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Sujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois
Esprit du Hasard
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Rechercher dans : Lincoln   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois    Lun 2 Déc 2019 - 11:32
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#1 'Jugement du Hasard' :
Tag 2 sur Star City Heroes Reussite

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#2 'Jugement du Hasard' :
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Sujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois
Jay Lane
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Rechercher dans : Lincoln   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois    Lun 2 Déc 2019 - 11:32
Les explications de la rouquine entrèrent par une oreille de Jay et ressortirent aussitôt par l'autre sans même prendre la peine de toucher son cerveau. Autant dire qu'il s'en battait la nouille et il exprima ce manque d'intérêt par un reniflement ô combien élégant et suffisamment parlant pour qu'elle comprenne ce qu'il pensait de son cours express. Une chance qu'elle sache à quoi s'attendre avec lui : elle ne risquait pas d'être agacée par son comportement d'homme préhistorique. Enfin, pas trop. On s'habituait à tout, même au pire.

Comme elle se plaignait à l'idée de devoir le sortir de là vivant, Jay lui décrocha un énième regard noir. Bah qu'elle le dise tout de suite si c'était si pénible de devoir l'aider !

« Au pire, t'as qu'à m'laisser crever si ça t'emmerde tellement. »

Il ne cherchait même pas à glisser d'amusement dans sa réponse. De toute manière, Jay ne connaissait pas ce terme, il passait de l'irritation à... Moins d'irritation. Ignorant la manière dont la gonzesse levait les yeux au ciel en l'entendant parler des nanas, il marmonna dans sa barbe, pestant au sujet des emmerdeuses et de leur ego surdimensionné qui les obligeait à lui rappeler qu'elles étaient indispensable. Bientôt, il allait devoir la féliciter de faire ce pour quoi elle était payée, franchement !

Mais le Texan ferait bien de s'y faire puisque la rouquine n'en était qu'au début de ses remarques. Elle lui arracha un nouveau grognement agacé lorsqu'elle lui parla comme à un gamin – c'est du moins comme ça qu'il l'interpréta. Haussant les épaules, il s'entêta d'ailleurs dans sa mauvaise volonté.

« On s'en fout, y'a pas besoin d'un nez, demande aux zombies. »

Et il ne comptait pas devenir mannequin, ça tombait bien. Mais toute sa mauvaise humeur fit réellement surface lorsqu'il capta le baiser qu'elle lui souffla. Quelle chieuse, elle savait parfaitement qu'il détestait ce genre de trucs ! Pestant à demi-voix sur les emmerdeuses qui ne faisaient que lui rendre la vie impossible, Jay la laissa faire ses merdes de son côté tout en observant les environs toujours plongés dans l'obscurité.

Il lui fallut quelques instants pour désigner des zones où les mages se trouvaient apparemment. Il ne sentait rien, pas de manifestation de son sens du danger. Plutôt que de bavasser inutilement, le Texan se tint sur ses gardes en oscillant du regard entre les différentes zones désignées par la rousse. Quelques secondes plus tard, alors qu'elle soufflait des naseaux comme un taureau, l'obscurité se dissipa et révéla les trois emmerdeurs de tourner en rond. Comme ils s'élancèrent aussitôt, Jay fut un peu agacé de voir Siobhan se poster devant lui. Peut-être que c'était des magiciens, mais ils restaient humains et les taper assez fort serait suffisant, non ? De toute manière, comme ils étaient trois, ils allaient forcément s'en prendre à eux deux et l'ancien prisonnier se tenait prêt à intervenir.

    Lancer de dés #1 :
    RÉUSSITE : Jay peut les toucher.
    ÉCHEC : ils sont protégés par magie.

    Lancer de dés #2 :
    RÉUSSITE : Jay résiste.
    ÉCHEC : ses pouvoirs sont inutiles face à eux.


S'il avait été doté d'un quelconque ego, Jay aurait été du genre à se sentir vexé lorsqu'il vit que deux des trois individus se précipitèrent sur la gonzesse au lieu de s'en prendre à lui. Mais là, il s'en fichait. Si elle savait se démerder, tant mieux pour elle, sinon... Bah tant pis. En attendant de savoir si elle allait s'en tirer sans se casser un ongle, le trentenaire accueillit l'individu qui s'en prit à lui. Celui-ci se précipita dans sa direction, les mains brouillées par un étrange nuage opaque et sombre. C'était certainement ce qu'ils généraient quelques secondes plus tôt !

En tous les cas, il n'avait aucune envie de vérifier si ça fonctionnait sur ses pouvoirs : dès que l'individu leva les mains pour s'en prendre à lui, Jay lui expédia un coup de pied renforcé en plein dans les pattes, le faisant aussitôt chuter sur le sol. Sans lui laisser le temps de se relever, l'ancien combattant du Circus se glissa sur le côté, le saisissant par le bras pour le relever brusquement en lui glissant son avant-bras autour du cou et effectua une pression suffisante pour l'empêcher de respirer. Le tuer ? Ne pas le tuer ? Jetant une œillade à Siobhan pour voir si elle était encore en vie – la réponse étant oui – il lui lança une question :

« T'en as besoin en vie ? »

De sa réponse dépendrait la vie du gus ! Jay n'était pas du genre à tuer inutilement, mais lorsqu'on s'amusait à l'attirer dans un bâtiment truffé de pièges magiques, ça avait tendance à le rendre un peu grognon et irritable. Enfin, plus que d'habitude dirons-nous !
Sujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois
Siobhan O'Reilly
Réponses : 6
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Rechercher dans : Lincoln   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : La fierté et la bêtise sont faites du même bois    Dim 1 Déc 2019 - 23:16
J’avais eu le temps de saisir l’oeillade agacée de mon protégé d’un soir lorsque j’étais intervenue. Mais, les dieux m’en soient témoins, un miracle considérable c’était alors produit : Jay Lane avait cru ce que je disais. Incroyable. J’allais peut-être redevenir une vraie croyante. Comme quoi, tout arrivait. Une seconde plus tard, toutefois, nous étions entourés par une obscurité impénétrable et je ravalais mon exultation pour la remplacer par un relent de terreur acquise, apprise de la manière forte. Tu croyais pouvoir m’échapper, petite chose ?

Sa voix, narquoise. Je serrais les dents et les poings. Cette créature ignoble était morte, et j’avais un homme à protéger si je voulais toucher ma paie. Je fermais les yeux brièvement puis les levais exagérément au ciel quand il demanda quelle était “cette merde”. Les miracles existaient, mais visiblement, à dose modérée.

« Je l’ai senti. Quand tu es une mage aguerrie, tu peux anticiper le sortilège d’autrui. Il y a un déplacement d’énergie magique un peu avant, en général. Et un peu de respect pour cette merde, c’est peut être bien la seule chose qui nous garde en vie à l’heure actuelle. »

C’était bien le moment de se lancer dans une séance de Magie pour les Nuls, tiens.

« Ça l’est. Magique, je veux dire. Mais il n’y a pas que ça. Ils ont saturé le bâtiment entier. Ils doivent avoir plusieurs mages qui travaillent en symbiose. Ça va être une plaie de te sortir de là vivant, soupirais-je avec une moue dégoûtée. »

Sortir un néophyte non-croyant de ce trou à rats allait me coûter, je le sentais venir d’avance.

« Oh, commence pas à me sortir ton chapitrage sur les gonzesses. La gonzesse t’a empêchée de finir comme une flaque d’ombre sur le sol, alors chut. Ou alors, dis merci. »

Je levais les deux bras vers le ciel comme pour le prendre à témoin.

« Jay, bordel. Excellente idée, on va lâcher le seul truc qui nous protègent de leurs pièges à l’heure actuelle alors que tu serais pas fichu de reconnaître de la magie si elle venait te bouffer le nez. C’est non. »

Je devais arrêter de sourire. A vrai dire, j’avais même envie de rire. L’occasion était trop belle : Lane devait se reposer sur moi, entièrement. C’était à mourir. Je lui soufflais un baiser exagéré, puis tendis mes perceptions, à la recherche d’un soupçon de vie. D’un soupçon de sang.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Siobhan peut localiser les présents.
    Echec : Elle ne peut pas.

    Lancer de dés #2 (si réussite au #1)

    Réussite : elle peut lancer un sort à l’un d’eux.
    Echec : ils sont tous protégés contre la magie directe.

    Lancer de dés #3

    Réussite : elle parvient à élargir sa garde pour chasser l’obscurité de la pièce entière.
    Echec : elle ne peut pas.


Un. Deux. Trois. Le quatrième avait disparu. Je sentais l'hémoglobine s'agiter dans leurs veines, presque paresseusement. C'était une vraie tentation, mais lorsque j'essayais de m'en saisir pour la manipuler, pour créer un sortilège, j'échouais. Hm. Boucliers. Je changeais donc d'approche. Surprise qu'ils n'aient encore rien tenté. Ou peut-être que si. Avec la garde, je ne le sentirais pas. Sauf que.

« Ici, ici et ici, je soufflais à Jay, désignant discrètement les trois mages. Ou combattants protégés. Je m'arrangeais pour me dissimuler ce faisant. Prépare toi à voir de nouveau. »

Je me redressais, tendant mes perceptions vers le pentacle de sang sous nos pieds, tissés de runes celtiques de protection. Inspirer, expirer, exsuder suffisamment de sang pour en étirer le tracé au maximum. Je pouvais difficilement tenir plus grand, mais en une fraction de seconde, il ne resta plus que les coins de la pièce pour être encore dans l'obscurité. Surpris, les trois adversaires réagirent en se ruant à l'assaut. Mon épée apparut en main rapidement tandis que je me postais devant Jay.
Sujet : Vengeance sans Faim [Sam]
Jasper Gynt
Réponses : 22
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Rechercher dans : Jordan International Airport   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Vengeance sans Faim [Sam]    Lun 4 Nov 2019 - 12:20
"Tu les assommes, oui. Avec un peu de chance, le dernier sera trop absorbé par ce qui se passera sous ses yeux pour remarquer tes agissements et le plus rapide d'entre nous deux le finira. J'y vais la première. Dès que je serai dans les phares avec ceux qui procéderont à l'échange, tu fonces." Et lorsque Sam lui proposa de les enfermer dans les fourgons, Jasper hocha la tête à l'adresse de son partenaire et lança enthousiaste, quoique moins fort que d'habitude : "C'est une très bonne idée, Nounours !"

Puis, le silence régna si on oubliait le petit rire de Samuel en fond. Elle-même prit un temps immobile pour se vider la tête, jusqu'à l'arrivée de leurs premières cibles. Les véhicules vrombissaient tout près et s'arrêtèrent sans couper le contact : ils sauraient au moins où les clés se trouvaient. Maintenant, il fallait agir rapidement au risque qu'ils leur filent entre les doigts. Jasper attendit que les hommes descendent des fourgons pour escalader la petite butte.

Jet de dé #1
(Réussite) Elle ne se fait pas repérer et assomme le premier mec sans trop de difficulté avant de passer au second.
(Échec) Elle se fait repérer et on la reconnaît.

Jet de dé #2 (si échec au précédent)
(Réussite - Réussite) Elle parvient tout de même à les assommer tous les deux.
(Réussite - Échec) Elle assomme le premier, le second est armé.
(Échec- Réussite) Le premier est armé et parvient à la repousser, alors elle s'attaque au deuxième.
(Échec - Échec) Les deux sont armés.

Jet de dé #3 (si échec au précédent)
(Réussite) Arme(s) blanche(s).
(Échec) Arme(s) de poing.


Si elle arriva en haut de la butte plutôt rapidement, elle se rendit compte de son potentiel "casse-gueule" en la descendant. Elle glissa sur les fesses et déboula d'une manière assez peu classe dans les phares, attirant les regards interloqués des deux gars de l'échange alors qu'ils se croisaient, arrivés à mi-chemin.

"Mec ! C'est la casquée de l'autre jour !"

S'ils parlaient du 21 Septembre, alors Sasha avait bien été victime de ce trafic. Elle se releva en grognant, mais sans prendre plus de temps et abattit le tranchant de sa main humaine sur la nuque du premier gusse. Comme s'il fut frappé par la foudre, il s'effondra à ses pieds. L'autre s'était malheureusement éloigné autant que possible, chargeant d'une main tremblante son arme qu'il pointa sur la casquée.

"Reste là !"

Elle comprit qu'il n'avait pas l'intention de la tuer et leva les mains, tranquillement. Son cœur avait beau battre la chamade, elle ne laissait pas la peur l'investir insidieusement et ne s'avouait pas non plus vaincue tout-au-fond d'elle-même. Son but : gagner du temps et si il lui donnait bêtement l'opportunité de le mettre en terre en s'approchant trop d'elle, alors elle sauterait sur l'occasion. Jasper espérait seulement que Nounours menait à bien sa mission, contrairement à elle.




Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 18:54
Elle a refermé les yeux. Je remarque sa mine vulnérable, les battements frénétiques de son coeur, visibles au niveau du creux de son cou, et des dizaines de petits signes qui m’informent que Abigaïl… Panique. Elle est simplement terrorisée. Purement et simplement terrorisée. Les lèvres serrées et avec un stress grandissant, je retiens un mouvement de recul quand Silence, ou ce qu’il en reste, se redresse, animée par le pouvoir de sa maîtresse.

Quand Anton prend la parole, je n’ai rien à répondre. Simplement rien. Ce ne sont pas des ennuis que nous allons avoir, c’est pire que ça. Je suis moi-même à deux doigts de la panique lorsque je me laisse tomber à genoux devant la blonde, une main à un cheveu de sa joue. Autant dire que ça ne s’arrange pas quand elle relève ses paupières et hurle. Je tremble malgré moi. Il lui suffit d’un geste pour tuer le bourreau, celui qui a laissé un joli bleu sur mon cou, j’en suis quasi certaine. Pour la première fois depuis que je la connais, j’ai peur d’elle.

Heureusement pour nous tous, je suis aussi une fichue tête de mule.

La voix de l’ange m’atteint à peine, même si je m’entends cracher un “ta gueule” plein de hargne. Les ordres d’Anton me paraissent tout aussi lointains. La pelle est tombée un peu plus loin quand j’ai expérimenté un petit étranglement passager. Je me redresse et encadre doucement le visage d’Abby, cherche son regard perdu. Je n’arrive même plus à réfléchir, j’ai l’impression d’être devenue à moitié sourde et je tremble plus qu’un écureuil sous speed.

- Abigaïl Frankenstein, je t’interdis de me lâcher maintenant. Tu n’as plus à avoir peur, tu n’as plus à craindre qui que ce soit. Regarde autour de toi. Tout le monde ici est prêt à te défendre, et tu n’en aurais pas besoin.

J’espère qu’au moins une partie d’elle comprend. J’espère qu’au moins une partie d’elle sait qu’elle peut compter sur nous, qu’on ne laissera personne lui faire de mal alors qu’elle-même est vulnérable. J’ai tellement l’habitude de me faire piétiner que je n’arrive pas à imaginer ce que ça peut faire de redevenir plus… faible, même l’espace d’un instant, avec tout ce qu’elle a vécu.

Bordel. J’ai l’impression que je vais faire une crise cardiaque. Est-ce qu’on peut mourir d’angoisse avant trente ans ?

Je me hisse sur la pointe des pieds et pose mes lèvres contre les siennes, presque désespérément.

- Je n’ai pas survécu à ta connasse de mère adoptive, et pire encore, je n’ai pas accepté que je t’aime pour mourir ici, je lâche d’une voix étranglée, avec l’impression tenace d’être terriblement mièvre, ou ridicule, ou les deux. Tu m’entends, Abby ? Reviens avant de détruire tes amis. Reviens-nous. Reviens-moi, s’il te plaît.

Une pause.

- Parce que là, tu me fais peur, Abby.

Et même terrorisée, je ne vais pas faire demi-tour. Quelle conne.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Abby reconnecte son cerveau.
    Echec : on va tous mourir.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)
    Réussite : Sio, toute loque qu’elle soit, arrive à maîtriser Abby (merci la drogue, parce que sinon c’était cuit).
    Echec : On va toujours mourir, du coup, désolée.


    Lancer de dés #3

    Réussite : les petits soldats de Sa Majesté ont au moins le mérite d’occuper l’ange efficacement.
    Echec : ce truc est insupportable.


Je la lâche, parce que je tremble toujours autant. Si je n’étais pas aussi têtue - aussi mordue, aussi dénuée d’instinct de survie, etc - je serais déjà repartie ventre à terre. Au lieu de quoi je suis là, devant une nécromancienne droguée et paniquée, à essayer de la faire revenir. Je me détourne un bref instant lorsque des bruits de combat et une exclamation rageuse de l’ange me parviennent. Apparemment, les réanimés ont décidé de s’en prendre à la menace la plus immédiate : le connard avec une épée dans les mains. Ca me convient à cent pour cent.

Je reviens vite à Abigaïl, ceci dit. J’avoue : j’ai peur. De ce qu’elle pourrait faire, de ce qui pourrait se passer, de ce qu’ils lui ont fait. Mais j’ai mal, aussi. Je ne supporte pas de la voir… Comme ça. J’ai envie de lui hurler de se calmer en sachant que ce n’est pas sa faute. Et surtout, j’ai envie de les renvoyer au fin fond de l’Enfer, un par un, tous ces Impérissables qui croient pouvoir la malmener en toute impunité. Ce sont des monstres, bien plus qu’elle ne l’est à mes yeux. Je l’observe, le coeur battant et les yeux écarquillés. Puis je remarque une chose : son regard a l’air moins… Absent. Incohérent. Fou. Je répète son nom d’un ton hésitant, en surveillant ses gardes du corps du coin de l’oeil. J’ai toujours l’impression que si je fais la mauvaise chose, je vais me les coltiner. Merci, Anton.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Esprit du Hasard
Réponses : 49
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 0:05
Le membre 'Noélie A. Inagawa' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard


#1 'Jugement du Hasard' :
Tag 2 sur Star City Heroes Echec

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#2 'Jugement du Hasard' :
Tag 2 sur Star City Heroes Reussite

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#3 'Jugement du Hasard' :
Tag 2 sur Star City Heroes Echec
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
Réponses : 49
Vues : 367

Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 3 Nov 2019 - 0:05
Quel arriéré aurait choisi la rédemption de l’autre crétin ? Sérieusement, certaines personnes acceptaient la paix factice qu’il offrait ? Ah, question stupide. Il y avait nombre d’âmes faibles. Manque de bol pour lui - ou pour moi - je n’étais pas faite de ce bois. Je ne me fatiguais pas à répondre à ses affirmations péremptoires, pas plus que la copine de la japonaise qui restait silencieuse et concentrée. J’avais autre chose à faire. Il m’acculait un peu plus à chaque seconde qui passait. C’était un jeu, une façon de prendre son temps, comme un chat aurait joué avec une souris. Un jeu qui me rendait folle de rage. Je me demandais si c’était là le but de sa mascarade. Si oui, ça fonctionnait trop bien.

Quelques passes de plus. Mon bras tremblait à chaque fois que je parais, je trébuchais, une fois, deux, trois. Chaque fois, il attendait, avec un sourire insupportable sur ses traits. Il doutait si peu de vaincre, et il avait raison. A cet instant, si le Diable en personne avait ramené ses guêtres, je lui aurais promis ce qu’il voulait pour faire ravaler sa suffisante à ce connard. Un coup de plus vint entailler profondément ma joue et je tombais au sol pour ne plus me relever. L’idée me parassait insurmontable. Pourtant… Pourtant je n’avais pas envie d’abdiquer, je refusais de mourir ici. Je pensais devoir subir le coup de grâce, mais il se tourna plutôt vers l’autre. Shiru.

La magie de l’ange s’éleva et je cherchais à l’avertir, me redressant sur mes genoux tant bien que mal. J’avais mal partout, bon sang. Si mal que je me demandais si je serais capable de protéger la femme de l’influence de ce monstre. Déjà, ses yeux perdaient de leur éclat. Son visage se parait d’une tranquillité factice. Dans une seconde ou deux, elle s’avancerait vers lui, comme un agneau qui se serait rendu à l’abattoir.

***

Je me débats comme une furie, malgré les étoiles dans mon champ de vision et ce qui ressemble à s’y méprendre à un soupçon de désespoir. J’en suis rendue au stade où je mords férocement ce qui passe à portée, ne réfléchissant plus. La panique prend le pas sur le reste. Bordel, je ne veux pas mourir ici, pas comme ça. Puis Anton se jette sur nous. Je roule un peu plus loin, inspirant désespérément un peu d’air avant de tousser violemment, ma trachée mise à mal par les mauvais traitements de l’Impérissable qui est sorti d’on ne sait où. Quand je me redresse, le nécromancien a volé contre un mur, et mon assaillant se rapproche de moi. Je recule tant bien que mal, avant de réaliser. Quelque chose l’a arrêté. Je manque de m’effondrer en sanglots. J’en ai ras le bol de ses conneries. J’en ai ras le bol d’être malmenée. J’en ai ras le bol de cette vie à la con. Je vais faire disparaître cette secte, même si ça doit me prendre dix ans. Ils sont tous morts, ces crevures.

Je regarde le truc, euh, le Darach se reformer et retient un cri outré - c’est vraiment maintenant qu’il débarque ? Pour me dire ça. Déjà, je ne veux pas tuer Abby. Ensuite, quand bien même je le voudrais, je fais ça comment ? Il m’a bien regardée ? Je n’ai jamais tué quelqu’un directement. J’utilise des intermédiaires, et je refuse que mon premier véritable meurtre soit celui d’une femme que je pourrais bien aimer. Bon sang, c’est quoi cette blague ?

    Lancer de dés #1

    Réussite : Sio réussit enfin un truc dans sa vie et protège Shiru.
    Echec : Shiru est manipulée par l’ange, c’est con.

    Lancer de dés #2
    Réussite : Abigaïl leur fait la grâce absolue de se réveiller.
    Echec : Nope.

    Lancer de dés #3
    Réussite : top du top, la dame émerge relativement correctement de son petit problème de drogue. Enfin, plus ou moins, disons qu'elle est au moins capable d'un minimum de réflexion.
    Echec : alors. Abby droguée et incohérente, c'est pas forcément le top. Puis maintenant si faut la tuer, faut le faire sans se faire taper dessus par Abby droguée et incohérente. Ah.


Je me relève et me hâte vers Abigaïl. Je la secoue comme un foutu prunier, en criant et pleurant en même temps.

- Bon sang, Abby, réveille toi. Ne m’oblige pas à te tuer, réveille toi, t’as compris ?!

Je tourne en boucle sur la même rengaine pendant un temps qui me paraît terriblement infini et qui doit correspondre à quinze petites secondes, vu la vitesse à laquelle je parle, puis je finis par lui coller une gifle monumentale. Si j’avais eu un seau d’eau gelé, il serait présentement sur elle.

- DEBOUT, je crie à m’en arracher les poumons - ce qui, quand on vient de se faire étrangler, donne un genre de couinement de souris ridicule.

Sauf que, miracle, elle ouvre les yeux. D’un coup. Sur des pupilles dilatées à faire peur et avec un air… hagard, à tout le moins. Je recule d’un pas, hésitante.

- Anton, j’appelle en espérant qu’il est toujours parmi nous.

Parce que j’ai bien l’impression que ma Majesté Nécromantique ne me reconnaît pas très bien. Ou au moins, que tous ses neurones ne sont pas parmi nous. Je réfléchis à ce que peut faire un humain lambda sous drogue. Je ne veux pas savoir ce qu’elle peut faire. J’hésite vraiment à l’achever, pour le coup. Sauf que ça me scie les jambes rien qu’à l’imaginer.

- Abby, s’il te plaît, je souffle en m’approchant. C’est moi, Noélie ? Il faut qu’on sorte d’ici, ok ?

Je ne sais pas quoi faire. Oh, bon sang. Je ne sais ENCORE pas quoi faire. Surtout que quand je jette un bref coup d’oeil à la caméra restée en haut, c’est pour y voir Siobhan à quatre pattes, en train d’essayer de se relever, et Shiru avec un air d’imbécile heureuse, plantée devant l’ange à attendre sa sentence. Elle a baissé les bras et paraît incroyablement détendue lorsqu’elle s’agenouille devant lui. J’ai les oreilles qui bourdonnent. Je crois que là, c’est vraiment trop.
Sujet : Le donjon de Watson.
Thalia Cristobal
Réponses : 45
Vues : 598

Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Le donjon de Watson.    Ven 1 Nov 2019 - 22:36
J’ai croisé les bras malgré moi. Le vaincre ? Parle-t-il de choses physiques, purement et simplement, ou dans un sens plus psychologique ? Je le sonde distraitement, tentant de trouver une faiblesse en sachant qu’il y en aura forcément une. Il y a toujours une échappatoire. Puis je souris faiblement sous mon masque en entendant Clover réagir presque timidement. Le pauvre. Il n’a pas envie de lui faire du mal, mais l’autre ne se gêne pas en retour. Son regard direct dérangerait n’importe quel humain, je suppose. Moi, j’y vois un défi.

Clover, lui, ressent aussitôt du malaise.

Puis l’autre ouvre la bouche et je hausse un sourcil surpris. Intéressé. Les accusations pleuvent sans discontinuer, et je me sens de plus en plus perplexe à chaque seconde qui passe. Alors comme ça, le jeune homme serait élu… ? De quoi ? De qui ? Un champion, peut-être ? En tous les cas, il a apparemment du sang sur les mains. Cela explique sans doute le ressenti que j’ai face à lui. Ces péchés qui rôdent à la lisière de sa conscience, dissimulés par un sortilège puissant. Fascinant. Je laisse parler, note tout avec amusement et détachement.

Ce n’est que quand il se tourna vers moi que je daigne poser une main légère sur l’épaule de Clover. J’écoute quelques accusations tournées vers moi avec détachement puis je ris. Je ris à n’en plus pouvoir, m’attirant une mine décontenancée de la part de l’homme qui se prend pour notre juge, apparemment.

Je n’offre mes dons qu’à ceux qui ont prouvé qu’ils le méritent. L’absolution a un prix, je souffle d’un ton doucereux, m’avançant pas à pas vers lui. Oh, crois-tu donc me vexer, petit homme ? Crois-tu donc que tes mots ont le moindre sens pour moi ? C’est parce que je suis le vice que je le comprends si bien. Que je peux l’absorber et le faire disparaître. Comment pardonner lorsqu’on ne sait pécher soi-même ? Comment accepter que sous la pire crasse peut se trouver une âme bonne, si l’on n’est pas soi-même duelle, différente ? Tu parles de choses que tu ignores. Tu es borné, et tu m’épuises. Fais silence et laisse nous sortir, ou payes-en le prix. Je n’ai pas les scrupules de Clover.

    Lancer de dés #1

    Réussite : contre toute attente, le vieillard semble accepter de les laisser partir.
    Echec : il leur rit au nez (pas très surprenant).

    Lancer de dés #2

    Réussite : Tlatla le maîtrise rapidement et leur ouvre la voie.
    Echec : il s’avère plus résistant qu’il n’y paraît.


L'homme rit. Une hilarité aussi forcée que possible qui n'altère pas mon propre sourire.

- Oubliez cela. Votre épreuve vous a été donnée, Dame de la Nuit.
- Je n'y prends aucun plaisir, mais enfin, je soupire lourdement.

J'agite distraitement la main, un petit geste vers le haut. Mon golem surgit à nos côtés et se lance à l'assaut du vieux mage, dans une charge brutale et sans subtilité. Pendant ce temps, j'invoque mes artefacts, tous. Mes gantelets se matérialisent. J'adorerais faire souffrir ce moins que rien, le faire hurler à mes pieds. Je ne suis pas vexée par ses propos ridicules, mais je suis fatiguée d'être prise de haut par de la vermine. Des vrilles de lianes épineuses surgissent à mes pieds et rampent de plus en plus rapidement vers lui. Voyons voir ce que l'on pourra faire de ce petit mage de rien du tout.

- Si vous ne comptez pas participer, tenez vous à l'écart, mon chou, je lâche avant de m'avancer pour sonder la zone au sol.

Ces diagrammes ont une fonction et je veux découvrir laquelle. Je ne tarde pas à réaliser qu'en plus de servir de réserve de puissance, ils protègent en partie au moins notre adversaire. Ma magie est comme arrêtée à quelques mètres de lui. Les lianes contournent la zone, cherchant une ouverture. Le golem, lui, est animé par une force différente et passe la barrière, mais il suffit que le mage lève une main pour que son poing soit arrêté par une force invisible. Oh, quelle plaie. Il va falloir que je m'approche avec un de mes poignards pour m'en débarrasser.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Ven 1 Nov 2019 - 20:40
Je portais un coup de taille en invoquant toute la puissance que les sceaux me confèraient. L’ange parvint à bloquer, même si son bras trembla un peu. Ses propos commençaient sérieusement à me porter sur les nerfs. Vraiment très sérieusement. Où étaient ces enfoirés tandis que Raphaël me martyrisait à sa guise ? Qu’avaient-ils fait sinon me lâcher en pâture à un de leurs misérables exorcistes, qui avait seulement rajouté une pierre à l’édifice de ma destruction lente et progressive. C’était un miracle que je sois ici. Un plus grand encore que ma raison ait survécu. Mais ces connards emplumés ne pouvaient s’empêcher de la ramener au moment les plus inopportuns.

- Parce que tu crois que j’en avais envie, crétin, m’entendis-je dire à voix haute.

Je ne me reconnaissais plus. Ma retenue de façade volait un peu plus en éclat à chaque seconde qui passait, comme je me démenais pour ma survie et pour celle de la japonaise et du frère de ma bienfaitrice. Il n’y avait bien que pour elle que j’aurais pu en arriver là. J’étais en danger de mort et je le savais. Un coup, une parade. Reculer, encore et encore, car je ne faisais que le ralentir.

- Je n’implorerais pas. Ni toi, ni votre dieu misérable qui regarde les siens souffrir, ni même mes propres divinités. Va. Te. Faire. Foutre.

Chaque mot était ponctué d’un geste. Mais je savais qu’il s’amusait avec moi.

****

Si j’étais cet ange, je me méfierais, je note distraitement. La rouquine bouillonne, et ça se voit de plus en plus. La colère est une arme comme une autre. Ma main à couper que s’il la chauffe suffisamment, elle va disjoncter, et ce sera bien moche. Je frissonne, coincée derrière Shiru et Anton qui tiennent nos positions pendant que Silence… Que Silence ouvre la porte, ignorant la brûlure de leur magie à la noix. Ignorant sa propre destruction. Le coeur au bord des lèvres, je le suis du regard via la caméra qui l’accompagne. Je n’aurais pas dû entraîner la colocation d’Abby dans cette idiotie. J’aurais dû mobiliser mes troupes, à moi. Ils étaient moins vulnérables face à ces Impérissables.

Mais il est trop tard pour ça, alors je me contente de reculer d’un pas vers l’escalier, interpellant Anton en essayant d’ignorer son bras volatilisé, et Shiru. J’ai envie de vomir quand le golem s’effondre, mais je n’ai à l’esprit qu’Abigaïl. Abigaïl qui ne tient sur cette chaise que par la grâce des cordes qui l’y enchaînent. Abigaïl à laquelle ces barbares sans cervelle on fait je ne sais quoi. Abigaïl que je vais tirer d’ici en vitesse. Je ne réfléchis qu’à moitié quand je fais volte-face, oubliant jusqu’à l’ange qui a pourtant reporté son attention sur nous. Rien à cirer.

    Lancer de dés #1

    Réussite : Siobhan peut profiter de l’inattention de l’ange pour lui faire déguster bien méchamment.
    Echec : Raté.

    Lancer de dés #2

    Réussite : Nono descend sans encombres.
    Echec : Shiru est en fâcheuse posture, ce qui laisse Anton seul pour surveiller les arrières de Nono. Puis Abby n'est pas seule en bas.

    Lancer de dés #3

    Réussite : le coup de pelle de Nono avait étalé le mage pour de bon. Problem solved.
    Echec : oupsie.


Je dévale l'escalier en oubliant ma prudence au passage : de toute façon, soyons réalistes deux minutes, la situation empire à chaque seconde qui passe. Plus vite je récupère l'objet de notre visite, plus vite nous pourrons repartir. Je marque une pause brève à l'entrée de la pièce, pour déporter mon regard sur le corps calciné de Silence. Une grimace s'invite sur mes lèvres avant que je ne me rapproche plus lentement de la chaise. Mes yeux attrapent la poche de perfusion - le liquide à l'intérieur est blanchâtre, étrange - qui est reliée à ce que ma base de données identifie comme une pompe à perfusion. Quelques recherches m'apprennent qu'il peut s'agir de plusieurs agents. Les uns sont des anesthésiques, les autres des drogues. J'hésite avant de couper la pompe et de sortir délicatement le cathéter du bras d'Abby. Puis je comprime soigneusement, lisant les instructions au fur et à mesure grâce à ma lentille.

- Abby, il faut vraiment que tu te réveilles, je l'appelle en me sentant profondément stupide.

Je la secoue et répète quelques mots pour la stimuler en espérant que le produit va s'évacuer vite. C'est sans doute pour ça que je ne remarque pas tout de suite que nous ne sommes pas seules ici. Et que notre invité n'est pas Anton. A vrai dire, la nouvelle me tombe dessus quand quelque chose m'attrape par derrière et commence gaiement à m'étrangler. Je me débats tout ce que je peux en essayant de glisser un appel à l'aide malgré la sensation d'étouffement.

***

- Protégez-la, entendis-je dire à la gardienne de la japonaise, jusque là silencieuse.

Je ne savais pas ce qu'elle fichait, jusqu'à ce qu'elle surgisse à mes côtés. Son bouclier arrêta net l'ange qui m'avait mise à terre. J'étais monstrueusement essoufflée et je me sentis trembler malgré moi en réalisant que si elle n'était pas intervenue, je serais peut-être morte. Mais je n'avais pas le temps de pleurer sur mon sort. Je me redressais tant bien que mal. Mon armure commençait à être trouée, littéralement. Là où la magie de l'ange l'avait agressée, on aurait juré que quelque chose l'avait rongée et je peinais à la régénérer en continu.

Magie à la con.

Je fis signe à l'autre de baisser son bouclier et reculais à ses côtés.

- Défends simplement la porte, je m'entendis ordonner.

J'avais la nette impression que tout ça allait mal finir pour moi. Je me redressais tandis que l'ange déballait une flopée de conneries supplémentaires à notre sujet. Je ne pouvais pas les abandonner. Mais après ça, Abby avait intérêt à faire attention à elle.
Sujet : Let me be your white knight — Abigaïl
Noélie A. Inagawa
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Rechercher dans : Funérarium Frankenstein   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Let me be your white knight — Abigaïl    Dim 20 Oct 2019 - 20:43
Les Impérissables m’ont tout l’air d’avoir anticipé un peu trop de choses à mon goût, je songe pendant mon exploration, après que Janet ait malencontreusement rendu son tablier. Je reviens à la réalité au moment où Anton, accroupi à côté de la nouvelle victime, remarque que Gary est finalement mieux là où il est. Moui, il n’a pas tout à fait tort, certes. Je note soigneusement que le frère de ma nécromancienne préférée lui est liée d’une façon plus puissante. Bon à savoir : il résiste à tout. Apparemment, plus ou moins.

Rien de particulier. L’escalier est là, je dis en pointant la direction du doigt.

Je suis d’accord avec lui, fondamentalement : se séparer, c’est une idée à la noix, surtout avec notre équipe qui fond comme neige au soleil. Apparemment, il ne fait pas bon être mort dans cet endroit. Vive les vivantes de la team, si ça se trouve il ne restera bientôt plus que nous, je songe. Ça, et que je doute que des combattants refusant de mourir pour mieux taper sur les nécromanciens aient une once de bon goût, mais enfin, il faut bien commencer quelque part, non ? Donc, évidemment, je suis le groupe - et Silence. Enfin, Siobhan, vu que quand j’ai essayé de passer en seconde, je me suis faite fusiller du regard. De toute façon, rien à faire : techniquement parlant, je suis en avance sur tout le monde, merci mes drones qui viennent de dépasser le golem. Et toc, la rouquine.

Shiru et Anton ferment plus ou moins la marche. Nous montons à l’étage. Je ne me sens presque pas coupable d’abandonner Janet. Je veux dire, elle est déjà morte. Qu’est ce qu’on peut y faire ? L’important, c’est de retrouver Abigaïl. Il n’y a que ça qui compte, même si j’imagine qu’elle rectifiera les torts pour chacun quand on l’aura retrouvée. Le fait que sa fureur n’ait pas déjà ravagé cette maison m’angoisse toutefois au plus haut point. Et s’ils avaient trouvé le moyen de lui faire du mal ? Vraiment ? Je pince les lèvres, et manque de heurter le dos de Siobhan quand nous marquons une halte. Alors qu’ils sont tous à regarder la chambre, je lève une main et commence :

Nous avons…

De la compagnie, je finis lorsque la voix d’un homme que je n’ai jamais vu retentit. La vingtaine, beau visage, cheveux blonds, yeux bleus, tirés à quatre épingles. Un regard anormal. Profondément anormal car à des années-lumières de l’âge apparent de leur propriétaire au sourire colgate. Je cherche si je trouve quelque chose sur lui, mais ma base de données reste proprement muette. Nothing. Rien. Nada. Qu’est-ce que c’est que ce fichu bordel ? Il a un truc tellement dérangeant que quand ses yeux se posent sur moi, j’ai envie de m’excuser d’exister. Et d’avoir sali son parquet. Mais quel fichu con.

Et si la purification des péchés ne nous intéresse pas, je ne peux pas m’empêcher de demander à mi-voix.

On ne se refait pas. Mon instinct de survie se fait systématiquement la malle quand je suis en danger. Ce qui veut dire qu’il faut qu’on s’en aille maintenant. Le fichu con qui a une épée qui me donne envie de repartir ventre à terre. Vraiment. J’ai la nette intuition que nous ne sommes pas de taille. Et Anton vient confirmer mon intuition. Mais pendant que ça cause, j’ai eu le temps de vérifier une partie des chambres grâce aux filtres de mes caméras. Il n’y a rien là-dedans qui ressemble à Abigaïl. Donc, on a tout intérêt à dégager.

Complètement d’accord, j’acquiesce auprès d’Anton.
Enfin… Vous ne croyez tout de même pas repartir ?

Il se jette en avant et le groupe ne doit son salut qu’à Shiru, qui s’est avancée et a dressé son bouclier à temps pour lui opposer une barrière physique.

Trouvez moi Abigaïl et plus vite que ça, crache Siobhan en s’avançant et en faisant apparaître son épée rouge sombre dans la main.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Siobhan arrive à retenir l’ange efficacement, donnant aux autres le temps de rejoindre le sous-sol.
    Echec : Ils descendent d’un étage, mais comment dire que quelqu’un est obligée de se replier car elle ramasse salement.

    Lancer de dés #2 (si réussite au #1)
    Réussite : Ils trouvent très rapidement Abigaïl.
    Echec : plus d’ennuis en perspective.


    Lancer de dés #3
    Réussite : il n’y a pas d’autres ennemis sur leur chemin.
    Echec : C’est comme qui dirait de mieux en mieux.


----

Siobhan

J’avais un très mauvais souvenir des anges et de leur façon de faire. Et d’un certain exorcisme. A l’époque, j’avais été sacrément vulnérable à leur magie à cause de Raphaël. Aujourd’hui… Eh bien, j’imaginais sans peine qu’il restait dangereux pour moi. Qui n’aurait pas craint une de ces créatures ? Ils étaient aussi vicieux qu’un démon, à mes yeux. Je les détestais. Avec un peu de chance, j’aurais l’occasion de rendre une revanche bienvenue sur eux. Sinon, je gagnerais au moins quelques minutes aux autres, que j’entendais dévaler l’escalier.

On reste entre nous, mon coeur, l’apostrophais-je lui barrant le chemin de ma propre lame.

Gagner du temps. Après quelques passes et au fur et à mesure que je reculais, je réalisais que ça allait être éminemment compliqué. Un coup bien trop puissant me envoya valser mon épée. Je n’avais qu’à la dématérialiser et la rematérialiser dans ma main, mais ce fut suffisant pour que son arme à lui m’effleure… Et par les dieux, armure ou pas, ça faisait un mal de chien. Je n’esquivais que grâce à mes réflexes surnaturels, baissant les yeux sur la zone malgré moi. Mon flanc avait toute une partie à découvert, et brûlée, avec ça. De nouveau armée, je battis en retraite. Je le ralentissais à peine. Connerie d’anges.

Bougez-vous, lançais-je par dessus mon épaule.

A ce moment là, je reculais d’un pas de plus à cause d’un coup qui me fit trembler. Sauf que derrière moi, je ne trouvais que le début de l’escalier. Déstabilisée, je perdis l’équilibre et il en profita pour me frapper avec sa lame incandescente une fois de plus. J’évitais, mais au prix d’une chute retentissante dans les escaliers.

-----

Noélie

On descend d’un étage au plus vite, sous les… “encouragements” de la sorcière rousse. La porte de l’escalier qui descend vers la cave n’est pas loin, de toute façon. Siobhan nous défend comme elle peut, mais ça ne nous avance pas des masses. Je finis devant la porte et au moment où je pose la main sur celle-ci, je me brûle salement la paume. Elle vient de devenir incandescente sous mes yeux. Je piaille de surprise. Deux fois, parce qu’une demie seconde plus tard, Siobhan atterrit au bas de les escaliers dans un fracas retentissant, visiblement essoufflée et mal en point. Zut.

Connerie d’anges, tente-t-elle d’articuler tant bien que mal.

D’anges ? Comment ça… Oh. Je pense qu’un petit merde s’impose, là. Surtout que tandis que l’homme aux yeux bleus et à l’air flippant descend et rate la pauvre rousse d’un cheveu - elle s’est esquivée jusqu’à nous, mais reste entre lui et nos pauvres carcasses - deux autres types arrivent. Ils n’ont pas le même air intemporel, mais le rictus mauvais de l’un d’entre eux vers la porte me ferait dire que c’est le responsable de ma déconvenue. Qu’à cela ne tienne.

Qu’un de vous défonce cette fichue porte, je réclame - ou supplie, selon les points de vue.

Les doigts toujours serrée sur la pelle, je réagis sans le vouloir : quand le plus proche des deux hommes, quelle que soit sa nature à lui, lève une main, je m’avance d’un pas, sans réfléchir une seule seconde. Et je lui colle un coup de l’outil dans la tête. Ma seule excuse serait qu’ils commencent sérieusement à me courir sur le haricot. Bande de cons, sans âme et sans coeur, qui n’ont que ça à foutre que de venir s’en prendre à ma fichue nécromancienne qui ne fait de mal à personne. Ils peuvent tous crever pour ce que j’en ai à cirer, mais j’ai de plus en plus l’impression que c’est ce qui attend les quelques personnes encore vivantes de notre équipe. Moi comprise. Je ne dois encore une fois ma survie qu’à ma pauvre Shiru qui, après mon coup d’éclat, m’a rattrapé et déployé son bouclier. Sinon, je serais probablement tout à fait cuite. Littéralement. Le type vient de conjurer des flammes dont je sens la chaleur étouffante, à la lueur parfaitement surnaturelle.

Ça vient cette porte, s’étouffe Siobhan.

J’aimerais vraiment bien aussi.
Sujet : Au clair de la lune
Cassandra Wormwood
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Rechercher dans : Forêt de Watson   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Au clair de la lune    Dim 20 Oct 2019 - 14:51
C’était tout juste si Cassandra ne fredonnait pas une mélodie connue d’elle seule. Le spectacle qu’elle avait sous les yeux, aussi empreint de sauvagerie soit-il, avait à ses yeux des allures de ballet. Elégante et intemporelle expression d’une rage accumulée au fil des années, libérée de la pointe de griffes acérées ou de la morsure frénétique de crocs démesurés. Là où les uns auraient vu des monstres tentant de s’écharper, les autres des animaux sans cervelle, peut-être, la médium se sentait comme le discret témoin du retour à la vie du loup-garou. Trop longtemps on avait empêché cette créature d’exprimer ce qu’elle était. Plus qu’une bête, elle était un amalgame entre le règne animal et l’humanité dans toute sa laideur.

Du monde sauvage, le Loup avait pris les attributs, le goût de la chasse, entre autres choses. De l’homme était venu le reste. Il était responsable de cet éclat mauvais dans ses yeux mordorés, de ses rêves de mort, de ravages. Lorsque la créature soupirait après des bains de sang dénués de nécessité, c’était en vérité la cruauté de l’humain qui s’exprimait. Des milliers de défaut qui avaient fait et défait les disputes et les guerres, ces conflits dont les origines finissaient par s’estomper devant la soif de revanche. Cassandra regardait un loup-garou, et elle voyait cette part d’Enfer que tout un chacun portait en soi. Certains savaient la contenir ou n’en avaient hérité qu’une portion si infime qu’ils parvenaient à l’éviter toute leur vie durant. D’autres s’y complaisaient sans en entrevoir les conséquences. Le Loup, lui, n’avait pas à y songer : c’était lui, au moins en partie. Simple et beau, si l’on voulait l’avis de la médium.

Pourtant, alors que le Diable, pauvre créature malmenée par un prédateur trop puissant pour lui, s’envolait tant bien que mal, le Chaperon Rouge s’était redressé et regardait d’autres choses. Silencieuse, ses cheveux en partie blanchis apparaissant de part et d’autre de son capuchon, elle toisait des esprits bien mal avisés. Derrière elle, son monstre se réceptionnait avec une souplesse surnaturelle, mais Cassandra ne dévia pas le regard. Pas même quand il vint humer son odeur.

Qu’étaient-ils vraiment ? Les protecteurs de la sylve ou les simples incarnations de toutes ces bêtes tombées face à plus puissant qu’eux ? C’était des proies, mais animées de quelque chose qui les dépassait. La médium ne pouvait savoir s’il s’agissait là de la soif de revanche ou d’une envie inextinguible de chasser ce qui pervertissait les bois de sa simple présence, de ses hurlements et de son attrait pour le sang.

Assez, souffla-t-elle doucement.

    Lancer de dés #1
    Réussite : ils écoutent Cassandra.
    Echec : ils n'ont pas l'air ravi.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)
    Réussite : elle les retient au moins un temps.
    Echec : Ils s'en prennent à eux. Enfin, surtout Lawrence.


Pour des esprits humains, la parole de Cassandra, aussi frêle soit-elle, avait force de loi. Pour ces êtres-là, elle n'était qu'une demande murmurée. S'ils interrompirent leur avancée silencieuse, elle sentait leur volonté s'opposer à la sienne presque physiquement. La sensation était à la limite entre la gêne et la douleur, mais la petite médium s'en serait voulu de ne pas au moins gagner un peu de temps à son Loup. Alors elle puisait dans sa résilience incomparable comme d'un mur infranchissable, comme d'une arme à destination de ceux qui menaçaient son Loup.

Elle tourna ses yeux vers celui-ci. C’était un de ces moments où la demoiselle paraissait presque sans âge, habitée par une conscience qui la dépassait et prenait le pas sur son lien avec les Enfers autant que sur son humanité. Songeuse, elle observa la créature en silence un bref instant, mais elle manquerait bientôt à ses devoirs.

Ils viennent pour toi, mon Loup. Comprends-tu ?

Elle n’était pas sûre qu’il reste assez de l’homme dans la bête, sous la lueur blafarde de la lune. Mais il ne pourrait pas se défendre de cette menace là avec ses crocs ou ses griffes. Il n’y avait nul sang à faire couler, nulle chair à déchirer.

Et eux ne craindront pas ta fureur. C’est celle d’un mortel, celle de la chair contre ce qui n’est qu’esprit. Tu dois combattre avec des armes semblables ou fuir. Puisque la forêt t’oppose l’esprit de ses proies, donne lui donc l’essence vengeresse de prédateurs pour adversaires.

Cassandra soupira. Elle ne savait pas elle-même ce qu’elle disait mais espérait soulever chez lui quelque chose. Il était hors de question de le voir mis à mal par la sylve contrariée.

Hurle ta rage, Loup. Hurle ta rage et convoques en l’incarnation.

L'effort devint impossible à maintenir. Les esprits furieux reprirent leur avancée sous le regard désormais courroucé de la demoiselle.
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Marisol Aguilar
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Sam 19 Oct 2019 - 22:33
Andrea et Teo allaient donc tenter de supprimer la Reine. Pendant ce temps, Marisol, elle, organisait une défense plus efficace autour de leur seul agent capable de mettre à terre les alphas. Malheureusement, les monstres avaient fini par localiser la source de leurs maux et s’employaient donc à tenter de la faire disparaître définitivement. Que ce soit sur l’impulsion de la souverain ou sur leur initiative propre, c’était passablement embêtant.

Et c’était la façon polie pour Marisol de songer que cet assaut devenait un peu plus un piège mortel à chaque seconde qui passait.

Mais l’escouade Silver, forte de son entraînement et de son esprit d’équipe, survivait. Chacun était prêt à donner sa vie pour leur cause autant que pour leurs coéquipiers. C’était suffisant pour les maintenir autour de l’agent Torens. La seule question était de savoir pour combien de temps. Assez rapidement, l’Espagnole perdit toute notion du temps : elle se contentait d’ajuster ses tirs avec une précision remarquable, rageant intérieurement de voir que les balles comme les grenades ne suffisaient qu’à ralentir ces créatures, à gagner un peu de temps à leur atout dans la manche pour faire de véritables ravages. Puis tout changea. Le salut venait de leur être octroyé, en la personne d’Andrea Parker.

    Lancer de dés #1
    Réussite : il n’y a pas de blessés graves.
    Echec : il y a des blessés graves.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)

    Double réussite : un seul blessé.
    Une réussite : il y a deux blessés graves.
    Double échec : certes, c’est une victoire pour l’UNISON, mais il y a quatre blessés graves
    .


Les alphas semblèrent soudain perdre tout sens commun, alors que leur Reine tombait, terrassée par la métisse Ultime. Désordonnés, presque affaiblis par la perte de leur souveraine, les monstres n'avaient plus qu'à être cueillis. Galvanisés par les ordres de leur Sergent autant que par le surprenant constat qu'ils faisaient, les agents de l'UNISON réagirent aussitôt.

Torens, couvert avec soin par ses camarades, s'employa à exécuter les créatures survivantes avec l'aide bienvenue de Teo, qui débarrassa l'intérieur du laboratoire - et donc Andrea - des guerriers soudain désoeuvrés. Chacun semblait avoir retrouver un second souffle : il était évident que la victoire était à eux, enfin. Cela prit de longues minutes, mais finalement, tout autour d'eux, un silence relatif retomba sur les lieux. Essoufflée, mais sur le qui-vive, Marisol releva doucement le canon de son arme tandis qu'elle regardait autour d'elle. Autant qu'elle puisse en juger, ses camarades avaient tous l'air debout. Plusieurs d'entre eux arboraient quelques blessures, mais qui restaient légères en regard de la menace qu'ils venaient d'affronter. L'Espagnole vérifia que les hommes qu'elle avait sous ses ordres étaient en pleine forme. Comme il s'avérait que c'était le cas, elle se dirigea vers la pièce où avaient été retranchés les créatures.

Sergent Parker ? Tout va bien pour vous ?

La Caporal avait appelé avec prudence en s'aventurant dans le laboratoire. Là, elle retrouva Andrea ainsi que l'homme qu'elle avait protégé, sains et saufs. Soupirant de soulagement, Marisol se permit un sourire.

Eh bien, Sergent, voilà que vous récoltez toute la gloire, rit-elle doucement, après avoir brièvement coupé le canal de communication général. Joli coup, ajouta l'ancienne soldate avec une certaine gaieté.

Elle remercia ensuite le Soleil avant de le faire disparaître, lui et sa lance lumineuse. Il y avait encore du travail, mais au moins étaient-ils tous en sécurité à présent. Il n'y avait plus qu'à espérer que d'autres nids n'existaient pas ailleurs...
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Andrea Parker
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Sam 19 Oct 2019 - 7:33
Maintenir le bouclier nébuleux autour d’eux demandait toute son énergie, et l’empêchait de contre-attaquer pour leur frayer un chemin retour, mais au moins ils n’étaient plus en danger immédiat. Elle ne savait pas exactement combien de temps elle était capable de tenir, en dépit des pattes et les mandibules qui griffaient frénétiquement à sa surface, mais elle n’éprouvait pour le moment aucune difficulté à le faire ce qui donnait tout loisir à l’agent qui se tenait derrière de continuer à assaillir les créatures qui s’élançaient sur ses camarades. Même si la situation n’était pas encore désespérée, Andrea sentait bien que plus le combat s’éterniserait, moins il tournerait en leur faveur. Elle coula un regard à la Reine, qui se tenait toujours en arrière des lignes, protégée par ses Gardiens qui claquaient frénétiquement des élytres pour décourager les envahisseurs de s’approcher plus. Peut-être que si elle parvenait à la neutraliser, tout prendrait fin ? Un spasme nerveux crispa sa mâchoire alors que des pattes tentaient de s’insinuer dans les espaces qui existaient autour du bouclier pour les saisir. Partir, c’était condamné son subordonné et il lui était inconcevable de l’abandonner derrière elle, même si ça signifiait mettre fin au combat pour tous les autres.

Par chance, la solution vint d’elle-même – ou plutôt grâce au Caporal Aguilar. Andrea était bien au fait de ses capacités spéciales, et elle avait même eu l’occasion à plusieurs reprises de voir ses arcanes en action. Aussi, lorsque Teo, le Soleil, se fraya un chemin jusqu’à elle, l’Ultime ne ressentit qu’un profond soulagement. L’invocation vint faire barrage de son corps entre eux et les créatures, sa lance solaire frappant rageusement et son bouclier se dressant pour les protéger. Andrea en profita pour résorber le sien, complétant à coups de pied et à coups de poings les assauts du Soleil et de son agent pour se tailler un chemin à travers la masse dense des créatures. Malheureusement, même le soutien mystique ne s’avéra pas suffisant ; Le nombre de leurs ennemis semblait infini et malheureusement, ils ne pouvaient pas en dire autant de leur capacité à les gérer. Il fallait frapper un grand coup et espérer que ça leur offre un avantage.

Lorsque Marisol avança l’idée de supprimer la Reine, l’Ultime acquiesça vivement.

« De toute façon, on n’a plus trop le choix. On ne tiendra pas indéfiniment. » Rétorqua-t-elle.

Les autorités avaient sous-estimé ce à quoi ils allaient être confrontés en entrant dans le laboratoire et ils étaient clairement en sous-effectifs. Mais Andrea n’avait guère le temps de s’appesantir sur la question. Couverts par le Soleil, ils évoluèrent difficilement au milieu des cadavres qui s’accumulaient mais parvinrent éventuellement jusqu’à la ligne de Gardiens qui feulèrent sauvagement dans leur direction. La Reine, elle, ne semblait pas encore les avoir remarqués. C’était le moment d’agir.

Lancer de dé #1
1 à 5 : Elle tue la Reine.
6 à 40 : Elle blesse sérieusement la Reine mais Andrea peut réattaquer
41 à 60 : Un des gardiens se sacrifie pour protéger la Reine mais peut réattaquer.
61 à 95 : La Reine est indemne et elle est repoussée.
96 à 100 : La Reine est indemne et elle appelle à l’aide.

Lancer de dé #2 (si 6 < dé #1 < 60)
1 à 5 : Elle tue la Reine.
6 à 40 : Elle blesse sérieusement la Reine.
41 à 60 : Un des gardiens se sacrifie pour protéger la Reine.
61 à 95 : La Reine est indemne et elle est repoussée.
96 à 100 : La Reine est indemne et elle appelle à l’aide.

Lancer de dé #3 (si dé #1 ou #2 < 6)
Réussite : Ils sont désorganisés.
Échec : Rien ne change dans leur comportement.

Lancer de dé #4 (si dé #1 ou #2 > 95)
Réussite : Rien ne se passe.
Échec : Les créatures qui attaquent reviennent protéger la Reine. Oups
.


Andrea se fondit dans l’énergie cosmique, réapparaissant derrière la ligne compacte que les Gardiens formaient autour de leur dirigeant. Elle n’eut qu’un instant pour réagir. De toute ses forces, l’Ultime frappa la Reine qui reçut le choc de plein fouet, sans qu’aucun de ses protecteurs n’aient eu le temps de réagir. Elle sentit la carapace chitineuse céder sous la force de sa frappe, craquer sous ses phalanges, et elle la forme haute de la Reine s’effondra en geignant lamentablement. Bien décidée à ne pas lui laisser l’opportunité d’y survivre, l’agente, que les Gardiens n’avaient toujours pas arrêté écrasa le crâne de la créature sous sa botte. Il éclata sans résister, comme s’il n’avait pas été plus solide qu’un œuf, répondant son contenu sur l’estrade visqueuse sur laquelle elle se tenait.

Aussitôt ce fut comme si on leur avait coupé leur tête à tous. Les créatures poussèrent des cris stridents, douloureux, mais aucun ne songea à venir venger leur Reine. Au lieu de cela, ils se mirent à errer, trébucher, certains tentèrent de fuir avant de réaliser qu’il n’y avait pas d’échappatoire. C’était comme si leur propre tête venait d’éclater. Que ça soit passager ou non, le chaos était total et Andrea entendait bien profiter de la situation.

« C'est le moment ! Go, go, GO ! » Ordonna-t-elle dans le micro.

L’ordre transmit à ses agents, l’escouade Silver se mit en marche avec une efficacité redoutable.

Mais la bataille était d’ores et déjà gagnée.
Sujet : Le monde est sa propre magie
Adrian Pennington
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Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Le monde est sa propre magie    Jeu 17 Oct 2019 - 15:46
Laissant un bref sourire ourler ses lèvres, Adrian ne releva pas la remarque de la jeune femme. Négocier avait toujours été sa principale – et presque unique – réaction face à un problème. Il ne tuait pas. C'était aussi simple que ça. Et faire usage de violence le répugnait, autant dire que la négociation était sa seule arme.

Il laissa la jeune femme se charger de jouer les scribes pour le Maréchal, se demandant si ce « Viktor » était l'homme qui avait fini écrasé sous une pierre lorsqu'ils venaient d'arriver ? Peut-être qu'il avait donné son nom, mais Adrian ne s'en souvenait pas. Essayant de se consoler en se disant que l'homme n'était pas réellement mort, le centenaire observa la jeune femme tracer des lettres dans un français parfait. Ce livre faisait vraiment des miracles ! C'était un sortilège puissant à n'en pas douter et il se demanda pendant un instant si Lady Pennyworth avait trouvé quelque chose à ce sujet. Il faudrait qu'il fouille les documents légués par les précédents Archimages pour en savoir plus.

Le document fut donc rédigé et officiel, quelqu'un l'emporta pour le mettre à l'abri et le duo moderne se retrouva bientôt seul avec le Français victorieux. La question que Lene posa alors au Maréchal était légitime. Si la porte dessinée sur le tableau semblait indiquer qu'ils venaient de là, il était logique de présumer qu'elle leur servirait de passage vers leur époque ! D'un autre côté, si ce n'était pas elle, il n'avait pas vraiment d'autre idée. La table à laquelle ils s'étaient retrouvés assis à leur arrivée dans l'histoire avait été détruite par des tirs ennemis, il valait donc mieux espérer pour que ce ne soit pas la seule issue ! Quoi qu'il en soit, leur allié semblait savoir où elle se trouvait, il n'y avait donc plus qu'à croiser les doigts pour la suite.

Le mage emboîta donc le pas aux deux autres, observant les environs avec la curiosité d'un archéologue pour la première fois depuis leur arrivée ici. Il était assez dommage de ne pas avoir le temps de visiter un peu mieux les environs, mais Adrian préférait ne pas prendre le risque de rater leur seule fenêtre de sortie pour quitter le navire ! Que se passerait-il s'ils se retrouvaient coincés ici ? Bon, en toute logique la magie d'un Archimage pourrait les sortir de là, mais probablement pas sans dommages. Or, il serait dommage de briser un pareil chef-d’œuvre sans en savoir davantage.

Ils arrivèrent donc dans la fameuse salle de banquet qui était relativement indemne. Le regard du mage balaya rapidement les environs avant de se poser sur la porte vers laquelle Lene s'était déjà dirigée, apparemment pressée de rentrer chez eux. Il pouvait la comprendre. Les voyages temporels, même dans une histoire fictive, avaient de quoi perturber ! Se glissant derrière la Danoise, Adrian s'attendit donc à voir le décor de l'Histoire sans Fin se dessiner devant eux lorsqu'elle poussa la porte, il fut donc un peu désappointé en découvrant qu'il s'agissait simplement d'une autre pièce. Un léger froncement de sourcils lui échappa alors qu'il s'avançait d'un pas comme pour vérifier que ce n'était pas une illusion. Mais non. C'était bel et bien une autre pièce. Pivotant sur lui-même pour regarder Lene, le mage ne put s'empêcher de soupirer légèrement avant de répondre d'un ton au moins aussi perdu qu'elle.

« J'espère que nous n'en arriverons pas là. Même si l'expérience a été intéressante, je ne tiens pas spécialement à délaisser ma vie dans notre monde pour devenir le magicien du coin. » Il tenta l'humour, espérant que la solution était à leur portée. « Peut-être.... Peut-être que c'est simplement une question de contexte ? Ou de timing ? »

Levant la main dans un geste de réflexion, Adrian passa ses doigts sur ses lèvres tout en réfléchissant à ce qui pourrait bloquer un éventuel retour dans le monde moderne. Ce faisant, il porta son attention sur sa comparse d'aventure et son regard s'attarda sur sa tenue... Tenue pas franchement moderne. Un sourire amusé ourla aussitôt ses lèvres.

« C'est peut-être votre tenue ? Je pense que vous laisser débarquer dans la boutique de livre en tenue complète de guerrière n'est peut-être pas du goût du livre ? Essayez de vous débarrasser de ce que vous portez. » Il réalisa que sa phrase était maladroite. « Enfin, de ce que vous avez rajouté à notre arrivée ici je veux dire. » Détournant rapidement le regard, il avisa le Maréchal. Et peut-être devons-nous faire nos adieux au Maréchal en bonne et due forme ? Sinon, on avisera bien ma foi.[/color] »

Au fond de lui, il espérait que ce serait aussi simple que ça.

    Lancer de dé #1 :
    RÉUSSITE : c'est simplement ça.
    ÉCHEC : ce n'est pas ça.

    Lancer de dé #2 : (Si échec au #1)
    RÉUSSITE : les adieux au Maréchal suffisent.
    ÉCHEC : ils ne suffisent pas.

    Lancer de dé #3 : (Si échec au #2)
    RÉUSSITE : il faut attendre la fin du banquet.
    ÉCHEC : ils doivent attendre le lever du lendemain.


S'écartant de quelques pas pour laisser la demoiselle se défaire de son harnachement, Adrian en profita pour détourner le regard et observer les différentes armoiries qui ornaient les murs. Pour un archéologue il était évident que cette aventure était agréable, mais il craignait que Lene ne finisse par perdre patience. Même si elle avait eu l'air relativement à l'aise depuis le début de « l'histoire », plus que lui-même ! Disons juste qu'elle avait eu l'air pressée de pouvoir retourner dans leur monde. Ce qu'il pouvait comprendre pour être sincère. Ça avait quelque chose d'angoissant et de profondément stressant comme situation.

Après avoir entendu le bruit des pièces d'armure posées sur le sol, l'Archimage reporta son regard sur la jeune femme désormais débarrassée de sa tenue de guerrière, puis sur la porte toujours ouverte. Malheureusement, cette dernière semblait toujours donner sur la même salle ! Il fallait croire qu'ils n'avaient pas encore trouvé la solution à tout ce problème. Mais elle était sans aucun doute à leur portée de main vu que tous leurs prédécesseurs avaient réussi à repartir sans encombres. Soupirant légèrement, il ne se laissa pas gagner par le découragement et reprit à l'attention de Lene :

« Allons faire nos adieux au Maréchal et nous verrons ce que ça donnera ? »

Pivotant sur lui-même, Adrian chercha le concerné du regard et le repéra non loin d'eux, en train de parler avec l'un de ses hommes. Le mage se dirigea vers lui et se racla légèrement la gorge, attirant son attention. L'homme congédia le soldat avec qui il parlait, puis concentra son attention sur les deux invités des temps modernes. Il avait retrouvé des couleurs et semblant en bien meilleure forme maintenant qu'il avait l'assurance de garder la main et la cœur de dame Charlotte pour lui !

« Vous avez trouvé l'issue ? »
« Et bien, pas tout à fait. La porte ne débouche sur rien, mais on pense qu'il est probable que nous devions vous faire nos adieux avant que cela ne fonctionne. »
« Oh, je vois. Vous ne voulez pas rester pour le banquet ? Vous le méritez ! »
« C'est aimable, mais je pense qu'il faut que nous rentrions le plus tôt possible. »
« Bien. Alors je vous fais mes adieux et je vous remercie de votre venue. Donnez-moi vos noms, que je m'en souvienne pour les fois futures. »
« Adrian Pennington. »

Il laissa Lene faire ses adieux, jetant brièvement un coup d’œil vers la porte. Ce n'est finalement que lorsque le Maréchal prononça ses derniers remerciements qu'un bruit étrange attira leur attention : une sorte de portail venait de s'ouvrir derrière la porte, prenant la place du décor qu'ils avaient pu contempler avant. Adrian ressentit une vague de soulagement et adressa une dernière salutation au Maréchal avant de se diriger vers le portail. Au cas où les choses tourneraient mal et que le portail se refermerait trop vite, il laissa Lene passer la première pour qu'elle soit en sécurité, puis la rejoignit quelques secondes plus tard. Il n'y avait plus qu'à croiser les doigts pour qu'ils arrivent au moment où ils avaient quitté le magasin et que plusieurs années ne se soient pas passées entre !

Spoiler:
 
Sujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?
Marisol Aguilar
Réponses : 34
Vues : 322

Rechercher dans : Archives des Rencontres   Tag 2 sur Star City Heroes Petit_pas_nvSujet : Qui a commandé des œufs brouillés ?    Mer 16 Oct 2019 - 14:00
Marisol dut bientôt se rendre à l’évidence, comme ses collègues : ils parvenaient à peine à contenir l’invasion de ces monstres, déterminés à les réduire en charpie. Comme l’Espagnole n’avait pas plus envie qu’un autre que d’entrer dans le cycle merveilleux de la vie en tant que casse-croûte pour ces choses, elle finit par invoquer Teo, en désespoir de cause. Le Soleil serait peut-être plus efficace que leurs armes.

Même l’UAR 180 paraissait inefficace. Mais ni le sergent Parker ni ses troupes ne s’avouèrent vaincues pour autant. Tandis qu’elle ordonnait à son agent de recommencer, la Caporal suivait son champion à l’assaut d’un des alphas qui tentaient de se frayer un chemin jusqu’à eux. Elle put malgré tout saisir du coin de l’oeil la décharge qui envoya au tapis l’une de ces créatures. Soulagée de comprendre qu’il était possible de les étendre pour le compte, l’ancienne soldate retourna à ses propres activités.

Qui consistait pour le moment à réussir à frapper un de ses ennemis, par Arcane interposé. Ce n’était pas tout de les approcher, encore fallait-il les toucher. Aux premières loges lorsque la Reine émit un cri strident qui lui fit dresser les cheveux sur la tête. Aux premières loges, surtout, pour voir les alphas devenir comme enragés, portés par l’exclamation de leur maîtresse. Les monstres se firent plus virulents, plus dangereux, si bien qu’à deux reprises, MArisol ne dut sa vie qu’à l’intervention du Soleil et de son bouclier. Toutefois, celui-ci l’empêchait de frapper et ne pouvait être maintenu en permanence. C’est à la faveur de la disparition de leur protection qu’un des agents proche d’elle fut happé par un des combattants.

Horrifiée, l’Espagnole aurait voulu agir sur l’heure, mais elle avait déjà fort à faire. Heureusement, sa supérieure veilla à prendre la défense du pauvre soldat. Et se retrouva par là-même en très fâcheuse posture.

    Lancer de dés #1
    Réussite : Teo peut blesser et même tuer les créatures à l’aide de sa lance. Apparemment, elles ne sont pas fan de l’énergie solaire.
    Echec : contre toute attente, leur carapace résiste à l’attaque de Teo.

    Lancer de dés #2 (si échec au #1)
    Réussite : il y a un point faible qui permet à l’Arcane de frapper pour tuer, mais l’oblige à se mettre plus en danger.
    Echec : nope.


    Lancer de dés #3
    Réussite : Marisol parvient à tirer Andrea d'affaire. A défaut d’autre chose, le bouclier du Soleil, lui, résiste.
    Echec : elle peut participer à protéger le sergent et son agent, mais ne tiendra pas éternellement.

    Lancer de dés #4
    Réussite : l’agent équipé de l’UAR est en sécurité.
    Echec : alors, là, va falloir diviser son attention.


A ce moment là, le Soleil se révéla enfin utile. A la faveur d'un tir de couverture de son invocatrice, il parvint à allonger le bras et ficher sa lance dans la carapace qui recouvrait l'alpha le plus proche. La chair sembla fondre tout autour de l'arme et la créature finit par tomber, inerte, au sol. Retenant une exclamation de joie, Marisol para au plus pressé : il fallait sortir Andrea et son agent de leur piège avant qu'ils ne ploient devant leurs ennemis.

Rejoins la et protège les, ordonna-t-elle à son combattant.

Mais si Marisol avait eu pour intention de l'accompagner, afin de couvrir ses arrières comme elle le pouvait, elle en fut pour ses frais. Un cri d'alarme retentit derrière elle lorsque un alpha se jeta vers l'agent armé de l'UAR. Celui-ci réagit à temps, mais les autres alphas semblaient concentrer eux aussi leur attention vers cet homme là.

Protégez l'agent Torens, signifia aussitôt l'Espagnole.

Un bref regard vers Teo lui permit de voir qu'il s'était laborieusement frayé un chemin vers les deux isolés et les avait recouvert de son bouclier. Il tentait à présent de leur dégager une voie de retour, mais semblait à deux doigts d'être submergé. Mais leur destin était hors de sa portée. Pinçant les lèvres, Marisol se posta entre son compagnon et les monstres qui tentaient de le saisir pour le déchiqueter, à l'aune de plusieurs de ses camarades. L'unité s'était réorganisée malgré le chaos environnant, mais ce n'était qu'un piètre pansement sur une plaie qui se faisait plus béante à chaque instant. Elle s'écarta juste le temps de laisser la place à Torens d'ajuster un tir qui fit mouche. L'épuisement finirait par se faire sentir, s'il ne réussissait pas à se dépétrer de cette situation. Et les alphas n'auraient alors plus qu'à les cueillir. En désespoir de cause, Marisol demanda à Andrea :

Croyez-vous que Teo et vous pourriez atteindre la Reine, peut-être ? Avec un peu de chance, c'est elle qui les dirige et ils seront moins organisés sans leur tête.

En espérant qu'il ne s'agissait pas là d'une hydre particulièrement vicieuse, qui n'aurait qu'à en faire repousser une. Il y avait bien le problème de l'agent avec eux, mais le Soleil pourrait continuer à le protéger si besoin. Pas indéfiniment, mais au moins assez.
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