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Nono au pays des cauchemars

 
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Message posté : Sam 9 Fév 2019 - 15:46 Message
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Evelyn Wormwood
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ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 18/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 19/12/2017
ϟ Nombre de Messages : 752
ϟ Nombre de Messages RP : 371
ϟ Doublons : Lawrence Chastel, Abigaïl Frankenstein
ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
ϟ Âge du Personnage : 30 ans en apparence
ϟ Statut : Catin du Diable
ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon V
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Antéchrist I
- Sang du Diable I
- Soeur du mensonge I
- Scarifications infernales I
- Maîtresse de la douleur I

- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
- Souliers d'argent (téléportation)
- Culte des Goules (animation de momies)
- Plume de l'Archange Michel (destruction des démons)
- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
- Glaive de la Stryge (plaies maudites)
- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)

- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Evelyn gardait un œil, ou plutôt plusieurs, tournés sur chacun de ses ennemis potentiels. Au cours de sa longue existence, elle avait trop souvent sous-estimé ce dont les mortels étaient capables. Elle n’avait pas sue prédire la trahison des démonologues qu’elle avait formé à la magie noire à Londres, des siècles plus tôt. Elle n’avait sue prédire que leurs descendants enverraient des mercenaires hessians chez elle, qu’ils blesseraient son fils favoris et le feraient fuir dans les bois, hors de portée des bras aimants de sa mère. Il y en avait eu d’autres, de simples humains, armés de suffisamment de foi, de ressources et de rage pour réussir à la blesser. Pour réussir à la faire fuir. Pour réussir à l’exorciser. Plus jamais s’était-elle promis et sa résolution avait fait écho dans l’esprit de Caliban, sous sa forme de corbeau.

C’était pour cela qu’elle avait décidé de garder un œil sur Susan Suncana après ce qu’elle lui avait infligé. Les tourments qu’elle avait offert à la jeune héroïne pouvaient soit la briser, soit faire d’elle une ennemie farouche. Dans le second cas, elle préférait garder plusieurs coups d’avance sur elle. Ses ombres avaient tout appris de son quotidien, de sa vie, de sa famille. Si le pacte qu’elle avait passé avec Mikhaïl empêchait Evelyn d’utiliser les parents de la super-héroïne comme arme contre elle, ou même de la menacer directement, il restait une faille, un élément libre qui devrait offrir à la sorcière tout ce dont elle avait besoin. Elle avait gardé l’existence de Noélie Inagawa dans un recoin de sa tête pendant des semaines. Ses ombres lui parlaient régulièrement d’elle. Jusqu’à récemment. L’une d’entre elle avait été chassée par nulle autre qu’Abigaïl. Evelyn n’avait pas apprécié, mais elle savait qu’il ne s’agissait là que d’un caprice de la nécromancienne. Celle-ci n’était plus que cela. Caprices. La mort incarnée sur terre, qui frappait de la manière la plus imprévisible. Puis les ombres n’avaient plus été capables de pénétrer l’appartement des jeunes femmes.

Il était temps pour Lady Satan d’avoir une petite entrevue avec mademoiselle Inagawa. Un collier avait été envoyé par une prétendue fan. Ce qui n’était pas totalement faux. Evelyn avait fait ses recherches sur la vie de la jeune chanteuse et elle avait même enduré toutes ses compositions musicales pour tenter de mieux la cerner. Le bijou était un cheval de Troie, à l’intérieur duquel se trouvait un démon de pacotille, mais capable de prendre possession du corps de la jeune femme quand sa garde serait baissée. Les forces obscures au service de Lady Satan avaient alors attendues que la jeune femme leur soit livrée, puis elles l’avaient engloutie pour la faire sombrer dans les entrailles du Pandémonium.

Lorsque Noélie s’éveilla, elle se trouvait dans les cryptes obscures hantées par les démons et les spectres au service de Lady Satan. Mais elle était seule, assise devant une table couverte de victuailles, vêtue d’une robe qui n’était pas la sienne et qui n’était pas sans évoquer celles de poupées. Elle n’était pas attachée, pas enchaînée et le démon avait regagné le bijou qui se trouvait toujours autour de son cou. Il avait emporté avec lui la plupart des souvenirs de ce qui s’était passé. La façon dont il avait pris possession de son corps, l’avait emmenée dans une ruelle où les sbires de Lady Satan l’avaient recouverte d’un sac pour l’emmener ensuite plusieurs mètres sous les rues de Star City. Une lourde porte s’ouvrit et une petite femme aux cheveux blancs et vêtue d’une robe rouge entra dans la pièce en gambadant. Elle devait avoir entre quatorze et seize ans, mais son regard semblait bien plus vieux par moments.

« Oh vous êtes réveillée. » Elle applaudit, apparemment ravie par cette nouvelle. « Formidable, formidable. Nous ne pouvions pas commencer le goûter sans notre nouvelle poupée, n’est-ce pas ? Vous êtes superbe. » Ajouta-t-elle avec des yeux brillants.

« C’est dommage que je ne puisse pas vous garder après cette nuit. Oh, mais où sont mes manières. » La jeune fille s’approcha de Noélie pour s’incliner un instant.

« Je m’appelle Varvara. Vous voulez commencer la visite ou vous voulez manger quelque chose avant ? Calibraxis s’est vraiment démené pour vous préparer toute cette nourriture traditionnelle sucrée. »
 
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Message posté : Sam 9 Fév 2019 - 19:26 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 24/07/2018
ϟ Nombre de Messages : 548
ϟ Nombre de Messages RP : 319
ϟ Doublons : Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Crédits : gif & vava par Renan (♥) ; code Sio
ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Je suis plutôt quelqu’un de positif, au quotidien. Il faut dire que j’ai de la chance : j’ai une carrière qui marche plutôt bien, un loisir qui est devenu rentable, et ma vie secrète de lieutenante de MindStorm n’est pas encore trop revenue me mordre les fesses. Bon, il y a bien cette histoire de culpabilité latente, mais j’arrive à peu près à faire avec. Et puis le fait que je mens à mon adorable colocataire, que j’ai fini en prison à cause d’un malentendu stupide, avec une femme supposément très morte mais à l’apparence on ne peut plus vivante, oh, et qu’une des rares personnes que je déteste sur cette planète m’a fait filée pendant je ne sais combien de temps par un truc étrange et fantomatique.

Oui, bon, en y repensant, ce n’est pas la joie tous les jours mais, en toute bonne foi, on ne peut pas dire que je sois à plaindre. Les bons aspects de ma vie compensent largement les mauvais, principalement parce que je ne suis pas du genre à me lamenter des heures durant sur les choses auxquelles je ne peux strictement rien changer. Et puis aussi parce que j’ai quand même quelques avantages : mon implant est génial, ne parlons pas de ma lentille – que je ne quitte que rarement, quand je vais dormir, en fait – et il y a les cadeaux que je reçois régulièrement des fans d’Akira. En l’occurrence, j’ai l’un d’entre eux autour du cou, d’ailleurs, un collier su-perbe.

Mais tout ça, c’est extrêmement secondaire. Parce qu’à cette minute précise, j’ai beau être la personne la plus positive du monde, je me demande sérieusement si j’ai vraiment, vraiment abusé la nuit dernière ou si je me suis encore mise dans des ennuis plus gros que moi sans le savoir. J’ai ouvert les yeux pour repérer une série d’anomalies complètes qui ne me plaisent pas du tout.

Numéro un : mais où est-ce que je suis, au hasard ? Numéro deux : c’est quoi cette robe ? En toute honnêteté, elle est superbe, je dois avoir l’air d’une vraie poupée là dedans, sauf que je n’aime pas trop qu’on m’habille sans ma permission. Numéro trois : j’étais invitée au thé de l’après-midi ? La table devant moi est recouverte de denrées en tous genres, sauf que je n’ai franchement envie d’y goûter, là, de suite. Je lève mes mains devant moi, obligée de constater qu’elles sont un peu tremblantes, et me pince le poignet. Conclusion : ça fait mal, et je veux retourner me coucher, chez moi.

Je dois cependant fourrer mes mains sous la table, décidée à ne pas montrer quoi que ce soit à qui que ce soit quand une porte imposante s’entrouvre pour laisser passer une jeune fille, une adolescente à l’apparence adorable, si on ne s’attarde pas trop sur les détails. Je sais bien juger les gens, et il y a un truc carrément perturbant chez elle. Je suppose que j’ai l’air d’une ahurie finie, parce que je la regarde avec des yeux ronds. Individuellement, chacun des mots qu’elle prononce à un sens, je ne dis pas. Mais ses phrases ne m’éclairent pas du tout. En fait, je ne comprends rien à rien, et c’est assez effrayant pour que je ne sois pas en train de me lancer dans toutes les récriminations – nombreuses, auxquelles se sont rajoutées d’ailleurs les questions numéro quatre, cinq et six – mais complètement muette. Je finis par me redresser maladroitement quand elle s’incline pour faire de même, un peu machinalement, presque raide. On est loin de mon assurance habituelle.

Je… Bonsoir, mademoiselle Varvara. Merci. Je crois,je finis par forcer entre mes lèvres.

Je m’interromps en réalisant que son petit compliment n’est bien que la seule chose réjouissante de ce qu’elle vient de dire. Je viens de réaliser que déplorer de ne pas pouvoir me garder après cette nuit, ce n’est pas normal du tout. Mais aussi que je crois bien que je suis la nouvelle poupée de l’histoire, et ce n’est pas beaucoup plus gai.

Je n’ai pas très très faim, je crois, j’ajoute d’une petite voix et sur un ton presque interrogateur (oui, je n’ai pas faim, mais je ne veux pas la vexer ou vexer Calibraxis, qui que soit cette personne, donc si elle décide que j’ai envie de manger, je vote pour la contenter), avant d’oser continuer à peine plus fort. Vous savez comment je suis arrivée ici ? Je ne… je ne me souviens de rien et vous avez l’air au courant.

Je peux toujours poser la question, ça ne mange pas de pain. Sous la table, mes mains se sont crispées l’une contre l’autre. Je suis un peu une maniaque du contrôle, j’aime bien tout savoir sur tout, alors là, je suis en plein cauchemar éveillé. En plus, c’est bizarre de vouvoyer une fille qui a l’air d’une ado super mignonne, mais elle me fait trop peur pour que je la tutoie. J’ai une vague envie de partir en courant, mais je ne veux pas la fâcher, et de toute façon, je ne suis pas sûre de vouloir regarder derrière les portes des lieux.

Je laisse de côté l’envie que j’ai de hurler – des choses pas très polies, vraiment – et les questions plus délicates comme « est-ce que vous êtes bien consciente que je ne suis pas une poupée ? » ou « excusez ma grossièreté mais qu’est ce que c’est que ce foutu bordel ? ». Je crois bien que c’est la première fois depuis des années que je ne sais pas trop ce que je dois faire. Merveilleux, l’imprévu est une superbe expérience et tout ce que vous voulez, mais je m’en serais très bien passée.
 
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Message posté : Dim 10 Fév 2019 - 16:59 Message
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Evelyn Wormwood
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ϟ Âge : 27
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- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
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- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
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- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
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- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
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- PDA (démon informatique)
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- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
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- Halyomorpha halys (serviteurs)
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- Doom Girl (compagnon)

- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Une lueur d’excitation et de joie passa sur le visage de Varvara lorsque Noélie lui répondit. La jeune fille applaudit à nouveau et offrit à son interlocutrice un sourire des plus affectueux.

« Oh, comme vous êtes polie. C’est vraiment rare chez les nouvelles poupées. Généralement elles se mettent juste à hurler et j’ai besoin de passer beaucoup de temps avec elles pour leur apprendre les bonnes manières. Mais vous vous dites bonsoir et merci, c’est fantastique. »
Elle applaudit de nouveau. « Je suis sûr que la maîtresse va être plus que ravie de voir que vous êtes bien éduquée. Il faut dire que nous avons beaucoup d’éléments perturbateurs chez nous. »

La petite était juste un peu plus déçue de devoir abandonner ce nouveau jouet providentiel une fois que le soleil serait levé. Déjà que la dernière jolie femme qu’elle avait vu au Pandémonium n’avait pas fini dans sa chambre et habillée d’une jolie robe comme elle l’aurait voulue. Quoiqu’elle avait promis de revenir pour une soirée pyjama. Est-ce que la nouvelle poupée accepterait aussi de revenir ? Varvara lui demanderait avant qu’elle ne parte et quand Lady Satan aurait terminé de discuter avec elle.

« Oh… » Varvara regarda la nourriture un peu soucieuse, puis haussa les épaules. « Ce n’est pas grave. Nous avons l’habitude. Calibraxis va être un peu déçu, mais je lui dirais que vous avez aimé quand même. Quand il est grognon il a tendance à trop faire hurler la viande et elle devient nerveuse. La maîtresse n’aime pas la viande nerveuse, elle la préfère tendre. Puis cela en fera un peu plus pour les autres poupées. »

Varvara s’était approchée, pour s’asseoir sur la table. Ses jambes battaient dans l’air. Elle se saisit d’un cupcake savamment décoré et mordit dedans avec plaisir.

« Vous êtes venue par l’entrée, comme tout le monde. Enfin, vous étiez comme dans un rêve, si c’est ce que vous voulez savoir. C’est pour cela que vous ne vous en souvenez pas. Normalement vous repartirez de la même façon une fois que la maîtresse se sera entretenue avec vous. De ce qu’elle m’a dit, vous avez de sales fréquentations. Des gens que nous n’apprécions pas trop ici bas. »


Varvara soupira. Elle ne connaissait pas Pizza Girl personnellement, mais elle savait qu’elle avait fait avorter l’un des sortilèges de Lady Satan par le passé. Ce qui avait fait un enfant de moins avec qui jouer au Pandémonium. Quelle déception.

« La maîtresse veut juste s’assurer que vous inciterez vos mauvaises fréquentations à rester tranquilles. Elle a dit qu’il s’agissait d’une démonstration. Démon. Stration. C’est plutôt drôle, non ? » Elle offrit un sourire sinistre à Noélie avant de mordre à nouveau dans la pâtisserie. « Vous êtes certaine que vous ne voulez pas manger quelque chose ? »

La porte s’ouvrit à nouveau et Lady Satan fit son entrée dans la pièce. Un sourire radieux était dessiné sur son visage, juste sous le demi-masque noir qui masquait ses traits. Deux cornes authentiques saillaient de son front et le linceul des ombres épousait son corps pour en souligner la moindre courbe. L’échine du Léviathan pendait nonchalamment à sa ceinture et ses mouvements n’étaient pas seulement dus à la démarche de la maîtresse des lieux. Caliban, toujours aussi fidèle, était perché sur l’épaule de Lady Satan sous sa forme de corbeau.

« Varvara, on ne s’assoit pas sur la table, c’est mal poli. »

« Oui madame. » Lâcha la petite en redescendant et en adressant un clin d’œil à leur invitée.

Evelyn se tourna vers celle-ci et la dévisagea un instant. Voici donc la petite créature qui était devenue l’amie d’Abigaïl et qui était surtout la colocataire de l’irritante Pizza Girl. La sorcière ne se départit pas de son sourire et s’inclina légèrement.

« Noélie Inagawa, c’est un plaisir de vous recevoir. Je ne me présente pas, je pense que vous savez exactement qui je suis. Je crois même que vous avez quelques pensées néfastes à mon encontre. Rien de plus normal quand on réfléchit à ce que j’ai fait à votre amie. »


Elle s’installa en bout de table, son visage souriant posé au creux de ses mains.

« Je vous ai invitée pour vous délester de telles pensées et surtout pour que vous puissiez éviter que votre colocataire n’en nourrissent de semblables. Mais je crois que Varvara vous a déjà expliqué cela. Elle est assez bavarde avec ses poupées. »
 
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Message posté : Dim 10 Fév 2019 - 21:17 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Âge : 25
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ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
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• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

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Si j’espérais être rassurée, j’en suis pour mes frais. A chaque fois que la petite Varvara ouvre la bouche, ce qui en sort est un apparent concentré de mignonnerie sous lequel se cache des sous-entendus tout à fait glaçants. Par exemple, le fait qu’elle est apparemment coutumière du kidnapping de nouvelles poupées, comme elle dit, lesquelles sont apparemment à éduquer. Je ne me suis jamais autant félicitée d’être quelqu’un de plutôt polie au naturel.

Je n’ose pas trop l’interrompre ni montrer que je suis à mi-chemin de la panique la plus totale (c’est vexant, la panique, j’en suis certaine) et que j’ai de plus en plus envie de l’arrêter dans ses propos et de faire rentrer du bon sens dans cette charmante petite tête. Disons que l’histoire de faire hurler sa viande, ça ne m’inspire rien de bon, et je baisse les yeux vers la table d’un air au mieux suspicieux, plus probablement révulsé. Je pensais pouvoir me forcer à manger un morceau de quelque chose, surtout que des gâteaux ont l’air bien inoffensifs, mais c’est devenu hors de question.

Je ne commence à comprendre ce qu’il peut bien se passe qu’à l’instant où la jeune fille allie les mots « maîtresse », « fréquentations » au fait qu’ils ne les apprécient guère. Son petit jeu de mot concernant sa démonstration, pour lequel je me force à offrir un sourire, les yeux à présent rivés dans les siens, achève de me convaincre que je vais dans la bonne direction. La peur que je ressens se mélange à la rancune dévorante que je nourris à l’égard de celle que je suppose être sa maîtresse et m’aide à répondre d’une voix qui ne tremble plus :

C’est amusant, oui. Mais je n’ai vraiment pas faim. Peut-être plus tard, j’ajoute cependant avec prudence, essayant d’adopter une expression conciliante. Je ne mange pas souvent au réveil.

C’est innocent comme justification, non ? Je suis en train de me demander ce que je pourrais faire quand la porte s’ouvre et que j’ai ma première vue en direct de celle qui se fait appeler Lady Satan. J’ai pu lire la façon dont les rares survivants d’une certaine fête la décrivaient, j’imagine donc que c’est bien elle. Ses cornes et son masque ne suffisent pas à dissimuler le fait que la femme là dessous doit être plutôt belle, de quoi faire baver ces messieurs, je suppose, vu ses courbes. En revanche, les détails qui viennent compléter le tableau la rendent sinistre. La déférence de Varvara aussi, je dois dire. J’ai envie de me lever et de lui balancer mes quatre vérités, et j’en aurais des choses à dire. Sauf que la frayeur est toujours au rendez-vous, et, surtout, ma cervelle aussi. A quoi bon ?

Au lieu de lui faire sentir tout le dégoût que j’ai pour elle, je me force à me relever une fois de plus pour la saluer en m’inclinant, comme je l’aurais fait au Japon. Je prends même sur moi de descendre assez bas pour bien signifier que je ne me considère pas son égale – il faut être lucide cinq minutes – mais ce que ça peut me coûter, honnêtement… Je me sens minable, alors je me répète que Rome ne s’est pas construite en un jour, et que j’ai besoin de temps pour trouver une façon de lui pourrir un tant soit peu la vie. Les avertissements d’Abigail aident aussi, j’imagine. Elle a eu l’air inquiète pour moi, à raison. Je me rasseois avec l’impression d’avoir le dos plus raide que jamais, doucement, sans la quitter des yeux.

Si je pouvais lui faire ravaler son sourire et ses propos condescendants, à cette garce, je m’en donnerais à cœur joie. Au lieu de quoi, je force le plus adorable des sourires que je sois capable de conjurer à cet instant et la salue en allant chercher des trésors de politesse pour enrober mes reproches.

Je ne serais pas contre quelques présentations, je la corrige doucement.

Un nom… Non, un pseudonyme, est-ce tout ce à quoi j’aurais le droit ? Je ne suis pas Susan, ou Totsuka, ou n’importe quel héros ou vilain de cette ville : la seule chose qui me sauve, c’est le savoir et l’équipement. Comme mon équipement est en rade – même si je suis rassurée de savoir que mon implant est là et me protège en partie contre la manipulation mentale, même si ça n’a pas empêchée d’arriver là, remarquez – j’aimerais bien avoir un petit peu d’informations.
Comme si elle allait répondre.

Votre invitation est un plaisirmenteuse - mais j’aurais préféré la recevoir par la poste, en toute honnêteté, je m’entends répondre la voix un peu plus ferme, cette fois.

Je me demande si le peu de colère qui sommeille là dedans est suffisant pour la vexer. J’imagine que non. Même si je n’ai pas pu cacher tout le bien que je pense d’être considérée comme l’une des poupées de Varvara par apparemment chaque personne qui passera cette porte, vu la tête que je fais en entendant ça.

Mademoiselle Varvara m’a touchée quelques mots concernant mes fréquentations. Etant donné que je n’en connais qu’une que vous ayez violenté, j’avais cru comprendre que tout ça concernait ma colocataire.

Je pince les lèvres. Pense à Susan, pense à Susan, pense à Susan. J’ai tellement peur de dire ou faire quelque chose qui lui porterait préjudice, et en même temps… Plus Lady Satan et Varvara me parlent, plus elles s’épanchent, plus j’en saurais sur elles. J’ai des choses bien plus désagréables à dire, mais je les retiens par pur instinct de survie, ceci dit. Et parce que si on peut m’enlever de chez moi pour atteindre ma colocataire, j’imagine qu’on peut aussi faire du mal à ma colocataire pour m’atteindre. Oh bon sang, j’ai envie de disparaître. Je suis piégée de toutes les façons possibles et imaginables. Le cœur battant à cent à l’heure, je continue :

Je ne veux pas vous vexer, vraiment. Mais à quel point puis-je parler librement ?

Je n’irais pas lui lancer des injures, évidemment, je ne suis pas suicidaire, mais j’aimerais bien savoir si je vais devoir faire des ronds de jambes toute la soirée en envoyant ma fierté aux orties, ou si je peux me détendre un chouïa. Mais bon… J’ai beau poser la question, je ne peux pas vraiment me fier à la réponse. Ah, quelle blague, quelle fichue blague.
 
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Message posté : Sam 16 Fév 2019 - 15:20 Message
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ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
ϟ Âge du Personnage : 30 ans en apparence
ϟ Statut : Catin du Diable
ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon V
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Antéchrist I
- Sang du Diable I
- Soeur du mensonge I
- Scarifications infernales I
- Maîtresse de la douleur I

- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
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- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
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- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
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- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Evelyn haussa un sourcil à la demande de Noélie Inagawa. Cette jeune femme était un mystère pour la sorcière. Elle était une chanteuse assez connue, surtout au Japon, possédait un métier assez classique mais surtout, elle avait fait l’erreur de vivre avec une super-héroïne connue, bien que des plus ridicules, Pizza Girl. A cause de cette relation, elle avait été précipitée dans le monde de Lady Satan. Des ombres avaient envahi son appartement jusqu’à récemment, elle avait fait la rencontre de l’une des enfants de cœur de la démone et se retrouvait maintenant au plus près de l’enfer, habillée en poupée et en compagnie d’un Duc infernal.

Pourtant, elle gardait son calme autant qu’elle le pouvait et cherchait à tourner la situation à son avantage. Un sourire entendu se dessina lentement sur les lèvres d’Evelyn. Elle était une démonologue depuis ses treize ans, elle n’avait pas oublié les leçons les plus essentielles de son art. Les noms avaient du pouvoir, mais le seul qu’obtiendrait Noélie serait son pseudonyme. La seconde leçon, plus essentielle, était que tout savoir était précieux. La jeune femme ne lui demandait pas de se présenter par plaisir. Mais pour glaner la moindre petite information ou au moins gagner du temps. Courageuse petite Noélie, maligne petite Noélie. Evelyn ne l’aurait pas cru, mais cette jeune fille pourrait se révéler plus dangereuse que ne l’était Pizza Girl.

« Je suis Lady Satan. Mais comme je l’ai dit, vous me connaissez déjà. Après tout, j’ai eu droit à des échos de votre rencontre avec ma douce Abigaïl. »

L’ombre que la nécromancienne avait chassée avait trouvé son chemin jusqu’à sa maîtresse et s’était empressée de tout lui raconter… Le hasard était un être facétieux. Mettre dans le même bar la nécromancienne suprême, la fille de cœur d’Evelyn, une créature qu’elle avait presque façonnée elle-même avant qu’elle ne lui échappe, puis cette petite innocente prise dans des rouages infernaux.

« Je pourrais vous ennuyer de tous mes titres, mais à quoi cela servirait-il ? La seule chose que vous avez besoin de savoir, c’est que je suis celle qui a insufflé le chaos et le mal dans votre vie. Je crois même que vous m’en voulez pour ça. » Elle lui adressa un nouveau sourire. « Pas la peine de me mentir. Je n’ai pas l’idiotie de croire que vous êtes heureuse d’être ici. Mais votre politesse est appréciée. N’est-ce pas Varvara ? »

La jeune fille aux cheveux blancs hocha vigoureusement la tête avec un sourire béat. Elle ne pouvait se détourner de Noélie dans son habit de poupée.

« Cela concerne effectivement Pizza Girl, ou Susan Suncana comme vous l’appelez plutôt je pense. Elle a eu la malencontreuse habitude de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et de ne pas avoir la bonne idée de tourner les talons quand il était encore temps. Je crois que c’est une tare répandue chez les prétendus héros. »

Ce que ne sait pas Noélie, c’est qu’elle est la seule qu’Evelyn peut réellement menacer. Tant que Pizza Girl ne tente rien contre elle, son pacte avec Mikhaïl l’empêche de s’en prendre à sa famille ou directement à elle. Un arrangement qui convient parfaitement à la sorcière. La légionnaire est un grain de poussière dans la machinerie du Hell Club dont elle est heureuse une fois débarrassée. Ce qu’elle ne veut pas, c’est le revoir se glisser entre les engrenages. Les choses avancent pour Lady Satan. Le Hell Club est en phase de rejoindre le Cartel Rouge.

« Je vous ai invitée contre votre gré, mais je respecte les règles de l’hospitalité ma chère Noélie. Tant que vous ne tentez pas de me fausser compagnie ou de vous en prendre à moi ou les miens, vous n’avez rien à craindre. »
Le sourire de la sorcière se fit plus lugubre. « Vous pouvez dire le fond de votre pensée si cela vous facilite la tâche. »

L’orgueil d’Evelyn était démesuré et elle en avait bien conscience, mais depuis son plus jeune âge, sa nature lui attirait le dégoût et la haine des hommes. Il n’y avait rien que Noélie ne puisse dire qui puisse vraiment la blesser. Les mots avaient peu de pouvoir sur elle car à la fin, elle restait l’incarnation des ténèbres des enfers sur Terre alors que cette petite femme n’était qu’une damnée en devenir.

 
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Message posté : Sam 16 Fév 2019 - 17:59 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
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Comme je m’y attendais, je n’ai pas le droit à autre chose qu’à un pseudo que je connais déjà par coeur. En revanche… Je me force à ne pas montrer ma surprise, gardant mon sourire bien plaqué sur mes lèvres, mes yeux attentifs sur elle. Ne pas se raidir pour essayer de cacher quoi que ce soit, mais ne pas avoir de gestes qui montrent que ce “ma douce Abigaïl” n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Un possessif, vraiment… ? Je réfléchis, pleine de doutes à l’égard de la morte-vivante. S’est-elle jouée de moi ? Est-ce qu’elle est une proche de Lady Satan, ou bien utilise-t-elle cette façon de parler volontairement, pour m’induire en erreur, et l’ancienne Lady Death n’est qu’une rivale ? Enfin. Je note l’information dans un coin de ma petite tête tout en continuant à y réfléchir.

J’ai cru comprendre que vous vous intéressiez à moi depuis un moment. De quoi me motiver à agir un peu.

Je crois que ça ne peut pas faire de mal de sous-entendre que je suis celle qui a empêché ses serviteurs d’entrer chez moi par après. Le prêtre m’a affirmé que le genre d’ombres que j’avais sur les talons avant que Abigaïl ne s’en occupe ne pourrait plus entrer chez moi. Est-ce que je suis ici pour ça ? Parce qu’elle ne peut plus traîner dans nos chambres… Est-ce que son ombre me suivait sous la douche ? Oh, ce que c’est glauque, mais je ne peux pas m’empêcher de pouffer de rire discrètement. C’est bien évidemment purement nerveux, mais au moins, j’ai le droit de délier ma langue. J’ai été attentive. Très attentive. A priori, Lady Satan n’a pas menti au moment où elle m’a affirmé que je n’avais rien à craindre. Et comme j’ai quelques petites choses à dire.

Quelque part, vous rencontrer en personne n’est pas complètement pour me déplaire. Même si je n’aime pas votre façon de faire, je finis par répondre, prudemment, la politesse ne peut pas me faire grand mal, ma fierté y survivra.

Je prends une inspiration que je veux paisible, pèse le moindre de mes mots puis continue. Si j’ai le droit de vider mon sac… Je vais me gêner, tiens. Mais ça ne m’empêche pas d’y mettre les formes.

Je n’avais jamais compris ce que c’était de haïr quelqu’un. J’ai déjà été énervée, évidemment. J’ai eu du ressentiment envers certains. Mais la haine… Je ne savais pas ce que c’était. Vous auriez pu vous mettre la moitié de la ville à dos, ravager qui vous vouliez, je n’aurais pas bronché. Peut-être même que je vous aurais admirée, je crois. J’ai toujours eu un faible pour les personnes intelligentes, et quelque chose me dit que vous l’êtes. Mais vous avez fait du mal à une amie.

J’ai de nouveau les mains qui tremblent, je m’entends parler sans plus pouvoir m’arrêter. J’ai tellement rêvé de me trouver en face d’elle… Et je l’ai surtout tellement craint.

Vous avez fait du mal à une de mes amies et en prime, vous êtes plus puissante, mieux entourée et plus expérimentée que moi. Vous me renvoyez à ma propre faiblesse, et ça fait mal.

J’ai baissé les yeux un instant vers la table, plus pour fuir le regard de Varvara qui me met mal à l’aise qu’autre chose. Je la déteste autant pour ce qu’elle a fait à Susan que pour ce qu’elle me force à voir une fois de plus. Qu’à l’heure actuelle, je suis une fourmi sous son pied. Que je le serais sûrement toujours. Cette salope respire la puissance. Et encore, je suis persuadée que je suis loin d’imaginer à quel point elle l’est.

Alors oui, je vous en veux, ce qui vous est probablement totalement égal, d’ailleurs. Et ça ne risque pas de changer, peu importe ce que vous ferez. Mais je suis assez intelligente pour connaître mes limites. Vous n’avez rien à craindre de moi.

Je joue avec les limites de la vérité. Je n’ai pas voulu dire que je ne ferais rien pour lui nuire, parce que, soyons honnêtes, si on m’en donnait l’occasion… je me jetterais dessus. Si je pouvais la mettre en pièces d'un claquement de doigts, je n'en dormirais pas plus mal ce soir. Mais je sais que je ne peux pas le faire moi-même, et ça suffit pour que le fait qu’elle n’ait rien à craindre de moi soit vrai.

Même Varvara pourrait me mettre à genoux en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’imagine, j’ajoute avec un sourire un peu attristé - qui est sincère - avant de continuer. Nous le savons toutes les trois. Maintenant que je me suis montrée honnête avec vous, peut-être pourriez-vous avoir la courtoisie de me dire pourquoi vous perdez votre temps avec moi ?
 
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Message posté : Dim 17 Fév 2019 - 15:40 Message
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Evelyn Wormwood
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- Le Pandémonium (sanctuaire)
Noélie avait été un point central des recherches de Lady Satan sur la vie de Susan, mais pas dès le début. Elle n’avait été qu’une colocataire, une amie parmi tant d’autres alors que les sbires de l’Antéchrist s’occupaient d’éplucher tout le passé de la Légionnaire, son petit restaurant, sa carrière de réalisatrice et surtout sa vie de famille. Les parents de Susan n’étaient qu’à New York après tout, en une soirée un démon pouvait faire l’aller et retour et broyer leurs crânes dans ses griffes comme des fruits trop mûrs. Puis il y avait eu Mikhaïl et Noélie était devenue le centre de la spirale infernale qui s’était déployée autour de Susan.

« Vous êtes quelqu’un d’exceptionnel, il n’y a rien de surprenant à ce que vous ayez retenu mon attention. »

Evelyn ne manquait pas. Oui, Noélie n’était qu’une humaine. Mais par bien des aspects elle s’élevait au-dessus de la masse. Elle n’était pas rongée par le désespoir d’une vie morne, elle n’était pas à la recherche d’une échappatoire. Maintenant, Evelyn savait aussi qu’elle était intelligente et qu’elle avait une propension à faire des rencontres inattendues. Après tout elle vivait avec une super-héroïne et avait rencontré par hasard Abigaïl qui était presque la fille adoptive d’Evelyn. La sorcière croisa les doigts devant son visage. Elle ne pouvait ignorer cette relation avec la nécromancienne, mais elle pourrait ne pas en avoir besoin.

« Je suis désolée de vous amené ici contre votre gré. » C’était un mensonge, Evelyn n’en avait que faire. Elle voulait Noélie entre ses griffes et c’était chose faite. « Mais sachez que je suis très heureuse d’enfin vous rencontrer en chair et en os plutôt que de simplement écouter mes minions me parler de vous. » Cela était la vérité.

Le sourire d’Evelyn s’étira alors que la jeune femme en face d’elle, de l’autre côté de la table, commença à lui révéler le fond de sa pensée. Les émotions sont des armes puissantes, faire naître la haine chez quelqu’un peut créer de formidables ennemis. Mais elles sont aussi un terreau fertile pour ceux de sa race. Les gens font des erreurs, ont des désirs enflammés quand ils sont passionnés, que ce soit dans leur amour ou dans leur haine.

Encore une fois toutefois, Noélie la surprend. Evelyn s’était attendue à une litanie d’insultes. Ce qu’elle avait infligé à Susan était horrible selon les standards humains, elle avait poussé le corps de la légionnaire à la trahir. Mais ce n’était rien en comparaison des supplices qu’elle avait infligé par le passé. La seule différence était peut-être qu’Evelyn avait accepté de garder Susan en vie. Un moment elle s’était demandé s’il s’agissait d’une erreur, mais en entendant Noélie parler, ses doutes s’étaient envolés. Elle n’aurait raté ce discours pour rien au monde. Il l’emplissait presque d’une vague d’affection pour cette petite femme qui tremblait tout en lui faisant face.

« Vous êtes incroyablement courageuse. » Commença Evelyn une fois que Noélie eut terminé de parler. « Oui, Varvara pourrait vous mettre à genou, elle pourrait aussi plonger dans votre tête pour en extirper tous les souvenirs de Susan et de notre rencontre. Mais je ne suis pas certaine que votre esprit y survivrait. » Elle soupira.

Noélie Inagawa pourrait être une ennemie remarquable. Elle avait déjà démontré qu’elle avait un esprit aiguisé et des ressources, rien qu’en empêchant les sbires de la sorcière de pénétrer chez elle.

« Le fait que vous m’en voulez ne m’indiffère pas. Non… Je suis toujours satisfaite d’instiller des sensations aussi vibrantes, aussi passionnelles chez les autres. Même si dans votre cas, j’aurais aimé que cela soit dans d’autres circonstances. »


Découvrir ce petit bout de femme avec un tel caractère, une telle énergie avant Susan aurait changé bien des choses. Evelyn aurait pu épargner la Légionnaire, pour mieux damner son amie.

« Vous êtes toutefois intelligente. Je suis puissante et j’ai de nombreuses ressources. Je pourrais vous écraser vous et Susan si je le voulais. Mais je ne le fais pas. Car je n’y vois aucun intérêt. » Son accord avec Mikhaïl l’en empêchait aussi, mais ce n’était qu’une raison secondaire. « Je vous admire et vous respecte plus que vous ne l’imaginez pour avoir dit tout ça. Beaucoup n’auraient pas osé dans votre situation. Je vais vous expliquer les raisons de votre présence ici, donc. »

Evelyn se leva doucement pour se rapprocher de Noélie, elle passa dans son dos pour murmurer à son oreille.

« Je n’ai rien à craindre de vous ou de Susan pour le moment. Mais je sais que votre amie est impétueuse et qu’elle pourrait être assez stupide pour venir m’ennuyer à nouveau. Je n’ai pas de temps à perdre avec ces facéties. Vous êtes la plus intelligence des deux alors c’est à vous que je propose une trêve. Ce soir, je vais vous montrer ce dont je suis capable, je vais vous montrer les horreurs qui sont à ma disposition. Puis, je vous laisserais repartir avec une simple proposition. Restez en dehors de mes affaires, convainquez votre petite camarade d’arrêter ses recherches futiles ou de simplement penser à prendre sa revanche, essayez d’oublier votre ressentiment à mon égard et en échange de tout cela… Je vous laisserais toutes deux en paix. Vous pourrez continuer à faire de la musique avec ma fille adoptive ou je ne sais quoi, vous pourrez retourner à votre vie normale sans vous soucier des enfers. Voilà, ce que je vous propose. »
 
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Message posté : Dim 17 Fév 2019 - 18:18 Message
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De la bouche de quelqu’un d’autre, je serais assez flattée d’être qualifiée d’exceptionnelle. Dans celle de cette folle, ça me donne juste envie de me planquer sous la table et d’espérer me réveiller. Je n’ai pas vraiment envie de retenir son attention. En fait, c’est surtout que je m’imaginais avoir le temps de le faire à mes conditions, quand je serais prête mais elle m’a coupée l’herbe sous le pied. Je tourne ma langue sept fois dans ma bouche pour ne pas lâcher un “menteuse” plein de moquerie alors qu’elle prétend être désolée de m’avoir fait kidnapper. Ce ne serait pas très poli, mais surtout, je n’ai pas envie qu’elle sache qu’à priori, le moindre mensonge sera repéré. Ce serait vendre un de mes rares atouts. En attendant, même si elle ne se repent pas le moins du monde, elle est véritablement contente de perdre son temps avec moi.
Et ça, c’est vaguement flippant aussi.

C’est supposé être flatteur, je suppose, je réponds avec retenue, et peut-être une pointe d’hésitation.

Je ne sais pas trop ce que je pense d’elle jusque là. Lady Satan est effrayante, mais toute en contrôle. Ça me désespère bien plus que si elle avait été plus… Assertive. Agressive. Elle me fait l’effet d’une marionnettiste jouant avec l’un de ses pantins, ou quelque chose du genre. D’ailleurs, quand j’ai fini mon petit discours, cette fois, sa réaction ne me surprend qu’à moitié. Un sourire amer tord mes lèvres l’espace d’un instant, quand elle confirme ce que je supposais, à savoir que même l’adorable jeune fille qu’est Varvara pourrait me mater. En plus, je déteste la pensée qu’on vienne fouiller dans ma petite tête. Mais peut-être que, pour le coup, la sorcière aux cheveux blancs, ou la créature, pour ce que j’en sais, ne pourrait pas se le permettre. Mon implant est supposé me protéger précisément contre ça. Mes souvenirs et mes pensées hors d’atteinte. C’est bien la seule chose à laquelle il me sert ici même, alors j’espère que ça serait efficace. Mais c’est bien aimable de la part de la tortionnaire de Susan de me prévenir de l’effet que ce serait censé avoir.

Je ne me sens pas pour autant courageuse, juste… Raisonnablement lucide, assez pour ne pas aller gratter désespérément à une porte que je ne pourrais pas ouvrir. Je tisse des plans, note des informations, bref, j’essaye d’apprendre au maximum. C’est tout ce que je peux faire. Et elle m’a dit elle-même que je craignais rien d’elle, pas aujourd’hui. Je n’aurais pas de meilleures occasions, c’est ce que j’essaye de me répéter pour ne pas me laisser aller à ma peur. La raison contre les sentiments. A cet instant, c’est la première qui me protège, pas les seconds.

En plus, ma haine la fait vibrer. Quelle garce, vraiment. Je ne veux même pas commencer à imaginer de quelles autres circonstances elle parle, parce que ça me dégoûte. Presque physiquement, je crois. D’ailleurs, ça se voit quand elle se lève et vient se mettre dans mon dos. Je me raidis aussitôt, avant de me flageller intérieurement et de me forcer à me détendre. Du coup, ça donne une Noélie qui regarde droit devant elle et essaye de faire comme si ça ne la gênait pas du tout d’avoir Lady Satan en train de lui susurrer un mélange délicat de menaces et de promesses dans le creux de l’oreille. Hyper convaincant, je vous laisse imaginer. Je finis même par observer plutôt la petite Varvara, qui a au moins le mérite de ne pas avoir l’air trop effrayante quand on ne s’attarde pas trop sur les détails. J’attends sagement qu’elle ait fini son petit discours et prend mon temps pour lui répondre.

Comme si c’était possible. Comme si j’allais jouer ce jeu là. Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais que je ne vais pas aller expliquer à Susan que la salope qui l’a violée m’a kidnappée en invoquant les soit-disants torts de ma colocataire comme justifications. Je n’ai pas besoin qu’elle se sente encore plus coupable de choses auxquelles elle ne peut rien.

Montrez-moi donc ce que vous voulez. Faites moi trembler encore plus si ça vous chante. Empêchez-moi de fermer les yeux la nuit de peur que vous et vos sbires ne soyez tout proches. Mais je ne vais pas manipuler mon amie pour vous et bazarder tous mes principes au passage.

Aucune agressivité dans mes propos. C’est juste que je n’ai pas à servir de pigeon voyageur.

Je n’ai jamais montré la moindre agressivité envers vous, je ne vous ai jamais menacée, et pourtant, je suis ici. Susan n’a rien fait contre vous depuis des mois, et pourtant, je suis ici. Excusez-moi, Lady Satan, mais je me permets de douter de vos propos.

En plus, comme je ne la voyais pas quand elle m’a parlé, je ne risquais pas de savoir si elle me mentait ou pas cette fois-ci. La seule chose dont je suis à peu près sûre, c’est que je crois bien que sa fille adoptive est Abigaïl, et qu’il va falloir que j’essaye de parler avec l’intéressée. Là, de suite, je me sens vaguement trahie, ce qui est stupide. On se connaît à peine, elle n’a pas à me livrer ses secrets. Sauf que j’avais l’impression qu’elle m’appréciait, quand même, mais ça reste un gros squelette dans le placard, même pour Lady Death. Je lui demanderais à elle, pas à l’autre garce, mais je vais avoir besoin d’une petite explication quand même.

Il y a bien quelque chose qui vous a décidé à agir maintenant. Mais peu importe, de toute façon. Je n’ai que faire de votre admiration ou de votre respect, mais en revanche, la possibilité d’une trêve m’intéresse. Peut-être pas selon vos termes précis, mais elle m’intéresse.

Et je suis tout à fait intéressée par ce qu’elle va me montrer. Je vais détester les moments à venir, mais je vais faire en sorte de ne pas en oublier une seule miette.

Mais peut-être que vous serez assez convaincante pour me faire changer d’avis, j’ajoute, la voix assurée mais le coeur serré.

Ce soir, je trouve un début de riposte. Ce soir, je trouve une façon de cesser d’être l’agneau sacrificiel dans cette histoire pourrie de bout en bout. Au moins, ce soir, ce n’est pas à Susan qu’elle s’en prend.
 
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Message posté : Mer 20 Fév 2019 - 17:25 Message
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- Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon V
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Antéchrist I
- Sang du Diable I
- Soeur du mensonge I
- Scarifications infernales I
- Maîtresse de la douleur I

- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
- Souliers d'argent (téléportation)
- Culte des Goules (animation de momies)
- Plume de l'Archange Michel (destruction des démons)
- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
- Glaive de la Stryge (plaies maudites)
- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)

- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Le rire cristallin d’Evelyn s’élève dans la pièce à la remarque de Noélie. Quelle brave petite enfant. Même face aux ténèbres insondables de l’enfer, elle se refuse à manipuler sa chère et tendre amie, sa petite colocataire qui aime tant jouer les héroïnes costumées. Les mains de la sorcière glissent sur les épaules de la chanteuse. Evelyn peut sentir sa tension, son dégoût et sa haine au bout de ses doigts, mais cela ne lui empêche pas de lui offrir ce contact affectueux, presque maternel. Elle se baisse encore une fois derrière elle, vient humer le parfum de ses cheveux. Au moins Varvara a eu la décence de la vêtir d’une robe propre. Certaines des poupées avaient tendance à les salir lors des parties de thé du Duc des Enfers.

« Oh, mais je compte bien vous faire trembler. Mais c’est déjà le cas, non ? Mais c’est plus de la rage que de la peur pour le moment. Je pourrais vous faire trembler d’une autre façon aussi. »


Elle dépose un baiser sur la joue de la jeune fille, fugace mais probablement aussi brûlant que de l’acide, puis se redresse pour reculer de quelques pas. Elle observa Noélie un instant, comme une œuvre. Comme il serait aisé de faire déverser sur elle tout le vice et les désirs qu’elle a pu instiller à d’autres. L’Antéchrist retient ses pouvoirs, même son aura sinistre qui pousse ceux qui l’entourent vers le mal est atténuée pour Noélie. Evelyn veut côtoyer la véritable amie de Susan, elle veut quelque chose d’authentique.

« Je ne suis pas intéressée par la façon dont vous vous y prendrez. Sachez juste qu’après ce soir, tant que vous et Susan ne tentez rien contre moi et les miens, je vous laisserais tranquilles. »


Evelyn disait la vérité, toujours, même si cela lui devenait plus difficile. Le comportement de Noélie venait éveiller en elle son instinct. Elle avait envie de corrompre la jeune femme, d’en faire une créature des enfers ou tout au moins sa chose pour une nuit. Elles auraient un nouveau point commun avec Susan. Les mêmes cauchemars.

« Doutez autant que vous voulez. Cela ne change rien pour moi. Susan n’a rien fait contre moi, oui. Ce n’est pas surprenant avec la blessure que je lui ai infligée, mais les blessures cicatrisent et certains oublient parfois à quel point elles ont été douloureuses, sans oublier qui les a infligées pour autant. Je ne voudrais pas qu’il en soit de même pour Susan. Si vous voulez savoir, vous m’amusez toutes les deux et je n’aimerais pas devoir mettre un terme précoce à votre existence. » Encore une fois la vérité. « Puis Abigaïl serait attristée. »

Lady Satan s’en inquiéterait plus tard. Que choisirait la nécromancienne entre une mortelle qu’elle connaissait à peine et sa famille infernale ? Abigaïl avait eu ses démêlés avec des démons, mais cela ne l’avait pas empêchée de participer aux petites activités de la famille Wormwood et si elle ne vénérait pas Satan comme beaucoup, ses pouvoirs n’en étaient pas moins ténébreux. Evelyn ne désespérait pas voir sa fille adoptive rejoindre officiellement le Hell Club. Puis peut-être Lawrence aussi, grâce à la Chouquette de l’Apocalypse, et la famille serait au complet. Noélie pèserait peu dans la balance.

« Je sais que mes minions ne peuvent plus pénétrer dans votre appartement. Plutôt fâcheux. Mais vous y êtes pour quelque chose, non ? Je sais qu’Abigaïl a chassé mes ombres, mais elle contrôle les morts, pas tout ce qui se terre dans l’obscurité. N’est-ce pas une raison suffisante de votre présence ici ? Allons, venez, il est temps que je vous présente aux autres et vous face changer d’avis. »

Varvara tapa dans ses mains une nouvelle fois, toute enjouée. Les portes de la pièce s’ouvrirent, pour révéler un long couloir éclairé par des lanternes.

« Oh, j’ai bien peur de ne pas avoir été parfaitement honnête avec vous sur un point en fait ma chère Noélie. » Commença Evelyn alors qu’elles marchaient dans le couloir. « Je ne compte pas simplement vous montrer des choses, j’attends à ce que vous vous montriez à celles-ci aussi, qu’elles vous connaissent. J’ai quelque peu étudié votre carrière musicale après avoir appris votre existence. Ce n’est pas particulièrement à mon goût, mais je pense que cela peut plaire. »

Evelyn poussa une porte et les deux femmes, accompagnées de Varvara et Caliban, furent un moment éblouies par les lumières. Une clameur rugissante monta en face d’elle alors que le publique applaudissait et hurlait. Elles étaient sur une scène. La tenue de Lady Satan avait d’ailleurs changée, le linceul des ombres était devenu un costume de madame Loyale, noir et rouge.

« Vous êtes ma première partie ce soir. » Glissa-t-elle rieuse à Noélie.

Face à elle se trouvait toute la clientèle du Pandémonium. La véritable clientèle du Pandémonium. Non pas les humains qui venaient à la recherche de strip-tease ou d’une prostituée, ni-même des riches et puissants qui avaient des goûts plus spécifiques. Non, il s’agissait des démons, goules, spectres, sorcières, mages noirs et vampires qui avaient juré allégeance à Lady Satan et pour qui les souterrains du club étaient un sanctuaire. Mais aussi un cabaret.

« Mes enfants, mes chéris, bonsoir ! » Clama Lady Satan dans un micro qui se trouvait non loin de là. Les créatures infernales rugirent de plus belle. Tout au fond de la pièce se trouvait le colossal Rakdos, entouré de succubes lascives. Varvara s’était éclipsée pour rejoindre l’une des tables les plus proches de la scène. Des morts-vivants étaient suspendus à des crochets qui pendaient de la voûte de pierre de la crypte et applaudissaient poliment.

« Ce soir nous avons la chance d’avoir une formidable chanteuse à nos côtés, qui va nous interpréter une chanson de son choix. Un tonnerre d’applaudissement pour Noélie Inagawa. »


Il y eut des applaudissements, à en faire trembler la terre. Des hurlements et des gémissements aussi. Un diablotin fut projeté en direction de la scène et s’écrasa lamentablement contre une barrière magique. Evelyn se tourna vers Noélie et lui tendit la main.

« Votre publique vous attend très chère. Oh et ne vous inquiétez pas pour l’accompagnement, les musiciens connaissent tous vos morceaux et bien d’autres. »

Un rideau s’était levé pour révéler des démons et morts-vivants équipés d’instruments de musique et qui attendaient simplement le signal de Noélie.
 
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Message posté : Mer 20 Fév 2019 - 19:09 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 24/07/2018
ϟ Nombre de Messages : 548
ϟ Nombre de Messages RP : 319
ϟ Doublons : Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Crédits : gif & vava par Renan (♥) ; code Sio
ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Le rire de Lady Satan n’est rien à côté de la sensation de ses mains sur mes épaules - couvertes de tissu, heureusement -ou le fait qu’elle m’impose de nouveau sa proximité, d’ailleurs. Plus raide que la justice, je n’ose plus bouger. Elle a raison, je suis tellement en colère que je n’en ai plus assez peur, et elle fait tout pour que ça continue. La sensation de ses lèvres contre ma joue, elle, me rappelle toutefois que je ne dois pas trop jouer avec elle. Me faire trembler d’une autre façon, dit-elle, et ce sous-entendu me glace le sang. Jamais ai-je envie de dire. Allez vous faire voir, retournez dans les fosses les plus profondes des Enfers pour y croupir. Mais rien de tout ça ne sort de ma bouche. Elle pourrait le faire, et je le sais. On ne va nulle part en lançant des défis qu’on ne peut relever.

Vous avez promis, je rappelle à la place d’une voix qui se veut ferme - et échoue lamentablement.

J’ai l’air de ce que je suis : une jeune femme dépassée par la situation. Mais au moins, elle a enfin reculé. Mes mains se sont de nouveau jointes, serrées l’une contre l’autre, pour m’aider à me contenir tant bien que mal. Son regard attentif me brûle toujours moins que son contact. Le moindre de ses mots, en revanche, appuie là où ça fait mal. Sois sage et tais-toi, tout se passera bien. Comment puis-je faire comprendre ça à Susan sans qu’elle ne comprenne ce qui s’est passé ce soir ? Peu importe ce que je dis, je ne veux pas qu’il lui arrive du mal. Et si en tenant ma langue pour l’épargner, je lui causais du tort ? Et à moi aussi ? Je suis courageuse, mais je ne veux pas finir entre les mains de cette femme. Personne ne m’a fait aussi peur. Enfin, si, une personne : Tesla, lorsqu’il s’est introduit dans ma chambre en prenant soin de me montrer que j’aurais pu devenir sa marionnette.

Le rappel de ce qu’elle a fait à mon amie a au moins le mérite de m’aider à conjurer ma colère comme un bouclier, de nouveau. Si je pouvais lui faire ravaler ses propos, sa suffisance, et tout le reste… Si je pouvais comprendre comment et pourquoi Abigaïl serait attristée de ma mort alors même qu’elle est apparemment sa fille. Si je pouvais comprendre pourquoi la sorcière n’a pas envie de nous tuer, Susan et moi, surprenante vérité au milieu des autres.

Le juste mélange entre les promesses, les menaces et les rappels de ce que vous avez déjà fait, je relève avec lassitude. En effet, j’y suis pour quelque chose si vos petits serviteurs ne peuvent plus me regarder prendre mon petit déjeuner. Je n’aime pas qu’on m’espionne chez moi.

Ni qu’on espionne mes amis. Si j’avais su que ça me vaudrait un ticket pour ce cauchemar, aurais-je agi de même ? Probablement que oui. C’est une petite victoire en soi. Minuscule et lamentable victoire que je chéris comme un trésor, à cet instant. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a. Tout en parlant, je me suis redressée. J’ai l’impression que mes jambes ne me porteront jamais, mais je me tiens droite, le regard sombre, et je me surprends moi-même en marchant vers elle et Varvara. Mon coeur bat la chamade, mais je n’ai pas l’impression que les choses aient été différentes depuis que je suis dans cet endroit.

Me présenter aux autres, c’est déjà inquiétant. L’entendre me dire qu’elle m’a menti - ou qu’elle a joué avec la vérité - n’en parlons même pas. Mettre un pied devant l’autre, et en avant. J’ai du mal à imaginer Lady Satan en train d’écouter du J-Rock, mais même ça n’arrive pas à me distraire du fait qu’elle veut me faire voir de ceux qui la suivent et sont supposés m’effrayer. Je m’arrête au moment où l’autre garce pousse une porte de plus, la lumière subite me faisant fermer les yeux momentanément - pas moyen par contre de me boucher les oreilles et les cris et les applaudissement sont assez parlants. Je lève des yeux ronds vers mon hôte, qui s’est changée je ne sais quand, secouant doucement la tête. Parce qu’elle croit que je vais réussir à chanter ? Elle se moque de moi ? J’aimerais presque que ce soit le cas.

Je baisse les yeux sur le public sinistre et recule d’un pas minuscule avant de me reprendre. Non, non, non. Si je suis effrayée juste à les voir… Bon, je le suis. Cet endroit est une vraie foire aux monstres et je ne suis rien du tout à côté d’eux. Parfois très littéralement, vu la taille de certains. Mention spéciale à l’un d’entre eux qui pourrait très littéralement me marcher dessus, dans le fond de la salle - et si c’était le détail le plus effrayant chez lui, j’en serais vraiment ravie, mais c’est loin d’être le cas. Mais si je leur montre où j’en suis, je concède encore un point à mon ennemie, et ce n’est que le début. Je ferme les yeux pendant qu’elle prend la parole. J’ai l’impression que tous les sons sont assourdis, qu’ils ont cédé la place au bruit des battements de mon coeur. Je rouvre mes paupières en entendant mon nom. Oui, bien sûr, balançons le à toute la clique, pourquoi pas. Les applaudissements qu’elle demande et obtient d’ailleurs ne me font même pas sursauter tellement je suis tendue. Je ne sais pas quand, mais j’avais croisé les bras, alors je bouge pour mettre ma main dans celle de Lady Satan qui m’assène le coup de grâce. Je la fusille du regard, aussi, pour tout le bien que ça me fait. C’est pas comme sit u avais le choix, Noélie, bouge toi.

Vous êtes trop aimable, je raille, me cachant derrière cette minuscule effronterie.

Même après tout ce temps, j’ai toujours le trac quand je monte sur scène, devant un public humain, avec mon groupe tout aussi humain. Autant dire que je n’en mène pas large malgré le fait que j’essaye de le cacher tant bien que mal. Je regarde ceux qui sont censés m’accompagner en me concentrant sur leurs instruments. Je ne sais même pas quelle chanson choisir, pour commencer. J’en élimine certaines un peu trop suggestives à mon goût, les quelques unes trop calmes, puis pioche dans celles qui restent. Je finis par choisir Ishi, celle que j’avais écrite pour Mind, à l’époque. Elle est assez dynamique pour qu’on ne puisse pas s’ennuyer dessus, me permet de me focaliser sur un ressenti personnel qui me détachera de ce cauchemar éveillée, et aborde des notions étrangement appropriées. Le dépassement de soi, pour commencer, l’envie d’être digne des espoirs qu’on a placé sur mes épaules. Disons que je porte les miens, aujourd’hui. Ceux que j’ai de trouver une solution. De faire payer cette charmante soirée à Lady Satan. La pensée parvient même à me tirer un sourire. Je suis vraiment folle. Chante, et regarde les bien. Apprends tout ce que tu peux.

J’aurais même pu passer le costume approprié, vu que j’ai mon bracelet au poignet pour le téléporter, sauf que je n’ai pas envie de vexer Varvara. Puis son costume de poupée est adorable, ça ira bien. J’attrape le micro et demande du bout des lèvres aux musiciens - qui, eux, sont beaucoup trop proches de moi à mon goût :

Vous pouvez jouer Ishi… ?

Comme l’un d’eux a l’air d’acquiescer. Je tourne le dos au public quelques secondes. J’inspire, expire lentement, force la ligne de mes épaules à se détendre. Un signe à mon groupe improvisé, la main à peine tremblante, cette fois, et les premières notes résonnent dans la salle. Je me retourne vers eux et je commence à chanter, comme si ma vie en dépendait. Les premiers vers manquent un peu de ma puissance habituelle, mais je reprends rapidement le contrôle, sourire factice plaqué sur les lèvres, mes yeux attentifs passant des uns aux autres au fur, comme je peux avec les lumières de la scène qui empêchent de discerner certains d’entre eux, à mesure que les couplets défilent. Je l’ai écrite de A à Z, cette chanson, je la connais plus que par coeur. C’est une seconde nature de la chanter, et ça aide sacrément. Enfin, sacrément…

La dernière note résonne, parfaitement tenue. Mes mains tremblent toujours de façon incontrôlable, comme elles l’ont fait malgré tout pendant toute la chanson, alors je les croise dans mon dos en reculant. Je n’ai même pas salué, j’ai les oreilles qui bourdonnent. Heureusement que j’ai l’habitude de chanter sans retour. Je n’aurais rien entendu, avec mon stress. Je cherche Lady Satan des yeux. Mieux vaut le démon qu’on connaît qu’une foule d’inconnus.
 
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Message posté : Ven 22 Fév 2019 - 20:42 Message
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- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
- Souliers d'argent (téléportation)
- Culte des Goules (animation de momies)
- Plume de l'Archange Michel (destruction des démons)
- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
- Glaive de la Stryge (plaies maudites)
- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
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- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
« Je sais. »

Evelyn avait promis et quoiqu’on dise des démons, elle n’était pas du genre à revenir sur une promesse. Il ne s’agissait de douces menaces qui avaient pour seul but de stimuler quelque peu l’imagination de la petite Noélie. Comme si cette dernière avait besoin de l’aide de la sorcière pour cela. Evelyn se demanda ce qu’avait bien pu lui raconter Susan, ou plutôt à quel point elle était allée dans les détails. Est-ce qu’elle lui avait dit qu’elle l’avait d’abord séduite à son insu en empruntant une autre forme ? Qu’elle avait réussi à la manipuler pour la faire abandonner sa seule défense viable ?

Ou bien est-ce qu’elle lui avait raconté ce qui s’était passé après ? Quand elle avait attachée l’héroïne et l’avait lancée dans le lit, quand celle-ci avait abandonné sa fierté et sa volonté pour sauver des inconnus. Est-ce qu’elle lui avait raconté quand Evelyn avait laissé ses dons infernaux transformer sa langue en un appendice qui n’avait plus rien de naturel ? Non, probablement pas. Ou alors oui. Et cela justifiait tous les tremblements, toute la peur qu’Evelyn pouvait sentir émaner de la jeune femme. Un fumet des plus appétissants.

« Oh, je me doutais bien que cela venait de vous, surtout après votre rencontre avec Abigaïl. Mais je voulais m’assurer que Susan n’avait pas retrouvé une bribe de son courage stupide et ne préparait pas quelque chose. »


Evelyn savait à quel point les traumatismes pouvaient briser quelqu’un ou au contraire, leur donner toute la résilience dont ils avaient besoin pour se dresser contre leurs oppresseurs. Evelyn savait aussi que dans le second cas, elle devait appuyer encore plus fort là où cela faisait mal. Si Susan se dressait à nouveau contre elle après cette nuit, elle devrait probablement se résoudre à donner une nouvelle tournure à sa relation avec Noélie.

Mais si les griffes de Lady Satan avaient un rôle à jouer dans la mort de la petite chanteuse, il restait encore à savoir quel rôle elles auraient à jouer dans son après-vie. Au cours de sa longue carrière dans le show-business, Evelyn avait rencontré de nombreux hommes et femmes exceptionnels. Il y avait eut le dirigeant de la Foire Infernale qu’elle avait rejointe en tant que simple voyante, quand elle avait abandonné son colt et son cheval. Après qu’elle eut orchestré la mise à mort de l’Archimage Black Crow. Il lui avait dit que la vie était un spectacle et que la mort était l’acte final. Après quoi Evelyn avait ramené son âme des enfers pour faire de lui l’un de ses fidèles revenants et lui avait révélé qu’avec elle, il y avait toujours un « encore ». Elle ne pouvait décevoir son publique.

Quel serait le « encore » de Noélie ? Tout dépendrait de sa prestation du moment et la petite chanteuse fut loin de décevoir. Evelyn avait déjà entendu son chant à travers les enregistrements dont elle s’était infligé l’écoute. Elle avait déjà été surprise. Mais le voir était une toute autre expérience. Elle avait reculé dans les ombres des coulisses, ses dents révélées par un sourire ravie et ses eux brillant d’une lueur rougeâtre dans la pénombre. C’était bien meilleur en live. Même les démons se laissaient aller, bien qu’il soit impossible de savoir si c’était par raillerie ou par réelle passion.

Ils applaudirent. Beaucoup hurlèrent et lancèrent leurs repas en direction de la scène. Des mains coupés, des têtes et des morceaux de chair humaine furent repoussés par la barrière magique. Il en fut de même pour quelques diablotins et morts-vivants. Etait-ce là des signes d’approbation ou bien de mécontentement ? Il était tout simplement impossible de trancher. Pas avec ces créatures là en tout cas. Il y en avait qui révéraient vraiment le spectacle que leur avait offert Noélie, comme Vavara, debout devant la scène et quelques unes des sorcières. Rakdos lui-même offrit un sourire sinistre à la chanteuse. Le démon des massacres avait toujours besoin d’être distraits et il l’avait été. Par le chant ou bien la détresse de la chanteuse ?

Evelyn s’avançant tout en tapant des mains lentement, un sourire approbateur plaqué sur ses lèvres, une lueur rouge toujours ancrée dans son regard.

« Ah ma chère, voilà qui était formidable. Vous avez fait un tabac. Si je m’écoutais, je m’arrangerais pour que vous vous produisiez tous les soirs. Mais je doute qu’il s’agisse là de quelque chose que vous désirez. Vous pouvez allez vous asseoir avec Varvara et ne vous inquiétez pas. Aucun de ceux qui se trouvent ici ne touchera à vous. J’ai promis et ma parole fait loi. »

Le spectacle n’était pas terminé toutefois. Evelyn voulait se régaler de Noélie, mais elle devait aussi satisfaire tous ses clients, invités, amis, enfants. Tous ses fidèles et loyaux sujets. Personne ne pouvait dire que Lady Satan ne donnait pas de sa personne pour les siens. Une sorcière lui apporta son violon. Un objet magique, créé par le Diable lui-même et un temps confié à un enfant quelque part en France durant le Moyen-âge. Jusqu’à ce que le malheureux virtuose ne finisse au bûcher. A sa naissance, le Diable avait offert un grand nombre de dons à sa fille humaine. Une intelligence farouche et sinistre, un corps et un visage qui feraient chavirer le cœur des hommes, mais aussi d’autres talents… Pour la musique notamment.

Les musiciens commencèrent avec les percussions. Puis Evelyn s’élança en tirant une plainte vivace de son instrument. Ses doigts courraient sur le manche de l’instrument et faisaient danser l’archet sur les cordes, lui imprimant une danse endiablée. La sorcière ne savait pas chanter, sa voix n’avait jamais charmée qui que ce soit, mais la musique avait toujours habité chaque cellule de son corps, chaque fibre de son être. Ces fibres se tendaient et s’élançaient à l’instant alors qu’elle offrait une prestation que beaucoup au Pandémonium avaient déjà vue cent fois. Mais pas Noélie et c’était pour elle qu’Evelyn jouait ce soir. Les yeux de la démone se plongèrent dans ceux de la jeune chanteuse et elle ne cligna pas des yeux un seul instant.

Comprendrait-elle qu’à travers les notes, qu’à travers les paroles oubliées de cette chanson réécrites, elle ne faisait que lui donner des conseils ? Un plaisir de vous rencontrer. Ayez quelque courtoisie, ayez un peu de goût et utilisez toute votre politesse. Ou votre âme sera déchet.

Puis elle s’interrompt. La magie, si semblable à celle de la chanson de Noélie, subsiste quelques secondes puis s’écroule. Il y a les applaudissements, les éruptions macabres de repas anthropophages, les hurlements des damnés et de leurs tourmenteurs. Evelyn s’incline et quitte la scène sans un mot de plus, rejoignant Noélie et Varvara. Sur scène, d’autres prennent déjà place.

« Alors ma chère. J’espère que ce que vous avez vu est à vôtre goût. Je ne suis pas aussi bonne musicienne ou chanteuse que vous, la vie avait d’autres choses en réserve pour moi. »

Elle s’assoit autour de la table, croise les jambes d’un air nonchalant et offre à Noélie cet éternel sourire. Celui qui laisse entendre que le monde est une plaisanterie dont Evelyn a le secret mais qu’elle ne juge pas bon de révéler. Probablement pour ne pas gâcher l’expérience aux autres. Des morts-vivants commencent à jouer. L’un d’eux possède un instrument pour le moins incongrue : une chaîne qu’il tient dans ses bras et qu’il frappe d’un marteau. C’est là la base d’une chanson mélancolique, qui tire déjà des soupirs à plusieurs des morts accrochés au plafond et des serveurs qui passent entre les tables.

« Je suppose que vous ne voulez rien boire, même après votre petit show ? Après tout, vous avez refusé les délices de Calibraxis, mais ne vous inquiétez pas, je ne le lui dirais pas, même si nous le croisons. Je ne voudrais pas vous mettre dans le pétrin. » La vérité, que la vérité. « Mais je peux vous promettre qu’on ne vous servira rien d’empoisonner ou qui n’altèrera vos perceptions. Sauf si vous voulez de l’alcool bien entendu. Mais cela, je n’y peux rien. »

Et pour le plaisir...:
 
 
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Message posté : Ven 22 Fév 2019 - 21:59 Message
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• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
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• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Ses menaces, le fait qu’elle a supposé que j’étais celle qui protégeait notre domicile, tout ça, c’est secondaire. Quand je chante, je pars dans un autre monde, dans le but avoué d’y entraîner d’autres avec moi. C’est un partage instinctif, un partage de ce que je suis et de ce que j’ai ressenti à l’un ou l’autre moment de ma vie. C’est un moment que je juge d’habitude magique et que Lady Satan a perverti à jamais en me forçant à le faire ici. Devant eux, devant ça. Ce public monstrueux et la peur qui m’habite laisseront leurs marques, et je le sais. Pourtant, je me suis exécutée. Qu’aurait-elle fait si j’avais dit non ? Ne m’a-t-elle pas promis que j’étais en sécurité ce soir ? Sans y poser de conditions ? Alors quoi… J’avais d’éventuelles représailles à l’esprit, dans ces quelques secondes où j’ai dû décider quoi faire. Mais j’avais surtout la possibilité de jouer son jeu jusqu’au bout. Finalement, afficher ce juste mélange de frayeur et de courage est un plan valable. Assez pour piquer son attention, pour ne pas être juste un problème potentiel. Assez pour rester insignifiante à leurs yeux. Et il y a l’adrénaline, aussi. L’appel du chant, que je ressens depuis toute petite. La fascination malsaine, l’idée de pouvoir donner le meilleur de moi-même devant elle.

Mais pendant que j’observe ceux qui me font face, pendant que mes lèvres forment des mots cent fois répétés et déclament des émotions tumultueuses à travers ceux-ci, je n’ai plus rien à l’esprit que mes observations et mes ressentis entremêlés les uns aux autres. Quand je termine, cela dit… Je reprends tout de plein fouet. Mes mains tremblent à n'en plus pouvoir. Les clameurs de la salle recommencent à agresser mes oreilles après un instant où elles ont été tout simplement assourdies, et ce qui s’écrase contre la barrière qui me protège me tire un sursaut surpris, rapidement suivi d’une mine horrifiée. Brève, mais réelle, que j’efface en une fraction de seconde. Je n’ai pas d’autres masques que mon visage, ce soir. Les cris se confondent, j’ai du mal à savoir ce qu’ils expriment. Une partie de moi voudrait s’en moquer, une autre a bizarrement envie d’avoir plu, une autre encore espère qu’elle n’a pas trop déplu, au risque peut-être de soulever la colère d’un de ces cauchemars ambulants. Je ne sais plus où j’en suis. Donc je me raccroche à la seule chose familière dans cet endroit. Le regard ravi de Varvara, accroché l’espace d’un instant, puis la recherche de mon hôtesse, ce soir.

Laquelle s’approche avec un sourire. Ses iris sont teintés de rouge, aucun doute possible. Une lueur qui ajoute au côté effrayant du tableau, définitivement. Ses compliments suscitent un peu de plaisir, à peine, balayé par le dégoût. J’ai vu une partie de ce qu’ils sont, une infime partie. Des gens meurent pour eux. A cause d’eux. Des gens souffrent et je n’ai pas une seconde de doute : ils en jouissent. Comme elle s’amuse de m’effrayer.

Vous faites bien de douter, je réponds d’un ton mordant - chanter m’a redonné un peu d’assurance malgré tout, juste de façon purement momentanée.

Je tourne les talons et m’éloigne d’un pas décidé. Un peu d’assurance, mais ça ne veut pas dire que je suis à l’aise à l’idée de m’aventurer dans le public. J’ai la nuque qui brûle quand je me faufile jusqu’à la table où est assise la jeune fille - qui me paraît moins effrayante, tout à coup. Disons au moins qu’elle a l’air contente de moi, déjà, et qu’elle fait semblant d’être mignonne. Mal, mais elle fait semblant. Enfin, mal. Mal pour quelqu’un comme moi, je mets ma main à couper que des gens s’y sont déjà laissés prendre. Je dois avouer, je suis surprise quand quelqu’un amène un violon à Lady Satan. Surprise, une seconde. Finalement, ça lui va bien.

J’en oublierais presque Varvara. La chanson commence avec des percussions. Et évidemment, me voilà à battre la mesure du pied, sous la table. C’est plus fort que moi. Mais quand la sorcière, démone, peu m’importe, commence à jouer ses yeux rougeoyants figés dans les miens, je suis positivement impressionnée. Et hypnotisée, aussi. Je continue à marquer le temps, évidemment, mais c’est tout juste si mon corps ne s’agiterait pas en rythme, de lui-même. Les mots ne peuvent pas lui rendre justice. Triste à dire, mais tellement vrai. Ce n’est pas sa magie qui m’a happée, ou alors seulement celle née de sa maîtrise parfaite de son instrument. Lady Satan, tout aussi abominable qu’elle soit , est une virtuose. Une véritable virtuose. C’est ça, de baigner dans la musique depuis toujours. Je me demande vaguement si elle a choisi cette chanson précise pour moi. Ça me semble être parfaitement son style. Heureusement que je suis naturellement polie, hm ?

La dernière note s’évanouit abruptement. Les hurlements et applaudissements me tirent de ce qui ressemble presque à une transe, me libèrent aussi du regard de Lady Satan. Je baisse mes yeux vers la table, hésite un instant, puis me joins aux applaudissements, après avoir relevé la tête. Je ne peux pas ne pas reconnaître son talent. Honnêteté intellectuelle de ma part, et sans doute aussi l’impression durable qu’elle m’a laissée. Je m’arrête quand elle s’incline et quitte la scène, de nouveau tendue. Je n’ai pas envie de recommencer à évoluer en équilibre sur le fil du rasoir. C’est épuisant, épuisant mentalement et presque physiquement parlant. Ma prestation m’a laissée presque vidée de mon énergie. Celle de la sorcière a ravivé quelque chose en moi, je crois.

Vous avez été parfaite et vous le savez, je réponds doucement, peut-être un peu trop. Avoir de la colère pour vous ne m’empêche pas de l’admettre. Vous jouez exceptionnellement bien. Intéressant choix de chanson.

Même si ce bref moment d’égarement me dégoûte un peu. Je m’en collerais quelques claques, très volontiers. Heureusement que nos voisins sont là pour accomplir ce rôle. Débarrassée de l’entraînante mélodie et des yeux de braise de la démoniaque maîtresse de ces lieux, je ne peux plus me cacher. Je suis une proie tremblante au milieu des loups. Une fichue meute. La musique reprend, bien plus mélancolique que ce qui a précédé, moins approprié à mon humeur du moment, aussi, je crois. Je n’ai pas de mélancolie en moi. Aucune.

Je ne pensais pas que vous pourriez me faire ressentir autre chose que du dégoût au milieu de toute cette haine, mais c’est chose faite. Ça ne m’encourage pas vraiment à nourrir des sentiments très charitables à votre égard, je dois dire. Ni au mien.

Je ne sais pas pourquoi je lui avoue ça. Parce que je ne vois pas d’intérêt à mentir ? Parce que je suis fatiguée d’essayer de le faire ? Parce que je veux profiter de cette occasion.

Parce que vous servez des choses normales, ici ? Je n’ai pas envie de goûter alors que… Je ne veux rien manger ou boire qui sorte de vos cuisines. Merci de me l’avoir proposé mais…

Mais c’est tout à fait au dessus de mes forces. Le remerciement qui vient avec est encore une fois née de ma politesse et uniquement de celle-ci. Paraît il qu’elle me rendra service. Que disait-elle exactement, cette chanson ? Le phrasé exact ne me revient pas, mais l’idée en est claire : déploie des trésors d’amabilité ou finis au rebut, ma chère Noélie, corps et âme. Surtout âme. Sauf que de la façon dont fonctionne notre monde et nos croyances, à priori, la mienne ne lui appartient pas. Mon âme n’est pas à vendre, ai-je dit à une certaine nécromancienne il y a quelques jours. Et c’était pure vérité.

Ne vous gênez pas pour moi, Varvara et vous, ceci dit. Je suppose que vous vous passez de ma permission, mais il est plus poli de le préciser, j’ajoute d’un ton évasif.

J’ai recommencé à fixer la table, plutôt que mon interlocutrice, l’une de mes mains jouant machinalement avec le collier que j’ai autour du coup. Elle m’angoisse d’une façon un peu différente, à présent. Si un quelconque aspect de Lady Satan peut me fasciner sans magie aucune, qu’en serait-il si elle déployait ses pouvoirs. Un petit pari avec moi-même : mon joli implant serait aussi utile qu’une décoration quelconque.
 
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Message posté : Dim 24 Fév 2019 - 18:29 Message
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Evelyn Wormwood
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ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 18/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 19/12/2017
ϟ Nombre de Messages : 752
ϟ Nombre de Messages RP : 371
ϟ Doublons : Lawrence Chastel, Abigaïl Frankenstein
ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
ϟ Âge du Personnage : 30 ans en apparence
ϟ Statut : Catin du Diable
ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon V
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Antéchrist I
- Sang du Diable I
- Soeur du mensonge I
- Scarifications infernales I
- Maîtresse de la douleur I

- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
- Souliers d'argent (téléportation)
- Culte des Goules (animation de momies)
- Plume de l'Archange Michel (destruction des démons)
- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
- Glaive de la Stryge (plaies maudites)
- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)

- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Un sourire satisfait vient ourler les lèvres de l’Antéchrist. La réaction de Noélie lui plait. Celle-ci a même prit la peine d’applaudir. Beaucoup n’en auraient pas été capables après avoir vécu ce qu’elle avait vécu ce soir.

« Je n’ai pas été parfaite. Une telle chose que la perfection n’existe pas, mais merci pour le compliment. Je suis heureuse de savoir que les sentiments que vous avez à mon égard ne viennent pas affecter vos perceptions. Beaucoup ne peuvent pas garder la tête aussi froide. »


Cela rendait la chose encore plus difficile pour Evelyn. Elle avait envie de plonger ses griffes dans l’esprit de la petite chanteuse, de comprendre comment elle fonctionnait et surtout lui trouver une place à ses côtés, la corrompre.

« J’ai eu des siècles pour améliorer mon art. Quant à la chanson… Disons qu’il s’agit là de l’une de mes préférées, si ce n’est ma préférée. Il faut dire que je ne suis pas étrangère à sa création. »


Evelyn avait eu ses griffes plongées dans l’histoire du monde et surtout dans le show business depuis plus d’un siècle. Des acteurs, des musiciens, des écrivains, lui devaient leurs meilleures créations, même si la plupart n’avaient eu besoin que de quelques encouragements. Ils avaient tout le talent nécessaire, mais savoir qu’ils ne pouvaient pas échouer parce qu’ils avaient vendu leurs âmes ou simplement parce qu’une jolie rousse le leur avait affirmé suffisait à lever toutes les barrières qu’ils s’étaient créés.

Les choses qu’elle pourrait faire avec la carrière de Noélie si elle le voulait, si elle se l’autorisait. La haine de la jeune femme ne lui empêchait pas d’apprécier le spectacle que lui avait donné l’Antéchrist, mais Evelyn n’en attendait pas beaucoup plus. La chanson mélancolique était déjà en train de se termine et sur la scène des jongleurs et autres acrobates, certains vivants, d’autres morts, tous damnés, étaient en train de prendre la suite. Il y avait du feu, beaucoup de feu et une impression de chaos ordonné qui captivait la plupart de l’audience. Sauf Evelyn qui n’avait d’yeux que pour son invitée du soir.

« Oh, je ne suis pas naïve. Je n’ai jamais pensé qu’un petit numéro de musique pourrait vous amener à m’apprécier et à oublier ce que j’ai fait à Susan. Je n’ai pas envie que vous l’oubliez par ailleurs, mais je veux que vous ayez mon portrait complet, que vous sachiez vraiment ce que vous haïssez. Je voulais que vous sachiez que même les choses les plus terribles peuvent receler d’une part de beauté. Parfois trompeuse comme chez Varvara, mais toujours inattendue. »

Sa voix était comme un ronronnement et elle s’était imperceptiblement rapprochée de Noélie.

« Nous servons tout ce qu’il y a de plus normal ! »
Clama Varvara d’un ton joyeux. « Les frites sont formidables et nous avons aussi beaucoup de choses à boire, comme des mikshake, du pepsi avec une boule de glace vanille ! »

« Ou des boissons plus adultes. » Compléta Evelyn avec son éternel sourire. Celui qui laissait entendre qu’elle était au courant de quelque chose que les autres ne sauraient jamais. « Mais je comprends que vous ayez l’estomac noué, j’espère juste que vous ne nous ferez pas une crise d’hypoglycémie durant la nuit. Cela serait dommage. Après tout, je pense que vous n’en vivrez qu’une seule comme celle-ci. »

L’un des serveurs s’approcha discrètement et Varvara lui passa sa commande. L’homme disparut aussi vite qu’il était apparut, rejoignant cette dimension particulière dans laquelle le personnel semblait évoluer.

« J’avais pensé vous montrer le reste de ce que nous faisons ici pour la suite de notre soirée. Des choses horribles qui vous auraient donné des cauchemars mais je pense que votre imagination vous a déjà donné une bonne image de tout cela, non ? Si ce n’est pas le cas, je suis sûr que mes autres convives auront comblé les trous. Ne sont-ils pas formidables ? Toutes les créatures qui se cachent dans la nuit, dans les ruelles obscures, sous les lits. Tous ces spectres, ces goules et ces démons qui vivent parmi vous. Ici, ils peuvent venir se divertir, ils peuvent profiter de la nourriture que je leur offre, aussi peu ragoûtant peut-elle paraître pour vous. Ici, ils sont civilisés. »

Evelyn fit une pause. Le serveur déposa les boissons et quelques victuailles devant les trois femmes. Une simple bouteille de bière trouva sa place entre les mains de l’Antéchrist qui en bu quelques gorgées d’un air désinvolte.

« Maintenant, imaginez ce qui se passerait si quelqu’un comme Pizza-Girl, ou comme vous, parvenait à me mettre hors d’état de nuire. Je ne sais pas trop comment vous vous y prendrez. Il n’y aurait probablement plus de soirées comme celles qu’a interrompues votre colocataire, plus de bataille entre mes Superfiends et d’autres super-héros dans le ciel non plus. Mais toutes ces créatures là ? Où pensez-vous qu’elles se rendraient quand elles commenceront à avoir faim ? Quand il n’y aura plus personne pour les pousser à être civilisées et à faire preuve d’un peu de retenue et de politesse ? »

Varvara aspira le contenu de son milkshake d’une traite sans quitter Noélie du regard.

« Je suis une abomination, un monstre. Ce que j’ai fait à Susan est atroce, ce que j’ai fait à Halloween est horrible et je vais faire encore de nombreuses choses semblables à des gens innocents. Mais je suis une femme de parole et vous pouvez me croire sur une chose. Ce qui arriverait au monde si je n’étais pas là serait plus horrible encore. »

Elle leva sa bière à Noélie.

« Maintenant vous avez une vision un peu plus complète des choses. »
 
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Message posté : Dim 24 Fév 2019 - 20:05 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 24/07/2018
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ϟ Doublons : Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Crédits : gif & vava par Renan (♥) ; code Sio
ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
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ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
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Je hausse machinalement les épaules. Perfection ou pas, elle joue trop bien pour quelqu’un de monstrueux. Mais c’est ça, l’arnaque du siècle : le plus monstrueux des êtres aura toujours quelque chose d’un peu moins terrible, un peu moins effrayant, un peu moins glauque. Il y a une âme, une essence, quelque chose, derrière n’importe quel regard. Même celui habité par l’enfer de Lady Satan. Même celui de celle qui m’a faite enlever ce soir. J’ai toujours les yeux baissés, la main sur la chaîne du collier, et j’en ai déjà assez de cette soirée. La tension nerveuse a quelque chose d’épuisant. Un tout petit quelque chose. J’ai envie de rire. Hourra pour moi, vraiment.

Ma malédiction à moi, je raille.

Oh, oui, je garde la tête froide. Je décortique ce qu’ils sont, ce que je vois, ce que j’entends, et je les observe avec une logique froide, assez pour me détacher de mes sentiments. Miss Spontanée cache un esprit un peu différent des autres. J’aimerais pouvoir dire qu’il n’y a que la haine pour elle, mais ce serait mentir. Parce que maintenant, en face du pseudonyme de Lady Satan, il y a une foule de détails qui font d’elle quelqu’un et pas quelque chose. La rousse joue du violon de façon exquise, a vécu plusieurs siecles (un point commun avec ma nécromancienne préférée), a apparemment participé à l’avènement d’une chanson mondialement connue, cache sous ses airs enjôleurs des mimiques presque maternelles, dirige un océan de créatures immondes et se fait probablement aimer de certaines. Elle joue pour eux. Elle joue avec d’autres, aussi. Et elle dit plus souvent la vérité qu’elle ne ment ce qui veut probablement dire que je n’ai pas posé les bonnes questions.

Ce n’est qu’une petite partie de ce que je retiendrais de ce soir, en plus. Une petite partie de ce qui me permet de dire que j’aurais pu être fascinée autant que révulsée par certains aspects de cette femme, si je l’avais connu avant. Une petite partie de ce qui me permet de dire que ma vie et mon futur auraient pu me paraître beaucoup plus simple dans d’autres circonstances. Je lève brièvement le nez vers la scène. D’autres terreurs pour le plaisir des yeux. Et les miens se posent de l’un à l’autre, remarquent les attitudes des uns et la fascination d’autres. Je ne m’attarde jamais trop, soucieuse de ne pas attirer l’attention, et de toute façon, je ne fais pas le tour des convives, loin de là. Parce que mon hôte a adouci sa voix et que ses mots me happent de nouveau. Comme si j’avais l’idiotie de la penser naïve. En parlant, elle se rapproche. A peine. Si peu que quelqu’un d’autre n’y aurait peut-être pas pris garde. Moi, je fais semblant de n’avoir rien remarquer. Enfin, j’essaye de faire semblant, mais je maîtrise mal mes émotions, alors si ça se trouve elle a capturé l’inquiétude qui s’est faufilée sur mes traits.

Ça, je le savais. Je l’ai toujours su. Il y a de la beauté dans n’importe qui, dans n’importe quoi. Si je ne la vois pas, peut-être que d’autres le feront. Ça ne devait pas me surprendre que vous ayez voulu me forcer à vous voir, vous.

Sourire aussi amer qu’il est furtif. Je déteste ça plus que le reste. Je secoue encore la tête quand la jeune fille aux cheveux blancs insiste. Tout ce qu’il y a de plus normal ne veut pas dire que ça n’a pas traîné avec les restes humains que j’aurais pu me prendre dans la tête. Je retiens un haut le coeur en y repensant, péniblement. Jusque là, j’ai soigneusement ignoré cet état de fait, mais j’ai l’impression que l’odeur de la chair et du sang est partout. Juste une impression née de mon imagination, mais elle accentue encore mon dégoût. Je ne risque pas de faire de l’hypoglycémie. Quoi que, perdre connaissance à ce stade, ça serait presque une bénédiction. Ça permettrait de terminer ma seule nuit comme celle-ci, de façon anticipée, peut-être.

Puis elle continue à parler. Déroule son joli petit discours. Je ne comprends pas de suite où elle veut en venir, honnêtement. J’acquiesce machinalement car oui, mon imagination travaille bien assez pour m’avoir fait comprendre ce que je risquais - encore que je n’ai rien fait, je suis juste prise en otage pour menacer Susan… Ce que je ne comprends pas parfaitement d’ailleurs, quand j’y repense. J’écoute, l’air interrogateur, ensuite. Et je commence à saisir ce qu’elle veut dire. Je me sens pâlir peu à peu parce qu’elle ne ment pas, apparemment pas, pas une seule fichue fois. Varvara me fixe du regard et je fais de même avec sa maîtresse.

Et cette fois, c’est plus fort que moi. Quand elle termine sa charmante démonstration, je me mets à rire. Un rire plein d’amertume, on ne peut pas s’y tromper. Un rire que j’assortis à des yeux qui brillent un peu trop, peut-être, et qui s’interrompt brusquement, tandis que mes mâchoires se serrent l’une contre l’autre à m’en faire grincer des dents et que mes poings se crispent. Oh, ce que je peux être stupide. Et ce que je la déteste. Lady Satan pouvait menacer dans le vent encore longtemps. Elle m’avait au moins encouragée à faire preuve d’une extrême prudence et à ne jamais devenir un véritable danger. Je montais malgré tout des plans pour la mettre à terre, même si ça me prenait trente ans de ma vie. Pas parce que je suis une héroïne, non. Je ne suis pas Pizza-Girl ou n’importe quelle autre âme vertueuse de Star City. Juste par vengeance. Je ne veux pas préserver d’autres femmes de ses griffes, je veux juste venger celle qui a été blessée. Je suis une moins que rien, pour ça. Mais je m’en moquais. Je croyais m’en moquer. Sauf que son dernier argument est aussi le plus terrible.

Mieux vaut le démon qu’on connaît, je rétorque d’un ton qui cache mal ma hargne, maintenant.

Mes lèvres s’étirent tout à coup en un sourire qui ne me ressemble pas le moins du monde. Il n’y a que la solaire Noélie, celle qui distribue son affection et sa confiance à tout va, habituellement. Un concentré de bonne humeur pour une femme qui voit pourtant le pire dans les autres. Mais ce soir, mon sourire est fait de rancoeur, de colère et d’espoirs déçus, alliés à une peur légitime. La peur qu’on a tous au fond de nous, de ces créatures qui rôdent dans le noir. La peur que l’on a de les voir sortir de leurs ténèbres pour envahir notre quotidien pour de bon. Je me tiens au milieu d’elle et j’ai envie de hurler parce que je suis impuissante et qu’elle m’a pris en otage à mon tour. La magie de la plus froide logique. Je manque de me lever, mais pour aller où ? Nulle part. Je suis ici jusqu’à ce qu’elle me renvoie.

Vous ne me laissez que la possibilité de vous choisir vous. Celle qui a violé une de mes meilleures amies ou ceux qui feront pire au reste du monde quand vous ne tiendrez plus leur laisse.

Sauf si quelqu’un d’autre pouvait la tenir, cette laisse. Sauf que sa certitude concernant sa suprématie parle pour elle-même. Sans savoir qui est véritablement Lady Satan, je ne peux pas lui trouver un ou une supérieur avec qui essayer de marchander. Peut-être même que cette personne n’existe tout simplement pas. Je reprends le fil de mes pensées d’un seul coup, comme si je claquais la porte au nez de mes rêveries délétères. Et je l’observe un instant avant d’oser demander ce qui me brûle les lèvres, en définitive.

Une question : pourquoi moi, ce soir ? Ne vous trompez pas, à choisir, je préfère être ici, mais… Susan a une famille, non. D’autres amis. Et il y a Susan elle-même. Alors pourquoi m’avoir choisie, moi ?

Il y a quelque chose qui m’échappe et je préfère me concentrer là dessus que sur la gifle que j’ai l’impression d’avoir encaissée.
 
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Message posté : Mar 26 Fév 2019 - 21:48 Message
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ϟ Âge : 27
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ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
ϟ Âge du Personnage : 30 ans en apparence
ϟ Statut : Catin du Diable
ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions VII
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions V
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon V
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Antéchrist I
- Sang du Diable I
- Soeur du mensonge I
- Scarifications infernales I
- Maîtresse de la douleur I

- Lame du déchu (buveuse d'âme, lame d'emprisonnement)
- Échine de Léviathan (volonté impie, interminable)
- Linceul des ombres (havre ténébreux, garde-robe infernale)
- Main de Gloire (paralysie)
- Pendentif du Diable (prison de l'âme)
- Souliers d'argent (téléportation)
- Culte des Goules (animation de momies)
- Plume de l'Archange Michel (destruction des démons)
- Lance de la Terre Noire (projection de rayons)
- Glaive de la Stryge (plaies maudites)
- PDA (démon informatique)
- Shin Guntō type 94 (buveuse d'âmes)
- Serre de Kigatilik (toucher glacial)
- Ossements du Wendigo (malédiction du Wendigo)
- Kanabō (massue changeant de taille)

- Caliban (démon)
- Varvara (démon)
- Rakdos (démon)
- Sam, le démon d'Halloween (démon)
- Krampus, le démon de Yule (démon)
- Raton le nain (serviteur mort-vivant)
- Halyomorpha halys (serviteurs)
- Subunel (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)

- Cavale de cauchemar (cheval démoniaque)
- Broomstick (balais volant)
- Plymouth Fury modèle 1958 (voiture consciente meurtrière)

- Le Pandémonium (sanctuaire)
Beaucoup disent que le plus grand tour du Diable a été de convaincre les gens qu’il n’existait pas. Evelyn n’était pas d’accord avec cela. Le plus grand tour du Diable avait été de devenir une rockstar pour ceux qui voyaient un peu plus loin que le bout de leur nez, pour ceux qui comment Noélie restaient capables de voir la beauté d’une joueuse de violon alors même que celle-ci était aussi une violeuse. Le plus grand tour du Diable, cela avait été de passer pour un homme poli, un homme raffiné et que lui vendre son âme était ce que faisaient tous les musiciens à succès. Pour ceux qui voulaient jour du blues et du rock en tout cas. Pour les gens suffisamment intelligents pour remettre en cause l’autorité des cultes monotones et hypocrites, le Diable apparaissait comme un type plutôt cool. Bien sûr, il fallait que ces gens ne soient pas non plus trop intelligents.

Pas comme Noélie, pensa Evelyn avec son sourire de prédatrice sur les lèvres. Noélie était plus que maligne. Elle voyait la beauté de la joueuse de violon, mais elle gardait à l’esprit qu’elle était aussi la salope qui avait violé sa colocataire et tué un bon paquet d’innocents. Tant mieux. Evelyn aimait que les gens soient au courant de ses exploits. Puis Noélie avait raison : Evelyn avait voulu la forcer à la voir.

« Je suis une femme honnête. Il aurait été mal avisé de ma part de vous faire passer un accord avec moi sans que vous ne me connaissiez un peu mieux auparavant. »

Elle faisait bien attention à se trémousser autour du mot pacte sans jamais le toucher. Les gens avaient tendance à reculer avec un air d’effroi sur le visage quand elle l’utilisait. Comme lorsqu’ils touchaient quelque chose de visqueux par accident quand ils faisaient la vaisselle.

« Puis, c’est un juste retour des choses. J’ai pu profiter de vos talents musicaux, maintenant vous avez profité des miens. »

Sa main nonchalante se saisit d’une frite tout à fait anodine qui s’en va finir sa vie de frite entre les lèvres pleines et suaves de la démone. Evelyn pourrait en dire plus à Noélie sur elle-même. Des choses belles et formidables qu’elle avait accomplies, ou ses petits travers qui la rendaient plus humaine. Comme le fait qu’elle adorait toute la nourriture qu’on pouvait lui servir dans les fast-foods ou les diners à routiers. Qu’elle ne se sentait jamais aussi bien que quand elle se promenait à la campagne, entourée des champs, des arbres et du murmure de quelque ruisseau qui coulait non loin de là.

Des petits traits de caractère qu’Evelyn épargna à son interlocutrice. Peut-être aussi parce que la malbouffe comme on l’appelait était responsable de nombreuses morts par péché de gourmandise et participait au massacre de la planète. Peut-être aussi parce que si Evelyn aimait autant la campagne, c’était parce que c’était le théâtre de nombre des histoires de son père. Pas celles qu’il lui avait racontée enfant bien entendu, mais toutes celles qui peuplaient les murmures et les peurs des paysans superstitieux depuis des générations.

Mieux valait rester pragmatique. Noélie avait déjà fort à faire avec tout ce qu’Evelyn venait de lui montrer et de lui raconter. Qu’est-ce qui la faisait trembler le plus de rage ? Que l’immonde Lady Satan soit une virtuose ou bien qu’elle soit leur meilleure option sur le long terme ? Tous les petits monstres qui la servaient étaient tenus en laisse et s’il arrivait à Evelyn de donner un peu de mou à l’un de ses petits, elle ne les libérait jamais complètement pour autant.

« Ou le diable. » Rectifia Evelyn avec une voix qui s’approchait du ronronnement.

Le rire de Noélie avait été pour elle un délice mais un instant, elle avait cru que la pauvre jeune femme était en train de sombrer dans la folie. Beaucoup n’auraient pas supporté une soirée comme celle qu’elle était en train de vivre. Ni même une simple possession démoniaque par ailleurs. Mais comme elle avait continué de parler, Evelyn en avait déduit que Noélie possédait juste un sens de l’ironie acerbe. Un autre trait de caractère dont raffolait la sorcière.

« Non, je vous laisse toujours un choix. »

Evelyn avait repris un ton sérieux.

« Le libre-arbitre est important pour ceux de mon espèce, plus que vous ne le pensez. Mais je veux que vous fassiez un choix éclairé, en connaissant les conséquences de votre décision. Acceptez mon offre et je vous laisse en paix et mes petits amis aussi. Puis, leur activité restera discrète, vous ignoriez qu’il y avait des démons à Star City avant de me rencontrer après tout. »


Mais si elle refusait… Alors Lady Satan serait sa plus terrible ennemie. Plus encore, si elle parvenait à la détruire ou à la bannir, tous ses serviteurs se déchaîneraient. C’était dans leur nature. Ils finiraient par être vaincus, par l’Archimage, l’Opus Dei et d’autres héros. Mais combien mourraient entre temps ?

« Pourquoi ? » Le sourire d’Evelyn s’élargit. Elle pouvait mentir, elle pouvait contourner la vérité, la tordre et la tisser jusqu’à ce qu’elle ne ressemble plus à grand-chose, mais la sorcière aimait toujours surprendre ses interlocuteurs. « J’ai passé un accord qui garantit l’impunité de Susan et de sa famille tant que celle-ci me laisse en paix. Cela a réduit mes choix. Puis vous avez croisé la route d’Abigaïl. Cela a achevé de me convaincre de vous rencontrer. Vous voyez, Susan n’a déjà pas grand-chose à craindre de moi tant qu’elle se tient tranquille. Maintenant, à vous de voir si vous êtes capable de faire de même et de vous assurer qu’elle ne fasse pas des choix idiots. Cela semble être sa spécialité. »
 
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Nono au pays des cauchemars
 
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