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Ignis Omnia Vincit

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Message posté : Ven 5 Oct 2018 - 15:34 Message
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Ignis Omnia Vincit


Il eut un certain succès avec le chocolat et les gateaux, mais il était évident que ça ne suffirait pas à combler le manque énergétique subit par l’alchimiste. D’une façon ou d’une autre, ce dernier semblait avoir puisé sur ses propres réserves, comme avec un don du sang, et blake doutait que quelques sucreries suffiraient à combler ce manque.

Il en profitait pour observer, pas spécialement à la dérobée, Andrei. Grand, élégant, bel homme, avec une part ténébreuse, assuré, mystique… Voila de quoi faire rapidement chavirer n’importe qui, homme ou femme. Mais le plus étonnant était cette sorte de désespérance dans le regard, que Blake soupçonnait plus grave que la simple perte de son grimoire. Il ne doutait pas sur la réussite de leur entreprise, retrouver le précieux manuscrit.

Le petit sucrier avait semble-t-il cessé la scrutation particulière dont il avait gratifié l’alchimiste, et semblait satisfait du résultat. Il alla se caler sur son coin de table préféré, et on aurait pu penser à le voir qu’il ronronnait pratiquement. Il n’était pas rare qu’à côté de l’enchanteur, les objets prennent vie, mais le sucrier était particulier.

Andrei lui expliqua qu’il ne savait pas à quoi pouvait ressembler l’objet de sa grande quête, mais pouvait lui décrire de façon précise son manuscrit, ce qui était parfait. Il en ferait donc une carte par la suite, et avec un peu de chance, il lui suffirait de « tirer sur le lien » pour ramener le manuscrit à eux. Au pire, ils auraient au moins une indication de l’endroit ou le trouver.
Sirotant la doucereuse boisson, Andrei gratifia Blake d’une anecdote sur une vieille enchanteresse, ce qui fit sourire Blake et l’intéressa au plus haut point. Il n’avait pas connu beaucoup d’enchanteurs, et son ancien maitre était très spécialisé.

« Mon mentor de l’époque, le premier du moins, savait tisser des enchantements dans les fils, les tapisseries, et feu ma mère brodait des sortilèges.. J’ai une approche intuitive, plus moderne, des choses, mais je sens au plus profond de moi mes racines et mon héritage… Tu veux voir un enchantement moderne ? Je sens qu’on pourrait dévorer un régiment de moutons, tous les deux… »

Dans des grands gestes ampoulés, il prononça des paroles totalement incompréhensibles, comme pour incanter, puis avec un clin d’œil mutin, sortit son téléphone
« deux pizzas… hmm.. non.. 3 pizzas xxl, chorizo, fromage, et hmmm… jambon speck… dans 20 minutes ? parfait »

Il raccrocha, fier de sa plaisanterie.
« je dois encore peaufiner le sortilège, pour qu’il soit plus rapide, mais ça viendra… »
La question de la bouffe étant réglée, il se pencha plus précisément sur un prémisse de solution.
« on fera de la magie quand on aura le ventre plein, mais tout d’abord… »

Il se dirigea vers un petit bureau situé au milieu de son atelier, et en revint avec quelques rectangles blancs, ressemblant à de simples cartons, de la taille de la carte qu’il avait déchiré.

« pour l’instant, je vais me contenter de dessiner et de rectifier selon tes indications. » Pas gêné le moins du monde, Blake s’installa a côté de l’Alchimiste, et esquissa le manuscrit, se basant sur la précédent description. Son trait était assuré, précis, et néanmoins à son image, pas du tout académique. Le carnet pris forme, et Blake ajusta le dessin avec les rectifications verbales d’Andrei. Un rapprochement qui aurait pu être gênant pris fin au moment ou la sonnette tinta, annonçant les pizzas de la félicité.

Lâchant un petit pourboire, Blake précisa simplement, écartant la carte qui n’était pas encore enchantée :
« a la bonne franquette. Je dois avoir une bouteille de vin…. Hmmm… Italien ? un petit lambrusco, qui traine ».

Blake ne gagnait pas des milles et des cents, mais son niveau de vie s’était considérablement amélioré depuis qu’il avait vendu quelques œuvres, et qu’il posait lui-même dans différentes écoles d’art.


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Message posté : Sam 6 Oct 2018 - 15:36 Message
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Andrei observait Blake à mesure qu’il racontait son anecdote sur l’enchanteresse, ce dernier ne semblait pas se gêner pour étudier ses traits sous tous ces angles… Le jeune hongrois pensa que c’était l’âme d’artiste du mage qui prenait le dessus sur les convenances sociales qui invitaient à ne pas trop dévisager son interlocuteur. Mais l’alchimiste s’en moquait bien, on ne le matait pas aussi ouvertement tous les jours, et la faim alimentait trop ses pensées pour s’en émouvoir davantage. Il n’était pas non plus faux modeste, et se doutait qu’il plaisait, une image soignée, une plastique entretenue et une gueule d’ange déchu, ça faisait mouche régulièrement. Mais peu étaient ceux à qui ils rendaient ces regards scrutateurs, qui cherchaient l’accès à l’âme de leur interlocuteur. Aussi il ne se priva pas pour laisser courir ses yeux sur les formes de l’artiste enchanteur. Un modèle, il en était désormais convaincu, car canon de beauté masculine, ne pas se servir de cette qualité aurait été un gâchis, mais c’était là le pragmatisme d’Andrei qui parlait. L’alchimiste avait la manie d’utiliser tous les atouts qu’il pouvait quand il se fixait un but. Les yeux bruns du hongrois descendirent la courbe du dos de Blake avant de revenir à sa tasse de chocolat vide, écoutant le récit de l’enchanteur sur sa jeunesse.

Les enchanteurs échappaient à sa compréhension. L’éducation d’Andrei infusée de sciences lui avait appris que sa magie était pratiquement explicable scientifiquement sur de nombreux points. Il fallait penser au GHB par exemple, filtre d’amour archaïque qu’un confrère d’Europe de l’Est avait rendu public. Ce type s’était fait une sacrée pile de pognon, en vendant un secret d’alchimiste, tout aussi archaïque soit-il, mais depuis les commandes de philtres d’amour avaient chutées grandement, comme on pouvait se procurer sa propre drogue au pharmacien véreux le plus proche… Andrei n’était pas surpris plus que ça : beaucoup d’alchimistes s’intéressaient aux fruits plutôt qu’à l’arbre, l’école des chercheurs se réduisait au fil des ans, les siens préférant vivre dans l’indolence, vendant runes et potions, ou créant leurs richesses… Une assemblée décadente somme toutes.

Tandis que les enchanteurs eux semblaient moins matérialistes, dans leurs paroles, leurs magie, leurs yeux… transparaissait un monde féérique, un univers fantastique, d’où la magie partait et se soumettait à leurs rituels enchanteurs. Ils vivaient par leurs rêves et leur imagination infinie, plus que pour leurs envies, à l’image des siens… Au grand soulagement d’Andrei qui rit de bon cœur à la farce de son hôte, des pizzas furent commandées.

« Tout sortilège nécessite un effort, tu révolutionnes la chose mon ami car l’effort c’est le livreur qui le fournira pour venir jusqu’ici ! » railla Andrei avant d’acquiescer « Très bon choix de garniture, je t’avoue que je suis au supplice malgré ton divin chocolat. Si j’étais à la pharmacie j’aurais sortis mes sirops, mais c’est déjà un plaisir de gouter aux douceurs que tu m’offres ! » rassura Andrei une lueur maline dans le regard.

Le Hongrois regarda Blake revenir avec ses cartons blancs, il se doutait bien de ce qu’il retournait. Il ne savait pas comment cela fonctionnait, mais comme tout bon tour de passe-passe, il se prêterait volontiers au jeu, pourvu qu’il retrouve son livre. « Mon carnet est très similaire à celui-ci » fit Andrei en sortant le leurre qui avait failli couter quelques dents au pauvre enchanteur. « La tranche diffère un peu, plus dure, quatre coutures de cuir forment un relief régulier dessus. » L’alchimiste connaissait son ouvrage par cœur, il l’avait tellement tourné et retourné dans tous les sens, traçant ses cercles, ses runes, ses définitions, ses formules, ses calculs… « Oui il y a aussi mes initiales A et V qui sont incrustées dans le coin en bas à droit de la quatrième de couverture. Le carnet devait faire… cent seize pages je pense, sans compter les quelques post-it glissés dedans, annotations, corrections, commentaires… »

L’alchimiste se surpris de la clarté de l’image du livre dans sa tête à présent, l’image était nette, et Blake la reproduisait à merveille. Il l’observait dessiner, concentré sur son travail, son air enjôleur caché derrière une mine concentrée, qui ne manquait pas de charme… Andrei s’aperçut que Blake n’inscrivait pas les initiales dans le bon coin et il interrompit son geste faisant tomber le crayon de l’enchanteur par mégarde, mais sans salir le travail, par chance. « Désolé je me suis trompé, maintenant que tu le dessines c’était le coin gauche, pas droit… » s’excusa Andrei en se penchant pour ramasser le crayon tombé à côté des chaussures de son hôte. Il se releva tranquillement et remit son outil dans la main de l’artiste, l’effleurant au passage, et feignant la gêne.

Le livreur interrompit le trouble et ils interrompirent leur travail. Andrei se détendit et se cala dans le canapé hochant la tête : « Un lambrusco ? Oui ça ira très bien, ramène moi du curry, de la soude et quelque chose en argent s’il te plaît, je vais nous l’arranger ! Ce n’est pas qu’il est mauvais, c’est que son traitement industriel gâche son potentiel, puis les Américains sont des barbares avec leurs alcools…»

L’alchimiste attendit que Blake revienne avec ces choses que tout le monde trouve chez soi mais dont personne ne se doute de l’utilité à part pour la cuisine et le ménage. Pendant qu’il préparait les pizzas dans de larges assiettes, Andrei lécha la broche en argent pour s’assurer de sa pureté, si c’était du toc il risquait simplement de transformer ce vin non pas en millésime mais en poison mortel. Il découcha la bouteille, versa trois pincées de curry, une seule de cristaux de soude, mélangea avec la broche, puis secoua après avoir refermé la bouteille. Il gouta le mélange directement au goulot pour vérifier le résultat et sourit à l’enchanteur : « Parfait ! Année 2014 aux saveurs raffinées, j’ai réussi mon affaire ! C’est un vieux tour d’apprenti alchimiste qui se raconte en soirée, c’est bien moins complexe que la transmutation d’eau en vin et tout aussi efficace. »

Andrei alla chercher des verres à pied sous l’œil inquisiteur d’un sucrier vigilant et leur servi le vin arrangé. Ses origines italiennes avaient pris le dessus sur sa courtoisie naturelle, et il croisa les doigts pour que Blake n’en soit pas vexé.

Le pharmacien savoura sa pizza tout en regardant la carte qui prenait forme : « Une fois que tu auras terminé, il se passera quoi ? D’ailleurs, tu as un sacré coup de crayon, tu fais les Beaux-Arts ? Si c’est le cas, il y a de quoi envoyer les participants aux cours d’anatomie… Enfin, la science a ses attraits également ! » Andrei sourit doucement, regardant le sucrier qui se remettait à sa sieste, cet appartement avait des aspects de forteresse tranquille…
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Andrei Velencei
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Message posté : Sam 6 Oct 2018 - 21:16 Message
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Ignis Omnia Vincit


Curieux de manger ces pizzas à cette période de la journée, se dit Blake, mais il avait déjà eu des occasions beaucoup plus étranges et à des heures indues, de se sustenter. A la cour de son beau-père, alors qu’il apprenait, en se forçant il faut bien le dire, le « métier » de fils de noble, qu’il s’escrimait à faire bonne figure, et s’escrimait également avec son maitre d’arme, il lui arrivait d’atteindre une nausée qui était autant du aux plats qui se succédaient qu’aux conversations qui elles, étaient insipides.

A l’époque, son refuge avait toujours été l’art, comme aujourd’hui. Il avait apprécié servir de modèle aux peintres et au sculpteurs, tout autant que d’apprendre leur art. Et, bien sûr, son maitre qui avait été aussi sa perte lui avait inculqué l’impulsion nécessaire pour devenir enchanteur. Dante avait été déterminant, il avait mis le feu aux poudres, littéralement. Mais le terreau fertile de sa magie, et de sa lignée, y faisait aussi pour beaucoup. Blake se demanda ou était le vieux dragon, et décida qu’il était temps d’aller lui donner des nouvelles. Son intervention sur la grande place n’était pas passé inaperçue, contrairement à la sienne, qui avait livré un duel magique à un illusionniste.

Tous les jours, ou presque, ce qui résultait de son duel venait lui rappeler que la magie avait sa vie propre. Puck, le dragon-fée qui lui servait aussi de grimoire voletait surement quelque part dans le coin, à la recherche d’une souris ou d’une faute d’orthographe à bouloter.

Andrei était donc pharmacien, d’après ses dires. Somme toute assez logique, venant de la part d’un Alchimiste, comme il était similairement logique que lui-même soit un artiste, ce qui seyait bien à un enchanteur. Il était fort à parier que le pharmacien gagnait bien mieux sa vie que lui.
Le dessin que fit l’enchanteur du carnet avait enfin trouvé un terrain d’entente, entre l’idée que s’en faisait Blake et la description et rectifications d’Andrei. Les pizzas arrivèrent à temps, et l’Alchimiste rebondit sur la proposition de Blake, en lui indiquant qu’il pouvait améliorer le vin.
Curieux comme un chat de voir comment marchait une transformation alchimique, il s’empressa de ramener ce que demandait Andrei, et assista, comme un gamin à qui on montre un tour d’illusionniste, à la métamorphose. Ce n’était pas temps qu’elle était impressionnante, mais juste qu’elle n’allait puiser à aucune source qui était les siennes, et ne voguait sur aucun paradoxe, et donc ne risquait pas d’être rectifiée, contrairement à la magie « vulgaire », quand on essayait de trop changer le monde.

« Parfait ! Année 2014 aux saveurs raffinées, j’ai réussi mon affaire ! C’est un vieux tour d’apprenti alchimiste qui se raconte en soirée, c’est bien moins complexe que la transmutation d’eau en vin et tout aussi efficace. »

Il gouta a l’élixir. Le vin tout juste correct était devenu délicieux.
« ça me fascine. Cette constance, cette résistance à la rectification qu’impose la croyance moderne. Même ici, à star city, ou les pouvoirs et la magie sont plus communs, cette dernière à du mal à s’imposer quand on essaie de trop changer les forces de l’univers. L’alchimie, si je ne me trompe, repose en partie sur la science, et s’accommode à merveille du monde moderne. J’ai un grand projet, devant mêler technologie et magie, mais ça prendra du temps… »

En vérité, il procrastinait sur ce projet, s’il devait être honnête.
La carte redevint le centre de leur attention. Blake répondit à Andrei, confiant dans ce qu’il pouvait lui dire, ce qui était bien sur une grande erreur, que ses congénères se tuaient à lui répéter : ne rien dire sur ses origines, son passé.

« en fait, j’ai une formation beaucoup plus classique… Presque empirique… D’où je viens, il n’y avait pas de président, mais un roi. Brian Boru. Ce que l’histoire a appelé l’Irlande médiévale est le berceau dans lequel j’ai appris tous mes Arts. Je fus tour à tour paysan, puis fils adoptif de noble, modèle pour sculpteurs et artistes en tout genre, et apprenti dans ces domaines. Un de mes maitres usait aussi de magie, et en baignant dans ces enchantements, j’en ai appris les arcanes. J’ai voyagé entre les mondes, et je suis arrivé ici, ou l’histoire a évolué plus que je ne l’aurai pensé. J’ai dû rattraper des siècles de vide culturel, mais j’ai gardé mes connaissances sur le dessin, la peinture et la sculpture. J’ai parfois du mal avec les matériaux modernes, mais je progresse. Et je te rassure, je ne voyage pas dans le temps. Juste entre les mondes, ou le temps s’écoule parfois différemment »

Il n’entra pas dans les détails, comme ce fameux agencement qui le resynchronisait avec la nouvelle réalité ou il restait un temps certain.
Il pris la carte entre ses mains, et, sirotant le vin alchimique, se mit à se concentrer.
« C’est maintenant que ça devient intéressant. On va pouvoir pister ton manuscrit, peut etre le hisser à nous ou se hisser à lui. Tu es prêt ? ». Estimant que son partenaire avait repris des formes, Blake se mit dans cette sorte de petite transe qui précédait un…

CONTACT.

La carte se mit à bouger, les couleurs à l’emplir, et le dessin paru vivant. La température autour d’elle se mit à chuter, alors qu’elle se cristallisait, et pendant un bref instant, les deux arcanistes purent voir le manuscrit, en mouvant, tenu par une main gantée… Il y eut comme une odeur de soufre, et d’œuf pourris, et soudain le noir le plus total. Blake eut beau se concentrer, la liaison était encore là, mais c’est comme le champ de vision était empli de noir. Difficile de s’accrocher au manuscrit dans ce contexte.

« Hmmm… élégant comme moyen de me bloquer…. A moins que tu possèdes un moyen d’envoyer de la lumière à distance, il va falloir improviser… La garce semble armée…Il faut que j’attire Puck pour qu’il nous délivre une solution. ce sera une première, je pense….Tiens, maintient la carte, s’il te plait, ne perd surtout pas le contact. Comme l’objet de la carte t’appartient, elle fonctionnera avec toi aussi ».

Il laissa Andrei s’acclimater à se froid un peu étrange, puis griffonna quelques mots sur un bout de papier.
Cinq mots. 6 fautes… Du lourd.

« Puck adore bouloter les fautes d’orthographe. ».. Il ne fallut effectivement pas longtemps avant d’entendre le vrombissement caractéristique du dragon-fée. La créature, petite, apparue, avec ses ailes de papiers, ce grimoire vivant stationnant comme un oiseau-mouche au-dessus de la feuille de papier, qu’il léchait, gommant les fautes et se remplissant la panse.


« Puck, je te présente Andrei. » Le petit dragon vient lui léchouiller l’oreille, sous le regard horrifié de Blake. Il n’avait jamais été aussi familier.
« désolé »« bon, puck, il nous faut une solution qui allierait magie et alchimie. Ma carte est bloquée, mais a nous deux, on doit pouvoir circonvenir l’anti-magie… A nous trois, pardon », ajout a-t-il alors que la créature tirait la langue, visiblement vexée. Elle ne le restait pas longtemps, alors qu’elle se concentrait, attendant la demande précise.

« il nous faut un objet, un domaine, un défaut, un conduit. Je pense que l’objet, c’est le manuscrit. Le domaine sur lequel il agit, à toi de me le dire, Andrei. Le défaut, hmmm… j’opte pour une totale franchise, ça me concernera… pour le conduit, je te laisse le choisir aussi, il doit être alchimique si on doit mêler nos magies… »

Après qu’Andrei précise les besoins magiques, Puck fit vrombir ses ailes de papier, d’où un glyphe sortit, se posant sur le front de Blake.
« a nous de jouer, je te laisse conduire le sortilège, je te le partage, beau gosse ». Et merde ! totale franchise hmm ?



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Message posté : Dim 7 Oct 2018 - 0:04 Message
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L'Interdit

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Andrei écoutait les commentaires de Blake sur les carcans du monde actuel, un monde qui se protégeait de l’ésotérisme pour préférer la science. Il avala une grande lampée du Lambrusco millésimé avant de prendre la parole à son tour : « J’ai remarqué cette pénible rectification, ma vieille Ford d’occasion en est victime, à chaque fois que je transmute son vieux cuir rongé pour un flambant neuf et noir lustré, quelques heures plus tard elle reprend sa vieille peau terne… J’ai peur que ce ne soit l’apanage du monde actuel : la peur de ses imperfections plus forte que le rêve… » Le pharmacien agita doucement son verre de vin, remuant le liquide rouge sang qu’il contenait : « Alors que l’art alchimique archaïque, et non runique, est insensible à la rectification. Mes mentors faisaient référence pour l’un aux potions des sages primitifs, alors que l’autre renvoie à un art qui s’est véritablement développé plus tardivement, antiquité du côté de Babylone, début Moyen-Âge pour l’Europe même… L’alchimie archaïque donc n’altère pas l’invisible, l’alchimie runique, tout dépend : transmuter l’eau en vin n’altère pas l’invisible mais la matière, transmuter la pierre en vide, altère l’invisible… C’est peut-être confus, je n’ai jamais pris le temps de noter ces constatations, elles coulent de source pour les adeptes de notre art. Aussi, avec ton vin, j’ai utilisé de techniques archaïques : j’ai éliminé les inutilités industrielles, plus d’édulcorant, plus de conservateurs, puis j’ai renforcé la qualité du cépage transformé avant de stabiliser le tout en utilisant le vitriol de Lune, agent des transferts… Tu aurais pu le faire, avec un peu de pratique, et d’expérience, il faut comprendre la réaction pour la réaliser, au risque d’empoisonner ton public, je te montrerais à l’occasion. Revenons à nos moutons. » Andrei sourit au modèle avant de regarder la carte sur laquelle était transcrit son carnet.

Blake lui raconta son histoire et le pharmacien frissonna. Il venait d’une autre époque, un autre monde, était-il seulement humain ? Oui il l’était assurément, il aurait flairé le mutant bien plus tôt… Ainsi il était fils adoptif de noble, intéressant, Andrei descendait de bourgeois hongrois et vénitiens, mais des chevaliers dans leur milieu du crime… Et si Blake venait effectivement d’une Irlande médiévale, il avait dû effectivement manquer quelques épisodes pour intégrer l’état du monde actuel… Ce qui pouvait expliquer ses apparences innocentes, presque naïves.

« C’est maintenant que ça devient intéressant. On va pouvoir pister ton manuscrit, peut etre le hisser à nous ou se hisser à lui. Tu es prêt ? ».

Andrei était plus que prêt, il tenait toujours à récupérer son carnet et une fureur endormie se réveillait à mesure qu’il reprenait des forces. « Evidemment ! Je suis déjà intrigué de voir ton art à l’œuvre… »

La carte changea, prit vie, prit corps, s’anima. Puis tout disparu, Andrei jura, qu’est-ce que cette magie, était-ce normal ? Blake expliqua la situation et l’alchimiste soupira en son for intérieur, le désespoir réapparaissant dans son regard. Il prit la carte en main et braqua ses yeux sur le morceau de carton plus froid qu’une canette sortant du distributeur, il voulait déchirer cette nuit maléfique d’un seul coup d’œil mais se savait bien impuissant face à la putain qui se pavanait avec son travail ! L’alchimiste s’adoucit en voyant Blake attirer une étrange créature, il ne se souvenait pas en avoir croisé autrement qu’en enluminures… Lorsque le dragon glissa sa langue sur son pavillon il rit doucement en regardant Blake, taquin. « Bonjour Puck, j’ai une faute de liaison dans mon oreille, petit dragon ? »

Andrei n’était pas dégoutté par la bestiole mystique, ce qui le révulsait par son éducation c’était les hommes déformés, les mutants, son propre père en avait fait un business dans l’Est en les vendant comme esclaves et en cherchant à en créer d’autres… Une abomination à ses yeux, tant le procédé que les pauvres gars mutilés dans leur essence… L’alchimiste savait que son intolérance ne reposait sur aucun bon sens ni aucune intelligence raisonnée, c’était en lui, il était capable de faire affaire avec ces créatures, mais il ne se sentait pas capable d’entretenir des rapports amicaux avec l’une d’elle…

« Battons cette sorcière, qu’elle ne puisse plus se dissimuler de nous ! Notre ordre aurait dû s’acharner plus violemment à exciter la population contre ces femmes dans le temps, si une grande partie a disparu, elles ont trouvé un refuge intolérable sur le continent américain. En parallèle, notre ordre, et les autres groupuscules de l’ésotérisme avaient la paix, mais il fallait bien quelqu’un pour trinquer, et quoi de mieux qu’une sorcière pour servir de bouc émissaire… Bref, mettons-nous au travail. »
Andrei n’avait pas peur de parler en toute franchise, il savait qu’en duel, il aurait toutes les chances de vaincre ces adeptes de Satan.

Andrei acquiesça aux dires de Blake, il n’y connaissait rien en enchantements, mais il y savait en alchimie et son carnet en était bercé. Le domaine était simple c’était la Pierre. Les Romains, les Grecs, les Arabes et les esclaves des Égyptiens, tout plongés dans le mysticisme de la Pierre Illustre, tous tournés vers la matière ou la magie, leur réunion verbale, leur évocation focalisée vers un même but planterait le domaine de leur sortilège. Pour le conduit il observa le dragon-fée et lui sourit d’un air entendu avant de murmurer à l’oreille de Puck les secrets de ses besoins. « J’ai tout ce qu’il me faut, à présent, ton lézard m’a remémoré un vieux terme hébreux que j’avais oublié. »

Andrei observa le glyphe qui se posa sur le front du modèle, cela lui donnait un tatouage stylisée, sympathique, même si peu discret… L’alchimiste prit une profonde inspiration, serra fermement la carte entre ses doigts et laissa le Savoir envahir toutes les pores de sa peau, son disque runique électrisé par la magie en présence.

« Ostende mihi to vivlío mou ! Al-hajar hi mrh li s hdrkh » récita Andrei, subjugué par les quatre langues dont les accents écorchés par ses origines slaves résonnaient malgré tout d’une puissance et d’une détermination intraitable.

Puis l’alchimiste porté par le sortilège regarda Blake d’un regard plein, transperçant le tissu de ses vêtements, de sa chair, de ses muscles, de ses os, de ses atomes, perçant l’esprit du jeune enchanteur, il articula d’une voix ébranlée, décousue, déchirée par le sortilège : « Ouvrons le conduit. Et… C’est purement professionnel. » Andrei se pencha sur Blake et de sa main libre attrapa l’arrière de son crâne. Il observa l’âme d’or et d’émeraude de l’enchanteur avant de saisir ses lèvres des siennes puis d’envahir sa bouche de sa langue, goutant sa saveur et lui donnant la sienne. Le baiser était réel et mystique. L’alchimie des âmes était la plus efficace de toutes et pourtant la plus délaissée, jugée trop simple, trop vulgaire, trop primale.

Pourtant sous le baiser scellant le sort dans un échange continu de fluides et de pouvoirs, le voile puant et obscur qui bloquait la carte se déchira, un cri strident résonna dans l’appartement et Andrei détourna les yeux de Blake pour voir disparaître du champ de vision de la carte une femme rousse aux yeux dorés. Il relâcha son étreinte et observa Blake, il leva la carte vers lui : « A toi de jouer à présent. »
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Andrei Velencei
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Message posté : Dim 7 Oct 2018 - 8:18 Message
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Ignis Omnia Vincit


Avec les sortilèges de puck, il n’était jamais facile de savoir sur quoi l’enchanteur allait tomber, ou quelles manipulations ésotériques l’animal facétieux allait lui imposer. Mais Blake était prêt à subir quelques inconvénients pour accéder à une magie autrement plus exotique à sa profession. Grâce à la drôle de bestiole, il avait déjà pu effectuer quelques tours qu’il se serait cru incapable de faire d’ordinaire. Pactiser avec les démons ou les morts restait hors de sa portée, mais ce n’est de toutes façons pas quelque chose qu’il avait envie de creuser.

Plus tôt, Andrei lui avait expliqué qu’avec les bonnes instructions, Blake serait sans doute capable de reproduire les changements alchimiques simples. Ce dernier n’en était pas sûr, car sa concentration, pour tout ce qui n’était pas artistique ou enchantements était des plus ténue. Mais à l’occasion, ça lui dirait bien d’essayer. Dante se moquerait sans doute de lui, mais Dante avait eu des siècles pour peaufiner sa propre alchimie. Il s’était juré, néanmoins, de discuter avec son gobelin enchanteur, pour échanger quelques astuces.

Retour au présent et à des préoccupations plus pragmatiques. Puck et Andrei semblaient s’apprécier, ce qui n’était pas si courant. Le dragon avait beau avoir le physique associé à la joie, le rire, la beauté et la facétie, il pouvait être très cruel et très dangereux. Il était empli d’un savoir incommensurable, et sa sagesse dépassait de loin celle de son maître. Alors si il faisait confiance à Andrei, c’est que ce dernier méritait un tel cadeau.

Les sons que le dragon émettait s’approchaient beaucoup de ce que l’on pouvait qualifier de rire, et il voletait, s’arrêtant parfois en stationnaire, comme le ferait un oiseau-mouche. Blake était amusé par la scène, et se perdit quelques instants à contempler les deux individus, l’envie de les coucher sur un tableau ou une estampe le démangeant. Son sourire disparu totalement lorsqu’Andrei mentionna les sorcières, et le peu de sympathie qu’il avait pour elles. Sa mère n’était pas une sorcière. Pas vraiment. Mais les villageois l’avaient traité de tel, et si elle n’avait pas épousé un puissant noble, il est fort à parier qu’elle aurait finit sur le bucher, malgré le bien qu’elle avait fait à son village. Il avait appris depuis que c’était plus compliqué que cela, et qu’elle avait intrigué pour qu’il soit adopté, proche de flux magiques, manipulé par son maitre enchanteur, et, finalement, il avait compris que son sang portait la lignée d’un être qui n’était pas humain. Il lui en voulait. Mais d’entendre quelqu’un souhaiter le bûcher pour ses pairs ne lui plaisait pas, belle gueule ou non.
Mais il n’eut pas l’occasion de réprimander Andrei sur ce point. Ce dernier paracheva le sortilège improvisé, qui se situait à la frontière de l’alchimie et de l’enchantement. Dans une langue inconnue pour Blake, qui goutait pourtant chaque mot de pouvoir avec gourmandise, il s’approcha du jeune enchanteur et le surpris avec un baiser qui était tout sauf chaste.

Les souvenirs fusèrent alors dans son esprit, tissant un fragile équilibre entre révulsion et attirance.
Il posait déjà depuis deux heures, debout, nu, tenant une lance, un pied vainqueur posé sur une tête de taureau décapité, qui serait, sur la toile du maître, un minotaure, et lui, Thésée…Jamais il ne lui serait venu à l’idée de rectifier la composition, et pourtant l’érudition du jeune homme le titillait à propos de cette lance… L’odeur le répugnait, mais rester concentré et stoïque faisait partit de son entrainement. S’il voulait devenir lui-même un faiseur, et plus seulement un poseur, il lui fallait subir cette douleur qui s’installait, et ces regards enveloppants, collants et gênants.

Puis, sans crier gare, le peintre lâcha les pinceaux et s’approcha d’Aïdan, qui s’appelait comme ça à l’époque, pour le faire sien, sans lui demander son avis. Il en fut meurtri pendant une longue période, avant de se réconcilier avec la notion d’attirance, d’amour, envers une personne du même sexe.

Alors quand Andrei l’embrassa, les muscles de son corps se raidirent, prêt à le repousser violemment. Mais la magie était telle qu’il sentit qu’Andrei donnait autant qu’il prenait, et son âme mise à nue, réchauffée par un soleil alchimique, se sentie transpercée. Le sortilège fonctionna.
« C’est…. Mieux que lorsqu’on m’a violé…J’ai adoré. » . Rouge de honte, une main sur sa bouche, Blake n’avait pas pu s’empêcher. Totale franchise, satanée condition… IL avait bien sur depuis connu d’autres hommes, et apprécié les joutes nocturnes, la peau contre la peau, mais il ne savait pas comment le dire Les mots auraient du mal à rattraper le malaise. Alors il ne dit rien. Il avait envie de l’embrasser pour se rattraper, mais Andrei avait dit que c’était purement professionnel, alors il n’ajouta pas à sa honte.

La carte était redevenue utilisable. Blake tenta tout d’abord de faire venir le manuscrit à lui, mais la rousse aperçue furtivement avait du trouver un moyen de l’ancrer. Peut importe, il avait lui aussi plus d’un tour dans son sac. Prenant la main d’Andrei, il « tira » sur la corde qui le reliait au manuscrit, et ils se retrouvèrent tous les deux dans un lieu ressemblant à une usine désaffectée, avec une forte odeur d’ammoniac. Un cri leur indiqua que leur adversaire ne s’attendait pas à les voir arriver ici.

« mais. les protections… personne n’aurait pu… » dit-elle. Blake jura. Ils étaient au beau milieu d’un cercle de confinement, qui avait l’air d’être plus alchimique que magique. L’enchanteur n’était pas sûr que son épée soit efficace dans ces conditions. La jeune femme les braquait avec un pistolet ouvragé. Il fallait leur donner du temps. Il susurra les mots de la nuit, les mots qui narguent le soleil, qui cajolent la soie du soir et du crépuscule. Des ténèbres insondables à nul autre que les deux jeunes hommes les entourèrent, les protégeant au moins partiellement des tirs de la furie. Blake y fit jouer des ombres, comme des pantomimes projetées sur un mur, à travers leur sphère d’obscurité, pour attirer les tirs. La tactique marcha, les laissant, eux, indemnes. Il n’avait pas lâché la main d’Andrei.


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Message posté : Dim 7 Oct 2018 - 14:36 Message
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A la surprenante et choquante annonce de Blake, Andrei l’observa médusé et sous ses pieds le plancher craqua, se transformant en bois de sureau, l’arbre qui accompagne la Mort. L’Alchimiste ne tuait pas par plaisir, mais quand bien même, à ses yeux, il n’y avait pas de plus grand crime que le viol. La destruction de l’âme emportait à ses yeux plus de douleurs et de souffrances que la destruction du corps. Il plongea son regard bienveillant dans celui de Blake puis baissa les yeux. « J’aurais dû te prévenir, ton grimoire vivant n’y voyait pas de mal… Nous en reparlerons, et si ceux qui t’ont salit sont encore en vie, je les trouverais et ferait fondre les organes génitaux après une lente et interminable torture… »

Le regard d’Andrei était terrible, personne n’avait abusé de lui, car personne n’avait osé s’en prendre au fils du parrain local, au shaman d’un baron du Venise souterrain, ou à l’alchimiste pharmacien implacable. Blake, doté d’une grande beauté mais aussi d’une douceur peut-être innée représentait la cible idéale pour les pervers et les criminels… Le pharmacien refoula sa rage et le plancher repris son écorce lisse et claire.

Andrei serra la main de Blake, plus que de raison, il ferait comprendre à l’enchanteur qu’il n’aurait rien à craindre de lui : car s’il ne marchait pas sous les bannières du camp du bien, ceux qui étaient amenés à devenir des siens se trouvaient protégés, sa meute, son clan, aujourd’hui décimé… Ils voyagèrent encore, son corps explosa de sensations apaisantes et paradoxalement extatiques sous les flux magiques, sensations qu’il transmit à Blake par leur contact. Le pharmacien rouvrit les yeux sur une usine délabrée, ça empestait le produit chimique. L’alchimiste détestait ces manufactures titanesques qui privaient aux choses le savoir-faire des hommes pour le remplacer par celui des mécaniques et rouages dénués de toute sensibilité…

La putain se tenait devant eux. Ils avaient le carnet, mais Andrei devait s’assurer qu’elle n’avait pas déjà copié son contenu à d’autres, il fallait la neutraliser, utiliser un sérum d’amnésie, ou la tuer. L’alchimiste tenait toujours la main du bel homme, mais il était désarmé, la transmutation seule lui restait. Un brouillard d’ombres et de ténèbres tomba sur les lieux, Blake était à l’œuvre car ils y voyaient encore, eux. La sorcière aux mains gantées avait les cheveux courts, un jean délavé et troué, et un gilet en cuir rapiécé. Elle leur tirait dessus au hasard des ombres chinoises de l’habile Blake, aucune balle ne faisait mouche.

« Rend-toi fille de Belzébuth, succube de Baal ! Les alchimies sataniques n’ont pas de prises sur moi ! Un pouvoir plus sombre, plus chaotique me domine ! Des seigneurs sans partage, sans serviteurs, le Néant est leur apanage ! Aujourd’hui tu n’as pas volé un pharmacien naïf mais un loup déjà blessé, si tu résistes je te tuerai. »

Andrei prévenait toujours ses futures victimes et leur laissait toujours le choix de la négociation. Mais quand de nouveaux coups de feu, plus précis cette fois retentirent, il accompagna Blake dos au sol, et glissa le vrai carnet dans la poche du bellâtre ainsi bloqué mais couvert des traits de plombs mortels. « Si ça tourne mal, barre toi, et brule ça, ainsi que toute ma pharmacie. »

L’alchimiste se redressa, rempart entre l’enchanteur et la sorcière et observa la structure de l’usine. De puissantes poutres d’acier soutenaient le plafond qui laissait passer çà et là la lumière du jour. Les soudures d’étain maintenaient les pièces de la structure. Il agita la main et transforma littéralement l’étain en or. L’édifice était ancien et les soudures déjà fragiles, mais lorsque l’étain se restructura en or, un métal si beau mais si peu résistant, les poutres d’acier craquèrent au-dessus de sa rivale. Andrei n’allait pas prendre le risque de transformer les poutres d’acier de plusieurs tonnes en plomb, cela le tuerait, aussi il attendit que la gravité fasse son œuvre et observa le cercle de confinement qui les empêchait de se déplacer à loisir. Le procédé était rudimentaire, rapide, bâclé, quelqu’un de l’extérieur le briserait en éternuant dessus… Aussi, il comprit que là encore il suffirait d’être patient, mais encore fallait-il que la sorcière leur en donne, du temps.

Andrei passa ses mains sur sa chemise du cou aux reins, d’un geste sensuel, quasiment amoureux, il sentit les fibres se resserrer en fibre de carbone, il lui manquait sa veste qui pouvait se transmuter en kevlar, mais c’était mieux que rien pour se protéger, et protéger Blake. Il procéda de la même manière sur son pantalon et son boxer tout en prenant la sorcière à partie. « N’as-tu donc aucun talent pour ainsi voler ce qui ne t’appartient pas ? N’as-tu donc aucun honneur pour t’accaparer le travail d’un autre ? Honte sur toi femme de peu de foi. Tu me répugnes, disparaît dans l’oubli dont tu n’aurais jamais dû sortir ! »

Andrei jouait au con, à travers l’obscurité, sa voix était le seul indicateur de sa position, il attirait l’attention de la furie volontairement. Si elle lui tirait dessus, elle ne tirait pas sur Blake. L’alchimiste rit en voyant qu’elle loupait encore ses tirs mais lorsqu’il ressentit une vive douleur à l’épaule son rire se transforma en grognement de douleur. La chemise avait encaissé le tir mais cela saignait malgré tout… Cependant ce fut le seul mal à déplorer de son côté car les poutres cédèrent enfin et tout un pan du plafond s’écroula sur sa voleuse qui disparut sous les débris.

Le souffle de la destruction brisa le cercle de confinement et Andrei pu tendre sa main à Blake, un sourire mutin aux lèvres. « Je n’allais pas prendre le risque de blesser mon taxi… » L’alchimiste tira l’enchanteur à lui et sentit son corps près du sien, Andrei faisant fi de son propre sang et sa chemise foutue pour la deuxième fois de la journée. Il pencha son visage vers celui de Blake, puis l’observa, s’assurant qu’il allait bien.
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Andrei Velencei
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Message posté : Lun 8 Oct 2018 - 13:38 Message
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Ignis Omnia Vincit


La garce n’hésitait visiblement pas à vider son chargeur, et Blake aurait parié que les balles n’étaient pas ordinaires, quand bien même ces dernières suffiraient de toutes façon à mettre fin à son existence si il n’était pas préparé. Il avait certes quelques tours dans son sac, mais là n’était pas la question.

Andrei lui tenait toujours la main. Blake avait été touché de voir à quel point sa révélation forcée avait ému l’alchimiste. Ce n’est qu’à l’aulne de sa synchronisation avec le monde moderne qu’il avait compris, dans toute son horreur, de quoi il avait été victime. A « l’époque », ce n’est pas que ce n’était pas choquant, mais il ne serait pas venu à l’idée d’un apprenti de se révolter. C’était courant. Cela faisait presque partit de l’enseignement. Du moins un risque non négligeable… Parfois une vraie idylle naissait entre un maitre et un apprenti, mais ce n’avait pas été son cas.
Le peintre avait été retrouvé noyé, dans une de ses compositions, reproduisant la mise en scène qu’il avait mis en place dans un de ses tableaux. Blake pensait encore aujourd’hui qu’il devait cette « vengeance » à sa mère, vu la colère qu’il avait perçu dans son regard lorsqu’elle avait compris la mésaventure de son fils. L’affaire avait été vite étouffée, et nul mot ne s’était posé sur le phénomène.

La virulence d’Andrei lui fit plaisir Il aimait le chaos. Il voulait certes répandre l’enchantement, mais ce dernier n’était pas forcément lié à la naïveté et la bonté. Une peur pouvait être aussi puissante et naitre d’un enchantement. Un chaos. Une férocité. Si Blake s’approchait de plus en plus souvent du monde féérique, c’était un monde ancien, violent, primal, et non l’imagerie gentillette et naïve que certains s’en faisait.

Il fut plaqué au sol par l’alchimiste, et senti que ce dernier glissait le carnet dans sa poche. En revanche, lorsqu’il lui demanda de toute bruler, sous entendant le laisser à son sort, il sut déjà qu’il n’en ferait rien.

« tu peux toujours rêver… ». Il ne menait que les combats qu’il choisissait, mais une fois sa décision prise, il ne laissait pas tomber. Ni les gens, ni les projets, ni la vengeance.
Il observa donc Andrei transmuter un métal en un autre, scellant inexorablement le sort de la rouquine imprudente. Il fut intrigué de le voir transformer les matériaux même de son costume pour le rendre plus résistant. Il avait une version finalement assez différente, un enchantement, mais qui ne touchait pas réellement à la matière. Intéressant. Il y avait des ponts entre ces deux disciplines, à n’en pas douter.

Il prit une balle à l’épaule, et Blake grimaça emphatiquement de douleur. La mâchoire crispée, il se releva, accroupi, prêt à animer l’arme de la vindicative voleuse pour la retourner contre elle. Mais il n’en eut pas l’occasion, car une partie du plafond finit sa course sur l’infortunée.
Lorsqu’Andrei lui tendit la main pour le relever, il s’y agrippa et répondit à son sourire par une moue un peu enfantine.

« Je vais bien. Je suis juste déçu de ne pas avoir donné une leçon à cette garce moi-même… ». L’observation de prêt de la part de l’alchimiste ne le gênait pas, curieusement. Il inspecta lui-même les blessures, mais elles avaient l’air d’être superficielles, même si il n’était pas médecin, il connaissait les soins de base, fruit de son entrainement au combat…Il s’écarta, non sans regret, du jeune homme et s’approcha des décombres. Quelques mouvements de mains accompagnèrent le mouvement des matériaux au sol, qui s’anima et rampa, pour révéler un corps tuméfié et écrasé, sans vie.

« Bien. Elle ne s’est pas enfuit… »
. Le pragmatisme froid de l’enchanteur contrastait vivement avec son esprit curieux, joyeux, et presque naïf. De fait, s’il passait trop de temps loin de son portrait dans la tapisserie, il devenait alors de plus en plus froid et factuel. Bien entendu, il se débrouillait pour que ça n’arrive pas.

« Il faut qu’on comprenne pourquoi elle a fait ça... Enfin… pardon… tu veux peut être bosser en solo, après tout ça me regarde pas… » Pour lui laisser le temps d’y réfléchir, Blake sorti une craie de sa poche et s’approcha d’un mur..
« Je te montre un autre moyen de voyager. Très différent dans les sensations que l’utilisation des atouts. Ça donne plutôt l’impression d’ouvrir une porte d’un avion a l’atterrissage, avec un changement climatique… »

Il traça une porte a la craie sur le mur, et lorsqu’il eut finit, une sensation de pouvoir en émana, il fit un signe taquin a Andrei, de le suivre… Ils furent de retour à l’appartement de blake, qui alla immédiatement chercher sa trousse de premiers secours.
« on va soigner tout ça… Et établir des plans pour la suite… ».
Puck était toujours la, vrombissant près d’une sculpture ressemblant à un homme loup.







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Message posté : Lun 8 Oct 2018 - 16:10 Message
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Andrei sourit de la déception d’adolescent qui frappait le jeune homme, lui aussi aurait voulu taper la méchante sorcière… « Je ne savais pas de quoi elle était capable, et si tu es ici c’est un peu ma responsabilité, je n’aurais pas pris le risque que tu ne sois rien qu’égratigné. Mais si la situation se reproduit, je te regarderais un verre de vodka à la main éliminer la racaille. » déclara Andrei en riant. La sollicitude de Blake pour sa blessure l’attendri, elle était douloureuse mais ce n’était rien comparé à ce qu’il aurait ressenti si son épaule avait directement pris la balle.

L’alchimiste accompagna l’enchanteur qui déblaya le terrain avec la légèreté d’un chef d’orchestre face à la fosse. Andrei jeta un regard circonspect à Blake : le modèle aux contours naïfs avait plus de cran que ce qu’il voulait bien montrer… Puis le Hongrois observa le corps désarticulé et plié dans un sens peu commun… Il posa un genou à terre et fouilla le cadavre de sa voleuse. Il sortit un smartphone de la poche de son jean, plutôt récent. Il le déverrouilla et vérifia son contenu. Ces petits appareils pouvaient accomplir plus de magie que la baguette d’Harry Potter, et l’humanité ne le réalisait pas encore… Il repensa à la vanne de Blake sur le livreur et pouffa en secouant la tête. Puis il sortit son glock, se releva, se plaça devant l’enchanteur et tira une balle dans le cœur et une autre dans la tête de la femme. Ce n’était pas tant par sadisme que pour laisser ses poisons agir et notamment détruire les données contenues dans son cerveau. Quand il disait ne souhaiter aucune copie, il ne plaisantait pas, et dieu sait que certains se sentaient capables de faire parler les morts. Il regarda Blake, satisfait. « Ma voleuse est morte, j’ai récupéré mon carnet, un téléphone plein de renseignements utiles et rencontré un parfait coéquipier, que demander de plus ? A part me changer, j’ai l’impression que mes habits n’ont pas été lavés depuis une semaine… »

Andrei marchait autour des décombres quand Blake aborda une question qui devait le travailler. « Bien sûr que nous allons travailler ensemble là-dessus ! Tu es maintenant lié à cette affaire, et tu as connaissance de mon carnet. Je suis dans l’obligation de garder un œil sur toi. » L’alchimiste caressa l’épaule de l’enchanteur et murmura : « Il y a pire comme tourment… » .

Le jeune hongrois observa Blake dessiner sa porte de transfert. Il ramassa le paquet de cigarettes et le briquet de la jeune femme qui trainaient sur une caisse non loin du mur. Il n’était pas fumeur, mais les ingrédients des cigarettes possédaient des qualités uniques pour la réalisation de certains poisons et dispositifs runiques. Ce procédé lui fit penser aux légendes qui figuraient un tel procédé de voyage entre les lieux, mais aussi les mondes… La porte s’ouvrit sur l’appartement ombragé de l’enchanteur. Andrei reçut les flux ésotériques qui s’en dégageait avec réconfort, le revitalisant de la transmutation qu’il avait réalisé. Il traversa le cadre enchanté sans ressentir de surcharge magique et regretta presque les atouts de Blake.

« Effectivement, c’est plus calme ! » nota l’alchimiste en s’asseyant sur le canapé qu’ils venaient de quitter quelques instants plus tôt. Andrei acquiesça et regarda Blake partir du salon pour trouver sa trousse. Il n’avait pas choisi la pharmacie non plus sans raison, lui-même avait des compétences pour soigner son prochain, même si elles étaient moins usuelles que ses confrères. Il déboutonna sa chemise et hésita à lui mettre le feu tout de suite. Son standing ne tolérait aucun fil qui dépasse, alors un trou ensanglanté dans une chemise italienne… Andrei tira sur les pans de sa chemise en grimaçant de douleur. L’alchimiste fit glisser le tissu rêche de la fibre de carbone sur son buste entretenu et imberbe, au grand désarroi de sa fierté virile hongroise. Il loucha sur son épaule, son muscle pectoral n’avait pas été touché, l’os non plus, la balle était enfoncée dans le creux de l’épaule, ce qui n’était pas grave vu le peu de profondeur de pénétration mais très douloureux.

A sa pharmacie il aurait eu de quoi se soigner lui-même mais il décida d’attendre le retour de son hôte. Après tout un artiste savait utiliser ses mains, qu’avait-il à craindre ? Le regard ténébreux d’Andrei se posa sur le petit dragon qui vrombit de plus belle, comme s’il lisait dans ses pensées. Il tendit la main pour que celui-ci se pose dessus. « Tu ne mords pas toi, pas vrai ? Tu es plus intelligent que le chien que mes parents possédaient, il détruisait une fois sur deux le courrier ramené par le facteur, quand c’est pas lui qui se faisait dévorer la main… »

Andrei ne pensa pas avec beaucoup de nostalgie à son passé. Ce qui devait être fait est fait. Son père était une ordure notoire, et s’il avait beaucoup de respect pour lui et que sa mort avait été une nouvelle peur réjouissante, il vivait très bien en sachant que ni lui, ni ses amis, n’observeraient ses activités. En revanche sa mère, une sainte femme, à la grâce qu’ont les femmes de caractère, couronnée par une autorité marquée, mais un amour infaillible. S’il voulait se refaire une garde-robe, c’est qu’il contacterait, s’assurant du même coup qu’elle vivait en sécurité à Venise. Normalement ses détracteurs n’iraient pas lui chercher des noises, en mémoire de son père, et quand bien même, elle saurait les recevoir…

L’alchimiste observa Blake revenir, n’envisageant même pas qu’attendre ainsi son soigneur en exhibant ses forces pourrait être déplacé, il se gratta la nuque en regardant le jeune enchanteur déposer son matériel. « La suite elle est simple : on s’assure que cette sorcière était une louve solitaire et que mes secrets ne sont plus en danger, puis je devrais te tuer et emmener mon secret dans ta tombe. » Andrei énonça cela avec tellement d’aplomb et d’assurance en fixant l’enchanteur qu’il finit par exploser de rire, fier de son tour.
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Andrei Velencei
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Message posté : Mar 9 Oct 2018 - 11:19 Message
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Les mains de Blake s’affairaient à trier et trouver ce dont il avait besoin pour les soins de premier ordre, mais son esprit, lui, vagabondait comme un écureuil entre les branches, pensant à ce que les deux hommes venaient de vivre. Il n’avait pas de raison particulière de s’impliquer dans cette histoire, mais il savait aussi que la magie elle-même avait ses exigences et quand elle faisait se croiser deux praticiens, ce n’était jamais par hasard… Pas complètement en tout cas.

C’est donc naturellement que Blake se voyait poursuivre les investigations. Et puis, aussi, il avait déjà été victime de vol intellectuel, et il ne supportait pas que quelqu’un s’approprie le travail d’un autre. Ainsi, on lui avait volé des idées artistiques sans qu’il ait pu rétablir la vérité. Cette frustration ajoutait donc à son implication du moment.

En aurait-il été de même si l’alchimiste n’avait pas été aussi attirant ? Un petit sourire naquit sur le visage de l’enchanteur… Il connaissait la réponse tout comme Puck qui l’observait, un air amusé sur son museau innocent.

Quand il revint vers Andrei, qui avait quitté sa chemise pour vérifier sa blessure, il n’en perdit pas une miette. Il n’était ni timide, ni hypocrite et ne voyait pas l’intérêt de jouer aux vierges effarouchées. Cela étant, il comptait jouer son rôle de soignant du mieux possible. Sans doute, d’ailleurs, que le pharmacien était mieux placé que lui pour jouer ce rôle-là.

Puck s’était posé sur la main de l’alchimiste, preuve qu’il lui faisait confiance… Ceci dit, le petit dragon s’était déjà trompé, donc, au mieux, cela indiquait qu’il ne sentait pas de danger autour de l’alchimiste pour l’instant. Il renifla la blessure, curieux, mais n’y toucha pas. Blake savait que la voracité du petit dragon pouvait être impressionnante, et qu’il ne se nourrissait pas que de fautes d’orthographe, en était témoin les cadavres de souris déchiquetés qu’il trouvait parfois…
De voir une petite fragilité, ainsi taché de sang, sur le physique agréable d’Andrei ne fit qu’ajouter à son charme. Et pourtant, ce même beau ténébreux avait commencé par le menacer. Bah, peu importe. Blake avait la constance d’une idée de Fae. Et puis la chair était faible…

« La suite elle est simple : on s’assure que cette sorcière était une louve solitaire et que mes secrets ne sont plus en danger, puis je devrais te tuer et emmener mon secret dans ta tombe. »

Le temps se figea. Le cœur de Blake sembla trouver plus confortable de se loger dans sa gorge, avant de reprendre sa place. Tout autour d’eux, la pièce s’assombrit, des mouvements furtifs se firent entendre, et lorsqu’Andrei éclata de rire, montrant qu’il plaisantait, Blake poussa un soupir de soulagement. Autour d’eux, tout redevint normal, mais Andrei pu apercevoir des formes se carapater dans les ombres, et, surtout, la sculpture de l’homme loup reprendre sa forme d’origine, alors que le « visage » du lupin s’était tourné vers le canapé, et que des griffes démesurées avaient poussées au bout de ses mains.

Blake préféra ne rien dire à ce sujet, mais son environnement, dans sa « tanière » avait tendance à le surprotéger. De son poste d’observation, le petit sucrier repris son ronronnement de porcelaine.
Blake s’approcha, souriant, l’air de s’excuser, et regarda la petite plaie.
« Désolé, mais avant toute chose, il faut s’assurer que nulle magie néfaste ne se propage dans la plaie… »

Son épée lumineuse apparue, mais dans une version plus fine, comme un fleuret. Il plongea la pointe dans l’épaule, qui traversa la chair sans aucune douleur, et ne rencontra nulle magie non plus.
« il fallait que j’en sois sur ». Dit-il, pour se justifier. Il est vrai que recevoir une épée dans l’épaule pourrait ne pas rassurer le patient… Renvoyant l’expression ultime de sa magie dans les limbes d’où elle venait, il posa une main chaude et bienveillante sur l’épaule d’Andrei. Il se contenta donc de sortir la balle, l’incitant a venir vers lui, puis nettoya la plaie, grimaçant mimétiquement en regardant le visage d’Andrei. Il garda la balle de côté, elle pourrait servir de part le lien Sympathique, à tracer leur adversaire. Tout fut assez vite terminé, mais Blake, ayant refermé l’antiseptique et apposé le pansement, resta encore un peu, assis sur la table, face a Andrei, le regardant… Il était curieux, attirant, dangereux, mystique, assuré….
« tu comptes faire comment pour savoir si elle était seule ? Le téléphone ? ». Alors qu’Andrei bougeait, il aperçu un début de tatouage sur le haut du dos.
« oh… » il voulu en voir plus, et s’émerveilla du tatouage… « magnifique… ». Ses doigts parcoururent, sans gêne, la représentation de la rose des vents, habitué comme il l’était à sculpter, à ressentir, a toucher.
Comme si c’était naturel, Blake envoya valdinguer sa chemise pour à son tour montrer son tatouage.

Le tatouage, représentant un phénix qui s’envolait depuis son pectoral gauche, jusqu’à se perdre dans son dos, avait des plumes qui se transformaient, passant d’un plumage de feu à une représentation de feuilles et entrelacs représentant la nature. Entre les feuilles se cachaient des esprits de la forêt, observant depuis les enluminures d’encre. Pour autant, il ne se dégageait pas un aspect druidique du tatouage, mais plutôt une sorte de représentation primale de forces séculaires.
« J’ai voulu me dessiner ça, et je l’ai fait réaliser par un artisan. Ça me parle, d’une certaine façon… Mais il n’y a nulle magie, dans celui-ci ». Puck s’approcha, et émit un drôle de son. Visiblement, il était jaloux, tira la langue au phénix d’encre, et pris de la hauteur, devenant par ailleurs un peu plus grand, d’au moins 50 cm. Blake éclata de rire, plein, chaleureux. Il déclencha l’enceinte Bluetooth a distance, pour combler les non-dits avec de la musique. Un trip hop se fit entendre, riche de nuances et de forces...


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Message posté : Mar 9 Oct 2018 - 15:32 Message
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Andrei comprit que sa blague pouvait être mal interprétée par une multitude d’objets et de formes qui s’agitèrent dans l’ombre. Tout l’appartement se fit menaçant à son égard, une splendide statue sembla même prendre vie, avant que le maître des lieux n’intègre qu’il n’était pas sérieux. Tous ces enchantements qui s’étaient braqués vers lui amusèrent l’alchimiste. Il savait qu’il n’aurait eu aucune chance d’en réchapper s’il avait été une réelle menace pour Blake.

L’enchanteur matérialisa un dard d’énergie et l’enfonça dans sa plaie après l’avoir prévenu sans qu’Andrei ne comprenne d’abord de quoi il retourna. Il se crispa, ses bras se gonflant, prêt à repousser l’enchanteur, puis vit la lame ressortir sans même qu’il n’en ait ressenti de douleur. Le contact de sa main apaisa Andrei.

Blake ne se cachait pas, il le dévorait des yeux ostensiblement. Andrei en fut surpris, des deux son hôte était le mieux fait. Mais il le laissa faire, son attention exacerbée se fondant dans son application à retirer la balle sans empirer la situation. L’alchimiste serra les dents mais ne hurla pas. La bratva l’avait formé à des tortures plus intenses où généralement on préférait enfoncer les balles avec le pouce plutôt que l’ôter de sa victime. L’alchimiste laissa l’enchanteur laver et nettoyer la plaie et le remercia d’un sourire charmeur. « Tu es très doux et très habile de tes mains, j’ai connu des bouchers moins soigneux que toi, cela ne devrait pas me surprendre tu dis être artiste ! » Andrei caressa la main qui le quittait pour ranger le matériel.

Il en avait presque oublié la sorcière. « Absolument, fouiller ses contacts, ses photos, ses messages, savoir qui elle était, si elle travaillait pour quelqu’un, je te le dis, ces appareils font des merveilles ! » L’alchimiste réfléchit un instant, quelqu’un avait dû communiquer à cette femme sa position et sa profession, elle l’avait volé sciemment et en sachant où chercher, peut-être était-elle déjà venue faire du repérage, mais il l’aurait reconnu. Cela supposait qu’elle ait un complice, l’enquête du pharmacien n’était pas totalement close.

L’alchimiste interrompit sa réflexion quand il s’aperçut que les yeux de l’enchanteur analysaient la pointe Nord de sa rose des vents dont la fine flèche se terminait sur son épaule. Il se releva et lui tourna le dos afin de lui révéler son tatouage. Il tourna la tête vers lui, regardant le dragon qui s’était posé sur la statue d’un loup plus griffu qu’auparavant. Il laissa les yeux de Blake courir sur cette Rose des Vents qui remplissait le quart de son dos, elle était légèrement stylisée en elle-même. Cependant son cercle qui était en vérité le cercle runique qui lui offrait une partie de ses pouvoirs en échange de son sang était particulièrement travaillé, mêlant les symboles alchimiques majeurs et mineurs aux lignes et croisements qui se dessinaient sous la rose des vents, tantôt remplies d’encre, tantôt laissées sous forme de cicatrices pâles dans sa peau légèrement tannée.

Andrei leva la main et fit jouer son anneau fétiche transformant l’argent en or, un petit tour habituel et peu couteux, afin que Blake puisse constater des changements qui s’opéraient sur le tatouage. A mesure que les atomes d’argent se muaient en or, les veines qui passaient sous la Rose prirent une teinte bordeaux, noirâtre, puis cela se résorba peu à peu. Une transformation importante prenait plusieurs minutes pour s'estomper. L’alchimiste rougit légèrement, personne, pas même Dante, n’avait vu cette partie si intime de son essence, de ce qu’il était désormais… « Voilà la mécanique ésotérique qui m’anime, une alchimie de sang, terrible, efficace, mais couteuse… »

Andrei sentit les doigts de Blake se poser sans gêne sur son tatouage. Le toucher, passer sur ses cicatrices, révéler du toucher l’ensemble des meurtrissures qui striaient son dos en surface comme en profondeur, l’alchimiste fit volte-face rapidement, face à l’enchanteur, son torse se soulevant par inspirations rapides. L’enchanteur envoya son t-shirt au tapis et l’alchimiste se détendit, admirant le corps de modèle de Blake.

Les effets naturels d’une telle vision firent déserter le sang de son dos appelé ailleurs dans son corps. « Tu es très beau… » échappa l’alchimiste, sincère et soufflé par le charisme et le charme de l’enchanteur. Il caressa le dessin à son tour, par curiosité, cherchant à comprendre l’alchimie du dessin. Un splendide phénix qui se terminait dans son dos. Andrei glissa derrière Blake pour observer le tatouage dans son ensemble, il se fondait habilement à sa propre plastique, fine, sculptée, une divinité ayant pris corps. Une divinité qu’on avait violée… Le cercle runique d’Andrei prit une teinte violacée, la rage étant également une source de son pouvoir, un catalyseur tout du moins. Il braqua son regard sur le cou de Blake et revint devant lui, son regard brun virait au noir des pensées cruelles.

Il toucha de nouveau le pectoral tatoué, légèrement rebondi, du jeune enchanteur, et baisa délicatement mais fermement le cou de son hôte, lui montrant que ses intentions pour lui étaient les meilleures, mais qu’il se garderait de briser lui-même l’intimité de Blake qu’il avait déjà envahi durant le sortilège, peu conscient du passif qui le précédait. Il le caressa, son torse mais aussi son dos, Andrei regarda Puck qui aurait bien voulu certainement se retrouvé transcrit dans la peau d’un humain.

Le rire de Blake chassa la colère définitivement et à mesure que la musique emplissait l’air, Andrei se détendit. « Tu es un homme magnifique, c’est un honneur et un plaisir de te voir ainsi ! » déclara Andrei en toute franchise en remplissant leurs verres de Lambrusco arrangé. Il se retourna les deux verres à la main et fit un geste de la tête, un sourire de méchant garçon au visage. « Si tu veux y gouter, prend ce qui est offert. » . L’alchimiste sourit, la magie des mots avait également son charme…
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Andrei Velencei
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Message posté : Mar 9 Oct 2018 - 17:36 Message
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Love love is a verb
Love is a doing word
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shakes me, makes me lighter
Black flowers blossom
fearless on my breath


Les paroles d’une chanson que Blake appréciait particulièrement résonnèrent dans la pièce, devenant, pour quelques moments, la seule reine en sa demeure. Les mouvements étaient ralentis, la lumière diffractée, les questions planaient, plus haut que les doutes, sur l’instant présent. Le cocon qu’était l’appartement-atelier était prêt à éclore, mais nul n’aurait pu dire à cet instant de quel étrange papillon il préservait la vie précieuse, en attendant. Allait-il battre des ailes, ici et maintenant, et déclencher un tsunami dans un autre lieu, un autre temps ?
La plaie était nettoyée, et Blake jugea qu’il n’était pas nécessaire de coudre. Tant mieux, car il n’avait pas non plus les compétences de Nathan en la matière. Et puis de toute façon, il était réellement fasciné par le tatouage alchimique. Après la démonstration d’Andrei, Blake compris à quel point ce tatouage faisait partie d’Andrei, à quel point les deux étaient intrinsèquement liés.

« Voilà la mécanique ésotérique qui m’anime, une alchimie de sang, terrible, efficace, mais couteuse… »

Blake acquiesça, conscient de l’intimité, du secret très personnel que l’Alchimiste venait de lui révéler.
« Tu met en jeu ta vie, à chaque transmutation, quelque part. ». Bien entendu, chaque magie en arrivait à ça, au final, quand on puisait dans ses réserves. Mais Andrei marchait sur un fil, son sang, sa vitalité même alimentait sa magie. Blake connaissait d’autre moyens, lui aussi, mais il n’avait pas puisé dedans.

Le sang était puissant, bien sur. En témoignait l’alchimie d’Andrei, et celui qui battait dans ses veines, dans lequel il puisait pour revêtir son avatar. Il y avait le sacrifice, utiliser le sang de quelqu’un d’autre, et certains adeptes n’hésitaient pas. La foi était aussi puissante. Les éléments, condensé en magie pure. L’amour. Le sexe. Bien des méthodes, bien des résultats différents.
Le baiser dans le cou le surpris. Pas dans sa réalité, car il s’y attendait, il le souhaitait, même. Mais dans sa douceur. Dans sa sollicitude. Les caresses ne firent que confirmer ce sentiment. Fragiles, mais pas maladroites. Légères, mais réelles. Chaudes, mais pas brulantes. Désireuses, mais pas possessives.

Blake fut gêné du compliment d’Andrei. Il ne voyait nul honneur au fait qu’on le connaisse, lui. Il se savait attirant, il n’était pas faussement modeste. Mais il se trouvait fade, à côté de l’âme brillante, de la détermination de certaines personnes. Il n’irait pas jusqu’à dire que le physique lui importait peu, ce serait une insulte au jeune homme assis face à lui. Mais l’enchanteur, le maitre des charmes, était lui-même charmé par le tableau d’ensemble, qui se dessinait, encre, chair, parfum, peau, sourire et voix, devant lui. Tel un papillon attiré par une lumière dangereuse, il se laissa happer, perdu et retrouvé, dans le rythme vital qui était le plus grand mystère encore à résoudre, à jamais hors de portée, vous tirant en avant, plus loin, plus fort, plus généreusement que l’envie de vivre.

« Si tu veux y gouter, prend ce qui est offert. »

Comme souvent, lorsque sa nature se réveillait, comme une fleur après la pluie, tournant ses pétales vers le soleil, Blake s’exprima en vers, laissant pulser hors de lui sa magie si particulière.
« Que la pluie égare, portée par le vend
les envies, les tourments et nos petites peurs
dis le, dis le, avec la voix du vent
dans la sublime alchimie des odeurs

Dans le sel au bout de nos lèvres,
sur la peau, dans la divine sève,
dis le, dis le, avec la voix du vent
et prépare ton fragrant achèvement ».


Tempestus… Un des mots de pouvoirs que l’enchanteur maitrisait. L’appartement fut empli de ce pouvoir, un vent réchauffant, chargé d’électricité, titillant la peau des deux hommes en présence. Pour autant, ce n’était pas le vent de la tempête, bien qu’elle se levait déjà dans le cœur de l’enchanteur, mais un vent cageolant, chaud, plein d’épices et de malice.

Il prit donc. Le verre, le vin. Les lèvres. Le baiser.

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Message posté : Jeu 11 Oct 2018 - 8:33 Message
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Andrei laissa Blake approcher, ses mots glissaient comme du velours contre la soie de ses tympans. Cette sorcière infernale, voleuse impie aurait au moins eu le mérite de le conduire à l’enchanteur. Il lui faisait penser à une épée faîte de verre : à l’apparence si fragile, légère, élégante, mais en réalité extrêmement solide et tranchante. En goutant son vin tout en tendant le verre de son hôte il sourit d’un air mutin. La lame de l’enchanteur tranchait-elle aussi bien que l’éclat de ses yeux ? Il laissa les vapeurs de l’alcool et la musique abaisser ses barrières, autant mentales qu’ésotériques. Andrei ne se sentait pas en danger, il n’avait en réalité jamais été aussi confiant, son anneau glissa sur le symbole de l’air et il eut une absence.

Le Palais des Doges brillait à l’aube. La rosée venant de la Lagune détrempait les chaussures de l’alchimiste. A ses pieds un cadavre décapité. L’alchimiste le contemplait les yeux embués de larmes. L’avait-il fait ? Il n’en savait rien. Son pantalon et sa chemise étaient déchirés. Son dos ruisselait de sang, se mêlant à celui du cadavre et aux vapeurs du matin. Il s’effondra sur le corps anonyme et hurla sa rage. L’alchimiste courut vers la Lagune et s’y plongea, l’eau salée lui arracha des hurlements sourd et tout disparu. Il s’était réveillé dans la crypte de la basilique San Marco. Dans son costume le plus neuf, il sortit sur le parvis, la nuit étendait son voile pudique sur les ardeurs des hommes alors que la Lune réveillait leurs humeurs. Un garçon aux traits méditerranée l’embrassa, sa langue était salée, il goûtait la mer…

Un souffle chaud rappela Andrei des méandres de souvenirs tronqués, mélangés. Les yeux verts et or agissaient comme des aimants, des ancres dans une réalité réconfortante, réparatrice. Il tendit le verre et reçut les lèvres de l’enchanteur avec délicatesse, puis il posa son vin et serra doucement le cou de Blake comme lors du sortilège. Il ouvrit également son âme, le laissant prendre ce qu’il souhaitait, ne cherchant pas à piller les reflets enchantés de Blake. L’alchimiste pressa son corps contre son hôte. La chaleur l’enivrait, lui dont l’âme se glaçait jour après jour inexorablement. Il s’éloigna un peu, contemplant l’Apollon qui avait saisi ses lèvres.

« Tu es extrêmement désirable. Nul besoin de philtre pour te conquérir, ce serait pure folie… »



Le regard de l’alchimiste balaya le corps somptueux de son hôte et pendant un instant, les cauchemars, la peur, l’angoisse, les sorcières, la bratva, la Lagune… Tout s’évanoui pour un peu de paix.
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Andrei Velencei
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Message posté : Jeu 11 Oct 2018 - 18:45 Message
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La musique changea, mais ça n’avait aucune importance en vérité. Entre les pages, entre les notes, il y avait l’espace pour un baiser. Chargé de magie, de tension, il battait des ailes dans l’appartement cocon. Il percuta les souvenirs et l’âme percée à jour de Blake, avec la puissance d’un 38 tonnes, et la grâce d’un papillon.

Les mains jouaient à imiter la danse du lépidoptère chimérique, mais se faisaient conquérantes. Le jeune enchanteur capta les effluves magiques issues du cercle gravé dans la peau de son doux tortionnaire, et s’enivra aussi bien de ce parfum que du vin millésimé. Déjà, il connaissait la saveur et le parfum de l’Alchimiste, et il incorpora ces données dans ce qui commençait à se dessiner comme étant le tableau d’Andrei, ou la sculpture… Il apprécia la retenue, puis la sauvagerie relative que le pharmacien prodiguait.

Il prit la décision d’aimer cette voix, et ses accents, et sa gravité, ainsi que les yeux noirs capables de devenir plus noir encore. Il vit le cercle alchimique luir, et trouva ça très beau.
Puck disparu, sans doute suffisamment conscient du moment pour leur laisser un espace de liberté, et le petit sucrier alla dans un coin sombre, pour se faire oublier. Mais, malgré tous leurs efforts, Blake se sentait encore trop dans « sa tanière ».

Il voulait que ce moment soit spécial. Non pas qu’il fasse des plans sur la comète, il savait que ce qu’il vivait était plus intense qu’avec un amant d’un soir, car la magie s’en mêlait. Il n’avait pas renoncé à rencontrer un jour quelqu’un pouvant partager sa vie, mais il n’était pas naïf au point de croire encore aux contes de fée.

Les deux hommes se relevèrent, et tournèrent en s’embrassant, les mains de l’alchimiste posées sur le corps de Blake, pendant que ce dernier mit le pied sur un tapis représentant un paysage avallonien. L’enchanteur mutin sourit, et déclencha le portail intrinsèquement mêlé au tapis.
L’euphorisation de l’alchimiste, que Blake avait sentit la première fois, sembla décuplé, en était témoin les pulsations ésotériques de son tatouage. Ici, l’air était plus pur que la ville, et la vallée, parcourue par de grandes herbes émeraudes, était réchauffée par un soleil auburn, donnant des couleurs automnales au paysage. L’herbe était si douce qu’on aurait dit de la soie, aussi Blake se débarrassa de ses ultimes remparts de tissus pour sourire à Andrei, l’enjoignant à profiter du paysage et du reste. Un lac renvoyait les reflets cuivrés du soleil, et invitait à un bain, mais Blake laissa Andrei décider de la suite. Il n’était pas venu ici par hasard. Il savait que les lieux, outre leur étonnante beauté, étaient aussi propices à la scrutation magique. Alors si Andrei voulait revenir à plus de pragmatisme, cela était possible aussi. Il savait que ce dernier sentirait forcément les forces en jeu dans ce lieu et leur affinité magique.


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Message posté : Sam 13 Oct 2018 - 10:33 Message
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Un voyage. L’alchimiste sentit la décharge extatique se mêler à son plaisir et son désir montants. Il serra l’enchanteur qui les avait transportés dieu sait où… Le regard profond d’Andrei quitta le corps, les lèvres sensuelles de son hôte pour observer un instant l’endroit où ils avaient atterri. Sa respiration était rapide, son désir intense, cultivé par les manifestations magiques et le transport.

Cet appartement qu’ils quittaient ressemblaient à un hall de gare vers de multiples dimensions, un lac, des versants légers faits de prairie, une couronne de forêt au plus loin qu’il puisse discerner. Personne à des lieues à la ronde, Blake aimait la discrétion visiblement… Le regard de l’alchimiste retomba sur Blake qui s’était mis à nu, une vision mystique en ce paysage paisible.

« Magnifique. Si tu loues ton corps aux artistes pour qu’ils s’exercent, laisse-moi exercer mon art sur lui… »



« Même pas mal… » Andrei prit un pétale de la fleur et l’avala, il n’avait pas seulement transformer le roseau en lys, il avait également rendu les pétales comestibles en leur donnant les caractéristiques de la canne à sucre. L’alchimiste en prit un autre et le poussa de sa langue entre les lèvres de l’enchanteur maitrisé sous ses cuisses puissantes.

Andrei expérimentait les capacités du monde qui le cernait, il reçut l’eau du lac entre ses mains creusées, et laissa ses inspirations christiques parler. Les doigts humides de vin d’Andrei glissèrent entre les lèvres de l’enchanteur. « Jésus était sans conteste meilleur que moi, était-il alchimiste d’ailleurs ? » Un instant le pharmacien se perdit dans ses pensées, songeant aux témoignages bibliques sur le Christ. Il pouvait tout, toutes les magies, David était bien plus proche de sa science que son illustre descendant…


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Andrei Velencei
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Message posté : Dim 14 Oct 2018 - 1:02 Message
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Ignis Omnia Vincit



.
Lorsqu’il était passé de son moyen Age irlandais à une époque moderne, Aïdan avait regretté le temps qu’il fallait pour courtiser quelqu’un. Le temps qu’il fallût pour que les mots sortes, les joues rougissent et le désir se construise, avec l’imagination comme architecte et la seule gloire de conquérir comme aboutissement au grand œuvre.

Mais il ne regrettait pas à présent. D’aucun trouverait triste le rapport immédiat qu’il peut y avoir entre deux hommes, cette certitude du désir et de l’accomplissement de ce désir. En vérité, il n’y a pas de temps à perdre lorsque vous avez un morceau d’éternité à vivre. Blake / Aïdan avait rencontré Andrei le matin même, et dans cet Avalon rêvé, il était contre lui, contre sa peau, goutant à ses baisers et son ardeur. Pourtant, même ainsi, même avec cette soudaineté, il y avait de la beauté dans l’acte. Les mains qui se touchent, qui hésitent, les lèvres qui explorent, les muscles qui se tendent, la peau qui transpire et frissonne, sublimé par celle de l’autre.

La lumière cuivrée, diffracté dans le regard sombre et profond d’Andrei, semblait vouloir charmer à jamais l’âme de Blake. Il y avait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi confiant et entier. Alors, lorsque l’Alchimiste le fit basculer dans l’eau, même le frisson glacé ne suffit pas à restreindre l’accomplissement ancestral qui se jouait en lui. Sans gêne, exhibant son désir qu’Andrei avait saisi d’une main habile, il fit sien, lui aussi, les territoires de chair qui s’offraient à lui.

Le temps n’avait pas totalement réparé les meurtrissures inscrites dans sa chair, qu’il avait subit à plusieurs reprises de la part d’un de ses maîtres alors qu’il était apprentis. Mais Blake avait appris à faire avec, à passer outre. Et, peut être pour la première fois depuis longtemps, il ne passa pas outre, il planait au-dessus, loin, vite, fort, sans honte ni douleur, sans même l’ombre d’un mauvais souvenir. Peut être était-ce le lieu, la magie ou LUI, tout simplement. Comment connaitre le secret de son âme lorsqu’on les manipulait comme il le faisait ? Comment reconnaitre le charme humain, véritable, entier, lorsqu’il en substituait un enchanté ?

Comme ça, sans doute. Avec l’urgence imprimée dans sa chair, avec la sensation d’être ancré. Avec la pleine conscience de l’autre, autour de soi, en soi… Il se donna donc, désireux de le sentir en lui, désireux de lui donner ça, aussi, s’il l’acceptait. Et il ouvrit un livre, de chair, de magie et de plaisirs.

« Entre les pages de ce livre, deux êtres s’aiment ».

Il resterait à trouver ou cela mènerait. Mais quand bien même ce serait un plaisir de chair et mystique, uniquement, ça ressemblerait beaucoup à ce que Blake croyait perdu à jamais.
Goutant au vin parfumant les doigts d’Andrei, goutant à la fleur et le baiser de l’alchimiste, il gouta aussi à la plénitude, le temps que les pages se tournent, loin du monde, nombreuses, inventives, dont l’encre et l’écriture changeait de rythme et d’intensité.

Lorsque les pages furent tournées, promesses de futurs chapitres, les deux hommes restèrent l’un contre l’autre, épuisés, revigorés.

« tu sais, même si tout ça, le lieu, la lumière, toi, est plus qu’agréable, je nous ai fait venir ici car ce lieu est idéal pour les scrutations… Je peux faire venir le téléphone si tu en as besoin, mais nous pouvons unir nos forces pour tracer.. et bien… a peu près tout ce que tu voudras en fait… ». Sa tête reposait sur les abdominaux de l’Alchimiste, et sa main caressait, parfois insolemment, déclenchant une réaction visible et motivante, la peau de son amant. Il savait que le temps était venu d’agir. Qu’il revoie ensuite le jeune homme ou pas n’était pas encore écrit.

Le corps chaud contre lui était tout ce dont il avait besoin, mais son partenaire avait besoin d’autre chose. Du moins c’est ce que l’enchanteur pensait.



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