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Soirée réconfort

 
Message posté : Ven 5 Avr 2019 - 6:05 Message
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Deux mois déjà, c'est fou ce que le temps pouvait passer rapidement. Depuis mi-janvier et sa libération, la Prêtresse Tia Sekhmet vivait à mes côtés. Je ne pouvais pas me plaindre d'elle, sinon sa pudeur inexistante elle n'avait pas franchement de défauts à vivre à mes côtés. Elle apprenait ce monde, un pan de son histoire après l'autre. Elle avait trois milles années de retard sur le monde actuel, ça faisait beaucoup à rattraper et plus important encore que les années perdues de sa vie, elle avait une langue à apprendre. Elle était bonne élève, son accent était charmant, j'adorais lui apprendre la langue de Shakespeare, elle se donnait toujours beaucoup de mal pour comprendre ce que j'expliquais, pour corriger ses erreurs, ça faisait du bien de voir son implication. C'est que l'ancien égyptien était une langue très peu parlée aujourd'hui et même ceux qui le parlaient ne parlaient pas parfaitement celui qu'elle avait connu. Elle me corrigeait moi-même dans mon égyptien, nous apprenions énormément l'un de l'autre. Je lui apprenais l'anglais, elle m'apprenait sa langue, du moins ce que je n'en savais pas, les subtilités perdues avec le temps et les écrits. Guerrière, elle m'apprenait mieux à me battre, à me défendre, à pouvoir la défendre. Je remarquais n'être pas si peu doué que ça finalement même si elle avait plus d'expérience que moi dans les domaines martiaux. C'était un échange qui s'était mis en place entre nous, une sorte de balance qui s'équilibrait entre ses connaissances et les miennes, sa volonté de comprendre mon monde, son nouveau monde et ma curiosité pour son monde à elle.

Quelque chose avait fini par me frapper quand elle me parlait de son monde, de sa vie d'autrefois. Une nostalgie inévitable et fatale qui semblait la blesser de plus en plus au fur et à mesure du temps qui défilait et de nos échanges. Ca lui manquait, sa vie, son monde, l'ambiance qu'il y avait. La technologie avait changé beaucoup de choses et c'était évident que ça la touchait, c'était inévitable que ça la blessait quelque part. Le sentiment de manque peut être affreux, je me souviens du sentiment de manque au décès de ma mère et je n'étais séparé d'elle que depuis deux ans. Le monde n'avait pas tant changé depuis. Tia avait perdu son monde il y a 3000 années de cela, comment est-ce qu'on vit comme ça ? Je n'arrivais sans doute même pas à imaginer le centième de ce qu'elle devait ressentir et vivre. Ces derniers temps je trouvais que ce sentiment s'était exacerbé, je l'avais sentie toujours plus blessée, plus nostalgique, il y avait des blancs dans ses phrases, des absences dans ses mots, des regards vitreux et vides quand elle évoquait ce qui fut. Aussi, sachant que la jeune femme s'était découvert une véritable passion pour les douches à rallonge, quoi que l'apprentissage du fonctionnement de la douche fut pour le moins particulier, j'avais décidé de préparer une surprise pour mon invitée.

Tout le salon avait changé de tête, selon les notes que j'avais prise de ses mots, j'avais tout réarrangé, m'arrangeant pour masquer le mobilier moderne avec des draperies orientales. Une petite table proche du sol avait été mise en place avec des coussins, toute l'ambiance du salon dont les volets étaient fermés transpirait désormais l'Egypte antique, celle qu'avait connu Tia. Dans la cuisine, dans le four moderne cependant, cuisait un plat dont elle m'avait parlée, traditionnel de l'Egypte, l'odeur risquait bien d'éveiller ses sens et ses souvenirs. Nous cherchions à trouver un moyen de lui rendre la mémoire et je me disais que ce soir pourrait être à la fois une soirée pour apaiser sa nostalgie, lui faire plaisir et, en prime, tenter d'éveiller sa mémoire. J'avais laissé devant la porte de la douche une tenue qu'elle reconnaitrait, celle qu'elle portait lors de notre première rencontre, soigneusement nettoyée et repassée. Un petit mot dans sa langue natale, une galère atomique à écrire, pour lui demander de passer cette tenue et me rejoindre dans le salon. Moi-même j'avais passé une tenue dans le style de l'Egypte antique. D'accord, j'avais un peu galéré avec mon carré de tissu pour l'enrouler correctement et en faire une toge avec un seul nœud mais j'y étais parvenu et avec un certain brio pour le coup. Contrairement à la Prêtresse qui n'avait aucune pudeur, j'avais la mienne et franchement savoir que j'étais à un nœud de la nudité m'était assez délicat. J'aurai pu tricher avec un vêtement sous la toge mais j'avais décidé de jouer le jeu jusqu'au bout.

J'allume les bougies en faisant le tour du grand salon éclairé uniquement par les flammes des nombreuses bougies et d'un feu de cheminé. Si nous faisions habituellement le choix de l'anglais pour nos échanges afin qu'elle puisse s'y améliorer mais ce soir serait un peu différent. Beaucoup de choses seraient différentes ce soir. Je l'entends descendre les marches et arriver dans le hall d'entrée, j'ouvre la porte la séparant du salon et m'incline respectueusement tout en lui tendant la main. Nos contacts physiques demeurent rares, même si elle s'était laissée quelque peu apprivoiser au fil des mois qui avaient défilé à mon contact.

« Bonsoir Prêtresse Tia. »

Je m'exprimais dans sa langue, resserrant à peine mes doigts sur sa main, elle pourrait s'échapper à n'importe quel comment. Je la guide dans le salon transformé en pièce à vivre de l'Egypte antique pour le temps de cette soirée. L'odeur du plat que je cuisinais chatouille un peu les narines mais je commence par l'entrainer vers le miroir en métal poli devant lequel se trouve une petite assise en osier sur laquelle repose un coussin et bien rapidement les princières fesses de la jeune femme. Si j'avais mis dans un petit bol en terre cuite de la peinture pour corps, elle était tout ce qui se faisait de plus moderne en réalité mais qu'importe. Je m'empare du bol et du pinceau qui s'y trouve.

« Puis-je ? »

Je demandais cela toujours dans sa langue natale, ça me ferait mal d'entendre un nom, j'avais appris par cœur les arabesques qu'elle m'avait dessinée comme ceux qu'elle arborait autrefois. Je m'étais entrainé jusqu'à réussir à les réaliser avec dextérité et on partait de loin, le dessin et moi ne sommes pas des amis. Je souris doucement à la Prêtresse pour l'aider à accepter mon offre, espérant que cette soirée hors du temps puisse lui faire du bien.
 
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Message posté : Sam 6 Avr 2019 - 18:47 Message
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Cela faisait deux mois que Tia revivait, presque au sens littéral du terme. Après trois mille ans d’enfermement à ressasser ce douloureux échec, cette affreuse trahison, elle avait finalement été libéré de sa jarre par un archéologue qui était sur les traces de son histoire. Alors que tout son peuple l’avait laissé dans son coin, oubliant de toute évidence son existence, le beau brun lui l’avait retrouvé. Depuis qu’il l’avait sorti de sa prison quasi éternelle, il lui avait appris beaucoup de choses à commencer par sa langue. S’il l’avait retrouvé, c’était parce qu’avant lui, sa mère avait remonté sa trace. Elle avait amassé toutes les informations qu’elle avait pu trouver au sujet de la prêtresse Tia Sekhmet. A priori, Timothy avait pris le relais lorsqu’elle avait subitement perdu la vie et c’était à force de croire en les recherches de sa mère qu’il avait fini par trouver l’oasis ainsi que la crypte qui conservait dissimulée aux yeux de tous l’urne, la prison de la jeune femme. Si elle n’avait pas été consciente que quelqu’un avait trouvé sa jarre et l’avait déplacé, elle en avait été pleinement consciente lorsqu’il avait réussi à la libérer à l’aide d’une formule trouvée dans les nombreux documents que l’archéologue lui avait laissé. Apparaître ainsi dans une pièce où rien ne lui semblait familier, face à un homme, séduisant certes, mais qui lui fit tout de même peur n’eut rien de très confortable.

La brune avait été piégé par un homme, un espion qui faisait parti des ennemis de son pharaon. Mais ça, elle l’avait compris bien trop tard. Il s’était joué d’elle, l’avait séduite. Tarek avait pris son temps et endormi sa vigilance au fil des mois jusqu’à ce qu’elle cède, qu’elle accepte son aide pour se détendre, pour mieux se reposer afin d’entretenir ses forces au maximum pour chaque nouvelle bataille, chaque nouvelle confrontation. Elle ne s’imaginait pas que son intention était tout autre et que cet homme espérait lui ôter ses pouvoirs en même temps qu’il lui prendrait sa virginité. C’était mal connaître le dieu Seth que de priver l’une de ses prêtresses de ses pouvoirs après qu’elle est finalement succombée au plaisir qu’il chérissait tant. Ainsi Tarek s’était retrouvé à devoir dire à ses supérieurs que cela n’avait point marché, même si ces derniers sans étaient vite rendus compte en voyant la prêtresse déchaîner les éléments sur leurs troupes le lendemain. Repenser à ses artefacts qui l’avait rendu captive durant plus de trois mille ans la faisait souffrir. A vrai dire, elle ne savait pas trop dire si c’était le fait d’avoir échoué dans sa mission ou si c’était le fait que tous l’avaient oublié et laissé croupir dans cette jarre qui lui faisait le plus de mal.

Mais en présence du jeune homme, Tia réussissait à passer outre ça, outre ces réflexions sur son passé à présent lointain. Il lui apprenait l’anglais, elle perfectionnait sa connaissance de l’ancien égyptien et ils s’entraînaient tous les deux au combat quasiment tous les jours, tel un rituel. Si elle était très sensible, trop même face au contact physique involontaire, le toucher ou être touchée dans un duel, dans le but de frapper l’adversaire, n’était pas une chose qui lui faisait peur ni qui la tétanisait. Dès qu’ils étaient en dehors d’un entraînement, c’était une toute autre histoire. Au début, lorsqu’elle était arrivée depuis peu, cela avait créé quelques catastrophes et cela avait failli en créer des encore pires. La vaisselle qu’elle avait cassé ne se comptait plus vraiment mais c’était surtout les chutes qu’elle avait fait en voulant s’écarter sans prendre gare au mobilier. Elle devait reconnaître que le beau brun était très patient avec elle, y compris pour cela. La prêtresse était loin d’être une mauvaise élève pour ce qui était d’apprendre l’histoire du monde et l’anglais. Mais ses réactions intempestives, elle ne les maîtrisait pas du tout. A chaque fois que quelqu’un la touchait ou même la frôlait, Tia avait des sensations qui lui revenaient en lien avec cette unique nuit qu’elle avait passé dans les bras de Tarek, nuit qu’elle regretterait toute sa vie.

Seulement si la brune se souvenait avoir été piégé, elle ne se souvenait pas ni par qui ni comment. Aussi ses réactions au contact physique avec quelqu’un d’autre étaient d’autant plus perturbante qu’elle ne comprenait pas d’où cela venait. Si elle avait fait voeu de chasteté en priant le dieu Seth, elle n’avait pour autant jamais était aussi mal à l’aise lors d’un contact physique, avec Timothy ou une autre personne. L’égyptienne avait eu la sensation que cela était moins important lorsqu’il s’agissait d’une femme, mais cela restait une simple impression. Elle n’avait toujours pas récupéré ses pouvoirs et en plus, il lui manquait une partie de ses souvenirs. Peut-être avait-elle perdu définitivement ses dons mais l’archéologue lui avait dit que c’était en lien avec le collier, sans savoir pour autant comment lui retirer. Sous la douche, songeant à tout cela, Tia aurait aimé se souvenir de tout, pouvoir finalement mettre une raison à ce symptôme, un événement passé quelque qu’il soit. Elle ne se doutait pas de ce qu’elle découvrirait le moment venu. Tentant d’écourter sa douche pour faire plaisir à son hôte, elle ne l’acheva qu’avec deux minutes d’avance et s’essuya à l’aide d’un serviette en coton avant d’enfiler ses vêtements.

Sauf qu’elle ne pensait pas qu’elle allait s’habiller ainsi pour rien, trouvant ses vêtements de l’époque de l’autre côté de la porte avec un message approximativement orthographié. Pénétrant de nouveau dans la salle d’eau, la prêtresse ôta tous ses vêtements modernes qui étaient en quantité trop grande, sauf pour empêcher le froid et le vent de l’atteindre, et s’attela à nouer le tissu entre ses seins avant d’attacher le pagne avec une broche. S’observant dans le miroir, la brune opta pour une coiffure de combattante, tressant ses cheveux en plusieurs tresses sur le sommet de son crâne pour les faire se rejoindre à l’arrière de sa tête et les attacher avec un simple ruban en une queue de cheval basse, laissant les pointes atteindre le milieu de son dos. Elle sortit alors de la pièce pour rejoindre le salon. A peine fut-elle arrivée en bas des escaliers que la porte s’ouvrit sur Timothy vêtu comme à l’époque. La jeune femme ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux apercevant derrière lui les bougies et les tissus d’une autre époque, de son époque. Hésitante, elle finit par accepter de déposer sa main dans la sienne tout en le saluant à son tour :

Bonsoir Timothy.

Elle avait été surprise de l’usage de sa langue maternelle mais au vu du décor, du fait qu’il avait voulu qu’elle porte sa tenue d’avant, qu’il en avait revêtu une aussi, elle préféra se laisser guider par le jeune homme. C’est aussi pour cela que la brune le suivit docilement, surprise par cette douce odeur qui s’était mêlée à l’odeur des bougies qu’elle aimait tant. Son ventre se mit à grogner doucement, comme s’il avait reconnu le plat que sa mère lui faisait tout le temps. Continuant d’observer le décor, Timothy avait tout fait pour la replonger dans son passé et si le résultat obtenu était loin du compte, il était tout de même largement honorable. Mais surtout, elle appréciait tous ses efforts qu’il faisait jour après jour pour elle. Le beau brun la guida jusqu’à un siège en osier où il lui fit signe de prendre place avant de lui demander s’il pouvait, voyant dans le miroir qu’il tenait un pinceau et un bol en terre cuite dans ses mains. Hésitante une fois de plus, elle finit par accepter.

Je t’en prie.

Il avait fait tout ça pour elle et cela la touchait clairement. Alors qu’elle était arrivée dans sa vie, venant de nulle part, tel un fardeau encombrant et inutile, l’archéologue s’était efforcé de lui donner tous les moyens possibles pour qu’elle s’adapte à cette nouvelle vie qui allait être la sienne. Si elle regrettait certaines choses du passé, ce n’était pas le cas pour tout et ses moments d’égarement étaient parfois de la nostalgie et parfois de la rancoeur. Elle avait échoué en tant que prêtresse mais son peuple et son pharaon l’avaient également abandonné à son triste sort, la laissant enfermée pour l’éternité si Timothy ne l’avait pas trouvé.

Tu n’étais pas obligé de faire toutes ses choses. Tu en fais déjà beaucoup trop.
 
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Message posté : Sam 6 Avr 2019 - 23:02 Message
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Je sentais bien souvent la Prêtresse mal à l'aise face aux attentions que j'avais pour elle, face à la façon que j'avais de l'accompagner dans ce nouveau monde qui n'était pas le sien. C'était finalement presque un avantage qu'elle connaisse le monde de la magie, quand j'avais voulu lui expliquer le téléphone par exemple, elle n'était pas aussi terre à terre que l'aurait été une personne ne connaissait pas la magie. Elle avait l'esprit beaucoup plus ouvert, cela facilitait de lui parler de technologie complexe et compliquée. Qui plus est même pour être totalement honnête, je vis dans ce siècle, dans ce millénaire, avec toutes les inventions "normales" mais est-ce que je sais vraiment comment fonctionne le téléphone ? Je décroche, je compose un numéro, cela envoie des données à un serveur qui le retransmet au téléphone de la personne que j'appelle et notre conversation est en fait un échange de données électroniques. Mais là encore je ne serai pas capable d'en dire d'avantage, je ne connais pas le fonctionnement exact, je ne m'en suis jamais inquiété, exactement comme pour internet également. Je connais le fonctionnement grossier comme presque tout le monde en fin de compte mais je ne connais pas le fonctionnement précis et exact. J'avais expliqué cela à Tia et avant qu'elle ne me dise ne pas comprendre mon absence de curiosité, je lui ai montré beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP d'inventions de notre monde au fonctionnement complexe. Je crois qu'elle avait rapidement compris pourquoi je ne pouvais pas être totalement curieux de tout ce qui se trouvait dans mon monde.

Je me souvenais encore du jour où je lui avais fait comprendre la taille de notre monde. Je lui avais montré son empire, puis la Terre entière telle que nous la connaissions. Chaque fois que je lui montrais quelque chose comme ça, j'avais le sentiment qu'elle allait me hurler que c'est faux, que je suis un fou mais non, elle ne l'a jamais fait. Chaque fois elle me surprend d'écoute et d'apprentissage, elle accepte ce que je lui dis comme une vérité, ne remet pas en cause mes mots, ne me prend pas pour un fou. Nous étions rarement sortis tous les deux, elle n'avait pas encore beaucoup été confrontée au monde à proprement parler, ça serait la prochaine étape. Elle avait été dans le petit bain avec moi pour découvrir que ça ne fait pas peur, que si le monde a changé, les personnes qui le peuplent sont toujours les mêmes. Elle allait bientôt devoir se confronter au grand bain, affronter le monde et ses habitants, il n'y a que comme ça qu'elle pourrait en apprendre plus sur ce monde et qu'elle osera s'y aventurer. Toutefois avant de la jeter dans le bain aux requins, je comptais l'accompagner au maximum, être là pour ses premières sorties, l'aider à trouver un emploi qui lui permettra d'avoir du contact avec d'autres personnes. Je la paternais en un sens, depuis sa libération j'avais pris ce rôle pour elle, un rôle qui ne me dérangeait pas le moins du monde, au contraire j'avais plaisir à le prendre et continuer à le vivre.

Ce soir les choses étaient un peu différentes et l'expression de surprise que je vois sur son visage lorsqu'elle réalise la surprise qui lui avait été préparée provoque un sourire sur mes lèvres. Je suis heureux d'avoir réussi à la surprendre de cette façon, elle est magnifique dans sa tenue, je sais que je ne devrai pas la regarder ainsi parce que les contacts lui donnent du mal, la mettent mal à l'aise mais elle est une très belle jeune femme. Avec de gros soucis de gestion de la pudeur d'ailleurs. Ca avait été … c'est toujours … un combat pour la faire s'habiller. Dans le temps la pudeur n'était pas perçue comme elle l'est aujourd'hui mais les choses ont changé et la prêtresse semblait encore avoir un peu de mal avec ça. Ce soir c'était un peu sa carte échappatoire puisque c'était moi qui lui avait laissé une tenue très déshabillée, celle qu'elle portait lors de notre première rencontre.

Installée confortablement sur un petit fauteuil en osier, je lui demande si elle me permet de dessiner sur son corps les arabesques qu'elle arborait jadis et elle se fait hésitante. Je sais que c'est difficile pour elle d'accepter. Un véritable paradoxe pour une jeune femme presque entièrement impudique de ne pas se laisser toucher. Mais j'acceptais parfaitement et même s'il m'arrivait d'être tactile avec les autres, j'évitais au maximum à son contact. Des gestes m'échappaient parfois, des gestes doux généralement, voir encourageants comme une main sur son épaule mais même cela la faisait se raidir. Il y avait du progrès, au début elle sursautait carrément et reculait, comme si je venais de la foudroyer en la touchant. Prenant délicatement son bras, je commence à tracer les arabesques, je suis sans doute beaucoup plus lent qu'elle ne devait en avoir l'habitude mais après les premiers traits, je trouve le résultat plutôt plaisant et cela m'encourage à continuer.

« Non, je n'étais pas obligé. Je n'étais pas obligé de beaucoup de choses à ton égard mais je ne pouvais pas t'abandonner dans ce monde. »

Ma mère m'en voudrait à en revenir pour me mettre une paire de gifles si j'avais fait ça. Mon œuvre avançait plutôt bien, j'espérais que le résultat allait lui plaire. Tout en continuant mes dessins, je lui fais part de mon idée.

« Je voulais profiter de cette soirée pour te parler de quelque chose qui me semble important. Je pense que ça serait bien de te trouver un travail, quelque chose de simple, qui te fera parler et discuter avec des gens. C'est en pratiquant la langue que tu l'apprendras le mieux, le plus vite. »

Je m'arrête un instant pour trouver son regard, je lui souris pour la rassurer.

« Je serai là pour m'assurer que tout se passe bien, pour t'épauler en cas de besoin. Tu ne seras pas seule. Tu ne le seras jamais. Je serai toujours là pour toi. »
 
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Message posté : Dim 7 Avr 2019 - 12:18 Message
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Tia avait usé de l’anglais pour prévenir son hôte qu’il n’avait pas à faire tout ça. Elle n’était pas une princesse, elle n’était même plus une prêtresse. Aujourd’hui, elle était simplement devenue un fardeau, incapable de se débrouiller seule dans un monde qui avait été le sien mais qui ne l’était plus. C’est pourquoi, la brune se sentait redevable vis à vis de ce jeune homme qui l’avait libéré de sa prison éternelle et qui l’avait pris sous son aile en quelque sorte. Il aurait très bien pu la mettre à la porte, après tout Timothy ne lui devait rien. C’était elle qui lui devait tout au contraire. Après trois mille ans d’enfermement, elle était enfin libre de ses mouvements grâce à lui et à sa mère, deux archéologues qui avaient été intrigué par son histoire. Si ses pouvoirs lui manquaient, ils n’en étaient pas responsables. Elle ne se rappelait pas de ce qu’il lui était arrivé, ni de comment elle avait fini scellée dans cette jarre. Seul son subconscient se rappelait et lui faisait comprendre à travers ce refus d’être touchée. La jeune femme avait bien progressé au cours de ces deux derniers mois. Au départ, le moindre effleurement la faisait sursauter et s’écarter un peu violemment. Elle se souviendrait toujours de la première fois que le beau brun l’avait touché, le regard d’incompréhension qu’il avait affiché face à la réaction démesurée de son invitée. La prêtresse s’en était voulue même si cela était plus fort qu’elle. Elle avait eu l’impression de le blesser, probablement parce qu’il ne pensait pas à mal en posant sa main sur son épaule. Malheureusement, le mal avait été fait. La réaction bien trop vive que la belle avait eu avait été un réflexe. Aujourd’hui, lorsqu’il l’effleurait ou la touchait, son corps se contentait de se raidir. Cela restait visible pour le jeune homme mais c’était déjà un progrès en soit. Lorsqu’il l’avait emmené à l’extérieur, découvrir ce nouveau monde dans lequel elle allait devoir vivre, les autres personnes qui pouvaient la frôler en marchant sur le trottoir ou dans une boutique ne semblaient pas se rendre compte de ses réactions ce qui étaient un bon point. Heureusement toutefois que Timothy était là car la première fois qu’elle était sortie, elle était partie pour réagir aussi vivement que lorsqu’elle venait de sortir de la jarre. C’était l’archéologue qui l’avait interpellé, découvrant une lueur inquiète au fond de ses yeux. Elle avait cherché à se maîtriser au mieux pour la durée de la sortie mais cela ne fut pas une grande réussite.

Mais ce soir, même si la prêtresse n’allait pas apprécier le contact physique d’un claquement de doigts, elle ne pouvait pas ne pas être ravie d’une telle surprise de la part de son sauveur. Alors la brune accepta ses instructions, prenant place sur la chaise en osier alors que l’archéologue s’apprêtait à peindre sa peau, comme elle le faisait autrefois. Elle avait l’impression que le jeune homme était tactile de base. C’était aussi ce qui l’avait poussé à prendre sur elle au plus vite, contre son subconscient qui la poussait à refuser les contacts physiques. Alors qu’il lui prit son poignet dans sa main pour soulever son bras, elle eut moins de mal qu’habituellement à se retenir. Il faut dire que c’était prévu, qu’elle s’y attendait et que Timothy faisait preuve d’une grande douceur et légèreté dans ses gestes avec elle, comme si elle était en cristal et qu’il avait peur de la casser. C’était une des nombreuses attentions qu’il avait à son égard depuis qu’elle avait envahi sa vie. La prêtresse était repassée sur l’anglais, ne voulant pas abuser et pourtant, c’est bel et bien dans sa langue natale que le beau brun lui répondit, concentré sur son oeuvre.

Tu n’avais pourtant aucune obligation à mon égard. C’est plutôt moi qui te suis redevable Timothy.

Elle lui devait sa liberté après trois mille ans d’enfermement et de tourmente, ce n’était pas rien. Le jeune homme semblait appliqué dans sa tâche aussi ne voulait-elle pas le déconcentrer. Cependant c’était lui qui repris bien vite la parole pour lui parler d’une chose qu’il jugeait important. Attentive, la brune se rendit compte qu’elle vivait à ses dépens depuis qu’elle avait débarqué dans sa vie. Il marquait un point en plus en parlant de ce besoin de communication. Tia avait beaucoup progressé grâce à lui mais elle ne pouvait décemment pas être un fardeau pour lui toute sa vie. Elle connaissait parfaitement le principe de travailler. Si le sien dans le passé était un peu particulier, cela ne changeait rien. Les ouvriers, les paysans, les soldats, tous étaient rémunérés pour leur travail ce qui leur permettaient de vivre, de se nourrir, d’avoir un logement. Si elle ne se rendait encore pas bien compte de comment cela fonctionnait aujourd’hui, Timothy restant à la maison en permanence ou presque avec elle, il allait falloir qu’elle se plonge tôt ou tard dans tout cela. Le sourire que le jeune homme lui adressa était rassurant mais fit également battre son coeur un peu plus vite. Ses paroles étaient encourageantes.

C’est une bonne idée. Je ne peux décemment pas rester à vivre à ton crochet toute ma vie.

Il faut dire que depuis que la belle avait chamboulé sa vie en débarquant ainsi dans son salon, elle s’était posée plusieurs questions. Son hôte semblait particulièrement seul. Si au départ, cela l’avait bien arrangé pour les premiers temps de son adaptation, la jeune femme se demandait si cela était de sa faute. Il ne sortait pas beaucoup excepté pour faire des courses, il ne semblait pas travailler, il ne semblait pas avoir de connaissances avec qui il aimerait discuter et encore moins une personne pour partager sa vie. Peut-être avait-il fait voeu de chasteté comme elle, au plus grand désarroi de son dieu ?

A quoi occupais-tu ta vie avant que je ne vienne l’envahir ? J’ai l’impression que tu n’as ni travail ni connaissances ? Est-ce ma faute si tu restes ici en permanence ?

Elle ne s’en était pas rendue compte avant ça mais peut être qu’il se cloîtrait ici avec elle de peur de la montrer aux autres ou des bêtises qu’elle pourrait faire en son absence ?
 
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Message posté : Mar 9 Avr 2019 - 18:12 Message
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Elle aimait me dire que je n'étais pas responsable d'elle, que je n'avais aucune obligation envers elle, que je n'avais pas besoin de faire tout ce que je faisais la concernant. Je ne suis pas sûr que c'était la vérité pour être vraiment sincère. Après tout je l'avais libérée de son enfermement. Je n'étais pas responsable de ce dernier, ni même du déroulement des trois milles années qui la séparaient de ce moment-là de son existence. Je l'avais libérée. Quelque part ça faisait de moi une personne responsable vis-à-vis d'elle. Ce n'était jamais ce que j'avais voulu, combien de légendes parlent d'hommes et de femmes enfermés à tout jamais en attendant d'être libérés pour verser leur haine et leur fureur sur le monde. Elle ? Rien de rien. Tout juste un petit avertissement sur les murs de ce qui était sa crypte pour dire qu'elle avait des pouvoirs, qu'elle était potentiellement dangereuse et avait accompli de grandes choses avant d'être privée de ses pouvoirs et enfermée. Et puis même dans la jarre, tout au plus je pensais que je trouverai un collier et que le reste ne serait que de la légende ou que son corps serait enfermé à côté dans un sarcophage. Imaginer que je trouverai une prêtresse, magnifique femme en plus de ça, dans une jarre, c'était surnaturel. Et impensable dans le même temps.

« Je crois qu'on pourrait en débattre éternellement. Même si je n'avais aucune obligation, j'avais quand même envie de le faire. Ou besoin de le faire. Ma mère aurait adoré te rencontrer, elle adorait ton histoire, ta légende. Alors je ne pouvais pas t'abandonner dans le monde comme ça. »

Entre le fait que je ne pouvais pas décemment laisser une femme à qui il manquait trois mille ans d'histoire partir affronter le monde, il y avait aussi un devoir moral que j'avais envers ma mère qui adorerait être à ma place en cette seconde. Je ne suis pas croyant, dans aucune religion, ni aucun Dieu, mais je ne pouvais m'empêcher d'espérer qu'elle pouvait la voir, qu'elle pouvait l'observer, ne serait-ce que pour voir que même raillée par ses paires archéologues, elle avait toujours eu raison sur Tia. Si elle pouvait la voir, elle pouvait me voir aussi et elle devait franchement se fendre de rire en me voyant tracer des arabesques sur un bras de la prêtresse. Je n'avais jamais eu aucun talent pour le dessin et cela faisait plus d'un mois que je m'entrainais pour ces arabesques qui étaient plutôt réussis. Enfin j'en laisserai Tia seule juge mais de toute façon j'étais au maximum de mes capacités en dessin. Ma mère en revanche faisait des choses magnifiques, elle savait réaliser des enluminures selon les méthodes ancestrales, elle dessinait magnifiquement. L'archéologie avait été sa voie depuis toujours, moi j'avais parcouru un peu de chemin à ses côtés pour passer du temps avec elle, parce que sa passion était contagieuse mais ce n'était pas mon domaine. Mon domaine était dans le redressement de tort nocturne.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire, Tia. »

Je relève le regard vers le sien après avoir terminé une ligne courbée dont je suis plutôt fière. Plus épaisse sur le milieu jusqu'à ne deviner qu'un trait fin de la pointe du pinceau à l'arrivé. Si on m'avait dit un jour que je parviendrai à réaliser un tel dessin je n'y aurai pas cru. Si on m'avait dit que je peindrai un jour au pinceau sur une Prêtresse de l'Egypte Antique non plus. Alors les deux ensemble, ça avait une dimension incroyablement improbable.

« Ta chambre ici, ta vie ici avec moi, je ne la remets pas en cause, ni même le fait que tu ne travailles pas. Je ne suis pas en train de te pousser vers la sortie, de te jeter dehors. J'aimerai juste que tu commences à prendre contact avec la société, avec le monde d'aujourd'hui autrement qu'à travers moi. Ca te permettra de rencontrer d'autres gens, de vivre d'avantage également, d'apprendre plus rapidement la langue. Ca t'aidera énormément, j'en suis sûr. Et puis qui suis-je pour priver le monde de ta présence ? »

J'aimerai la complimenter sur sa beauté, sur sa douceur, sur sa gentillesse mais je me retiens de le faire, je ne veux pas la faire fuir ce moment que nous partageons. Toutefois je voulais aussi qu'elle comprenne que je n'étais pas en train de lui dire qu'elle allait devoir travailler pour se trouver un appartement et partir. Si je proposais cette idée c'était surtout pour lui permettre de sortir, pour qu'elle ne devienne pas folle sans cesse cloitrée à l'intérieur du manoir. Elle s'inquiète des raisons qui me poussent à rester avec elle aussi souvent, de la solitude qui semble régir ma vie, elle s'en croit responsable. Je lui souris de suite, pour la rassurer.

« Tu n'es fautive d'absolument rien, Tia. »

Je reprends mes arabesques, ça sera la dernière ligne pour ce bras là, ensuite il faudra réussir le second bras avec les mêmes motifs en essayant de réaliser un miroir parfait ce qui promettait d'être la phrase très difficile de ces dessins.

« Ma famille possède de nombreux biens, des logements du côté de mon père qui sont loués par une société experte dans ce domaine, des objets archéologiques et d'arts du côté de ma mère et eux aussi sont loués par une société experte. Je suis ce qu'on appelle un rentier, je vie de l'argent que je perçois ainsi. Ca me libère du temps pour m'occuper des prêtresses que je libère après trois milles années d'enfermement. »

Je souris pour lui faire comprendre que je plaisantais et me moquais gentiment, qu'elle ne devait pas le prendre mal, comme si elle était un fardeau.

« Avant que tu viennes dans ma vie, je l'occupais à retrouver le collier que tu portes pour prouver que tu avais bien existé. Crois-moi, si on m'avait dit que je le trouverai au cou d'une belle prêtresse bien vivante je n'y aurai pas cru un instant. »

Je ne crois pas que quiconque s'y serait attendu véritablement.

« Je suis assez solitaire, je l'ai toujours été. Je t'ai dit qu'il existait des héros dans le monde d'aujourd'hui. Mon grand-père a été le premier de la famille, puis ses deux fils ensuite : mon père et son frère, mon oncle ont été les suivants. Moi j'étais la troisième génération mais j'ai raccroché mon beau costume de héros tout drapé de lumière et auréole de pureté quand mon père a été tué pendant que nous protégions ce monde. Je crois qu'entre la mort de mon père et deux ans plus tard celle de ma mère je … j'ai commencé à croire que j'étais mieux seul. Enfin … J'aime quand même beaucoup ma Prêtresse Antique … Quand elle ne met pas de sels de bains dans la piscine. »

Je la charrie doucement, terminant de tracer l'arabesque, je repose le pinceau et tourne doucement son bras, avec une grande délicatesse pour observer mes dessins. Je dois l'avouer, je suis plutôt fier du résultat. Je change alors de côté, passant au second bras de la belle brune.
 
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Message posté : Jeu 11 Avr 2019 - 7:42 Message
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Tia était gênée de l’attention et du temps que son hôte lui consacrait. Si elle lui en était reconnaissante de l’aider à s’intégrer au monde d’aujourd’hui, elle s’en voulait d’être un si lourd fardeau, elle qui avait été une meneuse dans l’ancien temps, à son époque à elle. S’il y avait bien quelqu’un qui ne lui devait rien mais à qui elle devait tout, c’était l’archéologue. Inconsciente du temps passé enfermée lorsqu’elle était à l’intérieur de la jarre, son peuple l’avait laissé durant trois mille ans à l’écart de tout, espérant peut-être que jamais elle ne sortirait de cette cage dorée. Ses ennemis avaient bien fait leur travail de toute évidence mais elle ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à son peuple et à son pharaon de ne pas l’avoir retrouvé, de ne pas l’avoir libéré pour qu’elle puisse se venger et les protéger par la même occasion. Aujourd’hui, elle se sentait réellement humiliée, sans savoir que ce sentiment venait bien plus de ce que Tarek lui avait fait que de l’absence de réaction de la part de son peuple. Persuadée qu’il n’avait rien fait, en réalité la prêtresse n’en savait rien du tout. Elle ne savait pas encore que son peuple avait été exterminé peu de temps après sa capture. C’était elle le pilier des défenses de la ville, c’était elle qui avait été le plus grand rempart entre son peuple et les ennemis du pharaon. Le fait de la cibler n’avait pas été un choix anodin de la part de leurs adversaires.

Tirée de ses pensées par le beau brun qui était en train de soutenir son bras droit pour le peindre comme à l’époque, ce dernier fit en sorte de clore le débat. Peu importait qu’il soit obligé ou pas, il l’aurait aidé en toutes circonstances d’après lui, entre autre en l’honneur de sa mère qui était celle à l’origine des recherches la concernant. La brune était à la fois flattée et un peu gênée par l’attitude du garçon mais également déçue par l’absence de sa génitrice qu’elle aurait adoré rencontrer rien que pour la remercier. Si deux mois auparavant, elle n’aurait pas supporté un effleurement avec qui que ce soit, cela s’était arrangé avec le temps, surtout avec Timothy que l’Egyptienne côtoyait au quotidien. Leur discussion lui faisait presque oublier qu’il était aussi proche d’elle et qu’il lui tenait le bras. Son esprit était plus attiré par la douceur du pinceau sur sa peau que la crainte du contact physique qui l’habitait pourtant toujours. C’est alors que le jeune homme lui parla d’une idée qu’il avait eu, du fait qu’il serait temps qu’elle se fonde un peu plus dans ce monde en trouvant un travail. Elle ne pouvait décemment pas rester un fardeau pour celui qui lui avait rendu sa liberté, sa vie toute entière. La prêtresse n’était plus dans son élément, elle avait eu besoin d’apprendre une nouvelle langue, un nouveau monde et son fonctionnement, cela n’avait pas été une mince affaire. Cela avait pris beaucoup de temps à l’archéologue pour lui inculquer tout cela. Elle comprenait parfaitement et le fit savoir à son hôte.

Seulement ce dernier ne semblait pas du même avis qu’elle. De toute évidence, Tia avait compris une chose de travers sans savoir quoi. Croisant le regard de Timothy, la douceur et la tendresse qu’elle ressentait en plongeant ses yeux dans les siens la surprenaient toujours. Ses paroles semblaient sincères et restaient en permanence dans son sens à elle. La brune ne se rendait pas compte réellement que le jeune homme ne voulait pas qu’elle parte non pas que pour elle mais pour lui également. Un petit sourire se dessina petit à petit sur les lèvres de la belle, consciente qu’il pensait à son bien-être. La touche d’humour qu’il ajouta à la fin la gêna un petit peu. De toute évidence, certains ne s’étaient pas posés ce genre de questions ou alors avait trouvé une raison valable de priver le monde de sa présence trois mille ans plus tôt. La prêtresse avait l’impression de ne pas mériter toute la gentillesse et les attentions du beau brun. Cette soirée qu’il lui avait organisé par exemple n’était pas nécessaire en soit. Evidemment qu’elle appréciait cela, c’était impossible que cela ne soit pas le cas. Mais elle s’inquiétait de lui, du fait d’abuser de sa bienveillance et de son hospitalité.

Toi aussi tu dois profiter de la vie, sans avoir un boulet accroché à ta cheville Timothy.

Elle se rendait compte tout de même de la chance qu’elle avait depuis qu’elle avait commencé à arpenter les rues de Star City aux côtés de son sauveur. La jeune femme avait déjà aperçu des délinquants, des “racailles”, des gens pas forcément très recommandables. Elle s’était aussi rendue compte que certaines personnes étaient tatouées, questionnant Timothy à ce sujet. A son époque, si cela avait été possible, elle aurait très certainement fait tatouer tout son corps pour ne plus perdre du temps à peindre ce dernier. Au cours des sorties, elle s’était également rendue compte que les gens évoluaient généralement en groupe. Cela n’était pas le cas de l’archéologue. Ce dernier avait passé tout son temps ou presque avec elle au cours des deux derniers mois. Aussi s’en inquiéta-t-elle, pensant être responsable de sa solitude. Mais de toute évidence, cela n’était pas le cas au vue de la réaction du garçon qui lui adressa un sourire renversant avant de reprendre la parole. Il lui expliqua appartenir à une famille ayant les moyens, vivant de rentes qu’il touchait de la location du patrimoine qu’il possédait. Sa dernière phrase fit brièvement pouffer Tia.

Tu as prévu d’en libérer beaucoup ? Je suis quel numéro sur ta longue liste ?

Une petite touche n’avait jamais fait de mal et si, dans l’ancien époque, elle était trop occupée et préoccupée par la guerre, cela n’avait fait qu’effacer temporairement son caractère. Malgré tout ce qu’il disait, la prêtresse restait persuadée qu’elle était un fardeau pour lui, vivant à son crochet et lui demandant beaucoup de son temps depuis qu’elle avait été libéré. Lorsqu’il mentionna son collier, elle ne put s’empêcher de baisser le regard dessus, objet d’aspect splendide mais aux pouvoirs redoutables. Il était la dernière source de ses ennuis, bloquant sa magie. La brune était incapable de le retirer. sa remarque concernant le fait qu’elle était toujours vivante lui fit un pincement au coeur indirectement. Elle n’aurait jamais dû se retrouver dans ce monde avec lui. Sa vie aurait dû être en Egypte Ancienne du début à la fin, à l’époque où elle était née. Puis Timothy lui parla de son grand-père, de son père et de son oncle, tous les héros comme on en voyait aujourd’hui. Leur devoir était de protéger les autres, un peu comme elle avec le peuple de Thèbes en étant le bras droit et la protectrice du pharaon. C’était la perte de ses parents qui l’avait isolé du monde d’après lui. Dans sa voix, elle pouvait sentir cette tristesse, cette peine qu’elle aurait aimé pouvoir lui enlever. Puis il finit sur une note plus joyeuse pour lui et plus gênante pour la jeune femme. Heureusement qu’elle avait le teint matte car clairement, elle était en train de piquer un fard tant elle était gênée de cette bêtise qu’elle avait fait plus tôt, prenant ce qui était une piscine pour un bain. L’utilisation d’un possessif la concernant la gêna autant que ça la flatta, étrangement. Elle laissa toutefois cela en suspens, pensant qu’il s’agissait d’une manière amicale de la mettre en avant.

Désolée pour ça. Mais c’est ta faute, il fallait me prévenir que vous n’aviez pas de grands bains dans ce monde. Je me suis lavée dans des bains aussi grands que ta piscine plus d’une fois. Et puis, ton visage ce jour là n’avait pas de prix honnêtement.

Moqueuse à son tour, il fallait avouer qu’entre sa piscine transformée en bain géant et la nudité de la jeune femme, l’archéologue était tombé des nues. Si sur le moment, Tia n’avait pas rit une seconde, se rendant compte de sa bêtise. Ce n’était plus le cas aujourd’hui tant la situation avait été comique.
 
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Message posté : Jeu 11 Avr 2019 - 20:46 Message
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Je n'aimais pas l'entendre se qualifier de boulet à ma cheville parce que ce n'est pas ce qu'elle est. Je ne peux pas lui parler de mes sorties nocturnes que je n'opère que lorsque je la sais parfaitement endormie, ni des méthodes que j'emploie pendant ces sorties. Je ne veux pas la blesser en lui faisant découvrir la noirceur qui habite en moi parce que … En trois mois je n'ai pas fait que m'habituer à sa présence. Je n'ai pas fait qu'apprécier qu'elle soit proche de moi, qu'elle habite chez moi. Ces trois derniers mois j'avais appris à découvrir une femme intéressante, pétillante, pleine de vie, qui n'avait rien à voir avec le monstre cruel, immortel et violent que les fresques de sa tombe décrivaient. La jeune femme dans mon salon n'avait rien d'un tyran ou d'un monstre de cruauté. Peut-être était-ce mon monde qui faisait ça sur elle, qu'à la seconde où elle trouverait moyen de tirer son collier et de récupérer ses pouvoirs elle allait devenir ce monstre impitoyable et j'aurai déversé sur la Terre un fléau comme Pandore des milliers d'années avant moi. Ou peut-être que cette jeune femme est simplement un rayon de lumière dans les ténèbres de mon existence solitaire.

« Tu n'es pas un boulet accroché à ma cheville, Prêtresse. Tu ne dois pas te voir ainsi. Tu apportes plus de choses dans ma vie que tu ne me prives. »

Par exemple les sourires francs et honnêtes, les sourires sincères, voir même les rires francs. Avant elle j'avais oublié ce que ça faisait, j'avais oublié cette légèreté. Si bien souvent c'était involontairement que Tia avait provoqué des rires, d'avantage par des maladresses ou des incompréhensions quand à ce nouveau monde qui l'accueillait, elle avait réussi à apporter de la gaieté dans ma vie bien trop sombre, bien trop solitaire. Et puis ce n'est pas la seule raison qui me pousse à ne pas vouloir la laisser partir. C'est un nouveau monde et il est dangereux, pas question de laisser une agnelle s'égarer au milieu des loups sans être là pour la protéger ou, au moins, savoir quand quelque chose ne va pas. Tia a encore beaucoup à apprendre également et je ne pouvais pas rompre avec le rôle d'instructeur et de guide que j'avais pris pour elle, je voulais assurer ce rôle jusqu'au bout et m'assurer qu'elle trouve sa place. Enfin il y avait une raison purement égoïste qui me faisait quelque peu honte mais … trois mois à côtoyer la jeune femme avait crée des sentiments chez moi. Je n'étais pas encore certain de la nature de ces sentiments, c'était peut-être juste un attachement amical, comment ne pas vouloir être ami avec la belle égyptienne ?

« Alors … Si je te compte toi, j'en ai libéré … Une. Cela dit, une fois que tu seras parfaitement prête à affronter ce monde, à voler de tes propres ailes, je songerai éventuellement à libérer une autre Prêtresse enfermée à cause de ses pouvoirs … Ou alors je pourrai ramener une momie à la vie. »

Je faisais là allusion à un film qu'elle m'avait demandée à voir quand elle l'avait trouvé dans ma collection de films. "La Momie". Autant dire qu'elle avait levé les yeux au ciel bien des fois, qu'il y avait eu beaucoup de pauses pour l'entendre corriger les décors, les costumes, les personnages. Un véritable puits de science sur son époque. Je l'avais écoutée m'expliquer des choses que je ne comprenais parfois qu'à moitié mais cette passion qui l'agitait, l'amour de son moment m'avait frappé et avait mené à cette soirée. Si j'avais choisi ma solitude quelque part, elle n'avait pas eu le choix, ce soir-là, devant ce film qui l'avait autant amusé de part le film en soi que par ses nombreuses erreurs, j'avais commencé à entrevoir combien son monde lui manquait. Alors j'avais été plus attentif à elle, à ses mots, à ses regards et j'avais deviné toute la nostalgie qui l'habitait quand elle découvrait quelque chose de nouveau. D'abord l'émerveillement, la curiosité et puis souvent une sorte de nostalgie douloureuse, comme un sentiment de ne pas appartenir à ce monde. Alors cette soirée différente et si possible sous le ton de l'humour pour l'aider à se sentir un peu mieux, un peu moins perdue.

« On transformera ma piscine en bain géant à nouveau si tu veux. Préviens-moi simplement avant. »

Soyons aussi d'accord sur le fait que si j'avais réussi à inculquer un peu de la pudeur nécessaire à une bonne vie en société dans notre monde actuel, mais aussi vis à vis de moi parce que bon dieu qu'elle est belle, je n'avais toujours pas gagné le combat du maillot de bains. Ok, c'était sans doute ma faute aussi, je lui avais ramené une sélection de trois maillots une pièce un peu sport qui n'avaient rien de charmeurs ou de sexy. J'aurai peut-être dû commencer par un bikini ou un maillot une pièce sexy.

« Puisqu'on parle de piscine, je vais radoter une fois encore mais … normalement on porte un maillot de bains pour aller dans une piscine. »

Ce combat-là, j'étais plutôt sûr que je ne le gagnerai jamais pour la piscine chez moi. A croire que la jeune femme n'était absolument pas consciente de sa beauté et de l'attrait que son corps sublime pouvait provoquer chez un homme. Elle est intelligente, fine d'esprit, curieux, pétillante, souriante, maladroite, têtue, impudique et magnifique … Merde … Je suis en train d'en tomber amoureux.

« Je t'ai déjà expliqué bien des fois la pudeur à notre époque et je sais que tu as fait énormément d'efforts mais … On devrait faire une sortie pour t'acheter des vêtements, de la lingerie, des maillots de bains. Que tu te choisirais toi mais surtout en les essayant. »

Sur le moment ça me paraissait une bonne idée, elle avait toujours commandé par internet jusque là mais en essayant … Qui sait, peut-être qu'elle aura le coup de foudre pour un bikini en se voyant dedans.
 
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Message posté : Ven 12 Avr 2019 - 20:08 Message
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S'il y avait une chose d'incohérente chez Tia, c'était sa façon de penser et de réagir quand à son ancienne vie et celle qui semblait lui être destinée à présent. Si son futur était incertain, découvrant petit à petit ce qu’était devenue ce monde, son monde, son passé était à la fois regrettable et détestable. La prêtresse n’arrivait pas à se décider. Intérieurement, elle était en proie avec un conflit qu’elle ne comprenait pas. Pour cause, si sa bonté naturelle lui faisait regretter son pays, son peuple et son pharaon qu’elle jugeait avoir abandonné en échouant de la sorte dans sa mission. Son inconscient lui rappelait qu’elle avait été trahi, humilié et qu’elle avait échoué honteusement, de la pire manière qui soit. C’était un véritable litige intérieur qu’elle n’arrivait à régler à l’heure actuelle, ne se rappelant pas de ses derniers mois en Egypte. La jeune femme n’arrivait pas à comprendre toutes ses émotions qui se livraient une bataille incessante en elle et qui la bouleversait à chaque fois qu’elle repensait à sa vie d’avant, celle qu’elle aurait dû mener jusqu’au bout si elle n’avait pas été piégée dans cette jarre.

D’un autre côté, comment pourrait-elle regretter de se retrouver ici à présent, avec l’archéologue qui l’avait sauvé, qui l’avait libéré. Timothy était une personne bienfaitrice. Il ne cessait de vouloir l’accompagner, l’aider, lui apprendre ce qu’elle avait besoin de savoir dans ce nouveau monde qu’il connaissait parfaitement. Elle avait vraiment l’impression d’être un boulet attaché à sa cheville tant son arrivée imprévue dans son salon semblait avoir bouleversé sa vie. L’entendre l’appeler par son titre de l’ancien temps lui faisait étrange. Il n’était pas un serviteur ou un membre du peuple qui l’adorait pour son pouvoir et sa protection. Elle n’était plus rien aujourd’hui, elle n’était que Tia, une jeune femme sans aucun but dans la vie, sans utilité, sans raison de vivre en soit. Et pourtant, malgré ces vérités qui faisaient réellement mal, la brune se sentait bien. En présence du jeune homme, elle était curieuse et intriguée de découvrir tout ce que son monde avait à lui réserver, à lui apprendre après trois mille ans à dormir au fond d’un pot. La réflexion de son hôte la fit légèrement sourire. Elle n’avait pas l’impression de lui être utile en quoi que ce soit, bien au contraire. C’était le beau brun qui était utile et même nécessaire, comme un besoin dans sa vie pour l’aider à reprendre pied dans ce nouvel univers.

Je veux bien te croire même si je ne vois pas en quoi je t’apporte autre chose que des charges. Je te prends tout ton temps avec mon apprentissage. Tu as raison, travailler m’aidera là dedans et cela te laissera plus de temps libre.

Si les contacts physiques l’horripilaient, la braquaient, l’Egyptienne ressentait de moins en moins ça concernant Timothy. A vrai dire, le laisser dessiner les arabesques qu’elle avait l’habitude de porter dans l’ancien temps était agréable. Si le garçon était loin d’être des plus efficaces, prenant son temps probablement par manque d’habitude, ce qu’elle voyait de son premier bras semblait être un résultat remarquable. Mais dans le fond, même si le jeune homme se retrouvait à faire un dessin des plus exécrables, elle s’en moquerait bien. La brune appréciait tout simplement les efforts qu’il faisait alors que c’était elle qui lui devait tant et non l’inverse. Il n’avait pas à faire tout ça. Si depuis son arrivée, Tia en faisait de plus en plus au manoir pour lui montrer son implication et sa reconnaissance, cherchant à cuisiner, faire le ménage, faire la moindre petite tâche qui lui permettrait de ne pas avoir à la faire, elle jugeait cela bien insuffisant par rapport à ce qu’il faisait pour elle. Ce dernier la fit sourire un peu plus lorsqu’il fit semblant de compter le nombre de prêtresses qu’il avait sauvé. L’idée qu’il veuille libérer une autre prêtresse la surprit mais ce sentiment fut vite oublié lorsque la jeune femme se mit à rire franchement à sa remarque concernant ce fameux film sur son époque qui faisait fausse route sur toute la ligne concernant son époque.

Bonne chance pour ramener une momie à la vie très cher.

C’est alors que le beau brun lui proposa de transformer de nouveau sa piscine en bain géant, si toutefois elle prenait le temps de le prévenir avant. Il faut dire que la tête qu’il avait tiré la première fois en l’apercevant nue dans sa piscine à l’eau troublée par la quantité de sels de bains qu’elle avait mis n’avait pas de prix. Pour autant, elle doutait qu’il réagisse à nouveau de la sorte, vu les différentes bêtises que Tia avait fait depuis sa libération. Si elle avait toujours été gênée par le contact des hommes, même si cette gêne était bien plus accentuée aujourd’hui, elle n’avait pour autant jamais ressenti la moindre pudeur, comme n’importe quel égyptien de son temps. Gloussant un peu à l’idée de reprendre un bain dans ce qu’il appelait lui une piscine, elle se calma rapidement lorsqu’il lui parla de nouveau d’un maillot de bain. Non pas que s’habiller la gênait tant que ça, s’il n’y avait que ça pour satisfaire son hôte. Mais les vêtements qu’il lui avait ramené pour se baigner n’étaient pas franchement seyant et ne la mettaient pas du tout à l’aise. Faire l’effort pour Timothy, la prêtresse disait oui plusieurs fois. Mais avoir son buste comprimé dans tous les sens par les bouts de tissus qu’il lui avait ramené, c’était de la torture. C’est alors qu’il lui proposa de sortir faire du shopping, plutôt que de commander sur internet, pour lui acheter des vêtements mais aussi de la lingerie et des maillots de bain.

S’il existe des choses plus confortables, je ne dirais pas non. Mais j’avoue ne jamais avoir regardé ce genre de choses sur internet, je n’avais pris que l’essentiel.

C’était comme ça d’ailleurs qu’elle s’était retrouvée au départ à s’habiller avec des tee-shirts sans soutien-gorge en dessous, laissant ses seins pointer sans la moindre vergogne à chaque fois qu’elle ressentait un courant d’air. C’était Timothy qui était allé lui acheter des soutien-gorges rapidement après cet épisode. Aussi n’avait-elle jamais regardé la lingerie ou les maillots de bain sur les sites de vêtements, ne sachant pas ce qu’elle ratait. La brune n’était pas du genre à vouloir tout ce qui avait de plus beau et de plus cher. Mais elle avait l’habitude de se vêtir un minimum à son avantage, pour être présentable et ainsi faire honneur à son pharaon. Aujourd’hui, la seule personne à qui elle voudrait faire plaisir et qu’elle ne voudrait certainement pas déshonorer, c’était l’archéologue qui l’avait sorti de l’enfermement éternel. C’est pourquoi, amusée par sa pensée, elle la livra à son hôte.

Si je suis une prêtresse ce soir à tes yeux, alors tu dois être le pharaon, malgré le fait que tu sois en train de me décorer le corps.

Cette remarque souleva un autre détail : jusqu’où le beau brun comptait aller dans le détail ? Les bras n’étaient que le début des peintures qu’elle arborait jadis. En tant normal, surtout pour se présenter au pharaon, hors urgence, Tia était recouverte de ces arabesques de partout dans le dos et sur le buste, y compris sur toute la partie visible de sa poitrine et jusqu’en bas de son dos, au creux de ses reins. Elle se doutait que le garçon ne se souvenait pas de tous ces détails et elle comptait bien le laisser faire comme il le sentirait. Après tout, c’était lui qui était gêné par sa présence lorsqu’elle était peu voir pas vêtue. Pourtant, bel homme qu’il était, il avait déjà dû côtoyer des femmes. Cela devait venir du fait qu’il ne la voyait pas de cette façon, ce qui l’arrangeait en un sens.
 
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Message posté : Dim 14 Avr 2019 - 18:41 Message
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Elle ne le voyait pas, elle ne pouvait pas le voir, l'inverse aurait été surprenant. Il est difficile d'expliquer à quelqu'un le bien qu'il vous fait lorsqu'il ne peut pas le voir et voilà pourquoi Tia pensait n'être qu'un boulet dans ma vie, voilà pourquoi elle pensait s'imposer sans rien me rendre en retour. Elle faisait tellement plus qu'elle n'imaginait, par sa présence, par sa légèreté, par ses sourires enjoués et même par ses maladresses. A la mort de mon père les rires avaient été rares dans le Manoir familial, pour cause ils n'arrivaient que lorsque ma mère et moi y étions, mais nous étions souvent en voyage, et ils n'arrivaient que lorsque nous riions tous deux. A la mort de ma mère, il y a deux ans, les rires s'étaient finalement tus dans le Manoir. Ces deux dernières années, depuis la disparition de ma mère, si cet endroit a entendu assez de rires pour les compter sur les doigts d'une main, cela tiendrait d'un improbable record. Oui mais voilà, trois mois plus tôt j'avais libéré une Prêtresse de l'Egypte Antique et les rires étaient revenus, il y avait eu de petits rires, des éclats, il y avait à nouveau eu de la vie dans ce Manoir. Le soleil me semblait plus chaud, me semblait plus agréable, sa lumière plus brillante et le monde m'apparaissait plus beau. Elle avait apporté tant. C'était impossible à quantifier, impossible à lui montrer. Je baissais la tête un instant, résigné, sentant son regard dans mes cheveux tandis qu'elle parlait et que je continuais l'arabesque en tâchant de ne pas me déconcentrer.

« C'est beaucoup plus compliqué que cela, Tia. Tu n'apportes rien qui soit quantifiable, que tu puisses voir mais tu as changé énormément de choses en moi. Dans mon cœur, dans ma vie, dans mon quotidien … Et tout cela en bien. Tu m'as … »

Cette phrase ne se termine pas alors que je me contente d'un petit sourire doux pour la prêtresse. Ramené à la vie. Elle m'a ramené à la vie. Sans le savoir, sans le vouloir, elle m'a ramené à la vie. Je n'étais pas mort physiquement, ni privé du monde comme ce fut son cas. J'étais mort en dedans, juste une ombre noire et vigilante qui veillait la nuit, punissant le crime par la dureté de la violence. Il n'y avait que le mal qui répondait au mal. A une douleur j'infligeais une douleur plus grande. Si la mort de ma mère avait commencé à noircir mon monde, ma vie et mes pensées, toutes mes sorties nocturnes avaient envahi mon cœur d'une ombre plus noire encore. Petit à petit le jour était devenu pénible, la lumière désagréable, le quotidien dérangeant, la vie inutile. Mais le soir, quand tous les chats sont gris, j'enfilais mon costume, je laissais la noirceur me consumer et je me glissais dans les ténèbres pour faire régner une justice parfaite, pour rétablir la balance entre le mal et … un moindre mal.

Par sa seule présence, sans plus en faire, la jeune femme avait fait voler en éclat toute cette noirceur. D'abord lentement, puis rapidement elle devint de plus en plus brillante, comme une petite flamme qui avait grandis en véritable feu de forêt, propageant sa lumière et sa chaleur partout autour d'elle. Dans le manoir sa lumière avait écarté les ombres ténébreuses des pièces que je ne visitais même plus. Dans mon cœur elle avait réchauffé un petit palpitant qui semblait plus froid chaque fois que mon poing s'abattait sur un criminel. Dans mon âme elle avait apporté une gaieté que je croyais disparu à jamais. Mais tout ça elle ne pouvait le voir ou le toucher. Alors comment comprendrait-elle son importance capitale ? Sa place indiscutable ?

« Tssss, j'ai ramené une prêtresse par erreur, je pourrai bien ramener une momie par hasard. »

Je me moque un peu mais j'espérais bien que je ne libérerai plus jamais quoi que ce soit. Je me contenterai amplement de la belle prêtresse dans mon salon qui se laisse dessiner des arabesques par un amateur complet qui espère ne pas trop se rater. Je suis lent à dessiner mais fier du résultat, j'attendais toutefois de l'entendre me dire que c'est horrible ou me critiquer plus gentiment comme elle savait le faire si bien.

Le sujet dérive sur les maillots de bain et une partie de moi comprend Tia pour le coup. Je lui avais pris des maillots une pièce. Modèle sport. Hyper-couvrant. Super pour qui veut pratiquer sans se faire draguer. Glamour zéro, voir même si on était dans un jeu vidéo malusé de plusieurs points. Sans compter qu'apparemment ils n'étaient pas spécialement confortables mais c'est qu'ils n'étaient pas spécialement à sa taille non plus. Difficile de trouver la taille pour la lingerie d'une jeune femme qui ne sait pas et n'aime pas être touchée. Cependant mon idée semblait l'enchanter, nous ferions donc ça. Ce qui promettait d'être nouveau une sortie des plus gênantes pour moi. Bon sang, il allait falloir que je la surveille comme le lait sur le feu pour ne pas la voir traverser une boutique en petit string ultra-sexy et topless devant les clients et vendeuses médusés.

« Entendu, nous ferons donc ça très prochainement. »

Quand à la suite de cette soirée et bien, une fois que j'en serai venu à bout de ce bras, je lui demanderai si elle souhaitait que je continue. Je sais que les arabesques recouvraient pratiquement tout son corps, sa poitrine et son ventre mais aussi son dos ainsi que ses fesses habituellement laissées nues mais je ne voulais pas en faire plus que ce qu'elle accepterait que je fasse. Sa remarque me fait sourire et je secoue doucement la tête.

« Certainement pas, Prêtresse. Ce soir je suis tout au plus un bienheureux du peuple qui a la chance insolente de pouvoir dessiner des arabesques sur votre magnifique corps. »

Magnifique corps ? Il faut que j'arrête avec les compliments, elle va finir par se rendre compte que je … Non … Je la drague ? C'est à n'y rien comprendre, elle et moi c'est purement … Je veux dire … Elle pourrait être mon arrière-arrière-arrière … enfin … Et puis elle n'aime pas le contact avec les hommes. Mais je pense à quoi ? Je me concentre à nouveau sur l'arabesque que je termine, bien plus rapidement que le premier bras et plutôt pas mal non plus. Pas parfait certes mais plutôt pas mal.

« Tu … Tu veux que je continue ? Ca ne me dérange pas. »

Je la laissais me dire si elle en avait assez, si elle en voulait d'avantage et quelle partie elle souhaitait que je "décore". Glissant un regard le long de ses bras mes yeux ne peuvent s'empêcher de la regarder … Qu'elle est belle.
 
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Message posté : Lun 15 Avr 2019 - 8:32 Message
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Les paroles de Timothy la touchaient sans qu’elle ne comprenne très bien pourquoi. Comment avait-elle pu changer son coeur et sa vie ? Autant pour son quotidien, la jeune femme ne doutait pas d’avoir chamboulé son planning en apparaissant ainsi dans son salon, complètement perdue, ne parlant pas la langue de son pays, vêtue à l’aide d’une tenue d’une autre époque. Elle avait eu de la chance de tomber sur le beau brun. Peu voir aucune autre personne n’aurait su la délivrer de cette jarre enchantée. Tout avait été mis en oeuvre pour qu’elle ne puisse jamais sortir de là. Et pourtant, l’archéologue avait trouvé la crypte, avait emmené la jarre et avait réussi à trouver l’incantation qui la libérerait. Toutefois, la brune était curieuse de savoir ce qu’il comptait bien lui dire avant d’interrompre sa phrase. Elle était loin de comprendre et d’imaginer ce qui avait pu se passer chez le garçon, le changement qui s’était opéré. Ce qui était sûr, c’est que lui avait opéré un changement drastique dans sa vie à elle. La prêtresse n’aurait peut-être jamais revu la lumière du jour s’il n’avait pas poursuivi les recherches de sa mère. Et ça, elle lui en serait redevable toute sa vie. Son petit sourire la rassura même si elle ne pouvait cesser de penser que son propre peuple l’avait délaissé suite à une trahison dont elle se souvenait nullement et que c’était un pur étranger qui l’avait sorti de là.

Sa vie d’avant lui manquait parfois. Non pas parce qu’elle était totalement déboussolée dans ce monde qui avait tant changé au cours des trois mille dernières années, mais parce qu’ici, elle ne savait pas quoi faire, elle avait l’impression d’être un fardeau d’être en trop, de ne pas appartenir à cette réalité. Dans l’ancienne Egypte, Tia passait son temps à mener une guerre pour son pharaon, vénérée par son peuple et son armée pour sa puissance, elle savait parfaitement ce qu’on attendait d’elle et elle accomplissait sa tâche avec brio. Enfin, pendant un temps, elle avait protégé la cité des clans ennemis sans trop de difficultés. La jeune femme avait accumulé une certaine fatigue qu’elle réussissait à gérer tant bien que mal. Elle passait son peu de temps libre à lire pour se détendre et à se prélasser dans un bain. La brune avait connu la guerre pendant plus de cinq ans d’affilés. Le champ de bataille était son rituel quotidien. Aujourd’hui, ses habitudes se résumaient à vivre dans ce manoir et à apprendre les rudiments de cette nouvelle vie qui s’offrait à elle, si différente de l’ancienne. Si la compagnie du jeune homme était des plus agréables, cela ne lui permettait pas d’oublier qu’elle ne savait toujours pas comment elle avait atterri ici, comment elle s’était retrouvée enfermée dans cette jarre.

Le beau brun continuait de s’amuser en parlant du fait de ramener une momie à la vie. Il faut dire que ce film avait dû le marquer depuis qu’il l’avait vu avec la belle qui n’avait cessé de rire et de commenter tout ce qu’il se passait dedans, disant ce qui était possible et surtout pointant du doigt ce qui n’était pas réaliste. Il y avait bien eu certains éléments qui se rapprochaient de ce qu’elle avait connu mais si la magie existait bel et bien à son époque, elle existait sous la même forme qu’aujourd’hui et non sous la forme de rituel qui semblait réservé aux prêtres du genre masculin. Elle en était la preuve vivante. Par ailleurs, il aurait jamais été question qu’une princesse ou que la femme du pharaon se mette en danger pour protéger ce dernier. Elles étaient toutes deux destinées à porter les descendants de la dynastie, elles ne pouvaient risquer leur vie, pas comme Tia ou sa mère dont c’était le travail. Aussi c’est pour cela qu’elle précisa :

Si cela devait arriver, je préférerais avoir récupéré mes pouvoirs, juste au cas où.

La brune préférait amplement être prête à le protéger si jamais il réussissait réellement à ramener une momie ou quoi que ce soit d’autres de son époque à la vie. Seulement voilà, ils n’avaient aucune idée de comment lui retirer ce collier maudit et si le bijou en soit était joli, elle ne cessait de le haïr. Elle ne se sentait pas entière sans ses pouvoirs. Elle ne se rendait pas compte que c’était eux qui lui avaient coûté cet enfermement. La prêtresse était loin d’imaginer tout ce qui s’était passé au cours de cette dernière année qui l’avait mené à sa perte. Elle ne se souvenait actuellement de rien et si cette soirée semblait la plonger dans sa vie passée, cela n’aidait pour autant pas son esprit à se dénouer, à se souvenir. Cela lui changea donc les idées lorsque le garçon ramena sur le tapis le sujet de sa nudité. De toute évidence, cela l’avait marqué parce que depuis qu’elle avait compris à quel point Timothy était gêné par cela, elle n’avait plus fait de pas de travers à ce niveau là, veillant à sortir de la salle de bain vêtue au minimum d’une serviette autour du corps et de ne plus se baigner dans cette piscine qui était de toute manière pas forcément si attrayante avec la température de l’eau qui pouvait être basse. Elle n’avait pas encore compris que c’était l’hôte de la maison qui décidait s’il la chauffait ou non. Dans tous les cas, Tia était ravie de pouvoir satisfaire l’archéologue en se trouvant un maillot de bain pour ne pas continuer de se baigner nue. Elle s’en voulait déjà bien assez de la situation dans laquelle elle l’avait mis, même si sa réaction avait été des plus drôles.

Le fait qu’il l’appelle prêtresse en permanence lui faisait plaisir autant que cela la blessait. Elle n’était plus que l’ombre d’elle-même sans ses pouvoirs. Son peuple ainsi que le dieu Seth l’avaient abandonné à son triste sort. Elle n’était plus qu’une égyptienne ordinaire qui avait été enfermé des milliers d’années dans un piège magique. Lui par contre, était celui qui l’avait libéré. Malgré ses flatteries, c’était lui qui méritait qu’on prenne soin de lui et non l’inverse. Elle laissa couler, son esprit butant un instant sur l’utilisation du terme “magnifique”. Beaucoup l’avait trouvé magnifique par le passé, mais pas un ne l’avait sauvé. L’attrait qu’elle générait sur les hommes, elle ne connaissait que trop bien et, de peur d’être détournée de sa voie, elle avait préféré faire voeu d’abstinence, au plus grand regret de certains. Le garçon eut fini le second bras et de ce qu’elle voyait dans le miroir, le résultat était plutôt au rendez-vous. Il ne pouvait être aussi régulier que les suivantes qui s’en occupaient à son époque et qui faisaient ça quotidiennement. Mais dans un sens, Tia préférait les arabesques faites par le beau brun.

C’est magnifique ce que tu as fait Timothy. Normalement, le minimum à faire consiste à recouvrir toute la peau du buste qui n’est pas couverte de tissu. Mais ça va te prendre trop de temps ça serait dommage.

La jeune femme reprit sa respiration, observant le reflet de l’archéologue dans le miroir. Lui aussi était du genre mignon. Le plus agréable était de le voir durant les entraînements, torse nu, le corps ruisselant de sueur. Ne se reconnaissant pas là dedans, elle chassa bien vite cette pensée très loin avant de reprendre au sujet du fait qu’elle était la prêtresse et lui un simple gens du peuple. Déjà la brune ne les avait jamais considéré comme moins bien qu’elle. Mais surtout, il était celui qui l’avait sauvé, c’était à elle de le servir et non l’inverse. C’est pourquoi elle reprit :

Tu te trompes Timothy … Je pense savoir ce que tu cherches à faire mais cela ne marche pas. Je suis celle qui a de la chance d’avoir été libéré par une personne aussi gentille et patiente que toi. J’aurais pu rester prisonnière de cette jarre indéfiniment.

Après un moment d’hésitation, elle se rendit compte qu’elle était en train de ternir cette soirée qui avait si bien commencé. Et pourtant, cela n’était clairement pas le but. Ressentant à présent une légère déception vis à vis de son propre comportement mais aussi par rapport à cette main qui avait relâché son bras alors qu’elle commençait à apprécier ce contact, la belle ajouta :

Dis moi ce que tu voulais faire, ce que tu envisageais pour la suite de la soirée. On fera ce que tu veux que ça soit finir les arabesques sur mon corps ou quoi que ce soit d’autre que tu aies prévu.
 
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Message posté : Dim 28 Avr 2019 - 13:06 Message
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Libérer une momie, ne manquerait plus que j'arrive à faire ça tiens. D'un autre côté, ça pourrait être amusant, je veux dire le film est une sacrée succession d'aventure et de péripétie pour les héros, ça pourrait être enivrant de vivre une aventure pareille. Pour l'instant toutefois la présence de la prêtresse à mes côtés me suffisait amplement, pas besoin de rajouter par-dessus le marché une momie dangereuse. Comme le disait si bien la jeune femme, elle n'avait pas encore récupéré ses pouvoirs et je ne parvenais pas à ne pas me sentir coupable pour cela. C'est idiot parce que ce n'est pas moi qui l'ai enfermé au fond de cette jarre avec ce collier autour du cou mais je me sens responsable d'elle et l'absence de ses pouvoirs est de ma faute. C'est du moins ainsi que je le ressentais et le vivais. Je doute que l'égyptienne accepte un tel raisonnement de ma part mais je m'en moquais bien dans le fond, elle n'avait pas besoin de savoir à quoi s'occupait mes pensées.

« Pffff tu parles, tu n'aurais pas besoin de pouvoirs, prêtresse. Tu pourrais simplement la séduire pour qu'elle retourne dans son sarcophage et se rendorme … Jusqu'au prochain crétin qui la ramènera à la vie. »

Je me moquais un peu. Je sais que Tia est consciente de ses charmes, de l'évidence de sa beauté mais j'ai déjà bien compris aussi qu'elle n'a aucune idée comment en jouer. A l'inverse également il lui arrivait de les utiliser sans même en avoir la moindre conscience. Par exemple quand elle oubliait toutes mes remarques sur la pudeur et la nudité et qu'elle décidait qu'elle passerait une journée dans sa tenue la plus simple. Je devais bien l'avouer, si elle ne portait pas de maillot de bains c'était aussi de ma faute en grande partie. Dans un élan de pudeur pour elle, mais aussi parce que je me voyais mal lui acheter un bikini sexy, j'avais pris trois maillots pour elle. Chacun d'une couleur différente, d'une marque différente, d'un modèle différent. Mais tous avaient un point commun important : tous étaient des modèles sportifs, une pièce. Autrement dit … la mort du glamour et l’annihilation du sexy. Sans compter que j'avais pris trois tailles différentes dans le doute, l'une devait lui aller j’imagine. Celle trop grande devait être inconfortable à porter quand au dernier, trop petit, il devait compresser sa poitrine … et se vouloir échancré en tout point, ce qui aurait presque pu être un argument en sa faveur compte-tenu de l'attitude de l'égyptienne. Sans le vouloir la belle prêtresse était sexy et désirable, elle se faisait tentante et se rendait intéressante. Sur un plan sexuel. Que je ne m'imaginais pas entretenir avec elle. Enfin si mais … C'est compliqué. C'est une prêtresse qui a trois mille ans de retard, les relations comme on les connait aujourd'hui … La mode en son temps était la polygamie et franchement … Je ne l'ai pas libérée pour la marier !

Je me demande ce que penserait ma mère si elle était avec nous et qu'elle me voyait avec elle ce soir, dessinant sur ses bras des arabesques dont le sens m'échappe, si ils ont effectivement un sens. J'écoute les remarques de la jeune femme, enfin jeune physiquement parce qu'en réalité … Bordel si on devenait un couple je serai probablement obligé de l'appeler "ma couguar" pour être totalement dans le vrai. Hochant la tête à sa remarque, je trouve presque cela dommage moi aussi qu'elle ne soit pas plus enthousiaste que ça à ce que je continue. Comme un papillon attiré par une flamme je regarde son corps avec de plus en plus d'envie, de plus en plus de désir et cela même si je ne dois pas le faire. C'est plus fort que moi, elle est une tentation à laquelle il devient difficile de résister. Même si ce n'était qu'à travers un pinceau et des arabesques, ça aurait été une forme de proximité que je ressentais de plus en plus, bien malgré moi. Il était évident qu'une telle relation ne l'intéressait pas, elle qui avait encore tant de mal avec un simple contact du bout des doigts et me donnait une envie tellement plus passionnée parfois.

Je sens le regard de l'égyptienne sur moi au moment où elle regarde dans le miroir et ne semble avoir de yeux que pour moi. Si seulement ça pouvait être la vérité. Mais de toute façon, même si c'était le cas ça ne serait pas la vérité, ça serait un simple pis-aller. Elle ne connaissait que moi dans ce monde, enfin une ou deux autres personnes mais elle ne côtoyait vraiment que moi et c'est pour ça qu'il fallait qu'elle sorte, qu'elle vive par elle-même. Je ne doutais pas que ce monde ait bien des choses à lui offrir. Et je savais qu'elle avait énormément à donner à ce monde. Je baisse le regard et la tête en l'entendant me répondre, nous avions déjà eu cette discussion … plusieurs fois.

« Et depuis tu t'occupes de tout dans le manoir, tu as même fait le ménage dans des pièces où je n'ai plus mis les pieds depuis des années. Tu prépares les repas, tu ranges, tu nettoies … Tu n'es pas une servante, tu n'as aucune obligation me concernant. »

J'essayais de lui faire comprendre mon point de vue mais je doutais que ça soit un succès, une fois de plus.

« En fait je n'en sais trop rien. C'est ma première soirée égyptienne avec une vraie personne de l'Egypte Antique alors je veux bien me laisser porter. Le repas sera bientôt cuit, en attendant et bien … Je serai curieux de savoir ce que vous faisiez pour occuper vos soirées d'où tu viens. »

D'où. Définissant un endroit et non un moment. Un choix de mot pour ne pas lui rappeler qu'il y a 3000 ans d'écart entre nous.

« Si tu préfères, on peut transformer la piscine en bain géant pour deux. Enfin ça serait un peu dommage pour les peintures quand même. »

Je ris en disant cela même si je risquais d'être bien embarrassé si elle acceptait.
 
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Message posté : Lun 29 Avr 2019 - 14:48 Message
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Entendre Timothy l’appeler encore et encore prêtresse lui faisait réellement bizarre. Elle n’avait aujourd’hui plus de pouvoirs, plus de peuple à défendre ni de pharaon à protéger. La jeune femme n’avait plus rien qui faisait d’elle une prêtresse à part la connaissance. Seulement son savoir aujourd’hui ne lui était d’aucune utilité pour s’intégrer de ce monde si différent. L’archéologue parlait assez facilement de sa beauté, elle n’en était pas au premier qui pouvait lui faire un compliment mais pour une raison qui lui échappait, cela générait un doute à chaque fois dans son esprit. Parlait-il ainsi uniquement parce qu’il l’avait vu nue à plusieurs reprises ? Il faut dire qu’avant qu’elle n’intègre le fait que la nudité n’était pas une façon de faire aujourd’hui excepté avec un homme qu’on voulait mettre dans son lit, et encore cela se faisait progressivement à priori, Tia avait commis quelques impairs, rien que le beau brun ne lui aurait réellement reproché. Pourquoi diable le fait d’être séduisante la gênait-elle autant aujourd’hui ? A son époque, malgré le fait qu’elle avait fait voeu de chasteté au plus grand désarroi du dieu Seth, celui qu’elle servait, qui adorait les plaisirs de la chair, elle n’avait jamais été gêné par le fait qu’on la voit nue ou peu vêtue ni par un contact, quel qu’il soit, même involontaire. Depuis son réveil après un sommeil de plus de trois milles ans, son inconscient réagissait vivement au moindre contact et si elle jouait les femmes habituées par la nudité lorsqu’elle croisait Timothy, il n’en était rien. Avait-elle honte ou peur ? Mais de quoi ? La brune était désemparée face à cette situation qu’elle ne s’expliquait pas. Cela faisait un gros mois maintenant qu’elle s’était finalement habituée aux vêtements de l’époque et qu’elle ne commentait plus de faux pas. Elle avait évité la piscine, n’arrivant pas à se faire aux maillots de bain ramené par le jeune homme et ne se déshabillait que dans sa chambre, porte fermée, ou dans la salle de bain.

Je ne suis plus une prêtresse Timothy.

Seulement si toutes ses craintes, elle commençait à mettre tout juste un doigt dessus, à appréhender le fait qu’elle n’aimait pas les contacts ni les regards sur elle mais qu’elle arrivait enfin à les supporter, elle n’en comprenait pour autant pas leur origine. A l’heure actuelle, le seul qui pouvait la toucher sans qu’elle n’ait besoin de self control pour éviter un geste brusque et instinctif, c’était l’archéologue. Entre sa nudité qui n’était plus et ce problème là, l’égyptienne était en train de se renfermer un peu sur elle même, de revêtir un masque, un costume. Son sauveur était le seul à savoir d’où elle venait vraiment, qui elle était et comment elle était arrivée ici. Il était venu trouver sa jarre, sa prison éternelle dans une crypte et avait fini par l’en sortir grâce aux recherches de sa défunte mère. A cette pensée, Tia se rendit compte qu’ils n’avaient jamais parlé du jour où il l’avait trouvé, ni du lieu. Le beau brun était le seul en qui elle avait confiance, à qui elle pouvait se fier. Peut-être avait-il vu ou lu des informations dans cette tombe ? S’il n’en avait jamais parlé jusque là, c’est qu’il devait y avoir une raison. La jeune femme ne l’imaginait pas lui cacher des informations sans une bonne raison ce qui voudrait dire qu’il n’y avait eu aucune information dans cette fameuse crypte où la jarre avait été dissimulé ou alors qu’elles étaient banales, sans intérêt, ou difficile à révéler. Son cerveau ne cessait de cogiter alors que la conversation s’était orientée sur un genre de duel sur qui avait de la chance d’avoir l’autre à ses côtés. D’un point de vue extérieur, cela aurait presque pu paraître pour une dispute légère dans un couple. Hors ils n’étaient pas un couple, il était son sauveur, celui qui lui avait offert une seconde chance.

Tout comme tu n’en as aucune vis à vis de moi. Tu pourrais très bien me mettre à la porte vu que tu ne me dois rien.

La brune espérait bien que cela ne soit pas dans ses projets, pas dans l’immédiat en tout cas. Il lui faudrait au moins le temps de trouver ce fameux travail pour pouvoir se payer un logement. Mais depuis plus de deux mois, elle était devenue son fardeau et la vie du jeune homme ne semblait tourner qu’autour d’elle ou presque, et cela la gênait. Elle avait l’impression de lui avoir imposé un rythme de vie sans être consciente que la solitude était son quotidien avant son arrivée. Alors que Tia pensait lui faire plaisir en lui laissant le choix de la suite à donner à la soirée, ce dernier ne savait pas réellement comment cela se passait à son époque et n’avait donc pas réellement d’idée. Il finit par proposer de transformer la piscine en bain géant ce qui fit sourire la jeune femme. Elle allait entendre parler de sa bêtise encore très longtemps, c’était certain.

Dans ce cas, autant que tu continues à faire les peintures qui ont été miennes pendant longtemps pendant qu’on continue de discuter. Je n’ai toujours pas de maillot de bain et cela évitera d'abîmer les belles peintures que tu m’as faite ou de devoir interrompre une activité plus prenante en plein milieu à cause du repas. Et puis tu sais, je passais la majeure partie de mon temps à lire lorsque j’avais un peu de … temps libre dans mes obligations.

Se décalant sur son siège, la prêtresse passa ses cheveux devant elle, libérant ainsi les parties du dos qui pourraient être peintes. Timothy n’aurait qu’à terminer par la poitrine et le ventre. Alors que le garçon s’attela à sa tâche avec un sérieu qui imposait le respect, elle ne put s’empêcher de demander.

Je n’avais jamais eu l’idée de t’en parler avant ce soir. Mais j’avoue que je me demandais ce que tu avais pu voir dans la crypte où tu as trouvé la jarre qui me retenait. Y avait-il des inscriptions, des dessins ? Quoi que ce soit qui pourrait peut-être m’aider à me souvenir ?

La brune était un peu mélancolique d’aborder ce sujet. Elle n’aimait pas importuner son sauveur avec des problèmes qui ne concernaient qu’elle. Mais puisqu’elle avait été libéré loin du lieu de son enfermement, elle était bien incapable aujourd’hui de retourner dans ce lieu qui pourrait pourtant probablement lui apprendre tant de choses. Avec ces nombreuses pensées négatives, les seules choses qui lui faisaient du bien étaient la présence de Timothy et la douceur du pinceau sur sa peau. Que les arabesques soient réalisées à la perfection, elle s’en moquait complètement. Mais la jeune femme appréciait réellement ce moment avec le beau brun, même si leur quotidien était rempli de moments ensembles depuis plus de deux mois, ou presque en tout cas.
 
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Message posté : Lun 6 Mai 2019 - 9:04 Message
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« Peut-être. Peut-être plus. Qu'est-ce qui faisait de toi une prêtresse finalement ? Tes pouvoirs ? Ta foi dans les Dieux ? Rien ne t'empêche de prier, peut-être l'un d'eux acceptera-t-il même de t'aider à retrouver la mémoire. Et tes pouvoirs. »

M'éloignant un petit instant d'elle pour prendre une pièce dans la main, un des innombrables petits objets que ma mère adorait collectionner. C'était une pièce ancienne, très ancienne, faible valeur réelle, forte valeur archéologique et pécuniaire, pour moi c'était un trésor de ma mère, exactement comme la jeune femme qui me faisait face. En un sens un peu tordu, un peu spécial, elle était un héritage qui me venait de ma mère, un souvenir qui me restait de ma génitrice, elle était importante pour moi, plus qu'elle ne pouvait l'imaginer. Elle était le rêve de ma mère, la quête de sa vie, sa seule existence prouvait que ma mère n'avait pas consacré sa vie à courir après une ombre qui n'existait pas, une légende qui n'était qu'un mythe et n'avait aucun vrai fondement. Elle ne s'en rendait pas compte mais elle était importante.

« Pour moi tu es une prêtresse, ma prêtresse et je me moque que tu penses que je n'ai aucun devoir envers toi, que tu t'imagines ne plus être une prêtresse, que tu penses que je veux te mettre à la porte. Ce n'est pas le cas, ça ne le sera jamais. »

Levant la pièce devant ses yeux, tenues entre deux doigts, ma main libre passe devant une première fois, mes mains tournent lentement sans se toucher et puis mes deux paumes se présentent à elle, sans aucune pièce entre mes doigts. J'approche lentement une main de son visage, à plusieurs centimètres pour ne pas qu'elle se sente mal, j'effleure doucement son oreille du métal de la pièce en feignant de la récupérer. Je doutais pouvoir la surprendre par un petit tour de main aussi vulgaire quand elle pratiquait véritablement la magie, qu'elle avait eu de vrais pouvoirs et non ceux de l'usurpation comme ce que je venais de faire.

« Je crois en la magie et je veux croire que tu es toujours une prêtresse, même si tu en doutes, même si tu crois ne plus l'être. »

Je pose la pièce dans sa main, délicatement, du bout des doigts, sans toucher ses doigts ou sa peau. La magie n'engage ceux qui y croient et si elle n'a plus de pouvoirs ça ne lui enlevait pas le titre de Prêtresse, même si elle rétorquait qu’aujourd’hui ce titre ne voulait plus rien dire, je m'en moquais bien. Pour moi elle était et serait toujours la Prêtresse que ma mère adorait et voulait absolument retrouver pour défendre ce monde au moyen de ses pouvoirs.

« Continuer les peintures, ça me va plutôt bien, je crois que je commence à prendre la technique, je vais peut-être pouvoir accélérer un petit peu la réalisation. »

M'installant derrière elle, je me surprends à respirer silencieusement le parfum diffusé par ses cheveux dans le mouvement qu'elle avait eu pour dégager sa nuque. Sa peau nue d'un côté est une tentation que j'ignorais avoir à son égard, j'aimerai déposer mes lèvres là, juste dans sa nuque, éveiller un petit sursaut, un petit quelque chose chez elle. Non. Ce n'était qu'une attirance physique stupide, elle est très belle et cela faisait son effet sur moi voilà tout. Je ne devais pas céder et elle ne le voudrait pas de toute façon. M'apprêtant à un trait d'humour sur ses lectures d'alors, je suis coupé dans mon presque élan par ses mots quand elle reprend la parole. Si le pinceau termine l'arabesque que j'avais entamé quand elle avait pris la parole c'est d'un geste un peu tremblant, je me souvenais parfaitement ce que j'avais lu sur les murs de la crypte et rien de toute cela ne me semblait vrai.

« Tous les murs en étaient couverts. »

Je n'avais pas le cœur à mentir et je lui avais promis de l'aider à retrouver la mémoire alors il fallait lui dire la vérité, lui permettre d'avoir des éléments supplémentaires pour retrouver son passé. Lui mentir sur sa crypte serait une mauvaise chose. En fait il faudrait même que nous pensions à la visiter un jour, ça pourrait lui faire du bien. Enfin à sa mémoire je veux dire. Visiter sa propre tombe, ça ne peut faire moralement du bien à personne je crois. Sauf si elle y retrouve sa mémoire.

« Ces écrits ont été faits par des opposants à Pharaon, par tes ennemis, ce n'était pas la vérité. Il y avait beaucoup de mise en garde quand à ta libération, des malheurs promis à celui qui oserait entrer dans ta crypte, qui en sortait avec la jarre et … Tu sais, le but était surtout de faire peur à ceux qui pourraient vouloir te libérer. J'imagine qu'ils voulaient éviter qu'un idiot te libère de ton enfermement. J'ai jamais été bon avec les signes qui disent "Danger de mort" et "Voie sans issue". Je n'ai aucun regret. »

Il y avait des choses horribles à son sujet sur ses murs, pour la rendre détestable avant de trouver la jarre. Si je n'avais pas eu le carnet de ma mère j'aurai sans doute fait demi-tour, je n'aurai jamais ouvert la jarre ça c'est certain. Pas avec ce qu'il y avait dans sa crypte.
 
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Message posté : Lun 6 Mai 2019 - 11:43 Message
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Timothy semblait persuadé d’être dans son droit, d’avoir raison. En même temps, son résonnement était plutôt cohérent même s’il n’était pas abouti. Son statut de prêtresse ne se limitait pas à ses pouvoirs ni à sa foi. Il impliquait aussi son devoir envers son pharaon et envers son peuple, son statut de guerrière, de meneuse des armées. Se battre était une seconde nature pour elle. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait délaissé son rôle de femme, ne voulant pas être déviée de sa voie. Elle avait eu raison de faire ce choix, n’imaginant pas une seconde que c’était en cédant à la tentation qu’elle avait entraîné sa perte et celle de sa ville. Accorder sa confiance avait toujours été une tâche délicate En même temps, c’était son rôle de se méfier de tous et de débusquer le moindre espion. Le seul qui avait échappé à sa vigilance était celui qui s’était le plus rapproché d’elle en réalité. Ce douloureux souvenir allait faire des ravages lorsqu’il reviendrait finalement à l’esprit de la belle. Incapable de se remémorer sa dernière année en Egypte à l’heure actuelle, la brune se contenta d’écouter le garçon et d’observer ses agissements. Alors qu’elle s’imaginait être un fardeau, elle était loin de se douter du point de vue qu’avait l’archéologue sur elle, de sa façon de la voir et de l’apprécier … Son petit tour de passe-passe la fit sourire, sincèrement. Elle avait l’impression que le beau brun était toujours attentif, prêt à tout pour lui faire plaisir. Son côté un peu possessif qui ressortait parfois dans ses tournures de phrases lui faisait plaisir mais lui échappait également, n’imaginant pas une seconde les pensées qui pouvaient habiter l’archéologue. Dans un réflexe qu’elle-même ne saurait expliquer, alors qu’il déposait la pièce dans sa main, légèrement penché au-dessus d’elle, Tia attrapa la pièce et le bout des doigts du garçon du bout des siens, croisant son regard dans le miroir et lui murmurant.

Merci Timothy.

Aussi rapidement, elle relâcha sa prise sur les doigts du jeune homme, conservant la pièce qu’il venait de lui donner, celle qui avait servi à son tour de passe-passe. Il accepta de poursuivre les peintures sur son corps tout en discutant, faisant réagir la belle qui dégagea les cheveux de son dos. La prêtresse en profita pour poser une question qui lui trottait dans la tête depuis un moment et qu’elle n’avait osé prononcer à voix haute. Pour autant, cela serait peut-être une bonne piste que d’explorer le lieu de sa captivité. Observant le garçon dans le miroir, elle sentit comme un malaise. Pourquoi Timothy était devenu si hésitant après sa question ? Cela voulait-il dire qu’il avait certaines réponses qui n’allaient pas lui plaire ? Se mordillant la lèvre inférieure par nervosité, craignant ce qu’il allait pouvoir lui raconter sur son enfermement, il se contenta dans un premier temps de lui dire que sa tombe comportait bel et bien des écrits. Le pharaon avait-il fait en sorte de lui laisser un message ? Très vite ses espoirs furent balayés alors qu’une crispation s’empara de tout son corps. Comment les opposants à son pharaon avaient-ils pu graver des choses dans sa tombe ? Cela n’avait aucun sens. au fur et à mesure des paroles du beau brun, la jeune femme se tendit, perturbée et perdue suite à l’obtention de ce genre d’informations. L’archéologue lui disait des faits bien trop flous, lui permettant de comprendre la situation et le pourquoi il ne lui en avait jamais parlé mais pas de comprendre ce qu’il s’était réellement passé. Sentant le pinceau se levait de la peau de son dos, Tia se leva de son fauteuil, ressentant le besoin de marcher, de s’éloigner et de réfléchir. Elle ne comprenait pas comment ses ennemis avaient pu avoir accès à sa tombe aussi facilement. Si la brune était toujours en vie aujourd’hui, c’était bien qu’elle n’était pas tombée au combat. Mais d’un autre côté, si c’était les opposants du pharaon qui l’avaient enfermé, pourquoi ne pas l’avoir tout simplement supprimé, éliminé, tué à jamais ? Son dieu Seth avait-il agi en sa faveur en la voyant en mauvaise posture ? Ces révélations soulevaient bien plus de questions qu’elles ne lui avaient apportés de réponses. En proie à une réflexion intense, la jeune femme finit par s’adresser à son hôte.

Excuse-moi, je m’attendais à ce que tu me dises ce qui m’était arrivée et pas à apprendre que mes ennemis m’avaient enfermé. Il n’y avait aucune autre information sur le comment ou le pourquoi ? Tu n’as pas des représentations des gravures que tu as pu voir dans la crypte ?

Il lui en fallait plus. La prêtresse n’avait pas assez d’informations et en voulait plus, beaucoup plus. Généralement, on retrouvait sur les murs d’une tombe de prêtresse ses exploits ainsi que l’histoire de sa mort. Jamais sa mère lui avait parlé de mise en garde contre des prêtresses enfermées qu’il ne faudrait pas libérer. Cela n’avait aucun sens à ses yeux. Voyant Timothy un peu gêné de sa réaction, elle revint s’asseoir à sa place, un peu gênée à son tour, remettant ses cheveux en place pour ne pas qu’ils le gênent et espérant qu’en s’étant levé, elle n’avait pas gâché le travail du beau brun avec les quelques mèches qui étaient repassées dans son dos.

Désolée, j’espère ne pas avoir gâché ton travail. Je … Je n’arrive pas à trouver une explication logique qui aurait permis à mes ennemis de m’enterrer vivante, prisonnière de cette jarre ...

En proie au doute, aux regrets et à l’incompréhension la plus totale, la jeune femme se sentait complètement perdue. Ne pas savoir ce qu’il s’était passé ni comment elle avait hérité de ce collier maudit qui bloquait ses pouvoirs la rongeait sans cesse. Elle n’avait aucun indice sur cette dernière année et déprimerait certainement au bout de deux bons mois si le beau brun n’était pas là pour la soutenir et l’épauler. Ce simple contact avec ses doigts un peu plus tôt l’avait apaisé alors que toucher n’importe qui d’autre ne faisait que la braquer. Tia commençait tout juste à mettre le doigt sur l’importance de l’archéologue dans sa vie, en dehors du fait qu’il l’avait sauvé en la libérant de sa prison éternelle.
 
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Message posté : Lun 17 Juin 2019 - 19:26 Message
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A peine avais-je fini de parler que je savais que j'en avais trop dit et pas assez en même temps. J'avais voulu jouer la carte de la franchise, de l'honnêteté avec elle mais finalement … j'avais un doute sur ce choix. J'aurai pu être plus vague, suffisamment pour lui laisser penser qu'il n'y avait rien eu d'intéressant ou d’intrigant dans sa tombe mais ce n'est pas ce que j'avais fait. J'avais dit ce que j'avais vu et chaque mot semblait avoir tendu le corps de la jeune femme, chaque parole prononcée semblait durcir ses muscles sous le passage de plus en plus léger du pinceau. Je la sens tendue, perdue, je ne vois pas son visage mais j'y devine des interrogations, des questionnements, pas besoin d'être un génie pour cela. Mon tour de passe-passe et l'humour léger qui l'avait accompagné semblait désormais oublié, il semblait très loin quand je vois la jeune femme se redresser soudainement pour s'éloigner et commencer à faire les cents pas, visiblement en pleine réflexion. Je pose le pinceau en équilibre sur le petit pot de peinture tout en l'observant, m'attendant à ce que viennent rapidement des questions, cela n'aurait rien de surprenant, en fait ça serait même logique qu'elle ait de nombreuses questions. Malheureusement je n'aurai que peu de réponses à lui apporter.

Elle ne tarde pas à me faire part de ses réflexions et si j'efface ses excuses d'un sourire rapide et un petit mouvement de tête, la suite n'est pas vraiment une surprise. Ma première réaction quand elle me demande si je sais comment elle a été enfermée et pourquoi ça a été fait est un mouvement négatif de la tête et c'est à nouveau le cas lorsqu'elle me demande si je n'ai pas des représentations des gravures dans la crypte. Je ne lui avais pas encore tout dit sur la crypte et ce qui s'y était passé quand je m'y trouvais.

« Malheureusement le talent artistique s'est arrêté avec ma mère et mon appareil photo n'a pas survécu à mes aventures dans la crypte. »

Un mot d'anglais au milieu de mes mots, l'explication est simple, la photo n'existait pas à l'époque de l'Egypte Antique. Pour autant, je me rendais compte que nous n'avions jamais parlé de la façon dont c'était passé la récupération de la jarre dans laquelle elle avait été enfermée.

« Il n'y avait pas que des avertissements sur ta libération, il y avait aussi des pièges pour arriver dans la pièce principale mais les pièges n'étaient pas orientés pour empêcher quelqu'un d'entrer. Ils cherchaient à empêcher quelqu'un de sortir. Je crois que qui que ce soit qui t'aies enfermée voulait vraiment s'assurer que tu ne ressortes pas. »

Se rasseyant, la jeune femme s'excuse mais encore une fois je chasse ses excuses d'un geste de tête, réfléchissant un peu à ce qu'elle me disait, à ce que je savais d'elle, à ce que ma mère avait découvert et écrit sur elle.

« D'après ma mère tu étais adorée par le peuple, protectrice de Pharaon et son royaume, garante de la pérennité de ses terres alors j'imagine que tu as dû attiser des jalousies ou effrayer à cause de ce que tu savais faire. Il faut parfois peu pour créer une panique ou faire monter une inquiétude et si tu es capable de magie, d'autres l'étaient sûrement. »

Je réfléchissais à voix haute plus que je ne lui répondais directement, les yeux perdus sur les arabesques de son dos alors que je reprends le pinceau en main et recommence à tracer des arabesques tout en réfléchissant et en reprenant le fil de mes pensées.

« A l'époque on pensait que la magie était un don divin, donc te tuer aurait pu être une offense terrible au Dieu qui t'avais offert tes pouvoirs. Alors il fallait se débarrasser de toi d'une autre façon et quel meilleur moyen que de t'enfermer dans une jarre qu'on mettrait dans une crypte avec assez d'avertissements et de pièges pour décourager quiconque voudrait te libérer ? »

Mais ce n'étaient que des suppositions et je pouvais faire fausse route.
 
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