? »

Pivotant sur lui-même, Adrian chercha le concerné du regard et le repéra non loin d'eux, en train de parler avec l'un de ses hommes. Le mage se dirigea vers lui et se racla légèrement la gorge, attirant son attention. L'homme congédia le soldat avec qui il parlait, puis concentra son attention sur les deux invités des temps modernes. Il avait retrouvé des couleurs et semblant en bien meilleure forme maintenant qu'il avait l'assurance de garder la main et la cœur de dame Charlotte pour lui !

« Vous avez trouvé l'issue ? »
« Et bien, pas tout à fait. La porte ne débouche sur rien, mais on pense qu'il est probable que nous devions vous faire nos adieux avant que cela ne fonctionne. »
« Oh, je vois. Vous ne voulez pas rester pour le banquet ? Vous le méritez ! »
« C'est aimable, mais je pense qu'il faut que nous rentrions le plus tôt possible. »
« Bien. Alors je vous fais mes adieux et je vous remercie de votre venue. Donnez-moi vos noms, que je m'en souvienne pour les fois futures. »
« Adrian Pennington. »

Il laissa Lene faire ses adieux, jetant brièvement un coup d’œil vers la porte. Ce n'est finalement que lorsque le Maréchal prononça ses derniers remerciements qu'un bruit étrange attira leur attention : une sorte de portail venait de s'ouvrir derrière la porte, prenant la place du décor qu'ils avaient pu contempler avant. Adrian ressentit une vague de soulagement et adressa une dernière salutation au Maréchal avant de se diriger vers le portail. Au cas où les choses tourneraient mal et que le portail se refermerait trop vite, il laissa Lene passer la première pour qu'elle soit en sécurité, puis la rejoignit quelques secondes plus tard. Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu'ils arrivent au moment où ils avaient quitté le magasin et que plusieurs années ne se soient pas passées entre !

Spoiler:
 
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Marisol Aguilar
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Mer 16 Oct 2019 - 14:00
Marisol dut bientôt se rendre à l’évidence, comme ses collègues : ils parvenaient à peine à contenir l’invasion de ces monstres, déterminés à les réduire en charpie. Comme l’Espagnole n’avait pas plus envie qu’un autre que d’entrer dans le cycle merveilleux de la vie en tant que casse-croûte pour ces choses, elle finit par invoquer Teo, en désespoir de cause. Le Soleil serait peut-être plus efficace que leurs armes.

Même l’UAR 180 paraissait inefficace. Mais ni le sergent Parker ni ses troupes ne s’avouèrent vaincues pour autant. Tandis qu’elle ordonnait à son agent de recommencer, la Caporal suivait son champion à l’assaut d’un des alphas qui tentaient de se frayer un chemin jusqu’à eux. Elle put malgré tout saisir du coin de l’oeil la décharge qui envoya au tapis l’une de ces créatures. Soulagée de comprendre qu’il était possible de les étendre pour le compte, l’ancienne soldate retourna à ses propres activités.

Qui consistait pour le moment à réussir à frapper un de ses ennemis, par Arcane interposé. Ce n’était pas tout de les approcher, encore fallait-il les toucher. Aux premières loges lorsque la Reine émit un cri strident qui lui fit dresser les cheveux sur la tête. Aux premières loges, surtout, pour voir les alphas devenir comme enragés, portés par l’exclamation de leur maîtresse. Les monstres se firent plus virulents, plus dangereux, si bien qu’à deux reprises, MArisol ne dut sa vie qu’à l’intervention du Soleil et de son bouclier. Toutefois, celui-ci l’empêchait de frapper et ne pouvait être maintenu en permanence. C’est à la faveur de la disparition de leur protection qu’un des agents proche d’elle fut happé par un des combattants.

Horrifiée, l’Espagnole aurait voulu agir sur l’heure, mais elle avait déjà fort à faire. Heureusement, sa supérieure veilla à prendre la défense du pauvre soldat. Et se retrouva par là-même en très fâcheuse posture.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Teo peut blesser et même tuer les créatures à l’aide de sa lance. Apparemment, elles ne sont pas fan de l’énergie solaire.
    Echec : contre toute attente, leur carapace résiste à l’attaque de Teo.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)
    Réussite : il y a un point faible qui permet à l’Arcane de frapper pour tuer, mais l’oblige à se mettre plus en danger.
    Echec : nope.


    Lancer de dés #3
    Réussite : Marisol parvient à tirer Andrea d'affaire. A défaut d’autre chose, le bouclier du Soleil, lui, résiste.
    Echec : elle peut participer à protéger le sergent et son agent, mais ne tiendra pas éternellement.

    Lancer de dés #4
    Réussite : l’agent équipé de l’UAR est en sécurité.
    Echec : alors, là, va falloir diviser son attention.


A ce moment là, le Soleil se révéla enfin utile. A la faveur d'un tir de couverture de son invocatrice, il parvint à allonger le bras et ficher sa lance dans la carapace qui recouvrait l'alpha le plus proche. La chair sembla fondre tout autour de l'arme et la créature finit par tomber, inerte, au sol. Retenant une exclamation de joie, Marisol para au plus pressé : il fallait sortir Andrea et son agent de leur piège avant qu'ils ne ploient devant leurs ennemis.

Rejoins la et protège les, ordonna-t-elle à son combattant.

Mais si Marisol avait eu pour intention de l'accompagner, afin de couvrir ses arrières comme elle le pouvait, elle en fut pour ses frais. Un cri d'alarme retentit derrière elle lorsque un alpha se jeta vers l'agent armé de l'UAR. Celui-ci réagit à temps, mais les autres alphas semblaient concentrer eux aussi leur attention vers cet homme là.

Protégez l'agent Torens, signifia aussitôt l'Espagnole.

Un bref regard vers Teo lui permit de voir qu'il s'était laborieusement frayé un chemin vers les deux isolés et les avait recouvert de son bouclier. Il tentait à présent de leur dégager une voie de retour, mais semblait à deux doigts d'être submergé. Mais leur destin était hors de sa portée. Pinçant les lèvres, Marisol se posta entre son compagnon et les monstres qui tentaient de le saisir pour le déchiqueter, à l'aune de plusieurs de ses camarades. L'unité s'était réorganisée malgré le chaos environnant, mais ce n'était qu'un piètre pansement sur une plaie qui se faisait plus béante à chaque instant. Elle s'écarta juste le temps de laisser la place à Torens d'ajuster un tir qui fit mouche. L'épuisement finirait par se faire sentir, s'il ne réussissait pas à se dépétrer de cette situation. Et les alphas n'auraient alors plus qu'à les cueillir. En désespoir de cause, Marisol demanda à Andrea :

Croyez-vous que Teo et vous pourriez atteindre la Reine, peut-être ? Avec un peu de chance, c'est elle qui les dirige et ils seront moins organisés sans leur tête.

En espérant qu'il ne s'agissait pas là d'une hydre particulièrement vicieuse, qui n'aurait qu'à en faire repousser une. Il y avait bien le problème de l'agent avec eux, mais le Soleil pourrait continuer à le protéger si besoin. Pas indéfiniment, mais au moins assez.
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Andrea Parker
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Mar 15 Oct 2019 - 22:37
Andrea constata avec désarrois que l’assaut ne se déroulait pas exactement comme elle l’avait escompté. Les alphas, tel qu’elle le craignait, étaient en mesure de protéger leurs semblables plus faibles et la Reine, même si l’Ultime percevait bien que le nombre de jeunes individus et de bêtas allait en s’amenuisant. Toutefois, elle était conscience qu’ils ne s’en sortiraient pas tant qu’ils ne parviendraient pas à éliminer ceux qui faisaient barrage, mais les alphas résistaient envers et contre tout. Son fusil d’assaut entre les mains, elle avisa les épaisses carapaces des aliens scarabéiformes, se demandant si l’énergie cosmique était capable de les traverser. Devait-elle en arriver là ? Non, avant il fallait voir si les armes qu’ils conventionnelles et non-conventionnelles pouvaient suffire, et notamment l’UAR 180 duquel elle attendait beaucoup. Et dans tous les cas, il fallait rapidement trouver une solution, sans quoi ils seraient rapidement submergés... À chaque fois qu’elle tournait la tête pour viser et tirer, c’était des dizaines d’individus qui remplaçaient ceux qui venaient de tomber. Même si elle dressait sporadiquement des boucliers devant ses agents, elle ne pouvait pas encore se démultiplier. Combien de temps pourraient-ils tenir ainsi ?

Lancer de dé #1
Réussite : à bout portant, l’UAR 180 neutralise les alphas.
Échec : l’UAR est inutile contre les alphas.

Lancer de dé #2
Réussite : ils sont sensibles à l’énergie cosmique.
Échec : leur carapace les protège.

Lancer de dé #3
Réussite : sa force est suffisante pour traverser la carapace.
Échec : leur carapace les protège.


Les alphas étaient parvenus à atteindre la porte. Leurs mandibules et leurs pseudopodes grattaient frénétiquement l’armature, repoussant les agents qui se trouvaient dessous. Certains manquèrent d’être emportés, sauvés in extremis par l’un de leur camarade qui, aussitôt, reprenait la cadence infernale des tirs. Mais ce n’était pas suffisant et ils étaient repoussés, petit à petit. Andrea, cependant, n’en démordait pas : si les spécimens devaient être amenés à sortir du laboratoire, la vie des citoyens de Star City était mise en péril et elle ne pouvait pas l’accepter. Elle se tourna brusquement vers l’agent qui était en charge de l’UAR 180.

« Réessayez. » Ordonna-t-elle simplement.

Malgré le calme vraisemblable de sa voix, un tremolo anxieux était audible. Mais çà non plus, elle ne pouvait pas se le permettre. Ses agents comptaient sur elle et elle ne pouvait pas faillir alors qu’ils donnaient tout ce qui était en leur pouvoir pour tenir, pour repousser l’assaut. Arme au poing, sans jamais cesser de tirer, elle observa du coin de l’œil l’un des alphas s’éloigner du groupe, se tourner brusquement pour charger dans leur direction. Plusieurs centaines de kilos de chitine, de muscles leur fonçait dessus à l’allure d’un cheval au galop. S’il les atteignait, les dégâts seraient considérables – et ils comptaient déjà quelques blessés légers dans leurs rangs. Andrea pesta, se tenant prête à s’interposer à tout instant pour encaisser le choc mais il n’y eut pas besoin ; À peine l’insecte se trouva-t-il à proximité qu’une décharge explosa près d’eux, envoyant valser son corps immobile et fumant à plusieurs mètres de là. Malgré elle, un sourire ourla sa lippe. Enfin une bonne nouvelle !

« Continuez de les repousser ! » S’exclama-t-elle simplement.

Pour la première fois depuis le début, elle avait l’impression que les choses tournaient en leur faveur. Le répit fut toutefois de courte durée. En voyant l’un de ses mâles jeté à terre, la Reine poussa un cri strident qui galvanisa les autres assaillants. Leurs coups se firent plus rapides, plus forts, plus précis. L’un d’eux atteint l’un de ses agents qui, en moins d’une seconde, fut happé par l’une des pattes ravisseuses. Le sang de l’Ultime ne fit qu’un tour ; Elle se téléporta aussitôt le dos de l’alpha qui venait de s’en prendre à l’un de ses hommes et frappa de toutes ses forces. Elle y mit sa rage et bien plus encore, faisant voler en éclats la carapace de la créature qui piailla aussitôt. Mais Andrea était bien décidée à ne pas s’arrêter là ; Furieusement, elle frappa et encore, arrachant de ses mains la chitine, attaquant la graisse, les muscules dont la chair juteuse éclata sous la force de ses poings. Le temps que l’agent ne se dégage de sous la créature, celle-ci s’était affaissée inerte.

Le spectacle ne devait pas être beau à voir, mais au moins il était sain et sauf. Sauf que la situation s’annonçait compliquée... Ils étaient coincés entre les assaillants et la Reine entourée de ses gardiens. Ainsi pris en tenaille, leur seule chance résidait dans le reste de l’escouade. Et dans certains des agents qu’elle valorisait particulièrement, comme le Caporal Aguilar. Evidemment, ils ne tardèrent pas à attirer l’attention mais plutôt que de monter à l’assaut, ce qui aurait laissé son homme à découvert, Andrea choisit de se protéger, elle et lui, derrière un bouclier. Elle tiendrait le temps qu’il faudrait mais en attendant... Ce n’était plus entre ses mains.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
Vues : 373

Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Lun 14 Oct 2019 - 22:36
Je ne goûte que très moyennement l’humour d’Anton. Non mais sérieusement… Gna gna gna les pelles font sortir des morts. Oui mon brave, mais il me semble entendu que les fichus morts ne sont pas supposés prendre leurs petits pieds et se mettre à marcher tous seuls. Je me retiens et retiens aussi mon regard noir, tout à fait patiemment. J’applique à la lettre ses conseils en ronchonnant un temps, avant de me concentrer sur mes souvenirs d’Abigaïl.

J’en ai un petit paquet, mais l’important, c’est que ça finit par marcher. Quand je relève le nez de ma quasi-transe, je réalise qu’un truc a changé chez le frère de la nécromancienne. Hm. Ok. Je ne demanderais pas pourquoi il n’apparaît plus correctement sur les filtres de ma lentille. J’ai bien une idée et c’est toujours aussi déroutant de les voir jouer à “mort, vivant, vivant, mort”. De toute façon, je suis bien plus préoccupée par sa réaction devant l’apparition d’un dinosaure zombie. Je dois avoir de vrais yeux de merlan frit. Visiblement, il n’y a que moi que ça dérange. Je trouve ça plus flippant que magnifique, mais enfin, c’est chouette. On aime ce qu’on aime, hm.

En prime, comme j’ai ordonné une avancée générale, tout le monde s’élance, sauf moi, qui finit sur l’épaule d’une Siobhan qui m’apparaît de plus en plus désagréable à chaque seconde qui passe. Est-ce qu’on est obligés de la garder ? Je ne suis pas un sac de pommes de terre, vous savez ? Néanmoins, elle a apparemment pris les commandes et m’enjoint de continuer à jouer mon rôle. Comme elle n’a pas totalement tort, je reprends le contrôle de mes caméras laborieusement, les déployant autour de la bâtisse. Je recherche des caméras, des vies, quelque chose qui puissent nous poser problème. La rouquine fait pareil, à la demande d’Anton. Qui a mis fin à ses jours. Je cite. Monde de fous. Puis je réalise tout à coup.

Comment ça tu as oublié Gary ?!

Sympathique équipe. Oublier un allié sur place. J’espère que sa tête ne va pas connaître une fin funeste.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Noélie parvient à repérer leurs ennemis éventuels, au moins en partie.
    Echec : elle n’a pas plus d’informations.

    Lancer de dés #2
    Réussite : Siobhan ne détecte aucun piège à proximité.
    Echec : Il y a quelque chose qui bloque la porte.

    Lancer de dés #3 (si réussite au #3)
    Réussite : Il n’y a effectivement rien.
    Echec : Oups ?


    Lancer de dés #4 (si échec au #2 ou au #3)
    Réussite : ils parviennent à passer l’obstacle avec succès, à voir ce qui se trouvera derrière.
    Echec : Alors, certes, ils sont rentrés. Mais ça sent apparemment le roussi parce que Janet vient de tomber par terre, telle une crêpe s’échouant hors de sa poêle.


J'interviens tandis que Siobhan se concentre sur la bâtisse.

Je ne détecte personne, mais je ne suis pas certaine que quelque chose ne bloque pas les filtres de mes caméras. Le rendu est un peu étrange sur la lentille.

Est-ce qu'une seule chose dans toute cette mission n'est pas étrange ?

Il y a un sortilège déployé. Sur la porte, à coup sûr, mais j'ai l'impression que c'est pire que ça. Comme si ça enveloppait le bâtiment entier. Ça n'a pas l'air de bloquer ma magie à moi, mais j'ai peur de ce que ça fera à la vôtre, explique la sorcière doucement.

Elle a l'air salement pessimiste. Je serre les lèvres et lui tapote l'épaule pour qu'elle me laisse descendre, ce qu'elle consent finalement à faire. Ceci dit, elle me jette un regard à vous faire dresser les cheveux sur la tête. Je suppose qu'elle se tient prête à me rattraper au cas où. You-pi.

On fait quoi alors, je demande donc à la spécialiste magique du moment.
On entre. Je vais essayer de nous protéger mais je ne garantis rien.

Elle hausse les épaules et déploie de nouveau un bouclier rougeâtre. Puis elle passe la porte en premier, après l'avoir fait sauter d'un coup de pied brutal. Elle doit être un peu contrariée aussi, j'imagine. J'envoie mes caméras avant de la suivre. Le reste de la troupe fait de même. Une fois dans le hall, tout le monde se fige. Une seconde. Dix secondes. Vingt. Trente. Je commence à ouvrir la bouche pour remercier Siobhan quand un bruit de chute retentit derrière nous. Janet vient de s'écrouler au sol, totalement immobile.

Flûte. C'est quoi ça ?!
Le sortilège. Je suppose que je ne peux pas protéger tout le monde.

Après une hésitation, elle se tourne vers Anton et Silence :

Comment vous vous sentez ?

Pendant ce temps, je suis passée du hall au salon. Vieux mais propre et bien entretenu. Ensuite se trouve une grande cuisine, toute équipée. Super matériel pour ces Impérissables, dites donc. Je fais le tour du rez-de-chaussée grâce à mes drones, repère l'escalier qui mène à l'étage et une porte que je suppose donner sur celui qui va dans le sous-sol.
Sujet : Sweet but psycho - Lukaz
Cassandra Wormwood
Réponses : 23
Vues : 431

Rechercher dans : Fallaenn   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Sweet but psycho - Lukaz    Dim 13 Oct 2019 - 21:47
Cassandra avait beau ne pas savoir qu’elle était une exception dans les relations du voleur, elle restait ébahie devant le moment qu’il venait de lui offrir. Peu lui importait de se comparer à qui que ce soit, mais elle n’avait que rarement reçu de tels cadeaux. Elle sourit comme Lukaz renchérissait sur ses compliments. Elle aurait presque pu passer pour attendrie.

Puis le voleur se souvint d’autres promesses qu’il avait faite et l’instant devint bien plus excitant. Le Grand Nord laisserait des souvenirs incroyables à tout point de vue à la médium.

*** *** *** ***

Quinze jours plus tard, Cassandra contemplait l’intérieur de la Scorpio d’un air absent. Ou plutôt, les images du drone déployés sur le pare-brise. Elle avait grignoté la moitié d’un burger sans grande conviction, dans le costume que Solar lui avait conçu d’après leur discussion. Moulée dans la combinaison rouge sang, elle avait ceint plusieurs lames de ci et de là. Le décolleté plongeant qu’elle arborrait donnait un effet pour le moins… Saisissant à sa tenue. S’il était moins profond que ce que les premières propositions avaient donné, il restait relativement important. Un collier était refermé autour de son cou.

Elle n’était pas vraiment la plus patiente du monde, mais elle avait bien envie de surprendre ceux qui avaient voulu s’en prendre - qui voudraient le faire, à vrai dire. Elle n’admettait que très mal qu’on tente de vaincre ceux qu’elle aimait. A la question de Lukaz, elle réfléchit tranquillement. Il était complexe pour elle de faire le tri dans les trop nombreuses visions dont elle était affligée. Même là, elle gardait ses mains dans son giron et refusait de se laisser aller à toucher encore un élément de la voiture. Elle risquait d’être entraînée dans un passé révolu depuis longtemps si sa peau effleurait quoi que ce soit ou qui que ce soit. Dans ces conditions, elle passait parfois à côté de certaines choses.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Cassie sait précisément où et quand ils vont sortir et pour aller où, donc ils peuvent se mettre en position plus précisément.
    Echec : pas d’autres visions.

    Lancer de dés #2
    Réussite : elle a un espion fantomatique dans la place.
    Echec : Nope.

    Lancer de dés #3 (si échec au #1 et au #2)
    Réussite : leurs ennemis sortent rapidement de là, en partie au moins. Lukaz et Cassandra les suivent avec succès.
    Echec : Ils sont repérés immédiatement, oupsie.


Papillonnant des paupières, la demoiselle sourit avec une joie mauvaise à l'intention du voleur. Elle avait cherché un esprit ou un autre qu'elle pourrait prier d'espionner leurs ennemis, mais elle n'avait vu personne. En revanche, en se replongeant dans ses souvenirs, son don lui avait obligeamment renvoyé une vision de la sortie des assassins en devenir. Si bien qu'elle fut en mesure d'annoncer au blondinet où et quand ils sortiraient de là... Et quelques autres choses encore.

Ils devraient être dehors dans... Approximativement huit minutes. Par la porte ici, dit-elle tout en montrant une zone des images de surveillance. Si on se place ici, ils ne remarqueront pas la Scorpio, et on pourra les suivre jusqu'à un autre immeuble, où nos chances de succès seront plus élevées. Je crois.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Suivant les directives attentives de sa camarade, Solar les mena jusqu'à un autre immeuble. Situé dans une zone plus calme, moins haut, et moins récent, il devait probablement être moins dangereux que l'autre. De nouveau, Cassandra chercha un éventuel esprit errant, mais personne ne semblait rôder ici bas. Elle signifia à Lukaz de s'arrêter à l'arrière du bâtiment et désigna silencieusement une porte qui semblait fermée.

Un d'eux a oublié de la fermer, affirma-t-elle d'une voix amusée.

Elle se glissa hors de la voiture et s'aventura gaiement vers l'entrée.
Sujet : Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments ▬ Libre
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments ▬ Libre    Ven 11 Oct 2019 - 15:48
Les deux comparses, réunis pour une nuit par le destin, se lançaient à l’assaut tour à tour de cet homme doué d’une certaine aisance au combat. Lene n’était pas très calée dans le domaine, et elle ne devait sa puissance qu’à la force qu’elle avait acquise par la présence de la divinité en elle. Si elle dénotait maintenant d’un certain savoir faire martial avec une épée et un bouclier, il n’en était rien pour ce qui était de pratiquer des enchainements pieds poings. Aussi fut-elle repoussée par le type. Ce qui laissa une chance à Ezio d’attaquer à son tour. Il y eu un échange mouvementé et chacun essaya de prendre l’avantage, mais cela se soldat par un match nul.

A l’instar d’Ezio, Lene ne souhaitait pas que le combat s’éternise. Non seulement elle devait bosser le lendemain, mais elle ne tenait pas à ce que l’échauffourée ne rameute la police trop rapidement. Elle ne voulait pas être associée à tout ça, et conserver une certaine forme d’anonymat. Une chose semblait la rassurer néanmoins : elle ne ressentait pas de haine vis-à-vis de ce type. Elle avait peur de tomber dans une forme de rancœur de se faire maltraiter, voir de se faire tenir en échec, et de céder à des instincts bien bas de vengeance. Mais non, elle se sentait normale, dans le sens où elle n’était toujours pas décidé à lui faire payer ses actions au prix de sa vie. Son souhait premier était de le neutraliser.

La situation était donc revenue au point de départ, même si le Super était désormais seul. Cela ne semblait pas le chagriner plus que ça. De toute façon, il n’avait pas vraiment le temps de s’apitoyer sur son sort, puisque déjà, Ezio essayait d’attirer son attention en feintant une attaque calculée.

Lene qui était restée sur le côté, ou du moins, à une distance respectable des deux combattants, après s’être faite repousser, sentit que le prêtre lui procurait une ouverture. Et elle sauta sur l’occasion.

Lancer de Dé {#}1{/#}
Réussite : Lene parvint à ceinturer le Super.
Echec : Le Super n’étant pas un amateur éclairé, sent le coup venir et esquive.

Lancer de Dé {#}2{/#} – Si réussite au {#}1{/#}
Réussite : Lene parvient à l’immobiliser proprement.
Echec : Lene doit se bagarrer avec lui pour parvenir à l’immobiliser.

Lancer de Dé {#}3{/#} – Si échec au {#}1{/#}
Réussite : Lene est expédiée sur Ezio.
Echec : Il parvint à la retenir et l’immobiliser à son tour.


Et ça fonctionna. Centré sur le prêtre, le Super Vilain en oublia la seconde menace. Peut-être qu'il ne savait plus où donner de la tête à force d'être attaqué de chaque côté, ou peut-être était-ce la configuration qu'Ezio avait mis en place pour le berner qui avait fonctionné. Quoiqu'il en soit, Lene parvint à lui tomber dessus. Elle passa ses deux bras autour de lui pour le ceinturer et le plaquer au sol.

Elle entendait déjà les commentateurs de foot US gueuler dans leurs micros "quel placage magistral du numéro 7 !!" mais cette pensée saugrenue fila aussi vite que le rouler bouler qu'ils firent dans les éclats de verre. Ils s’arrêtèrent contre le mur. Alors que la jeune femme commençait à affermir sa prise pour le serrer avec une certaine force modérée, ne souhaitant pas le broyer cette fois, ce dernier se releva, occultant le poids plume de la danoise. Avec une violence extrême, il se propulsa dos contre le mur. Bien sûr, Lene faisait le tampon entre son dos, et le mur en question.
Cela ne lui fit ni chaud ni froid. Au contraire, le type était en train de s'épuiser tandis qu'elle encaissait sans sourciller. Petit à petit, elle serrait ses bras de plus en plus fort. Elle l'entendait grogner, haleter, et ses coups contre le mur étaient de plus en plus ténus.

Alors il tenta de lui écraser les pieds, sans conviction. Pour lui montrer qu'elle en avait encore dans les bras, contrairement à lui, elle lui imposa une posture, l'obligeant à se dresser de toute sa hauteur devant elle. Comme si elle le tenait pour qu'Ezio le transperce par exemple. Elle espérait qu'il ne ferait pas ça, mais il était libre maintenant de le frapper, ou de lui parler, ou autre.

Elle le tenait !
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Marisol Aguilar
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Mer 9 Oct 2019 - 21:46
Il était difficile de garder son sang-froid dans des conditions pareilles, mais l’escouade avait déjà dû intervenir dans des circonstances plus que tendues. Marisol avait des souvenirs de l’invasion Terminus très vifs. Elle avait participé à plusieurs missions, suffisamment dangereuses pour avoir quelques nuits désagréables à retourner tout ça dans sa tête. Et quelques blessures de guerre. Ce séjour dans le laboratoire et ses néons était une réminiscence trop prenante de tout cela.

Finalement, le silence retomba. Ce bref instant où il n’était troublé que par des respirations saccadées s’estompa tandis qu’on vérifiait l’état de chacun. La Caporal, elle, n’attendait que le signal de départ pour l’étage supérieur. Elle était, comme ses camarades sans doute, préoccupée par le sort de leurs coéquipiers, à l’étage. Baissant son arme, elle attendit le feu vert de sa supérieure avec une certaine impatience. Celui-ci vint bien assez tôt. L’équipe s’engagea vers la dernière pièce, qui s’avéra être parfaitement vide. Puis, tout le monde se mit en marche vers le rez-de-chaussée.

Les escaliers les attendaient, vides comme à l’aller. L’escouade monta, sans se précipiter mais avec une relative efficacité. Il s’agissait ensuite de rejoindre le reste de l’équipe, où qu’elle soit.

    Lancer de dés #1
    Réussite : L’équipe d’Andrea rejoint le reste du groupe sans difficulté.
    Echec : ils sont interceptés.

    Lancer de dés #2

    Réussite : l’autre équipe tient la menace en respect.
    Echec : ils ont été pris au piège et ont besoin d’aide.

    Lancer de dés #3 (si échec au #1)

    Réussite : Marisol parvient à contenir les assaillants pour permettre à l’essentiel de l’équipe de progresser.
    Echec : il va falloir prendre le temps de s’en débarrasser.


L'équipe progressa rapidement le long du couloir. Sur leur chemin, ils trouvèrent plusieurs portes ouvertes et cadavres de quelques bêtas, et d'autres créatures qu'ils n'avaient pas eu le déplaisir de croiser à l'étage d'en dessous. Visiblement, leurs coéquipiers avaient été aussi efficaces qu'eux. Suivant les instructions que le responsable de la seconde équipe leur avait donné lorsqu'ils avaient entamés la montée de l'escalier, les agents ne tardèrent pas à arriver devant la porte de ce qui semblait être un énième laboratoire, si ce n'était qu'il n'était pas organisé comme le sous-sol. Ses dimensions étaient plus vastes, l'espace plus dégagé, et la température bien plus élevée. Une grande baie vitrée permettait d'apercevoir un spectacle répugnant.

Il y avait moins de mucus, mais en lieu et place de celui-ci, des cellules qui n'étaient pas sans rappelées celles d'une ruche. Toutefois, celles-ci ne contenaient que des centaines d'oeufs. Quelques gardiens des nids, chargés d'oeufs, avaient été interrompus dans le déménagement de ceux-ci vers les zones d'incubations que l'équipe venait de nettoyer. La majorité des individus présents, toutefois, était à la fois plus imposants et menaçants que les autres. Au milieu d'eux trônait la Reine, dont la stature était déjà conséquente en soi, mais était accentuée par son aspect repoussant. La créature semblait agitée et Marisol aurait probablement eu envie de dire qu'elle était furieuse, si toutefois on avait pu prêter de tels sentiments à ce monstre.

Sergent, salua le responsable de l'autre équipe, à l'intention d'Andrea. Nous faisons surveiller les deux entrées du laboratoire et repoussons les individus tentant de sortir, mais ils n'ont pas attaqué. Pas encore.

Marisol jeta un oeil à la masse des créatures, avec une moue répugnée.

On croirait presque qu'ils préparent quelque chose, réagit-elle doucement.

Même si elle n'avait pas la moindre idée de ce que ce quelque chose devait être, elle se doutait que les envahisseurs du nid en seraient alors les cibles.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 3 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Mer 9 Oct 2019 - 13:00
Tout est possible avec la magie. Sans rire.

J’en ai vraiment ras la casquette de ces… De ces fichues conneries. Aucune logique, aucune règle, aucun ordre, je râle.

Je réalise seulement sur le mot ordre que je ne me suis pas contentée de penser mais que j’ai réagi à voix haute. Je jette un coup d’œil courroucé à Anton, reprenant pied avec la réalité pour ça autant que pour jeter un regard noir à cette pelle à la noix.

J’essaye, mais ma logique me dit que ce truc est une fichue pelle. Une. Pelle. Les pelles ne font pas sortir de morts, alors laissez le temps à quelqu’un d’un tant soit peu cartésien d’accepter de toucher à… A ça. C’est votre univers, pas le mien.

Je me rends compte que je parle alors que nous sommes tout de même en fâcheuse posture. Donc je me renferme dans le silence, et essaye de réfléchir dans tout ce bazar. Mes dents sont tellement serrées que je dois grincer, et que j’ai sacrément mal à la mâchoire. J’essaye, je promets que j’essaye. Mais difficile de se concentrer quand Anton est de nouveau blessé, tout comme Janet qui travaille en pièces détachées. Ne parlons pas du zombie de Piper qui a disparu. Notre salut vient du frère d’Abigaïl. Il réussit à nous gagner quelques poignées de secondes. Un répit. Qu’il met à profit pour recommencer à m’enquiquiner. Je ne réagis pas, referme les yeux, coupe même momentanément le rapport des caméras.

Zeta, essaye de détruire ce qui nous coince ici, j’ordonne d’un ton absent.

Je me concentre sur l’image d’Abigaïl. Ses traits, ses sourires de plus en plus fréquents. Sa peau qui est parfois froide, parfois celle d’une vivante, ou presque. Ses petits retours à son sujet de prédilection presque involontaires, quand on mène une conversation qui n’a rien à voir avec ça. La mort, omniprésente mais familière, presque douce. Ce qu’elle a fait pour moi. Puis, finalement, je conjure le souvenir d’un baiser qui aurait pu être. Je me souviens de mon cœur qui bat la chamade et de mon estomac qui se retourne, et moi, qui refuse d’accepter la vérité. Notre repas qui s’en est suivi. Un moment de partage, un moment où j’ai commencé, peut-être, à réaliser ce qu’elle pourrait être pour moi. Je me sens rougir légèrement, mais je m’en moque. S’il te plaît, Abby a besoin de nous, je plaide auprès de la pelle.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Nono arrive enfin à faire sortir un petit ami de la pelle.
    Echec : Silence, Anton.

    Lancer de dés #2 (si réussite au #1)
    Réussite : l’équipe parvient à utiliser cette aide providentielle pour neutraliser leurs assaillants et se ménager un passage vers la sortie.
    Echec : Ils progressent, mais ce n’est pas encore ça. La cavalerie débarque. Très littéralement.

    Lancer de dés #3
    Réussite : Zeta arrive à détruire une des ancres du sortilège.
    Echec : Lâchez la sorcière svp.

    Lancer de dés #4 (si échec au #3)
    Réussite : Siobhan prend les choses en main avec succès.
    Echec : Elle parvient à entrouvrir la barrière, mais il va falloir sortir vite.


Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir changé quoi que ce soit. Je ne me sens pas bizarre, ou différente. En revanche, le soudain silence puis la vibration du sol quand… Euh… quelque chose bouge m’informe sur le fait qu’un truc à changer. Je rouvre les yeux avec hésitation – enfin, disons plutôt que je réactive les caméras, vu que je suis toujours en tailleur sur le sol, de mon côté – me fait découvrir une monstruosité qui manque d’ouvrir mes doigts. Mais je ne veux pas laisser tomber la pelle n’importe où. J’aurais peut-être dû demander ce que je risquais d’appeler.

C'est... C'est un dinosaure... Vous m’avez fait appeler un fichu dinosaure, je commence à bafouiller, totalement déboussolée.

Je suis censée garder mon calme en toutes circonstances, mais quand même. Un dinosaure. Sorti d’une pelle. Ça n’a aucun sens. L’avantage, c’est que Rex ici présent nous débarrasse rapidement des survivants : entre ceux qu’il se contente de piétiner et ceux qui finissent dans sa gueule absolument horrible, le ménage progresse à bonne allure.

Les ancres de l’autre côté du bâtiment sont détruites, Miko-sama, je lis sur mon écran, message de Zeta sans aucun doute.
Tout le monde debout et tout le monde dehors, j’ordonne aussitôt.

Je m’apprête à me relever, chancelle et rattrape le bras de Shiru, mais c’est finalement Siobhan qui m’attrape et me lance sur son épaule sans la moindre grâce en voyant que je ne suis pas revenue parmi eux. Avec un marmonnement qui me donnerait envie de la frapper si je n’avais pas peur d’elle.

Pas question que je laisse la petite princesse d’Abby se faire tuer parce qu’elle ne sait pas courir, râle-t-elle.

La petite princesse note de lui faire ravaler ses sarcasmes, mais plus tard. On avance tant bien que mal, certains en plus petits morceaux que d’autres, jusqu’à atteindre la sortie dégagée par Zeta. Je souffle un bon coup en arrivant dehors, et regarde la bâtisse principale qui nous fait face. Abigaïl est là-dedans. J’espère que ce sera un tout petit peu moins embêtant de progresser, mais j’ai comme un doute. Je me débats jusqu’à ce que la rouquine reprenne la parole :

Arrête de gigoter et fais plutôt ton… Ton truc. Tu ne peux pas avancer et regarder dans le vide.

Je m’arrête en ronchonnant intérieurement, les mains toujours crispées sur la pelle, tandis que l’étrange dinosaure zombie en kit rugit, sans doute toujours occupé à jouer au bowling avec les malheureux qui tentaient de nous agresser.
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