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Qui a peur du grand méchant loup ?

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Message posté : Mer 5 Déc 2018 - 14:43 Message
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Cassandre

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 25/11/2018
ϟ Nombre de Messages : 30
ϟ Nombre de Messages RP : 15
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa, Thalia Cristobal
ϟ Crédits : Kai
ϟ Célébrité : Emily Rudd
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : sans métier fixe
ϟ Réputation : Niveau 0
ϟ Signes particuliers : • Cicatrices nombreuses, dont deux visibles en permanence : une sous l'oeil gauche, verticale, plutôt fine, l'autre plus conséquente, sur le côté droit de son cou.
• Cheveux châtains
• Yeux bleu glace
• Petite taille (1m59)
ϟ Pouvoirs : • Lien vital I
• Lien ancestral I
• Parler aux morts
• Lecture des auras
Voilà déjà plusieurs jours que Cassandra a quitté Fallaen. Pour errer un peu dans les rues de Star City, un temps, à la recherche d’un repos qu’elle n’a pas trouvé. Puis finalement, pour les recoins les plus noirs du Pandémonium, par habitude autant que par goût. L’endroit l’appelle toujours, irrésistiblement. Il panse ses plaies et lui rappelle une époque qui lui a longtemps manqué, avant qu’elle n’apprenne à faire sans son maître vampire. Si Lady Satan ne l’avait pas ramassée en même temps que le reste des possessions de Vladislas, la médium aurait sans doute fini à la rue, à se laisser mourir encore et encore, aux prises avec le désespoir pour la première fois depuis ses seize ans.

Au lieu de quoi, elle a trouvé un lieu dans lequel ses déviances sont un atout à nul autre pareil, celui qui lui permet de s’épanouir au milieu de monstres, certains humains, d’autres non. De résister aux envies macabres des uns et des autres. Même si on voit parfois ses allées et venues d’un mauvais oeil, Cassandra continue de faire sa vie telle qu’elle l’entend. Mais peu importe sa liberté d’esprit, elle est incapable de résister à une demande aussi douce que celle que lui a faite Lady Satan.

Oh, elle n’a pas vraiment eu de détails sur ce fils qui s’est égaré et qui refuse de s’abandonner aux ténèbres comme il le devrait. Un lieu et une description, pour le trouver, et une requête posée d’une voix ensorcelante - à ses oreilles, au moins. Sauver cet autre de lui-même, le ramener à sa juste place, d’une façon ou d’une autre. Cassie, elle, a lu entre les lignes. Côtoyer un des enfants de celle qu’elle surnomme parfois sa tante - complètement à tort, mais ça l’amuse - est toujours un plaisir. Elle s’imagine bien que si on l’envoie lui rappeler qui il est, c’est qu’il doit se cramponner à quelques principes stupides, mais ça ne la rebute pas vraiment, pas cette fois. L’empreinte de l’enfer est toujours plus puissante que l’humanité en définitive.

Quand elle pousse la porte du pub de Little Italy où on lui a dit qu’elle pourrait le trouver, elle a les yeux qui pétillent d’un enthousiasme un peu trop débordant, malgré les frissons qui la secouent par intermittence et ses lèvres bleuies par le froid de la nuit. Il faut dire qu’à son habitude, Cassandra a oublié quelques détails. Sa veste, notamment. Ses cheveux châtains encadrent son visage de poupée d’ondulations douces. Elle a passé une robe rouge sombre, délicate et vaporeuse, sous laquelle elle a fait le suprême effort d’enfiler des collants noirs. Ses bottines, cadeau de Lukaz, sont lacées avec soin. Principalement parce que le dit laçage n’est que décoratif, puisqu’elles se ferment par une fermeture éclair, et qu’elle n’a donc jamais eu besoin de le défaire. Sa tenue ne cache rien de la cicatrice qui orne le côté droit de son cou, ni celle, fine et presque indécelable, qui s’étire sous son oeil gauche. Ses poignets sont cerclés de plaies symétriques, qu’elle a récoltées la veille au soir à cause de liens, au Pandémonium. Une soirée agréable, si vous lui demandez son avis, qui a laissé d’autres stigmates sur son corps.

Plantée à l’entrée, elle passe d’une personne à l’autre avec la description qu’on lui a faite de l’homme qu’elle cherche à l’esprit. Les auras se mélangent et le bruit des conversations noie un peu sa concentration, mais elle s’accroche. Bon, jusqu’à remarquer une aura différente, étonnante, teintée des volutes sombres qu’elle associe aux créatures touchées par les enfers, mais dont la couleur en soi lui est inédite. Forcément, elle en oublie presque instantanément qui elle cherche, même s’il s’avère qu’il s’agit de la personne qui a attiré son attention.

La démarche légère et enjouée, elle traverse le pub jusqu’au bar, où elle se hisse tant bien que mal sur un tabouret un peu trop haut pour elle, à côté de celui qu’elle a remarqué. Cassie le dévore des yeux, fascinée, ses yeux presque rêveurs tandis qu’elle observe autant les traits du visage que l’aura qui l’entoure.

Magnifique, soupire-t-elle, sa voix adouci par le plaisir qu’elle ressent. Vraiment magnifique.

La seule chose qui chagrine la médium, c’est de voir qu’effectivement, l’enfant perdu d’Evelyn Wormwood doit s’accrocher à ses principes. Même l’empreinte infernale qui s’y love ne peut tempérer la caresse trop innocente de son aura, dans les perceptions de Cassandra. Un paradoxe étonnant. Un peu décevant, à peine. Elle comprend mieux ce qu’on attend d’elle, et la pensée la ravit.

Touché par l’Enfer, sans jamais s’y abandonner, ajoute-t-elle avec un mélange de sérieux et de pitié dans le ton.

Quelle tristesse, d’avoir autant, et de s’en effrayer. La médium le perçoit ainsi. Ne le comprend pas vraiment. Elle-même a lâché prise voilà des années, pour survivre, peut-être. Ou par goût, sans doute.
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Message posté : Mer 5 Déc 2018 - 21:35 Message
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Sergent Chastel
ϟ Âge : 26
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 18/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 01/08/2018
ϟ Nombre de Messages : 39
ϟ Nombre de Messages RP : 19
ϟ Doublons : Evelyn Wormwood
ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Henry Cavill
ϟ Âge du Personnage : 35 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Sergent de l'UNISON
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : Dégage une aura sinistre imperceptible
Nombreuses cicatrices
Aucun tatouage ou piercing

ϟ Pouvoirs : - Lycanthropie
- Force primale I (10T)
- Sens aiguisés II (odorat & ouïe)
- Régénération V
- Abomination
L’hiver était le pire. Alors que le froid et la nuit étendaient leur influence sur la ville, Lawrence pouvait sentir le loup s’éveiller, venir gratter dans son esprit comme un chien enragé, désespéré à l’idée de sortir. Il pouvait sentir la bête hurler dans sa tête, ses grognements devenant des mots, des phrases, des idées. Les nuits les plus sombres de l’année arrivaient et la créature de la nuit qui formait la moitié de son existence le sentait. Elle savait que ce moment de l’année lui appartenait aussi sûrement que les nuits de pleine lune et elle voulait chasser. Le pire restait toutefois à venir. La prochaine pleine lune aurait lieu juste après le solstice. Après la nuit la plus sombre de l’année. Il aurait plus de mal à noyer les hurlements dans sa tête dans l’alcool comme il le faisait maintenant, comme il le pouvait car la nouvelle lune était proche.

En fait, il ne pourrait probablement pas se permettre de consommer quoique ce soit qui puisse lui faire perdre le contrôle. Un noël sans alcool et qu’il ne pourrait probablement pas passer avec sa famille non plus. La pleine lune serait trop proche. Puis il y avait cet autre homme dans la vie de son ex-femme. Cet homme qui n’attirerait pas de monstres à sa porte. Si ce n’était Lawrence, qui ignorait s’il pourrait se contrôler face à lui. Il en devenait un homme amer. Une odeur épicée vint lui caresser les narines et il se tourna vers la jeune fille qui venait de s’installer, assez maladroitement, à ses côtés. Il retint un grognement dans sa gorge.

Jusqu’à ce qu’elle parle de l’enfer. Là, il ne put l’empêcher de résonner. Quelques clients au bar tournèrent la tête dans leur direction, incertains de ce qu’ils venaient d’entendre. Lawrence se contrôlait encore assez pour ne pas faire fuir tout le monde. Pas pour le moment tout du moins. Ses yeux arpentèrent le corps de la jeune femme. Le détective se mélangeait à la bête. La robe rouge attisait ses sens, était comme un drapeau ensanglanté, un appel au massacre que l’on agitait devant lui. Il n’était pas un taureau enragé, mais chaque conte avait sa part de vérité. Le sergent de l’UNISON lui remarqua les cicatrices. Celle sur sa nuque ressortait du lot.

« Qui êtes-vous ? » Demanda-t-il finalement d’une voix rauque.

Il devait faire attention à ne pas être trop agressif. Pas ici, pas avec tous ces gens autour. Des gens qui ne verraient qu’un homme âgé face à une femme beaucoup trop jeune pour lui. Elle lui rappelait sa fille. C’était écœurant. Il en détestait plus encore le loup pour ce qu’il lui faisait ressentir, pour l’excitation qui le gagnait alors qu’il entendait le cœur de la jeune femme battre dans sa poitrine, qu’il pouvait sentir l’odeur de ses chairs, deviner leur goût, leur texture sous sa langue.

« Emmène là dans la rue, baise là, dévore là. Dans l’ordre que tu veux. »


Il ferma les yeux un instant, chassant les pensées du loup, qui ressemblaient plus à celles d’un démon que d’un animal. Cette fille avait une cicatrice qui lui faisait penser à la morsure d’un vampire. Avait-elle un lien avec la lignée qui avait empoisonné Star City ? Jusqu’à ce qu’Andréa ne se débarrasse de Vladislav Markov ? Si c’était le cas, il ne pouvait pas la laisser s’échapper. Même s’il savait qui devait l’envoyer… La seule personne au monde suffisamment cruelle pour lui présenter une jeune fille en robe rouge.
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Message posté : Jeu 6 Déc 2018 - 0:45 Message
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Cassandre

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ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
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ϟ Signes particuliers : • Cicatrices nombreuses, dont deux visibles en permanence : une sous l'oeil gauche, verticale, plutôt fine, l'autre plus conséquente, sur le côté droit de son cou.
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• Petite taille (1m59)
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• Lien ancestral I
• Parler aux morts
• Lecture des auras
Le grondement émis tout bas fait tourner la tête à quelques personnes. Cassandra, elle, ne détourne pas le regard, hypnotisée par ce qu’elle voit et tous ces autres ignorent. Elle observe l’aura changer, encore et encore, comme si l’être qu’elle entoure se trouvait aux prises d’un combat invisible. Un combat contre lui-même. La médium a les lèvres entrouvertes, malgré elle, et lorsqu’il parle, elle sursaute, elle qui a si bien ignoré le regard des clients du pub.

Trop perdue dans sa contemplation, elle en oublierait presque jusqu’à son nom, mais la question la ramène sur Terre, la force à ne pas contempler cette autre réalité seule. Curieuse, elle referme la bouche et garde un temps le silence. Le regard de cet autre lui plaît, soulève en elle un désir démesuré pour ce qui se cache sous ces pupilles qui ne sont normales qu’en apparence. Cassie voudrait tout, l’homme et la bête qui s’y cache, unis dans un même but. Lady Satan lui a fait là un cadeau des plus plaisants.

Cassandra, répond-elle avec douceur, un fin sourire aux lèvres, tournée entièrement vers le prédateur - quoi qu’on pourrait presque se demander qui des deux est la proie, lorsqu’on sait que l’homme voudrait mater le loup.

Elle sait que ce n’est pas vraiment la question qu’il a posé. Elle sait qu’il voudra en savoir plus, et elle y compte bien. Si elle pensait que détaler devant lui était un bon moyen d’attiser son envie, elle serait probablement déjà en train de courir. Au lieu de quoi, elle se perd dans des espérances qu’elle est bien la seule à avoir. Un sourire étire le coin de ses lèvres et elle rit doucement, un son mélodieux qui lui échappe sans qu’elle y pense.

J’ai tellement, tellement de chance d’être tombée sur vous, se réjouit la jeune femme, avec une sincérité désarmante. Qu’est-ce que vous êtes exactement ?

Elle sait qui il est, elle, et ne s’embarrasse donc pas de cette question là. Elle veut des mots à mettre sur ces images et ces impressions qu’elle perçoit, elle veut définir ce joli monstre là, même si on le tient soigneusement en laisse.

Je n’avais jamais rencontré personne comme vous.

Bien évidemment, elle a côtoyé beaucoup de gens qui y ressemblaient. Des enfants de Lady Satan, Cassandra en a vu plein, et beaucoup ont goûté à son sang, sa chair, quand ce n’était pas les deux. Et c’est sans compter les démons du Pandémonium qui ont apposé leur marque sur une âme déjà trop salie, ou ce qu’il en restait. Mais une créature comme Lawrence, non, elle ne croit pas en avoir déjà approché.

Elle tend une main hésitante vers celle de son vis à vis, le souffle court et le coeur battant, ravagée par l’envie de baigner son aura à elle, toute dévastée qu’elle soit, dans celle de celui qu’elle ne lâchera plus, maintenant qu’on l’a placé sur son chemin. Ses doigts effleurent à peine la peau du fils de sa bienfaitrice - c’est ce qu’elle est pour la médium, elle n’a rien fait que Cassie n’ait pas réclamé.
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Message posté : Sam 8 Déc 2018 - 15:51 Message
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Sergent Chastel
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- Régénération V
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Leurs regards s’affrontent. N’importe quel homme aurait baissé les yeux, sentant instinctivement la bête qui se dissimulait derrière le visage de Lawrence. Les hommes en général, le détestaient instinctivement, sentant qu’il n’appartenait pas à leur espèce, que sa nature était différente, hostile, dangereuse, impie. Mais pas cette fille, non. Elle affrontait son regard sans même s’en rendre compte et le loup y voyait presque un affront. Comme si elle lui lançait un défi.

Finalement, elle lui donne un nom. Un simple prénom. Il réfléchit un instant à tous les associés du vampire dont il a connaissance. Elise était son esclave, son jouet sexuel et son avocate. Il y avait Denise, dont Andréa lui avait révélé l’existence. Mais cette Cassandra ne lui dit rien. Peut-être qu’elle n’a rien à voir avec Markov ou Bloodfeud. Peut-être qu’elle n’est qu’un pion de Lady Satan. Est-ce que sa mère aurait scarifié une gamine pour qu’elle attire son intérêt ? Et par là il entendait celui du détective, pas celui de la bête. Oui, elle en était définitivement capable.

« Cassandra. » Répéta-t-il d’une voix glauque. Son regard s’abîma un instant dans la contemplation de sa bière dont il prit quelques gorgées. « Celle qui dit la vérité et que personne ne croit. » Murmura le loup dans sa tête. Pourquoi est-ce qu’un monstre avait besoin d’être aussi bien éduqué ?

Un instant, il pense à se lever, à quitter la pièce et la planter là. Oui, cela serait le plus sage, le plus logique. La lune n’a que peu d’emprise sur lui cette nuit, mais l’alcool érode ses convictions. Il n’aurait pas dû boire autant. Sa garde était baissée et il était vulnérable. Est-ce que Lady Satan le faisait surveiller et avait su exactement quand envoyer son petit cheval de Troie ? Ou alors il était fou, paranoïaque et il n’était que face à une prostituée un peu dérangée.

« Vous savez aussi bien que moi que cela n’a rien à voir avec la chance. »
Il se tourna de nouveau vers elle. Elle est tellement petite, mince, il pourrait la briser d’une main, la faire disparaître sous lui. « La dévorer en deux bouchées. »

« Je suis dangereux. Mais cela, vous le savez aussi, non ? Vous feriez mieux de partir. Surtout qu’à voir ce qui parsème votre corps. » Il pointa du doigt la cicatrice sur sa nuque. « Vous avez déjà rencontré des choses comme moi. Des choses infernales. Vous feriez vraiment mieux de partir. »

« Non. Reste petite fille. Ou cours, cours pour moi, cours jusqu’à ce que je te rattrape. »

Sa main se dérobe à son contact. Il ne veut pas sentir la chaleur de sa peau, il la devine déjà suffisamment. Il ne veut pas savoir à quel point elle est douce non plus, comme elle se percerait si tendrement sous la pression de ses crocs.

« Ce n’est pas une bonne idée. Vous feriez vraiment mieux de partir. J’ai ma petite idée sur qui vous envoie. » Lady Satan ou celui qui contrôlait le reste des vampires de Markov. Ce qui pouvait n’être qu’une seule personne finalement. Mais Lawrence savait, au fond de lui, que tout cela était une œuvre de sa mère. Cela ressemblait trop à un cadeau pour la part la plus sombre de son âme. « Un autre soir j’aurais peut-être pu vous aider. Vous auriez pu me raconter toute votre histoire et je vous aurais libéré d’elle. Mais pas ce soir, non. »

Pas avec l’alcool et le désespoir en train d’embrumer son esprit.
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Message posté : Dim 9 Déc 2018 - 0:28 Message
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Cassandre

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• Parler aux morts
• Lecture des auras
Lawrence répète le prénom à haute voix, et Cassandra acquiesce d’un signe de tête presque hésitant. Elle l’observe sagement, mais lorsqu’il se tourne vers elle, elle s’illumine véritablement. L’attention qu’il lui porte, même superficielle, c’est un cadeau. Quelques minutes ou quelques heures qui lui offriront ce qu’elle recherche avec un entêtement inextinguible. Quelques minutes ou quelques heures qui lui permettront de satisfaire à sa loyauté.

Elle fronce les sourcils, un réflexe, la moindre de ses pensées refléter sur son visage. Elle ne comprend pas la remarque de Lawrence. Pour elle, c’est de la chance. Elle savait où le trouver, pas quand. C’est le hasard qui l’a poussée dans ses bras, un hasard bienvenu. Elle ne conçoit pas le danger qu’il représente pour elle ou la tentation qu’elle est pour lui, juste tout ce qu’il a à offrir et qui est réprimé. Ça, et les mots si doux de Lady Satan, qui résonne dans son esprit comme une mélodie cent fois répétée.

Puis il montre son cou, celle de ses cicatrices qu’elle chérit plus que tout. Sans réfléchir, la médium lève la main pour recouvrir le souvenir. Un peu tremblante, oui, mais surtout avec un sourire attendri, ému. Déplacé au possible. Il voit la rencontre avec une chose infernale, elle se souvient de l’extase, de l’accomplissement, elle se souvient de son sang donnant vie à un autre qu’elle vénérait, imbibant les draps, les murs, les vêtements. Quand elle comprend ce qu’il croit, ses doigts glacés par l’absence de la peau du loup, qu’il lui a dérobée sans attendre, elle éclate de rire.

Personne ne m’envoie. Personne ne me retient, souffle-t-elle avec joie, entre rires, tant bien que mal.

Quand elle finit par reprendre son souffle, oublieuse des regards étonnés ou peut être un peu inquiets qu’elle a attiré sur eux, elle a un sourire plus large que jamais et les yeux pétillants. Elle cherche des mots pour expliquer ce que peu peuvent vraiment croire. A aucun moment elle n’admettra qu’on l’a peut-être aiguillée dans cette direction, encore moins que la responsable de cet état de fait est la mère de Lawrence.

Vous croyez que j’ai peur, que quelqu’un me manipule pour me mettre dans vos pattes, n’est-ce pas ? Ah, c’est toujours la même rengaine, en définitive.

Un soupir amusé, tandis que Cassie s’arme d’un ton professoral.

Je suis là de mon plein gré. Ce n’est pas à vous de me libérer, mais à moi d’offrir ce que j’ai à offrir. Ce n’est pas à vous de m’aider, mais à moi de vous tendre la main. C’est votre histoire que j’aimerais entendre et non l’inverse.

Elle s’avance tout au bord du tabouret, s’impose au plus proche de la bête qui sommeille sous cette apparence humaine, désespérément humaine.

Je ne crains ni la mort, ni l’enfer, ni les choses qui le peuplent. Je ne vous crains pas. Vous êtes dangereux, et alors ? Qu’est-ce qui ne l’est pas dans ce monde ? Ceux qui prétendent être inoffensifs sont des menteurs.

Le ton s’est fait moqueur.

Vous voulez que je parte ? Forcez moi à le faire, ajoute-t-elle. C’est moi qui devrait avoir peur, et pourtant… Vous vous effrayez vous-même, n’est-ce pas ?

Réchauffée par l’atmosphère du pub, Cassandra a cessé de frissonner. Elle déclame ses évidences avec une assurance étrange, alternant un soupçon de pitié pour cet enfant égaré à la moquerie la plus pure. Elle s’amuse toujours qu’on la prenne pour un agneau mené de force à l’abattoir, alors que son innocence a disparu il y a bien longtemps et qu’elle recherche la lame de ses bourreaux avec avidité à chaque instant.
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Message posté : Lun 10 Déc 2018 - 21:24 Message
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Le rire de Cassandra est une mélodie funèbre aux oreilles de Lawrence. Non pas parce que l’oreille du loup peut en distinguer chaque note et que le cerveau de l’homme les traite comme il l’aurait fait pour de la musique. Il fait naître en lui des pulsions mortifères, un désir ardent de prédateur qui n’est contrebalancé que par une chose, une terrible constatation. Ce rire, comme le visage de Cassandra, par sa jeunesse, par ses reliquats d’innocence, le faisait désespérément penser à sa fille. Aussi Lawrence s’accrochait-il à cela, à cette sensation douce-amère qui devenait sa bouée de sauvage, le fragment d’humanité qui lui permettait de flotter au-dessus d’un océan de ténèbres.

Et de toutes les bêtes aux yeux rouges et aux dents acérées qui nageaient dans ces eaux noires.

Un soupir franchit ses lèvres. Il détourna le regard une nouvelle fois. Est-ce que s’il s’abîmait dans la contemplation du mur en face de lui, des bouteilles alignées et pleines de faux espoirs et de mauvais conseils, est-ce qu’elle disparaîtrait ? Comme ces monstres qu’il tentait de chasser quand il était enfant, avant de savoir qu’ils vivaient au fond de lui. Sauf que Cassandra n’était pas l’un de ceux-là, bien au contraire. Elle n’était qu’un appât, une chose sucrée et colorée que l’on agitait pour faire sortir la bête de son repaire.

« Personne si ce n’est vous-même. »
Répondit-il en lui décochant un coup d’œil désabusé.

Si la magie noire et la menace n’étaient pas ce qui faisait de Cassandra la chose des créatures des ténèbres, c’était elle-même. Son traumatisme, son passé, tout ce qui s’amoncelait pour la former elle. Une petite chose tentatrice qui, elle avait raison, ne sentait en rien la peur. C’était peut-être une bonne chose. Lawrence avait toujours eu du mal à résister à l’odeur de la peur, de la terreur. C’était l’arôme doux de la chasse, le signal de la curée.

« Je sens que vous n’avez pas peur. » Et il ne faisait plus aucun doute qu’elle avait envie d’être là, qu’elle voulait passer du temps avec lui. Cela ne changeait pas qu’elle était un pion pour lui, un caillou jeté sur son chemin pour le faire trébucher. Une vague pour qu’il se noie dans ses propres ténèbres. A défaut de se noyer au fond de sa pinte de bière. « Mon histoire donc… »

Les souvenirs firent remonter un grognement dans sa gorge. Le regard qu’il lui lança était maintenant teinté d’irritation, d’une colère muette. Ni l’homme, ni le loup, n’aimaient leur histoire. Elle était frustrante et désastreuse pour les deux. Chacun avait toujours tiré de son côté, sans que jamais aucun ne soit satisfait. Comme s’ils ne pouvaient jamais l’être. Caïn et Abel enfermés dans le même corps et lancés dans une danse meurtrière. Mais au lieu de l’aîné tuant son cadet, ils assassinaient leurs espoirs et désirs respectifs. Famille, meurtre, amour, chasse… Tout cela périssait sous leurs aspirations communes et divergentes. Après plus de trente ans d’existence il ne restait plus qu’une triste insatisfaction.

« Vous avez raison sur un point. Personne n’est inoffensif. Mais vous avez tort de ne pas me craindre. Oh, je pourrais vous faire des choses inconcevables, mais j’imagine que cela ne serait rien en comparaison de ce qui vous a déjà infligé. » Son regard coula en direction de la cicatrice. « Non, vous devriez me craindre pour autre chose… Car même si personne ne vous a envoyé, votre affection pour les créatures de la mort et de l’enfer est assez évidente. »

Elle avait raison sur un second point. Il avait peur. Lawrence était terrifié. De ce qu’il pouvait lui faire, de ce que le loup pouvait lui faire accomplir. Il avait peur de se réveiller le lendemain matin et de ne plus reconnaître l’homme qui se trouverait en face lui. Il avait peur de goûter à la chair de Cassandra. Mais plus encore, il avait peur d’aimer ça. Il ne la forcerait pas à partir. Tout acte de violence était trop risqué. A cause des hommes qui interviendraient, à cause de lui-même.

« Je croyais que vous vouliez mon histoire ? Elle est assez simple. Après vous verrez si vous voulez rester. » Un léger rire sortit de sa gorge. Il sonnait faux. Amer. « Ma mère est la pire catin que le monde n’ait jamais porté, mon père était un monstre déguisé en homme. J’ai été élevé par des sorcières pour devenir un monstre. Puis j’ai décidé de devenir autre chose. De cracher au visage de tous ceux qui pensaient savoir ce que j’étais. » Un sourire radieux se dessina sur ses lèvres, lui donnant un air presque dément à cet instant. « Je devais toujours être un monstre. Mais quitte à avoir des griffes et des crocs, je préférais chasser quelque chose d’un peu plus satisfaisant que des petites filles. Vois-tu Cassandra, je sais que tu aimes les vampires, je sais que tu dois aimer les démons aussi. J’ai dévoré les sorcières qui m’ont élevé. » A l’exception d’une. « J’ai tué nombre de suceur de sang mort-vivant, j’ai arraché leurs têtes à coups de crocs et dévoré leurs cœurs immobiles et froids. Je suis le monstre que craignent les autres monstres. Si tu dois avoir peur de moi Cassandra, ce n’est pas pour ce que je pourrais te faire. » Sans même savoir pourquoi, il lui caressa la joue. « Mais viendra un jour où j’aurais dévoré tous les autres monstres de la nuit et là tu seras seule avec moi. Et je refuserais toujours de te dévorer. »
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Message posté : Mar 11 Déc 2018 - 0:10 Message
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Cassandre

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 25/11/2018
ϟ Nombre de Messages : 30
ϟ Nombre de Messages RP : 15
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa, Thalia Cristobal
ϟ Crédits : Kai
ϟ Célébrité : Emily Rudd
ϟ Âge du Personnage : 26 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : sans métier fixe
ϟ Réputation : Niveau 0
ϟ Signes particuliers : • Cicatrices nombreuses, dont deux visibles en permanence : une sous l'oeil gauche, verticale, plutôt fine, l'autre plus conséquente, sur le côté droit de son cou.
• Cheveux châtains
• Yeux bleu glace
• Petite taille (1m59)
ϟ Pouvoirs : • Lien vital I
• Lien ancestral I
• Parler aux morts
• Lecture des auras
Cassandra s’amuse du refus de Lawrence de croiser son regard. Intérieurement, pendant qu’elle demande le premier truc qui lui passe par la tête au barman - un whisky, en l’occurrence, qu’elle n’a peut être même pas les moyens de payer. Personne si ce n’est elle-même. C’est un bon résumé, peut-être ? Dans les faits, on peut considérer qu’un vampire et un démon sont responsables. Ou se demander si une certaine Lady n’y aurait pas, peut-être, ajouté son grain de sel. Cassie est née des souvenirs d’autres, des souvenirs monstrueux qui l’ont façonnée peu à peu, jusqu’au jour où les chimères sont entrées violemment en collision avec sa réalité. Quand elle est devenue victime pour de bon, physiquement, totalement.

C’est tout à fait ça, pouffe-t-elle pourtant en réponse.

Pieux mensonge, parce que toute folle qu’elle soit, Cassandra sait parfaitement d’où vient sa façon d’être. Mais il ne fait pas de mal, ce petit bout de mensonge, au contraire. Curieuse, elle incline la tête. Elle ne sent pas la peur, soit. La bête se manifeste même lorsqu’on est face à l’homme, visiblement. Elle se demande si elle devrait avoir peur. Peut-être que oui ? Les prédateurs aiment soulever la frayeur chez les autres. Ce genre de prédateurs là, en tout cas.

Il gronde encore, montre une colère réelle, cette fois. Dans le fond de ses yeux s’agitent la frustration. Du moins est-ce qu’elle y voit, son sourire disparu tandis qu’elle contemple un beau gâchis de force et de pouvoir. Ou ce qu’elle voit comme tel, plutôt. La plupart des gens trouveraient sans doute les intentions de Lawrence Chastel bien nobles. Hypocrisie, mensonge, souffle une voix dans le creux de l’oreille de la petite médium. Pas une voix dans sa tête, celle, outrée, d’un des fantômes qui la suit sans cesse. Elle secoue la tête, comme pour le chasser.

Chut, marmonne-t-elle tout bas, j’écoute.

Et pour écouter… Son attention est totalement absorbée par tous les mots qui franchissent les lèvres du fils d’Evelyn. Elle ne l’interrompt plus, jusqu’au bout. Elle l’entend décrire sa mère sans réagir, quoi qu’elle n’utiliserait pas les mêmes qualificatifs si on le lui demandait. Elle sourit lorsqu’il parle de sa chasse aux monstres. Puis elle le regarde d’un air perdu, désolé, lorsqu’il conclut.

Lorsqu’elle frissonne sous sa caresse délicate, cette fois, c’est bel et bien parce que contre toute attente, le loup apprivoisé a réussi à soulever un peu d’angoisse en elle. Se trouver seule, loin de ceux qu’elle protège et sert, compte au nombre de ses pires cauchemars. Elle ne fait rien pour bannir le relent de peur qui l’a saisie, au contraire. Même quand elle se redresse d’un air de défi, elle n’oublie pas ce qu’il menace de lui faire.
Vilain chien.
Elle pose sa main sur celle qui lui a frôlé la peau.

Le voilà, le monstre, susurre-t-elle. Une bête seule contre toutes les autres qui hantent ce bas-monde. Oh, je me demande bien qui sortira triomphant de ce petit jeu... Voilez-vous la face tant qu’il vous plaira. Un jour viendra où le goût du sang dépassera le reste. Un jour viendra où le grand méchant loup se lassera de se déguiser en brave chien de chasse. Et à ce moment là… je ne connais pas beaucoup de loups capable de résister au petit chaperon rouge qui détale juste devant leurs yeux, surtout si toutes ses proies ont disparues, l’une après l’autre, ajoute la médium en détachant soigneusement les quatre derniers mots. Tic, tac, l’horloge tourne.

Cassandra a peur, un peu. Malgré sa foi aveugle en Lady Satan, elle se souvient trop bien de la perte de Vlad, du vide dans son coeur et son âme, de l’abandon qui fut alors le sien. Elle se souvient trop bien du goût de cendres dans sa bouche. Lawrence est dangereux pour elle, d’une façon différente, d’une façon qu’elle ne peut apprécier. Il vient de lui donner une motivation supplémentaire pour le pousser au fond du précipice. Elle continue d’une voix adoucie, câline.

J’ai un peu peur, maintenant. Mais ça ne vous dérange pas, non ? Est-ce que ça vous fait le même effet que l’arôme d’un bon vin pour les hommes normaux ? Est-ce que vous sentez le frisson de la chasse vous saisir, malgré toutes vos belles paroles ? Est-ce que votre coeur s’agite dans votre poitrine, accélère sa course pour préparer votre corps à la sienne ?

Elle pose sa main minuscule sur la poitrine de Lawrence, sans lui laisser le loisir d’éviter cette fois - même s’il va sans doute se dérober.

Cinq minutes à me parler, et c’est déjà un peu de la bête qui s'exprime par votre bouche.

Elle recule vivement sa main, un geste franc, riant de nouveau aux éclats. C’est un jeu à la saveur inédite que celui-ci. D’habitude, elle séduit les convaincus, entraîne les damnés plus loin vers l’enfer. Agite ses promesses sous le nez de prédateurs confirmés. Jamais n’a-t-elle dû se battre contre cet encombrant sens des convenances, et malgré toute son impatience, malgré l’inquiétude, elle aime ça.
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Message posté : Mer 12 Déc 2018 - 19:59 Message
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Cette fille est folle. Mais cela, il l’avait deviné dès le début. Les humains ressentent quelque chose quand ils sont prêts de lui, ils sentent qu’il ne fait pas partie de leur espèce, qu’il est dangereux. Alors ils sont hostiles, méfiants. Certaines femmes sentent l’animalité du loup et cela les attire. Les sottes. Mais là c’est quelque chose de différent. Différent encore de tous les cinglés qu’a croisé Lawrence. Car il sait que les fous ressentent la présence du loup avec une intensité terrifiante. Ils sentent, ils savent. Ils ne sont pas hostiles, ils sont violents, ils ne sont pas méfiants, ils sont terrorisés.

Mais pas Cassie, non. C’est un tout autre genre de folie et malgré lui, cela lui plaît. C’est la folie qu’il a deviné dans les lignes du Dracula de Bram Stoker, la folie de Renfield. Il imagine Cassie non pas en train de manger des insectes pour lui, mais d’autres petites filles habillées en rouge. C’est lui qui imagine cela, ou le loup ? Il ne sait plus. Peut-être qu’il s’en fiche un peu à cet instant. Car il est satisfait.

Satisfait de lui avoir fait peur. De sentir cet arôme piquant en elle. Il a deviné juste donc. Il a deviné ce qui la terrifierait. Un monde sans monstres. Un monde sans vampire, sans sorcière, sans démon. Un monde où il ne resterait plus que lui. Lui et le loup. Un monde où ils refuseraient de se repaître de ses chairs à elle. Pour la sauver. Pour la torturer. Parce qu’ils aimaient cela. Tous les deux. Peut-être tous les trois.

« Et qu’est-ce qu’une humaine connaît du goût du sang ? De son chant et de ses promesses ? Entends-tu les cœurs qui battent autour de toi petite fille ? Entends-tu le sang qui rampe et qui court dans leurs veines, n’attendant que de pouvoir s’échapper comme autant de serpents écarlates ? » Il sourit, malgré lui, révélant des dents d’une blancheur trop parfaite. « La faim peut gagner, elle va gagner, oui. Mais je sais ce que je dévore, ce que je chasse. Ce n’est pas toi, cela ne sera jamais toi. Je chasse ceux qui tu aimes. Les autres monstres qui se terrent dans l’obscurité. Je ne prétends pas être un chien de chasse pour autant. »

Un nouveau grognement monta de sa gorge. Un homme assis un peu plus loin s’en alla, abandonnant le reste de sa boisson sur le comptoir. Celui-là avait senti, avait senti que quelque chose n’allait pas et que sa vie ne tenait plus qu’à un fil s’il restait trop longtemps ici.

« Tu devrais peut-être essayer, non ? De détaler maintenant avec ta robe rouge. Et nous verrons. »

Il avait confiance en ses chances. Il résistait. Mieux qu’il ne l’aurait cru malgré l’alcool. Car l’avenir qu’il avait imaginé, où il serait le dernier monstre, plaisait à la bête autant qu’à lui. Même si la bête ignorait un petit détail, ou plutôt, le négligeait. Comment Lawrence aurait-il pu le cacher à lui-même après tout ? Quand il aurait dévoré sa mère, quand il aurait dévoré tous ses frères et sœurs et serait assuré que sa fille pourrait vivre en paix. Alors il appuierait sur sa tempe son pistolet, dans lequel il aurait placé quelques billes d’argent (pas des balles, il était presque impossible de faire des balles avec de l’argent) et il appuierait sur la détente. Peut-être qu’il pourrait continuer à chasser des monstres en enfer. S’il ne croyait pas en Dieu, il savait après tout que le Diable était réel. C’était son grand-père.

« Mon cœur est calme. » Il l’imaginait froid, ou en métal, noir. Bien loin de celui d’un animal plein de vie et prêt à chasser. Peut-être parce que ce que faisait un loup-garou ressemblait plus au meurtre qu’à la chasse. « Je ne chasse pas ce soir. » Pas pour le moment. Mais si Cassandra continuait d’éveiller la bête comme il le faisait, il devrait peut-être s’y résoudre. Star City ne manquait pas de proies. S’il avait eu plus confiance en sa maîtrise de soi, il aurait probablement pu suivre la jeune femme jusqu’à l’endroit où devaient se terrer les vampires.

Il grogna.

Car elle avait raison.

La bête parlait. Leurs voix n’avaient fait qu’une. Il avait plus laissé le monstre s’exprimer en ces cinq minutes qu’au cours des dernières années. Un jeu dangereux. Mais qu’il gagnait pour le moment. Elle avait peur après tout ? L’homme n’était pas certain qu’il s’agisse d’une victoire.

« Il est peut-être temps de mettre fin à cette conversation alors. »
Si elle ne veut pas fuir, il va devoir s’y résoudre. Il se lève, lance quelques billets sur le comptoir, lui adresse un dernier regard et se diriger vers la sortie. Il ne veut pas qu’elle le suive. Il veut qu’elle le suive. Dans la rue il peut lui échapper. Dans la rue il n’y aura personne pour l’arrêter.
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Cassandre

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Cassandra hausse les épaules. Elle en sait plus que la moyenne, sans doute, parce qu’elle a vécu ces sentiments par procuration. Par le biais de Vladislas, parfois. Lorsqu’elle a soif de sa version du plaisir, à en créer des rêves éveillés quand son regard effleure une aura prometteuse. Dans ses moments là, elle a l’impression de pouvoir sentir, véritablement, ce que pourrait donner ces promesses en suspens. Alors, certes, elle ne saura jamais ce que c’est d’avoir soif du sang des autres, de ressentir le frisson de la chasse. Mais elle ne se considère pas non plus totalement ignare. Erreur de sa part, peut-être, sans doute. On ne peut pas appréhender le prédateur juste parce qu’on le côtoie sans cesse.

Je n’entends pas, mais je Vois, moi, Sire Loup, chuchote-t-elle avec révérence.

Ses paupières se ferment brièvement alors qu’elle rectifie intérieurement. Non, elle voyait. Ses visions se sont tues, ces dernières semaines, un manque cruel, une frayeur qu’elle n’ose nommer. Et si elles ne revenaient pas, cette fois-ci ? Toute à sa mélancolie passagère, elle ne remarque même pas que d’autres ont la présence d’esprit de fuir.

C’est… Trop tôt. Ni vous, ni le loup n’êtes prêt. J’aurais tout, ou je n’aurais rien.

Elle a l’air un peu agacée, cette fois. Courir maintenant, ce serait stupide. Il résiste depuis trop longtemps pour que cinq minutes de face-à-face avec sa folie toute particulière ne fasse autre chose qu’éroder le mur qu’il a construit autour de ses instincts.

Un chien en laisse, raille-t-elle encore, avant d’imiter un aboiement.

Agaçante sans vouloir l’être vraiment. Elle se moque parce qu’elle trouve ça tellement incongru, à l’attention de la bête plus que de l’homme, même si l’un et l’autre semblent se partager le temps de parole.

Pas ce soir, vous le dites vous-même. Peut-être demain, peut-être plus tard. Mais la prochaine fois, je serais là, même si je ne deviens pas la proie de votre chasse à tous les deux.

Observer lui convient aussi, même si la chose lui paraît beaucoup moins satisfaisante. Cassie est une voyeuse, au fond. Elle ne dit rien tandis qu’il essaye de s’esquiver. Elle le regarde faire en silence, attend que la porte se referme, pensive. Une partie de lui, elle en est persuadée, espère secrètement qu’elle le suive. Parce qu’elle l’intéresse, ou parce que ses monstrueuses relations le font ? C’est quitte ou double, mais la médium est assez intelligente pour savoir que ce soir, demain, plus tard, elle ne rentrera pas à Fallaenn ou au Pandémonium. Jouer avec Lawrence nécessite quelques précautions.

Elle a l’impression qu’une petite éternité s’écoule avant de se lever et de sortir dans le froid mordant, alors qu’il ne s’agit sûrement que de quelques secondes, une minute tout au plus. La patience n’a jamais été son fort, même avant. Elle trottine sur les pas du petit-fils de Satan, curieuse.

Si vous vouliez partir pour de bon, vous seriez déjà loin.

Un constat lâché juste avant qu’elle ne se porte à sa hauteur, l’air intrigué.

A quoi dois-je me fier, vos paroles ou vos actes ?

L’interrogation est sincère. Même si d’elle-même, Cassandra croit plus souvent l’acte que la promesse.
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Et que voyait cette jeune fille avec ses jolis yeux ? Voyait-elle vraiment le loup qui se cachait sous la peau de l’homme ? Qui se démenait, qui grognait et se débattait ? Qui ne rêvait que d’une seule chose, que Lawrence plonge ses ongles dans celle-ci, qu’il tire, qu’il s’écorche pour révéler la fourrure en dessous. Une fourrure sombre, aussi noire que la nuit. Voyait-elle tout cela ?

Ou bien se contentait-elle de l’imaginer ? Peut-être qu’elle arrivait à se convaincre qu’elle savait, qu’elle pouvait toucher du doigt la nature profonde de Lawrence et deviner quel serait son avenir. Elle ne pouvait entendre les battements de cœur comme lui, elle ne pouvait sentir la peur comme lui. Aussi comment pouvait-elle être aussi certaine qu’il succomberait à la tentation ? Parce qu’elle l’avait fait ? Peut-être. Mais Lawrence savait qu’il n’abandonnerait pas son combat ce soir, qu’il ne serait pas loup en cet instant. Il ne donnerait pas cette satisfaction à la petite créature qui lui faisait face.

« J’ai bien peur que tu ne puisses rien avoir dans ce cas là. » Dit-il d’une voix douce, grave et rassurante. « Peut-être que c’est toi qui n’est pas prête, qui n’est pas assez attractive pour lui. Peut-être qu’il n’a tout simplement pas envie de sortir pour toi. »

Un pieu mensonge. Car le loup voulait sortir pour tout ce qui était humain, pour tout ce qui vivait, qui respirait, qui pouvait mourir et avait un goût de sang. Il voulait les enfants tout comme les vieillards. Il voulait hommes et femmes. Ah, comme il était frustré, muselé avec le régime monstrueux que lui imposait Lawrence. La part rationnelle de son esprit, la part de l’homme et du détective était un tyran terrible. Mais ce soir, le loup ne lui en voulait pas. Car il rêvait toujours du doux avenir que lui avait promis l’homme. Celui où il serait le seul monstre à hanter la nuit.

Un instant toutefois, les yeux de Lawrence perdirent de leur humanité, luisant d’une teinte mordorée. Il eut envie de se saisir de la gorge de Cassie, de la soulever de sol et d’ouvrir une gueule démesurée. Il voulait qu’elle ait peur, comme seuls les enfants pouvaient avoir peur. Peur de quelque chose de primitif, de quelque chose de bâti pour la pourchasser. Mais non. Pas ce soir. Qu’elle le traite de chien en laisse si elle le désirait. Lawrence savait ce qu’il était. Cela n’avait rien d’un chien. Sinon il serait avec sa famille ce soir et non pas dans un bar en compagnie d’une fillette qui puait l’enfer.

« Oh, mais j’y compte bien. Je compte bien que tu sois là quand je dévorerais tous tes monstres pour te laisser seule au monde. »

Peut-être verrait-elle alors que Lawrence ne tenait pas le loup en laisse, loin de là. Il se contentait de le diriger vers une cible particulière, comme un homme qui tentait de dompter un torrent. Il y était arrivé jusqu’à présent. Maladroitement. Mais les flots en lui allaient là où il le voulait et n’avaient pas débordés. Il y avait des moments où il avait peur, où il pouvait voir à quel point cet édifice était fragile, menaçant de s’écrouler à la moindre crue.

Une crue comme Cassandra ?

Il tenait bon. Oui. Le loup était plus proche qu’il ne l’avait été au cours des derniers mois, des dernières années même. La tranquillité que Lawrence avait gagnée en venant à Star City, en retrouvant sa famille s’était depuis longtemps envolée. Il ne restait que l’angoisse, la colère et la faim. Comme à Londres. Peut-être pire encore. Car la capitale anglaise ne connaissait pas la souillure de sa mère, pas comme ici. Il n’y avait pas de Cassandra sur les rives de la Tamise. Il ferma les yeux dans le froid hivernal, levant le visage vers le ciel nocturne. Les lumières aveugles de la ville en cachaient les étoiles. La lune était quasiment absente et il se sentait bien homme.

« En effet. » Souffla-t-il simplement en direction de Cassandra.

Il aurait pu courir, sauter dans un taxi ou se cacher dans les ombres. Mais il était en guerre avec lui-même. Un peu moins qu’à l’intérieur. Le bruit des conversations, de tous ces cœurs battants ne le distrayait plus. Il rouvrit les yeux, toujours brillants et se tourna vers Cassandra.

« Je suis un monstre. A aucun des deux. » Dit-il avec un sourire.

Lui-même n’avait plus foi en ce qu’il disait, pas alors que la voix de la bête se mêlait à la sienne. Quant à ses actes… Ils n’avaient jamais été des plus sages. Sinon il aurait mis fin à ses jours bien des années auparavant.

« La plupart des gens sentent ce que je suis sans vraiment s’en rendre compte. Ils me fuient et c’est là une existence solitaire. Si ma nature m’éloigne de l’humanité, ce sont mes choix qui m’éloignent de ceux que tu aimes jeune femme. Peut-être parlent-ils plus que tous mes mots ces choix là. Ceux de me dresser face aux engeances infernales et de dévorer ceux qui pourchassent les mortels. Dans un monde meilleur, j’aurais pu dévorer les vampires avant qu’ils ne te fassent cela. »

Il laissa glisser son doigt vers la cicatrice sur la nuque de la jeune femme.

Mais ce monde n’avait rien d’idéal. Lawrence n’était pas le loup de dieu se lançant à la poursuite des pécheurs et abominations. Non, il n’était qu’un monstre qui avait choisi le chemin le plus compliqué.

« Puis peut-être que je veux autre chose de toi que ce que tu as à me proposer. Autre chose que ton corps, ton sang, ton cœur palpitant entre mes griffes. »
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Cassandra incline la tête, ronronne presque comme la voix calme de Lawrence, presque câline, la serine encore. Elle écoute attentivement, et, moqueuse, elle ne souffle qu’un mot en réponse.

Mensonges.

Mensonges. Elle est, après tout, un concentré d’instincts et de besoins, parfois plus lucide que tous les autres, parfois plus perdue que tout le reste. Mais ça, oui, elle peut bel et bien l’affirmer. Le loup sortirait pour elle, si l’homme le laissait faire. Mais il s’y refuse, préfère lui donner d’autres proies, d’autres coeurs, d’autres corps. Un jeu intéressant mais voué à l’échec, selon elle. Surtout depuis qu’elle a décidé de s’en mêler.

L’éclat mordoré qui s’empare de ses prunelles n’en est qu’une preuve dessus, une preuve qu’elle remarque et qui l’amuse, une preuve qu’elle a envie de lui renvoyer à la figure sans la moindre pitié. Prétendre être en contrôle pour ensuite laisser la colère l’envahir ? Oh, vraiment, quel délicieux contraste. Un contraste qui réjouit les sens de la médium, qui lui tire un petit frisson satisfait avant qu’elle ne se traîne à sa suite. Elle joue à faire le tri entre ce que dit Lawrence et ce que dit le fils de Lady Satan, la sauvagerie qui se tapit là. Elle n’y parvient pas si mal, par ailleurs, mais personne n’est là pour compter les points, après tout.

Si je suis seule ici, je n’aurais qu’à m’aventurer vers d’autres mondes pour me contenter, cher Loup. Il y a toujours une solution.

Elle fanfaronne pour ne pas avouer qu’à cette menace réitérée, son petit coeur s’est serré d’angoisse et qu’elle a eu un moment de doute, évanescent mais bien réel. L’assurance de ce monstre pourrait presque lui faire croire qu’il en est capable. Une seconde, une autre, avant qu’elle ne se raisonne à sa façon. Les monstres vivent et meurent, mais l’Enfer sera toujours là. Oui, il sera là.

La démarche légère, elle suit donc son Loup, presque sans bruit, pour l’humain lambda. Elle suppose néanmoins que Lawrence, lui, ne l’entend que trop bien, en espérant peut-être qu’elle soit raisonnable pour deux. Ou peut-être pas, mais qu’importe ? La raison n’a jamais rien eu à voir avec elle. Elle constate avec un plaisir non dissimulé qu’il a beau être encore relativement serein face à elle, il laisse un peu de sa véritable nature errer à la surface. Elle se perd dans ces yeux là, avide d’en voir plus.

Oh, en effet, acquiesce-t-elle pourtant avec sérieux quoique d’un ton légèrement absent.

En effet, elle ne devrait se fier ni à l’un, ni à l’autre, mais elle s’en moque, en vérité. Elle aime paroles et actes tout autant, se réjouit de chaque geste, chaque mot, un peu envoûtée, un peu fascinée. Mais le charme est rompu lorsqu’il s’aventure du côté de sa cicatrice, s’improvise redresseur de torts, dans un monde idéal qui n’est pas. Elle cligne des yeux interdite, hésite une seconde, et commence à rire aux éclats, sentant presque des larmes poindre. Oh, oui, peut-être aurait-il pu éviter cette marque. Peut-être même aurait-il pu la tenir à l’écart du Mal, un peu. Mais qu’aurait-il fait contre sa nature même ? Rien ni personne n’a su la prémunir de ceux qui l’ont détruite, une image après l’autre. Vlad, Lilith, oui… Mais l’Enfer, pour elle, c’était les autres, tous les autres. Les pécheurs, ces montres à visage humain, ceux qui blessent et tuent leurs semblables, imprégnant les objets d’empreintes prêtes à être saisie par Cassandra. Elle est si perdue dans son hilarité déplacée qu’elle en oublierait presque ce qui a suivi.
Presque.

Quelle ironie ! Vous qui dissimulez une bête sous vos airs de justicier, vous qui mentez à la face du monde depuis tant d’années, vous qui tentez désespérément de racheter votre nature même par vos sacro-saints choix, vous croyez vraiment que les cicatrices que vous voyez sont celles qui m’ont conduites jusqu’ici ? Vous croyez qu’empêcher quelques vampires de ravager ma nuque aurait permis de me sauver ? Ne parlez donc pas de ce que vous ne comprenez pas.

Elle réduit l’espace entre eux à néant, se hisse sur la pointe des pieds, ses mains accrochées dans ses vêtements en soutien.

Je vais te dire un secret, chuchote-t-elle tout bas, s’adressant à Lawrence et lui seul. Même si tu avais dévoré les monstres de la nuit qui m’ont brisée avant que ne sonnent mes dix ans, tu n’aurais rien pu faire contre les Hommes, ces hypocrites, ces menteurs, ces meurtriers par dizaine. Rien, rien, rien. Mon premier avait un coeur battant et autant de pouvoir que le plus normal des bipèdes.

Elle recule avec brusquerie, relève son joli minois avec effronterie, les bras croisés. Le tableau n’a rien d’impressionnant, évidemment, d’autant que Cassandra est de nouveau en train de geler peu à peu. Mais elle le défie du regard, à sa façon, un regard fixe que les bêtes voient bien souvent comme un challenge.

Vas-y, étonne moi donc. Que veux-tu si ce n’est ce que réclame le prédateur de la proie que je suis ? Tu veux que je te ramène jusqu’à l’antre de ceux que j’aime, peut-être ? Tu veux que je t’abandonne à ton combat perdu d’avance ? Veux-tu continuer à mentir, à leurrer ton monstre dans une traque dont il se satisfait ? Oh, comme je le plains, condamné à t’obéir, à prétendre avoir choisi pour ne pas admettre qu’il laisse l’esprit humain le mater.
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Qui a peur du grand méchant loup ?

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