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Siobhan O'Reilly

 
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Message posté : Ven 12 Avr 2019 - 23:37 Message
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Super-Vilain Indépendant
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Siobhan O'Reilly
Super-Vilain Indépendant

Personnage
Bloody Mary

ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 12/04/2019
ϟ Nombre de Messages : 84
ϟ Nombre de Messages RP : 58
ϟ Célébrité : Deborah Ann Woll
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa, Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : • 1m80
• Cheveux roux, silhouette fine
• Cicatrices sur ses deux avant-bras
• Accent irlandais
ϟ Pouvoirs : MAITRISES MAGIQUES
• Maîtrise de la magie du sang
• Guérison (blessures légères, régénération accélérée des cellules sanguines)
• Manipulation du sang (le sien, celui des autres, changement d'état, solidification, armure de sang)
• Sceau d'intégrité mentale (protection contre les manipulations mentales)
• Sceau d'asservissement (manipulation)
• Sceau de souffrance (douleur psychique)
• Gardes de sang (zones de 4-5m de diamètre, bouclier physique résistant à 10T)
• Chaines sanguines (chaines de sang résistantes, neutralisation de la magie de la victime)
• Bras armé de Morrigan (vitesse améliorée au combat - x3 ; force augmentée à 2T)
• Etreinte mortelle (zone au sol, absorption de l'énergie vitale)

MAITRISES MARTIALES
• Maitrise de la dague
• Maitrise des épées

ARTEFACTS
• Corbeau de Morrigan (sixième sens, intuition guerrière)
• Dague sacrificielle
• Epée de sang (mobilisable à volonté, résistance 2T)
ϟ Liens Rapides :

Joueur
Bloody Mary

ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 12/04/2019
ϟ Nombre de Messages : 84
ϟ Nombre de Messages RP : 58
ϟ Célébrité : Deborah Ann Woll
ϟ Crédits : Renan
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa, Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : • 1m80
• Cheveux roux, silhouette fine
• Cicatrices sur ses deux avant-bras
• Accent irlandais
ϟ Pouvoirs : MAITRISES MAGIQUES
• Maîtrise de la magie du sang
• Guérison (blessures légères, régénération accélérée des cellules sanguines)
• Manipulation du sang (le sien, celui des autres, changement d'état, solidification, armure de sang)
• Sceau d'intégrité mentale (protection contre les manipulations mentales)
• Sceau d'asservissement (manipulation)
• Sceau de souffrance (douleur psychique)
• Gardes de sang (zones de 4-5m de diamètre, bouclier physique résistant à 10T)
• Chaines sanguines (chaines de sang résistantes, neutralisation de la magie de la victime)
• Bras armé de Morrigan (vitesse améliorée au combat - x3 ; force augmentée à 2T)
• Etreinte mortelle (zone au sol, absorption de l'énergie vitale)

MAITRISES MARTIALES
• Maitrise de la dague
• Maitrise des épées

ARTEFACTS
• Corbeau de Morrigan (sixième sens, intuition guerrière)
• Dague sacrificielle
• Epée de sang (mobilisable à volonté, résistance 2T)
ϟ Liens Rapides :

Informations Personnelles

ϟ Nom : O'Reilly. Il s'agit de la version anglaise du nom Ó Raghallaigh.
ϟ Prénoms : Siobhan, Ellen
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Âge : 30 ans
ϟ Date de Naissance : 21 avril 1988
ϟ Lieu de Naissance : Killarney, Comté de Kerry, Irlande
ϟ Nationalité : Irlandaise
ϟ Orientation : Hétérosexuelle
ϟ Métier : Aucun à ce jour, réalise quelques contrats à l'occasion pour le Cartel Rouge


Administration

ϟ Avatar : Deborah Ann Woll
ϟ Crédits : Renan
ϟ Pseudo : Sio
ϟ Âge réel : 25 ans
ϟ Parlez-nous de vous : Voir la fiche de Noélie A. Inagawa
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? Via Lulu
ϟ Que pensez-vous du forum ? Que du bien mais bon...
ϟ Quelques conseils à donner ? /



Historique

Siobhan Ellen O’Reilly , fille d’Ellen O’Reilly et Owen Atkins, sœur jumelle de Killian Atkins, descendante de Morrigan, Gardienne du Sang, est née le 21 avril 1988. Avec sa charge au sein de son clan, elle avait aussi et surtout hérité du fardeau familial. En tant que nouvelle chef de clan, elle était aussi porteuse d’une malédiction millénaire qui vouait son âme à un démon fantasque. Morrigan, en son temps, avait joué avec le dit démon. Elle avait perdu et condamné sa lignée à une infinité de tourments par là même. Cela, cependant, Siobhan ne l’apprit que vingt six ans plus tard. Car sa mère, sorcière du sang émérite, scella son pouvoir dès son plus jeune âge pour la protéger le plus longtemps possible de celui qui serait un jour au centre de son existence. Elle condamna du même coup un clan entier. Car la descendante était aussi le focus qui canalisait et donnait accès au pouvoir divin de Morrigan à chacun des membres de la famille. Incapable de réaliser son office, Siobhan allait assister au déclin des siens tout au long de son enfance.

21 avril 1991
Mon premier souvenir m’avait toujours paru nébuleux. Il y avait le goût du sang, vicié, étrange, mais déjà si familier du haut de mes trois ans. Il y avait le scintillement de la magie, une magie puissante car encore instinctive et non acquise, formatée par des années d’apprentissage. Et surtout, il y avait la noirceur. Des ombres impénétrables qui entouraient mon lit d’enfant, effrayantes et attirantes tout à la fois. Des yeux rouges, rouge sang ou rouge rubis, peut-être. Un sourire moqueur plein d’une indicible cruauté. Et les cris de la femme qui m’avait mise au monde. Ce que je croyais être un cauchemar hanta nombre de mes nuits dans les années qui suivirent. Mais ça n’était que la cruelle réalité.

Siobhan perdit sa mère aux mains du démon à laquelle elle était vouée. Son père, lui, avait disparu peu après sa naissance et sa tante Aifé O’Reilly refusa toujours de lui dire ce qu’il était devenu, jusqu’à ce qu’elle cesse de l’interroger d’elle-même. Entre temps, la fillette irlandaise fut scolarisée d’abord au jardin d’enfants de Cahersiveen puis dès l’école primaire dans une Gaelscoileanna, une école enseignant pour partie en gaélique, située dans la ville de Killarney. Ce langage, presque sacré pour son clan familial, était utilisé dans nombre de rituels et de cérémonies, que Siobhan commença à présider dès ses six ans - sa tutrice lui soufflant au fur et à mesure ce qu’elle devait dire ou faire. Elle s’exécutait toujours avec un sérieux enfantin et attendrissant. Sa tante n’était sans doute pas la plus aimante qui soit mais elle était responsable et attachée à ses neveux auxquels elle enseignait les arts druidiques. Killian, le frère aîné de Siobhan, y excellait - les hommes du clan O’Reilly ayant toujours été druides, alors que les femmes étaient vouées à devenir mages du sang - mais elle-même y était bien moins douée. Cette magie lui était étrangère. Tout simplement.

Son enfance ne se fit pas sans mal. Elle n’avait rien d’une élève modèle dans son école, mais surtout, elle restait extrêmement mauvaise dans la magie qu’on lui enseignait. Peu à peu, elle en conçut un certain rejet de ce moule dans lequel on voulait la voir entrer. Tant et si bien que lors des cérémonies qu’on lui imposait pour le bien de sa famille, elle n’avait qu’une idée en tête : retourner jouer, fuir, bref, quitter les lieux le plus rapidement possible. Le 31 octobre 1998, elle parvint à s’esquiver de la tablée avec la bénédiction réticente de sa tante et en compagnie de Killian. Les deux enfants s’amusaient tranquillement dans le jardin lorsqu’ils reçurent tous deux une visite imprévue.

31 octobre 1998
Je n’avais jamais été bien inquiète dans les ténèbres, leur trouvant une présence réconfortante et quasi tangible parfois. Killian détestait cette façon que j’avais de m’égarer dans mes pensées alors que l’ombre se lovait autour de moi. Pourtant, ce soir, je ne ressentais pas cette étrange quiétude. Seulement une appréhension perturbante, comme si quelque chose nous guettait depuis les ténèbres.
– Sio’, tu crois que ça durera encore longtemps tout ça ?
Mon frère jumeau me regardait avec une pointe d’inquiétude devant l’avenir qui s’étalait à mes pieds. Je ris doucement.
– Killy, on verra. Je peux jouer à leurs jeux si ça leur fait plaisir.
Je haussais les épaules et ajoutais d’un ton plein d’une maturité usurpée :
– On ne peut pas savoir ce qui arrivera demain. Et tant qu’on reste ensembles, ça ne sera pas si terrible.
Un rire narquois retentit. Glaçant. L’enfant que j’étais tremblait quand elle se retourna, à l’unisson de son adorable frère, vers la source de ce son déplacé dans le calme de la nuit de Samhain. Comme c’était approprié, alors que le passage entre notre monde et le Sidh, le domaine de nos dieux, s’ouvrait. Mais il n’y avait rien à voir. Rien jusqu’à ce qu’une silhouette masculine ne s’avance vers nous d’une démarche décidée. Je l’observais, la bouche grande ouverte, tandis qu’une voix oubliée hurlait son alarme dans mon esprit. Je pris la main de mon frère et l’entraînais vers la maison mais heurtais un mur que j’identifiais comme étant fait de sable. Qui n’était pas censé être là.
– Alors c’est toi, la fameuse petite sorcière, mon trésor ?
Il s’accroupit devant moi, ses cheveux sombres dans la nuit d’octobre soulevés par un vent léger. Hypnotisée, je fixais ses yeux jaunes dans le plus grand silence, la peur cohabitant avec une fascination qui n’avait pas lieu d’être. Puis d’un geste vif, presque félin, il posa sa main pâle sur mon cou gracile.
– Je devrais te tuer maintenant, gamine.
Killian étouffa un cri de terreur à côté de moi mais je ne bronchais pas. J’étais au delà de ça.
– Ce serait un service à te rendre, par rapport à ce qui t’attend. Ton maître n’a jamais été très tendre. Ou bien… Je pourrais te prendre à mon service, ma douce petite.
Avec une certaine délicatesse, ses doigts se resserrèrent, rendant ma respiration sifflante, difficile. Killian s’agita mais je serrais ma main autour de la sienne pour lui intimer le calme. J’étais une meneuse depuis toute petite, élevée comme telle, et il obéit.
– Tu n’as qu’un mot à dire, descendante de Morrigan. Je te promets d’être plus gentil avec toi qu’il ne le serait.
Il me lâcha et je secouais vigoureusement la tête. Une arrogance que je ne me connaissais pas me poussa à me redresser et à articuler distinctement dans un gaélique parfait :
– Le sang de la Dame Rouge ne pactise pas avec le démon.
– Non ? Très bien. Je n’ai jamais aimé les gosses, de toute façon.
Désinvolte, il me gifla si fort que je tombais au sol. Mon frère sortit de sa transe et se précipita sur moi, mais le démon l’interrompit, l’attrapant au collet sans souci.
– Je ne peux pas vous tuer, pas ce soir alors que votre Dame vous observe depuis le Sidh. Elle me le ferait payer, cette garce. Mais je peux t’offrir un cadeau Killian Atkins. Le savoir.
J’observais cela avec horreur, cherchant quelque chose, n’importe quoi, pour m’aider à répondre. En vain. Les druidesses n’étaient pas vraiment des guerrières. Je n’eus pas le temps de bouger que j’eus l’impression de recevoir un coup de fouet dans le dos, déchirant ma robe sur sa longueur. Je me retournais avec un cri de douleur. Ravalant ma frayeur, je regardais de nouveau Killian, suppliante. Pardonne moi, demandais-je en silence.
– Tu vois cette marque de naissance dans le dos de ta chère sœur, mon petit ?
Il n’attendit pas de réponse pour poursuivre avec délectation.
– C’est la preuve que cette enfant est destinée à servir un démon. Ce salaud est d’une jalousie crasse et il tuera tous ceux qui aimeront d’un peu trop près sa chose.
– Ma sœur n’est pas une chose ! s’exclama le doux, le loyal Killian en retour, outré.
– Elle l’est. Elle le sera. Ta sœur est une maudite, une sorcière coupée de son véritable pouvoir par votre mère. Son maître a déjà tué ta maman, Killy, ajouta le démon avec un sourire de prédateur. Et il fera de même avec d’autres. Un véritable petit porte malheur.
Mes yeux se couvrirent de larmes. La vérité. Je savais que c’était la vérité.
– Tu devrais t’éloigner d’elle, sinon il te tuera. Il te fera souffrir, pour la faire souffrir. Tu devrais laisser ta sœur tranquille et la laisser à sa solitude. Non, tu vas le faire. Je te l’ordonne, mon petit. Oublie là. Méprise là de toutes tes forces. Elle ne mérite rien de mieux.
– C’est faux, c’est faux, C’EST FAUX ! hurlais-je à mon tour, sanglotante. Killy, ne me laisse pas toute seule dans le noir ! S’il te plaît.
L’homme éclata de rire et lâcha l’enfant après lui avoir intimé de courir… Ce qu’il fit sans hésiter. Sans un regard en arrière. Un nouveau rire échappa à la créature aux yeux jaunes, et je ravalais mes pleurs.
– Tu vois comme c’est facile, ma jolie ? Je te rends service, crois moi. Et puis, il déteste qu’on touche à ses jouets. Il sera énervé de voir que je me suis amusée avec sa nouvelle sorcière.
Il revint s’accroupir devant moi, me jeta un regard songeur et conclut d’une voix lourde de pouvoir :
– Oublie cette soirée, ma belle. L’horreur attendra bien quelques années pour s’inviter chez toi. Retourne donc à ta misérable existence et trouve un moyen de libérer ton pouvoir, par pitié. Abattre une infirme n’a rien d’amusant.
Obéissante, j’effaçais la scène de ma mémoire.
Ce soir là, j’eus ma première vision.
Si elle n’était définitivement pas très douée pour les arts druidiques, Siobhan exprima après cette rencontre oubliée avec un démon un talent très prononcé pour la prémonition, et ce sous forme de rêves. La noirceur y était omniprésente, l’angoisse la réveillant en sueur et dans les cris sans personne pour la consoler et lui dire que tout irait bien. C’est que, sans qu’elle ne se souvienne pourquoi, Killian, son inséparable frère, avait cessé de lui parler. Quand ils attinrent l’âge d’aller au collège, chacun fit son cycle junior dans une école séparée. Siobhan dans une académie de Killarney qui formait les jeunes mystiques, Killian en internat à Dublin. Le plus loin possible d’elle. Blessée, emplie d’incompréhension, l’enfant puis la jeune femme apprit peu à peu à dissimuler ses sentiments sous une couche de vernis plus solide que tout et perdit de vue l’importance des liens du sang. Seul comptait les actes de chacun. Elle en tira aussi une étrange ambition : celle de devenir plus puissante, plus fiable, plus forte. Même si elle ne le savait pas, on devine aisément d’où lui venait cette obsession. Et pendant ce temps, son clan continuait de se déliter. De ceux qu’elle avait rencontré ce fameux soir de Samhain, il ne restait que des petites cousines. Les autres étaient morts les uns après les autres. Aifé n’en dit jamais rien à sa nièce. Celle ci ne réclama pas plus d’informations. Sérieuse, attentive, presque glacée intérieurement, elle se barricadait derrière l’apparence d’une jeune fille épanouie, fanfaronne, que beaucoup appréciait. Ainsi rien ne l’atteignait : ni ses visions horrifiques qui la laissaient pleine de terreur, ni sa solitude poignante, ni sa soif de pouvoir. Ses études se déroulaient en douceur, si bien qu’à l’issue de son cycle junior elle devait entrer dans des classes de niveau avancé pour le cycle senior. Mais la maladie se mêla de cela : Aifé tomba malade. Un cancer de l’estomac. Prise en charge rapidement, elle avait de bonnes chances de s’en sortir, mais Siobhan dut à contrecoeur prendre une année sabbatique, chose autorisée en Irlande, pour s’occuper d’elle, usant de ses maigres talents de guérison.
Puis les études reprirent. Et là, les choses changèrent.
Car Siobhan y rencontra des mages qui savaient précisément qui elle était et ce que sa magie représentait. Ceux-ci l’initièrent peu à peu à l’hématomancie, une discipline dans laquelle elle excellait autant qu’elle avait été médiocre dans les arts druidiques, même si une partie de son pouvoir était hors de portée. Persuadée d’être en capacité de plus, la jeune femme confronta sa tante à la recherche d’explications et découvrit alors le sceau qui pesait sur elle, celui qui l’empêchait de maîtriser l’entièreté de ses talents. Décidée à ne pas se laisser museler de la sorte, elle retourna la bibliothèque familiale de fond en comble jusqu’à trouver ce qu’elle cherchait : une solution pour briser le sortilège qui l’empêchait de se révéler pleinement. Malheureusement, la réponse qu’elle y trouva soulevait quelques problèmes supplémentaires.


20 septembre 2007
J’avais une chance de réparer les torts que ma mère avait causé à mon clan, bien que celui-ci soit moribond. Je pouvais décider de reprendre le contrôle de mon héritage dont elle m’avait coupée, au nom de ma protection… Quand j’aurais dû être celle qui protégeait les siens. Alors pourquoi hésitais-je ? Ma tante était en pleine récidive de sa maladie. Ses médecins ne lui donnaient pas plus de quelques semaines à vivre et je savais qu’elle souffrait le martyr. La tuer maintenant était un acte de miséricorde et me permettrait en plus de libérer ma magie pour de bon. De devenir celle que j’étais destinée à être. Je m’étais préparée toute ma vie en prévision de ce jour, je le savais. Mais sauter le pas me restait difficile. Car j’avais découvert que seul le prix du sang détruirait le sceau de pouvoir. Il fallait verser celui de la personne qui avait lancé le sort… Ou d’un de ses proches parents. Mon frère ou ma tante. L’un était jeune, n’était plus revenu à la demeure familial depuis plus de six mois, et n’avait aucun souci de santé connu. L’autre était condamnée. Le choix avait été aisé. L’acte l’était un peu moins.

Et pourtant, je savais que j’allais le faire. J’étais dans sa chambre, déjà en train de dessiner soigneusement et silencieusement l’immense pentacle dans lequel j’enfermais son lit. Elle dormait d’un sommeil agité, comme toujours. Sa peau avait une teinte crayeuse, maladive, les cernes autour de ses yeux la faisait paraître plus morte que vive. J’avais pitié pour elle, pour ce qui n’était plus qu’un sac d’os torturé attendant la mort et pourtant je ne pouvais pas la libérer de ses souffrances ? On m’avait mieux éduquée que ça. On m’avait appris la valeur du sacrifice, de soi autant que des autres. On m’avait appris à être forte et ma solitude m’avait appris à me préserver. Je m’assis au bord du lit d’Aifé et murmurait, phrase après phrase, les formules visant à activer le pentacle et à mener le rituel. Puis je posais ma lame contre sa gorge et tranchait d’un geste assuré. Abrutie par les drogues, elle ne bougea presque pas. Mais lorsqu’elle rendit son dernier souffle, mon pouvoir me revint enfin. Comment décrire la sensation que j’eus quand l’énergie qui emplissait mon sang fut libérée… C’était… Merveilleux. J’avais l’impression d’avoir passé des années à avoir des difficultés à respirer, à me mouvoir. Le monde m’apparaissait dans une clarté pleine de majesté alors que mon don s’étalait autour de moi en vagues discrètes pour m’apporter une conscience nouvelle de mon environnement. C’était tout simplement parfait. Je me sentais entière pour la première fois de ma vie.

Ainsi Siobhan renoua-t-elle avec ses origines. Un peu tard pour son clan moribond, mais la satisfaction l’emplissait toute entière. Elle avait le pouvoir qu’elle avait désiré ces dernières années, un futur qui s’étendait devant elle, la possibilité de partir où elle le souhaitait grâce à l’héritage familial ou de rester vivre au manoir des O’Reilly. Elle se sentait libre. Si elle avait su ce vers quoi elle se précipitait, sans doute se serait-elle morigénée de ces pensées presque enfantines, mais, voilà, elle ne le savait pas. Seulement… Seulement, l’année de ses vingt ans, en 2008, donc, elle reçut une visite surprise à Cahersiveen : celle de son frère. Son frère qui, souvenez-vous, savait qui elle était, ce qu’elle était. C’était la raison précise de sa fuite éperdue. Et quand il la découvrit en pleine possession de sa magie du sang, sa tante morte, il comprit ce qu’elle avait fait. Si jusque là il n’avait fait qu’obéir à l’injonction du démon lui ordonnant de s’éloigner de Siobhan, il conçut de ces actes une certaine désillusion. Sa sœur, qu’il avait quelque part toujours aimée, était bel et bien maudite : elle apportait la mort autour d’elle. S’en suivit une violente dispute. Killian comme Siobhan s’en sortirent amochés. Il lui demanda de quitter les lieux. Avec sa maîtrise habituelle, l’irlandaise dissimula l’amertume que lui inspirait le rejet définitif de son jumeau sous une froideur inébranlable et l’informa qu’elle comptait déjà partir. Le lendemain de leur altercation, la demoiselle quittait Cahersiveen pour Dublin. L’année suivante, elle quitta définitivement l’Irlande pour les Etats-Unis. Elle choisit Star City car elle savait que l’un de ses oncles, Pierce O’Reilly, y vivait depuis plusieurs années. Le voyou de la famille.Quoi de mieux étant donné qu’elle ne demandait pas mieux que d’explorer les bas fonds de la ville ? Siobhan voulait autre chose, et s’il fallait pour cela se vautrer dans les couches peu fréquentables de cette cité, elle le ferait avec joie et délectation. Dans une impassibilité impeccable, évidemment. Deux années passèrent, l’une d’entre elle interrompue par l’Invasion Grue. Siobhan dut faire profil bas et se terrer comme beaucoup d’autres, en priant ses dieux pour ne pas finir ensevelie sous un immeuble ou un autre. Sa fierté en fut quelque peu mise à mal, mais comme tout le reste, elle y survécut. En 2011, elle cessa de flâner, de se mettre au diapason de la ville. A rechercher le danger, elle entendit parler du Circus Maximus. Elle s’y rendit d’abord en tant que spectatrice, petite curieuse en quête d’adrénaline facile. Mais rapidement ça ne lui suffit plus. Après toutes ces années de maîtrise, de sérieux, elle recherchait autre chose.

6 janvier 2011
Je passais le revers de ma main sur mes lèvres fendues. Le problème quand on était une sorcière du sang à se battre contre des mutants capables de vous envoyer des coups capables de renverser un mur (du moins le voyais-je ainsi), c’était qu’à part tracer une garde, on était plutôt impuissante. J’étais sous l’emprise de mon bracelet, un don de Morrigan au clan qui augmentait les capacités physiques d’une de ses descendantes de façon significative. J’avais appris à jouer du couteau, grâce à ma dague sacrificielle, j’étais aussi plus rapide, plus agile. Une vraie petite anguille. La brute épaisse que j’affrontais sous les cris réclamant le sang de la foule de sauvages autour de nous se rua sur moi, décidée à en finir avec ma personne. Je bénis rapidement le ciel de ne pas être assez stupide pour m’engager sur des combats à mort. Puis je passais à l’action.
Un pas sur le côté, avec une grâce de danseuse, je me retournais d’un seul mouvement et plantais ma dague dans le dos dénudé de mon adversaire. Une piqûre pour lui qui lui tira un rire qui tenait presque de l’aboiement. Je retins un rictus de satisfaction pour ma part. Posant ma main ensanglantée sur le liquide rouge qui avait recouvert ma dague, je crachais avec hargne quelques mots en gaélique, appelant un des oghams de l’alphabet druidique, le prunelier, symbole de la souffrance. Brutus se tordit de douleur par terre. Je m’approchais en gardant fermement mon emprise sur le sortilège. Malgré tout, le titan se redressa tandis que ses tourments s’effaçaient de son visage. Chiottes. Etait-il insensible à la douleur ? Je serrais ma main sur ma dague prête à lancer un autre sort. Cette ordure me retourna un coup de poing qui me fit voir trente six chandelles. Et juste comme ça, c’était la défaite.
Salopards.
Je sortis bien mal en point de l’arène après un évanouissement court, un œil au beurre noir en préparation sur le côté droit, le nez plein de sang et les lèvres fendues. J’avais piètre allure mais j’étais paradoxalement réjouie. Le feu du combat me faisait me sentir vivante quand j’étais juste désoeuvrée. Je n’avais plus rien comme but. Je ne savais quoi faire de ma vie car j’avais été dédiée à mon clan toute mon enfance et que je n’avais plus cela pour me mettre sur les rails. Ma maîtrise légendaire était toujours là, quelque part sous la magie, mais je n’avais aucune idée de ce qui pourrait me redonner le goût de vivre de la sorte.
J’en étais là de mes réflexions quand je croisais le regard plein de dédain d’un type faisant ma taille, musclé, vêtu comme d’autres combattants du Circus. Bravache, je redressais le menton parvenant à avoir l’air fière malgré mes blessures.
– Quoi ?! Tu veux un ticket pour taper sur la sorcière ?
– Sorcière. La magie n’existe pas, abrutie. T’as bien mérité tes emmerdes pour ce que j’en dis.
J’ouvrais la bouche pour répliquer quand une main se posa sur ma nuque, avant de m’entraîner en arrière tout en bougonnant. Je sursautais à peine, car mon pouvoir avait émis une sensation de joie, la même qu’on ressentirait en rentrant à la maison. La maison…
– Gast ! Je savais que t’étais une O’Reilly ! Idiote ! Te lancer là dedans alors que tu sais même pas te défendre correctement. Et je vais aller remonter les bretelles de la César si elle laisse des combats pareils se dérouler. Crétine !
Il finit par s’arrêter et je chancelais avant de me retourner.
– Pierce O’Reilly, je suppose ?
– Tout juste, lass. Et toi t’es une de mes stupides cousines, nièces, tantes, ou que sais-je. Z’êtes toujours crues plus intelligentes que tout le monde.
Et juste comme ça il était reparti, me traînant dans son sillage.
Pierce avait beau la traiter d’idiote tous les quatre matins, il déclara que quitte à se faire tuer, elle se ferait tuer de façon raisonnable. Il fit jouer ses quelques relations au sein du Cartel et lui obtint ses premiers contrats. De petites choses tout d’abord, mais bientôt elle devint la référence pour tout ce qui concernait la garde d’objets ou de cargaisons précieuses. Elle connut ainsi d’autres irlandais perdus dans les joies de la pègre de Star City. Une union tacite la lia ainsi à certains membres du Cartel Rouge. Elle recroisa quelques fois Jötunn, persuadé que la magie n’était que chimères même quand on la lui foutait sous le nez. Mais dans l’ensemble, elle se contenta de vivre, avec un emploi à mi temps le jour, et ses petites affaires délictueuses le soir.

A ce stade, pourtant, les choses s’emballèrent un peu car Siobhan rencontra quelqu’un qu’elle était destinée de toute éternité à croiser un jour ou l’autre, et cela est dit sans exagération aucune. Voyez-vous, j’ai parlé plusieurs fois de malédiction, de démons au cours de ce résumé de l’histoire de la dernière O’Reilly. La vérité, c’est que si l’on remonte quelques millénaires en arrière, on en revient à l’époque où les Tuatha Dé Dannan arpentaient encore la terre, et parmi lesquels Morrigan. Morrigan, la première sorcière du sang, qui rapidement créa une lignée à moitié humaine, le clan Ó Raghallaigh. Morrigan, qui rencontra un démon des Ombres et des Cauchemars. Qui paria avec lui en mettant en jeu la dernière de ses descendantes jusqu’à ce que la lignée disparaisse. Qui, évidemment perdit. Ainsi, au fil des ans, une fillette naissait avec une marque de naissance représentant le nom véritable de la créature. Son maître venait jouer avec elle, ou pas. Parfois elle voyait sa durée de vie quelque peu rallongée par les desseins du démon, parfois elle vivait de façon atrocement courte, car elle ne convenait pas à son pseudo maître. Et alors que celle qu’on appelait la Gardienne du Sang, le focus du pouvoir du clan, rendait son dernier souffle, la prochaine naissance voyait son corps marqué du sceau de l’archidémon. Siobhan, toute à sa chance, avait récolté le fameux sigil. La marque était à peine visible, car le lien n’avait jamais été scellé. Le démon en question ayant été piégé dans un corps humain par Bélial, une partie de son pouvoir scellé comme l’avait été celui de l’irlandaise, elle était en sécurité loin de lui. Il ne pouvait la retrouver grâce à sa marque. Sauf que cette créature vivait elle aussi à Star City et que la sorcière eut le malheur de littéralement tomber dessus.

Entre ses mains, ses pires cauchemars devinrent réalité. Le démon fit de la femme forte, glaciale pour masquer la nuée d’émotions qu’elle refoulait, une chose suppliante, brisée par les sévices. Après l’avoir menée au plus bas, il se fit plus conciliant, se fendant de quelques gestes presque tendres entre deux séances de torture. Il y aurait nombre de choses à décrire concernant son séjour chez l’hôte de la créature infernale, mais à quoi bon ? Seul le résultat comptait : Siobhan fut asservie à sa volonté, devenant une servante dévouée par la contrainte, jusqu’à ce que la magie de son tortionnaire ne crée des sentiments illusoires pour ce dernier. L’irlandaise conserva sa volonté de feu mais elle finissait toujours par céder aux caprices du démon. Même si elle savait au fond d’elle que ses émotions étaient nées des abus, de la peur et du pouvoir, Siobhan s’en drapa pour se protéger, pour ne pas devenir complètement folle ou brisée à cause de ce qu’elle avait vécu. Puis un jour, lorsque Renan, officier de la Pénombre de Star City, s’attacha les services de Raphaël, il s’intéressa tout naturellement à celle que la fantasque créature appelait négligemment sa petite sorcière à tout va.


02 octobre 2014
De tortionnaire et torturée nous étions passés à quelque chose qui tenait plus du compagnon abusif. Youpi. J’avais beau savoir que ça n’avait rien de naturel, que ça ne me ressemblait guère, j’avais mis mes griefs à son encontre au placard pour obéir – plus ou moins – au démon. Je soupçonnais un lien du sang, étant moi même capable d’asservir quelqu’un à ma volonté, mais il me laissait suffisamment de liberté pour que j’accepte cela. Pire, même : je lui étais reconnaissante quelque part. J’avais rencontré quelques démons depuis l’éveil de mon don de sorcière du sang, mais ils me foutaient la paix pour la plupart depuis que je portais sa marque. J’étais devenue sa propriété. Ma fierté détestait cela, d’autant que j’avais été la dirigeante de mon clan. Mon sens pratique me disait que je n’avais rien à craindre de quiconque si ce n’était Raphaël lui même. Et Raphaël… j’avais appris à le gérer. Et j’avais mon utilité. J’avais découvert de façon fortuite que les pouvoirs de l’Archidémon étaient scellés depuis un certain temps. Par Bélial, rien de moins. Et que mon sang, mon pouvoir, faisait se déliter le sceau sur l’essence de la créature petit à petit. Ce n’était pas seulement pour le plaisir que mon démon s’échinait à me vider les veines.
Aujourd’hui, cependant, rien de tout cela ne m’importait. C’était la personne en face de moi. Nous étions dans une maison à vendre plus ou moins délaissée. Le type portait la marque de Raphaël. Ma magie la sentait sans difficultés aucune. Qu’il le sache ou non, l’inconnu avait le sang au goût immonde du démon en lui. Et il était là, à me montrer tout son mépris à tour de bras, à dire qu’il ne me comprenait pas, qu’il ne savait pas comment je pouvais être ce que j’étais – servile, sans doute, à son goût. J’avais eu beau lui expliquer qu’il aurait du mal à imaginer tout ce que cet enfoiré avait pu me faire, que j’avais résisté au départ, il restait buté. Pourtant, malgré son côté tête de mule, j’étais d’un calme olympien – en apparence au moins – face à mon interlocuteur.
Je me forçais à l’écouter parler. Difficilement.
– Tu aimes peut-être te faire du mal ? Une sorcière de sang, c'est plus sensible aux démons que les autres, je crois. Tu as une bien piètre vision de toi ma chère Siobhan.
Il utilisait mon prénom pour la première fois. Qui l’avait renseigné, d’ailleurs ?
– Tu es une jolie fille, je suis sûr que même un démon peut y être sensible. Ou pas. En tous les cas, tu es dépendante de Raphaël et rien que ça, je suis certain que ça lui suffit.
Il sourit doucement.
– Tu devrais te valoriser un peu. Je ne marche pas.
C’est seulement là que je perdis mon calme. Parce que cette ordure, ce salopard sans cœur, alors qu’il savait pertinemment ce qu’il en était, j’en étais sûre, leva sa jolie main pour venir l’approcher de ma joue dans une parodie de caresse.
Je l’interceptais de la main gauche. Tandis que ma droite lui collait une gifle retentissante. Pas un instant je n’avais réfléchi, moi qui mettait un point d’honneur à toujours être maîtresse de mes moindres mouvements, d’autant plus depuis que j’avais perdu tant de contrôle sur ma propre vie.
Je ne supportais les contacts que très mal depuis que Raphaël avait abusé de moi. En fait, j’avais jeté celui qui me servait de petit ami à la porte, j’avais évité toute expérience corporelle trop intime, à une exception près… Alors que lui se permette de me toucher quand nous ne nous connaissions pas, se permette de juger ce que j’étais, ce que j’avais fait et continuais de faire pour survivre… C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
Je reculais d’un pas, puis deux, reprenant mes esprits. J’avais fait une connerie, je suppose.
Pourtant, ce fut d’une voix atone, factuelle que je repris la parole.
– Je pourrais fuir ? Fuir comment ? Je suis liée à lui. Il ne me l’a pas dit clairement, mais je sens sa présence où que je sois. Tu crois que je lui cours après ? Je marche avec lui parce que marcher contre, c’est me condamner moi-même. Il y a un moment où je n’ai plus pu supporter ce qu’il me faisait, un moment où j’ai baissé les bras, et alors ?
Une pause, et je repris d’une voix remplie d’amertume.
– Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Ça t’évitera de dire des idioties.
Renan répondit. Je fis de même. Quelques échanges d’amabilité plus tard, après m’avoir rappelé que Raphaël n’était pas le seul être puissant de la ville, je le regardais partir, tremblante de colère, de peur, et avec un air songeur.
De façon peu surprenante, le démon se montra très intéressé par leur conversation. Il renvoya sa rouquine vers le Français. Celle-ci se prêta volontiers au jeu, échangeant des piques et des sous-entendus tout sauf subtils avec sa cible, oubliant presque par moment qu’elle lui mentait souvent et n’était là que pour la pêche aux informations du démon. Elle n’était pas bien loin de la vérité cependant, quand elle songeait que Tesla appréciait assez leurs rencontres. Elle alla jusqu’à qu’à lui enseigner un peu de magie. Et puis les choses dérapèrent. Renan et Raphaël manquèrent de s’entretuer. Elle réussit à sauver son Archidémon in extremis, lui refilant pour cela le corps d’un de ses anciens amants, propriétaire du Cirque des Damnés, une boite bien spéciale. Si sa magie était plus puissante que jamais, elle était aussi plus liée qu’auparavant à celui qui représentait le centre de son existence.

Et maintenant que celui-ci était dans un corps masculin, ce qui devait arriver arriva. Siobhan tomba enceinte. Décidée à la contrôler plus férocement que jamais, Raphaël résilia le bail de son appartement, et lui donna un emploi au Cirque des Damnés. Ainsi la sorcière n’avait plus trop de raisons de vagabonder à gauche et à droite. Et de toute façon, il la faisait suivre quand elle partait malgré tout. Sa grossesse fut un véritable calvaire pendant lequel cette accro à l’adrénaline notoire dut rester au repos, enfermée dans le sous-sol de la propriété du démon. Siobhan, à force de ne côtoyer que l’archidémon, développa un semblant de cruauté qu’elle n’avait jamais eu auparavant, trop occupée par son pragmatisme. Ses sentiments disparurent peu à peu sous une couche épaisse de vernis. Seule restait sa loyauté et son attachement à Raphaël, avec la colère qui couvait à son égard. Le reste, elle l’enferma à double tour quelque part dans sa psyché pour ne pas devenir folle, à contempler les atrocités de son compagnon de route et ses lubies déviantes. L’accouchement fut plus terrible encore : sanglant et douloureux, si l’on veut résumer les choses rapidement. L’irlandaise baptisa sa fille Elyon et reprit ensuite le cours de sa vie, plus glacée que jamais. Rien ne semblait plus l’atteindre, mais son amour dévoyé, à sens unique, pour le démon qui lui servait de maître, était à présent teinté d’une colère inextinguible. Siobhan attendait son heure et refusait de plus en plus souvent d’accepter la domination de la créature.

Lorsque son frère vint la trouver, décidée à tuer Elyon comme sa mère, plein d’une haine qui lui avait été dictée par Azazel, elle le réduisit au silence, balaya les ordres du démon qui l’avait manipulé lorsqu’ils avaient dix ans, et scella sa magie pour le forcer à la servir. Elle ne s’en excusa jamais. Niam O’Reilly, l’autre survivante du clan familiale entra à son service, craignant sa Gardienne presque autant que le démon qu’elle servait contre son gré. Siobhan avait vu ses moindres illusions brisées, les unes après les autres. Là où elle avait été pragmatique et capable de donner la mort si nécessaire, elle trouvait maintenant un certain réconfort à administrer la peine capitale et la souffrance à d’autres qu’elles. Oh elle ne le faisait toujours pas de façon inutile. On ne gâchait pas son pouvoir quand on était reine, même reine d’un clan décimé, autrefois puissant en Irlande. Mais elle était plus prompte à la cruauté.

Cela ne la sauva pas d’autres incidents, aux mains d’ennemis de Raphaël - ou pire, parfois, de ses presque amis, comme l’avait été Vladislas Markov - mais elle survécut grâce à sa force de caractère. Elle rencontra aussi Lady Death, quoi qu’elle soit bizarrement jalouse de celle-ci et continua à côtoyer Renan jusqu’à la rébellion de trop envers le démon. Celui-ci acheva de prendre le contrôle de sa sorcière. Suffisamment pour que les derniers mois de sa vie ne se déroulent comme dans un rêve. Siobhan ne contrôlait plus rien. Dans ces conditions, l’explosion du Cirque des Damnés qui la tua fut un soulagement. Ou aurait pu l’être. Car, damnée comme elle l’était, la sorcière se vit privée de son repos dans le Sidh et échoua plutôt en Enfer. Le démon qui avait ruiné son existence n’eut même pas la grâce de détruire son âme, la condamnant à un destin misérable au sein de ce plan étranger. Torturée de son vivant, torturée de nouveau dans la mort. Le temps lui semblait s’être arrêté, son séjour en Enfer s’apparentait à une ou deux éternités quand les choses changèrent. Raphaël fut appelé par la fille de Satan, cherchant sans doute à être libéré de l’emprise de Bélial à cette occasion.

Avril 2019
L’endroit me rappelait presque le Cirque des Damnés, par certains aspects. Je n’avais pas vraiment compris en quel honneur j’avais été appelée ici, au début. Je savais juste que j’avais la possibilité d’interagir physiquement avec ce monde et j’en avais profité pour arpenter un peu les lieux, pas plus effarouchée que cela par les créatures qui s’y amusaient. Elles étaient devenues mes voisines, ces dernières années. Mais surtout, je cherchais un moyen de reprendre un peu le contrôle de ma vie. Ce moyen vint d’une rencontre purement fortuite. Je ne reconnus pas les traits de la jeune femme qui me faisait face mais sa magie glaciale. Je n’avais pas réussi à l’aimer à l’époque où j’étais en vie. Aujourd’hui, j’avais honte de la voir et de savoir que j’avais soutenu l’un des démons qui lui avait causé du tort. Abigaïl Faust était une autre des victimes de Raphaël mais elle au moins avait eu le bon goût de se battre. Contre lui et contre Méphistophélès. Elle avait été ce que je n’avais su être. Je lui avais adressé des excuses, un fait suffisamment inédit pour être rapporté. Je reconnaissais mes torts aussi souvent que je me laissais aller à mes émotions. Presque jamais, donc. Je me sentis d’autant plus redevable envers elle que c’est elle qui m’offrit une seconde chance. Redevable envers Lady Satan et Renan Le Guerec, parce qu’eux me donnèrent ma vengeance. La destruction du connard fini qui m’avait tout pris. J’aurais presque pu supporter une éternité de plus en Enfer pour cela. Au lieu de quoi, Lady Death prit sur elle de me ramener sur Terre une fois de plus. Une seconde chance. Que je ne comptais pas gâcher un seul instant.

Siobhan eut bien des difficultés à reprendre le cours de son existence. Elle avait passé quatre ans en Enfer, quatre années durant lesquels le temps avait été une notion abstraite, quatre années pendant lesquelles elle avait maudit le nom de Raphaël et celui de Morrigan copieusement, quatre années qui avaient laissé leur marque sur elle. La disparition définitive du démon qui avait modelé sa vie l’avait privée d’un but, trouver vengeance. Autant dire qu’elle ne savait plus que faire de sa vie en revenant. Elle se sentait étrangère dans sa propre peau. Une partie de ses pouvoirs avait disparu, ceux liés à la magie infernale, pour ne laisser que la Gardienne du Sang. Gardienne de quoi ? Niam était morte dans l’explosion du Cirque des Damnés en 2015. Killian, avait-elle appris, avait péri pour sa part au cours de la nouvelle Invasion Terminus qui s’était déroulée l’année passée, dont elle avait découvert les stigmates avec surprise. Le monde avait continué de tourner en son absence, pour le meilleur comme pour le pire, et en définitive... Il n’y avait plus qu’elle. Et c’était tout aussi bien. Finalement Siobhan reprit goût à la vie sur un simple constat : cette fois, elle n’avait aucune autre responsabilité que celle de faire ce qu’elle voulait et rembourser la dette qu’elle avait envers Abigaïl. Cette fois, elle avait tout loisir de choisir à qui faire allégeance - et à qui la refuser. Et c’était bien suffisant.



Dossier Médical

ϟ Description Physique : Siobhan est une jeune femme mesurant environ 1 mètre 80, qui est taillée toute en finesse, avec une musculature tonique mais globalement assez peu développée. Sans être une fashion victime, elle sait quels vêtements choisir pour mettre sa silhouette en valeur bien qu’elle privilégie au quotidien la praticité à l’apparence. Dans la vie, il faut bien faire des choix, après tout. Elle ne sort jamais les bras découverts sauf si elle sait qu’elle aura besoin de sang. Non, parce que les traces de scarification ont tendance à alerter. Elle porte les cheveux longs, la plupart du temps détachés. Parlons-en plus de ses cheveux : ils sont fins, mais leur caractéristique principale reste leur couleur. En effet, ils sont d’un roux flamboyant éminemment reconnaissable. Ils présentent toujours des boucles lâches, assez détendues, qui encadrent son visage. Ses yeux, taillés en amande, sont d’un bleu qui peut tirer sur le gris en fonction de l’éclairement. Ils sont surplombés par des sourcils aussi roux que ses cheveux, bien dessinés et assez fins. Ses lèvres sont de même relativement fines. A noter qu’elle a un grain de beauté très visible sur le côté avant gauche de son cou, et à la naissance de sa poitrine (visible si elle porte un décolleté seulement). Siobhan a les oreilles percées mais ne porte pas systématiquement de boucles d’oreilles.

ϟ Particularités :
• Siobhan a une marque de naissance circulaire et d'une rare complexité sur son épaule droite. Elle est aujourd'hui quasiment invisible toutefois, et finira probablement par s'effacer totalement.
• Siobhan a des cicatrices nombreuses de formes et de tailles variées. Certaines évoquent des tentatives de suicide, d'ailleurs, ce qui lui vaut parfois des regards pleins de pitié. Il s'agit en réalité d'entailles qu'elle s'inflige pour pratiquer sa magie.
• Elle s’est fait tatouée un corbeau dans le bas du dos, à titre de symbole et en honneur de Morrigan.Depuis elle le regrette un peu vu qu'elle en a appris de belles sur la déesse, mais bon...


ϟ Description Mentale : Siobhan est une femme qui était sûre d'elle, voire même arrogante. Avec tout ce qu'elle a vécu, son caractère s'est encore renforcé pour dissimuler ses fragilités. Elle contrôle en permanence ce qu'elle montre aux autres, jouant un jeu d'actrice dès lors qu'elle interragit avec quelqu'un, pour se protéger. Femme au caractère flamboyant et emporté en réalité, elle peut au contraire paraître froide tant elle maîtrise ses ressentis, avec un self-control impressionnant. Elle use et abuse des sarcasmes et autres moqueries également pour garder ses distances avec tout ce qui lui arrive. Incapable de faire confiance à quelqu'un pour de bon après des années de souffrance, l'irlandaise a décidé de se concentrer sur elle et sa propre sécurité. A cette fin, celle qui n'avait pas d'ambitions démésurées auparavant est obsédée désormais par l'idée d'acquérir pouvoirs et potentiellement alliés - dûment liés par des serments - pour pouvoir s'assurer de ne jamais retomber sous le joug de plus puissant qu'elle. Cette pensée alimente la plupart de ses cauchemars - et elle en fait un certain nombre chaque nuit, bien qu'elle ne s'en ouvre jamais à qui que ce soit. Prête à tout, la sorcière a mis depuis bien longtemps ses scrupules de côté et n'hésitera ni à tuer ni à faire souffrir si c'est nécessaire. Elle n'a jamais rien eu d'une enfant de choeur, mais les sept dernières années l'ont rendue pire encore : elle en tire même un certain plaisir, né du simple soulagement d'être plus forte et plus puissante que celui qu'elle a à sa merci. Son besoin d'écraser ses victimes ne vient donc pas d'une quelconque malice mais bel et bien de ses frayeurs. Capable de mentir, voler et tricher à tour de bras, elle ne trahira pourtant jamais une parole donnée sous un serment de sang ou bien à quelqu'un qu'elle respecte - encore que ces personnes se comptent sur les doigts d'une main. A l'époque, Siobhan était capable d'une loyauté extrême envers ses proches, mais elle a tant de mal à laisser quelqu'un s'approcher d'elle aujourd'hui que cette loyauté n'a plus vraiment lieu d'être. Elle n'est cependant probablement pas si lointaine, alors qui sait ce que le temps permettra ?



Super Dossier

ϟ Groupe et raisons : Ancienne membre du Cartel Rouge, Siobhan n'a pas essayé de les rejoindre depuis son retour. Centrée sur elle-même et en train de se reconstruire doucement, elle est donc restée indépendant, même si elle effectue à l'occasion des contrats pour d'anciens contacts à l'heure actuelle pour gagner un peu d'argent.

ϟ Pouvoirs et capacités :
Maîtrise de la magie du sang : Siobhan est une mage du sang depuis sa naissance, un pouvoir qu’elle tient de Morrigan et qu’elle a longuement exercé depuis qu’elle l’a libéré. Praticienne experte, autant grâce à la réserve dont elle dispose que parce qu’elle s’est entraînée encore et encore, elle est capable de tisser des sortilèges en utilisant l’énergie magique de son sang ou de celui d’autres. Les glyphes qu’elle utilise sont des oghams qu’elle entremêle les uns aux autres jusqu’à former des symboles inédits ayant valeur de sorts. Avec du temps et de la préparation, elle est capable de créer des sortilèges relativement complexes. Dans l’urgence, il s’agira cependant de réalisations moins ambitieuses.

Gardes de sang : A l'aide de plusieurs sceaux entremêlés les uns aux autres, tracés avec son sang, Siobhan est capable de créer un périmètre impénétrable autour d'elle ou d'un objet particulier. Peu étendues, ces zones ne peuvent pas dépasser un diamètre de quatre à cinq mètres, mais elles perdurent en revanche dans le temps sans que la sorcière n'ait besoin de les réalimenter en pouvoirs. Une garde peut être brisée uniquement grâce au sang de Siobhan. Elle fonctionne comme un bouclier physique ayant une résistance de 10 tonnes au maximum.

Manipulation du sang : Siobhan a la capacité de manipuler son sang à volonté, dès lors qu'il coule hors de son corps. Elle peut ainsi tracer des runes, des cercles de pouvoirs, en un claquement de doigts. Le sang matérialise la moindre de ses envies, sans que cela ne requière l'usage de sa magie (si ce n'est le fait qu'elle doit tout de même saigner au préalable, comme toujours). La vitesse à laquelle elle peut procéder est directement liée à sa propre vitesse, de manière tout à fait rationnelle : son don ne peut évidemment pas agir plus vite qu'elle ne pense.

Guérison accélérée : De son lien avec Raphaël, Siobhan a gardé une capacité à cicatriser plus rapidement. Particulièrement efficace sur les plaies de petite ampleur, ce pouvoir n’agira pas assez vite pour lui sauver la vie en cas de lésions mortelles, puisqu’elle perdra forcément sa course contre la montre. Cette capacité lui sert donc essentiellement à guérir en quelques secondes à minutes les coupures qu’elle s’inflige elle-même pour ses sortilèges.

Comme il s'agit d'un retour, je récupère aussi quelques pouvoirs supplémentaires (j'en ai volontairement laissé certains de côté. La plupart sont repris comme décrits dans son journal > http://www.star-city-heroes.com/t2640-carnet-de-notes-de-siobhan-o-reilly?highlight=Siobhan#50727
Corbeau de Morrigan • Il s'agit d'un corbeau stylisé travaillé dans de l'argent, hérité directement de l'illustre ancêtre de Siobhan. Ce corbeau était censé améliorer les qualités guerrières de celui ou celle qui le portait, mais avec le temps, ses propriétés se sont peu à peu estompées. Aujourd'hui, l'objet est monté en bracelet sur une lanière de cuir, et avertit sa porteuse de tout danger potentiel, mais développe aussi son intuition au combat. Il pourra donc arriver à la jeune irlandaise d'avoir un mouvement réflexe qui lui sauvera la mise, mais ce n'est pas toujours le cas…

Dague sacrificielle druidique • C'est l'arme qui sert de dague sacrificielle à Siobhan. Elle l'emmène quasiment partout, dissimulé sous une illusion ou une autre pour éviter d'attirer l'attention. Imprégné de sang depuis des millénaires, elle renferme son propre pouvoir, et augmente donc l'efficacité des sorts de la druidesse. Il est à noter également qu'elle s'en est servi si souvent que la dague est imprégnée de sa magie jusqu'à la garde, et peut donc servir de lien entre Siobhan et sa cible quand la sorcière n'a pas le temps de mêler son sang à celui de sa victime potentielle...

Sceau d'intégrité mentale : ( pas ajouté au journal mais achat retrouvé ici : http://www.star-city-heroes.com/t37p525-echange-des-points-d-inventaire#84656) A force de recherches, Siobhan est parvenue à créer un sortilège visant à protéger son esprit des pouvoirs de suggestion ou d'hypnose. Il s'agit d'un sceau de pouvoir gravé dans le bas de son dos, ressemblant à s'y méprendre à un tatouage de couleur rouge sombre. Le tracé a été apposé au cours d'un rituel utilisant la magie de Dis et la magie du Sang de l'irlandaise, afin d'éviter qu'elle ne soit manipulable par ses ennemis. Cela ne la protège cependant pas totalement des intrusions mentales - du type lecture de pensées et compagnie.

ϟ Surnom et costume : Décidée à faire table rase du passé, Siobhan n'utilise plus son ancien costume ni surnom. Elle ne sait donc pas ce qu'elle choisira par la suite, mais ce n'est clairement pas dans ses priorités actuelles.



Informations Complémentaires

• Siobhan fête les principales célébrations druidiques, à savoir Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad. Sans être une fanatique, elle croit à l’existence des dieux celtiques, dont elle est une descendante.
• Elle a une peur maladive des orages. L'irlandaise est d'ailleurs particulièrement mal à l'aise dans l'obscurité et d'une façon plus générale la nuit, même si elle ne le montre pas ou presque pas.
• L’irlandaise trimballe partout où elle va un flacon d’alcool à brûler et une boîte d’allumettes, au cas où elle aurait besoin de faire disparaître son sang.
• Elle habite actuellement chez Abigaïl, ne sachant pas vraiment où elle va ni où elle en est psychologiquement parlant.
 
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Message posté : Sam 13 Avr 2019 - 10:52 Message
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Maître du Jeu
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La Maire
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Personnage
Madame la Maire

ϟ Âge : 51
ϟ Sexe : Féminin ϟ Date de Naissance : 05/05/1968
ϟ Arrivée à Star City : 22/03/2012
ϟ Nombre de Messages : 12570
ϟ Nombre de Messages RP : 1
ϟ Célébrité : Viola Davis
ϟ Crédits : Renan
ϟ Âge du Personnage : 52 ans
ϟ Statut : Mariée
ϟ Métier : Maire
ϟ Liens Rapides : Notice
Joueur
Madame la Maire

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Re bienvenue à toi ! Siobhan O'Reilly 4153354820

Comme je m'y attendais, la fiche est tout bonnement parfaite ! Bien évidemment, au vu de son passage en Enfer, Siobhan n'a pas pu avoir de réel avis sur la récente invasion du Terminus et les autres éléments du contexte sont suffisamment bien intégrés pour compenser ça ! Que dire mis à part que je suis ravie de revoir ce personnage en jeu ? J'ai hâte de voir ce qu'elle va donner sur le long terme ! Siobhan O'Reilly 1366640713

Tu commences avec un niveau 1, je te l'ajoute à ton profil. Tu pourras le faire augmenter en gagnant des points de réputation, alors n'hésite pas à te lancer immédiatement dans l'aventure.

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Enfin, si tu en as l'utilité, n'hésite pas à aller faire certaines des demandes disponibles ici. En tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition ! Je t'encourage aussi à venir flooder et à passer sur la ChatBox ! C'est comme cela que l'on trouve des liens et des sujets le plus facilement, d'autant que ça permet de faire connaissance avec les autres joueurs. Il y a toujours quelqu'un dessus alors n'hésite pas !

Bon courage pour recommencer une nouvelle vie !

 
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