AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

Thalia ~ Sous le miel se cachent de cruels poisons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Ven 21 Sep 2018 - 23:32 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Agent de SHADOW
Agent de SHADOW

avatar
Agent de SHADOW

Afficher le profil

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 21/09/2018
ϟ Nombre de Messages : 120
ϟ Nombre de Messages RP : 67
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa
ϟ Crédits : Kai
ϟ Célébrité : Adria Arjona
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Assistante du conservateur au musée historique de Star City
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Informations Personnelles

ϟ Nom : Cristobal, ironie s’il en est. Des adeptes d’un héritage païen qui ont un nom issu du catholicisme.
ϟ Prénoms : Chez les aztèques, le nom était donné en l’honneur du signe sous lequel on naissait ou, pour les enfants de dignitaires, d’après une remarquable action d’un ancêtre. La demoiselle fut donc prénommée Ocelocoátl, serpent-jaguar, du fait de son jour de naissance. Ses parents ont cependant été assez intelligents pour lui donner une identité civile correcte, et elle répond donc au doux prénom de Thalia sans que n'apparaisse son autre prénom sur ses papiers.
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Âge : 28 années au compteur d'ici quelques mois
ϟ Date de Naissance : 28 novembre 1990
ϟ Lieu de Naissance : Thalia est née et a grandi à Star City.
ϟ Nationalité : D'origine mexicaine, Thalia descend tout droit des aztèques. Sa lignée a tenté de préserver leur héritage culturel et a donc maintenu une certaine pureté du sang. La branche paternelle a émigré aux Etats-Unis une centaine d'année auparavant, mais la mère de Thalia est de nationalité mexicaine.
ϟ Orientation : Thalia est cent pour cent hétérosexuelle. La déesse qui l'habite, elle, n'est pas si regardante et prend donc un malin plaisir à s'entourer d'hommes et de femmes au lit.
ϟ Métier : Assistante du conservateur du musée historique de Star City, experte en civilisations mésoaméricaines


Administration

ϟ Avatar : Adria Arjona
ϟ Crédits : Kai
ϟ Pseudo : Kai
ϟ Âge réel : Bientôt 25, je le crains
ϟ Parlez-nous de vous : Cf la fiche de Noélie
ϟ Comment avez-vous connu le forum ? Je l'aime trop donc j'ai fait un DC.
ϟ Que pensez-vous du forum ? Magnifique, je médite un kidnapping de Renan vu ses talents de graphiste Pour ce qui est du contenu, toujours aussi épatée par le travail qui a dû être fourni pour parvenir à une telle richesse
ϟ Quelques conseils à donner ? Arrêtez de corrompre les innocentes, c'est très mal.


Historique

~ 1421
Yaocihuatl
Pour mon peuple, le jour de notre venue au monde nous prédestinait à un avenir ou à un autre. Les prêtres, les Tonalpouhque, livraient des présages quant à votre existence à partir de notre calendrier divinatoire. Rien de très compliqué en vérité, même s’il paraît souvent obscur aujourd’hui. L’année rituelle se constituait de vingt treizaines, des cycles de treize jours, donc. Chaque jour était associé à l’un ou l’autre des vingt glyphes qui se succédaient dans un ordre invariable, du crocodile à la fleur. Et chaque glyphe était lui-même associé à une divinité. Tous ces signes combinés influaient sur la personnalité et l’avenir de l’enfant qui naissait.

J’étais pourtant née sous de bons présages, Mahcuilli-Ocelotl. 5-jaguar pour vous le traduire. Le jaguar était un signe de puissance et de courage, le Seigneur des animaux à la face nocturne inquiétante. Les enfants nés du jaguar étaient réputés intrépides, aventureux, avec une exigence qu’ils s’appliquaient à eux-mêmes et aux autres. Femmes ou hommes, peu importait, le résultat était le même. Évidemment, le fait que la divinité protectrice du jour fût Tlazolteotl, la mangeuse de péchés, un des sombres Seigneurs de la Nuit, était sans doute un peu moins favorable. Etre née sous son augure, c’était être destinée à l’impulsivité, être fui sans cesse de l’équilibre. Néanmoins, il y avait là du bon également, après tout.
Dommage pour eux que je n’aie été un garçon, j’aurais sans doute apporté l’honneur sur notre famille, en maîtrisant mon caractère emporté.

Au lieu de quoi mes parents héritèrent d’une gamine au sérieux inébranlable lorsqu’il s’agissait d’apprendre, mais plus fuyante que jamais lorsqu’elle souhaitait s’aventurer ailleurs. Intrépide, je l’étais sans conteste, mais toujours dans le respect du travail que l’on me confiait. Invariablement, on retrouvait mon ouvrage terminé, et une petite fille disparue dans les rues et les canaux de la cité. Ma mère en a eu de sacrées sueurs froides. Je l’avoue aujourd’hui, j’aurais aimé pouvoir faire mes preuves au combat, ramener mes prisonniers et les sacrifier à nos dieux, devenir respectée, mais les guerriers étaient des hommes, sauf circonstances exceptionnelles. Je rêvais de devenir comme mon père, devenue un noble guerrier-aigle par sa bravoure et son courage seuls. Mais comme c’était impossible, je résolus de devenir à tout le moins épouse d’un homme à l’aune de mon père.
Inconstante que j’étais, je changeais pourtant d’avis trop souvent.
D’ailleurs, je finis par me marier à un macehualli, quoi qu’il devint vite un membre estimé et respecté de la noblesse de Tenochtitlan grâce à ses hauts-faits lors de la guerre fleurie.

J’avais vingt-et-un ans, j’étais mariée depuis trois ans déjà et heureuse en ménage, peut-être même un peu assagie. Vint une année particulièrement rude pour notre peuple. La famine étendait ses ailes sur la cité de Tenochtitlan et sur ses vassaux. La guerre prenait son dû parmi les jeunes, capturés puis sacrifiés dans l’une ou l’autre ville, dans l’espoir d’apaiser la colère des Dieux et Déesses. Les prêtres s’imposaient jeûn sur jeûn, sacrifiant leur sang dans des rites douloureux, et la population y allait de son effort également.
Les prêtres finir par décider d’un sacrifice de grande ampleur, profitant d’une bataille ayant permis de rapporter un grand nombre de prisonniers. Chaque famille noble offrit des esclaves pour grandir encore la quantité de sacrifiés. Puis les religieux se réunirent pour choisir des citoyens de la ville, honorés entre tous, qui seraient représentation de l’une ou l’autre divinité lors de cette grande cérémonie.
C’était un honneur, évidemment, d’être choisi pour la distinction finale qu’était le sacrifice. Celui-ci, avec la mort au combat et la mort en couches, était la façon la plus glorieuse de mourir, celle qui vous assurait de devenir quatre ans durant le compagnon du Soleil, gardien ou gardienne de sa course dans le ciel, avant revenir sur Terre sous forme de colibri ou de papillon.

Mon mari se porta volontaire. Quant à moi, ce furent les prêtres qui me choisirent. A l’époque, nous avions encore des moyens d’invoquer à nous l’essence de nos Dieux. La plupart de ces artefacts étaient soit défaillants, soit perdus depuis des décennies, mais certains persistaient. Je ne sais ce qui les poussa à croire que je serais une hôte adéquate pour Chicomecoatl, déesse de la nourriture et de la fertilité, appelée pour recevoir les sacrifices adéquats et bannir la famine qui s’abattait sur nous.
Je voulais vivre. Mais je me suis pliée aux exigences de notre clergé, avec le courage qui me caractérisait. Qu’importait mes souhaits si je pouvais libérer mon peuple de l’affliction qui lui volait ses guerriers, ses femmes et ses enfants ?

Quand vint le douzième mois, Teotleco, une semaine durant, nous dansâmes et chantâmes nuit et jour, dormant peu. Les festivités avaient une drôle d’allure, avec nos sacrifiés si bien nourris et les squelettes qu’étaient devenus nos compatriotes.
A l’issue d’une dernière nuit, cette fois sans le moindre sommeil, je dis adieu à mon époux et à ce que j’avais toujours connu. J’étais là, au bas du temple, quand son cœur a été arraché hors de sa poitrine. Je ne sais si c’était un mirage dû à l’épuisement ou à l’alcool d’agave, mais je jurerais l’avoir vu rejoindre le Soleil.

Yaocihuatl fut alors conduite dans un autre temple, parée des plus beaux atours qui soient et d’un masque représentant Chicomecoatl, avec autour du cou un pendentif rond orné d’un serpent de jade.
Sans doute eût-elle récupéré son corps rapidement, si c’était la bonne divinité qui avait répondu à l’appel des religieux. Mais, erreur des prêtres ou malice de l’intéressée, ce fut
Tlazolteotl qui se glissa dans l’enveloppe si diligemment ouverte.
Tlazolteotl, déesse aux multiples visages. Tentatrice des hommes bons et créatrice de vices à ses heures, elle était aussi symbole de renouveau. Aussi appelée la mangeuse de péchés, c’était à elle qu’on confessait ses fautes, une seule et unique fois, pour qu’elle les absolve et les transforme en quelque chose de bon. Tlazolteotl était l’ombre dans le coeur des hommes dans sa forme la plus primaire, mais aussi la lumière ravivée dans ce terreau fertile qu’est le péché. Joueuse et versatile, elle avait vu là l’occasion de quitter un peu la réclusion qu’on lui avait imposé, la coupant ainsi de sa nature et de sa tâche.
Point de Soleil à animer ou de pluies à faire tomber pour elle, point de lointaines influences dans le monde des hommes, juste un terrible et mortel ennui.
Alors une de ses filles, courageuse comme celle-ci ?
Une occasion en or.
Une occasion de tromper, de tester et peut-être de récompenser ensuite.
Peut-être.


Tlazolteotl
Elle a peur, pourtant elle me connaît. La vaillante a bien conscience que c’est un des Seigneurs de la Nuit qui respire et parle par sa bouche. Qui voit par ses yeux, entend par ses oreilles. Etrange chose que d’être à nouveau faite d’un corps de chair, un bref instant, l’espace d’un claquement de doigts, à mon échelle.
Je me redresse. Les prêtres s’inclinent, mangent la terre devant moi, m’appelle par le nom d’une autre. Ils croient. Sont-ils devenus si pitoyables, pour ne savoir faire la différence ? Je ris doucement. Etire mes muscles nouveaux et promène mon regard sur le temple. Ah, il est beau, le temple de Chicomecoatl. Le sang y coule à flots chaque année.
Une femme, à ma place, ressentirait la jalousie.
Mais je ne suis pas les vices que je traque et entretiens.

— Honorée déesse, nous te prions au nom de notre tlatoani et notre peuple de nous accorder une fois encore ta bénédiction. Les pénitences que tu nous demanderas te seront offertes, les sacrifices faits en ton nom t’attendent. Honorée déesse, en quoi avons-nous déplu aux dieux ?

Mes pieds nus touchent le sol. La sensation est si agréable.

— Il est temps pour vous d’être testés. Il est temps de mériter la faveur qui vous a été accordée.

Si le peuple du soleil se révèle digne, je lui offrirais le renouveau qu’il mérite. Sinon, il périra dans le chaos que j’y sèmerais ou par la grâce de la famine que leur impose ma Terre bien-aimée.

J’ai glissé mes murmures au creux des oreilles d’hommes et femmes du peuple. J’ai tenté les dignitaires. Caressé l’esprit du Tlatoani, Chimalpopoca. Les uns ont résisté vaillamment, et à ceux-là j’ai accordé le pardon, complet et sans conditions. D’autres ont succombé et ont vu leurs fautes révélées, leurs crimes châtiés par des morts indignes, avec sévérité. Le peuple aztèque a souffert et s’est battu. Il a conquis malgré les épreuves. Il a sacrifié malgré les morts. Des mois humains ont passé mais il connaît encore les anciens usages. Je connais pour ma part mon devoir, j’ai exercé ma malice à loisir. Je déteste cette prison qu’est devenue Ilhuicatl-Tlalocatipa, mais je sais que je dois m’apprêter à y retourner si je veux sauver les nôtres.
Ceux qui nous honorent malgré ce Pacte que j’exècre.
Je suis aussi une déesse de la Terre-Mère. Lame d’obsidienne en main, je voyage et verse mon sang dans les villes conquises, dans les terres et dans les rivières. Puis je retourne à Tenochtitlan, me révèle à ces mêmes prêtres qui m’ont invoquée sans le savoir. Je leur confie la garde de ce pendant de jade dont j’ai dérobé le pouvoir. Puis je danse. Sept jours et sept nuits, aux côtés des valeureux et des justes, de ceux qui seront lavés de leurs péchés par leur droiture et leur honneur.
Je danse et je chante le renouveau de la Terre.
C’est par l’obsidienne qui quatre fois treize fois a pris mon sang que mon enveloppe se meurt. Le pouvoir est libéré, ce pouvoir résiduel que j’avais conservé malgré l’exil.
Il ne suffira pas à sauver les hommes, loin de là.
Nous n’avons plus tant de prises sur la Terre Prime. Mais il aidera, sans doute. Et surtout, il donne de quoi croire aux aztèques. Tlazoteotl, Dame de la Nuit, Déesse-Mère de la Terre, des Vices et des Amours Coupables, Mangeuse de Péchés, Maîtresse Illusionniste, Divine Rédemptrice, Celle qui Pardonne, a jugé bon d’accorder encore une fois la faveur des Dieux au Peuple du Soleil.

Thalia
~ 28 novembre 1999
— Je veux aller jouer.
Sofia acquiesce à côté de moi. On est excitées comme des puces, parce qu’aujourd’hui Papá a promis de nous emmener jouer dehors. Il a promis, juré sur les dieux et mangé la terre. Aujourd’hui, on va jouer.
— D’abord, vous devez interpréter vos jours de naissance. Comme je vous ai expliqué.
Papá.
Je boude et Sofia m’imite. Peut-être qu’il va vouloir ?
Coatzin, toi d’abord.
Je boude toujours, mais Sofia, elle sourit.
— C’était le 28 novembre 1990. Donc, c’est un jour... Mahcuilli-Cipactli...
Ocelocóatl, qu’est-ce que ça veut dire ?
— Douze-serpent, Papá.
Je le regarde avec des yeux presque larmoyants. C’est notre anniversaire, aujourd’hui. Sofia et moi, on a neuf ans, maintenant. Mais on a quand même le droit de s’amuser, non ? Papá dit que comme on grandit, on doit travailler encore plus dur et apprendre plein de choses. Mais moi, j’aimerais juste avoir quelques jours sans taper Sofia et réciter... des trucs.
Coatzin, continue.
— Le cinq, c’est bien, Papá mais pas super bien, ça donne du courage mais aussi un côté désordonné, parce que c’est Tlazolteotl la déesse du cinq et qu’elle est très changeante. Par contre le crocodile, c’est chouette ! Ça veut dire qu’on sera décidée et qu’on aura de la force dans la tête et le coeur. Et ça donne le goût de l’effort et on sera habiles !
Papá sourit à Sofia, et j’arrête de bouder. Je veux qu’il sourit aussi, on ira jouer après, il a promis.
— Tu complètes, Ocelocóatl, ma puce ?
Toute fière de savoir quoi faire, je complète ce qu’a dit Sofia :
— C’est Tlazoteotl qui préside la treizaine aussi. Ce-Ollin, un-mouvement. Ça renforce le côté changeant, ça pousse aux débordements et à des choses pas... pas biens.
— C’est bien, les filles. Maintenant, on va aller jouer dehors. J’ai une très bonne idée.
Deux cris de joie plus tard et on file attraper nos manteaux et nos gants. Papá a toujours de bonnes idées de jeux, et on a le droit de grimper où on veut et de faire semblant de se battre et de pleins de choses que nos copines ne peuvent pas faire.
Mais c’est un secret.
On a mangé la terre, on a juré de ne rien dire.
C’est notre secret, à Thalia et moi. Et Papá et Mamá.

~ 28 novembre 2007
On est toutes les deux sur le lit, mais elle est en train de préparer ses rituels et autres pour la mission que Papá nous a confié. Entre nous, nos billets d’avion. Je dessine machinalement des choses et d’autres sur les draps en me répétant mentalement des combinaisons de mouvement de combat.
J’ai vite compris que je ne serais pas comme Sofia, plus petite. Papá lui sourira toujours plus, parce qu’elle est douée pour la magie familiale. Mais moi, j’ai les entraînements de Mamá. Enfin, Sofia aussi, mais elle est nulle pour se battre, franchement. Deux mains gauches. On ne peut pas dire que je suis la meilleure au monde, mais je sais tenir un couteau sans trembler, je vise plus que correctement à des distances raisonnables avec une arme de poing, je me démerde à la course. Surtout, je commence à être sacrément bonne au Yaomachtia, l’art martial que l’on se transmet dans la famille. Ça nous vient de nos ancêtres et ça sert principalement à désarmer l’ennemi puis le maitriser. Subtil, délicat, presque une danse. J’adore.
Du coup, on fait un bon duo, elle et moi. On se complète. Pour des jumelles, ça paraît logique, comme nos parents disent toujours.

Pour l’instant, Mamá est surtout en train de crier que c’est trop tôt, qu’on est pas prêtes à voler en solo. J’ai envie de descendre et de lui dire qu’on peut le faire. L’année dernière, pour mon anniversaire, je suis partie dans un temple maya avec Papá. Sofia a fait autre chose, avec Mamá. Je ne sais pas exactement quoi. On ne s’en est pas parlées, parce qu’on nous a ordonné de ne pas le faire. On sait reconnaître un test quand on nous en assigne un.
Et là, c’en est encore un. Définitivement.
Sofia ouvre les yeux et fait craquer ses doigts.
— Je déteste ça, je râle à son intention.
Fais avec, répond-elle.
En russe et avec un accent parfait.
Fri-meuse.
Je lui tire la langue. On se regarde.
Et on éclate de rire.
J’attrape les billets d’avion et mon sac à dos – sac de randonnée, c’est moi qui porte, Princesse Sofia a besoin de sa concentration en cas de besoin. Je dévale les escaliers, ma soeur en remorque. Quand on arrive en bas, on a retrouvé tout notre sérieux. Je salue mon père et ma mère.
Pas d’adieux, pas même d’au revoir.
On en a pas besoin, et eux non plus. Ils ont confiance, au fond. En fait, on recommence à parler seulement une fois à l’aéroport, à attendre qu’on annonce l’embarquement pour notre vol. Direction Monterrey, dans un premier temps, où nous devons retrouver un oncle au troisième degré, quelque chose du genre, qui nous emmènera dans un site historique soigneusement dissimulé jusque-là. Nos parents nous envoient vérifier si un artefact utile s’y trouve.

Les ruines sont magnifiques, il n’y a pas à dire. Quand je vois ça, je veux bien croire aux divinités aztèques et commencer à prier aussi. Pourtant, il ne reste vraiment pas grand chose. Les fondations, principalement, et une partie s’est enfoncée sous terre. Vu l’architecture, il s’agit d’une construction plus probablement chichimèque qu’aztèque. Mais ça reste fantastique.
— Tu sens quelque chose ?
Sofia est en transe, presque. Moi, juste nerveuse, l’émerveillement passé. J’ai la nuque qui picote salement. Je la suis pas à pas en guettant tout ce qui pourrait lui faire du mal pendant qu’elle sonde les environs à la recherche d’une dissonance, de quelque chose qui pourrait lui désigner quelque chose de magique.
Heureusement, d’ailleurs.
Au moment où elle pointe une direction et commence à s’y avancer, un type torse nu et armé d’une lance – une lance, vraiment ? – surgit pour essayer de la lui enfoncer dans le dos. Je ne réfléchis même pas quand j’attrape le bout de son arme et utiliser sa propre énergie pour le déséquilibrer. Ensuite, je fais ce que je sais faire de mieux : le désarmer. Il ne faut pas longtemps pour qu’il soit à terre, coincé entre mes genoux fermement serrés et les bras croisés dans le dos. Je résiste pendant qu’il se tortille en gueulant.
Maldita azteca !
Je finis par le lâcher et attraper le premier caillou qui passe pour lui frapper l’arrière du crâne. Là. Ça, ça fait taire n’importe qui.
— Ça va, Sofia ?
Chuchotement affirmatif en retour. On ne perd pas de temps à se féliciter. Elle fait son travail pendant que je repère les risques éventuels. Il nous faut des heures de fouille pour dégoter ce qu’elle cherchait, une lame d’obsidienne magnifique. Pour moi, elle est normale, mais j’ai confiance en Sofia. Il faut qu’on rentre, maintenant.

~ courant 2010
Je n’aime pas l’inaction, mais je sais obéir. Sofia est en bas, avec notre petit frère de trois ans. Nos parents nous ont demandé de rester ici et de veiller sur la maison, et notamment les artefacts qu’on y cache. Encore une invasion, même on était trop jeunes pour nous rappeler de la première qu’on a vécu. Enfin.
Ça fait deux semaines qu’on vit en autonomie. Avec la nounou d’Isandro.
— Arrête de ruminer. De toute façon, ça ne sert à rien, et si on fait des bêtises maintenant, on risque de se faire écarter.
— Je sais, Sofia, mais ça sert à quoi de s’entraîner vingt ans pour attendre que le temps passe quand le monde se fait mettre à feu et à sang ? On nous a toujours dit qu’on devrait défendre le monde, et on se retrouve à se terrer ici ! Ça me saoûle.
— Moi aussi, Thal’, moi aussi.
Je l’attire contre moi et soupire.
J’ai peur, toute courageuse que je sois, et je sens la peur de Sofia. Et si la Terre sombrait dans le chaos... ? Je ne pourrais jamais me pardonner de n’avoir rien fait, d’être restée cachée dans un sous-sol aménagé pour les coups durs. Je ne suis peut-être pas une héroïne comme d’autre, avec plein de super-pouvoirs, mais je peux faire ma part et je le sais.
Au lieu de quoi, je garde un gosse dans une maison qui ne craint pas grand-chose.
— Patience, soupire Sofia. Un jour, ils auront vraiment confiance en nous.
J’ai peur, mais je sais qu’elle dit vrai.

~ 28 novembre 2012
J’adore mes parents mais leurs grands délires d’héritage familial et de religion antique me fatiguent parfois. Sofia, elle, en raffole. Comment deux personnes nées le même jour et la même année peuvent être si différentes, je vous le demande ? Ils ont poussé le vice jusqu’à nous donner un second prénom aztèque. Sérieusement, à part nous, qui peut le prononcer ? Je vous dis pas la gueule des gens lorsque je sors mon permis. Coatzin pour Sofia. Pour moi, Ocelocóatl. J’en suis tout à fait ravie.
Je comprends la nécessité de s’entraîner. J’ai toujours su que notre famille était spéciale, différente. Pourquoi, comment ? Grande question. Je suis née sans toutes les conneries mystiques de mon père. Moi, je tiens de ma mère. Je suis la petite guerrière de la famille, pas l’érudite. Ça, c’est Sofia. Et vas-y que tu dois parler le nahuatl, l’anglais, l’espagnol, le mandarin, et vas-y que tu dois apprendre par cœur les écrits sur toutes les foutues divinités aztèques, disparues de la Terre Prime il y a des milliers d’années... Même leur culte a été détruit presque entièrement.
Mais je veux faire la fierté de mes deux parents, alors je me force, étudie les calendriers divinatoires et récite à l’infini des noms de dieux antiques et leurs longues listes d’attributs. Les Sept Seigneurs du Jour ? Facile, tout est dans ma petite tête. Les Sept Seigneurs de la Nuit ? Franchement, c’est tellement logique.
J’ai vingt-deux ans et approximativement tout à gagner de cet apprentissage. Je veux voyager autour du monde, j’ai une liste de pays à visiter. Je veux apprendre à danser quatre ou cinq danses différentes, faire du saut en parachute, partir à l’aventure et ramener ce qu’on me demandera.
Tout l’inverse de Sofia.
Sofia a embrassé les arts mystiques. Je ne sais pas où elle en est dans ses maîtrises d’arts martiaux – franchement, elle a longtemps été nulle, à tel point qu’on a dû demandé à d’autres personnes de s’entraîner contre moi, mais... Elle, elle parle couramment nahualt, espagnol, mandarin, russe et japonais. Elle, elle sait danser les danses de salon de la haute société. Elle, elle peut engager une conversation avec n’importe qui n’importe comment, papillonner trois fois des cils et embobiner un type autour de son petit doigt.
Comment c’est possible ?

Non, en fait, la question m’insupporte. Je m’en moque, je ne suis pas jalouse. J’ai mes propres forces. Et on nous a dit qu’il était temps. Je vais pouvoir comprendre le pourquoi du comment. Savoir qui sont ces visages que je vois défiler depuis ma plus tendre enfance. Savoir à quoi rime ma vie si rigoureuse. Les coups, les blessures, les échecs innombrables.

~ septembre 2014
Ça fait deux ans déjà que Sofia et moi avons été intégrée à SHADOW officiellement. Officiellement, parce qu’on travaillait pour eux depuis bien plus longtemps. Ça m’a amenée à comprendre que beaucoup de nos visiteurs un peu... originaux étaient des nôtres aussi.
Drôle d’effet, de comprendre que tout ce qu’on a appris était fait pour nous préparer à être des recrues adéquates et fidèles pour toute une organisation. Sofia a eu du mal à s’y faire, mais pas moi.
J’aime cette appartenance à ce groupe. J’aime réaliser des missions pour eux, troubler mon quotidien et mes études d’histoire. Je me suis spécialisée dans les civilisations aztèques, forcément.
Et puis l’équipement qu’on a à disposition n’est clairement pas le même. Plus rien à voir avec nos petits tours en solo ou à deux. Je sais que notre façon de faire serait incomprise par... A peu près tout le monde, mais au final, tout ça, c’est pour le but auquel je crois depuis toute gamine : faire de notre endroit un monde sauvé. Fini les invasions et les catastrophes.
Enfin.
Ce soir, on m’a juste envoyé dans un bâtiment suspect. Mes supérieurs souhaitent vérifier la présence éventuelle du Trident Noir. Ça change de mes recherches d’artefacts à droite et à gauche dans le monde, mais ça me va. Même si je ne trouve rien ni personne en définitive, j’adore ce monde qui est le mien. Je ne l’échangerais jamais.

~ novembre 2016
— Ça devrait être Sofia, je lâche, perplexe.
Mon père vient de m’annoncer qu’ils avaient retrouvé un artefact supposé créé un lien avec une divinité. Et pas n’importe laquelle : celle qui règne sur notre jour et notre treizaine de naissance, Tlazolteotl. Charmante, paraît-il.
Sauf que la mystique du duo, c’est l’autre jumelle.
Alors pourquoi je dois être son hôte ?
— Le choix a été mûrement réfléchi. Nous avons besoin d’agents les plus efficaces possibles. Tu es excellente dans ce que tu fais, une bonne combattante et une athlète plus que correcte. Mais tu n’as aucune capacité métaphysique. Les capacités de la déesse complèteront tes possibilités et feront de toi un atout plus important pour SHADOW.
J’hésite puis acquiesce lentement. Je n’aime pas l’idée, encore moins avec cette idée que j’ai que les divinités n’existent pas... Ou, plutôt, sont bannies depuis trop longtemps pour être d’une aide quelconque. Et puis, enfermer Tlazolteotl dans mon corps ? La plier à notre volonté ? Leur rituel m’inspire de sérieux doutes.
Néanmoins, c’est ce qu’on me demande aujourd’hui.
Sofia ne voudra plus jamais me parler et Isandro va être dans mes pieds sans arrêt. Parfait.
— Qui plus est, il n’y aura pas conflit entre deux types de magies. Et il sera plus facile pour nous de la maîtriser dans ton corps que dans celui de ta soeur. La cérémonie aura lieu le jour de votre anniversaire.
J’acquiesce machinalement.
C’est un ordre, pas une demande, et je ferais ce qu’on m’enjoint de faire, ni plus, ni moins. Pour la famille, pour SHADOW et pour le monde.

~ 28 novembre 2016

Tlazolteotl
L’appel a quelque chose de vicié, cette fois. Dans les Treize Cieux, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. J’ai reconstitué une partie de ce que j’ai offert aux aztèques. Seulement pour apprendre leur massacre peu après. Un claquement de doigts plus tard, à mon échelle.
Peut-être ont-ils appelé, alors, mais il n’y avait que moi pour répondre. Mes pairs ont oublié les aztèques et leurs dons inestimables, l’eau précieuse qui a coulé pour nous. Ils ont laissé les anciens usages de côté, et pourquoi ? Paresser dans leurs temples des treize cieux, pleutres et lâches ? Je ne peux leur en vouloir, maintenant que le Peuple du Soleil a presque disparu. Leur monde évolue sans nous.
Enfin.
Le sang a survécu.
Pas comme il aurait dû mais il a survécu. Qu’importe le reste.
Mais pourquoi appeler maintenant ? Pourquoi de cette façon ?
Il y a quelque chose d’anormal.
De profondément mauvais.

Thalia
Très honnêtement, je ne suis pas sereine quand on immobilise mes bras et mes jambes, et qu’on passe autour de mon cou le médaillon. J’ai l’impression de le sentir pulser contre mon coeur affolé, alors je me force à respirer lentement, paisiblement, en fixant le plafond. J’ai avalé de la drogue, volontairement, pour que Tlazolteotl n’ait pas un corps en pleine forme le temps que le sceau d’asservissement ait une emprise suffisante sur elle.
Le tatouage qui la maîtrise s’étale dans mon dos. Il est assorti de sorts de dissimulation, puisque je travaille dans un musée, que j’ai une vie civile. Il ne manquerait plus que quelqu’un remarque que je trimballe une bombe à retardement dans un collier.
Je commence à sentir la drogue faire effet.
J’ai une vague envie de paniquer. Je déteste ça, ne pas être celle qui contrôle. On m’a appris à appréhender et gérer des situations complexes justement pour éviter ça.
Trahison.
Infâme trahison. Ces hommes portent en eux le sang du Peuple du Soleil, mais ils le pervertissent pour d’autres. La femme que l’on m’offre comme vaisseau est contaminé. Ce n’est pas un corps, c’est une prison.

— Papá, je souffle d’une voix pâteuse.
Je cherche son regard.
Je lui arracherais les yeux des orbites. Traître.
Quoi ? Non, non, non. Ça n’est pas moi, pas moi, pas moi.
Une fille du Mouvement qui trahit sa maîtresse. Honte à toi, enfant jaguar.
C’est pour la famille. Pour SHADOW.
J’ai peur. Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. L’appel me repousse au fond de mon corps, tapie sans pouvoir rien choisir.
Ce n’est plus mon corps, c’est une prison.

Tlazolteotl
J’ouvre les paupières de Thalia, difficilement. Il y a quelque chose d’anormal en elle, aussi. Je sens ses muscles pleins de l’énergie de la jeunesse, je sais qu’elle est parfaite pour représenter une de mes quatre formes, et pourtant je parviens à peine à bouger.
Un cri de rage couve, mais je ne peux l’extérioriser. Mon pouvoir , est toujours là. Ils paieront. Je n’ai pas besoin de bouger pour être capable de... Esprit faible, qui tient l’un de mes pieds. Il voudrait Thalia pour lui et lui seul, Thalia et moi.
La joie éclate, remplace la rage, tandis que je me faufile sous son crâne.
Si tu les laisses faire, tes rêves seront inaccessibles à jamais. Si tu ne les empêches pas, tu perdras tout. Tout, cariño.
Sa prise s’efface. Je redresse la tête pour le voir agresser celui qui tenait mon autre cheville. J’ai envie de rire, car les hommes sont si faibles. Mais les autres résistent, encore et encore, crée des chaînes sur ma volonté, l’une après l’autre, sans discontinuer. Je vais perdre.
— Traîtres, souffle ma voix mélodieuse. La colère des Treize Cieux s’abattra un jour sur vous tous.
Vaines menaces, Tlazolteotl, claironne Thalia, quelque part.
La haine étend ses griffes dans mon essence, cruelle maîtresse. Je les détruirais, un par un.

~ Août 2017
Etre assise au milieu des ruines réveille la nostalgie. Ces petits bouts de pierre sont des vestiges d’un de mes temples. Rien que quelques cailloux, mais ces cailloux ont baigné dans du sang qui coulait pour moi.
Le temps d’avant s’attarde encore ici.
Je me lève machinalement et sonde les environs. Le regard acéré de ceux qui me surveillent sont sur ma nuque. Des gardiens, ils ont encore peur, parfois, que je leur échappe. Cette sensation me plaît terriblement. Leur peur résonne.
— J’ai besoin d’espace, je lâche pourtant.
Ils reculent aussitôt, esclaves bien dressés. Esclaves de cette Ombre qui gouverne leur petite confrérie. L’appareil de Thalia, le téléphone qui lui sert à communiquer sonne. Je n’ai pas envie de décrocher alors je le balance le plus loin que je peux. C’est le sixième qu’elle devra racheter en six mois. Petite mais douce vengeance à mes yeux. Je m’avance de plus en plus dans les décombres, évitant certaines pierres d’un pas agile. Morceaux d’autel ayant reçu l’onction carmine, je ne veux pas les fouler. Ce serait manquer de respect aux sacrifices. Je me laisse guider par des énergies qu’ils ne peuvent pas comprendre.
Je dois être au bon endroit, mais les gardiens des lieux me prennent au dépourvu. Ils sont quatre et mes propres surveillants sont loin. Il brandit son arme et frappe. J’ai tellement, tellement envie de ne pas bouger, mais l’injonction de servir mes maîtres est plus forte.
Rage, rage froide quand j’évite maladroitement.
Je le laisse s’approcher, je ne suis pas guerrière, pas comme Thalia. Je l’attire tout contre moi dans une étreinte forcée et me penche à son oreille.
Enfant du Soleil, ne vois-tu pas que tu devrais me servir, je susurre.
Le murmure le pénètre et l’imprègne pendant que des souvenirs illusoires et des envies immorales à mon égard le contaminent. Pendant ce temps, la terre s’est solidifiée autour des pieds des deux autres, les empêchant d’avancer. Ils se débattent mais c’est déjà trop tard.
Défends-moi, enfin, défends la Déesse de toute ta rage.
C’est la mienne que je lui communique. Rage et impuissance. J’exalte sa fureur, avive sa violence et le regarde réduire ses compagnons en miettes. Mon cœur saigne autant que leur chair, pourtant. Quand il a fini, je relâche mon emprise, celle qui le poussait à commettre l’immoral. Je pousse dans un tout autre sens, de nouvelles pensées.
Tu devrais avoir honte. Avoir pris ainsi la vie de tes frères d’armes. Ne sens-tu pas la souillure que tu imposes à ton âme. Seulement par le sacrifice pourras-tu laver tes fautes, enfant du Soleil. Le sang efface toutes les offenses et tu seras glorifié.
Je force jusqu’à ce qu’il cède. Et il cède. Tranche sa gorge. Les surveillants, arrivés trop tard, me confrontent.
— Tu aurais dû les immobiliser. Ils auraient pu nous aider, si tu le leur avais ordonné.
Souveraine, je réponds d’une voix trop suave pour les propos qui franchissent mes lèvres.
— Plutôt souffrir de vos mains que de réduire les miens en esclavage.
Je chancelle. Je n’ai pas de limites, mais ce corps, si. Bonne chance à Thalia avec ça, je ris.
Je ris toujours quand je m’efface, quand l’essentiel de mon essence se retrouve enfermé dans ce médaillon.

Thalia
Je me sens affreusement mal. J’ai l’impression de m’être pris une cuite monumentale quand je me redresse. Tlazolteotl, cette chienne, s’est contentée de se barrer sans m’asseoir auparavant. Résultat : non seulement je me sens exténuée par l’usage de son essence, mais en plus, mon crâne pisse le sang et je vois trouble. Il faut que j’en parle à mon père, elle passe son temps à chercher des moyens de nous nuire sans le faire vraiment.
Un haut-le-coeur me secoue. Je passe mon sac devant moi et cherche ma gourde – et mon téléphone. Disparu.
— Bordel, je vous avais dit de la surveiller de près, cette conne a encore bazardé mon téléphone.
C’est la sixième putain de fois en six mois. Salope.
— Toi, aide-moi.
L’un des deux agents qui m’accompagnent me redresse. Les jambes faiblardes, je m’appuie lourdement sur lui et regarde les trois cadavres qui traînent plus loin. Les gardiens des temples disparaissent les uns après les autres quand la déesse leur rend visite. Il faut vraiment que je rappelle à Tlazolteotl que semer des corps derrière elle est une très mauvaise méthode.
— Fouillez là bas. Elle a senti quelque chose d’anormal en dessous.
Je ne me souviens généralement pas de tout, mais des sensations restent, notamment ce qui concerne la mission que je confie à la déesse. J’arrive parfois à utiliser certains pouvoirs mystiques, aussi, mais c’est plus complexe et fatiguant que d’utiliser directement l’intéressée.
Je suis sur le retour – avec l’intention de somnoler dans la voiture le temps qu’ils creusent un peu dans ces restes de temple – quand un clone s’avance vers nous et nous salue.
Ocelocoátl, vous avez été rappelée à Star City. Au plus vite.
J’ai comme une vague envie de hurler, tout à coup. Je ne suis pas en état de me traîner jusqu’à l’aéroport ? Je suis arrivée au Mexique par des voies légales, pour aider la cellule de Mexico, mais là, c’est le pompon.
— Au plus vite, ce sera demain. Prévenez les.
Je m’endors en deux minutes dans le van. Le lendemain, je prends le premier avion pour rentrer à la maison.
Ce qu’elle a pu me manquer.

~ 13 septembre 2017
J’ai vite compris pourquoi on m’avait rappelée. Des portails dimensionnels qui s’ouvrent dans la ville, des créatures en tous genres qui s’en échappent et les dégâts qui vont avec ? Avec l’éventail de capacités que fournit Tlazolteotl – quand elle daigne du moins s’y abaisser – je suis polyvalente. J’ai de plus de l’expérience seule ou en équipe, et mon obéissance comme mon efficacité ne sont plus à démontrer pour mes supérieurs.
Quelques semaines après mon retour, avec les quelques missions que j’ai mené pour le compte de SHADOW – j’ai posé des congés auprès du musée où je travaille comme assistante du conservateur, en charge de la section mésoamérindienne – l’enfer s’est déchaîné sur Star City. Presque littéralement. Mon père, à l’étranger pour une mission, n’est pas revenu à temps.
Comme nous habitons Kingston, notre maison n’a pas été touchée par les invasions, pour l’instant. Nous avons confiné Isandro, âgé de onze ans à présent ici. Ma mère reste en permanence avec lui. C’est surtout Sofia et moi qui risquons de devoir bouger pour enquêter à gauche et à droite.
Contrairement à la panique qui commence certainement à saisir certains citoyens de la ville, nous sommes prêtes à faire ce qu’il faudra. Personnellement, je vois ça comme une nouvelle mise à l’épreuve, en quelque sorte. Sofia, elle, est plutôt nerveuse. Mais Sofia a toujours été plus en retrait que moi. J’espère que nous pourrons nous rendre utile.
Je compte bien tout faire pour.

~ 24 mai 2018
Pendant plusieurs mois, on m’a envoyé à gauche et à droite pour chercher des vivres, des armes, trouver un moyen de détruire des portails, bref, de nous débarrasser de cette invasion. Tlazolteotl elle-même a daigné mettre ses différents de côté. Pour protéger ceux qui restent fidèles, a-t-elle dit à ma soeur.
Je suis humaine, moi, pas renforcée et blindée de pouvoirs comme beaucoup. J’ai été blessée à Hamelin, il y a... deux bons mois, au moins. Tlazolteotl a pris le relais, et de là... Je ne sais pas ce qu’elle a foutu contre cette guerrière du Terminus complètement givrée, mais en tout cas, j’ai une cicatrice hideuse sur le torse et j’étais tellement atteinte par l’essence de la déesse que j’ai été dans le coma un mois et demi. Quelqu’un, un de nos agents, a dû me ramener à SHADOW, parce que c’est là que je me suis réveillée. Sofia est toujours sur le terrain, elle. Moi, je suis là, à remuscler mon corps affaibli par ces privations et le manque d’entraînement. Tlazolteotl est punie de visites jusqu’à ce que j’aille mieux. Si je la faisais revenir dans mon corps maintenant, je risquerais simplement de retrouver le lit, les perfusions et le reste. Ou un joli bûcher funéraire.
J’espère que cette catastrophe ne veut pas dire que j’arrive au bout. Ça ne fait que deux ans que je garde son pouvoir, et seulement par intermittence. Il y en a toujours un petit peu, évidemment, et le sceau d’asservissement se nourrit de mon énergie aussi, donc c’est normal. Mais ça me décevrait de lâcher si tôt.

~ juillet 2018
Je ne suis pas encore au sommet de ma forme, c’est certain. Mais je peux de nouveau invoquer ma déesse récalcitrante sans tourner de l’oeil. Ses pouvoirs, cependant, ne sont pas encore pleinement régénérés. La dépense qu’elle a dû accomplir contre la guerrière qui nous a mis au tapis l’a bien séchée, en plus de manquer me tuer. J’ose espérer que cela reviendra peu à peu.
Son affinité avec la terre est impossible à faire disparaître, mais ses capacités psychiques ont fui le navire. Pour encore combien de temps ? La dévoreuse de péchés manque à l’appel. Il ne reste qu’une partie d’elle.
Elle ne peut pas nous mentir sur le retour de ses pouvoirs, donc il faudra que je sois patiente. Moi, je n’y ai plus accès du tout. Il faut obligatoirement qu’elle vienne entièrement pour que ce soit possible, et la durée pendant laquelle mon corps le supporte a drastiquement diminué.
Je continue donc de m’entraîner. Cette invasion s’est terminée sans moi, j’en conçois presque de la honte. Je dois m’améliorer. C’est tout ce qu’il y a à en retenir.



Dossier Médical

ϟ Description Physique : Thalia mesure un mètre soixante-dix pour cinquante-cinq kilos à peine. L’entraînement intensif qu’elle a subi a sculpté son corps et dessiné ses muscles, un physique qu’elle entretient soigneusement. La peau mate et sans défaut depuis qu’elle est sortie de l’adolescence, elle a de longs cheveux bruns qui encadrent son visage. Légèrement ondulés au naturel, il lui arrive – rarement – de les lisser. Ses yeux sont bruns également. Thalia a la mâchoire assez carrée, mais ses traits restent malgré tout plutôt séduisants. Tlazolteotl sait d’ailleurs maquiller son hôte de façon à accentuer sa beauté et son charme naturel, et n’hésite pas à en jouer. Au niveau de son style vestimentaire, Thalia entretient une garde-robe classique, plutôt stricte, avec des teintes généralement sombres – seules ses tenues de soirée sont de coloration plus vive. Généralement bien apprêtée, elle ne perd pas non plus une heure à se préparer chaque matin. Elle fait le strict minimum pour rentrer dans le moule. Si le caractère n’était pas un indice, la différence de tenue et de maquillage serait suffisante pour savoir si l’on s’adresse à l’humaine ou à la déesse.

ϟ Particularités : Thalia a une cicatrice qui barre son torse, depuis la naissance de son cou jusqu’à hauteur du nombril. Les contours de la marque sont particulièrement irréguliers dans la partie abdominale, le reste de l’entaille ayant été plutôt superficielle. Elle prend soin de la dissimuler car elle déteste ce qu’elle voit comme une preuve de sa faiblesse et de ses échecs.
Par ailleurs, un tatouage circulaire aux propriétés magiques s’étale dans son dos. Il s’agit du sortilège qui empêche Tlazolteotl de trahir SHADOW, mais aussi d’un sort de dissimulation. Celui-ci empêche un mage de sentir la présence de la déesse et modifie l’apparence du tatouage pour qu’il ressemble à un simple dessin inspiré de motifs aztèques.


ϟ Description Mentale : Thalia a un caractère particulièrement égal. Appliquée dans tout ce qu'elle fait, elle a une persévérance à toute épreuve. Le goût du travail lui a été inculqué dès son enfance et elle a conservé ce trait de caractère au fil des années. Courageuse et droite, elle ne ment jamais à ceux qui font partie de SHADOW et leur fait confiance pour couvrir ses arrières comme elle couvre les leurs. Au contraire, elle n'hésitera pas à tricher, voler, mentir sans vergogne si cela lui est imposé par une mission. Thalia est quelqu'un de très introverti, qui n'étale jamais ses sentiments. Elle a d'ailleurs un certain mal à se rapprocher vraiment de quelqu'un, même au sein de l'organisation. Elle apparaît ainsi parfois froide, mais cette caractéristique est juste née de la rigueur de son éducation. En vérité, c'est quelqu'un qui a du coeur. Le genre qui s'arrête toujours pour discuter avec un SDF et lui laisser toute la monnaie qu'elle trimballe, qui laisse passer les gens devant elle dans les files s'ils en ont pour moins longtemps, à ramasser tous les animaux errants qui traînent. Elle n'en attend aucune reconnaissance. Cette générosité qui est la sienne détonne sévèrement avec le manque total de pitié dont elle peut faire preuve quand on lui désigne une cible. Si elle le peut, elle évitera toute perte, mais pas par faiblesse : c'est juste plus prudent pour ne pas attirer d'attention, voilà tout.

Tlazolteotl, elle... Disons que la déesse est difficile à décrire. Véritable girouette, elle a les humeurs plus que changeantes. Douce et câline une seconde, la compassion incarnée, elle peut devenir une vengeresse sans la moindre once de bonté la seconde suivante. Attirée par le vice sous toutes ses formes, elle l'encourage chez son prochain, pour s'en délecter par après. La divinité a en fait deux visages. D'une part la tentatrice, adepte des excès quels qu'ils soient, portant ses émotions en étendard, capable du pire. De l'autre, une figure presque maternelle, la mansuétude faite femme, pardonnant quelque offense que ce soit. En résumé, Tlazolteotl est le genre de déesse à donner d'une main et reprendre de l'autre. Elle prépare soigneusement sa vengeance pour le jour où elle parviendra à se libérer de sa prison charnelle. En attendant, elle fait tout ce qu'elle peut pour pourrir la vie de Thalia, à défaut de pouvoir faire rater les missions que SHADOW lui impose.



Super Dossier

ϟ Groupe et raisons : SHADOW. Thalia a été formée pour rejoindre le groupe par ses parents, l’un membre de l’Ordre de Thulé, l’autre agent de SHADOW. Son enfance particulière a eu pour but de la préparer à son futur au sein de l’organisation. De par son tempérament et étant donné la pression familiale, il n’y a rien d’étonnant au fait qu’elle se soit réjoui quand on lui a enfin expliqué à qui elle avait dévoué sa vie. Thalia n’a pas rechigné outre mesure à devenir un agent de terrain actif pour ses supérieurs. La plupart du temps affectée à la chasse à l’artefact avec sa soeur Sofia, ses attributions ont été légèrement modifiées depuis qu’elle est l’hôtesse de Tlazolteotl. Elle travaille depuis plus souvent avec d’autres agents et dans Star City.

ϟ Pouvoirs et capacités :
Maîtrise du Yaomachtia
Thalia ne détient aucun pouvoir par elle-même – ou ne s’en connait aucun, en tous cas – bien qu’elle soit formée en partie au Yaomachtia, art martial supposé venir tout droit des aztèques. Il s’agit d’une forme de combat qui a été réadaptée depuis, mais dont le principe reste le même : désarmer et immobiliser l’adversaire. Thalia s’y entraîne depuis qu’elle a sept ans et en est donc une des rares expertes en vie aujourd’hui.

Artefact : Chalchicoatl (le Serpent de Jade)
Il s’agit d’un pendentif, une pièce d’or circulaire d’environ dix centimètres de diamètre sur lequel s’enroule un serpent fait de jade. Imprégné de l’énergie de Tlazolteotl au moment où le Pacte était mis en place, il fut confié aux prêtres des Treize Cieux afin qu’ils le sauvegardent et n’en usent que dans des temps particulièrement troublés. D’autres artefacts permettant de faire appel à des divinités aztèques ont été éparpillées mais jamais retrouvées à ce jour. Avec la disparition des cultes originels lors de l’invasion espagnole, la fonction du pendentif s’était perdue. Hérité de génération en génération dans la famille de Thalia, qui a fini par intégrer l’Ordre de Thulé, il a été utilisé à des fins malveillantes. La demoiselle en est cependant devenue l’unique gardienne et ce tant qu’elle vivra. Elle peut céder sa place à Tlazolteotl lorsqu’elle le souhaite grâce à cela. Néanmoins, les pouvoirs de la divinité sont contrôlés par les sorciers de l’Ordre de Thulé, elle leur est asservie grâce à un rituel complexe et jusque-là solide, à son grand désarroi. Si ce rituel ne supprime pas son libre-arbitre, il l’oblige à toujours obéir aux ordres qu’on lui donne et à ne jamais trahir SHADOW. Au bout d’un moment, Tlazolteotl est obligée de laisser le corps qu’on lui prête, afin de ne pas détruire l’âme de Thalia et son vaisseau – ce qui irait, à n’en pas douter, à l’encontre des intérêts de l’organisation. Thalia a de fortes chances de mourir plus jeune qu’elle ne devrait, cependant, car la déesse qu’elle accueille est particulièrement versatile. Sa dualité profonde est un poids lourd à porter pour un corps et un esprit humain. Elle a fait ce sacrifice en toute connaissance de cause.

Sceau aztèque : Inayilia
Associé au tatouage qui permet de contrôler Tlazolteotl – enfin, plutôt de l’empêcher de trahir, parler de contrôle serait clairement exagéré – se trouve un sceau permettant de dissimuler le pouvoir de la déesse. Sans le faire disparaître, il permet aux éventuels mages de penser que Thalia est soit un peu sensible à la magie aztèque, soit une praticienne médiocre, au mieux. Bref, cela détourne les soupçons de sa personne. Il dissimule également l’apparence du tatouage originel, qui ne ressemble plus qu’à un dessin ethnique, inspiré des calendriers aztèques. Le sceau est suffisamment solide pour tromper des mystiques puissants, une nécessité absolue pour protéger la vie civile de la demoiselle.

Déesse-mère de la Terre • Géokinésie I
En tant que divinité associée à la terre, Tlazolteotl est capable de la manipuler à sa guise. Si son potentiel en tant que déesse est évidemment tout autre, cette capacité est amoindrie par le corps qu’elle est forcée d’utiliser. La blessure que son hôte a subie il y a quelques mois n’aide en rien. A l’heure actuelle, elle peut donc manipuler la terre dans un rayon d’une dizaine de mètres au maximum, sans avoir cependant besoin d’un contact visuel pour ce faire. Sa principale limitation réside dans la durée pendant laquelle elle peut canaliser ce pouvoir : pour l’instant, il ne s’agit que d’une vingtaine de minutes en continu, et Thalia aura besoin d’un temps de récupération conséquent lorsqu’elle reprendra le contrôle. Elle est capable de modeler des formes simples et assez compactes pour résister à des chocs modérés, si bien qu'elle s'en sert généralement comme d'un bouclier ou d'un obstacle se trouvant sur la route de son adversaire de façon impromptue. Tlazolteotl espère cependant retrouver une maîtrise plus précise de ce don avec le temps.

ϟ Surnom et costume : Ocelocoatl, souvent simplifié en Ocelotl, plus facile à prononcer pour les occidentaux. En fait de costume, la jeune femme possède un uniforme conçu par SHADOW, qui couvre intégralement son corps et dissimule son visage, ne laissant paraître que ses yeux – Tlazolteotl ayant parfois besoin d’un contact oculaire pour exercer ses dons. Rien d’ostentatoire ni de spécial, la tenue est de couleur sombre et parfaitement adaptée à sa porteuse. La seule fantaisie est le patch coloré qu’elle porte au bras droit. Quand il est noir, c’est que l’humaine est aux commandes, sinon, il est de couleur rouge. Cela permet aux agents qui viennent en mission avec elle de savoir à qui ils s’adressent.



Informations Complémentaires

• Thalia parle couramment nahuatl, espagnol (vocabulaire mexicain) et anglais, et sait prononcer quelques mots de français – avec un accent absolument horrible, ceci étant, donc elle évite.
• Sa soeur Sofia est sa jumelle (fausses jumelles).
• Elle est au fait du panthéon aztèque (du moins les Seigneurs du Jour et ceux de la Nuit) et du calendrier divinatoire aztèque, en temps réel. Elle sera capable d’interpréter les signes, mais ne croit pas réellement à cette soit-disant destinée pré-déterminée.
• L’entraînement qu’elle a subi, outre la maîtrise de son art-martial, lui a permis d’être familière avec quelques armes de poing légères – qu’elle déteste utiliser, car elle vise extrêmement mal – mais aussi et surtout d’apprendre à manipuler les autres. Menteuse experte, elle ne fait usage de ce talent que dans le cadre de ses missions. En effet, malgré cela, la demoiselle a l’honnêteté chevillée au corps. Enfin, ça vaut pour Thalia. Pas pour sa colocataire divine qui ment plus souvent qu’elle ne dit la vérité.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 22 Sep 2018 - 10:24 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Circus Maximus
Circus Maximus

avatar
Circus Maximus

Afficher le profil

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 07/05/2018
ϟ Nombre de Messages : 566
ϟ Nombre de Messages RP : 165
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington, Jonas Cooper
ϟ Crédits : Avatar : moi ; rang : Noélie ♥
ϟ Célébrité : Jude Law
ϟ Âge du Personnage : 32 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Thanatopracteur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : 1m70 pour 64kg, cheveux bruns coupés courts, yeux bleus. Accent russe prononcé.
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise du Samoz
- Maîtrise des fusils de précision
- Techniques de survie
- Techniques d'interrogatoire
- Parkour
ϟ Liens Rapides :
Je t'ai déjà tout dit par MP
Bien contente de voir la jolie Thalia débarquer, on va enfin pouvoir faire quelque chose dans le groupe ! Officiellement bienvenue, hâte qu'on puisse jouer ensemble
Revenir en haut Aller en bas


Le patriotisme, c'est l'esclavage
Patriotisme. Seule forme avouable de xénophobie

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 22 Sep 2018 - 10:35 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Cartel Rouge
Cartel Rouge

avatar
Cartel Rouge

Afficher le profil
Solar

ϟ Âge : 33
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/07/1985
ϟ Arrivée à Star City : 22/05/2012
ϟ Nombre de Messages : 6773
ϟ Nombre de Messages RP : 743
ϟ Doublons : Ezekiel Nakamura
ϟ Crédits : Smiley Vanille
ϟ Célébrité : Tom Felton
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : célibataire libertin
ϟ Métier : voleur du Cartel Rouge
ϟ Réputation : Niveau 5
ϟ Signes particuliers : Blond cendré, yeux bleus, finement musclé, svelte et agile, un piercing à la langue, deux piercings dissimulés et un tatouage à découvrir...
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise des lames

- Absorption d’énergie solaire
- Absorption de la lumière
- Force solaire (8T)
- Résistance solaire
- Régénération solaire

- Projection d’énergie solaire
- Explosion aveuglante
- Stroboscope
- Rayon solaire
- Flèche solaire
- Lame solaire
- Sabre-laser

- Immunité solaire
- Immunité aux laser

- Vol solaire

- Forme invisible

- Forme lumineuse

- Physiologie solaire
- Subsistance solaire

- Photoportation

- Contrôle thermique

- Brouillage mental

- Costume renforcé
- Costume autorégulé
- Protèges-poignets lance-fléchettes
- Lunettes de vision nocturne
- Lunettes ultra-photoniques
- Ceinture utilitaire (recycleur d'air, balles fumigènes, billes incapacitantes, bombes collantes, bombes électriques, boule disco lévitante, émetteurs à ultrasons, spray réfrigérant)
- Armes : accumulateur stellaire, filet d'Hélios, pistolet tranquillisant pliable, revolver apache de maître
- Technologies : Book My Life, Cœur du Projet Manhattan, projecteur holographique portable, séquenceur cryptographique

- Clé des Rêves

- Scorpio (super-voiture)
- Nisshoku (super-voiture)
- Nautile bioluminescent (submersible)
- Char solaire

- Kamui Kaguya/Kagutsuchi
- MEDEE (intelligence artificielle)
- Clank (robot)
- Mutin Lutin Malin Pesti (lutin)

- Fallaenn (base)
- Forteresse Onirique (base)
Bienvenue, une nouvelle fois, sur le forum

Le personnage est plutôt intéressant et j'ai hâte de le voir évoluer !
En attendant, je n'ai rien de plus à ajouter puisque tu sais déjà tout...

Bref, je m'occuperais de toi très rapidement !
Revenir en haut Aller en bas






Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 22 Sep 2018 - 10:43 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles

Afficher le profil
Pizza-Girl

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 24/02/1994
ϟ Arrivée à Star City : 12/06/2018
ϟ Nombre de Messages : 752
ϟ Nombre de Messages RP : 226
ϟ Doublons : Alex Sorensen
ϟ Crédits : Myself
ϟ Célébrité : Bex Taylor-Klaus
ϟ Âge du Personnage : 23
ϟ Statut : Statue*
ϟ Métier : Réalisatrice, propriétaire de la Pizza Box
ϟ Réputation : Niveau 4
ϟ Signes particuliers : 1m60, Cheveux courts bruns, yeux bleus, allure assez masculine, cicatrices imposantes sur le bras et le flanc droit.
ϟ Pouvoirs : Imitation de voix
Imitation de sons
Mémoire auditive absolue
Reconnaissance vocale
Détection de mensonge
Langage animal
Super-ouïe
Projection Sonore
Cri de Guerre
Armure sonore
Sonoportation
Oreille interne infaillible
----
Souffle Glacial
Désarmement / Paralysie
Allégeance Animale
Voix Vitale
----
Casque renforcé avec ATH
Montre Multi fonctions
Amulette de protection
----
Régénération
Rebienvenue !
Revenir en haut Aller en bas


Dame Pizzan
Princesse des Ronds qui se mangent

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 22 Sep 2018 - 12:52 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Agent de SHADOW
Agent de SHADOW

avatar
Agent de SHADOW

Afficher le profil

ϟ Âge : 24
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 23/12/1993
ϟ Arrivée à Star City : 21/09/2018
ϟ Nombre de Messages : 120
ϟ Nombre de Messages RP : 67
ϟ Doublons : Noélie A. Inagawa
ϟ Crédits : Kai
ϟ Célébrité : Adria Arjona
ϟ Âge du Personnage : 28 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Assistante du conservateur au musée historique de Star City
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : • Longs heveux bruns discrètement ondulés
• Yeux bruns également, presque noirs
• Tatouage ayant l'apparence d'un calendrier aztèque, s'étendant entre ses deux omoplates dans le dos. Il s'agit du point d'ancrage du sortilège liant Tlazolteotl au corps de Thalia mais aussi d'un sort de dissimulation de l'énergie de la déesse
• Cicatrice apparente depuis la naissance du cou jusqu'au niveau du nombril environ, plus large et voyante dans sa partie abdominale.
ϟ Pouvoirs : • Géokinésie
• Résonance émotionnelle
• Manipulation des vices
• Artefact : Chalchicoatl (médaillon représentant un serpent, jade sur or ; permet l'invocation de Tlazolteotl)
• Sort permanent : Inayilia (dissimule l'énergie de la divinité, de telle sorte qu'elle donne une signature correspondant à une mage médiocre au mieux)
• Maîtrise du Yaomatchia (art martial d'origine aztèque)
Misha : merci pour ta relecture et ton aide J'ai hâte de pouvoir enfin jouer avec toi
Lukaz : merci beaucoup, et encore mille remerciements pour tes conseils et ta patience face à mes innombrables questions
Susan : Merci bien
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Lun 24 Sep 2018 - 21:30 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Maître du Jeu
Maître du Jeu

avatar
Maître du Jeu

Afficher le profil
Madame la Maire

ϟ Âge : 50
ϟ Sexe : Féminin
ϟ Date de Naissance : 05/05/1968
ϟ Arrivée à Star City : 22/03/2012
ϟ Nombre de Messages : 10992
ϟ Nombre de Messages RP : 1
ϟ Crédits : Renan
ϟ Célébrité : Viola Davis
ϟ Âge du Personnage : 52 ans
ϟ Statut : Mariée
ϟ Métier : Maire
ϟ Liens Rapides : Notice
Une nouvelle fois, bienvenue à toi sur le forum !

Tu as fait une très belle fiche qui respecte ce qui est demandé pour les divinités et qui fait mention du contexte du forum ! Je n'ai donc absolument rien à redire

Tu commences avec un niveau 1, je te l'ajoute à ton profil. Tu pourras le faire augmenter en gagnant des points de réputation, alors n'hésite pas à te lancer immédiatement dans l'aventure. Tu gagnes par ailleurs 15 points de réputation bonus pour avoir écrit une fiche 24h chrono et 25 points de réputation supplémentaires pour avoir choisi un groupe défavorisé !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Ensuite tu pourras débuter le jeu, tu peux regarder si une des demandes de ce sujet t'intéresse, sinon tu peux toujours poster la tienne ou demander directement à un membre. Enfin, si tu en as l'utilité, n'hésite pas à aller faire certaines des demandes disponibles ici. En tous les cas si tu as des questions les administrateurs sont à ta disposition ! Je t'encourage aussi à venir flooder et à passer sur la ChatBox ! C'est comme cela que l'on trouve des liens et des sujets le plus facilement, d'autant que ça permet de faire connaissance avec les autres joueurs. Il y a toujours quelqu'un dessus alors n'hésite pas !

Espérons que cette divinité ne te cause pas trop de souci dans la vie !
Revenir en haut Aller en bas



Thalia ~ Sous le miel se cachent de cruels poisons

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» La diaspora veut retourner en Haïti sous condition
» Obama fait campagne sous la pluie alors que McCain annule...
» Un sous-commissariat à Grand'Ravine
» Un temple sous terre [PV Kusari]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Présentation :: Cartes d'Identité :: Archives des Citoyens :: SHADOW-