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La Justice à sens unique ! [Lena - Craig] Categorie_1La Justice à sens unique ! [Lena - Craig] Categorie_2_bisLa Justice à sens unique ! [Lena - Craig] Categorie_3
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La Justice à sens unique ! [Lena - Craig]

 
Message posté : Mer 22 Mai 2019 - 14:52 Message
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Une nouvelle journée commençait pour Lena Harper et comme toutes les autres, elle débuta par un café serré dans son luxueux appartement situé dans le quartier du Parc. Dégustant son croissant en lisant tranquillement son journal déposé par sa femme d’ouvrage, la jeune femme termina de se préparer pour partir au tribunal. Vêtue de façon classe et sexy à la fois, l’avocate semblait parfaitement avoir conscience que dans son milieu, il fallait tout autant séduire que convaincre. Il faut dire qu’aujourd’hui, c’était le grand jour dans le procès du puissant promoteur immobilier Charles Higgins. Ce dernier était accusé de nombreux faits criminels en vue d’exproprier des pauvres gens afin de racheter à bas-prix leurs logements. Bien sûr, Lena avait fait le nécessaire pour minimiser les actions de son client et on pouvait sans mentir déjà dire que le procès semblait plier, notamment grâce au suicide de l’accusatrice principale qui s’était faite démolir lors de son passage à la barre. Face à ce revirement, le procureur avait tenté une dernière négociation en vue d’obtenir une poussière de justice mais bon, convaincue de sa victoire, l’avocate avait rejeté son offre sans sourciller.

Dès lors, il ne restait plus que le plaidoyer final à réaliser aujourd’hui et qui verrait son client sortir libre comme l’air du tribunal, malgré les atrocités commises à l’égard d’une multitude de démunis. Ce cas ne faisait qu’illustrer l’importance de l’argent dans le monde judiciaire et l’injustice subie par les plus pauvres. Face à cela, les réactions étaient variables, mais la plus fréquente restait l’incompréhension et la haine contre le système judiciaire et la police, complice bien involontaire de tout cela. C’est donc calmement que la jeune femme se rendit au tribunal, prête à porter le coup de grâce à des centaines de familles dans le désespoir de voir cette affaire classée sans que justice soit faite. Sur les marches du tribunal, la presse était déjà prête à accueillir la star du jour, l’avocate qui a évité la prison à un homme que tout semblait accuser. Plusieurs manifestants étaient retenus par des policiers, ceux-ci hurlant des insultes envers la jeune femme qui souriait à un journaliste, répondant à ses questions comme si de rien n’était.

« Maître Harper, votre client aurait dépouillé de nombreuses familles, n’est-ce pas inconcevable qu’il s’en sorte sans la moindre condamnation ? »

« Etre riche ne veut pas dire être coupable. Mon client fait des affaires et dans ce monde, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ait enfreint la loi. Le procureur n’a pu fournir que des témoignages d’individus au passé trouble et à l’imagination fertile. Si on venait à condamner mon client, cela ouvrirait la porte à tout un tas de procès ne reposant sur rien. »

Devant l’aplomb de la jeune femme, le journaliste tenta d’approfondir sa question mais alors qu’il commençait à parler, une détonation se fit entendre. Le sang jaillit immédiatement, sous les cris de la foule qui ne comprenait pas trop ce qu’il venait de se passer. Les policiers dégainèrent leur arme pour tenter de voir d’où le tir venait mais après cinq longues minutes, aucun autre tir ne semblait annoncer une seconde salve. Ils regardèrent donc en direction des premiers cris et ils virent le journaliste et l’avocate au sol, du sang coulant sur les marches du tribunal. Immédiatement, l’ambulance fut demandée et un cordon de sécurité fut mis en place pendant que les victimes étaient évacuées.

Une dizaine de minutes plus tard, Lena se retrouvait dans une chambre d’hôpital, blessée à l’épaule par le coup de feu. De son côté, le journaliste était bien plus mal en point, la balle ayant touché son cou. Quoi qu’il en soit, l’avocate ne comptait pas rester dans cette chambre indéfiniment, surtout que vu les fortes possibilités pour qu’elle soit la cible dans cette affaire, un policier avait été placé devant la porte. Occupée au téléphone, elle était déjà parvenue à reporter l’audience de deux jours, profitant de l’incident pour s’attirer un peu plus les faveurs des jurés et du juge. Evidemment, elle ne manquait pas une occasion de s’opposer à l’avis du médecin qui voulait la garder encore 24h en observation. Même son vieil associé insista pour qu’elle reste à l’abri, ne voulant pas que sa poule aux œufs d’or ne se fasse tuer pour un procès déjà gagné. Malheureusement pour lui, elle n’était pas du genre à se laisser faire de la sorte et il fut contraint d’user de toute son influence pour forcer la police à assurer sa sécurité.


Feat. Craig Kincaid

 
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Message posté : Jeu 23 Mai 2019 - 1:15 Message
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Craig Kincaid
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ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
Fiche de présentation
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«Lieutenant, vous êtes convoqué au bureau.» qu'elle venait de lui dire, l'officière chargée de l'accueil.

A vrai dire, c'était son bureau, il pouvait s'y convoquer tout seul comme un grand. Et puis, il n'avait d'ordre à recevoir de personne ici, du coup, histoire de faire comprendre à tout le monde ses états d'âme, Craig tourna les talons pour partir. Cela va sans dire qu'il entendit son nom retentir dans les locaux, lorsque madame la Commissaire en personne venait de scander son nom. Pour rien au monde il se serait retourné. Mais elle n'était pas n'importe quelle flic. Et pendant quelques secondes, c'est comme si la Terre s'était arrêtée de tourner. Personne ne parlait. C'est à peine s'ils osaient respirer, de peur de faire du bruit et couper ce silence.

Il s'était retourné, silencieusement. Il arborait un grand sourire aux lèvres. Son costard avait suivi la cadence lors de la rotation de l'agent pour plonger ses yeux dans ceux du Commissaire. Ouais. Il avait vu ce qu'il s'était passé, via les informations. Lui, ce qu'il cherchait, c'était faire tomber les grosses têtes. On lui avait retiré deux affaires. Une par la DEA, pour un cartel de drogue qu'il comptait faire tomber. Et la seconde par le FBI, qui semblait très intéressé par les profils des suspects, recherchés apparemment par l'organisme. Du coup, c'était un peu trop tranquille dans sa vie, et le Commissaire en avait décidé autrement.

«Lieutenant. »
«Commissaire. »

Les banalités et autres titres honorifiques étaient engagées, fort heureusement ils devaient s'arrêter à ça.

«C'est au sujet de l'avocate, Lena Harper.»

Globalement, un autre jour, dans une autre vie, il lui aurait dit d'aller se faire mettre bien fortement. Mais le Lieutenant était un homme plus ou moins respectable, et même s'il avait beaucoup de mal avec cette personne là – puisqu'elle était plus ou moins la cause de ses tracas – un avocat quel qu'il soit se devait de faire son boulot. Et li y avait des avocats qui défendaient les coupables, et arrivaient même à faire en sorte qu'ils puissent éviter la prison et s'en sorte indemnes. Au commissariat, tout le monde avait suivi ce qu'il s'était passé à la télévision. Et ils avaient tous mis la poudre d'escampette pour rejoindre une autre unité en renfort sur les lieux, ou pour aller patrouiller afin que toute la police ne soit pas au même endroit, ce qui rendrait la ville trop insécurisée. Mais tout le monde savait qu'elle allait devoir être placée sous surveillance. Même le putain de Diable avait le droit à son avocat, et même si ça l'emmerdait, Craig avait accepté sans rechigner de devoir jouer les nounous. Martini allait écourter ses congés avec sa femme, à partir de tout de suite, il était réquisitionné pour y aller avec lui. A deux, et avec une unité de trois hommes à disposition, ça allait le faire largement. De toute façon, le reste des policiers était déjà dispatchés. Entre ceux qui étaient déjà au tribunal pendant les faits et qui tentaient de sécuriser l'endroit avec la brigade scientifique ou celui qui gardait l'étage de l'hôpital en cas de représailles ou même celui qui gardait la porte. Bref. Le Lieutenant était parti avec un bleu, à fond sur l'asphalte pour rejoindre directement le point de rendez-vous. Faute de mieux, Martini était la personne avec qui cela ne lui dérangeait pas de passer du temps.

Sur la route, quelques banalités entre les deux hommes. Rapidement écourtés par Kincaid.

«Vous êtes au courant que j'étais en congés avec ma femme Lieutenant? Tout ça pour porter assistance à... Cette espèce de...»

«Si protéger et servir est trop compliqué pour vous, officier Martini, vous pouvez dès à présent déposer votre badge sur mon bureau. Si vous n'avez rien à rajouter, je vous octroie le droit de silence.»
Craig avait un ton sec. Lui aussi, ça l'enchantait pas. Lui aussi, ça l'emmerdait. Mais il partait du principe que la loi s'appliquait pour tous, un avocat du mauvais côté, un mafieux, bref, tout le monde était logé à la même enseigne.

Une fois à l'hôpital, après avoir montré son badge un peu à tout le monde, il était arrivé à bon port. Craig était entré dans la chambre de l'avocate, sous la conduite du médecin qui s'occupait de son cas. Tout deux parlaient comme si elle n'était pas là. Le médecin voulait la garder ici. Le lieutenant lui, préférait qu'elle aille se reposer chez elle, non pas pour ne pas bénéficier d'un bon traitement, mais surtout pour éviter de mettre trop de vies – la sienne y comprise – en danger. En cas de représailles, un cinglé pourrait vouloir faire péter l'hospice rien que pour se venger. Bref. Kincaid ne savait pas contre qui il jouait aujourd'hui, et clairement, il n'avait pas l'intention de vouloir faire le malin. Ceci étant, il posait quelques bases.

«Madame Harper, Lieutenant Craig Kincaid de la SCPD. Votre demande est acceptée. Ceci étant, j'y émet quelques conditions. Vous serez placée sous surveillance judiciaire jusqu'à la fin du procès.»
expliquait-il avant de reprendre. «Moi-même et l'officier Martini seront, en quelques sortes, vos gardes du corps, accompagnés d'un membre de nos services de médecine afin de s'assurer que votre état de santé soit des plus optimaux jusque là.» assurait-il. Bon, en quelques sortes, ils allaient devoir l'accompagner jusque chez elle, un médecin allait surveiller son état de temps en temps, Martini allait s'occuper d'un point de vue et Kincaid de l'autre. Ils étaient bel et bien d'accord là-dessus d'ailleurs. Du coup, le lieutenant reprenait. «Ceci étant, je vous pose les bases tout de suite. L'officier Martini sera posté devant votre appartement, et une unité surveillera le quartier. Quant à moi, vous connaissez la procédure. C'est mon unique offre. Auquel cas, et bien, l'hôpital me semble pas si mal...» fini t-il en haussant les épaules. La procédure, au cas où, ça voulait dire rester dans un salon pendant deux jours, et devoir «vivre» en surveillant quelqu'un tout en s'assurant que tout se passe bien, et c'était clairement dans ses cordes. Même si c'était véritablement emmerdant en vrai. Espérons qu'elle avait un ou deux bouquins pour passer le temps, parce que le relationnel n'était pas un de ses trucs.
 
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Message posté : Jeu 23 Mai 2019 - 9:52 Message
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Lena n’était pas du genre à accepter docilement qu’on régente sa vie et ce n’était certainement pas un lâche avec un fusil qui allait lui faire peur. Armée de son téléphone, elle organisait déjà son retour chez elle quand son médecin et deux hommes entrèrent dans sa chambre d’hôpital. Le plus vieux des deux se présenta et visiblement, Trevor avait agi dans son dos en demandant à la police de la protéger. Elle ne put s’empêcher de soupirer longuement.

« Je n’ai jamais demandé votre protection mais bon, je n’ai visiblement pas le choix. Et je n’ai pas besoin d’un médecin de plus. Il ne s’agit que d’une égratignure. Pas besoin qu’un autre incompétent pillant mon frigo. »

Immédiatement, le médecin prit la parole pour insister sur l’importance des soins afin d’éviter toute infection, s’attirant le regard noir de l’avocate qui voyait déjà d’un très mauvais œil que le vieux flic vienne poser son cul sur son canapé. Elle soupira à nouveau et d’un signe de main désinvolte, confirma qu’elle était finalement d’accord pour cette présence encombrante.

« Qu’il en soit ainsi dans ce cas. Lequel de vous deux va m’aider à m’habiller ? »

Sourire narquois aux lèvres, la brune sortit de son lit pour récupérer ses vêtements dans l’armoire. Son bras droit étant immobilisé, il était clair que passer ses vêtements ne seraient pas une mince à faire. Toutefois, le médecin avait pris les devant et une infirmière se présenta dans la chambre afin de l’aider, tandis que les deux hommes étaient invités à sortir pour lui laisser un peu d’intimité. Il fallut bien trente minutes pour qu’elle sorte enfin de la chambre, son tailleur noir sur le dos et à nouveau maquillée et coiffée à la perfection. L’image était une chose qu’elle se devait de soigner, surtout qu’il y avait de fortes chances que des journalistes soient aux aguets pour obtenir une interview. Marchant dans le couloir de l’hôpital au côté du Lieutenant, l’avocate ne manqua pas d’évoquer la situation.

« Si vous jouez les babysitters, qui est chargé de retrouver celui qui m’a tiré dessus ? Il s’agit sans doute d’une personne incapable d’accepter les décisions de justice. En tout cas, vous avez plutôt un bon goût vestimentaire pour un policier. C’est surprenant. »

Une fois dans l’ascenseur, Lena continua à répondre à ses mails, le travail n’attendant clairement pas. Il faut dire que l’affaire Higgins n’était qu’une affaire parmi tant d’autres et elle se devait de poursuivre son travail pour assurer une défense irréprochable à ses clients. Dans le parking, une équipe de journalistes attendait patiemment, espérant bien interpeler la brillante avocate suite à l’attaque. Evidemment, ce n’était pas des plus sûrs mais bon, elle n’allait certainement pas hésiter à se faire un peu de publicité gratuite. Elle les accueillit donc avec le sourire et les questions ne manquèrent pas alors qu’ils se dirigeaient vers la voiture.

« Maître Harper ! Est-ce que cette attaque aura une quelconque incidence sur le procès ? Pensez-vous que quelqu’un veut vous faire payer l’absence de sanction qui semble se dessiner pour votre client ? »

Toujours souriante, Lena ne manqua pas de répondre calmement, comme si tout cela n’était rien du tout.

« Quelque soit le but de la personne ayant tiré tout à l’heure et ayant grièvement blessé votre collègue, la justice ne s’arrêtera pas. Le procès de mon client se poursuivra et justice sera rendue lorsqu’il sera déclaré innocent. J’ai eu beaucoup de chance aujourd’hui et je prie pour que votre collègue s’en remette rapidement. La police fera son travail et le coupable sera jugé comme tout le monde. La justice n’est pas une chose qu’on rend soi-même, aveuglé par ses convictions dictées par des sentiments personnels. »

Bien que les journalistes insistèrent encore en posant d’autres questions, Lena monta dans la voiture avec les deux policiers pour rentrer chez elle. Grâce à cette petite interview ne manquerait pas de lui faire gagner quelques points de sympathie auprès du public et c’était exactement ce qui comptait dans ce genre de procès médiatisé. Elle n’avait plus qu’à conclure son plaidoyer dans deux jours pour s’assurer la victoire et rien ne pourrait l’empêcher, même pas un fou avec un fusil. Assise à l’arrière, elle pianotait sur son téléphone pour compléter son dossier et préparer ses prochaines interventions dans la presse. Lena est une femme méticuleuse qui ne laisse rien au hasard, si bien qu’elle avait déjà prévu chaque mot qu’elle allait dire lorsqu’elle serait interpellée par des journalistes. Toutefois, elle ne manqua pas de s’amuser de la présence de la police à ses côtés, ne manquant pas l’occasion d’une petite pique humoristique.

« Au fait Lieutenant, j’espère que vous avez des manières à la hauteur de votre costume. Je ne voudrais pas me retrouver avec un reste de donut dans mon canapé en cuir italien. D’ailleurs, je dois vous nourrir ou vous avez un forfait burritos à la police ? »

Le standing de l’avocate était d’un autre niveau que le budget moyen d’un policier, si bien que lorsqu’elle commandait à diner, c’était plus de la haute gastronomie que le food-truck du coin. Quoi qu’il en soit, ils finirent par arriver à l’immeuble de la jeune femme. Il s’agissait d’un bâtiment luxueux dans le quartier du parc. Histoire d’éviter tout risque d’attaque, la jeune femme fit entrer les policiers dans le parking directement. Finalement, ils montèrent au 12ème étage où se situait l’appartement de la jeune femme. Après avoir ouvert la porte, les deux policiers purent admirer l’appartement magnifique et décorer avec goût. Tout semblait neuf, comme s’il s’agissait d’un appartement témoin. Rien ne trainait et tout semblait parfaitement s’intégrer à la place qui lui était destiné. Au final, le seul point noir devait être les deux flics qui ne semblaient pas du même monde, même si le costume du Lieutenant faisait illusion. Rideaux ouverts vu l’absence de vis-à-vis, Lena commença à ranger ses affaires. Son sac, ses chaussures, tout avait une place et rien ne devait rester en désordre.

« Faites comme chez vous Lieutenant. Enfin bon … pas trop quand même ! »

Composé de deux grandes chambres avec dressing, un bureau, une salle de bain avec sauna, baignoire et douche italienne, ainsi qu’un grand living avec cuisine ouverte, l’appartement était clairement ce qu’on pouvait s’attendre d’une avocate défendant les pires crapules du moment qu’ils aient de l’argent.

Feat. Craig Kincaid

 
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Message posté : Jeu 23 Mai 2019 - 22:24 Message
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ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
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ϟ Nombre de Messages RP : 43
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ϟ Crédits : moi
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ϟ Statut : Célibataire
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Dans ce cas de figure là, ils étaient deux. Lui non plus n'avait pas demandé à assurer sa protection. Mais bon, dans la vie on ne faisait pas toujours ce qu'on voulait. Et puis, les ordres avaient été dictés du saint-siège, et il ne pouvait rien dire ou faire pour contrecarrer ça. Ils avaient beau être là, dans de beaux draps, il y avait quelque chose qui fit sourire le Lieutenant. Et c'était chose rare de le voir avec un petit rictus en coin. Cette avocate avait un certain franc parler qui n'était pas sans lui rappeler son style. Du moins, avec beaucoup plus de finesse technique dans le choix des mots et de la façon de les utiliser. Quand elle avait demandé lequel allait l'aider à l'habiller, le Lieutenant fit une petite moue.

«T'a le droit de dire que t'en meurt d'envie, Martini. Promis, je ne dirais rien à madame.»

L'officier était à la fois gêné, il balbutiait un peu ne trouvant pas ses mots, et était également à la fois en colère contre son supérieur qui prenait un malin plaisir à l'emmerder gentiment. Quant à lui, il passait son tour pour cette fois, et préférait retourner en dehors de la chambre, le temps de superviser la sortie. L'entrée de service était un grand hall, et n'importe qui pourrait surgir à tout moment. Les parkings souterrains étaient une bonne idée à exploiter, et il avait assez d'hommes sous la main pour sécuriser le lieu si jamais celui-ci venait à être pris d'assaut. Martini quant à lui émettait quelques réserves. Il n'avait clairement pas envie de venir, parce que - selon lui - les dires de cette femme l'agaçait au plus haut point. Elle avait parlé d'incompétents qui pillerait son frigo, et ça l'avait mit en rogne. Martini était un type efficace, mais qu'il le veuille ou non, la décision avait été prise : il venait.

«J'vais vous faire une confidence, je ne suis pas le seul flic de la ville. D'autres officiers sont en charge d'enquêter sur le tireur du tribunal.» disait-il d'un ton incroyablement calme et maîtrisé.

Et pour la réflexion au sujet de ses fringues, et bien, ça lui en touchait l'une sans lui faire bouger l'autre, s'il on peut dire. Si jamais cela l'intéresserait, il pourrait lui donner l'adresse de son tailleur de Little Italy. Certes, c'était un cliché d'avoir un costumier Italien, mais c'était bel et bien le cas, et cette personne là, d'un certain âge tout de même - il approchait les soixante-dix - était tout de même l'un des meilleurs en la matière selon le lieutenant. Par la suite, une fois revêtue, ils partirent en direction du parking au sous-sol. Ils allaient être escortés par deux voitures de police et une moto, rien que ça. C'était le protocole qu'avait demandé Kincaid, on n'était jamais trop prudent avec la sécurité. Puis par la suite, tout ce beau monde allait retourner à ses occupations, sauver la veuve et l'orphelin, enquêter au tribunal pour voir si une caméra n'aurait pas enregistrée un éventuel assaillant. Il en avait presque oublié les journalistes - des vautours - qui s'étaient agglutinés comme des religieux devant leur prophète illustre. Rien que ça.

«Lieutenant Kincaid, quelques mots ?»
«Hmm non merci, mais c'est gentil de proposer !» s'amusait-il, avec un sourire confiné entre ses minces lèvres. Lui, n'aimait pas son rapport avec les médias qu'il préférait éviter généralement.

Par la suite, pour de bon, ils prirent la route sans trop d'encombres. Elle vivait dans un luxueux bâtiment, qui devait avoir un sacré point de vue du balcon. Outre ça, l'endroit était assez simple à sécuriser, et l'avocate avait même son propre parking qui leur permettait d'arriver directement sans passer par le hall. Bref. C'était tout bonnement parfait pour une entrée discrète. Une unité sera quand même placée devant le bâtiment, une sorte d'arme de dissuasion.

Encore une fois, elle s'était permise une petite réflexion dans la voiture. Craig était concentré au volant, Martini râlait dans son coin. Lui, au contraire, ça l'amusait. Il n'avait même pas relevé la petite pique du coup, préférant ne rien dire que répondre à ses inepties. Puis enfin, ils étaient à l'intérieur. Même le président n'avait pas une maison aussi épurée, il en était presque certain.

«Je vais tâcher de pas trop faire comme chez moi alors, on sait jamais, je pourrais tâcher votre cuir italien avec un burrito. »

Martini lui, changeait de point de contrôle régulièrement, quittant les lieux et se postant vers une artère principale, ou rejoignant de temps en temps l'autre unité histoire de passer le temps avec eux. C'était incroyablement long et laborieux ce genre de procédés, c'était sa première, et le temps pouvait être très long lorsqu'on était seul dans une voiture à attendre qu'il se produise quelque chose. Bien évidemment, s'il se produisait quelque chose. Parce que des fois, ils pouvait rester onze heures à surveiller sans qu'il ne se passe rien. Les joies du métier.

«Et pour votre question de tout à l'heure, je veux bien me risquer à voir ce que vaux votre cuisine. Une personne de votre standing doit bien se nourrir exclusivement de feuilles d'or, truffes et autres mets raffinés, je me trompe?» il ricanait, avant de reprendre plus sérieusement. «En vrai, comme ça vous importe Miss Harper.» Il se place alors sur le balcon histoire de fumer en toute sérénité, remarquant au passage qu'il n'y avait pas de cendrier dans la maison. Probablement une non-fumeuse. Il en profiterait pour jeter un œil à son PDA et continuer à bosser un peu sur ses enquêtes, le talkie-walkie toujours fixé à la ceinture, pouvant communiquer à tout moment avec ses hommes. En vrai, il donnerait tout l'or du monde pour se barrer d'ici illico presto et aller boire un verre au Pandémonium...
 
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Message posté : Ven 24 Mai 2019 - 9:43 Message
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Une fois dans son appartement, Lena laissa les policiers se mettre en place. De son côté, elle alla se changer pour ôter son tailleur troué au niveau de l’épaule. Après tout, sa classe ne lui permettait pas de rester avec des vêtements troués sur le dos. Malgré le compliqué de la situation, elle parvint à enfiler un peignoir en soie rouge, avant de remettre son atèle au bras, poussant des petits gémissements de douleur à chaque mouvement. Ce salopard ne l’avait pas loupé en fin de compte car pour une avocate, ne pas pouvoir bouger son bras était un handicap de taille. Quoi qu’il en soit, lorsqu’elle revint dans le living, le Lieutenant se laissa aller à une pique à son tour, cherchant à dénoncer le snobisme de la jeune femme qui y répondit en souriant.

« Ma cuisine ? Mon standing m’impose de commander mes repas voyons ! »

Histoire d’illustrer son propos, Lena ouvrit un tiroir et en sortit une sorte de menu de restaurant pour le déposer sur l’îlot de la cuisine, à l’attention du policier.

« C’est un restaurant français qui n’est pas très loin. Etant une bonne cliente, il me livre sans discuter. Choisissez ce que vous voulez, c’est moi qui régale. Ca vous changera de vos donuts et de vos burritos. »

Pendant ce temps, la jolie brune ouvrit une autre armoire de sa cuisine qui cachait une cave à vin. Elle en sortit une bouteille et la déposa devant le Lieutenant avec un tire-bouchon. Il faut dire qu’avec son bras, il lui était impossible de s’ouvrir cette bouteille toute seule. A lire l’étiquette, il s’agissait d’un Pinot Noir Chambertin Grand Cru de 1973. La bouteille se vendant dans les 2.000$, peu de personne avait l’occasion de goûter un vin de cette qualité. Après, vu la journée que l’avocate venait de passer, une petite douceur alcoolisée ne semblait pas superflue. Elle continua son rituel en utilisant une tablette pour contrôler la musique diffusée dans son appartement, avant de prendre son téléphone pour commander.

« C’est bon ? Vous avez choisi ? »

Attendant de voir ce qu’allait prendre le policier ou même s’il voulait seulement prendre quelque chose, elle composa le numéro une fois l’homme sûr de sa décision. Quand son interlocuteur décrocha, Lena parla avec lui en français, malgré un léger accent anglais.

« Bonsoir Henri. Je voudrais commander à manger. Le carpaccio de Saint-Jacques et le Homard à la truffe. Oui ne vous inquiétez pas, plus de peur que de mal. »

La discussion continua encore quelques minutes, jusqu’à ce que l’avocate raccroche pour se servir un verre de vin.

« Vous en voulez un ou le fameux jamais en service ? »

Souriante, elle s’installa dans son canapé, son verre à la main. Calmement, elle continua à travailler comme si de rien n’était, attendant patiemment que le repas arrive. Toutefois, elle ne manqua pas d’interroger un peu le Lieutenant afin de voir si entre temps, il avait eu quelques informations supplémentaires sur le tireur.

« Au fait Lieutenant, vous pensez que le tireur est lié au procès de Monsieur Higgins ? Il serait plus facile de tirer directement sur mon client s’il s’agit d’une vengeance quelconque, vous ne trouvez pas ? Les dégénérés sont parfois incompréhensibles … J’ose espérer que me défendre ne vous cause pas des maux d’estomac ? »

Il était évident que la jeune femme n’était pas en odeur de sainteté auprès de la police et pour cause, elle était parvenue à plusieurs reprises à mettre en évidence des manquements dans leurs procédures, assurant la libération de ses clients malgré une culpabilité évidente. Elle n’était d’ailleurs pas du genre à ménager les forces de l’ordre lors de leur témoignage au tribunal, utilisant leur vie privée et le moindre détail trouble pour les décrédibiliser.

« Vous pensez qu’il va encore tenter quelque chose ce soir ou que demain serait plus probable ? Les plaidoiries auront lieu après demain, il ne lui reste que peu de temps s’il veut m’empêcher de gagner. »

Après presque une heure et demi, la sonnette retentit. Lena se dirigea vers l’interphone et vit un serveur habillé de façon très élégante qui lui annonça qu’il venait pour le repas. La jeune femme le laissa accéder à l’immeuble en lui indiquant l’étage et le numéro de l’appartement. En attendant qu’il monte, elle alla chercher un peu d’argent dans son sac.

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Message posté : Ven 24 Mai 2019 - 20:04 Message
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Craig Kincaid
Indépendant Neutre

Personnage
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
Fiche de présentation
journal
TCG
Joueur
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
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Des donuts et des burritos... Elle pensait vraiment que les flics de la ville étaient tous ce genre de stéréotypes qu'on voyait dans les séries à la télévision ? C'est possible que oui. Elle risquait de tomber des nues si elle savait. En vérité, Craig était du genre à fuir les restaurants, n'aimant pas le concept d'aller manger tout seul. Il préférait prendre quelque chose qu'il pouvait cuisiner rapidement avec le peu d'équipements que fournissait la kitchenette du commissariat. Ou se faire livrer des pizzas, ou un quelconque plat asiatique. On était loin des burritos et des donuts susmentionnés.

«Passez votre commande, j'ai un appel à passer.»


Il s'écarte le temps qu'elle passe la commande, pour prévenir ses unités qu'un livreur allait venir avec de quoi manger. De plus, il leur donnait le numéro d'un livreur qu'il connaissait très bien, qui savait se faire discret, et pouvait leur livrer quelque chose sans qu'il n'y ait un quelconque danger. Ils n'auraient même pas à payer puisque ce sera sur l'ardoise du lieutenant. Il était revenu au bon moment, pour déboucher une bouteille qui devait coûter très certainement la peau du cul. Lui-même ne s'y connaissait pas en vins français, sa seule connaissance résidait en un Saint-émilion dont il trouvait généralement des bouteilles dans les supérettes. Rien à voir du coup. Par contre, le whisky, ça, il connaissait. C'est dire, il en possède une bouteille assez onéreuse, un whisky japonais à 350 dollars la bouteille, une bouteille vingt-et-un an d'âge, primée chaque année, et toujours un délice à à boire après une affaire rondement menée. C'était son petit plaisir après une rude journée de travail, son petit lot de consolation.

«Le tartare de truite rose, et le mignon de porc rôti pour ma part.»

Il avait hésité avec le curry à l'indienne, un plat qu'il affectionne tout particulièrement mais qui comprenait un désavantage. La nourriture épicée, c'était dangereux. Et s'il passait les prochaines vingt-quatre heures aux latrines, il n'allait guère pouvoir protéger quiconque. Puis, pour sa proposition vis-à-vis du vin, en réalité, c'était surtout jamais en dehors du service. Puisque bon. Techniquement, ses jours de repos, il les passait quand même au commissariat, ne se laissant que très peu de répit pour faire autre chose. Il avait cumulé tellement de repos qu'il pouvait facilement s'absenter une année entière. Mais bon. Pour le moment il ne comptait rien en faire. Si ce n'est, lorsque ce sera un peu plus calme et le moment opportun, pourquoi pas, aller faire un tour en Écosse. C'était la terre natale de celle qui l'avait mis au monde. Et le Clan Kincaid attendait l'arrivée de Craig avec impatience. Les clans écossais, c'était quelque chose. Et il se devait d'y aller, étant lui-même sans le vouloir, un membre à part entière du clan.

Enfin bon. Pour le moment il y avait plus intéressant que s'intéresser à sa terre natale. Il se devait de déboucher la bouteille pour l'avocate. Ce qui était à présent chose faite.

«J'accepte, à condition que vous ne me traîniez pas en justice pour avoir bu en verre en service.»

Il en ricanait. Le pire, c'est qu'il était certain qu'elle aurait gagné ce genre de procès sans sourciller. On pouvait dire ce qu'on voulait à son sujet, notamment des saloperies, mais elle était redoutablement efficace. Et il est vrai qu'elle n'était pas des plus appréciés au poste. C'est d'ailleurs pour cela qu'on avait foutu Kincaid sur le dossier, c'était le seul qui aurait accepté le deal. Mais en échange, Kane allait lui en devoir une, ça, c'était non négociable.

«Hm. Pour être tout à fait franc, je privilégierais plutôt une autre piste. Votre client est attaqué en justice contre de nombreuses familles, et ça fais un paquet de gens. Attaquer maintenant, c'était peut être le truc le plus intelligent à faire si on voulait être écarté de tout soupçon. Et si c'était lié à l'affaire, votre client aurait certainement été visé. J'ai une équipe qui épluche vos anciens procès, mais vous devez avoir un sacré paquet d'admirateurs secrets. Et pas le genre d'admirateurs qui déposerait des roses et aurait pour projet de passer une nuit endiablée sous vos draps de satin je le regrette..»

Il disait tout ça d'un ton sec. C'était son analyse, son expertise. Bien entendu, il pouvait très bien se tromper. C'est pour cela qu'il avait mis quelques personnes sur la piste que le tireur serait une personne liée au procès, et quelques personnes sur la piste que le tireur serait simplement quelqu'un qui voudrait se venger d'elle et profiterait du procès pour être plus tranquille.

Et pour les maux d'estomac, en réalité, elle avait eu beaucoup de chance qu'on propose cela à Kincaid. Les autres n'auraient certainement pas été aussi conciliants que lui. Faut dire, il n'y avait pas grand monde qui s'était bousculé au portillon pour l'accompagner sur cette mission de protection. Enfin bon, lui était là, et c'était déjà bien.

«Et bien, ça va vous étonner, mais je pars du principe que toute personne mérite le même traitement de faveur. C'est d'ailleurs pour ça que vous êtes avec moi et pas un autre. »

Le vin était bon, il en prit une nouvelle gorgée, savourant ce liquide rouge épais qui glissait subtilement dans son gosier, déposant des arômes qu'il ne connaissait guère. C'était... changeant.

«Quant à votre tireur, je ne sais pas. Est-ce que c'est une bonne idée de vouloir finir le travail alors que toute la ville est au courant de l'affaire, et qu'il doit forcément savoir que les policiers de la ville sous protègent ? Je dirais que non. Mais bon, comme vous dites, les dégénérés sont incompréhensibles alors... c'est possible.» fit-il en haussant les épaules. Il ôtait sa veste sur-mesure pour être plus à l'aise en chemise. «Mais qu'il se mette bien quelque chose en tête. S'il veux votre tête, il devra avoir la mienne avant.»

C'était peut être extrêmement prétentieux de dire ça, et ce n'était pas le but de la manœuvre. Mais il faut dire que le lieutenant était quelqu'un de très résistant, et il n'y avait qu'à en voir ses faits d'armes. Il avait survécu aux deux invasions, aux robots cinglés, à des flics véreux, à des mafieux. Bref. Il était pas sur-entraîné pour autant, mais généralement il s'en sortait toujours plus grand.

La nourriture était enfin arrivée, le laps de temps lui avait permis de terminer le verre et aller fumer une autre cigarette, tout en demandant des informations aux autres unités. Le livreur avait été fouillé, et il n'avait rien d'autre sur lui que les plats.

«Le livreur est clean.»

Après avoir réceptionnés les plats, Kincaid changeait son fusil d'épaule pour être un poil plus appréciable qu'à l'accoutumée, ce qui n'allait guère avec son véritablement tempérament et tout les flics de la ville pouvaient l'affirmer sans faire vaciller le détecteur de mensonges. Il avait resservi un verre à la demoiselle, et bien entendu sans perdre le nord, s'en était resservi un lui également. Il consultait son téléphone pour regarder les messages, rien d'important. C'était ça aussi, de ne pas avoir de famille et d'enfants à charge, ça lui laissait beaucoup plus de temps pour travailler.

«Je plaide coupable votre honneur, ça change des burritos.» disait-il d'un air moqueur après avoir goûté une bouchée de tartare. Puis changeant totalement de sujet, Kincaid essayait d'en savoir un peu plus sur elle. Non pas pour lier des liens qui dureraient toutes leurs vies, mais à la fois pour passer le temps, et en savoir un peu plus. C'était clairement pas un interrogatoire, loin de là. «Au fait, simple question. Pourquoi se spécialiser dans la défense de l'indéfendable ? ça paie mieux ? »
 
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Message posté : Ven 24 Mai 2019 - 23:33 Message
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Finalement, le Lieutenant avait commandé des valeurs sûres et il allait certainement se régaler. Lena avait déjà goûté presque tous les plats du restaurant et il était clair que le tartare de truite n’était pas très loin du carpaccio de St-Jacques. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsqu’il accepta de prendre un verre également, surtout que si un jour, cet écart lui serait utile sur une affaire, elle ne manquerait pas de sauter sur l’occasion. Il faut dire qu’à ce niveau, la jeune avocate n’avait absolument aucun scrupule, seule la victoire comptait.

« Mmmmm qui sait … Si je suis blessée, je pourrais attaquer la ville … »

Ne pouvant contenir un petit gloussement de rire à cette idée, Lena reprit une gorgée de vin avant de continuer sa discussion sur les potentielles pistes à suivre pour trouver le tireur. Ce policier n’était pas complètement stupide en effet. La possibilité de faire face à quelqu’un profitant de la situation pour une rancune latente était une possibilité non-négligeable, surtout vu le nombre de victimes qu’elle avait bafoué sans sourciller une seconde. Après, tout le monde n’était pas capable de faire un tir pareil ou même de se procurer ce genre d’arme. Tout comme il ne devait pas y avoir des milliers de personnes pouvant se payer un tueur. Cela devait grandement limiter les possibilités et en se basant sur cela, il était clair que le tireur savait très bien qu’il devait agir au plus vite avant de se faire repérer.

« C’est très chevaleresque de votre part Lieutenant ! Après, vu le raté où il a eu le journaliste et surtout, qu’il n’a pas enchaîné un second tir, cela ne doit pas être un professionnel. Au mieux, il doit avoir une connaissance primaire des armes et ne souhaite visiblement pas tuer quelqu’un d’autre que moi. Il y a donc de grandes chances que sa prochaine tentative soit plus kamikaze et à bout portant. Vous risquez donc de devoir vous montrer héroïque, Lieutenant. »

Souriant au policier, Lena était bien consciente qu’il devait s’agir d’un proche d’une victime de son succès ou même une victime elle-même. Pour en arriver à cette extrémité, il avait dû perdre un être cher au minimum ou alors, sa raison de vivre. Malgré ces conditions conséquentes, cela laissait encore pas mal de suspects potentiels, ce qui témoignait de la carrière impitoyable de la jeune avocate. Après une longue attente, le repas arriva enfin et vu que son invité voulait s’en occuper, elle lui donna l’argent pour payer le livreur. Elle allait enfin pouvoir se régaler, bien loin de la bouffe insipide des hôpitaux.

« Je vous avais prévenu ! Il s’agit sans nul doute d’un des meilleurs restaurants de Star City. La cuisine française est quand même d’un autre niveau. »

Mangeant calmement son carpaccio, Lena écouta avec intérêt la question du policier. Elle ne put s’empêcher de rigoler doucement, ne se souvenant plus du nombre de fois où on lui avait posé exactement la même question. S’essuyant poliment la bouche avant de boire encore une gorgée de vin, elle ne manqua pas de lui donner une réponse des plus complètes et peut-être même inattendue.

« Il y a l’argent, mais ce n’est pas tout. L’indéfendable, l’impossible, le cas désespéré, ce sont des mots qui ne font qu’attiser ma soif de compétition. A quoi bon être la meilleure, si j’ai 100% de victoire sur des cas que n’importe quel avocat gagnerait ? »

Il était évident pour la jeune femme que les procès minables où tout tombait tout cuit dans la bouche de l’avocat n’avait aucun intérêt pour se faire une réputation ou même montrer au monde qu’elle était la meilleure. Elle ne manqua d’ailleurs pas de faire un parallèle avec la réflexion du Lieutenant.

« La loi dit bien que toute personne a droit à la meilleure défense possible, même les coupables. On peut me détester, me haïr, m’envier, en attendant, si une personne a les moyens, je peux lui assurer la meilleure défense qui puisse exister. D’un côté, c’est grâce à des avocats comme moi que les policiers ont commencé à travailler leurs enquêtes afin de ne pas permettre la moindre faille lors du procès. Je suis persuadée que bons nombres d’innocents seraient derrière les barreaux sans cette minutie forcée. »

La jolie brune était très sûre d’elle à ce niveau et rien ne pourrait lui faire changer d’avis. Il faut dire qu’elle aurait été largement capable de défendre l’homme lui ayant tiré dessus pour peu qu’il ait les moyens. En plus, cela lui aurait fait une publicité de folie ce genre d’histoire, de quoi reprendre complètement le cabinet Lewis-Harper et dégager Trevor. Quoi qu’il en soit, Lena poursuivit la discussion afin d’en apprendre un peu plus sur le Lieutenant, même si en réalité, elle possédait déjà pas mal d’informations sur la plupart des policiers. C’était un peu son moyen de trouver les failles dans les enquêtes.

« Et vous Lieutenant, est-ce une vocation de défendre la veuve et l’orphelin ou plutôt une voie obligatoire après des difficultés scolaires ? Vu votre paie et le danger que représente votre travail, il faut soit que ça soit une vocation ou un penchant dangereux pour les armes à feu … »

La suite du repas se révéla bien plus complexe à manger pour la jeune avocate qui, avec son bras en moins, était nettement moins efficace pour déguster son homard. Bien qu’il soit déjà coupé en deux, il lui restait à déguster les pinces et les pattes. Toute sourire, elle tendit les deux pinces au Lieutenant, histoire qu’il s’en charge comme le parfait gentleman qu’il était. Il fallait espérer pour lui qu’il ne tâche pas sa chemise lors de cet exercice, chose qui arrivait souvent, surtout chez les gens ne pratiquant pas régulièrement.

« Sinon, quelle a été la meilleure prise que vous ayez faite lors de votre carrière ? Bien sûr, il faut préciser si elle a été condamnée ou pas ! »


Feat. Craig Kincaid

 
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Message posté : Sam 25 Mai 2019 - 1:49 Message
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Craig Kincaid
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Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
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Attaquer la ville ? Sérieusement ? Le pire, c'est qu'elle était capable de gagner le procès. C'est ça qui est embêtant avec les avocats, du moins, ceux de sa trempe. Ils étaient beaucoup trop puissants pour tomber à la loyale. D'où très certainement les coups de feu. Quelqu'un avait du comprendre qu'il ne pouvait pas gagner à la loyale contre elle. Et il avait prit les devants, en essayant de la supprimer. Il prend une profonde inspiration, réfléchissant profondément. Fort heureusement, le verre de vin n'était pas assez suffisant pour altérer ses capacités cérébrales. Il était en pleine réflexion. Peut être qu'ils n'étaient pas sur la bonne piste. Il fallait qu'il en ait le cœur net par la suite.

La victuaille était arrivée à point nommé. Il notait le nom du restaurant, et irait voir de ses propres yeux si sa «si petite paie» pouvait lui permettre ce genre de sorties à l'occasion. Il avait presque entendu la voix de Lena lorsqu'il s'imaginait le terme de petite paie. C'est dire. Ceci étant, elle ne semblait pas être informée sur ses états de service. Imaginer Kincaid de manière héroïque, c'était loin d'être proche de la réalité. Il était loin de l'être, et à chaque fois qu'il s'endormait sobrement, il en faisait des rêves. Des rêves qui lui donnait envie de continuer à boire pour oublier. Enfin, des rêves, c'était un grand terme. Il revoyait généralement des scènes. Notamment celles de la première invasion Terminus. Il avait été tout sauf quelqu'un d'héroïque. Plutôt un opportuniste à qui on avait sauvé la vie. Un lâche. Un fuyard. Et surtout, un tueur sans remords.

Il balayait tout ceci d'un signe de tête, frottant ses yeux par la suite et écourtant son séjour dans son propre esprit. Il aimerait tant pouvoir effacer quelques souvenirs de sa propre mémoire.

«Si c'était une tentative pour flatter le peu d'ego que j'ai pour moi-même, ça tombe à l'eau. Je ne me définirais pas comme étant un type chevaleresque et encore moins comme étant un type héroïque.»

Le seul truc héroïque qu'il aurait pu faire, c'est ne pas poser sa plaque et son arme de service après une enquête trop difficile, une affaire qui te retourne les tripes. Beaucoup pensaient à passer l'arme à gauche, surtout après quelques cas difficiles dans lesquelles il fallait avoir le cœur bien accroché. Lorsque vous entrez sur une scène de crime, et que la seule chose sur laquelle vous posez les yeux soit un cadavre pourrissant et mutilé de partout, généralement ça change un homme. Certains jouaient les cracs maintenant, se moquant des bleus qui gerbaient leurs tripes devant un cas pareil. Mais à l'époque, quand c'était eux les cadets de police, ils avaient dégurgités de la même façon.

«Je crains devoir vous donner raison sur ce point là. On nous apprend dès l'école de police que des gens comme vous existent, et qu'on doit s'acharner à rassembler un maximum de preuves cohérentes pour ne pas être ridiculiser devant une audience. Du moins à l'époque, ça se faisait comme ça.»

Le terme 'à l'époque' pouvait faire vieux jeu, mais ça faisait plus de vingt ans qu'il était sorti de l'académie. Et même si ça avait beaucoup changé avec le temps, et qu'on parlait des mises à jour des différentes épreuves entre collègues quand on entendait ce que ça incombait, le lieutenant était comme à son habitude, dans son bureau, enfermé, le nez dans une tonne de paperasse. Et donc, par ce fait, il n'était plus vraiment au courant de comment ça se passait.

«Des difficultés scolaires ? J'avais remarqué tantôt que vous aviez une piètre estime des fonctionnaires qui tentent d'assurer la protection de la ville, mais à ce point, c'est regrettable.»

Cela aurait pu lui couper l'appétit, mais bon. Il était pas vraiment touché dans son orgueil – allez savoir si quelque chose le touchait réellement – mais il fallait dire que les gens avaient, pour beaucoup, une mauvaise opinion de la police. Ils n'y voyaient que le mauvais, accompagnés de ce qu'on pouvait voir dans les films et séries. Manger des donuts, racketter les dealers pour augmenter sa paie, être ripoux, se sentir tout puissant dans son uniforme, jouer de la matraque contre des manifestants. Certes, il n'ira jamais dire le contraire, il y en a. Mais son rôle était de faire en sorte qu'il y en ai le moins possible, et lui aussi jouait des coudes pour éradiquer toute sorte de flics un tant soit peu corrompus. Et il pouvait compter sur des membres importants de la SCPD pour ça. Des gens honnêtes, fiables, qui ne salissent pas l'insigne comme certains autres. Enfin bon. Il était resté muet un peu trop longtemps, et prit une seconde rasade de rouge. Il terminait le second et dernier verre. Comme au volant, pas plus de deux pour ne pas avoir de capacités mentales ou physiques diminuées par les effets de l'alcool.

«Si cela vous intéresse réellement, puisque vous parlez d'argent également, je ne suis pas proche de mon argent. Et si vous voulez vous sentir supérieure, vous n'avez, bien entendu si on s'en sort vivant tout les deux, qu'à venir me remercier à mon domicile. Vous y verrez l'horreur sous toutes ses formes. Un petit deux pièces, sombre, sans décorations au murs et avec une moquette marron horrible et pleine de tâches.»

Il riait.

C'est vrai que son appart' était minable, il baignait dans l'obscurité, et depuis le temps, ça devait sentir le tabac froid et le renfermé. Le peu de nourriture qu'il devait y avoir dans le frigidaire devait avoir pourri depuis le temps. En réalité, Craig n'avait pas remis les pieds dans son appartement depuis qu'il était passé Lieutenant, ayant tout ce qui lui faut au Commissariat. Douche, lave-linge, stands de tirs et machines pour entraîner la condition physique. Il y avait un sofa confortable dans son bureau, qui lui permettait de dormir sur place, et de pouvoir être réveillé à tout moment lorsqu'un type bourré gueulait dans le commissariat après les flics qui venaient le mettre en dégrisement. Bref. C'était tellement ancré en lui qu'il se permettait peu d'à-côtés.

«Plus sérieusement, j'ai décidé de m'engager après la première invasion.»


Il s'était levé pour chercher quelque chose dans la cuisine. Un tablier ferait l'affaire. Il était totalement hors de question de se salir avec le crustacé qu'elle lui présentait. Il eu un petit sourire, léger, avant d'entreprendre la manipulation de cet aliment dont il ne connaissait pas tout les secrets.

«Je vous emprunte ceci, car il est hors de question que je mette ce qui me reste de mon maigre salaire dans une blanchisserie.» disait-il l'air moqueur. «Hmm, sinon, ma plus belle prise... Et bien déjà, pas ce crabe énorme. Enfin 'homard' si vous préférez.» il arrivait enfin à désosser sa cible de la soirée, avec un poil de difficulté il fallait l'admettre. Par chance, il portait un tablier, tablier qui avait reçu un max d'éclaboussures. «Si. Il y a une affaire. Je sais pas si je peux dire que c'est ma plus 'belle' prise parce que ça n'a rien de beau. Le collectionneur qu'ils l'avaient appelés dans les médias. Un mec qui enlevait des enfants à la sortie d'école et qui avait cette... étrange obsession de vouloir à tout prix les désosser, un peu comme moi avec le homard que vous êtes en train de manger, afin d'en faire des poupées. Quand on est arrivé dans son domicile pour l'arrêter, il était en train de confectionné une dernière poupée, faite avec six enfants différents. Son frigidaire regorgeait de bras, de jambes, toutes de différentes tailles et couleurs.» affirmait-il. «Pour l'info qui vous intéresse très certainement, son avocat à échoué lors de la plaidoirie, mais bon, c'était certainement pas un compétiteur tel que vous.» Il y avait presque une pointe de sarcasme et de mauvaise foi dans ce qu'il disait. Comme pour lui renvoyer le revers de sa propre médaille. Il restait pensif quelques secondes avant de reprendre. «D'ailleurs j'y repense, il s'est suicidé après avoir reçu plusieurs lettres, des menaces de morts provenant des familles des enfants défunts. Alors, c'est peut être pas ma plus belle affaire, ça c'est sûr, mais quand j'arrête ce genre d'individus, ça me permet de me lever le matin et de me sentir bien dans ma précarité.» Il en avait terminé. Il s'excusait d'un «si vous le permettez» pour reposer son tablier après avoir fini de manger son mignon de porc qu'il avait dégusté tout au long de la soirée. Il s'était posté sur le balcon, pour fumer. S'emplir les poumons de nicotine était certainement son passe-temps préféré. La baie vitrée menant au balcon était légèrement ouverte, ce qui laissait entrer un petit filet d'air mais surtout, lui permettait de continuer à communiquer.

«J'avais une question également. Comme le courant semble bien passer entre nous, vous me ferez un rabais si jamais pour une quelconque raison vous veniez à devenir mon avocat ?»

Il rigole, avant de partir sur un tout autre sujet.

«Autre chose. Est-il pour vous envisageable que le tireur présumé soit un de vos ex-copains ? Ou bien même un collègue de profession que vous avez humilié en procès? Ou bien.. un partenaire un peu trop envieux de votre talent ? Depuis tout à l'heure on part sur la piste que c'est quelqu'un lié à une affaire, mais en fait, ça peut être tout simplement être quelqu'un en lien avec vous.»
 
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Message posté : Mer 29 Mai 2019 - 15:20 Message
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Le Lieutenant était une personne assez intéressante car au final, il était loin du cliché qu’on pouvait se faire de la police. Malgré son maigre salaire, il prenait soin de s’habiller avec goût et en plus, il ne semblait pas du genre à se battre pour la veuve et l’orphelin, comme s’il s’agissait de la seule cause valable sur terre. En tout cas, il ne semblait pas apprécier les piques de Lena sur les fonctionnaires de police et pourtant, on ne pouvait pas dire que ça volait très haut habituellement.

« Lientenant Kincaid, la plupart de vos collègues se font démonter en quelques minutes lorsqu’ils arrivent à la barre. Il est facile de dénicher des saletés planquées sous le tapis et de leur mettre leur nez dedans au moment opportun. Maintenant, vous pouvez me dire que je fais fausse route mais bon, les simples flics sont rarement des Einstein qui s’ignorent. Leur job est simplement de patrouiller, interdire l’accès à une scène de crime, s’occuper des querelles de voisinage ou encore de faire la circulation. Il ne faut pas avoir fait cinq ans d’étude pour faire ça. »

L’avis de l’avocate sur les policiers ne risquait pas de changer et pour cause, à chaque fois qu’elle mettait les pieds au poste, elle ne manquait pas de repérer une multitude de manquements et d’erreurs qu’elle pourrait exploiter si un incident venait à se produire. Après, cela ne faisait que faciliter son travail de défense. Le tout sans parler des ripoux qui étaient encore plus intéressants car pour un peu d’argent, ils pouvaient faire disparaître des preuves et même donner l’adresse de témoins éventuels. Au final, leur côté limité était une bénédiction pour tout avocat peu scrupuleux.

Le policier enchaîna sur son salaire et sur son style de vie, ne manquant pas de faire rire la jeune femme qui ne comprenait pas qu’on puisse faire un travail si mal payé.

« Au final, tout votre argent passe dans vos costumes. Je pensais qu’un Lieutenant serait un peu mieux payé que ça. Compte tenu de votre habitat, je pense qu’il serait mieux de vous remercier avec un dîner au restaurant. Il y aurait moins de risque pour ma santé. »

Souriant à son garde du corps, la jeune femme reprit une gorgée de vin. Ce n’est que lorsqu’il aborda la raison qui l’avait poussé à s’engager que la jeune femme se fit plus sérieuse. Si le Lieutenant avait lu son dossier, il devait savoir également que la première invasion avait coûté la vie à son père, alors qu’elle n’était encore qu’un bébé. Alors qu’il se leva pour aller prendre de quoi protéger sa chemise, Lena se fit compréhensive.

« La première invasion de Terminus a fait beaucoup de victimes. Ca a dû changer beaucoup de vies. C’est dans ce genre de situation qu’on se rend compte qu’il y aura toujours des forts et des faibles. Il reste juste à voir de quel côté on veut être … »

Il est évident que pour Lena, le choix était vite fait. Elle se considérait parmi les forts à plus d’un titre et comme sa mère disait toujours, les aigles volent avec les aigles. Quoi qu’il en soit, le Lieutenant s’affaira au décorticage du homard et il était évident que ce n’était pas un exercice qu’il maîtrisait. Cela ne manqua d’ailleurs pas de faire rire l’avocate. Il raconta ensuite sa plus belle prise et on pouvait dire sans mal qu’il était tombé sur un parfait spécimen déviant.

« Son avocat aurait dû plaider la folie et il aurait été tranquillement dans un asile au lieu d’aller en prison. Ca lui aurait évité les lettres et le suicide … Mais bon, si ça peut vous rassurer, je ne défends pas les psychopathes ! Surtout qu’ils ont rarement beaucoup de moyens … »

Souriant à sa propre blague, elle remercia le Lieutenant pour son aide avec le homard. Elle continua à déguster son plat alors qu’il partait fumer sur le balcon. Elle manqua de s’étouffer de rire lorsqu’il lui demanda si elle lui ferait un rabais au cas où il aurait besoin d’un avocat. Elle but une gorgée de vin avant de lui répondre avec le sourire.

« Disons que si je m’en sors, vous aurez droit à une représentation gratuite. Ca me parait un deal très intéressant vu mes tarifs ! »

Rigolant avec lui, Lena écouta ensuite les théories du Lieutenant. Il y avait du vrai dans ce qu’il disait mais bon, la plupart d’entre eux n’étaient pas du genre à oser s’en prendre à elle. Pour la plupart de ses ex, elle les avait poussés à rompre en devenant distante, ce qui rendait la possibilité de revanche assez peu probable.

« Vous pourriez avoir du mal à le croire, mais je suis une personne délicieuse quand je suis en couple. Il y a donc peu de chance qu’un ex, ou même une ex cherche à me tuer, surtout que je suis un bon coup ! »

S’amusant de la discussion, l’avocate reprit une autre gorgée de vin, finissant son verre. Tout en le remplissant à nouveau, elle continua sur les théories du policier.

« Mes collègues respectent mes compétences et même si ça parait vaniteux, je suis persuadée qu’ils rêvent de me battre au tribunal. Ils ne vont donc pas chercher à me tuer sans même m’avoir battue. Si c’était l’un d’entre eux, il chercherait plutôt à ruiner ma réputation pour me vaincre où j’excelle. En tout cas, c’est ce que je ferais. Pour mon partenaire, Trevor Lewis, notre cabinet repose sur mes victoires. Il n’a aucun intérêt de tuer sa poule aux œufs d’or. Vous tueriez la personne qui vous permet de vivre dans le luxe sans devoir rien faire d’autre que d’aller manger et boire avec des clients ? Après votre idée de chercher ailleurs que sur l’affaire Higgins n’est peut-être pas mauvaise. On parle d’un tireur qui a des compétences moyennes et qui doit m’en vouloir, ça pourrait être un policier qui a perdu la face au tribunal à cause de moi. Je ne dois pas être très appréciée parmi les forces de l’ordre … »

Calmement, Lena se leva pour amener les restes dans la cuisine. Elle les déposa sur le plan de travail, sachant très bien que sa femme de ménage s’occuperait de tout ça demain matin. Elle continua ensuite sa discussion avec le Lieutenant, son verre de vin à la main.

« Maintenant, vous avez sûrement trouvé des indices sur la zone de tir, non ? En tout cas, si le coupable veut faire passer ça sur le compte de l’affaire Higgins, il n’a plus que deux jours pour agir. Ca pourrait le pousser à prendre des risques. Bon je vais aller me doucher et ensuite, il sera temps d’aller me reposer. J’espère que mon canapé sera à votre goût. Essayez de ne pas baver sur le cuir ! »

Saluant le Lieutenant d’un geste de la main, la jeune femme se dirigea vers la salle de bain. Malgré quelques difficultés, elle parvint à prendre sa douche, évitant au maximum de mouiller son pansement à l’épaule. Après les soins d’usage pour garder sa beauté de femme, elle enfila un string et une nuisette en soie pour aller se glisser sous les draps. La nuit allait être compliquée mais bon, avec les anti-douleurs que le médecin lui avait donnés, elle devrait être capable de se reposer un petit peu. Maintenant, il fallait espérer que le policier n’en vienne pas à vider sa cave à vin et également qu’il ne tue pas la pauvre femme de ménage qui allait venir à 7h00. Un moment, Lena pensa au fait qu’il faudrait le prévenir mais bon, il n’avait qu’à lui faire passer une fouille complète après tout, cela lui ferait un deuxième cadeau vu le physique avantageux de la jeune Maria. C’est donc sur cette pensée tranquille que Lena s’endormit paisiblement grâce à l’effet des médicaments et de l’alcool.

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Message posté : Jeu 30 Mai 2019 - 2:09 Message
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Personnage
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
Fiche de présentation
journal
TCG
Joueur
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
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Tout ce qu'il pouvait lui dire, et d'ailleurs ce qu'il lui disait, pouvait se retournait contre lui. C'était irrévocable. Et de toute façon, elle semblait être le genre de personnes dont le point de vue était, selon elle, le seul et unique à être bon. Donc dans tout les cas, elle avait raison. Mais bon, ne pas lui exposer son point de vue voulait dire qu'il lui donnait également raison. Et ça, c'était impensable. Craig n'était pas le genre de mec à se laisser marcher dessus, que ce soit par un plus haut gradé, un plus fort, ou fatalement par qui que ce soit. Il haussait les épaules en rentrait dans la danse, ou du moins, dans son jeu à elle.

«Faut dire aussi que la plupart de mes collègues ne sont pas comme moi. Il est pas encore né celui qui arrivera à me foutre le nez dans ma merde. Et même avec deux verres de vins, je suis encore dans les clous pour bosser. Les joies de la fonction publique. Après, techniquement je comprend votre point de vue. Les collègues qui patrouillent, ce genre de choses. Faut aussi se dire que sans eux, tout le monde pourrait faire n'importe quoi, et ça serait véritablement l'anarchie.»

Étrangement ou non, il n'y avait rien à la radio. Dehors également, c'était le calme plat. Peut être que tout ça n'allait du coup, servir à rien. Peut être que finalement, sachant qu'elle allait être sous couverture, le tireur allait passer l'arme à gauche et éviter de tenter tout de suite une opposition. Ou alors, c'était véritablement quelqu'un de lié à l'affaire. Auquel cas, la surveillance de l'unité ainsi que de Kincaid, était utile.

«Je disais ça pour rire, bien entendu. Vous êtes pas censé me remercier pour faire mon métier. Puis, je fais pas ça pour la gloire, ni l'argent, encore moins pour le prestige.»

Il le faisait surtout pour, comme qui dirait, laver sa dette et dormir mieux la nuit. Le fait de faire ce métier, était une sorte d'exutoire pour ses erreurs passées. Et par erreurs, on pouvait compter la vie d'un bon nombre de personnes qui étaient à ses côtés. La première invasion avait fait beaucoup de dégâts. Mais dans le lot, il n'y avait pas que l'oppresseur. Kincaid savait qu'il ne pouvait pas mettre ça sur le compte du fait qu'il était jeune, mais il n'était pas blanc de tout soupçon. Et des conneries, il en avait fait. Et des vies, il en avait prit. Plusieurs mêmes. Afin de sécuriser la sienne. C'était le genre de truc personnel dont personne n'était au courant. De toute façon, personne ne savait que c'était un super. Et de toute façon, pour sa propre sécurité, c'était mieux comme ça.

Sa proposition n'était cependant, pas entrée dans l'oreille d'un sourd. Une représentation gratuite, c'était une bonne chose même si, il ne comptait pas passer à la barre. Et surtout, il ne comptait pas y aller en étant du mauvais côté. Le banc des accusés, très peu pour lui. Et ce, même si ses crimes étaient gravissimes. De toute façon, c'était le genre de truc qui allait partir avec lui dans la tombe. Personne n'était au courant, personne ne le sera. Il n'allait pas écrire un bouquin qui sortirait post-décès afin de raconter le pourquoi du comment. C'était comme ça, un point c'est tout.

«Sauf votre respect, j'ai effectivement du mal à y croire.» disait-il en riant, avec une pointe de sarcasme. Le disait-il parce qu'il le pensait un peu ? Le disait-il parce que ça l'amusait ? Un mélange des deux dirons-nous. Par la suite, il eut droit à quelques explications de sa part. Cela lavait quelques soupçons. Pas tous. Et ça ajoutait une thèse qu'il balayait d'un signe de la tête. Un flic ? Certes, elle n'était pas appréciée des forces de l'ordre, même si on ne disait plus forces de l'ordre parce que le mot force était un poil néfaste. Mais il n'y avait, selon lui, aucune chance que ce soit un flic ou un ancien flic. Tout simplement parce que, déjà, en connaissance de cause, un flic n'aurait pas attaqué devant autant de témoins. Un ripoux aurait pu engager quelqu'un pour le faire ceci étant. Mais les tirs étaient trop imprécis pour être ceux d'un professionnel.

«Je suis franc avec vous à ce sujet, j'ai du mal à le penser. Un flic avec des tirs aussi maladroits.. Et puis, il y a beaucoup trop de monde dans un tribunal, ainsi que des caméras. Il serait grillé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ceci étant, j'écarte pas cette piste. Un ripoux aurait pu engager quelqu'un pour le faire, mais dans ce cas, son type n'était clairement pas un professionnel si c'était le cas.»

Disait-il en ôtant son arme de service de son holster. Il regardait les courbes de son arme, ôtant le chargeur pour voir machinalement s'il y avait bien toutes les balles. Des tirs aussi imprécis, oui, c'était impensable. Mais il y avait combien de trucs impensables qui s'étaient produits à Star City ? Deux invasions par exemple.

«Pour ce qui est des indices, je ne peux rien vous dire pour le moment.»

Surtout parce que ça traînait un peu avec l'informatique. Il avait beau rafraîchir les pages, apparemment, rien n'avait encore été mis à jour. Certainement un petit défaut technique, ou peut être bien que le type en question n'avait pas encore enregistré les informations. Faut dire, la nuit, il y avait plusieurs patrouilles qui circulaient. Tous n'étaient pas affilé à cette affaire. Plus les unités en sous-marin devant la maison, plus Kincaid qui jouait les baby-sitters. En espérant qu'elle n'avait pas besoin de son aide pour la savonner, parce que ça n'allait clairement pas être possible.

Par la suite, elle avait filée dans une pièce qui devait très certainement être sa chambre. Il y avait fort à parier que ça devait respirer le luxe et l'argent, qu'elle devait dormir sur un lit faisant six pieds de long et de large, bref un truc trop grand pour elle, mais bon. Lui se contenterait du canapé qui, au passage, était quand même vachement plus agréable que son sofa à lui. Il en avait même profité pour se faire couler un café, après tout, elle lui avait dit de faire comme chez lui.

«Lincoln-17, du nouveau ?» demandait-il à ses compères. Le seul bougre qui daignait lui répondre était Martini. Il sentait que la tension commençait à monter chez son subalterne. Une blague un peu grasse en lui faisant comprendre que comme ça faisait un moment que son signal radio était au point mort, il pensait que le Lieutenant en avait profité d'être en 'bonne compagnie' pour récolter plus qu'un bon repas et une nuit sur le canapé. Intérieurement, Craig riait. Il s'était posté sur le balcon, un café chaud, fumant, l'aromate qui en dégageait pouvait presque le faire saliver. Une clope au bec, il reprit contact. «Trêve de plaisanteries. Gardez l’œil ouvert.» Quant à lui, il était tiraillé entre le fait de devoir prendre une bonne nuit de sommeil, et l'idée de ne pas trop dormir non plus pour continuer d'assurer sa surveillance. A tout moment ça pouvait barder. Et c'était ça le réel problème à la fois des sous-marin et des protections. C'était la partie chiante du métier. On pouvait rester dix heures, éveiller, à rien faire. Imaginez seul. Imaginez avec une personne qu'on appréciait pas. Ça pouvait être l'enfer. La, c'était pas le cas. Ou du moins, pas encore. Il terminait à la fois son café et sa clope, se disait qu'il allait certainement se doucher au petit matin, préférant rester assis sur le canapé, la télévision en fond sonore et visuel pour le garder éveillé.

Et fatalement, il s'était endormi.

Son esprit restait en éveil ceci étant. Au moindre bruit, il ouvrait les yeux, mains sur le flingue, prêt à dégainer sur le premier malvenu. A chaque fois c'était pour rien. Il s'était endormi deux ou trois bonnes heures avant d'être réveiller par un mauvais rêve. Enfin, pas vraiment un rêve à proprement parler. Plutôt de vagues réminiscences de son passé. Il revivait, encore et encore, ses pêchés. Et à chaque fois, il se réveillait. Non pas avec une boule au ventre, quoique ça pouvait, mais avec le sentiment qu'il n'arriverait jamais à faire une nuit complète s'il n'était pas complètement cramé de fatigue, ou d'alcool.

«Putain..»

Ressassait-il, encore, comme presque tout les matins. Le gaillard n'avait guère envie de rester ici pour la nuit, non pas que ce n'était pas agréable. Mais il lui fallait de l'action. Martini allait prendre sa place, et il l'avait refusé deux fois sans que ça ne puisse faire changer d'avis le bougre. Au lieu de ça, il était resté à vagabonder dehors, pendant quelques heures. Ça faisait un bien fou. L'air frais, personne dans les rues. Le calme plat. Avant de rentrer un peu après. Dans l'appartement de l'avocate, Martini et Kincaid échangèrent quelques mots sur le balcon. Clope au bec.

«Elle a un appart', c'est dingue. Même en économisant toute ma vie, j'arriverais pas à me payer son putain de salon. Ça vous dégoûte pas vous ?»
«De ? »
«Bah, vous savez, faire un métier honorable et être payé une misère. Et défendre des pourris et gagner un salaire de ministre..»

Il haussait les épaules. Le bien matériel, ça lui passait au-dessus de la tête. Et d'ailleurs, au-dessus de sa tête, le soleil s'était bel et bien levé.

«Moi, ce qui m'énerve, c'est qu'ils mettent une plombe à trouver le tireur. A la rigueur, ça m'arrangerait qu'il se manifeste rapidement histoire qu'on passe à autre chose. J'ai encore deux ou trois dossiers à boucler et--»

Il n'eut pas le temps de finir avant qu'un bruit ne les arrête. Quelqu'un, derrière la porte. Personne n'avait prévenu à la radio. Se pourrait-il que quelqu'un essayait de rentrer par une porte dérobée ? Martini était allé directement, arme à la main vers la porte, attendant que la personne ouvre pour lui sauter dessus. Verbalement, ça commençait à monter dans les tours. La personne, pris de panique de voir un type lui bondir littéralement dessus sans crier gare s'était mis à hurler. L'effet de peur. Faut dire, voir un type tapis dans l'ombre bondir à quelques centimètres de toi, avec une arme en main, ça fait son petit effet.

Après quelques explications, ils comprirent que c'était la femme de ménage. Kincaid ordonnait à son subalterne de la fouiller histoire de voir si elle était clean. Craig venait d'éclater de rire. C'était peut être les nerfs qui lâchaient, mais en tout cas, ça le faisait rire aux éclats. Pour sûr qu'ils venaient de réveiller la belle aux bois dormant avec ce remue ménage. Finalement, elle était clean.

«Je suppose que madame Harper possède aussi un cuisinier qui lui fait son petit déjeuner ?» grognait Martini, près à fouiller une seconde personne.
«Non, ça c'est moi tiens.»

Remettant le tablier, Kincaid était passé aux fourneaux pour préparer quelques œufs brouillés et du lard fumé, trouvé dans le frigidaire. De quoi nourrir la demoiselle qui s'éveillait, et lui-même au passage. Par la suite, il renvoyait Martini après avoir appelé une seconde équipe afin d'effectuer une rotation des unités, envoyant celles-ci aux bras de Morphée. En croisant son regard, il s'était permis une petite pique. Il n'y avait plus qu'eux deux dans l'appart', le calme était revenu dans la pièce.

«Hm.. Je pensais pas pouvoir dire ça mais, nous avons tout les deux un point commun ma chère : Sacré caboche au petit matin. La nuit à été courte ?» Il riait. «Je me suis permis de faire comme chez moi d'ailleurs. J'espère que c'est pas trop austère en terme de collation pour quelqu'un de votre standing. Puis si vous le permettez, histoire de pas trop faire tâche, j'aimerais si j'en ai la permission, utiliser votre douche disons, trois minutes.»
 
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Message posté : Jeu 30 Mai 2019 - 14:18 Message
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Suite à la discussion avec le Lieutenant, Lena était partie dormir sans s’inquiéter trop de ce qui pourrait se passer. Dans son appartement déjà bien protégé et avec des policiers à tous les niveaux et un dans son living, elle ne risquait clairement pas grand-chose. Grâce aux anti-douleurs, la nuit de la jeune femme fut particulièrement paisible et c’est donc avec bonheur qu’elle s’abandonna dans les bras de Morphée. Aucun bruit ne vint troubler sa quiétude jusqu’au petit matin où un hurlement se fit entendre. Réveillée en sursaut, l’avocate se redressa dans son gigantesque lit kingsize, se demandant ce qu’il pouvait bien se passer. Il lui avait semblé entendre le cri d’une femme et par conséquent, ce n’était pas le Lieutenant. Maintenant, peut-être qu’il avait surpris le tireur qui aurait été en l’occurrence une femme. L’esprit encore brumeux, il lui fallut deux bonnes minutes pour immerger et se rendre compte qu’il devait certainement s’agir de Maria, la femme de ménage.

Comme elle l’avait supposé avant de s’endormir, elle aurait dû prévenir que celle-ci viendrait comme chaque matin pour ranger et nettoyer son appartement. En plus, avec tout ce remue-ménage, elle pouvait parier qu’elle était bonne pour se trouver une autre femme de ménage. Enfin bon, Lena s’extirpa de son lit et débarqua dans le living, les cheveux encore en bataille. Sa nuisette en soie bordeaux mettait parfaitement en valeur son physique avantageux et lorsqu’elle posa son regard sur Maria qui tremblait encore de terreur et le Lieutenant occupé à préparer le petit déjeuner, elle soupira.

« Etre réveillée par un hurlement de femme qu’on viole, ça n’aide pas à avoir une mine radieuse dès le matin. Surtout que je ne me lève pas avant 9h d’habitude … Mais bon, soyons honnête, je reste loin au-dessus de votre tête habituelle ! »

Lena lança un regard sur la femme de ménage et la salua poliment. Cela devait bien faire cinq mois qu’elles ne s’étaient pas croisées, l’avocate ne se levant que rarement avant que la jeune femme n’ait fini son travail. Tel un zombie, elle se dirigea vers la cuisine pour admirer le Lieutenant à l’œuvre derrière les fourneaux, tentant sans doute de rembourser le diner de la veille. Il lui demanda également s’il pourrait emprunter sa douche pour se rafraîchir, ce qui était la moindre des choses s’il devait rester encore ici. Après tout, elle n’allait pas rester au côté d’un puant.

« Je suis rarement œufs et bacon pour le déjeuner, réservant cela pour le dimanche mais bon, si vous me le préparez, je ne vais pas refuser. J’espère que vous savez un peu cuisiner et que vous avez assaisonné correctement tout ça … Et ne vous gênez pas pour la douche, Maria nettoiera après votre passage, histoire que ça soit impeccable pour moi. »

Sans clairement le dire, Lena montrait clairement qu’elle ne souhaitait pas tomber sur un poil ou autre perte du policier en prenant sa douche après lui. La présence quotidienne de la femme de ménage était d’ailleurs en grande partie à cause de son côté méticuleux qui lui rendait difficilement supportable le fait de voir des gouttes d’eau séchées sur la paroi de sa douche italienne en marbre. La jeune femme s’installa tranquillement, dégustant le petit déjeuner cuisiné par le Lieutenant. Ce n’était pas exceptionnel mais bon, c’était tout à fait mangeable. Elle se tourna ensuite vers Maria, histoire de lui donner ses instructions.

« Maria, vous pourrez vous occuper de la cuisine pour que tout soit impeccable à mon retour ? Et passez deux fois au niveau de la douche, vous savez que je n’aime pas les mauvaises surprises. »

La jeune hispanique acquiesça silencieusement, tremblant encore légèrement après sa rencontre avec l’agent Martini. Elle se dirigea ensuite dans sa chambre pendant que le Lieutenant se douchait, se préparant tranquillement pour la journée qui l’attendait. Elle avait rendez-vous à son cabinet avec un autre de ses clients et elle ne pouvait pas reporter. Elle sortit son ensemble rouge, blazer et pantalon mais bon, si le bas fut assez facile à enfiler, le haut fut plus compliqué. Fort heureusement, la jeune Maria était encore là et par conséquent, elle l’appela à la rescousse. Cette dernière vint en vitesse, laissant la porte ouverte alors que son employeuse était en seulement en pantalon et en soutien-gorge. Durant de longues minutes, Maria tenta d’aider du mieux qu’elle le pouvait Lena pour enfiler son blazer rouge. Une fois que cela fut fait, elle l’aida également pour se coiffer et se maquiller. Finalement, après vingt bonnes minutes, l’avocate fit son apparition dans le living, prête à partir.

« Bon, je dois aller à mon cabinet pour un rendez-vous. Je suppose que vous venez avec moi ? »

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Message posté : Jeu 30 Mai 2019 - 21:42 Message
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Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
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C'était extrêmement présomptueux. Elle devrait installer des miroirs dans sa maison de luxe, histoire de voir à quoi elle ressemblait le matin. Parce que, ce genre de visions horrifiques, ça risquait de lui couper l'appétit au petit matin. Enfin bon. Il haussait encore une fois les épaules. Après tout, il allait devoir continuer à la supporter pendant la journée, ce qui l'enchantait de moins en moins. S'il était croyant, il aurai commencé à prier pour que le mécène décide enfin de passer à l'action. Cela lui ferait gagner un temps fou. Par la suite, il s'était pris une douche rapide histoire de ne pas sentir la charogne. Très rapide même, à présent il sentait la bonne femme. C'était toujours mieux que la charogne.

Quant à la suite du programme, le Lieutenant allait devoir l'emmener au boulot pour son rendez-vous, ne la quittant pas d'une semelle. Dans tout les cas, ils feront un détour par le commissariat, histoire de se changer rapidement et mette une tenue plus adéquate. En plus de son costard, il allait devoir prendre un gilet pare-balles, sait-on jamais ce qui l'attendait dehors. Il allait en profiter pour prendre également quelques grenades incapacitantes, le genre qui donne des acouphènes pendant quelques minutes avant de se dissiper. Non pas que c'était la procédure, mais on était jamais prudent lorsqu'on sortait une personne d'un lieu sécurisé. Par ailleurs, ils allaient voyager par convoi. Une voiture devant, une derrière, et deux motos pour gérer la circulation. Et ça par contre, c'était la procédure minimale.

«Je vais paraître très procédurier, mais c'est exactement le cas. Nous ferons une petite escale au Commissariat, et je vous emmène à votre rendez-vous. J'espère que vous n'avez rien de confidentiel là-bas, parce que je compte vous suivre comme votre ombre. Sauf aux toilettes, vous vous la tiendrez toute seule comme une grande, à moins que vous ayez du personnel aussi pour vous torcher le fion. Est-ce le cas d'ailleurs ?» demandait-il sérieusement. «Parce que si c'est le cas, je devrais le fouiller également.»

Son ton était un peu plus sérieux que d'habitude, même s'il venait de sortir une grosse connerie. Il enfonçait une cigarette dans le coin de son bec, près à partir. Après un bref appel aux unités, il fit attendre tout le monde sagement dans le hall, qui était sécurisé par la rotation de tout à l'heure. Un bref instant, histoire que tout le monde se déploie bien gentiment et suive les ordres. Deux motos, deux voitures, la sienne au milieu des deux autres, bref, tout ce qui était on ne ne peut plus logique lorsqu'il s'agissait de faire un petit cortège pour déplacer une cible sensible d'un point A à un point B.

La route pour aller au commissariat fut des plus brèves. Avec un bon cortège, on pouvait se déplacer plus facilement. Les sirènes faisaient qu'ils étaient prioritaires sur tout le monde. Même sur les feux rouges. Et en toute sécurité, ils arrivèrent à la première escale. Bien entendu, il était hors de question qu'elle attende dans la voiture. L'avocate se devait de l'accompagner directement dans le hall, histoire de prendre le plus de précaution possible. Bien entendu, personne ne daignait prêter attention à elle. Les gens passaient, faisaient comme si elle existait pas. Ils respiraient la haine, rien que dans le regard. Et il y avait Craig, qui collait pas du tout avec le reste de ses unités. Il venait, prenait ce dont il avait besoin, et repartait aussitôt au pied de guerre. Le Lieutenant avait à présent une tenue toute propre, un gilet pare-balles, bref, tout le nécessaire pour poursuivre sa mission.

Ils pouvaient dès à présent rejoindre le cabinet d'avocats. En espérant n'avoir aucun pépin sur la route. Qui sait. C'était peut être le moment où ils étaient le plus vulnérables. Généralement, les courses poursuites avec des types armés était une grande source de danger. Car le danger venait de partout. La conduite en elle-même, mais aussi la réaction des automobilistes, des civils qui couraient de partout, des types armés, et des flics qui essayaient de conduire et tirer en même temps. Bref. Un vrai bordel. Il espérait juste que son agresseur n'ai pas la bonne idée d'attaquer maintenant.
 
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Message posté : Ven 31 Mai 2019 - 15:28 Message
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Visiblement, le passage par le commissariat n’était pas négociable et les traits d’humour du Lieutenant ne manquèrent pas de faire sourire l’avocate, pour peu que cela soit vraiment de l’humour.

« Une femme avec du caractère vous fait elle peur Lieutenant Kincaid ? Ne pas se laisser marcher sur les pieds et être aussi féroce qu’un Pitbull, c’est ce qui fait mon charme après tout. Toutefois, je retiens l’idée du laquais m’essuyant les fesses, ça pourrait me faire gagner de précieuses secondes sur mon emploi du temps. »

Ce petit moment avait au moins permis à Lena d’arrêter de râler à l’idée de passer par le commissariat, surtout qu’elle n’avait pas beaucoup de temps à perdre. Suivant scrupuleusement les indications de son garde du corps, elle monta dans la voiture et ils se mirent en direction du poste de police. Pour une protection discrète, c’était un peu raté quand même. Le convoi, les gyrophares, c’était presque une invitation à tenter quelque chose. Quoi qu’il en soit, une fois dans le hall, l’avocate ne put s’empêcher de sourire à la vue de tous ces flics la détestant aussi ouvertement. En même temps, tous devaient au moins avoir eu un souci avec elle à un moment, si pas directement, par collègue interposé. Elle ne manqua pas d’y faire allusion lorsque le Lieutenant revint dans des nouveaux habits.

« On pourrait croire que tous mes meurtriers sont dans cet immeuble … Au moins, vous avez un stock de menottes pas loin. »

Se moquant un peu de l’animosité des policiers à son égard, la jeune femme suivit son escorte jusqu’au parking pour reprendre la route vers son bureau. Passant ses coups de fil pour préparer son agenda de la semaine suivante, Lena ne prêta pas attention au téléphone du Lieutenant qui sonnait également. Pourtant, il s’agit d’un de ses hommes qui avait finalement des informations pertinentes sur le potentiel tireur. En effet, la douille trouvée sur la zone de tir faisait partie d’un stock de munitions volées dans la base militaire de Fort Carson dans le Colorado. Le vol avait été signalé le mois passé et en plus d’un fusil de précision Mk13, plusieurs mines et un lance-roquette avait également disparu. Tout cela n’indiquait rien de bon pour la suite des événements, surtout si le responsable de tout ça avait surpassé son blocage de faire de potentielles victimes collatérales.

Le hasard fait parfois bizarrement les choses et alors que le Lieutenant pensait peut-être qu’il avait désormais une longueur d’avance sur le tireur, une explosion se fit entendre juste devant eux. La voiture de tête venait de sauter sur une mine et se retourna comme une crêpe, bloquant en même temps la route. La voiture de queue chercha à reculer mais là encore, une explosion fit en sorte de l’immobiliser, tout en empêchant la voiture où se trouvait Lena et le Lieutenant de s’enfuir. Evidemment, dans la voiture, l’avocate était assez inquiète, se demandant ce qui l’attendait maintenant. Elle se tourna donc vers le Lieutenant, au moment où des tirs de sniper vinrent toucher les motards qui cherchaient à protéger la voiture. En deux tirs, les deux motards touchèrent le sol. Malgré cette précision rendue certainement possible grâce à une position certainement plus proche que la première fois, aucune victime ne semblait être à déplorer pour le moment. Bien qu’inconscients ou blessés, les hommes dans les voitures et les motards étaient toujours en vie.

Cet état de fait semblait indiquer que le tireur ne voulait pas tuer des policiers, mais n’en avait qu’après l’avocate. Toutefois, cela pouvait aussi avoir ses inconvénients car l’un des motards ne manqua pas d’indiquer du doigt le bâtiment d’où venait le tir. Il restait à voir ce qui était le mieux, rester à l’abri dans la voiture avec le risque que le lance-roquette tue tous les occupants du véhicule ou évacuer et risquer le tir de sniper. Analysant la situation avec un certain sang-froid, Lena proposa quelque chose qui ne manqua pas de choquer le conducteur du véhicule.

« Visiblement, il ne souhaite pas tuer de policier. Si je reste avec vous dans cette voiture, il ne devrait pas tirer. Vous en pensez quoi Lieutenant ? »

Se servir des policiers chargés de sa protection comme bouclier était une idée parfaitement égoïste mais bon, c'était leur job après tout.

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Message posté : Ven 31 Mai 2019 - 22:27 Message
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Indépendant Neutre
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Craig Kincaid
Indépendant Neutre

Personnage
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
Fiche de présentation
journal
TCG
Joueur
Lt. Kincaid
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 02/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 04/05/2019
ϟ Nombre de Messages : 108
ϟ Nombre de Messages RP : 43
ϟ Célébrité : Mark Sheppard
ϟ Crédits : moi
ϟ Âge du Personnage : 43 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Lieutenant du SCPD
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : Toujours sur son 31
ϟ Pouvoirs : •Contrôle mental III
•Télépathie I
•Illusion psychique I
•Lecture mentale III
•Immunité Psi I
ϟ Liens Rapides : Fiche de liens
Fiche de présentation
journal
TCG
«Je ne vous considère pas comme une femme de caractère. En réalité, à mes yeux, vous êtes juste une gamine pourrie gâtée. Sans vouloir vous offusquez bien sûr, même si, je doute que quelque chose puisse vous rabaisser dans votre estime.» lui avait-il avoué d'une franchise à toute épreuves. De toute façon, si elle attendait de lui qu'il baisse la queue et la complimente pour tout ses faits et gestes, elle était tombée sur la mauvaise personne. Kincaid n'était pas du genre à jeter des fleurs sur autrui. Quoique, des fois, il pouvait le faire, mais dans la gueule. Le quadragénaire n'en était pas à son coup d'essai, ça et son franc parler, ça lui avait valu une sacrée réputation au sein du commissariat. A présent, il était tranquille dans son lieu de travail, peu de gens venaient le déranger pour une connerie. Généralement, on préférait l'éviter d'ailleurs. Et c'était, pour lui, fortement appréciable. La solitude, c'était se payer le luxe d'avoir beaucoup de temps pour soi.

Une fois au commissariat, effectivement, personne n'osait la regarder. Ou du moins, pas devant elle. Beaucoup usaient de messes basses à son sujet. Kincaid entendait un peu tout ce qui se disait, sans vraiment rentrer dans le débat. A un moment, il avait poussé une gueulante histoire que ses hommes - et femmes. «Le prochain qui la reluque au lieu de bosser, je le met à la circulation jusqu'à la retraite.» Simple, court, efficace. Le pire, c'est qu'il en était capable. Il n'y avait rien de pire, qu'être à la circulation. A savoir, tous préféraient éplucher des dossiers pendant des heures sur un bureau inconfortable et une chaise qui donnait mal au dos, plutôt que faire la circulation. Et Craig savait toucher là où ça faisait mal. Le lieutenant avait un poste à responsabilités, et se devait donc de faire tourner la boutique comme elle le devait. De par ce fait, il était plutôt imaginatif et démonstratif vis-à-vis des méthodes pour les faire travailler plus efficacement. Et en deux temps trois mouvements, tout le monde s'était remis à ses occupations. La boutique tournait, il pouvait repartir.

«Si c'est votre truc les menottes, on risque de finalement bien s'entendre.»

Sur la route, rien de spécial. Du moins, au début. Jusqu'à un appel qu'il avait pris sur son téléphone, en haut parleurs. Un de ses hommes avait, via la balistique, trouvé d'où provenait la balle tirée au tribunal. Cela avait mit un peu de temps, c'est clair, mais au final, c'était lié avec un vol de stock de munitions dans une base militaire dans le Colorado. Le Colorado, c'était pas la porte à côté. Il demandait à son officier d'enquêter sur cette piste, privilégiant de chercher en parallèle avec d'autres bureaux s'il le fallait.

Mais c'était sans compter la longueur d'avance qu'avaient ces types là. Parce qu'au final, sans même avoir raccroché, il fut témoin du triste spectacle. Ils essuyaient une attaque, et une attaque bien localisée. Comme s'ils savaient. Et ils le savaient. Si Lena y prêtait un tant soit peu attention, Craig ne laissait rien transparaître. Comme s'il savait, qu'ils allaient attaquer. Ou tout simplement, comme s'il n'avait pas peur de voir la mort au bout de cette rue. Et ce, même après une explosion et deux tirs au fusil à lunette afin d'écarter un peu le cortège. Ils étaient bloqués entre les deux voitures. Celle qui ouvrait le bal, et celle qui le refermait. Pris au piège donc. Et il y avait cette histoire de lance-roquette.

«Visiblement, ils sortent le grand jeu.»

Craig regardait autour de lui, il y avait directement sur sa gauche, côté passager, d'autres véhicules stationnaires, mais surtout une boutique. Le chauffeur venait de dire qu'il était hors de question qu'il crève pour elle, tentant de faire démarrer le véhicule. Débloquant sa ceinture, Craig escaladait le siège passager pour venir derrière au niveau de Lena. En deux temps trois mouvements, il disloquait son gilet pare-balle et le lui tendait. Si elle avait raison, elle en avait plus besoin que lui.

Il lui avait pas demandé son accord, son épaule étant une problématique qui lui ferait perdre du temps, le Lieutenant s'assurait de lui enfiler le gilet. Mesure de sécurité.

«Personnellement j'aime pas votre idée. On va prendre la mienne. On décampe de cette caisse, je me tiendrais devant vous, et vous tentez de vous frayer un chemin jusqu'à ce bâtiment là.» il regardait le chauffeur. «Timothy c'est ça ? Écoute, tu va faire tout ce que je te dis, et tout ira bien.»

Le jeune chauffeur acquiesçait d'un signe de tête, même s'il semblait ne pas être véritablement convaincu. Craig coordonnait tout ce beau monde, faisant en sorte que la demoiselle soit sous bonne escorte. Craig assurait ses arrières, Timothy les devants, et elle au milieu - le fameux coup du sandwich. Normalement, en se basant sur les faits, il devait y avoir un tireur isolé de loin, un autre avec un lance-roquettes, et peut-être quelques hommes à pieds. Main sur le talkie, Kincaid demandait du renfort. Terrestre, et aérien. Dans ce genre de configuration, ils devraient arriver en moins de trois minutes. Le bâtiment était tout proche et pourtant, il avait l'air toujours si loin pendant qu'ils tenaient en tenaille l'avocate. Et faut dire, ça allait lui faire un sacré coup de pub.
 
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Message posté : Sam 1 Juin 2019 - 14:00 Message
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On ne pouvait pas dire que le Lieutenant Kincaid était du genre délicat dans ses paroles mais bon, ce n’était pas non plus comme si l’avis d’un petit flic insignifiant assez stupide pour gagner péniblement sa croute allait changer la vision des choses de l’avocate. Dans son esprit, il n’y avait strictement aucun doute sur le fait qu’elle était supérieure à ce pauvre homme tentant maladroitement par sa tenue d’élever artificiellement son statut. Le seul point qu’on pouvait lui reconnaître, c’était qu’il essayait contrairement à beaucoup d’autres qui se complaisaient dans leur apparence misérable. En attendant, sa vie était malgré tout pathétique. Sa petite pique au commissariat ne manqua pas de faire rire Lena car bon, même si elle n’était pas contre les petits jeux, les menottes étaient plutôt pour les autres en général.

En attendant, la situation se compliqua grandement et lorsque Lena entendit parler de la base dans le Colorado, le lien se fit immédiatement avec l’une de ses affaires. Elle avait défendu un homme accusé d’avoir incendié plusieurs habitations voici un an. Bien qu’il ne soit pas vraiment du standing de son cabinet, Charles Higgins avait insisté et discrètement payé les frais pour cet homme. Il était clair que ce dernier avait agi sous ses ordres pour qu’il puisse racheter les terrains à bas prix. Dans cette histoire, une femme et ses deux enfants avaient perdu la vie, l’incendie s’étant propagé plus que ce qu’avait prévu le pyromane. Aucun lien n’avait jamais été fait avec le promoteur immobilier mais bon, avec le procès actuel et les méthodes plus que mafieuses qui avaient été dénoncées, sans réelle preuve, il était évident que la seule personne se souvenant encore de cette affaire avait fait un rapprochement.

L’ex-mari de cette femme, père des deux enfants était justement en poste dans cette base, ce qui rendait le lien nettement plus facile. Le mobile devenait nettement plus clair dans l’esprit de Lena qui pourtant ne mentionna rien au policier. Maintenant, selon les souvenirs qu’elle avait de l’affaire, cet homme n’était pas un tireur d’élite, ce qui devait expliquer le tir manqué au tribunal. Ce n’était d’ailleurs même pas un homme de terrain, bien plus un tacticien qu’un homme d’action. Il y avait à parier que la suite risquait d’être bien plus problématique. Cela se confirma rapidement avec les explosions des véhicules avant et arrière, ainsi que les tirs sur les motards. Le Lieutenant semblait toute fois assez calme, tout le contraire du conducteur qui semblait vouloir l’abandonner sans scrupule.

« N’oubliez pas que s’il m’arrive quelque chose, notre deal est rompu. En plus, courir avec ce truc sur le dos, ça ne va pas être facile. »

Quoi qu’il en soit, la décision ne semblait pas lui appartenir et par conséquent, elle allait devoir se plier aux ordres du Lieutenant. Histoire d’améliorer sa vitesse de course, elle ôta ses chaussures hors de prix et se prépara à la sortie vers la boutique. S’il s’agissait bien de l’analyste auquel elle pensait, il y avait fort à parier qu’il avait prévu cette possibilité et par conséquent, qu’une surprise les attende par là. Enfin bon, c’était un bon moyen de voir ce que le Lieutenant parviendrait à faire face à un homme déterminé. Après tout, il avait promis de la protéger au péril de sa vie, il restait à voir s’il le ferait. Le trio sortit d’un coup de la voiture, avançant le plus rapidement possible pour se cacher derrière les voitures stationnées. Soudain, un tir se fit entendre et d’un coup, du sang jaillit de la cuisse du policier de tête. Il s’écroula au sol et n’étant certainement pas une héroïne, Lena l’enjamba pour poursuivre sa course vers la boutique, se mettant à l’abri sans attendre. Après tout, les tirs sur les autres étaient clairement destinés à la laisser seule, il n’y avait donc pas grand-chose à craindre pour eux.

« Vous ne pourriez pas riposter un peu ? Et après, on s’étonne que les gens ne fassent pas confiance à la police ! Avec la chance qu’on a, je vais être totalement en retard à mon rendez-vous ! »


De son côté, le tireur avait eu ce qu’il voulait. Sa cible était sortie de la voiture, lui évitant de tuer tous les occupants de celle-ci pour satisfaire sa soif de vengeance. Il ne restait désormais qu’un flic pour assurer la protection de l’avocate sans cœur et il savait très bien que cela devait finir rapidement, avant que les renforts n’arrivent sur place. Tremblant, il avait pris son revolver et était descendu de son poste d’observation pour entrer par l’arrière de la boutique. Etant persuadé qu’ils ne savaient pas qu’il était seul, ils ne retourneraient sans doute pas dans la rue. Il piégea donc la porte de sortie avec des explosifs et partit à leur rencontre pour terminer le travail. Sa vengeance touchait bientôt au but !


Feat. Craig Kincaid
 
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