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L'ennui est le seul péché impardonnable

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Message posté : Jeu 8 Nov 2018 - 2:01 Message
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ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 21/09/2018
ϟ Nombre de Messages : 120
ϟ Nombre de Messages RP : 67
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa
ϟ Crédits : Kai
ϟ Célébrité : Adria Arjona
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Assistante du conservateur au musée historique de Star City
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Tu dois juste faire en sorte que personne ne s’approche une dizaine de minutes, ce n’est pas compliqué.

Les mots de Thalia flottent dans mon esprit, l’injonction qui l’accompagne bien présente. Je sens le sceau me pousser à accomplir ma mission, quand bien même mon ennui est presque mortel. Ah, elle serait belle, la nouvelle liste de mes titres, si j’y rajoutais un somptueux Celle qui Périt par l’Ennui. Une déesse tuée par le désoeuvrement. Je ricane tout en chassant un importun qui s’approche en réveillant le désir pour sa belle enfoui quelque part là-dedans. J’espère que la pauvre est dans de bonnes dispositions ce soir, parce que lui oui, maintenant. Rien d’autre que ça, jusqu’à ce que le communicateur de ma petite prison charnelle vibre contre mon poignet. Son poignet. Le nôtre, enfin, qu’importe.

En attendant, j’ai fait ce que j’avais à faire et personne n’a dit que j’étais obligée de rendre le contrôle à Thalia aussitôt. Ce qui veut dire que je vais pouvoir assouvir mes propres envies, peut-être, ou au moins trouver un pécheur à remettre d’aplomb. Depuis que je suis de nouveau capable de voler leurs émotions et leurs vices pour m’en nourrir, je m’en donne à cœur joie. Je devrais soulever les passions à mon égard, faire renaître mon culte. Une divinité bienfaitrice qui efface le mal en chacun de nous ? Ah, je suis sûre que quelques petits inquiets de rencontrer l’enfer de trop près seraient tout à fait volontaires.
Ensuite, je n’aurais plus qu’à les rendre fous de désir ou attiser la soif de sang pour les regarder se vautrer de nouveau dans la luxure.

Amusantes pensées, qui m’entraînent le long de la rue jusqu’à l’appartement de mon hôtesse. Je vire les vêtements trop sobres dont elle s’est accoutrée et passe d’un rouge sombre magnifique. La longueur est tout à fait acceptable, mais le dos est nu jusqu’à la chute des reins. Et c’est sans parler du décolleté. Je lâche les cheveux longs de Thalia et les brosse soigneusement avant de maquiller ses traits. Métamorphose, métamorphose, la petite chenille devient papillon. Ensuite, je fais demi-tour. Je sais déjà où je veux aller ce soir.

Tu veux venir t’amuser avec moi, Cetl ?

Le jaguar, l’alebrije, s’enroule autour de moi, son toucher à peine perceptible – et seulement parce que je lui suis liée. Oh, oui, j’imagine que Cetl veut s’amuser. J’ai découvert le Pandémonium par hasard. En rentrant d’une mission ou d’une autre, sans doute, qu’importe, au fond ? Ce que je sais, c’est que ceux qui y rentraient étaient pour certains des véritables festins ambulants pour moi. Curieuse, j’y serais entrée si je n’avais pas eu une injonction en tête. Ma fierté est tellement blessée par ce fichu sceau, c’est ridicule. Même si je sais que je n’ai pas le droit de nuire à la propriétaire des lieux, ordre de mon soi-disant supérieur. Mais je ne compte pas nuire, non, pas vraiment. En attendant, ce soir, je n’ai plus qu’à traverser les rues jusqu’au club. Franchement, je n’ai aucun mal à entrer là-dedans. Je prends tout mon temps, un sourire narquois venant habiller les lèvres de Thalia quand j’embrasse le décor du regard. Oh, oh, je crois bien que je viens de trouver un tout nouveau terrain de jeu. Toutes ces références à la concurrence ne rendent l’endroit que plus passionnant encore. La musique résonne avec force, et j’hésite à peine avant de suivre ce que je sens jusqu’à la deuxième salle. C’est presque trop, pour une empathe. Ce serait trop pour une empathe humaine. Pour une déesse comme moi, c’est un petit aperçu de ce que serait mon royaume parmi les mortels.

L’endroit baigne dans une énergie particulière, viciée. C’est peut-être discret pour d’autres, mais je m’en amuse, je me drape dans les désirs malsains de ceux qui m’entourent avec un soupir de contentement. Comme autant de caresses contre mon esprit, les vices de ces pauvres égarés et leurs émotions si douces avivent mon propre plaisir. Celui de les manipuler, celui de dévorer tout ce mal, celui de m’imprégner d’eux sans jamais rien faire de plus que les effleurer au gré de mes mouvements. J’évite subtilement ceux qui sont plus qu’humains, décidée à rester discrète. Quand je finis par sortir de là, c’est seulement parce j’ai senti mieux ailleurs.

Au-dessus de moi, c’est un véritable enchevêtrement de touches délicates et moins délicates de noirceur, mais le tout est étrangement brouillé. En fait, je n’y aurais sans doute pas accordé tant d’attention si je n’avais pas suivi la trace émotionnelle d’un homme qui évoluait au départ dans le club, dont les pulsions se parent du goût du sang et de déviances aux conséquences mortelles. Je réprime mon pouvoir encore plus que ne le fait le sceau de dissimulation qui s’étale dans mon dos. Je veux savoir où il est parti, je veux savoir ce qu’il se trame ici et ce qu’on protège. Les effluves de l’enfer qui s’enroulent tout autour de moi ne suffisent pas. Je rôde un temps là où il s’est esquivé, sans avoir l’air d’y toucher. Quelle frustration.

Je retourne vers le bar pour choisir quelqu’un à interroger. J’écarte soigneusement certains des employés pour finalement interpeler une jeune femme apparemment bien sous tous rapports. Si l’observateur n’a pas les yeux en face des trous. Et qu’il a la sensibilité d’un cactus perdu au milieu du désert.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour avoir le droit d’aller jouer là-haut, je demande d’un ton amusé sans introduction.

Cetl, qui m’a suivie sous forme éthérée, s’assoit sagement à côté de moi. Je lui jette un petit coup d’œil. Nos énergies sont assez connectées pour que l’alebrije profite aussi de ce que j’ai drainé à quelques victimes consentantes, dans ce marasme émotionnel. Je me moque d’être discrète, finalement. D’ailleurs, mettre les deux pieds dans le plat est souvent une excellente méthode pour obtenir ce que l’on veut.

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Message posté : Ven 9 Nov 2018 - 22:28 Message
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ϟ Âge : 26
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 18/12/1991
ϟ Arrivée à Star City : 19/12/2017
ϟ Nombre de Messages : 585
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ϟ Doublons : Lawrence Chastel
ϟ Crédits : Creepy Crawly
ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
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ϟ Statut : Catin du Diable
ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
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ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions V
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions IV
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon IV
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Lame du déchu (artefact)
- Échine de Léviathan (artefact)
- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Depuis son ouverture, jamais la Fosse du Pandémonium n’avait été vide. Toujours, les gens étaient venus par dizaine pour profiter de l’ambiance si distincte qu’offrait l’établissement. Cela avait été le cas même au fort de l’invasion Terminus, quand des monstres écumaient les rues et que sortir la nuit était tout sauf sûr. Jamais toutefois l’un des envahisseurs n’avait été aperçu à proximité du club privé. De la chance probablement. L’autre hypothèse étant que des créatures de la nuit, morts-vivantes et infernales ne se soient extirpées de l’obscurité à chaque coucher de soleil pour repousser toute menace avant qu’elle ne risque de s’en prendre aux clients. De la chance donc.

Autant dire que maintenant que les rues étaient de nouveaux sûres, les quelques froussards qui n’avaient pas osé braver la nuit pour se rendre à l’autel du vice de Star City étaient bien décidés à rattraper le temps perdu. La Fosse était pleine ce soir, alors que tous venaient à la recherche de leurs petits péchés. Il y avait l’alcool qui coulait à flot bien entendu, mais surtout les filles qui dansaient ici et là. Un tel lieu aurait rapidement pu devenir glauque et kitsch, n’accueillant en son sein que des dégénérés, la fange de la fange comme c’était le cas de beaucoup de strip-clubs. Mais non. Le Pandémonium conservait un vernis raffiné alors même que des femmes s’y dénudaient comme dans n’importe quel autre établissement semblable. Le lieu lui-même était assez étrangement peu hostile à la gente féminine et la maîtresse des lieux se félicitait de compter autant de clientes que de clients en son sein.

Aussi, Thalia ne dénotait pas du tout parmi les habitués. Bien au contraire, elle semblait parfaitement à sa place. Peut-être à cause de l’aura de magie qui l’entourait. Nombreux étaient les mystiques à venir en ce lieu. Soit pour toucher du bout du doigt les ténèbres avant de retourner à leur pratique plus prudente de la sorcellerie, soit pour se donner complètement à celles-ci dans leur quête de pouvoir. La serveuse aurait placé Thalia dans la seconde catégorie si elle n’avait pas semblé animer par autre chose que le désir de puissance. Si elle voulait rejoindre la Loge des Damnés sans invitation toutefois, l’avenir de son âme était précaire, ambition ou non. Une histoire que la serveuse connaissait bien. Elle-même n’était plus vraiment humaine après être devenue la chose de Lady Satan, après s’être vendue pour la gloire et la richesse. Puis sa vie s’était terminée et le Pandémonium était devenu son au-delà, tout ce qu’elle connaîtrait des enfers et du paradis. Le bar était étant d’ailleurs ce qui s’approchait le plus des portes de perles… Les soirs où Lady Satan avait besoin d’un jouet, d’une âme incarnée qui ne pouvait mourir, à donner en pâture à ses serviteurs les plus sinistres. Alors là la serveuse connaissait un petit goût de l’enfer. Un sourire radieux se dessina sur ses lèvres alors qu’elle s’approchait de Thalia. Cette femme serait très appréciée des démons et finirait peut-être par les distraire à sa place une fois qu’elle serait devenue la propriété du Pandémonium.

« Il faut une invitation pour rejoindre la Loge des Damnés. » La serveuse se pencha en avant, souriant à Thalia et lui offrant une vue imprenable sur son décolleté. L’équivalent d’un uniforme ici bas. « Et pour avoir une invitation, il faut connaître quelqu’un de la Loge ou avoir beaucoup, beaucoup d’argent. Qu’est-ce que je vous sers d’ailleurs ? »

Une autre serveuse, brune aux lèvres peintes d’écarlate dévisagea un instant les deux femmes. Celle qui servait Thalia craint un instant d’en avoir trop dit. Mais si elle parvenait à mener cette cliente sur le chemin de la perdition, peut-être pourrait-elle entrer dans les bonnes grâces de la maîtresse des lieux. Peut-être qu’elle pourrait échapper aux chiens.

« Mais si vous tenez vraiment à y monter… Je sais à qui vous devez vous adresser. » Souffla-t-elle discrètement. « Notre… Manager pourrait bien vous y autoriser l’accès si vous plaidez correctement votre cause. Elle se trouve dans une alcôve, au fond de la salle. Demandez Varvara. »

Prononcer ce nom arracha un frisson à l’âme damnée qu’elle tenta tant bien que mal de réprimer. Le démon s’occuper de la gestion du Pandémonium au jour le jour. Il était le seul capable d’acheter des âmes en l’absence de leur maîtresse à tous. Il était le seul à savoir vous faire regretter l’enfer. Le seul qui pourrait dire si cette femme avait le moindre intérêt. Si elle rejoindrait la Loge des Damnés et si ce serait en tant qu’invité ou en tant que plat de résistance. Combien de femmes et d’hommes écervelés avaient cru avoir gagné la chance de leur vie en étant invité dans les hauteurs du Pandémonium…

L’alcôve en question se trouvait en retrait du reste de la pièce et il fallait passer un rideau pourpre pour y accéder. Sur une banquette, autour d’une table circulaire, attendaient trois jeunes femmes. Deux semblaient avoir la vingtaine, une brune et une blonde, et encadraient une plus jeune encore, dont les cheveux étaient blancs. Devant le rideau toutefois, se tenait un homme, habillé tout de noir et qui semblait appartenir à la sécurité. Si Thalia, ou plutôt celle qui contrôlait son corps telle une marionnette, se décidait à poursuivre son entreprise, il la laisserait passer, à la simple mention du nom de Varvara.
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Message posté : Sam 10 Nov 2018 - 2:18 Message
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ϟ Âge : 24
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• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Un sourire tout ce qu’il y a de plus faux se dessine sur le visage de la serveuse que j’ai apostrophé. J’ai volontairement choisi l’une de celles qui avait la signature la plus faiblarde. Je peins une moue désolée sur mes lèvres sans la quitter du regard alors qu’elle m’informe qu’il faut une invitation pour avoir le droit de jouer à l’étage.
Quelle tristesse de n’avoir pas été invitée, hm ? Il va falloir rectifier ça, je suppose. Je ne connais probablement personne là-bas, et Thalia a le cruel défaut de n’être pas riche. Je peux envisager un emprunt longue durée à ses parents, mais ils apprendront que je traine ici avec leur fille.
Les sermons qui en découleront seront inoffensifs, mais très probablement ennuyeux.

J’imagine que vous n’avez pas de Mezcal, je susurre, alors n’importe quoi qui contient de la Tequila.

Deux alcools créés par mon peuple, évidemment. Certains de mes cousins président même à l’Ivresse et à l’alcool d’agave dans les Treize Cieux. Autant leur faire honneur. Je fais un clin d’œil à la seconde serveuse dont le regard s’est égaré sur nous. Elle est un peu sceptique, mais pas inquiète, à première vue. Puis je reviens à ma si charmante et serviable compagne.

Merci, ma douce, je réponds, câline avant d’attraper mon verre et de l’abandonner à son sort.

Peu glorieux qu’il est.
Peu importe le passage des années, les humains restent aussi faillibles qu’auparavant. Je ne sais pas contre quoi cette petite idiote a atterri ici, mais le mélange de frayeur et de soulagement qui l’a emplie à ma demande est une preuve en soi qu’elle ne s’y plaît pas. Ça, et son frisson si peu discret à mes yeux.
Ah, toujours le même refrain : ils goûtent les vices jusqu’au jour où vient le moment de payer son dû. Moi qui règne sans partage sur les plaisirs coupables autant que sur la rédemption, je n’ai pas à me plaindre d’être désoeuvrée. Je goûte ma boisson du bout des lèvres, grimace – évidemment, à quoi m’attendais-je de la part d’américains ? – et continue jusqu’au rideau qui me sépare de ma prochaine étape.
Celui qui garde les yeux me regarde de haut, mais je ne me démonte pas.

J’ai une question et on m’a dit de m’adresser à Varvara, je réclame.

Absolument princière, comme à chaque instant. Thalia gagne tellement au change quand je la contrôle. Débarrassée de son côté tellement coincé, elle rayonne. Pauvrette, elle passe à côté de tellement de choses, insipide qu’elle est.
Qu’importe, quand le nom est visiblement un véritable passeport magique. La gargouille ne discute pas et me laisse passer dès qu’il l’entend. Amusant. Pourquoi personne ne s’écarte quand je dis mon nom ?
Je marque une pause le temps que les yeux humains de mon hôte se fassent au changement de luminosité – pas si terrible que ça, mais c’est une bonne excuse pour goûter mes interlocutrices.

Non pas une, mais trois. Une blonde et une brune qui ont environ le même âge. En apparence, mais je ne m’y fie pas trop, vu ce que je ressens qui émane d’elles. Sorcières, bien encrassées par l’enfer. Pas les nôtres, forcément. La dernière apparaît plus jeune, mais intérieurement je ricane. Adorable comme tout, toute fine et avec ses beaux cheveux blancs, et qui n’est visiblement pas du tout ce qu’elle semble être. J’adore le sens de l’humour de celui ou celle qui l’a cachée là dedans. Cetl m’a emboîtée le pas – je sens sa présence comme une extension de moi – mais je l’ignore.

Varvara, j’imagine, je lâche en fixant donc la demoiselle aux cheveux blancs et en attrapant une chaise pour m’y laisser tomber avec grâce.

J’ai une réputation à tenir. Je bois un peu de tequila tout en sondant les émotions des deux qui sont assez humaines pour être perceptibles. Le fouillis qui émane de Varvara ne veut pas dire grand-chose pour moi, et je ne peux même pas y accéder vraiment.

Il semblerait que vous êtes celle qui à qui je dois m’adresser si je veux espérer aller m’amuser ailleurs.

Un large sourire aux lèvres, je pose mon menton sur mes mains entrecroisées devant moi, les coudes ancrés sur la table. J’ai presque envie de chantonner tant je me plais ici, vraiment. J’aurais presque envie de m’installer à demeure.
Quelque part, je suis ivre, mais ivre de pouvoirs. On aurait voulu me créer un buffet à volonté qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Cet endroit, pour certains points, ressemblent à la façon dont quelques-unes de mes fidèles m’honoraient, à l’époque.

Jouons carte sur table : je n’ai ni argent ni connaissance au sein de votre petite Loge, et contrairement j’imagine à nombre des pigeons que vous plumez, je ne compte pas vous offrir mon âme.

L’obsession des créatures infernales pour les âmes m’a toujours divertie au plus haut point. Collectionner cela ne m’intéresse pas le moins du monde. A tous points de vue, je suis liée à la vie dans tous ses aspects, pas à un petit morceau de ce qui fait l’homme.
Ennuyeux, donc.
Mais bien connu, assez pour que je suppose que certains naïfs arrivent encore à se faire arnaquer après avoir vu l’apparence du Pandémonium. La crédulité est chose fan-tas-ti-que.

Si on omet donc ces petits points quelque peu dérangeants, qu’est-ce qu’il vous faut pour me laisser entrer là-haut ?

Je n’ai pas quitté Varvara des yeux. J’ose espérer que les sorcières sont au moins dotées d’un bouclier solide. Même si en général j’arrive tout de même à sentir des émotions – ou une impression – je ne pourrais pas les manipuler pour autant. Quoi que… Ça peut se tenter. Mais je garde ça pour plus tard. J’aime négocier à peu près autant que d’arracher ce que je veux à celui qui le possède.
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Message posté : Sam 10 Nov 2018 - 15:39 Message
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- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)

Le Pandémonium avait de quoi satisfaire la soif de la divinité aztèque, il avait de quoi satisfaire toutes ses fois. Y compris celle de Mezcal. Tous les démons n’étaient pas censés s’y retrouver ? Dont tous ceux de la boisson. Mais malheureusement pour elle, elle se trouvait dans la Fosse et non pas dans la loge. La Fosse où pouvaient venir n’importe qui, où les délices étaient brutaux et peu subtils, convenant à la populace, à ceux qui n’avaient pas besoin de raffinement pour satisfaire leurs vices. Aussi, les bouteilles y étaient correctes et les vraies délices confinés à la Loge Des Damnés, ou seulement sortis en de bonnes occasions. Des occasions que la serveuse de Thalia était incapable de reconnaître. Peut-être aurait-elle sue que son âme damnée était face à une divinité qu’elle aurait parlé à la vampire qui supervisait le bar à la recherche du breuvage dont elle n’avait que vaguement entendu parler. Hélas, ce n’était pas le cas et Tlazolteotl n’eut droit qu’à une seule réponse.

« Pas à ma connaissance, de la téquila donc. »

La serveuse regarda d’ailleurs sa mystérieuse cliente partir avec une pointe d’espoir dans le regard. Que cette femme sombre, qu’elle devienne le nouveau jouet de Varvara, de Lady Satan et toutes les choses qui se cachaient dans les ombres du Pandémonium et peut-être qu’elle gagnerait elle-même un peu de répit et de plaisir. Un instant, la serveuse crû apercevoir une silhouette féline et colorée derrière la jeune femme. Elle n’y prêta pas attention. S’il y avait un endroit où on ne pouvait faire confiance à ses yeux, c’était bien le Pandémonium. Surtout quand il s’agissait de votre au-delà personnel.

Le garde du corps, parfaitement inutile, de Varvara s’écarta à la demande de Tlazolteotl. Connaître le nom humain du Duc des Enfers était suffisant pour permettre de le rencontrer. Puis lui-même ne servait qu’à repousser les mortels qui ignoraient tout des véritables puissances à l’œuvre au Pandémonium. Si Varvara était importunée par quelqu’un, elle était plus que capable de s’en débarrasser toute seule. Avec un doigté et une touche artistique qui lui étaient propres qui plus est. Un sourire carnassier se dessina sur le visage de jeune fille qu’utilisait le démon. Rares étaient ceux qui reconnaissaient tout de suite qui était la plus puissante des trois jeunes femmes. Un jour certains hommes avaient même crû qu’elle était retenue ici contre son gré et avaient tenté de l’aider à s’échapper du Pandémonium. Comme elle s’était amusée à alimenter leur imagination avant de leur révéler toute la vérité. Mais Varvara savait qu’elle ne duperait pas cette femme là. C’était une adepte de la magie. Pas de la sorcellerie, non, quelque chose de différent. A la recherche de puissance ? Non, seulement de plaisir.

« Et vous imaginez bien. » Lâcha la jeune fille aux cheveux blancs tout en conservant son sourire. Les deux sorcières eurent un léger rire. Elles jaugeaient elles aussi la nouvelle venue, mais sans démontrer beaucoup d’intérêt. Contrairement à Varvara, Mischief et Mayhem étaient là pour s’amuser et accordaient bien moins d’importance aux âmes qu’elles pourraient corrompre qu’à leurs plaisirs personnels. « C’est le cas. Même si je suis désolée que ce que nous avons à offrir ici bas ne vous convienne pas. » Ajouta-t-elle avec une moue faussement boudeuse.

Le ton franc et les paroles tout aussi directes de son interlocutrice étaient… Vivifiants. Les mortels qui la rencontraient, qui devinaient ce qu’elle était, avaient tendance à être beaucoup moins assurés. Ceux qui se drapaient derrière l’arrogance pour cacher leur malaise étaient encore plus facilement mis à mal par la gamine. Ses yeux brillèrent d’une étrange lueur quand celle-ci mentionna son âme et le triste fait qu’elle ne comptait pas s’en séparer.

« Ce que vous m’annoncez est fort fâcheux. » Lâcha Varvara d’une joie étrangement enjouée. « La Loge des Damnés est un endroit où tous les désirs de nos clients sont exaucés, mais elle se doit de demeurer secrète pour que tous puissent en profiter pleinement. En fait, vous n’auriez même pas dû en avoir entendu parler. » Elle soupira. « Je vais encore avoir du travail supplémentaire ce soir. »

Ce qui faisait naître en elle une joie terrible. Dès qu’elle aurait trouvé celui ou celle qui avait mentionné la Loge, elle lui révèlerait ce qu’il en coûtait d’ébruiter les secrets du Pandémonium. Peut-être que lui remplir la bouche de fèces animales et lui coudre les lèvres pendant quelques semaines pourrait lui apprendre à réfléchir avant de trop parler pensa le démon avec un sourire. Ses yeux se posèrent à nouveau sur son interlocutrice.

« L’argent, l’âme, achètent l’anonymat. L’anonymat protège l’anonymat des autres. Sans parler du fait qu’offrir les meilleurs produits, les meilleures distractions demande un certain fond. Je ne vais pas vous ennuyer avec les détails techniques. Mais toutes deux, nous avons un problème. Vous voulez quelque chose que j’ai, mais vous n’avez en apparence rien que je ne semble vouloir. Ou en tout cas rien que vous ne semblez prête à me donner. Vous comprenez mon dilemme ? »

« Pauvre petite Varvara. » Lâcha Mischief avant de déposer un baiser sur la joue du démon souriant. Mayhem laissa échapper un léger rire.

« Mais je suis généreuse et nous pouvons peut-être trouver un autre type d’arrangement. Qu’êtes-vous prête à faire pour accéder aux plaisirs de la Loge des Damnés ? »



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Message posté : Sam 10 Nov 2018 - 19:43 Message
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• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Le poids de ces trois regards conjugués n’est pas pour me déplaire. Qu’ils soient des pions de la concurrence – pion, tout est relatif, je suppose – ne m’empêche pas de pouvoir imaginer m’amuser avec elles. Je ne suis pas si sectaire, même si j’offre généralement aux religions monothéistes et leurs créatures un certain dédain. Pas la même culture, voilà tout.

Les excuses ne devraient-elles pas s’accompagner d’un présent, je rétorque avec un sourire aimable.

Nous devons toutes avoir l’air très gaies, vues de l’extérieur. En tout cas, la dénommée Varvara s’en donne à cœur joie, visiblement. Ses regrets sont parés d’un plaisir visible, étalé sur son joli visage innocent.

Oh, la coupable ne m’a pas avoué son existence, je corrige.

Je suis vraiment trop aimable, ce soir.

Me concernant, le fait que ce qui se déroule à l’étage est un peu moins… Plat, dirons-nous est assez évident. Il n’y a qu’à observer un peu ceux qui s’y rendent et être attentif.

Même là, la sensation confuse et anormalement amoindrie du dit étage me parvient.

Pour ce qui est de confirmer l’existence de la Loge des Damnés – très théâtral, si je peux me permettre – en revanche, quelqu’un doit bien plaider coupable. Je peux vous aider dans votre recherche, si vous le souhaitez. Gage de bonne volonté. Ceci dit, j’aurais tendance à dire que prendre le temps de débusquer la coupable fait partie du plaisir.

Je pouffe de rire. J’aime bien chasser un peu. Très divertissant. Ce qui m’amène à savoir ce que je peux proposer, en l’occurrence, à quelqu’un en échange d’un passe-droit par là-haut. Etant donné que je n’ai que l’âme de Thalia à offrir, qui plus est… Une divinité n’a pas d’âme à proprement parler, voyez-vous. Et j’ai besoin de l’essence de cette gourde pour continuer à profiter de son corps.
Oui, c’est une prison.
Mais franchement, je m’amuse bien trop pour retourner errer dans mon palais des Treize Cieux. Qu’est-ce que vous voulez bien faire d’intéressant dans ce trou sans intérêt ?

Notez, ma chère Varvara, que je ne voudrais surtout pas vous décevoir sans rien offrir en retour. Ma propre générosité est assez reconnue.

Bon, à peu près autant que ma tendance à la retirer après coup, mais ai-je vraiment besoin de le mentionner maintenant ? Non, définitivement non.

Je n’ai pas d’argent ou d’âme à offrir moi-même, mais ça ne veut pas dire que je n’ai pas les moyens de vous offrir l’un, l’autre, ou peut-être même les deux, si la rétribution est à la hauteur. Sans trop d’effort ou presque.

Ensorceler un mortel pour qu’il donne tout ça à ma place est à ma portée. Enfin, un, plusieurs sur plusieurs jours si j’en ai envie. En plus, le vendre à cette jolie bande démoniaque permet d’éliminer le fâcheux effet secondaire qui est d’exposer le visage de Thalia et ses capacités. N’est-ce pas merveilleux ? Si nous ne devons pas nuire au Pandémonium, je suppose que c’est parce que quelqu’un a quelques amitiés avec l’un de ses employés, ou peut-être avec celui ou celle qui en est propriétaire. Aucun intérêt à bavarder sur moi, dans ces conditions.

Pour le reste de ce que je suis prête à faire… J’ai juste ce qu’il faut de prudence pour éviter de proposer n’importe quoi avec le risque de me retrouver au menu du jour par erreur. Dans mes souvenirs, vous avez une petite tendance à jouer sur les mots et les actes.

Même si je leur souhaite bien du courage me concernant. Je fais exactement la même chose très souvent, il faut dire. Une information qui me regarde et qui se dissimule sous un regard presque innocent, autant que je peux l’être. J’en ai presque oublié mon verre, je dois dire.
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Message posté : Dim 11 Nov 2018 - 15:35 Message
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ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
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- Maîtrise des possessions IV
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- Drain de vie I
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- Échine de Léviathan (artefact)
- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Varvara pencha la tête sur le côté avec un tendre sourire sur les lèvres. On aurait dit qu’elle trouvait son interlocutrice particulièrement mignonne, comme un chiot qui venait de faire une terrible bêtise, mais qu’on ne gourmandait pas pour autant.

« Un présent ? Notre entrevue n’est-elle pas suffisamment délicieuse pour faire office de dédommagement pour votre ennui ? Moi je m’amuse beaucoup. »


Les deux sorcières eurent un sourire. Mischief observait Varvara avec une dévotion réelle dans les yeux, tandis que Mayhem se contentait de jauger du regard Tayla.

« Vous avez donc deviné l’existence de la loge toute seule ? »
S’exclama le Duc des Enfers sur un ton faussement impressionné tout en tapant des mains. « Vous êtes perspicace. Peut-être que vous mériteriez un cadeau supplémentaire. »

Sauf que quelqu’un avait bien confirmé l’existence de la Loge des Damnés. Ce qui n’était pas un crime, mais tout de même une faute. Le Pandémonium était le repaire du Hell Club et un lieu de vice comme nul autre pareil à Star City et dans le monde entier. Ce que faisait l’élite à l’étage ne devait pas même pouvoir être imaginé par ceux qui se trouvaient dans la Fosse ou par le reste du monde. Jamais, ils ne devaient être importunés dans leurs jeux. Car ils étaient le moteur de corruption qui garantissait la pérennité du Hell Club. Les forces de l’ordre ne viendrait jamais fouiner plus loin que la Fosse, pas avec leurs hauts dignitaires en train de se livrer à des actes de viols et de torture à l’étage. C’étaient les électrons libres qu’il fallait craindre. Ceux comme cette mystique qui parlait à Varvara d’une façon si légère, si naturelle.

« Oh, je gèrerais ce petit problème moi-même. Nous aimons régler les choses en famille ici. » Et elle n’en faisait pas partie. Pour le moment tout du moins. Peut-être que Varvara pourrait l’ajouter à sa collection de poupées.

Le sourire de la jeune fille s’élargit alors que son interlocutrice parlait enfin de ce qui l’intéressait : ce qu’elle pouvait lui offrir, ce qu’elle pouvait offrir au Hell Club. Le fait qu’elle n’ait pas d’argent avait plus plu qu’autre chose à Varvara en vérité. Le démon préférait les gens pauvres, ils étaient plus désespérés et devaient alors céder des choses de bien plus grande valeur que quelques dollars. Qu’elle ne veuille pas céder son âme était plus problématique. Mais il y avait tant de choses que Varvara aurait pu lui faire faire sans y toucher.

« Je ne sais malheureusement rien de votre générosité. Même si j’ai hâte d’en entendre plus. »
Dit-elle en penchant sa tête sur le côté et lui décochant un sourire adorable.

Elle se tut un instant, écoutant songeuse la proposition que lui faisait la jeune mystique. Les deux sorcières se regardèrent un instant, y réfléchissant à leur tour. Le Hell Club avait pour objectif d’accumuler deux choses : l’argent et les âmes. Ce que leur offrait donc cette femme alors même qu’elle ne voulait en rien céder la sienne et qu’elle avait elle-même révélée ne pas avoir d’argent.

« Vous êtes une vilaine fille. » Répondit Varvara avec un léger applaudissement et une lueur déconcertante dans les yeux. « Je vous aime bien. Vous pourriez presque devenir mon humaine préférée. Si la place n’était pas déjà prise. » Une place qui ne pourrait être désirée que par un esprit des plus décadents. Qui voudrait être le jouet favori d’un duc des enfers ? « Mais je m’interroge sur la véracité de ce que vous m’offrez. Je n’aime pas qu’on me mente. Mentir est méchant et vil. Vous n’avez pas d’argent, mais pouvez m’offrir celui des autres, vous ne voulez pas m’échanger votre âme, mais celle des autres. »

« Une âme n’a de valeur que si elle est donnée de plein gré par son propriétaire. »

« Dans la plupart des cas oui, Mayhem. Mais il y a toujours des exceptions. »

Et les démons adoraient les exceptions aux règles. Les vides juridiques qui leur permettait de tromper et de trahir, de tourmenter les mortels qui se rendaient compte trop tard à quel point leurs désirs n’étaient pas faits pour être exaucés.

« Voyons, Varvara ne joue jamais sur les mots, elle est honnête. »
Lâcha Mischief.

Le démon eut un petit rire et récompensa sa fidèle petite sorcière d’un baiser langoureux avant de reporter son attention toute entière sur son petit jeu du soir. Varvara croisa les doigts et ferma les yeux un instant. Quand elle les rouvrit, ils étaient semblables à ceux d’un bouc et non plus d’une jeune fille.

« Vous savez traiter avec mes semblables. Quelque chose qui se perd. Les gens se contentent d’habitude simplement d’être discourtois. Je peux vous faire monter dans la loge dès ce soir en échange d’une chose. Votre nom. Mais la Loge est un jardin dont vous ne profiterez pas gratuitement des fruits, j’en ai bien peur. Pour ce que vous désirez goûter ce soir, nous devrons établir un autre type de contrat. Une âme contre ce que votre cœur convoite. Et si vous savez ce qu’il en coûte de traiter avec les miens. Alors je suppose que vous serez suffisamment intelligente pour ne pas essayer d’aller à l’encontre d’un tel accord. »

Même si Varavra avait envie qu’elle aille à l’encontre de cet accord, qu’elle tente de s’enfuir sans leur apporter d’âme. Car si c’était le cas, tous les chiens de chasse de Lady Satan se lanceraient à sa poursuite pour ramener son âme à elle. Là, Varvara pourrait s’amuser. Et si elle ne voulait pas donner son nom ? Oh, le démon avait quelque chose à lui proposer à la place. Elle ne finirait pas au menu, mais viendrait toutefois égailler la soirée dans la Fosse qu’elle trouvait si ennuyeuse.


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Message posté : Lun 12 Nov 2018 - 0:20 Message
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ϟ Célébrité : Adria Arjona
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ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Cette Varvara sait vraiment bien jouer les petites poupées fragiles. Très amusant. Je me demande franchement ce qu’elle cache là-dedans. Connaissant le sens de l’humour infernal, sans doute une horreur bien de chez eux. Ils ont un sens de l’esthétique extrêmement douteux.

Oh, bien évidemment, je m’amuse fort bien. Mais voyez, vous admettez vous-même que je mérite un petit quelque chose.

Je ris, parant volontairement mon rire d’un peu de pouvoir. C’est toujours étrange pour ceux qui le ressentent, parce que les effets ne sont pas à la hauteur de mon aura. Laquelle est dissimulée très robustement. Je porte donc mon attention sur les sorcières pour voir si elles y sont sensibles, notamment celle qui dévore Varvara du regard.
J’acquiesce de bon cœur quand le démon affirme qu’il règlera ce problème seul. Je ne fais certes pas partie de leur adorable petite famille, je préfère éviter, d’ailleurs. Moi, me mêler à cette troupe issue d’une religion de consanguins ? Non merci, je préfère ma propre famille.
J’incline la tête, saluant sous l’applaudissement, bonne joueuse.

Vous n’avez pas idée, je réponds avec un sourire carnassier quand elle me taxe d’être une vilaine fille. Mais je crains de ne pas pouvoir être votre humaine favorite, quand bien même vous n’auriez pas déjà quelqu’un pour le poste.

Je ne suis pas humaine, après tout. Et je ne suis certainement pas un petit animal de compagnie, pour le plaisir d’une créature démoniaque. Par chez moi, à l’époque, quand les premiers d’entre eux avaient trouvé mon peuple, nous nous faisions un certain plaisir de leur faire comprendre d’aller chasser ailleurs. Via nos fidèles, certes.

Hm, mentir, méchant et vil ? C’est un excellent moyen de s’amuser aux dépends des autres, je rectifie très aimablement, la voix suave. Mais savoir tromper n’est utile que si l’on sait quand s’en abstenir. Et je pense que vous mentir à ce sujet serait terriblement inconvenant de ma part.

Et inutile, ce qui est ma première raison d’éviter. Il leur faut une âme pour que j’entre, aucun problème, ça sera l’occasion d’ensorceler quelqu’un.

Ah, Mayhem, c’est bien cela ? Qui vous dit que l’âme ne sera pas donnée de son plein gré ?

Le regard pétillant, je la fixe sans me départir de mon sourire. Après tout, je peux rendre un homme ou une femme intimement persuadé que c’est là son plus grand désir. Assez longtemps pour qu’il signe un contrat sans même se poser de questions. Pendant ce temps, l’autre sorcière se voit gratifiée d’un baiser qui attire mes prunelles. Ah, a-do-ra-ble, vraiment.

Les compliments de Varvara se voient remercier d’un signe de tête poli, mais ses demandes accentuent mon sourire. Un nom, mon nom, vraiment ? Ah, je vois d’ici le tableau. Saluez donc Tlazolteotl, Dame de la Nuit. Peut-être ne sait-elle même pas qui je suis. Non, trop facile, vraiment. Je peux offrir le patronyme de ma gourde préférée, mais ça déplairait sans doute à Tesla. Quel dommage, j’aurais adoré la voir se défaire de Varvara.

Les noms ont trop de pouvoir pour que je vous en offre.

J’en ai eu tant que je pourrais bien lui en proposer un, au moins, mais au lieu de quoi, je la regarde d’un air plein de défi.

N’est-ce pas plus gratifiant lorsque vous le devinez par vos propres moyens ? Ça fait partie du jeu…

Je finis mon verre d’une traite.

Non, pas de nom. Une âme, et autre chose. Je suis certaine que vous pensez à autre chose, ma chère.

Je rejette la chevelure de Thalia derrière mes épaules tout en sondant la Fosse derrière moi, à la recherche d’une victime potentielle. Quelqu’un qui ne soit pas lié aux enfers, qui ne soit pas trop faible – ni trop puissant, quelqu’un qui est venu ici ce soir pour se noyer dans le vice et en aura pour son argent.

Les menaces sont quant à elles totalement inutiles, je vous en prie. Je suis peut-être une menteuse mais je n’ai en revanche qu’une parole.

Raison pour laquelle je m’abstiens de la donner à tort et à travers. A vrai dire, il est extrêmement rare d’obtenir une promesse en bonne et due forme de ma part.
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Message posté : Ven 16 Nov 2018 - 22:27 Message
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- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
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- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon IV
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
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- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Le rire de la jeune femme vient titiller quelque chose dans l’esprit de Varvara. Un moment, elle senti son désir s’élever et imagina tout ce qu’elle pourrait faire si elle laissait libre court à ses envies. Le Duc des Enfers, en architecte méticuleux qu’il était, mit rapidement fin à ces idées de débauche. Pour le moment tout du moins. Il aurait tout loisir de laisser sa créativité macabre s’exprimer un peu plus tard. Ce qui l’inquiétait plus toutefois, était probablement que cette sensation ne lui avait pas semblé des plus naturelles. Il avait même senti un relent des désirs de Varvara, pas celle qu’il était devenu, celle qui avait été et dont il ne restait plus grand-chose de l’âme par ailleurs.

« Oh vous méritez bien quelque chose, oui. »
Lâcha-t-elle avec un sourire. « Mais je ne suis pas certaine que vous l’appréciez vraiment. »

Mischief vint poser une main sur la cuisse de la jeune fille aux cheveux blancs. La respiration de Mayehm était plus saccadée, plus forte alors que son regard se faisait trouble. La blonde restait la plus entrepreneuse toutefois alors qu’elle cherchait le démon du regard et laissait sa main glisser en direction de l’intérieur de ses cuisses. Un regard de Varvara suffit toutefois à limiter les écarts de conduite de la sorcière blonde qui se recula quelque peu, comme un chien apeuré. La lueur de désir était toujours présente au fond de ses yeux. La peur ne faisait que l’attiser.

« C’est bien dommage. »
Lâcha le démon.

Il aimait jouer sur les mots, comme tous ceux de son espèce et savait quels sous-entendus pouvaient se cacher dans des phrases anodines. Lorsqu’il tourna de nouveau son regard vers on interlocutrice, il chercha à voir au-delà de ce que lui disaient ses sens occultes. Et si cette femme n’était pas une magicienne médiocre comme il le sentait, mais bien quelque chose d’autre ? Mischief et Mayhem étaient selon bien des aspects des serpillères à débauche, mais les influencer demandait un petit peu de talent. Il lissa sa robe rouge, faisant disparaître les plis causés par la main de Mischief. La sorcière brune à sa droite avait quant à elle sortie un couteau de l’une de ses poches et s’abîmait dans la contemplation de la lame.

« Me mentir serait inconvenant. J’ai fait de ma spécialité l’art de déceler les mensonges. Je suis d’ailleurs certaine que je trouverais bien des surprises dans votre jolie tête. »


Ah, comme elle aimerait se glisser dans tous ces souvenirs comme un ver dans une pomme, les faisant flétrir et se racornir sur son passage. Mais pas si cela coûtait une âme à Lady Satan. La satisfaction de l’Antéchrist passait avant toute chose.

« Si vous comptez respirer si fort, autant le faire de manière utile toutes les deux. »
Lâcha Varvara d’un ton froid. « Allez-y. »

Mischief se leva pour s’approcher de Mayhem et quelques secondes plus tard, leurs corps s’enlaçaient dans une étreinte sulfureuse, leurs lèvres se cherchant avec avidité. La blonde lançait toujours quelques coups d’œil discrets en direction du démon. La brune en direction de sa lame.

« Ces deux là sont intenables. Il ne faut pas grand-chose pour les lancer. Comme vous pouvez le voir. Une petite poussée et une autorisation. Quoiqu’elles ont rarement besoin de la poussée. Ne sont-elles pas adorables ? Mais revenons-en à nos affaires. »


Il y eut un moment de silence, pendant lequel Varvara sondait une nouvelle fois du regard son interlocutrice et ignorait superbement ce qui se passait à quelques centimètres d’elle. Les deux sorcières se laissaient complètement aller à leurs désirs, ce qui n’avait rien de bien surprenant au Pandémonium. On aurait dit qu’à cet instant toutefois, les deux jeunes femmes et Varvara étaient deux images différentes, que l’on aurait collées l’une à côté de l’autre, mêlant un calme placide et enfantin à la luxure la plus évidente.

« Pas de nom donc… »
Elle baissa les yeux un instant. « Vous savez décidément comment traiter avec mon peuple. Je suis tellement désolée de ne pas pouvoir en dire de même. » Ah, comme Malphas aurait aimé plonger ses griffes dans cet esprit, en découvrir tous les secrets, le déconstruire pierre par pierre comme il l’avait fait d’autant de bâtisses. « Mais j’aime jouer. » Lâcha Varvara d’un ton enjoué.

« Je pense à autre chose. Vous ne pouvez pas me donner votre âme, ni votre nom, ni votre argent. Mais vous pouvez me donner votre corps. Pas comme dîner, non. Quelque chose de plus exquis. Qui régalerait tout le monde et non seulement quelques élus. »

Varvara tapa des mains, terriblement amusée.

« Voilà ce que je vous offre. Dansez pour la Fosse, révélez vous dans votre plus simple appareil pour nos clients et j’accepterais de vous faire entrer dans la Loge des Damnés dès ce soir. Vous qui déploreriez les divertissements de cet étage, vous pourrez nous montrer de quoi vous êtes capable. Amenez-moi par la suite une pauvre âme et vous pourrez profiter des délices de votre choix. Je promets même de ne plus faire de menace pour la nuit. »

Le sourire qu’elle afficha aurait pu en être une à lui seul.


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Message posté : Sam 17 Nov 2018 - 0:36 Message
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• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
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• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
J'assortis la menace à peine subtile de Varvara d'une moue boudeuse. Juste une apparence, parce qu'intérieurement, je m'amuse des effets du toucher délicat de mon pouvoir sur les sorcières. Pas de prise sur Blanchette, mais la brune et la blonde, elles... Les mains s'égarent et les yeux se troublent. Quel dommage que le démon y mette bon ordre.
Je surveille les deux petites du coin de l'oeil, mais mes yeux ne quittent pas ceux de Blanchette, qui a l'air de se poser quelques questions sur celle qu'il a invité à sa table. Il finit par reprendre, et j'incline la tête, attentive. Oh, je suis certaine qu'il ne serait pas déçu du voyage, s'il arrivait à grimper dans ma petite tête. J'aurais presque voulu qu'il le fasse. J'aurais pu jeter en pâture des souvenirs soigneusement choisis dans la mémoire de Thalia. Jouer à son jeu, dissimuler SHADOW et offrir le reste.

Vous me flattez, je susurre avec une gaieté probablement déplacée.

Mon regard glisse un court instant vers mes deux petites victimes, lorsqu'on leur lâche la laisse. Je hausse les sourcils, faussement surprise, tout en me délectant de leurs émotions chaotiques, leur désir ravageur, que j'ai à peine encouragé.

A-do-ra-bles, je renchéris tout en reportant mon attention sur Varvara.

C'est elle, après tout, qui mène la danse, même si son dédain pour les sorcières et le spectacle qu'elles offrent fait peine à voir. Quelle tristesse, ne pas savourer les menus plaisirs de la vie... Un tel sérieux me chagrine. Mais je ne dis rien, attendant plutôt de voir ce qu'elle va bien aller inventer comme paiement. Je m'attends à beaucoup de choses. Certaines acceptables, d'autres non.

Mon peuple est ici, je réponds en haussant les épaules. Je ne doute pas que vous sachiez traiter avec lui à la perfection.

Des latino-américains, il y en pleins les Etats-Unis. Certains ont des origines aztèques, dans cette salle même, sans doute. Ce sont eux qui forment mon peuple, je ne mens pas. Je suis autre chose, mais je règne sur eux malgré tout. Enfin, là n'est pas la question. Je n'ai aucun intérêt à dire à un démon, tout puissant qu'il puisse être, qui je suis. Je suis déjà bien aimable de ne pas trop m'en cacher. J'ai fait preuve de plus de subtilité que ça, au fil des ans.

J'écoute avec attention, mon sourire envolé, curieuse. L'introduction me laisse perplexe, comme un écho de l'amusement de Varvara caresse mes perceptions. Etrangement déformé, mais bien réel. Lorsqu'elle daigne enfin me dire ce qu'elle attend de moi, j’ai envie de rire, encore. Un rire soulagé et des plus innocents, cette fois, oublieux des deux sorcières qui s'occupent toujours entre elles.

S'il n'y a que ça pour vous faire plaisir, Varvara... Choisissez votre chanson et je donnerais un peu plus de valeur aux divertissements de la Fosse.

Encore et toujours des menaces, mais je les ignore. Si j'avais su, j'aurais mis une robe plus propice à ce genre d'exercice. Et j'aurais amené un masque, élégant, pour dissimuler les traits de Thalia. Je doute que qui ce soit la reconnaisse demain dans la rue, vu les différences dans nos façons de nous habiller et de nous maquiller. J'utilise les atouts que la nature a donné à cette idiote. Mais le fait est qu'elle se contente du strict minimum. Ceci dit, le risque existe. Oh, même une conservatrice un peu coincée a le droit d’avoir des hobbys un peu spéciaux, non ?

Un marché est un marché. A quoi bon préciser à Varvara qu'elle devrait se méfier avant de proposer ce genre de chose ? Le résultat sera bien moindre que si j’étais réellement libre, principalement parce que je veux soulever juste ce qu'il faut de curiosité. Je me suis nourrie plusieurs fois ce soir, mon pouvoir est à son maximum. La pauvre Thalia en paiera les conséquences à son retour. Moi, je vois juste que je suis prête à faire ce que le démon souhaite.

J'attends que la délicate Varvara arrange les choses pour moi. Sagement assise au bar que j'avais quitté plus tôt, ignorant totalement la serveuse qui m'a renseignée. Pauvre enfant. Je passe le temps en continuant à sonder ceux qui passent à portée, à la recherche de l'âme que je vais offrir. Puis vient mon heure. Le démon me guide jusqu'à la scène. Je lui souris avant de lui faire signe de reculer.

Essayez de profiter du spectacle, au moins. N'est-ce pas là un lieu fait pour lâcher prise, j'interroge, à peine moqueuse.

Le calme froid de la créature est presque déprimant, par moment.
Je prends la pose, remerciant pour une fois Thalia d'avoir au moins une musculature digne de ce nom. Ce sera utile pour ce qui va suivre. Les premières notes de la chanson résonnent dans l'air. Les yeux clos, parfaitement immobile, je prends le temps de m'en approprier le rythme. Jusqu'à ce que, sur un temps fort, j'amorce ma danse. Mouvements fluides, élégants, je commence doucement. Je suggère à peine, tout en tendant mon énergie à la rencontre des spectateurs. Je fais lever les regards vers moi et moi seule, un par un. Je deviens le vent de désir qui souffle sur eux, caressant un esprit après l'autre, une touche subtile, à peine une suggestion. Un par un, une par une, avec une subtilité suffisante pour qu'on ne puisse soupçonner ce que je suis. Une sorcière, meilleure qu'elle ne paraît. Une créature magique, peut-être, mais au milieu de l'échelle. Peu à peu, je vole la raison et la remplace par l'instinct, cet instinct qui pousse chaque être humain vers le Vice. Je me déhanche pour eux. Mes gestes, mes sourires, mes regards sont autant d'invitations. Je donne et je reprends en partie, une spirale qui me permet de nourrir ce qui ressemble à un ensorcellement.

Ça demande une certaine énergie, une concentration qui ne doit pas transparaître, de jongler d'une âme à l'autre, sans cesse. Heureusement, le public a déjà ce qu'il faut en lui, je ne fais qu'encourager plutôt que créer. Je les pousse pas à pas dans la bonne direction, en quelque sorte. Mes mains se lèvent et entre deux mouvements, je défais le haut de la robe que je porte. Pas de soutien-gorge, en dessous, qui aurait été trop voyant vu le dos nu. Je tourne le dos à une partie de mes proies, descend lentement la fermeture éclair presque invisible au bas du vêtement sans cesser de danser, le faisant tomber au sol aussitôt libre. String rouge sombre, dentelle délicate. Je fais face, dévoile ma peau sans pudeur.

Je ne sais pas depuis combien de temps je danse, mais je suppose que la fin de la chanson approche. Et Varvara a bien dit dans le plus simple appareil, n'est-il pas ? Rieuse, je rive mes yeux sombres dans ceux d'un homme, la trentaine, subjugué depuis le début. J'abandonne le reste des spectateurs pour le prendre lui, rendre son envie incontrôlable, m’avance vers le bord de la scène, ignorant les quelques mains qui se tendent. Je n’observe que lui, jusqu’au dernier moment, celui où je fais doucement glisser la dernière pièce de tissu qui faisait mine de couvrir mon corps vers le sol. Ma danse se fait plus subtile, pour laisser un peu de place au mystère. Les dernières notes s’égrènent jusqu’à ce que je me fige, cambrée juste ce qu’il faut, mes yeux de nouveau accrochés par ceux de ma proie. Le souffle court, fatiguée par l’effort, j’attends quelques longues secondes avant de faire demi-tour. Ramasser ma robe sans dévoiler le peu de chair que je n’ai pas déjà montré exige un certain effort, mais je parviens à le faire avant de descendre de scène.

Je me rhabille dès que je suis hors de vue, avec un sentiment de plénitude désarmant. Varvara m’a fait un si beau cadeau, sans le savoir. Même si je n’ai pas joué autant que je l’aurais fait sans mon réceptacle et ses petits amis de l’ombre, j’ai retrouvé ce que je suis, un avatar de la Luxure pour les miens. La tentatrice qu’il faut supplier pour obtenir le pardon. Avec ça, le démon risque d’avoir compris que je suis plus qu’il n’y paraît. Mais je n’ai pas exagéré, j’ai muselé mes propres envies pour ne pas avoir l’air trop puissante. Je sais que certains des spectateurs, encouragés par la danse, ont décidé de passer à l’acte. Que d’autres tenteront d’éteindre leurs envies dans l’alcool. Je sais que l’écho de ce désir sauvage que je leur ai insufflé s’est déjà éteint, lui. Ce sont leurs propres vices qui ont pris le relais.

Ah, qu’importe. Je cherche ma victime désignée pendant ma danse et finis par la voir tenter de me rejoindre. J’attends sagement qu’il y parvienne, passe mes bras autour de son cou en embrasant totalement son désir, de quoi rendre fou si je l’empêchais d’avoir ce qu’il souhaite. Il n’a pas eu le temps de parler que je cherche son oreille pour interroger d’une voix suave :

Dis-moi ce que tu serais prêt à faire pour m’avoir vraiment.
Tout. N’importe quoi, répond-il précipitamment, et je me redresse triomphante.

Comme c’est pratique.
Il ne me reste plus qu’à rejoindre Varvara. Lorsque c’est chose faite, mon bras passé autour de celui d’un homme qui n’y tient plus, je lui souris très, très aimablement.

Alors, la prestation était-elle à la hauteur de vos attentes, ma chère ?
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ϟ Sexe : Féminin
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ϟ Célébrité : Alexandra Breckenridge
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ϟ Signes particuliers : /
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions V
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions IV
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon IV
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Lame du déchu (artefact)
- Échine de Léviathan (artefact)
- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Varvara coula une regard en direction des deux sorcières. Leurs lèvres continuaient de se chercher, de se trouver et de se dévorer alors que leurs mains arpentaient les chairs de l’une et l’autre. Petit à petit, les vêtements quittaient leurs peaux pour être répandus sur les bancs de l’alcôve. Il ne faudrait pas longtemps avant qu’elles ne soient tous les deux dans leur plus simple appareil et que plus rien ne fasse obstacle à l’expression la plus primitive et satisfaisante de leurs désirs. Le sourire qui se dessinait sur le visage de la jeune fille blanche était celui d’une mère attendrie, ce qui ne faisait que renforcer le contraste étrange qu’on pouvait lire dans ses yeux. Varvara avait un regard bien trop ancien pour un corps aussi jeune.

« En effet. Mes braves petites sorcières. »


Quand il était encore Duc des Enfers, avant sa pathétique tentative de coup, il avait été réputé pour offrir parmi les meilleurs familiers aux fidèles du Diable. Les sorcières qui les recevaient savaient se montrer des plus reconnaissantes. Il en allait de même pour ces deux là d’ailleurs. Un instant, la pointe de désir inoculée en la jeune fille se manifesta et Malphas tout comme Varvara se mirent à rêver doucement des plaisirs barbares du sabbat, où les corps nus de MIschief et Mayhem seraient à leur disposition comme ceux de toutes les autres sorcières du convent.

Varvara pencha la tête sur le côté suite à la réflexion de son interlocutrice anonyme. Elle se demanda à quel peuple elle pouvait bien penser. S’agissait-il de l’humanité toute entière ? Ou bien d’une communauté particulière ? Ah, ce n’était qu’un doux mensonge. Mais oui, elle savait traiter avec ces gens là, avec tous les hommes. Elle instillait la peur dans leurs esprits, s’immisçait dans leurs souvenirs ou les faisait agoniser. Tout dépendait de ce qu’elle voulait. Elle les tentait aussi. Mais c’était là un art auquel certains autres démons du Hell Club excellaient bien plus qu’elle. Cela ne l’empêchait pas de pouvoir tisser des pactes comme ce soir. Mais elle devinait autre chose derrière le visage délicat de son interlocutrice. Quelque chose capable d’influencer deux autres sorcières et pourtant, à l’aura si faible… Quelque chose qui n’avait pas la moindre pudeur et ne semblait pas se soucier des conséquences de ses actes.

« Fantastique. » Dit-elle en applaudissant avec un ton enjoué lorsque son interlocutrice accepta de danser pour elle, pour eux, pour les enfers tout entiers d’une certaine manière. « Nous avons donc un accord. Vous n’avez qu’à allez au bar, je vais m’occuper de tout.»

Elle bondit sur ses pieds, abandonnant les deux sorcières à leurs ébats alors qu’elle se dirigeait vers les coulisses pour donner ses instructions. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant que la jeune fille aux cheveux blancs ne fende la foule de clients du club pour s’approcher de sa distraction du soir avec sa démarche enfantine, comme si elle gambadait plus qu’elle ne marchait. Les deux mains dans le dos elle se pencha en avant avec un grand sourire.

« Tout est prêt, la musique ne va pas tarder à commencer. J’avais quelques idées de costumes en tête, mais le mieux est que vous restiez naturelle pour nos clients. » Elle eut un petit rire. « Oh, je ne compte pas en rater une miette. Ni moi, ni tous les autres. »

La musique commença peu de temps après, les basses languissantes de « After Dark » de Tito et Tarantula inondant la pièce. Il n’y avait rien d’anodin dans cette chanson. Après tout, Varvara avait son propre sens de l’humour et accès à de nombreuses références de pop culture qu’avait laissé dans sa tête l’ancienne propriétaire de son corps. Tout autour d’elle, le démon senti les effets que la danse de la magicienne avait sur le publique. Elle pouvait sentir le désir qui montait en eux. Son sourire se fit plus sinistre alors qu’elle dévorait des yeux le corps nu de Thalia. Cela serait une bonne soirée pour le Pandémonium. Tous ces gens, tous ces clients excités allaient se précipiter vers tout ce qui pourrait assouvir leurs pulsions. Naturellement, ils se tourneraient vers les filles que la Fosse avait à leur offrir. Ils se donneraient aux succubes, aux vampires et aux sorcières dans le vain espoir de ressortir satisfaits. Beaucoup leurs laisseraient leur argent. D’autres iraient jusqu’à leur laisser leurs âmes.

Avec la tension vibrante qui animait la salle à la fin du spectacle, une simple petite poussée supplémentaire aurait probablement suffit à tout faire dégénérer. Cela ne serait pas la première orgie qu’abriterait le club. Mais cela serait probablement la première qui n’aurait pas été planifiée avec soin ou tout simplement provoquée par Lady Satan et ses sbires. Varvara pensa d’ailleurs à sa maîtresse. Elle allait vouloir rencontrer la femme responsable de tout cela et cela ne faisait presqu’aucun doute, elle allait vouloir la posséder. D’une façon ou d’une autre.


Lorsque Thalia retrouva Varvara dans l’alcôve, Mischief et Mayhem avaient disparus. L’une des mains de la démone était tâchée de sang et elle pianotait avec un grand sourire sur un ordinateur portable. Elle leva les yeux, offrant un sourire plus ravissant encore à son interlocutrice.

« C’était magnifique. Vous avez fait fort impression. Auprès de nos clients et d’internet aussi. » Elle referma l’ordinateur. « Et je suppose que nous avons là l’heureux élu du soir ? Que lui avez-vous promis pour qu’il soit dans un état pareil ? Enfin, cela importe peu. Tant qu’on s’amuse. »

Le petit démon fit glisser une feuille de papier en direction de l’homme.

« Voilà un contrat classique. En échange de son âme, vous pourrez avoir ce que vous voulez à la Loge des Damnés. Lui aura ce que vous lui avez promis, ou la simple satisfaction de vous avoir aidé. Bien sûr, j’ai besoin de savoir ce que vous désirez pour finir de remplir. Rajoutez sa signature avec son sang et il vous restera plus qu’à profiter. »


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ϟ Âge : 24
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ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
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ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa
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ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Quand je reviens dans l’antre de Varvara, ses animaux de compagnie ont disparu. Une petite déception, je dois dire. J’ai travaillé un peu, pour elles, j’aurais aimé profiter du résultat, mais enfin… Au départ debout, je finis par me rasseoir là où je me trouvais quelques minutes plus tôt, en même temps que je hausse les sourcils d’un air surpris. A peine. Je me demandais à quel moment le démon allait tricher un peu. Je me demande qui a saigné, d’ailleurs.

Je m’en serais atrocement voulu que seuls les privilégiés de ce soir profitent du spectacle, je rétorque d’un ton amusé. Vous avez bien fait de partager.

Thalia va détester.
Je m’en amuse.
J’espère juste que son corps n’est pas exposé sur internet au sens large, je risque de finir punie dans mon médaillon. Et rien ne me contrarie plus que d’être traitée comme une enfant capricieuse, moi qui aie vécu des millénaires et en aie encore beaucoup d’autres devant, moi qui suis plus puissante que leur ridicule Ordre, et qui pourtant me retrouve prise au piège.
Enfin… Si je le voulais, je règlerais le problème. Mais ça veut aussi dire retourner dans les Treize Cieux à attendre qu’un de mes frères ou une de mes sœurs fasse une bêtise. Ou qu’un de nos démons s’échappe. Si les miens se satisfont de leur exil, déçus des hommes, je suis un peu d’eux et ils sont un peu de moi, ces êtres humains.
Je ne les méprise pas, je leur suis supérieure tout en ayant un peu de leurs propres faiblesses en moi. Juste un peu, juste ce qu’il faut pour comprendre, saisir, détruire. Sauver.

Intéressant choix de chanson, même si je crains ne pas la connaître, j’ajoute.

J’intercepte la feuille sur lequel s’étale le contrat, avec un claquement de langue désapprobateur. Ce n’est pas moi qui signe, mais je préfère vérifier qu’aucune des clauses de cet accord ne va me poser problème à un moment ou à un autre.

Permettez, je dis tout en commençant à parcourir les lignes attentivement. Oh, ça vous étonnera peut-être, mais ce ne sont pas mes désirs que l’on satisfera ce soir. Juste les siens. Je ne ferais sûrement que regarder. Je n’étais pas sûre que l’un de vos clients habituels accepte d’avoir du public.

Après tout, je ne doute pas que la propriétaire des lieux fasse en sorte de protéger l’anonymat et la tranquillité de ceux qui ont signé un contrat ou payé à prix d’or leur plaisir. Je n’ai fait qu’offrir quelques petits services et vendre quelqu’un d’autre, je ne suis pas celle qui m’engage. Ma méfiance me fait dire qu’il vaut mieux que j’évite les choses trop compromettantes. Et puis…

De toute façon, mon compagnon a des envies déplorables. Je n’aime pas avoir mal et je ne suis certainement pas celle qui lui convient.

Je jette un œil par-dessus mon épaule. L’homme a posé sa main sur mon épaule, une main qui tremble un peu. C’est amusant, parce que je ne pense pas que sans mon aide, ses petits fantasmes teintés de sang n’auraient jamais vu le jour. Ils seraient restés bien au chaud dans ses pensées. Je l’ai juste libéré de ses inhibitions, en quelque sorte.

Dis-lui ce qui te fait vibrer, cariño, je l’encourage de la voix mais pas seulement.

Il me lance un regard un peu perdu, pauvre petit, mais je resserre mon emprise sans trop de mal.

Je veux… Avoir le droit de faire mal. Avoir tous les droits sur elle.

Classique. Même si elle, ce ne sera pas moi.
Je lui tends le contrat.

Tu es gaucher ou droitier ?
Droitier.

J’attrape donc sa main gauche et demande à Cetl d’en mordre la paume, mais pas trop fort. Nous ne sommes pas des sauvages, voyons. Je demande d’ailleurs ensuite à l’alebrije d’aller se dissimuler ailleurs. Elle a beau évoluer dans un plan légèrement différent, Cetl pourrait être vue par une des âmes damnées qui vivent au Pandémonium.
Quand le sang coule, je referme patiemment son poing et le comprime, jusqu’à ce que le liquide goutte sur le bas du contrat, assez pour qu’il appose sa signature. Je souris gentiment et lui fais signe de reculer avant de rendre le tout à Varvara. Puis je me penche au dessus de la table, pour aller murmurer à son oreille, amusée.

Vous savez, je ne lui ai rien promis du tout. Je lui ai juste demandé ce qu’il serait prêt à faire pour m’avoir. Ce n’est pas ma faute s’il n’a pas pris soin de s’assurer que je lui donne ma parole.

J’embrasse du bout des lèvres la joue de la petite en reculant et lui souris, radieuse.

C’est un véritable plaisir de faire affaire avec vous, ma chère. Je dois dire que je ne m’étais pas autant amusée depuis des mois.

Je me relève et lui jette un regard interrogateur. Et bien, j’ai rempli ma part de notre marché, c’est à son tour de tenir parole, non ?
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ϟ Âge : 26
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- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions V
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions IV
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon IV
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Lame du déchu (artefact)
- Échine de Léviathan (artefact)
- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Cette femme était décidément un véritable délice, totalement dénuée de pudeur. Varvara ne l’en appréciait que d’avantage. Elle s’était presqu’attendue à ce que la mention d’internet soit ce qu’il fallait pour faire disparaître son calme enjoué et qu’elle se soucie des conséquences de ses actes au Pandémonium, mais non. Tous les clients des services en ligne du Hell Club avaient pu profiter du petit spectacle, un intermède bien gentillet en comparaison de ce qu’on leur présentait d’habitude bien entendu.

« Je pense que j’entendrais parler de votre prestation pendant un bon moment. Si jamais vous désirez vous reconvertir, je suis certaine que nous aurons une place pour vous ici. Cela vous permettra peut-être de profiter un peu plus de nos adorables sorcières. » Lâcha le démon avec un léger rire.

Si elle pouvait influencer la foule comme elle l’avait fait ce soir à chaque fois… Cela serait un spectacle à ne pas manquer pour beaucoup et surtout, il précipiterait nombre de leurs clients habituels dans le vice et la débauche. Alors ils chercheront tous les moyens d’assouvir leurs désirs et feront la seule chose qu’attendait d’eux le Hell Club : vendre leurs âmes. C’était la seule raison pour laquelle le Pandémonium offrait des services aussi raffinés et plaisants. Cette femme pourrait être la pincée d’additif supplémentaire dont ils pouvaient avoir besoin.

« Je me ferais un plaisir de passer une soirée avec vous pour vous montrer d’où elle vient, mais j’ai bien peur que nous ne soyons toutes deux incapables de nous concentrer dans de telles conditions. Je suppose que cela restera donc un mystère pour notre prochaine discussion. »


Les yeux de Varvara sont braqués sur le corps de Thalia alors que celle-ci lit le contrat. Oh, comme il aurait été tentant de glisser quelques clauses, quelques lignes en petit caractère. Le séjour dans la Loge de cette femme aurait pu se terminer au milieu de toutes les poupées habillées et préparées avec soin par le démon. Entre autres choses… Mais non. Il ne s’agissait que d’un contrat classique. Le plaisir contre l’âme. La nuit la plus satisfaisante qu’un homme puisse posséder en échange de sa seule chance de rejoindre le paradis. Un plaisir éphémère contre tourments et servitude éternels. Le petit démon haussa un sourcil interrogateur à la remarque de la danseuse du moment, avant de laisser s’échapper l’une de ses petits rires gais.

« Oh, vous êtes donc de ce genre là. » Les voyeurs, ceux qui se satisfaisaient seulement en observant les autres et en aucun cas en participant. Cela surprenait quelque peu Varvara, surtout quand on voyait la sensualité qui avait mise dans la danse dont le Pandémonium avait été régalé. « Dans ce cas j’aurais pu vous faire une offre bien différente. Accéder au fil vidéo où s’est retrouvée votre représentation par exemple. A moins que vous ne préfériez vous tenir vraiment au plus près des choses… Oui, ça je comprends. Certains de nos clients apprécient d’être observés, mais nous tenons à leur intimité et je ne vous fait pas encore confiance. »

Le visage de Varvara se tourna finalement vers le pauvre homme qu’elle avait superbement ignoré jusqu’à présent. Des comme lui, il y en avait des centaines qui entraient et sortaient du Pandémonium chaque semaine. Ils oubliaient leur culpabilité une nuit ou deux pour observer les courbes des danseuses et quelques uns d’entre eux en savaient assez pour s’offrir une nuit avec l’une d’entre elle. Jamais ils n’avaient l’argent ou la notoriété nécessaire pour simplement connaître l’existence de la Log. Si c’était le cas, ils ne gardaient pas leurs âmes bien longtemps et se voyaient dévorés par la culpabilité qui s’en suivit.

« Un petit esprit torturé, frustré, qui désire se sentir puissant à travers la souffrance d’autrui. » Varvara eut un léger rire. « Vous savez les choisir. Vous êtes certaine de ne pas vouloir vous prêter au jeu ? Enfin, ce n’est pas grave, je vais lui trouver un remplacement adéquat. »

Parfaitement calme, sans cligner une seule fois des paupières, Varvara observa le sang couler depuis la main de l’homme. Elle avait senti la présence d’une autre créature, quelque chose qui suivait sa cliente du soir. Quelque chose qui ne faisait qu’ajouter au mystère qui l’entourait. La démone se garda bien de faire un commentaire. Le Pandémonium était bourré d’êtres éthérés et invisibles. D’âmes et d’ombres qui servaient Lady Satan ou se contentaient d’errer en attendant qu’on leur trouve une utilité.

La petite fille attrapa le contrat qu’elle observa, satisfaite, avant de le faire disparaître dans les recoins de sa robe rouge.

« Vous auriez fait un parfait petit démon, vous savez ? Mon offre tient toujours si vous voulez venir travailler ici. » Lâcha Varvara sur le même ton jovial. D’un bond elle se mit sur ses pieds, toute sourire.

« Ce fut une entrevue pour le moins divertissante. Mais il est temps que je vous mène à vos plaisirs respectifs. Veuillez me suivre. »

Le démon se mit en route en gambadant et mena la jeune femme et l’homme qu’elle manipulait à travers les couloirs du Pandémonium jusqu’à un luxueux ascenseur. Celui-ci était gardé par un homme qui n’en était pas réellement un bien entendu. Il leur ouvrit les portes en s’inclinant devant Varvara. Elle sifflota une chanson inconnue de tous alors que l’appareil les amenait à l’étage supérieur. Quand les portes s’ouvrirent, une femme masquée s’inclina devant eux et leur tendit deux masques, des loups. Un pour Thalia, un pour l’homme.

« Normalement il y a un peu plus de sécurité, nous tenons à l’anonymat de nos clients. Mais vous êtes avec moi. Mettez-les. Et n’allez pas les retirer ou tenter de retirer ceux des autres dans les parties communes. »

Et quelles parties communes ! Tout le décor légèrement sinistre de la Fosse avait laissé place à des boiseries luxueuses, des meubles confortables aux revêtements de soie rouge et de velours. Il y avait des fauteuils et des canapés qui formaient un gigantesque salon où étaient assis des hommes et des femmes, tous masqués. Seuls les serveurs et serveuses du Pandémonium ne cachaient pas leurs traits. Des escaliers permettaient d’atteindre une mezzanine qui faisait le tour de la pièce. De temps à autres, le personnel de l’établissement y emmenait les clients qui attendaient jusqu’à des mystérieuses portes noires.

« Pourquoi ne pas vous installer confortablement le temps que je trouve celle qui vous remplacera dans les désirs de ce jeune homme ? Est-ce que vous avez quelque chose en tête ? Je peux en trouver une qui vous ressemble. »

Il y aurait bien des succubes capables de prendre la forme de la femme désirée par l’homme et de supporter les sévices qu’il désirait lui infliger.
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ϟ Âge : 24
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• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Tiens, tiens, voilà donc qu’on essaye de m’embaucher, à présent.

Je crains d’avoir mes propres occupations, navrée, je dis très, très sagement. Considérez les retombées de ma petite danse… Comme un genre de faveur.

Après tout, je n’ai signé que pour une danse. Signé entre guillemets. Rien ne m’obligeait à danser avec mon pouvoir. Je peux le faire de façon purement naturelle, c’est juste bien moins amusant. Du coup, j’ai choisi la solution numéro deux. Celle où je travaille à mettre le feu aux braises naissantes du désir d’autrui. Si avec ça, le chiffre d’affaires, argent et âmes comprises, du Pandémonium ne connaît pas une certaine augmentation… Je suis tellement généreuse avec eux.

Oh, effectivement, j’aurais du mal à parler musique ce soir. Mais je n’oublie pas votre proposition. Je mettrais un point d’honneur à ne pas me renseigner de moi-même, pour garder la surprise pleine et entière.

Voilà donc que je prévois des petites soirées pyjamas avec Varvara. Je la regarde un instant et retiens un rire. Je l’imagine très bien dans un joli pyjama. Rose, de préférence. En attendant, je peux déjà dire que je l’ai - encore ? - surprise. Hm, oui, je suis une voyeuse à peu près autant qu’une exhibitionniste, et à mes heures, une participante.

Je suis de ce genre là. Et d’autres. Mais j’aime regarder de très, très près. Je savais pertinemment ce pour quoi je négociais, j’ajoute, haussant les épaules. Et que vous ne me feriez probablement pas assez confiance.

Dans les faits, j’encourage les vices des autres, mais je les exauce aussi. Parfois. Souvent. Sauf lorsque le vice implique que je souffre, que je saigne. Les dieux ne saignent pas. Nous faisons saigner les autres. Je peux me prêter à des jeux, tant que mon partenaire n’oublie pas qu’en définitive, c’est lui, ou elle, qui est à ma merci. De bout en bout.

Certaine, je lâche, dédaigneuse.

Cet homme est faible. Hors de question que je fasse même semblant d’être sa chose, c’est dégradant et dépourvu d’amusement. En prime, il a vendu son âme à un petit démon en robe rouge, franchement… Qu’est-ce que je pourrais bien faire de lui, si ce petit détail ne lui appartient même plus ?

Mon refus tient toujours également, Varvara. Désolée, pas de nouvel ajout à votre collection.

Quelle déception, je la comprends. Intérieurement, je ricane.
Je suis le démon, ses cheveux blancs bien visibles devant nous. Sa démarche sautillante a quelque chose d’obscène, lorsqu’on sait qui se cache là dessous. Ou ce qui s’y cache. Je trouve donc évidemment l’idée extrêmement plaisante. On ne peut voler un certain sens du décorum à la chère Varvara, qui m’est très agréable. Je jette à peine un oeil à ce qui garde l’ascenseur dans lequel moi et mon invité… Ma marchandise ? Mon faire-valoir ? Oh, l’humain, entrons.

J’ignorais que j’étais censée vous faire des courbettes, j’ajoute à l’intention de Blanchette. J’imagine que vous êtes quelqu’un d’important.

Il s’avère que nous avons également le droit aux révérences. Souriante, je prends le loup et l’observe. Si j’avais su, j’en aurais demandé un au démon pour danser. Qu’il m’aurait sans doute refusé, maintenant que j’y pense. Je le place sur mon visage, tandis que mon compagnon fait de même.

Bien entendu. Je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité en brisant vos règles.

Ce qui n’est vrai qu’à cause des directives de Tesla, si je dois être parfaitement honnête. Sinon, je dois bien avouer que j’aurais probablement été moins sage. Attentive, j’observe les lieux, qui respirent le luxe… Et, pour qui sait voir, la dépravation et le mal. Fascinant. Je reconnais aisément ceux qui servent les heureux élus qui ont le droit de profiter des services du Pandémonium. Oh, pas par la magie, juste parce que j’ai deux yeux et que tous les autres sont masqués. L’anonymat est important. J’observe les escaliers avec curiosité puis me baisse le regard vers Varvara, qui nous parle de nouveau.

Une qui me ressemble…

Je ris. D’apparence, sans doute.

Faites donc ça, si cela vous plaît. Il pourra peut-être se consoler de ne pas avoir eu la vraie, comme cela.

Je ne demande même pas son avis à l’homme. Je me moque de ce qu’il veut exactement, et je suis à peu près certaine qu’une femme qui me ressemble lui conviendra très bien, pour ce qu’il en a en tête.

Nous attendrons sagement, je promets. Choisissez bien.

Intérieurement, je me demande si mon petit spectacle me permettra de rencontrer la maîtresse des lieux, à un moment ou un autre. Après tout, ma curiosité m’a mené vers ce club autant pour l’ambiance et les monstres - humains ou non - qui s’y ébattent, que pour cette mystérieuse interdiction de nuire à la propriétaire.
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ϟ Métier : PDG de Wormwood Entertainments, Présidente du Hell Club, Antéchrist
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ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la démonologie X
- Maîtrise de la nécromancie X
- Maîtrise des malédictions V
- Maîtrise des métamorphoses V
- Maîtrise des possessions IV
- Âme démoniaque I
- Pacte démoniaque I
- Flammes infernales III
- Regard tentateur II
- Drain de vie I
- Forme de démon IV
- Consécration infernale II
- Parangon du mal II
- Lame du déchu (artefact)
- Échine de Léviathan (artefact)
- Linceul des ombres (artefact)
- Caliban (démon familier)
- Varvara (serviteur)
- Doom Girl (compagnon)
- Sam, le démon d'Halloween (compagnon)
Varvara n’avait pas escompté voir son interlocutrice accepter sa proposition d’emploi. Là, elle l’aurait vraiment surprise. Mais elle ne perdait rien à demander, simplement pour que cette idée se plante dans un recoin de son esprit, comme un asticot dans une pomme. Peut-être qu’un jour, si le destin se montre facétieux, la modeste sorcière qui n’en était pas une serait dans le besoin. Alors elle saurait que les démons du Hell Club, que la douce et si affectueuse Varvara, sauraient apprécier ses talents. Suffisamment même pour qu’ils veillent à son bien être plutôt que de simplement la sacrifier sur l’autel de leurs propres pulsions.

« Fantasique. Qui sait, je pourrais vous montrer ma collection de poupées à l’occasion. » Lança la jeune fille avec son ton guilleret à toute épreuve.

Ses poupées qui attendaient sagement dans la partie du Pandémonium qui n’appartenait qu’à elle… Le démon ne se logeait pas parmi les clients, mais dans les cryptes qui s’étendaient sous le bâtiment, avec toutes les autres horreurs du Hell Club. Là, on pouvait y trouver ce qui ressemblait à s’y méprendre à une chambre d’adolescente tout à fait normale, mêlant des posters de film d’horreur et des reliquats de l’enfance. Des poupées… Des poupées de chair et à taille humaine qui attendaient en frémissant que leur maîtresse ne vienne jouer avec elles. Craignant que d’un caprice, elle ne les fasse se tordre de douleur jusqu’à ce qu’elles s’arrachent leurs yeux. Les poupées détruites étaient nombreuses, mais avaient toujours leur utilité. Varvara savait partager avec les autres démons. Surtout celui que l’on appelait le Boucher.

« Si vous vous montrez être une invitée respectueuse, peut-être que la maîtresse des lieux vous laissera revenir et pas seulement pour notre petite soirée. Elle vous laissera peut-être voir des choses de très très près. »

Si l’ombre de Lady Satan planait sur tout le Pandémonium, celle-ci ne s’était pas encore montrée ce soir. Il y avait fort à faire à cette période de l’année. Halloween avait initié le début de la mauvaise saison, qui connaîtrait son apothéose sinistre pour Yule. Varvara avait hâte.

« Je le suis. Mais vous le saviez déjà. » Commenta la jeune fille dans l’ascenseur, interrompant un moment son sifflotement. « Vous pouvez vous dispenser des courbettes, surtout si vous revenez pour parler de musique avec moi. Et de films aussi. Vous verrez. »

Cette femme ne rejoindrait pas les poupées de Varvara ou la ménagerie de Lady Satan ce soir. Mais ce n’était qu’un soir parmi d’autres. Ce qui se trouvait au Pandémonium n’était disponible nulle part ailleurs et si la danseuse amatrice s’y délectait une fois, le duc des enfers ne doutait aucunement qu’il la reverrait.

« Soyez sages en m’attendant. » Glissa-t-elle avant de s’éclipser.

A peine eut-elle disparue qu’une serveuse s’approcha de Tlazolteotl avec une bouteille de mezcal et des verres. Il s’agissait d’un alcool authentique cette fois-ci, de ce qu’on ne trouvait qu’en y mettant le prix. Rien à voir avec la téquila de la Fosse.

« Avec les compliments de la maison. » Dit la serveuse en servant un verre à la jeune femme avec un sourire. Elle attendit toutefois son autorisation avant d’en servir un à l’homme. C’était lui qui avait donné son âme, mais il était loin de prendre la moindre décision.

Lorsque Varvara refit son apparition au bout de quelques minutes, la femme qui l’accompagnait n’avait rien de semblable à Thalia. Elle n’était pas même d’origine hispanique. Mais avant que quiconque ait pu protester, celle qui n’était nulle autre qu’une succube posa sa main sur l’homme bientôt sans âme. Son corps se modifia alors qu’elle devenait l’incarnation de ses désirs, une version de Thalia dénuée des petits défauts de la réalité et sublimée par l’imagination de l’homme. Une sorte de poupée gonflable qui pourrait saigner sans que cela ne gêne personne. Le corps était modifié par sorcellerie, mais le démon qui l’habitait ne craignait rien. Varvara applaudit avec son air guilleret e tendit un masque à la succube qui cacha aussitôt les traits de Thalia.

« C’est parfait, parfait… Deux pour le prix d’une. Vous allez pouvoir regarder cet homme vous faire des choses indicibles, un plaisir rare. » Bien sûr Varvara ignorait que Thalia était loin d’être celle avec qui elle échangeait depuis le début de la soirée. Un croassement sinistre retentit dans la salle et nombre de conversations se turent aussitôt.

Sur la mezzanine, les mains posées sur la rambarde, Lady Satan observait l’assemblée. Elle était vêtue d’une robe noire mettant en valeur la moindre de ses courbes. Le linceul des ombres, tissé des ombres des damnés et contenant tous les immondices que la sorcière avait conjuré des enfers ou relevé de la tombe. Celui-ci se déclinait même en un loup qui cachait ses traits et se dotait de deux petites cornes factices. Ses cheveux roux étaient saisissants, semblant presque plus vifs qu’à l’accoutumée. Sur son épaule, Caliban observait la scène, posant son regard sur Varvara, puis sur la succube et enfin sur Thalia, ou plutôt celle qui habitait son corps. Déjà quelques hommes se dirigeaient vers elle, des clients, masqués, probablement à la recherche de ses faveurs.

« Oh. Je vous présente Lady Satan, l’illustre maîtresse des lieux. Mais ne perdons pas de temps. Vous avez suffisamment patienté pour votre spectacle, non ? »

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ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
J’ai cette drôle d’impression que l’air innocent de Varvara lorsqu’elle parle poupées cache quelque chose. Quelque chose d’assez déplacé, décalé, osons le décadent. Néanmoins, je suis curieuse.
Encore.
Toujours.

Tout le plaisir serait pour moi, je susurre.

Je n’ai rien contre les enfants, ou, en l’occurrence, les manies enfantines aussi glauques que possible. Ni contre tout ce que les démons peuvent inventer, tant qu’ils ne s’en prennent pas à une de mes prêtresses. J’habite dans l’une d’elle, en quelque sorte, et les autres sont une espèce en voie de disparition, c’est assez contrariant lorsqu’on me les abîme.

Ma chère, vous savez certainement comment m’encourager à bien me tenir… Je serais tellement ravie de partager un peu de votre monde… Et passer quelques soirées avec vous. Votre compagnie est réellement divertissante.

Il faut se montrer curieux de la culture des autres, même quand ces autres ont saccagé un héritage entier, exterminé un peuple. Par humains interposés, mais nul doute que Cortès et sa clique répondaient plus au Diable qu’à leur ridicule dieu unique. Au moins ne l’ont-ils pas seulement fait par les armes, sans quoi je ne serais sûrement pas là. L’assimilation est chose merveilleuse.

Je cligne des yeux, surprise, quand une serveuse m’approche et que je reconnais la bouteille qu’elle apporte avec elle. Comme l’attention est délicate. Je remercierais volontiers Varvara, ou la responsable de ce petit tour, mais il n’y a personne en vue. Je prends le verre qu’elle me tend avec un sourire, et goutte l’alcool du bout des lèvres.

Vous remercierez… Qui de droit de ce présent. Il a sans doute plus de valeur qu’elle ne l’imagine, j’ajoute, presque attendrie. Servez lui en un.

La dernière phrase est prononcée avec un certain désintérêt. D’ailleurs, quand les mains de mon accompagnateur tente de se montrer baladeuse, je lui lance un tel regard qu’il s’arrête bien vite. Le respect a disparu, vraiment. Pendant que j’observe les lieux, l’homme cherche son courage disparu dans l’alcool. Joueuse, j’ai relâché ma prise sur ses émotions, un peu. Assez pour qu’un soupçon de peur fasse son apparition. Je vais adorer le rendre à ses démons - métaphoriques et tout à fait réels - à la fin de cette soirée.
Quand on parle de démon, d’ailleurs, Blanchette revient accompagnée. J’observe avec curiosité la femme qui l’accompagne, avec mes yeux autant qu’avec ma magie, quand elle prend l’apparence de Thalia. En mieux, en toute objectivité. J’adorerais avoir ce corps parfait. Même si ma troisième forme divine est clairement plus belle, mais on ne peut tout avoir. Je me demande si je pourrais forcer l’illusion sur les traits de Thalia un jour, comme je l’ai fait avec la précédente.

Amusant, je claironne, même si je vais plutôt regarder cet homme malmener la gourde qui me sert de prison.

Peut-être que c’est aussi un fait exprès. Moi, mesquine ?
Ja-mais.
Je n’ai pas le temps de partir m’amuser, ceci dit, que le bruit ambiant diminue drastiquement au son délicat d’un croassement. Douce musique à mes oreilles, qui me fait évidemment lever le nez vers la nouvelle venue. Souriante, j’observe la maîtresse des lieux, aussi certaine de son identité que du fait que son corbeau n’en est pas vraiment un. Les autres convergent vers elle, mais je reste là où je suis, mes yeux sombres fixés sur la rouquine. Je fais un petit signe au corbeau, qui me regarde à présent, et attends patiemment, tout en disant au démon à mes côtés.

Vous auriez pu vous abstenir de me la présenter. Son identité me paraît assez claire, je m’amuse gentiment.

A un moment, Lady Satan, image ô combien saisissante au milieu de ce que je ne vois que comme des moyens d’alimenter mon pouvoir, pose ses yeux sur moi. Mes lèvres s’étirent en un sourire malicieux, puis je lui souffle un baiser délicat en même temps que j’effleure son énergie de la mienne. Une touche curieuse, douce, suave, qu’elle sentira à peine tant je l’ai amoindrie. Puis je détourne mon regard vers Varvara.

Transmettez-lui mes amitiés, si cela ne vous dérange pas. Dites-lui ce que vous savez. Dites-lui que je serais tout à fait ravie d’avoir l’honneur d’échanger quelques mots avec elle.

Je salue Varvara d’un baiser presque chaste.

Allons-y, je lance à ma victime et à celle qui me ressemble à présent tant, avant de suivre cette dernière.

Je m’amuse du savoir que je ne laisse qu’une trace vide de sens, une magie trop faible pour expliquer mon assurance ou mes actions sur scène. Pour cela, Inayilia est bien pratique. Je rejoins mes proies d’un soir, mon verre à la main, enivrée par les souvenirs que me rappellent le mezcal, la démarche altière. Il n’y a pas de raison que seule Lady Satan soigne ses entrées. Même si en l’occurrence, je soigne surtout mes sorties.
Je pénètre notre nouveau décor sans la moindre frayeur, contrairement à mon compagnon. Oups, je l’en avais presque oublié.

N’aie pas peur, je souffle, en me coulant tout contre lui, dans son dos, et en faisant signe à mon double de s’approcher.

J’embrasse la courbe de son cou avant de continuer :

Oublie l’effroi, empare toi de tes désirs. Ce soir, ils peuvent devenir réalité, sans conséquences.

Menteuse.

Personne n’en saura rien, personne ne dira rien. Et tu seras comblé au delà de tes espérances. A présent, c’est toi qui choisis, toi qui mène la danse. Toi et toi seul.

Puis je me détache, et je sens son manque de ma chaleur contre sa peau comme si c’était le mien propre. Je me laisse tomber dans un fauteuil, contemplant l’opulence de la pièce, les tissus d’excellente facture, mais aussi tous ces jouets qui s’y trouvent. Il ne manquerait plus que le manuel du parfait tortionnaire pour compléter le tableau. Je ne sais même pas si le damné de ce soir aura envie d’accessoiriser tout ça. J’ai eu la légère impression qu’il était un peu plus brut de décoffrage.
Le coup qu’il envoie à sa proie d’un soir lorsqu’elle a l’audace de prendre l’initiative de lever les mains vers lui, la véritable prédatrice ici, dois-je le préciser, me pousse à rire intérieurement.
Brut de décoffrage, comme je disais.
Un peu décevant.
Mais appétissant.
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L'ennui est le seul péché impardonnable

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