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Requiem for a rockstar

 
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Message posté : Sam 16 Fév 2019 - 16:18 Message
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Esprit du Hasard
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Le Hasard

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Message posté : Sam 16 Fév 2019 - 18:41 Message
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Cartel Rouge
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Noélie A. Inagawa
Cartel Rouge

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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
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ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Je ne peux pas retenir une grimace. Yeurk, ça doit être tellement bizarre de planter une aiguille dans quelqu’un. Je préfère largement le tissu. En plus, le vivant, ça saigne, c’est un peu… Le vivant. Hm, quelque chose me dit que ce qu’elle suture n’est pas toujours très vivant, après réflexion. Jusque là, Abigaïl s’est montrée prévisible sur une chose : elle est plutôt macabre. Je suis quand même assez admirative qu’elle ait pu apprendre ça de son père. Elle devait être plutôt jeune, à l’époque, je suppose. Je n’aurais jamais eu envie d’aller traîner dans les pieds de mon père médecin. Remarque, même maintenant ça ne me tenterait pas.

Mais non, ce n’est rien, je réponds simplement.

Je ne veux pas lui donner l’impression que je suis surprise par tout ce qu’elle dit, même si c’est presque le cas. Ça met mal à l’aise à la longue. Je l’écoute parler avec un peu de tristesse. C’est un écho de la sienne. Abigaïl a l’air… A moitié là, vraiment. Une morte en sursis. Ce n’est pas une vie de toujours se maîtriser, de faire attention au moindre de ses gestes. Personne ne peut s’y épanouir. J’ai envie de la serrer dans mes bras une fois de plus, mais ça lui ferait quel bien ? Au moins, je me dis qu’elle peut profiter du fait qu’elle ne craint ni la maladie ni les blessures.

Tu sais, je crois que je comprends. Enfin… Comme je peux m’imaginer, je n’ai jamais eu ce genre de pouvoirs, je ne l’aurais jamais, et je ne crois pas que j’en veuille de toute façon. Mais il n’empêche que je t’entends parler. Tu n’as pas l’air de quelqu’un d’heureux.

Si j’avais su que j’aurais ce genre de conversations, avec une nécromancienne qu’on peut qualifier de légendaire, à ce stade, en prison. Quelle blague.

Hm, ne te laisse pas aller dans ce sens, alors. Juste… Autorise toi à vivre vraiment, non ? Si tu ne ressens pas les choses mais que tu as envie d’essayer, il n’y a qu’à accumuler les expériences. On ne changera pas ce que tu as vécu ni ce que tu es, et c’est très bien comme ça. Mais tu peux au moins changer ce que tu feras de ton futur. Ça sonne comme un pur cliché, mais il n'empêche que c'est vrai.

Je les vois bien, ces femmes et ces filles qui tremblent de terreur, sauf que concrètement… Je m’en moque un peu. Elle ne leur a pas fait de mal, alors qu’elle aurait pu. Ça n’en fait pas quelqu’un de bien, mais au moins quelqu’un qui n’abuse pas de ce qu’elle est à tort et à travers. Moi, ça me suffit largement. Elle a été gentille avec moi, et ça me suffit tout autant. Je suis vraiment une bonne poire, quand j’y pense. Mon entourage commence à ne plus ressembler à rien. Une héroïne, un tueur à gages, un petit génie mal embouché, un voleur à la morale adaptable, deux gardes du corps dont un ninja repenti, un père célibataire un peu louche, et une nécromancienne plus tard, je me demande vraiment à quoi va finir par ressembler mon quotidien. Il ne manquerait plus que Lady Satan ne m’invite à prendre le thé, tiens.

Je ne sais pas pour elle. Mais je sais que je suis très… Très ouverte d’esprit, et que je n’ai pas peur de toi. Je n’ai pas peur de la mort, alors pourquoi toi, tu m’effraierais ? Surtout que tu as été adorable à une exception près, alors pour ce que j’en dis…

A ce moment là, un policier vient enfin nous tirer de là. Je me relève avec tout le soulagement du monde, subitement beaucoup plus à l’aise et me faufile à l’extérieur. Je croise l’avocat de mes parents, dont le nom m’échappe, honnêtement, et échange quelques mots polis et rapides avec lui, m’excusant de l’avoir tiré de son lit. Ensuite, nous nous retrouvons dehors. J’hésite, puis je finis par proposer à la blondinette :

Tu veux passer chez moi ? On peut aller récupérer ton ami, si tu veux ? Ma colocataire n’est pas là, ce soir, mais je ne dirais pas non à un peu de compagnie.

Je le propose autant pour elle que pour moi, en toute honnêteté. Je n’ai pas envie de me retrouver seule avec mes démons personnels, mais alors pas du tout.
 
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Message posté : Dim 17 Fév 2019 - 18:00 Message
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Abigaïl Frankenstein
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Living Dead Girl
ϟ Âge : 27
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 18/12/1991
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ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Taylor Momsen
ϟ Âge du Personnage : 234 ans
ϟ Statut : Célibataire morte
ϟ Métier : Thanatopractrice, chanteuse
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ϟ Signes particuliers : Une cicatrice en forme de Y sur la poitrine, dernier témoignage de son autopsie. Des cheveux presque blancs et une peau pâle, presque glacée au toucher.
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la nécromancie XXX
- Maîtrise de l'ostéomancie V
- Maîtrise de la carnomancie VI
- Moisson de vie III
- Communication avec les morts III
- Psychopompe VI
- Phylactère III
- Vigor Mortis V
- Forme spectrale V
- Vol spectral I
- Deuil (faux magique)
- La Fossoyeuse (pelle magique)
- Avatar des cimetières (serviteur)
- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
Abigaïl n’était pas heureuse et elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle ne l’avait jamais été, comme si la constatation de Noélie se réverbérait dans tous ses souvenirs. Le regard de la nécromancienne se perdit dans le vide, dépassant les prostituées qui attendaient, mais aussi les spectres prisonniers. Leur sentence était infinie. Sauf si elle s’occupait d’eux.

« Je ne suis pas heureuse Noélie. Mais je ne suis pas malheureuse non plus. Je pense que pour quelqu’un comme moi, c’est ce qu’il y a de mieux. »

Au fond, elle n’était pas certaine de mériter le bonheur. Son sang était mêlé aux ténèbres et à l’enfer depuis toujours. Il devait y avoir plus de démons parmi ses ancêtres qu’elle ne le soupçonnait. Eve n’avait été que la plus active. Elle ne pouvait d’ailleurs pas nier l’influence qu’avait eue cette femme sur son existence. C’était elle qui lui avait permis de venir au monde. C’était elle qui lui avait permis de survivre dans le cercueil où on l’avait enfermée et c’était elle qui l’avait sortie de l’illusion dans laquelle Anton l’avait plongée. C’était aussi elle qui l’avait invoquée à nouveau, rappelée des mondes des morts avec Renan pour ancre… Sans cela, elle aurait continué de flotter dans le vide, à converser avec les dieux et les morts sans jamais tenter de vivre à nouveau. Ses yeux se posèrent sur ces mains, si pâles, si semblables aux siennes et pourtant… Elles ne lui appartenaient pas. Le sang des Faust, des Frankenstein, était fort. Lily lui ressemblait beaucoup. Mais est-ce que ce corps était vraiment le sien maintenant ?

« Vivre n’est pas pour tout le monde Noélie et je ne sais pas si j’ai simplement envie de vivre vraiment. Si ce qui me convient ce n’est pas ça, cette parodie d’existence, un pied dans chaque royaume, quelque chose de terriblement non-naturel. »
De mauvais selon bien des aspects.

Son regard passa à nouveau sur les prostituées et elle ne put retenir une grimace amusée. Oui, une partie d’elle appréciait de les voir effrayées ainsi. Une autre ne pouvait s’empêcher de se dire que la mort ne devait pas être crainte et pourtant, elle restait tragique. Puis il y avait ce qu’Abigaïl en faisait, de cette mort. Alors que Noélie parlait, elle pensait à tout ce qu’elle avait infligé aux âmes qui la servaient autrefois, à ces légions squelettiques qui levaient leurs armes à son appel. Non, ce n’était pas la mort qu’offrait la nécromancienne, c’était quelque chose d’autre. Sa propre existence n’était-elle pas après tout une sorte d’affront à la faucheuse ? Abigaïl ferma les yeux un instant. Toutes ces réflexions, les mots de Noélie, venaient éveiller des sensations qu’elle aurait préféré oublier.

Heureusement, le policier les fit sortir de là. Sûrement ne se rendit-il pas compte que ce n’étaient pas seulement deux femmes qui marchaient devant lui, mais aussi toute une ribambelle de fantômes qui s’échappaient enfin de prison. Des fantômes qui pouvaient enfin sortir de leur routine grâce à ce flambeau sépulcral qu’était la nécromancienne.

« Ne t’inquiète pas pour Bernie. J’ai des gens qui vont aller le voir et lui expliquer ce qu’il s’est passé. Puis il retrouvera bien le chemin de ma maison avec leur aide. » Elle lança un signe de tête au vide, ou plutôt à ses nouveaux petits amis spectraux. Un pied parmi les vivants, un pied parmi les morts. « Tu es sûre que c’est une bonne idée ? Je pourrais m’occuper d’autres espions de Lady Satan si tu veux, je ne doute pas qu’il y en ait chez toi. Mais… Je comprendrais si tu en avais assez pour une nuit. »

Elle-même ne savait pas si c’était le cas ou non.

« Je ne sais pas si je veux ou peux être autre chose que mort-vivante. » Glissa-t-elle plus bas, peut-être plus pour elle-même.
 
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Message posté : Dim 17 Fév 2019 - 18:39 Message
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Cartel Rouge
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Noélie A. Inagawa
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Ça, j’ai cru comprendre, qu’Abigaïl n’était pas à proprement parler heureuse. Ce que je trouve un peu triste, mais en même temps je ne suis pas elle, je n’ai pas son vécu, et si elle est persuadée que c’est ce qu’il y a de mieux pour elle… Je ne vais pas décider à sa place, du haut de mes vingt-six ans de vie bien rangée, tranquille. J’ai eu de la chance depuis la naissance, et j’en suis pleinement consciente. Mes parents sont loin d’être dans le besoin, j’ai eu mon lot de cadeaux du hasard avec mes talents informatiques et ma façon de penser qui me permet d’être plutôt résiliente… J’étais bien partie dans la vie.

Abigaïl, elle… Je n’en sais rien, en fait. Je ne peux pas lui offrir de solutions parce que je ne suis pas une nécromancienne qui collectionne les morts, dans tous les sens du terme, que je ne peux pas claquer des doigts et soulever des puissances indescriptibles. Je suis juste une petite Noélie de rien du tout, qui a ses envies de pouvoir, mais qui à cet instant se félicite fortement de ça. Je n’ai pas envie du tout de verser dans ce genre de mélancolie. Ni de commencer à adresser des signes à des choses que mes petits camarades ne voient pas. Abigaïl vient de le faire, ça fait un peu bizarre, vu de l’extérieur.

Le naturel, c’est relatif par chez nous. Ce qui est important, c’est ce que toi tu veux. Si tu ne sais pas encore ce que tu veux, prends le temps d’y penser. Et si tu n’as pas envie d’y penser, tu n’as qu’à prendre les choses comme elles viennent. Je crois. Ça fait bizarre de donner des conseils à quelqu’un qui a douze fois mon expérience de vie et des responsabilités qui feraient paraître les miennes pour une vie d’enfant, je ris toute seule.

Je soupire doucement. Est-ce que je peux être utile à Abigaïl ? Probablement pas. Mais est-ce que j’ai envie d’essayer ? Absolument. Je ne baisse les bras pour rien. Sinon je serais rouler en boule dans une cellule de prison à pleurer sur le fait qu’un monstre en puissance me fait surveiller. Ou que j’ai été enrôlée dans un groupe criminel et que j’ai ma propre part de sang sur les mains. Si on baisse les bras, autant se couper soi-même la gorge, ça va plus vite.

Hm, c’est une bonne idée si tu en as envie. Je ne t’invite pas pour que tu fasses le ménage des petits serviteurs de l’autre garce - d’ailleurs en parlant de ça, tu ne feras pas attention au bordel qui me sert de lieu de vie, c’est extrêmement fouillis, mais je n’ai jamais le temps de ranger. Juste parce que tu es plutôt sympa, que j’ai envie d’apprendre à te connaître et que j’ai aussi envie de te donner un coup de main pour trouver les réponses que tu cherches, si je peux.

Je marque une pause, mais je suis tout sourire.

J’aime la compagnie, j’aime les gens, de tous horizons et avec leurs parcours. Ça crée des ennuis quand certains sont malveillants, mais les trois quarts du temps, c’est enrichissant pour tout le monde. Donc, non, je n’en ai pas eu assez. De toute façon, je ne dors plus depuis trois semaines. Cauchemars, je précise en haussant les épaules.

Mes crimes qui viennent secouer ma conscience tous les soirs. Youpi, j’ai quand même hâte que mon subconscient comprenne ce que j’ai compris depuis longtemps : on ne refait pas le passé, seulement le futur.

C’est toi qui choisis. Tu peux même choisir si on y va à pied ou si j’appelle un taxi, j’ajoute en levant mon sac à mains dûment retrouvé à la sortie de la prison.
 
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Message posté : Mar 19 Fév 2019 - 22:49 Message
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Abigaïl Frankenstein
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Living Dead Girl
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- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
Abigaïl observa Noélie un instant, pesant un à un les mots qu’elle venait de lui dire dans son esprit. Un sourire commença à se dessiner sur les lèvres de la nécromancienne, lugubre pour certains, joyeux pour d’autres.

« C’est ce que je ne veux plus justement, des responsabilités. Je me suis amusé à régner un temps sur toute une nécropole dans une autre dimension, j’ai amassé des armées de morts-vivants que j’ai déversés dans d’autres réalités. Cela n’a pas vraiment pris, tout cet aspect reine des morts et tout ça. »

Elle s’étira un instant, observant la nuit qui les entoure et les caresse de son voile nocturne. D’une certaine façon, elle est chez elle dans les ruelles de Star City. C’est là que Lady Death était née et aussi qu’elle était morte, un murmure, une légende urbaine qui avait fini par s’essouffler pour disparaître. Elle n’avait jamais été une véritable héroïne ou super-criminelle de toute façon, pas comme s’en amusaient certains. Mais elle avait essayé cela aussi.

« Oh cela ne me gêne pas. En temps normal, je n’ai que faire de ces ombres. Ces individus ont décidé de ce que deviendrait leur esprit après la mort quand ils ont vendu leurs âmes à des démons. D’ailleurs je te déconseille fortement de le faire, quoiqu’on puisse te promettre. »
Abigaïl perd un instant son sourire. « Quoiqu’elle puisse te promettre. Cela ne vaut vraiment pas la peine et c’est compliqué de se sortir de ce genre de petit pacte. Et crois-moi j’en sais quelque chose, mon ancien nom de famille était Faust. »

Ce qui en disait long sur son formidable pédigrée. Abigaïl, descendante des Faust, qui avaient vendu leurs âmes au Diable (ou plutôt à un diable), des Frankenstein qui faisaient joujou avec des cadavres depuis un bon moment et bien entendu de l’Antéchrist (donc du Diable). Ce qui faisait un joli mélange de mort et de destruction incarné en Abigaïl et aussi en Lily. Même si celle-ci avait eu un sang infernal suffisamment dilué pour ne pas finir en enfer. Aussi parce que son ancêtre s’était assurée qu’aucun des membres de sa famille n’y finisse. Pas en tant que damnés en tout cas. Un sourire satisfait s’était dessiné sur les lèvres de la jeune femme alors que son esprit dérivait danss es souvenirs.

« Les gens sont fascinants. Je comprends que tu puisses les aimer. Moi aussi je les aime d’une certaine manière, même si je ne pense pas que ce soit de la même façon. »
Ce qu’Abigaïl trouvait formidable, c’était la façon dont les hommes s’accrochaient si désespérément à leur vie, comment ils évoluaient, entourés par la mort et incapables de la voir.

« Des cauchemars… » Commença Abigaïl, songeuse. « A cause de Lady Satan ou bien de ceux qui te hantent ? Je ne t’ai pas posé la question, mais je sais que d’une manière ou d’une autre, certains morts te pensent responsables de leur trépas, ou alors tu te penses responsable du leur. »

Elle pouvait aussi l’être, tout simplement. Quand on côtoyait la mort depuis suffisamment longtemps, on savait qu’elle pouvait survenir de façon inattendue et étrange. Parfois elle pouvait prendre une forme aussi inoffensive que celle de Noélie.

« Hmm… J’ai peut-être quelque chose de plus original si tu veux. Enfin… » Abigaïl réfléchit un instant. « C’est peut-être un peu trop pour toi ce soir. Je suis habituée aux fantômes et aux musiciens morts-vivants, à tous ceux qui existent entre deux. » Elle était même habituée aux démons et autres esprits du mal, mais mieux valait ne pas trop en dire là-dessus à Noélie, pour ne pas lui donner des cauchemars. « J’ai un cheval… Un peu spécial. Mais j’ai peur qu’il te donne quelques cauchemars. Mieux vaut peut-être que nous nous rendions chez toi en taxi dans ce cas. Je n’ai vraiment pas envie de me refaire alpaguer dans la rue par des policiers en y allant à pied. Oh et ne t’en fait pas pour le bazar. »

Elle avait presque oublié.

« Je ne suis pas très… Rangée moi non plus. Comme tu peux t’en douter. Mes colocataires sont aussi assez terribles dans leur genre. Crois-moi. Gary n’a pas de bras, mais il parvient à faire un bazar terrible. »
 
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Message posté : Mer 20 Fév 2019 - 16:18 Message
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Noélie A. Inagawa
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Voir Abigaïl sourire me soulagerait presque. Bon, ce n’est pas encore la joie la plus éclatante au monde, mais quelque part, c’est déjà un petit pas et il faut bien commencer quelque part. Même le fait qu’elle me dise qu’elle a été un genre de reine des morts de façon extrêmement littérale n’efface pas ce petit sentiment de victoire. Même si je dois avouer que je me sentirais presque intimidée, du même coup. Ce n’est pas la même chose de connaître un nom de légende que d’apprendre ce que la légende cachait. Heureusement pour Abigaïl, je n’ai jamais été du genre à m’effacer quand je me sens petite devant quelqu’un. Plutôt à chercher à comprendre et à tendre la main. Souvent, la grandeur cache mal la solitude qui en découle. Les gens s’effraient trop facilement, si vous voulez mon avis.

Alors au diable les responsabilités, je lance gaiement. Enfin, au diable, tu m’as compris.

Je me reprends moi-même d’un air un peu penaud qui s’efface vite. La nécromancienne me donne des conseils que je compte bien écouter. La seule chose contre laquelle je serais prête à vendre mon âme à Lady Satan, elle ne me l’offrirait pas. Une petite Noélie de rien du tout ne vaudrait absolument pas une immunité complète à qui que ce soit, je ne suis même pas sûre qu’il y ait quelqu’un ici qui vaille cela. Ça n’aurait aucun sens, il faut dire. Du coup…

Faust, comme celui qui a vendu son âme, je suppose. Je vais vraiment finir par m’incliner devant toi, à force, j’ajoute en riant, histoire de bien lui faire comprendre que je ne suis absolument pas sérieuse.

Même si elle a quand même un sacré bagage qui commence à prendre forme. Bientôt elle va m’annoncer qu’elle est aussi la descendante de je ne sais quelle autre légende ?

Je te rassure de suite : mon âme n’est pas à vendre. Elle n’a rien qui puisse me pousser à ça. Même à avoir le choix entre vivre et mourir, en fait. Je préfère mourir et ne pas passer une éternité à sa botte. Ou en enfer. Mais c’est gentil de me conseiller, vraiment.

Je souris en disant cela, parce que ça aide à dédramatiser d’une part, et parce que ça ne me chagrine pas plus que ça d’autre part. Abigaïl a l’air tellement sérieuse, mais j’ose espérer que ce n’est pas à cause de moi. Ça non plus, ça n’en vaut pas la peine, surtout quand la principale intéressée vit plutôt pas si mal. Je suis bien plus dérangée par le fait que Lady Satan avait son nez dans ma vie privée depuis je ne sais quand. Enfin, quoi qu’il en soit, le sourire de la nécromancienne est revenu, alors je me détends d’autant. Jusqu’à ce qu’elle me pose la question qui fâche, du moins. Là, c’est moi qui arrête de sourire brièvement, avant de me forcer à détendre mes traits. Je réponds quand même, parce que je le lui dois avec tout ce qu’elle me confie, et peut-être parce que pouvoir en parler à quelqu’un peut me faire du bien, même si je connais à peine le dit quelqu’un.

Ils ne pensent rien, ils savent, et moi aussi. On a toujours le choix et j’aurais pu dire non, mais… Je ne les ai pas… Disons que j’ai donné à la fois les moyens de le faire, et l’ordre qui a causé leur mort, je dis d’une voix absente. Ça mérite bien quelques insomnies et des cauchemars.

Et je ne devrais pas l’avouer à une presque inconnue. En plus, ça me fait honte, cet état de fait. J’ai détourné le regard machinalement, d’ailleurs. J’aimerais pouvoir être aussi dure que certaines de ses personnes que j’admire, pouvoir me retourner sur ce que j’ai fait et me dire qu’on nous avait menacé avant. Si c’était à refaire, je le referais. Les vies que nous avons prises ont sauvées celles de Mind et de ceux qui nous suivent tous les deux. C’était ma responsabilité. Même si ça fait sacrément mal de faire une croix sur ses principes. Je me force maladroitement à sourire de nouveau balayant le sujet d’un geste de la main. Je ne tremble même pas, c’est déjà ça.

Enfin, ce qui est fait est fait.

Et Abigaïl m’a offert la distraction parfaite : cette histoire de cheval qui fait peur mais peut-être pas. Forcément, vu comme elle l’a dit, maintenant, je meurs d’envie (enfin, façon de parler) de le voir. Bravo la nécromancienne. Puis je ne suis quand même pas si impressionnable que ça.

Vu comme tu présentes la chose, maintenant, j’ai vraiment vraiment envie de voir ton cheval. C’est un mort-vivant aussi ? Tu peux l’invoquer ? Tant qu’il ne me met pas par terre, moi, je suis partante. N’aie pas peur de me faire peur. Au pire, je vais sursauter un bon coup et on n’en parlera plus !

Je lui jette un regard plein de curiosité, mon enthousiasme ayant remisé ma culpabilité et le discret désarroi qui en est né au placard, au moins pour un temps.

Est-ce que les autres pourront nous voir, d’ailleurs ? C’est très nouveau pour moi, tout ça.

Sans rire, Noélie, tu ne te balades pas avec la meilleure amie de la Faucheuse tous les jours ?

Tu pourras aussi m’expliquer comment quelqu’un qui n’a pas de bras arrive à mettre le bazar, c’est fascinant.

Finalement, la pauvre Abigaïl se retrouve donc avec une des versions les plus enthousiastes de moi, celle devant qui on a agité l’attrait de la nouveauté. J’aime me faire un peu peur, mais surtout, j’aime les nouvelles expériences. Bon, ce soir, je commence à en avoir accumulé un certain nombre, mais il n’empêche que je ne peux pas résister. Elle va finir par me prendre pour une folle, à force. Ceci dit, elle doit déjà en avoir croisé une belle tripotée, de fous, donc je ne dois pas être si étrange.
 
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Message posté : Sam 23 Fév 2019 - 15:54 Message
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Abigaïl Frankenstein
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ϟ Âge : 27
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- Maîtrise de la nécromancie XXX
- Maîtrise de l'ostéomancie V
- Maîtrise de la carnomancie VI
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- Communication avec les morts III
- Psychopompe VI
- Phylactère III
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- Vol spectral I
- Deuil (faux magique)
- La Fossoyeuse (pelle magique)
- Avatar des cimetières (serviteur)
- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
Au Diable les responsabilités, oui. Ou plutôt à Lady Satan les responsabilités ne pu s’empêcher de penser la nécromancienne avec un sourire. C’était son petit Hell Club qui s’occupait de ce que la Moisson n’avait pas réussi à accomplir : maintenir l’équilibre entre les forces des ténèbres, les créatures de l’ombre et les humains. D’une certaine façon, c’était l’Antéchrist qui rendait possible cette petite sortie entre une goule telle qu’Abigaïl et une brave petite vivante comme Noélie. Mais mieux valait qu’elle ne formule pas cette pensée à haute voix à sa camarade du soir. La colère et la haine que ressentait la chanteuse pour Lady Satan était probablement encore trop fraîche.

« Johan Faust, celui-là même, mon cher et tendre grand-père. »


Abigaïl ne peut s’empêcher encore une fois de courir le long de son arbre généalogique, de repenser aux choix de ses ancêtres, aux siens. Son grand-père qui avait vendu son âme pour obtenir ses pouvoirs. Le premier des choix douteux qui avait emmené tous ses descendants vers les ténèbres. Victor qui avait vendu son anonymat pour la gloire, qui avait abandonné ses promesses pour ses enfants. Puis il y avait eut les jumeaux. Anton qui avait sacrifié sa vie pour la gloire, elle qui avait sacrifié sa fierté pour la survie avant de sacrifier son humanité pour le pouvoir. Un peu comme son grand-père finalement. Elle avait retrouvé une partie de ce que les siens avaient perdus, mais pas tout. Suffisamment toutefois pour pouvoir profiter de la compagnie de Noélie avec un léger sourire aux lèvres et sans penser à tous ses anciens devoirs.

« Fais attention à en pas finir en enfer malgré tout. Ce n’est pas parce que tu ne lui auras pas vendu ton âme à elle qu’elle ne pourra pas la récupérer si tu finis en bas. »
Abigaïl penche la tête sur le côté songeuse. « Mais si tu veux, je m’assurerais qu’elle ne té récupère pas quand tu mourras. Je t’éviterais une autre prison. »

Même si la nécromancienne ne savait pas trop comment elle s’y prendrait. En la ressuscitant ? Ou bien en plaçant son âme autre part ? En théorie rien ne lui empêcher d’accompagner l’esprit de Noélie jusqu’aux portes du paradis, même si Abigaïl n’avait pas trop envie d’y mettre les pieds elle-même. Elle restait liée aux ténèbres de l’enfer et ce même si son âme n’appartenait plus aux démons.

« Les gens meurent. » Lâcha Abigaïl en haussant les épaules. « Nous sommes entourés de gens morts, la plupart des gens ne le voient pas, c’est tout. Tu te sens responsable de leurs morts, tu l’es peut-être vraiment, mais crois-moi cela importe peu. » Abigaïl sourit, ce qui ne doit pas être très rassurant à cet instant. « Je peux te dire que cela ne sert à rien de s’attarder dessus, mais je suppose que cela ne sert à rien. Enfin, sache que je les ai chassés, leurs échos ne t’embêteront plus et peut-être que cela t’aidera à retrouver le sommeil. »

Elle en doutait. Noélie était pleine de compassion, elle était gentille, si amoureuse de la vie. La mort ne lui seyait pas le moins du monde. Qu’elle vive rien qu’un instant dans l’esprit d’Abigaïl, à voir les ombres des trépassés, à sentir les ossements de générations passées sous ses pieds et le pire, à trouver de la joie dans la certitude qu’il y avait des cadavres partout autour d’elle, et probablement qu’elle déprimerait.

« Puis on a beau dire, certaines personnes sont meilleures mortes. » Ou plutôt, cela ne faisait aucune différence qu’elles le soient ou non.

Abigaïl se rappela un poster qu’elle avait vu qui était censé motiver les gens : « si votre présence n’a aucune influence, pourquoi votre absence en aurait-elle une ? » Très mauvais choix de mots.

« Je vais te le montrer, mais pas ici. Allons dans une ruelle un peu plus loin. »


La nécromancienne attrapa la main de Noélie de la sienne, glaciale, sans même y penser et l’entraîna dans une ruelle sombre et avec peu de gens. Bon, en vérité les deux femmes durent traverser quelques pâtés de maison avant de trouver un endroit désert. Star City avait beaucoup de ruelles sombres et inoccupées, probablement beaucoup trop aux yeux des ingénieurs du développement civil. Comme si un esprit supérieur les avait mis là pour abriter ses créations et leurs activités frauduleuses.

« C’est… En quelque sorte un mort-vivant. Je peux l’invoquer et il ne te mettra pas par terre, sauf si tu lui en donnes une bonne raison. Mais Désespoir est plutôt calme. »

Abigaïl ferma les yeux un instant et étendit ses sens à travers le monde des vivants. Désespoir était sien depuis qu’elle l’avait dérobé à la Mort, enfin au cavalier de l’Apocalypse du même nom. Il considérait Abigaïl comme sa maîtresse, pour le moment, et attendait toujours, à la frontière entre le monde des vivants et les enfers, qu’elle ne daigne l’appeler. Quand il ne broutait pas des pissenlits (mais pas par la racine) dans le cimetière derrière la maison de la nécromancienne.

« Gary est… Spécial. Il parle beaucoup. Suffisamment bien pour convaincre les gens de faire des choses pour lui ou de les mettre suffisamment en colère pour qu’ils fassent des bêtises à cause de lui. Ah, le voilà. »


Il y eut d’abord de la brume, puis le bruit des sabots sur les pavés. Un son sépulcral et sinistre auquel Abigaïl répondit par un sourire ravi. Désespoir était une créature magnifique, mais aussi terrible. Sa crinière était constituée de flammes bleutées, sa peau était pâle et semblait constituée d’un entremêlement d’esprits des morts.

« Oh, mon joli. » Abigaïl leva la main et vint caresser le museau de l’animal, ou plutôt de l’incarnation du désespoir. « Ne va pas lui faire peur d’accord ? Elle est gentille. » Il hocha la tête avant de pauser ses yeux sur Noélie.

La nécromancienne bondit sur l’animal dans un geste souple, celui-ci ne broncha pas le moins du monde.

« Les gens pourront nous voir. Mais avec les nuages et vu qu’il fait nuit, cela sera difficile pour eux. Puis je suis certaine qu’il doit exister un ou deux héros avec des chevaux volants avec lesquels on nous confondra. »
 
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Message posté : Sam 23 Fév 2019 - 22:26 Message
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Noélie A. Inagawa
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ϟ Âge : 25
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 24/07/2018
ϟ Nombre de Messages : 548
ϟ Nombre de Messages RP : 319
ϟ Doublons : Thalia Cristobal, Cassandra De Matteo, Jia Li Zhao
ϟ Crédits : gif & vava par Renan (♥) ; code Sio
ϟ Célébrité : Yuko Suzuhana
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chanteuse dans le groupe Borderland / développeuse web / wakagashira de l'Otaku-Kai
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : • Incroyablement bavarde
• Sort toujours apprêtée jusqu'au bout des ongles
• Cheveux très longs, parfois méchés de bordeaux, turquoise ou rose, au rythme de ses envies et de ses concerts

ϟ Pouvoirs : • Compréhension innée des langages informatiques
• Hackeuse née
• Analyste niveau III (données et informations en tous genres, expression corporelle, détection du mensonge, calculs de probabilités et analyse situationnelle)
• I.A. (Inori)
• Book My Life
• Lentille connectée (connectée à Inori, interface d'informations, reconnaissance faciale)
• Implant neuronal (transmission d'instructions à Inori, bouclier psychique, bouclier magique)
• Drones de surveillance (connectée à Inori et donc à Noélie)
• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

• Téléporteur de costumes 2.2
ϟ Liens Rapides :
1 rose de Susan ♥️ 2 roses de Lukaz ♥️ 1 rose de Mikhaïl ♥️ 1 rose de Natalia ♥️ 1 rose de Zeke ♥️
Eh bien. Abigaïl a une sacrée ascendance, dis donc, ça ne rigole vraiment pas. Je me dis que sa vie n’a pas dû être très drôle. Réfléchis une seconde. Puis je la dévisage avec des yeux ronds. Une petite seconde, elle a bien dit « grand-père » ? Comme dans « en fait j’existe depuis un petit paquet d’années, moi » ? Un gros paquet d’années, même, si vous voulez mon avis.

Euh… Est-ce que c’est indiscret de te demander ton âge du coup… ?

Oui, ça l’est, mais c’est sorti tout seul. Je crois. Le problème de se sentir à l’aise avec quelqu’un, quand on est aussi spontanée que moi, c’est qu’on dit les choses comme on les pense. J’avoue que tout aussi bonnes que soient mes premières impressions d’elle, je perds mon sourire et la regarde avec encore plus de surprise quand elle continue. C’est une chose de ne pas me tuer parce que ma tête lui revient, et une autre de m’aider à sortir de prison, mais là, elle me propose un genre de… Joker, je ne sais pas. J’ouvre la bouche pour répondre, puis je me rends compte que je ne sais même pas trop quoi dire. Merci ? Volontiers ? Je prends donc le temps de réfléchir quelques secondes qui vont en s’allongeant avant de me lancer prudemment :

Je ne sais pas trop comment marchent ces histoires, mais je ne suis pas croyante. Enfin… Je pense juste que les dieux, les démons et tout le reste, ce sont juste des créatures magiques qui ont su tirer leurs épingles du jeu parce qu’on était là pour avaler leurs couleuvres. Je ne suis pas trop sûre de savoir si mon âme à quelque chose à faire en enfer… Mais si tu peux faire quelque chose pour en être certaine, quelque chose qui ne soit pas dangereux ou contraignant pour toi, évidemment… Ça serait rassurant, je crois ?

Je lui souris avec hésitation.

Mais ça me fait quand même me demander ce que j’ai fait pour mériter autant d’aide. Je veux dire, tu me connais à peine, non ? Et pourtant, tu étais sincère dans ton offre.

J’essaye de comprendre. Comme d’habitude. De comprendre quelque chose que je fais moi-même, d’ailleurs, ce qui est un peu étrange. J’ai tendu la main à des gens que je ne connaissais qu’à peine sur base de ce que je voyais d’eux, ces petits riens qui m’indiquent tant de mystères de ceux que je côtoie. Plus d’une fois. J’aime aider les autres, mais je ne refuse que rarement qu’on me rende l’ascenseur, même si je ne le fais pas pour ça. Ça me correspond plus que de mettre des gens à mort. Même dans un combat qui n’avait rien d’une exécution, même parce que ce sont des tueurs à gages engagés pour mettre un point final à l’existence de mon patron. C’est une autre Noélie qui a agi cette nuit là, en quelque sorte. La partie de moi qui a conscience depuis le début que mon rôle vient avec son lot de responsabilités et de sacrifices, qui sait depuis que Mind a posé ses charmantes petites pattes dans ma chambre l’été dernier que je devrais oublier une partie de moi pour survivre. Ce qu’Abigaïl me dit, quelque part, je suis au courant. Mais ça ne m’aide pas vraiment.

C’est ce que je me dis. Enfin, pas que ça importe peu mais ces gens… n’étaient pas vraiment des gens biens, je suppose. Sauf que même les pires rebuts de l’humanité peuvent avoir des gens qui les aiment. Et ces personnes là ne les reverront plus jamais à cause de moi. Je peux vivre avec ma culpabilité, je dois vivre avec, parce que le pire dans tout ça, c’est que je sais que si j’avais pu le faire de mes propres mains, je l’aurais fait. Que s’ils revenaient et que je devais recommencer, je recommencerais. J’avais des raisons pour agir qui sont toujours valables.

Je hausse les épaules et ris doucement.

C’est stupide, de se torturer pour un truc qu’on regrette sans avoir de véritables remords, mais bon. Au moins, eux ne tueront plus personne, j’ajoute d’un ton ferme, et cette fois mon regard s’est assombri, je le sais.

Comme l’a dit Abigaïl certaines personnes sont meilleures mortes. J’espère juste que quelqu’un ne va pas s’amuser à les ramener parmi nous… Lady Satan peut faire ça ? Oh, zut. J’espère que ses ombres, là, ne me suivent pas quand je porte un masque et une tenue de prêtresse, là, j’atteindrais le stade « catastrophe ». J’essaye de remiser cette pensée au placard - j’aime bien la blonde, et je suis peut-être en train de lui raconter calmement que j’ai fait tuer des gens, mais je ne vais pas lui lâcher tranquillement que j’ai un troisième alias et que je marchande des biens qui ne sont pas tout à fait à moi à l’occasion, entre deux contrats illégaux.

Merci. Encore. Je te promets que je vais te créer une identité virtuelle parfaite, avec tout ça.

Je la suis en m’illuminant d’un air ravi quand elle me dit que je vais gagner le droit de voir la mystérieuse monture. Ma curiosité s’en montre tout à fait heureuse, et j’ai un mélange d’excitation et d’appréhension au creux du ventre. Sa main dans la mienne, trop froide pour être vivante, ne me déstabilise pas. Je m’y habitue tranquillement, je crois, et j’aime bien la spontanéité avec laquelle elle se l’est permis. Nous marchons tranquillement jusqu’à ce qu’elle nous trouve une rue tout ce qu’il a de plus déserte, enfin, une ruelle plutôt. J’attends sagement en l’écoutant - presque avec tes étoiles dans les yeux. Evidemment, le petit poney s’appelle Désespoir, parce qu’Arc-en-Ciel ou Spirit, ça aurait été probablement trop gai pour un cheval mort-vivant. En quelque sorte mort-vivant. Ça veut dire quoi, ça d’ailleurs ?

Oh, pratique, un colocataire qui met le bordel par personne interposée, je m’amuse en attendant.

Même si je n’attends pas trop longtemps avant que de la brume ne se lève autour de nous - très bel effet, avouons-le - en même temps que le son des sabots commence à résonner sur les pavés. Ça a toujours eu quelque chose d’apaisant à mon sens. L’équidé apparaît alors, me tirant un « oh » surpris. Hm, j’imagine que quand on ne s’y attend pas, ça peut faire plus que peur de le croiser. Mais là… Je le trouve juste beau, je crois. Je n’ose pas aller le toucher, moi, ceci dit. Ses yeux brillent d’une intelligence un peu anormale pour un cheval, mais surtout, il impose le respect. Tellement que je mets quelques temps à réagir au fait que la nécromancienne a parlé de chevaux volants. A quel moment je l’informe que je souffre du vertige ? Alors que j’ai insisté pour faire appeler la créature, en plus. Oh, et puis zut, j’essaye de me convaincre.

Juste pour que tu saches, j’ai le vertige. Donc si jamais je m’accroche à toi comme si ma vie en dépendait, c’est normal.

Juste parce que je crois effectivement que ma vie en dépend, en résumé. Malgré tout, et assez courageusement, je trouve, je me hisse derrière elle. Un peu plus maladroitement que la propriétaire qui elle n’a pas hésité un instant. Je passe un bras prudent autour de sa taille, et attrape son bras de mon autre main. Mon coeur bat la chamade, mais j’ai toujours envie de voir ce qu’elle peut faire. Je n’ai pas menti quand je disais que j’étais prête à voir ce qu’elle était, complètement, et puis, c’est quand même beau, une chevauchée par ailleurs, je suppose.

Oh, j’habite sur la 40ème Avenue, dans le quartier du Centre. Au 649. Ça peut être utile.

Je lâche ça d’un ton à peine plus tendu, mais quand même joyeux. On ne vit qu’une fois… Normalement. Je ne pourrais plus jamais utiliser cette expression, maintenant, bravo Abby.
 
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Message posté : Lun 25 Fév 2019 - 20:06 Message
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Abigaïl Frankenstein
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Abigaïl eut un léger rire à la demande de Nono. Elle plaça ses doigts devant son visage et commença à compter, une expression d’intense concentration passant sur son visage.

« Alors, comment dire… C’est un peu compliqué. Mais je suis née en 1784, donc je crois que j’ai dans les 230 ans maintenant. Je ne fais plus vraiment attention aux unités pour être honnête. Je sais juste que je suis ancienne pour le commun des mortels, même si par rapport à certains autres membres de ma famille, je suis beaucoup plus jeune. »

Elle pensait surtout à Lady Satan en disant cela. L’antéchrist était beaucoup plus vieille qu’Abigaïl, sans quoi elle n’aurait pas pu être son ancêtre par ailleurs. Anton avait le même âge qu’elle bien évidemment, même s’il avait été mort pendant la plupart de ces années.

« Enfin, j’ai passé la plupart du temps enfermée dans un cercueil ensorcelé, donc cela ne compte pas vraiment comparé à d’autres je suppose. Tu as peut-être passée plus d’années que moi active cela se trouve. »

Quel âge avait-elle quand elle avait été enfermée ? Presque trente ans, peut-être. Elle n’en était plus vraiment certaine. Puis ses référentiels étaient biaisés. Elle avait été mariée très jeune selon les standards de l’époque, selon ce qu’elle percevait dans l’esprit de Lily. Les souvenirs de celle-ci, bien que peu vivaces, existaient toujours dans ses neurones morts et Abigaïl pouvait les raviver par moment. Ce qui était utile quand il lui manquait des références de pop-culture.

« Ce sont des créatures magiques, qui pour la plupart tirent leur puissance de la foi de leurs fidèles, ou des âmes des défunts. Certains mythes sur la création du monde ont été embellis, je ne le dis pas. Adam et Eve, Dieu qui a tout construit en sept jours, ce n’est rien qu’une histoire. Mais le paradis et l’enfer existent vraiment. Leurs habitants aussi. Si tu ne crois pas en leur système, si tu ne te crois pas toi-même condamnée à l’enfer, tu n’y finiras pas, normalement. Mais les dieux, les démons, sont des êtres capricieux et beaucoup ont peut de considération pour une âme mortelle. Ce n’est pas parce que tu n’es pas censée finir en enfer à ta mort que tu n’y finiras pas. »

Evelyn avait de bien nombreuses façons de se saisir d’une âme et ce même si celle-ci n’avait jamais signé de pacte avec elle. Il y avait des armes, des artefacts qui étaient capables de les emprisonner, des sortilèges qui pouvaient les retenir à un endroit donné. Abigaïl en savait quelque chose, elle les avait utilisés quand elle était Lady Death.

« Je peux faire quelque chose. Cela ne devrait pas être trop dangereux. Mais disons que je possède un certain pouvoir sur les défunts, comme tu t’en doutes. Cacher ton âme pour que les démons ne mettent pas les mains dessus est dans mes cordes. »


N’était-ce pas ce qu’elle avait fait pour Anton d’une certaine façon ? Son frère jumeau avait été changé en créature des enfers par Méphistophélès. Il avait presque réussi à ouvrir un portail dans le château Frankenstein et à laisser les légions du Prince Infernal s’infiltrer dans cette réalité. Jusqu’à ce qu’Abigaïl l’arrête. Mais une fois débarrassé de cette corruption, Anton restait son frère. En le ressuscitant, en plaçant son âme dans un corps mort-vivant, elle lui avait évité la damnation éternelle. Pourtant il la méritait. Enfin, elle aussi à bien y réfléchir.

La nécromancienne tourna son visage vers Noélie et plongea son regard dans le sien. Puis elle s’autorisa un léger rire.

« Tu n’as rien fait pour mériter mon aide, Noélie, tout simplement parce que ce n’est pas quelque chose qui se mérite. Considère que c’est juste une facétie de la vie, ou plutôt de la mort. De la même façon que certains évitent un accident fatal en se baissant pour refaire leur lacet au bon moment, tu évites la damnation éternelle simplement parce que tu as croisé ma route. Je fais ce que j’ai envie et je n’ai pas besoin de justifications pour cela. »

Elle écarta les bras, fataliste, mais d’une façon étrangement positive. Le fait de ne pas pouvoir mourir elle-même aidait. Même si Abigaïl ne se baissait pas assez vite pour éviter l’accident fatal, cela n’avait aucune importance. Des conversations tendues avec Lady Satan se profilaient toutefois, mais la nécromancienne ne s’inquiétait pas trop. Elle était intouchable d’une certaine manière. Ce qu’il y avait entre Abigaïl et Evelyn était indescriptible, comme si elles étaient deux fruits d’un même arbre, deux appendices indépendants mais issus de la même matrice ténébreuse. Puis Abigaïl avait quelque chose que Lady Satan voulait plus que l’âme de Noélie : elle-même.

« Oh, oui. Même les monstres ont une part de beauté en eux. Même l’individu le plus exécrable peut être aimé par quelqu’un. Mais cela n’a aucune importance au final. La mort se fiche de ce genre de détail. »


Un léger sourire se dessina une nouvelle fois sur les lèvres d’Abigaïl. Elle leva sa main pour tapoter gentiment le sommet du crâne de Noélie.

« C’est bien. Que tu assumes que tu les aies tués et que tu recommencerais. C’est le premier pas pour te débarrasser définitivement de leurs fantômes. Il est normal d’avoir des regrets. Tuer n’est pas anodin quoiqu’on en dise. Il y a toujours un avant et après son premier meurtre. Crois-moi, j’en sais quelque chose. »

Un coup de pelle de la part d’une frêle jeune femme. Son mari qui s’écrasait sur le sol d’une cuisine, quelque part dans la campagne anglaise. Les domestiques qui n’entendent rien alors qu’elle traîne son corps jusque dans la cave, qu’elle utilise ses pouvoirs pour le relever. Pour en faire un soldat. Pour son propre divertissement.

« De rien. Je sais que ce que je dis n’est pas très utile. Peu de choses le son quand il s’agit de la mort pour être honnête. »

La présence était souvent bien plus importante que les mots. Quelque chose qu’Abigaïl avait appris des fantômes. Ceux-là pouvaient faire sentir des choses aux vivants sans même communiquer avec eux. Rien qu’en étant là. Elle l’avait aussi observé à la mort de sa fille. Car il n’y avait eu personne avec elle. Comme elle aurait aimé que son père, que son frère, que sa mère soient là. Même simplement en tant qu’esprits. Non. Il n’y avait eu que les enfers.

« Ouai, Gary est… Particulier. Mais il était là quand je suis revenue parmi les vivants, quand j’ai pris possession du corps de Lily. C’est un peu mon premier ami dans cette nouvelle vie. »

Le premier mort qu’elle avait ramené aussi.

Abigaïl rit de nouveau quand Noélie lui parle de son vertige. Elle aimait cette petite femme. Elle était si amusante, si divertissante. D’une certaine façon, elle lui rappellait Gary, mais aussi ses autres colocataires. Tous ces morts-vivants et nécromanciens hauts en couleur qui n’auraient jamais passé l’examen d’entrée du Hell Club mais qui formaient sa parfaite petite escouade cadavre.

« Tu peux t’accrocher autant que tu le veux. »
Lâcha la nécromancienne et elle le pensait.

Abigaïl peut sentir le cœur de Noélie battre dans son cœur, elle peut entendre le sang qui courre dans ses veines un peu plus vite. Elle sent la peur, elle sent la vie. Cela lui mettrait presque l’eau à la bouche. L’un des inconvénients quand on était une liche mais aussi un peu une goule, c’est qu’on avait parfois des goûts culinaires un peu déplacés. Heureusement pour Noélie, Abigaïl ne mangeait de chair humaine que lors de cas extrêmes.

« Et bien c’est parti ! »


Désespoir bondit dans les airs à l’injonction de sa maîtresse. Rapidement, il les entraîna au-dessus des immeubles du centre-ville, jusqu’à se perdre dans les nuages noirs qui cachaient les étoiles. L’air était glacé et la vitesse à laquelle se déplaçait la monture n’arrangeait pas les choses. Abigaïl trouvait cela exaltant et elle leva les bras en l’air, laissant le vent glisser entre ses doigts blanchâtres.

« J’aime voler. » Lâcha-t-elle. Ses mots furent emportés au loin.

Il ne fallut pas longtemps pour atteindre le toit de l’immeuble de Noélie. La ville était minuscule quand on n’était plus enchevêtré dans la toile de ses ruelles et de ses embouteillages, quand toutes les voitures ne devenaient plus que des lumières insignifiants quelques dizaines de mètres plus bas. Il y avait eu d’autres lueurs lors de la cavalcade. Des lueurs que Noélie n’avait pas pu voir, mais plusieurs esprits s’étaient approchés des deux femmes et de leur destrier. Des fantômes morts depuis tellement longtemps qu’ils n’avaient presque plus rien d’humains, qu’ils n’étaient que des lueurs dans le ciel. Abigaïl les avait touchés du doigt, de son pouvoir et certains d’entre eux avaient réussi à rejoindre le monde qui les attendait. D’autres avaient continué à errer joyeusement parmi les vivants.

La nécromancienne bondit au pied de sa monture et souleva Noélie sans mal pour la faire descendre.

« Ma dame, vous êtes chez vous. J’espère que tu n’as pas trop froid d’ailleurs. Je n’ai pas trop pensé à ce détail là. » Ajouta-t-elle d’un air soucieux.
 
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Message posté : Lun 25 Fév 2019 - 23:49 Message
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• Egide : Shiru (bouclier physique, réflexes améliorés, formation en protection rapprochée), Totsuka (Artefact : Ōtenta-Mitsuyo, grenades fumigènes, shurikens explosifs, maîtrise du ninpō no ken)

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Je retourne des yeux ronds à Abigaïl. Bon, donc elle a à peu près 230 ans mais c’et la jeunette de sa famille. Du coup, question : est-ce que sa famille est entièrement constitué de créatures dans son genre ? J’imagine que ça peut être vaguement vexant, cette question là, alors je la ravale. Mais par contre, je ne peux pas m’empêcher de la renommer Mamie Abby dans un coin de ma tête. Je l’aurais dit à voix haute, si elle n’avait pas enchaîné en disant qu’elle a passé une partie de ces très nombreuses années enfermée dans un cercueil. Quelle angoisse. Ça calme aussitôt mon amusement, fatalement.

Oh ! Désolée, je dis aussitôt sans trop savoir pour quoi je m’excuse.

Sûrement parce que j’ai encore mis les deux pieds dans le plat, ça ne change pas trop de mes habitudes mais c’est toujours aussi gênant. Bon, ceci dit, elle n’a pas l’air spécialement traumatisée d’en avoir parlé, mais quand même. Je n’insiste pas trop sur le sujet, parce qu’elle est en train de me faire un mini cours sur les démons et leurs petits amis. Et que j’écoute avec toute la concentration du monde, le regard attentif et la tête plongée dans des myriades de réflexion découlant de ce qu’elle dit. Finalement, je ne dis pas que des bêtises : je ne suis pas si loin de la vérité. Mais ce « normalement » concernant mon passage éventuel en Enfer, c’est une inconnue qui me dérange un peu. En même temps, tricher avec ça me dérange un peu aussi, je crois. Si j’y atterris, est-ce que ça veut dire qu’au fond je le mérite ? Non, pas si c’est parce que quelqu’un s’est arrangé pour que j’y finisse quoi qu’il arrive. Mais…

Si je me demande d’un peu trop près si je mérite d'aller en enfer, est-ce que ça peut suffire ? Pas que je l’ai déjà fait, mais on ne sait jamais, avec le temps. Je préfère savoir à quoi j’ai le droit de réfléchir, je plaisante en essayant de dédramatiser.

Oh, on ne parle de trois fois rien, juste le destin de mon âme. Déjà que je crois à peine au concept d’âme, en soi. On a un cerveau et un tas de neurones qui communiquent par des courants électriques, voilà tout. Une âme, c’est juste un joli mot pour faire croire qu’on est constitué d’autres choses que d’un tas de cellules. Sauf qu’apparemment, ça existe vraiment, ça.

Une facétie de la mort, je répète d’un air pensif avant de m’éclairer d’un sourire. Ça me va. Et si je peux me permettre, la mort m'est tout à fait sympathique quand c’est toi qui l’incarne, surtout si je suis un de ses petits caprices.

Je plaisante évidemment. J’aime bien cette façon de penser. A mon échelle, je suis pareil : je fais les choses comme je le sens, comme elles me plaisent, et je vois après pour gérer les conséquences. Je n’ai pas de temps à gâcher à me torturer l’esprit dans tous les sens, je préfère vivre. A cent pour cent, et à chaque seconde. C’est comme ça que je me suis retrouvée à traîner dans le Cartel Rouge, mais j’adore ça. C’est assez contradictoire avec le fait que j’analyse tout ce que je vois et ce que je fais, mais ce n’est pas sous le prisme des émotions, juste de la logique. Ma déesse à moi, en quelque sorte.

Je ne sais pas si c’est bien d’avoir accepté d’assumer mes responsabilités, en revanche… C’est de la pure logique. J’ai juste décidé qu’à choisir entre tuer ou être tuée, je préférais être celle qui restait debout. Pas pour sauver ma peau, mais parce que si j’avais plié devant les ennemis de MindStorm, ils auraient probablement mis à terre tous ceux qui m’ont fait confiance, qui nous ont fait confiance à Mind et moi. Et ça, c’est absolument hors de question. L’après mon premier meurtre par procuration est une plaie, difficile à faire cicatriser, mais elle en valait la peine. j’espère que pour Abby aussi, ça en a valu la peine. Je pose une main contre la sienne, avec un sourire.

Je n’ai pas peur de la mort, j’ai dit. Dans tous les sens du terme. Je vivrais avec les conséquences, comme toujours. Mieux vaut s’occuper des vivants. Enfin, des vivants. De ceux qu’on peut voir, toucher et côtoyer, je dirais maintenant, je me corrige aussitôt avec un large sourire.

Quelques minutes et nous voilà en selle. Je suis encore en train d’essayer de me dire que je ne suis pas en train de me suicider par poney de la mort interposé quand ce dernier se projette en avant. En avant. Quelle blague, il se projette dans les airs. Mon bras se resserre contre la taille d’abigail et je me cache presque contre elle un bref instant, l’impression d’être gelée - dans tous les sens du terme et incapable de bouger. Au bout d’un moment, ceci dit, malgré mon vertige, je me force à observer autour de moi. Juste à temps pour voir la nécromancienne lever les bras, visiblement extatique - folle qu’elle est. Moi, j’ai beau observer le ciel - pas la ville sous moi, je l’imagine toute minuscule, pas besoin d’aller vérifier - j’ai la peur de ma vie. Sauf qu’en bonne inconsciente que je suis, c’est un mélange entre la peur de ma vie et une très saine excitation. L’excitation un peu malsaine qu’on a à se faire peur à soi-même. Quand on finit par revenir au sol, je suis donc à la fois très soulagée et vaguement déçue. Même si quand Abigaïl me descend toute tremblante de là haut, je me raccroche vaguement à elle.

Ma dame… C’est la première fois qu’on m’appelle comme ça, je remarque avec un rire.

Par contre, cette fois, on est sur le toit. Et très stupidement, ça me fait presque plus peur que quand on était dans les airs. Peut-être parce que là haut, je m’en remettais à elle, j’avais confiance en elle. Oh, et puis zut. Je titube jusqu’à la porte permettant d’atteindre les escaliers de service qui montent sur le toit et tombe presque à l’intérieur. Une fois entre quatre murs, ça va beaucoup mieux. Je soupire de soulagement et me rend compte que je tremble effectivement de froid autant que de frayeur.

Un peu froid, si, je réponds. Ça ne te gêne pas qu’on descende ? C’était super, mais j’ai besoin d’être un peu moins haut.

Histoire que mes jambes recommencent à me porter normalement. Je l’entraîne donc sans attendre vers mon appartement, descendant cinq étages avant d’atteindre le premier. Je déverrouille la porte, allume l’interrupteur du couloir, et laisse passer Abigaïl devant :

Le salon, c’est la première porte sur ta droite, je l’invite à s’installer en essayant de me souvenir d’à quel point je l’ai laissé en friche.

Je pousse la porte derrière moi - sans fermer à clé, pour changer - tout en me souvenant que la table basse a disparu sous un amas de tissu d’un magnifique bleu nuit, mais qu’à part ça, la vaisselle était faite et le salon à peu près présentable.

Tu veux boire quelque chose, je demande à tue tête en titubant sur mes pattes encore tremblantes jusqu’à ma chambre pour attraper une veste en polaire à mettre par dessus le reste le temps de me réchauffer, avant de la rejoindre au salon. Oh, attends. Est-ce que je dois dire un truc du genre, voulez-vous boire quelque chose, milady ? Etre appelée une dame, ça m'a vraiment perturbée, je crois.
 
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Message posté : Sam 2 Mar 2019 - 15:10 Message
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Abigaïl Frankenstein
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ϟ Âge : 27
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ϟ Signes particuliers : Une cicatrice en forme de Y sur la poitrine, dernier témoignage de son autopsie. Des cheveux presque blancs et une peau pâle, presque glacée au toucher.
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la nécromancie XXX
- Maîtrise de l'ostéomancie V
- Maîtrise de la carnomancie VI
- Moisson de vie III
- Communication avec les morts III
- Psychopompe VI
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- Forme spectrale V
- Vol spectral I
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- La Fossoyeuse (pelle magique)
- Avatar des cimetières (serviteur)
- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
« Il n’y a pas de quoi t’excuser. » Répondit la nécromancienne avec un sourire. « Mon esprit est âgé et je le sais. »

Abigaïl prit un air songeur quelques instants. Noélie était un cas particulier, un peu comme elle à bien y penser.

« Je ne sais pas trop. Tu n’adhère pas aux fois dont les fidèles vont aux enfers. Je veux dire, tu ne m’as pas l’air chrétienne, musulmane ou je ne sais quoi d’autre. Les gens qui ne croient en rien finissent dans des lieux parfois plus sympathiques que ceux qui croient en quelque chose mais sont rongés par la culpabilité et ont enfreint les préceptes de leur dieu. »

La nécromancienne avait voyagé à travers suffisamment de mondes de la mort pour savoir que les enfers n’étaient vraiment pas la destination rêvée. Bien sûr, il y avait une grande différence entre ce que racontaient les fidèles du dieu unique et ce qu’était vraiment le monde d’origine des démons. Certaines âmes mortelles pouvaient y trouver leur compte, notamment ceux et celles qui avaient servi les puissances infernales de leur vivant.

« Mais toi, tu n’as pas besoin de croire en l’existence des enfers, tu sais qu’ils existent. De la même façon, si tu ne crois pas que tu devrais y finir parce que tu as agi à l’encontre des préceptes d’un Dieu hypocrite et menteur, tu sembles penser que tu mérites un quelconque châtiment à ta mort. Seulement… L’après-vie n’est pas plus juste que la vie et nombre de personnes qui mériteraient de finir en enfer n’y sont pas, tandis que d’autres ne méritaient pas d’y finir. »


Le problème ne se posait pas vraiment toutefois. Abigaïl savait qu’Evelyn ne laisserait pas passer l’âme de Noélie entre ses griffes si elle pouvait lui être utile. Et vu la façon dont elle la faisait surveiller, c’était probablement ce qu’elle pensait. Abigaïl était probablement l’une des seules personnes à pouvoir s’assurer qu’une âme finisse au bon ou au mauvais endroit. L’une des joies d’être une psychopompe associée à aucun culte ou dieu particulier… Même si son histoire la liait plus étroitement au Diable qu’elle ne le voulait.

« Je pense que tu peux penser ce que tu veux de toute façon. Tant que tu restes l’une de mes facéties je pourrais protéger ton âme. »
Conclue Abigaïl avec un nouveau sourire. « Mais je suis contente que la mort te soit sympathique. C’est rare. »

Bien sûr Noélie n’était pas en face de la mort incarnée. Même si la nécromancienne avait déjà moissonné de nombreuses âmes, provoquer des catastrophes et dérobé la monture de la Mort elle-même. Donc peut-être qu’au final, elle était devenue la Mort elle-même, celle qui chevaucherait en dernier lors de l’Apocalypse.

« Oh, tu peux dire morts-vivants tu sais. Ou personne animée aux signes vitaux inexistants, cela marche aussi, mais c’est un peu plus compliqués. »


Gary aurait probablement trouvé un grand nombre d’autres termes pour les qualifier… Peut-être celui de personnes à la vitalité contrariée ou ce genre de choses. Cela devenait très vite compliqué pour pas grand-chose finalement. Mort-vivant, ou non-mort allait très bien, même si elle imaginait pourquoi Noélie pourrait avoir du mal à l’utiliser. Abigaïl n’avait pas vraiment la dégaine d’une goule qui sortait de son tombeau. A cet instant tout du moins. Parfois c’était bien différent.

Abigaïl rit quand elle voit Noélie se raccrocher à elle. La jeune femme ne pèse rien pour ses bras morts, mais la nécromancienne peut sentir son cœur emballé et peut voir la détresse mêlée d’excitation en elle. Difficile d’être plus vivant que quand on affronte l’une de ses peurs.

« Tu as accepté de monter sur un cheval volant alors que tu as peur des hauteurs ? » Demanda Abigaïl songeuse. « Je te fais tant d’effet que cela ? » Lâcha-t-elle avec nouveau rire.

Elles descendent les étages plutôt rapidement. La nécromancienne en profite pour lancer un regard attentif aux environs. Elle croise plusieurs âmes en peine, d’anciens occupants de l’immeuble qui sont inoffensifs. Beaucoup de morts hantent le lieu de leur trépas plutôt que celui de leur sépulture. Puis il y a les ombres de Lady Satan… Ces êtres éthérés, tellement modifiés par les énergies délétères de l’enfer qu’elles n’ont plus rien d’humain. Ce ne sont plus des esprits de personnes décédées, ces ombres sont presque des démons à part entière. La nécromancienne les chasse d’un regard. Evelyn enverra peut-être des diablotins la prochaine fois et là Abigaïl ne pourra pas s’en débarrasser aussi facilement. L’une règne sur les enfers, l’autre sur la mort après tout.

« D’accord. » Lâcha Abigaïl. Elle ne découvre l’appartement de Noélie qu’à retardement. Ses sens étaient absorbés par le combat silencieux qu’elle menait contre les ombres. Un combat que celles-ci ne purent gagner. Lorsque la nécromancienne s’installa dans le canapé il n’y avait plus de morts dans l’appartement.

Mis à part elle bien entendu. Et Désespoir qui se trouvait toujours sur le toit. En espérant qu’aucun des voisins ne décide à y monter en plein milieu de la nuit. Voir le cheval de la Mort en étant préparé mentalement et en compagnie de sa cavalière était une chose… Tomber dessus par surprise en était une autre.

« Je ne suis pas contre. Qu’est-ce que tu as ? J’admets avoir une préférence pour quelque chose de fort. Mes papilles gustatives ne sont pas toujours… Très vives. »

Abigaïl observait distraitement le tissu sur la table basse, sa tête nonchalamment appuyée sur l’une de ses mains.

« Je suis née dans le Londres victorien, je dois dire que j’ai beaucoup donné du milady et du milord à l’époque. Enfin quand j’étais jeune pour de vrais. Mais tu es une dame parce que je t’ai ramenée sur mon destrier jusqu’à chez toi. » Abigaïl lui fait un clin d’œil. « Même si j’admets que je n’ai pas vraiment l’allure d’un prince charmant. »

Elle aurait pu prendre un corps d’homme en revenant parmi les vivants. Il y en avait à sa disposition, mais elle n’avait pu s’y résoudre. Contrairement à certains esprits qui pouvaient posséder les uns come les autres, la nécromancienne était encore trop attachée à son identité passée.

« C’est un très bel appartement ? Tu vis seule ou tu as déjà un prince charmant devant lequel je vais devoir me justifier ? Oh et rassures-toi, il n’y a plus de morts inopportuns chez toi, sauf celle dans ton canapé. »

 
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Message posté : Mer 6 Mar 2019 - 15:46 Message
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Noélie A. Inagawa
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Toute cette histoire d’enfer, ou pas, ou peut-être que si, ça me laisse une drôle d’impression. Je veux dire, je ne pense pas que les Enfers ne soient remplis que de gens qui le méritent. Et ça ne m’étonne pas. La vie est notoirement injuste, en quel honneur la mort le serait-elle plus ? Ça se saurait depuis tout ce temps. Mais j’imagine que je m’en moque encore plus qu’avant, maintenant. Parce que maintenant, j’ai l’ancienne Lady Death qui a décidé qu’elle protègerait ce qui restera de moi après ma rencontre avec notre amie la Faucheuse. Si je reste une de ses lubies. Peut-être que dans cinq minutes, elle aura changé d’avis. Je ne vais pas trop me reposer sur elle, même si ça me touche.

Ça fait partie de l’existence de la plupart des gens, je rétorque avec un sourire.

Je comprends que les gens en aient peur, souvent. C’est l’inconnu et l’inconnu a quelque chose d’effrayant pour tout le monde. J’ai juste pris le parti un jour de me dire que ça arrivait à tout un chacun, donc ça ne sert à rien d’en faire une montagne. Il y assez à considérer avec le quotidien, franchement.

Mort-vivants ce sera, j’accepte avec un petit rire.

Bon, au moins, mon vertige amuse la nécromancienne. Sa remarque me fait rire et je rétorque aussitôt à l’intérieur :

Trop de charisme pour moi, je ne pouvais pas te refuser ça. Puis, plus sérieusement, je n’allais pas rater une occasion pareille. On ne monte pas un cheval volant tous les jours, quand on est juste une humaine basique, je ris.

Le retour sur le plancher des vaches, effet détente garanti. Après ça, on descend dans l’appartement. Le temps que j’aille m’habiller, tout en guidant Abigaïl, et je la retrouve dans le salon, déjà installée dans le canapé et tranquillement installée. Je suis contente de voir qu’elle a l’air plutôt à l’aise. Et ça me fait du bien d’avoir l’impression que cette soirée prend un tour un chouïa plus normal.

Oh… Euh, en alcool fort…

Je passe devant elle pour pousser une des portes du meuble qui soutient la télé. Je ne bois pas si souvent que ça chez moi, en général, je sors pour ça. Mais j’ai pas mal de trucs qui traînent, donc elle aura de quoi choisir.

J’ai du saké, un cadeau de mes parents - personnellement, je n’en bois jamais, mais il paraît qu’il est bon - une bouteille de rhum - super bonne, de la vodka mais c’est celle que j’utilise pour faire mes cocktails, je te déconseille, un très bon whisky, mon petit préféré, je précise en me sortant un verre et la dite bouteille, pour ma part, et c’est à peu près tout. Sinon, j’ai des bouteilles de vin, blanc ou rouge, mais ce n’est pas vraiment fort, pour le coup.

Après avoir énuméré ma petite liste de possibilités, j’en reviens au point important : à savoir, cette histoire de dame et de prince charmant. Je l’observe en souriant avant de rectifier :

J’aurais plus dit chevalier plus que prince charmant, pour toi. Après tout, tu m’as sauvée quand on était enfermées.

Je ris doucement.

Et je te préfère en chevalier servant que n’importe quel bellâtre sorti de contes de fées. Ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout ma tasse de thé. Ils m’ont toujours paru… Plats. Doooonc, non, pas de prince charmant.

Je pose la bouteille sur un coin de la table, en sortant au passage un verre et la boisson pour Abigaïl, et récupère mon tas de tissu que je plie en quelques gestes rapides, avant de me diriger vers l’atelier. Je suppose que Susan a dû emmener Peperroni et Pineapple avec elle, vu que je n’ai pas été accueillie par les deux bestioles. Pas que je m’en plaigne. Ils sont adorablement gentils tous les deux, mais je ne serais jamais une fan de chiens, je crois. Bon, ceux-ci sont vraiment mignons, soyons honnêtes. Je dépose mon tas de tissu sur le bureau sur laquelle je travaille, au milieu du reste, puis revient vers Abigaïl en nous servant toutes les deux :

Et voilà, au moins nous avons la table pour nous ! Je ne vis pas toute seule, en fait, j’ai une colocataire. Une de mes amies, comme j’ai deux chambres… Cadeau de mes parents, ils ont voulu m’acheter un truc à moi.

Je m’installe dans le canapé avec un petit soupir de contentement. Enfin la maison, j’en rêvais. Il faut dire que je n’avais pas vraiment imaginé me retrouver en prison un jour. Même par erreur. Remarquez, j’aurais pu y penser. Techniquement, j’ai fait des choses légalement répréhensibles. Mais j’ai aussi fait en sorte qu’on ne puisse pas remonter jusqu’à moi.

Merci beaucoup. Pour mon petit souci… Euh, d’infestation spectrale ? Par pure curiosité, il y en avait vraiment beaucoup ? Que je sache à quel point Lady Satan a des idées glauques. C’est stupide, mais je ne peux pas m’empêcher de m’imaginer en train de prendre ma douche avec un de ces machins à côté de moi, j’ajoute en frissonnant.

Ou de dormir. Ça marche aussi. Il faut vraiment qu’ils arrêtent de s’incruster chez moi. Tous autant qu’ils sont, ça devient une habitude à la longue.
 
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Message posté : Sam 9 Mar 2019 - 22:27 Message
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Abigaïl Frankenstein
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- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
Abigaïl se demanda un instant qui avait trop de charisme pour Noélie, elle ou bien Désespoir ? Le regard de la nécromancienne glissa un instant sur la massive monture. Celle-ci était une force de la nature, un principe, une idée, personnifiée et rendue tangible. Des armées entières pouvaient tomber à genou devant sa simple présence. Abigaïl comprenait que Noélie n’ait pu résister à l’envie de braver sa peur pour chevaucher une telle créature. Qu’avait-elle ressenti toutefois ? Alors qu’elle s’était retrouvée à la place de la Mort qui chevaucherait lors de l’Apocalypse ?

Si jamais il y en avait une pour ce monde.

« Je suppose. » Glissa-t-elle dans un sourire. Noélie avait fait tellement plus que chevaucher un simple cheval volant. Mais elle n’avait pas besoin de connaître tous les détails finalement. Abigaïl n’avait pas envie de la faire paniquer à nouveau.

Elle était de toute façon déjà suffisamment chamboulée par les hauteurs. Heureusement, elle retrouva son calme une fois dans l’appartement. La nécromancienne, confortablement installée suivait cette petite flammèche de vie si vive alors qu’elle virevoltait dans le salon.

« Le rhum sera parfait. Je n’appréciais pas vraiment cette boisson avant, enfin, je ne la connaissais pas trop surtout. Jusqu’à ce que je réanime un pirate pour mener mon bateau fantôme à une époque. Il m’a initié à cette fameuse boisson. C’était d’ailleurs la seule chose qu’il demandait en échange de ses services. »

Cette époque lui semblait si loin. Inspirée par les mythes nordiques, elle s’était mise en tête de construire son propre Naglfar et cela avait été une réussite. Le vaisseau avait traversé les mondes, emportant avec lui Lady Death et sa cour pâle. Cela s’était révélé bien plus pratique que le carrosse du Dullahan au long terme. Noélie aurait été plus à l’aise dans celui-ci que dans sur le dos de Désespoir s’imagina la nécromancienne. Au moins dans le carrosse ou pouvait oublier que le sol se trouvait plusieurs centaines de mètres plus pas.

« Un chevalier ? »

Abigaïl fait une pause, songeuse, avant de reprendre.

« Je ne t’ai pas vraiment sauvée. Je ne pense pas que cette femme t’aurais tuée de toute façon et tu n’aurais probablement pas finie en prison si nous ne nous étions pas croisées. »

Cela n’avait été qu’un stratagème pour découvrir qui était Lily le plus discrètement possible. L’attitude de Noélie avait été adorable quand Abigaïl y réfléchissait un peu plus. N’importe qui d’autre aurait fait des recherches plus approfondies et se serait assuré que la confronter serait sans risque. Ce qui aurait évité la phase menaces.

« Je pense que la plupart des princes charmants sont des chevaliers, même si ce n’est pas clairement dit dans les contes. Mais tu sembles surtout préférer les hommes un peu plus réalistes. »

L’image qu’Abigaïl avait des chevaliers était assez sinistre. Peut-être parce que tous ceux qu’elle avait rencontré étaient morts-vivants et avaient connus des trépas violents ? Que dire du fait que Noélie la voyait plus comme eux que comme un prince charmant immaculé ?

La nécromancienne observa de nouveau Noélie papillonner avec attention. Les gestes rapides, ses aller et retour incessants entre le salon, l’atelier, la table pour finalement s’asseoir à ses côtés. C’était à se demander si la nécromancienne avait déjà rencontré quelqu’un de vivant avant ce soir.

« C’est très sympa. Puis cela doit être pas mal de n’avoir qu’une colocataire. »

Abigaïl pense à la maison que sa mère adoptive lui a offert ou plutôt cédé… Un ancien funérarium remit au goût du jour et possédant son propre petit cimetière. Puis elle pense aussi à tous ses colocataires, tous ces morts qu’elle a ressuscité et ramenés à ses côtés. Gary à la tête coupée, Pipper et son romantisme indécrottable qui la poussait à réanimer des morts à la recherche de l’homme de sa vie, Janet qui ne mort-vivait que pour lâcher des commentaires acerbes et blâmer les nécrophiles, Silence qui n’était plus trop silencieux maintenant qu’Abigaïl l’avait doté de cordes vocales… Puis tous les autres.

« Il y en avait quelques uns. Pas suffisamment pour qu’elle vous considère comme des ennemis sérieux. Sinon il n’y aurait pas eu que des ombres par ailleurs. J’aurais aussi senti la présence de démons et de diablotins cachés un peu partout. Non, Lady Satan ne veut que vous surveiller, savoir où vous vous trouvez ta colocataire et toi et en apprendre le plus possible sur vous. Enfin c’est ce qu’elle voulait. »

Abigaïl préféra garder sous silence qu’une des ombres se trouvait effectivement aux environs de la salle de bain quand elle l’avait chassée. Lady Satan aimait connaître jusqu’aux détails les plus intimes de ceux qu’elle surveillait. Cela lui donnait un pouvoir considérable. Personne n’aimait que son ennemi soit capable de révéler l’emplacement de tous ses grains de beauté.
 
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Message posté : Dim 10 Mar 2019 - 1:19 Message
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Tout en servant Abigaïl avec soin, j’essaye d’imaginer un bateau fantôme. Donc, la nécromancienne joue les pirates morte-vivante à ses heures, en plus d’avoir un super cheval volant et un peu flippant. Une vision de la petite blonde en costume de pirate moderne me vient à l’esprit.

Hm, un bateau fantôme ? Tu naviguais où, avec un truc pareil ? C’est quand même étrange, j’ai l’impression que mon salon n’est pas assez pour accueillir quelqu’un comme toi, je m’amuse.

Je le dis en riant à moitié, mais dans les faits, c’est presque vraiment le cas. Bonsoir, Madame la Légende, mettez vous donc à l’aise dans mon appartement de rien du tout. Après avoir rangé, je me retrouve assise à ses côtés, mon verre à moi dans les mains. Je l’écoute me répondre avec un sourire aux lèvres, parfaitement détendue. Légende ou pas, un peu bizarre ou pas, je la trouve… originale, gentille avec moi et avec un côté féroce, puissant, qui a toujours su suscité l’admiration chez moi.

Je n’aurais pas fini en prison si j’avais pu tenir ma langue en apprenant que Lily était morte, et de toute façon, tout est bien qui finit bien ! Puis il n’empêche que, même si elle ne m’avait pas tuée, les plaies et les coups, ça fait bien assez mal pour que je considère que tu m’as un peu sauvée quand même. J’en ai pris quelques-uns ces derniers mois, ça m’a juste motivée à mieux me protéger.

Pas peur de la mort, mais définitivement peur d’avoir mal.

C’est exactement ça. Je préfère le réalisme.

Je hausse les épaules et boit une gorgée de mon verre, avant de me laisser aller en arrière au fond du canapé, les yeux fixés sur le plafond, tout à fait songeuse. C’est plutôt cool de n’avoir qu’une seule colocataire, c’est sûr : ça facilite l’entente, l’organisation du ménage, et tout le reste. Puis je n’aurais pas proposé ça à n’importe qui. Susan est une des rares concernés, deux des membres de mon groupe aussi, et c’est plus ou moins tout.

Vous êtes combien, chez toi ? Tu habites loin d’ici, d’ailleurs ? Enfin, si c’est pas indiscret.

Vu que j’ai cru comprendre qu’Abigaïl a plusieurs compagnons plus ou moins vivants, je suppose qu’il y en a peut-être d’autres, non ? Mais je ne veux pas non plus la cuisiner, même si j’adore savoir quantité de choses sur les autres. C’est plus fort que moi, j’aime analyser mon prochain, que voulez-vous que je vous dise ? En plus, c’est beaucoup, beaucoup plus agréable que de parler de Lady Satan et sa petite troupe de spectres qui rôdaient dans mon sanctuaire personnel. Je redresse la tête et regarde la nécromancienne avec un air qui essaye de ne pas être trop horrifié. Youpi, je ne suis pas une ennemie sérieuse, mais cette folle voulait apprendre ce que je mange au petit déjeuner et avec quoi je me lave. Joie et bonheur.

A quel point ils sont capables d’être précis ? Enfin, j’imagine qu’ils n’iraient pas raconter de quelle couleur sont mes sous-vêtements du jour, ce n’est pas très intéressant, mais je vais m’imaginer des trucs sinon. Ce n’est même pas comme si je pouvais lui rendre la politesse, en plus, cette femme est un fichu fantôme.

Je marque une pause et précise :

Enfin, pour parler de façon imagée, vu que je sais bien qu’elle n’en est pas un.

Plutôt un cauchemar en chair et en os, à la limite. Je crois, vu que je n’en sais pas tant que ça.

Et que ce ne serait pas une bonne idée de la contrarier. Je préfère rester hors de la case « ennemie sérieuse », je conclus tranquillement.

Pour l’instant, en tout cas, et jusqu’à ce que je puisse y faire quelque chose. Je joue pour le long terme, pas pour triompher demain, si c’est seulement possible. Chaque fois que je me pense sur la question, j’ai cette quasi-certitude que Lady Satan a quelques coups d’avance - et les informations que m’a apportée Abigaïl ce soir vont dans ce sens aussi.

Mais bon, on ne va pas passer la soirée à parler d’elle. La nuit. Tiens, tu veux que je te montre ton nouveau compte Facebook ? Que tu vois un peu ce que j’ai fait tout à l’heure, puis je peux en profiter aussi pour m’occuper de tout ce qui concerne la mort de Lily. Moins ça traîne, mieux c’est pour toi.

Je souris largement. En prime, si on commence à boire, je risque vite d’être incapable de faire ce genre de choses.
 
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Message posté : Mer 13 Mar 2019 - 21:26 Message
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Abigaïl Frankenstein
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Living Dead Girl
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ϟ Âge du Personnage : 234 ans
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ϟ Métier : Thanatopractrice, chanteuse
ϟ Réputation : Niveau 0
ϟ Signes particuliers : Une cicatrice en forme de Y sur la poitrine, dernier témoignage de son autopsie. Des cheveux presque blancs et une peau pâle, presque glacée au toucher.
ϟ Pouvoirs :
- Maîtrise de la nécromancie XXX
- Maîtrise de l'ostéomancie V
- Maîtrise de la carnomancie VI
- Moisson de vie III
- Communication avec les morts III
- Psychopompe VI
- Phylactère III
- Vigor Mortis V
- Forme spectrale V
- Vol spectral I
- Deuil (faux magique)
- La Fossoyeuse (pelle magique)
- Avatar des cimetières (serviteur)
- Désespoir (cheval de la Mort, serviteur)
Abigaïl plaça ses mains derrière sa tête et allongea ses jambes pour profiter pleinement du confort du canapé. Chose assez étrange quand on savait que la plupart de ses sensations étaient inhibées par son état de non-vie. Le simple fait de se prélasser auprès de Noélie devait être suffisant pour la convaincre qu’elle se détendait.

L’esprit de la nécromancienne dérivait une nouvelle fois vers ses souvenirs de Lady Death. Souvenirs d’Erehwon, Nowhere, la nécropole qui se dressait entre les mondes des vivants et ceux des morts et du sinistre navire dont sa maîtresse avait ordonné la construction. Un sourire en coin, légèrement aigre, vint ourler les lèvres d’Abigaïl.

« Oh, il me permettait de voyager dans différents mondes en fait. Mais pas des mondes faits pour des vivants pour la plupart. » Helheim, le Yomi, les enfers… Il y en avait tant. Les dieux n’avaient jamais vu la nécromancienne comme leur égale, mais celle-ci avait su laisser un souvenir vivace à certains d’entre eux. « Ton salon est très bien, crois-moi. Mieux que mon bateau fantôme selon bien des aspects ! »

Déjà il n’était pas constitué des âmes des défunts ! Il n’était pas hanté non plus, ou plutôt ne l’était plus. Certains des morts qui servaient sur le Naglfar manquaient à la nécromancienne par moment, mais elle savait que si elle désirait vraiment les revoir, il lui suffirait d’étendre sa conscience vers l’éther pour les retrouver.

« Tu n’aurais pas eu besoin de tenir ta langue si tu ne m’avais pas croisée ! » Renchérit Abigaïl avec un sourire. « Ou si ceux que j’ai employés pour me créer une nouvelle vie avaient mieux fait leur travail. »

La nécromancienne observa un instant le corps délicat de la propriétaire des lieux. Elle l’imaginait mal se battre et encore moins encaisser plus de quelques coups. Il en avait été de même pour Abigaïl fut un temps, quand elle n’avait été qu’une frêle jeune femme et une maîtresse de la magie de mort tout aussi délicate. Ce n’était qu’en mourant qu’elle était devenue imperméable aux coups. Ou plutôt qu’ils ne lui faisaient rien. Un avantage que n’avait pas Noélie. Abigaïl ne savait juste pas encore si cette image mentale l’indifférait, comme cela aurait dû être le cas, ou bien au contraire l’agaçait.

« Tu préfères donc me voir comme un chevalier réaliste. Donc un homme qui n’a probablement pas pris de bain depuis des jours, qui doit se trimballer une belle quantité de maladies et ne dois plus avoir beaucoup de dents valables. Charmant. » Conclue-t-elle avec un sourire moqueur.

Les chevaliers morts-vivants lui étaient plus agréables. Surtout quand ils la voyaient comme leur dame qu’ils devaient servir. C’était assez amusant que cette même dame macabre devienne rien qu’un instant le chevalier servant d’une vivante.

« Oh… Nous sommes nombreux. »


Abigaïl porta son verre de rhum à ses lèvres, savourant la brûlure diffuse sur sa langue.

« J’ai une fâcheuse tendance à ramasser les morts qui m’intéressent et à leur donner une nouvelle chance. Il y a Bernie donc que tu as rencontré. Gary qui n’est guère plus qu’une tête. Puis il y a Silence. »

La nécromancienne avait levé ses doigts en même temps et fit une pause en parlant du golem de chair. Non, elle n’avait pas envie d’expliquer à Noélie ce qu’était un golem de chair ce soir.

« Puis il y a Piper, qui est vivante elle, mais… Disons que c’est une nécromancienne, mais un peu trop portée sur le romantisme et que jusqu’à présent ses seuls zombies ont été ses petits amis. Puis il y a Janet, morte, désagréable. Parfois mon frère. »

Qui ne devrait au grand jamais croiser la route de Noélie.

« Puis il y a mon majordome. Je crois que c’est tout en ce moment. Certains ne sont là que par intermittence et je ne pense pas qu’il soit utile de lister tous les fantômes qui hantent ma maison. L’avantage d’avoir des colocataires morts, c’est que certains d’entre eux n’ont même pas besoin d’une chambre, mais seulement d’un trou où dormir le jour. Cela fait gagner de la place. Oh et j’habite sur la colline aux lanternes. La maison sert aussi de funérarium et j’ai mon propre cimetière. »

Elle éclata de rire.

« Oh, je me rends compte à quel point c’est cliché. La nécromancienne thanatopractrice qui vit chez les pompes funèbres avec sa clique de morts-vivants. »

Pas les morts-vivants les plus doués non plus… Silence était un golem de chair avec une crise identitaire qui se promenait toujours enveloppé dans des bandages comme une sorte de momie moderne. Quant à Janet… C’était plus terrible encore. Ancienne party girl, elle avait finit par être capturée par un individu avec des goûts sexuels peu recommandables qui s’était arrangée pour qu’elle se fasse mordre par un zombie. Abigaïl s’était débarrassé du nuisible et avait remis l’esprit de Janet dans son propre corps pour lui redonner sa conscience, mais celle-ci était restée amère et après avoir mangé le cerveau de son tortionnaire semblait avoir récupéré certains de ses vices. Décidément, une belle brochette de monstres… Tous recalés à l’examen d’entrée des Superfiends toutefois. Cela valait mieux si Noélie devait un jour leur rendre visite.

« Je pense qu’ils ont dû lui raconter tout ce qu’ils ont vu, dans les moindres détails… Lady Satan n’est pas du genre à négliger quoique ce soit, surtout si cela peut lui donner un avantage sur quelqu’un, aussi petit soit-il. »

Ce qui impliquait la couleur des sous-vêtements de Noélie. La jeune femme aurait été choquée que Lady Satan révèle connaître jusqu’aux détails les plus intimes de sa vie. Tout ce que cette dernière appréciait : déstabiliser ses adversaires.

« Elle n’est pas un fantôme, non. Elle est quelque chose de pire. » Commenta Abigaïl d’une voix lugubre, plus pour elle-même que pour Noélie.

Elle était sa mère. Celle de tous les Faust encore de ce monde.

« Tu fais bien oui. C’est la chose la plus prudent à faire. Si elle en avait vraiment après toi elle ne se serait pas contentée de t’espionner. Donc tu n’as rien à craindre je pense. »

Abigaïl l’espérait. Le petit flambeau de vie qu’était Noélie, aussi charmant soit-il, pouvait être éteint d’un simple claquement de doigts.

« Je veux bien oui. »
Lâcha la nécromancienne en se rapprochant de Noélie. Elle était soulagée du changement de sujet, même si elle n’en montrait rien. Parler d’Evelyn n’était pas chose aisée et de manière générale, Abigaïl essayait de reléguer sa mère au plus profond de son esprit pour ne pas trop y penser. « Qu’est-ce que tu as fait exactement pour Lily ? Tu as effacé tous les documents officiels ? Je dois dire que je ne m’y connais pas trop en informatique. Je suis morte et les machines n’aiment pas trop ça. Tout ce qui est numérique a tendance à ne pas fonctionner quand je suis trop proche. »

Après tout, elle était un fantôme possédant un cadavre, mais un fantôme tout de même.
 
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