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Par une nuit d'orage - PV Shaïna

 
Message posté : Ven 26 Juil 2019 - 22:14 Message
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L'autre l'a suit et elle ne sait pas vraiment si elle doit s'en réjouir ou pas...

Faut que j’arrange ça.

C'est vrai que sa blessure est pas très jolie à voir mais çà reste superficiel. Elle attend donc patiemment que l'autre se refasse une beauté avant de repartir. Sauf que cette fois la gamine a rouvert la boîte à paroles. Autant dire qu'elle risquae de la saouler, mais la dernière remarque la fait s'arrêter net.

Je ne voudrais pas être un genre de boulet pour toi, tu sais.

Elle se tourne vers la gamine, se rapproche pour la regarder bien droit dans les yeux avant de lâcher de sa voix rauque et sèche.

T'inquiète, pas l'intention de te traîner longtemps.

Pas plus pas moins, avant qu'elle ne tourne de nouveau les talons et accélére le rythme. Qu'aurait elle à gagner à rester avec l'autre d'abord. Elle s'est débrouillée seule depuis des années, refusant de nouer des contacts trop personnels avec ceux qu'elle croisait, ce n'est pas aujourd'hui que çà changerait. Même si tout au fond d'elle même elle souffre de cette solitude profonde, d'un manque d'émotions que seuls procurent des sentiments tels que l'amitié ou l'amour. C'est donc avec une junkie broyant des idées noires qu'elles arrivent enfin à leur première étape, un distributeur de boissons et de nourriture installé devant une supérette encore fermée à cette heure là. Elle attend un instant devant, jetant un coup d’œil à droite à gauche pour s'assurer que personne ne traîne dans le coin et elle balance un coup violent du plat de la main sur le côté de l'appareil. Dans le même temps, elle projette son esprit dans le système électronique qui gère l'automate, et, la machine semble s'emballer, relâchant paquets de chips, de madeleines et canettes de coca qui s’amassent dans l'emplacement de collecte dans un bruit sourd. Elle fourre le tout dans son sac rapidement, et devant l'air surpris de la gamine lâche un.

Faut juste savoir où taper.

Avant de reprendre sa route, chargée de suffisamment de cochonneries pour se sustenter.

Le deuxième arrêt les amène devant un gymnase lui aussi encore fermé. La junkie contourne le bâtiment et s'arrête devant une porte fermée avec une serrure électronique. Le genre de serrure pratique et à la mode, mais pas bien utile quand on a affaire à une technopate comme elle. Encore une fois son cerveau se connecte au système électronique de la serrure, elle fait mine de bricoler l'interface de saisie du code d'entrée, et la porte s'ouvre soudain comme par magie.


Viens, bouge toi.

Elle rentre à l'intérieur du bâtiment et se dirige vers les vestiaires des femmes. Arrivée à destination elle se laisse tomber sur un banc en soupirant profondément, relâchant la pression accumulée durant la nuit. Elle reste comme çà immobile quelques instants avant de s'adresser à la gamine.

On a une heure avant que l'gardien arrive pour ouvrir. Largement d'quoi s'refaire une beauté.

Elle se lève alors, et se déshabille sans plus de pudeur que la nuit dernière et se retrouve nue comme un ver exposant son corps androgyne et trop maigre couvert de tatouages au regard de l'autre. Elle se sent sale, de crasse, de sang et ne veut qu'une seule chose, une bonne douche pour effacer les traces de cette affreuse nuit...
 
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Message posté : Dim 28 Juil 2019 - 19:38 Message
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T'inquiète, pas l'intention de te traîner longtemps.

Charlie, contre toute attente peut-être ou peut-être pas d'ailleurs, acquiesça en souriant en entendant ces mots, soulagée d’entendre Shaïna lui confirmer qu’elles ne traineraient pas longtemps ensemble et que le problème qui occupait ses pensées n’en était donc pas vraiment un.

Ce fut donc, contrairement à sa comparse, le cœur plus léger qu’elle continua à la suivre. Shaïna n’ayant rien vraiment fait pour alimenter la conversation, le silence retomba par ailleurs entre elles sans que Charlie s’en offusque, même si elle aurait très certainement aimé pouvoir entretenir davantage la conversation, surtout à présent qu’elle savait qu’elles étaient « claires » quant à la suite ou l’évolution de leur relation. Shaïna lui avait momentanément offert de se cacher sous son aile, mais pas une place dans son nid.

Cela lui laissa donc tout le loisir de laisser balader son esprit et ses yeux dans les rues du quartier sans avoir à se soucier de savoir où Shaïna la menait.

Pas aussi inconsciente qu’on pourrait le craindre, cette façon de promener son regard ici et là lui permettait aussi de repérer à peu près où elles étaient et donc de savoir aussi qu’elles ne se dirigeaient pas vers une espèce de bouge où elles rencontreraient d’autres problèmes.

Quand Shaïna arriva près du distributeur, elle regarda un instant autour d’elle à son tour avant de l’entendre taper dans ce dernier et d’entendre les vivres descendre de celui-ci, ce qui la surprit effectivement quelque peu.

A une époque, elle connaissait un distributeur qui donnait trois friandises d’un coup à tous les coups si on tapait sur le 6B. Il avait toutefois été réparé depuis et Charlie n’en avait jamais vue un aussi généreux que celui-ci.

Faut juste savoir où taper.

Charlie en prit bonne note, bien que son commentaire la laissa plus dubitative qu’autre chose. Elle essaya même d’imiter la junkie en tapant à son tour sur l’engin, mais sans connaître son succès.

Elle haussa donc les épaules et reprit sa route, tout en regardant son guide du jour d’un œil peut-être un peu différent.

On a une heure avant que l'gardien arrive pour ouvrir. Largement d'quoi s'refaire une beauté.

Charlie eut un léger sourire presque timide comme si la remarque de Shaïna avait eu quelque chose de trop croustillant pour ses chastes oreilles. C’est que pour se refaire une beauté, il fallait déjà en posséder une ! Or Charlie, après avoir déposé son sac et s’être approchée du lavabo, put constater que ce n’était toujours pas gagné en ce qui la concernait. Jusqu’à présent, elle ne s’était pas trouvée vraiment laide, mais elle ne parvenait pas à s’autoriser à trouver belle la bouille d’éternelle adolescente que lui renvoyait la surface réfléchissante. Pas au sens "séduisant" du terme en tout cas.

Après un léger soupire, Charlie ouvrit le robinet et passa un peu d’eau sur son visage sans se soucier de Shaïna et de la nouvelle manifestation de son côté impudique. Elle quitta par ailleurs les vestiaires pour se rendre aux toilettes dès qu’elle entendit le bruit de la douche de Shaïna s’ouvrir et fit un brin de toilette sommaire avec des lingettes dans l’inconfort sécurisant malgré tout d’une cabine fermée que l’on pouvait aussi verrouiller. Elle retourna ensuite dans les vestiaires, se relava les mains, fit tremper ses pieds dans l’eau d’une de ses horribles douches collectives qui n’offraient aucune intimité, après s'être échappée en courant de son jet avec un petit cri, pour ne pas trop mouiller ses vêtements, mais guère plus.

Elle ne partageait pas l’impudeur de Shaïna et, surtout, elle savait que sa propre nudité risquait de provoquer des questions auxquelles elle n’avait pas envie de répondre.

Elle réussit ensuite à repérer et à mettre la main sur une trousse à pharmacie dont elle se servit pour s’occuper davantage de sa plaie en la désinfectant et en lui offrant une protection moins immature, mais surement plus efficace. Sa tête tournant toujours un peu, elle prit des cachets contre la migraine.

- Tu viens souvent ici ? demanda-t-elle ensuite, tout en remettant chaussettes et chaussures.

Et oui, toujours ce vieux besoin de faire la conversation qui revenait...

Se faisant, elle remonta par ailleurs un peu trop le bas de son pantalon, découvrant brièvement le bas de son mollet gauche et son étrange couleur de peau magenta-rosée. Elle ne s'en rendit pas compte néanmoins et continua donc à se rechausser, recouvrant rapidement le bout de peau étrangement coloré, en attendant que Shaïna réponde à sa question avec l'espoir que sa douche l'ait rendue plus bavarde.
 
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Message posté : Dim 28 Juil 2019 - 23:08 Message
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Elle se glisse sous la douche avec délectation appréciant le contact de l'eau chaude sur sa peau. Mais avant d'en profiter pleinement elle se frotte énergiquement avec du savon pour effacer le sang et la crasse qui la recouvrent. Elle se sent sale, tellement sale que l'opération dure plus que de raison avant qu'enfin elle s'arrête et ferme les yeux. Elle reste un long moment immobile, visage tourné vers la pluie chaude qui jaillit en flot continu. L'eau qui coule sur son visage et son corps apaise peu à peu son esprit, libérant la tension accumulée dans ses muscles. Elle soupire d'aise et c'est avec regret qu'elle sort de la douche.

Elle est surprise de ne pas avoir vu l'autre gamine sous la douche se demandant un instant si elle n'a pas disparu. Mais non elle est là dans le vestiaire en train d'enfiler chaussettes et chaussures, et la junkie remarque la peau colorée... couleur étrange entre le magenta et le rose, peut-être une marque de naissance, mais cela a l'air bien plus étendu que ce qu'elle a pu voir jusqu'à.


- Tu viens souvent ici ?

Elle regarde l'autre un moment sans répondre, regard appuyé qui trahit une réflexion intense. La gamine n'a visiblement pas pris de douche, et à bien y réfléchir elle fait tout pour dissimuler toute parcelle de peau à l'exception de son visage et de ses mains. Elle n'a pas quitté ses vêtements de la nuit et malgré la chaleur elle reste couverte de la tête au pied. La pudeur a des limites que la gamine semble franchir allègrement. Le contraste est par ailleurs frappant avec la junkie qui reste devant elle sans se soucier de sa nudité. Il y aurait pourtant à redire sur son physique, corps androgyne aux formes féminines peu marquées, maigreur maladive trahissant de sa malnutrition, de quoi vous ficher de sacrés complexes. Elle détourne cependant les yeux pour se sécher avec une serviette élimée.

Quand j'suis trop crade et que l'odeur m'insupporte moi-même.

Une phrase, mais pas plus, si l'autre lui tend des perches elle les saisit avec parcimonie et ne fait rien pour faire durer la conversation. Elle finit donc de se sécher, enfile des vêtements propres et sort la nourriture de son sac, plaçant les victuailles entre elle et Charlie. Elle commence à manger sans prononcer un mot, toujours aussi avare en paroles, mais ses yeux sont posés sur la gamine. Elle la regarde bizarrement, comme si elle voulait pénétrer son esprit pour en soutirer les secrets les plus profondément enfouis.

Sa voix rauque s'élève alors sans prévenir.


J'ai vu ta jambe.

Elle gobe avec appétit une madeleine comme si de rien n'était.

T'es comme çà partout ?


Question directe et sans tact, pas le genre de la junkie de prendre des pincettes pour dire ce qu'elle pense.
 
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Message posté : Mer 31 Juil 2019 - 18:11 Message
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Quand j'suis trop crade et que l'odeur m'insupporte moi-même.

Charlie haussa légèrement un sourcil de surprise, perplexe peut-être de recevoir une réponse qui semblait aussi franche et que peu aurait osé formuler de la bouche de quelqu’un qui semble avoir du mal à s’ouvrir. Ses sourcils se froncèrent ensuite légèrement lorsqu’elle se demanda si ce n’est pas une façon détournée de lui dire qu’elle aurait peut-être bien besoin d’une douche, elle aussi.

Elle parvint toutefois à résister à l’envie de se renifler. Ses lingettes ne valaient certes pas une vraie douche, mais elles avaient fait leurs preuves et, en repensant aux propos de Shaïna, Charlie réalisa qu’elle n’avait pas l’impression de s’être un jour laissée aller jusqu’à ce point. Enfin… Une fois, ça lui était bien arrivée de se trainer une odeur clairement insupportable qui avait fait froncer les nez, s’éloigner et parfois frémir ceux qu’elle avait croisés, mais les circonstances avaient été exceptionnelles. Elles étaient liées au Terminus, au fait qu’elle avait failli mourir suite à ses blessures et passé plusieurs mois dans une espèce de cocon étrange fait à partir de cette matière toute aussi singulière qu’elle sécrétait en permanence. Comme elle avait aussi manqué de donner des nouvelles à Mannheim, il avait été impératif qu’elle se signale rapidement à eux. Bien plus que de chercher à prendre une douche ce qu’elle avait eu l’occasion de faire de toute façon une fois là-bas. En temps normal néanmoins, elle avait ses propres tuyaux pour se doucher quand elle en avait besoin qu’il s’agisse de son vieil ami, concierge dans un lycée, ou même d’astuces qui n’en étaient pas comme les foyers et autres dispositifs du genre que Charlie ne boudait pas quand elle pouvait y avoir accès. Ses besoins dans ce domaine étaient toutefois peut-être plus légers que ceux de ses concitoyens, comme dans bien d’autres, même si Charlie ne se considérait pas comme quelqu’un de sale pour autant.

- J'ai vu ta jambe.

La voix de Shaïna résonna alors qu’elle essayait de mettre la main sur sa brosse-à-dent, dernier geste d’hygiène réellement nécessaire à ses yeux pour le moment.

Malgré elle, Charlie s’interrompit un court instant dans son geste, réellement prise au dépourvu.

Cela pouvait dire beaucoup de chose essaya-t-elle d’abord de se convaincre tout en reprenant le fil de ce qu’elle faisait. Elle ne fut toutefois pas très convaincante, car, à moins que Shaïna ait un fétichiste des mollets bizarre, il n’y avait pas trente-six mille choses sur ses jambes qui pouvaient retenir l’attention.

En s’approchant du miroir, la brosse dans la bouche, elle vérifia quand même que l’esquisse d’aucunes rainures annonciatrices de la venue prochaine de l’une de ses créatures ne soit en train de se dessiner sur sa peau. Mais non. Rien ne venait réellement perturber son teint clair, presque trop. Sauf des cernes un peu plus creusées que d’habitude, peut-être, et encore. Charlie tenta donc de chasser ça de sa tête en frottant énergiquement ses dents tandis que l’autre ouvrait un paquet d’elle ne savait trop quoi.

- T'es comme çà partout ?

Charlie soupira à moitié, par le nez surtout, puisque sa brosse s’agitait toujours dans sa bouche, même si intérieurement elle jurait et commençait à en vouloir à la junkie de se montrer soudainement aussi curieuse et bavarde toute à la fois -si on pouvait dire ça comme ça, alors qu’elle avait paru vouloir mettre un point d’honneur à paraître tout le contraire jusqu’à présent.

Elle était surement injuste néanmoins et la vraie raison de sa colère était plus vraisemblablement sa propre réaction, comme si Shaïna avait pointé du doigt un petit secret à la fois honteux et coupable, ce qui n’était pas loin de la réalité, au moins à ses yeux, ce qui était peut-être justement ce qui l’énervait. Elle n’était pas vraiment coupable de quoi que ce soit dans cette histoire, après tout. Elle n’avait pas choisi de vivre dans un monde où l’humanité s’était faite rongée par un virus plus malin qu’elle et elle n’avait pas choisi d’être celle qui s’en sortirait. Ni d’avoir des bouts de peau colorés qui lui rappelleraient, un peu trop parfois, d’où elle tenait ses étranges capacités.

Pour ne pas réagir sous le coup d’une émotion souvent jugée mauvaise conseillère, Charlie prit toutefois son temps avant de cracher le dentifrice qu’elle avait dans la bouche et qui lui donnait pourtant, fort commodément, une bonne raison de ne pas répondre. Plusieurs idées lui traversèrent par ailleurs l’esprit quant à celle-ci. Du simple « non » à quelques choses d’un peu plus proche de ce qu’elle pensait en passant par rien du tout.

- Pourquoi, ça t’intéresse ? demanda-t-elle alors, en se retournant vers elle, sans savoir elle-même si la ponctuation, dans sa phrase, était réellement bien placée.

Pourquoi s’intéresserait-elle à ça, en effet ?

Le ton était par ailleurs plus neutre et moins chantant aussi que celui qu’elle utilisait habituellement, plus maîtrisé aussi, même si la colère ne semblait pas encore réellement l’habiter.

- T’es brusquement devenue curieuse ou, je ne sais pas, t’as peur que ce soit contagieux ?

Charlie ne put empêcher ses lèvres d’esquisser un sourire en coin, clairement ironique, à cette pensée.

Selon toute vraisemblance néanmoins, il y avait peu de chances pour que Shaïna saisisse le pourquoi de ce sourire à ce stade de la conversion. Une partie d’elle aimait par ailleurs l’idée que Shaïna se mette à flipper sur ce point. Peut-être qu’elle y réfléchira à deux reprises ensuite avant de squatter sans rien demander le cagibi des autres. C’était mesquin de sa part néanmoins et elle s’en rendait bien compte. Elle soupira à nouveau, pour évacuer sa colère peut-être.

Elle se retourna ensuite pour nettoyer sa brosse et s’assit à son tour pour ranger son sac.

- On se reverra probablement pas de toute façon, reprit-elle sur un ton plus habituel et… presque triste ?

Cette fois, Charlie retint un autre soupire, mais elle commençait à se lasser elle-même avec ses changements d’humeur perpétuels. C’était fatigant. La bonne nouvelle néanmoins, pensa-t-elle ensuite, c'était que cela collait néanmoins plutôt bien avec son personnage de gamine un peu paumée.
 
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Message posté : Dim 11 Aoû 2019 - 21:53 Message
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- Pourquoi, ça t’intéresse ?

A vrai dire non, foncièrement ça ne l’intéresse pas plus que ça mais la réaction de la gamine est suffisante pour titiller une curiosité mal placée.

- t’as peur que ce soit contagieux ?

Pour le coup si l’autre pense que ce genre de remarque peut lui faire peur, elle se trompe lourdement. Sa vie dans la rue dans des squats pourris à côtoyer des junkies et échanger des seringues montrent que ce genre de considérations ne l’a jamais effleuré. Il est d’ailleurs assez exceptionnel qu’elle n’ait pas encore choppé une affliction particulièrement désagréable...

Non pourquoi ça craint ton truc ?

Et comme pour souligner que cela ne la dérange pas le moins du monde, elle fourre avec gourmandise une poignée de chips craquantes dans sa bouche.

- On se reverra probablement pas de toute façon.

Plus que probable. Elles repartiraient bientôt chacune de leur côté avec comme seul souvenir commun cette soirée traumatisante. Ce ne sera pas aujourd’hui qu’elle se fera une copine. Elle hausse les épaules avant de lâcher.

Justement, tu peux m’dire vu que j’viendrai plus te faire chier.

Elle a bien senti parfois l’agacement dans la voix et l’attitude de l’autre, comme si sa présence n’était pas souhaitée. Mais en même temps la gamine semble s’en accommoder, suffisamment en tout cas pour la saouler de paroles à la moindre occasion. Paradoxe...

En tout cas la vision de ce mollet coloré, la réaction de Charlie et ses tentatives d’éluder la question ont réellement éveillée sa curiosité. Peut-être aussi car elle y trouve des similitudes avec sa propre situation. En effet comment expliquer qu’une gamine comme Charlie se retrouve dans la rue, abandonnée à son triste sort ? Et si comme elle, elle avait quelque chose de spécial, quelque chose qui la rendait anormale aux yeux des autres, quelque chose qui avait provoqué le rejet d’une société qui refuse la différence malgré les discours dégoulinants de bonnes intentions des politiques aussi vite oubliées que prononcées. Peut-être qu’elle est aussi une victime et le junkie est convaincue maintenant que cette chose a un rapport avec la tâche violacée qu’elle a entraperçu. Comment expliquer sinon cette pudeur maladive de la gamine, ses vêtements qui couvrent précautionneusement chaque parcelle de peau à l’exception de son visage et de ses mains ?

Elle se lève pour s’approcher de l’autre, glissant les mains dans les poches de son blouson. Elle pénètre volontairement dans la bulle d’intimité de Charlie, prouvant encore une fois que ses manières laissent réellement à désirer ou, en tout cas, qu’elle n’a absolument rien à foutre de la bienséance ou du respect d’autrui. Cette fois-ci c’est à elle de jouer à la chieuse de service.


Alors ? T’es comme ça partout ?

Le regard clair est sans équivoques. Elle compte bien obtenir une réponse et toute tentative de changer de sujet est voué d’avance à l’échec...
 
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Message posté : Lun 12 Aoû 2019 - 19:05 Message
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- Non pourquoi ça craint ton truc ?

Charlie retint un nouveau soupire. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais vraiment vu Shaïna comme une « chieuse », elle n’était probablement pas assez ouvertement pédante pour ça. Elle s’était imposée, c’était certain, mais Charlie avait cru que sa façon d’agir était mue par la nécessité ce qu’elle ne pouvait pas réellement lui reprocher. Elle ne s’en était par ailleurs finalement pas plus plainte que cela, puisque que cela lui avait peut-être sauvé la vie, mais, désormais, pour la première fois peut-être, elle n’était pas loin de ce genre de pensées.

Elle se demandait aussi ce que l’autre avait en tête. Elles abordaient là l’un des rares sujets dont elle n’aimait pas parler, même en présence d’un membre de Shadow, et elle était à peu près certaine que cela devait se sentir. Alors pourquoi insister ? Que cherchait-elle ? Les ennuis ?

Ce genre d’attitude et ces gens qui, parfois, continuaient à s’enfoncer et à chercher désespérément la m**** peu importe à quel point elle pourrait sentir mauvais, et bien, cela faisait surement partie de ce qu’elle aurait toujours du mal à comprendre. Or, elle en vint à se demander, si ce n’était pas justement le problème de l’autre jeune femme et si celle-ci n’avait pas fini par « tomber » aussi bas justement à cause de cette attitude. N’avait-elle donc rien appris ?

- Justement, tu peux m’dire vu que j’viendrai plus te faire chier.

Charlie comprit peut-être à ce moment précis qu’elle était tombée sur un os ou, du moins, sur quelqu’un de plus buté qu’elle et qui ne lâcherait probablement pas rapidement le morceau.

Soit, se dit-elle, alors, en s’efforçant à respirer lentement pour conserver son calme.

- Alors ? T’es comme ça partout ?

- Non, lui répondit-elle, avant de remettre rapidement une distance plus confortable entre elles.

Et, maintenant ? se demanda-t-elle ensuite, en rangeant sa brosse dans sa trousse, puis sa trousse dans son sac. Maintenant qu’elle avait obtenu ce qu’elle voulait se sentait-elle mieux ? Moins bête peut-être ? Charlie soupira. Elle détestait l’amertume présente dans ses pensées et crut sentir, dangereusement tapie au fond d’elle, comme une petite bête encore apeurée mais déjà vicieuse qui ne demandait qu’à sortir de son trou pour exprimer sa colère à grand renfort de cris ou de remarques blessantes, et peut-être même de coups.

- Tu es contente ? Tu te sens moins bête ?

Une partie d’elle aurait aimé garder ses lèvres serrées l’une contre l’autre, mettre son sac sur son dos et partir dignement ou du moins aussi dignement qu’elle en était capable, mais celle-ci n’eut pas gain de cause.

Elle secoua sa tête non sans chercher à cacher le mépris qui l’habitait en ce moment précis.

- On dirait qu'on t'a jamais appris à respecter les limites des autres, remarqua-t-elle ensuite, sur un ton un peu plus amène, c’est dommage. J'espère que tu réussiras à apprendre à en tenir compte ou tu risques de t'attirer des ennuis.

Elle ne savait pas exactement pourquoi elle avait dit ça. En général, elle essayait de ne pas donner de conseils aux autres sans y avoir été invitée.

Elle supposait toutefois que cela valait mieux que de s’épancher sur sa petite histoire personnelle, même si Shaïna risquait selon toute vraisemblance de ne pas y croire. Comme elle paraissait avoir le don et peut-être même le goût pour les ennuis, elle estima toutefois préférable de la préserver de cela. Les documents que l’on pouvait trouver sur son compte à Star City viendraient contredire sa version, suffisamment probablement pour la convaincre qu’elle avait affabulé, mais elle n'y aurait probablement pas accès et Shadow n’avait pas besoin qu’une junkie vienne fouiller le passé ou poser des questions sur l’un de ses membres, même en apparence aussi insignifiant que Charlie, et, vue la situation de la jeune femme, ils n’hésiteraient probablement pas longtemps à se débarrasser d’elle.

Pour eux, elle supposa même que ce serait facile et, secret oblige, Charlie se promit de trouver un moyen pour garder un œil et une oreille sur elle, histoire d’être sûre qu’elle ne poserait pas de problème. Il lui faudrait surement aussi signaler l’incident, même s’il lui paraissait encore insignifiant, à son superviseur, au cas où.

Peu enchantée par ces perspectives, elle mit ensuite son sac sur son dos, attendit un instant, un air hésitant et boudeur sur le visage, puis ajouta encore.

- Bonne chance pour la suite. Essaye de prendre soin de toi.

Son ton, toujours un peu contrarié, manqua peut-être de chaleur, mais elle était curieusement sincère. Peut-être parce que, du haut de la condescendance dont elle était parfois capable, Shaïna lui faisait désormais pitié et, avec une attitude comme la sienne, il lui semblait plus probable qu’elle continue à s’attirer des ennuis. Elle espérait juste qu’elle ne vienne pas remplir trop tôt la rubrique "faits divers sordides" des journaux...
 
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Message posté : Lun 12 Aoû 2019 - 22:16 Message
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La gamine avait quitté sa posture défensive pour passer direct à l’offensive, et pour le coup elle mordait sacrément quand on la mettait dos au mur. Va pour le qualificatif de bête qui lui passe à cent mille, ou pour le fait d’être considérée comme une emmerdeuse, mais l’autre aurait sûrement dû en rester là...

On dirait qu'on t'a jamais appris à respecter les limites des autres.

Bingo en plein dans le mille, Charlie aurait voulu rouvrir une cicatrice et mettre l’autre en rogne qu’elle ne s’y serait pas mieux prise. Car est-ce qu’on lui avait demandé son avis à elle, est ce qu’on avait respecté ses propres limites ? Non, on avait violé son intimité au sens propre comme au sens figuré et cela n’avait rien avoir avec une histoire apparemment banale de couleur de peau. Elle avait servi de cobaye et bien pire encore et la blessure est encore vive.

Alors elle s’interpose entre la gamine et la sortie, le regard sombre et la voix tremblante.


Ah ouais madame se la joue donneuse de leçon ? Pourtant c’est qui qui voulait en savoir un peu plus sur le sens de mes tatouages ?

Un partout balle au centre.

Tu t’es pas posé la question à ce moment là de savoir où était mes limites hein ? Si ça me faisait pas chier tes putains de questions à la con !

Le ton est monté sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte. Elle reste un instant à soutenir le regard de l’autre avant de lâcher l’affaire et de s’écarter dans un mouvement d’humeur.

Allez barre toi.

Elle aurait pu elle aussi en rester là mais il faut croire qu’elle a été contaminé par l’autre et elle y va elle-même de son petit conseil.

T’es pas là seule à avoir des trucs à cacher. Mais avant que les autres acceptent ta différence, faudra déjà que tu t’acceptes toi même.

A vrai dire la situation est assez risible. Car le conseil vaut aussi pour elle, mais pour le coup elle a encore du chemin à parcourir pour s’accepter elle même. Elle qui se réfugie dans la drogue pour ne pas avoir à affronter son pouvoir en face, qui vit comme une SDF car elle a peur d’affronter la société. D’ailleurs son regard fuyant la trahit et elle s’écarte pour aller chercher son sac.

Le gardien va arriver faut se casser.

Le ton est redevenu normal, l’orage est passé et il y a fort à parier qu’elle ne croisera jamais plus la gamine.

Étrange et inhabituel qu’elle ressente un petit pincement au cœur à cette idée...

 
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Message posté : Mer 14 Aoû 2019 - 16:39 Message
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Alors qu’elle s’engageait vers la sortie, ne demandant qu’à oublier la nuit qu’elle venait de passer ensemble et peut-être aussi Shaïna, elle-même, même si elle n’en ferait loin, par prudence plus que par véritable attachement à la jeune femme, la junkie s’interposa entre elle et la sortie. Son attitude, l’espace d’un instant, lui fit craindre que celle-ci sorte réellement de ses gonds, insiste davantage pour elle ne savait trop quelle raison ou devienne violente, et Charlie eut donc un mouvement instinctif de recul.

Elle fut plus soulagée qu’autre chose par la suite de voir que Shaïna se contenta de vider son propre sac d’une voix tremblante.

Ainsi, elle avait touché une corde sensible ? Cela n’avait même pas été son but, mais elle le nota au passage sans forcément chercher à analyser davantage les choses.

Elle écouta par ailleurs la jeune femme en silence, ne la contrant que mentalement, sa propre colère s’étend désormais envolée, peut-être parce qu’elle était soulagée que l’attention de l’autre se concentre sur autre chose que ce dont elle ne voulait pas parler.

- Ah ouais madame se la joue donneuse de leçon ? Pourtant c’est qui qui voulait en savoir un peu plus sur le sens de mes tatouages ?

Elle garda ainsi pour elle sa remarque concernant le fait qu’elle n’avait pas insisté pour ses tatouages dont elle se moquait par ailleurs un peu. Sa curiosité sur le coup avait peut-être été sincère, mais sa question aussi motivée par l’envie de nouer le contact par le dialogue chose avec laquelle Shaïna paraissait avoir du mal…

- Tu t’es pas posé la question à ce moment-là de savoir où était mes limites hein ? Si ça me faisait pas chier tes putains de questions à la con !

Cette fois, Charlie eut plus du mal à se retenir. Pas à cause du côté insultant de sa phrase et ce d’autant plus qu’elle savait qu’elle pouvait être effectivement aussi bavarde que curieuse et parfois aussi un peu collante ou intrusive sur les bords, même si elle estimait que Shaïna ne l’avait pas vraiment côtoyée au plus fort de cet aspect de sa personne, son côté taciturne ayant comme inhibé son côté pipelette… Non, ce qui la gênait le plus dans ces paroles, c’est que, visiblement, Shaïna n’avait pas appris non plus à faire respecter ses propres limites. Encore que, pour maintenir les autres à bonne distance d’elle… elle semblait douée ! Quoi qu’il en soit, si elle avait su tout ça, elle aurait aussi su que pour que les autres respectent vos limites, encore fallait-il les énoncer … Ce qui lui fit penser qu’elle n’en avait rien fait non plus, un peu plus tôt. Prise par surprise, elle avait bêtement réagi sur la défensive au lieu de simplement lui dire qu’elle ne souhaitait pas aborder le sujet. Intérieurement, Charlie sourit. Cet incident avait déjà du bon, puisqu’il lui permettait de cerner ses propres carences, même si celles-ci ne se trouvaient pas forcement là où Shaïna pensait les trouver.

- T’es pas là seule à avoir des trucs à cacher. Mais avant que les autres acceptent ta différence, faudra déjà que tu t’acceptes toi même.

- J’en suis bien consciente.

Son ton était calme, presque doux, sans véritable joie ni entrain, mais calme malgré tout, ce qui contrastait surement avec le ton de leurs derniers échanges. Il y a des années de cela, peut-être, à l’époque où elle se tailladait la peau pour éviter d’être un « monstre qui crée des monstres » cela aurait peut-être pu la blesser, mais Charlie avait fait du chemin depuis cette époque. Ce dernier n’était peut-être pas tout-à-fait terminé pour autant qu’elle sache, mais elle connaissait suffisamment ce démon-là pour qu’il peine désormais à la blesser.

Là encore toutefois, elle se garda d’ajouter quoi que ce soit, par peur que ses paroles appellent d’autres questions qu’elle ne souhaitait pas soulever.

Elle se souciait peu par exemple d’être ou de ne pas être acceptée par les autres. Elle éprouvait parfois le besoin de se montrer à la hauteur, mais dans un contexte bien spécifique qu’il convenait de taire ici et uniquement dans celui-ci. Quant à ses secrets… elle crut surtout bon de noter que sa phrase en disait peut-être plus sur elle que sur elle-même. Elle n’était pas forcement sûre de vouloir percer ceux de la junkie néanmoins, à moins que Shadow ne l’estime nécessaire, évidement, des secrets, elle en avait déjà plus que son lot et c’était justement la raison qui faisait qu’elle ne cherchait pas spécialement à se faire « accepter » sur le long terme par les autres. Même si une partie d’elle était toujours ravie quand on la considérait comme une amie, d’autres craignaient aussi que cela ne finisse par se retourner contre elle ou contre ceux qui lui offraient cette chance. Il n’y avait toutefois là rien qu’elle puisse dire à Shaïna, pour son propre bien comme pour le sien.

Elle attendit en outre encore un peu, l’espace d’un instant, car Shaïna malgré ce qui était surement comme une tentative de lui rendre la monnaie d’une pièce qu’elle ne se souvenait pas tout-à-fait d’avoir versée, lui faisait désormais de la peine. Aussi curieux que cela puisse paraître, elle aurait bien aimé trouver quelque chose à dire, quelque chose de réconfortant, mais elle n’avait aucune idée de la façon dont on réconfortait une gamine perturbée et mal dans sa peau.

Elle resta donc plantée là jusqu’à ce que la jeune femme la rappelle à l’ordre.

- Le gardien va arriver faut se casser.

Elle acquiesça alors d’un signe de tête, un peu résigné, l’air franchement songeur.

Histoire de vraiment changer, elle n’était pas du tout d’humeur bavarde, au contraire. Elle avait envie d’être seule pour se poser cinq minutes sur ce qui venait de se passer, pour faire le vide et pour se reprendre aussi. Elle avait un peu trop et peu trop souvent faillit partir en cacahuète ces dernières 24h et elle ne pouvait se le permettre.

- Je vais filer, confirma-t-elle alors.

Et c’est ce qu’elle fit. Elle lui avait déjà souhaité ce qu’elle avait à lui souhaiter et ne réitéra pas ses propos. Après un temps de pause, celui nécessaire pour que la mémoire lui revienne, elle emprunta le chemin par lequel elles étaient arrivées et sortit sans encombre des locaux. Sa blessure à la tempe l’inquiétant moins, elle décida par ailleurs de se diriger vers les égouts, un endroit sordide et immonde pour les uns, mais plein de promesses d’un futur rayonnant pour elle et dans lequel elle éprouva par conséquent l’envie urgente de se réfugier.
 
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Message posté : Jeu 15 Aoû 2019 - 22:24 Message
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Elle est seule, de nouveau seule... enfin débarrassée de la présence pesante de cette gamine trop bavarde et trop bravache. Tout devrait donc aller pour le mieux. Mais non, elle se sent encore plus mal que d’habitude, ressassant les événements de la veille en boucle, ces courts instants partagés avec une inconnue, moments rares de socialisation où elle retrouve une partie de cette humanité qu’elle rejette habituellement. Puis l’enfer, la peur de mourir, l’instinct de survie qui vous maintient en vie, et la solidarité humaine qui l’a poussé à ne pas abandonner l’autre. Une épreuve qui aurait pu les rapprocher, créer un lien entre les deux, peut-être même mener jusqu’à une forme d’amitié ? Tant d’éléments constitutifs d’une humanité qu’elle s’entête pourtant à repousser en s’enfermant dans une solitude profonde qui la mine petit à petit.

Alors elle ressasse les occasions manquées, les possibilités détruites par son comportement agressif et asocial, par son rejet des autres. Explications douloureuses qui pose un constat tout aussi douloureux, elle est désespérément seule...

Elle porte une main à sa tempe. Elle a mal à la tête, ses tempes la font souffrir, comme si quelqu’un tambourinait sans discontinuer dans sa tête. A chaque fois que les questions se bousculent dans son esprit elle perd le contrôle et les ondes alentours assaillant sans cesse son cerveau provoquent alors des migraines douloureuses et insupportables ajoutant une douleur physique à la souffrance mentale.

Alors elle relâche son pouvoir dans un accès de colère et les systèmes électroniques alentours dysfonctionnent brusquement pour s’arrêter, smartphones, ordinateurs, gps, antennes relais, systèmes de régulation de traffic, toute activité électronique cesse brusquement autour d’elle, la plongeant durant quelques secondes dans un océan de calme. Mais cela ne dure pas, les systèmes redémarrent, de nouveaux entrent dans sa zone de confort, et elle a mal... encore... toujours...

Alors il ne lui reste plus qu’une seule option, la fuite, vers un de ces squats pourris dans une zone désœuvrée où les ondes électromagnétiques sont moins présentes. Elle se terre dans un coin et sort de son sac la poudre magique. Ligne de coke qu’elle snife avec soulagement pour saturer son cerveau, substance psychoactive qui dérègle le fonctionnement normal de son réseau synaptique, inhibant ce pouvoir parfois si pesant. Elle peut alors se laisser aller, se laisser glisser lentement dans un océan de volupté, oublier les tourments de son âme. Elle sait que tout cela n’est que temporaire, que la drogue la détruit peu à peu à petit feu, mais elle serait prête à tout pour quelques heures de répit...
 
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