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Une journée inoubliable en compagnie d'une star... [Libre]

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Message posté : Ven 25 Jan 2013 - 14:40 Message
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- Keiko tu veux de l’aide pour grimper sur l’arbre ?
- Non merci…
- Mais tes escarpins louboutin… tenta de raisonner vainement le photographe Solve qui était probablement le seul vraiment inquiet pour sa santé physique.
- Et ta robe Eli Saab, siffla avec angoisse la styliste.
- Non merci ! grogna-t-elle commençant à grimper aussi habile qu’un singe sur le majestueux Salicaeceae.

Des videos de grimpeurs experts elle en avait vu des centaines alors un simple arbre –même pas le plus grand- il n’allait pas lui poser de problème surtout que sa motricité était parfaite. En pas même une minute et demie elle était sur la branche désirée. Elle n’avait pas le vertige elle avait fait des choses bien plus folles que cela. Inspirée elle détacha sa très très longue chevelure -elle avait fait croire à des rajout- sous la moue horrifiée de la coiffeuse qui avait passé une heure au moins à faire son chignon. Ce n’était pas suffisant, elle retira ses chaussures qu’elle balança aux pieds de sa styliste qui les ramassa précipitamment comme si il s’agissait d’un trésor. Voilà à présent elle était une jeune nymphe proche de la nature, en parfaite union avec elle, pas une princesse coincée et surtout humaine. Keiko avait plus d’ambition que cela.

-Parfait, souffla Solve l’air enchanté. Une slave de photo se fit entendre.

L’eurasienne lui offrit son sourire le plus mystérieux, un sourire léger à la Mona Lisa. L’hiver avait beau être bien là, professionnelle elle faisait comme si elle n’avait pas froid malgré sa robe blanche en sequin et mousseline légère. Elle écarta les branches tombantes de l’arbre pour dégager complétement son minois et elle pencha gracieusement son visage en avant comme pour observer des hauteurs célestes le monde des mortels. Soudain une idée et sans prévenir elle fit le cochon pendue la branche, retenant faussement sa robe sur son sexe pour pas qu’elle ne glisse. Dans le regard de l’équipe elle vit la panique et elle éclata de rire malicieuse. Seul Solve semblait enfin lui faire confiance et il se contenta de lui dire que c’était bon quand il eut la photo qu’il voulait. Elle se remit dans une position un peu moins risquée sur la branche, se rapprocha du tronc ou elle s’y adossa avant de remonter ses genoux contre son poitrail, les cheveux sur le nez à force de bouger, elle se contenta de souffler pour les dégager, nouvelle salve de photo. Elle se tourna et entoura de ses jambes et bras le tronc, front contre, puis plus tard tête penché en arrière. Elle se redressa debout sur la branche et fixa l’horizon. Pour ne pas être responsable d’une crise cardiaque elle se rassit rapidement.

Elle aurait pu descendre en sautant, elle connaissait les techniques pour éviter de se fouler la cheville, mais elle le fit plus classiquement par les branches. La jeune femme savait qu’elle pouvait se permettre quelque audace, mais pas de frôler le génie physique. Tout le monde aurait fini par se poser des questions. Une fois en bas, on annonça une pause de 20 minutes, un assistant vint avec une parka très chaude pour lui couvrir les épaules. Elle le remercia et réclama également ses bottes fourrés. La paire de chaussure fut apportée rapidement et elle les enfila avec un plaisir plus qu’évident. La plupart des gens de l’équipe se dispersèrent la plupart pour aller s’en griller une. Mais Keiko ne fumait pas énormément, juste quand elle faisait la fête. Le model masculin du shoot était gay comme un pinçon, elle ne l’intéressait pas du tout, le restant des gens l’agaçait un peu mis à part le photographe, mais il était déjà en train de jeter un premier coup d’oeil sur PC aux premières photos qu’ils avaient prise.

Keiko attrapa donc dans son sac à main posé sur un cintre sa tablette et s’éloigna de tous ce monde. Un peu de paix ne lui ferait pas de mal, puis en ce moment elle apprenait la danse orientale. Après d’être éloignée de la zone sécurisée de la séance de photo, elle s’installa sur un banc parfaitement public pour mettre ses écouteurs et démarrer sa vidéo. Un coureur passa devant elle, elle ne le remarqua pas, lui la fixa un peu surpris de voir cette maigrichonne en robe de princesse en train de regarder des vidéos de danse orientale. Une fois la première video visionnée, bonne enfant elle posa sa tablette sur le banc et l’imita immédiatement. Il était à peine 8 heures du matin, il n’y avait presque personne dans le parc de toute façon. Son imitation fut évidement parfaite, mais elle avait toujours la crainte qu’un jour cela ne marche plus, si bien qu’autant qu’elle le pouvait elle vérifiait ce qu’elle assimilait.
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Message posté : Ven 25 Jan 2013 - 18:08 Message
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Journée d'hiver habituelle, il caillait pas mal et les gens ne mettaient pas le bout du nez dehors histoire de ne pas avoir à se geler les miches à moins d'y être obligé. Étrangement, les frangins de Jay pensaient tous les trois que c'était la meilleure période pour voler les quelques passants et pour visiter les immeubles. L’américain lui avait toujours imaginé que c'était plutôt l'été lorsque les gens n'étaient pas chez eux et que la foule pouvait facilement les dissimuler, mais étant donné que ses aînés s'étaient toujours bien démerdés pour organiser les casses, il leur faisait confiance.

Levés tôt – ou plutôt pas couchés de la nuit – les quatre hommes erraient dans le parc avec que Terry, l'un des frères, considérait qu'ils pourraient trouver quelques cibles intéressantes en train de faire leur footing. Les coureurs se trimbalaient toujours avec leurs sacoches qui renfermaient les cartes de crédits et les papiers importants, sans compter qu'ils avaient souvent du matos intéressant pouvant être revendu facilement. En bref, il était possible de se faire pas mal de fric ! Encore une fois, Jay n'en était pas convaincu parce qu'ils devraient agir à visage découvert, mais bon, ce que la famille disait était sacré !

Quelque chose lui disait qu'ils allaient tomber sur un os, une espèce de vieille impression qui refusait de partir. Les trois frangins le traitaient simplement de froussard avant de reprendre leur observation des environs. Au final, après une dizaine de minutes, l'aîné attira l'attention de ses frères sur une jeune femme qui venait de débarquer, tenant quelque chose à la main et portant des habits qui valaient certainement plus que la maison où les quatre hommes vivaient avec leur mégère de mère. Aussitôt, toute l'attention du quatuor – si Jay était là, autant qu'il se rende utile – se concentra sur la jeune femme qui laissa passer un coureur devant elle avant de poser sa tablette et de se mettre à gigoter étrangement. Encore une nana excentrique certainement.

Étant situés assez loin de la jeune femme, cette dernière ne devait normalement pas les voir, aussi lorsque l'aîné de la fratrie décida que ce serait à Jay d'aller lui voler ses affaires – soit-disant parce que c'était le moins « bizarre » des quatre ce matin-là – elle ne devait pas soupçonner ce qui se préparait dans son dos. Bien sûr, l'américain ne fut pas franchement enchanté de devoir jouer à ce petit jeu, il détestait tout simplement devoir aborder les gens qu'ils allaient voler, mais il n'y avait pas vraiment le choix, s'il se débinait, nul doute que les autres n'allaient pas lui pardonner aussi facilement ! Après quelques échanges pendant lesquels le trentenaire essaya de négocier pour ne pas avoir à jouer le celui qui détournait l'attention, Jay dut finalement se rendre à l'évidence qu'il ne les ferait pas changer d'avis.

Les plantant derrière les arbres où ils étaient, le combattant s'engagea sur le chemin qui menait à la demoiselle. Arrivé à quelques mètres d'elle, il constata qu'elle avait l'air d'imiter ce qui défilait sur sa tablette, le genre de trucs totalement inutile que les gonzesses apprenaient pour se rendre intéressantes en soirée. Vu que celle-là avait l'air d'avoir un sacré paquet de fric sur elle – rien que sa tenue le prouvait – il essaya de faire un effort pour masquer l'agacement que cette vision lui donnait. Les femmes ne servaient vraiment à rien, si ce n'était à se faire voler bien sûr. S'arrêtant de marcher lorsqu'il fut à ses côtés, le trentenaire lui balança quelques mots.

« Si vous voulez des pièces m'zelle, faudrait peut-être mettre un chapeau par terre, sinon vous ne risquez pas d'avoir beaucoup de succès. » C'était une vanne étant donné qu'il était clair que la jeune femme n'avait pas besoin d'un mécène ou de quelques pièces de spectateurs aimables. « Il fait un peu froid pour danser dans le parc, vous ne pensez pas ? »

Lui n'avait pas franchement froid, mais lorsque vous passiez le plus clair de votre vie dehors, votre résistance commençant à se développer un peu. Ça n'avait pas l'air d'être le cas de cette gosse de riche. Si elle avait passé la moitié de sa vie ailleurs que dans une maison de bourge, il aurait accepté n'importe quel gage : les personnes comme elle étaient bien trop précieuses pour se fatiguer à sortir de chez eux. Amateur des idées reçues ? Si peu !
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Message posté : Ven 25 Jan 2013 - 19:30 Message
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Bon elle n’avait pas besoin de rentrer le ventre le sien étant déjà tout plat, elle se contenta donc de tendre le pied en avant, de tendre ses bras sur le côté bien droits, elle commença à tournoyer lentement ses poignets délicats de l’intérieur à l’extérieur tout en montant progressivement les bras. Une fois au-dessus de sa tête en continuant le mouvement elle croisa ses mains rapidement devant son visage puis descendit les poignets toujours en mouvement jusqu’à ses hanches qu’elle cala dans ses paumes avant de lourdement appuyer d’un côté puis d’un autre pour les mouvoir. Elle allait tenter les vibrations -un autre pas qu’il aurait été préférable de réaliser avec un foulard- quand elle entendit une personne s’approcher. Un homme plus précisément, elle stoppa son entrainement pas par honte, mais parce qu’il lui semblait reconnaitre l’homme.

Ce mec là ce n’était pas le joggeur matinal, d’ailleurs sa tenue n’aurait pas collé, on ne court pas en jean ce n’est pas très confortable. Ce n’était pas non plus le clochard venu lui réclamer quelques piécettes puis s’en aller. Ca n’aurait pas été un problème, elle aurait fait charité afin de garder sa réputation de fille bien (quoiqu’un peu fêtarde). Malheureusement ce mec c’était pire que ça, c’était genre son anniversaire avant l’heure. Sa blague fit naitre un rire cruche des lèvres de Kei, genre oh vous êtes trop drôle, même si sur le coup elle n’avait pas tellement envie de rire. Mais elle était actrice elle savait jouer la comédie, elle savait parfaitement faire ça. L’homme lui demanda si elle n’avait pas froid, genre gentille bavarde elle lui répondit.

- Non pas trop froid, j’ai l’habitude vous savez, quand on est modèle on crève de chaud en été en faisant les collections hiver et on meure de froid en hiver en présentant les collections été. Vous êtes gentils mais vous n’inquiétez pas pour moi.

Ce mec elle l’avait vu combattre au Circus Maximus, alors ce n’était pas un voyou du dimanche sur lequel elle aurait eu le dessus avant même qu’il n’ait de le temps de cligner de l’œil (ok elle exagère un peu). Dans le meilleur des cas il la prenait pour une riche anonyme et non pas une milliardaire. Dans ce cas-là il se limiterait peut-être à sa tablette et à sa robe. Bon le truc barbant c’est que tout le monde la croirait victime d’un violeur fétichiste des robes si elle revenait sous-vêtement, mais bon une rumeur de plus ou de moins elle survivrait. Si il savait qu’elle était Miss Danger, il aurait peut-être la tentation de la kidnapper, mais elle ne se laisserait pas faire et il y’avait encore pire comme cas de figure. Le pire serait qu’il est fait le lien entre Desdedemona et Keiko, là elle serait dans la m*rde, mais vraiment.

L’hypothèse qu’il se ballade juste pour changer du climat de violence de Circus relevait de l’utopie, si c’était le cas elle était bénie de Dieu et n’aurait plus qu’à jouer à la loterie pour devenir encore plus riche. Elle cessa de sourire et rattrapa sa tablette. Keiko n’aimait pas passer pour une victime, alors autant que ce soit fait un peu près volontairement, même si ce n’était qu’en apparence. De toute façon même si elle se faisait pigeonner aujourd’hui, elle aurait tôt ou tard au Circus l’occasion de se venger. Et si c’était juste un type qui voulait faire des trucs sain le matin et bien tant pis, elle le vexerait. Là aussi une personne de plus ou de moins la détestant ça n’allait pas radicalement transformer son existence. Sans prévenir elle tendit la tablette à l’homme, elle avait oublié son nom de scène. Oublié l’allure cruche, elle semblait plus calme que jamais.

- Tenez je vous la donne…

Autant tenter de garder sa robe, parce que bon même si être victime de l’horreur monterait en flèche son capitale sympathie, Keiko n’avait pas envie de subir des regards désolés pour elle pendant des mois. Quand on avait prétendu que son petit ami la battait, elle avait failli péter un câble. Qu’il la prenne ou pas ça ne changerait rien pour elle, car elle pouvait s’en acheter des millions des tablettes. S’il lui demandait de l’argent elle dirait la vérité, elle ne l’avait pas sur elle. Son sac à main était resté sur son cintre. Son attitude n'était pas si bizarre, Jay avait l'air carrément louche et les riches avaient tendance être paranoïaque au sujet des pauvres.
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Message posté : Ven 25 Jan 2013 - 20:51 Message
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Vous êtes gentil, c'était peut-être la chose la plus bizarre que l'on puisse lui avoir dit jusqu'à ce jour. Il n'avait pas franchement la gueule qui pouvait donner lieu à ce type de remarques, puis surtout disons qu'il n'était pas aimable et que les gens n'avaient donc aucune raison de lui parler de la sorte. Elle rigolait comme une cruche, ce qui ne faisait qu'accentuer le sentiment qu'elle ne servait à rien. Jay ne reconnaissait pas la jeune femme. D'une part, parce qu'il n'avait pas la mémoire des visages et qu'il ne prenait pas suffisamment de temps pour regarder les autres, il ne s'intéressait qu'à ses affaires et le reste lui passait au-dessus de la tête. De l'autre part, parce qu'il ne voyait pas cette princesse joliment vêtue dans le décors du Circus Maximus, même s'il l'avait reconnue, il aurait donc été bien incapable de la situer avec efficacité. Autant dire que pour l'américain, la jeune fille apparaissait comme une parfaite inconnue qu'il devait simplement occuper le temps de permettre à ses frangins de vérifier que la zone était dégagée. Après quoi, ils s'occuperaient de jouer les agresseurs et délesteraient la demoiselle de ses affaires, lui ferait juste la potiche. Au moins avaient-ils un point commun !

Le fait qu'elle soit modèle – donc mannequin s'il comprenait bien – gâchait un peu le plaisir : elle n'était peut-être pas si friquée que cela au final, la robe qu'elle portait sur elle ne lui appartenait certainement pas. Jay dissimula toutefois la déception qui le prit et se concentra sur son but : l'occuper le temps que les trois autres bras cassés s'occupent de faire leur devoir.
Lorsqu'elle cessa de sourire pour prendre la tablette posée devant elle, Jay songea un bref instant qu'elle allait le saluer et s'en-aller. Bordel, ce n'était pas son truc de retenir les gens sans avoir l'air totalement louche, elle allait se mettre à hurler et il allait devoir lui en coller une pour qu'elle la ferme – quitte à lui déchausser quelques dents – en gros, tout allait foirer. Mais non, son esprit allait trop vite et apparemment la donzelle ne semblait pas désireuse de s'en-aller. Lorsqu'elle lui tendit la tablette, Jay la dévisagea d'un air d'incompréhension sincère. Qu'est-ce qu'elle voulait au juste ? ! Après quelques secondes à peine d'hésitation, il fronça les sourcils et recula d'un pas comme si elle venait de le menacer. Glissant ses mains dans les poches de sa vieille veste, l'américain renifla d'un air peu élégant pour lui faire comprendre qu'il se fichait complètement de sa tablette.

« Vous voulez que je fasse quoi de votre truc ? Pourquoi vous me refilez ça ? » Il la regardait d'un air peu amène, exit les bonnes intentions et les petites vannes pour détendre l'atmosphère ! Si les frères de Jay étaient en train de regarder la scène, ils devaient bouillir de rage. Tout aurait été plus simple qu'il la prenne, mais ses mains restaient obstinément glissées dans ses poches. « Je sais pas pour quoi vous me prenez, mais j'ai pas besoin qu'on me fasse l'aumône. » Le ton était clairement vexé, elle l'avait touché dans son ego. Il jugea utile de rajouter un détail qui n'était pas forcément visible vu son allure générale. « Je suis pas un clodo au cas où vous le penseriez. »

C'était un peu idiot, mais même s'il avait eu l'idée de lui voler lui-même sa tablette, le simple fait qu'elle la lui offre venait de le dissuader de le faire. Jay n'envisageait pas d'agir comme un voleur, même s'il en était un d'une certaine manière. La nana avait eu le temps de voir son visage, elle pourrait porter plainte et le reconnaître, il se ferait chopper et ses frangins seraient aussitôt surveillés ce qui apporterait des emmerdes à toute la famille. Même s'il n'était pas franchement futé – loin de là même – il savait tout de même se montrer prudent. L'instinct de survie dominait toujours. La question était donc réglée : il ne comptait pas lui prendre sa tablette. Cependant, la manière dont elle avait agi donnait à Jay le sentiment qu'elle le prenait pour un pouilleux et qu'elle avait pitié de lui. Même s'il se fichait pas mal de ce que les autres pensaient de lui, son ego venait d'en prendre un coup. Serrant les dents quelques secondes, son côté impulsif prit rapidement le dessus.

« Pour qui tu te prends ? ! » Il passa automatiquement du vouvoiement au tutoiement sous le coup de la colère. « C'est pas parce que je suis pas fringué comme un riche comme toi que tu peux me traiter comme si j'étais un pauvre paumé. » Même si c'était ce qu'il était. Jay garda ses mains dans ses poches, autant pour s'empêcher de frapper du poing que pour montrer qu'il ne comptait pas prendre la tablette. « Tu crois peut-être me faire un cadeau en me refilant tes trucs parce que je peux pas m'en payer ? Ou tu crois qu'avec ma dégaine je peux être qu'un voleur et tu prends les devants ? » Il lui décrocha un dernier regard courroucé. « T'es peut-être bien fringuée, mais t'es conne comme tes pieds. »

La gentillesse faite homme. Une chose était sûre, après cette réplique elle n'allait plus lui ressortir la même phrase que précédemment.
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Message posté : Sam 26 Jan 2013 - 0:30 Message
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A l’air d’incompréhension lisible sur le visage de son interlocuteur Kei songea qu’elle était peut-être trompée sur ses intentions ou alors qu’elle l’avait dramatiquement chamboulé dans toute sa personne. Ce n’était pas impossible, tout le monde s’accordait à dire que ses réactions complètement folles étaient parfois relativement désarmantes. Dans le cas où elle se soit trompée elle espéra que cela soit au sujet de tout, qu’il n’ait ni envie de la kidnapper -si il la savait Miss Danger-, ni envie de la faire chanter -si il avait fait le lien avec la démone aux yeux et cheveux rouge du Circus Maximus-. En tout cas elle l’avait vexé. Les mains dans les poches il renifla dédaigneusement et peu élégamment. Et encore c’était quasi un gentleman parmi les mâle du Circus, il n’avait pas craché par terre. Pauvre petite chose, contrairement à elle il n’avait pas qu’un peu de sang sur la conscience, alors ses pudibonderies la faisaient presque marrer. Enfin elle se retint, inutile d’aggraver la situation.

Elle allait d’abord attendre de voir comment la suite allait se passer. Parce qu’elle ne savait pas encore exactement en quoi elle l’avait vexé au final. Car elle avait deviné ses pensées ou parce qu’elle s’était vraiment trompée. Oups voilà qu’il se fâchait parce qu’il croyait qu’elle faisait l’aumône. Ah la fierté ! Un sale truc, mais c’eut été culotté de lui reprocher, elle ne valait pas beaucoup mieux de ce côté-là. En soirée elle détestait qu’une autre fille attire plus l’attention qu’elle et ça c’était sacrément futile elle en avait bien conscience, mais elle était comme ça. Pour qui elle le prenait ? Un combattant du Circus ça c’était certain, mais elle ne pouvait pas lui balancer en pleine poire ça. C’était bien dommage. Elle arrêta de tendre sa tablette et la serra contre elle. Visiblement l’affaire était réglé, il n’en voulait ou n’en voulait plus, seul Dieu si il existait avait la réponse à cette question. Mais Kei s’en fichait un peu. Elle avait d’autre chat à fouetter, une séance photo dans dix minutes par exemple.

Pour qui elle se prenait, pour une jeune fille aux 26 films, sans compter les publicités, les apparitions télés, les contrats de mode, une jeune fille héritière de la Danger Diamond Society, on l’avait mise en garde toute son existence contre les potentielles tentatives d’enlèvement donc oui elle avait tendances à être un parano quand un gars qu’elle savait louche se présentait devant elle. Ouai mais ça non plus elle ne pouvait pas le dire et merde ce n’était vraiment pas drôle. Elle soupira lasse et le laissa poursuivre son monologue l’air un peu ennuyée même si la fin la fit grimacer et frémir. Elle sera plus fort contre elle sa tablette pour garder son calme hein.

Ce serait un drame de tâcher cette jolie robe.
Mais elle pouvait la rembourser, même leur en racheter deux.
Ouai mais si il portait plainte l’autre.
Non c’était peu probable en fait, il devait avoir quelques affaires louches quand même, il n’irait jamais voir les flics.
Bref elle pouvait se faire plaisir.
Non sinon sa séance photo serait annulée et ça ferait mauvais genre pour ses futurs contrats.

Elle secoua donc négativement la tête pour elle-même et reprit son calme. On respire, elle le fit. On sourit histoire de montrer qu’on est soit aimable, soit qu’on en a rien en branler. Dans son cas c’était la seconde option qui prévalait. Patiemment elle pesa les mots suivants.

- Je pense que nous sommes partis sur une fort mauvaise base. Je suis une jeune fille, un rien m’effraie, je n’ai pas voulu vous faire charité. Je suis profondément désolée de vous avoir pris pour un affreux voleur, fit-elle avec affliction. Une affliction joué quasi parfaitement, mais une lueur d’ironie dans son regard faisait douter de la sincérité du sentiment. Il était hors de question qu’elle se fasse traiter de conne sans lancer au moins une pique en retour à défaut de lui casser le nez. Je pense être impardonnable et que quoi que j’y fasse je suis persuadée que vous ne changerez pas votre opinion sur moi, alors il vaut mieux que nous nous quittions. Au revoir Monsieur…

Avec assurance elle tourna les talons faussement désinvolte, bien qu’en réalité elle soit prête à lâcher en une seconde sa tablette pour faire une prise à l’homme si il tentait de l’agresser par derrière. Il lui avait fait un tel choux pour dire qu’il n’était pas un voleur qu’elle en doutait un peu. Malgré tout elle ne pouvait s’empêcher de rester toujours prudente. C’était dans ses gênes de se méfier de tout. Sa mère lui avait suffisamment rabattue les oreilles avec, ne jamais être confiante, rester toujours sur ses gardes, la crédulité le pire défaut qu’il soit, etc… Elle connaissait ses discours pompeux par cœur. Sauf que tout ne se passa pas exactement comme prévu. D’un seul coup surgirent autour d'elle trois mecs cagoulés. Aheum s’ils voulaient ses affaires c’était ok, euh s’ils voulaient plus elle se défendrait.

- Bon ok les garçons cagoulés vous voulez quoi exactement ? soupira-telle.

Sa robe valait 8000 dollars, ses boucles 9000$, son collier 4000$, son bracelet 7000$ et sa tablette 900$. Elle avait près de 29 000 dollars sur elle, de quoi rendre content tout le monde, non ? Même si elle était quasiment certaine que ses trois là accompagnaient celui qu'elle avait vexée, elle préféra demander confirmation pour pas le vexer une seconde fois si c'était pas le cas. Mais à moins d'être dans un roman, c'était vraiment vraiment peu probable. Elle tourna sa tête vers l’autre mec.

- C’est tes copains ? Si ce n’est pas le cas c’est le moment de le dire.
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Message posté : Sam 26 Jan 2013 - 14:22 Message
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Jay la fixait, se demandant si elle allait se mettre à râler, chialer ou l'envoyer sur les roses. Les gonzesses étant ce qu'elles sont, il s'attendait forcément à une réaction désagréable. Mais elle se contenta de hausser les épaules en souriant légèrement comme s'il venait de lui dire des gentillesses au creux de l'oreille. Quelle cruche, elle était tellement habituée à se défendre en souriant – en imaginant qu'elle doive se défendre – qu'elle devait juste être capable d'agir de la sorte. L'américain ne quitta pas son air buté alors qu'elle prenait la parole pour lui faire savoir qu'elle était une femme et qu'en tant que telle, elle était forcément froussarde. Il le savait en effet ! Les nanas étaient juste inutiles. Au moins avouait-elle l'avoir pris pour un voleur et vu que Jay n'était pas du genre à fixer les autres pour décrypter leurs pensées, il ne remarqua pas la lueur ironique qui brillait dans ses yeux clairs. Du moment qu'elle se descendait seule parce qu'elle était une femme, il n'avait aucune raison de douter de ses paroles.

Cela dit, lorsqu'elle laissa entendre qu'elle allait s'en-aller, Jay fut pris de court. D'un côté il ne pouvait pas la retenir parce qu'il montrerait clairement qu'il avait autre chose qu'une discussion derrière la tête – chose qu'il venait de nier avec véhémence, même si c'était le cas – mais il ne pouvait pas non plus la laisser se faire la malle. Ses frères le tueraient et la famille était une chose sacrée aux yeux du trentenaire. Cela dit, il n'eut pas à se torturer l'esprit trop facilement, les trois silhouettes familières se pointaient déjà en bloquant le chemin à la gamine. Ils étaient d'un côté et Jay de l'autre, mais quelque chose lui disait qu'elle ne viendrait pas chercher la sécurité chez lui. Les frangins de l'américain ne répondirent pas à la question de la riche alors qu'elle se retournait vers lui pour le questionner à son tour. Est-ce qu'il les connaissait ? Bien sûr, mais elle pouvait courir pour qu'il le lui avoue.

« Pas que je sache. Mais avec les cagoules c'est difficile d'en affirmatif. »

Oui, il se moquait d'elle, si peu. Son ton était pourtant faussement sincère – peut-être pas assez pour qu'elle le croit cela dit – il ne devait pas faire le lien entre eux et lui. Sortant enfin ses mains de ses poches, Jay se frotta le visage de manière à faire comprendre à ses frères qu'elle soupçonnait apparemment qu'il soit de leur côté. Bon, pas besoin d'être devin pour le remarquer, mais l'intelligence n'était pas une chose très répandue au sein de la famille Lane. Seule Charlie en avait hérité. Glissant son regard des trois silhouettes à la gosse de riche, l'américain se contenta de la dévisager quelques secondes.

« T'as l'air douée pour voir qui sont des voleurs, tu dois bien le savoir non ? T'as pas besoin de mon aide apparemment. »

Comptait-il l'abandonner ici ? Très certainement oui, mais pas tout de suite. Il fallait d'abord s'assurer que les trois autres réussissaient à avoir ce qu'ils voulaient. Par le passé quelqu'un leur avait déjà filé entre les doigts et il valait mieux éviter que cela ne se reproduise. Comme s'ils venaient de deviner les pensées de leur frère, les trois autres s'approchèrent de la jeune fille alors que le plus jeune du lot se glissait sur le côté de manière à l'empêcher de partir en courant dans le parc pour rameuter du monde ici. Ils avaient bien vérifié que le coin était désert, mais un promeneur du dimanche – même sans être dimanche – pouvait bien venir faire foirer leur plan tout à coup. Le plus âgé de la fratrie regarda la gosse de riche avant de prendre la parole d'une voix exagérément déformée.

« On te fera aucun mal si tu nous refiles tes bijoux et tout ce que t'as de valeur. » C'était la réplique typique des voleurs, elle devait certainement connaître la chanson. « Fais pas la conne, si tu fais ce qu'on te dit, t'auras aucun problème et tu pourras rentrer chez toi tranquillement. »

La violence ne dérangeait pas franchement les frères de Jay, mais disons simplement que ce dernier leur avait conseillé de n'en user qu'en dernier recourt. Oh, non pas désir d'être délicat, mais simplement parce que les coups laissaient des traces et pouvaient donc donner des preuves. Avec un vol sans violence, les gens se disaient souvent qu'ils ne perdaient pas grand-chose et qu'ils pouvaient juste racheter ce qu'ils n'avaient plus. Vu le fric que celle-ci avait l'air d'avoir, mieux valait qu'elle ne fasse pas la conne. Le trentenaire s'approcha légèrement de la gosse de riche, l'air détendu et ne semblant pas vouloir aider les trois inconnus.

« Je crois que tu ferais mieux de ne pas faire la conne pour le coup. Pas sûr que tu sois gagnante dans l'affaire. » Un simple conseil, libre à elle de faire ce qu'elle voulait ensuite. Après un bref moment de silence, il se souvint d'un léger détail et tourna son attention vers ses frères, prenant l'air de vouloir aider la gamine. « Elle n'est pas seule alors vous feriez mieux de vous en-aller rapidement. »

Une phrase prononcée sur un ton pas forcément très convaincant, mais en réalité simplement destinée à leur faire savoir qu'ils ne devaient pas trop traîner ici.
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Message posté : Dim 27 Jan 2013 - 21:02 Message
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L’eurasienne grimaça. Enfoiré d’hypocrite, promis qu’au Circus elle lui ferait avaler sa langue et elle lui péterait les deux jambes comme ça il aurait un peu de mal à combattre pendant quelques temps. Pas besoin de certitude son instinct la poussait à croire qu’il était de mèche avec les cagoulés. Preuve ou pas, elle les mettait d’ors et déjà dans le même paquet. C’était juste des enflures qui avait besoin d’être quatre pour maitriser une minette de 52 kilos pas bien dangereuse en apparence. Elle se vengerait tôt ou tard, elle n’avait que l’embarras du choix sur comment faire. Soit elle allait faire un portrait-robot du pauvre type derrière elle en disant qu’il l’avait agressé, se serait sa parole contre la sienne. A son humble avis on la croirait volontiers plus, surtout si elle se ramenait sans ses bijoux et sa tablette. Quel intérêt elle aurait à voler ses pacotilles ? Elle qui était plusieurs fois milliardaire. Une fois ce type retrouvé ses allié qui qu’ils soient seraient probablement vite appréhendés. Soit elle réglait tout ça au Circus en tant que Desdemona. Les deux idées avaient leurs points forts, faudrait qu’elle y réfléchisse sérieusement. L’autre mec derrière elle ramena encore sa poire et elle s’agaça franchement. Elle se retourna à moitié et le fusilla du regard. Elle siffla entre ses dents blanches.

- Comme si tu comptais lever le petit doigt…

De nouveau elle lui tourna le dos, pour ne pas rester trop longtemps sans surveiller les trois autres, s’ils avaient des pouvoirs comme le pouilleux derrière elle allait devoir se montrer sage comme une image. D’ailleurs la bande de cagoulé était en train de mieux l’encercler. Elle fixa le sol, même pas de gros caillou. De toute façon ce n’était pas raisonnable elle voulait les avoir un par un. L’autre pouilleux serait le premier. Kei serrait les dents pour ne pas le noyer sous les insultes, elle serrait les poings pour ne pas lui casser le nez. Et quand l’un des zigottos lui parla avec une voix exagérément modifiée, ce fut un supplice de ne pas rire jaune. C’était ridicule, ils regardaient un peu trop les films, sauf que là ce n’était pas une conversation téléphonique et il n’y avait pas de caméra pour enregistrer la conversation. Il lui sortit le baratin habituel des voleurs et l’autre derrière fit mine de lui donner des conseils. Un véritable Saint !

- Bah je suis peut-être conne, mais toi t’es lâche, chacun ses défauts.

En réalité ce n’était pas le cas vu qu’il était avec eux, mais elle n’avait que ça pour se défouler alors autant ne pas se priver hein. Puis de toute façon se serait eux les gros perdants, Keiko était une teigneuse elle ne ferait pas mine d’oublier. Elle n’était pas une victime, elle la jouait juste parce qu’elle était plus finaude qu’eux un point c’est tout. Elle retira son bracelet, ses boucles, son collier et partit poser le tout avec sa tablette. Après avoir effectué sa tâche, elle s’éloigna du banc pour retourner au point qu’elle venait de quitter. Comme ça l’un des voleurs pourrait récupérer ses affaires sans même la frôler. La tête haute, le ton un brin dédaigneux elle demanda.

- Alors heureux ?
- On veut ta robe aussi…
- Bande de petit coquin, soupira en levant les yeux au ciel.

Sans les provoquer plus cependant elle retira son manteau qu’elle posa par terre avant de déboutonner sa robe par le devant libérant une poitrine qui sans être énorme était loin d’être inexistante contrairement à la plupart des mannequins. Au milieu de sa carrière quand celle-ci avait gonflé ses seins s’étaient retrouvés compressés dans la majorité des robes qu’elle portait. On lui avait d’abord demandé de perdre du poids, puis se voyant opposer un non catégorique de sa part ils s’étaient adaptés, elle était trop unique pour être remplacé par une autre fille. Désormais ses robes autour du buste étaient plus larges d’une poignée de centimètre que les modèles pour les autres filles.

Le dernier bouton retiré sa robe glissa sur ses hanches, ses cheveux longs jusqu’à sa chute de rein cachèrent sa poitrine nue. Tout juste vêtue d’une tanga en dentelle blanche chanel, la milliardaire ne semblait pas plus gênée que ça par sa quasi nudité. En devenant modèle on perdait toute pudeur, il n’y avait pas de cabine d’essayage durant les fashions week. Cependant elle avait la chair de poule car on était en hiver et ils faisaient un peu froids quand même. Elle ramassa son manteau prête à le remettre. Ils n’allaient pas lui prendre ça et ses bottes quand même, certes ces deux-là étaient également de marque mais bon ils avaient déjà gagné 29 000$, ils pouvaient quand même se montrer un minimum humain et ne pas la laisser crever de froid. Elle préféra éviter leur regard. Pourvu qu’ils ne soient pas des pervers en plus d’être des voleurs. Enfin si c’était le cas elle n’hésiterait pas à se débattre et à hurler, son équipe photo finirait tôt ou tard par la chercher pour reprendre le shoot.
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Message posté : Lun 28 Jan 2013 - 14:33 Message
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Apparemment la nana n'avait pas l'air enchantée de la réplique de Jay. Pas étonnant d'un côté, lui donner des conseils alors qu'elle était en train de se faire détrousser franchement, il avait déjà fait plus délicat. Mais bon, il n'était pas ici pour se faire des amis, du moment que tout se passait bien c'était la seule chose qui lui importait. Passer pour un lâche lui était égal, il resta donc muet lorsque la jeune femme lui envoya cette critique en plein visage. Au final, après un temps qui sembla durer des heures, la gonzesse commença par retirer ses bijoux et posa le tout sur la tablette qu'elle utilisait juste avant, puis s'écarta du banc. Jay souffla légèrement, l'air de rien, mais en réalité on ne peut plus soulagé de voir que tout se déroulait correctement. D'habitude, il y avait toujours un truc qui foirait, mais pour une fois sa mauvaise impression avait été inutile.

Ce ne fut que lorsque l'aîné lâcha qu'ils voulaient aussi la robe que l'expression de l'américain changea : fronçant les sourcils il profita du fait que la gamine lui tournait le dos pour leur adresser un signe de la main qui montrait clairement qu'il n'approuvait pas ce qu'ils faisaient. À quoi bon une robe ? Ils n'allaient pas pouvoir la revendre aussi facilement sur le marché noir et le lien serait rapidement fait s'ils étaient chopés avec elle. Quelle bande de crétins, ils allaient plus s'attirer des emmerdes qu'autre chose avec cette demande. Cela dit, Jay ne pouvait pas faire grand-chose puisqu'il était censé jouer le rôle du spectateur et qu'il ne pouvait pas griller volontairement sa couverture. Même si c'était déjà certainement le cas vu qu'elle semblait le prendre pour un voleur. Le trentenaire fixa ses frères, l'air mauvais, pendant que la jeune femme se déshabillait au milieu du parc. Nerveusement, il quitta plusieurs fois les trois encagoulés du regard pour s'assurer que personne ne débarquait, c'était vraiment trop tordu comme situation. Elle n'aurait pas pu se mettre à hurler simplement plutôt que de dé-zapper ?

Lorsqu'elle eut terminé son effeuillage, la jeune femme ramassa son manteau pour l'enfiler et Jay en vint presque à prier pour que ses frères s'arrêtent là. Mais c'était bien mal connaître le deuxième plus âgé des trois qui nourrissait un certain intérêt pour la gent féminine. Inutile de dire qu'avoir un joli mannequin presque nue sous les yeux n'était pas pour lui déplaire. Sans concerter ses partenaires, il prit donc la parole.

« Je suis sûr que ton manteau aussi vaut quelques centaines de dollars. »
« Peut-être bien, ouais. »

Sachant très bien comment tout cela risquait de tourner, Jay décida d'intervenir. Il y avait déjà plusieurs plaintes qui pesaient sur Earl parce qu'il avait été trop entreprenant avec des femmes et une plainte pour viol ne serait pas d'un très bon goût. Sans compter que le trentenaire n'avait aucune envie de se retrouver mêlé à une histoire dans ce genre. Il se glissa derrière la nana avant de regarder le plus proche des trois qu'il savait être Earl.

« Ça va, vous en avez assez avec sa robe, vous n'allez pas l'envoyer à poil dans le parc quand même. »
« Ta gueule toi, je t'ai pas sonné. »

De quoi comprendre clairement qu'ils ne comptaient pas s'en arrêter là. Comment leur faire comprendre qu'il n'allait pas lâcher l'affaire comme ça sans se griller ? Il ne pouvait pas s'en prendre à eux physiquement, ce serait comme de se tirer une balle dans le pied, mais d'un autre côté c'était trop risqué pour qu'il reste à ne rien faire. La gonzesse il s'en contrefichait éperdument, mais ses frères glissaient sur la mauvaise pente, celle sur laquelle Jay n'accepterait pas de les suivre. Il renifla d'agacement avant de poser sa main sur l'épaule de la mannequin – sans la tripoter bien sûr, ce n'était pas son truc – puis la tira légèrement en arrière pour l'inviter à s'éloigner d'eux. L'intervention ne plaisait pas du tout aux trois autres Hayes, mais ce n'était pas la première fois qu'ils changeaient de plan en cours de partie.

« Je veux peut-être pas me faire tabasser pour un vol, mais là on sait très bien où vous allez en venir si je vous laisse lui piquer sa veste. Elle aura le temps de s'enfuir et d'appeler à l'aide, autant décamper maintenant. »

Il détourna son attention des trois hommes pour tourner la tête vers la jeune fille. Pas sûr qu'elle croit qu'il ne soit pas avec eux vu comme il agissait, mais étant donné qu'il avait aussi l'air d'être un voleur, il était aisé de croire qu'il connaissait ce mode de fonctionnement. Au final, les trois hommes s'écartèrent légèrement, le plus âgé ramassa la robe et tout le reste avant de s'éloigner en compagnie du plus jeune, mais Earl semblait vouloir rester. Jay soupira et lui décrocha un regard qui montrait qu'il n'hésiterait pas à lui déchausser quelques dents si jamais il persistait. Un mal pour un bien dirons-nous ! L'homme s'éloigna finalement lui aussi et les trois silhouettes disparurent bien rapidement, mais peut-être pas définitivement. Jay se retourna finalement vers la nana.

« Nous n'auriez pas dû vous déshabiller, c'était carrément l'invitation pour qu'ils viennent vous violer. Vous n'auriez pas pu crier pour appeler de l'aide plutôt ? »

Oui culotté de lui faire la morale, mais il ne s'en souciait pas trop.
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Message posté : Lun 4 Fév 2013 - 19:30 Message
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La fermeture éclair de son manteau fut remontée rapidement, brr… Ah elle se sentait mieux, ce dernier était bien chaud. Le regard en biais elle évitait de les provoquer, enfin de les provoquer plus, sa dernière réplique n’avait pas été des plus brillantes, mais elle n’avait pas pu s’empêcher. L’eurasienne avait toujours été tout feu, tout flamme. Etre une victime silencieuse c’était trop lui demander, jamais elle ne fermerait sa gueule. On ne lui avait pas appris à courber la nuque. Pour une fois elle aurait peut-être pu faire un effort, v’la qu’à présent l’un des pouilleux exigeait aussi son manteau. Elle avait beau ne pas être pleutre, elle avait l’impression que son histoire prenait un mauvais tournant. Ils étaient trois ou quatre si le mec derrière elle était bien des leurs, au moins un super, peut-être les autres en face aussi elle n’en savait rien. Pitié pas de connerie de pouvoir psychique songea-t-elle car contre ce genre de chose elle ne pouvait rien faire. Si c’était juste des pouvoirs physiques elle pourrait se battre jusqu’à ce ses assistants viennent la chercher.

- Désolée, j’ai les poumons fragile, puis c’est un cadeau de ma tante que j’apprécie beaucoup, fit-elle avec une moue d’innocente.

Non en fait elle s’en fichait, mais elle ne pouvait pas se la fermer. Puis elle n’avait pas de tante de toute façon. Alors qu’elle ne s’attendait pas franchement à une aide du mec bizarre peut-être de mèche avec ceux d’en face, il s’agita à son tour... pour la défendre. Somptueux renversement de situation, elle était beaucoup moins certaine à présent qu’il fut de leur côté à présent. Aussitôt celui qui voulait son manteau lui dit de se la fermer. Il restait quoi 3-4 minutes maximum avant que quelqu’un déboule, ce n’était pas si long, pas assez long. Elle sentit une main sur son épaule, une main qui la tirait en arrière et pour une fois elle la ferma, se contentant de se laisser faire, deux contre trois c’était mieux qu’un. Les maths ça avait toujours été son truc, comme toutes les matières en fait. Keiko n’était pas bête, c’était juste une tête brûlée. Tête brûlée mais pas paranoïaque et complètement égocentrique, le mec bizarre avait visiblement pigé la même chose qu’elle sur leur soudain intérêt pour son manteau d’hiver.

Deux des trois hommes finirent pas ramasser ses affaires et s’éloigner. Le plus enthousiasme de ses potentiels violeurs semblait hésitant à partir, mais à présent ça n’inquiétait plus trop Keiko qui se sentait toute les chances de s’en sortir, surtout que dans moins de deux minutes on commencerait à la chercher et elle s’était pas non plus éloignée à l’autre bout du parc. Finalement il se découragea et le drôle de mec du Circus se tourna vers elle, pour lui faire une nouvelle fois la morale. Elle fronça son nez agacée, non mais franchement pour qui il se prenait. Il ne lui laissait même pas le temps de respirer et de se sentir soulagé de n‘avoir aucun nouveau bobo à expliquer à la presse. Néanmoins vu qu’il lui avait évité d’avoir des bleus, elle décida de se montrer un peu près agréable, de prendre sur elle.

- Je sais, mais si j’hurlais ou résistais, ils me tabassaient et je perdais mon gagne-pain en plus de passer pour une victime. Dans une poignée de minute on va venir me chercher car je n’ai pas terminé mon shoot, même si ils l’auraient voulu ils n’auraient pas eu le temps de faire grand-chose, car que vous me croyez ou non je ne suis pas complétement inoffensive, je mords, fit-elle avec un petit sourire provoquant. Ils m’auraient fait le moindre mal, l’univers n’aurait pas suffi pour les cacher. Là elle songeait particulièrement à sa mère et à ses liens avec l’Unison. Merci tout de même de votre aide, je ne veux pas être ingrate, fit-elle le regard malicieux.

On ne change pas une Keiko. C’était déjà bien qu’elle le remercie. Elle prit un air plus grave.

- Je crains que nous devions nous quitter. Tout le monde sait que les contraires s’attirent. Puis le syndrome post-traumatique et ce genre de chose ça chamboule notre raison. Ce ne serait pas raisonnable de continuer à discuter. Alors bonne ballade et puis tchao !

Elle racontait n’importe quoi et était expéditive, mais bon elle savait ce qu’il était. Un menteur, un combattant et son sauveur du jour. Alors certes la fin était positive, mais le début il ne l’était pas vraiment. Du coup elle n’arrivait pas à trancher et elle n’avait pas envie de trancher aujourd’hui. Alors sans plus de palabre elle lui tourna le dos et se mit à courir vers là où se déroulait la séance. C’était agaçant elle allait devoir s’expliquer, mais bon au moins les voleurs auraient la frousse de leur vie. Ils ne s’étaient pas attaqués au bon chaton. Puis quant au mec bizarre, elle le reverrait.
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Une journée inoubliable en compagnie d'une star... [Libre]

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